• Des transsexuelLEs interviennent : APPEL AU LOBBY TRANS

    _Un groupe de transsexuelLEs vient de publier une lettre ouverte dans le Times de Londres où iels remettent en question la représentativité des activistes qui agressent des femmes « en leur nom » et les appellent à cesser d’agresser des femmes :
    En tant que personnes transsexuelles, nous sommes consternées par l’escalade du harcèlement, des menaces et des agressions infligés à des femmes et à des groupes de femmes au nom d’un « activisme pour les droits des transgenres » (« Trans lobby sent me death threats, claims professor », TIMES, 6 décembre, http://bit.ly/2QktcVn)._
    Au cours des dernières années, la rhétorique violente utilisée dans les médias sociaux a trop souvent débordé dans la vie réelle. Après le harcèlement de Julie Bindel et de la Working Class Movement Library, l’agression physique de Maria Maclachlan et l’utilisation récente de tactiques de « port de masques » pour contrer une assemblée féministe à Bristol, nous trouvons horrifiantes les méthodes d’intimidation et d’agression dirigées contre Rosa Freedman, spécialiste des droits de la personne (et enseignante à l’Université de Reading qui a reçu des menaces de mort et de viol et dont on a uriné sur la porte de son bureau).

    Traduction : Tradfem
    Version originale : https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Ft.co%2FdPCg32Wqj9%3Ffbclid%3DIwAR2KrfYNHB7OuJOZJTS
    #Times #Londres #Lobby_trans


  • Amazon and UPS Stay Silent as Other Corporate Donors Renounce Support for Racist Mississippi Senate Campaign
    https://theintercept.com/2018/11/27/mississippi-runoff-cindy-hyde-smith-comments

    Google, Facebook, and other companies have asked to take back their contributions to Mississippi Republican senatorial candidate Cindy Hyde-Smith in the wake of growing controversy over her celebration of Confederate history, comments about a “public hanging,” and other newly surfaced incidents and information. But more than a dozen other high-profile public companies, including UPS, have yet to publicly withdraw their financial support. Earlier this month, Hyde-Smith made headlines when she (...)

    #Google #UPS #Amazon #Facebook #élections #discrimination #lobbying


  • Les député.e.s #enmarche récoltent la violence qu’ils.elles sèment ! - Le figaro 22 Novembre 2018 _

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/22/01016-20181122LIVWWW00014-en-direct-gilets-jaunes-blocages-impots-fiscalite

    Des députés LaRem dénoncent des intimidations

    Le président du groupe LaRem à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a dénoncé des « intimidations » de la part de « gilets jaunes » autour de domiciles ou permanences de députés « marcheurs ». Dans un mail que s’est procuré l’AFP, il affirme que nombre d’entre eux « font l’objet depuis hier (mardi), de la part de ’gilets jaunes’ de leur circonscription, d’intimidations autour de leurs domiciles ou de leurs permanences, voire de menaces d’agressions sur leur propre personne ».

    « Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche », poursuit l’élu de Paris qui a saisi mardi soir Christophe Castaner qui lui a promis le soutien du ministère de l’Intérieur. Gilles Le Gendre conseille aux députés concernés « d’en informer immédiatement le préfet » de leur département et de prévenir le groupe majoritaire, afin de pouvoir « apprécier l’ampleur du phénomène ».

    Certains députés, qui se sont confiés à franceinfo, affirment être totalement désemparés face à la colère des « gilets jaunes ». « On n’est pas sur la même longueur d’onde, ils ont des sentiments, nous des arguments, ça ne colle pas » , explique notamment Valéria Faure-Muntian, députée #LREM de la 3e circonscription de la Loire.

    #député.e.s #macron #emmanuel_macron #violence #france #enmarcheverslefn #en_vedette #gouvernement_macron #réformes_antisociales #corruption #privilèges #glyphosate #lobby #lobbying


  • Accès au marché des nouveaux médicaments : pourquoi accélérer ? – Formindep
    http://formindep.fr/acces-au-marche-des-nouveaux-medicaments-pourquoi-accelerer

    Une analyse en 3 volets de la déréglementation des Autorisations de Mise sur le Marché des nouveaux traitements via la création des ATU (autorisations temporaires d’utilisation, unique en Europe) :
    – volet 1 : un exemple emblématique de campagne de lobbying (bonjour Big Pharma...)
    – volet 2 : le mirage des « innovations thérapeutiques » ou comment mettre en danger un grand nombre de patients pour des gains d’efficacité marginaux (et totalement ruineux pour la sécu)
    – volet 3 (à paraître) : anatomie d’une campagne de presse + conclusion générale : Contre-proposition d’une réforme vraiment utile du « système pharmaceutique »

    Publié par formindep : http://formindep.fr/nous-connaitre

    #big_pharma #lobbying #sécurité_sociale #formindep


  • Le Conseil Constitutionnel annule l’autorisation de vente de semences paysannes
    https://lareleveetlapeste.fr/le-conseil-constitutionnel-annule-lautorisation-de-vente-de-semenc

    La victoire fut éphémère pour les défenseurs de la biodiversité. Alors que la loi Egalim avait autorisé la vente de semences libres ou paysannes, le Conseil Constitutionnel a purement et simplement annulé cette autorisation avec d’autres articles de la loi au prétexte qu’ils sont « anticonstitutionnels ». Un véritable déni de démocratie.
    Un quart du texte de loi supprimé !

    Coup dur pour la démocratie et la préservation de notre patrimoine alimentaire. Le 2 octobre dernier, de nombreuses organisations paysannes et défendant l’environnement s’était réjouies de la victoire apportée par l’article 78 de la loi Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous) qui autorisait la vente de semences anciennes. Jusqu’ici réservée aux grands groupes semenciers tels Monsanto, DuPont et Dow Chemical, la vente aurait ainsi été permise à des associations comme Kokopelli ou le Réseau Semences Paysannes.

    Malheureusement, le 25 octobre, le Conseil Constitutionnel a finalement décidé de censurer 23 des 98 articles de la loi Egalim, soit plus d’un quart du texte de loi !

    En plus de l’article 78, des avancées majeures ont ainsi été perdues comme l’article 86 sur l’intégration de la biodiversité et de la préservation des sols à l’enseignement agricole, et l’article 43 sur l’étiquetage des miels composés de mélanges ou l’article 56 sur la représentation des associations de protection de l’environnement dans les comités nationaux de l’Institut national de l’origine et de la qualité.


