• Comment Google Arts se met les musées dans la poche
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/04/03/comment-google-arts-se-met-les-musees-dans-la-poche_6035425_4500055.html

    Visiter la galerie des Glaces ou la grotte Chauvet à toute heure : c’est possible grâce à la stratégie de numérisation du géant américain. Une parade au confinement, mais qui soulèvent des questions sur la position hégémonique de la firme de Mountain View. Depuis le 25 mars, le Grand Palais offre une plongée numérique dans l’exposition, inaccessible jusqu’à nouvel ordre, consacrée à Pompéi. En prime, le même site Internet permet de déambuler, tout aussi virtuellement, en deux minutes et demie dans la nef du (...)

    #Google #domination #lobbying #art

  • Didier Raoult, homme de réseaux et enfant terrible de la recherche - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270320/didier-raoult-homme-de-reseaux-et-enfant-terrible-de-la-recherche?page_art

    Depuis plusieurs semaines, Didier Raoult est au cœur d’une polémique aux dimensions planétaires sur les meilleures stratégies pour combattre la pandémie. Loin d’être un chercheur qui fait soudain irruption sur la scène médiatique, le Marseillais a construit patiemment son ascension en jouant de ses réseaux d’amitiés et des travers de la science moderne. Une enquête de notre partenaire Marsactu.

    Allez hop, je brise le paywall pour que vous profitiez du portrait complet du personnage #raoult

    #coronavirus

    Depuis la longue file de patients qui mène à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, on entend de temps à autre quelques salves d’applaudissements. Les gens venus se faire dépister ont reconnu la silhouette désormais mondialement célèbre du professeur Didier Raoult. L’homme salue brièvement, ne s’arrête pas, tête baissée et mèches au vent. Il a de quoi faire avec des centaines de malades à dépister, d’autres à traiter, sans compter la controverse internationale qui met soudainement son travail au-devant de la scène et son visage à la une de tous les journaux.

    La polémique, Raoult adore. Faire trembler l’establishment. Même ses cheveux longs, sa barbe éparse et ses chemises colorées sont un pied de nez permanent aux apôtres de la norme, fussent-ils du bon goût. Son look improbable est devenu un mème sur les réseaux sociaux où tout le monde s’écharpe entre pro et anti. Lui, se place ailleurs, au-dessus forcément. « Il a un comportement de chef de meute, c’est vrai. Pour lui, la science est un sport de haut niveau. Elle ne supporte pas la médiocrité », explique un journaliste qui l’a longuement côtoyé.

    Les 144 pages de son curriculum vitae parlent pour lui. Didier Raoult est un géant de la recherche en infectiologie. Lui et ses équipes cumulent les records du monde. Forcément, le colosse fait de l’ombre. Il charrie une cohorte de polémiques et n’en a cure. Sabre au clair, il fait de la science comme Louis Pasteur ou Marie Curie en leur temps. Dépasser Darwin ne lui fait pas peur, assure-t-il. Il est le mâle alpha qui mène sa troupe de médecins. Il en fait même son dogme pour dynamiser la recherche en France.

    En revanche, il n’est pas ce savant, génial ou fou, qui fait irruption sur la scène politique et médiatique à l’occasion d’une crise majeure. Chroniqueur au Point, adepte des vidéos d’auto-promo, il cultive depuis longtemps les réseaux politiques et sait jouer à plein des travers de la science pour tenir la ligne qu’il pense juste.

    L’équipe qu’il a constituée autour de lui est d’une fidélité sans faille, parfois depuis des décennies. Ce sont eux ces professeurs, médecins, chercheurs qui signaient ce dimanche un communiqué défiant les préconisations du ministère de la santé en précisant qu’il n’était pour eux « pas moral que cette association [de molécules, utilisée par l’IHU – ndlr] ne soit pas incluse systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l’infection par le Covid-19 ».
    Bras de fer au ministère

    Le ministre de la santé prend un arrêté pour limiter la prescription de l’hydroxychloroquine ? Qu’importe, il claque la porte du comité scientifique qui conseille le gouvernement depuis le début de l’épidémie et poursuit ses prescriptions. Au point d’obtenir du ministre qu’il maintienne celle-ci pour les médecins en première ligne face à l’épidémie.

    Une position qui lui revient forcément, et confortée par la vue des centaines de personnes qui, malades, inquiètes ou simplement fébriles, patientent à la porte de son institut. Elles espèrent savoir si elles sont atteintes et peuvent avoir accès au traitement censé faire chuter la charge virale, sans preuve scientifique de cette efficience (lire l’article à ce sujet).
    L’ami des politiques

    Parmi les thuriféraires parfois béats, il y a aussi les élus majoritairement LR qui sont venus se faire dépister et soigner par les équipes du professeur Raoult avant et surtout après le premier tour des municipales. La députée LR Valérie Boyer multiplie les plateaux TV pour soutenir la thèse du professeur Raoult, faisant fi des méthodes scientifiques et de la rigueur nécessaire à la mise en œuvre d’un traitement médicamenteux, non sans effets secondaires.

    Ces élus, Didier Raoult les connaît bien. Il les fréquente depuis de longues années. Médecin, ancien ministre et président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier fait partie du conseil d’administration de l’institut hospitalo-universitaire que Didier Raoult porte à bout de bras depuis plusieurs dizaines d’années. L’homme politique ne tarit pas d’éloges pour « son ami » et a marqué son soutien dès le début de l’épidémie. Le maire de Nice, Christian Estrosi, monte lui aussi au créneau sur les réseaux sociaux. Lui est un intime du professeur depuis leurs années communes au lycée à Nice.

    L’ancien journaliste de La Provence Hervé Vaudoit décrit ce réseau de relations dans l’ouvrage qu’il a consacré à l’homme et son institut, L’IHU Méditerranée Infection - Le défi de la recherche et de la médecine intégrées (Robert Lafon). Outre son indéniable talent, Didier Raoult doit son ascension éclair au sein de la faculté de médecine à un baron du gaullisme local, Maurice Toga, que Renaud Muselier considère comme son « père politique », raconte dans son bouquin le journaliste.

    Ce député (1986-1988) lui met le premier le pied à l’étrier et lui permet de devenir professeur de médecine puis chef de service dès 1988. Mais l’idée de l’IHU naît vraiment avec la peur du bio-terrorisme et les attentats à l’anthrax qui ont effrayé le monde après ceux du 11-Septembre. « Les politiques avaient une trouille bleue, se souvient Didier Raoult dans l’ouvrage d’Hervé Vaudoit. Pour leur faire péter les plombs, il suffisait de prononcer un mot : bioterrorisme. »
    Plus de 100 millions pour bâtir l’IHU

    Il profite de l’arrivée au gouvernement Chirac du Marseillais Jean-François Mattéi pour pousser le pion d’un infectiopôle destiné à lutter contre ce risque médical et militaire. En 2003, il écrit un rapport sur ce thème qui finit par convaincre les hauts fonctionnaires et les politiques de la nécessité d’un soutien à ses recherches. Car loin de l’image véhiculée du Marseillais mal-aimé contre le reste du monde, Didier Raoult a des réseaux bien implantés.

    À l’orée des années 2010, son projet de pôle d’infectiologie rencontre les programmes d’investissement d’avenir portés par le président Sarkozy. Son entregent lui permet d’obtenir des soutiens dans les ministères. Pour défendre son IHU devant le jury chargé de faire le tri parmi les projets présentés, Didier Raoult est accompagné par Yvon Berland, qui deviendra quelques années plus tard président de l’université unique, et Jean-Paul Segade, le directeur général de l’AP-HM d’alors. L’infectiopôle du professeur Raoult emporte la mise et le précieux financement d’État.

    Son IHU est le plus gros investissement public dans la recherche des vingt dernières années avec plus de 48 millions de l’Agence nationale de la recherche uniquement pour le bâtiment high tech qui borde le Jarret. Il a aussi pris soin de réunir autour de table la plupart des collectivités locales pour un investissement colossal. Dans la mise de départ, 1,5 million pour la Région, quatre pour le département, un million de la Ville de Marseille et autant de la communauté urbaine d’alors.

    Même chose pour les équipements où les collectivités remettent gentiment au pot au nom du rayonnement international de ce chercheur et de ses équipes. Récemment, Renaud Muselier a annoncé que la participation de la Région était de 16 millions alors qu’elle était de 11 millions en 2018.
    Changement de gouvernance

    Avec le débarquement de Jean-Paul Segade, en 2012, étrillé par un rapport de la Chambre régionale des comptes, Raoult perd un soutien. Cela correspond aussi au changement politique à la tête de l’État où Didier Raoult doit refaire ses contacts.

    En 2014, avec le changement de gouvernance à l’AP-HM, l’enthousiasme connaît des hauts et des bas. Le successeur de Segade à la tête de l’AP-HM, Jean-Jacques Romatet, est beaucoup moins partant. Il voit dans ce projet un formidable outil qui s’installe au sein de l’assistance publique comme un virus qui prospère à son détriment. Les deux hommes ne s’entendent pas, s’accrochent dur tant sur la question du loyer que l’AP-HM devra payer à l’IHU en fonction des lits d’hospitalisation qu’il abrite, mais aussi sur celui de l’autorisation d’occupation temporaire qui lie la fondation de droit privé qui pilote l’IHU au propriétaire du terrain.

    Même chose pour le permis de construire, délivré sans aucun aller et retour avec le service d’urbanisme. L’élue chargée de l’urbanisme, Danielle Servant, découvre un projet juché sur un haut escalier, au lieu d’être de plain-pied. Maître d’ouvrage du chantier, Raoult n’est pas ouvert à la discussion. Il appelle directement le maire qui somme son élue de donner un avis positif au permis.
    Défections

    Aujourd’hui, Jean-Jacques Romatet refuse de s’exprimer publiquement sur ces années de tension autour du projet d’IHU. Mais, à certains, il confie volontiers que son départ anticipé de la direction de l’AP-HM en 2015 est aussi dû aux capacités de nuisance et à l’entregent politique de Didier Raoult. Lequel ne le nie pas. Lorsque les négociations piétinent avec l’AP-HM, c’est la ministre socialiste de la recherche Geneviève Fioraso qui vole à son secours. Comme son prédécesseur Philippe Douste-Blazy avant elle, elle en est remerciée en siégeant au conseil d’administration de l’IHU.

