• Des vignerons bordelais demandent un délai pour sortir du glyphosate AFP - 11 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-vignerons-bordelais-demandent-un-delai-pour-sortir-du-glyphosate?id=

    Des viticulteurs girondins ont exprimé vendredi leur inquiétude pour sortir du glyphosate en 2022 et ont demandé un délai, lors d’une rencontre dans les vignes avec Pierre-Etienne Bisch, coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate.


    Chargé de coordonner au sein d’une « task force » tous les acteurs publics et privés afin de réduire l’usage des pesticides, il a écouté des représentants de la filière et notamment des viticulteurs de l’Entre-deux mers à Ladaux (Gironde), nouvelle étape de son tour de France des régions qui se termine fin octobre.

    A l’issue de cette tournée, « on va voir émerger des choses communes et en particulier jusqu’où et dans quelles conditions la réduction des phytosanitaires est possible ou pas techniquement », a-t-il déclaré à l’AFP, soulignant que ces « impasses » pouvaient également être économiques.

    « Il y a les surcoûts de l’emploi de main d’oeuvre, un manque de main d’oeuvre formée, des vignes en pente où on ne peut pas intervenir avec un tracteur... », a précisé le préfet honoraire, venu « stimuler la mise en route » du plan Ecophyto, surtout que les ventes de glyphosate ont augmenté de 19% entre 2008 et 2017.

    Sur une parcelle des Vignobles Ducourt, des cépages résistants ont été plantés, réduisant le nombre de traitements phytosanitaires d’environ 80%. Le travail mécanique y a remplacé depuis cinq ans l’utilisation d’herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé, sous le rang de vignes, laissant l’herbe pousser entre les rangs. . . . . . . . .

    #glyphosate #bayer #monsanto #pesticides #roundup #agriculture #santé #cancer #herbicide #pollution #lobby #france #environnement

  • Reconnaissance faciale : le patron d’Amazon propose d’écrire la loi qui régulera les activités d’Amazon
    https://www.numerama.com/politique/551175-reconnaissance-faciale-le-patron-damazon-propose-decrire-la-loi-qui

    Le patron d’Amazon, Jeff Bezos, a fait savoir que ses équipes juridiques sont en train de plancher sur un projet de réglementation sur la reconnaissance faciale, un sujet pour lequel le géant du commerce électronique a de grands intérêts économiques. Déjà empêtré dans une vive polémique aux États-Unis au sujet de ses projets sur la reconnaissance faciale, Amazon risque désormais de s’enliser davantage : le géant du commerce électronique a en effet reconnu qu’il est en train de rédiger lui-même des projets (...)

    #Amazon #algorithme #CCTV #biométrie #facial #législation #Rekognition #lobbying

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/09/jeff-bezos.jpg

  • Jeff Bezos says Amazon is writing its own facial recognition laws to pitch to lawmakers
    https://www.vox.com/recode/2019/9/25/20884427/jeff-bezos-amazon-facial-recognition-draft-legislation-regulation-rekognition

    The tech giant’s hope is that federal lawmakers will adopt much of its draft legislation. Amazon CEO Jeff Bezos says his company is developing a set of laws to regulate facial recognition technology that it plans to share with federal lawmakers. In February, the company, which has faced escalating scrutiny over its controversial facial recognition tech, called Amazon Rekognition, published guidelines it said it hoped lawmakers would consider enacting. Now Amazon is taking another step, (...)

    #Amazon #algorithme #Rekognition #biométrie #facial #législation #ACLU #lobbying

  • #Etats-Unis. Beaucoup plus qu’un simple #mur : le #business rentable et meurtrier de la militarisation des #frontières | A l’encontre
    http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-beaucoup-plus-quun-simple-mur-le-business-rentable-et-meurtri

    Le résumé du rapport du Transnational Institute examine le rôle des plus grandes firmes d’armement du monde (ainsi que d’un certain nombre d’autres entreprises de sécurité et d’informatique) dans le façonnement de la militarisation des frontières états-uniennes et les avantages qu’elles en tirent. Par leurs contributions à la campagne électorale, leurs activités de #lobbying, leur engagement constant auprès des représentants du gouvernement et la navette des cadres entre l’industrie et le gouvernement, ces sociétés de sécurité frontalière et leurs alliés gouvernementaux ont formé un puissant complexe industriel frontalier qui constitue un obstacle majeur à une réponse humaniste à la #migration.

    https://www.tni.org/files/more-than-a-wall-report-infographic.jpg

  • Faux groupes d’agriculteurs de Monsanto : les coulisses d’une manipulation - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/faux-groupes-d-agriculteurs-de-monsanto-les-coulisses-d-une-manipulation-

    Pendant plus d’un an et demi, le géant des pesticides a fait croire à l’émergence de groupements spontanés d’agriculteurs engagés dans la défense du glyphosate, en France et dans sept autres pays européens. Leurs membres ? Des visiteurs de salons professionnels à qui des hôtesses ont fait signer des papiers en taisant, le plus souvent, leur lien avec Monsanto.

  • « Le nucléaire, c’est fini ! »
    https://lundi.am/Le-nucleaire-c-est-fini

    En France, nous n’aimons rien tant que discuter de politique, de changements de régime, de nouvelles constitutions. Qu’un huluberlu surgisse et propose à l’attention publique sa petite réforme institutionnelle qui changera tout - le tirage au sort, le RIC ou on ne sait quelle nouvelle procédure décoiffante -, et l’on ne parle plus que de cela : du grotesque petit théâtre humain. C’est que gouvernants et gouvernés préfèrent en règle générale oublier ou faire oublier que leur liberté est contrainte, et qu’elle est notamment contrainte par une certaine configuration technique, et même technologique, du monde.
    Parler de révolution, d’abolition de l’État ou même seulement de démocratie sans partir de l’évidence qu’il y a un énorme verrou sur la situation, et que ce verrou a la forme de 58 cheminées nucléaires, c’est se payer de mots.

    #nucléaire #lobby (de l’électricité)

    • La vidéo est faite en partenariat @lundimatin & Les Parasites, du coup il doit y avoir une réflexion collective, mais je pense qu’on s’est tou-te-s fait la même réflexion et que le bullshit qu’a fait #Thinkerview sur twitter y est speut-être pour quelque chose dans l’envie de d’interviewer sur les mêmes bases. Mais après le premier réflexe d’association d’idées, on peut aussi rapprocher ce format d’interviews de celles de #Datagueule (bien plus proches, d’ailleurs, pour les plans larges) ou de celles de Tancrede Ramonet, etc. : je ne pense pas que Thinkerview soient les seuls sur cette modalité !

    • Le début poussif de l’émission où ça tente de faire croire qu’on ne parle jamais de nucléaire en France alors que j’ai juste l’impression inverse... Et puis terminer son interview en affirmant qu’on peut être anti-nucléaire sans rien y connaître, c’est un peu fort quand même (et tordu). Sans oublier le point complotiste pour nous faire croire que c’est les USA qui ont installé des centrales nucléaires en France. Bref, trop manichéen et imprécis, c’est décevant (et point technique : on n’entend pas très bien l’intervieweur mais bon pour une première c’est excusable).

    • Je vois pas ce qu’il y a de tordu, c’est exactement comme pour les OGM : il s’agit de se battre sur la politique, pas sur la science. Pour le coup les arguments de PMO ont toujours était clairs sur ce genre de sujet : ça fait 20 ans qu’ils disent que ça n’aboutira jamais à rien de se battre sur des calculs de nuisance, pareil pour le téléphone portable, les compteurs connectés, les OGM, etc. Il s’agit de choix politiques, technocratiques, de dépossession de l’autonomie et c’est sur ces points là qu’il faut argumenter.

      Peut-être que les OGM sont pourris pour la santé (100% ? sûr ?)… et peut-être pas du tout pour certains… et on s’en fout, c’est pas le problème. Si on se met à se battre sur l’aspect scientifique, quantitatif, ça va forcément finir en une bataille d’experts, « et moi je vous dis que des études ont montré que c’est 0,00005 » => « mais non ! voyez cette étude qui montre que c’est 0,0015, et ça change tout ! » => et dans 3 ans l’autre camp va encore sortir une autre étude démontrant l’inverse à l’infini.