  • Face aux crises, le lobbying de Facebook outre-Atlantique
    https://www.nextinpact.com/brief/face-aux-crises--le-lobbying-de-facebook-outre-atlantique-6573.htm

    Le New York Times publie une enquête sur les campagnes d’influence du réseau social pendant deux ans de scandales sur la manipulation politique et la vie privée, qui avaient culminé avec l’audition de Mark Zuckerberg au Congrès en avril. En 2015, une publication de Donald Trump appelant à l’interdiction de l’immigration musulmane aurait déclenché une vague de protestations internes et externes à Facebook. Les critiques demandaient la suppression du message, ce à quoi la société s’est refusée, aucune (...)

    #Facebook #élections #manipulation #données #BigData #lobbying #Definers


  • Delay, Deny and Deflect : How Facebook’s Leaders Fought Through Crisis
    https://www.nytimes.com/2018/11/14/technology/facebook-data-russia-election-racism.html

    Sheryl Sandberg was seething. Inside Facebook’s Menlo Park, Calif., headquarters, top executives gathered in the glass-walled conference room of its founder, Mark Zuckerberg. It was September 2017, more than a year after Facebook engineers discovered suspicious Russia-linked activity on its site, an early warning of the Kremlin campaign to disrupt the 2016 American election. Congressional and federal investigators were closing in on evidence that would implicate the company. But it wasn’t (...)

    #CambridgeAnalytica #Facebook #élections #manipulation #données #BigData #lobbying


  • How Facebook Wrestled With Scandal : 6 Key Takeaways From The Times’s Investigation
    https://www.nytimes.com/2018/11/14/technology/facebook-crisis-mark-zuckerberg-sheryl-sandberg.html

    For more than a year, Facebook has endured cascading crises — over Russian misinformation, data privacy and abusive content — that transformed the Silicon Valley icon into an embattled giant accused of corporate overreach and negligence. An investigation by The New York Times revealed how Facebook fought back against its critics : with delays, denials and a full-bore campaign in Washington. Here are six takeaways. Facebook knew about Russian interference In fall 2016, Mark Zuckerberg, (...)

    #CambridgeAnalytica #Facebook #élections #manipulation #données #BigData #lobbying


  • Pharma Papers
    https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers

    « Pharma Papers » est un projet de Basta ! et de l’Observatoire des multinationales.
    À travers la mise à disposition de données jusqu’ici peu accessibles, des enquêtes et des reportages, nous mettons en lumière les confortables profits engrangés par les laboratoires pharmaceutiques sur le dos des systèmes de sécurité sociale, et les énormes moyens d’influence déployés pour préserver ces profits.

    Un webdoc en 6 épisodes sur BigPharma, publié de novembre à décembre 2018 :
    - premier volet : « L’argent de l’influence » : https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence

    #bigpharma #lobbying #sécurité_sociale #webdoc #bastamag


  • Big tech means big lobbying : a tour of the EU quarter
    https://corporateeurope.org/events/big-tech-means-big-lobbying-tour-eu-quarter

    20 November 2018, 14:00 Join Corporate Europe Observatory and the European Digital Rights Group on a tour of the EU Quarter to get an insight into recent lobby battles over EU data privacy rules and online copyright regulation, to find out which corporate lobby groups were most active on these files and which tactics they used, and to learn more about the narratives and lobbying industry backing their efforts. Over just a few years, Big Tech and Big Data companies have escalated their (...)

    #lobbying #GAFAM


  • Les Jeunes Insoumis·es

    Les InsoumisJeunes perquisitionnent AUCHAN_France contre l’évasion fiscale !

    Grosse action des @InsoumisJeunes dans un Auchan à Aubervilliers pour dénoncer la fraude fiscale 2 camarades sont au commissariat, la répression des militants politiques continue... Partagez !

    Source : partagé par Duc de Saint-Frippon https://twitter.com/InsoumisJeunes/status/1056222407059562496

    #mulliez #auchan #oney #crédit #usuriers #usure #banque #banques #finance #finacement #lobbying #lobby #lobbies #multinationales


  • Glyphosate : Croyez nous sur parole ! J.L.P. - 24 Octobre 2018 - Le Canard enchainé

    ❝ Pauvres députés macronistes !
    Le 29 Mai 2018 en compagnie d’une poignée de députés LR, une trentaine d’entre eux avaient rejeté l’amendement déposé par Mathieu Orphelin, député LRM proche de Hulot, qui vise à interdire le glyphosate d’ici à 2021.
    Leurs électeurs les alors avaient vivement interpelés Six mois auparavant, le président macron ne s’était il pas engagé par écrit à faire interdire le glyphosate  "au plus tard dans trois ans " ?
    Pourquoi trahir cette promesse ?
    Pourquoi refuser de l’inscrire dans la loi ?

    Le 15 Septembre 2018, rebelote : un amendement du même tonneau est rejetté par 42 députés (dont les mêmes 34 macronistes).
    Depuis, comme le raconte « Le Monde 19/10 », ils vivent dans l’enfer. Dans la rue on les apostrophe : « Vous êtes tous vendus aux lobbys ! Honte à vous d’être avec monsanto ! »
    Ils reçoivent des mails indignés par centaines. On les présente comme les « 42 salopards » . Et parfois, forcement, ça dérape (insultes, menaces de mort).
    Heureusement, l’ex ministre de l’agriculture Stéphane Travert a exprimé son soutient à ces députés « injustement insultés, bafoués, caricaturés sur les réseaux sociaux » . . .
    Du coup ils s’échinent à expliquer en choeur qu’ils sont « profondément » contre le glyphosate, mais qu’il faut y aller mollo, sans « braquer les agriculteurs » , car la situation sur le terrain est complexe, les voilà réduits à « faire la pédagogie de leur vote » . . .
    La député de l’Isére, Cendra Motin a ce mot magnifique : « On demande aux gens de nous croire sur parole. Or ils ne croient qu’aux actes . . . »

    Ah, les gens sont indécrottables !❝

    #glyphosate #LRM #enmarche #corruption #empoisonneurs #lobbying #lobby #influence #santé #europe #multinationales #agriculture #députés


  • Le glyphosate empoisonne la vie des députés LRM Octobre 2018 Alexandre Lemarié - 18 octobre 2018 - Le monde
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/18/comment-le-glyphosate-empoisonne-la-vie-des-deputes-lrm_5371079_823448.html

    L’interdiction de l’herbicide n’est pas inscrite dans le projet de loi agriculture récemment adopté par le Parlement. Retour sur une bataille qui a secoué les élus de la majorité, dont certains font l’objet de menaces de mort.

