• « Détestable en soi, la xénophobie est aussi critiquable d’un point de vue économique », Jean-Baptiste Fressoz
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/07/03/detestable-en-soi-la-xenophobie-est-aussi-critiquable-d-un-point-de-vue-econ

    Dans tous les pays, le #logement constitue la part la plus importante du capital des ménages. La France n’échappe pas à cette règle : les maisons et appartements représentent quatre années de produit national brut, le double ou presque de tous les autres capitaux : actions, bâtiments professionnels et terres agricoles. Ce #capital est récent. En France, presque les trois quarts des logements ont été construits après 1945. Ce capital est composé de béton, de briques, de parpaings, de verre, d’acier et de bois. Et s’il s’est accumulé grâce à des techniques simples (bétonnières, brouettes, truelles, pelles, Placoplatre), reposant essentiellement sur la force musculaire.
    Contrairement aux clichés sur la modernisation et la fin du travail manuel, entre 1950 et 1980, le nombre d’employés dans le #BTP a doublé en France, pour atteindre 1,7 million de personnes. Avec des fluctuations, les effectifs sont restés à des niveaux importants, si l’on inclut les intérimaires.

    Cette force musculaire, la France l’a tirée pour une part non négligeable de l’étranger. Au milieu des années 1960, les entrepreneurs du BTP peinent à fixer la main-d’œuvre française et font face à l’augmentation des salaires. La substitution des nationaux par les étrangers s’intensifie. A la fin des années 1960, 30 % des #ouvriers du BTP sont #immigrés. En 1965, dans la région parisienne, le BTP emploie 78 % de Portugais, des hommes jeunes, certains fuyant le service militaire et les guerres coloniales. A cette époque, on retrouve énormément d’immigrés, algériens, marocains et portugais, sur les chantiers du périphérique, du RER et du quartier d’affaires de la Défense. « La main-d’œuvre portugaise est une main-d’œuvre banale, explique un rapport de la préfecture de la Seine, l’ouvrier portugais concurrence rarement l’Espagnol et encore moins l’Italien, il se trouverait plutôt au niveau du Marocain ou de l’Algérien. »

    Angle mort de la préférence nationale

    Quarante ans plus tard, dans sa remarquable enquête en immersion Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment (La Découverte, 2009), le sociologue Nicolas Jounin a retrouvé le même type de #hiérarchie_ethno-raciale, reposant aussi sur la date d’arrivée en France. Aux manœuvres sans qualifications, souvent noirs et parfois clandestins, reviennent les tâches les plus éreintantes : porter les échafaudages, charger les brouettes de ciment, ou encore faire de la démolition à la masse et au marteau-piqueur.
    Selon Jounin, le racisme dans les chantiers ne vient pas de préjugés archaïques, mais sert à y maintenir la hiérarchie et l’obéissance. Par exemple, un maçon noir qualifié ne sera jamais traité de « Mamadou », à l’inverse d’un manœuvre intérimaire. Le #racisme est une manière de justifier la position subalterne de certains travailleurs. La présence d’un Blanc surprend parfois les camarades de travail cités par Jounin : « Normalement les Français, ils ne sont pas ferrailleurs… Les Français disent que les Arabes prennent leur travail, mais tout ce qu’on prend c’est la merde. »

    Détestable en soi, la xénophobie est aussi critiquable d’un point de vue économique. Actuellement, les travailleurs immigrés représentent 27 % des ouvriers du BTP en France. A titre de comparaison, les immigrés représentent 10 % de la population active. Notons encore que la moitié des travailleurs immigrés en France travaillent dans la région parisienne, qui est de loin la plus dynamique économiquement : la main-d’œuvre immigrée représente même 60 % des ouvriers non qualifiés du BTP en Ile-de-France ! Le capital des Franciliens, leurs appartements à plusieurs centaines de milliers d’euros, repose donc majoritairement sur du muscle importé.

    La crise du logement est, dit-on, un des motifs du vote RN. Pourtant, la politique migratoire d’#extrême_droite renforcera probablement les difficultés des Français à se loger. La #préférence_nationale en matière de logement oublie que les logements sont en partie construits grâce à des étrangers. Si l’extrême droite surfe sur le sentiment de déclin national, ses politiques migratoires pourraient bien transformer ce fantasme en réalité.

  • Discriminer, défendre les privilégiés, punir les pauvres : le programme du RN en matière de #logement
    https://metropolitiques.eu/Discriminer-defendre-les-privilegies-punir-les-pauvres-le-programme-

    Que penser du programme du #Rassemblement_national en matière de logement, alors que le secteur est en pleine crise ? La rédaction de Métropolitiques montre ici que, loin de garantir un accès au logement aux plus fragiles, les mesures du parti d’extrême droite accentueraient fortement les inégalités produites par les politiques néolibérales des gouvernements précédents. Alors que la thématique du logement était relativement secondaire dans les programmes du #Front_national, le Rassemblement national (RN) #Débats

    / logement, #extrême_droite, #élections, Rassemblement national, Front national, #vote

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/redaction-logement.pdf

  • Running Amok | Mary Turfah
    https://thebaffler.com/latest/running-amok-turfah

    The tendencies to revel and deny coexist, not just within the population but within the same person. Near the border with Egypt, a settler, there to block humanitarian aid from entering Gaza, tells a journalist that (a) the Palestinians are not starving, and (b) they will continue to receive no food (i.e. starve) until the hostages are released.

    #logique_du_chaudron #gaza #génocide #sionisme

  • American Suburbs Are Decaying
    https://jacobin.com/2024/06/american-suburbs-decay-disillusioned-review

    Les banieues état-uniennes sont victimes d’un cercle vicieux économique qui les transforme en zones de criminalité dépourvues de services municipaux de qualité. C’est le cas des zones d’habitation développées par les promoteurs immobiliers. Les trés riches banlieues traditionnelles sont exemptes de cette logique économique. Elles restent blanches et inaccessibles pour le commun de mortels vivant en appartement.

    26.6.2024 by Mitch Troutman - Working-class people of color have mostly been latecomers to suburbia. But by the time they get there, they often find the suburbs in a state of disrepair. A new book explores the boom-and-bust economic cycle that’s obscured by the gauzy suburban dream.

    For the better part of a century, American internal migration patterns have been massively influenced by the suburban promise of great amenities, low taxes, privacy, safety, and a fresh start. But as long-time education reporter Benjamin Herold argues in his new book, Disillusioned: Five Families and the Unraveling of America’s Suburbs, that dream has always been elusive, not least because the suburbs themselves have a baked-in economic life cycle. Through a portrait of five families in pursuit of the suburban idyll, Herold reveals how suburbs are born to fail.

    Disillusioned is just as much about schools and race as it is about housing as a Ponzi scheme, but when it comes to daily life, these can’t be neatly separated. All five families Herold profiles move to the suburbs to get their children into better schools. But schools’ performance and resources too often mirror their racial makeup, good intentions or not. Part of the suburban story is that opportunity is usually drained by the time latecomers, often people of color from working-class backgrounds, move in.

    The suburban cycle, as Herold documents it, goes something like this: suburbs are built on massive subsidies like guaranteed mortgages, federal infrastructure like commuter highways, and defense contracts for employment. New tax revenues flow to high-quality services. Budgets are boosted by plentiful credit, taken against future taxes so long as the suburb continues to expand. This lasts for decades, but there’s a tension between exclusivity and expansion. When infrastructure ages and the bills come due, services are pinched and wealthy people move to start the cycle over somewhere new. Problems are staved off for a time through ignorance and more debt, but sooner or later taxes must go up as quality of life goes down.

    Consequently, Johnny-come-lately suburban dream seekers often reach the promised land long after its promise has faded, unbeknownst to them. We’re seeing it all across the United States: after decades or even generations of aspiration and exclusion, people of color from working-class backgrounds are finally getting a bite of the suburban apple — only to discover that the juice has been sucked from the fruit.
    Lucas, Texas

    If the suburbs are depreciating in value, where are the rich people going? Disillusioned gives some insight into this question via the Beckers, a conservative, white family that leaves a diversifying outer-ring Dallas suburb for Lucas, Texas, and the Lovejoy public school system in 2019. The Beckers are wooed to Lucas by a school district–appointed real estate agent, and spend $850,000 on a home, vacating one suburb for another.

    Planned for exclusivity, the Lovejoy district’s previously agricultural towns are zoned residential-only. Homes must be built on at least one acre and require septic systems (individually costly, but no cost to the municipalities). As a result, not a single Lovejoy student lives in an apartment.

    This plan began after a 2003 Lovejoy district consolidation when the district hired a demographic firm to project future growth, income, and education levels. High standards have a high cost, and combined with super-low tax rates, the district was rapidly building up debt. Local leaders knew that zoning apartment buildings could balance their budget, but they opted instead to push costs into the future, seeking to keep up appearances of exclusivity to retain wealthy residents. They had reason to fear; as one parent said, “If Lovejoy tanked tomorrow, don’t think for a second I wouldn’t move somewhere else.” The arrangement has no doubt set Lovejoy up to fail in the future, but for now it’s a place where the wealthy can skim the cream of the suburban cycle.

    It’s a wonder the Beckers, candid about their desire to be insulated from the apartment-dwelling masses, let Herold depict them at all. He tells their story through their own words without much judgment, but the book’s other four stories make the Beckers appear deeply unsympathetic.
    Penn Hills, Pennsylvania

    The book’s stand-out story centers on Bethany Smith and her family. Smith moved from Pittsburgh’s East Liberty neighborhood, rapidly gentrified by Google, to Penn Hills, a modest inner-ring suburb seven miles away. After a time renting, she bought a house on the very same block where the book’s author was raised. Herold met Smith by knocking on the doors of recently purchased homes.