      C’était le choix de Marie-Monique Robin pour les OGM, ça l’a été aussi pour les Robins de toits pour les ondes mobiles, ou d’autres pour les compteurs, et ça n’aboutit qu’à des contre-feux d’autres experts dans l’autre sens (qui parfois sont parfaitement ok par rapport aux connaissances actuelles) et qui du coup décrédibilisent la critique de ces technologies de dépossession et de contrôle. Et donc bref : tout pareil pour le nucléaire.

    • J’appelle ça un appel à l’ignorance. Comme si on présupposait que personne n’allait comprendre le sens du combat, on fait appel à des émotions (la peur principalement) en espérant convaincre tout le monde. S’il s’agit de combattre la façon dont ces technologies sont mises en œuvre et non les technologies en elle même alors il faut le dire clairement (mais je ne crois pas que ce soit le fond du discours).
      En début de vidéo ça se gausse du « retour à la bougie ». Pourtant le retour à la bougie est une réalité dans certains pays où l’approvisionnement électrique est mal en point. Pourquoi ça les fait ricaner ? Je trouverais ça plus honnête de dire : « oui il va falloir apprendre à se passer de temps à autre d’électricité ». Ce serait beaucoup plus cohérent. Le nucléaire est une obsession franco-française (c’est pour ça que l’intro est risible), un vrai débat écologique devrait être un entretien de 2 heures pour dire qu’à peu près toutes les façons de produire de l’électricité sont sales.

    • @alexcorp Par rapport à la « bougie », je n’ai pas l’impression que l’on se moque de qui ou de quoi que ce soit. Ce sont juste des exemples pour montrer que celles ou ceux qui critiquent le nucléaire ne sont pas légitimes ou sont « délégitimisés » par le fait qu’ils "consomment de l’électricité.
      Tiens, un vieux souvenir des 70’s : société nucléaire = société policière.

    • Ce que je voulais dire c’est que l’argument de la bougie, qui semble ridicule au premier abord, devrait être pris au sérieux. Il n’y a pas 36 solutions pour alimenter correctement des millions de personnes en électricité. Je ne pense pas que la Parisienne Libérée soit pour un retour des centrales à charbon, gaz ou pétrole ou qu’on mette des barrages partout (qui soit dit en passant font plus de morts et déplacements de populations que les centrales nucléaires). Si elle s’est bien documentée, elle doit savoir que les ENR n’ont absolument pas la même efficacité (sans compter que leur bilan carbone est souvent moins bon que celui du nucléaire). On peut dresser tous les arguments en faveur ou défaveur de chaque technologie, je ne vois pas pourquoi le nucléaire aurait seul le droit à des portraits uniquement à charge, sa gestion par l’Etat étant la même que celles des autres sources d’énergie (c’est à dire une gestion opaque loin des processus démocratiques, qui doit légitimement être remise en cause).

    • On peut dresser tous les arguments en faveur ou défaveur de chaque technologie, je ne vois pas pourquoi le nucléaire aurait seul le droit à des portraits uniquement à charge, sa gestion par l’Etat étant la même que celles des autres sources d’énergie (c’est à dire une gestion opaque loin des processus démocratiques, qui doit légitimement être remise en cause).

      Oui, cela me semble évident. Par contre, que l’état français ait privilégié le nucléaire, c’est le corollaire d’une volonté de contrôle sur toute la société. Le nucléaire dit « civil » n’est qu’un avatar de la main-mise de la sphère militaire sur l’état.

    • Pour rappel, un Tchernobyl à l’échelle française, c’est un quart du territoire qui se retrouve stérilisé. On n’est pas sur un argument scientifique, on est dans le concret compréhensible par tous les citoyens moins pragmatique et scientifique qu’un alexcorp. Et la décision de courir ce risque en plus de 50 exemplaires n’a pas été prise d’une façon démocratique. C’est le moins qu’on puisse dire. Tellement pas démocratique qu’il n’est même pas possible de dire que cette décision a été prise pour protéger l’environnement, puisqu’à priori, elle a été prise pour de sordides arguments économiques. A moins que ce soit pour des arguments géopolitiques. Qui sait. Arguments sans doute recevables. Le Niger est plus facile à envahir que l’Arabie Saoudite. Bref, l’effet de serre n’a pas grand chose à voir avec cette décision.

    • Les centrales françaises (et la plupart des centrales dans le monde) n’utilisent pas la même technologie que celle de Tchernobyl et d’après ce que j’ai pu comprendre leur structure empêcherait un tel échappement de matières radioactives, et quand bien même l’une d’entre elles nous péterait à la figure exactement comme la centrale Ukrainienne (ou si par exemple on privatisait nos centrales comme au Japon avant 2011 et qu’on les laissait être gérées vraiment n’importe comment...), ce ne serait sûrement pas un quart du territoire qui serait contaminé : la zone d’exclusion de Tchernobyl fait la taille du Luxembourg, celle de Fukushima est encore plus petite.
      Le nucléaire civil a été mis en place pour être moins dépendant des énergies fossiles donc oui, pour des raisons économiques et géopolitiques (effectivement l’aspect environnemental ne devait pas être la préoccupation majeure des têtes d’œuf qui ont mis en place ce projet). Je veux bien qu’on fasse le procès du nucléaire mais citez moi d’autres grands projets qui auraient été mis en place démocratiquement ? C’est bien une critique de l’Etat qui est utile. Que je sache, on ne sait pas grand chose non plus de nos approvisionnements en pétrole et en gaz (quelles sont les tractations avec des pays aussi sympas que l’Arabie Saoudite, Russie ou même Etats-Unis, etc.), 2 sources d’énergies primaires qui font et feront toujours plus de morts que l’énergie nucléaire (puisque la Parisienne Libérée raisonne en terme de « danger » et non de « risques », voilà qui devrait l’orienter sur de nouvelles thématiques). Je réclame de tout cœur que la gestion de nos centrales nucléaires soit publique et ouverte et que s’il faut les fermer, on les ferme. Le problème c’est qu’on serait plus sur la pente de leur privatisation qu’autre chose (coucou Tepco !).

    • La vidéo a été ajoutée au site #CaptainFact, outil que je trouve vraiment intéressant, j’en avais parlé au détour d’un coup de gueule sur #Thinkerview en leur reprochant justement (entre autres) de ne pas mettre cet outil en avant puisqu’ils en semblent partenaires.
      Bref, y’a moyen de poser des questions ou de confirmer / infirmer des passages de la vidéo par là : https://captainfact.io/videos/G7rv
      #factchecking #vérification

  • #Économie_circulaire : le Sénat s’interroge sur le poids des #lobbys dans la mise en place de la #consigne | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/economie-circulaire-le-senat-s-interroge-sur-le-poids-des-lobbys-dans-la

    Auditionnée la semaine dernière en commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Brune Poirson avait déjà pu prendre connaissance des nombreuses critiques formulées par les sénateurs à l’encontre de son projet de loi contre le #gaspillage et relatif à l’économie circulaire (voir notre article)

    Ce mercredi, Hervé Maurey, président centriste de la commission de l’aménagement du territoire et Marta de Cidrac, rapporteure LR du texte, sont restés dans cette veine. « Le volet environnemental laisse à désirer. On est en deçà de ce que nous sommes en mesure d’attendre de ce qui nous a été présenté comme un grand texte de l’acte II du quinquennat. Donc beaucoup de déception de notre part, c’est la raison pour laquelle nous avons souhaité enrichir le texte » résume Marta de Cidrac à la sortie de la présentation des travaux de la commission.

  • Pollution des océans : Coca-Cola pollue l’équivalent d’une benne à ordure chaque minute 17 septembre 2019 - La Relève et La Peste

    Le plus effarant de cette affaire reste peut-être l’absurdité d’une telle démarche : certes, la mise en place généralisée de systèmes de collecte demanderait une adaptation de la part de Coca-Cola (et donc des coûts), mais le rapport de Greenpeace souligne qu’une telle adaptation s’est déjà faite avec succès dans plusieurs pays, sans menacer la santé de l’entreprise.