    Ce que regrette Romatet, c’est la violence dont Didier Raoult fait preuve dans sa volonté de voir aboutir son projet. Car, en cumulant la recherche et les soins en infectiologie, l’IHU aspire les services qui, éparpillés dans les différents sites de l’AP-HM, traitent de bactériologie, de virologie ou de parasitologie. Ainsi les médecins qui, depuis des décennies, travaillent auprès des malades du sida à l’hôpital Nord sont contraints de rejoindre le bâtiment de la Timone. Avec le risque de perdre le lien avec des patients des quartiers Nord. Il faudra qu’ils bataillent en interne pour conserver une consultation à l’hôpital Nord.

    D’autres ne se sont pas contentés de faire le dos rond. Chef du service parasitologie à la Timone, le spécialiste du choléra Renaud Piarroux a fini par claquer la porte des hôpitaux marseillais pour rejoindre la Pitié-Salpêtrière, à Paris. « J’ai du mal à obéir lorsque je ne suis pas d’accord avec la façon dont les choses sont gérées », dit-il au Monde en 2016. Son service en pointe sur les questions de parasitologie et mycologie a tout simplement été aspiré par l’IHU, quittant ainsi le seul giron de l’AP-HM pour se retrouver sous la tutelle de Didier Raoult et de ses équipes. Effrayés par la réputation du bonhomme, la moitié des techniciens de laboratoire n’ont pas rejoint l’IHU, préférant parfois quitter le CHU.
    « De la science comme on mène une bataille »

    « Didier Raoult est un guerrier, explique ainsi un de ses adversaires à l’AP-HM. Il fait de la science comme on mène une bataille. Ceux qui ne sont pas avec lui sont contre lui. Il fout une trouille terrible parce qu’il peut vous détruire professionnellement. » Nombreux sont ceux qui contestent ces méthodes, toujours à mots couverts. Co-découvreurs des virus géants en 2003 avec Didier Raoult, Jean-Michel Claverie et sa femme, Chantal Abergel, ont construit une association scientifique fructueuse avant de rompre brutalement. Contacté par Marsactu en 2018, il refusait de commenter les causes de cette rupture. « On a travaillé ensemble, on a fait de belles publications ensemble et puis on s’est engueulés très fort », confie-t-il au Monde le 25 mars tout en saluant le brio scientifique du professeur Raoult.

    Comme Hervé Vaudoit le décrit dans son ouvrage, Didier Raoult est un des premiers à Marseille à comprendre comment l’indexation scientifique des publications permet de rationaliser la compétition entre les savants. Soudain la réputation ne relève plus de la subjectivité mais de données statistiques, objectives. Le mandarinat vole en éclats, remplacé par des algorithmes qui évaluent les chercheurs en fonction du nombre de publications, de leur impact scientifique mais aussi du nombre de fois où le chercheur est cité par d’autres.
    3 000 articles scientifiques en huit ans

    Depuis le début des années 1990, Didier Raoult a fait du séquençage génomique l’une des bases de ses recherches pour dénombrer et identifier de nouvelles bactéries parmi la multitude qu’abrite le corps humain. Ouvert sur le monde, ses unités de recherche comme son institut accueillent de nombreux doctorants venus d’Afrique ou d’Asie qui sont les petites mains de son système.

    Même s’il publie dans des revues prestigieuses, parmi les plus reconnues au monde, la grande partie des milliers de publications qu’il co-signe ont un « faible impact scientifique ». Une recherche récente sur le portail PubMed qui dépend de la Bibliothèque nationale de médecine américaine évalue à plus de 3 000 les articles scientifiques signés par lui. Le double de la même recherche effectuée en 2012 par une journaliste de la revue Science dans un article critique sur Didier Raoult.

    « Son fonctionnement est très simple, explique un de ses adversaires. Un chercheur apparaît comme auteur d’un article à partir du moment où il y a contribué. Dans un cycle normal de travail, on peut cosigner 10 à 20 articles par an de 3 500 mots chacun. Lui, il génère de la matière première en faisant travailler ses doctorants notamment sur du séquençage de gènes de bactéries et il co-signe tout. Il arrive ainsi à un nombre de publications annuel absolument dément. Il est impossible qu’il puisse toutes les vérifier. »
    « Je rapporte 11 millions par an »

    Or, ce nombre de publications pléthoriques compte aussi financièrement. Ainsi la dotation annuelle attribuée à chaque CHU repose-t-elle sur les publications de ses chercheurs et praticiens, les fameux Sigaps, pour Système d’interrogation de gestion, d’analyse des publications scientifiques. Mis en place par le CHU de Lille, il a été étendu à l’ensemble des centres hospitaliers en 2006. Or, Didier Raoult et ses équipes pèsent lourd. « Je rapporte au moins onze millions d’euros par an à l’AP-HM », lançait-il à Marsactu en 2018, lors de l’inauguration de son IHU. La même année, Hervé Vaudoit évalue ce poids relatif à 25 % des crédits de recherche attribués à l’AP-HM.

    « Je pense que sans Raoult et ses équipes, Aix-Marseille Université serait placée moins haut dans le classement de Shanghai », affirme le journaliste. Pour le coup, Didier Raoult étend son influence sur l’AP-HM et l’université, l’une des tutelles de l’IHU dont les personnels et étudiants dépendent.

    Compagnon de route scientifique, professeur d’université, médecin et président d’université comme lui, Yvon Berland a suivi de très près l’ascension de son collègue. Quand les histoires de mal-être au travail et de harcèlement finissent par éclabousser l’université, il n’hésite pas à appeler Didier Raoult en déplacement à Dakar pour que ce dernier réponde aux journalistes qui souhaitent recueillir son point de vue.
    Retrait de labels

    Si Didier Raoult a mal vécu cet épisode que Marsactu a longuement détaillé en son temps (lire notre article sur la visite des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail des quatre tutelles), c’est qu’il venait éclairer son navire amiral au moment où son unité de recherche historique, l’Urmite, devait se transformer en deux unités sœurs.

    Or, après des avis négatifs des conseils scientifiques de l’Inserm et du CNRS, les deux principales institutions de la recherche française dans le champ bio-médical ont retiré leur label à Vitrome et Mephi, les deux unités « filles » de l’Urmite. Les personnels CNRS ont été maintenus dans une structure provisoire, FRE, avant d’acter la séparation. « C’est embêtant. Je ne peux pas bien l’accueillir », reconnaissait Yvon Berland, président d’Aix-Marseille Université en 2018. Les deux unités continueront d’avoir le label AMU, et donc le personnel et les financements universitaires.

    L’affaire des risques psychosociaux et le contrôle des CHSCT ne sont qu’un élément périphérique dans les décisions des conseils scientifiques de l’Inserm et du CNRS. Dans celle du CNRS que nous avons pu consulter, l’accent est mis sur les aspects scientifiques qui ne convainquent pas suffisamment les pairs réunis à titre consultatif. « Je crois savoir qu’ils reprochent une approche de la recherche, pas assez fondamentale », commente encore Yvon Berland.
    Conflits d’intérêts à la tête

    Pour Didier Raoult qui s’en explique longuement dans l’ouvrage d’Hervé Vaudoit, cette crise est un règlement de comptes venu de tout en haut : le PDG de l’Inserm, par ailleurs époux de l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, ne croit pas au modèle des IHU et aurait tout fait pour qu’une nouvelle génération d’instituts ne voie pas le jour. « Nous allons perdre 400 000 euros de dotations que nous versaient l’Inserm et le CNRS, précise-t-il à Hervé Vaudoit en 2018. C’est un mauvais coup mais nous ne sommes pas inquiets : des solutions de financement existent ailleurs. Et, à la fin, ce seront peut-être eux les grands perdants de l’histoire. »

    Pour assurer sa survie, Didier Raoult croit en son modèle. Il s’appuie aussi sur des amitiés indéfectibles comme celle de l’ancien président de l’IRD Jean-Paul Moatti. Époux de la présidente de la fondation de l’IHU, Yolande Obadia, il a renouvelé son soutien financier à l’IHU en dépit du conflit d’intérêts patent de signer une convention financière avec sa propre épouse (lire notre article sur ce conflit d’intérêts).

    Selon nos informations, cette question figurait dans la liste des sujets soumis à l’inspection des magistrats de l’agence française anticorruption lors de son contrôle de l’IRD en 2018. Ce rapport n’a pas vocation à être rendu public. Tout comme celui de l’inspection générale de l’éducation nationale et de la recherche sur les cas de harcèlement moral et sexuel au sein des unités de recherche abritées par l’IHU. En 2018, Didier Raoult balayait tout ça d’un « ça se dégonfle ». Depuis, le Covid-19 achève de gonfler sa renommée.

    • Coup sur coup, trois détracteurs publics de Raoult sur les plateaux télé
      – Karine Lacombe
      – Xavier Lescure
      – Gilbert Deray
      --TOUS LES TROIS en lien d’intérêt patent avec Gilead science, le labo qui vendait son médicament contre l’Hépatite C à 40 000 $ le traitement.

      Un premier article donc :
      https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/26/cette-professeur-critique-des-methodes-de-didier-raoult-est-elle-en-confl

      Et bien sûr Gilbert Deray, comme l’a dit un twittos « c’est un panneau publicitaire en blouse blanche »

      Enfin vous vous demandez pourquoi BFMTV tabasse Raoult matin et soir ? Peut-être est-ce en partie parce qu’Altice (BFM) et Gilead, le labo qui a tout à perdre si le protocole Raoult est efficace, ont une grande part d’actionnaires en commun...

      https://twitter.com/idrissaberkane/status/1243839715054362625

    • Le monde d’hier s’accroche à ses royalties. GILEAD sur les starting block pour vous soigner (ou pas) et faire un gros paquet de pognon à l’occasion.
      https://theintercept.com/2020/03/25/gilead-sciences-coronavirus-drug

      In 2017, a group of academics at Yale Law School made the case for the government’s use of Section 1498 to procure a lifesaving treatment for hepatitis C called Sofosbuvir, also manufactured by Gilead, which is too expensive for many people who need it. Sofosbuvir costs $48,000 for a 24-week course, or about $1,000 a pill. Because of the exorbitant price, insurers have refused to cover it for all of the roughly 5 million people infected with hepatitis C, instead making the drug available to only the sickest patients.