    If Lucas, Texas, is a snapshot of a suburb’s rise, Penn Hills is a snapshot of its fall. It even has the distinction of being, according to Herold, “the first municipality in the country convicted of a federal environmental crime.”

    Built after World War II, Penn Hills’ population quadrupled in three decades. Municipal planners established a centralized school district but otherwise relied on existing patched-together infrastructure — which quickly became inadequate. Problems cropped up across the town, but the worst cases of neglect were in the historically black section, Lincoln Park. Penn Hills quickly abandoned the sewage treatment plant there, and in 1953, voted down a plan to rebuild the entire municipal sewer system.

    When a ravine in Lincoln Park was rezoned as a dump, it smashed the pipes carrying the untreated sewage to the river. Waste pooled and stagnated there. The black community mobilized for (at the very least) a trench that would drain the sewage. After the 1972 Clean Water Act, Herold reports, Penn Hills racked up a stunning thirteen thousand violations. Forced into a consent decree, Penn Hills rebuilt the sewer system in the 1980s — costing six times more than if they’d done it in 1953 (accounting for inflation).

    This story reveals the contradiction at the heart of the suburban dream: great amenities, low taxes, and freedom from responsibility. As cracks grew in Penn Hills’ facade, wealthy people moved to more upscale suburbs. Housing prices and tax revenue fell, making it affordable for the next wave of suburbanites, who were left to pay the debt via rising taxes and fees for inadequate services. (The same process unfolded in Ferguson, Missouri, where police killed Michael Brown in 2014 on the impoverished streets in a derelict suburb that was once 99 percent white, launching the first wave of Black Lives Matter protests. Ferguson made 20 percent of its annual budget through petty fines and fees targeting its black residents. This system, which imprisoned many who couldn’t pay, underlay the uprising that followed Brown’s killing.)

    Herold diligently shadowed Smith and the other families profiled in Disillusioned for three years. He spent ample time in their homes, catching up by phone, even observing their children’s classrooms. He watched, listened, and documented as COVID lockdowns scrambled their lives (none more than the Texan Beckers, who latched onto conspiracy theories and pulled their children from Lovejoy in favor of a private strip-mall school that doesn’t teach evolution).

    At some point in Herold’s research, Smith had enough. She was singing Whitney Houston in her kitchen, enjoying her life, when Herold’s “doom-and-gloom” phone call ruined her day. “You’re coming to me with statistics,” she told him, “this person said this, that, and the third about Penn Hills. But me personally? I’m thriving.” Raised in a tight-knit black community inside Pittsburgh, she views buying her home in Penn Hills as a major accomplishment (even if her three-month water bill is $500).

    Smith’s sharper issue with the author, though, is that “there has been a long history of people telling black people’s stories and profiting off of it. That right there is what I’m having an issue with.” In response, Herold gave her the final word. Smith authored the book’s epilogue, elaborating in her own words what she wants from suburbia. She believes in the book, but also asserts that it’s dangerous to view herself as a victim rather than a victor, declining to “look at myself through the eyes of society instead of through my own eyes.”
    Compton, California

    Long before NWA scandalized the nation with gangster rap, Compton was a different place entirely. In 1950, it was briefly home to none other than George H. W. Bush and his son, George W. Bush. Following fierce anti-segregation battles and the 1965 Watts riot (which did not take place in Compton), whites fled the city-suburb and quality of life deteriorated. During the 1992 Rodney King Riots, President George H. W. Bush called the National Guard to Compton. He gave no indication that he had any ties to the place.

    But Compton has since experienced something of a suburban rebirth. In Disillusioned, today’s Compton is seen through the eyes of the undocumented Hernandez family, who barely scrape by to send their bright children to the now-blossoming school district. Compton Unified ranked worst among California schools for decades, but things have turned around. The dominant narrative is all tech: tracking students with data analytics, partnerships with Apple, and teaching robotics and engineering in elementary school. In truth, the district’s improvement owes more to California’s switch to progressive school funding. Per-pupil spending in Compton has gone up 50 percent, and the district hired many more English as a Second Language teachers, causing a jump in test scores and graduation rates.

    If Herold’s theory about the economic life cycle of suburbs holds water, this isn’t the end of the story. Compton could bounce back, only to be driven to its knees again. Disillusioned gets right into the action, profiling a district forced to make tough choices between services for advanced students or students who require learning support — to choose, that is, between inclusivity and exclusivity, the dialectic encoded in the suburbs’ DNA.

    The two other profiles in the book are equally personal and complex. A black family moves from an outer-ring Atlanta suburb to a further-still, predominantly white district, where they struggle with disproportionate and messy discipline against their son. Outside Chicago, a mixed-race family enters a district intent on mending its racist history. Real concerns morph into a rigid embrace of Ibram X Kendi–style anti-racism, which also draws an intense backlash.
    What Is to Be Done?

    More than half of all Americans live in suburbs, and yet they invite little inquiry. Disillusioned admirably aims to fill in the gaps, exploring with journalistic diligence and depth the mechanisms that suburbs use to reproduce wealth, individualism, and American identity.

    The book’s primary shortcoming is that it lacks a call to action or indeed any indication of a path forward. The problem with this, as labor organizers know, is that presenting blunt facts about society’s flaws without plans for change can be demoralizing. Agitation around social problems can be the spark that ignites action, but agitation without proposed action can easily depress and deactivate people. In other words, Herold gives us an illuminating portrait of suburban America in cyclical decline, but this bleak knowledge is not enough. We need ideas for how to get out of the mess we’re in.

    There is, however, one hint of a solution in the book. Smith, the woman who took issue with Herold’s framing of herself as a victim, is not content to simply enjoy the spoils of suburban life while they last. Instead, Herold follows Smith as she joins an activist group focused on addressing the state of education in Penn Hills and the plethora of scandals playing out there. If there’s any hope for the suburbs, it’s in following Smith’s example. Ordinary people must join together and fight for an alternative to the economic forces otherwise determining our destinies.

    Mitch Troutman is a former Bernie Sanders Victory Coach and a member of the Anthracite Unite collective. He lives in the Pennsylvania coal region .

    #USA #banlieues #économie #logement #immobilier #racisme #paupérisation #service_publique

  • Logement : la « mixité sociale » nuit aux classes populaires racisées - AOC media
    https://aoc.media/opinion/2024/06/26/logement-la-mixite-sociale-nuit-aux-classes-populaires-racisees

    À rapprocher du travail publié& dans le livre "Jeunes de quartier"
    https://cfeditions.com/jdq

    Alors qu’un nouveau projet de loi sur le logement était en cours d’examen avant la dissolution, proposant notamment la remise en cause de la loi SRU, de nombreux chercheurs se sont mobilisés pour en dénoncer le contenu. Il est pourtant utile de montrer les limites et les effets pervers de la loi SRU et de son principal objectif : la « mixité sociale ».

    #Quartiers_populaires #Mixité_sociale #Logement

  • Genova. Giornata di blocchi della logistica di #guerra
    https://radioblackout.org/2024/06/genova-giornata-di-blocchi-della-logistica-di-guerra

    Il blocco della #logistica_di_guerra è scattato alle 6 del mattino al varco San Benigno del #porto_di_Genova. Successivamente sono stati bloccati i varchi Albertazzi ed Etiopia. In tarda mattinata un corteo ha raggiunto il varco di Ponente. Il porto di Genova è andato in tilt, mentre lunghe code di tir si formavano […]

    #L'informazione_di_Blackout #blocco_logistica
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2024/06/2024-06-25-stefania-genova-blocco.mp3

  • What Does = Mean ? Mathematicians Aren’t Sure – And That Could Be A Problem | IFLScience
    https://www.iflscience.com/what-does-mean-mathematicians-arent-sure-and-that-could-be-a-problem-746

    Il n’y a pas qu’en politique que la question de l’égalité est centrale ;-)

    In 1912, philosophers Bertrand Russell and Alfred North Whitehead did something they believed nobody had ever done before: they proved that 1 + 1 = 2.
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    It took them an entire book’s worth of setup, plus more than 80 pages of a second volume, to do it. It was, a reasonable person might conclude, slight overkill. And yet, in all that work, there’s one thing the pair were surprisingly sloppy about: they never defined what “=” means.

    But of course, why would they? Everyone knows what “equals” means; it’s like, the first thing you learn in preschool math! Except that, just like 1 + 1, the concept of mathematical equality is one that is far from simple or universal – and that’s becoming a big problem.
    What does “equals” mean?

    Now, don’t get us wrong: your average mathematician understands “=” pretty much the same way you do – albeit with a bit more jargon thrown in.

    “The meaning of x = y [is] that x and y are two names of the same identical object,” wrote logician and number theorist John Barkley Rosser in his 1953 textbook Logic for Mathematicians. “We place no restrictions on the nature of the object, so that we shall have equality not only between numbers […] as is common in mathematics, but between sets, or between functions, or indeed between the names of any logical object.”

    It’s vague, but workable. The problem comes when we try to explain this to computer scientists – or, even worse, the computers themselves.

    “Computer scientists [...], many years ago, isolated several different concepts of equality, and [have] a profound understanding of the subject,” wrote Kevin Buzzard, an algebraic number theorist and professor of pure math at Imperial College London, in a recent discussion paper on the concept posted to preprint server arXiv. “The three-character string “2 + 2”, typed into a computer algebra system, is not equal to the one-character string “4” output by the system, for example; some sort of “processing” has taken place. A computer scientist might say that whilst the numbers 2 + 2 and 4 are equal, the terms are not.”

    “Mathematicians on the other hand are extremely good at internalizing the processing and, after a while, ignoring it,” Buzzard continued. “In practice we use the concept of equality rather loosely, relying on some kind of profound intuition rather than the logical framework which some of us believe that we are actually working within.”
    Equality as an isomorphism

    The basic concept of equality goes back… well, probably as far as math itself – but if you ask a modern mathematician to delve a little deeper into what they mean by the word, there’s a decent chance they’ll try to explain it using something called “isomorphisms.”

