• La #police en #hélicoptère, ou la #surveillance militaire des citoyens.

    Depuis plusieurs années, les hélicoptères de la #gendarmerie sont régulièrement déployés pour des missions de surveillance de l’#espace_public, et ce en toute #illégalité. Dotés d’un matériel d’abord développé dans un contexte militaire, la police se vante de leur capacité d’#espionnage bien supérieure à celles des #drones : #caméras_thermiques avec #zoom ultra-puissant, suivi automatisé des suspects, transmission en temps-réel des images à des postes de commandement…

    Leur usage n’a pourtant jamais été sanctionné – ni par le juge ni par la Cnil. Le gouvernement veut maintenant les légaliser dans la PPL « #Sécurité_Globale » – dont les débats ont repris début mars au Sénat.

    Difficile de remonter aux premières utilisations d’hélicoptères par la police à des fins de surveillance de l’espace public. En octobre 2000, une question écrite au Sénat laisse déjà deviner une utilisation régulière d’hélicoptères équipés de « caméras vidéo thermiques embarquées » par la police et la gendarmerie.

    Aujourd’hui en tous cas, la police et la gendarmerie sont fières de leurs capacités de surveillance. Pendant le #confinement, elles vantaient ainsi que l’hélicoptère « ne peut être ni vu ni entendu par les personnes au sol » et est doté de caméras « capables de deviner à des centaines de mètres la présence d’êtres humains ou d’animaux ». En 2018, il était précisé que la caméra pouvait même « identifier un individu à 1,5 km de distance » avec retransmission « en direct et suivi depuis le centre interministériel de crise du ministère de l’Intérieur ».

    En 2017, le commandant des « forces aériennes de la gendarmerie nationale » parle d’un « énorme zoom qui permet de lire à 300 mètres d’altitude une plaque d’immatriculation située à un kilomètre, d’identifier une personne à 2 km et un véhicule à 4 km », précisant qu’il peut « demander à la caméra de suivre automatiquement un objectif, quelle que soit la position ou la trajectoire de l’hélicoptère ».

    Un matériel militaire pour de la #surveillance_interne

    Plus que le type d’hélicoptère utilisé (apparemment, des « #EC-135 » que la gendarmerie prête à la police quand celle-ci en a besoin), c’est le type de caméra qui importe.

    Depuis au moins 2010, la gendarmerie utilise un dispositif nommé « #Wescam_MX-15 » – qui n’est même plus qualifié de « simple caméra » mais de « #boule_optronique ». C’est cet objet, avec sa caméra thermique et son zoom surpuissant, qui permet à la police de filmer, traquer, identifier (de jour comme de nuit) et de retransmettre en direct le flux vidéo, avec une « qualité d’image comparable à celle que le public connaît pour le Tour de France ».

    C’est un appareil clairement militaire, utilisé dans des zones de guerre et répertorié en tant que tel sur des sites d’armement. Il est pourtant déployé depuis plusieurs années au-dessus des #villes en France. Comme pour d’autres outils de la #Technopolice (drones, #vidéosurveillance automatisée…), il y a encore ici cette porosité entre les technologies militaires utilisées dans les pays en guerre, celles expérimentées aux #frontières et celles déployées pour la surveillance des villes – soit une #militarisation progressive de nos espaces publics.

    Pour le futur, les hélicoptères devraient être équipés chez #Safran, avec une « boule optronique » dite « #Euroflir_410 » : un zoom encore plus puissant, des détecteurs de mouvement, un ordinateur intégré… Bref, un ensemble de #technologies que la police ne manquera pas d’utiliser pour nous espionner au plus près. Comme pour les drones, ce type de technologies couplé à de l’#analyse_logicielle des #images concrétise la société fantasmée par le ministère de l’Intérieur dans son livre blanc publié en novembre dernier : celui d’une #surveillance_automatisée et totale. L’objectif est que ce nouveau dispositif soit « opérationnel avant les #JO de Paris 2024 ».

    Surveillance des #manifestations et #identification des « #suspects »

    Les utilisations des hélicoptères semblent encore plus larges que celles des drones : surveillance du confinement et des #manifestations, surtout pendant celles des #gilets_jaunes. En mars 2019, la gendarmerie annonce d’ailleurs avoir effectué 717 heures de vol au-dessus des manifestations, pour un coût total de 1 million d’euros.

    En 2010, déjà, la gendarmerie se vantait de sa surveillance des manifestations, car les hélicoptères sont, selon elle, « les mieux placés pour détecter les débordements, incidents ou intrusions dans les cortèges » avec des « images transmises en direct dans les salles de commandement (…) permettant aux responsables de faire intervenir immédiatement les effectifs au sol ».

    Au-delà de le surveillance des machines, c’est aussi sur leur capacité d’intimidation que mise la police quand elle dit « faire du bruit » au dessus des manifestations ou qu’elle multiplie les survols menaçants et continus au-dessus des #ZAD.

    Illégalité et #impunité de la surveillance

    Tout ce pouvoir de surveillance n’a jamais été, et n’est toujours pas, encadré par le moindre texte de #loi. Il n’existe aucune limite à ce qu’a pu faire et ce que peut faire aujourd’hui la police en termes de surveillance de la voie publique par hélicoptères : durée de conservation des données, types de lieux pouvant être filmés, accès aux images, information sur la captation…

    C’est exactement la même illégalité que nous avions soulevé concernant les drones et qui a conduit à leur interdiction en France, par le Conseil d’Etat d’abord, par la Cnil ensuite : l’absence de texte législatif ou réglementaire permettant à la police de capter des données personnelles. Rien de tel malheureusement pour les hélicoptères : malgré leur utilisation régulière, aucune autorité n’est venue rappeler le droit à la police.

    Le gouvernement, les parlementaires et la police en sont bien conscients. Ils veulent donc profiter de la proposition de loi « Sécurité globale » pour légaliser le dispositif – plusieurs dizaines d’années plus tard.

    La proposition de loi « Sécurité globale » revient en ce moment devant le Sénat. En plus d’intensifier la vidéosurveillance fixe, elle veut légitimer la vidéosurveillance mouvante : les drones, les caméras-piétons, les caméras embarquées et donc, les hélicoptères. Les parlementaires doivent refuser la militarisation de la surveillance de l’espace public.

    https://technopolice.fr/blog/la-police-en-helicoptere-ou-la-surveillance-militaire-des-citoyens
    #surveillance_militaire #France #armée

  • Maha Hussaini sur X :
    https://x.com/MahaGaza/status/1803733795096408253

    I wouldn’t have won The International Women’s Media Foundation ( IWMF)’s Courage in Journalism Award 2024 this June if I hadn’t been on the ground reporting events and exposing Israeli flagrant violations under perilous conditions, all while being systematically attacked by […]

    […]

    In fact, I’m very glad that both my winning the award and its withdrawal have starkly demonstrated the systematic physical and moral attacks Palestinian journalists endure throughout their careers. These threats and character assassinations aim only to silence us and perpetuate the longstanding bias in global media. I have never worked to receive awards, nor have I ever submitted an application to nominate myself. I didn’t choose journalism as a profession; I became a journalist after recognizing the extent to which the world overlooks Palestinians’ suffering and opts to conform to Israeli pressures.

    Every year, Palestinian journalists are recognized with international awards for their brave reporting under the Israeli occupation and relentless attacks. These accolades honor their courage and dedication to uncovering the truth.

    However, each announcement of an award to a Palestinian journalist is systematically followed by extensive smearing campaigns and intense pressure on the awarding organizations from supporters of the Israeli occupation and the Zionist lobby. While some organizations uphold their principles and maintain their decision to honor these journalists, others, regrettably, cave to the pressure and withdraw the prizes.

    Instead of recognizing the threats they face and contributing to their protection, a decision to withdraw a prize from a Palestinian journalist in Gaza—where over 150 journalists have been killed by the ongoing Israeli genocide—can further endanger them and increase their risk of targeting.

    I have no regrets about any posts or reasons that led to the rescinding of this award, and I will not stop expressing my views. Before being a journalist, I am a Palestinian living under military occupation, a strangling blockade, and genocide in Gaza.

    My grandparents were expelled from Jerusalem upon the creation of the state of Israel, and I have been expelled from my home in Gaza during this genocide.

    If winning a prize entails enduring and witnessing war crimes while remaining silent, I am not honored to receive any prizes. I will always be objective in my reporting, but I can never be neutral; I will always point out the perpetrators and stand in solidarity with the victims. This is what journalism is truly about.

    #nos_valeurs #banditisme #mafia #loi_du_plus_fort
    #sionisme #états-unis #leadership

  • What New Yorkers Can Learn From London’s Congestion Pricing
    https://jacobin.com/2024/06/congestion-pricing-london-new-york

    Wann kommt die Anti-Stau-Maut für Berlin?

    16.6.2024 by Gareth Dennis -New York’s governor is refusing to implement congestion pricing out of fear of alienating businesses and suburban voters. But in London, tying congestion pricing to a massive expansion of public transit has built enduring cross-class support for it.

    At the start of June, New York governor Kathy Hochul made an about-turn on the promised congestion pricing scheme that had been intended for rollout later the same month, delaying it “indefinitely.” Despite the hard-won agreement of city officials, residents, and business groups, she cited the vulnerability of New York businesses as a reason for her reversal.

    Perhaps more than any other congestion pricing plan, New York’s “congestion relief zone” would have directly tied toll revenues to improvements to the suburban reaches of its mass transit systems. Indeed, the funding arrangements for the Metropolitan Transportation Authority (MTA) have placed an increasing burden on state authorities. This has lent urgency to calls to get the program ready for its June launch.