      Gilead, which is valued at more than $100 billion, has repeatedly come under fire for its pricing. Although its preventative HIV drug Truvada costs only $6 to manufacture, it costs almost $2,000 a month in the U.S — out of reach for many people who could use it to avoid infection.

      “Gilead is notorious for price gouging,” said Rizvi. “Gilead holds the key to bringing down and ending both HIV and hep C epidemics, and in both cases, prices have played a real factor in our inability to stop both epidemics. And that’s terrifying.”

      Joseph Grogan, who has led the Trump administration’s efforts on drug pricing in addition to serving on the White House coronavirus task force, served as head of federal affairs for Gilead from 2011 to 2017, while it was setting prices for both drugs.

      When asked about price gouging, Gilead provided The Intercept with the following statement :

      Gilead is acutely aware of the urgent medical needs of people and communities around the world in the face of the Covid-19 pandemic. We are working around the clock to study the safety and efficacy of remdesivir as a potential Covid-19 treatment and to responsibly provide emergency access to remdesivir while these studies are ongoing, to respond to this public health crisis. If remdesivir is proven to be safe and effective to treat Covid-19, we are committed to making remdesivir both accessible and affordable to governments and patients around the world.

      The penchant for putting profits over public health and individuals’ lives is particularly terrifying as Covid-19 infections soar. When private companies have exclusive rights to these drugs, they not only have complete discretion over the price, but they also have a monopoly over supply.

      “It makes no sense for one company to have the power to dictate who gets what, when, where,” said Rizvi. “There’s going to be unprecedented global demand if it proves to be effective.”

    • « Bien la transparence de ce conseil scientifique. La page wikipedia de Karine Lacombe a été supprimée hier. »

      C’était vraiment un très bon choix de prendre cette médecin militante pleine de conflits d’intérêts pour se livrer à un « exercice de vérité » et rassurer les Français !
      On vous croit...

      Pr Karine Lacombe, infectiologue sur les masques :

      Il n’y a pas de problèmes d’accès aux masques pour les soignants en hôpitaux

      #Covid_19 #ilyaeuduretard #IlsSavaient #KarineLacombe

      https://twitter.com/AiphanMarcel/status/1244376369137618945

    • « Pendant que les chiens de garde cacochymes et vulgaires comme Cohn Bendit s’acharnent sur Raoult, l’Italie utilise maintenant massivement la chloroquine en phase 1 » :

      Dépassée par l’ampleur de l’épidémie, l’Italie compte sur la chloroquine... Le point de vue du Pr Christian Perronne, chef du service d’infectiologie à l’hôpital universitaire de Garches

      En Italie, qui nous précède de seulement huit jours et ou la situation devient presque incontrôlable, une course de vitesse contre le Covid-19, vient d’être enclenchée avec pour arme clé l’hydroxychloroquine (Plaquenil®, forme la mieux tolérée de la chloroquine). Tout particulièrement dans le Lazio, région très touchée, où elle est désormais largement prescrite aux patients ayant des signes débutants, avec d’ores et déjà des résultats très encourageants en termes de protection des sujets traités. Dans le journal « Corriere della Sera » le Dr Pierluigi Bartoletti, vice président de la Fédération Italienne des médecins généralistes, explique que toute personne isolée, Covid-19 positive avec des signes débutants (toux, fièvre par exemple), est aujourd’hui traitée par l’antipaludique. Le produit est remboursé par l’assurance maladie italienne. Il peut être obtenu facilement sur prescription d’un médecin (généraliste notamment), dans les pharmacies hospitalières, qui transmettent toutes les données relatives au patient à l’Agence italienne du médicament (AIFA).

      "Nous venons de comprendre, ajoute le Dr Bartoletti, que le virus a une évolution en deux phases et que c’est au cours de la seconde, après quelques jours (une semaine environ), que la situation peut brutalement, en 24 ou 48h, s’aggraver et conduire à une insuffisance respiratoire réclamant des soins intensifs. Les résultats que nous commençons à accumuler suggèrent que l’hydroxychloroquine administrée tôt, donne la possibilité d’éviter cette évolution à une majorité de patients et de désencombrer les salles de réanimation"

      Le point de vue du Pr Christian Perronne, chef du service d’infectiologie à l’hôpital universitaire de Garches, interrogé par le Dr Philippe Gorny :

      Participez-vous à l’Etude Européenne Discovery qui évalue des traitements antiviraux ?
      Pr Christian Perronne. J’ai refusé d’y participer car cette étude prévoit un groupe de patients sévèrement atteints qui ne seront traités que symptomatiquement et serviront de témoins-contrôles face à quatre autres groupes qui recevront des antiviraux. Ce n’est pas éthiquement acceptable à mes yeux. On pouvait parfaitement, dans la situation où nous sommes, évaluer ces traitements en appliquant un protocole différent. De surcroît, le groupe hydroxychloroquine (qui a été ajouté à cette étude à la dernière minute), devrait être remplacé par un groupe hydroxychloroquine plus azithromycine, traitement de référence actuel selon les données les plus récentes. Enfin, le modèle de protocole choisi ne fournira pas de résultats avant plusieurs semaines. Pendant ce temps là, l’épidémie galope. Nous sommes pressés, nous sommes en guerre, il faut des évaluations rapides.

      Etes-vous pour où contre une prescription plus large de l’hydroxychloroquine que celle actuellement autorisée en France ?
      Même si les preuves irréfutables que donnent les études randomisées à grande échelle manquent encore, je suis en faveur d’une prescription large pour les raisons suivantes :
      1. Nous disposons d’un nombre important de preuves montrant qu’in vitro l’hydroxychloroquine bloque le virus. Nous disposons également de plusieurs résultats cliniques indiquant que ce produit est bénéfique s’il est administré précocement et nous n’avons aucune mention qu’il nuit ou est dangereux dans cette infection (une seule étude, mal détaillée, chinoise, sur 30 patients avec groupe contrôle, n’a pas observé de bénéfices mais pas non plus d’effets délétères). Que risque-t-on en administrant la chloroquine d’emblée : rien !
      2. Ce médicament est très peu coûteux
      3. Il est bien toléré en traitement longue durée (recul de plusieurs décennies sur des milliards de sujets). Personnellement, je l’utilise en clinique dans la forme chronique de la maladie de Lyme, avec succès depuis 30 ans à la dose de 200 mg voire 400 mg/jour. J’ai pu juger et des centaines d’autres médecins avec moi, de son excellente tolérance chez l’homme. Les principales contre-indications sont les maladies sévères de la rétine et cardiaques non équilibrées. Les évènements cardiovasculaires restent exceptionnels si on prend soin : de proscrire l’automédication - de vérifier chez les personnes âgées prenant beaucoup de médicaments qu’il n’existe pas d’interactions médicamenteuses (avec des diurétiques au long cours notamment) et que le taux de potassium sanguin est dans les normes. Hors ces précautions, les effets indésirables sont mineurs. Ils le sont d’autant plus que le traitement est court, ce qui est le cas contre Covid-19. Il serait donc sage de produire sans plus tarder de l’hydroxychloroquine en très grande quantité, pour la rendre facilement accessible aux personnes infectées, dès lors que son efficacité sera définitivement prouvée. A défaut il suffira d’arrêter la production. Je signale que l’Italie vient d’autoriser la large diffusion de l’hydroxychloroquine sur prescription médicale dès le début de l’infection et que d’autres pays s’apprêtent à faire de même. Qu’attendons-nous ? D’avoir davantage de morts ?

      Etes-vous au courant d’études en cours, avec ce produit en France ou ailleurs ?
      Les résultats d’une 2e étude ouverte du Pr Didier Raoult, chez 80 patients Covid-positifs en PCR, ayant des signes pulmonaires cliniques et radiologiques, viennent de paraître. Ils confirment les effets spectaculaires de sa première étude (avec le traitement combinant l’hydroxychloroquine et l’azithromycine), ainsi que ceux de la première étude chinoise sur 100 patients. Son équipe a constaté qu’au 5e jour, 97.5 % des patients ne sont plus porteurs du virus ! Un seul décès concernant un patient âgé de 86 ans est survenu ; un autre sujet âgé de 74 ans est en soins intensifs.

      Aux USA le Dr Zev Zelenko qui travaille dans deux centres hospitaliers des communautés juives orthodoxes de la région de New-York (au sein desquelles le taux d’infection est élevé), a administré depuis le 19 mars, à 500 personnes, sans test PCR préalable (pour ne pas perdre de temps), la combinaison du Pr Raoult à laquelle il a ajouté du zinc qui freine la réplication virale. Les patients traités furent : les adultes de tous âges ayant des signes débutants (toux, fièvre, courbatures..) avec une comorbidité associée (diabète, obésité, maladie pulmonaire, cardiovasculaire, cancer, immunodépression) - les adultes de tous âges ayant des signes débutants, sans comorbidité - tous ceux, quelque soit l’âge, ayant des signes pulmonaires (essoufflement ou davantage). Seuls les sujets jeunes avec signes débutants mais aucune comorbidité, ne furent pas traités. Au 26 mars aucune des personnes ayant reçu cette thérapie n’a été hospitalisée, aucune n’a évoluée vers une forme grave nécessitant une réanimation, aucune n’est décédée. Ce n’est pas une étude certes, mais ces résultats ont une valeur indicative notable. En marge de cette initiative communautaire, des essais institutionnels préventifs (protection des gens exposés avant même l’apparition de signes débutants) avec l’hydroxychloroquine, vont débuter aux USA !

      Dans quels délais pouvons-nous espérer avoir les premiers résultats de l’étude Discovery ?
      Dans plusieurs semaines selon moi. Mais il n’y aura rien à espérer de cette étude concernant l’hydroxychloroquine qui est administrée trop tard. Le protocole indique que le produit peut être donné seulement si la saturation en oxygène des patients est inférieure à 95% , c’est à dire à des malades justiciables d’un apport massif en oxygène ou qui doivent être mis sous ventilation artificielle. Ce n’est pas la bonne indication.

