• Extrême droite et écologie : « Le localisme est une manière de s’adapter à la demande électorale » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/05/19/le-localisme-est-une-maniere-de-s-adapter-a-la-demande-electorale_1788879

    Selon l’historien Nicolas Lebourg, coordinateur de la chaire « citoyenneté » à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, « pour beaucoup à l’extrême droite la question de la société multiethnique et multiculturelle est le seul vrai sujet »

    Peut-on résumer la montée en puissance de l’écologie dans le discours d’extrême droite à une passade opportuniste ?

    Cela dépend des courants et des générations. Si on remonte à 1968, les radicaux d’extrême droite ont cherché un second souffle en tentant de reprendre des mots et des thèmes des gauches à la mode dans leur pays : en Italie avec le maoïsme, en France avec le trotskisme, aux Etats-Unis avec la contre-culture et en Allemagne avec l’écologie. Les radicaux allemands de l’époque se revendiquaient aussi beaucoup d’Otto Strasser, un cadre important du parti nazi qui avait fait scission avant la prise du pouvoir par Hitler et qui défendait une union européenne régionalisée avec une économie partiellement socialisée. Ce thème de la défense des communautés locales a souvent servi de passerelle. Certains ont complètement évolué, par exemple Henning Eichberg qui avait théorisé le concept d’ethnopluralisme et est devenu un homme de la gauche écologique. Chez les néonazis américains, c’était intégré à la passion antisémite, le racisme étant aussi le culte d’un état de nature fantasmé ; et à la fin des années 1970 en France, on a des néonazis eurorégionalistes très écologistes. Quand au Front national, il a eu un grand mal à considérer que la blague rituelle sur les « écologistes pastèques » (« verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur ») ne suffisait pas à solder la question de l’écologie. Quand le FN des années 1990 parlait d’écologie, c’était une manière d’euphémiser un discours sur la race : pour beaucoup à l’extrême droite, la question de la société multiethnique et multiculturelle est le seul vrai sujet.
    Le localisme est-il un régionalisme ?

    Le localisme, ce sont plusieurs idées et pratiques différentes. Pendant des décennies, on a eu un débat dans l’extrême droite entre partisans d’une Europe des nations et des régions, parce que certains pensaient que la région correspondait mieux à l’identité du sol, du sang, de la langue et de la culture. Le principe identitaire a fini par résoudre cette question avec l’idée que « tout ce qui est identitaire est nôtre ». La première génération des identitaires voulait une Europe des régions, « l’Europe aux cent drapeaux » selon la formule d’un ex-collaborateur breton qui était aussi citée chez les Verts des années Waechter. Maintenant les jeunes identitaires n’opposent plus l’attachement aux identités locales et nationales.

    C’est un tournant, qu’une grande partie de l’extrême droite se mette à l’écologie ?

    Le principe du localisme permet de tout fédérer : écologie et ordre ethnoculturel. Philippe Vardon s’intéressait aux « circuits courts » bien avant la direction du PS. Pour le FN en revanche, le localisme est surtout une manière de s’adapter à la demande électorale : depuis les élections locales de 2015, il est clair que la critique de l’aménagement du territoire est un bon argument pour le FN. Marine Le Pen en a fait une offre politique cette année en parlant de « démétropolisation », un terme qui veut éveiller l’écho de la « démondialisation » d’Arnaud Montebourg. Cela fait une offre politique assez cohérente, où le rejet des flux migratoires et des élites est intégré comme élément d’un horizon positif, élément de propagande essentiel qui avait terriblement manqué à Marine Le Pen en 2017.

    Lien avec
    https://www.liberation.fr/france/2020/05/19/ecologie-l-extreme-droite-se-camoufle-en-brun-et-vert_1788880

    #extrême_droite #fascisme #écologie

  • Pandémie, résilience, villes : Deux ou trois choses que nous savons d’elles par Jérôme Baratier
    https://www.linkedin.com/pulse/pand%25C3%25A9mie-r%25C3%25A9silience-villes-deux-ou-trois-choses-que-nous-baratier/?trackingId=ofYErnv4Q%2FeJmV9EbyEnRg%3D%3D