    Un argument de poids
    « Coca-Cola cache l’étendue de son empreinte plastique et refuse de prendre des mesures significatives pour empêcher la pollution de nos océans par ses produits » 

    C’est sur ce préambule que débute un rapport publié par Greenpeace la semaine dernière, accompagné d’une action d’éclat sur le parvis du siège social de la société, à Londres : le message est assené de tout le poids (2,5 tonnes) d’une statue de l’artiste Jason de Caires Taylor, qui représente une famille de vacanciers sur une plage, indifférente aux oiseaux marins régurgitant avec peine du plastique à leurs pieds.

    L’empreinte coupable de Coca-Cola
    Dans son rapport, Greenpeace mélange les données publiées par Coca-Cola et des estimations de son cru pour les compléter. L’organisme rappelle que Coca-Cola vend plus 1,9 milliards de doses de soda par jour à travers le monde, ce qui élève sa production annuelle de bouteilles en plastique à environ 110 milliards de bouteilles. Comme l’a d’ailleurs reconnu la multinationale en 2010 dans son rapport écologique, ces produits « font partie des déchets que l’on peut trouver répandus à tort sur les littoraux à travers le monde » ; une masse de plastique qui pollue massivement les océans au rythme de l’équivalent d’une benne à ordure par minute.

    Ces déchets ne sont pas seulement une gêne esthétique pour les amateurs de farniente l’été. Les plus gros morceaux sont ingérés par les requins ou les oiseaux marins, qui, incapables de les digérer, les régurgitent – s’ils n’en meurent pas avant – sous forme de microplastiques qui vont ensuite mettre en danger toute la chaîne alimentaire océane.

    « Coca-Cola cache l’étendue de son empreinte plastique et refuse de prendre des mesures significatives pour empêcher la pollution de nos océans par ses produits »

    S’ajoute à cette pollution des océans la pollution associée à la fabrication des bouteilles neuves, issue d’hydrocarbures polluants. En effet, le rapport montre que Coca-Cola est loin d’avoir atteint son objectif de 2015 de 25% des bouteilles fabriquées à partir de plastique recyclé (rPET), avec à peine 7% de ses produits emballés dans un tel matériau. La multinationale, ajoute le rapport, a même reconnu que cet objectif était devenu un « challenge » avec la diminution récente du coût du pétrole, matière première du plastique vierge. Pourtant, le plastique utilisé pour ces bouteilles est tout à fait recyclable et certains acteurs du secteur, comme PepsiCo sur la ligne 7Up, ont d’ores et déjà atteint le 100 % recyclé.

    Trop de bouteilles à usage unique
    Il apparaît que le cœur du problème n’est pas le matériau des bouteilles, mais bien l’usage qu’il en est fait. Là où Coca-Cola fait beaucoup d’effort pour réduire la quantité de plastique utilisée pour fabriquer une bouteille, Greenpeace appelle à un passage massif au packaging réutilisable.

    Le principe est simple : au lieu de recycler une bouteille après une seule utilisation, l’entreprise peut encourager les consommateurs à rapporter la bouteille vide sur le point d’achat, où elle est récupérée contre une petite caution, nettoyée, remplie à nouveau et renvoyée sur les étalages du magasin. Ironie du sort, Coca-Cola était un pionner de ce système avec sa mythique bouteille de verre au début du siècle, avec un taux de réutilisation proche de 96% à la fin des années 1940.

    Aujourd’hui, le constat n’est plus le même : depuis plusieurs années, la proportion de contenants réutilisables dans les ventes de Coca-Cola ne fait que diminuer ; de plus d’un tiers (33%) en 2008, celle-ci est passée à moins d’un quart (25%) en 2015. Pourtant, les systèmes de collecte efficaces sont aujourd’hui largement répandus, notamment en Allemagne, en Suède et au Danemark. Dans un tel système, une bouteille de verre peut être réutilisée 50 fois avant d’être recyclée, 15 fois pour une bouteille de plastique.

    Résultats opaques et lobbying
    Au lieu d’adhérer à ces modèles écologiques, Coca-Cola s’y oppose en secret, refuse de publier des statistiques précises sur son empreinte plastique et se cache derrière de nombreux efforts de « greenwashing ».

    Dans ses pages illustrées d’oiseaux agonisants, le rapport accuse : « des courriels internes divulgués au printemps 2016 révèlent l’intention de Coca-Cola de résister à certains éléments du programme européen sur l’économie circulaire ». Ces données interceptées par Greenpeace indiquent les efforts déployés par la multinationale pour combattre la mise en place de système de collecte, en faisant une des cibles principales des 900 000€ qu’elle investit annuellement en lobbying au niveau européen.

    Le plus effarant de cette affaire reste peut-être l’absurdité d’une telle démarche : certes, la mise en place généralisée de systèmes de collecte demanderait une adaptation de la part de Coca-Cola (et donc des coûts), mais le rapport de Greenpeace souligne qu’une telle adaptation s’est déjà faite avec succès dans plusieurs pays, sans menacer la santé de l’entreprise. Au lieu de tendre vers une solution logique et responsable, Coca-Cola se cache derrière un marketing « vert » bruyant et peu efficace, comme l’initiative « Keep America Beautiful », une organisation qui insiste sur le rôle du consommateur dans la pollution en éclipsant celui du fabricant.

    En tant qu’acteur majeur du secteur, Coca-Cola devrait prendre la tête de la transformation écologique des modes de consommation, en favorisant un double mouvement : le passage au 100 % recyclé dans les matériaux d’emballage, mais aussi, plus important encore, la sensibilisation du public à la réutilisation et à la réduction maximale des emballages – car une bouteille, qu’elle soit en plastique recyclé, réutilisé ou bioplastique, reste une menace pour la vie des océans.

    Source : https://lareleveetlapeste.fr/pollution-des-oceans-coca-cola-pollue-lequivalent-dune-benne-a-ord

    #coca_cola#pollution organisée #greenpeace #plastique #ordures #greenwashing #lobbying #recyclage #emballages #santé #multinationales #alimentation #publicité #eau #agroalimentaire #marketing #sucre  #capitalisme #coca

  • Comment le gouvernement Macron prépare discrètement la privatisation des grandes infrastructures gazières
    https://www.bastamag.net/privatisations-ADP-Francaise-des-jeux-Engie-GRTgaz-loi-Pacte-gazoducs-port

    Dans la loi Pacte promulguée en mai 2019, il n’y a pas que la privatisation d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux. Il y a aussi la sortie programmée de l’État du capital d’Engie et son désengagement de GRTgaz, qui exploite les gazoducs et les terminaux méthaniers français. Qu’en attendre, dans un contexte où les infrastructures gazières sont devenues une affaire de gros sous, dominée par une poignée de géants européens peu connus mais très influents ? Dans la série des privatisations à venir, (...) #Décrypter

    / A la une, #Enquêtes, #Capitalisme, #Multinationales, #Finance

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/3_french_tso_web.pdf

    • Collectivement, Snam, Fluxys, Enagás et GRTgaz ont dépensé 900 000 euros en lobbying à Bruxelles en 2018, et rencontré 47 fois les commissaires européens et leurs adjoints entre 2014 et 2019. À quoi s’ajoutent les structures de lobbying qu’ils ont créé conjointement comme l’alliance « Gas for Climate », Gas Infrastructure Europe, le groupe European Network of Transmission System Operators – Gas (ENTSO-G) et quelques autres. Au total, une puissance de feu cumulée de 2,2 millions d’euros. Leurs discours présentant le gaz naturel fossile comme une énergie de « transition » étant de moins en moins crédibles, ils ont tendance aujourd’hui à insister davantage sur les perspectives du « gaz vert ». Le terme est utilisé pour désigner un ensemble de technologies pas toutes très écologiques et qui, en tout état de cause, ne représentent aujourd’hui qu’une fraction infime du gaz que transportent leurs tuyaux. En attendant, le gaz fossile venu de Russie, du Texas, d’Algérie ou du Nigeria continuera de couler à flots, avec les émissions de gaz à effet de serre massives que cela implique.

