• Licenciements Amazon lance la suppression de 30 000 postes de bureau à travers le monde
      https://www.liberation.fr/economie/social/amazon-lance-la-suppression-de-30-000-postes-de-bureau-a-travers-le-monde

      Amazon se sépare de 10 % de ses cols blancs. Le géant américain du commerce en ligne a annoncé ce mardi 28 octobre la suppression, dans un premier temps, de 14 000 postes, sans préciser dans quelle partie du monde. Lundi, les médias américains avaient annoncé une réduction de 30 000 postes dans le groupe.

      « Les réductions que nous annonçons aujourd’hui s’inscrivent dans la continuité [des] efforts pour devenir plus fort encore, en réduisant davantage la bureaucratie, en supprimant des niveaux et en réaffectant des ressources », a écrit Beth Galetti, vice-présidente en charge des ressources humaines et de la technologie, dans une déclaration publiée sur le site d’Amazon.

      « Cela impliquera des réductions dans certains domaines et des recrutements dans d’autres, mais cela se traduira par une réduction globale d’environ 14 000 postes » dans les bureaux d’Amazon, a-t-elle poursuivi.

      [...]

      Ces suppressions, qui visent des fonctions supports ou stratégiques (ressources humaines, publicité, cadres, etc.), représentent près de 10 % des 350 000 postes de bureaux d’Amazon mais ne concernent pas la main-d’œuvre des entrepôts, qui représente la majorité des plus de 1,5 million de ses salariés.

      Les médias américains invoquent différentes motivations à cette vague de #licenciements, la plus importante depuis les 27 000 suppressions de postes de l’hiver 2022-2023 : corriger le tir après les fortes embauches de la pandémie de Covid-19.

      [...]

      En juin, le directeur général d’Amazon, Andy Jassy, avait explicitement annoncé que le développement de l’#IA_générative allait, « dans les prochaines années […] réduire nos effectifs de bureaux ».

      « La hausse des prix, un marché du travail plus tendu et les aléas de la guerre commerciale menée par le président Trump ont poussé les chefs d’entreprise à chercher des moyens de se serrer la ceinture sans nuire à la croissance », analyse le Wall Street Journal.

      Les interrogations sur l’avenir des #ouvriers de l’entreprise, deuxième employeur aux Etats-Unis avec 1,2 million de salariés, se posent aussi dans les #entrepôts, où Amazon accélère l’automatisation grâce aux robots et à l’IA.

      Selon le New York Times, Amazon pourrait renoncer à plus de 160 000 embauches d’ici 2027, malgré la hausse attendue de la demande de #livraisons des consommateurs.

      D’importantes suppressions d’emplois chez les cols blancs ont aussi lieu chez d’autres géants américains de la tech. Microsoft a annoncé en juillet porter son plan de réduction à 15 000 départs prévus. Meta a renvoyé mercredi quelque 600 personnes de sa division IA, après une importante campagne de recrutement.

      En avril 2024 UPS licenciait 20 000 personnes dans le monde en raison de la baisse d’un contrat qui le liait avec Amazon.
      https://www.liberation.fr/economie/social/lentreprise-de-livraison-ups-va-supprimer-20-000-postes-dans-le-monde-cet

      C’est ce que Satya Nadella (Microsoft) désigne comme l’ « l’énigme du succès » https://seenthis.net/messages/1143340

      #travail #logistique #commerce #cols_blancs

  • Quand l’#Argentine découvre, en 2025, l’#e-commerce mondial : « Des articles beaucoup moins chers, plus variés, parfois de meilleure qualité »

    Les commandes en ligne sur #Shein, #Temu ou #Amazon ont explosé en quelques mois, depuis l’assouplissement de la réglementation et la baisse des #taxes par le gouvernement #Milei. Le secteur de l’#habillement, notamment, s’en trouve menacé.

    La veste en simili cuir, marron foncé, affiche l’éclat du neuf. « C’est Shein ! 33 dollars[28 euros] , ce n’est vraiment pas cher », s’enthousiasme Andrea Garcia, responsable en ressources humaines de 33 ans, à l’occasion d’une fête d’anniversaire à Buenos Aires. Son amie Sol Torres acquiesce. Vêtue d’un blouson noir aux liserés blancs commandé lui aussi sur le site de vente en ligne chinois, cette enseignante d’anglais de 32 ans fait défiler sur son smartphone les photos de ses dernières emplettes sur la plateforme asiatique : « Une robe noire, un pull blanc, une minijupe, un parapluie, un sac de rangement, un plateau, des gommes fantaisie, des gommettes. Le tout pour 170 000 pesos[106 euros au moment de l’achat] , c’est génial ! Ici, tu t’achètes quoi avec ça, deux articles ? Ça me met en colère » , souffle-t-elle en référence aux prix historiquement élevés en Argentine de la plupart des biens de consommation comme l’habillement, l’électroménager, l’informatique, l’ameublement, la décoration…

    Comme des milliers d’Argentins appartenant aux classes supérieures et à une partie des classes moyennes, les deux femmes découvrent le #commerce_en_ligne international avec un appétit vorace. « Les Argentins ont accès à des articles beaucoup moins chers, plus variés, parfois de meilleure qualité, sans attendre que les marques locales développent les tendances internationales », explique Alejandra Boland, consultante en #commerce_international. Pour elle, cette nouvelle façon d’acheter est perçue en Argentine comme « une sorte de fascination et de liberté ».

    En l’espace de quelques mois, les commandes en ligne, notamment auprès d’Amazon et des plateformes chinoises Shein et Temu, ont explosé. Selon les services statistiques argentins, les importations recensées dans la catégorie « autres » – qui inclut les achats sur des sites internationaux – « ont atteint[au mois de juillet 2025] le record historique de 98 millions de dollars, essentiellement en raison de l’augmentation des colis distribués par services postaux ». Cette somme représente une croissance de près de 300 % par rapport à juillet 2024.

    Milei veut faire baisser les prix

    Un bond confirmé par les acteurs de la #livraison. #Andreani, une société privée de #logistique, a ainsi vu le nombre de #livraisons en provenance de l’étranger passer de 6 000 au mois d’avril à 500 000 au mois d’août. Il a dû ouvrir un entrepôt supplémentaire de plus de 3 000 mètres carrés à Buenos Aires. L’entreprise publique de services postaux #Correo_Argentino fait état d’une « hausse significative » des commandes internationales sans fournir de chiffres.

    Dans un pays marqué par la baisse du #pouvoir_d'achat depuis la mise en place des #coupes_budgétaires du gouvernement de l’ultralibéral Javier Milei, au pouvoir depuis fin 2023, cet emballement s’explique par l’assouplissement, en novembre 2024, des règles régissant le commerce en ligne international.

    Désormais, tous les achats inférieurs à 400 dollars ne sont plus taxés, hormis par la TVA. « Pour un blouson qui coûte 100 dollars,[il fallait] payer 67 dollars de taxes. Avec la[nouvelle] mesure, la #taxe sera de 21 dollars[la TVA] », explique le gouvernement dans un communiqué. Le plafond maximal autorisé par commande a été relevé à 3 000 dollars, contre 1 000 auparavant, à raison de cinq par an au maximum. Les achats de plus de 400 dollars voient leurs #droits_de_douane diminuer dans plusieurs secteurs. Notamment dans l’habillement, où ils passent de 35 % à 20 % et s’accompagnent de la suppression de normes de contrôle et formulaires d’importation. Pour les téléphones portables, ils sont passés de 16 % à 8 % en mai et doivent être supprimés en janvier 2026.

    Après avoir été « l’un des pays les plus fermés au monde », explique Leonardo Park, économiste et chercheur au sein du centre de recherche Fundar, l’Argentine s’ouvre mais, nuance-t-il, « il s’agit d’une ouverture partielle, les #barrières_douanières continuent d’être importantes ».

    Pour l’exécutif argentin, l’objectif est de diminuer les prix et lutter contre l’#inflation. « Un relevé de produits sur des marques internationales montre qu’en Argentine un tee-shirt coûte 310 % plus cher qu’en Espagne », assurait le gouvernement dans un communiqué publié en mars. La baisse des #taxes_d'importation sur l’habillement s’inscrit dans la volonté « d’encourager la concurrence et la baisse du prix des textiles en Argentine et la baisse de l’inflation », poursuivait-il. Le recul de l’inflation est une réalité depuis l’arrivée de Milei au pouvoir. Il s’est confirmé en août (+ 1,9 % par rapport à juillet et 33,6 % sur un an contre près de 118 % en 2024), mais le gouvernement ne précise pas l’impact des importations.

