• Des millions d’Américains menacés d’expulsion, en pleine flambée du variant Delta
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/31/des-millions-d-americains-menaces-d-expulsion-en-pleine-flambee-du-variant-d

    Des millions de familles américaines qui n’ont pas pu payer leur loyer depuis des mois à cause de la crise risquent d’être expulsées de leur #logement à partir de samedi 31 juillet, alors qu’expire le moratoire qui les protégeait.

    Selon le Center on Budget and Policy Priorities , un institut de recherche indépendant, ce sont plus de 10 millions d’Américains qui sont en retard sur le paiement de leur loyer. Et quelque 3,6 millions de locataires estiment qu’ils risquent de se faire expulser dans les deux mois, selon une étude du bureau des statistiques (Census) réalisée au début de juillet auprès de 51 millions de locataires.

    Aide financière bloquée

    Cette suspension des #expulsions avait été mise en place en septembre 2020, par les centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), la principale agence de santé publique des Etats-Unis, puis prolongée à plusieurs reprises.
    « Garder les gens chez eux et hors des lieux surpeuplés ou de rassemblement – comme les refuges pour sans-abri – en empêchant les expulsions est une étape-clé pour contribuer à arrêter la propagation du #Covid-19 », argumentent les CDC sur leur site Internet. Mais une décision de la Cour suprême, en juin dernier, stipule que la reconduction devra être adoptée par le Congrès, et non plus décidée par les centres.

    Ce moratoire succédait à celui prévu en mars 2020 par l’administration Trump, pour éviter aux millions de personnes qui avaient perdu leur emploi à cause de la pandémie de se retrouver à la rue. Mais, selon les CDC, il « ne concernait pas tous les locataires ».

    Pour ajouter à cette situation kafkaïenne, l’argent prévu par le gouvernement fédéral pour aider les #locataires en difficulté à payer leur #loyer peine à arriver sur leurs comptes en banque. Il est versé aux Etats et collectivités locales, chargés ensuite de distribuer l’aide aux ménages. Or, cela nécessite la mise en place de systèmes complexes pour recueillir les demandes, vérifier les situations, verser l’argent… Ainsi, sur les 46 milliards de dollars prévus par le gouvernement, dont 25 milliards déboursés au début de février, 3 milliards seulement sont arrivés à destination.

  • Place des Vosges, à Paris, un campement de SDF : « C’est la seule manière de rendre visibles tous ces sans-abri »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/29/mal-logement-400-personnes-sans-abri-campent-place-des-vosges-a-paris_608993

    Soutenues par le collectif Réquisitions, de nombreuses familles sans domicile réclament un hébergement pérenne.

    Environ 400 personnes – femmes, enfants, hommes, avec valises, sacs à dos et poussettes – ont paisiblement occupé, jeudi 29 juillet, la place des Vosges, haut lieu touristique de la capitale. En quelques secondes, ces familles sans abri ont déployé 300 tentes multicolores sorties de l’arrière d’une camionnette et accroché des banderoles aux grilles et aux branches des arbres. Sur l’une d’elles, on pouvait lire « Compter c’est bien, réquisitionner pour loger c’est mieux » (allusion à l’opération annuelle de comptage des sans-abri qui dorment dans la rue), et, sur une autre, « 3 millions de logements vides, la réquisition c’est la loi ».

    Parmi eux, Antony, la trentaine. En rupture avec sa famille, il vit dans la rue depuis qu’il a été licencié de son poste d’agent de nettoyage. Il y a là aussi Nathalie, 36 ans, venue de Côte d’Ivoire, et qui vit depuis trois mois avec son compagnon dans les gares et les parcs parisiens. Elle avoue n’avoir eu de vrai repos que lorsqu’elle s’est fait hospitaliser pour le suivi de sa grossesse. Présents également plusieurs jeunes Afghans : des primo-arrivants qui ont fui leur pays devant l’avancée des talibans.

    L’année 2020 particulièrement dure

    L’opération menée place des Vosges a été préparée par le collectif Réquisitions, qui réunit Droit au logement, Enfants d’Afghanistan et d’ailleurs, Utopia 56, le Collectif Tchadien·ne·s et Soudanais·es en France, Paris d’exil, Solidarité migrants Wilson et la Coordination 75 des sans-papiers. Ce collectif en est à son septième campement, depuis sa création, en décembre 2020, et il a permis à 3 000 personnes de trouver un toit. « C’est la seule manière de rendre visibles tous ces sans-abri éparpillés dans la région Ile-de-France, où les hébergements sont saturés, et [où] seulement la moitié des demandeurs d’asile [sont] pris en charge , plaide Yann Manzi, d’Utopia 56. L’année 2020 a, pour eux, été particulièrement dure, avec beaucoup de répression, et il n’y a pas de volonté politique de régler ce problème. Et qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas de place : il y a 400 000 logements vides en Ile-de-France. »

    #logement #campement #luttes

  • 600 millions d’euros par an de hausse du budget police et ... APL : la réforme prive les allocataires CAF de 1,1 milliard d’euros | Dossier Familial
    https://www.dossierfamilial.com/social-sante/aides-et-allocations/reforme-de-lapl-perte-de-11-milliard-deuros-pour-les-allocataires-c

    Depuis le 1er janvier 2021, le système de calcul des aides personnalisées au logement (APL) a été modifié au détriment de nombreux allocataires qui ont vu leurs #APL baisser cette année.

    Cette réforme va permettre au gouvernement de réaliser des économies importantes, du fait du nouveau mode de calcul « en temps réel » du montant des APL, se basant désormais sur les revenus des allocataires au cours des douze derniers mois et non plus ceux d’il y a deux ans. Ce qui devrait permettre au gouvernement de verser 1,1 milliard d’euros d’APL en moins en 2021 par rapport à la tendance sans réforme, indique l’exécutif. Cette somme surpasse les quelque 750 millions d’euros d’économies, estimés dans la loi de Finances.

    Avant la crise due au Covid-19, l’Etat avait tablé sur un gain de 1,3 milliard au profit des finances publiques.

    Cependant, le montant de la dépense budgétaire pour les APL en 2021 devrait se situer autour de 15,6 milliards d’euros. En 2020, 240 000 nouveaux allocataires sont rentrés dans le dispositif. Dans les 5,975 millions de foyers bénéficiaires des APL, 38,2 % ont vu leur allocation diminuer au 1er janvier 2021, pour un montant moyen de 110 euros.

    Au 1 er janvier 2020, 35,2 % des allocataires avaient déjà connu une baisse de 98 euros dans le montant de leur APL.

    À l’inverse, le gouvernement estime à 25 % la part des #allocataires pour qui la réforme a eu un impact positif, avec un gain moyen de 57 euros. Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au #logement, a justifié l’utilité de cette réforme en précisant que son objectif est _« de calculer le droit au plus juste, en se fondant sur la réalité des ressources, or les ressources augmentent statistiquement sur une année normale » [normale toi-même !]._

    Un effet de la réforme des APL ?

    Mais la réforme du calcul des APL n’est pas la seule variable ayant entraîné des variations d’allocations. Le gouvernement a tenté d’isoler ses effets et compte :

    52,2 % d’allocataires pour qui cette réforme n’a pas d’impact

    29,6 % d’allocataires pour qui l’APL a baissé de 73 euros en moyenne (dont 6,6 % – soit 394 000 personnes – sont sortis du dispositif)

    18,2 % d’allocataires dont l’APL a augmenté de 49 euros en moyenne (dont 1,9 % – soit 115 000 allocataires – nouveaux bénéficiaires)

    La réforme des APL pour les étudiants

    Le gouvernement a soutenu qu’aucun étudiant n’est sorti perdant de la réforme des APL, et que la situation des étudiants ayant un emploi salarié a même été améliorée : leurs ressources sont prises en compte sur la base d’un forfait, inchangé même quand leur rémunération augmente. Cependant, « il fallait que tous les étudiants soient bien identifiés comme étudiants dans nos bases de données et que tous les étudiants boursiers soient bien identifiés comme boursiers », explique Emmanuelle Wargon.

    Abattement pour les apprentis et contrats pro

    Les apprentis ont bénéficié d’un abattement sur leurs ressources. Les titulaires d’un contrat de professionnalisation y auront droit également, à titre rétroactif (un réglage intervenu en mars).

    110 millions octroyés par Action Logement pour les jeunes en premier emploi

    Concernant les jeunes entrés sur le marché du travail, ils ont eu les APL diminuées. Emmanuelle Wargon a précisé cependant qu’à la demande du gouvernement, Action Logement a débloqué 110 millions supplémentaires à destination de ce public pour prolonger son aide « Mon job, mon Logement ». Celle-ci permet aux salariés qui démarrent un premier emploi, avec un revenu inférieur à 1,5 SMIC, de bénéficier de 1 000 euros pour les aider à trouver un logement.

    #vases_communiquants

    • Les avantages et les inconvénients de la vie du gendarme.
      www.concoursgendarme.fr/gendarme_au_quotidien.htm

      Si vous rentrez en Gendarmerie, vous avez un statut de militaire. Celui-ci est particulier car les gendarmes bénéficient d’un logement gratuit (impôts et charges non comprises). Mais ce logement vous est naturellement imposé et à 80% des cas, vous êtes logés dans une caserne à proximité de votre lieu d’emploi. Cela apporte des avantages (proximité, pas de frais de transport pour se rendre au travail, zone sécurisée pour laisser vos enfants jouer dehors sans crainte...) mais aussi des inconvénients, car vous vivez dans les mêmes bâtiments que vos collègues et gradés et gare aux mauvais voisinages.


      ces bâtards n’ont pas crédité le dessin mais ça ressemble à Franquin.

      Le gendarme vit dans une caserne avec sa famille dans un logement qui lui est attribué par nécessite de service (il ne paye donc que les charges). Le policier quant à lui, se loge. Il bénéficie d’une aide au logement dans certains cas.
      Le gendarme a son « logement » mais est disponible 24/24 en dehors de ses temps de permission (les vacances - 9 semaines/an)

    • zone sécurisée pour laisser vos enfants jouer dehors sans crainte...

      Mouai je suis pas certaine que les zones dans lesquelles se concentrent les gendarmes soient si sécurisés que ca pour les gosses vu la sur-violence des flics, gendarmes et militaires par rapport à la population non armée.

    • @mad_meg Les gendarmeries et leurs occupant·es sont bien protégées de l’extérieur. Après à l’intérieur, comme dans toutes les familles il y a des drames. Comme les suicides mais ça c’est plutôt dans la police. J’ai le souvenir de la gendarmerie du chef lieu de canton de mon enfance. Surtout des enfants des gendarmes et des parents de quelques-uns. A la fin des années 70, les gendarmes étaient affectés à un territoire et bien souvent ils y accomplissaient la plus grande partie de leur carrière. La mixité dans la profession n’était pas si répandu que maintenant. Depuis ils sont mutés régulièrement avec armes et familles car un certains degré de familiarité pouvait s’installer avec les autochtones, faut croire que ça a déplu a leur hiérarchie. J’en ai croisé un en retraite depuis, en civil il avait l’air beaucoup plus sympathique. On ne faisait pas que jouer au docteur avec leur rejetons, pour les conneries ce n’étaient pas les dernier·es. Jusqu’au jour où s’est monté d’un cran dans l’ancienne gendarmerie, plus proche du centre bourg et resté dans son jus, attribuée à différentes associations locales. Une plainte avait été déposé pour acte de vandalisme, le chef de la brigade nous a vite alpagué moi et un autre copain civil comme meneurs des troubles à l’ordre publique. Ce qui n’était pas faux mais par la suite on a su qu’un de ces fils de bâtards nous avait chargé comme pas permis.
      https://toutplacid.tumblr.com/post/95182918361/and-now-for-something-different-this-drawing-was


      image Stéphane Rosse pour Placid.