    Hochul’s U-turn will significantly set back the cause of improving air quality and urban space in New York, losing a moment of political consensus that will be challenging to replicate. More pressingly, it leaves a billion-dollar-plus hole in the MTA’s annual budget as aging trains and infrastructure hit reliability and capacity limits. Hochul suggested following questioning that a levy on New York City businesses could make up the shortfall – businesses that she had just claimed would be hard-hit by the congestion charge. It is reasonable to assume, with the November election approaching fast, that her decision was largely motivated by electoral considerations, rather than any practical need for delay.

    Her decision is made even more indefensible by the fact that the arguments against congestion pricing rely on mistaken assumptions. Opponents of congestion pricing often fixate on the potentially regressive impacts it will have on low-income city dwellers. Hochul herself implored New Yorkers to “be real: A $15 charge may not seem like a lot to someone who has the means, but it can break the budget of a hard-working middle-class household.” But this claim is itself out of touch with reality. Across most of the world, car ownership generally correlates with higher income. This is true in the UK, where less than half of households own cars, but also in New York, where the average income of households with vehicles is almost twice that of those without.

    New York is far from the first city to realize that restricting car traffic requires active controls. Back in 1975, Singapore became the first city to introduce congestion pricing. But by the turn of the millennium, the city was joined by four others: London, Stockholm, Milan, and Gothenburg. In each case, charges have succeeded in reducing congestion as well as pollution and the average cost of cross-city travel.

    Despite the success of these schemes in other cities, congestion pricing remains deeply contentious in New York. Why? London’s regime of congestion pricing, introduced by the left-wing Labour Party major Ken Livingstone in 2003, offers some answers to these questions. There, congestion pricing helped to make the city more livable, but only in combination with a broad wave of reforms aimed at expanding the size of the city and making urban centers accessible to all inhabitants.

    Study after study has shown that congestion pricing alone is a blunt tool when attempting to deal with overcrowded roads. A 2022 Lund University analysis of this topic found that, while some measures are significantly more effective than others at targeting congestion, none can stand alone. Congestion pricing can only be effectively deployed as part of a systemic, strategic approach to considering urban mobility for both people and commerce.

    London’s congestion charge, which has been in place for over two decades, was not introduced in isolation. The charge coincided with a massive expansion of public service infrastructure. In 2003, improvements and extensions to the Underground and Docklands Light Railway were paired with enhancements to bus services across the Greater London area. Traffic-calming measures within the city center — narrower streets, chicanes, and additional bus lanes – also applied a downward pressure on the average speed of private vehicles. Oyster, London’s pay-as-you-go smart card system, was also introduced in 2003, shortly after the congestion charge, making it much easier for commuters to integrate journeys using public transit.

    These changes have led directly to the shift of commuters away from cars. In 2000, around half of journeys were made by private car. Today, the figure is close to one-third. Perhaps most importantly, around a third of trips are now made on foot, a likely effect of quieter and more pedestrian-friendly roads.

    All of these changes were coordinated through the city’s devolved body Transport for London (TfL), under the jurisdiction of the capital’s elected mayor. More than any other authority in the UK, including the national government, TfL chooses to take a long-term, strategic view, completing ambitious infrastructure projects like the recent Elizabeth Line connecting the city’s core and suburbs. TfL regularly announces its future plans, which can be viewed online as a mapped vision of the future network that will change the spatial layout of the city.

    Given that London’s public transit system has made the city more livable for its residents, rich and poor, what should be made of Hochul’s supposed reasoning for withdrawing from NYC’s scheme? Despite the flimsiness of Hochul’s case against congestion pricing, it is true that without reform to the MTA congestion pricing would have been limited in its ability to improve the lives of average New Yorkers. But other claims, such as that congestion charging will have a negative impact on business, a refrain often repeated by critics, rely on circular reasoning. It is because we have built our urban environments over the last hundred years to prioritize private car traffic above all else that changes to the way we move around in cities are potentially harmful to workers. But these criticisms do point to the limitations of the plans that Hochul ended up rejecting at the last minute.

    Congestion pricing alone will do little to counteract the fact that many people’s jobs rely on inefficient private transit. The benefits of congestion pricing can only really be unlocked through investment in changes to the urban layout of cities and expansion of other forms of public transit — a systemic view has to be taken. But London shows that achieving this aim is not impossible and that these reforms, once implemented, create a deep-seated sense of investment in local government and public transit.

    Thanks to the perceived poor state of the alternatives to driving, congestion pricing remains broadly unpopular among residents of New York’s suburbs, with recent polling suggesting as much as two-thirds of people are against it. London shows how to overcome this: politicians must be bold. When it comes to proven but potentially unpopular changes, trials and pilots are far superior to consultations, which can be slow, expensive, and vulnerable to hijacking by opposition groups. People, rich and poor, quickly become used to the benefits that expanded public transit and well-designed traffic-reduction measures unlock, and within a remarkably short time will fight to retain them.

    In London, only a small minority of reactionaries would now reverse the congestion charge, which has contributed to a significant shift away from private car traffic in favor of walking, cycling, and public transit. Central London is a happier, healthier, safer place to be for everyone as a result of the charge. At the same time, the outer reaches of London continue to be better fed by public transit, with the success of the newly built Elizabeth Line allowing plans for further new infrastructure to be accelerated. As part of the total-system improvement in sustainable mobility across London, congestion charging combined with investment in transit has helped to create a cross-class coalition in favor of maintaining public infrastructure. This could also happen in New York.

    #Verkehr #New_York #London

  • Sociétés israéliennes : la justice autorise leur participation au salon de défense Eurosatory
    https://www.france24.com/fr/france/20240618-soci%C3%A9t%C3%A9s-isra%C3%A9liennes-la-justice-autorise-leur-par

    Alors que la France avait décidé d’annuler la participation des entreprises israéliennes au salon de défense Eurosatory, le tribunal de commerce de Paris, saisi en urgence, a ordonné, mardi, à l’organisateur de réintégrer les entreprises d’armement de l’État hébreu.

    #France

  • Weißensee : Für diese beiden NS-Opfer werden Stolpersteine verlegt
    https://www.berliner-zeitung.de/news/berlin-weissensee-stolpersteinverlegung-fuer-julius-und-ruth-marie-

    17.6.2024 von BLZ/KI - Am Sonntag wird in der Puccinistraße 29 in Berlin-Weißensee an die Schicksale des Ehepaars Julius und Ruth Marie Simon erinnert.

    Am Sonntag, 23. Juni, um 14 Uhr wird in der Puccinistraße 29 im Pankower Ortsteil Weißensee ein Stolperstein zu Ehren von Julius und Ruth Marie Simon verlegt. Das berichtet das Museum Pankow auf Facebook. An dieser Adresse befand sich ihr letzter frei gewählter Wohnsitz, der damals als Belfortstraße 2 bekannt war. Von diesem Standort aus blickte das Paar auf ihre Steinmetzwerkstatt in der damaligen Lothringenstraße 24/25, die heute Herbert-Baum-Straße 39/41 heißt.

    Julius Simon kam im Jahr 1938 im Konzentrationslager Buchenwald ums Leben. Seine Frau, Ruth Marie Simon, nahm sich am 1. Januar 1941 das Leben. Rabbi Martin Riesenhuber beschrieb ihren Freitod als „Flucht aus einer Zeit des Grauens“.

    Quelle: Museum Pankow auf Facebook.

    #Weißensee #Lothringenstraße #Herbert-Baum-Straße #Belfortstraße #Puccinistraße #Shoa #Antisemitismus #Arisierung #Straßenumbenennung #Hufeisennummerierung #Orientierungsnummerierung

  • Le lobbying gagnant des industriels pour sauver les milliards de pots de yaourt et de barquettes de viande en polystyrène de l’interdiction
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/06/17/le-lobbying-gagnant-des-industriels-pour-sauver-les-milliards-de-yaourts-et-

    Pour échapper à l’interdiction prévue par la loi, les industriels s’étaient engagés à créer une filière française de recyclage du polystyrène avant 2025. A six mois de l’échéance, ils ne sont pas prêts. « Le Monde » et Franceinfo ont eu accès à un rapport confidentiel de 2021 qui aurait dû alerter le gouvernement sur cette « impasse ».

    C’est un nouveau renoncement sur le front de la transition écologique. Les industriels de l’#agroalimentaire et du #plastique pourront continuer à écouler les milliards de pots de yaourt, de compote et de barquettes de viande en polystyrène malgré l’interdiction qui devait entrer en vigueur en 2025 en cas d’absence de filière française de recyclage. Interrogé par Franceinfo et Le Monde, le ministère de la transition écologique n’en fait plus mystère : « Les ambitions de la loi étaient trop ambitieuses. Nous sommes dans une impasse. » A moins de six mois de l’échéance, les industriels ne sont pas prêts et la filière française de #recyclage du #polystyrène reste une chimère. Ce renoncement enterre définitivement l’un des principaux objectifs de la loi antigaspillage et pour une économie circulaire de 2020 : tendre vers 100 % d’#emballages en #plastique recyclés avant 2025.

    https://justpaste.it/7u1bg

    #pollution #loi #entreprises #écologie

  • À l’image de cette époque vouée à l’épanouissement et à la sérénité, voici « Borderline », une cover trash-punk de Philippe Katerine sous la forme d’un voyage intérieur dans l’univers du plasticien Stéphane Blanquet vu à travers l’œil du réalisateur Michel Leray.
    https://www.youtube.com/watch?v=aDPsj2dhGuM


    #lofofora "Borderline" extrait de "Vanités"

  • What Does = Mean ? Mathematicians Aren’t Sure – And That Could Be A Problem | IFLScience
    https://www.iflscience.com/what-does-mean-mathematicians-arent-sure-and-that-could-be-a-problem-746

    Il n’y a pas qu’en politique que la question de l’égalité est centrale ;-)

    In 1912, philosophers Bertrand Russell and Alfred North Whitehead did something they believed nobody had ever done before: they proved that 1 + 1 = 2.
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    It took them an entire book’s worth of setup, plus more than 80 pages of a second volume, to do it. It was, a reasonable person might conclude, slight overkill. And yet, in all that work, there’s one thing the pair were surprisingly sloppy about: they never defined what “=” means.