      Quel est votre avis sur les traitements qui pourraient s’avérer les plus efficaces dans les formes sévères et graves ?
      Des médicaments autres que les antiviraux et que l’hydroxychloroquine et qui peuvent lutter contre l’inflammation broncho-pulmonaire , c’est à dire des anti-inflammatoires (non stéroïdiens exclus car délétères) tels que : des anticorps monoclonaux contre les interleukines (IL6, IL1) substances qui stimulent l’inflammation, ou contre des facteurs de croissance vasculaire (VGEF) – peut-être aussi des corticoïdes comme par exemple la methylprednisolone ( nette réduction de la mortalité pour les formes très graves dans une étude chinoise). Toutes ces options sont en cours d’évaluation. Ce qu’il faut éviter, c’est d’arriver à ce stade !

      Que pensez-vous de la pénurie des masques en France… et de son inimaginable persistance ?
      J’ai présidé pendant 15 ans la Commission des maladies transmissibles des instances officielles de conseil, dont le Haut Conseil de la Santé Publique. Nos groupes de travail ont recommandé des mesures concernant la production de masques notamment lors des épidémies dues au SARS. Cette pénurie est absolument navrante et incompréhensible. A Hong-Kong, une des villes les plus denses du monde, où le port des masques en épidémie est traditionnel pour ne pas dire culturel, on a compté, à la date du 17 mars, au total que quatre décès dus à Covid-19 ! Là-bas, contrairement à la France où la pénurie a contraint le Ministère de la Santé précédent à ne le recommander que pour les sujets malades, le port des masques concerne aussi les gens sains ! On mesure là toute l’importance de cette protection et l’impréparation choquante des autorités françaises en ce domaine…

      https://twitter.com/Poulin2012/status/1244524900599070722

    • @marielle Le fait que l’Italie essaye ce produit ne prouve pas que ca soit une bonne idée ni que ca soit plus ou moins efficace qu’un placébo. Le fait que Cohn Bendit soit pour ou contre ne prouve rien non plus. Il y a des cacochymes dans les deux camps. Cette seconde étude ne sert toujours à rien à part qu’elle a permis de probables contaminations au pied des locaux de Raoult et qu’elle fait perdre de l’énergie et du temps pour des guerres d’égo cacochymes. Pendant qu’on s’écharpe sur ce vieux politicien en blouse blanche on ne s’occupe pas de ce que fait ce gouvernement.

      Je comprend que l’Italie se raccroche à des solutions désespérés. J’espère en tout cas que ça ne sera pas un nocébo.

  • #Fiscalité_économique : les associations d’élus montent au créneau
    https://www.banquedesterritoires.fr/fiscalite-economique-les-associations-delus-montent-au-creneau

    Huit associations d’élus ont écrit au chef de l’État pour lui demander de « ne pas écorner la territorialisation de la fiscalité économique locale ni grever le #budget de l’État d’une nouvelle charge de compensation ». Une réponse à l’intense #lobbying mené par les organisations patronales sur le front de la fiscalité économique.

    […] Le chantier de la fiscalité de production - qui selon les industriels plombe la #compétitivité des entreprises hexagonales par rapport à leurs homologues allemandes, notamment (on parle d’un rapport de un à sept) - avait été lancé fin 2017 avant d’être mis en sourdine.

    […] Pour l’heure, seule semble faire consensus la suppression de ce qui reste de la #C3S. Et pour cause, il ne s’agit pas d’un impôt local. Mais son montant, 3,8 milliards d’euros, versé à la #Sécurité_sociale (qu’il faudra bien compenser), n’est pas à la hauteur du « choc de compétitivité » de 20 milliards sur cinq ans demandé par France #industrie.

    #fiscalité_locale

  • #Arrêté du 27 janvier 2020 relatif au #cahier_des_charges des #grades_universitaires de #licence et de #master

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041623431&dateTexte=&categorieLie
    #France #université #ESR #enseignement_supérieur #France

    –----

    Commentaire de Yann Bisiou, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles :

    Ce texte est, une nouvelle fois, bien mal nommé puisque sa finalité principale est de permettre aux établissements qui ne sont pas des universités, en particulier les #établissements_privés, de délivrer les grades de Licence et de master pour leurs « Bachelors » ou leurs diplômes « Grande École ». Et oui, la pseudo « excellence » à la française n’est pas reconnue dans le monde entier où seuls les diplômes d’universités publiques, Licence, Maîtrise ou maintenant Master, et Doctorat, sont légitimes. Avec le « #grade » qui se superpose au « #diplôme » le #lobby des Écoles sauve son fonds de commerce.

    https://lesupenmaintenance.blogspot.com/2020/03/en-marche-vers-le-sup-deux-vitesses.html
    #grandes_écoles

    –-----

    J’ajoute à cette métaliste des réformes à venir (ou pas, espérons-le) qui intéressent l’#enseignement_supérieur :
    https://seenthis.net/messages/820330

  • Companies Are Stealing Influencers’ Faces | WIRED
    https://www.wired.com/story/youtube-instagram-influencers-stolen-faces

    Fast fashion sellers are using social media stars’ images without permission—and there’s not much they can do about it. The first time Lucy Kyselica’s face was stolen, it turned up in the window of a beauty salon in small-town America. Kyselica is a Dutch beauty YouTuber who mostly makes videos about historical hairdos, but she had also made a video showing her subscribers how to thread their own eyebrows. The salon took a screengrab from that video, enlarged it to poster size, and used it to (...)

    #Facebook #Instagram #influenceur #copyright #lobbying

  • OBS-Newsletter 01/2020 erschienen
    https://diasp.eu/p/10477356

    OBS-Newsletter 01/2020 erschienen

    Der neue OBS-Newsletter ist da: https://www.otto-brenner-stiftung.de/obs-newsletter-012020

    Diesesmal unter anderen mit folgenden Themen:

    Vorbestellungsmöglichkeit der neuen SNL-Studie zur “Auto- und Zulieferindustrie in der Transformation” Rückblick auf die letzten zwei Studien der OBS (“Lobbyismus in Schulen” und “Berichtertstattung über Flucht und Migration”) sowie vielen spannenden Veranstaltungs- und Lesetipps

    Abonnieren könnt ihr unseren Newsletter unter: https://www.otto-brenner-stiftung.de/sie-moechten/unseren-newsletter-bestellen

    Viel Spaß beim Lesen!

    #Flucht #Migration #Medien #Politik #Berichterstattung #Lobbyismus #Schule #Demokratie #Autoindustrie #Zulieferindustrie #Thüringen #Lausitz #Batterierecycling #Auto #Mobilität #Klima (...)

  • Twitter suspends 70 pro-Michael Bloomberg accounts for ‘platform manipulation’ - The Verge
    https://www.theverge.com/2020/2/22/21148516/twitter-suspends-mike-bloomberg-facebook-google-platform-manipulation

    Bloomberg’s campaign is focusing heavily on social media Twitter announced Friday that it would suspend 70 accounts that posted content in support of Michael Bloomberg’s presidential campaign, first reported by the Los Angeles Times. “We have taken enforcement action on a group of accounts for violating our rules against platform manipulation and spam,” a Twitter spokesperson told The Verge. The dozens of accounts suspensions handed down by Twitter Friday focus on pro-Bloomberg posts pushing (...)

    #lobbying #influenceur #Instagram #Twitter #Facebook #Google #SocialNetwork #publicité #élections (...)

    ##publicité ##manipulation

  • Edito de Jean-Alain Divanac’h, Président de la FDSEA (#Finistère) 13 janvier 2020

    Nous allons devoir compter sur nos propres forces pour isoler nos détracteurs. Dans nos campagnes, dans les mairies, dans les écoles, dans les associations, ne laissons plus d’espace aux pisseurs involontaires, aux #coquelicots, à #L214 et compagnie (...) Notre réseau #FDSEA, fort de son maillage territorial, a la capacité de démultiplier des actions et d’étendre ainsi notre sphère d’influence. C’est au local que nous trouverons des alliés, qu’ils soient dans les conseils municipaux, dans les sociétés de #chasse, dans les associations scolaires et sportives. Pour appuyer le réseau local, la FDSEA proposera des argumentaires et des outils de communication. Notre chantier collectif pour 2020 sera de renforcer notre force de frappe sur tout le territoire en démultipliant les actions.

    Traduisons-les : Notre chantier collectif pour 2020 sera de continuer à produire toujours plus, coûte que coûte, au mépris des tous les signes et alarmes, environnementales, sociales et sociétales, et de briser nos détracteurs aidés en cela par la nouvelle #cellule_militaire #DEMETER mise en place par nos soutiens au plus haut niveau de l’État.
    Parce que c’est notre projet...

    http://www.fdsea29.fr/2020/01/13/edito-de-jean-alain-divanach-president-de-la-fdsea-4

    #FNSEA #productivisme #répression #surveillance #résistance #industrie_agro-alimentaire #lobbying #agriculture

  • Le gouvernement a créé une #cellule_militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie

    Le gouvernement veut « faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’#agriculture_industrielle », dénoncent de multiples défenseurs de l’#agriculture_paysanne et biologique, réunis dans cette tribune. Ils s’inquiètent fortement de la création de la #cellule_de_renseignement #Demeter, lancée fin octobre, soi-disant destinée à lutter contre l’« #agribashing ».

    Il y aura un avant et un après Demeter. Le 13 décembre, le ministre de l’Intérieur de la République française Christophe #Castaner s’est rendu dans le Finistère en compagnie de la présidente de la #FNSEA #Christiane_Lambert. Dans le cadre d’une #convention signée entre son ministère et ce #syndicat_agricole. Cette première anomalie démocratique — depuis quand la #police républicaine est-elle aux ordres d’une structure privée ? — n’est pas la dernière, de loin.