  • Sketchfab Community Blog - » Sketchfab is Joining the Epic Games Family
    https://sketchfab.com/blogs/community/sketchfab-is-joining-the-epic-games-family

    Sketchfab is Joining the Epic Games Family

    […]

    We will remain an independently branded service with the same mission and vision, while working closely with Epic Games. We started collaborating with Epic earlier this year through an Epic MegaGrant, and are excited to accelerate those efforts. We are also already integrated with various Epic Games products like RealityCapture and ArtStation. We will maintain and expand our integration efforts with all creation tools and 3D/VR/AR platforms, so you can easily upload to and import from Sketchfab everywhere.

    Lower fees for our Sellers
    As part of our shared goal to make Sketchfab’s offerings more profitable to creators, we are reducing Sketchfab’s store fees to 12%, effective immediately.

    Sketchfab Plus is now free
    We are also making all the Plus plan features free, which means more uploads and larger file size at no cost.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #développement #outil #outil_3d #outil_modélisation_3d #modélisation #epic_games #sketchfab #acquisition #3d #saas #software_as_a_service #logiciel

  • #Bruxelles : Mauvaise querelle Mathieu - pave-marolles.be

    En septembre dernier, durant quelques jours, le quartier de la Querelle était le terrain d’affrontements violents entre la police et des jeunes Marolliens.  La Capitale rapportait les propos du bourgmestre de la Ville de Bruxelles, P. Close peu après les événements :  “Les délinquants des Marolles ont besoin d’une bonne leçon”. Tandis que M. Goovaerts, le chef de la police bruxelloise, interrogé par Het Laatste Nieuws , accusait quant à lui les parents des jeunes présents ces soirs-là : “Ces garçons doivent apprendre les bonnes manières (…). Actuellement, ce sont de vrais petits princes qui font la loi eux-mêmes ”. 

    Comme bien souvent, la plupart des journalistes ont traité les événements en se référant uniquement, ou presque, aux témoignages des pouvoirs publics et de policiers. Pour ceux-ci, la violence exposée n’est qu’une preuve supplémentaire de l’incivilité des jeunes des quartiers populaires. Peu d’articles se référant à ces affrontements parlent explicitement, voire tout court, de ce qui a embrasé le quartier. 

    Le 5 octobre 2020, Andrzej rejoint Wendy, qui a travaillé dans le quartier dans le passé et qui avait donné rendez-vous à la place de la Querelle aux jeunes qu’elle connaît et leurs amis pour qu’ils et elles s’expriment sur ce qui s’y était déroulé les dernières semaines. 8 garçons entre 12 et 20 ans et deux filles de 16 ans prennent la parole. “Ils disent des trucs alors que c’est pas ça. Ils mentent, ils mettent ce qu’ils veulent en fait”, commence A. à propos des articles qu’il a pu lire dans les médias. « Ça ne me choque pas les médias. Ça a toujours été comme ça. [Les journalistes] modifie[nt] pour faire le buzz, pour genre… enfin, comme d’hab quoi ça modifie les choses. Mais d’un côté ça ne me choque pas parce qu’ils disent aussi une part de vérité. Il y a les preuves en plus”, explique-t’-il en montrant les dégâts causés lors de ces quelques jours. ”Ce qui s’est passé, ils ont dit ce qu’il y a mais ils ajoutent leur petit piment. C’est ça qui nous énerve en fait. Ils vont jamais parler de ce qui est à l’origine des faits. Il faut pouvoir se mettre à la place des jeunes.”

    KEZY ET LES AUTRES
    A l’origine des faits, il y a cette tension entre la police et les jeunes qui préexistaient à la Covid, et qui est encore montée d’un cran durant le confinement. Aboud et Bruno sont deux travailleurs d’une association travaillant avec les jeunes des Marolles. Nous les rencontrons dans leur association. Pour Aboul : “Il y a eu Kezy et on en a parlé parce que ça a été filmé. Mais des Kezy, il y en avait tous les jours. C’était une semaine après Adil.” Kezy, c’est le nom d’un jeune des Marolles qui, mi-avril, subissait une intervention pour le moins musclée, suite à un simple contrôle d’identité. Les images relayées de l’arrestation avaient fait le tour des réseaux sociaux et avait une nouvelle fois mis en débat le sens des contrôles Covid et le rôle de la police. 

    Quelques jours plus tard, une rencontre avait été organisée entre P. Close, le chef de corps de la police de Bruxelles Capitale/Ixelles et deux associations, le Foyer des Jeunes des Marolles (FJM) et Jeune Ambition Marolles (JAM)… mais aucun jeune du quartier. La police et le bourgmestre s’entendaient pour juger la rencontre constructive, les acteurs associatifs, légèrement moins complaisants, étaient tout de même “ravis d’entendre le bourgmestre rebondir sur la nécessité d’adopter une approche préventive et participative dans le quartier”.

    Mais depuis cette rencontre, aucune suite n’a été donnée par les autorités publiques. Pire, l’affaire Kezy a été médiatiquement l’arbre qui cachait la forêt. A discuter avec les habitants et travailleurs, l’événement n’est pas un fait isolé. Tous les habitants du quartier avec qui nous avons discuté mettent en avant des contrôles abusifs et décrivent un quotidien de violences et de harcèlement policier. 

    Quand B. raconte sa journée type pendant le confinement, “On sortait pas. On restait à la maison, on s’amusait, on jouait à la Play. On regardait des films. Et voilà”, A. nuance tout de même : “Il y avait quand même des jeunes qui étaient dehors. Ça se passait bien et mal, on se faisait contrôler pour rien. On recevait des amendes, gratuit, 250 euros.” Aboul est plus explicite encore : “Il y a eu des tabassages non justifiés. Plein de jeunes ont reçu des amendes de 300, 600, 1000 euros et l’apprenaient par après. Il y avait des faux PV.”

    MAIS QUE FAIT LA POLICE ?
    Au-delà des amendes, certains faits rapportés mettent en lumière des pratiques policières sans cadre, sans garde-fou. Les humiliations subies sont nombreuses et les cicatrices profondes. Comme celle-ci, glanée lors d’une de nos rencontres : “Au début du confinement, au Radis, des jeunes ont été alignés, il leur a été demandé de poser leur téléphone et un policier a mimé un peloton d’exécution. Ils les ont mis en joue en mimant une fusillade : “On va faire comme aux États-Unis, on va tirer dans le tas”. “ 

    Ou bien celle-là : “Certains jeunes ont été emmenés au Bois de la Cambre et tabassés. Certains [les policiers] se réfèrent verbalement aux nazis. Ils mettent leur genou sur le thorax. Aucun travail pédagogique n’est effectué. Ils sont formés comme ça. Il n’y a pas d’encadrement, de règles d’arrestation. Au lieu de faire une arrestation, ils font une tentative de meurtre. Ils montrent des photos de morsures de chiens comme des trophées. “

    Et encore : “Ils nous embarquent. Ils font une vérification au commissariat, ils nous frappent – dans la camionnette ou au commissariat – et ils nous relâchent. Juste pour nous faire chier. Comme ça on fait le trajet tout ça. “

    Ces agissements, plus que de simples écarts de conduite, sont révélateurs du comportement du corps policier et des dysfonctionnements structurels à l’institution. Selon un rapport de Police Watch, observatoire des violences policières en Belgique, paru en juin 2020, 70% des abus policiers ont eu lieu dans les quartiers du croissant pauvre. Par ailleurs, il semble non seulement que les abus soient plus fréquents dans les quartiers pauvres mais qu’ils présentent un degré de gravité plus élevé : 77% des coups et insultes rapportés se concentrent dans les quartiers du croissant pauvre.

    “Il n’y a pas de loup isolé mais un problème institutionnel à la police. Du racisme. Tout passe”, nous disent Aboul et Bruno. “Ils viennent de loin et arrivent comme des cowboys. Pour certains jeunes policiers, c’est comme un jeu de choisir d’aller à Molenbeek ou dans les Marolles pour avoir de l’action. (…) Dans leur tête, tout ce qui est habillé de la même manière est un délinquant. Ils stigmatisent une partie de la population. Si tu résistes, c’est directement outrage et rébellion. “ Selon le rapport évoqué précédemment, 70% des abus rapportés concernent des jeunes et 40%, des personnes racisées.

    Bruno et Aboul nous expliquent les difficultés des jeunes à emprunter des voies légales pour se défendre face à ses attaques : “Les policiers ne sont pas identifiés, on ne voit pas leur matricule. Un jeune s’est fait casser le bras par la police. Il n’a pas déposé plainte parce qu’il pensait qu’il n’y aurait pas de suite. Il y a une impunité. Le Comité P, c’est la police, des pairs qui jugent des pairs.” D. continue et donne ces exemples d’impunité policière : “Ils mettent des caméras. Et quand c’est la police qui frappe, ils disent que la caméra ne fonctionne pas. Et quand nous on fait quelque chose, eh ben, ils peuvent l’utiliser. La caméra ici, elle prend tout. Et comme par hasard quand on dit : « vous avez frappé », ils disent que la caméra ne fonctionne plus, qu’il faut la réparer. C’est faux. Ils sont protégés par des hauts placés.”

    Trop souvent, les comportements violents de la police sont ainsi tus. L’accumulation de ces déviances policières, plus importante encore depuis le début du confinement, que ce soit par leurs nombres ou leurs gravités, a contribué irrémédiablement à créer un climat vindicatif. La brutalité policière a une fois de plus été l’étincelle qui a mis le feu à la plaine.

    JETS DE CAILLOUX, POLICE PARTOUT
    Le vendredi 4 septembre, une voiture de police patrouille dans le quartier. Les voyant arriver, sans doute effrayés par les conséquences d’une arrestation et la possibilité de subir de nouvelles violences, plusieurs jeunes se mettent à courir. L’un d’eux est rattrapé et pris à partie par des policiers.  “Il se prenait des coups, alors son oncle a voulu intervenir », témoigne un jeune. L’homme, d’une soixantaine d’années, est mis à terre et frappé par les policiers.

    “Après, la nuit, ça a dégénéré.” relate A. “[Les jeunes ont] commencé à jeter des cailloux. [Les policiers ont]  commencé à gazer et tout.” Ce soir-là, deux mineurs seront interpellés après le caillassage de 4 véhicules de police, la vandalisation de l’éclairage public et le caillassage de la crèche des Petits Pas. Les 2 mineurs, jusqu’ici inconnus de la justice, seront mis à disposition du parquet, un juge de la jeunesse sera saisi pour des faits de rébellion armée et de port d’arme prohibée. “A ce stade, ils ne nient pas avoir été présents sur les lieux mais nient le jet de projectiles. Le juge de la jeunesse a décidé de leur maintien en famille, avec surveillance du SPJ et sous conditions.” À entendre les accusations, A. s’indigne : “Ils disent que ce sont des auteurs de ce qui s’est passé à la Querelle. En fait, ils veulent coller des jeunes qui n’ont rien à voir dans tout ça. (…). Ils vont coller quelqu’un qui a rien fait, qui va prendre un dessaisissement, aller en prison, j’sais pas combien des amendes… ça peut être un demi-million. La crèche, les voitures, les lampes…”.

