• Le mouvement des locataires à Berlin : péripéties récentes d’un mouvement de mobilisation populaire contre la ville néolibérale - Contretemps
    http://www.contretemps.eu/interventions/mouvement-locataires-berlin-p%C3%A9rip%C3%A9ties-r%C3%A9centes-mouvement

    http://www.contretemps.eu/sites/default/files/images/407516_10150535059552710_2066955145_n.large.jpg

    Quels sont les effets politiques de l’augmentation des loyers à Berlin ? Peut-on encore parler d’une « ville de locataires » alors que le nombre de propriétaires ne cesse d’augmenter depuis la chute du mur ? À partir d’une analyse du mouvement des locataires, Thomas Chevallier interroge les conditions de possibilité de résistance à la ville néo-libérale.

    #logement #Berlin #locataires


  • Un #propriétaire trop gourmand suspecté d’une vaste fraude aux prestations sociales [et d’escroquerie].
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-haut-savoyard-suspecte-d-une-vaste-fraude-aux-prestations-sociales-145

    Un sexagénaire de la Vallée de l’Arve est suspecté de fraude aux prestations sociales pour un préjudice évalué à plusieurs centaines de milliers d’euros. Il louait des appartements à des personnes âgées et il est soupçonné d’avoir encaissé leurs aides sociales.
    Ce haut-savoyard d’une soixantaine d’années louait des chambres et de petits appartements dans la Vallée de l’Arve, à Scionzier, Cluses ou encore Marnaz.
     

    Il avait une soixantaine de #locataires, des personnes âgées et des étrangers à la recherche d’une résidence secondaire en France. Le bailleur est soupçonné d’avoir touché leurs prestations sociales : allocations familiales, retraites et assurances complémentaires.

    Le haut-savoyard avait procuration sur les comptes bancaires de ses locataires et il est suspecté d’avoir gardé toutes ces aides sociales pour lui.

    La caisse de retraite de la sécurité sociale avait donné l’alerte en 2014. L’homme était donc dans le viseur du Comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) depuis l’an dernier. Au cours des perquisitions, il y a deux semaines, les gendarmes haut-savoyards ont trouvé chez ce loueur d’appartements 132.000 euros en liquide grâce au flair d’un de leurs chiens renifleurs de billets.

    132.000 euros en liquide retrouvés chez le sexagénaire

    Les gendarmes ont également découvert que le bailleur avait une assurance vie d’un montant d’un million d’euros. Le loueur d’appartements est incapable d’expliquer d’où vient tout cet argent suspect.

    L’homme a été placé en garde à vue le 7 décembre dernier, puis relâché et laissé libre après avoir été entendu. Le préjudice est évalué à plusieurs centaines de milliers d’euros et l’enquête a été confiée à un juge d’instruction par le parquet de Bonneville.

    « Il ne s’agit pas de bande organisée. Les investigations se poursuivent à l’étranger pour confirmer l’ampleur de la fraude » selon une source proche du dossier. Le sexagénaire devrait prochainement être mis en examen.

    #Touristes #retraités


  • Logement social parisien : gabegie et usine à gaz à tous les étages | Contrepoints, Nathalie Nafy et h16
    http://www.contrepoints.org/2015/12/16/232962-logement-social-parisien-gabegie-et-usine-a-gaz-a-tous-les-etag

    Depuis des années, le discours est le même : Paris perdrait ses #pauvres et ses #classes_moyennes à cause de propriétaires trop méchants. Il faut donc protéger les #locataires de leurs griffes, ce que s’emploie ensuite à faire le législateur en pondant loi absurde sur loi absurde, quitte à corriger ensuite ses nombreuses erreurs… par d’autres lois. Et comme les autres, sœur Anne, bourgmestre parisienne, est partie en croisade à coup de lois.