      #privatisation #gaz #lobbying #green_washing #gazoduc #GRTgaz #Engie

  • « Merkel will die Wirtschaft zerstören und Armut herbeiführen » Karsten Hilse, AfD (MdB) 10.09.2019 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=HzfDCS_seUE&t=185

    La droite au parlement allemand se compose surtout d’idiots finis. Ce monsieur essaye de démontrer au parlement que les Nations Unis sont un gouvernement mondial communiste qui poursuit le but d’appauvrir le monde entier. Allumez les sous-titres et amusez vous bien. (à partir de 3:00)

    Cette page contient les « preuves scientifiques » irréfutables pour ces affirmatons.

    Unabweisbare Schlussfolgerung nach Vorgabe der Bundesregierung : 97,5% Wissenschaftler-Konsens- Merkel ruiniert deutsche Wirtschaft – EIKE – Europäisches Institut für Klima & Energie
    https://www.eike-klima-energie.eu/2019/09/01/unabweisbare-schlussfolgerung-nach-vorgabe-der-bundesregierung-97

    In den Quellen haben wir nach Abstracts bzw. wissenschaftlichen Texten bzw. nach Dokumenten gesucht, die explizit die folgenden Hypothesen zurückweisen:

    Hypothese 1: Die Regierung Merkel hat das Ziel, die deutsche Wirtschaft zu zerstören und Armut herbeizuführen.

    Hypothese 2: Die UN ist ein kommunistisches Regime, das den vermeintlich menschengemachten Klimawandel nutzt, um Armut herbeizuführen.

    Hypothese 3: Unter den Parteien des Bundestages herrscht Konsens darüber, dass ihr Daseinszweck in Korruption und Selbstbereicherung besteht.

    Ergebnis:

    Die drei Hypothesen werden alle bestätigt.

    #AfD #Allemagen #politique #extrême_droite

  • https://reporterre.net/Fabrice-Nicolino-L-Agence-nationale-de-securite-sanitaire-fait-partie-du

    Reporterre — Que pensez-vous de la consultation ouverte hier par le gouvernement sur l’épandage de pesticides ?

    Fabrice Nicolino — Pourquoi ne pas calculer les distances en nanomètres ? La mise en place d’une distance de 5 ou 10 mètres ne changera pas grand-chose. C’est tellement grotesque que cela n’a plus aucun sens ! Les pesticides sont absolument partout. Le registre officiel d’enregistrement des utilisations de nanoparticules montre qu’en 2018, près des deux tiers des déclarations concernaient des pesticides. Or, les nanoparticules passent facilement la paroi des cellules et pénètrent jusqu’au plus profond du cerveau et des poumons. Elles passent les costumes de protection des paysans qui épandent des pesticides, pénètrent leur peau.

    Cette consultation est un cadeau de plus à la FNSEA [Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, défenseure de l’utilisation des pesticides]. C’est déprimant, insultant pour la République. Ce n’est pas digne d’un Président de la République, qui est le garant de la santé de tous. Je suis profondément révolté.

    #pesticides #fongicides #SDHI #agrochimie #FNSEA #lobbying #ANSS

  • Fabrice Nicolino : « L’Agence nationale de sécurité sanitaire fait partie du lobby des #pesticides »
    https://reporterre.net/Fabrice-Nicolino-L-Agence-nationale-de-securite-sanitaire-fait-partie-du

    Le titre ne ment pas, l’ouvrage se lit comme un polar. Le crime est presque parfait. L’enquête choc sur les #pesticides et les #SDHI (éditions Les Liens qui libèrent) nous donne pourtant d’emblée la victime — chacun de nous et la biodiversité en général — et le coupable — le lobby des pesticides. Mais la révélation des détails de son fonctionnement, des lacunes et accointances qui permettent d’autoriser l’épandage en plein air de produits potentiellement dangereux ne laisse pas d’étonner, d’indigner. La plume de Fabrice Nicolino porte avec agilité son propos dense et technique. Mais aussi politique : fondateur du mouvement des coquelicots, Nicolino demande l’interdiction de tous les pesticides de synthèse.

    Ce livre, qui paraîtra jeudi 12 septembre, apporte de précieuses informations au vif et actuel débat sur les pesticides. Des dizaines de communes ont depuis cet été pris des arrêtés antipesticides. Lundi 9 septembre, le gouvernement mettait en ligne, en consultation, son prochain règlement sur l’épandage de pesticides, préconisant 5 à 10 mètres de distance entre épandages et habitations selon les produits. Le projet de règlement s’appuie sur une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (#Anses). Cette agence est au cœur de l’enquête menée par le journaliste sur ces pesticides dont on connaît le nom depuis à peine plus d’un an, les SDHI, ou « #fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase ».

    #santé #lobbyisme #conflits_d'intérêts #agriculture #fnsea

  • Près de 1 500 personnes ont été fichées par Monsanto en Europe
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/07/pres-de-1-500-personnes-ont-ete-fichees-par-monsanto-en-europe_5507493_3244.


    AUREL

    Un rapport commandé par Bayer dévoile l’ampleur de la campagne menée pour obtenir le renouvellement de l’autorisation du glyphosate dans l’Union

    Défendre le glyphosate n’est pas une petite entreprise. Seize millions de dollars (14,4 millions d’euros) de contrat, un emboîtement d’une demi-douzaine de firmes de relations publiques, plus de soixante consultants à plein temps, près de 1 500 personnes fichées dans sept pays et 7 millions de dollars destinés au recrutement de « tierces parties » – des personnalités non affiliées à Monsanto qui portent la parole de la firme dans le débat public ou l’arène scientifique. Les éléments-clés du rapport publié, jeudi 5 septembre, par le cabinet d’avocats Sidley Austin sur l’affaire du « fichier Monsanto » donnent la mesure de l’ampleur des opérations d’influence conduites en Europe par l’agrochimiste américain, désormais propriété de Bayer.

    L’entreprise allemande avait recruté Sidley Austin en mai, après la révélation, par Le Monde et France 2, de l’existence d’un fichier de 200 personnalités françaises élaboré par la société de lobbying FleishmanHillard pour le compte de Monsanto. Constitué dès l’automne 2016, ce fichier de responsables politiques, journalistes, scientifiques, militants ou syndicalistes, était utilisé dans le cadre de la « campagne de renouvellement du glyphosate ». Réautorisation européenne qui sera obtenue en 2017.

  • La NRA qualifiée d’organisation terroriste par San Francisco Fabien Deglise - 6 septembre 2019 - Le devoir
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/leo-malet-il-ny-pas-souvent-de-brouillard-sur-le-pont-de-0

    À l’autre bout du fil, l’homme rigole quand on lui parle de la résolution adoptée mardi soir par la Ville de San Francisco qui désigne désormais la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes à feu aux États-Unis, comme une « organisation de terrorisme intérieur ».

    « C’est une très bonne idée », laisse tomber Gilles Rousseau, père de l’enseignante Lauren Rousseau qui a perdu la vie, avec 25 autres hommes, femmes et enfants, dans la tuerie de l’école primaire Sandy Hook en 2012. Le Devoir l’a joint jeudi au Connecticut où ce Québécois d’origine vit depuis plusieurs années. « Ni Washington, ni le Congrès n’arrivent à réduire la prolifération d’armes à feu et à enrayer les tueries qui se produisent presque quotidiennement ici. Cette démarche est un petit pas, mais un pas qui va dans la bonne direction ».

    Les instances politiques fédérales ont été pointées du doigt à plusieurs reprises pour leur indolence en matière contrôle des armes à feu. En février dernier, deux projets de loi visant à les encadrer ont été adoptés par la chambre basse du Congrès. Ils n’ont toutefois jamais été inscrits à l’ordre du jour du Sénat par le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell.

    « Désinformation »
    C’est dans ce contexte que le conseil de surveillance de San Francisco, composante législative du gouvernement de la ville et du comté, a voté à l’unanimité cette semaine un texte qui dénonce l’influence de la NRA et sa contribution dans l’entretien de la terreur sur le territoire américain par son engagement envers le commerce d’armes à feu.

    « La NRA existe pour diffuser de la désinformation et mettre sciemment des armes entre les mains de ceux qui pourraient nous nuire et nous terroriser, a résumé l’élue démocrate Catherine Stefani, à l’origine de la démarche qui s’inscrit plus d’un mois après la fusillade qui s’est produite lors du Festival de l’ail de Gilroy en Californie. C’était le 28 juillet dernier. 4 personnes, dont le tueur de 19 ans armé d’une arme automatique, y ont perdu la vie. 13 autres ont été blessées.