    Tours, le 10 septembre, vers 11 heures. Une camionnette passe devant le palais des congrès, où se déroule le séminaire des parlementaires La République en marche (LRM). Une jeune femme ouvre la fenêtre et lance, rageuse : « Vous êtes tous vendus aux lobbys ! Honte à vous d’être avec Monsanto ! » Deux heures auparavant, au volant de sa voiture, un élu macroniste demande à un passant le chemin à emprunter pour se rendre au rassemblement du groupe majoritaire. La réponse de l’homme fuse, cinglante : « Allez vous faire foutre les empoisonneurs au glyphosate ! »

    Depuis plus de quatre mois, les députés du parti présidentiel sont la cible de vives critiques de la part des citoyens qui leur reprochent d’avoir refusé d’inscrire l’interdiction de cet herbicide dans le projet de loi agriculture et alimentation, dont le vote définitif a eu lieu le 2 octobre au Parlement.

    Régulièrement pris à partie sur les marchés et submergés de messages désapprobateurs par mail, courrier ou sur les réseaux sociaux, nombre d’entre eux sont marqués par la masse des critiques. Et aussi par leur virulence. « On en prend plein la tête ! », déplore l’élu d’Ille-et-Vilaine Mustapha Laabid. « En termes de magnitude, c’est énorme… », constate son collègue du Rhône Bruno Bonnell.

    La première salve de critiques a été déclenchée après le 29 mai. Ce jour-là, un amendement du député LRM de Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, proche de l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, visant à graver dans le marbre l’abandon du glyphosate d’ici à 2021, est rejeté. Repoussé par 63 voix contre 20, il avait recueilli 16 votes pour et 36 contre au sein du groupe majoritaire. De quoi susciter la colère d’un grand nombre de Français, qui ont assimilé cette décision à une trahison de la majorité. Dans un Tweet publié en novembre 2017, Emmanuel Macron s’était en effet engagé à bannir sous trois ans le composant principal du Roundup de Monsanto
    . . . . La suite de l’article payante.

    Quel député a voté pour ou contre l’interdiction du glyphosate ? (Dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018) Emma Donada - 17 septembre 2018 - libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2018/09/17/quel-depute-a-vote-pour-ou-contre-l-interdiction-du-glyphosate_1679273

    Vous nous avez posé cette question que nous avons légèrement modifiée : « Où trouver comment « nos » députés ont voté pour/contre le glyphosate (15 septembre 2018) ? Ça m’intéresse au plus haut point… »

    Dans la nuit du 14 au 15 septembre, l’Assemblée nationale a rejeté plusieurs amendements au projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire visant à interdire l’utilisation du glyphosate, un herbicide controversé. Les députés avaient déjà voté contre un amendement allant dans ce sens, en première lecture du texte, en mai. Le texte déposé par le député LREM Matthieu Orphelin avait été rejeté avec 63 voix contre et 20 pour.
    A lire aussi : Le graphique sur l’absentéisme lors du vote sur l’interdiction du glyphosate à l’Assemblée nationale est-il vrai ?

    Cette fois-ci, sept amendements ont été mis au vote et rejetés. Mais l’écart de vote a été particulièrement serré lors du scrutin sur l’amendement déposé par le député LREM François-Michel Lambert : 42 voix contre et 35 pour. Il est aussi l’amendement qui rassemble le plus de voix en sa faveur. 

    Vous nous interrogez sur le vote de chaque député, le détail est disponible sur le site de l’Assemblée nationale : http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/1154

    Analyse du scrutin n° 1154
Troisième séance du 14/09/2018
    Scrutin public sur l’amendement n° 198 de M. François-Michel Lambert et l’amendement identique suivant à l’article 14 septies du projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (nouvelle lecture).

    Pour écrire aux députés, leurs adresses électroniques figurent dans leur fiche individuelle de l’assemblée nationale http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp?legislature=14

    Bérangère Abba
    Gabriel Attal
    Laetitia Avia
    Florian Bachelier
    Didier Baichère
    Sophie Beaudouin-Hubiere
    Bruno Bonnell
    Jean-Jacques Bridey
    Stéphane Buchou
    Fabienne Colboc
    Frédéric Descrozaille
    Christelle Dubos
    Coralie Dubost
    Jean-Luc Fugit
    Stanislas Guerini
    Danièle Hérin
    Guillaume Kasbarian
    Nicole Le Peih
    Marie Lebec
    Jean-Claude Leclabart
    Martine Leguille-Balloy
    Roland Lescure
    Monique Limon
    Laurence Maillart-Méhaignerie
    Graziella Melchior
    Amélie de Montchalin
    Jean-Baptiste Moreau
    Cendra Motin
    Zivka Park
    Patrice Perrot
    Anne-Laurence Petel
    Béatrice Piron
    Marie-Christine Verdier-Jouclas
    Jean-Yves Bony
    Gilles Lurton
    Jérôme Nury
    Alain Ramadier
    Bruno Millienne
    Nicolas Turquois
    Thierry Benoit
    Lise Magnier

    #glyphosate #LRM #enmarche #corruption #empoisonneurs #lobbying #lobby #influence #santé #europe #multinationales #agriculture #députés


  • Interdiction du glyphosate : les 63 députés qui ont voté contre l’inscription dans la loi en Mai 2018 Timothée Vilars - 29 mai 2018 à 14h41 - L’OBS
    https://www.nouvelobs.com/planete/20180529.OBS7374/interdiction-du-glyphosate-les-63-deputes-qui-ont-vote-contre-l-inscripti

    Tard dans la nuit, l’Assemblée nationale a renoncé à fixer une date d’interdiction pour le glyphosate, cet herbicide classé cancérogène probable.
    C’est un engagement personnel d’Emmanuel Macron : l’interdiction du glyphosate sur le territoire français d’ici à 2021 aurait pu être gravée dans la loi par un amendement déposé par le député LREM Matthieu Orphelin. Mais celui-ci a été rejeté dans la nuit de lundi à mardi par l’Assemblée nationale.