    La dernière invention de la #Mairie_de_Paris, le dispositif « #multiloc’ » en est l’illustration la plus absurde puisqu’on prétend ainsi ramener les classes moyennes intramuros en payant les propriétaires pour qu’ils leur louent leurs logements. Et dans le même temps, la mairie a aussi lancé une politique de récupération/expropriation des chambres de bonne inoccupées, au prétexte qu’un million de mètres carrés seraient inutilisés dans les beaux quartiers.
    Toute l’idée derrière ces bricolages législatifs est de pousser à la #mixité_sociale puis de se féliciter bruyamment des dispositifs permettant soi-disant d’y arriver. Sur le site du parti socialiste on se glorifie ainsi qu’un immeuble social de 51 logements ait vu le jour près de la place Vendôme (1er arrondissement) et des Champs-Élysées (8ème). On apprend aussi qu’avenue de La Motte-Piquet au cœur du 7ème arrondissement, la Mairie de Paris a racheté un immeuble à 18.000 euros du m2 afin de faire vingt logements sociaux dont certains avec terrasses et balcons. Il sera possible pour une famille d’obtenir un logement de 89m2 avec vue somptueuse sur la tour Eiffel pour 900 euros par mois, charges comprises.

    Maintenant, le contribuable parisien tiquera peut-être un peu sur le fait de loger quelques familles seulement, sous prétexte de mixité, en pleine crise du #logement et à un tel prix. Par extension, il pourra calculer ce qui lui en coûtera au final lorsque la mairie sera parvenue aux 30% de logements sociaux fixée par la loi SRU, et bien se rappeler ce que scande le communiste [P"c"F] Ian Brossat, adjoint chargé du logement, qui martèle obstinément que « Les #logements_sociaux ne doivent pas être cantonnés dans le nord-est de Paris, nous devons faire de la mixité sociale partout ».

    Encore que la notion de mixité sociale à Paris fait parfois doucement sourire.

    Prenez le dispositif multiloc’, ou celui de réappropriation des chambres de bonne : normalement à destination des « classes moyennes », les petites lignes d’explication dévoilent une version très socialiste de ces dernières. Avec des revenus inférieurs aux plafonds du logement intermédiaire (41 000 euros pour une personne, 62 000 euros pour deux et 90 000 euros pour quatre), on comprend aisément qu’avec l’impératif de gagner trois fois le montant du loyer, ne seront retenus que les locataires les plus aisés et non les plus modestes.

    Quant aux HLM, leur mode d’occupation est très révélateur.

    En 2010 un article de la Tribune nous apprend que

    « (…) dans Paris, 31,4 % des locataires du parc locatif social parisien comptaient à la fin 2007 parmi les 30 % des ménages les plus #riches de France »
    Décidément, le social se niche vraiment à des endroits insoupçonnables. Mieux encore, si l’on s’amuse à lister des politiciens ou des hauts fonctionnaires qui occupent de tels logements, indépendamment de leur tendance politique, on obtient une énumération pléthorique, étayée par des scandales réguliers, que ce soit avec la gauche, avec la droite ou même le centre, personne n’est épargné.

    Un article du Monde de décembre 2013 commençait même un début de liste d’élus parisiens, toutes tendances confondues, en HLM et indiquait que les politiciens concernés « (…) invoquent en général la « précarité » de leur statut et leurs difficultés à se loger dans le privé de ce fait », ce qui ne fera sourire qu’au lendemain d’élections charnières, et encore.