    Coming from the ancient Greek for “equal form”, an isomorphism is, basically, just a way to get from one mathematical structure to another of the same type. There are some stipulations to it – it has to be reversible and bijective, for example – but other than that, they can be surprisingly vibes-based. Not for nothing is this the concept behind the old joke that mathematicians can’t tell the difference between a donut and a coffee cup: the two shapes are topologically isomorphic, and therefore, in a way, the same thing.

    “Isomorphism is equality,” Thorsten Altenkirch, Professor of Computer Science at the University of Nottingham, told New Scientist earlier this month. “I mean, what else? If you cannot distinguish two isomorphic objects, what else would it be? What else would you call this relationship?”

    Other uses of “equals” in math are equally fuzzy. Buzzard’s paper, based on a talk he gave at a Mathematical Logic and Philosophy conference in 2022, covers some of the most egregious offenders: for example, in “[Alexander] Grothendieck’s seminal work […] where he and Dieudonne develop the foundations of modern algebraic geometry,” he points out, “the word “canonique” appears hundreds of times […] with no definition ever supplied.”

    “Of course we certainly know what Grothendieck means,” he added. But “[interactive theorem prover] Lean would tell Grothendieck that this equality simply isn’t true and would stubbornly point out any place where it was used.”

    It’s a dichotomy that exemplifies the state of modern math. As ever purer fields are finding applications in the real world, mathematicians and computer scientists are leaning more than ever on AI and computers to inform their work. But these machines can’t rely on the appeal to intuition that human mathematicians have grown to accept: “As a mathematician, you somehow know well enough what you’re doing that you don’t worry too much about it,” Chris Birkbeck, a Lecturer in Number Theory at the University of East Anglia, told New Scientist. “Once you have a computer checking everything you say, you can’t really be vague at all, you really have to be very precise.”

    The problem of equality

    So, what are mathematicians to do? After all, it’s hard to think of a more fundamental problem than not having a definition of “=” in mathematical statements.

    Well, there are two potential options. One solution may be to overhaul math itself, perhaps by redefining equality to be the same thing – one might say “equal to” – canonical isomorphisms. But that may be just shunting the problem down the line, Buzzard cautioned: “[mathematician] Gordon James told me that he once asked John Conway what the word [canonical] meant, and Conway’s reply was that if you and the person in the office next to yours both write down a map from A to B, and it’s the same map, then this map is canonical,” he wrote. “This might be a good joke, but it is not a good definition.”

    Alternatively, a new class of mathematician may need to be brought up, Buzzard suggests – ones who can “fill in [the] holes” that currently plague the discipline. The advantages of this approach are practical, at least, he argues: “It’s very difficult to change mathematicians,” he told New Scientist. “You have to make the computer systems better.”

    Either way, it seems math is due for a rethink – and for those interested in the frontiers of computer-aided proofs, the sooner the better. Pinning down a definition of “equals” may seem like a basic problem, but it may end up having profound consequences for our future world – after all, as Russell and Whitehead pointed out after that seminal proof more than 100 years ago, the “proposition [that 1 + 1 = 2] is occasionally useful.”

    #Mathématiques #Logique #Egalité

  • Carnets de villes – #Berlin
    https://metropolitiques.eu/Carnets-de-villes-Berlin.html

    Berlin s’est affirmée comme capitale politique, artistique et culturelle. Quels sont les enjeux de ses projets architecturaux et urbains ? Quelle place faut-il accorder aux traces du passé, entre commémoration pesante et risque d’effacement ? Thibaut de Ruyter, architecte et commissaire d’expositions berlinois, analyse ces métamorphoses. Émission : Carnets de villes Berlin semble aujourd’hui bien installée dans son rôle de capitale du pays le plus industrialisé d’Europe, réputée pour ses institutions #Podcasts

    / #Allemagne, Berlin, #urbanisme, #logement, #architecture, #industrie, #histoire_urbaine, (...)

    #histoire

  • Sur des #aires_d’accueil des “#gens_du_voyage”, des femmes en lutte - Basta !

    https://basta.media/aires-accueil-gens-du-voyage-femmes-en-lutte-contre-discriminations

    Dans le #Nord, des #femmes réunies en association tentent de faire respecter les droits des #habitantes et habitants des aires d’accueil de gens du voyage. Elles bataillent pour s’imposer comme interlocutrices à part entière face aux pouvoirs publics.

    #reportages
    #droits humains
    #logement
    #luttes sociales

    Des journalistes, elles en ont vu défiler bon nombre sur leur aire d’accueil depuis que leur association a organisé, en avril, une première marche pour la dignité des Voyageurs à Lille. Depuis quelques années déjà, le combat de l’association Da So Vas contre la #pollution sur leur aire d’accueil d’Hellemmes-Ronchin, à la périphérie de la métropole du Nord, est mis en lumière dans les médias. Comme les aires d’accueil répertoriées par le juriste #William_Acker, leur terrain, situé entre une cimenterie et une concasserie, est particulièrement pollué.

  • La génération Fenwick et le monde la logistique sous l’œil des rappeurs.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/06/la-generation-fenwick-et-le-monde-la.html

    « Les grands groupes comme Amazon insistent sur la robotisation du travail et l’utilisation des nouvelles technologies dans le secteur de la logistique, laissant croire que ces innovations faciliteraient le travail ouvrier. Or, il n’en est rien. L’omniprésence de la technologie (logiciels pro de gestion, commandes vocales, écrans tactiles) confine les ouvriers dans des tâches hyper-spécialisées, proches de celles développées au temps du taylorisme triomphant. De même, le savoir-faire des salariés est rogné par le travail sous commande vocale, qui existe dans certaines plateformes logistiques. Guidés par une voix numérique, les ouvriers, équipés d’un casque sur les oreilles, manipulent les colis à traiter, puis valident l’action une fois la tâche requise effectuée, par l’intermédiaire d’une reconnaissance vocale. Un pseudo-dialogue se crée avec la machine, mais il n’y a aucune marge de manœuvre, d’autonomie ou d’initiative pour le travailleur. »

  • Les #Voix_croisées - #Xaraasi_Xanne



    Using rare cinematic, photographic and sound archives, Xaraasi Xanne (Crossing Voices) recounts the exemplary adventure of #Somankidi_Coura, an agricultural #cooperative created in #Mali in 1977 by western African immigrant workers living in workers’ residences in France. The story of this improbable, utopic return to the Sahel region follows a winding path that travels through the ecological and decolonial challenges and conflicts of agriculture practices and sensing from the 1970s to the present day. One of the major actors of the movement, #Bouba_Touré, tells this story by plunging into the heart of his personal archives, which document the fights of farmers in France and in Mali, as well as those of immigrant workers, over a period of decades. The film is also a story about dialogues and transmission, friendships and cinematic geographies. Over the course of the film, different voices, enter the sound-scape to accompany Bouba Touré’s telling; they bring the tale of a forgotten memory toward a possible future sung by a polyphonic griot.

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/64570
    #film #documentaire #film_documentaire #travailleurs_immigrés #coopérative_agricole #Somankidi #agriculture #retour_au_pays #fleuve_Sénégal #régularisation #sans-papiers #travailleurs_sans-papiers #travail #exploitation #logement #racisme #mal-logement #foyer #marchands_de_sommeil #conditions_de_vie #taudis #tuberculeuse #Fode_Sylla #lutte #grève_des_loyers #université_libre_de_Vincennes #L'Archer #Djiali_Ben_Ali #Association_culturelle_des_travailleurs_africains_en_France (#ACTAF) #manoeuvres #main_d'oeuvre_non_qualifiée #grève #Sahel #famine #1971 #sécheresse #Haute-Volta #aide_humanitaire #exode_rural #Larzac #récupération_des_sols #charité #luttes_de_libération #termites #Samé #aide_au_retour #luttes #arachide #travail_forcé #modernisation #mécanisation #graines #semences #endettement #Kayes #autonomie #femmes #genre #irrigation #radio #radio_rurale_Kayes #radio_rurale #permaculture #intelligence_collective

    –—

    A partir de 1h07’14, où l’on explique que les lois restrictives contre les migrations fixent les gens... alors qu’avant il y avait de la #migration_circulaire : beaucoup de personnes venaient en France 1-2 ans, repartaient au pays et ne revenaient plus jamais en France...
    #fermeture_des_frontières #sédentarisation #agroécologie

  • Au Portugal, l’amertume des jeunes diplômés face au dilemme de l’émigration
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2024/06/06/au-portugal-l-amertume-des-jeunes-diplomes-face-au-dilemme-de-l-emigration_6