    En tout, 63 députés ont veillé jusqu’à 2 heures du matin pour rejeter l’amendement (20 pour, 2 abstentions). Parmi eux, les chefs de file des députés LREM, Richard Ferrand, des députés MoDem, Marc Fesneau et des députés LR, Christian Jacob.

    A noter que les groupes « insoumis », socialiste et communiste n’étaient représentés que par un député chacun. S’ils avaient été au complet au moment du vote, l’interdiction du glyphosate, et donc de l’herbicide fétiche de Monsanto « Roundup », aurait théoriquement pu être votée (plusieurs députés insoumis s’en sont expliqué depuis). L’amendement Orphelin, moins radical qu’un amendement de la députée non inscrite et ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, également rejeté, prévoyait des dérogations possibles jusqu’en 2023. 

    On discute donc de la question du #glyphosate à 1h40 du matin. Tout est normal. #EGAlim pic.twitter.com/RGHNkAO42D
    Matthieu ORPHELIN (@M_Orphelin) 28 mai 2018

    La sortie du #glyphosate ne sera pas inscrite dans la loi. Cela ne minimise pas les autres avancées obtenues (pour prix justes et pour alimentation durable) mais c’est à mes yeux un RV manqué et une vraie déception car l’urgence écologique et de chgt modèle agricole est si forte. pic.twitter.com/aXuEzNCfKc

    Les 63 députés, région par région
    Parmi les 63 députés qui ont refusé d’inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi, on trouve 36 LREM, 15 LR, 7 UDI / Constructifs, 4 MoDem et 1 communiste (Sébastien Jumel).

    Pour écrire aux députés, leurs adresses électroniques figurent dans leur fiche individuelle de l’assemblée nationale http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp?legislature=14

    • Auvergne-Rhône-Alpes
    Jean-Yves Bony
    Vincent Descœur
    Emmanuelle Anthoine
    Monique Limon
    Valéria Faure-Muntian
    Dino Cinieri
    Valérie Thomas

    • Bourgogne-Franche-Comté
    Barbara Bessot Ballot
    Perrine Goulet
    Rémy Rebeyrotte
    Michèle Crouzet

    • Bretagne
    Richard Ferrand
    Graziella Melchior
    Florian Bachelier
    Laurence Maillart-Méhaignerie
    Gilles Lurton
    Thierry Benoit
    Jean-Michel Jacques
    Nicole Le Peih

    • Centre-Val-de-Loire
    Guillaume Kasbarian
    Laure de La Raudière
    Philippe Vigier
    Sophie Auconie
    Jean-Pierre Door
    Marc Fesneau

    • Grand Est 
    Grégory Besson-Moreau
    Antoine Herth
    Éric Girardin
    Charles de Courson
    Lise Magnier

    • Hauts-de-France
    Julien Dive
    Maxime Minot
    Benoît Potterie
    Daniel Fasquelle
    Jean-Claude Leclabart

    • Ile-de-France
    Marie Guévenoux
    Christine Hennion
    Anne-Christine Lang
    Christian Jacob
    Jean-Jacques Bridey
    Jean François Mbaye

    • Normandie
    Bertrand Bouyx
    Sébastien Leclerc
    Séverine Gipson
    Véronique Louwagie
    Jérôme Nury
    Xavier Batut
    Sébastien Jumel

    • Nouvelle-Aquitaine
    Jean-Baptiste Moreau
    Jean-Marie Fiévet
    Véronique Hammerer
    Sophie Mette
    Olivier Damaisin
    Nicolas Turquois

    • Occitanie
    Arnaud Viala
    Olivier Gaillard
    Nicolas Démoulin
    Philippe Huppé
    Marie-Christine Verdier-Jouclas

    • Pays-de-la-Loire
    Sarah El Haïry

    • Provence-Alpes-Côte d’Azur
    Pascale Boyer
    Jean-Claude Bouchet

    • Français de l’étranger
    Roland Lescure

    #glyphosate #LRM #enmarche #corruption #empoisonneurs #lobbying #lobby #influence #santé #europe #multinationales #agriculture #députés


  • La Région bruxelloise ne peut pas interdire le glyphosate, selon la commission européenne Belga - 23 Octobre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-region-bruxelloise-ne-peut-pas-interdire-le-glyphosate-selon-la-commi

    La Commission européenne recale l’interdiction du glyphosate par la Région de Bruxelles-Capitale, révèle mardi L’Echo. L’exécutif européen souligne que la Région ne peut pas s’appuyer sur le « principe de précaution » pour interdire l’herbicide, car il s’agit d’une considération trop abstraite, selon une communication au gouvernement bruxellois que L’Echo a consultée.

    Les autorités régionales appuyaient leur interdiction sur l’absence de consensus scientifique sur la nocivité du produit. Une raison insuffisante pour la Commission européenne. Cette dernière dresse une liste d’avis d’experts pour qui « il n’existe pas de justification pour une classification du glyphosate comme cancérigène ».


    En mai dernier, la Région bruxelloise avait attaqué la Commission devant la Cour de justice européenne pour non-respect du principe de précaution lors de la prolongation de l’autorisation du glyphosate.
    . . . . .

    #glyphosate #commission_européenne #ue #union_européenne #corruption #empoisonneurs #lobbying #lobby #influence #santé #europe #multinationales #agriculture

    • Pas de nouveau procès pour Monsanto, mais une amende réduite à 78 millions reuters/alp - 23 Octobre 2018 - RTS

      La Cour supérieure de Californie de San Francisco a rejeté lundi l’appel de Monsanto. La filiale de Bayer, demandait un nouveau procès ou l’annulation du verdict qui l’avait condamnée à verser 289 millions de dollars à un jardinier atteint d’un cancer.

      La Cour supérieure de Californie de San Francisco a rejeté lundi l’appel de #Monsanto. La filiale de #Bayer, demandait un nouveau procès ou l’annulation du verdict qui l’avait condamnée à verser 289 millions de dollars à un jardinier atteint d’un cancer.

      La plainte de Dewayne Johnson, déposée en 2016, a fait l’objet d’un procès rapide en raison de la gravité de son lymphome non hodgkinien. Ce cancer du système lymphatique est causé, selon lui, par des années d’exposition aux herbicides Roundup et Ranger Pro.