    En effet, ce voyage avait pour but principal de lancer une cellule de la #gendarmerie_nationale appelée Demeter, la déesse grecque des moissons. Et marque reconnue, depuis des lustres, de l’agriculture sans pesticides. Quel en est le but affiché ? La lutte contre « l’agribashing ». Ce terme est une invention des communicants de la FNSEA, qui prétend sans en apporter la moindre preuve qu’on assisterait en #France à une entreprise concertée de dénigrement du monde agricole. Elle permet à ce syndicat de maintenir ce qu’elle fait depuis des dizaines d’années : une pression lobbyiste pour obtenir en retour des avantages économiques.

    Le ministre, confronté avec son gouvernement à une situation politique difficile, a donc décidé de jouer ce rôle dangereux, affirmant par exemple : « Depuis quelques années, un phénomène grandit, inacceptable. De plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. »

    Empêtré dans cette imprudente déclaration, le ministre démontre dans le même texte qu’il est incapable de prouver par le moindre fait la réalité de ce phénomène. Les #chiffres qu’il cite pour 2019 parlent d’eux-mêmes : sur la base de 440.000 exploitations agricoles, les plaintes portent sur 314 tracteurs volés, 24 vols avec violence, 657 voitures dérobées.

    Encore faut-il préciser que les vols avec violences ont diminué en un an de 31,4 %. La plupart des centres urbains se damneraient pour de telles #statistiques. Il est visiblement plus simple de mobiliser la police que de régler la situation dramatique de la #paysannerie française.

    Il y a encore plus grave. Volontairement, n’en doutons pas, M. Castaner mélange dans un stupéfiant gloubi-boulga la #délinquance vile — cambriolages, vols de matériel, incendies, dégradations —, les #occupations_de_terres_agricoles par des #gens_du_voyage, les actions antifourrure ou antichasse. C’est mettre sur le même plan criminel le vol, le droit des populations nomades, celui de la critique sociale et politique.

    Il y a encore plus grave. M.Castaner entend s’attaquer dans le cadre de Demeter, ainsi qu’il l’écrit, aux « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples #actions_symboliques de #dénigrement du milieu agricole ou d’#actions_dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ». Cette fois, on aura compris : il s’agit de faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’agriculture industrielle, dont la FNSEA est le principal soutien.

    La #démocratie, ce n’est pas pactiser avec les #lobbies dans le dos de la société

    Qui mène « des actions symboliques » contre ce système ? Le mouvement des #Coquelicots, qui réclame la fin des #pesticides, soutenu par un million de citoyens. Les #maires qui prennent des arrêtés contre ces poisons chimiques. Des dizaines de milliers de paysans qui ont déjà choisi l’agriculture biologique. Beaucoup d’autres, qui défendent le modèle de l’agriculture paysanne contre les projets délirants d’usines à vaches, à cochons ou à poulets. Et au total des centaines de milliers de citoyens engagés contre l’importation massive de #soja_transgénique et donc l’#élevage_industriel, contre la mort des oiseaux et des insectes, pour des rivières débarrassées de la pollution et des rivages sans algues vertes, enfin pour une #alimentation de haute qualité.

    Il ne fait aucun doute, à nos yeux, qu’une ligne a été franchie. La démocratie, ce n’est pas pactiser avec les lobbies dans le dos de la société. Et quand le ministre parle « d’améliorer [la] coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements », chacun comprend ce que cela veut dire. Cela signifie l’#intimidation accrue de tous les adversaires décidés de la FNSEA, qui passe nécessairement par la #surveillance_électronique et informatique, d’éventuelles #écoutes_téléphoniques, voire des #filatures, des #infiltrations, ou pire encore, la #délation.

    Nous prévenons solennellement le gouvernement que nous refusons cette #criminalisation et que nous demandons le démantèlement de la cellule Demeter. Notre contestation de l’agriculture industrielle, non-violente, se fait et se fera au grand jour, dans la conviction d’exprimer la volonté majoritaire de la société française. Nous voulons beaucoup de paysans, beaucoup plus de paysans, heureux et fiers de leur métier, enfin payés au prix convenable pour leur participation au bien commun. C’est en effet un autre monde que celui de la FNSEA.

    https://m.reporterre.net/Le-gouvernement-cree-une-cellule-militaire-pour-surveiller-les-opposan
    #répression #surveillance #résistance #industrie_agro-alimentaire #agriculture_biologique

    ping @davduf @odilon @fil @etraces
    @mathieup @daphne @albertocampiphoto

    • Présentation de « DEMETER », la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole

      Edito

      Depuis quelques années, un phénomène grandit, inacceptable. De plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. Des individus s’introduisent dans leurs exploitations agricoles et les bloquent. Ils font des films aux commentaires orduriers, avant de jeter les exploitants en pâture sur les réseaux sociaux. Parfois même, les intrus dégradent, cassent et volent.

      En se multipliant, certains actes confinent à l’absurde. Je pense à ces militants animalistes responsables de la mort de plus de 1 400 animaux dans l’Eure pour leur avoir fait peur en s’introduisant dans un élevage de dindes.

      Ces phénomènes, nous devons les prendre très au sérieux : ils gâchent la vie des agriculteurs, inquiets chaque jour de savoir ce qui peut leur arriver. Ils nourrissent l’agribashing, la défiance et l’hostilité.

      Comme élu des Alpes-de-Haute-Provence, terre d’élevage, j’ai vu tous les sacrifices que doivent accepter nos agriculteurs, toute la passion qu’ils mettent dans leur métier et le soin qu’ils donnent à leurs animaux.

      La réalité, c’est que nos agriculteurs font un travail difficile, exigeant, essentiel. Ils ne connaissent pas de repos, font une partie de la renommée de la France et nous permettent de bénéficier de produits de qualité exceptionnelle. Ils se soumettent à des contrôles stricts et réguliers, s’investissent pour améliorer le bien-être animal. La loi est particulièrement vigilante, c’est elle seule qui doit s’appliquer, et l’État est là pour y veiller. Rien ne justifie une quelconque intimidation.

      Nous devons assurer la sécurité des agriculteurs et les défendre, impérativement.

      J’ai donc décidé d’une série d’actions pour mieux protéger nos agriculteurs et c’est l’objet, notamment, de la Cellule Demeter. Créée au sein de la Gendarmerie nationale, la cellule Demeter va permettre :

      d’améliorer notre coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements ;
      de mieux connaître les groupes extrémistes à l’origine des atteintes et de pouvoir anticiper et prévenir leurs actions ;
      de pouvoir gagner en efficacité par des actions et des enquêtes mieux coordonnées.

      Cette cellule est un signal fort envoyé aux agriculteurs : les forces de l’ordre se tiennent à leur côté et sont là pour les aider.
      La création de la cellule est également une étape dans un plan plus vaste encore pour la sécurité du monde agricole. Ainsi, par la signature d’une convention entre le ministère de l’Intérieur, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs :

      nous nous assurons que des échanges d’information réguliers se fassent entre agriculteurs et forces de l’ordre ;
      nous renforçons la prévention en garantissant des diagnostics de sécurité pour les exploitations ;
      nous nous engageons à donner priorité aux interventions pour les agriculteurs victimes d’actions violentes.

      Cette convention, tout comme la Cellule Demeter, ce sont des actes forts et concrets. Ils s’inscrivent pleinement dans la stratégie déployée par le Gouvernement en faveur du monde agricole et le ministère de l’Intérieur participe ainsi à la mise en place des Observatoires de l’agribashing créés à l’initiative du ministère de l’agriculture.

      Avec Laurent Nuñez, nous sommes déterminés à combattre de toutes nos forces les atteintes contre les agriculteurs et leurs exploitations. Nous sommes déterminés à ce que chacun puisse exercer sa profession librement. Nous sommes résolus à protéger notre agriculture.

      Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur
      Les objectifs de la cellule DEMETER :

      Créée début octobre 2019 par la direction générale de la gendarmerie nationale, la « Cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole » (cellule DEMETER) est destinée à apporter une réponse globale et coordonnée à l’ensemble des problématiques qui touchent le monde agricole en menant collégialement les actions dans les 4 domaines :

      de la prévention et de l’accompagnement des professionnels du milieu agricole par des actions de sensibilisation et de conseils destinées à prévenir la commission d’actes délictueux, en lien avec les organismes de représentation du monde agricole (SDSPSR) ;
      de la recherche et de l’analyse du renseignement en vue de réaliser une cartographie évolutive de la menace et détecter l’émergence de nouveaux phénomènes et/ou groupuscules (SDAO en coordination avec SDPJ) ;
      du traitement judiciaire des atteintes visant le monde agricole par une exploitation centralisée du renseignement judiciaire, un partage ciblé de l’information et une coordination des investigations le nécessitant (SDPJ) ;
      de la communication, en valorisant opportunément toutes les actions menées dans ces différents domaines par la gendarmerie au nom de la cellule DEMETER et par des actions ciblées destinées à rassurer le monde agricole par la prise en compte de ses problématiques par les forces de l’ordre (SIRPA).

      Le périmètre de compétence de la cellule DEMETER :

      La nécessité d’appréhender la globalité du phénomène des atteintes au milieu agricole implique que le périmètre de compétence de la Cellule DEMETER englobe la prévention et le suivi :

      des actes crapuleux, qu’il s’agisse d’une délinquance de proximité et d’opportunité (ex : vol isolé de gasoil ou d’outillage,etc.) ou d’une criminalité organisée voire internationale (ex : filière de vol de GPS agricole, etc.) ;
      des actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques.

      Peuvent ainsi être citées, de manière non exhaustive :

      les vols (d’engins, de matériels, de production, etc.) visant les exploitations agricoles de tous types (élevage, pisciculture, culture, viticulture) ;
      les dégradations (incendies, sabotage de matériel, etc.) commises à l’encontre des exploitations agricoles de tous types ;
      les cambriolages commis aux seins des exploitations agricoles (hangars, etc.) ou aux domiciles des agriculteurs ;
      les violations de domiciles ou intrusions visant des exploitations agricoles ou des professionnels de l’agro-alimentaire aux fins d’y mener des actions symboliques (libération d’animaux, tournage de vidéos clandestines,etc.) ;
      les occupations illégales de terrains agricoles aux fins d’installation temporaire par des groupes
      constitués de gens du voyage ou d’organisation d’événements festifs non autorisés (free-parties) ;
      les dégradations commises à l’encontre de certains professionnels liés aux milieu agricole ou agro-
      alimentaire (boucheries, abattoirs, activités de transport d’animaux d’élevage, etc.) ;
      les actions anti-fourrure liées à des élevages spécifiques ;
      les actions menées par certains groupes antispécistes vis-à-vis du monde de la chasse, intimement
      lié au monde agricole (impact de la régulation cynégétique sur la protection des cultures, identité
      rurale, etc.) peuvent être intégrées à la cellule DEMETER en fonction des circonstances.