    Rattraper le retard

    Auparavant, commander en ligne sur des sites étrangers n’était pas interdit. Mais, outre les barrières douanières, le système bureaucratique, aussi illisible que défaillant, décourageait les Argentins. Et seules les classes les plus aisées, qui pouvaient voyager, accédaient à des produits à moindre prix lors de leurs déplacements à l’étranger. Dans ce pays de la débrouille et de l’informel, certains proposent même un service d’#importation facilitant, contre rémunération, la livraison, dans une valise privée, d’un smartphone ou d’un ordinateur.

    « Avec les gouvernements de la caste, seuls ceux qui allaient aux Etats-Unis ou dans d’autres pays pouvaient obtenir des #vêtements ou des #produits_électroniques pas chers », avançait le ministre de la dérégulation sur X, le 15 novembre 2024, estimant que les nouvelles facilités pour importer relevaient de la « #démocratisation ». Aujourd’hui, en accédant au commerce international sur Internet, les Argentins rattrapent leur retard par rapport à d’autres pays d’Amérique latine comme le Chili, le Brésil ou le Mexique.

    « Globalement, depuis la crise de 2001, l’Argentine s’était démondialisée, alors que le monde allait dans le sens inverse, estime Guillermo Oliveto, fondateur du cabinet de conseil Consultora W, spécialisé dans la consommation. Or les Argentins aspirent à appartenir au monde, avec un lien historique fort avec l’Espagne et l’Italie. Il y a ici une tolérance au fait d’être isolé du monde mais la classe moyenne n’aime pas ça. D’autant qu’à l’ère numérique, elle est au contact de cette mondialisation 24 heures sur 24 », poursuit l’auteur de Clase media. Mito, realidad o nostalgia (« classe moyenne. Mythe, réalité ou nostalgie », Paidos, 2025, non traduit).

    Selon lui, la découverte de l’e-commerce mondial s’inscrit dans une série historique d’ouvertures : « Dans les années 1980,[une partie de] la classe moyenne allait au Brésil acheter des télévisions en couleur. Dans les années 1990, il y a eu les voyages aux Caraïbes. » Deux étapes historiques marquées par le film-culte en Argentine Plata dulce (« argent facile », de Fernando Ayala), sorti en 1982. Puis par le bling-bling du président Carlos Menem (1989-1999, droite), instigateur d’un taux de change fixe d’un peso pour un dollar, favorisant le pouvoir d’achat en dollars des Argentins tout en préparant la chute du pays vers la crise économique et sociale de 2001. Malgré cela, son premier mandat est cité en exemple par Javier Milei.

    Inquiétudes pour l’#emploi

    Si, selon Guillermo Oliveto, l’accès massif à une consommation mondiale « peut aider[à améliorer] l’humeur sociale », il ne suffit pas à convaincre la population du bien-fondé des politiques économiques du gouvernement. D’autant que « seule une partie de la population, environ un tiers, peut profiter de cette ouverture », poursuit l’expert, pour qui de nombreux Argentins attendent encore « des créations d’emplois et une amélioration du pouvoir d’achat ».

    Pour l’heure, ce sont les suppressions d’emploi qui inquiètent. Cette croissance des ventes de l’e-commerce international charrie déjà de nombreuses conséquences sur le #marché_du_travail, avertissent dans un rapport plusieurs chercheurs du centre de recherche Fundar. « L’arrivée de nouvelles importations représente un risque pour le maillage productif et l’#emploi_local », avance le rapport, estimant que plus de 430 000 postes de travail sont menacés, sans pondérer l’impact de l’e-commerce au sein des importations. L’inquiétude est forte chez les entreprises de l’habillement.

    « C’est une avalanche d’articles, produits dans des conditions fiscales, environnementales et sociales déloyales par rapport aux nôtres. Il est impossible de les concurrencer, car les importations sont vendues à des prix inférieurs aux produits locaux, pénalisés par des impôts toujours élevés », dénonce Luciano Galfione, président de la Fundacion Pro Tejer, représentant l’industrie textile.

    Ainsi, selon une enquête de Pro Tejer, les ventes du secteur du textile et de l’habillement ont baissé de 7 % au second trimestre 2025, par rapport à la même période l’année 2024 et la moitié des entreprises textile interrogées ont réduit leur production. « Avec des conséquences directes sur l’emploi », souligne Luciano Galfione. Au mois d’août, la chambre argentine du textile a annoncé qu’elle travaillait à une « #loi_anti-Shein » , sur le modèle du texte adopté au Sénat au mois de juin en France. La politique argentine est, en effet, à rebours de plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, qui, pour protéger leurs industriels, ont supprimé, le 29 août, l’exemption de droits de douane pour les colis d’une valeur inférieure à 800 dollars.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/10/quand-l-argentine-decouvre-en-2025-l-e-commerce-mondial-des-articles-beaucou
    via @fil

  • Faux indépendants : #Deliveroo fait face à une pluie de #condamnations

    Plusieurs dizaines de décisions rendues récemment par la cour d’appel et les prud’hommes confirment que la plateforme de livraison aurait dû faire travailler les #livreurs en tant que #salariés, et non comme #autoentrepreneurs. L’entreprise assure que son modèle actuel est désormais légal.

    Année après année, et quel que soit le type de juridiction, la justice française dresse le même constat : la plateforme de livraison de repas Deliveroo aurait dû traiter comme des salarié·es les livreurs et livreuses qui, pendant des années, ont apporté leurs repas et leurs courses aux consommateurs et consommatrices.

    En les obligeant à exercer en tant qu’autoentrepreneurs alors qu’elle les maintenait dans une situation de #subordination, l’entreprise leur a fait porter le coût des #cotisations_sociales qu’elle aurait dû verser à l’Urssaf et les a privé·es des avantages liés à un #contrat_de_travail : paiement des heures supplémentaires, congés payés, droit au chômage, meilleure couverture sociale.

    Le 28 mai, la cour d’appel de Paris a rendu vingt-deux décisions donnant tort à Deliveroo et requalifiant en contrats de #travail les contrats liant l’entreprise à autant de livreurs ou livreuses. En première instance, l’entreprise avait été victorieuse dans plusieurs de ces dossiers. Neuf autres décisions, qui iront sans doute dans le même sens, sont attendues pour le mois de juillet.

    Interrogée par Mediapart, la société Deliveroo n’a pas indiqué qu’elle se pourvoirait en cassation, ces condamnations sont donc définitives. Tout comme vingt-quatre jugements prud’homaux de première instance, rendus en janvier dernier : Deliveroo avait fait appel des décisions, mais a renoncé à rendre ses conclusions à temps, laissant la procédure s’éteindre d’elle-même. Dans l’un de ces derniers dossiers, un livreur avait été licencié pour avoir fait grève, un droit pourtant à valeur constitutionnelle.

    La situation est embarrassante pour l’entreprise, dont la revente à #DoorDash, géant américain de la #livraison de repas, est en passe d’être finalisée, pour 3,4 milliards d’euros. En parallèle, une autre chambre de la cour d’appel a donné raison à quatre livreurs ayant travaillé pour #Foodora, une autre entreprise de livraison qui a quitté la France en 2018 et qui sera jugée au pénal courant 2026.

    L’avocat Kevin Mention, à la manœuvre dans tous ces dossiers, savoure en revanche le moment. « Ces décisions nous permettent d’affirmer que 100 % de nos recours sont favorables aux #coursiers après correction des quelques jugements de première instance, rendus par des juges non professionnels », se réjouit celui qui est un opposant historique à l’ubérisation des livreurs et coursiers.

    Il y a trois ans, le 22 avril 2022, Deliveroo avait été condamnée au pénal à 375 000 euros d’#amende pour les même faits : « le détournement planifié et généralisé » du #statut_d’indépendant entre 2015 et 2017, à une époque où l’entreprise s’installait en France et faisait donc travailler peu de monde – un peu plus de 2 000 personnes, contre au moins 60 000 aujourd’hui.

    En septembre 2022, trois des anciens dirigeants de l’entreprise ont vu leur #condamnation à des amendes confirmées en deuxième instance, tandis que leurs peines de prison ont été annulées. Deliveroo avait, elle, renoncé à faire appel.

    Volonté d’échapper aux cotisations

    Les jugements d’appel rendus fin mai concernent cette fois des dossiers individuels. « La cour d’appel a fait un travail énorme, en citant explicitement dans chaque cas plusieurs pièces issues des dossiers, là où des affirmations plus générales auraient été suffisantes, souligne Kevin Mention. J’y vois une volonté de montrer qu’elle accorde une importance à ces dossiers et que tout a été analysé avec précision. »

    Au fil des décisions, les juges ont pointé un à un les nombreux critères montrant que les livreurs n’étaient pas de vrais #travailleurs_indépendants.

    « Le livreur ne fixe pas librement ses tarifs, ne se constitue aucune clientèle propre, n’organise pas son travail, est contrôlé et est sanctionné dans le choix de ses horaires. Il est en outre soumis à une régularité de travail, sans qu’aucun élément ne permette d’établir qu’il choisisse lui-même ses horaires de connexion », écrivent-ils par exemple.