    Les jours suivants, la pression policière se fera plus intense encore que ce qu’elle n’était. Dès le samedi, M., un jeune habitant près du quartier relate : “Samedi soir, des petits étaient en train de jouer au foot. Ils sont arrivés avec des gazeuses et des matraques, ils ont commencé à taper et là, toutes les lumières se sont éteintes… et tout le monde est sorti”. La crèche est de nouveau caillassée. Une camionnette et des poubelles ont ensuite été incendiées. Les pompiers mobilisés ont été pris pour cibles avec des cocktails Molotov. La police, elle, déploie une autopompe, des policiers anti-émeute arrivent en renfort, un hélicoptère survole le quartier, comme il le fera les soirs suivants. À David répond Goliath.

    Dimanche, la nuit est sensiblement identique. Des heurts ont de nouveau lieu. Mais au cours de ces affrontements, une voiture prend feu, et roule jusqu’à terminer sa course sur la façade de la crèche, Les Petits Fleuristes, rue Saint Thérèse. Si la répression était déjà importante, désormais, les politiques et les médias, dans un scénario déjà écrit, accableront les jeunes. Dès le lendemain matin, P. Close déclare « Rien ne peut justifier de tels actes de violence”, avant de continuer : « Nous appelons à la plus grande fermeté et nous espérons que la justice sera dure vis-à-vis des fauteurs de troubles. La police continuera à être très présente aux côtés des habitants, ce sont eux les premières victimes de ces débordements. “ Par “débordements”, P. Close n’évoque bien sûr pas ceux du fait des policiers, et par “habitants”, il n’évoque bien entendu pas les jeunes hommes du quartier. 

    PAS DE FUMÉE SANS FEU ?
    Pourtant l’intentionnalité des jeunes de brûler la crèche n’est pas si claire aux yeux de plusieurs habitants rencontrés. E. témoigne “Ils n’ont pas attaqué la crèche, ils ont brûlé une voiture, et la voiture elle est descendue. Donc la fumée de la voiture, elle a touché une partie de la crèche. Parce que s’ils avaient vraiment voulu brûler la crèche, elle ne serait plus là. “ B. pense, quant à elle : “Et la crèche, maintenant ça veut dire, si moi j’ai mon enfant, et je le ramène à la crèche, du jour au lendemain, je peux plus le ramener à la crèche, il y a un gros problème. C’était un accident. C’était une voiture qui est partie sur la crèche, mais quand même… la crèche elle est brûlée. “

    La crèche, pourtant, a pu, dans le passé, être la cible de la rancœur des habitants envers les politiques communales. À discuter avec certains habitants, attaquer la crèche aurait pu trouver ses raisons. “La crèche est une cible parce qu’il manque d’infrastructures et qu’elle accueille très peu d’enfants du quartier […] On a mis la crèche là sans vision d’ensemble, sans tenir compte des besoins” , explique ainsi Mohamed. Attaquer la crèche, cela aurait donc pu être une manière de s’attaquer à un symbole des dysfonctionnements des politiques publiques.

    Quelques jours plus tard, le mardi 8, P. Close présentant sûrement le bon coup médiatique, décide d’organiser une rencontre avec les habitants des Marolles. Les journalistes ne sont pas conviés à la réunion et attendent le bourgmestre à la sortie. “Des mamans y ont dit que ce qui s’était passé était de la faute des policiers”, explique Abdel.

    Parmi les personnes avec lesquelles nous nous sommes entretenues, si certains remettent en question la légitimité de la violence des jeunes, tous arrivent à un constat : la violence des jeunes est en partie le produit de la violence sociale qu’ils subissent. Ces violences s’exercent non seulement à travers les logiques sécuritaires et les pratiques policières à l’œuvre dans le quartier mais également à travers les politiques publiques mises en place en ce qui concerne l’aménagement, le logement, l’offre de services publics, etc… 

    POLITIQUES PUBLIQUES AU RABAIS
    Quelques jours après les émeutes, le bourgmestre confiait à des journalistes de la RTBF, : “On a un travail de long terme dans les Marolles qui a plutôt assaini ce quartier, même s’il reste – je ne les minimise pas – des poches de criminalité et de pauvreté.” Des investissements importants en équipements publics, et au niveau de la rénovation des logements sociaux ont été réalisés ces dernières années dans le quartier, jure-t-il la bouche en cœur à des journalistes approbateurs. La désillusion quant aux promesses politiques se discerne pourtant dans toutes les conversations que nous avons eues. “Il y a de l’argent pour tout, sauf pour rénover.” , juge ainsi Abdel. Pour A.,  “c’est toujours la même histoire. Oui, on va faire un centre, on va faire ça nanana”, avant que D. continue : “c’est que des blabla. Ça fait des années qu’il dit oui on va réparer, c’est toujours la même.” 

    La suite (gratuite) : http://www.pave-marolles.be/mauvaise-querelle

    #Marolles #pauvreté #violences_policières #police #violence_policière #racisme #répression #maintien_de_l'ordre #violence #justice #brutalité_policière #violences_policieres #bourgmestre #confinement #arbitraire #violence_sociale #logiques_sécuritaires #pratiques_policières #affrontements # Police_Watch #impunité

  • GRAND ENTRETIEN. Projet #Pegasus : « Peu importe sous quel drapeau on vit, on est tous visés dans cette histoire », prévient Edward Snowden
    https://www.francetvinfo.fr/monde/projet-pegasus/projet-pegasus-peu-importe-sous-quel-drapeau-on-vit-on-est-tous-vises-d

    Dans la foulée des révélations autour du projet Pegasus, mené par un consortium de journaliste dont Radio France fait partie, et qui met au jour les pratiques de nombreux pays qui utilisent un #logiciel_espion pour cibler leurs propres concitoyens, ou des représentants d’États censément amis, le lanceur d’alerte Edward Snowden a confié ses craintes à David Pegg, journaliste au « Guardian ».

    #espionnage

  • L’écran de la Samaritaine Didier Rykner
    https://www.latribunedelart.com/l-ecran-de-la-samaritaine

    La Tribune de l’Art avait combattu le projet de la Samaritaine, mené par LVMH avec le soutien de la Ville de Paris et du Ministère de la Culture ( https://www.latribunedelart.com/paris-samaritaine ). Détruire un ensemble de maisons anciennes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles au cœur de Paris nous faisait revenir au vandalisme des années 1960. La décision du Conseil d’État validant cette opération en désavouant le tribunal administratif était un parfait scandale. Mais on ne lutte pas contre Bernard Arnault, surtout quand celui-ci bénéficie de tous les soutiens politiques, de la droite à la gauche, en passant par une grande partie de la presse ( https://www.latribunedelart.com/la-samaritaine-lvmh-et-la-presse-l-eternel-retour ).


    8. La vue panoramique sur écran depuis la Samaritaine : un écran filmant la Seine... - Photo : Didier Rykner

    Le bâtiment construit par SANAA, nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire ( https://www.latribunedelart.com/samaritaine-la-victoire-de-bernard-arnault-la-defaite-du-patrimoine ), est d’une grande médiocrité, et en rupture totale avec son environnement. Contrairement au procès d’intention que nous font certains, nous ne sommes évidemment pas hostile à l’architecture contemporaine. Il y a d’excellents architectes comme Tadao Andō ou Rudy Ricciotti [1], des architectes capables du meilleur comme du pire, tel Jean Nouvel. Mais il y a aussi des architectes que nous préférons ne pas qualifier, comme Yves Lion, Dominique Perrault ou encore Bruno Gaudin.

    Il paraît que SANAA est un grand cabinet d’architectes. Le Louvre Lens n’en témoigne pas vraiment, même si l’on peut trouver pire. L’édifice qu’ils viennent de construire pour la Samaritaine n’est pas seulement médiocre extérieurement (ill. 1), il l’est aussi à l’intérieur (ill. 2 et 3). Ce n’est même pas médiocre, ce n’est rien. On pourrait se trouver dans un centre commercial de Tokyo ou de Dubaï, il n’y aurait aucune différence. Voilà pourquoi on a détruit un îlot du Paris historique !


    Intérieur du nouveau bâtiment de la Samaritaine - Architectes : SANAA - Photo : Didier Rykner

    La restauration elle-même des bâtiments Art nouveau et Art déco de la Samaritaine nous semble plutôt réussie (ill. 4 à 6), même s’il faudrait sans doute l’étudier plus soigneusement. L’architecte qui en est le maître d’œuvre est un de nos bons architectes en chef, Jean-François Lagneau. Nous l’avons contacté sur un point qui nous inquiétait : à l’origine, le bâtiment d’Henri Sauvage était construit avec des dalles Saint-Gobain en verre qui faisaient office de planchers à tous les niveaux, et qui donnaient à l’ensemble une luminosité et une transparence exceptionnelles. Cet aspect a complètement disparu et Jean-François Lagneau nous a indiqué que ce n’était pas faute d’avoir cherché une solution qui puisse correspondre aux normes de sécurité actuelles. Or, il semble impossible d’installer des planchers en verre qui ne s’écrouleraient pas au moindre incendie. Dont acte, même si cela est bien triste.


    Un des grands halls de la Samaritaine après restauration - Photo : Didier Rykner

    Nous nous interrogions sur deux autres points. D’abord, les lettres formant le mot « Samaritaine », qui datent de l’origine et font partie de la façade classée, n’ont pas encore été remplacées (ill. 6 et 7) et l’on pouvait s’inquiéter d’y voir à la place apparaître les mots « Cheval Blanc », nom de la chaîne d’hôtels de luxe qui s’y est installée. C’était en tout cas le souhait de LVMH. Heureusement, la DRAC Île-de-France nous a confirmé qu’elle tient à sa repose après restauration. Espérons que ce sera le cas.


    Façade de la Samaritaine d’Henri Sauvage (état actuel, sans le nom sur la façade) - Photo : Didier Rykner

    Le second point concernait des appliques Art déco de part et d’autre de la porte d’entrée du magasin, qui n’existent plus. Il s’avère qu’il s’agissait en réalité d’œuvres récentes, datant des années 1980, d’un designer américain, Hilton McConnico. Celui-ci avait créé deux pastiches fort réussis, qui furent vendus chez Lucien à Paris https://www.lucienparis.com/lot/6580/1482598?offset=170& le 14 juin 2010. Si l’on peut regretter que ces deux éléments, qui d’une certaine façon faisaient partie de l’histoire du bâtiment, aient été supprimés, on ne peut décemment crier au scandale. La commande était celle de l’ancien restaurant Toupary qui occupait la terrasse au dernier étage.