    But of course, why would they? Everyone knows what “equals” means; it’s like, the first thing you learn in preschool math! Except that, just like 1 + 1, the concept of mathematical equality is one that is far from simple or universal – and that’s becoming a big problem.
    What does “equals” mean?

    Now, don’t get us wrong: your average mathematician understands “=” pretty much the same way you do – albeit with a bit more jargon thrown in.

    “The meaning of x = y [is] that x and y are two names of the same identical object,” wrote logician and number theorist John Barkley Rosser in his 1953 textbook Logic for Mathematicians. “We place no restrictions on the nature of the object, so that we shall have equality not only between numbers […] as is common in mathematics, but between sets, or between functions, or indeed between the names of any logical object.”

    It’s vague, but workable. The problem comes when we try to explain this to computer scientists – or, even worse, the computers themselves.

    “Computer scientists [...], many years ago, isolated several different concepts of equality, and [have] a profound understanding of the subject,” wrote Kevin Buzzard, an algebraic number theorist and professor of pure math at Imperial College London, in a recent discussion paper on the concept posted to preprint server arXiv. “The three-character string “2 + 2”, typed into a computer algebra system, is not equal to the one-character string “4” output by the system, for example; some sort of “processing” has taken place. A computer scientist might say that whilst the numbers 2 + 2 and 4 are equal, the terms are not.”

    “Mathematicians on the other hand are extremely good at internalizing the processing and, after a while, ignoring it,” Buzzard continued. “In practice we use the concept of equality rather loosely, relying on some kind of profound intuition rather than the logical framework which some of us believe that we are actually working within.”
    Equality as an isomorphism

    The basic concept of equality goes back… well, probably as far as math itself – but if you ask a modern mathematician to delve a little deeper into what they mean by the word, there’s a decent chance they’ll try to explain it using something called “isomorphisms.”

    Coming from the ancient Greek for “equal form”, an isomorphism is, basically, just a way to get from one mathematical structure to another of the same type. There are some stipulations to it – it has to be reversible and bijective, for example – but other than that, they can be surprisingly vibes-based. Not for nothing is this the concept behind the old joke that mathematicians can’t tell the difference between a donut and a coffee cup: the two shapes are topologically isomorphic, and therefore, in a way, the same thing.

    “Isomorphism is equality,” Thorsten Altenkirch, Professor of Computer Science at the University of Nottingham, told New Scientist earlier this month. “I mean, what else? If you cannot distinguish two isomorphic objects, what else would it be? What else would you call this relationship?”

    Other uses of “equals” in math are equally fuzzy. Buzzard’s paper, based on a talk he gave at a Mathematical Logic and Philosophy conference in 2022, covers some of the most egregious offenders: for example, in “[Alexander] Grothendieck’s seminal work […] where he and Dieudonne develop the foundations of modern algebraic geometry,” he points out, “the word “canonique” appears hundreds of times […] with no definition ever supplied.”

    “Of course we certainly know what Grothendieck means,” he added. But “[interactive theorem prover] Lean would tell Grothendieck that this equality simply isn’t true and would stubbornly point out any place where it was used.”

    It’s a dichotomy that exemplifies the state of modern math. As ever purer fields are finding applications in the real world, mathematicians and computer scientists are leaning more than ever on AI and computers to inform their work. But these machines can’t rely on the appeal to intuition that human mathematicians have grown to accept: “As a mathematician, you somehow know well enough what you’re doing that you don’t worry too much about it,” Chris Birkbeck, a Lecturer in Number Theory at the University of East Anglia, told New Scientist. “Once you have a computer checking everything you say, you can’t really be vague at all, you really have to be very precise.”

    The problem of equality

    So, what are mathematicians to do? After all, it’s hard to think of a more fundamental problem than not having a definition of “=” in mathematical statements.

    Well, there are two potential options. One solution may be to overhaul math itself, perhaps by redefining equality to be the same thing – one might say “equal to” – canonical isomorphisms. But that may be just shunting the problem down the line, Buzzard cautioned: “[mathematician] Gordon James told me that he once asked John Conway what the word [canonical] meant, and Conway’s reply was that if you and the person in the office next to yours both write down a map from A to B, and it’s the same map, then this map is canonical,” he wrote. “This might be a good joke, but it is not a good definition.”

    Alternatively, a new class of mathematician may need to be brought up, Buzzard suggests – ones who can “fill in [the] holes” that currently plague the discipline. The advantages of this approach are practical, at least, he argues: “It’s very difficult to change mathematicians,” he told New Scientist. “You have to make the computer systems better.”

    Either way, it seems math is due for a rethink – and for those interested in the frontiers of computer-aided proofs, the sooner the better. Pinning down a definition of “equals” may seem like a basic problem, but it may end up having profound consequences for our future world – after all, as Russell and Whitehead pointed out after that seminal proof more than 100 years ago, the “proposition [that 1 + 1 = 2] is occasionally useful.”

    #Mathématiques #Logique #Egalité

  • Carnets de villes – #Berlin
    https://metropolitiques.eu/Carnets-de-villes-Berlin.html

    Berlin s’est affirmée comme capitale politique, artistique et culturelle. Quels sont les enjeux de ses projets architecturaux et urbains ? Quelle place faut-il accorder aux traces du passé, entre commémoration pesante et risque d’effacement ? Thibaut de Ruyter, architecte et commissaire d’expositions berlinois, analyse ces métamorphoses. Émission : Carnets de villes Berlin semble aujourd’hui bien installée dans son rôle de capitale du pays le plus industrialisé d’Europe, réputée pour ses institutions #Podcasts

    / #Allemagne, Berlin, #urbanisme, #logement, #architecture, #industrie, #histoire_urbaine, (...)

    #histoire

  • Sur des #aires_d’accueil des “#gens_du_voyage”, des femmes en lutte - Basta !

    https://basta.media/aires-accueil-gens-du-voyage-femmes-en-lutte-contre-discriminations

    Dans le #Nord, des #femmes réunies en association tentent de faire respecter les droits des #habitantes et habitants des aires d’accueil de gens du voyage. Elles bataillent pour s’imposer comme interlocutrices à part entière face aux pouvoirs publics.

    #reportages
    #droits humains
    #logement
    #luttes sociales

    Des journalistes, elles en ont vu défiler bon nombre sur leur aire d’accueil depuis que leur association a organisé, en avril, une première marche pour la dignité des Voyageurs à Lille. Depuis quelques années déjà, le combat de l’association Da So Vas contre la #pollution sur leur aire d’accueil d’Hellemmes-Ronchin, à la périphérie de la métropole du Nord, est mis en lumière dans les médias. Comme les aires d’accueil répertoriées par le juriste #William_Acker, leur terrain, situé entre une cimenterie et une concasserie, est particulièrement pollué.

  • David Layani : « Nous serons vigilants à ce que les actifs sensibles d’Atos ne soient pas bradés » | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/atos-nous-serons-vigilants-a-ce-que-les-actifs-sensibles-ne-soient-pas-brad

    Cessions, transparence financière, plan social, fusion avec Onepoint : dans un entretien aux « Echos », le vainqueur du sauvetage d’Atos face à Daniel Kretinsky répond sans tabou aux questions autour de son projet de reprise avec des créanciers du groupe informatique français.

    #lol #alstom n’est pourtant pas si vieux que ça...

  • La génération Fenwick et le monde la logistique sous l’œil des rappeurs.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/06/la-generation-fenwick-et-le-monde-la.html

    « Les grands groupes comme Amazon insistent sur la robotisation du travail et l’utilisation des nouvelles technologies dans le secteur de la logistique, laissant croire que ces innovations faciliteraient le travail ouvrier. Or, il n’en est rien. L’omniprésence de la technologie (logiciels pro de gestion, commandes vocales, écrans tactiles) confine les ouvriers dans des tâches hyper-spécialisées, proches de celles développées au temps du taylorisme triomphant. De même, le savoir-faire des salariés est rogné par le travail sous commande vocale, qui existe dans certaines plateformes logistiques. Guidés par une voix numérique, les ouvriers, équipés d’un casque sur les oreilles, manipulent les colis à traiter, puis valident l’action une fois la tâche requise effectuée, par l’intermédiaire d’une reconnaissance vocale. Un pseudo-dialogue se crée avec la machine, mais il n’y a aucune marge de manœuvre, d’autonomie ou d’initiative pour le travailleur. »

  • USB temperature data logger low temperature recorder manufacturer

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    The USB temperature data logger low temperature recorder produced by Freshliance is not only stable in performance and quality but also cheap. The equipment is used in various fields to monitor and record the temperature of sensitive items, and the user reputation is very good. We can provide users with guaranteed after-sales service, you can rest assured to buy, order, and use it!
    #USB #temperaturedatalogger #lowtemperature #coldchain

    https://www.fldatalogger.com/products/fresh-tag-1-usb-temperature-data-logger

  • USB temperature data logger low temperature recorder manufacturer

    With the increasing application of cold chain technology in various industries, the market share of USB temperature data logger used for cold chain temperature monitoring and recording is also increasing. You can use USB to connect to a computer to generate irreversible PDF/CSV/PDF&CSV temperature reports, which can be used for cold chain temperature analysis and item quality traceability.