    Il faut s’y résoudre, les chiffres sur l’occupation des logements HLM en région parisienne montrent un curieux paradoxe : en 2011 par exemple, 47% des locataires HLM ont des revenus supérieurs d’au moins 60% au plafond de ressources , alors que dans le parc privé, 36% des locataires ont des revenus inférieurs à ce plafond. En 2009, un des locataires HLM avait même déclaré 256.000 euros de revenus. Ces chiffres sont connus, et même commentés dans un rapport de la Cour des comptes d’avril 2015 qui y souligne que « les bailleurs franciliens ont tendance, pour équilibrer leurs opérations, à privilégier les logements du type prêt locatif social (#PLS), assortis des niveaux de loyers les plus élevés, au détriment des logements de types #PLAI et prêt locatif à usage social, accessibles aux plus modestes. »
    Ce n’est pas tout. Ce même rapport précise ainsi que « les subventions et les efforts se sont concentrés dans les zones où le coût de construction est le plus élevé et le foncier le plus rare. Ces contraintes ont souvent conduit à acquérir et conventionner des logements existants pour leur donner un statut social, sans accroissement de l’offre globale, ni modification du peuplement quand les immeubles étaient occupés. On observe en outre une part importante de petits logements au détriment des logements familiaux, car ils sont comptabilisés de la même manière dans les statistiques. »

    #Ville_de_Paris À #parti_de_notables, politique de la #rente


  • Réforme des aides au logement : qui va être pénalisé ?
    http://www.lemonde.fr/logement/article/2015/09/30/225-millions-d-economies-sur-les-aides-au-logement-des-2016_4778147_1653445.

    Pour les acteurs de l’habitat [les proprios], le pire a été évité avec le budget de l’Etat présenté mercredi 30 septembre par le gouvernement : l’enveloppe consacrée au #logement pour 2016 s’élève à 17,7 milliards d’euros, soit à peine moins qu’en 2015 (17,9 milliards d’euros, à périmètre constant).

    Les principales économies concernent les trois types d’allocations logement (#APL, ALF et ALS). Après moult réflexions et rapports – de la Cour des comptes, de l’Inspection des finances –, ce sont finalement les propositions d’un groupe de parlementaires, piloté par François Pupponi, député PS du Val-d’Oise et maire de Sarcelles, qui ont été retenues.

    Les économies se montent à 225 millions d’euros en 2016, et à 317 millions d’euros en 2017, quand les nouvelles mesures auront pris leur plein effet. Des sommes modestes, comparées à l’énorme poste des aides au logement : celles-ci pèsent 18 milliards d’euros, dont 15,5 milliards d’euros à la charge du ministère du logement, et sont versées à 6,5 millions de bénéficiaires, dont 95 % de locataires. L’objectif est bien de maîtriser cette #dépense, qui s’alourdit de près de 400 millions d’euros chaque année.

    Quatre nouvelles mesures vont concerner les #locataires, notamment dans les modalités plus restrictives du calcul des aides au logement. Les accédants à la propriété et les étudiants sont épargnés [faux dans les deux cas].

    Le #patrimoine des allocataires pris en compte

    La première de ces mesures, assez symbolique, est d’intégrer aux ressources des bénéficiaires, donc dans le calcul de leur aide, un revenu théorique de leur patrimoine (résidence secondaire, assurance vie, dépôt sur un livret A, etc.). Le rapport Pupponi, remis en mai à Bercy, avait suggéré un taux : 3 % de la valeur de ces biens. Selon l’étude d’impact préparatoire, 10 % des allocataires détiennent en effet un patrimoine de plus de 30 000 euros, et 2 % un patrimoine de plus de 150 000 euros. Pour un célibataire percevant plus d’un demi-smic [soit un peu plus que le RSA], tout euro de revenu théorique supplémentaire se traduit par 33 centimes de baisse de l’allocation.

    L’économie attendue pour l’Etat, en année pleine, est de 133 millions d’euros, mais cette disposition étant difficile à mettre en œuvre puisqu’elle oblige les caisses d’allocations familiales chargées de calculer et verser l’aide à modifier leurs logiciels, elle n’entrera en vigueur qu’au 1er octobre 2016, réduisant l’économie attendue à 33 millions d’euros sur cet exercice.