    8. La vue panoramique depuis la Samaritaine : un écran filmant la Seine... - Photo : Didier Rykner

    Rappelons qu’Anne Hidalgo célébrait ce projet https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/2518629569 en soulignant qu’il « servait au mieux la mixité sociale » sous prétexte qu’une crèche de 80 places devait être créée. Pas de chance : pour l’instant, aucune place de crèche n’existe encore ( https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-la-creche-de-la-samaritaine-n-a-aucun-enfant-pour-ses-80-berceaux-0 ), et cela n’en prend pas le chemin, le Ier arrondissement n’étant pas « une zone prioritaire » . Mieux encore : désormais, seuls les clients de l’hôtel de luxe qui s’est installé derrière la façade sur la Seine pourront jouir de la vue magnifique qui autrefois était accessible à tous. Les simples parisiens pourront monter à l’étage sous les toits et s’asseoir pour regarder un écran géant montrant en direct la Seine qu’ils ne peuvent plus admirer de la terrasse (ill. 8). La mixité sociale, pour Anne Hidalgo, c’est mettre ses administrés devant un écran filmant la Seine. Peut-on imaginer un tel mépris ?

    #anne_hidalgo #bourgeoisie #mépris #Grand_Paris #urbanisme #métropole #métropolisation #france #logement #hidalgo #ps #ville_de_paris #mixité_sociale #ségrégation #luxe #vandalisme #Art_nouveau #Art_déco #ecrans

  • Amazon shifts Lumberyard to open source 3D game engine supported by 20 companies | VentureBeat
    https://venturebeat.com/2021/07/06/amazons-lumberyard-becomes-an-open-source-3d-game-engine-with-support-f

    The Open 3D Foundation will support open source projects that advance capabilities related to 3D graphics, rendering, authoring, and development. Amazon Web Services (AWS) is contributing an updated version of the Amazon Lumberyard game engine as the Open 3D Engine (O3DE), under the permissive Apache 2.0 license.

    #open_3D_engine #o3de #open_3d_foundation #amazon_lumberyard #logiciel_libre #open_source #développement_informatique #jeu_vidéo #jeux_vidéo

  • Amazon Lumberyard goes open source | GamesIndustry.biz
    https://www.gamesindustry.biz/articles/2021-07-07-amazon-lumberyard-goes-open-source

    “We believe that creating a first-class, community-driven, open-source option will revolutionize real-time 3D development, as Linux did for operating systems and Apache did for the web.”

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #amazon_lumberyard #open_3d_engine #moteur_de_jeu #développement_informatique #open_source #linux_foundation #logiciel_libre #open_source

  • Amazon libère la scierie - Lumberyard, Amazon Game Studios, Amazon Games - News - Factornews
    https://www.factornews.com/actualites/amazon-libere-la-scierie-47757.html

    Conscient de cet état de fait, Amazon a décidé de rendre le Lumberyard complètement open source et a choisi la licence Apache 2.0 qui est très permissive. Le résultat s’appelle bêtement Open 3D Engine et le code est même déjà dispo sur GitHub. Le tout est géré par la toute nouvelle Open 3D Foundation, une nouvelle ONG créée par la Linux Foundation qui compte parmi ses membres fondateurs Adobe, Audiokinetic (Wwise), Huawei, Intel, Niantic (Pokémon Go), Red Hat et Wargaming.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #développement_informatique #open_source #logiciel_libre #licence_apache_2.0 #linux_foundation #moteur_de_jeu #amazon_lumberyard #open_3d_engine

  • Audacity Is Now A Possible Spyware, Remove It ASAP
    https://fosspost.org/audacity-is-now-a-spyware

    The parent company is a multi-national company and it has been trying to start a data-collection mechanism in the software. While Audacity is nothing more than a desktop program, its developers want to make it phone home with various data taken from users’ machines.

    […]

    Update: The developers behind Audacity shared an announcement that their privacy policy page was “misunderstood” due to poor wording in it, and that they will rewrite it to avoid possible confusion. Error reporting and basic system information collection is opt-in, but automatic update checking (which sends your IP address to them at every usage) is opt-out.

    #audacity #audio #outil #logiciel #informatique #muse_group #informatique #pistage #vie_privée

  • Inquiétude autour d’Audacity après son rachat et la modification de ses conditions d’utilisation
    https://www.nextinpact.com/lebrief/47664/inquietude-autour-daudacity-apres-son-rachat-et-modification-ses-conditi

    Il y a quelques semaines, il était racheté par Muse Group, une société qui propose déjà plusieurs applications musicales comme MuseScore et Ultimate Guitar. Début juillet, elle a mis en place un changement important, comme le rapporte Fosspost : une procédure de collecte de données dans les conditions d’utilisation.

    Cela comprend des informations sur la machine, l’adresse IP, les éventuelles erreurs, etc. Il est également précisé que toutes les données personnelles sont stockées sur des serveurs dans l’Espace économique européen, mais qu’elles peuvent parfois être partagées « avec notre bureau en Russie et notre conseil externe aux États-Unis ». Et que l’application ne doit pas être utilisée par les enfants de moins de 13 ans.

    #vie_privée #outil #logiciel #audio #informatique #muse_group #musescore #ultimate_guitar #pistage

  • #Zéro_artificialisation_nette : la Fédération nationale des Scot et l’Unam proposent un simulateur aux élus
    https://www.banquedesterritoires.fr/zero-artificialisation-nette-la-federation-nationale-des-scot-e

    « La reconstruction de la ville sur la ville ne permettra pas de répondre à un besoin de près de 6 millions de #logements à horizon 2030 », avertit François Rieussec. Il pointe en outre « le télescopage, la contradiction entre l’injonction à l’#hyperdensification, pas viable, promue par ce projet de loi, et le désir des habitants » de davantage d’#espace, que la crise a mis en lumière, voire exacerbé (voir notre article du 11 février 2021). « Le modèle d’urbanisation mis en avant par l’État est de 50 à 100 logements l’hectare, soit des densités de 10.000 à 20.000 habitants au km2. C’est un modèle qui ne correspond pas à ce que vivent nos concitoyens. Les projets d’aménagement actuels ont des densités de 25 à 30 logements l’hectare », précise-t-il, soulignant « que les métropoles les plus denses cherchent à dédensifier, en transformant du bâti en zone naturelle » et qu’"on ne peut pas à la fois protéger les zones vertes des secteurs urbanisés et vouloir les densifier". Il insiste en conséquence sur la nécessité de « passer d’une culture de la construction à une culture d’#aménagement, par quartiers, qui seule permet de résoudre la question des logements et des équipements ». Un « rapide calcul de coin de table » à l’appui, Nicolas Thouvenin, délégué général de l’Unam, confirme le diagnostic : « Considérant un besoin annuel en logements de 500.000 unités, avec un objectif de renouvellement de 50%, soit 250.000 logements en extension urbaine, et compte tenu d’une consommation moyenne annuelle d’espaces naturels, agricoles ou forestiers (Enaf) de 18.000 hectares selon le Cerema, soit 9.000 hectares demain, cela signifie des densités pour les zones qui demeureront ouvertes à l’urbanisation de 30 logements à l’hectare. » Or ces niveaux ne sont, selon lui, « pas acceptables dans bien des Scot ». Si « on supprime le potentiel urbanisable, on va favoriser une dispersion dans les différents territoires sans service, sans commerce, sans tout ce qui fait la vie sociale, on va accroître et subdiviser l’émiettement. Là où il y avait un gilet jaune, il y en aura deux », prédit François Rieussec, qui pronostique des « difficultés à faire des grands logements abordables pour tous les concitoyens et à produire des logements sociaux ». Pour lui, les effets indésirables se font déjà ressentir : « Les préfets demandent déjà, de façon très autoritaire, des déclassements fonciers, avec des flambées de prix à venir. »

  • Les dimensions spatiales du maintien de l’ordre.

    Carnets de débats

    Marion Lecoquierre et Félix Tréguer. #Villes sous contrôle et #technologisation du maintien de l’ordre. Entretien avec #Félix_Tréguer [Texte intégral]

    Carnets de recherches

    Clément Monseigne. Maintien de l’ordre et maintien des ordres : les #logiques_spatiales du régiment des Gardes-françaises à Paris à la veille de la Révolution

    Jonas Campion. Des espaces « exceptionnels » à sécuriser : éléments d’histoire de la cohabitation policière à la frontière franco-belge (xxe- xxie siècles)

    Camille Guenebeaud. Au-delà des murs. Maintenir l’ordre à la #frontière franco-britannique

    Andrea Kretschmann. Les #villes_artificielles comme espaces de formation de l’ordre politique : l’entrainement aux scénarios apocalyptiques des polices européennes

    Aurélien Restelli. « Avant la manif ». L’#aménagement_préventif de l’espace manifestant

    Aïcha Bourad et Fanny Parent. La #foule et l’#ordre : gouvernement spatial des conduites dans les meetings électoraux

    Naoko Tokumitsu. Le développement de dispositifs techniques de #surveillance des #espaces_publics et la participation des habitants au maintien de l’ordre au #Japon

    Romane Joly et Vincent Lebrou. Des #jardins pour maintenir l’ordre ? Enquête ethnographique dans un quartier populaire strasbourgeois

    Carnets de terrain

    Bénédicte Michalon, Tristan Bruslé, Olivier Clochard, Mathilde Darley, Olivier Milhaud et Marie Morelle. Enquêter dans les lieux d’#enfermement. Retour collectif sur une expérience de recherche

    Damien Carrière
    Garde-à-vous à Manesar. Une observation participante parmi les gardiens de sécurité en Inde [Texte intégral]

    Carnets de lectures

    Franck Ollivon. Marie Morelle, #Yaoundé carcérale. Géographie d’une ville et de sa #prison. Lyon : ENS Editions, 2019, 228 p.

    Léopoldine Manac’h. BABELS, La police des migrants. Filtrer, disperser, harceler. Paris : éditions du Passager clandestin, 2019, 120 p.

    Alex Mahoudeau. Mathieu Rigouste, La Domination Policière. Une violence industrielle. Paris : La Fabrique, 2012, 257 p.

    Carnets de soutenances

    Franck Ollivon. La prison chevillée au corps. Pour une approche géographique du placement sous #surveillance_électronique

    Arthur Oldra. Spatialités individuelles et jeux de places dans l’espace public urbain. De quelques perspectives géographiques à propos des #militaires en opération #Vigipirate/#Sentinelle.

    https://journals.openedition.org/cdg/6590
    #maintien_de_l'ordre #géographie #espace #revue

    #espace_public #quartiers_populaires #Strasbourg #lieux_d'enfermement

    ping @davduf

  • « Es geht hier wirklich um hohe Profite durch ein Schwarzgeldmodell »
    https://www.rbb24.de/wirtschaft/beitrag/2021/07/berlin-airbnb-bezirksamt-christiane-heiss-interview-illegale-vermietung.html

    Berlin oblige Airbnb de communiquer les noms de bailleurs non enrégistrés. Airbnb vient de perdre un procès contre cette décision de la ville.

    Airbnb muss Vermieterdaten an die Behören weitergeben, wenn es den Verdacht einer gefälschten Registriernummer gibt. Mit diesem Urteil hat das Verwaltungsgericht in Berlin dem Land recht gegeben - in einem Fall der grundsätzliche Bedeutung hat.