    In a low-temperature environment, stability is very important. The low temperature recorder can work stably and persistently in a low-temperature environment, and it has high accuracy and can accurately monitor and record ambient temperature changes. Fresh tag 1 is a disposable USB temperature data logger with a temperature monitoring range of -30℃-+70℃ and an accuracy of ±0.5°C. It can be used for cold chain temperature monitoring of sensitive items in industries such as food, medicine, biological products, and chemicals. In addition, the temperature recorder occupies a small space and has a high protection level. It can be used in cold chain transportation equipment such as refrigerated trucks, containers, refrigerated cabinets, and refrigerated bags. Freshliance’s Fresh Tag 1 low temperature recorder can cover 7 days, 15 days, 30 days, 60 days, 90 days, 120 days, and even 180 days. Users can choose according to their needs!

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  • « L’antithèse du président » : Raphaël Glucksmann propose Laurent Berger à Matignon si la gauche gagne
    https://www.bfmtv.com/politique/elections/europeennes/l-antithese-du-president-raphael-glucksmann-propose-laurent-berger-a-matignon

    Pour enrayer l’extrême droite, le vainqueur de la gauche aux européennes, Raphaël Glucksmann pense qu’il faudrait qu’une personne issue de la société civile incarne l’opposition. Il a annoncé sur France 2 qu’il voyait Laurent Berger, l’artisan de la sortie de crise sur la réforme des retraites, endosser ce costume.

    Le vainqueur de la gauche te propose de te faire gouverner par celui qui t’a dit que la réforme des retraites, elle était définitive, et qu’il fallait passer à autre chose (ce qui n’est pas la moindre de ses leçons de renoncement, d’ailleurs, à ce grand monsieur de la société civile, qui n’en demandait pas tant, maintenant qu’il est au chaud avec ses pantoufles, dans le privé).

    Quand je pense que sur mes réseaux sociaux, il y a eu des gens pour t’expliquer que Glucksmann, finalement, il apportait de la nouveauté et du sérieux et que ça faisait du bien à la gauche.

    Note que le CRIF est d’accord avec le vainqueur de la gauche. Ce sera sans Mélenchon, l’unité de la gauche, et sans sectarisme aucun, c’est une histoire de valeurs.

    « Je pense que les accords d’appareil ne suffiront pas, les politiques ont largement échoué », a également estimé l’eurodéputé, ajoutant que « ça sera pas clairement Jean-Luc Mélenchon ».

    Pour l’avis du CRIF, je te donne juste l’URL d’un post mastodon :
    https://framapiaf.org/@bazouzabou@mstdn.fr/112593552195700631

    (as-tu compté le nombre de fois où la LFI a été désignée comme le vainqueur de la gauche, quand cela est arrivé ? ça doit être pas loin de 0, mais je suis sans doute de mauvaise foi)

  • Les #Voix_croisées - #Xaraasi_Xanne



    Using rare cinematic, photographic and sound archives, Xaraasi Xanne (Crossing Voices) recounts the exemplary adventure of #Somankidi_Coura, an agricultural #cooperative created in #Mali in 1977 by western African immigrant workers living in workers’ residences in France. The story of this improbable, utopic return to the Sahel region follows a winding path that travels through the ecological and decolonial challenges and conflicts of agriculture practices and sensing from the 1970s to the present day. One of the major actors of the movement, #Bouba_Touré, tells this story by plunging into the heart of his personal archives, which document the fights of farmers in France and in Mali, as well as those of immigrant workers, over a period of decades. The film is also a story about dialogues and transmission, friendships and cinematic geographies. Over the course of the film, different voices, enter the sound-scape to accompany Bouba Touré’s telling; they bring the tale of a forgotten memory toward a possible future sung by a polyphonic griot.

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/64570
    #film #documentaire #film_documentaire #travailleurs_immigrés #coopérative_agricole #Somankidi #agriculture #retour_au_pays #fleuve_Sénégal #régularisation #sans-papiers #travailleurs_sans-papiers #travail #exploitation #logement #racisme #mal-logement #foyer #marchands_de_sommeil #conditions_de_vie #taudis #tuberculeuse #Fode_Sylla #lutte #grève_des_loyers #université_libre_de_Vincennes #L'Archer #Djiali_Ben_Ali #Association_culturelle_des_travailleurs_africains_en_France (#ACTAF) #manoeuvres #main_d'oeuvre_non_qualifiée #grève #Sahel #famine #1971 #sécheresse #Haute-Volta #aide_humanitaire #exode_rural #Larzac #récupération_des_sols #charité #luttes_de_libération #termites #Samé #aide_au_retour #luttes #arachide #travail_forcé #modernisation #mécanisation #graines #semences #endettement #Kayes #autonomie #femmes #genre #irrigation #radio #radio_rurale_Kayes #radio_rurale #permaculture #intelligence_collective

    –—

    A partir de 1h07’14, où l’on explique que les lois restrictives contre les migrations fixent les gens... alors qu’avant il y avait de la #migration_circulaire : beaucoup de personnes venaient en France 1-2 ans, repartaient au pays et ne revenaient plus jamais en France...
    #fermeture_des_frontières #sédentarisation #agroécologie

  • Doctorow’s Law: Who Benefits from DRM? | Electronic Frontier Foundation
    https://www.eff.org/deeplinks/2009/04/doctorows-law

    Doctorow’s Law: Who Benefits from DRM?
    By Hugh D’Andrade
    April 20, 2009

    In a reprise of his famous argument against DRM delivered to Microsoft executives in 2004, Cory Doctorow recently appeared before book publishers at the O’Reilly Tools of Change for Publishing Conference to explain to leaders of the publishing industry why DRM on digital books is bad for customers, bad for authors, and bad for business.

    Cory reminded his audience of something they have probably already heard from their own customers: no one likes DRM.

    No one woke up this morning and thought, “gee, I wish there was a way I could do less with my music, maybe someone’s offering that product today.”

    And customers especially don’t like it when they wake up one day and find that their legally purchased products will no longer read — as Fictionwise customers discovered when DRM provider Overdrive ended its licensing deal with Fictionwise:

    The lesson was pretty clear to people who went out and bought books: if you buy books, prepare to have them taken from you without compensation... But if you steal your eBooks you can keep them forever! This is not a message you want to be sending to your customers.

    But the message the publishers really needed to hear was one Cory delivered loud and clear: DRM is not about stopping piracy, it’s about locking customers and businesses into a proprietary platform.

    Imagine if, in addition to having control over what inventory they carry, [the big box stores] also carried your books in such a way that they could only be shelved on WalMart shelves, they could only be read in WalMart lamps, running WalMart light bulbs. Imagine the lock-in to your customers and the lack of control over your destiny that you have signed up with if this is the path you pursue. Well this is in fact what you get when you sell DRM’d eBooks or DRM’d music — in order to play back that DRM format, in order carry, manipulate or convert that DRM format, you have to license the DRM. The company that controls licensing for the DRM controls your business to the extent that your business is reliant on this.

    The music industry has already gone down this (walled) garden path, and discovered too late that DRM did nothing to stop or even slow piracy — but it did manage to alienate customers and give Apple an enormous amount of leverage over their businesses. It’s not too late for the publishing industry to avoid this deadly mistake, so long as they remember what has been dubbed Doctorow’s Law:

    Anytime someone puts a lock on something you own, against your wishes, and doesn’t give you the key, they’re not doing it for your benefit.

    `#Cory_Doctorow #DRM #Loi_de_Doctorow

  • Au Portugal, l’amertume des jeunes diplômés face au dilemme de l’émigration
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2024/06/06/au-portugal-l-amertume-des-jeunes-diplomes-face-au-dilemme-de-l-emigration_6