    « Il est temps de débarrasser ce pays de la NRA et de les appeler pour ce qu’ils sont vraiment : il s’agit d’une organisation terroriste nationale », a- t-elle ajouté.

    « Geste de communication »
    Mercredi, ladite organisation a réagi avec vigueur en dénonçant sur Twitter « un geste de communication » qui « vise à détourner les regards sur les problèmes avec lesquelles San Francisco doit composer, comme la hausse de l’itinérance, de l’abus de drogue et de la petite criminalité ».

    La multiplication des tueries de masse aux États-Unis met le lobby des armes dans la ligne de mire d’un nombre croissant d’États, de gouvernements locaux et d’entreprises depuis le début de l’année. Mardi, le géant Walmart a annoncé la fin de la vente de munitions pour armes semi-automatiques, utilisées dans la plupart des récentes tueries, et demandé à ses clients de ne plus exhiber leur arme à la ceinture dans ses magasins, là où la loi le permet. Une décision dénoncée par la NRA.

    La résolution de San Francisco, même si elle n’a qu’une portée symbolique, pourrait devenir une source d’inspiration pour d’autres villes. Le conseil les appelle d’ailleurs à lui emboîter le pas et demande au passage aux États et au gouvernement fédéral d’adopter également des résolutions pour définir la NRA comme vecteur du terrorisme intérieur.

    Une idée soutenue par M. Rousseau. « Depuis plusieurs années, je ne fais plus de politique sur ces questions, assure-t-il. Mais je les encourage bien sûr à aller dans cette voie ».

    #nra #armes #usa #états-unis #etats-unis #violence #lobby #armes #armement #lobbying #deuxième_amendement #capitalisme #désinformation

    • Introduction
      C’est seulement depuis le début de l’année 2010 que certains médias dénoncent l’influence de l’industrie pharmaceutique sur les pouvoirs publics, tels l’OMS et le gouvernement français notamment. Or, la mainmise des lobbies pétrochimiques vis-à-vis de l’OMS remonte quasiment à sa création. L’ONU, et particulièrement l’OMS, sont l’objet d’un intense lobbying des multinationales, de la création du Global Compact à l’ONU, en passant par l’industrie du tabac, de l’amiante, du nucléaire, jusqu’aux différentes stratégies malthusiennes mises en œuvre. C’est aussi ce qui peut expliquer, que si l’ONU et l’OMS sont parvenues à de nombreuses réussites en matière sociale et de santé, les progrès restent lents et non systématiques. En effet, malgré ses faiblesses, l’ONU est parvenue à de grandes réussites au service des plus pauvres, en particulier avec le programme sur les soins de santé primaire lancé à Alma Ata en 1970, dans les pays où l’apport financier était suffisant. Pourtant, l’ONU, du fait de son influence, est l’objet de tentative de contrôle de la part des Etats dominants et de leurs transnationales, au sein du conseil de sécurité et de chacune de ses agences.
      Cependant, nous allons voir que l’ONU et l’OMS subissent parfois de graves dérives. Or, l’Etat français possède une part non négligeable de responsabilité dans la mesure où il est représenté au sein du conseil d’administration de l’OMS et qu’il dispose du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier s’avère l’organe le plus puissant de l’ONU, mais aussi le moins démocratique.

      Titres des différents paragraphes

      • La dépendance financière de l’OMS et de l’UNICEF vis-à-vis des entreprises privées
      • Le lobby militaro-nucléaire est aux commandes de l’AIEA et de l’OMS.
      • Les lobbies du tabac et de l’amiante mettent l’OMS sous pression.
      • Contrôler les institutions de protection de la santé permet de favoriser les intérêts du capitalisme pharmaceutique.
      • L’OMS a créé, en 1963, la Commission du Codex Alimentarius.
      • Les multinationales sont au cœur des programmes de santé et de vaccination.
      […]
      Thierry Brugvin, Sociologue

    • A ne pas oublier non plus, les liens OMS et #interpol...

      v. les enquêtes de @wereport, dont notamment cet article :
      Nouveau désaveu d’Interpol à l’OMS
      https://www.lyoncapitale.fr/Actualite/Nouveau-desaveu-d-Interpol-a-l-OMS

      Et notamment dans le film auquel les journalistes de We Report a collaboré, « Interpol une police sous influence » :


      https://boutique.arte.tv/detail/Interpol_une_police_sous_influence

  • Copyright : la dernière bataille de l’Internet gratuit
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/26/copyright-la-derniere-bataille-de-l-internet-gratuit_5502808_3234.html

    « Désastre » pour les uns, « victoire » pour les autres : la directive sur les droits d’auteur divise les acteurs de l’industrie culturelle et ceux du numérique. Mais tous s’accordent sur le fait qu’elle change le visage du Web, dont la gratuité des contenus est un des fondements. L’Internet gratuit vit peut-être ses dernières heures. Du moins en Europe. Le 17 mai 2019, le Journal officiel de l’Union européenne a promulgué la directive sur les droits d’auteur après deux ans de bataille féroce. Objectif : (...)

    #Altaba/Yahoo ! #Apple #Google #Microsoft #Amazon #DailyMotion #Deezer #Facebook #Netflix #Spotify #YouTube #ContentID #Robocopyright #algorithme #législation #copyright #lobbying #surveillance (...)

    ##Altaba/Yahoo_ ! ##web

  • Persuadé par la #NRA, Trump ne bougera pas sur les #armes à feu
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201908/21/01-5238170-persuade-par-la-nra-trump-ne-bougera-pas-sur-les-armes-a-feu.php

    (Washington) Le #lobby des armes perd-il son influence en Amérique ? Wayne LaPierre, son puissant patron, n’a eu qu’à décrocher son téléphone pour parler à Donald Trump et apporter une réponse cinglante à la question.

    Pourtant....

    ... inquiet pour sa propre sécurité après une fusillade ayant fait 17 morts dans une école en Floride début 2018, le chef de la NRA avait souhaité déménager avec sa femme Susan dans une demeure ultra-sécurisée au Texas.

    #sans_vergogne #états-unis

  • Aux #États-Unis, les #insectes décimés par des #pesticides toujours plus #toxiques
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/08/aux-etats-unis-les-insectes-decimes-par-des-pesticides-toujours-p
    https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0220029

    Selon une nouvelle étude parue mardi 6 août dans la revue PLOS One, le paysage agricole américain est aujourd’hui 48 fois plus toxique qu’il ne l’était il y a 25 ans pour les #abeilles et probablement d’autres insectes. Cette toxicité accrue est presque entièrement due à l’utilisation massive des fameux pesticides #néonicotinoïdes.

    [...]

    « La bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas besoin des néonicotinoïdes, » ajoute-t-elle. « Les recherches menées ces 40 dernières années montrent qu’il est possible de cultiver nos aliments sans décimer les pollinisateurs grâce aux méthodes agroécologiques. »

    America’s #agriculture is 48 times more toxic than 25 years ago. Blame neonics | Kendra Klein and Anna Lappe | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/aug/07/americas-dependence-on-pesticides-especially-neonics-is-a-war-on-nature

    All this risk without reward has led some regulators to take action. The European Union voted to ban the worst neonics in 2018. But the US government has so far failed to act. Chemical company #lobbying can explain much of this inaction. #Bayer, maker of the most widely used neonics, spent an estimated $4.3m lobbying in the US on behalf of its agricultural division in 2017.

  • Hacked Emails Show GOP Demands on Border Security Were Crafted by Industry Lobbyists
    https://theintercept.com/2019/08/01/perceptics-hack-license-plate-readers

    Rep. Chuck Fleischmann often strikes a Trumpian tone on border security, stoking fears during television appearances and on social media about a caravan of Central American migrants, and repeating the president’s pledge to build a wall to prevent unauthorized immigration. In April 2018, during an appropriations committee hearing, the Tennessee Republican took a more subdued and technical approach to immigration issues when quizzing then-Customs and Border Protection chief Kevin McAleenan. (...)