    Interview | Berliner Bezirksstadträtin zu Airbnb - „Es geht hier wirklich um hohe Profite durch ein Schwarzgeldmodell“

    03.07.21 - Zwischen Airbnb und dem Bezirksamt Tempelhof-Schöneberg bahnt sich ein Showdown an. Der Rechtsstreit um Vermieterdaten könnte demnächst in ein Grundsatzurteil münden - mit EU-weiten Folgen, sagt Stadträtin Christiane Heiß im Interview.

    Auf der einen Seite steht ein US-Unternehmen mit einem Marktwert von 100 Milliarden Dollar. Auf der anderen eine Behörde, die für 350.000 Berlinerinnen und Berliner zuständig ist. Und trotz eines Urteils des Verwaltungsgerichts Berlin ist ein Ende im Streit zwischen Airbnb und dem Bezirksamt Tempelhof-Schöneberg nicht in Sicht.

    Vor rund einer Woche wies das Gericht eine vielbeachtete Klage von Airbnb ab. Das Unternehmen war gerichtlich gegen ein Bescheid des Bezirksamts Tempelhof-Schöneberg vorgegangen, in dem Airbnb zur Herausgabe von Vermieterdaten aufgefordert wird. Das Gericht sah es als rechtens an [Berlin.de], dass Internetplattformen wie Airbnb zur Auskunft von Nutzerdaten durch Behörden verpflichtet werden können, wenn der Verdacht auf Illegalität besteht. Denn nach dem Zweckentfremdungsgesetz müssen in Berlin gewerblich vermietete Mietwohnungen bei den Behörden registriert sein.

    Für Airbnb ist das ein großes Problem, erfüllen doch sehr viele Inserate auf der Plattform diese Norm nicht. Über die Hintergründe und die Bedeutung der Musterklage hat rbb|24 mit der Bezirksstadträtin Christiane Heiß (Grüne) gesprochen.

    rbb|24: Frau Heiß, das Bezirksamt Tempelhof-Schöneberg konnte sich vor Gericht zunächst gegen Airbnb durchsetzen. Welche Dimension hat dieser Fall?

    Christiane Heiß: Der Ausgang kann sehr weitreichende Folgen haben. Mindestens bundesweit, vielleicht sogar in der EU. Im Grundsatz geht es darum, dass wir in Berlin ein Gesetz gegen Zweckentfremdung haben, wonach die Vermietung von Ferienwohnungen eine Registrierungsnummer zwingend erfordert. Jede gewerbliche Nutzung einer Mietwohnung ist nun einmal verboten. Mögliche Verstöße dagegen wollen wir prüfen, dazu brauchen wir Markttransparenz, die über die Registrierungsnummer eingeführt wurde.

    Airbnb muss Vermieterdaten an Berliner Behörden bei Verdacht auf illegale Inserate übermitteln - so entschied das Verwaltungsgericht. Die Berliner Behörden sprachen von einem maßgeblichen Erfolg. Airbnb sieht das ganz anders. Von Hasan Gökkaya

    Airbnb veröffentlicht allerdings auch Inserate ohne Registrierungsnummer.

    Genau. Das Unternehmen schaltet weiterhin anonyme Inserate. Dadurch wird es sehr leicht Wohnraum gewerblich zu vermieten und die Vermieter sind für die Behörde nur schwer ausfindig zu machen. Eben für solche Fälle hat der Gesetzgeber die Auskunftspflicht geregelt, gegen die sich Airbnb mit aller Macht stemmt.

    Und darum wollen Sie die Herausgabe privater Vermieterdaten erzwingen?

    Die geforderten Angaben sind keine Privatsache, sondern Teil der gewerblichen Nutzung. Das gilt auch für die erlaubte zeitweise Vermietung von Zimmern und Wohnungen durch sogenannte Home-Sharer.

    Ohne solche Daten können wir die Inserate kaum weiter prüfen. Natürlich sind wir bei der Verfolgung illegaler Vermietungen wesentlich effizienter, wenn wir Airbnb zur Herausgabe dieser Daten verpflichten können – statt jedem einzelnen anonymen Inserat hinterher zu recherchieren. Deshalb ist die Feststellung des Gerichts, wonach Behörden ein Anrecht auf diese Daten haben, so wichtig.

    Um welche Größenordnung geht es hier?

    Aktuell sind nur rund 20 Prozent der Berliner Inserate auf Airbnb mit einer Registrierungsnummer versehen – 80 Prozent sind somit illegal. 2019, also vor der Pandemie, gab es in Berlin etwa 12.000 Inserate auf Airbnb. Davon sind etwa 8.000 ganze Wohnungen. Diese werden dem angespannten Berliner Mietmarkt zeitweise oder vollständig entzogen.

    Das ist sozialpolitisch relevant, da es den Wohnungsmarkt weiter verschärft. Und zwar nicht nur in Berlin, sondern in mindestens 21 weiteren europäischen Städten, die sich zu einem Netzwerk gegen Airbnb zusammengetan haben.

    Wirken illegale Vermietungen auch auf den Mietwohnungsmarkt?

    Ja. Es gibt Untersuchungen, die zeigen, dass in Kreuzberg in bestimmten Straßen zwei Drittel der Wohnungsangebote nur als Kurzzeit- und Ferienwohnungen zu mieten sind. Nur ein Drittel der Angebote für die Langzeitmietung zur Verfügung. Es gibt auch Nachweise, dass Mietwohnungen teurer sind, wenn sie in Gegenden liegen, in denen viele Ferienwohnungen angeboten werden. Die illegalen Ferienwohnungen verringern damit die Anzahl und treiben zugleich die Preise für Mietwohnungen insbesondere im Zentrum der Städte.

    Airbnb ist als größter Wohnungsvermittler weltweit aktiv. Warum gelingt keine vernünftige Kooperation zwischen Airbnb und dem Land Berlin?

    Weil Airbnb nur dann mit Behörden zusammenarbeitet, wenn es zum Vorteil des Unternehmens ist. Deshalb gibt es in ganz Deutschland keine Kooperation mit Airbnb – das lehnt die Plattform ab.

    Im Gespräch mit rbb|24 verwies das Unternehmen darauf, dass in Hamburg die Kooperation mit der Stadt gut funktioniere. Auch dort gibt es das Registrierungsprinzip – sogar digital.

    Die Stadt Hamburg hat ein eigenes Online-Registrierungssystem geschaffen und umgesetzt. Der Beitrag von Airbnb beschränkt sich darauf, dass das Unternehmen einen Link zu der Registrierungsplattform setzt. Das versteht Airbnb unter Kooperation.

    Fakt ist doch aber, dass der Streit in Hamburg nicht wie in Berlin eskaliert ist.

    Berlin ist nicht Hamburg. Wir haben einen viel stärkeren Tourismus. Zudem hatte Hamburg 2019 nicht 6.500 Inserate für Ferienwohnungen bei Airbnb, sondern 1.800 - also rund ein Drittel. Unter einer Kooperation verstehen wir, dass wir auf Anfrage zumindest die Klarnamen zu Inseraten ohne Registrierungsnummer erhalten.

    Auch in Hamburg haben die Behörden also keinen Zugang zu Vermieterdaten von Airbnb?

    Genau.

    Unterstützer der Initiative „Deutsche Wohnen & Co. enteignen“ bringen am 25.06.2021 Kisten mit gesammelten Unterschriften für einen Volksentscheid zur Enteignung von großen Immobilienunternehmen zur Senatsverwaltung für Inneres und Sport (Quelle: dpa/Christophe Gateau)

    In Berlin gehen die Behörden über Umwege aber gegen Vermieter vor. Laut einer Umfrage der Deutschen Presse-Agentur haben Berliner Bezirke gegen Anbieter ungenehmigter Ferienwohnungen seit 2018 Bußgelder in Millionenhöhe verhängt. Können Sie das bestätigen?

    Allein das Bezirksamt Tempelhof-Schöneberg hat 1.800 Verfahren geführt und Bußgelder in Höhe von 400.000 Euro verhängt. Es gibt immer mehr Berlinerinnen und Berliner, die die illegale Vermietung von Wohnungen quasi hauptberuflich betreiben. Wir sprechen hier von Einnahmen, die weit mehr als 10.000 Euro pro Monat betragen.

    Das ist ein florierender Schwarzmarkt, denn das Geld wird nicht versteuert. Der Gewinn wird nicht selten in neue Wohnungen investiert, die dann ebenfalls zweckentfremdet werden. Für Tempelhof-Schöneberg konnten wir 1.090 Ferienwohnungen wieder in den Markt zurückführen. In ganz Berlin sind es 5.729 Wohnungen.

    Wie machen Sie illegale Vermieter ausfindig? Verpetzen die eigenen Nachbarn Airbnb-Nutzer?

    Sie müssen sich vorstellen, wenn ein ganzes Hinterhaus auf solchen Plattformen angeboten wird, verursacht das entsprechende Störungen und Lärm für die Nachbarschaft. Daher kommen tatsächlich viele Hinweise aus der Bevölkerung. Wir recherchieren aber auch selbst im Internet.



    Hat sich während der Pandemie etwas verändert?

    Wir waren überrascht, wie schnell der illegale Markt reagiert hat. Viele Ferienwohnungen wurden plötzlich als Kurzzeitvermietung angeboten, also möbliertes Wohnen über vier Wochen und hinaus.

    Hatten Sie schon einmal direkt Kontakt mit Airbnb?

    Ja.

    Wir verlaufen solche Gespräche?

    Vermutlich genauso wie die Gespräche zwischen Airbnb-Vertretern und Journalisten. Airbnb beteuert, es sei alles ganz anders. Sie wollen sich dann als Freund von Studenten und Kurzzeitvermietern präsentieren. Die Zahlen sprechen aber eine ganz andere Sprache.

    Für das Musterverfahren gegen Airbnb hat das Bezirksamt Tempelhof-Schöneberg eng mit dem Berliner Senat zusammengearbeitet. Wegen der grundsätzlichen Bedeutung des Falls wurde auch die Berufung zum Oberverwaltungsgericht Berlin-Brandenburg zugelassen. Packt sie dieses Thema auch emotional?

    Ja, wenn ich an die vielen Wohnungssuchenden denke, welche die steigenden Mieten nicht bezahlen können. Nein, wenn es um den Prozess geht. Da sind Emotionen die völlig falsche Kategorie. Es geht um geltendes Recht, das durchzusetzen ist. Und dafür werden wir durch alle Instanzen gehen. Es geht hier wirklich um hohe Profite durch ein Schwarzgeldmodell - auf Kosten des Mietwohnungsmarktes und letztlich der Lebensqualität in unseren Städten.

    Vielen Dank für das Gespräch!

    Das Interview führte Hasan Gökkaya

    #Berlin #logement #immobilier

  • New privacy policy is completely unacceptable ! · Issue #1213 · audacity/audacity
    https://github.com/audacity/audacity/issues/1213

    For anyone not yet aware the official #privacy_policy was updated on the 2nd of July and contains some very disturbing things, most notably under data collection is “Data necessary for law enforcement, litigation and authorities’ requests (if any)”, I want to ask what exactly does this mean ? this is completely vague and tells us nothing about what is actually being collected.

    As far as I’m concerned any data collection is unacceptable unless what is collected is exactly stated and opt-out is provided, for an open source project this is doubly so, I urge all users to remove #Audacity from their system until this is resolved, in addition if you’re a Linux user I would contact the package maintainer for your distribution as such a license may not be permitted.