    Cet article tente de cerner ce que le COVID-19 nous dit de nos territoires et de nos actions collectives. Il ne s’agit pas d’un guide de recommandations[1] et encore moins d’un exercice prophétique. L’objectif est de commencer à identifier les questions que la pandémie pose à l’urbanisme et à l’organisation de nos territoires, puisqu’on ne saurait reprendre les choses telles qu’ont les a laissées avant le grand confinement.
    [...]
    Pandémie et solidarité : L’articulation du proche et du lointain plutôt que l’autarcie
    [...] Cette subite conversion aux joies du voisinage recèle de nombreux bienfaits. [...] On peut se féliciter de cette résilience du proche, il faut cependant se garder d’en faire LA parade aux menaces actuelles et futures.
    [...Néanmons] elles sont nombreuses les connexions qui, aux différentes échelles, augmentent notre résilience territoriale. Les lignes à grandes vitesses mobilisées pour désengorger les hôpitaux du Grand Est, les médecins cubains au chevet de l’Italie, le milliard de masques commandé à la Chine, les données compilées chaque jour par l’université Johns-Hopkin, autant de liens et de relations qui participent de notre capacité de résistance.

    Où l’on voit que la résilience nécessite l’activation de systèmes territoriaux multi-échelles et l’invention de nouvelles proximités articulant le proche et le lointain. Tachons de nous en souvenir quand nous retournerons dans nos « périmètres » respectifs.

    Pandémie et action collective : Prime à l’horizontalité et aux initiatives décentralisées

    [...] les organisations qui se sont montrées les plus agiles, et donc les plus résilientes, sont celles qui avaient déjà mis en place le télétravail. La mise en place d’un système managériale fondé sur un rapport de confiance entre les acteurs donnait ici un avantage comparatif indéniable. Tout le monde ne peut évidemment pas télétravailler mais certaines entreprises, parce qu’elles n’ont pas su sortir de la verticalité et du contrôle, ont pris du retard et sont aujourd’hui en plus grande difficulté. La résilience passait ici par une intelligence collective fondée sur la confiance.
    [...] On observe également une myriade d’initiatives décentralisées et collaboratives qui participent de la résilience globale. [...] Citons enfin l’engagement de la Région Grand Est qui s’est affirmée comme l’ajusteur en chef de la résilience locale. On voit ici se développer un « art de faire » la résilience qui ne repose pas sur des mots d’ordre centralisés mais sur de multiples initiatives proches ou lointaines, le plus souvent connectées. Soulignons l’importance du numérique dans cette mise en relation, internet jouant un rôle équivalent à celui de la canalisation d’assainissement au temps des hygiénistes.

    Pandémie et aménagement du territoire : maillage et extension du domaine des communs
    [...] La question de la relocalisation des moyens de production de biens essentiels est d’ores et déjà posée. Les logiques d’optimisation et de concentration des services urbains dans de grandes infrastructures pour chercher des économies d’échelle est également réinterrogée. Le maillage en offre de soin ne saurait obéir à une seule logique de massification. N’est-il ainsi pas préférable pour une métropole de province de bénéficier d’un CHU multisites plutôt que de tout concentrer au même endroit ? Il est probable que cette pandémie nous fasse voir avec de nouvelles lunettes des projets qui, à force de sembler évidents, n’étaient plus regardés.

    Enfin, la liste des secteurs d’activités qui nécessiteraient de ne pas être régis par le seul jeu du marché s’allonge. Après l’eau, la culture, l’éducation, la biodiversité et l’énergie, la santé, la recherche, l’alimentation, et le numérique semblent devoir émarger dans cette liste. Gageons que nous saurons traduire dans l’organisation de nos territoires, ces pivots de notre résilience.

    #coronavirus #covid-19 #territoire #urbanisme #localisme #interdépendance #marché

    • La résilience est un concept que j’ai toujours trouvé abominable. On te détruit, on de violente, on te spolie, on te viol et après on te refuse la justice et la reconnaissance de ce que tu as subit et si après tout ca tu va très bien (par le miracle du déni) tout le monde est content et on te félicite pour ta résilience. Mais rien ni personne n’est résilient. Ce qu’il faut c’est de la justice, des réparations, des soins...
      La résilience c’est une forme de négationnisme intégré par les victimes et encouragé par les bourreaux et leurs complices pour ne rien changer à leur comportement prédateurs.
      Ce dont Jérôme Baratier parle avec le mot de novlangue « résilience » c’est de l’autorganisation pour pallié aux carences d’un gouvernement criminel. La résilience si ca existe c’est après le trauma et là le trauma tout le monde est en plein dedans.