    #CCTV #vidéo-surveillance #hacking #lobbying #surveillance #frontières #ICE

  • #BNP_Paribas financera jusqu’en 2024 un groupe américain spécialisé dans la détention des migrants

    En Europe, BNP Paribas s’enorgueillit d’aider les réfugiés. Aux États-Unis, la première banque française finance pourtant depuis 2003 le groupe GEO, numéro un des prisons privées spécialisé dans la détention des migrants, au cœur de nombreux scandales. Elle a annoncé son désengagement financier… en 2024.

    BNP Paribas, première banque française et une des plus grandes du monde, se targue d’être « la banque qui aide les réfugiés » en Europe. « Depuis 2015, BNP Paribas soutient une vingtaine d’entrepreneurs sociaux et associations engagés dans l’accueil des réfugiés, expliquait l’an dernier Le Journal du dimanche. Au total, près de 12 millions d’euros seront déboursés d’ici à 2021. »

    Sur son site, la célèbre banque au logo vert s’engage même à doubler les dons versés par ses clients à son propre fonds d’aide aux réfugiés, créé en 2012. « Le drame des réfugiés est une catastrophe humanitaire majeure, qui mobilise de nombreuses associations et bénévoles, explique le PDG de la banque, Jean-Laurent Bonafé. […] BNP Paribas est à leurs côtés. »

    Aux États-Unis, la banque est plutôt du côté de ceux qui les enferment. Selon In The Public Interest, un centre de recherche sur les privatisations situé en Californie, elle participe en effet depuis seize ans, et de manière active, au financement du groupe GEO, le géant américain des prisons privées.

    GEO, dont le siège social est en Floride, incarne l’incroyable essor du secteur du complexe pénitentiaire depuis trente ans aux États-Unis, qui comptent 2,3 millions de prisonniers – 655 pour 100 000 habitants, un record mondial.

    Un cinquième du chiffre d’affaires annuel de GEO (2,3 milliards de dollars, 2 milliards d’euros) provient de la détention des migrants au #Texas, en #Louisiane ou en #Californie, pour le compte de l’agence gouvernementale #ICE (#Immigration_and_Customs_Enforcement).

    Depuis 2003, cette activité de crédit, dont la banque ne s’est jamais trop vantée, lui a fait gagner beaucoup d’argent. « Sans doute des dizaines de millions de dollars », évalue pour Mediapart Kevin Connor, chercheur au Public Accountability Initiative de Buffalo (New York), qui a épluché les contrats souscrits par les banques avec les mastodontes de la détention privée aux États-Unis. Une estimation prudente, car les clauses des contrats de financement entre GEO et BNP Paribas restent secrètes.

    L’administration Trump, qui a criminalisé l’immigration, cherche à terroriser les migrants et à tarir les demandes d’asile. Elle enferme en continu environ 50 000 migrants, pour beaucoup originaires d’Amérique latine, un record historique.

    En 2018, 400 000 migrants au total ont été détenus par les gardes-frontières et l’agence ICE. Environ 70 % des migrants détenus par ICE le sont par des groupes privés comme GEO, #CoreCivic ou #Caliburn. Depuis deux décennies, l’industrie des prisons privées, en perte de vitesse à la fin des années 1990, a profité à plein de la criminalisation des migrants.

    « La détention des migrants aux États-Unis a été quasiment sous-traitée au privé, nous explique Lauren-Brooke Eisen, chercheuse au Brennan Center for Justice de l’université de New York, auteure de Inside Private Prisons (Columbia University Press, non traduit). En aggravant la crise à la frontière, les politiques de l’administration Trump ont soutenu cette industrie. » Sitôt élu, Trump a d’ailleurs annulé un ordre de l’administration Obama limitant le recours aux prisons privées.

    Pour ces groupes privés dépendant des contrats publics, cajoler les politiques est une nécessité. Pour la seule année 2018, GEO a dépensé 2,8 millions de dollars de #lobbying et de dons à des politiques, la plupart des républicains.

    Le groupe a également versé 250 000 dollars pour la cérémonie d’investiture de Trump, et fait un don de 225 000 dollars au comité d’action politique ayant financé la campagne de l’actuel président, un geste qualifié d’« illégal » par l’ONG Campaign Legal Center, #GEO étant un sous-traitant du gouvernement.

    L’industrie est coutumière des allers-retours entre public et privé : le groupe Caliburn, récemment épinglé par Amnesty International pour sa gestion de la prison géante pour mineurs migrants de #Homestead (Floride), a même embauché l’ancien secrétaire à la sécurité nationale #John_Kelly, qui fut directement en charge de la politique migratoire au début de la présidence Trump – et continua à la superviser lorsqu’il devint chef de cabinet du président…

    D’après un rapport publié en novembre 2016 par In The Public Interest, BNP Paribas, de concert avec de grandes banques américaines, a joué un rôle actif depuis seize ans auprès de GEO :

    « Risques immédiats » pour les migrants

    BNP a en effet participé depuis 2003 à plusieurs tours de table permettant de dégager, via des crédits renouvelables (« #revolving_credits »), des prêts à terme (« #term_loans ») ou la souscription d’obligations (« #bonds »), d’énormes lignes de crédit pour GEO – des centaines de millions de dollars à chaque fois –, ensuite utilisées par le groupe pour acheter des sociétés, accaparer de nouvelles prisons, ou financer ses activités courantes.

    À la suite d’un nouvel accord passé l’an dernier, GEO dispose désormais d’un crédit renouvelable de 900 millions de dollars avec six banques (BNP Paribas, #Bank_of_America, #Barclays, #JPMorgan_Chase, #SunTrust, #Wells_Fargo). Il a souscrit avec les mêmes établissements un prêt à terme de 800 millions de dollars.

    « Pour les prisons privées, ces prêts massifs sont un peu des cartes de crédit, explique Shahrzad Habibi, directrice de la recherche de In The Public Interest. Pour éviter de payer l’impôt sur les sociétés, les groupes comme GEO ont un statut de trust d’investissement immobilier (REIT) qui leur impose de distribuer une grande partie de leurs profits à leurs actionnaires. » Faute de cash disponible, ils dépendent donc largement des crédits extérieurs.

    Pour ce service, les établissements bancaires sont grassement rémunérés : selon des documents transmis au régulateur américain, GEO a payé l’an dernier 150 millions de dollars d’intérêts à ses différents créditeurs.

    Une partie, non connue, de cette somme est allée à #BNP, qui touche aussi des #redevances substantielles en tant qu’« agent administratif » pour certaines de ses opérations. « Ces redevances, dont on ne connaît pas les détails, se chiffrent en centaines de milliers, potentiellement en millions de dollars », explique le chercheur Kevin Connor.

    Contacté, BNP Paribas assure ne pas « communiqu[er] les informations relatives aux crédits de [ses] clients ». Mais les prêts de la banque ne constituent, selon une porte-parole, que « 3 % du total » des financements du groupe GEO, et « une part négligeable » des revenus de BNP.

    Ces derniers mois, les images de migrants entassés dans des centres de détention surpeuplés et sordides ont ému le monde entier. Pour éviter de voir leur image de marque entachée, des géants de Wall Street (JPMorgan Chase, Bank of America, SunTrust, etc.), pressés depuis des années de se désengager du secteur par des activistes, ont annoncé les uns après les autres qu’ils cessaient de financer le secteur des prisons privées.
    BNP Paribas a récemment suivi leur exemple. « BNP Paribas a pris la décision, comme plusieurs banques américaines, de ne plus intervenir sur le marché du financement des #prisons_privées. Désormais la banque n’engagera plus de financement dans ce secteur », nous a confirmé la banque, à la suite d’un article paru début juillet dans le quotidien belge L’Écho.

    Elle « honorera » toutefois « son engagement contractuel vis-à-vis de GEO », c’est-à-dire les crédits en cours, qui prennent fin en 2024.

    Pendant cinq ans, BNP Paribas continuera donc de financer les investissements et les dépenses courantes d’un groupe contesté, dont le nom est entaché par de multiples scandales.