    Tristesse... Audacity part en sucette avec sa nouvelle « Politique de confidentialité » à lire ici https://www.audacityteam.org/about/desktop-privacy-notice

    Le plus drôle (ou le pire) est que cela rend le logiciel inutilisable pour les personnes de moins de 13 ans dans certains parys car la collecte de données pour ces personnes y est protégée par la loi. Et c’est pas super compat avec la licence GPL qui dit que le logiciel peut être utilisé par n’importe qui.

    via https://mastodon.social/@cypnk/106518795427824184

  • Mega-Share-Deal auf dem - Wohnungsmarkt : Vonovia zahlt keine Dummensteuer
    https://taz.de/Mega-Share-Deal-auf-dem-Wohnungsmarkt/!5782042

    La Société Générale prévoit d’achter des parts d’une société immobilière afin de permettre à l’achteur principal d’éviter le paiement d’un milliard d’Euros en taxes d’acquisition. Le perdant dans l’histoire est la ville de Berlin qui aurait dû encaisser cette taxe locale.

    Bei der geplanten Übernahme der Deutschen Wohnen fällt keine Grunderwerbssteuer an. Per Steuerschlupfloch will Vonovia eine Milliarde Euro sparen.
    Berliner Stadtplan, auf dem drei Monopoly-Häuschen liegen

    Ist aufs Gemeinschaftsfeld gekommen: Vonovia muss keine Grunderwerbssteuer zahlen Foto: imago

    BERLIN taz | Steu­er­zah­le­r*in­nen hassen diesen Trick: Der Wohnungskonzern Vonovia könnte bei der Übernahme der Deutschen Wohnen mit einem Steuerschlupfloch rund eine Milliarde Euro sparen. Während Privatpersonen beim Hauskauf Grunderwerbssteuer zahlen müssen, plant Vonovia bei der Übernahme von circa 3.000 Immobilien mit 161.000 Wohnungen für 18 Milliarden Euro, diese Zahlung zu umgehen. Immobilienfirmen sparen häufig diese Steuer mit einem legalen Steuertrick – per sogenanntem Share Deal. Nicht umsonst heißt die Abgabe in der Branche „Dummensteuer“. Als Gemeindesteuer wäre sie an Berlin geflossen.

    Dass die Vonovia für die Übernahme von Berlins größter privater Wohnungsfirma einen Share Deal nutzen will, geht nun schwarz auf weiß aus den veröffentlichungspflichtigen Papieren zum Übernahmeangebot hervor. Bei der Übernahme sollen demnach nicht alle Anteile des Unternehmens und seiner Unterfirmen gekauft werden, sondern unter 90 Prozent. Vonovia übernimmt damit faktisch alle Immobilien und Grundstücke der Deutschen Wohnen, auf dem Papier werden aber nur Anteile unter dem Schwellenwert übernommen und so keine Umschreibung und Grunderwerbssteuer fällig.

    So heißt es unter dem Punkt Grunderwerbssteuer: „Vorstand und Aufsichtsrat der Deutsche Wohnen ist bekannt, dass die Bieterin durch den Abschluss der Drittbankvereinbarung sicherstellen wird, dass die Bieterin eine Beteiligungshöhe von 90 Prozent an der Deutschen Wohnen nicht erreichen wird.“ Und weiter: „[…] der Vollzug des Angebots sollte keine Grunderwerbssteuer in der ab dem 1. Juli 2021 geltenden Fassung auslösen.“

    Im Übernahmeangebot von Vonovia heißt es übereinstimmend: „Zu einer Vereinigung von 90 Prozent oder mehr der Anteile kann es allerdings nicht kommen.“ Drittbankvereinbarung heißt: Sollten doch mehr Anteile bei der Übernahme zusammen kommen, hat sich ein unabhängiger Finanzdienstleister, hier die französische Bank Société Generale, dazu verpflichtet, alle Anteile über 89,9 Prozent zu übernehmen.
    „Gesellschaftlich verantwortungsvolles Unternehmen“

    Auf taz-Anfrage äußert sich Vonovia nicht direkt zum geplanten Share Deal, ergeht sich stattdessen in PR-Sprech: „Durch den angestrebten Zusammenschluss entsteht ein mieterorientiertes und gesellschaftlich verantwortungsvolles Unternehmen.“ Die grüne Bundestagsabgeordnete Lisa Paus sagte der Berliner Zeitung dazu: „Das Signal an die Investoren ist eindeutig: Macht euch keine Sorgen, wir haben uns gegen Steuerzahlungen abgesichert.“

    Der Deal zeigt, dass die gerade in Kraft getretene Reform der Grunderwerbssteuer durch die Immobilienlobby ausreichend verwässert wurde. Während die SPD die Grenzen von steuerpflichtigem Grunderwerb weiter herabsetzen wollte, scheiterte sie damit an der CDU. Grüne und Linke hatten kritisiert, dass die Reform nicht weit genug geht.

    Besonders pikant: Um sich für die Übernahme schlank zu machen, will die Deutsche Wohnen 20.000 Berliner Wohnungen in teils offenbar schlechtem Zustand an das Land verkaufen. Die SPD verkauft das als Verhandlungserfolg. Allerdings gehören dazu offenbar auch die großen Blöcke am Kreuzberger Kottbusser Tor, wo zuverlässig jeden Winter die Heizungen ausfallen, weil die Deutsche Wohnen nicht ausreichend saniert hat. Angesichts dessen und Kosten von über 2 Milliarden Euro hat die Linke noch Redebedarf, ebenso wie zahlreiche Mieter*innen-Bündnisse.

    SPD-Spitzenkandidatin Giffey sagte kürzlich, dass sie gegen Enteignungen sei und in der Wohnraumfrage auf einen Dialog mit Immobilienfirmen setzen wolle. Wie börsennotierten Immo-Firmen tatsächlich am Gemeinwesen gelegen ist, zeigt dieser Deal. Das Agieren von Vonovia dürfte bei vielen Wäh­le­r*in­nen eher die Argumente des erfolgreichen Volksbegehrens für die Vergesellschaftung privater Immo-Konzerne mit mehr als 3.000 Wohnungen stützen.

    #Berlin #logement #impôt #immobilier #banques #Europe

  • Mega-Share-Deal auf dem - Wohnungsmarkt : Vonovia zahlt keine Dummensteuer
    https://taz.de/Mega-Share-Deal-auf-dem-Wohnungsmarkt/!5782042

    La Société Générale prévoit d’achter des parts d’une société immobilière afin de permettre à l’achteur principal d’éviter le paiement d’un milliard d’Euros en taxe d’acquisition. Le perdant dans l’histoire est la ville de Berlin qui aurait dû encaisser cette taxe locale.

    Bei der geplanten Übernahme der Deutschen Wohnen fällt keine Grunderwerbssteuer an. Per Steuerschlupfloch will Vonovia eine Milliarde Euro sparen.
    Berliner Stadtplan, auf dem drei Monopoly-Häuschen liegen

    Ist aufs Gemeinschaftsfeld gekommen: Vonovia muss keine Grunderwerbssteuer zahlen Foto: imago

    BERLIN taz | Steu­er­zah­le­r*in­nen hassen diesen Trick: Der Wohnungskonzern Vonovia könnte bei der Übernahme der Deutschen Wohnen mit einem Steuerschlupfloch rund eine Milliarde Euro sparen. Während Privatpersonen beim Hauskauf Grunderwerbssteuer zahlen müssen, plant Vonovia bei der Übernahme von circa 3.000 Immobilien mit 161.000 Wohnungen für 18 Milliarden Euro, diese Zahlung zu umgehen. Immobilienfirmen sparen häufig diese Steuer mit einem legalen Steuertrick – per sogenanntem Share Deal. Nicht umsonst heißt die Abgabe in der Branche „Dummensteuer“. Als Gemeindesteuer wäre sie an Berlin geflossen.

    Dass die Vonovia für die Übernahme von Berlins größter privater Wohnungsfirma einen Share Deal nutzen will, geht nun schwarz auf weiß aus den veröffentlichungspflichtigen Papieren zum Übernahmeangebot hervor. Bei der Übernahme sollen demnach nicht alle Anteile des Unternehmens und seiner Unterfirmen gekauft werden, sondern unter 90 Prozent. Vonovia übernimmt damit faktisch alle Immobilien und Grundstücke der Deutschen Wohnen, auf dem Papier werden aber nur Anteile unter dem Schwellenwert übernommen und so keine Umschreibung und Grunderwerbssteuer fällig.

    So heißt es unter dem Punkt Grunderwerbssteuer: „Vorstand und Aufsichtsrat der Deutsche Wohnen ist bekannt, dass die Bieterin durch den Abschluss der Drittbankvereinbarung sicherstellen wird, dass die Bieterin eine Beteiligungshöhe von 90 Prozent an der Deutschen Wohnen nicht erreichen wird.“ Und weiter: „[…] der Vollzug des Angebots sollte keine Grunderwerbssteuer in der ab dem 1. Juli 2021 geltenden Fassung auslösen.“

    Im Übernahmeangebot von Vonovia heißt es übereinstimmend: „Zu einer Vereinigung von 90 Prozent oder mehr der Anteile kann es allerdings nicht kommen.“ Drittbankvereinbarung heißt: Sollten doch mehr Anteile bei der Übernahme zusammen kommen, hat sich ein unabhängiger Finanzdienstleister, hier die französische Bank Société Generale, dazu verpflichtet, alle Anteile über 89,9 Prozent zu übernehmen.
    „Gesellschaftlich verantwortungsvolles Unternehmen“

    Auf taz-Anfrage äußert sich Vonovia nicht direkt zum geplanten Share Deal, ergeht sich stattdessen in PR-Sprech: „Durch den angestrebten Zusammenschluss entsteht ein mieterorientiertes und gesellschaftlich verantwortungsvolles Unternehmen.“ Die grüne Bundestagsabgeordnete Lisa Paus sagte der Berliner Zeitung dazu: „Das Signal an die Investoren ist eindeutig: Macht euch keine Sorgen, wir haben uns gegen Steuerzahlungen abgesichert.“

    Der Deal zeigt, dass die gerade in Kraft getretene Reform der Grunderwerbssteuer durch die Immobilienlobby ausreichend verwässert wurde. Während die SPD die Grenzen von steuerpflichtigem Grunderwerb weiter herabsetzen wollte, scheiterte sie damit an der CDU. Grüne und Linke hatten kritisiert, dass die Reform nicht weit genug geht.

    Besonders pikant: Um sich für die Übernahme schlank zu machen, will die Deutsche Wohnen 20.000 Berliner Wohnungen in teils offenbar schlechtem Zustand an das Land verkaufen. Die SPD verkauft das als Verhandlungserfolg. Allerdings gehören dazu offenbar auch die großen Blöcke am Kreuzberger Kottbusser Tor, wo zuverlässig jeden Winter die Heizungen ausfallen, weil die Deutsche Wohnen nicht ausreichend saniert hat. Angesichts dessen und Kosten von über 2 Milliarden Euro hat die Linke noch Redebedarf, ebenso wie zahlreiche Mieter*innen-Bündnisse.