    « Les éléments relevés dénotent la direction et le contrôle exercés sur les livreurs qui font de ces derniers des #salariés », soulignent-ils ailleurs. Et ils rappellent les conséquences financières de cette stratégie, maintenue année après année : « L’évolution des contrats de prestations au fil des années alors que le fonctionnement de la société est resté le même établit la volonté de la société Deliveroo d’échapper au paiement des cotisations pour les livreurs qui étaient sous la subordination juridique de l’entreprise. »

    L’entreprise est donc tenue de payer elle-même les dizaines de milliers d’euros de cotisations sociales qu’elle s’était épargné de régler jusque-là. Quant aux livreurs et livreuses, ils et elles obtiennent chacun·e des dizaines de milliers d’euros – avec un record à presque 130 000 euros – sous forme de rattrapage d’heures supplémentaires non payées, de congés payés, de préavis de licenciement et d’indemnités diverses.

    « C’est une forme de #reconnaissance. J’ai été victimisée pendant des années, et là, la justice reconnaît notre souffrance », souffle Marie*, une intermittente du spectacle qui, la soixantaine passée, a enfourché son vélo en région parisienne de 2017 à 2021 « pour gagner des clopinettes ». Pendant plusieurs mois, elle a travaillé plus de quatre-vingts heures par semaine, « juste pour gagner le Smic », pleinement consciente de vivre « un #cauchemar ». Un mot qui revient avec insistance dans son témoignage.

    « Vous devenez une #esclave pour 30 euros par jour, vous entrez dans un #engrenage où vous bossez tout le temps, la nuit, le week-end. Tout en sachant que la manière dont l’entreprise vous fait travailler est illégale, témoigne-t-elle. Ils voulaient que je sois autoentrepreneuse pour ne pas payer de charges, mais ils me maintenaient en même temps dans une forme de #dépendance vis-à-vis d’eux. Ils voulaient gagner sur tous les tableaux. »

    Marie avait été déboutée aux prud’hommes, mais a gagné en appel, « très contente qu’ils se fassent démolir par la justice ». Plus flegmatique, Marc* est dans la même situation. Lui travaillait à scooter dans le Sud-Ouest, entre 2017 et 2021. « Le soir où ils ont supprimé mon compte de livreur, soi-disant parce que j’avais fait des doubles courses pour Deliveroo et Uber en même temps, j’ai écrit à Me Mention, dont j’avais repéré les messages dans les groupes de messageries de livreurs, raconte-t-il. J’étais confiant, la condamnation de l’entreprise est amplement méritée. »

    L’administration a validé le modèle actuel de Deliveroo

    Si elle ne s’étend pas sur les décisions de justice, Deliveroo insiste sur le fait que « les livreurs concernés par cette décision opéraient, pour l’essentiel, via un contrat historique », ancien. Depuis, assure la société, « le modèle opérationnel de Deliveroo a profondément changé et a été reconnu par les pouvoirs publics comme reposant sur une collaboration avec de véritables prestataires indépendants ».

    Cette question est au cœur du débat. Pour la plateforme de livraison, les raisons pour lesquelles elle a été condamnée pour ses pratiques de 2016 et 2017 ont disparu, et il n’existe plus de lien de subordination, et donc de contrat de travail entre elle et les livreurs et livreuses. Depuis 2020, elle a notamment supprimé les plannings et les différentes catégories de livreurs et livreuses qui pouvaient s’y inscrire en priorité ou non.

    Les sanctions en cas de refus de course ou de retards ont aussi officiellement disparu, tout comme les instructions directes pendant une course. C’est d’ailleurs ce qu’attestent des constats d’huissiers, établis en 2023, qu’elle a présentés dans les dossiers jugés par la cour d’appel – ils n’ont pas été pris en compte puisqu’ils concernent une époque postérieure aux faits qui étaient jugés.

    Mais l’avocat Kevin Mention prend ces affirmations avec circonspection. « Les jugements que nous avons obtenus concernent des faits qui se sont déroulés bien après ceux qui ont été jugés au pénal, et qui concernaient les débuts de l’entreprise jusqu’en 2017, rappelle-t-il. Nous parlons de coursiers qui ont commencé à travailler en 2018 ou 2019, et ils disposent de nombreux éléments montrant qu’au fond, les pratiques de Deliveroo n’ont pas changé. Les contrôles sur la vitesse et le parcours perdurent, par exemple. »

    Sur ce point, Deliveroo est ferme et met en avant un soutien de poids : « L’administration a reconnu que le modèle actuel de Deliveroo proposait bien un véritable #travail_indépendant, ce dont nous nous réjouissons », déclare la plateforme. Selon nos informations, elle a en effet obtenu que l’#Urssaf donne officiellement son accord concernant son modèle actuel, comme elle l’a affirmé à plusieurs reprises lors de diverses audiences.

    Cette prise de position de l’Urssaf est un revirement spectaculaire. C’est en effet cette administration qui avait lancé la procédure ayant finalement abouti au procès pénal de 2022. Et comme Mediapart l’avait raconté, elle avait aussi adressé au parquet de Paris un signalement pour la période postérieure. Elle avait aussi envoyé à l’entreprise une très lourde demande de redressement d’au moins 100 millions d’euros, visant à lui faire payer les cotisations sociales pour les dizaines de milliers de livreurs et livreuses dont elle estimait à l’époque qu’ils et elles auraient dû être salarié·es.

    Une menace existentielle pour Deliveroo, qui avait entamé avec l’Urssaf des négociations sous haute tension, embauchant comme avocat le maire de Meaux et ancien ministre Jean-François Copé et nommant une administratrice judiciaire pour mener les discussions en toute confidentialité.

    L’entreprise a désormais clos ce chapitre et envisage l’avenir de manière bien plus sereine. Elle se prépare tout de même à affronter d’autres épisodes judiciaires : d’ici l’automne prochain, une centaine de décisions concernant des livreurs et livreuses auront été rendues par les prud’hommes et la cour d’appel. Et surtout, Kevin Mention prépare le dépôt d’une #plainte pénale sur les pratiques de Deliveroo pour la période post-2017. Il annonce avoir réuni plus de cent ex-forçats des livraisons, prêts à unir leurs forces contre la plateforme.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/090625/faux-independants-deliveroo-fait-face-une-pluie-de-condamnations
    #ubérisation #justice #droit_du_travail #exploitation

  • « Le bâtiment, les machines, tout reste La Redoute sauf les salariés » : des travailleurs de l’entrepôt de Wattrelos racontent leur externalisation forcée
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/04/30/quand-la-redoute-externalise-ses-effectifs-chez-idlogistics-le-batiment-les-


    Dans l’entrepôt logistique du groupe de vente à distance La Redoute, à Wattrelos (Nord), le 28 juin 2022. ALEXIS CHRISTIAEN (PIB)/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

    Au terme de négociations, les salariés ont notamment obtenu le maintien de leur prime d’ancienneté, de leur 13e mois, de leur prime panier (titre-restaurant) ou de la majoration des heures après 21 heures et avant 6 heures. Des mesures « garanties » selon La Redoute. Elles devront être maintenues dans le nouvel accord d’entreprise qu’il faudra forcément négocier avec IDLogistics d’ici à quinze mois. « La négociation, c’est sûr, se fera à la baisse », prédit cependant M. Bella. La loi interdit de diminuer leurs salaires même au-delà des quinze mois. Mais les équipes passent de la convention collective du commerce à distance à celle du transport routier de marchandises, jugée moins-disante. « Comme on est mieux payé que ceux d’IDLogistics, on a très peu de perspective d’augmentation désormais », commente une préparatrice de commande.

    https://archive.ph/SeYy6

    #logistique #livraison #commerce #ouvriers #ouvrières #travail_ouvrier #travail #emploi #externalisation

    • La logistique, vivier d’emplois, mais à quel prix ?
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/04/30/la-logistique-vivier-d-emplois-mais-a-quel-prix_6601858_3234.html

      La logistique, qui faisait travailler 1,56 million de salariés fin 2024, dont 400 000 à 500 000 dans des entrepôts, est l’un des secteurs qui maintiennent à flot le niveau d’emploi dans l’Hexagone. Quatre-vingt-dix mille recrutements sont attendus en 2025 dans la catégorie transports et entreposage, selon l’enquête « Besoins en main-d’œuvre » de France Travail, dont 40 400 magasiniers et préparateurs de commandes peu qualifiés (4 % de plus qu’en 2024). C’est l’un des rares métiers où les projets d’embauche augmentent en France.