      L’entreprise spécialisée dans les biotechnologies agricoles a demandé à la juge Suzanne Bolanos, qui a présidé le procès, d’annuler le verdict ou d’ordonner un nouveau procès. Elle estime que la décision du jury l’ayant condamnée était insuffisamment étayée par les preuves présentées par Dewayne Johnson.

      Bayer considère que Dewayne Johnson n’a pas prouvé que le glyphosate avait provoqué son cancer et que les éléments scientifiques qu’il a présentés au procès « étaient bien inférieurs à la norme de causalité requise par la loi californienne ».

      Dommages et intérêts réduits
      Si elle a maintenu le verdict, la juge de San Francisco a toutefois ordonné de réduire largement les dommages et intérêts de 289 millions de dollars à 78 millions.

      Le plaignant, Dewayne Johnson, a jusqu’au 7 décembre pour accepter cette proposition, sans quoi un nouveau procès sera organisé.


  • If you’re on the side of democracy, Nick Clegg, why are you going to work for Facebook ?
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/oct/21/if-youre-on-the-side-of-democracy-why-are-you-going-to-work-for-faceboo

    When you take the Zuckerberg shilling, you’re leaving your principles behind you Dear Nick, congratulations on the new job. Finally, some real power. Deputy prime minister is so last century. You’re now vice-president of global affairs and communications at Facebook, a company that, as Mark Zuckerberg points out, is less a traditional firm than a full-blown nation state. And not just any nation state – the most powerful nation state on Earth, ever, home to 2 billion people and with nothing as (...)

    #Facebook #lobbying


  • Nick Clegg, ex-numéro 2 du gouvernement britannique et nouveau dirigeant de Facebook
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/19/l-ancien-vice-premier-ministre-britannique-nick-clegg-devient-le-responsable

    L’ancien chef du parti libéral-démocrate, au pouvoir entre 2010 et 2015, gérera les affaires publiques et la communication de l’entreprise. C’est une nomination surprenante : après plusieurs décennies de politique, l’ancien chef des libéraux-démocrates britanniques Nick Clegg, qui fut aussi vice-premier ministre de 2010 à 2015 auprès de David Cameron, va diriger les affaires publiques de Facebook pour le monde entier, annonce le Financial Times. M. Clegg a dirigé le parti centriste britannique durant (...)

    #Facebook #lobbying


  • Impunité « made in Europe » : pourquoi l’UE s’oppose à un traité sur la responsabilité des multinationales Observatoire des multinationales - 15 Octobre 2018
    http://multinationales.org/Impunite-made-in-Europe
    (Revue de presse Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-21-10-2018 )

    Pourquoi l’Europe fait-elle obstruction, au sein de l’ONU, à l’adoption d’un traité international ambitieux sur les multinationales et leur responsabilité en matière de droits humains et d’environnement ? Un nouveau rapport publié dans le cadre du réseau européen d’investigation ENCO, dont l’Observatoire des multinationales est l’un des fondateurs, se penche sur la troublante proximité entre l’Union européenne et les lobbies des multinationales, et sur ce qu’elle révèle : une conception du monde où le secteur privé est associé à toutes les décisions, et où lui imposer des règles contraignantes devient quasi inimaginable.


    Alors qu’un groupe de travail de l’ONU se réunit pour la quatrième fois afin de négocier un traité international très attendu visant à mettre fin à l’impunité des entreprises multinationales, l’Union européenne (UE) se distingue par son opposition à l’introduction de normes contraignantes pour ces dernières et par sa défense obstinée de mécanismes volontaires qui ont démontré leur efficacité et leur insuffisance.

    Comme le démontre le rapport Impunité « made in Europe », https://multinationales.org/IMG/pdf/impunite-made-in-eu.pdf cette position reflète non seulement la capture des institutions européennes par le secteur privé, mais aussi l’hypocrisie des dirigeants politiques et économiques du vieux continent. Toujours prompts à se présenter comme des modèles de « responsabilité », ils restent délibérément aveugles aux impacts réels des multinationales européennes tout autour de la planète et aux conséquences de nombreuses politiques de l’UE sur les peuples et sur l’environnement.

    Cette publication unique en son genre est basée sur les contributions de nombreuses organisations et experts de l’Europe entière et de pays du sud, réunies à l’initiative du réseau ENCO (European Network of Corporate Observatories), collaboration d’organisations de la société civile et de médias dédiée à l’investigation et à la veille sur les multinationales. De la révélation du lobbying et de la « capture du régulateur » qui prévalent désormais au niveau de l’UE et de l’ONU à la mise en lumière des impacts réels des multinationales européennes sur l’environnement et les droits humains au-delà de leur communication « verte » et « responsable », du décryptage des mécanismes juridiques de l’impunité à la critique des traités de libre échange et des mécanismes de protection des investisseurs, ce rapport synthétise différents niveaux de recherche et d’analyse pour dresser un tableau clair et complet des enjeux des négociations actuelles à l’ONU en vue d’un traité international sur les multinationales et les droits humains.

    L’UE s’aligne sur les lobbies des multinationales
    Ce rapport montre en particulier qu’au sein du groupe de travail mis en place à cet effet, les représentants de l’Union européenne disent exactement la même chose, avec les mêmes arguments et parfois les mêmes mots, que les lobbies des multinationales comme la Chambre de commerce internationale ou l’Organisation internationale des employeurs. Leurs arguments ? Qu’il n’y a pas besoin d’un traité car les mécanismes volontaires existants suffisent ; que le secteur privé devrait participer aux négociations : et (malgré les innombrables preuves que leurs structures juridiques complexes et leur pouvoir politique et économique leur permettent d’échapper largement à toute régulation et d’imposer leur volonté aux gouvernements) que les entreprises multinationales ne soulèvent pas de problème spécifique en termes de droit international.

    L’identité de position entre UE et lobbies des multinationales est d’autant plus troublante que la société civile européenne et le Parlement européen ont exprimé à plusieurs reprises leur soutien au processus onusien d’élaboration d’un instrument international contraignant sur les multinationales et les droits humains. Des législations en ce sens sont d’ailleurs proposées dans plusieurs pays du vieux continent (et, dans le cas de la France, a été adoptée en 2017). Mais la bureaucratie européenne – représentée en l’occurrence par le Service d’action extérieure de l’UE – préfère serrer les rangs aux côtés des multinationales pour défendre le statu quo.