    Au Portugal, l’amertume des jeunes diplômés face au dilemme de l’émigration
    Par Sandrine Morel (Lisbonne, envoyée spéciale)
    « Rester à Lisbonne, c’est faire passer l’amour pour sa ville, son pays et sa famille avant sa carrière. C’est savoir que l’on aura sans doute un emploi qui ne sera ni stable ni bien rémunéré, et qui nous permettra plus de survivre que de vivre. » Devant les portes de l’université IADE, au bord du Tage, à Lisbonne, Aurelio Antonosciuc expose froidement et dans un anglais parfait ce qui est pour lui un simple constat. Autour de cet étudiant de 21 ans, en dernière année de bachelor en design, quatre amies opinent du chef. « C’est facile de trouver un job à Lisbonne, mais pas facile de trouver un bon job », complète Carolina Queiros, 18 ans, à la fois étudiante en communication et photographe. « La question, pour nous tous, c’est de savoir ce qu’on est prêt à sacrifier », poursuit-elle.
    Cette conversation sur leur avenir au Portugal, ces jeunes l’ont déjà eue des dizaines de fois. Entre amis ou avec leur famille. Pour eux, la nécessité d’émigrer n’a rien d’une hypothèse improbable : c’est une évidence. Non seulement ils ne perçoivent pas assez d’occasions professionnelles pour les jeunes formés à l’université, dans un pays qui reste très dépendant du tourisme et de ses emplois précaires, mais ils ont tous des proches qui ont déjà fait leur valise et leur montrent le chemin.
    Près de 2,1 millions de personnes nées au Portugal vivent en dehors du pays, dont 1,5 million l’ont quitté ces vingt dernières années, soit 15 % de la population, selon les estimations de l’Observatoire de l’émigration, qui dépend du Centre de recherche et d’études de sociologie de l’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE). Près d’un quart des Portugais de 15 à 39 ans résident ainsi à l’étranger. Des chiffres qui font de la petite république ibérique le pays au plus fort taux d’émigration en Europe, et le huitième au monde. Entre 2012 et 2016, en pleine crise économique, ils étaient plus de 100 000 par an à émigrer, avec un pic à plus de 120 000 en 2013. Et près de 65 000 personnes plient encore bagage chaque année pour chercher un avenir meilleur ou tenter l’aventure de l’expatriation.
    « Le Portugal a toujours été un pays d’émigration. Ce qui choque, c’est que ce soit encore le cas au XXIe siècle, souligne Liliana Azevedo, chercheuse associée à l’Observatoire de l’émigration de l’ISCTE. Cela alimente l’idée que le pays reste en retard par rapport à ses voisins. Et, même si la plupart de ceux qui partent n’ont pas fait d’études supérieures, le fait qu’un nombre important de jeunes diplômés figurent dans le contingent des émigrés est vécu comme un échec, une incapacité à retenir dans le pays ses principaux talents. »Afin de freiner cet exode, l’ancien gouvernement socialiste mené par Antonio Costa a approuvé en 2023 le remboursement intégral des frais universitaires pour les étudiants de moins de 35 ans qui restent travailler au Portugal un nombre d’années équivalent à la durée de leurs études. Dans le budget 2024, près de 215 millions d’euros ont été alloués à ces aides, qui représentent entre 700 et 1 500 euros annuels pour un étudiant. S’il est encore trop tôt pour évaluer les effets de cette mesure sur les départs, les retours au pays, eux, sont en nette hausse. Alors qu’auparavant, environ 15 000 Portugais revenaient chaque année, en 2021, ils étaient plus de 30 000, tout comme en 2022. Mais la moitié d’entre eux étaient âgés de 40 à 65 ans, et un tiers avaient plus de 65 ans.
    Le programme Regressar (« revenir »), qui offre notamment une réduction d’impôt sur le revenu de 50 % durant cinq ans, lui, séduit davantage les jeunes – 75 % des bénéficiaires ont entre 25 et 44 ans. « Il est difficile de savoir quelle part correspond à des personnes qui avaient déjà décidé de rentrer ou à de nouveaux retraités, souligne Mme Azevedo. Mais, au-delà de la question de l’efficacité de ce programme, le gouvernement portugais a voulu faire passer un message positif sur le pays, dire qu’il va bien et qu’il a besoin de ses talents. Cependant, dans les faits, le Portugal a du mal à absorber la main-d’œuvre qualifiée, et, pour beaucoup de jeunes qui souhaitent développer leur carrière, l’émigration s’impose.
    (...) « Les jeunes partent souvent pour l’étranger en quête de meilleurs salaires, mais beaucoup reviennent lorsqu’ils songent à former une famille, après cinq ou dix ans hors du Portugal », explique-t-elle. « Les salaires au Royaume-Uni restent le triple de ceux qu’on propose ici dans le secteur de la tech, mais ceux qui décident de rentrer privilégient d’autres paramètres, comme la sécurité, la famille ou le soleil », ajoute-t-elle. Sur le papier, le Portugal va bien : un taux de croissance de 2,3 % en 2023, une dette ramenée sous la barre des 100 % du produit intérieur brut et un taux de chômage limité à 6,5 % des actifs. Dans les faits, malaise et mécontentement global dominent les discussions. L’inflation sévit, et la hausse du salaire minimum (passé de 590 euros en 2015 à 950 euros en 2024) ne s’est pas accompagnée d’une revalorisation aussi nette de la rémunération des classes moyennes, le salaire moyen dépassant à peine les 1 500 euros brut en 2023, soit 1 050 euros net, selon l’Institut national des statistiques.
    « Le problème, ce ne sont plus seulement les salaires, c’est le logement, regrette Magdalena Santos, 22 ans, en troisième année de Bachelor en économie à l’ISEG, qui aimerait bien rester dans sa ville, elle aussi. Il est très difficile de devenir indépendant, étant donné le montant des loyers. » A Lisbonne, expatriés, nomades numériques et retraités européens se disputent les plus beaux quartiers, rénovés pour accueillir de plus en plus de logements touristiques. Les loyers, eux, ont encore flambé de plus de 20 % en 2023, selon les statistiques du portail immobilier Idealista.
    En trois ans, les prix à la location ont ainsi fait un bond de 50 %, et ils ont doublé en sept ans. (...)

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#emigration#jeunesse#logement#salaire#sante#economie

  • ¿Educación y ecología social?
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/06/06/educacion-y-ecologia-social

    Vincular educación, ecología y cuestiones sociales. «El hombre y su entorno se influyen mutuamente y no pueden estudiarse el uno sin el otro». – E. Reclus, geógrafo, anarquista “Tous les Maquis” es una asociación de educación popular política y de pedagogía social que opera en el Valle del Marne, cerca de Paris. Organizamos talleres educativos […]

    #Los_inicios_de_la_autonomía_y_el_comunalismo #[VC]


    https://1.gravatar.com/avatar/46a8338aaea3e8c2f0b55823f63e5830dbaf48b194f5c58c33332e1e74e5d5dd?s=96&d=

  • Do grant proposal texts matter for funding decisions? A field experiment

    Scientists and funding agencies invest considerable resources in writing and evaluating grant proposals. But do grant proposal texts noticeably change panel decisions in single blind review? We report on a field experiment conducted by The Dutch Research Council (NWO) in collaboration with the authors in an early-career competition for awards of 800,000 euros of research funding. A random half of panelists were shown a CV and only a one-paragraph summary of the proposed research, while the other half were shown a CV and a full proposal. We find that withholding proposal texts from panelists did not detectibly impact their proposal rankings. This result suggests that the resources devoted to writing and evaluating grant proposals may not have their intended effect of facilitating the selection of the most promising science.

    https://link.springer.com/article/10.1007/s11192-024-04968-7

    #recherche #appels_à_projet #projets_de_recherche #processus_de_sélection #sélection #recherche #résumé #CV #long_projet #AAP

    via @freakonometrics

  • The Great Abandonment: the extraordinary exodus of India’s migrant labourers | India | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2022/nov/23/the-great-abandonment-the-extraordinary-exodus-of-indias-migrant-labour

    In 2020, the Indian prime minister, Narendra Modi, announced one of the harshest Covid lockdowns in the world, causing nearly 200 million migrant labourers to be stranded without wages, food and housing. Many undertook long journeys to return to their home villages, while others, caught in limbo with their families, were forced to wait, living on the street or under flyovers they had once laboured to build. And as workers’ rights eroded, the push for unionisation gathered momentum in the country. Filmed in Mumbai, this documentary reveals the deep divide between those who have and those who do not, while questioning the actions of India’s leader

    ...

    2020 में भारतीय प्रधान मंत्री नरेंद्र मोदी ने दुनिया के सबसे कठोर कोविड लॉकडाउन में से एक की घोषणा की, जिससे लगभग 20 करोड़ प्रवासी मज़दूर, मज़दूरी, भोजन और आवास के बिना फंसे रह गए। कई लोगों ने अपने घर गाँव लौटने के लिए लंबी यात्राएँ कीं, जबकि अन्य, अपने परिवारों के साथ अधर में लटके हुए, सड़क पर या उन फ्लाईओवरों के नीचे रहने के लिए मजबूर हुए, जिन्हें उन्होंने कभी बनाया था। और जैसे-जैसे श्रमिकों के अधिकारों का ह्रास हुआ, देश में मजदूर संघीकरण ज़ोर पकड़ने लगा। मुंबई में फिल्माया गया यह वृत्तचित्र भारत के नेता के कार्यों पर सवाल उठाते हुए, अमीर-गरीब के बीच की खाई को दर्शाता है।

    #Inde #covid #lockdown #film_documentaire

  • Loi « immigration » : la laborieuse mise en place des régularisations « métiers en tension »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/06/03/loi-immigration-la-laborieuse-mise-en-place-des-regularisations-metiers-en-t