      Amazon symbolise les paradoxes de la logistique. Côté face, un géant qui dynamise l’emploi local − ses effectifs en France ont été multipliés par six en dix ans, pour atteindre 24 000 personnes sur trente-cinq sites − et paie mieux que les concurrents. Côté pile, une machine inlassable, consommatrice d’intérimaires, qui peut briser en quelques années les corps et les psychismes, et où les salariés se succèdent à un rythme impressionnant.

      https://archive.ph/BgdIf
      #cadences #malades_du_travail #management_algorythmique

  • « Des milliers de colis en attente » : une grève chez DHL impacte les livraisons à quelques jours de Noël | TF1 INFO
    https://www.tf1info.fr/societe/video-reportage-des-milliers-de-colis-en-attente-une-greve-chez-dhl-impacte-

    Le bras de fer est lancé à quelques jours de Noël. Un mouvement de #grève est en cours au sein d’une des plus grandes sociétés de #livraison de colis, #DHL. Selon les chiffres communiqués ce jeudi après-midi par la direction à TF1, un salarié de l’entreprise sur cinq le suit. 

    Conséquence, à Marseille, un entrepôt est à l’arrêt complet. Le reportage du JT de 13H visible en tête de cet article montre ainsi les images prises par un salarié en grève montrant de nombreux colis abandonnés : « Voilà comment on laisse notre entrepôt... pour nos managers », commente-t-il.

    Les grévistes réclament des hausses de revenus. Sur des images que notre équipe a pu se procurer, des piles de cartons trônent devant des camions de livraison, arrêtés depuis quatre jours.

  • La gestation d’un système de sanctions contre les colons israéliens de Cisjordanie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/20/la-gestation-d-un-systeme-de-sanctions-contre-les-colons-israeliens-de-cisjo


    Un enclos installé par des colons pour y planter des arbes, signe d’un projet de construction d’une nouvelle colonie illégale sur les terres du village bédouin de Mouarrajat (Cisjordanie), le 25 mai 2024.
    VIRGINIE NGUYEN HOANG/HUMA POUR « LE MONDE »

    Quelques dizaines de personnes et d’entités, qui contribuent à l’expulsion des Palestiniens en Cisjordanie, ont été sanctionnées depuis le début de l’année, à l’initiative des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la France. D’une portée pour l’instant limitée, ces mesures enclenchent des mécanismes et établissent des précédents, qui inquiètent l’Etat hébreu.

    La décision rendue par la Cour internationale de justice, vendredi 19 juillet à La Haye, qui juge « illicite » l’occupation des territoires palestiniens, promet d’alimenter la réflexion de Washington, de l’Union européenne (UE) et de plusieurs Etats ayant commencé à imposer des sanctions contre des citoyens et des organisations israéliennes, impliqués dans les violences de la colonisation. Ces mesures punitives, dont les plus récentes ont été prises par l’Union européenne le 15 juillet ont été impulsées en décembre 2023 par l’administration américaine de Joe Biden.

    Encore symboliques et réversibles, touchant des dizaines d’individus sans grande autorité et une poignée d’entités, elles n’en brisent pas moins « un tabou » selon un diplomate européen, pour qui « en discuter sérieusement n’était pas même envisageable il y a deux ans ». Aussi fragiles soient-elles, elles enclenchent des mécanismes, posent des précédents juridiques et ouvrent un champ de possibles, qui préoccupent les autorités israéliennes. « Avec les avancées des cours de la justice internationale et ces vagues de sanctions, Israël risque de plus en plus concrètement de se voir assimilé à un Etat paria », résume un autre diplomate européen.

    #paywall

    • Un décret pris par le président Joe Biden en février permet à l’administration de sanctionner des individus et des entités en #Israël, sans passer par le Congrès, pour violences, mais aussi pour avoir contribué à déstabiliser la #Cisjordanie et accaparé de terres palestiniennes. Fort de ce levier juridique, son administration adopte un nouveau train de #sanctions régulièrement, à quelques mois d’intervalle, de manière planifiée et avec des conséquences concrètes : en raison de leurs transactions en dollars, les banques israéliennes, où les personnes et les entités mises sous sanctions disposent de comptes, sont obligées de geler ces avoirs.

      Un levier de pression

      En juin, deux patrons de fermes israéliennes, parmi des dizaines implantées depuis 2017 dans de vastes zones reculées de Cisjordanie, ont ainsi été visés. Ces #colonies_agricoles contribuent au déplacement forcé de Bédouins, à l’ombre de la guerre à Gaza. Ces hommes ont été sanctionnés pour des faits de violences, mais également pour #accaparement_de_terres.

      Une #jurisprudence se construit ainsi, ouvrant la voie à des sanctions contre des organisations plus importantes, voire des responsables politiques. Avant la présidentielle américaine de novembre, plusieurs nouvelles cibles sont évoquées par des sources diplomatiques et des experts : en premier lieu, Regavim, organisation impliquée dans l’implantation des fermes et la destruction de bâti palestinien, ainsi que d’infrastructures financées par l’UE (écoles, panneaux solaires).

      Autre objectif plus ambitieux : fin juin, le Canada a été le premier à sanctionner Amana, la principale entreprise israélienne de BTP en Cisjordanie, matrice du mouvement des #colons, dirigée par Ze’ev « Zambish » Hever. En avril, des fuites dans la presse américaine ont aussi évoqué la possibilité de sanctionner Bezalel Smotrich, le ministre des finances et ministre de tutelle de la Cisjordanie au sein du ministère de la défense, qui a fait de l’annexion pure et simple des territoires la politique officielle du gouvernement israélien.

      Washington a tenté d’user de ces sanctions, prises en parallèle à ses #livraisons_d’armes à Israël, comme d’un levier de pression sur la conduite de la guerre à Gaza. La manœuvre n’a guère eu de succès, mais elle ne se réduit pas à cet objectif, tout comme elle ne peut se résumer à un simple geste envers les électeurs d’origine arabe du Michigan, Etat-clé pour la présidentielle de novembre.

      L’élaboration de ces mécanismes de sanctions est aussi le fruit d’une réflexion sécuritaire, menée par l’armée et le département d’Etat, ce qui peut expliquer en partie pourquoi elle n’a suscité jusqu’ici que peu de critiques de la part des républicains. « Ils considèrent la colonisation comme le principal risque pesant sur la Cisjordanie, y compris pour Israël. Ils veulent renforcer les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, qui sont perçues par leurs proches comme des collaborateurs avec Israël et sont humiliés chaque fois que les colons entrent dans leurs villages », résume une source diplomatique occidentale.

      Côté européen, la France a joué un rôle moteur, aux côtés des Pays-Bas et de la Belgique, pour faire adopter deux petits paquets de sanctions par le Conseil de l’Europe depuis avril. Forcément unanimes, ces initiatives font elles aussi jurisprudence. En juillet, la France avait proposé de sanctionner Regavim. L’Allemagne s’y est opposée. La Hongrie et la République tchèque, chevaux de Troie de la droite israélienne en Europe, freinent aussi les ambitions.

      Cependant, l’UE a sanctionné Tzav 9, un groupement de coupeurs de routes, qui assaillent en Cisjordanie les camions de nourriture destinée à Gaza. Le cas d’Amana est également discuté, sans faire l’unanimité. L’entreprise contesterait fermement sa désignation devant les tribunaux de l’UE. La France a sanctionné elle-même 28 colons violents, sans les nommer.

      Louis Imbert (Jérusalem, correspondant)

      #Palestiniens #CIJ #État_paria

    • En Israël, sur les traces de « Zambish », le colon bâtisseur
      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/11/en-israel-sur-les-traces-de-zambish-le-colon-batisseur_6042441_3210.html

      Ze’ev Hever, entrepreneur au passé terroriste, est le principal constructeur des colonies dans les territoires palestiniens. L’Etat israélien s’apprête à légaliser son « œuvre », en annexant une partie de la Cisjordanie à partir du 1er juillet [2020].

      Toute sa vie, le « roi » des colons israéliens, Ze’ev Hever, a attendu ce jour. Voilà trente ans que le patron d’Amana, l’entreprise de bâtiment des colons, construit en Cisjordanie occupée, peuplant de centaines de milliers de juifs son empire de caravanes et de pavillons à tuiles rouges.

      https://justpaste.it/4b563

  • #Premier_de_corvée

    Malgré deux emplois dans la #restauration et la #livraison, la vie hors des radars d’un travailleur clandestin malien. Un documentaire qui raconte par l’exemple les #luttes des sans-papiers en France, estimés à près de 700 000, pour de meilleures conditions d’existence.