    L’attitude de l’UE est une nouvelle illustration de la capture croissante des processus et des institutions démocratiques par les grandes entreprises, au niveau national comme à l’échelle internationale. Le secteur privé semble désormais en mesure non seulement d’empêcher toute régulation significative de ses activités, mais également de se présenter comme la seule et unique « solution » aux défis de la planète. Cette « capture du régulateur », déjà bien documentée et critiquée en ce qui concerne les institutions européennes, est également de plus en plus manifeste au niveau du système des Nations unies, avec la création du « Pacte mondial », la dépendance croissante de l’ONU envers les financements privés ou encore l’omniprésence des multinationales dans les espaces de négociations supposés les réguler, comme les conférences sur le climat. Le processus d’élaboration d’un traité international pour mettre fin à l’impunité des multinationales et assurer l’accès à la justice et à la réparation des communautés affectées, en raison de l’intérêt actif qu’il suscite au sein de la société civile, est perçu comme une menace pour ce tête-à-tête de plus en plus confortable entre les grandes entreprises et les gouvernements.

    Hypocrisie européenne ?
    Le modèle défendu à la fois par l’Union européenne et par les lobbies des multinationales, aussi bien au sein du groupe de travail de l’ONU que comme modèle général de gouvernance pour faire face aux défis globaux, est basé sur trois piliers : 
 Un droit international contraignant pour protéger les intérêts des multinationales, à travers par exemple les traités de commerce et d’investissement et les mécanismes d’arbitrage international ; 
 Le secteur privé légitimé et invité à « co-écrire » les régulations qui lui sont applicables, quand ce n’est pas à remplacer la régulation par des standards privés non contraignants gérés par des « forums multi-parties prenantes » ; 
 Des mécanismes volontaires et non contraignants pour les multinationales, comme les Principes directeurs de l’ONU sur les entreprises et les droits humains, destinés à leur donner une image « verte » et « responsable » sans faire aucune différence en termes d’accès à la justice et à la réparation pour les communautés affectées ou les travailleurs.

    Ce rapport comprend un ensemble d’études de cas (dont la version intégrale est disponible en ligne) https://multinationales.org/IMG/pdf/impunite-made-in-eu.pdf rédigées par des experts et des organisations de la société civile d’Europe (dans le cadre du réseau ENCO) et par des organisations du sud directement impliqués aux côtés des communautés affectées. Ces cas démontrent que quoiqu’en disent les politiques et les cadres dirigeants du vieux continent sur leur « exemplarité », les multinationales européennes restent impliquées dans des violations des droits humains et de l’environnement tout autour de la planète, sans être mises face à leurs responsabilités. Le souci de « respectabilité » du vieux continent se traduit trop souvent par une délocalisation des pires impacts sociaux et environnementaux des multinationales et des consommateurs européens vers les pays du sud. Une tendance facilitée, si ce n’est encouragée, par certaines politiques de l’UE comme la poursuite effrénée d’accords de libre échange ou la promotion des marchés carbone.

    #ue #union_européenne #corruption #multinationales  #lobbying #lobbies #lobby #décrypter #europe #enquêtes #capitalisme #climat #agriculture #finance #paradis_fiscaux #pollutions_ #eau #alimentation #politique #économie


  • Emmanuelle Wargon, l’ex-lobbyiste en chef de Danone à la Transition écologique - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/16/emmanuelle-wargon-l-ex-lobbyiste-en-chef-de-danone-a-la-transition-ecolog

    Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d’Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d’Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du « rétro-pantouflage », ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

    « Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? » Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé « la présence des #lobbys dans les cercles du pouvoir », estimant que cela pose « un problème de démocratie ». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.

    Lobbying et pollution

    Soit la lobbyiste en chef du groupe alimentaire… l’un des plus gros pollueurs de la planète, en termes de plastique. La semaine dernière, Break Free From Plastic, une coalition de 1 300 organisations du monde entier, révélait que sur les 180 000 déchets plastiques ramassés dans l’environnement dans 42 pays en juin et septembre, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016.

    Emmanuelle Wargon, 47 ans, rejoint au gouvernement l’ancienne directrice des ressources humaines de Danone, Muriel Pénicaud, devenue ministre du Travail. Au ministère de la Transition énergétique, où elle remplace Sébastien Lecornu – qui au sein du ministère s’était vu confier les dossiers « énergie », dont plusieurs dossiers brûlants, de Fessenheim à Bure –, elle rejoindra une autre secrétaire d’Etat venue d’un géant du privé : Brune Poirson, ancienne cadre de Veolia. Et Wargon, la fille unique de Lionel Stoléru, ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, est issue de la même promotion de l’ENA que le Premier ministre Edouard Philippe, lui-même ancien lobbyiste en chef du groupe nucléaire Areva (devenu Orano).

    « Rétro-pantouflage »

    Comme ce dernier, Emmanuelle Wargon, qui a aussi fait Sciences-Po et HEC, illustre parfaitement une pratique de plus en plus répandue : le « rétro-pantouflage », soit un cadre dirigeant du privé, souvent issu des grandes écoles (ENA, Polytechnique), qui revient exercer des fonctions importantes au sommet de l’Etat après avoir « pantouflé » en quittant la haute fonction publique pour un poste bien payé dans le privé. De quoi faire réagir mardi sur Twitter le secrétaire d’EE-LV David Cormand : « Avec Macron, l’écologie, c’est jamais sans les lobbys. »

    Décrite comme pugnace et opiniâtre, Emmanuelle Wargon a commencé sa carrière en 1997 comme auditrice à la Cour des comptes. En 2001, elle est devenue conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé Bernard Kouchner, dans le gouvernement Jospin. De 2007 à 2010, sous le gouvernement Fillon, elle a dirigé le cabinet du Haut-Commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, où elle a géré entre autres le dossier RSA, mis en œuvre sous Nicolas Sarkozy en 2008. Elle a aussi été adjointe au directeur général de l’Afssaps (aujourd’hui ANSM), l’agence de sécurité des produits de santé.