    Au Portugal, l’amertume des jeunes diplômés face au dilemme de l’émigration
    Par Sandrine Morel (Lisbonne, envoyée spéciale)
    « Rester à Lisbonne, c’est faire passer l’amour pour sa ville, son pays et sa famille avant sa carrière. C’est savoir que l’on aura sans doute un emploi qui ne sera ni stable ni bien rémunéré, et qui nous permettra plus de survivre que de vivre. » Devant les portes de l’université IADE, au bord du Tage, à Lisbonne, Aurelio Antonosciuc expose froidement et dans un anglais parfait ce qui est pour lui un simple constat. Autour de cet étudiant de 21 ans, en dernière année de bachelor en design, quatre amies opinent du chef. « C’est facile de trouver un job à Lisbonne, mais pas facile de trouver un bon job », complète Carolina Queiros, 18 ans, à la fois étudiante en communication et photographe. « La question, pour nous tous, c’est de savoir ce qu’on est prêt à sacrifier », poursuit-elle.
    Cette conversation sur leur avenir au Portugal, ces jeunes l’ont déjà eue des dizaines de fois. Entre amis ou avec leur famille. Pour eux, la nécessité d’émigrer n’a rien d’une hypothèse improbable : c’est une évidence. Non seulement ils ne perçoivent pas assez d’occasions professionnelles pour les jeunes formés à l’université, dans un pays qui reste très dépendant du tourisme et de ses emplois précaires, mais ils ont tous des proches qui ont déjà fait leur valise et leur montrent le chemin.
    Près de 2,1 millions de personnes nées au Portugal vivent en dehors du pays, dont 1,5 million l’ont quitté ces vingt dernières années, soit 15 % de la population, selon les estimations de l’Observatoire de l’émigration, qui dépend du Centre de recherche et d’études de sociologie de l’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE). Près d’un quart des Portugais de 15 à 39 ans résident ainsi à l’étranger. Des chiffres qui font de la petite république ibérique le pays au plus fort taux d’émigration en Europe, et le huitième au monde. Entre 2012 et 2016, en pleine crise économique, ils étaient plus de 100 000 par an à émigrer, avec un pic à plus de 120 000 en 2013. Et près de 65 000 personnes plient encore bagage chaque année pour chercher un avenir meilleur ou tenter l’aventure de l’expatriation.
    « Le Portugal a toujours été un pays d’émigration. Ce qui choque, c’est que ce soit encore le cas au XXIe siècle, souligne Liliana Azevedo, chercheuse associée à l’Observatoire de l’émigration de l’ISCTE. Cela alimente l’idée que le pays reste en retard par rapport à ses voisins. Et, même si la plupart de ceux qui partent n’ont pas fait d’études supérieures, le fait qu’un nombre important de jeunes diplômés figurent dans le contingent des émigrés est vécu comme un échec, une incapacité à retenir dans le pays ses principaux talents. »Afin de freiner cet exode, l’ancien gouvernement socialiste mené par Antonio Costa a approuvé en 2023 le remboursement intégral des frais universitaires pour les étudiants de moins de 35 ans qui restent travailler au Portugal un nombre d’années équivalent à la durée de leurs études. Dans le budget 2024, près de 215 millions d’euros ont été alloués à ces aides, qui représentent entre 700 et 1 500 euros annuels pour un étudiant. S’il est encore trop tôt pour évaluer les effets de cette mesure sur les départs, les retours au pays, eux, sont en nette hausse. Alors qu’auparavant, environ 15 000 Portugais revenaient chaque année, en 2021, ils étaient plus de 30 000, tout comme en 2022. Mais la moitié d’entre eux étaient âgés de 40 à 65 ans, et un tiers avaient plus de 65 ans.
    Le programme Regressar (« revenir »), qui offre notamment une réduction d’impôt sur le revenu de 50 % durant cinq ans, lui, séduit davantage les jeunes – 75 % des bénéficiaires ont entre 25 et 44 ans. « Il est difficile de savoir quelle part correspond à des personnes qui avaient déjà décidé de rentrer ou à de nouveaux retraités, souligne Mme Azevedo. Mais, au-delà de la question de l’efficacité de ce programme, le gouvernement portugais a voulu faire passer un message positif sur le pays, dire qu’il va bien et qu’il a besoin de ses talents. Cependant, dans les faits, le Portugal a du mal à absorber la main-d’œuvre qualifiée, et, pour beaucoup de jeunes qui souhaitent développer leur carrière, l’émigration s’impose.
    (...) « Les jeunes partent souvent pour l’étranger en quête de meilleurs salaires, mais beaucoup reviennent lorsqu’ils songent à former une famille, après cinq ou dix ans hors du Portugal », explique-t-elle. « Les salaires au Royaume-Uni restent le triple de ceux qu’on propose ici dans le secteur de la tech, mais ceux qui décident de rentrer privilégient d’autres paramètres, comme la sécurité, la famille ou le soleil », ajoute-t-elle. Sur le papier, le Portugal va bien : un taux de croissance de 2,3 % en 2023, une dette ramenée sous la barre des 100 % du produit intérieur brut et un taux de chômage limité à 6,5 % des actifs. Dans les faits, malaise et mécontentement global dominent les discussions. L’inflation sévit, et la hausse du salaire minimum (passé de 590 euros en 2015 à 950 euros en 2024) ne s’est pas accompagnée d’une revalorisation aussi nette de la rémunération des classes moyennes, le salaire moyen dépassant à peine les 1 500 euros brut en 2023, soit 1 050 euros net, selon l’Institut national des statistiques.
    « Le problème, ce ne sont plus seulement les salaires, c’est le logement, regrette Magdalena Santos, 22 ans, en troisième année de Bachelor en économie à l’ISEG, qui aimerait bien rester dans sa ville, elle aussi. Il est très difficile de devenir indépendant, étant donné le montant des loyers. » A Lisbonne, expatriés, nomades numériques et retraités européens se disputent les plus beaux quartiers, rénovés pour accueillir de plus en plus de logements touristiques. Les loyers, eux, ont encore flambé de plus de 20 % en 2023, selon les statistiques du portail immobilier Idealista.
    En trois ans, les prix à la location ont ainsi fait un bond de 50 %, et ils ont doublé en sept ans. (...)

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#emigration#jeunesse#logement#salaire#sante#economie

  • Andrej Holm: »Das Wohnen muss demokratisiert werden«
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1182597.mietenwahnsinn-andrej-holm-das-wohnen-muss-demokratisiert-werden.

    31.5.2024 Interview: Raul Zelik - Mieten und Immobilienpreise steigen global. Eigentlich sollte der Zuzug in bestimmte Städte die Preise an weniger beliebten Orten fallen lassen. Aber das geschieht kaum. Wohnen wird überall teurer. Warum?

    Das hat vor allem zwei Gründe. Einerseits sind die Mietsteigerungen Ausdruck einer veränderten ökonomischen Logik. Im Rahmen der sogenannten Finanzialisierung sind Wohnanlagen und Grundstücke verstärkt in international gehandelte Anlageobjekte verwandelt worden. Dadurch sind die Ertragserwartungen stark gestiegen. Miet- und Kaufpreise orientieren sich also nicht mehr an der Substanz einer Wohnung oder eines Gebäudes, sondern an finanzwirtschaftlichen Strategien. Allgemein kann man wohl sagen, dass extrem viel Geld unterwegs ist, das die Immobilienmärkte flutet und einen Rückfluss erwartet.

    Andererseits gehen die steigenden Mieten auf die Privatisierungs- und Deregulierungspolitik der vergangenen Jahrzehnte zurück. Vor allem in den europäischen Ländern wurden Millionen von vormals öffentlichen Wohnungen privatisiert. Das betrifft das council housing in England, große öffentliche Wohnungsbestände in den skandinavischen Ländern und Frankreich sowie viele öffentliche Wohnungsunternehmen in der Bundesrepublik. In vielen Ländern wurde zudem das Mietrecht liberalisiert, so dass Mietsteigerungen einfacher durchzusetzen sind. Private Vermieter und kommerzielle Wohnungsunternehmen haben heute fast überall ein Quasimonopol und können die Mietpreise nach ihren Interessen gestalten.

    Kann man sagen, dass die Entwicklung auf den Wohnungsmärkten derselben Logik folgt wie die Spekulation mit Papieren und Rohstoffen auf den Börsen?

    Ja, sie ist Ausdruck eines globalen Trends: Die Gewinnstrategien koppeln sich immer stärker von tatsächlichen Produktionsbedingungen ab und werden fiktiv. An den Börsen werden heute Ableitungen von Ableitungen gehandelt. Die Derivate auf Immobilienpapiere haben mit der realen Substanz von Gebäuden kaum noch etwas zu tun.

    Sie schreiben in einer aktuellen Studie, Berlin sei die europäische Stadt mit den höchsten Umsätzen bei Mietimmobilien: 42 Milliarden Euro wurden 2021 dort umgesetzt – in London waren es 27,7 Milliarden. Danach folgten Amsterdam, Paris und Wien. Warum ist Berlin so lukrativ?

    Die Statistik bezieht sich auf Paketverkäufe, also auf den Handel mit einer bestimmten Menge von Immobilien. Wenn man den Verkauf von einzelnen Häusern und Wohnungen mit einbeziehen würde, wäre der Markt in London sicherlich größer. Doch Berlin war in den letzten Jahren Spitzenreiter, wenn es darum ging, größere Wohnungsbestände als Anlageprodukt zu handeln. Das hat mit der Privatisierungsgeschichte in Berlin, aber auch mit der Struktur als Mieterstadt zu tun. Seit der Privatisierung öffentlicher Wohnungen werden einfach immer wieder große Bestände verkauft. Für eine finanzialisierte Anlagestrategie ist es natürlich attraktiv, wenn man nicht Dutzende Einzelhäuser kaufen muss, sondern gleich ein Paket mit Tausenden von Wohnungen erwerben kann.

    Das andere europäische Land, in dem diese Entwicklung gerade stattfindet, ist Schweden. Welche Parallelen gibt es da?

    Eine hohe Mieterquote und eine ausgeprägte Wohlfahrtspolitik in der Vergangenheit. In Schweden entstand unter den sozialdemokratischen Regierungen ein großer kommunaler und genossenschaftlicher Sektor. Der Kern der neoliberalen Wohnungspolitik war auch in Schweden der Verkauf großer Bestände. Heimstaden und Vonovia sind in Schweden deshalb genauso aktiv, wie wir das aus einigen deutschen Städten kennen.

    Im Prinzip ist das eine Form von »Landnahme«, wie es Klaus Dörre genannt hat: eine Privatisierung des Öffentlichen?

    Ja, es ist eine Enteignung des Öffentlichen. Eine neue Welle ursprünglicher Akkumulation, wenn man so will. Und dieser Prozess ist in solchen Wohnungsmärkten besonders ausgeprägt, die zuvor stark von öffentlicher Regulation und staatlichem Handeln geprägt waren. Deshalb kann man die Finanzialisierung auch nicht ohne den Rückzug der Wohlfahrtspolitik verstehen. Der neoliberale Politikwechsel schafft die Voraussetzungen der Finanzialisierung.