    Réduction de l’aide pour les loyers très élevés

    La deuxième mesure concerne les locataires qui paient un loyer très élevé, soit deux fois supérieur au #loyer_plafond pris en compte dans le calcul de l’aide personnalisée au logement [situation où l’on retrouve nombre d’étudiants]. Par exemple, le loyer plafond est d’environ 400 euros par mois pour un couple en Ile-de-France : le seuil qui déclenchera la baisse s’élevera donc à 800 euros.

    Au-delà du seuil, l’allocation serait diminuée, dans l’idée de ne pas encourager les ménages à louer des appartements trop chers et d’alimenter ainsi l’inflation des loyers [pour partie attribuée à raison par diverses études à l’existence même des aides au logements qui en « solvabilisant la demande » sont en fait des aides au propriétaires, ce qui pourrait inciter à règlement les loyers plutôt qu’à diminuer le fiancent des tant droit mais bon...]. Les ménages réglant des loyers supérieurs aux plafonds sont 475 000. L’économie attendue est, en année pleine, de 123 millions d’euros, mais le nouveau mode de calcul ne prendra effet qu’au 1er juillet 2016, réduisant ce gain de moitié cette année-là.

    Les locataires de moins de 25 ans mis à contribution

    Les salariés de moins de 25 ans qui bénéficient, l’année de leur embauche, d’un calcul favorable, verront leur régime désormais aligné sur le droit commun. Cette simplification procure immédiatement 109 millions d’euros à l’Etat.

    Des allocations arrondies à la baisse

    Les petits ruisseaux font les grandes rivières : la règle d’arrondir les allocations logement à l’euro, en oubliant les centimes, permet 20 millions d’euros d’économies supplémentaires.

    #austérité #fabriquer_la_pauvreté #guerre_aux_pauvres

    • Ben c’est du patrimoine car notre ennemi c’est la finance, non ? :)
      ok @monolecte, mais mettre un seul doigt dans cette logique (appliquée par les lois Hartz en Allemagne ou, contre les chômeurs, les allocs sont fonction y compris des livrets d’épargne des enfants) c’est se faire raboter sur toute marge de manoeuvre, voire comme déjà dit ici sur des circonstances fâcheuses, comme d’hériter d’un machin qui vaut rien et qui peut coûter cher mais sera "forfaitairement une occasion de réduire l’APL ou ordinaires, comme par exemple recevoir une indemnité de licenciement.

      Le PS a été jusqu’à dire que la baisse des APL était du à la nécessité de financer le logement des réfugiés. Ils veulent pourvoir se poser en rempart contre un FN qu’ils font monter sciemment. Et surtout que tous les gueux de ce pays se battent pour les miettes (par ex que faut il prendre en compte pour réduire ou pas l’APL) sans jamais même causer du gâteau.

      Soit dit en passant l’APL a bien par ailleurs un effet inflationniste. En « finançant la demande solvable » de nombreux jeunes en formation elle garanti la rente foncière, c’est une aide aux propriétaires (y compris de taudis). Tant que ces derniers sont libres de fixer les #loyers, ce qui est pour l’essentiel le cas malgré les micro rustines foireuses annoncées urbi et orbi par le PS et les Verts.

      L’article dont un extrait suit contredit ce que je dis plus haut, mais n’envisage pas un contrôle des loyers.

      Aides au logement et loyers : l’erreur de raisonnement
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/15/aides-au-logement-et-loyers-l-erreur-de-raisonnement_4540944_3232.html