    Puis, avant Danone et après un passage au ministère des Affaires sociales, elle a été pendant trois ans déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail, un poste clé, pilotant notamment la réforme de la formation professionnelle ou encore la gestion des crédits de la politique de l’emploi. Pas grand-chose à voir, donc, avec l’écologie ou l’énergie. Même si son ancien patron, le PDG de Danone Emmanuel Faber, a twitté mardi que « pendant trois ans, Emmanuelle Wargon a coordonné les engagements de Danone en matière de santé, d’environnement et d’inclusion ». Lui souhaitant « une pleine réussite au service de l’enjeu majeur qu’est la transition écologique et solidaire ».
    Coralie Schaub

    De mieux en mieux ici…

    #Wargon #Danone #écologie #lobbying #agro-industrie #agro-alimentaire


  • Intimidations de la part de l’industrie agro-chimique

    Eric Andrieu a décidé de rompre la loi du silence ! L’euro-député socialiste, qui préside depuis quelques mois à Bruxelles une commission d’enquête sur les pesticides, affirme être victime de pressions et d’intimidations de la part de l’industrie agro-chimique. Il était notre invité ce vendredi.

    Des propositions de rendez vous confidentiels, des coups de fils inquiétants, ou encore son propre ordinateur qui renvoie automatiquement à la poubelle des mails dans lesquels apparaît le mot “cancer”.

    Depuis qu’il préside à Bruxelle une commission d’enquête parlementaire sur les procédures d’homologation des pesticides, l’euro-député socialiste du sud-ouest, Eric Andrieu, affirme faire l’objet de fortes pressions et de tentatives d’intimidation, sur lui et son entourage.

    Il était l’invité de France Bleu Hérault Matin ce vendredi.

    https://peertube.heraut.eu/videos/watch/d062d02f-4890-4b50-9a77-f52541878d62

    #lobby #industrieagrochimique #Europe #Bruxelles #EricAndrieu #podcast #peertube #francebleu #radiofrance #radio #video


  • L’#industrie_du_tabac manœuvre pour tracer les #cigarettes

    Du 8 au 10 octobre, s’est tenue à Genève la première réunion du Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac. Le texte exige des États la mise en place d’un système de #traçabilité indépendant des industriels, accusés par le passé d’alimenter la #contrebande. Mais en coulisses, les cigarettiers manœuvrent pour jouer un rôle, allant jusqu’à recruter d’anciens policiers français.



    https://www.mediapart.fr/journal/france/111018/l-industrie-du-tabac-manoeuvre-pour-tracer-les-cigarettes
    #tabac #OMS #lobby #Codentify #Sicpa #Burkina_Faso #Montenegro_Connection #Sicpatrace #Philip_Morris_International #Inexto #Impala #British_American_Tobacco #Philippe_Chatelain #PMI_Impact #Marlboro #Luis_Moreno_Ocampo #Jürgen_Storbeck #Europol #Alain_Juillet #Association_de_lutte_contre_le_commerce_illicite #ALCCI #Hervé_Pierre #Dominique_Lapprand #Tracfin #Bercy #Pierre_Moscovici

    Un article de @marty et photos @albertocampiphoto de @wereport


  • La lente prise de conscience du poids de l’#argent sur la #recherche

    Les questionnements sur l’impact des #liens_d’intérêts sur les travaux scientifiques remontent à une trentaine d’années.

    L’utilisation de la science par des #intérêts_privés est l’une des thématiques centrales de #Lobbytomie, le livre-enquête de notre collaboratrice #Stéphane_Horel, qui paraît jeudi 11 octobre aux éditions La Découverte (368 pages, 21,50 euros). Dans le monde académique, l’intérêt suscité par cette question – les liens d’intérêts agissent-ils sur la science ? – est récent : il ne remonte qu’à un peu plus de trois décennies. Singulièrement depuis le début des années 1990, un nombre croissant de chercheurs en sociologie et en histoire des sciences, mais aussi en nutrition, en toxicologie ou en épidémiologie, s’engagent dans des travaux visant à réexaminer les résultats ou les orientations de ces disciplines au prisme des financements et des conflits d’intérêts.
    « L’une des premières tentatives de répondre scientifiquement à la question de savoir si le financement d’une étude pouvait avoir un impact sur son résultat a été une étude publiée au milieu des années 1980 dans laquelle un chercheur, Richard Davidson, a divisé en deux groupes toutes les études cliniques comparant différentes thérapies, avec d’un côté celles financées par l’industrie, et de l’autre côté, toutes les autres, raconte Sheldon Krimsky, professeur à la Tufts University de Boston (Etats-Unis), le premier à avoir formalisé la notion de “biais de financement” (funding effect en anglais) et auteur d’un ouvrage pionnier sur le sujet (La Recherche face aux intérêts privés, Les Empêcheurs de penser en rond, 2004). Sa conclusion était que les travaux sponsorisés par les industriels différaient dans leurs résultats de ceux financés par d’autres sources. »
    Difficile à accepter par de nombreux chercheurs ou médecins, l’idée que la science n’est pas nécessairement souveraine a été très tôt mise à profit par divers intérêts privés. De nombreux travaux d’histoire des sciences montrent sans ambiguïté, à partir d’archives industrielles, que les secteurs du sucre, de la viande, et surtout les grands cigarettiers, ont cherché avec succès, dès les années 1950 et 1960, à peser sur la science.
    “Nombreuses réticences”
    En 1978, dans leur livre The Regulation Game (Ballinger Publishing, non traduit), deux économistes spécialistes de la régulation des entreprises, Bruce Owen et Ronald Braeutigam, expliquent déjà sans fard que “les manœuvres tactiques de #lobbying les plus efficaces” sont “d’identifier les principaux experts dans chaque domaine de recherche pertinent, et de les recruter comme consultants, conseillers, ou de leur offrir des financements de recherche”. “Cela requiert un minimum de finesse et ne doit pas être trop flagrant, de manière à ce que les experts eux-mêmes soient incapables de réaliser qu’ils ont perdu leur objectivité et leur liberté d’action”, poursuivaient-ils.
    “Il a fallu attendre le milieu des années1980 pour qu’une revue savante, le New England Journal of Medicine, décide de demander aux auteurs des études qu’elle publiait de déclarer leurs liens d’intérêts, explique Sheldon Krimsky. Mais les réticences ont été nombreuses, y compris dans les revues les plus prestigieuses !” Et le mouvement est singulièrement lent. En février 1997, la revue Nature publie un éditorial annonçant qu’elle évitera de sombrer dans “le financièrement correct” et qu’elle ne demandera pas aux scientifiques qu’elle publie de déclarer leurs liens d’intérêts.
    La science, dit en substance l’éditeur de Nature, est au-dessus de cela. Quatre années plus tard, la célèbre revue britannique mange son chapeau jusqu’à la dernière couture : dans un éditorial d’une pleine page, elle annonce qu’à compter du 1er octobre 2001, elle demandera aux scientifiques qui souhaitent publier dans ses pages, de remplir un formulaire de déclaration d’intérêts.
    Entre ces deux éditoriaux antagonistes, la divulgation par la justice fédérale américaine des “tobacco documents” – ces millions de documents internes prélevés dans les quartiers généraux de Philip Morris, Lorillard, Brown & Williamson ou British American Tobacco – a crûment dévoilé l’ampleur et la sophistication des campagnes menées par les grands cigarettiers pour instrumentaliser la science en la finançant généreusement.
    Les premières analyses de cette immense documentation, publiées par le cardiologue Stanton Glantz (université de Californie à San Francisco, Etats-Unis) montrent comment l’industrie cigarettière est parvenue, pendant quatre décennies, à créer artificiellement du dissensus dans la littérature scientifique et ainsi alimenter le doute sur les dangers du tabac, à troubler la perception des vrais risques posés par la cigarette en détournant l’attention vers d’autres causes de maladie, à fabriquer de toutes pièces des éléments permettant de faire accroire au public la possibilité de bénéfices sanitaires liés à la cigarette, etc. Dans le monde académique, ces révélations sont un choc.
    L’une des études les plus célèbres montrant, à partir des tobacco documents, toute l’ampleur des effets produits par le financement des chercheurs a été publiée en 1998 par Lisa Bero et Deborah Barnes, alors chercheuses à l’université de Californie à San Francisco, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Les deux scientifiques ont rassemblé les 106 études alors disponibles sur les effets du tabagisme passif : 39 montraient que la fumée ambiante ne présentait pas de danger et 67 concluaient à l’inverse. Pourquoi ?
    Les preuves s’accumulent
    Les auteures ont examiné tous les critères possibles permettant d’expliquer ces différences : année de la publication, taille des échantillons, nature des effets délétères recherchés, etc. Las ! “Le seul facteur permettant de prédire les conclusions d’une étude était le fait que l’un des auteurs soit ou non affilié à l’industrie du tabac”, écrivent-elles. L’accès, dans les tobacco documents, aux listes de chercheurs financés par l’industrie du tabac permettait soudain de porter un regard rétrospectif sur leur production. Et de mesurer la manière dont ils avaient pesé, des années durant, sur les grandes controverses liées à la cigarette.
    Depuis, les preuves de l’effet de financement s’accumulent. La pharmacie, le sucre, les biotechnologies, les pesticides, la pétrochimie… tous ces secteurs pèsent lourdement, ou ont pesé, à des degrés divers, sur la façon dont la connaissance et la réglementation se construisent – un fait désormais consensuel dans la communauté scientifique travaillant sur le sujet. Pourtant, dans le monde de l’expertise au sens large, cette idée peine à faire son chemin : “J’ai participé à beaucoup de groupes d’expertise, raconte Sheldon Krimsky. Mais je n’ai jamais vu un expert se déporter spontanément en raison de ses liens d’intérêts, de ses participations financières, etc. Beaucoup sont encore persuadés d’être au-dessus de cela.”