    Loi « immigration » : la laborieuse mise en place des régularisations « métiers en tension »
    Par Anjara Andriambelo et Julia Pascual
    « Régularisons ceux qui travaillent, ce sera dix mille régularisations en plus dès l’année prochaine. » Le 19 décembre 2023, devant l’Assemblée nationale, Gérald Darmanin s’emballe. Alors que sa loi « immigration » va être adoptée par les députés dans quelques instants, avec les voix du Rassemblement national, le ministre de l’intérieur défend la « jambe gauche » de son texte. Bien que sa portée ait été amoindrie par les amendements de la droite sénatoriale, un article du texte doit faciliter la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension.
    Pour montrer son volontarisme, M. Darmanin publie quatre instructions d’application immédiate dès le 5 février, dont l’une porte sur ces métiers en tension. Il y précise les conditions requises pour qu’un travailleur sans papiers obtienne un titre de séjour : trois ans d’ancienneté sur le territoire, douze fiches de paye à mi-temps au moins dans un métier en tension et l’occupation actuelle d’un de ces métiers, listés par arrêté ministériel. « Vous veillerez particulièrement à ce que les dossiers soient instruits dans un délai de quatre-vingt-dix jours », précise le ministre aux préfets, alors que, sur certains territoires, les temps d’instruction des demandes de titre de séjour se comptent en années.
    Près de quatre mois plus tard, sur le terrain, les passages à l’acte sont encore balbutiants. « C’est assez mou, convient un préfet, sous le couvert de l’anonymat. Autant sur le volet répressif de la loi et notamment les expulsions, on nous demande de faire remonter un tableau mensuel avec les mesures prises, autant sur le reste, il n’y a pas de demande spécifique. » « Les préfets appliquent avec zèle les motifs d’édiction d’OQTF [obligation de quitter le territoire français], mais c’est zéro sur les régularisations métiers en tension », corrobore Lydie Nicol, secrétaire nationale confédérale de la CFDT chargée de l’immigration.
    Sollicité sur le nombre de régularisations qui ont été opérées depuis février sur la base du nouveau dispositif, le ministère de l’intérieur ne nous a transmis aucun chiffre, au motif que « la méthodologie des retombées statistiques sur les titres de séjour est malheureusement tributaire des publications annuelles ».
    Certaines préfectures ne font, en tout cas, même pas apparaître la possibilité de demander un titre de séjour « métiers en tension » sur leur site Internet. C’est le cas, par exemple, de celles de Seine-Saint-Denis, de Haute-Garonne ou encore de Savoie, où réside Léonard (le prénom a été modifié). Cet Albanais de 60 ans remplit pourtant en théorie tous les critères. Il vit en France depuis huit ans, travaille comme agent d’entretien – un métier qui figure dans la liste des métiers en tension fixée pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, où il vit – et possède trente-six fiches de paie. Sa femme, agente de nettoyage comme lui, remplit tous les critères également. Mais, faute de procédure d’accès mise en place par la préfecture du département, ils sont tous deux dans l’impasse.
    En Seine-Saint-Denis, le constat est identique. « La fameuse carte “métiers en tension” n’existe pas », explique Jean-Albert Guidou, membre du pôle « travailleurs migrants » de la CGT, alors qu’il se tient, en cette fin du mois de mai, devant une salle de la bourse du travail de Bobigny, où l’écoute, fébrile, une assemblée de quelque soixante-dix travailleurs sans papiers. Tandis que les étrangers font face à la difficulté d’accès aux rendez-vous en préfecture, certains d’entre eux ont nourri l’espoir que le nouveau titre « métiers en tension » facilite leurs démarches.C’est le cas de Daouda (le prénom a été modifié), un plongeur intérimaire sénégalais, arrivé en France en 2019. Il aimerait déposer une demande de régularisation, mais la préfecture de Bobigny – dans la cantine de laquelle il a d’ailleurs travaillé pendant plusieurs mois – est « bloquée », dit-il. « En attendant, les patrons en profitent et, comme sans-papiers, on ne peut pas revendiquer », lâche Mamadou Diallo, un Guinéen de 28 ans qui travaille comme installateur de portes et de fenêtres en région parisienne. Ce jeune diplômé en sociologie est payé 1 400 euros par mois pour trente-neuf heures hebdomadaires. Il a « tout suivi de la loi “immigration” ». Et il est persuadé que « le volet humanitaire du texte a été abandonné. C’était juste un moyen de maquiller le caractère répressif de la loi ».
    Aux côtés de Mamadou Diallo, un Marocain de 39 ans est venu se renseigner sur ses droits. S’il obtenait un titre de séjour, cet ouvrier marbrier pour une entreprise de pompes funèbres pourrait chercher de meilleures conditions de travail et quitter le taudis que lui loue à prix d’or un marchand de sommeil. Dans le contexte actuel, il l’avoue, « les gens ont peur de demander de régulariser leur situation, car ils redoutent une OQTF ».
    A contrario, dans d’autres départements, des dossiers ont déjà pu être pris en compte. Ainsi, en Bretagne, l’avocate Dorothée Calonne – qui préfère taire le nom du département de peur que la préfecture ne soit considérée comme trop bienveillante – a déposé une demande de régularisation pour un ouvrier d’élevage présent en France depuis 2016 et employé depuis près de deux ans. « Il a très rapidement obtenu un récépissé de sa demande avec une autorisation de travail, se réjouit-elle, alors que dans un dossier classique de régularisation par le travail, il y a au minimum un an d’attente. » Dans les Hautes-Pyrénées, Mathieu Oudin a lui aussi obtenu une autorisation de travail pour un électricien marocain. « Ça n’a pris qu’un mois, c’est un miracle », souligne l’avocat.
    En revanche, Laurie Quinson, dans les Bouches-du-Rhône, n’a toujours pas reçu d’accusé de réception d’une demande de régularisation d’un électricien pakistanais, pourtant déposée dès le 12 février. « Actuellement, la préfecture traite des dossiers déposés en décembre… », explique-t-elle. En Gironde, l’avocat Pierre Lanne, lui non plus, n’a pas reçu d’accusé de réception d’une demande de régularisation faite en mars pour un client de nationalité algérienne et responsable de l’atelier de réparation d’un concessionnaire automobile.
    « On va se retrouver face à des situations disparates sur le territoire, ce qu’on dénonce depuis des années avec la circulaire Valls », regrette Flor Tercero, présidente de l’association Avocats pour la défense des droits des étrangers. La circulaire ministérielle dite « Valls » est le texte qui régit depuis 2012 les régularisations par le travail, en précisant aux préfectures les conditions sous lesquelles évaluer les demandes. La loi Darmanin crée un moyen supplémentaire de régularisation qui a notamment l’avantage, contrairement à la circulaire Valls, de ne pas solliciter de l’employeur qu’il effectue des démarches en faveur de son salarié – une façon de lui retirer son pouvoir de blocage. Mais, comme avec la circulaire Valls, les préfectures conservent leur entier pouvoir d’appréciation.
    Un haut fonctionnaire au sein du gouvernement assure toutefois qu’il n’y a « aucune volonté d’entrave » à la loi et que sa mise en œuvre suit « un cycle normal ». Une instruction de la ministre du travail, Catherine Vautrin, a d’ailleurs été envoyée aux préfets le 24 mai, leur demandant de se concerter avec les acteurs économiques locaux pour modifier la liste des métiers en tension. Celle en vigueur date de 2021. Déclinée par région, elle est, de l’aveu de tous, décorrélée des réalités de terrain. « En Auvergne-Rhône-Alpes, il n’y a dans la liste aucun métier du bâtiment, de l’aide à la personne, et pour la restauration, il n’y a que maître d’hôtel », illustre Gérard Gomès-Léal, un bénévole de l’association d’aide aux migrants La Cimade, en Savoie.
    Dans le contexte de la crise des agriculteurs, le gouvernement a modifié une première fois la liste en mars pour y inclure en catastrophe certains métiers agricoles. Pour mieux correspondre aux « réalités locales du marché du travail », la ministre du travail a demandé aux préfets d’appliquer une « nouvelle méthodologie » et de tenir compte non seulement des métiers qui ont des difficultés de recrutement, mais aussi de ceux « ayant déjà largement recours à la main-d’œuvre étrangère », mais qui, parce que leurs emplois sont déjà pourvus partiellement par des travailleurs sans papiers, ne ressortent pas de la statistique officielle.
    Les préfectures doivent envoyer des propositions d’ajout de nouveaux métiers en tension avant le 21 juin. « Le temps que tout se mette en place, on aura perdu un an », regrette Gérard Gomès-Léal, qui rappelle que la disposition sur les métiers en tension n’est prévue pour s’appliquer que jusqu’à la fin de l’année 2026.

    #Covid-19#migrant#migration#france#loiimmigration#regularisation#metierentension#prefeture#sante#economie#integration

  • Macron, en marche vers l’#extrême_droite ?
    https://www.youtube.com/watch?v=G43ZVd7wN60

    En 2017, puis en 2022, Emmanuel Macron a remporté l’élection présidentielle face à Marine Le Pen. Mais sa fascination pour l’extrême-droite et sa complaisance vis-à-vis d’empires médiatiques qui propagent la xénophobie contribuent à « booster » le Rassemblement national. Au second tour de la présidentielle de 2022, Marine Le Pen recueillait 41,8% des voix. Un record. Et le résultat d’une politique. Depuis 2017, interdictions de manifestations, arrestations arbitraires et surveillance généralisée sont utilisés par l’exécutif pour mater des révoltes populaires contre des politiques libérales imposées sans concertation, et considérées comme « anti pauvres ».
    Demain, l’Etat de droit et la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » ne seront ils plus qu’un lointain souvenir ? Durant quatre mois, Thierry Vincent et Daphné Deschamps ont interviewé d’anciens macronistes déçus par la dérive autoritaire du président et des figures conservatrices et d’extrême-droite qui se réjouissent qu’Emmanuel Macron leur prépare un « boulevard » pour 2027.
    À quelques semaines des élections européennes, enquête au coeur d’une France en marche vers l’extrême droite.

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  • Andrej Holm: »Das Wohnen muss demokratisiert werden«
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1182597.mietenwahnsinn-andrej-holm-das-wohnen-muss-demokratisiert-werden.

    31.5.2024 Interview: Raul Zelik - Mieten und Immobilienpreise steigen global. Eigentlich sollte der Zuzug in bestimmte Städte die Preise an weniger beliebten Orten fallen lassen. Aber das geschieht kaum. Wohnen wird überall teurer. Warum?

    Das hat vor allem zwei Gründe. Einerseits sind die Mietsteigerungen Ausdruck einer veränderten ökonomischen Logik. Im Rahmen der sogenannten Finanzialisierung sind Wohnanlagen und Grundstücke verstärkt in international gehandelte Anlageobjekte verwandelt worden. Dadurch sind die Ertragserwartungen stark gestiegen. Miet- und Kaufpreise orientieren sich also nicht mehr an der Substanz einer Wohnung oder eines Gebäudes, sondern an finanzwirtschaftlichen Strategien. Allgemein kann man wohl sagen, dass extrem viel Geld unterwegs ist, das die Immobilienmärkte flutet und einen Rückfluss erwartet.