      L’organisation de la cellule DEMETER :

      Destinée à garantir une approche transverse et globale, la Cellule DEMETER implique, au niveau central, la participation prioritaire et permanente :

      de la SDSPSR au titre des diverses actions de prévention et de suivi de la convention de partenariat entre la DGGN et la FNSEA/JA ;
      de la SDAO au titre du recueil et de l’exploitation du renseignement et de l’analyse de la menace ;
      de la SDPJ, du SCRC et de l’OCLDI, au titre de l’analyse des phénomènes de délinquance et du suivi et de la coordination des affaires judiciaires ;
      du SIRPA au titre de l’accompagnement médiatique du dispositif.

      À cet effet, la Cellule DEMETER est une structure :

      fonctionnelle, n’imposant pas de mise à disposition co-localisée des personnels des entités impliquées ;
      permanente afin d’assurer néanmoins un suivi constant de la problématique.

      Elle est un réseau de référents (titulaire/suppléant) spécifiquement chargés, au sein de leurs sous-directions ou services, de la centralisation et de l’analyse des informations.
      Signature d’une convention avec la fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles et jeunes agriculteurs

      La signature d’une convention tripartite entre la FNSEA, les JA et le ministère de l’intérieur est destinée à :

      instaurer un échange réciproque et régulier avec la profession
      généraliser les dispositifs de prévention technique de la malveillance (diagnostics de sureté des exploitations)
      à prioriser l’intervention au profit des agriculteurs confrontés à des infractions violentes

      Les atteintes au milieu agricole (Données GN - Actualisation au 30 novembre 2019)

      Les tensions pesant sur le monde agricole ont conduit à la mise en place, le 3 octobre 2019, de la cellule « Demeter », au sein de la GN. Depuis le 1er janvier 2019, les atteintes à l’encontre du milieu agricole sont en hausse (+1,5%). Une étude plus approfondie fait apparaître des disparités géographiques importantes et révèle l’émergence de phénomènes ciblés (vols de matériels agricoles). Le regain d’attention des professionnels du secteur sur les risques auxquels ils sont exposés s’amplifie au regard de la hausse des audits et consultations de sûreté réalisés (+22,4 % soit 333 audits et consultations). Ces actions se poursuivent pour répondre aux inquiétudes des 440.000 exploitants de métropole.
      Un bilan en voie d’amélioration

      Le bilan 2019 des atteintes aux biens commises au préjudice du monde agricole affiche une hausse de +1,5 % (+216 faits) pour un total de 14 498 faits enregistrés (2 atteintes chaque
      heure). Deux tiers d’entre-elles (64,5%) sont constituées de vols simples (sur ou hors exploitations agricoles), en baisse de -2,2 %.

      Dans le détail, les vols avec violences (24 faits) comme les vols dans ou sur véhicules (1 310 faits) reculent respectivement de -31,4 % et -10,1 %. A contrario, on assiste à une recrudescence des destructions et dégradations (+23,3 % pour un total de 1 675 faits), des cambriolages et vols par ruse (+16,2 % pour un total de 1 484 faits) et des vols de véhicules (+10,2 % pour un total de 657 faits). Les crimes et délits dont sont victimes les agriculteurs se caractérisent par une forte logique saisonnière, connaissant leurs pics au printemps et en été. Après un début d’année marqué par la hausse continue de ces actes à l’encontre du monde agricole, une inversion de tendance s’observe à compter du mois d’août 2019, comparé aux mêmes mois 2018. L’étude géographique de l’évolution des AAB dans le milieu agricole témoigne de situations contrastées selon les territoires d’outre-mer ou de métropole. On enregistre en moyenne 133 faits de délinquance/an par département.

      La cartographie des départements les plus impactés par les atteintes dans les exploitations agricoles trouve une certaine cohérence avec celle des grandes zones de culture et d’élevage. Les régions à dominante céréalière sont notamment très concernées. Ce phénomène peut notamment s’expliquer par la présence de nombreux engins agricoles qui sont l’objet de trafics.
      Des vols de matériels agricoles à haute valeur ajoutée en augmentation

      Depuis le 1er janvier, 314 tracteurs et 307 accessoires agricoles ont fait l’objet d’une inscription pour vol dans le FOVES, en hausse par rapport à l’année 2018. Cela représente près d’1 tracteur volé chaque jour. Les préjudices qui résultent de ces vols peuvent s’avérer particulièrement élevés. Selon l’indice mensuel des prix d’achat des moyens de production agricole (Ipampa), publié chaque fin de mois par l’Insee, le prix moyen des tracteurs agricoles a ainsi progressé de +20,8% en 10 ans (2008 à 2018), soit une moyenne de 2% par an.
      Une sensibilisation en hausse

      Depuis le 1er janvier 2019, 264 exploitations agricoles (+24,5%) et 69 (+15%) concessionnaires agricoles ont fait l’objet d’un audit ou d’une consultation de sûreté. L’implication des référents et consultants sûreté est à souligner mais l’effort doit se poursuivre au regard des 440 000 exploitations agricoles installées en métropole.

      https://www.interieur.gouv.fr/Le-ministre/Dossiers-de-presse/Presentation-de-DEMETER-la-cellule-nationale-de-suivi-des-atteintes-a

  • #Pesticides : un #lanceur_d'alerte congédié par le gouvernement du #Québec | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1149614/pesticides-recherche-lanceur-alerte-agronome-congedie-gouvernement-

    Le ministère de l’#Agriculture du Québec a renvoyé un lanceur d’alerte qui avait dénoncé l’ingérence du privé dans la #recherche publique sur les pesticides, a appris Radio-Canada. Le fonctionnaire a été congédié jeudi dernier pour avoir fourni des renseignements confidentiels à un média, tandis que deux de ses collègues sont suspendus. Ces représailles suscitent des questions sur la protection des lanceurs d’alerte au Québec.

    Fort de 32 ans d’expérience au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), l’agronome Louis Robert est une sommité dans son domaine. Le fonctionnaire au bureau de Saint-Hyacinthe avait même fait l’objet d’un long reportage de l’émission La semaine verte cet automne.

    En 2017, le conseiller expert dans le secteur des #grains avait osé dénoncer, à l’interne, l’ingérence du #privé dans la recherche publique sur l’utilisation des pesticides. Insatisfait de l’écoute de ses supérieurs, il s’était tourné vers Radio-Canada. Le fonctionnaire avait partagé, en toute confidentialité, des documents accablants.

    Pesticides : la cure minceur dans le secteur public a ouvert la porte à l’influence des #lobbys
    http://theconversation.com/pesticides-la-cure-minceur-dans-le-secteur-public-a-ouvert-la-porte

    Comme l’a révélé la Commission Charbonneau, la perte d’expertise étatique place l’État « dans une relation de dépendance et de vulnérabilité face aux firmes […] privées » et l’appel à ces « partenaires » privés, « qui devait en principe apporter des économies importantes pour l’État, a plutôt mené à une hausse de #coûts » par la collusion qui s’en est suivie.

    La rhétorique de « couper dans le gras » est peut-être séduisante, mais s’avère du moins en partie fausse. Selon nos calculs réalisés sur la base des statistiques du Conseil du trésor de 1993 à 2019, la réduction en 26 ans de 85 % de l’effectif total au ministère des Transports et de 49 % au ministère de l’Agriculture n’est pas sans conséquence à court comme à long terme.

  • Elizabeth Warren says she will skip #AIPAC conference
    https://forward.com/fast-forward/439631/elizabeth-warren-says-she-will-skip-aipac-conference

    In a sign of how the #lobby has become a political lightning rod for Democrats, Warren answered “yeah” when asked if she was planning to skip the conference in Washington in March.

    “I’m an American Jew and I’m terrified by the unholy alliance that AIPAC is forming with Islamapohobes and anti-Semites and white nationalists and no Democrat should legitimize that kind of bigotry by attending their annual policy conference,” a woman attending a town hall with Warren in Derry, New Hampshire said Thursday. “And I’m really grateful that you skipped the AIPAC conference last year and so my question is if you’ll join me in committing to skip the AIPAC conference this March.”

  • Enquête | Boeing: Une catastrophe annoncée - CBC/Radio-Canada
    YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=8M0BIIeT-YU

    Radio-Canada Info

    À quelques mois d’intervalle, deux avions Boeing 737 Max se sont écrasés faisant 346 victimes, dont 18 Canadiens. Ces catastrophes ont secoué le monde de l’aviation. Des documents internes révèlent des décisions prises par Boeing afin de réduire les coûts et d’augmenter ses profits, au dépend de la sécurité. Ils dévoilent comment la compagnie a influencé les autorités réglementaires afin de faire certifier le 737 Max.

  • Les patrons des #Transports_publics en campagne électorale contre la gratuité
    http://carfree.fr/index.php/2020/02/07/les-patrons-des-transports-publics-en-campagne-electorale-contre-la-gratuite

    L’UTP (Union des Transports Publics) est une organisation patronale membre du MEDEF par l’intermédiaire du GITL, le Groupement Interprofessionnel du Transport et de la Logistique. Elle vient de publier une Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #2020 #bus #élections #Gratuité_des_transports_en_commun #lobby #transports_en_commun

  • « L’idée de "rendre le monde meilleur" est une farce »
    https://usbeketrica.com/article/l-idee-de-rendre-le-monde-meilleur-est-une-farce

    A 77 ans, Joan Greenbaum, ex-programmeuse d’IBM ayant milité pour une technologie plus éthique dès les années 1960, fait le parallèle entre son parcours et la révolte actuelle des « tech workers ». Programmeuse pour IBM dans les années 1960, à une époque où un ordinateur était encore un mastodonte remplissant une pièce entière, Joan Greenbaum a participé à la création de Computer People for Peace. Ce collectif pionnier a très tôt dénoncé les dérives possibles de l’industrie technologique, qu’il s’agisse de (...)