      D’abord on sait que depuis les années 1980, les aides au logement ont perdu du pouvoir d’achat. Dans les logements HLM, tous les loyers rentraient dans le plafond de l’APL lors de sa création. Aujourd’hui, la moitié des logements dépassent ce plafond. Le surplus reste à la charge des locataires.
      Et si l’effet était pris pour la cause
      Dans le secteur locatif privé, le dépassement est quasi systématique. La raison en est simple, toutes les aides personnelles ont été sous actualisées de manière permanente par les gouvernements successifs, et ont donc perdu du pouvoir d’achat.
      Comment des aides à la baisse en pouvoir d’achat peuvent-elles tirer les loyers à la hausse ? A titre de confirmation, le « Panorama social de la France 2013 » publié par l’Insee indique que le taux d’effort des locataires après aide personnelle a augmenté. L’étude de l’Insee s’appuie sur des travaux antérieurs, notamment ceux de Mme Fack.
      Cette étude est pertinente mais pour une période et un évènement précis, l’extension de l’allocation de logement aux étudiants dans les années 1980. Il est évident qu’une augmentation brutale du pouvoir d’achat des étudiants sans que l’offre ait le temps de s’adapter a conduit à une augmentation des loyers. Mais plus rien de tel ne s’est produit depuis cette date. Comparer une période et un évènement exceptionnels à une évolution de longue durée n’est pas scientifiquement acceptable.

      Parler d’événement exceptionnel à pros de l’extension de l’APL c’est ne pas tenir compte de l’encouragent à la rente foncière dont cet événement a été un des facteurs.

    • La deuxième mesure concerne les locataires qui paient un loyer très élevé, soit deux fois supérieur au #loyer_plafond pris en compte dans le calcul de l’aide personnalisée au logement [situation où l’on retrouve nombre d’étudiants]. Par exemple, le loyer plafond est d’environ 400 euros par mois pour un couple en Ile-de-France : le seuil qui déclenchera la baisse s’élevera donc à 800 euros.

      C’est moi qui hallucine, ou cette mesure pourrait avoir comme « effet de bord » d’accentuer encore l’embourgeoisement de certains quartiers, en poussant les plus pauvres à s’éloigner encore plus loin pour trouver des loyers abordables ?

    • Ben oui, c’est ça. L’entre soi est l’avenir du moi-je. À Paris, par exemple, pour un « isolé », plafond fois deux = un peu moins de 600€ (hors charges). Et pour ce qui est de pousser, ça risque de pousser, à coups d’expulsions. faudrait vire avec ça, et comme tant de RSAstes l’ont fait et le font, envisager l’exil vers des coins ou le m2 est pas cher, les plus paumés possibles...

    • Des aides au logement pour les étudiants placées sous conditions de ressources ? Deux amendements remettant en cause l’accès des étudiants aux aides personnalisées au logement (APL) ont été déposés jeudi 29 octobre sur la loi de finance 2016 par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Ils seront revotés en séance plénière le 4 novembre.
      Pour les associations étudiantes, ces amendements, s’ils sont adoptés, pénaliseraient les classes moyennes. « Mettre les APL étudiantes sous condition de ressources, comme le système de bourses du Crous, c’est priver jusqu’à 500 000 jeunes d’une aide de 100 à 200 euros par mois, indispensable pour payer leur loyer. Cela signifie que des jeunes devront retourner vivre chez leurs parents et parfois renoncer à leurs études », défend l’Une,...

      http://www.lemonde.fr/campus/article/2015/10/30/faut-il-conditionner-les-aides-au-logement-des-etudiants-aux-ressources-des-

      via https://twitter.com/feeskellepeut

    • Les APL, un budget qui équivaut au total de ceux des allocations familiales et RSA
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/05/les-particuliers-dont-les-parents-paient-l-isf-ne-toucheront-plus-d-aides-au

      Dans le rapport qu’elle avait présenté le 16 septembre à la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes rappelait les montants consacrés à l’aide au logement : 17,4 milliards d’euros en 2013, soit un montant moyen mensuel de 225 euros pour 6,5 millions de bénéficiaires. Le coût devrait atteindre 18,2 milliards en 2015. Bien plus que les allocations familiales (12,5 milliards d’euros) ou le revenu de solidarité active (RSA) « socle » (7,8 milliards). « La capacité à poursuivre le financement des aides n’est pas assurée », estimait la Cour. Elles ont cependant un impact redistributif important pour les revenus modestes, 75 % des bénéficiaires appartenant aux trois premiers déciles de revenus.