    Der größte Player in Deutschland ist Vonovia, wenn ich das richtig verstanden habe. Was ist das für ein Unternehmen und warum spielt es eine so zentrale Rolle?

    Vonovia hat europaweit etwa 550 000 Wohnungen und ist der mit Abstand größte finanzialisierte Akteur auf dem Bereich der Wohnimmobilien. Seinen Ursprung hat das börsennotierte Unternehmen in der Deutschen Annington, die in Westdeutschland vor allem Eisenbahnerwohnungen aufgekauft hatte. Vonovia hat früher als andere institutionelle Investoren von einer Strategie der schellen Weiterverkäufe auf eine langfristige Bewirtschaftung der Immobilien umgestellt. In der Forschung wird dieser Wechsel als Finanzialisierung 2.0 bezeichnet. Basis des Geschäftsmodells war in den vergangenen Jahren eine Expansionsstrategie, die darauf setzte, den Unternehmenswert kontinuierlich zu steigern. Die größte Übernahme war die der Deutsche Wohnen 2021.

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    Trotzdem machen diese Großinvestoren gegenüber den Privatvermietern in Deutschland nur einen kleinen Teil aus.

    Bundesweit liegen nur etwas mehr als 2 Prozent des Mietwohnungsbestands bei finanzialisierten Vermietern, aber in Berlin sind es fast 20 Prozent. Großbestände zu kaufen und zu bewirtschaften ist aus Sicht dieser Unternehmen natürlich viel effizienter. Deswegen konzentrieren sich Firmen wie Vonovia auf große Städte, in denen es zuvor einen großen öffentlichen oder gemeinnützigen Wohnungsbestand gab. Auch in Schweden ist das in Städten wie Malmö eher der Fall als auf dem platten Land.

    In Berlin werden 1,1 Millionen Mietwohnungen, also 70 Prozent des Gesamtbestands, von Privatvermietern gehalten. 340 000 Wohnungen gehören städtischen Anbietern, 190 000 sind genossenschaftlich. Und 85 Prozent sind Mietwohnungen. Wie sieht das eigentlich in den ehemals sozialistischen Ländern Osteuropas aus? Wie hoch ist da die Eigentums- bzw. Mietquote?

    In ehemals sozialistischen Ländern sind die Mietquoten im Allgemeinen sehr gering, weil sich die Privatisierung in fast allen Ländern – Polen, Ungarn, Bulgarien, Rumänien … – am britischen Modell orientierte. Dort gab es das »right to buy«, also das Recht, die eigene Mietwohnung als Eigentümer zu erwerben. Ich würde das als flächendeckende Mikroprivatisierung bezeichnen. Aus diesem Grund ist die Eigentümerquote in den ehemals sozialistischen Ländern im europäischen Vergleich viel höher als im Rest Europas. Die höchste Quote hat meines Wissens Rumänien mit einer offiziellen Eigentumsquote von fast 95 Prozent. Dort wurde die Privatisierung ehemals staatlicher Wohnungen besonders entschlossen vorangetrieben.

    Und inwiefern wird man durch fehlendes Immobilieneigentum heute zum Angehörigen der »unteren Klasse«? Man hat ja den Eindruck, dass viele Leute trotz hohen Einkommens ökonomisch unter Druck geraten, während Immobilieneigentümer trotz prekärer Jobs ganz gut über die Runden kommen. Müsste der Immobilienbesitz nicht eine zentralere Stellung bei der Analyse von Klassen und Ungleichheit einnehmen?

    Es gibt in den letzten Jahren unter dem Stichwort »Rentenkapitalismus« (rentier capitalism) einige Forschungsbeiträge, die versuchen, die Verfügungsgewalt über Immobilien und die daraus erzielten Erträge systematischer in eine Klassenanalyse einzubeziehen. Die Stellung in der Gesellschaft wird demnach nicht nur durch die Position im Arbeitsprozess und das Einkommen bestimmt, sondern auch durch den Besitz oder Nicht-Besitz von Immobilien. So richtig durchsetzen konnte sich dieser Ansatz bisher nicht, weil die meisten Wissenschaftler*innen, die sich mit dem Klassenbegriff beschäftigen, eine marxistische Grundbildung haben und sich nur schwer von der Idee einer arbeitszentrierten Klassenzugehörigkeit trennen können. Dabei können wir klar sehen, dass die soziale Stellung zunehmend von Wohnsituationen und Eigentumsfragen überformt ist. Zudem ist Immobilienbesitz ja auch eine Einkommensstrategie. Wer nicht nur die eigene Wohnung, sondern noch eine zweite oder dritte besitzt, profitiert von einem beständigen Einkommenstransfer. Die Einkommen der einen fließen als Mietzahlungen auf die Konten der anderen. Das läuft natürlich auf eine stete Umverteilung innerhalb der Gesellschaft hinaus. In Deutschland wohnt fast die Hälfte der Haushalte zur Miete, und die Summe aller Mietzahlungen beträgt etwa 140 Milliarden Euro. Ein Großteil davon geht an andere private Haushalte und Unternehmen. Je höher die Mietpreise, desto größer der Ungleichheitseffekt.

    Was für eine Strategie halten Sie im Kampf gegen die Mietenexplosion eigentlich für erfolgversprechend? Brauchen wir eine politische Einhegung des Marktes? Mehr öffentlichen Wohnungsbau? Eine Stärkung selbstverwalteter Genossenschaften?

    Für eine gute Wohnungspolitik gibt es keinen Königsweg. Was jedoch nicht fehlen darf, ist eine klare Orientierung auf die Transformation des Wohnungswesens. In der kritischen Wohnforschung wird die Strategie für eine solche Veränderung mit den Begriffen »De-Kommodifizierung und Demokratisierung« beschrieben. De-Kommodifizierung bedeutet, dass das Wohnen vom Markt genommen, die Verwertungsmechanismen außer Kraft gesetzt werden müssen. Demokratisierung meint in erster Linie, dass wir die Mitsprache der Bewohner*innen stärken müssen. Im wohnungspolitischen Getümmel, wo immer neue Einzelinstrumente ins Gespräch gebracht werden, kann man anhand dieser beiden Kriterien beurteilen, wie transformativ sich ein bestimmtes Instrument am Ende auswirkt. In den letzten vier Jahrzehnten haben wir gesehen, dass die Regulierung über Gesetze, Verbote und Verordnungen nicht gut funktioniert, weil es nicht genug Personal gibt, um die Umsetzung zu kontrollieren. Die strengste Zweckentfremdungsverordnung ist wirkungslos, wenn das Bezirksamt zu klein ist, um für die Einhaltung zu sorgen. Bei der Mietpreisbremse haben wir etwas Ähnliches erlebt: Die Sozialdemokratie hat sie bejubelt, aber in der Praxis läuft die Bremse ins Leere, weil sich viele Vermieter*innen einfach nicht daran halten. Auch die staatliche Mittelvergabe scheint mir als Mittel nicht besonders effizient. Die Förderprogramme sind in Deutschland ja immer zeitlich begrenzt. Dadurch bleibt auch der soziale Wohnungsbau befristet. Greifen könnte eine andere Politik nur, wenn sie dauerhaft etabliert würde – was aber nicht geschieht, weil immer wieder neue Prioritäten gesetzt werden, also jetzt beispielsweise Waffen wichtiger sind als Wohnungen.

    Was als Instrument hingegen auch langfristig wirken würde, wäre die Stärkung von öffentlichem und Gemeineigentum. Das wäre – neben der Regulation und der Vergabe von Finanzmitteln – der dritte Modus staatlichen Handelns. So wie die Kommunen Schulen und Bibliotheken unterhalten, müssten sie auch Wohnraum zur Verfügung stellen. Das wäre der entscheidende Ansatz. Und was Ihre Frage nach den selbstverwaltete Genossenschaften angeht: Das sind interessante Experimente, aber viel zu voraussetzungsreich für das Gros der Bevölkerung.

    Sie betonen auf Veranstaltungen gern, dass sich »kämpfen lohnt«. Wie könnte die Mieterbewegung wieder in die Vorderhand kommen?

    In Berlin gab es im letzten Jahrzehnte ausgeprägte Mieterkämpfe. Viele kleine Gruppen haben praktische Forderungen gestellt. Vorkaufsrecht, Milieuschutz, Umwandlungsverordnung – fast alles, was unter Rot-rot-grün an progressiver Wohnungspolitik gemacht wurde, kam als Forderung ursprünglich aus der Mieterbewegung. Aber offensichtlich hat dieser Ansatz nicht zum gewünschten Erfolg geführt. Die Mieten steigen weiter, die Zahl der Wohnungslosen wächst. Deshalb ist ein Strategiewechsel nötig. Die Kampagne »Deutsche Wohnen Enteignen & Co« hat das versucht. Sie will den öffentlichen Wohnungsbestand über Enteignungen erweitern. Die Kampagne hat das Volksbegehren klar gewonnen, die Umsetzung wird aber vom Senat verweigert. Nun versuchen Initiativen über Organizing-Ansätze eine klassisch-gewerkschaftliche Perspektive stark zu machen. Ob dieser Ansatz helfen kann, die Durchsetzbarkeit eines radikalen Reformprogramms, wie es die Vergesellschaftung wäre, zu stärken, wird sich erst in den nächsten Jahren zeigen.

    Andrej Holm, 1970 in Leipzig geboren, ist Sozialwissenschaftler. Er forscht an der HU Berlin zu den Themen Mieten, Stadtentwicklung und Gentrifizierung. 2023 gab Holm gemeinsam mit Georgia Alexandri und Mathias Bernt die englischsprachige Studie »Wohnungspolitik unter Bedingungen der Finanzialisierung« heraus, in der die Lage in mehreren europäischen Großstädten verglichen wird.