    Andererseits gehen die steigenden Mieten auf die Privatisierungs- und Deregulierungspolitik der vergangenen Jahrzehnte zurück. Vor allem in den europäischen Ländern wurden Millionen von vormals öffentlichen Wohnungen privatisiert. Das betrifft das council housing in England, große öffentliche Wohnungsbestände in den skandinavischen Ländern und Frankreich sowie viele öffentliche Wohnungsunternehmen in der Bundesrepublik. In vielen Ländern wurde zudem das Mietrecht liberalisiert, so dass Mietsteigerungen einfacher durchzusetzen sind. Private Vermieter und kommerzielle Wohnungsunternehmen haben heute fast überall ein Quasimonopol und können die Mietpreise nach ihren Interessen gestalten.

    Kann man sagen, dass die Entwicklung auf den Wohnungsmärkten derselben Logik folgt wie die Spekulation mit Papieren und Rohstoffen auf den Börsen?

    Ja, sie ist Ausdruck eines globalen Trends: Die Gewinnstrategien koppeln sich immer stärker von tatsächlichen Produktionsbedingungen ab und werden fiktiv. An den Börsen werden heute Ableitungen von Ableitungen gehandelt. Die Derivate auf Immobilienpapiere haben mit der realen Substanz von Gebäuden kaum noch etwas zu tun.

    Sie schreiben in einer aktuellen Studie, Berlin sei die europäische Stadt mit den höchsten Umsätzen bei Mietimmobilien: 42 Milliarden Euro wurden 2021 dort umgesetzt – in London waren es 27,7 Milliarden. Danach folgten Amsterdam, Paris und Wien. Warum ist Berlin so lukrativ?

    Die Statistik bezieht sich auf Paketverkäufe, also auf den Handel mit einer bestimmten Menge von Immobilien. Wenn man den Verkauf von einzelnen Häusern und Wohnungen mit einbeziehen würde, wäre der Markt in London sicherlich größer. Doch Berlin war in den letzten Jahren Spitzenreiter, wenn es darum ging, größere Wohnungsbestände als Anlageprodukt zu handeln. Das hat mit der Privatisierungsgeschichte in Berlin, aber auch mit der Struktur als Mieterstadt zu tun. Seit der Privatisierung öffentlicher Wohnungen werden einfach immer wieder große Bestände verkauft. Für eine finanzialisierte Anlagestrategie ist es natürlich attraktiv, wenn man nicht Dutzende Einzelhäuser kaufen muss, sondern gleich ein Paket mit Tausenden von Wohnungen erwerben kann.

    Das andere europäische Land, in dem diese Entwicklung gerade stattfindet, ist Schweden. Welche Parallelen gibt es da?

    Eine hohe Mieterquote und eine ausgeprägte Wohlfahrtspolitik in der Vergangenheit. In Schweden entstand unter den sozialdemokratischen Regierungen ein großer kommunaler und genossenschaftlicher Sektor. Der Kern der neoliberalen Wohnungspolitik war auch in Schweden der Verkauf großer Bestände. Heimstaden und Vonovia sind in Schweden deshalb genauso aktiv, wie wir das aus einigen deutschen Städten kennen.

    Im Prinzip ist das eine Form von »Landnahme«, wie es Klaus Dörre genannt hat: eine Privatisierung des Öffentlichen?

    Ja, es ist eine Enteignung des Öffentlichen. Eine neue Welle ursprünglicher Akkumulation, wenn man so will. Und dieser Prozess ist in solchen Wohnungsmärkten besonders ausgeprägt, die zuvor stark von öffentlicher Regulation und staatlichem Handeln geprägt waren. Deshalb kann man die Finanzialisierung auch nicht ohne den Rückzug der Wohlfahrtspolitik verstehen. Der neoliberale Politikwechsel schafft die Voraussetzungen der Finanzialisierung.

    Der größte Player in Deutschland ist Vonovia, wenn ich das richtig verstanden habe. Was ist das für ein Unternehmen und warum spielt es eine so zentrale Rolle?

    Vonovia hat europaweit etwa 550 000 Wohnungen und ist der mit Abstand größte finanzialisierte Akteur auf dem Bereich der Wohnimmobilien. Seinen Ursprung hat das börsennotierte Unternehmen in der Deutschen Annington, die in Westdeutschland vor allem Eisenbahnerwohnungen aufgekauft hatte. Vonovia hat früher als andere institutionelle Investoren von einer Strategie der schellen Weiterverkäufe auf eine langfristige Bewirtschaftung der Immobilien umgestellt. In der Forschung wird dieser Wechsel als Finanzialisierung 2.0 bezeichnet. Basis des Geschäftsmodells war in den vergangenen Jahren eine Expansionsstrategie, die darauf setzte, den Unternehmenswert kontinuierlich zu steigern. Die größte Übernahme war die der Deutsche Wohnen 2021.

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    Trotzdem machen diese Großinvestoren gegenüber den Privatvermietern in Deutschland nur einen kleinen Teil aus.

    Bundesweit liegen nur etwas mehr als 2 Prozent des Mietwohnungsbestands bei finanzialisierten Vermietern, aber in Berlin sind es fast 20 Prozent. Großbestände zu kaufen und zu bewirtschaften ist aus Sicht dieser Unternehmen natürlich viel effizienter. Deswegen konzentrieren sich Firmen wie Vonovia auf große Städte, in denen es zuvor einen großen öffentlichen oder gemeinnützigen Wohnungsbestand gab. Auch in Schweden ist das in Städten wie Malmö eher der Fall als auf dem platten Land.

    In Berlin werden 1,1 Millionen Mietwohnungen, also 70 Prozent des Gesamtbestands, von Privatvermietern gehalten. 340 000 Wohnungen gehören städtischen Anbietern, 190 000 sind genossenschaftlich. Und 85 Prozent sind Mietwohnungen. Wie sieht das eigentlich in den ehemals sozialistischen Ländern Osteuropas aus? Wie hoch ist da die Eigentums- bzw. Mietquote?

    In ehemals sozialistischen Ländern sind die Mietquoten im Allgemeinen sehr gering, weil sich die Privatisierung in fast allen Ländern – Polen, Ungarn, Bulgarien, Rumänien … – am britischen Modell orientierte. Dort gab es das »right to buy«, also das Recht, die eigene Mietwohnung als Eigentümer zu erwerben. Ich würde das als flächendeckende Mikroprivatisierung bezeichnen. Aus diesem Grund ist die Eigentümerquote in den ehemals sozialistischen Ländern im europäischen Vergleich viel höher als im Rest Europas. Die höchste Quote hat meines Wissens Rumänien mit einer offiziellen Eigentumsquote von fast 95 Prozent. Dort wurde die Privatisierung ehemals staatlicher Wohnungen besonders entschlossen vorangetrieben.

    Und inwiefern wird man durch fehlendes Immobilieneigentum heute zum Angehörigen der »unteren Klasse«? Man hat ja den Eindruck, dass viele Leute trotz hohen Einkommens ökonomisch unter Druck geraten, während Immobilieneigentümer trotz prekärer Jobs ganz gut über die Runden kommen. Müsste der Immobilienbesitz nicht eine zentralere Stellung bei der Analyse von Klassen und Ungleichheit einnehmen?

    Es gibt in den letzten Jahren unter dem Stichwort »Rentenkapitalismus« (rentier capitalism) einige Forschungsbeiträge, die versuchen, die Verfügungsgewalt über Immobilien und die daraus erzielten Erträge systematischer in eine Klassenanalyse einzubeziehen. Die Stellung in der Gesellschaft wird demnach nicht nur durch die Position im Arbeitsprozess und das Einkommen bestimmt, sondern auch durch den Besitz oder Nicht-Besitz von Immobilien. So richtig durchsetzen konnte sich dieser Ansatz bisher nicht, weil die meisten Wissenschaftler*innen, die sich mit dem Klassenbegriff beschäftigen, eine marxistische Grundbildung haben und sich nur schwer von der Idee einer arbeitszentrierten Klassenzugehörigkeit trennen können. Dabei können wir klar sehen, dass die soziale Stellung zunehmend von Wohnsituationen und Eigentumsfragen überformt ist. Zudem ist Immobilienbesitz ja auch eine Einkommensstrategie. Wer nicht nur die eigene Wohnung, sondern noch eine zweite oder dritte besitzt, profitiert von einem beständigen Einkommenstransfer. Die Einkommen der einen fließen als Mietzahlungen auf die Konten der anderen. Das läuft natürlich auf eine stete Umverteilung innerhalb der Gesellschaft hinaus. In Deutschland wohnt fast die Hälfte der Haushalte zur Miete, und die Summe aller Mietzahlungen beträgt etwa 140 Milliarden Euro. Ein Großteil davon geht an andere private Haushalte und Unternehmen. Je höher die Mietpreise, desto größer der Ungleichheitseffekt.

    Was für eine Strategie halten Sie im Kampf gegen die Mietenexplosion eigentlich für erfolgversprechend? Brauchen wir eine politische Einhegung des Marktes? Mehr öffentlichen Wohnungsbau? Eine Stärkung selbstverwalteter Genossenschaften?