    Depuis son arrivée en France en 2018, Makan cumule deux boulots : plongeur dans une brasserie chic près des Champs-Élysées et livreur à vélo. Solitaire et sacrifiée, la vie de ce Malien de 35 ans est tout entière dédiée au travail, qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille restée au pays, une femme et des enfants qu’il n’a pas vus depuis bientôt quatre ans. « On n’est pas venu ici pour prendre des photos de la tour Eiffel. On est venu ici pour bosser. Ta famille est dans la merde, toi aussi t’es dans la merde », confie-t-il. Comme des centaines de milliers d’autres personnes en France, cantonnées aux #marges de la société alors qu’ils font tourner des pans entiers de l’#économie, Makan est sans-papiers. Il espère sortir de la #clandestinité et, en attendant, « reste dans [son] coin », effectuant avec courage ces métiers ingrats que seule une main-d’oeuvre précaire accepte désormais. « Si les immigrés ne se présentaient pas, je ne sais pas qui prendrait leur place », reconnaît sans ciller sa cheffe de cuisine. En attendant, Makan se demande pourquoi sa vie reste si difficile en France, « le pays des droits »...

    Existences invisibles
    Entre spleen et courage, le documentaire suit le quotidien d’un travailleur sans-papiers dans sa quête de régularisation, précieux sésame qui lui permettrait de se rendre dans son pays natal pour revoir ses proches qui subsistent grâce à son sacrifice. Aidé notamment par des militants syndicaux de la #CGT, Makan, qui tente de sortir de l’ornière administrative où il s’est enlisé, a rejoint la #lutte de ceux qui se mettent en grève pour obtenir de meilleures #conditions_de_travail. Mettant en lumière ces « premiers de corvées » condamnés à mener des existences invisibles (ils seraient près de 700 000 en France), ce film révèle sans misérabilisme le vécu intime de l’exil, de la clandestinité et de l’#abnégation.

    https://www.arte.tv/fr/videos/107817-000-A/premier-de-corvee
    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/68753_0
    #film #documentaire #film_documentaire #sans-papiers #travail #migrations #régularisation #France #logement #travailleurs_sans-papiers #sacrifice #déqualification #syndicat #grève

    ici aussi (via @kassem) :
    https://seenthis.net/messages/1006257

  • #Lireka

    Née de la rencontre entre une équipe d’entrepreneurs et la librairie Arthaud de Grenoble, Lireka est une librairie en ligne internationale qui propose aux lecteurs du monde entier plus d’un million de livres en français avec la livraison GRATUITE dans le monde (0,01 € en France métropolitaine) et les conseils de libraires professionnels.

    Lireka, c’est la contraction de «  Lire  » et «  Eurêka  », et c’est une nouvelle librairie en ligne qui fait rayonner la langue française en donnant aux lecteurs du monde entier accès à un vaste catalogue de livres : romans, livres pour enfants, essais, BD, mangas, guides de voyage…

    https://www.lireka.com

    C’est peut-être pas THE meilleure solution, car ça reste un gros machin qui ne passe que par une librairie (Arthaud de Grenoble, si j’ai bien compris), mais ça me semble une bonne solution pour les francophiles/phones qui habitent à l’#étranger pour qu’iels puissent avoir accès à des #livres en #français

    Je l’ai notamment signalé à @reka et @_kg_ -> iels ne feront des retours si jamais iels l’utilisent...

    #commande #alternative #livraison #livres_en_français

  • Tipping Confusion - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2023/04/09/briefing/tipping-confusion-food-delivery-apps.html

    For delivery drivers, every shift is a game of gig economy roulette: Will customers tip? And if they do, how much? The answers determine their livelihoods.

    “It’s like gambling,” Brantley Bush, an Uber Eats driver, told my colleague Kellen Browning, a technology reporter.

    Kellen rode along with drivers in wealthy Los Angeles neighborhoods, pulling up to gated estates to deliver food to millionaires. Tips varied widely. Bush once received a $130 tip from Doc Rivers, the former Los Angeles Clippers coach. Some customers tipped nothing.

    There is no collective understanding of what we owe delivery drivers in tips. While established etiquette governs tipping in restaurants, a clear protocol is lacking for apps. This confusion is one reason for the wide variation in the tips delivery drivers receive. Let me explain.
    Undertipping on apps

    Tipping for food service used to be straightforward. We added around 20 percent to restaurant bills, dropped spare change in tip jars and had cash on hand for pizza deliveries and takeout.

    Tipping has not only been entrenched in American life but also formalized as part of the economy. The U.S. is unusual among developed countries in allowing tipped workers to make below the minimum wage, sometimes as low as $2.13 an hour.

    Delivery apps upended these norms in two ways.

    First, apps have changed the timing of a tip. Delivery services like Uber Eats and DoorDash ask people to tip when they order, unraveling the logic that a tip is compensation for good service. Customers now aren’t sure what they are paying workers for or how much they should give.

    Second, apps have transformed what was once an in-person exchange into a digital transaction. This depersonalizes the tip and can discourage generous tipping. While diners in restaurants can see the work of servers, apps obscure the work of delivery drivers. Customers may not meet the driver at all, given the option of no-contact delivery.

    “Drivers wonder why people aren’t tipping more,” Kellen told me. “They’ve realized most people aren’t thinking about the human element that goes into delivering their food.”

    The possibility of overtipping

    In the absence of clear norms for tipping on apps, many customers are picking the path of least resistance: the app’s suggested tip.

    This behavior gives power to technology companies to determine the gratuity. The size and placement of a tip button on an app can influence a customer’s selection or make it harder to opt out of a tip. If no tip screen appears, customers are less likely to seek it out. This exposes workers to wage fluctuation.

    These design choices don’t just affect workers; they’re also upending the customers’ experience. Digital payment platforms are prompting customers to tip in places where tipping didn’t previously exist, like supermarkets, mechanics’ garages and dog kennels. Now, many wonder: Should they tip for snacks at a convenience store? Is it rude to select “No tip” when buying groceries? No one seems to know, and new tipping guides offer directives.

    Brian X. Chen, a Times tech columnist, has described these design choices as coercive. He wrote that these types of tips may be investigated as part of the government’s crackdown on “junk fees,” extra costs that businesses profit from while adding little to no value.

    “Tipping has gotten out of control, and people are getting really frustrated,” Brian told me. “It’s a source of confusion that ultimately affects everyone, workers and customers alike.”

    #Gig_economy #Livraison #Pourboire #Relations_humaines #Nudge

  • Deutsche Panzer gegen Russland?
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/ukraine-krieg-waffen-lieferung-leopard-gastbeitrag-bundestagsabgeor

    16.1.2023 - Die USA wollen Deutschland ins Feuer schicken. Dies ist ein Gastbeitrag der Bundestagsabgeordneten Sevim Dagdelen von Die Linke. Die Meinung der Autorin muss nicht die Meinung der Redaktion widerspiegeln.

    Die Diskussion um die Lieferung von „Leopard“-Kampfpanzern an die Ukraine nimmt in Deutschland gefährlich an Fahrt auf. Die Befürworter solcher Lieferungen hoffen allen Ernstes auf einen Sieg der Ukraine im Krieg gegen Russland. Sie bedenken wenig, welche Wirkung die Entsendung deutscher Panzer in Russland haben wird. Denn die deutsche Geschichte spielt in dieser Debatte kaum eine Rolle.

    Dabei muss man kein Prophet sein, um die Reaktionen auf einen Einsatz deutscher Panzer gegen Russland in der dortigen Öffentlichkeit abzuschätzen. Auch wenn die Ukraine das eiserne Kreuz an den deutschen Kampfpanzern übermalen wird, stehen diese Waffen gerade für die vielen Russen, die Angehörige im Vernichtungs- und Kolonialkrieg der Wehrmacht verloren haben, für einen erneuten Feldzug Deutschlands gegen ihr Land. Kurz: Wer sich dafür einsetzt, dass deutsche Panzer geliefert werden, der wird eine enorme Mobilisierung der russischen Gesellschaft für den Krieg gegen die Ukraine ernten.

    Berlin soll ins Feuer geschickt werden

    Von derlei Überlegungen unberührt gibt es mittlerweile eine ganze Phalanx von FDP über die Grünen bis zur Union, die sich ohne Wenn und Aber für die zügige Lieferung von „Leopard“-Panzern einsetzt. Die deutsche Außenministerin Annalena Baerbock bemühte sich sogar zu einem Frontbesuch nach Charkiw, um der Forderung danach Nachdruck zu leihen. Nur der Kanzler selbst und die SPD scheinen noch zu zögern.

    Allerdings betonte der SPD-Fraktionsvorsitzende Rolf Mützenich bereits, dass die Entscheidung für die Lieferung offen sei, und erklärte am 12. Januar: „Es gibt keine roten Linien.“ FDP-Frontfrau Marie-Agnes Strack-Zimmermann schlug sogar vor, bereits vor der Lieferung der „Leopard“ mit der Ausbildung ukrainischer Soldaten zu beginnen, wohl wissend, dass der Wissenschaftliche Dienst des Bundestages einen möglichen Kriegseintritt Deutschlands in der Kombination von Waffenlieferungen und Ausbildung gesehen hat.