    • D’accord sur cet usage non-critique de la résilience. Ces dernières années, plusieurs critiques de cette notion dans les contextes de catastrophes ont souligné que la résilience peut s’interpréter comme une stratégie néolibérale visant à reporter sur les individus ou en tout cas des collectifs infra-étatiques sommés d’apporter des réponses là où et quand l’Etat n’assume plus son rôle de prévention et de solidarité. En ce sens, qui dit résilience reporte sur les individus la responsabilité d’une réponse, qui pourtant reflète surtout des ressources et des capacités inégalement distribuées. L’injonction à la résilience a donc pour corollaires de rendre responsables les individus de ces inégalités.

    • Oui, la #résilience est évidemment utilisée comme vous le dites, comme une modalité d’#individualisation. Mais il s’agit ici d’un autre emploi, centré sur l’aptitude collective à remédier. On voit bien avec les fabrication de masques, les dons, les réseaux divers qui s’activent face à l’épidémie pour répondre à des besoins (y compris existentiels) qu’il y des formes de résilience qui tissent au lieu d’atomiser, et qui serviront aussi pour #l'après (dont nos gouvernants ont si peu).
      Et oui, on sait bien que la prise en charge collective, associative, communautaire, est dans tous les domaines utilisée pour réduire les coûts publics. Une modalité de sous traitance, rentable, précaire et précarisante. Mais cette mécanique là est elle aussi grosse de renversements potentiels.
      Sauf à considérer qu’il faudrait s’en remettre à des États qui pourraient être moins mauvais ou meilleurs, ce qui n’a jamais été le cas sans que des initiatives non étatiques, populaires, des mobilisations, de la conflictualité, des critiques et des défections, la trouille, l’ont imposé.

      #collectif

    • Ca s’appel alors de l’auto-organisation collective, de la résistance, de la débrouille...
      pas besoin d’aller chercher le vocabulaire des psy misogynes. Tout ce que tu décrit @colporteur c’est très bien mais l’appeler Résilience je suis contre pour les raisons que j’ai déjà dite. C’est pas un problème de détournement du mot résilience, le mot en soi est pourri et il l’est aussi bien pour décrire des situations individuelles que collectives.
      #résilience

  • #Résistance_Helvétique, i sovranisti svizzeri

    Sono una quarantina, non sono un movimento politico, ma ideologico. E hanno nel localismo e nella difesa delle radici la loro ragion d’essere

    Quando li abbiamo contattati, hanno declinato l’offerta di un’intervista. Rifiutano l’etichetta di «cattivi» che è stata loro troppo spesso affibbiata, ma soprattutto respingono ogni legame con il neonazismo. Hanno accettato di rispondere ad alcune domande per iscritto sulla loro attività.

    https://www.rsi.ch/news/svizzera/R%C3%A9sistance-Helv%C3%A9tique-i-sovranisti-svizzeri-12504387.html
    #localisme #racines #extrême_droite #Suisse

    ping @albertocampiphoto @marty

  • #Nul_homme_n'est_une_île

    ...« chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Nul Homme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la #démocratie et à produire le #paysage du #bon_gouvernement. Des agriculteurs de la #coopérative le Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des #Alpes suisses et du #Voralberg en #Autriche, tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le #local serait-il le dernier territoire de l’#utopie ?


    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=260888.html
    #agriculture #alternative #agriculture_biologique #Sicile #Italie #agrumes #Galline_felici #localisme #Suisse #commons #communs #film #documentaire #Vorarlberg #Autriche #Alpes #architecture #dignité #coopérative #aménagement_du_territoire #prix_équitable #vente_directe #exode_rural #artisanat #économie_solidaire #EES #pizzo #auto-gestion #mafia #réseau_européen #réseau #Grisons #Bregenzerwald #conscience_européenne #fierté #participation_citoyenne #fête #utopie #Bureau_des_questions_du_futur (1’18’00)

    –—

    #Zwischenwasser (#Bregenzerwald) : Nel comune hanno costruito una scuola in cui hanno aiutato benevolmente gli abitanti e richiedenti asilo
    min. 1’12’15
    #asile #réfugiés

    • “Dalla Sicilia ripartirà tutto”. #Roberto_Li_Calzi: da “Le Galline felici” agli Sbarchi Gas

      “Prodotti bio e naturali a casa vostra. Coltiviamo rispettando la natura, vendiamo rispettando la gente. Creiamo occasioni di occupazione gioiosa rispettando la dignità del lavoro. Promuoviamo lo sviluppo armonico del territorio. Sosteniamo la crescita della concorrenza perché per noi ‘concorrere’ significa correre assieme”. È questa la filosofia che anima il consorzio Le Galline Felici, ideato da Roberto Li Calzi, conosciuto e intervistato da Daniel Tarozzi a Siracusa, tra le ultime tappe del suo viaggio nell’Italia che cambia.