    Comme le rappelle le Miami Herald, GEO a été « poursuivi à de multiples reprises pour avoir supposément forcé des détenus à travailler pour de la nourriture », a été accusé de « torturer des détenus dans l’Arizona », est épinglé depuis des années pour le taux alarmant de décès dans certains de ses centres gérés pour le compte d’ICE, des conditions sanitaires déplorables, l’abus du recours à l’isolement, le mépris des droits élémentaires des prisonniers. Il détient aussi des familles avec enfants dans son centre texan de #Karnes, une activité décriée depuis les années Obama par les défenseurs des migrants.

    Un rapport de l’inspection générale du Département de la sécurité nationale datant de juin 2019 fait état de « risques immédiats et de violations scandaleuses des standards de détention » dans certains des centres pour migrants de GEO, notamment dans le camp d’#Adelanto (#Californie), qui accueille 2 000 migrants, tristement connu pour ses abus répétés.

    Plusieurs candidats démocrates, comme Elizabeth Warren, Bernie Sanders, Beto O’Rourke ou Kamala Harris, ont indiqué souhaiter interdire les prisons privées s’ils étaient élus.

    Mais si Trump est réélu en novembre 2020, BNP Paribas, Bank of America et les autres, qui ne comptent se retirer qu’à partir de 2024, continueront de prêter à GEO de quoi fonctionner et prospérer tout au long de son deuxième mandat, au cours duquel les humiliations contre les migrants ne manqueront pas de continuer, voire de s’amplifier.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/220719/bnp-paribas-financera-jusqu-en-2024-un-groupe-americain-specialise-dans-la
    #privatisation #business #détention_administrative #rétention #asile #migrations #réfugiés #USA #Etats-Unis #sous-traitance #hypocrisie

  • Libre-échange : le Canada et les normes européennes sur les pesticides et les OGM Maxime Vaudano et Stéphane Horel - 25 Juillet 2019 - Le devoir

    https://www.ledevoir.com/economie/559328/aecg-comment-le-canada-tente-de-saper-les-normes-europeennes-sur-les-pesti

    « Si on ne signe pas avec les Canadiens, avec qui signera-t-on ? » Dans les rangs des partisans européens de l’Accord économique et commercial global (#AECG), c’est l’incompréhension qui domine face au feu nourri de critiques qui s’abat sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, finalement approuvé par les Français mardi.

    « Les normes sanitaires canadiennes sont assez similaires aux européennes », a rassuré, par exemple, la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon, jeudi 18 juillet, sur BFM-TV, entretenant une vision angélique fort répandue à l’égard du Canada.

    Pourtant, derrière les grandes déclarations d’amitié entre dirigeants, Ottawa s’active depuis des années en coulisses pour combattre les #normes_européennes qui empêchent ses entreprises et ses producteurs agricoles d’exporter vers le marché unique. Un #lobbying intense que les perspectives commerciales ouvertes par l’AECG n’ont fait qu’accentuer.

    Le dernier épisode en date de cette guérilla réglementaire s’est joué le 4 juillet au sein de l’Organisation mondiale du commerce (#OMC ). Allié à une quinzaine de pays, le Canada a violemment critiqué les évolutions récentes de la réglementation de l’Union européenne (UE) sur les pesticides, décrites comme des précautions excessives nuisant au #libre-échange des produits agricoles.

    Une longue escalade de menaces
    Ce « groupe des seize » n’a pas encore activé l’« arme nucléaire » en déposant une plainte formelle devant le tribunal de l’OMC, mais le message a été entendu cinq sur cinq. « Si un différend devait être lancé, la #Commission_européenne défendrait fermement sa politique », promet l’exécutif bruxellois. « Nous avons l’argumentaire scientifique et le poids politique pour nous défendre devant l’OMC », poursuit en écho le ministère français de l’Agriculture.

    Derrière ces déclarations martiales, l’inquiétude est réelle. Car le coup d’éclat du 4 juillet couronne une longue escalade de menaces. C’est à l’été 2013 que le Canada et les États-Unis ont commencé à oeuvrer contre le nouveau règlement européen sur les #pesticides, qui prévoit d’interdire toutes les substances intrinsèquement dangereuses (#cancérogènes, #mutagènes, #reprotoxiques et autres #perturbateurs_endocriniens), jusqu’alors autorisées en l’absence de preuves d’effets #nocifs sur la #santé ou l’environnement.

    Cette approche inédite de l’UE, nourrie par le principe de précaution, menace d’abord les producteurs de pesticides comme #Bayer-Monsanto ou #Corteva (issu de la fusion #Dow - #DuPont ), dont les produits pourraient être retirés du marché européen. Mais elle inquiète aussi les partenaires commerciaux de l’UE, qui craignent de voir les portes de son marché se fermer à leurs producteurs s’ils continuent d’utiliser des substances interdites.

    Il est donc urgent pour #Washington et #Ottawa de contester ce règlement qui « ne sert qu’à miner le commerce agricole international et contrevient [aux règles] de l’OMC », comme l’a affirmé le #Canada à l’OMC, début 2016. Cherchant le moyen de s’exonérer de ces nouvelles règles avant qu’elles ne commencent à s’appliquer, ils vont même jusqu’à demander à l’#UE de modifier sa législation.

    Un veto du Parlement européen
    Pour cela, ils utilisent tous les leviers à leur disposition : l’OMC, mais aussi les cycles de négociation de leurs accords de #libre-échange respectifs avec l’UE, le #Tafta et l’#AECG, où les concessions commerciales peuvent servir de monnaie d’échange. La menace est suffisante pour que la Commission européenne s’inquiète de ces attaques et anticipe un « risque élevé de différends formels à l’OMC », selon un document interne de mars 2019 obtenu par l’ONG bruxelloise #Corporate_Europe_Observatory.

    La Commission indique au Monde avoir entamé un travail de « réflexion » en septembre 2017 sur la manière d’aménager des marges de « tolérance à l’importation » à ces pesticides intrinsèquement dangereux que le nouveau règlement prévoit de bannir. Employée aujourd’hui pour les pesticides non autorisés dans l’UE, cette tolérance est déterminée en fonction de limites maximales de résidus (LMR) à respecter dans les produits agricoles importés.

    La Commission s’est, d’ores et déjà, montrée accommodante, en proposant en début d’année de relever les LMR de la #clothianidine et de la #mandestrobine, deux #néonicotinoïdes « tueurs d’#abeilles » utilisés par les producteurs canadiens, mais interdits en Europe. Ce geste n’a rien d’une coïncidence : il fait suite à des demandes déposées par les fabricants #Bayer et #Sumitomo, motivées par la nécessité de faciliter l’importation de pommes de terre, de fraises et de raisins canadiens, sur lesquelles ces substances sont utilisées.

    Ces concessions ne sont pas du goût du Parlement européen. En mars, il a mis son veto à la proposition législative de la Commission, soulignant « l’incertitude persistante quant aux effets de cette substance sur la #santé_publique, sur les jeunes mammifères et sur l’environnement ».

    Hostilité d’Ottawa au principe de précaution
    Les États membres, pour leur part, soutiennent sans réserve le projet de la Commission. En juin, plusieurs d’entre eux ont exprimé « leur vive inquiétude quant à la manière d’agir du Parlement ». Un projet de règlement remanié est déjà en préparation.

    En juin, suite à une requête du fabricant Dow (désormais ##Corteva), l’exécutif bruxellois a aussi proposé de maintenir la LMR du « 2,4-D », un herbicide utilisé sur le soja canadien classé #cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (#CIRC ).

    L’entregent canadien ne se limite toutefois pas à la question des pesticides. Depuis l’entrée en vigueur provisoire de l’AECG, à l’automne 2017, Ottawa n’a pas hésité à investir les nouveaux forums de « #coopération_réglementaire » créés par l’accord pour faire valoir son attachement à une « évaluation des risques par la science » et son hostilité au #principe_de_précaution, pourtant consacré dans le texte de l’AECG.

    Lors de la première réunion du comité sur les « #biotechnologies », au printemps 2018, les représentants canadiens ont critiqué le système européen d’homologation des organismes génétiquement modifiés (OGM), trop lent à leur goût. Ils ont aussi commencé à mettre sur la table la question des OGM de nouvelle génération, un gros sujet de divergence entre les deux continents. Si ces comités n’ont aucun pouvoir de décision direct, ils peuvent constituer un levier pour installer des revendications dans le débat public, et exercer des pressions discrètes.