    #Euripe #Allemagne #immobilier #logement #spéculation #capitalisme

  • MANIFESTE : Libérez les enfants de l’emprise du numérique !

    Alors que l’infrastructure numérique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) passe presque entièrement aux mains de géants comme Google et Microsoft, le Manifeste qui suit se positionne pour un système d’apprentissage numérique alternatif où les droits fondamentaux sont garantis.
    https://www.curseurs.be/numeros/numero-2/article/manifeste-liberez-les-enfants-de-l-emprise-du-numerique

    #ecole #education #belgique #numérique #gafam #logiciels_libres

  • #Argos_Panoptès : la supervision de sites web simple et efficace
    https://framablog.org/2024/05/16/argos-panoptes-la-supervision-de-sites-web-simple-et-efficace

    Un nouvel outil de supervision de sites web vient de sortir de la forge de Framasoft, tout beau, tout neuf, tout simple. Mais pourquoi ? On vous explique tout ! Le problème Chez Framasoft, nous avons beaucoup de sites web. Vous connaissez … Lire la suite­­

    #Le_coin_tech #Logiciel_libre #Outils_émancipateurs #Adminsys #Code #Frama.space #PostgreSQL #Python

  • La classe politique à l’heure de la post-vérité - Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2024/05/10/la-classe-politique-a-lheure-de-la-post-verite

    Bientôt, ceux qui répriment férocement les mobilisations pour la Palestine tenteront de faire croire qu’ils ont toujours défendu la paix et qu’ils étaient du bon côté. Ils essaient déjà de nous faire croire qu’ils seraient un “barrage” à l’extrême droite et même que Raphaël Glucksmann est de gauche.

    La classe dirigeante s’est entièrement convertie à la post-vérité. Les mots n’ont plus aucune valeur, le réel n’a plus aucune importance, les faits plus aucune place dans le débat public. Ces gens peuvent affirmer tout et son contraire en dépit de la réalité objective, mentir éhontément, dans une stratégie de confusion mentale volontaire. Leur rapport à la parole est pathologique.

    C’est une stratégie. Il s’agit de briser tous nos repères, de réécrire notre mémoire, de nier ce que nous voyons et vivons. Quand personne ne croit plus en rien, alors le pire est possible.

  • #Mattermost

    Mattermost est un logiciel et un service de #messagerie_instantanée libre auto-hébergeable. Il est conçu comme un #chat_interne pour les organisations et les entreprises, ainsi qu’un logiciel de #gestion_de_projets, et est présenté comme une alternative à Slack8 et Microsoft Teams.

    https://mattermost.com

    #logiciel #alternative #slack #discord #chat

  • Logement : « Le splendide isolement du gouvernement ne peut que conduire à renforcer la ségrégation et à approfondir la crise »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/08/logement-le-splendide-isolement-du-gouvernement-ne-peut-que-conduire-a-renfo

    Le mal-logement, qui touche près de quatre millions de personnes, et l’explosion du nombre de #sans-domicile (330 000 aujourd’hui, 2,3 fois plus qu’il y a dix ans) constituent les manifestations les plus visibles d’une crise du #logement qui n’affecte pas seulement les plus pauvres. L’explosion des prix de l’immobilier (le prix des logements anciens a été multiplié par trois depuis 1998, selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre) renforce les inégalités patrimoniales en même temps qu’elle pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, qui consacrent désormais plus du quart de leur budget à cette dépense contrainte.

    La crise rejaillit sur les entreprises, qui peinent à recruter dans les territoires où les prix des logements ont atteint des niveaux qui les rendent inaccessibles aux classes moyennes. Elle contribue à la crise écologique en repoussant ces dernières vers des espaces périurbains toujours plus lointains, au prix d’une #artificialisation_des_sols et d’une automobilité contrainte. Elle renforce enfin la ségrégation sociospatiale, dont on mesure chaque jour les effets délétères sur la cohésion sociale et les inégalités.

    Le « choc d’offre » annoncé par Gabriel Attal dans son discours de politique générale pour résoudre cette crise, décliné dans un projet de loi relatif au développement de l’offre de logements abordables bientôt soumis au Parlement, laisse pour le moins circonspect. La promesse avait déjà été faite par le candidat Macron en 2017, mais les mesures adoptées depuis ont produit l’effet inverse.

    La ponction étatique sur les recettes des bailleurs sociaux, à hauteur de 1,3 milliard d’euros par an, a abouti à un effondrement de la construction HLM, passée sous le seuil des cent mille unités par an depuis 2020 (contre 126 000 en 2016). Combinée avec la hausse des taux d’intérêt, cette mesure a fait plonger la production neuve, qui a diminué de 35 % entre 2017 et 2023. Le gouvernement s’enferre ainsi dans une politique inefficace, restant sourd aux interpellations et aux propositions des acteurs du secteur comme aux analyses des chercheurs.

    Assouplissement des contraintes

    Le Conseil national de la refondation (CNR) logement, mis en place en septembre 2022, avait pourtant permis de rapprocher des acteurs aux intérêts éloignés, des promoteurs privés aux bailleurs sociaux en passant par les associations de défense des personnes mal logées. La concertation avait abouti à l’élaboration de nombreuses propositions visant à renforcer l’accès de toutes et tous à un logement digne, abordable et durable.

    La suite est connue : le ministre qui avait porté le CNR [Olivier Klein] a été exfiltré du gouvernement un mois après la fin de ses travaux, et son successeur [Patrice Vergriete] est resté en poste moins de six mois. Il a été remplacé en février dernier par Guillaume Kasbarian, dont les initiatives et les prises de position lorsqu’il était député laissaient peu de doute quant aux suites qui seraient données aux propositions du CNR.

    Le projet gouvernemental va aussi à rebours des connaissances établies par les chercheuses et les chercheurs, y compris lorsque celles-ci ont été réalisées à l’occasion de démarches évaluatives lancées par les administrations compétentes. C’est notamment le cas pour la #loi_SRU [loi solidarité renouvellement urbain] et son article 55 [qui vise à rééquilibrer l’offre de #logement_social sur l’ensemble du territoire], dont les effets et les limites ont été précisément mesurés à l’occasion de son 20e anniversaire.

    Le bilan aurait dû conduire à un durcissement des contraintes pesant sur les communes réfractaires au logement social. Au contraire, le gouvernement prévoit leur assouplissement, avec l’intégration des logements dits intermédiaires (s’adressant à des ménages dont les revenus dépassent les plafonds) dans les quotas de logements sociaux.

    « Préférence communale »

    Cet allégement de la loi SRU n’était demandé par personne, si ce n’est une poignée de maires de communes très favorisées qui transgressent délibérément la loi depuis de longues années, préférant payer des amendes plutôt que d’accueillir sur leur territoire du logement social. Le blanc-seing donné à ces élus délinquants, qui bénéficient d’une indulgence coupable de certains préfets, marque l’abandon de la principale mesure de l’arsenal législatif de la lutte contre la ségrégation résidentielle.

    La deuxième mesure annoncée par le premier ministre et reprise dans le projet de loi a été moins commentée, alors même que sa combinaison avec la première ne pourrait qu’amplifier la #ségrégation et réduire à néant les perspectives de mobilité résidentielle et d’accès à un logement digne pour des centaines de milliers de ménages. La promesse de « donner la main aux maires pour la première attribution des nouveaux logements sociaux construits sur leur commune » revient en effet à inscrire dans la loi une « préférence communale » qui est déjà une réalité dans de nombreux territoires, du fait d’arrangements informels entre élus, bailleurs sociaux et préfectures.
    Dans un contexte d’explosion des files d’attente à l’entrée du parc HLM (plus de 2,6 millions de personnes sont en attente d’un logement social en 2023), donner aux seuls maires la possibilité de choisir les locataires en limitera l’accès aux ménages déjà présents dans la commune et bloquera de façon corollaire les possibilités de mobilité de tous les autres.

    Ouvrir aux marchés financiers

    Au-delà de ces mesures affectant le logement social, c’est l’orientation austéritaire sous-tendant l’ensemble de la politique du logement menée depuis 2017 qui mérite d’être interrogée. L’effort public pour le logement a atteint un point historiquement bas : 1,6 % du produit intérieur brut en 2023, alors qu’il s’élevait à 2,2 % en 2010.

    Ce désengagement étatique s’accompagne d’incitations pressantes pour que les bailleurs sociaux vendent leur patrimoine. Depuis 2018, les tentatives se multiplient pour ouvrir le secteur aux marchés financiers, sans véritable succès jusqu’à présent – mais jusqu’à quand, compte tenu des pressions structurelles qui pèsent sur les bailleurs ? Comme le montrent, là encore, moult travaux scientifiques, les effets à moyen et long terme de ces politiques ne peuvent être que ravageurs.

    En enterrant les propositions du CNR et en restant sourde aux connaissances scientifiques solidement établies par les politistes, sociologues, géographes, économistes, etc., la politique du logement apparaît pour ce qu’elle est réellement : à l’antipode des principes de rationalité et de concertation sur lesquels le président comme le gouvernement prétendent fonder leur action, une politique guidée par une idéologie néolibérale et austéritaire. Ce splendide isolement ne peut que conduire à renforcer la ségrégation et à approfondir une crise du logement qui a déjà franchi plusieurs points de rupture, contribuant à dégrader durablement les vies de millions de nos concitoyens et la cohésion, y compris politique, du pays. Au moins les incendiaires sont-ils prévenus des conséquences de leurs décisions.