    #Google #IBM #Facebook #algorithme #éthique #militarisation #racisme #sexisme #BigData #conditions #discrimination #lobbying #surveillance #travail #ComputerPeopleforPeace #activisme (...)

    ##féminisme

  • Ad industry seeks to delay new California data privacy law - Los Angeles Times
    https://www.latimes.com/business/technology/story/2020-01-29/ad-trade-groups-delay-california-data-privacy-law

    Some of the advertising industry’s biggest trade associations are asking California’s attorney general to delay enforcement of the state’s new privacy law. Starting Jan. 1, the California Consumer Privacy Act required most companies with websites and customers in the state to implement new data collection standards — though those more stringent rules won’t be enforced until July. That’s not enough time for businesses to get in compliance, five ad sector trade groups wrote in a letter to Atty. (...)

    #InteractiveAdvertisingBureau-IAB #législation #CCPA #lobbying #publicité #data

    ##publicité
    https://ca-times.brightspotcdn.com/dims4/default/8b4000a/2147483647/strip/true/crop/2048x1075+0+145/resize/1200x630!/quality/90

  • These brands spend nearly $100 billion on ads. They want Facebook and Google to raise their game - CNN
    https://edition.cnn.com/2020/01/23/tech/youtube-facebook-advertisers/index.html

    Davos, Switzerland (CNN Business)Some of the world’s biggest advertisers have joined forces with Facebook (FB), YouTube and Twitter (TWTR) in an attempt to prevent harmful online content messing with their campaigns. Companies such as Procter & Gamble (PG), Kellogg (K), Adidas (ADDDF), Unilever (UL), and PepsiCola (PEP), are worried that their ads can pop up next to content they don’t want associated with their brands, such as violent or terrorist videos and hate speech. The Global (...)

    #Procter_&_Gamble #Adidas #Kellogg's #PepsiCo_Inc. #Unilever #Facebook #Twitter #YouTube #censure #lobbying #marketing #publicité (...)

    ##Procter_&_Gamble ##PepsiCo_Inc. ##publicité ##GlobalAllianceforResponsibleMedia-GARM_

  • #Livre-blanc - Prendre au sérieux la société de la #connaissance

    Ce Livre Blanc est le fruit de quatre années de rencontres, de séminaires préparatoires, de colloques, d’auditions, de focus groups. Plus de 1.500 personnes y ont contribué depuis 2012. Il est représentatif de ce que l’on nomme « la #société_de_la_connaissance_par_le_bas ». Il se justifie d’autant plus que la confiance de tous nos interlocuteurs dans l’apport des démarches scientifiques comme de la #formation_supérieure dans la construction de notre futur commun est avérée. Ce Livre Blanc est une contribution à l’analyse. Il propose des pistes d’amélioration des politiques publiques. Il vise à définir l’horizon d’actions pour les acteurs concernés : le législateur, l’exécutif, les acteurs de la société civile, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, et les collectivités

    https://inra-dam-front-resources-cdn.wedia-group.com/ressources/afile/397900-528c0-resource-livre-blanc-alliss-prendre-au-serieux-la-societe-de-la-connaissance.pdf
    #capacitation #savoir #université #innovation_élargie #recherche #société_civile

    –---

    Ce Livre Blanc a été envoyé par email dans une des listes militantes contre la réforme retraites et contre la LPPR, le 25.01.2020. Avec ce commentaire :

    Dans le cadre de l’#OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a pour mission d’informer le Parlement), en mars 2017, cette association avait présenté son Livre Blanc « Prendre au sérieux la société de la connaissance »

    https://inra-dam-front-resources-cdn.wedia-group.com/ressources/afile/397900-528c0-resource-livre-blanc-alliss-prendre-au-serieux-la-societe-de-la-connaissance.pdf
    Livre blanc envoyé ensuite à tous les candidats à la présidentielle

    https://usbeketrica.com/article/le-tiers-etat-de-la-recherche-envoie-ses-doleances-aux-candidats

    L’idée est simple : les #associations seraient devenues un acteur incontournable de la recherche mais souffrent d’un manque de #reconnaissance, et surtout d’un manque de #moyens !

    Le SNCS-FSU avait réalisé une lecture critique de ce Livre Blanc de 2017, à laquelle j’avais participée, que je vous transmets ci-dessous (le secrétaire général du SNCS-FSU avait réussi à se faire inviter à l’ OPECST, pour soulever, depuis la salle - et non à la tribune - nos inquiétudes) :

    1/ Ce document intègre une vision limitée des acteurs qui produisent de la #recherche_publique, comme en témoigne la définition de "Recherche" p. 8 : "les chercheurs professionnels, aussi appelés les scientifiques" = or pour faire fonctionner l’appareil public de recherche, on a besoin d’entre un tiers et de la moitié d’Ingénieurs, Techniciens et Administratifs (#ITA), qui ici sont totalement négligés, voire considérés comme remplaçables par des citoyens bénévoles ou des doctorants salariés par ces associations.

    Il repose aussi sur une vision très stigmatisée de la recherche publique, avec des termes péjoratifs répétés de manière régulière comme "confinée en laboratoire", "approches académiques surplombantes", "la République des savants", "silos disciplinaires"...

    C’est à se demander s’ils veulent travailler avec des scientifiques...

    2/ Ce document repose à l’inverse sur une vision idéalisée des gentils citoyens, qui seraient animés d’un même but, faire progresser la recherche fondamentale, d’un souci du bien commun, liée à leur curiosité et à leur engagement, sur des « causes communes ».

    Or, si des « amateurs » éclairés peuvent participer à l’observation de faits naturels (les oiseaux, la flore, ou les patients à l’égard de leur maladie et traitement), ou éventuellement certains faits sociaux avec les personnes concernées (pauvreté comme ATD-QuartMonde, transport), ce n’est pas réplicable dans tous les domaines.

    Sur d’autres « #causes_communes » plus discutées (égalité femmes-hommes et LGBT, avortement, racisme et immigration, origine du monde, OGM…), des amateurs éclairés avec des valeurs politiques ou religieuses pourraient même s’investir « contre » le développement de la recherche publique fondamentale.

    Loin de l’angélisme de ce document, des associations peuvent aussi détournées de leur but original par des organisations marchandes (les multinationales adorent les fondations) pour faire du #lobbying et influencer sur les problématiques « importantes », ou privilégier leur pérennité à la #vérité_scientifique (notamment quand les emplois en dépendent).

    Surtout, la production de connaissances ne doit pas être orientée que sur des « causes », même louables, pour poursuivre sa propre logique de #découverte_scientifique, on est bien là sur une #recherche_orientée, même sur des buts nobles.

    3/ Ce document intègre un parti-pris totalement idéologique selon lequel seules les associations (donc le privé non lucratif) seraient mieux à même de jouer le rôle de #médiation entre recherche et sociétés, notamment les #collectivités_territoriales, que des structures publiques. Et ces associations seraient le « tiers-Etat » de la recherche, au sens surtout de « pas assez financée » et ayant besoin de #subventions_publiques.

    Or la plus-value des associations en matière de production de savoirs, par rapport à la fonction publique de recherche, reste à démontrer, car les associations sont des petites structures de moyen terme, moins pérennes, très dépendantes de leurs financeurs, qui peuvent difficilement porter des infrastructures de long terme comme des bases de données ou des appareillages coûteux, ou des bibliothèques spécialisées. Une association soutenue par une Région peut être fragilisée en cas de changement de majorité politique.

    Le document signale d’ailleurs lui-même cette fragilité :

    En 2015, les élections régionales ont mis un terme aux initiatives locales pour se concentrer sur le #transfert_technologique (p. 55) Dans les exemples développés, des associations, comme #TelaBonica, ont pris le relais d’activités de recherche désinvesties par la recherche publique. Ces "associations" reposent d’ailleurs sur de larges financements publics, comme TelaBonica :

    http://www.tela-botanica.org/page:partenaires_financiers?langue=fr

    D’autres exemples cités, comme les #FabLab, ne produisent pas de la recherche, même s’ils peuvent réaliser de l’#innovation et faire de la transmission des savoirs scientifiques.

    Nombre d’exemples cités auraient pu tout autant être développés dans des structures publiques de recherche, sous la forme de projets participatifs. Le passage concernant les collectivités territoriales est très problématique : pour l’instant, les universités et EPST, implantés dans toutes les régions, avaient construit des liens avec les collectivités territoriales, via des financements des structures publiques, de colloques ou de doctorants en #CIFRE ou post-docs financés. D’où sort l’idée, qui ne s’appuie sur aucun chiffre, que le lien entre recherche et collectivités territoriales est inexistant ? A part que dans certaines régions, les laboratoires publics et les universités ont été progressivement fragilisés et sous-financés !

    Il faut donc que ce modèle, qui s’est développé à petite échelle et sous certaines conditions "bonnes", voire "idéales", notamment dans le champ de l’#éducation_populaire_scientifique ne soit pas étendu sans réflexion, sur les effets pervers encore non anticipés, surtout quand ils demandent que leur soient ouverts de nouveaux droits collectifs :

    – demande d’avoir des sièges dans les conseils scientifiques et instances scientifiques des EPST et universités (avec effet sur les problématiques légitimes ou pas, financées ou pas) : de quelles instances précisément ? et à quelle association précisément ?

    – demande de reconnaissance du travail scientifique "bénévole" de collecte de données (qui peut à terme justifier de ne pas remplacer des postes d’Ingénieurs et de techniciens dans les laboratoires publics et donc que le travail associatif se fasse en substitution du travail des fonctionnaires), qui serait validée par des seules "normes qualité" ; or le contrôle doit se faire par les pairs, dans la proximité, pour éviter toute dérive de données fausses, bidonnées et non vérifiables !

    – demande d’un budget de l’ESR de 110 M€ ciblé sur des associations à but scientifique, ce qui donne des emplois dérivés vers ces structures, avec 1.000 thèses en CIFRE, un programme ANR, une extension du Crédit Impôt Recherche aux associations, un service civique étudiant scientifique... Et puis quoi encore ?