    SPD-Spitzenkandidatin Giffey sagte kürzlich, dass sie gegen Enteignungen sei und in der Wohnraumfrage auf einen Dialog mit Immobilienfirmen setzen wolle. Wie börsennotierten Immo-Firmen tatsächlich am Gemeinwesen gelegen ist, zeigt dieser Deal. Das Agieren von Vonovia dürfte bei vielen Wäh­le­r*in­nen eher die Argumente des erfolgreichen Volksbegehrens für die Vergesellschaftung privater Immo-Konzerne mit mehr als 3.000 Wohnungen stützen.

    #Berlin #logement #impôt #immobilier #banques #Europe

  • France : Liste des logements vacants chez les bailleurs sociaux (2020)
    https://fr.squat.net/2021/07/02/liste-des-logements-vacants-chez-les-bailleurs-sociaux-2020

    Beaucoup d’entre nous ont déjà squatté des #logements_sociaux. Ça parait logique : ces bailleurs — comme la plupart des bailleurs — laissent de très nombreux logements vides. Pour ne pas avoir à mettre le logement aux normes ; pour faire de la spéculation immobilière en vidant des tours pour détruire et vendre ; ou encore pour […]

    #ouverture

  • France : Liste des logements vacants chez les bailleurs sociaux (2020)
    https://fr.squat.net/2021/07/02/france-liste-des-logements-vacants-chez-les-bailleurs-sociaux-2020

    Beaucoup d’entre nous ont déjà squatté des #logements_sociaux. Ça parait logique : ces bailleurs — comme la plupart des bailleurs — laissent de très nombreux logements vides. Pour ne pas avoir à mettre le logement aux normes ; pour faire de la spéculation immobilière en vidant des tours pour détruire et vendre ; ou encore pour […]

    #ouverture

  • Welcome Alibaba : les dessous de l’arrivée du géant chinois
    https://www.youtube.com/watch?v=cdCGFxakoKs

    Le film traite des dessous polémiques de l’arrivée du géant chinois du commerce en ligne, à Liège Airport. Une aubaine pour certain.e.s, un désastre pour d’autres. Alibaba : sauveur ou fossoyeur de la Wallonie ? C’est la question “fil rouge” du documentaire.

    Impacts environnementaux, économiques, sociaux et démocratiques : tout est analysé grâce à l’intervention de responsables politiques, d’économistes, de chercheurs, de syndicalistes et de riverains.

    Jean-Luc Crucke (Ministre des Aéroports), Christie Morreale (Vice-présidente du gouvernement wallon et ministre de l’Emploi) interviennent notamment aux côtés de Pierre Ozer (climatologue à l’ULG) ou Christian Delcourt (porte-parole de Liège Airport).

    L’équipe du web média Tout va bien, qui a déjà reçu un prix de la presse en 2020 pour son enquête sur la maxi prison de Haren, remet le couvert. Non sans malice, l’équipe détricote un des projets les plus polémiques de Wallonie. Plus qu’un documentaire sur le géant de l’e-commerce, le film questionne surtout les conséquences de l’industrie de la logistique et les grands choix politiques pour l’économie wallonne et notre avenir.

    #commerce #logistique #capitalisme_de_plateforme #Alibaba

  • Val-d’Oise : un trentenaire mortellement blessé par un tir de taser lors de son expulsion locative - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/val-doise-un-trentenaire-mortellement-blesse-par-un-tir-de-taser-lors-de-

    Un homme âgé de 34 ans est mort, ce mercredi matin, après avoir reçu un tir de taser, à Pierrelaye (Val-d’Oise). Le trentenaire faisait l’objet d’une expulsion locative qui a dégénéré, selon plusieurs sources policières. Il était 9h50 lorsque les policiers qui escortaient un huissier se sont rendus au domicile de ce locataire de la rue Léon Pelouse, à Pierrelaye pour procéder à son expulsion.

    L’homme, qui semblait dans un premier temps être endormi, se serait brusquement levé avec un couteau. Il aurait tenté de s’en prendre à eux. L’un des fonctionnaires a alors riposté en utilisant son arme de service mais ne l’a pas blessé. Le second a fait usage d’un pistolet à impulsion électrique (taser). Selon nos informations, c’est ce tir qui aurait touché la victime au niveau du thorax. Cette dernière s’est écroulée au sol, inconsciente.

    Le locataire, qui vivait seul, a fait un arrêt cardiorespiratoire, malgré l’intervention du Samu, qui lui a prodigué un massage cardiaque. Le décès a été constaté sur place une trentaine de minutes plus tard.

    L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie sur demande du parquet de Pontoise.

    #logement #expulsion #police #taser

    • PIERRELAYE : UN HOMME EST MORT, ARRÊTEZ LES EXPULSIONS !
      https://www.droitaulogement.org/2021/06/pierrelaye-un-homme-est-mort-arretez-les-expulsions

      La mort d’un locataire à Pierrelaye dans le Val d’Oise (95), tué d’un coup de “taser” au cours de son expulsion ce matin vient nous rappeler que l’expulsion locative est un acte violent, pouvant donner lieu à des actes de désespoir.

      Aujourd’hui un homme en est mort, ce n’est pas la première fois :
      – un père de famille à Chambéry en juillet 2019, décède d’un arrêt cardiaque aux mains de la police lors de son expulsion
      – Un locataire à la Rochelle en octobre 2014 se donne la mort ayant appris qu’il devait être expulsé …
      – Un père de famille, locataire au Kremlin-Bicêtre, s’immole devant la sous préfecture de l’Haye -les -Roses en juillet 2014,
      – Sans compter tous les locataires expulsés, abandonnés sur le trottoir et morts de la rue après des années de déchéance et de désespérance…

      Nous demandons une enquête objective sur les circonstances de la mort de ce locataire et sommes prêts à appuyer ses proches.

      2021, une année terrible s’annonce en matière d’expulsions :
      En 2019, 763 expulsions forcées (avec CFP, concours de la force publique) ont été menées par la police dans ce département, la plupart sans relogement ni hébergement, ce qui a représenté 4,6% des expulsions en France où 16 700 expulsions forcées ont été menées. Le Val d’Oise est le 3e département d’Ile de France en nombre d’expulsions et sans doute dans les 5 premiers en France.

      2021 et surtout cet été s’annonce terrible avec 30 000 expulsions annoncées par le Gouvernement sur toute la France, ce qui représenterait 1 380 expulsions dans le Val d’Oise (4,6% des expulsions …). Il faut arrêter le massacre !

      L’aggravation de la crise du logement, produite par la hausse des prix immobiliers, fonciers et locatifs, par la baisse des APL, par la crise sanitaire a paupérisé de nombreux locataires.
      La circulaire d’instruction Wargon/Schiappa de fin avril demandant aux Préfets de mettre en place des solutions d’hébergement ou de relogement ne sont pour l’instant que des paroles en l’air.

      Après ce drame, il faut agir concrètement :
      – Arrêt des expulsions sans relogement
      – Effacement des dettes de loyers pour cause de précarité
      – Relèvement des APL et baisse des loyers
      – Mise en œuvre du droit à un logement décent, abordable, stable et accessible pour tou.te.s
      – Interdiction des tasers

      UN TOIT C’EST UN DROIT !

      PROCHAINS RV : RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRÉFECTURE DE POLICE DE PARIS, CONTRE LES EXPULSIONS SANS RELOGEMENT, JEUDI 24 JUIN À PARTIR DE 14H – MÉTRO CITÉ

  • La réforme des APL vire au cauchemar pour les allocataires et ses agents - Faïza Zerouala
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190621/la-reforme-des-apl-vire-au-cauchemar-pour-les-allocataires-et-ses-agents?o

    Depuis six mois, le retard de traitement des dossiers, les trop-perçus injustifiés et bugs en série dans le logiciel sont quotidiens à la CAF, depuis la mise en place de la réforme des allocations logement. Ses agents et des allocataires en souffrent.

    Nathalie attend depuis trois mois que la Caisse d’allocations familiales (CAF) lui rembourse 110 euros indûment prélevés. Une somme énorme pour elle. Il y a cinq ans, cette habitante de Poitiers, âgée de 52 ans, a interrompu sa formation de monitrice/éducatrice pour raisons de santé.

    Quatre ans plus tard, elle s’est sentie assez en forme pour reprendre une activité à temps partiel. Elle trouve un emploi dans le centre d’animation près de chez elle, qui lui rapporte 250 euros par mois. Un complément bienvenu à son allocation de solidarité spécifique (ASS).

    Début février, elle effectue une demande de revenu de solidarité active (RSA) qui traîne. Elle déménage à la même période et sa nouvelle propriétaire ne perçoit pas les aides au logement. À l’époque, elle ne sait pas que le logiciel de la CAF fait face depuis le début de l’année à des bugs en série qui désorganisent tout. Son dossier n’avance pas. Elle ne s’inquiète pas, pensant que c’est normal. 

    Mais cela ne l’est pas. Depuis le 1er janvier 2021 et après quatre reports, la réforme de l’allocation logement, versée à environ 6 millions de personnes, est entrée en vigueur. Elle introduit une modification du mode de calcul, basé sur les ressources de l’année précédente et non plus sur celles d’il y a deux ans.

    La situation est réactualisée tous les trimestres. Pour ce faire, un nouveau logiciel a été déployé. Seulement, celui-ci peine à cohabiter avec l’ancien, Cristal, mis en place il y a une éternité, en 1999, qui prend en charge les autres prestations sociales.

    C’est ici que les données des allocataires sont consignées et les changements de situation et le versement des allocations gérées. C’est aussi cet outil qui calcule le droit aux prestations. Bref, tout repose sur lui ou presque. Cette coexistence génère des bugs, indique la CAF. Les agents et les techniciens n’ont pas la main dessus. À part recommencer jusqu’à ce que leur saisie soit prise en compte, ils n’ont guère de marge de manœuvre.

    Environ 150 000 personnes concernées

    La confrontation entre les deux logiciels, l’ancien et le nouveau, rend parfois impossible l’inscription d’une modification de situation. Résultat, tout est bouleversé et le traitement des dossiers accuse un gros retard. Des bénéficiaires du RSA doivent attendre, d’autres se voient réclamer des aides au logement déjà versées. Environ 150 000 personnes ont été concernées, soit 2 % des allocataires. Contactée par Mediapart, la CAF indique avoir conscience de ces « dysfonctionnements » et assure qu’ils sont en cours de résolution (l’intégralité des réponses est visible dans l’onglet Prolonger). 

    En février, Nathalie n’a perçu ni RSA, ni APL, ni même la prime d’activité promise. Elle touche seulement 120 euros comme salaire car les vacances scolaires, durant lesquelles elle ne travaille pas, ont amputé sa paye. En avril, une retenue est prélevée à la source, sur son RSA, les fameux 110 euros pour cette dette imaginaire. 

    Mais elle n’est pas au bout de ses surprises. Dès lors, apparaissent dans son espace personnel, sur le site de la CAF, des sommes colossales qu’elle est censée rembourser. Un jour, elle voit apparaître une dette de 1 400 euros sur trois mois. Là voilà contrainte de passer ses journées au guichet ou pendue au téléphone avec la CAF. « Ce n’est pas possible. Chaque jour, les montants changeaient. C’est angoissant même lorsqu’on sait que c’est une erreur. J’ai demandé des rendez-vous, j’en ai eu une bonne vingtaine en physique, sans compter les appels téléphoniques », raconte-t-elle.