    Retrouvez ici la liste complète des signataires. https://sharedocs.huma-num.fr/wl/?id=4tAFm0kaPH2JzLRFuwaopsZjdR4pfquj&fmode=open
    Premiers signataires : Marine Bourgeois, maîtresse de conférences à Sciences Po Grenoble ; Anne Clerval, maîtresse de conférences à l’université Gustave-Eiffel ; Fabien Desage, maître de conférences à l’université de Lille ; Renaud Epstein, professeur des universités à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye ; Pierre Gilbert, maître de conférences à l’université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis ; Antoine Guironnet, chercheur associé au CEE, Sciences Po ; Ludovic Halbert, chargé de recherche au CNRS ; Thomas Kirszbaum, chercheur associé au Centre d’études et de recherches administratives politiques et sociales ; Pierre Madec, chargé d’étude à l’OFCE, Sciences Po Paris ; Valérie Sala Pala, professeure des universités à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne.

    • Alerte !! Droit au logmùent (DAL), reçu par mel

      Droit Au Logement a pris connaissance de l’avant-projet de loi « développement de l’offre de logements abordables » et constate que ce texte attaque le #droit_au_logement, les victimes de la crise du logement, ses #locataires, et des fondements du logement social. Il acte une nouvel étape du désengagement de l’État dans le logement social et le logement des ménages modestes.

      Sous le titre trompeur « développer l’offre de logement abordable », ce projet de loi vise essentiellement à renforcer la production de #LLI logements intermédiaires, destinés aux catégories aisées, à compenser les effets désastreux de la réforme des APL et à relancer un nouveau cycle spéculatif pour un secteur #immobilier pris à son propre piège, celui du logement cher.

      Faute de rétablir les aides publiques nécessaires, le projet de loi ne permet pas de relancer à un niveau suffisant la production de logements sociaux au plus bas et érige des obstacles au relogement des prioritaires DALOs, des sans-abris et des ménages les plus vulnérables.

      Le Gouvernement tente une diversion en pointant les locataires-HLM-riches -qui-abusent-du-système, or ses effets seront marginaux. Par contre aucune sanction ne s’applique au locataire d’un LLI lorsqu’il dépasse les plafonds de ressource sans limitation une fois dans les lieux. 2 poids 2 mesures ; une loi pour les amis ?

      Pour loger des privilégiés en LLI dans des communes riches, la loi SRU est affaiblie, tandis que les #maires auront la main sur l’attribution des logements sociaux neufs. Ils pourront choisir « leurs » locataires, relançant le #clientélisme_municipal, social, voire la #préférence_nationale dans l’attributions des #HLM et pire encore ...

      Le Préfet pourra déléguer à Action Logement son contingent qui porte sur 25% des attributions annuelles logements sociaux et est dédié aux prioritaires. Si les prioritaires salariés pourront en bénéficier, que deviennent les non salariés et non employables exclus par Action Logement : retraités, personnes porteuses d’un handicap lourd, bénéficiaire de minimas sociaux (RSA, parents isolés ... ) ?

      Ce projet, plutôt que de restituer aux bailleurs sociaux les moyens financiers confisqués (RLS et aides à la pierre), remet en cause leur vocation initiale. Il prévoit :
      – d’augmenter les #loyers HLM des nouveaux locataires, créant un obstacle à l’accès des ménages modestes ;
      – de faciliter la #vente_de_logements_sociaux pour édifier des LLI : c’est des logements sociaux en moins ;
      – de faire le métier de promoteur pour vendre au privé des logements de rapport, faisant glisser les HLM vers les métiers spéculatifs et à haut risque, sans garantir que les recettes seront investies dans le logement social.

      Un durcissement du texte à sa lecture au Sénat courant Juin, est déjà annoncé dans le contexte actuel de surenchère politique anti-pauvre et xénophobe.

      Droit au Logement se mobilisera avec les sans-logis, les mal-logés, les locataires, les demandeurs HLM, les prioritaires DALO et toute les forces sociales engagées contre ce projet de loi qui fait encore reculer le droit au logement pour touTEs et les conquêtes sociales de ces dernières décennies, qui pousse les bailleurs sociaux à spéculer, augmenter les loyers et produire pour loger les cadres-sup.

      Réalisation de 200 000 vrais logement sociaux par an, arrêt des ventes et des démolitions de HLM,

      Baisse des loyers, des charges, et interdiction d’airbnb&Co,

      Lutte contre la fraude aux rapports locatifs, taxation des profits tirés de la spéculation immobilière,

      Application de la loi de réquisition et moratoire des expulsions,

      Renforcement des compétences de l’état en matière d’urbanisme et de politiques du logement,

      Abrogation de la loi Kasbarian-Bergé et abandon de toute poursuites contre les locataires en difficulté et les sans-logis qui occupent des locaux vacants pour se protéger .

      #guerre_aux_pauvres

  • À Salon, le ministre promet de « libérer les élus » des contraintes du logement social - Marsactu
    https://marsactu.fr/a-salon-le-ministre-promet-de-liberer-les-elus-des-contraintes-du-logement-

    À quelques jours de la présentation de son premier projet de loi, le ministre du Logement #Guillaume_Kasbarian a rencontré des maires sanctionnés par l’État pour leur nombre trop faible de logements sociaux. Son texte promet de desserrer ce cadre, vu comme un frein à la production.

    Le même nuisible en chef prônait l’incarcération des locataires mauvais payeurs.

    #paywall... #logement #logement_social

    • Oh, quelle surprise, aller faire de la démagogie droitière en région PACA, et promettre aux vieux fafs qu’on ne va pas leur imposer d’habiter trop près des pauvres, des jeunes et des arabes.

      (Au même moment, Ciotti est obligé de mettre la Morano sur la liste des Européennes, parce qu’il faut surenchérir sur la droite.)

    • Visite « SRU » du ministre du logement à Pélissanne et Salon-de-Provence. - Le Régional
      https://mesinfos.fr/13330-pelissanne/visite-sru-ministre-du-logemement-pelissanne-salon-de-provence-198259.html


      Aurélien VOIRIN - Le ministre chargé du Logement, Guillaume Kasbarian, entouré du préfet Christophe Mirmand et de la présidente Martine Vassal, aux côtés du député Jean-Marc Zulesi.

      Un projet de loi clivant qui vise à accélérer le parcours résidentiel...
      Pour rappel, 14 millions d’euros ont été versés, cette année, par 67 maires du territoire (sur 95 communes en carence), au titre de pénalités pour non-respect des objectifs SRU de 25% de logements sociaux. Raison pour laquelle, avec une moyenne globale de seulement 14% de logements sociaux, ces maires provençaux réclament « davantage de souplesse et de confiance de la part des services de l’État, afin de parvenir à libérer du foncier constructible », dans un contexte à venir de « Zéro Artificialisation Nette des sols (ZAN) » en 2050.

      Le projet de loi présenté vendredi prochain par le ministre du Logement et natif de Marseille, Guillaume Kasbarian, pourrait donc cliver la classe politique, en introduisant, à nouveau, une possibilité pour les maires concernés de « prioriser les profils de peuplement » des logements sociaux de leur commune. Un quart des objectifs SRU prendrait dorénavant en compte la construction de « logements intermédiaires ». Tandis que « l’évolution des revenus des résidents, après leur entrée en logement social, serait contrôlée chaque année », dans l’éventualité de les soumettre à un surloyer ou bien à un départ dudit logement social.

      ...mais des élus locaux qui préféreraient libérer du foncier constructible
      En tant que 1er vice-président d’Aix-Marseille-Provence Métropole délégué à l’aménagement du territoire (SCOT, PLUi) et au suivi de la loi 3DS, Pascal Montécot a, pour sa part, évoqué l’élaboration, souhaitée et concertée à l’échelle métropolitaine, d’une sorte de « Banque foncière » qui permettrait aux maires d’être solidaires entre-eux, en « mutualisant leurs projets de construction » de logements (et donc également la répartition de leurs quotas SRU ?).

      Tous les droits à construire seraient ainsi « mixés à l’échelle de la Métropole », via le futur Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) dont la validation est prévue en 2025, ce qui apporterait « plus de souplesse dans la mise en oeuvre du 0% d’artificialisation nette », selon David Ytier. Une proposition locale que le député Jean-Marc Zulesi (LREM) entend bien défendre au niveau national, dans l’optique que le ministre du Logement, Guillaume Kasbarian, l’incorpore à son projet de loi, dès vendredi prochain.

      En définitive, cette divergence de point de vue entre l’État et les élus de Provence, pendant que Marseille tente d’encadrer ses loyers, serait-elle bientôt sur le point de se... déconstruire ?

    • Ce que devrait contenir la proposition de réforme « Kasbarian »  :
      Selon le ministre chargé du Logement, Guillaume Kasbarian, sa proposition de réforme de la loi SRU (passage au Parlement prévu en juin) devrait encore accroître la souplesse octroyée précédemment par les lois 3DS et ELAN, en introduisant les dispositions suivantes :

      – Ouverture du dispositif SRU à « l’intégration de Logements Locatifs Intermédiaires (LLI) dans les modes de calcul », avec possibilité de couvrir jusqu’à 25% du volume des quotas.
      – "Réduction des délais de construction". (Actuellement, une requalification urbaine d’un quartier comme celui de Lurian à Salon-de-Provence nécessite jusqu’à 20 années de procédures et travaux...)
      – Accélérer le parcours résidentiel en favorisant la rotation des flux de citoyens éligibles aux logements sociaux. Le concept de « logement social à vie » devrait être remis en question par un « contrôle annuel renforcé des évolutions de revenus », après l’entrée en logement social.
      – Introduction de nouvelles mesures pour un accès facilité à la propriété, dans « une logique de flux SRU ».
      – Rétablissement d’une possibilité pour les maires de « prioriser certains dossiers de candidature » aux logements sociaux de leur commune, afin de « maîtriser les profils de peuplement », au bénéfice de leurs administrés éligibles. (À mettre en perspective avec la rénovation urbaine en cours, incluant un relogement dans l’intervalle, des quartiers périphériques de Marseille...)
      – Faciliter le « recyclage de la ville sur la ville », c’est-à-dire la requalification urbaine de quartiers ou de friches industrielles obsolètes.
      – Renforcer le rôle des Établissements Publics Fonciers (EPF) en matière de préemption, avec une « nouvelle feuille de route de 17 000 logements à construire, pour 1 milliard d’euros » de budget afférent.
      – Poursuivre les « expérimentations en cours sur l’encadrement des loyers, avec évaluation à terme de leurs effets positifs ou négatifs » réels.
      – Lever le maximum de contraintes à la construction de logements, avec possibilité de « transférer, sous certains conditions, l’autorisation préfectorale vers les maires ».