    Ce Livre blanc n’a jamais été discuté largement avec la communauté scientifique et ses instances représentatives. On ne peut pas plaider pour des sciences participatives et citoyennes, sans demander l’avis aux scientifiques, ça ne marche pas que dans un sens !

    5/ Enfin, on peut se demander pourquoi la coordination du Libre Blanc de 2017 n’était portée que par certains acteurs de l’ESR, alors que #Alliss se présente comme une « plateforme de travail et de coopération » entre établissements d’enseignement supérieur et de recherche et acteurs de la société civile, associations, syndicats, entreprises.

    #RAP #PAR

  • Comment les géants de la tech manipulent la recherche sur l’éthique des IA | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/intelligence-artificille-ethique-gafam-recherche-lobbying-conflit-intere

    Après le greenwashing, l’ethicalwashing ? Un ancien chercheur du MIT Media Lab témoigne. Dès 2018, il est devenu difficile de suivre les nombreux scandales liés à l’IA sur fond de contrats controversés : entre Facebook et Cambridge Analytica ; entre Google et le Pentagone sur les drones ; entre Amazon, IBM et la police sur la reconnaissance faciale ; entre Microsoft et les services de l’immigration sur le contrôle des frontières... Derrière plusieurs hashtags (#TechWontBuildIt, #NoTechForICE, (...)

    #Accenture #Altran #Bouygues #CambridgeAnalytica #DeepMind #Google #Microsoft #Orange #SNCF #Air_France #USDepartmentofDefense-DoD #IBM #MIT #Amazon #Facebook #algorithme #drone #activisme #biométrie #éthique #migration #police #racisme #facial (...)

    ##législation ##reconnaissance ##discrimination ##vidéo-surveillance ##frontières ##lobbying ##surveillance ##greenwashing ##bug

  • Is the ICO going soft on the ’out of control’ adtech industry ?
    https://www.campaignlive.co.uk/article/ico-going-soft-out-control-adtech-industry/1671377

    On Friday the Information Commissioner’s Office’s lead investigator on real-time bidding, executive director for technology and innovation Simon McDougall, signalled that the body would not bring enforcement action against Google and the Interactive Advertising Bureau. The ICO warned it would use its regulatory powers against those in the adtech industry that “ignored the window of opportunity to engage and transform”, but he accepted moves by the IAB to educate the industry on special (...)

    #BritishAirways #CambridgeAnalytica #Google #Marriott #Facebook #algorithme #BigData #data #lobbying #profiling #ICO-UK #InteractiveAdvertisingBureau-IAB (...)

    ##publicité

  • The IRS Decided to Get Tough Against Microsoft. Microsoft Got Tougher. — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/the-irs-decided-to-get-tough-against-microsoft-microsoft-got-tougher

    For years, the company has moved billions in profits to Puerto Rico to avoid taxes. When the IRS pushed it to pay, Microsoft protested that the agency wasn’t being nice. Then it aggressively fought back in court, lobbied Congress and changed the law. Eight years ago, the IRS, tired of seeing the country’s largest corporations fearlessly stash billions in tax havens, decided to take a stand. The agency challenged what it saw as an epic case of tax dodging by one of the largest companies in the (...)

    #Microsoft #fiscalité #législation #lobbying

    ##fiscalité

  • Britain Plans Vast Privacy Protections for Children - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/01/21/business/britain-children-privacy-protection-kids-online.html

    New rules will require online services to overhaul how they treat the personal details of children in the country. Britain unveiled sweeping new online protections for children on Tuesday, issuing expansive rules despite widespread objections from a number of tech companies and trade groups. The rules will require social networks, gaming apps, connected toys and other online services that are likely to be used by people under 18 to overhaul how they handle those users’ personal (...)

    #Google #Amazon #Facebook #Instagram #pédophilie #conditions #data #publicité #enfants #lobbying (...)

    ##publicité ##techUK

  • Verizon Launches ’Private’ Search Engine After Years of Violating Its Customers’ Privacy - VICE
    https://www.vice.com/en_us/article/jgem57/verizon-launches-private-search-engine-after-years-of-violating-its-customers-

    Verizon spied on consumers for decades—then lobbied fiercely to prevent the government from doing anything about it. Now it wants you to trust it with your web searches. Verizon has spent the better part of the last decade mired in privacy scandals and lobbying the government to ignore or legalize its bad behavior. Now it’s launching a new privacy-centric search engine, apparently hoping you forgot all of that ever happened. The company on Tuesday unveiled OneSearch, a new search engine (...)

    #Verizon #NSA #algorithme #cookies #data #lobbying #marketing #publicité #surveillance (...)

    ##publicité ##OneSearch

  • #Total fait son trou à #Polytechnique - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/01/14/total-fait-son-trou-a-polytechnique_1772820

    Le bâtiment Total de 10 000 mètres carrés sera situé à la place du parking, tout près de la cantine et des équipements sportifs. « Autant dire qu’il sera impossible de l’éviter, le bâtiment sera au cœur du campus. Cela pose tout de même question ! On ne parle pas d’une #entreprise lambda, mais de Total, qui a un #lobbying très offensif », dénoncent une partie des élèves et des anciens élèves.

    Libération réserve cet article à ses abonnés

    #X #pantouflage #conflits_d_interets #recherche #enseignement

  • The document that reveals the remarkable tactics of trans lobbyists | Coffee House
    https://blogs.spectator.co.uk/2019/12/the-document-that-reveals-the-remarkable-tactics-of-trans-lobbyis

    People and organisations that at the start of this decade had no clear policy on or even knowledge of trans issues are now enthusiastically embracing non-binary gender identities and transition, offering gender-neutral toilets and other changes required to accommodate trans people and their interests. These changes have, among other things, surprised many people. They wonder how this happened, and why no one seems to have asked them what they think about it, or considered how those changes might affect them.

    Some of the bodies that have embraced these changes with the greatest zeal are surprising: the police are not famous social liberals but many forces are now at the vanguard here, even to the point of checking our pronouns and harassing elderly ladies who say the wrong thing on Twitter.

    How did we get here?

    So the question again: how did organisations with small budgets and limited resources achieve such stunning success, not just in the UK but elsewhere?

    Well, thanks to the legal website Roll On Friday, I have now seen a document that helps answer that question.

    The document is the work of Dentons, which says it is the world’s biggest law firm; the Thomson Reuters Foundation, an arm of the old media giant that appears dedicated to identity politics of various sorts; and the International Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer and Intersex Youth & Student Organisation (IGLYO). Both Dentons and the Thomson Reuters Foundation note that the document does not necessarily reflect their views.

    The report is called ‘Only adults? Good practices in legal gender recognition for youth’. Its purpose is to help trans groups in several countries bring about changes in the law to allow children to legally change their gender, without adult approval and without needing the approval of any authorities.

    In short, this is a handbook for lobbying groups that want to remove parental consent over significant aspects of children’s lives. A handbook written by an international law firm and backed by one of the world’s biggest charitable foundations.

    And how do the authors suggest that legal change be accomplished?

    I think the advice is worth quoting at length, because this is the first time I’ve actually seen this put down in writing in a public forum. And because I think anyone with any interest in how policy is made and how politics works should pay attention.

    Another recommendation is even more revealing: ‘Avoid excessive press coverage and exposure.’

    According to the report, the countries that have moved most quickly to advance trans rights and remove parental consent have been those where the groups lobbying for those changes have succeeded in stopping the wider public learning about their proposals. Conversely, in places like Britain, the more ‘exposure’ this agenda has had, the less successful the lobbying has been:

    La question d’actualité, c’est si les parents ont leur mot à dire sur la décision de leurs enfants de transitionner avant la puberté : d’un côté ça permet de ne pas développer des caractères sexuels secondaires qui seront encombrants pour la suite et de transitionner plus facilement, de l’autre... ce sont des enfants qui n’ont peut-être pas les moyens de peser leur décision et les cas de #détransition se multiplient, de jeunes adultes qui regrettent que cette option leur ait été proposée comme ça.

    https://www.rollonfriday.com/news-content/dentons-campaigns-kids-switch-gender-without-parental-approval

    #lobby #transidentité #transgenre

    • Gender dysphoria in children: puberty blockers study draws further criticism | The BMJ
      https://www.bmj.com/content/366/bmj.l5647

      The NHS Gender Identity Development Service (GIDS), based at London’s Tavistock and Portman NHS Foundation Trust, is England’s only provider of NHS specialist treatment for young people with gender dysphoria.

      In 2010 GIDS and University College London’s Institute of Child Health applied for ethical approval to conduct a cohort study offering puberty blockers to a “carefully selected group of adolescents” with gender dysphoria in early puberty.

      But questions continue to emerge about the researchers’ conduct of this early intervention study.

      We reported in July that potentially crucial information may have been missing from the study’s protocol and patient information sheets, casting doubt as to whether participants gave informed consent.1 Critics had said that the researchers had downplayed interim findings that might suggest increased suicidality. And the researchers had not submitted the annual progress reports required by the NHS Health Research Authority (HRA), which promotes patients’ interests in health research. Also, despite the full study findings remaining unpublished, the NHS changed its policy to allow GIDS to prescribe these drugs to children under 12 in established puberty.

      Here we present new allegations that the researchers might have broken rules when seeking ethical approval. They might also have misinterpreted another study’s findings about potentially worrying effects of the drugs on changing bone density.

  • Oil And Gas Giants Spend Millions Lobbying To Block Climate Change Policies [Infographic]
    https://www.forbes.com/sites/niallmccarthy/2019/03/25/oil-and-gas-giants-spend-millions-lobbying-to-block-climate-change-policies-

    Every year, the world’s five largest publicly owned oil and gas companies spend approximately $200 million on lobbying designed to control, delay or block binding climate-motivated policy. This has caused problems for governments seeking to implement policies in the wake of the Paris Agreement which are vital in meeting climate change targets. Companies are generally reluctant to disclose such lobbying expenditure and late last week, a report from InfluenceMap used a methodology focusing on the best available records along with intensive research of corporate messaging to gauge their level of influence on initiatives to halt climate change.

    https://influencemap.org/reports/Reports

    #lobby #climat #changement_climatique #capitalisme_vert #écologie_des_riches