    « Là, je vais courir pendant un an pour tout rattraper »

    Pour survivre, elle compte sur la solidarité amicale. Elle réussit à emprunter de l’argent pour payer la caution de son nouvel appartement. Elle va rembourser petit à petit. La quinquagénaire achète des conserves lorsque sa paye tombe et congèle tout ce qu’elle peut pour tenir les dix derniers jours du mois, durant lesquels elle « tire un peu la langue ».

    Nathalie vit chichement, elle est pauvre, mais elle « veille toujours à avoir une situation saine et à être à jour de [s]es paiements » : « Là, je vais courir pendant un an pour tout rattraper. » Lors d’un rendez-vous à la CAF, une agente recalcule tout à la main, trouve les erreurs et essaie de valider le dossier. Le logiciel plante…

    Depuis deux mois, les APL sont bien versées à sa propriétaire. Mais Nathalie n’a pas confiance. Cette « situation ubuesque », incertaine, la stresse tant que son médecin lui a prescrit de quoi la détendre. « Je dors mal, je ne sors plus, je ne fais plus rien car je subis les désagréments de la CAF depuis six mois. Le remboursement de ma fausse dette est passé sous silence et je ne touche pas la bonne somme pour mon RSA. » 

    La CAF promet que toutes ces situations vont être régularisées. Pour éteindre l’incendie, le directeur général de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) a écrit aux agents le 11 mai pour les remercier de leur travail, leur demander de patienter et insister sur le fait que les bugs touchent peu de personnes. 

    Pourtant, des cas comme celui de Nathalie, Julia* en traite plusieurs depuis des mois. Elle est gestionnaire-conseil à l’usager et au traitement des dossiers dans une CAF de l’est de la France. Elle y effectue l’accueil téléphonique ou physique. Son bureau est couvert de Post-it pour se souvenir de l’avancée de tel ou tel dossier ou pour garder en mémoire les calculs effectués à la main qui devront être rentrés dans le logiciel si jamais celui-ci le veut bien.

    Chaque jour, il lui faut essayer de rattraper les retards accumulés, quitte à rogner sur l’accueil en personne des allocataires. « C’est compliqué de ne pas pouvoir montrer les calculs sur les écrans, en face à face on peut s’adapter, notamment au niveau du vocabulaire quand on voit une personne ne comprend pas, on le voit. Au téléphone on ne peut pas le savoir. »

    Tania*, conseillère service à l’usager dans la même CAF que Julia, voit défiler une centaine de personnes par jour, en physique ou au téléphone, depuis le début de l’année. Une charge épuisante. Comme les autres, elle se sent impuissante et frustrée de ne rien pouvoir faire. La jeune femme oriente aussi davantage le public vers les assistantes sociales.

    Elle se souvient de la détresse de cette femme qui lui a montré la photo de son réfrigérateur vide, à l’exception d’une bouteille d’eau. D’autres brandissent leur smartphone pour montrer sur l’application de leur banque l’état de leur découvert sur leur compte bancaire. Tania a de moins en moins envie de se rendre au travail, même si l’équipe reste solidaire tant bien que mal.

    Des agents lassés des « bidouillages » permanents

    Même sentiment pour Martine* et Michèle*. Elles sont techniciennes-conseils et effectuent des permanences extérieures dans une maison de service dans un quartier populaire. Elles reçoivent sur rendez-vous. Michèle raconte être épuisée par cette « réforme sans pilote ».

    Lors d’une permanence, elle échange en général avec une vingtaine de personnes, toujours sans pouvoir résoudre leur problème. Martine aussi est lassée des « bidouillages » permanents. « Les gens s’épanchent auprès de nous, on est l’un des rares services publics à recevoir encore. Certains nous font du chantage au suicide, d’autres nous expliquent ne pas avoir de quoi se nourrir. »

    De son côté, Michèle jouit d’une longue expérience à la CAF et pourtant : « C’est la première année où je n’ai pas de réponses à fournir. Je m’excuse, on n’arrive plus du tout à gérer, on entend la détresse. Il y a peu de cris, surtout de la détresse… D’ailleurs, ça me fait un peu peur, des gens menacent de s’en prendre à nous. »

    Tania relève dans le même temps ces derniers mois une hausse des incivilités. « Quand on dit aux gens, déjà à cran, que le délai pour que leur dossier soit traité est de dix semaines, ils pètent un câble. Ils n’entendent pas le fait que ce bug paralyse tout. On voit aussi énormément d’indus injustifiés et là encore tout ce qu’on peut faire, c’est leur assurer que ça va être régularisé. » 

    De plus en plus de tensions

    Auparavant, il était plutôt rare de se faire insulter, explique-t-elle. Désormais, de plus en plus les nerfs lâchent. Interrogée sur ce sujet, la CAF explique : « Comme dans beaucoup de services publics, nous avons senti de plus grandes tensions ces derniers mois, sans que toutes puissent être directement attribuées à la réforme des APL. »

    Toujours dans l’est de la France, Louise*, référente technique, ne décolère pas. « On nous laisse patauger depuis six mois, cette réforme ne simplifie rien pour personne. C’est illisible. On entend partout du découragement. » En ce moment sont traités les dossiers de mars ou avril. De quoi faire perdre toute motivation aux équipes.

    Elle ne compte plus le nombre d’allocataires perdants. « Il suffit de reprendre une petite activité pour perdre une partie de l’aide au logement, qui baisse mécaniquement et vite. » Elle a de la peine pour les CDD recrutés pour les épauler. Certains ne sont pas à l’aise avec l’outil informatique en général. Depuis quelques mois, c’est encore plus rude. « Ils sont paumés et ils ont été à peine formés. »

    Les jeunes et les précaires les plus pénalisés

    Audrey Granet, coordinatrice CAF pour la CGT, considère que cette réforme révèle le manque de moyens humains structurel à la CAF. « Les collègues traitaient environ soixante dossiers par jour, aujourd’hui seulement quinze. Ils sont obligés de faire les calculs à la main lorsque les autres chemins ne marchent pas. »

    Elle s’indigne aussi du fait que cette réforme appauvrit les bénéficiaires. « 25 % des allocataires ont vu une baisse de leurs droits de 110 euros, et 15 % n’ont plus de droits. L’objectif de la réforme au départ était de faire un milliard d’économies, ramené à 700 millions d’économies, et on ne peut pas dire que les allocataires ne vont pas perdre. » En effet, plusieurs études récentes ont montré que les jeunes et les précaires sont les plus pénalisés par cette réforme.

    La syndicaliste craint aussi que, dans quelques mois, des recalculs défavorables aux allocataires soient effectués. « On va leur demander de rembourser ce qui leur a servi à faire les courses ou payer le loyer. 600 ou 700 euros à rembourser, ce n’est pas rien. Forcément, ils vont être en colère et s’agacer face à des agents qui essaient de faire au mieux. » 

    Sur le terrain, personne n’imaginait que la situation perdure. « Au départ, en janvier, on s’est dit que ces bugs allaient être réglés rapidement, mais six mois plus tard, on y est encore », soupire Julia.

    La CAF tente de rassurer

    À entendre la CAF, tout est sous contrôle et en cours de résolution : « Dans les CAF, les efforts constants des personnels ont permis de réparer des erreurs qui n’ont pu l’être de façon automatique. Ceci a généré au cours des semaines précédentes des retards dans le traitement des dossiers des allocataires. Nous avons enregistré de nets progrès, des corrections importantes ont été apportées et le “stock” de travail des CAF baisse désormais de façon significative et régulière. »

    Faux, assure Julia. « Il y a des interruptions en cours de traitement, donc on gère les dossiers en plusieurs fois, on traite les informations une par une pour ne pas que ça plante et encore, on n’est pas sûrs que le système ne va pas basculer en trop-perçu ce qu’on a régularisé. On ressent de l’impuissance totale. Avant, on pouvait traiter les dossiers en urgent. Là, on fait ce qu’on peut et, en fait, on ne peut rien faire. Les allocataires étaient déjà sous l’eau, notre système les achève. » Julia ne compte plus les usagers qui lui racontent avoir déjà des impayés de loyer. « Même les bailleurs sociaux n’ont pas une patience extensible. »

    En bout de course, ces allocataires se tournent vers Marie*, assistante sociale dans une caisse d’allocations familiales à Lyon. Elle occupe ce poste depuis plus de vingt ans. Elle confie son impuissance vis-à-vis de la détresse des bénéficiaires qui se tournent vers elle.

    « Beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi leurs dossiers ne sont pas traités dans un délai correct, les démarches, le nouveau calcul qui les désavantage ou ne savent pas trop quoi faire pour gérer les trop-perçus injustifiés. Pour nous, il est difficile de leur expliquer mieux que les agents. » Ces personnes demandent de l’aide pour payer leur loyer grâce aux fonds d’urgence de la CAF. Elle aussi relève que tout le monde « est plus à cran », employant la même expression que sa collègue.

    Politique de l’autruche et de la gestion comptable

    De fait, elle est inquiète pour la suite. « On voit les situations se dégrader, cette réforme est la cerise sur le gâteau comme va l’être aussi la réforme de l’assurance-chômage. Même si, pour le moment, les effets massifs ne se voient pas encore. Depuis un an aussi, les démarches sont complexifiées, c’est un travail à temps plein parfois. »

    À la CAF, Julia et ses collègues partagent ce sentiment. Elles aussi craignent le pire avec la fin de la prolongation des droits au chômage le 30 juin et si la réforme de l’assurance-chômage venait à être appliquée au 1er juillet. De nombreuses personnes vont constituer des dossiers de RSA. Tous se demandent comment faire face à une charge de travail supplémentaire. Déjà, aujourd’hui, il est impossible d’avoir un suivi individuel.

    À cause de tout cela, Julia confesse nourrir une « animosité » vis-à-vis de sa hiérarchie, qui ne réagit pas et fait de la gestion comptable. « En interne, on nous demande de tenir mais on ne va pas tenir six mois comme ça. Tous font la politique de l’autruche, je veux bien croire que des informaticiens travaillent à résoudre le souci mais il faut comprendre que notre état psychologique et celui des allocataires n’est pas au mieux dans cette période de Covid. »

    Les remontées aux managers ne servent à rien, juge Louise, la référente technique. « Je décroche le téléphone à reculons, les assistantes sociales nous appellent pour nous demander si les retards dans tel ou tel dossier ou si la perte de prestations sont normaux. On n’a aucune autonomie, toute demande urgente doit passer par un manager pour autorisation et non plus par un technicien. On ne sait pas dire quoi dire aux gens, selon notre niveau d’empathie, cela peut être dur. Moi, j’ai appris à prendre du recul sur les choses. »

    Pour Audrey Granet, de la CGT, il est urgent de surseoir à cette réforme. « On demande son arrêt et qu’on embauche plus de salariés, pas ces jeunes en service civique qui sont à l’accueil et font face en première ligne à des gens aussi précaires qu’eux. Les agents veulent faire leur métier et continuer d’être un vrai service public. » 

    À l’échelle locale, il y a des mouvements de grève dans certaines CAF. Des agents se prêtent à une « grève de l’exception », du nom de l’erreur qui paralyse le système, rapporte Audrey Granet. Une intersyndicale appelle le 29 juin à une journée de mobilisation contre cet enfer administratif.

    #logement #guerre_aux_pauvres #APL #CAF