      Dopo diversi anni trascorsi all’estero, Roberto è tornato in Sicilia ed ha iniziato ad acquistare dagli allevamenti intensivi le galline, restituendo loro condizioni di vita dignitose. Da qui il nome “Le Galline felici”, nato ufficialmente nel settembre 2007.

      Il consorzio, che oggi mette insieme più di 15 realtà economiche, riunisce siciliani innamorati della propria terra e determinati ad agire per cambiare. Si tratta di agricoltori dediti all’agricoltura biologica, che lavorano per un’agricoltura rispettosa degli equilibri naturali e da molti anni servono numerosi Gas al centro-nord.

      Roberto Li Calzi racconta che tutto è iniziato una decina di anni fa, proprio quando è entrato in contatto con il mondo dei Gas. “Ho chiesto a mio fratello di insegnarmi ad usare il computer e ho scritto a tutti i gruppi di acquisto presenti in rete offrendo i miei prodotti, principalmente agrumi. Immediatamente hanno cominciato ad arrivare richieste dal Centro-nord. Per qualche anno ho fatto da ponte anche per i prodotti agricoli di altre aziende. Li compravo e li rivendevo senza chiedere commissioni. Ad un certo punto, quindi, creare il consorzio e sistematizzare questo processo è stato quasi naturale” (da “Io faccio così”, pag. 335).

      Da “Le Galline felici” all’associazione culturale Siqillyàh (dall’antico nome arabo della Sicilia), creata da Roberto e altri tra il 2009 ed il 2010 per sperimentare e proporre altri modi di vivere e consumare e divenuta poi una delle più importanti Reti di economia solidale nel sud Italia.

      Tra persone, Gas e altre associazioni, l’Arcipelago Siqillyàh conta oggi circa 600, soci, il 40% dei quali non è in Sicilia. Tra gli obiettivi vi è la valorizzazione dei produttori locali e delle coltivazioni tipiche siciliane. In questi anni Siqillyàh ha inoltre favorito uno scambio nord-sud: i produttori biologici ed etici siciliani creano rapporti commerciali e culturali con i Gas del centro-nord .

      Proprio in quest’ambito si colloca un’altra importante iniziativa ispirata dal lavoro di Roberto Li Calzi: gli Sbarchi Gas, un nuovo modo di vivere gli incontri nazionali di tutti i rappresentanti dei gruppi di acquisto solidale. Il primo Sbarco (il nome si deve proprio a Roberto e si riferisce all’idea di una nave di gasisti che sbarcasse proprio sulle coste siciliane) è stato nel giugno del 2009 a Petralia Sottana, in provincia di Palermo. Tre giorni di festa con concerti, balli, campeggi ed esposizioni che hanno fatto sì che l’incontro venisse ricordato come una piccola Woodstock dei Gas.

      A questo primo Sbarco Gas hanno quindi fatto seguito gli Sbarchi in Piazza e si è contribuito alla creazione della Ressud, rete di economia solidale volta a rafforzare i legami tra i soggetti solidali del Sud nell’ottica di un percorso evolutivo di tutto il movimento nazionale dell’economia solidale.

      Gli obiettivi degli Sbarchi in piazza sono molteplici:
      – dimostrare che l’economia solidale offre risposte per i problemi prodotti dalla globalizzazione e dall’esasperazione del mercato;
      – diffondere questa consapevolezza e le sue pratiche tra la gente “comune” ed in particolare a quelle fasce “contigue” al mondo dell’Economia Solidale (associazioni, ecc.)
      – accrescere il numero dei consumatori consapevoli ed allargare quindi il consumo di beni provenienti da reti di produttori solidali;
      – consentire l’accesso a questo mercato a tutti quei produttori (con le caratteristiche adeguate) finora esclusi da questo mercato;
      – favorire la riconversione colturale (verso il bio) e culturale (verso la solidarietà) dei produttori;
      – stimolare i produttori ad operare in reti e agevolare la costruzione della rete sud sud;
      – favorire il ritorno alla terra di molti giovani (e non solo) disoccupati o insoddisfatti della qualità della propria vita;
      – uscire dalla testimonianza e cominciare a fare statistica;
      – raggiungere quei numeri, quella massa critica che permetta di concretizzare quelli che finora vengono considerate utopie.