    • La baisse des #loyers, constatée en début d’année, s’amplifie. Entre janvier et août, les loyers facturés aux nouveaux #locataires, ont reculé de 1,4 % en moyenne sur un an, constate l’observatoire des loyers Clameur. Cette tendance touche quasiment tout le territoire, les loyers baissant dans 85 % des #villes de plus de 140.000 habitants. Un record. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. « En 2015, les loyers devraient reculer de 1 % à 1,2 %», prévoit Michel Mouillart, professeur d’économie à Paris Ouest et auteur de l’étude.

      Un minuscule #écrêtage des loyers ahurissants fixés par les nouveaux baux à loyer libre des 20 dernières années nous vaut l’enthousiasme des tenants de la #rente_foncière, quelle rigolade.


  • Paris Habitat va reverser 2 M€ à ses locataires
    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75005/paris-habitat-va-reverser-2-meur-a-ses-locataires-27-05-2015-4807841.php

    La première #action_de_groupe concernant les #charges_locatives vient de toucher à son terme… sans passer par la case justice. Ce litige opposait #Paris_Habitat, le plus important #bailleur social de la capitale, à la Confédération syndicale des familles (CSF), qui avait saisi le tribunal de grande instance en octobre dernier.

    L’association de défense des #locataires exigeait du principal bailleur de la capitale le remboursement des charges sur la télésurveillance des ascenseurs, perçues selon elle de manière illégale. Près de 100 000 locataires — à Paris et en petite couronne — sont concernés. La CSF évaluait ce préjudice à 3 M€ sur la période 2012-2014. L’accord financier qui vient d’être conclu entre les deux parties ne prend en compte que les années 2013 et 2014 et porte donc sur une somme 1 925 656,79 €, soit 10 € par an et par locataire.

    On se souvient que l’action de groupe à la française (2014) exclut tout ce qui ne peut être considéré comme étant du domaine de la « #consommation ».

    On protège ainsi, entre autres, les caisses « sociales »...


    • Ce qui est subtil (comme avec le covoiturage marchand et d’autres pratiques) c’est que l’usage, le droit d’#usage peut servir d’appui à un comportement de #propriétaire. Un #locataire peut ainsi payer en partie son #loyer, ou davantage, en louant son logement. Que cela soit induit par la logique sociale ou que ça relève d’un comportement quasi forcé (éviter l’éviction, expulsion). Quitte à prendre dans certains cas des risques avec des contrôles CAF (perte d’allocation), ou avec un bailleur qui peut tirer partie de ce comportement pour tenter de résilier le bail.
      Il y a en matière d’habitat un continuum extrêmement différencié des usages, de l’hébergement/entraide, plus ou moins provisoire, une pratique diffuse mais massive qui contribue si bien à « régler » le mal logement, à la vie de rentier en passant par toutes sortes de situations.

      #rente #propriété #moeurs

    • La mairie de Paris fait la guerre aux sous-locations de HLM
      http://www.europe1.fr/consommation/la-mairie-de-paris-fait-la-guerre-aux-sous-locations-de-hlm-2387091

      Sous-louer son #HLM ? La mairie de Paris répond non. La capitale vient de signer une charte avec des #sites_internet pour tenter de mieux #identifier les personnes qui profitent de ces logements à loyers modérés pour se faire de l’argent.