    Andere Nato-Staaten machen Druck auf die Bundesregierung. Großbritannien kündigt die Lieferung britischer schwerer Panzer an, Polen will eigene „Leopard“ abgeben. Deutschland soll so gezwungen werden, ebenfalls „Leopard“ zu liefern. Der polnische Präsident Andrzej Duda erklärte sogar, dass „eine Entscheidung in Polen schon gefallen ist“. Er weiß selbstverständlich, dass allein Berlin über den Weiterexport entscheidet. Offenkundig geht es darum, Deutschland den Schwarzen Peter zuzuspielen. Berlin soll ins Feuer geschickt werden, um die deutsch-russischen Beziehungen endgültig zu zerstören und in einen offenen Krieg zum eigenen Vorteil zu verwandeln.

    Die gefährliche Einschränkung der Souveränität Deutschlands

    Olaf Scholz will jedoch verhindern, das Deutschland zuerst ins Fadenkreuz Russlands gerät, und versteckt sich hinter „unserem transatlantischen Partner“, den USA. Nur gemeinsam mit den Vereinigten Staaten, so berichtet die US-Zeitung Politico, wäre er bereit, zu handeln. Voraussetzung dafür ist demnach, dass auch die USA schwere Panzer an die Ukraine liefern. Zudem wird ins Spiel gebracht, keine eigenen Kampfpanzer zu liefern, aber die Reexportgenehmigung für andere Nato-Staaten zu erteilen.

    Aber auch dieser Trick wird Berlin nicht aus der Schusslinie bringen. Vor der nächsten Waffenstellerkonferenz, die am 20. Januar 2023 auf Einladung der USA auf deutschem Boden in Ramstein stattfindet, ist sich der ukrainische Außenminister Dmytro Kuleba bereits sicher, dass Berlin liefern wird. „Selbst wenn Deutschland gewisse rationale Argumente hat, es nicht zu tun, wird Deutschland es zu einem späteren Zeitpunkt tun“, beschreibt er die zu erwartende Dynamik.

    Die USA zeigen gegenwärtig keinerlei Anstalten, eigene Panzer wie die vom Typ Abrams zu liefern. Sie schützen vor, deren Wartung sei in Europa zu schwierig. Die Zeitung Politico berichtet, dass ukrainische Offizielle der US-Regierung suggeriert hätten, „lediglich eine Handvoll Abrams-Panzer zu liefern“. Diese symbolischen Lieferungen würden als Eisbrecher fungieren und die Deutschen glauben machen, sie hätten nicht mehr das Entsendungsmonopol für die „Leopard“.

    So zeigt sich in dieser Debatte die gefährliche Einschränkung der Souveränität Deutschlands. In letzter Instanz kann die Bundesregierung nicht eigenständig über die Lieferung deutscher Panzer entscheiden. Immerhin würde das die größte Sicherheitsbedrohung für die deutsche Bevölkerung seit dem Zweiten Weltkrieg nach sich ziehen. Die USA haben allerdings in den Regierungen der anderen Nato-Staaten genügend Einfluss, um das jeweils von ihnen erwünschte Ergebnis zu erreichen. Das gilt auch für Deutschland.

    Warum aber liegt es im Interesse Washingtons, ausgerechnet die Deutschen ins Feuer gegen Russland zu schicken? Warum favorisiert man in Washington DC so sehr eine „europäische Lösung“ mit dem Entscheidungszentrum Berlin? Das Argument, man benötige seine militärischen Kapazitäten gegen China, ist ähnlich wie das Wartungsproblem wenig glaubhaft. Nein, Deutschland soll das Gegenfeuer Russlands auf sich lenken, so scheint es. Man kann sich des Eindrucks nicht erwehren, als solle ein möglicher Gegenschlag zuerst und vor allem Berlin treffen. Die USA hätten damit eines ihrer langfristigen strategischen Ziele erreicht: Für immer eine Kooperation zwischen Deutschland und Russland verhindern.

    Der preußische Militärtheoretiker Carl von Clausewitz hat einmal formuliert: „Die politische Absicht ist der Zweck, der Krieg ist das Mittel, und niemals kann das Mittel ohne den Zweck gedacht werden.“ Die Panzerlieferungen von heute sind die Kriegskredite von 1914. Sie führen direkt in die Kriegsbeteiligung. Sie können nicht ohne den Zweck gedacht werden: Das ist der Sieg im Stellvertreterkrieg der Nato in der Ukraine gegen Russland. Dann muss aber auch eine russische Gegenreaktion bedacht werden. Am Ende beschwören nämlich die westlichen Panzer den Einsatz von Atomwaffen – zuerst gegen Deutschland – regelrecht herauf. Dies scheint der tiefere Grund, warum man sich in Washington beim Thema Panzerlieferungen so zurückhält, den Verbündeten aber wie einen Vasallen zur Aufopferung zwingt.

    In diesem Ansinnen der USA zeigt sich ein neues strategisches Moment im Umgang mit Russland und China. Im Rahmen einer neuen Konfrontationspolitik gegen den eurasischen Block sollen Deutschland und Japan für die USA Frontstaaten mit eingeschränkter Souveränität werden. Die Hofreiters, Baerbocks und Strack-Zimmermanns agieren dabei, als würden sie vorrangig die Interessen von US-Konzernen und der USA insgesamt bedienen wollen.

    Wenn der Marx-Satz gilt, das menschliche Wesen sei in seiner Wirklichkeit „das Ensemble der gesellschaftlichen Verhältnisse“, dann sind diejenigen, die jetzt ohne Rücksicht auf Verluste den Weg in den Krieg mit immer mehr und immer schwereren Waffen fordern, Ausdruck einer geradezu apokalyptischen Stimmung in unserer Gesellschaft, die nicht mehr an echten sozialen Fortschritt glaubt und mitgerissen ist von einer zerstörerischen Oligarchisierung in Wirtschaft und Politik bei gleichzeitiger Massenverarmung.
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    Ex-Brigade-General Erich #Vad lichtet die Nebelschwaden der #Grünen - #Kriegspropaganda und warnt vor der großen Gefahr einer Eskalation in der #Ukraine bis hin zum Einsatz von #Atomwaffen . Wichtiges Interview, danke ⁦⁦@EMMA_Magazin⁩ ! https://t.co/Xsaj5hHsXN
    — Sevim Dağdelen, MdB (@SevimDagdelen) January 13, 2023
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    Wer aber wirklich an einer Verteidigung der Demokratie in Deutschland interessiert ist, der darf nicht den Sprechpuppen einer gelangweilten Bourgeoisie die Bühne überlassen, nur aus Angst davor, als Handlanger des Feindes geächtet zu werden. So war es im Ersten Weltkrieg und so darf es nicht wieder werden. Es gilt alles zu tun, um den Kriegstreibern hier in den Arm zu fallen.

    Es braucht einen Neuanfang in der deutschen Außenpolitik

    Werden die deutschen Panzer aber geliefert, so ist der Weg offen für weitere Waffen. Forderungen nach Kampfflugzeugen werden bereits von Bundeswehrprofessor Carlo Masala und dem ehemaligen Nato-Oberkommandierenden James Stavridis ins Spiel gebracht. Dann folgen Raketen und schließlich, wenn auch das nicht funktioniert, eigene Soldaten. Mit einer Spielermentalität aber, die auf Verlust mit Erhöhung des Einsatzes reagiert und am Ende Vabanque spielt, auf alles oder nichts setzt, ist jede Gesellschaft schlecht beraten. Es braucht einen Neuanfang in der deutschen Außenpolitik.

    An erster Stelle muss die Weigerung stehen, weiter zu eskalieren, an zweiter eine selbstbewusste demokratische Souveränität, die Deutschland nicht mehr zum Handlanger der USA macht, und an dritter Stelle endlich eine eigene diplomatische Initiative, die auf einen sofortigen Waffenstillstand und ein sofortiges Ende des sinnlosen Mordens in der Ukraine zielt.

    Wer weiterhin ausschließt, den Krieg einzufrieren, mit dem Argument, erst müsse die volle territoriale Integrität der Ukraine wiederhergestellt werden, der kann kein wirkliches Interesse an einem Waffenstopp haben. Im Gegenteil offenbart sich hier eine skrupellose Haltung, die darauf setzt, mit den Leben der Ukrainer einen Nato-Stellvertreterkrieg gegen Russland zu führen. So wie es Teil einer verkehrten Welt war, zu behaupten, die Kriegskredite im Ersten Weltkrieg führten zum Frieden, so gilt dies heute für die Lieferung deutscher Kampfpanzer.