      Una molteplicità di obiettivi, dunque, riconducibili ad un unico importante valore: l’importanza della rete, nella consapevolezza che ‘concorrere’ vuol dire correre insieme.

      “Non ci interessano i singoli – afferma Roberto Li Calzi – non cerchiamo gli eroi, ci interessa la rete. Siamo un mosaico, tutti insieme formiamo un quadro, ognuno è fondamentale, ma preso da solo non ha molto significato. Noi stiamo cercando di ribaltare i paradigmi, dimostrare che con le proprie energie si può sostenere la concorrenza e guadagnarci tutti. Sono convinto che dalla Sicilia ripartirà tutto”.

      http://www.italiachecambia.org/2014/01/io-faccio-cosi-10-dalla-sicilia-ripartira-tutto-roberto-li-calzi-da

  • Tribalism and the New Racism in Italy

    In the post-racial era in which we are living today, a new lexicon is needed. Scientifically baseless, the concept of race has found new forms of expression, for which we need new names. It is no longer enough that modern sciences dismantled the idea of race, to make ‘racism’ disappear. Because this is where the roots lie: it is racism that produced the idea of race, not the other way around. And nowadays it produces new forms of discrimination and exclusion that are dangerously resurging after half a century of apparent oblivion.

    By betting on values like identity, roots, nativism, and offering the image of a renewed Italian people, historically fake, but ancient and real in the adopted discourse, such movements, like the Lega in Italy, have enriched the political scene with unprecedented categories that elude traditional analysis. The uncertainty and changes brought by globalization, migration and reductions in the welfare state have contributed to the growth of a true and real ‘identity obsession’[2] at the foundation of localism that frequently translate into forms of exclusion, xenophobia. These policies often result in true and real racism, playing on the fertile land of the weak sense of national identity hold by most Italians, and their fear towards the foreigners, mostly generated by misleading media campaigns.

    http://monitoracism.eu/tribalism-and-new-racism-in-italy
    #tribalisme #race #racisme #Italie #extrême_droite #identité #racines #Lega #obsession_identitaire #localisme #exclusion #xénophobie #identité_nationale
    cc @isskein

  • Urbaniser pour dépolitiser : la rhétorique du #spatialisme et du #localisme

    #Jean-Pierre_Garnier s’intéresse ici aux #violences_urbaines, s’interroge sur leur définition et sur leurs origines. Il précise ainsi qu’il s’agit des violences « qui troublent l’#espace_public urbain ». Il montre ensuite que le fait de qualifier un problème d’urbain est une façon de neutraliser le conflit et de nier la division, en un mot de dépolitiser le problème.

    Il s’intéresse ensuite au traitement de ces violences par le recours à deux idéologies : l’idéologie du spatialisme et celle du localisme. Le spatialisme consiste à transfigurer les problèmes sociaux en problèmes dus à un certain type d’espace. C’est une idéologie en vertu de laquelle le cadre de vie détermine très largement le mode de vie : la configuration du bâti conditionne les comportements. Le localisme est une démarche qui consiste à formuler, étudier et traiter les problèmes là où ils se posent : au lieu de remonter aux processus globaux générateurs des violences, on se borne à traiter les conséquences locales.

    https://www.canal-u.tv/video/ecole_normale_superieure_de_lyon/urbaniser_pour_depolitiser_la_rhetorique_du_spatialisme_et_du_localisme.5037
    #urbanisme #urban_matter #villes #violence

    • "Urbaniser" pour dépolitiser. La rhétorique du spatialisme et du localisme

      “ Tant que la misère est rangée quelque part, ça arrange beaucoup de monde. Le problème, c’est qu’au bout d’un moment, ça déborde. ”
      Jean-Louis Borloo, ministre de la ville

      La “politique de la ville” porte bien mal son nom. Du moins si l’on entend par politique un champ et des pratiques qui ont partie liée avec la division et le conflit. Non pas que l’une et l’autre soient absents des préoccupations qui sont à l’origine de la dite politique. Bien au contraire, puisque sa raison d’être majeure, aussi inavouée soit-elle dans sa présentation officielle, est précisément de chercher coûte que coûte à neutraliser le conflit et à nier la division. Pour ce faire, il suffira de qualifier d’“ urbaine ” la question posée. Et de circonscrire à “la ville” les réponses qui lui seront apportées.
      Cette question est celle de la (ou des) “violence(s)” et de “l’insécurité” qu’elle(s) engendre(ent). Mais pas n’importe lesquelles. On ne parlera guère, sinon sur le mode allusif, des violences d’ordre économique, institutionnel ou symbolique infligées aux couches populaires dans une société de plus en plus inégalitaire, pas plus que l’insécurité qui en résulte pour elles au plan matériel (professionnel, résidentiel, sanitaire, alimentaire...), mais aussi psychologique et existentiel. Cette violence sociale s’aggrave, pour les générations issues de l’immigration, des vexations racistes en tout genre (discrimination à l’embauche ou dans l’accès au logement, “contrôles d’identité” à répétition, jugements iniques dans les tribunaux, etc.) suscitées par leur “faciès” ou leur nom.