      Un loyer payé « en liquide ». Pendant leurs vacances ou même à l’année, certains locataires de HLM parisiens sous-louent leur logement. Florence a habité ainsi un logement HLM à Paris, près de la place d’Italie. Le bénéficiaire était parti vivre à l’étranger et c’est son fils, étudiant et vivant aussi à l’étranger, qui s’occupait de tout : « Il avait tout finalement des gestes d’un propriétaire, quelqu’un qui vous accueille, vous fait visiter le logement », raconte-t-elle à Europe 1. Florence payait son loyer une fois « tous les 3-4 mois », « en liquide, dans une enveloppe ». Ce n’est que « plus tard » qu’elle se rend compte du « statut HLM » de l’appartement.
      Une pratique qui s’étend. Si le phénomène est encore marginal, il a tendance à se développer par le biais des sites de location internet. « Les bailleurs sociaux de la ville de Paris nous indiquent que c’est un phénomène en augmentation avec un nombre de contentieux pour #occupation_anormale de logements sociaux qui se développe », rapporte Ian Brossat, adjoint au logement de la mairie de Paris. « Quand on est locataire d’un logement social, on ne le transforme pas en business », rappelle-t-il.
      Le site d’annonces immobilières Particulier à particulier (#PAP) et le #Bon_Coin, site de petites annonces gratuites ont ainsi accepté de collaborer avec la mairie de Paris. Ils rappelleront à l’ordre leurs clients et signaleront les annonces litigieuses. Le site Airbnb qui propose des annonces de locations saisonnières a, pour sa part, refusé de signer la charte.

      Le vertueux ajoint au logement #PCF de la Ville se garde bien d’évoquer parmi les "occupations anormales" les pauvres qui sous-louent ponctuellement pour survivre, payer le loyer (et pas « faire du business »), les #colocs officieuses qui sont dans cette ville comme dans d’autres une des voies d’accès au logement parmi les moins impraticables, les #hébergement plus ou moins d’urgence avec partage des frais qui répondent tant bien que mal à la rareté organisée que l’on oppose aux #besoins sociaux. L’article ne dit pas si la Ville dénoncera (par logiciel interposé ?) ses RSAtes et autres allocataires à la CAF.

      Patauger à loisirs dans cette gauche de merde, puis asphyxier d’un coup de chasse d’eau facho ?

      #Plus_belle_la_vie. #morale #politique

    • Un géographe, une anthropologue et un chercheur en informatique ont transmis à Mediapart leur étude exhaustive sur le phénomène « Airbnb » en France. Nous présentons leurs données ville par ville et rue par rue à Paris. Résultat ? Nouveaux marchands de sommeil, fraude aux impôts, multipropriétaires qui s’enrichissent grassement et font flamber les prix des loyers : les pouvoirs publics sont à la peine.

      http://www.mediapart.fr/journal/france/310715/comment-airbnb-squatte-la-france

      #carte #rente

      #paywall, du coup je sais pas si, à part le conventionnel discours de gauche (tenu dans l’accroche ci-dessus) cette étude s’intéresse aux fauchés qui n’arrivent pas à payer leur loyers, leur emprunt, ou leurs charges et qui utilisent ce machin pour atténuer la pauvreté, si l’étude citée permet ou pas d’évaluer le poids d’une telle minorité. Disposer d’un bail locatif conduit des #locataires à utiliser leur appart’ comme un #propriétaire. Au risque de perdre celui-ci (résiliation du bail) et de se voir couper des allocs ou imputer des indus par la CAF, là ou les proprios ne risquent qu’un redressement fiscal.
      #tourisme #profit #précarité.


  • Berlin, de plus en plus sexy pour les proprios, moins pour les locataires | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/09/30/berlin-plus-plus-sexy-les-proprios-moins-les-locataires-246167

    http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/09/csc_0088.jpg

    (De Berlin) Jusque-là, la démographie molle et l’économie problématique de Berlin, ville locataire à 80%, avaient permis de maintenir des loyers dérisoires après la chute du Mur. C’était avant que ne se répande la « sexyness » de Berlin qui, à force d’attirer immigrants qualifiés, start-ups et capitaux, est de moins en moins « pauvre ».

    En augmentation constante depuis le milieu des années 2000, le prix du mètre carré dans la capitale allemande a bondi de 2010 à 2011 [PDF] : +14% à la location, +19,6% à l’achat.

    #Berlin
    #propriétaires
    #locataires