    Es geht vor allem um skrupellose Machtpolitik

    Bei der Argumentation für die Panzerlieferungen stößt bitter auf, dass in der Bundesregierung eine weltmeisterliche Doppelmoral herrscht. Zunächst wird völkerrechtlich unhaltbar, aus dem Verteidigungsrecht der Ukraine eine völkerrechtliche Pflicht für Waffenlieferungen abgeleitet. Kontrafaktisch wird die Ukraine so behandelt, als sei sie bereits Mitglied der Nato, als gäbe es also eine militärische Beistandspflicht, die sich allein in massiven Rüstungsexporten ausdrückt.

    Zugleich misst man bei Waffenlieferungen in völkerrechtswidrig angegriffene Staaten mit zweierlei Maß: Die Bundesregierung weicht einer völkerrechtlichen Beurteilung der Angriffskriege der USA im Irak und der Türkei aus. Durch diesen Kniff entzieht sie sich der Frage, warum denn nicht an alle Staaten, die angegriffen werden, deutsche Waffen geliefert wurden oder werden, also etwa an den Irak oder an Syrien. Damit aber verliert sie jede völkerrechtliche Glaubwürdigkeit für Waffenlieferungen im Ukraine-Krieg.

    Einer großen Mehrheit der Staaten dieser Welt, die weder Waffen liefern noch sich an dem Wirtschaftskrieg gegen Russland beteiligen, wird so vor Augen geführt, dass es jenseits aller moralischen Erwägungen, die als Legitimation außenpolitischen Handelns ins Feld geführt werden, offenbar allein auf skrupellose Machtpolitik ankommt. So haben am Ende Panzerlieferungen und der sich nähernde Kriegseintritt Deutschlands eine Erosion der Glaubwürdigkeit deutscher Außenpolitik vor allem im globalen Süden zur Folge. Ein Grund mehr, hier eine Wende zu vollziehen.

    Zur Person

    Sevim Dagdelen ist seit 2005 Mitglied des Deutschen Bundestages. Sie ist Obfrau der Fraktion Die Linke im Auswärtigen Ausschuss, stellvertretendes Mitglied im Verteidigungsausschuss und Sprecherin für internationale Politik und Abrüstung. 2017 bis 2020 gehörte sie als Vizevorsitzende dem Vorstand der Fraktion Die Linke an. Sevim Dagdelen ist Mitglied der Parlamentarischen Versammlung der Nato und stellvertretendes Mitglied in der Parlamentarischen Versammlung des Europarates. Seit Jahren engagiert sich die Abgeordnete auch für die Freilassung des Journalisten und Wikileaks-Gründers Julian Assange, der im britischen Hochsicherheitsgefängnis Belmarsh inhaftiert ist und an die USA ausgeliefert werden soll, wo ihm wegen der Veröffentlichung von US-Kriegsverbrechen 175 Jahre Haft drohen.

    #guerre #Ukraine #Allemagne #Russie #USA #livraison_d_armes #impérialisme

  • Valve axes waitlist for Steam Deck orders
    https://www.gamedeveloper.com/pc/there-s-no-longer-a-waiting-list-to-buy-a-steam-deck

    As of today, Valve’s Steam Deck handheld can be purchased without the need of a reservation. Previously, the system had to be preordered via a quarterly queue, which has been repeatedly shortened throughout the summer the system’s production rate increased.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #chaîne_d_approvisionnement #supply_chain #valve #steam #steam_deck #console_steam_deck #pc #livraison #disponibilité

  • #Suisse : Faute de rentabilité, la Poste renonce aux transports par drones autonomes ats/jop
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/technologies/13140560-faute-de-rentabilite-la-poste-renonce-aux-transports-par-drones-autonom

    La Poste va abandonner à la fin de l’année son projet de drones autonomes de transport. Faute de rentabilité en raison du cadre réglementaire suisse, ce mode de transport lancé en 2017 sera transféré au développeur californien Matternet.

    La Poste a examiné ces derniers mois la rentabilité de ses projets. Elle est arrivée à la conclusion que celui concernant les drones pour le transport d’échantillons d’analyses entre hôpitaux et laboratoires n’était pas rentable, a indiqué l’entreprise mercredi. Elle confie le projet à Matternet, qui effectuait jusqu’à présent les vols pour le compte de la Poste.


    Faute de rentabilité, la Poste renonce aux transports par drones autonomes / Le Journal horaire / 19 sec. / mercredi à 15:02

    « Les drones autonomes suscitent certes de l’intérêt dans le monde entier, mais dans l’environnement réglementaire actuel pour les véhicules aériens sans pilote, ils ne peuvent pas être utilisés à une échelle suffisamment large et ne sont pas rentables pour la Poste en Suisse », argue le communiqué.

    Les clients existants, comme l’hôpital universitaire de Zurich, pourront continuer à l’avenir d’acheter des transports par drones auprès de Matternet.

    « Travail de pionnier »
    Malgré l’interruption de l’exercice, la Poste tire un bilan positif d’un essai pionnier. Jusqu’à présent, personne en Suisse n’avait utilisé des drones autonomes à des fins commerciales. « Nous avons dû tout élaborer à partir de zéro », a expliqué leur porte-parole, évoquant par exemple, les procédures d’autorisation auprès de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC).

    Le projet a également montré que les drones sans caméra et au service de la santé publique sont très bien acceptés par la population.

    Ainsi, même si l’activité des drones de transport n’est pour l’instant pas rentable, la Poste continuera à garder un œil dessus. « De tels projets montrent qu’il existe des moyens de transport qui offrent une plus-value », estime la porte-parole.

    #Poste #Livraison #Colis #drone #drones #aérien #transports #idée_à_la_con aux frais des #contribuables #Matternet

  • Des vélos-cargos plus rapides et plus propres que les camionnettes de #livraisons
    http://carfree.fr/index.php/2022/05/11/des-velos-cargo-plus-rapides-et-plus-propres-que-les-camionnettes-de-livrais

    Au Royaume-Uni, un article du journal The Guardian nous apprend que les livraisons à domicile sont en plein essor et en particulier via des vélos-cargos qui réduisent les embouteillages et Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Réchauffement_climatique #Vélo #alternatives #angleterre #climat #CO2 #londres #vélo-cargo #Vélogistique

  • Paresse business : petits livreurs et gros profits | ARTE Radio
    https://www.arteradio.com/emission/vivons_heureux_avant_la_fin_du_monde

    Depuis la pandémie, les applications de « quick commerce » ont révolutionné les comportements du citadin moyen. La recette miraculeuse ? Commander en trois clics sur son smartphone une barquette de guacamole pour l’apéro ou un pack de lait UHT, et se les faire amener à domicile en quelques minutes par un livreur à vélo. Et ceci tous les jours, de l’aube à minuit, pour un surcoût dérisoire de même pas deux euros. Flink, Cajoo, Gorillas, Getir… Une dizaine de jeunes start-up européennes se disputent, après celui de la livraison des repas, ce nouveau marché des courses d’épicerie disruptées. Leur arme fatale : un réseau de dark stores, des mini-entrepôts disséminés dans les grandes métropoles et qui permettent aux livreurs d’être à proximité des clients. Des siècles de civilisation et d’innovation technique pour ne plus bouger ses fesses du canapé... Que raconte ce business de la paresse ? Sous prétexte de nous simplifier la vie, comment cette économie change-t-elle le visage de la ville ? Notre rapport aux autres, au travail, au temps ? D’ailleurs, quelle vie mènent ceux qui pédalent toute la journée avec des sacs isothermes sur le dos ? En rencontrant un livreur à vélo sans papiers, des geeks du numérique, et un économiste affûté et pédagogue, Delphine Saltel éclaire ce qui se passe à l’ombre des dark stores et des dark kitchens. Au cœur de nos petits arrangements avec la flemme.

    #Podcast #Alimentation #Économie #Numérique

  • La société Deliveroo condamnée à 375 000 euros d’amende pour « travail dissimulé »
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-soci%C3%A9t%C3%A9-deliveroo-condamn%C3%A9e-%C3%A0-375-000-euros-damende-pour-travail-dissimul%C3%A9/ar-AAWmNjz?li=BBkGbOY&ocid=mailsignout
    https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AAWmNbe.img?h=315&w=600&m=6&q=60&o=t&l=f&f=jpg

    Marion Maréchal nommée vice-présidente du parti d’Eric Zemmour
    Tennis – ATP – Barcelone : Ruud déroule et se rassure

    Le tribunal judiciaire de Paris a condamné mardi la plateforme de livraison de repas à 375 000 euros d’amende, et deux anciens dirigeants à un an de prison avec sursis.

    Nouveau revers judiciaire pour Deliveroo. L’entreprise de livraison de repas et deux de ses anciens dirigeants ont été condamnés, mardi 19 avril, par le tribunal judiciaire de Paris, pour avoir employé des milliers de livreurs sous le statut d’indépendants, alors qu’ils auraient dû être salariés.