      http://1libertaire.free.fr/JPGarnier04.html

  • Partir de rien, exiger tout. Entretien avec Stéphane, Lavignotte, par Aude Lalande & Laure Vermeersch (automne 2017)
    http://www.vacarme.org/article3079.html

    Le community organizing recouvre à la fois des fédérations, une méthode et un champ théorique. Dès la fin des années 1930 aux États-Unis, à l’occasion de luttes urbaines, se gagnent les premières campagnes de revendications dans des milieux soumis à la misère et désabusés. Le courant a été ravivé par les luttes des années 1970 avec des militants comme Edward T. Chambers, John Baumannont, Wade Rathke ou César Chavez. Après avoir mobilisé les ghettos de Chicago, Saul Alinsky publiait en 1971 Être radical . « Partir de rien, exiger tout et en rabattre sur ses exigences pour remporter une victoire. » En France, l’Alliance citoyenne s’est constituée en 2015 à Grenoble autour de luttes comme celles de la scolarisation de jeunes migrants ou des mobilisations de quartier sur le relogement. Entretien avec Stéphane Lavignotte, un des initiateurs de l’Alliance citoyenne de Gennevilliers et d’Aubervilliers en région parisienne.

    #Localisme, #Community_organizing
    #Stéphane_Lavignotte

  • Occuper les institutions. Expériences espagnoles, par Ludovic Lamant (automne 2017)
    http://www.vacarme.org/article3063.html

    De l’assemblée de quartier à la gestion de grandes villes régionales. Six ans après le mouvement du 15‑M, les « mairies du changement » espagnoles ne renoncent pas à l’ancrage local, qu’elles cultivent par culture politique ou fidélité à leurs idéaux « indignés ». Elles mêlent les échelles (locale, nationale, européenne, internationale) et donnent de la voix là où on ne les attend pas : sur la dette publique, les questions migratoires, l’idéologie de la peur. En alternative vivante, et bruyante.

    #Mouvement_des_indignés #15-M #Localisme

  • MURRAY BOOKCHIN Le #municipalisme libertaire - Une nouvelle #Politique communale ?
    http://populaction.com/murray-bookchin-le-municipalisme-libertaire-une-nouvelle-politique-comm

    Extraits de From Urbanization to Cities (Londres, Cassell, 1995).

    Traduit par Jean Vogel pour la revue Articulations Annotations :

    Les exemples soviétique et nazi du Parti/État ont représenté l’extension logique du parti fonctionnant à l’intérieur de l’État. Et de fait, tout parti a ses racines dans l’État et non dans la citoyenneté. Le parti traditionnel est accroché à l’État comme un vêtement à un mannequin. Aussi varié que puisse être le (...)

    #:Murray_Bookchin #communalisme #Alternatives #autogestion #Démocratie #démocratie_directe #localisme #démocratie_locale #Economie #Capitalisme #Etat #Révolution #citoyenneté #culture #'paedia #cyber-démocratie #référendum #individu #Partis_politique

  • Kongra Gel. Le Confédéralisme Démocratique.
    http://apa.online.free.fr/imprimersans.php3?id_article=671&nom_site=Agence%20Presse%20Associative%20%28APA%29&url_site=http://apa.online.free.fr

    Annotations :

    1. La révolution agricole de l’écosystème de Zagros fut à l’origine d’une civilisation qui s’est perpétuée et qui a évolué jusqu’au 19° siècle, date de la seconde grande révolution, la révolution industrielle, qui va jouer un rôle prépondérant à la naissance de l’#Etat-Nation. A la fin du 20e siècle, l’Etat-Nation est devenu le plus grand obstacle au développement de la démocratie et des libertés. (...)

    #-Kurdistan #luttes #Alternatives #.appel #:Abudllah_Ocalan #-2005 #démocratie_directe #communalisme #fédéralisme #localisme