    Für eine gute Wohnungspolitik gibt es keinen Königsweg. Was jedoch nicht fehlen darf, ist eine klare Orientierung auf die Transformation des Wohnungswesens. In der kritischen Wohnforschung wird die Strategie für eine solche Veränderung mit den Begriffen »De-Kommodifizierung und Demokratisierung« beschrieben. De-Kommodifizierung bedeutet, dass das Wohnen vom Markt genommen, die Verwertungsmechanismen außer Kraft gesetzt werden müssen. Demokratisierung meint in erster Linie, dass wir die Mitsprache der Bewohner*innen stärken müssen. Im wohnungspolitischen Getümmel, wo immer neue Einzelinstrumente ins Gespräch gebracht werden, kann man anhand dieser beiden Kriterien beurteilen, wie transformativ sich ein bestimmtes Instrument am Ende auswirkt. In den letzten vier Jahrzehnten haben wir gesehen, dass die Regulierung über Gesetze, Verbote und Verordnungen nicht gut funktioniert, weil es nicht genug Personal gibt, um die Umsetzung zu kontrollieren. Die strengste Zweckentfremdungsverordnung ist wirkungslos, wenn das Bezirksamt zu klein ist, um für die Einhaltung zu sorgen. Bei der Mietpreisbremse haben wir etwas Ähnliches erlebt: Die Sozialdemokratie hat sie bejubelt, aber in der Praxis läuft die Bremse ins Leere, weil sich viele Vermieter*innen einfach nicht daran halten. Auch die staatliche Mittelvergabe scheint mir als Mittel nicht besonders effizient. Die Förderprogramme sind in Deutschland ja immer zeitlich begrenzt. Dadurch bleibt auch der soziale Wohnungsbau befristet. Greifen könnte eine andere Politik nur, wenn sie dauerhaft etabliert würde – was aber nicht geschieht, weil immer wieder neue Prioritäten gesetzt werden, also jetzt beispielsweise Waffen wichtiger sind als Wohnungen.

    Was als Instrument hingegen auch langfristig wirken würde, wäre die Stärkung von öffentlichem und Gemeineigentum. Das wäre – neben der Regulation und der Vergabe von Finanzmitteln – der dritte Modus staatlichen Handelns. So wie die Kommunen Schulen und Bibliotheken unterhalten, müssten sie auch Wohnraum zur Verfügung stellen. Das wäre der entscheidende Ansatz. Und was Ihre Frage nach den selbstverwaltete Genossenschaften angeht: Das sind interessante Experimente, aber viel zu voraussetzungsreich für das Gros der Bevölkerung.

    Sie betonen auf Veranstaltungen gern, dass sich »kämpfen lohnt«. Wie könnte die Mieterbewegung wieder in die Vorderhand kommen?

    In Berlin gab es im letzten Jahrzehnte ausgeprägte Mieterkämpfe. Viele kleine Gruppen haben praktische Forderungen gestellt. Vorkaufsrecht, Milieuschutz, Umwandlungsverordnung – fast alles, was unter Rot-rot-grün an progressiver Wohnungspolitik gemacht wurde, kam als Forderung ursprünglich aus der Mieterbewegung. Aber offensichtlich hat dieser Ansatz nicht zum gewünschten Erfolg geführt. Die Mieten steigen weiter, die Zahl der Wohnungslosen wächst. Deshalb ist ein Strategiewechsel nötig. Die Kampagne »Deutsche Wohnen Enteignen & Co« hat das versucht. Sie will den öffentlichen Wohnungsbestand über Enteignungen erweitern. Die Kampagne hat das Volksbegehren klar gewonnen, die Umsetzung wird aber vom Senat verweigert. Nun versuchen Initiativen über Organizing-Ansätze eine klassisch-gewerkschaftliche Perspektive stark zu machen. Ob dieser Ansatz helfen kann, die Durchsetzbarkeit eines radikalen Reformprogramms, wie es die Vergesellschaftung wäre, zu stärken, wird sich erst in den nächsten Jahren zeigen.

    Andrej Holm, 1970 in Leipzig geboren, ist Sozialwissenschaftler. Er forscht an der HU Berlin zu den Themen Mieten, Stadtentwicklung und Gentrifizierung. 2023 gab Holm gemeinsam mit Georgia Alexandri und Mathias Bernt die englischsprachige Studie »Wohnungspolitik unter Bedingungen der Finanzialisierung« heraus, in der die Lage in mehreren europäischen Großstädten verglichen wird.

    #Euripe #Allemagne #immobilier #logement #spéculation #capitalisme

  • L’UE interdit désormais la #destruction des #vêtements #invendus

    En 2020, la France a fait les gros titres en annonçant l’interdiction de destruction des invendus, un geste significatif dans la lutte contre le #gaspillage. L’#Union_européenne vient de lui emboîter le pas : un règlement sur l’#écoconception vient d’être adopté. Il prévoit d’instaurer un cadre réglementaire général afin d’éviter la destruction de certains produits de consommation invendus sur le territoire européen.

    Cette initiative, issue du #Pacte_vert pour l’Europe, prévoit des règles spécifiques à destination des entreprises quant à la gestion de leurs invendus. Ces nouvelles mesures marquent une étape importante dans les efforts de l’Union européenne pour promouvoir une approche plus responsable et contribuer à la construction d’une économie plus durable et respectueuse de l’environnement.

    Elle vise également à harmoniser les règles concernant la gestion des invendus afin d’éviter toute distorsion du marché. Les producteurs, distributeurs, détaillants et autres opérateurs économiques seront alors soumis à un même texte et pourront bénéficier d’incitations semblables dans tous les États membres.

    Lors de la dernière plénière avant les élections européennes, le Parlement européen a adopté en première lecture la proposition de #règlement sur l’écoconception initiée par la Commission européenne en mars 2022. Ce texte vient d’être approuvé le 27 mai dernier par le Conseil de l’Union européenne, organe réunissant les gouvernements des 27 États membres.

    La mode et la #fast_fashion dans le viseur

    La rédaction actuelle du texte ne prévoit d’interdire que les vêtements et #chaussures, les invendus textiles représentant en effet un problème environnemental particulièrement préoccupant dans toute l’Union européenne pour les fabricants, importateurs, distributeurs et revendeurs qui y sont confrontés.

    La montée en puissance du commerce en ligne aggrave la situation, du fait d’une augmentation des produits retournés par le consommateur dans le cadre de sa garantie légale ou commerciale. En Europe, le taux moyen de retour des vêtements achetés en ligne est estimé à 20 %, un vêtement vendu en ligne sur cinq est retourné et en moyenne un tiers de tous les vêtements retournés achetés en ligne finissent par être détruits.

    En comparaison avec la législation française, qui interdit la destruction de tous les produits invendus, sans distinction, cette réglementation européenne a un champ d’application plus restreint.

    La Commission européenne se réserve cependant la possibilité d’élargir ultérieurement la liste des biens concernés et pourra par la suite inclure d’autres catégories de produits, telles que les équipements électroniques ou les jouets par exemple. Pour l’heure, l’accent est mis sur l’une des industries les plus polluantes de la planète : la mode et en particulier la #fast-fashion, qui se caractérise par un renouvellement toujours plus rapide de collections d’articles éphémères et à bas prix.

    Des dérogations seront néanmoins prévues, lorsque la destruction des invendus apparaît comme l’opération la plus appropriée. Cela peut notamment être le cas pour des raisons liées à la santé, à la sécurité ou à la violation des droits de propriété intellectuelle, s’il est par exemple question de produits contrefaits… Cette liste d’exceptions sera adoptée par acte délégué. L’interdiction prendra effet deux ans après son entrée en vigueur. Les micro et petites entreprises en seront exemptées tandis que les moyennes entreprises disposeront d’un délai de six ans pour se mettre en conformité.

    Le #recyclage considéré comme une « destruction »

    Autre aspect à noter, le texte redéfinit la notion de « destruction ». Autrefois associée à des méthodes d’élimination telles que l’incinération ou encore la mise en décharge, cette notion désigne ici « la détérioration intentionnelle d’un produit ou sa mise au rebut en tant que #déchet, à l’exception d’une mise au rebut dont le seul objectif est de livrer un produit pour le préparer en vue d’un réemploi ou d’opérations de remanufacturage ».

    Elle englobe ainsi une gamme plus large de pratiques et inclut notamment le recyclage. Concrètement, les vêtements et chaussures invendus ne pourront plus, sauf exception, être brûlés, détruits, enfouis ou encore recyclés. Le recyclage de ces articles neufs constitue en effet une opération polluante et complexe en raison du faible taux de recyclabilité de ces produits en parfait état, jamais utilisés, parfois même toujours étiquetés.

    Les professionnels devront se tourner vers d’autres opérations, plus respectueuses de l’environnement et réemployer ou réutiliser leurs produits comme le #don, le #déstockage, la #location

    Vers plus de #transparence

    Au-delà de cette interdiction, l’UE souhaite instaurer une plus grande transparence en imposant aux entreprises de rendre compte de leurs pratiques en matière de gestion d’invendus. Elles devront fournir chaque année des informations détaillées sur le volume et le poids des invendus mis au rebut et communiquer sur la proportion de biens qui ont été réemployés, réutilisés, reconditionnés, recyclés… en expliquant les raisons qui les ont poussées à opter pour telle ou telle pratique.

    Ces informations devront être facilement accessibles au public sur une page de leur site Internet. Là aussi, les micro et petites entreprises seront exemptées de cette exigence, tandis que les moyennes auront six ans pour se mettre en conformité après l’entrée en vigueur de la réglementation.

    À l’heure actuelle, la quantification d’invendus générés chaque année est délicate. Peu d’entreprises communiquent sur le volume de leurs invendus. Les chiffres actuels manquent de transparence et sont basés sur les rapports des entreprises. Cette mesure permettra ainsi d’avoir une vue d’ensemble plus détaillée sur la quantité d’invendus engendrés chaque année.

    La Commission européenne devra publier tous les trois ans sur son site Internet des informations consolidées sur la destruction des produits de consommation invendus. En plus de présenter les statistiques sur le nombre de produits détruits, elle fournira également une analyse des incidences environnementales comparatives de cette destruction, ventilées par groupe de produits.

    Cette évaluation comparative permettra de mieux comprendre les conséquences de la destruction des produits invendus sur l’environnement et de cibler les secteurs où des mesures supplémentaires sont nécessaires.

    https://theconversation.com/lue-interdit-desormais-la-destruction-des-vetements-invendus-230525
    #interdiction #industrie_textile