    La plateforme, qui avait déjà été condamnée en 2020 pour « travail dissimulé », a écopé de 375 000 euros d’amende, soit la peine maximale requise par le parquet. Elle devra également afficher un message de condamnation pendant un mois sur son site. Deux ex-directeurs généraux ont été condamnés à un an de prison avec sursis, et un ex-directeur des opérations à quatre mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Un porte-parole de Deliveroo a déclaré à franceinfo que la plateforme « envisageait » de faire appel.

    Une « dissimulation systématique » d’emplois

    Plus d’une centaine de livreurs s’étaient constitués partie civile pour ce premier procès pénal de « l’ubérisation ». La procureure avait affirmé que Deliveroo avait mis en place « une instrumentalisation et un détournement de la régulation du travail », dans le but d’organiser une « dissimulation systémique » d’emplois de livreurs.

    De nombreux éléments révélaient selon elle un lien de subordination entre l’entreprise et ses livreurs, caractéristiques d’un rapport de salariat : règles très précises sur la manière de livrer, choix des itinéraires, vérification que les livreurs se sont bien levés le matin... D’autres entreprises de livraison ont choisi d’employer leurs livreurs sous contrat salarié, mais Just Eat a décidé de licencier un tiers de ses livreurs embauchés en CDI à cause des difficultés économiques.

    Deliveroo a été condamné en outre à verser 50 000 euros de dommages et intérêts à chacun des cinq syndicats qui s’étaient portés parties civiles pour « préjudice moral » : CGT, Union Solidaires, Sud commerces et services, Sud commerces et services Ile-de-France et Syndicat des transports légers.

    #Travail #Plateformes #Deliveroo #Livraison #Nouvelle_domesticité

  • Steam Deck : Valve accéléré la production et pense au futur
    https://www.minimachines.net/?p=108134

    Le Steam Deck a déjà connu un succès important malgré une distribution totalement atypique. Si la politique de vente de Valve était si particulière avec une distribution au compte gouttes, c’était probablement pour éviter de prendre trop de risque. Une stratégie payante mais qui a ses limites. La marque a décidé d’augmenter la cadence pour fournir le plus de monde, le plus rapidement possible.

    Steam Deck sur Twitter :
    https://twitter.com/OnDeck/status/1511019543803543556

    Welcome to Q2! We’ve just sent out the first set of order emails to Q2 reservers (in order of reservation time). Starting today we’re ramping up Steam Deck shipments, and will be sending more order availability emails every week. Sometimes even twice a week!

    Steam Deck 2 is already being planned out by Valve, and it will be even more powerful | GamesRadar+
    https://www.gamesradar.com/steam-deck-2-is-already-being-planned-out-by-valve-and-it-will-be-even-m

    “The first step is to let you play the great games that exist today. The second iterations are going to be more about: what are the capabilities that mobile gives us, above and beyond what you would get in a traditional desktop or laptop gaming environment?”

    Newell added that Valve is excited to see what other companies do with the software it’s created to power Steam Deck’s portable PC gaming experience. But it’s also considering its own ways to push the medium forward in ways that can’t be done on a desktop, with one example being the computer vision used for VR.

    “One of the things [Steam Deck] represents is battery-capable, high-performance horsepower that eventually you could use in VR applications as well,” Newell says. “You can take the PC and build something that is much more transportable. We’re not really there yet, but this is a stepping stone.”

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #console_steam_deck #steam #valve #production #succès #livraison #console_steam_deck_2 #vr #réalité_virtuelle #futur

  • Livreurs #UberEats ou #Deliveroo, ils risquent leurs vies pour un burger | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1646309485-livreurs-ubereats-deliveroo-morts-route-accident-uberisation

    Si les prix baissent, les distances des courses, elles, augmentent. Pour répondre au besoin de #croissance de leur #modèle_économique, les plateformes étendent progressivement leurs zones de #livraisons. Deliveroo fonctionne désormais dans 300 agglomérations et UberEats dans plus de 245. Depuis peu, l’application au lapin blanc sur fond turquoise a d’ailleurs mis en place des « #dark_kitchen », des cuisines uniquement dédiées à la livraison, située dans des hangars de banlieue donc éloignées des centres-villes. C’est ce qui explique que le GPS fait parfois prendre aux livreurs l’autoroute ou des chemins peu praticables pour les #vélos, comme en a tragiquement fait les frais Franck Page, le jeune marmandais décédé.

    [...]

    Selon une enquête de Franceinfo menée en avril 2021, à Paris et en proche banlieue, 81% des livraisons sont effectuées avec un scooter thermique. Un mode de transport encore plus risqué.

    [...]

    « Je contacte le #SAV de Deliveroo et la seule chose qu’ils me demandent c’est si j’ai pu livrer la commande. » Baladé de service en service pendant des jours, le barbu aux yeux clairs finit par laisser tomber et payer lui-même les 200 euros de réparation de son vélo. « C’est l’un des pires souvenirs que je garde de cette #application. Je pense qu’ils font exprès de rendre le processus insupportable pour qu’on se décourage », analyse-t-il. Il y a quelques mois, vers 23h, alors qu’il terminait sa journée de travail, Julien est mordu par un chien. Il a le mollet en sang :

    « J’ai directement appelé SOS médecin, je n’ai même pas pris la peine d’appeler Deliveroo. Je savais que j’allais parler à quelqu’un qui allait réagir comme un robot. »

    [...]

    Mais AXA couvre les blessures aux jambes, aux bras et à la tête, mais a considéré que ses viscères n’étaient pas assurés.

  • Avec Cairgo Bike, #bruxelles respire
    http://carfree.fr/index.php/2021/12/16/avec-cairgo-bike-bruxelles-respire

    Mi-2020, la Région de Bruxelles-Capitale était sélectionnée par le programme européen d’Actions Innovatrices Urbaines pour son projet Cairgo Bike, visant à promouvoir l’usage du #Vélo-cargo à Bruxelles. Où en est ce projet Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Belgique #livraisons #vélo-cargo #Vélogistique

  • #Allemagne : Amazon en grève, retards pour les livraisons « prime »
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/amazon-en-greve-retards-pour-les-livraisons-prime-17434003

    Environ 2 500 salariés d’Amazon étaient en grève ce mardi, en Allemagne, à l’appel d’un syndicat, qui évoque d’autres arrêts de travail menés avant la fin de l’année.

    Le mouvement, qui a démarré en partie le lundi de Toussaint, touche ce mardi sept entrepôts du géant de la logistique dans plusieurs régions, où sont préparés les colis avant leur routage. Le syndicat des services Verdi appelle Amazon à répercuter « immédiatement » aux employés l’augmentation de salaire de 3% cette année, puis celle de 1,7% l’an prochain, comme prévu par la convention collective du secteur de la vente au détail, à laquelle l’américain refuse toujours d’adhérer.


    Sept entrepôts du géant de la logistique sont touchés par le mouvement. (photo : AFP/Jens Schlueter)

    Verdi a démarré en mai 2013 les premières grèves dans l’entreprise qui se réclame, elle, du secteur de la logistique, réputé moins disant socialement que celui du commerce de détail. Amazon, qui gère 17 centres de logistique en Allemagne, a dit lundi, ne pas s’attendre à des effets sur ses clients, mais le syndicat assure que des livraisons vont subir du retard, en particulier l’offre de livraison rapide « prime », selon un porte-parole joint par l’AFP.

    Cette même source assure que d’autres grèves vont « certainement être menées d’ici la fin de l’année », une période très animée avant les fêtes de Noël.

    8 entrepôts supplémentaires et 3 000 emplois
    Le syndicat organise mardi des rassemblements de taille réduite devant les entrepôts, ce qu’il avait renoncé à faire fin mars, lors d’une précédente grève de quatre jours pour dénoncer la dégradation des conditions de travail. Un mot d’ordre renouvelé au cas présent, alors que la pandémie du Covid-19 continue de faire exploser le volume des commandes.

    Pour cette raison, le géant américain avait annoncé en septembre, l’ouverture de huit entrepôts supplémentaires et la création de 3 000 emplois en Allemagne, d’ici 2022.

    #grève #retards #logistique #amazon #livraison #algorithme #surveillance #travail #domination #bigdata #gafam #bénéfices #gigeconomy #Social

  • Les vélos-cargos en plein développement à #barcelone
    http://carfree.fr/index.php/2021/05/28/les-velos-cargos-en-plein-developpement-a-barcelone

    Le #Vélo-cargo est actuellement en plein essor à Barcelone en #espagne. Il s’agit de vélos à trois roues permettant de transporter de lourdes charges avec lesquels les familles transportent les Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #livraisons #VAE #vélo-cargo #Vélogistique