    Les détracteurs de l’AECG craignent enfin que les industriels canadiens ne profitent du futur tribunal d’arbitrage pour faire valoir leurs #intérêts. Cette juridiction, qui ne pourrait voir le jour qu’après la ratification complète, permettrait aux entreprises d’attaquer les États en cas de décision contraire aux garanties de stabilité réglementaire offertes par l’accord. Des garde-fous ont certes été introduits pour éviter que des décisions d’intérêt public en matière de santé ou d’environnement ne puissent être contestées. Il reste toutefois, selon les ONG, une petite marge d’incertitude légale, qui pourrait pousser les Européens à la prudence au moment de durcir leurs exigences en matière de santé ou d’environnement.

    Un lobbying réussi sur le #pétrole
    Malgré son poids politique tout relatif, la diplomatie canadienne peut se targuer d’une victoire éclatante sur les normes européennes. En 2014, Ottawa a utilisé le levier des négociations de l’AECG pour obtenir un affaiblissement des règles #antipollution européennes, qui s’est avéré favorable à l’industrie pétrolière canadienne.

    Comme l’avait raconté à l’époque l’ONG Les Amis de la Terre, le Canada a menacé de quitter la table des négociations jusqu’à ce que Bruxelles accepte une formule de calcul des émissions de gaz à effet de serre qui ne pénalise pas les pétroles issus des #sables_bitumineux de la province de l’#Alberta, pourtant très polluants. Cette décision a ouvert un boulevard au secteur pétrolier canadien, qui a désormais les mains libres pour exporter son #or_noir vers l’UE. Il ne lui reste qu’à développer les infrastructures adéquates pour profiter de cette nouvelle occasion.

  • Lobbying : les 10 entreprises qui dépensent le plus
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/130719/lobbying-les-10-entreprises-qui-depensent-le-plus

    En croisant les données du bilan annuel des déclarations de représentants d’intérêts recueillies par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le magazine Capital a identifié les dix #entreprises et organisations professionnelles qui ont consacré le plus d’argent au #lobbying en 2018. « Une dizaine d’entreprises et d’organisations professionnelles ont dépensé près d’un million d’euros pour leurs activités de lobbying en 2018 », écrit le journal, qui poursuit : « Au sein de cette short list dont les émissaires ciblent en priorité les parlementaires (67 % des actions de lobbying en 2018, selon le rapport) et le gouvernement (56 %), on retrouve quelques fleurons du CAC 40. À l’image de la multinationale Veolia. Ainsi, le spécialiste de la distribution d’eau et de l’assainissement a dépensé entre 900 000 et 1 million d’euros pour l’ensemble de ses activités de lobbying (réunions, courriers, discussions informelles…) en 2018. Objectif : renforcer sa position dans les collectivités locales (Grand Lyon, Île-de-France…) et les entreprises où la société est implantée, mais aussi partir à la conquête de nouveaux marchés. Leader mondial des ventes de véhicules particuliers, le groupe Renault n’a pas non plus négligé ses dépenses de lobbying en 2018, avec une enveloppe comprise entre 800 000 et 900 000 euros. »

    Mais le plus surprenant est du côté de la finance, car la petite banque qu’est Arkéa, emportée par la guerre qu’elle mène pour faire scission du Crédit mutuel, a dépensé plus que toutes les grandes banques de la place : l’établissement, raconte le magazine, « s’est montré très généreux (entre 900 000 et 1 million d’euros), suivi de près par la Société générale (entre 800 000 et 900 000 euros) ».

    Source : https://www.capital.fr/economie-politique/lobbying-le-top-10-des-societes-qui-depensent-le-plus-1340593

  • When Big Tobacco Invoked Eric Garner to Fight a Menthol Cigarette Ban - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/14/nyregion/fur-menthol-bans-lobbyists.html

    Le cynisme sans fin des lobbies...

    With San Francisco banning menthol cigarettes last year, and the Food and Drug Administration considering a nationwide ban, it seemed like the time was ripe for New York to follow suit.

    Then Reynolds American, the tobacco giant, got to work. It enlisted the Rev. Al Sharpton and his group, the National Action Network, as well as the boss of the Manhattan Democratic Party, Keith L.T. Wright, a former 12-term assemblyman from Harlem, to fight the ban proposed by the City Council.

    In closed-door meetings with Council members in May, they argued that a ban would disproportionately affect black New Yorkers. They invoked Eric Garner, who was killed on Staten Island by police officers enforcing cigarette regulations, and suggested such encounters could increase if menthol cigarettes were to go underground.

    The bill has since been set aside.

    The effort to stop the menthol ban was centered on a longstanding but increasingly prominent and effective strategy for waging political warfare in New York: Deploy the concerns of black residents as a weapon to sway the Democrat-heavy Council toward a stance favored by corporate clients.

    #Lobby #Tabac #Eric_Garner #Cynisme #Public_relation

  • Des points d’eau ont été effacés des cartes IGN pour ne pas avoir à les protéger des pesticides
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/06/comment-des-points-d-eau-proteges-des-pesticides-ont-disparu-des-cartes-ign_

    Redoutable pour la vie aquatique, dommageable pour la santé des humains et les coûts des unités de production d’eau potable, la contamination généralisée des cours d’eau par les pesticides est aussi embarrassante vis-à-vis de l’Union européenne. La France s’est en effet engagée à restaurer le bon état de ses ressources hydriques. Or non seulement le recours aux produits phytosanitaires ne baisse pas (sauf dans les parcs et jardins), mais il augmente (+ 12 % encore en 2017), essentiellement dans l’agriculture.

    Un rapport sur la protection des points d’eau, commandé par le gouvernement en septembre 2018, publié sur le site du Conseil général de l’environnement et du développement durable le 1er juillet, lève une partie du voile sur les mécanismes qui conduisent à cette absence de progrès. Un nouveau moyen de réduire les superficies sans pesticides est en effet récemment apparu : recenser officiellement moins de points ou de cours d’eau.

    Depuis 2005, en effet, rivières et ruisseaux sont protégés des pollutions diffuses par une zone d’au moins cinq mètres enherbée ou plantée de haies, exempte de tout pesticide. Actuellement, les autorisations de près de 500 produits exigent une bande sans épandage plus large (de 10, 50, 100 mètres ou plus). Mais les règles sont loin d’être respectées. De plus, à l’occasion d’une mise à jour du réseau hydrographique menée depuis 2015 sous la houlette des préfets, des sources intermittentes, des cours d’eau – même dotés d’un nom –, des rus de fond de parcelle ont été gommés ou requalifiés en fossés – qui eux ne nécessitent qu’une protection d’un mètre, voire de 30 centimètres par endroits.

    #Pesticides #Perturbateurs_endocriniens #Eau #Lobby

  • #jeux_d'influences (sur #arte, mais aussi en #réalité)

    Une #lobbyste pro-agrochimie nommée à l’#Anses )
    https://reporterre.net/Une-lobbyste-pro-agrochimie-nommee-a-l-Anses

    Sophie Le Quellec a été nommée, le 3 juin dernier, « directrice de la communication et des relations institutionnelles » de l’Anses et directrice de cabinet du Directeur général de l’Agence. Pour rappel, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a pour rôle « d’évaluer les risques sanitaires pour éclairer l’action publique et ainsi de contribuer à assurer la sécurité des travailleurs et des consommateurs ».

    Le mouvement Nous voulons des coquelicots a vivement réagi à sa nomination. En effet, Sophie Le Quellec a travaillé pendant quatorze ans, de 2002 à 2016, pour une agence de communication et de lobbying appelée i&e, intégrée depuis 2012 dans la transnationale du lobbying Burson-Marsteller. Or, ce cabinet a défendu les intérêts de Coca Cola, Findus, Danone, #Total, #Bayer et #Monsanto. « Madame Le Quellec a elle-même participé à des campagnes pro-OGM après le fameux démontage du McDo de Millau, en 1999. Des campagnes payées notamment par Monsanto », a affirmé le mouvement dans un communiqué, reprenant une information du #Canard_Enchaîné paru au début du mois