    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/10/09/la-lente-prise-de-conscience-du-poids-de-l-argent-sur-la-recherche_5366760_3
    #influence #science #université #livre

    • Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie

      Lobby des pesticides. Lobby du tabac. Lobbies de la chimie, de l’amiante, du sucre ou du soda. On évoque souvent les « lobbies » de façon abstraite, créatures fantastiques venues du mystérieux pays du Marché, douées de superpouvoirs corrupteurs et capables de modifier la loi à leur avantage. Pourtant, les firmes qui constituent ces lobbies ne sont pas anonymes et leur influence n’a rien de magique. Leurs dirigeants prennent en toute conscience des décisions qui vont à l’encontre de la santé publique et de la sauvegarde de l’environnement.
      C’est cet univers méconnu que Stéphane Horel, grâce à des années d’enquête, nous fait découvrir dans ce livre complet et accessible. Depuis des décennies, Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d’autres firmes usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. Leurs responsables mènent ainsi une entreprise de destruction de la connaissance et de l’intelligence collective, instrumentalisant la science, créant des conflits d’intérêts, entretenant le doute, disséminant leur propagande.
      Dans les cercles du pouvoir, on fait peu de cas de ce détournement des politiques publiques. Mais les citoyens n’ont pas choisi d’être soumis aux projets politiques et économiques de multinationales du pétrole, du désherbant ou du biscuit. Une enquête au long cours, à lire impérativement pour savoir comment les lobbies ont capturé la démocratie et ont fait basculer notre système en « lobbytomie ».


      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Lobbytomie-9782707194121.html



  • Kavanaugh, meilleur ami d’un dirigeant de Facebook : le mutisme de la direction agace les employés
    https://www.numerama.com/tech/425375-kavanaugh-meilleur-ami-dun-dirigeant-de-facebook-le-mutisme-de-la-d

    Le vice-président des politiques publiques chez Facebook s’est affiché en soutien du juge accusé d’agression sexuelle. Une prise de position très peu commentée par ses supérieurs, et qui commence à agacer les employés du réseau social. Il y a des amitiés qu’il vaudrait peut-être mieux garder discrètes. Joel Kaplan, le vice-président des politiques publiques mondiales de Facebook, s’est excusé dans une note interne vendredi 28 septembre, rapporte le New York Times, de s’être assis la veille derrière son ami (...)

    #Facebook #harcèlement #viol #lobbying


  • Rifts Break Open at Facebook Over Kavanaugh Hearing
    https://www.nytimes.com/2018/10/04/technology/facebook-kavanaugh-nomination-kaplan.html

    “I want to apologize,” the Facebook executive wrote last Friday in a note to staff. “I recognize this moment is a deeply painful one — internally and externally.” The apology came from Joel Kaplan, Facebook’s vice president for global public policy. A day earlier, Mr. Kaplan had sat behind his friend, Judge Brett M. Kavanaugh, President Trump’s nominee for the Supreme Court, when the judge testified in Congress about allegations he had sexually assaulted Christine Blasey Ford in high school. Mr. (...)

    #Facebook #viol #lobbying #harcèlement