  • Le #permis_de_louer : un outil innovant dans la lutte contre l’habitat indigne
    https://metropolitiques.eu/Le-permis-de-louer-un-outil-innovant-dans-la-lutte-contre-l-habitat-

    Le permis de louer a été créé en 2014 pour lutter contre les locations indécentes et les marchands de sommeil dans le parc privé. Violette Mével s’intéresse aux innovations qu’il apporte dans la lutte contre l’habitat indigne et à la manière dont les collectivités se sont saisies de cet outil. Le 23 octobre 2023, Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis, et Michèle Lutz, maire de Mulhouse, présentent leur rapport de mission Hanotin-Lutz (Hanotin-Lutz 2023) qui contient vingt-quatre propositions d’outils #Terrains

    / #habitat, #logement, #habitat_indigne, permis de louer

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_mevel.pdf

  • RTS Des drones tueurs fonctionnent avec un logiciel d’origine suisse

    Créé entre 2008 et 2011 à l’EPF de Zurich, un logiciel de pilotage automatique équipe de nombreux drones utilisés sur le champ de bataille, de l’Ukraine à Gaza, y compris des drones kamikazes, révèle jeudi le Pôle enquête de la RTS. L’EPFZ et l’inventeur du concept, un ex-étudiant de l’école, s’estiment exonérés de toute responsabilité liée à ces développements.

    Le logiciel de pilotage automatique, appelé PX4, et sa suite Pixhawk, ont été conçus entre 2008 et 2011 à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) par une équipe d’une quinzaine d’étudiants encadrés par certains de leurs professeurs.


    Ils cherchaient le moyen de faire fonctionner un drone de façon autonome, indépendamment d’une télécommande. On le compare souvent au système d’exploitation Android pour les smartphones, tant son utilisation s’est généralisée. A des fins civiles, mais aussi militaires. Ce qui soulève un certain nombre de questions éthiques et stratégiques.

    Utilisation en Ukraine
    Le logiciel d’origine suisse est utilisé par divers belligérants dans le monde en zone de guerre. Il a été retrouvé en Ukraine, sur le champ de bataille, par des unités russes, dans au moins quatre cas identifiés par le Pôle enquête de la RTS. Dans l’une de ces situations, le logiciel dans sa version Pixhawk se trouvait à l’intérieur d’un drone ukrainien équipé d’une charge explosive.

    Les codes sources du logiciel ont été partagés sur une plateforme internet dédiée, ce qui vaut au système d’être régulièrement mis à jour par ses utilisateurs, pour la plus grande satisfaction des forces armées ukrainiennes notamment. « Le fait que des logiciels de pilotage soient disponibles en source ouverte, ça leur a certainement fait gagner des années », estime l’expert en aéronautique Xavier Tytelman jeudi dans le 19h30 de la RTS.

    Des drones autonomes à bas coûts
    L’autopilotage a révolutionné l’industrie du drone de guerre. Sur le théâtre d’opérations, où le signal GPS peut facilement être brouillé, permettre à un drone de faire aboutir sa mission quoi qu’il arrive est un enjeu majeur. « Quand ils sont en train de guider leurs drones kamikazes pour aller par exemple sur un char, même si la communication est perdue, il faut que le drone continue tout droit jusqu’à l’impact. Et ça, ce sont des modifications qu’ils ont pu réaliser et ils l’ont fait très rapidement », souligne Xavier Tytelman.

    Même si la communication est perdue, il faut que le drone continue tout droit jusqu’à l’impact
    Xavier Tytelman, expert en aéronautique

    Vendu à peine plus de 100 euros sur internet pour les modèles les moins récents, dont certains sont fabriqués en Chine, Pixhawk a favorisé l’essor d’une nouvelle économie, celle des drones de guerre autonome à bas coûts. La RTS a pu consulter un document dans lequel la coalition menée par les Etats-Unis pour vaincre le groupe Etat islamique alerte ses membres sur la volonté du groupe terroriste d’acquérir ce logiciel pour ses drones. Le groupe terroriste a déjà pu s’en procurer, a appris la RTS.

    Révolution « dangereuse »
    Fondateur de l’Organisation israélienne de défense antimissile, à qui l’on doit le fameux Dôme de fer, l’ingénieur Uzi Rubin, aujourd’hui chercheur à l’Institut d’études stratégiques de Jérusalem, estime que cette prolifération représente un danger. Il s’inquiète des développements militaires favorisés par le partage d’expérience open-source, via PX4 ou son concurrent Ardupilot. « N’importe qui avec ça peut aujourd’hui créer une arme de guerre vu que les logiciels sont accessibles librement et sans contrôle, tout comme les composants. Ces armes dangereuses prolifèrent au sein des gouvernements, mais aussi des organisations criminelles et cela favorise l’instabilité », déclare-t-il à la RTS.

    Ces armes dangereuses prolifèrent au sein des gouvernements, mais aussi des organisations criminelles et cela favorise l’instabilité
    Uzi Rubin, chercheur à l’Institut d’études stratégiques de Jérusalem

    Israël n’est pas en reste. L’été dernier, le fabricant de drones de guerre israélien Xtend a adopté le logiciel développé initialement en Suisse, dans une version miniaturisée par la société américaine ModalAI. Xtend travaille pour l’armée israélienne et déploie ses drones dans le cadre des opérations militaires actuelles dans la bande de Gaza.

    Nouvel outil d’autopilotage
    Arrivé en Suisse en 2008 à la faveur d’une bourse décrochée à l’EPFZ, l’inventeur de ces outils, Lorenz Meier, les a depuis mis aux normes de l’armée américaine. Il a créé une nouvelle société, Auterion, établie à Zurich avec un siège aux Etats-Unis. Il développe un nouvel outil d’autopilotage pour les drones militaires américains d’observation. Le code éthique de l’entreprise exclut les contributions pour les drones armés.

    Lorenz Meier a décliné la proposition d’interview formulée par la RTS et répondu par l’entremise d’une porte-parole. Cette dernière reconnaît l’utilisation du logiciel à des fins militaires, mais rappelle qu’il est développé par des milliers de personnes dans le monde, du fait de son caractère open-source. Il s’agit, selon elle, « du plus grand écosystème de développeurs au monde, exploitant des robots autonomes. Des logiciels comme PX4 et Pixhawk sont largement utilisés pour permettre le transport et la livraison civile dans le monde entier ».

    De son côté, l’EPFZ n’a pas donné suite à la demande d’interview de la RTS avec son président et s’est exprimée en des termes similaires, notamment pour ce qui concerne l’impossibilité de contrôler des développements effectués en open-source. « Chaque fabricant de drones peut utiliser le code gratuitement et le personnaliser selon ses propres besoins, tout comme les fabricants de smartphones peuvent le faire avec Android », déclare une porte-parole dans un email. Concernant l’usage à des fins militaires, l’institution dit le regretter et n’avoir aucune prise en la matière. « Malheureusement, les avancées technologiques peuvent être utilisées non seulement à des fins positives, mais aussi potentiellement dans des contextes plus problématiques. »

    Une catégorie de matériels interdits d’exportations en Russie et en Ukraine
    Interpellé par la RTS, le Secrétariat d’Etat à l’économie fait savoir que ces dispositifs de commande « peuvent être considérés à première vue comme open source et librement disponibles. Ils ne sont pas soumis à des contrôles à l’exportation ».

    Cependant, le Seco précise qu’ils entrent dans la catégorie de matériels interdits d’exportation en Russie et en Ukraine, comme stipulé dans une ordonnance adoptée par le Conseil fédéral en mars 2022, après le début de l’invasion russe.

    Dans leur grande majorité, ces outils ne sont pas fabriqués en Suisse.

    #Suisse #EPF #EPFZ #scientifiques #chercheurs #drones #open_source #logiciel_libre #opensource #libre #autopilotage #logiciels_libres #Linux #software #guerre
     
    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/des-drones-tueurs-fonctionnent-avec-un-logiciel-d-origine-suisse-28482795.html

    • Les Suisses, ils sont toujours là « Booh, on vend des armes à l’étranger, c’est contraire à notre législation ». Mais ils le font depuis toujours, toujours avec des parades pour passer ce filtre : vente en pièces détachées, sans les armes incluses, pour un autre usage sur le papier...
      Soit ils reprennent ça en main, soit ils s’essuient le cul avec leurs conventions. Et qu’on mette à jour la neutralité suisse en fonction de la réalité.

      Vendre des Piranha et des Pilatus, ca redevient des armes, la plupart du temps sur le terrain.

  • Film Anti-squat, à découvrir
    https://ricochets.cc/Film-Anti-squat-a-decouvrir-7027.html

    Un film sorti à l’automne 2023 qui semble intéressant, à voir à l’occasion alors que de nouvelles lois répressives s’appliquent contre le squat et facilitent l’expulsion des pauvres en délicatesse de loyer. Dresser les gens les uns contre les autres, utliser des procédés dégeulasses, encourager le chacun pour soi et les mauvais « penchants » humains..., on retrouve apparemment dans cette fiction des ingrédients tristement habituels du capitalisme. Sur Wikipédia : Inès est menacée (...) #Les_Articles

    / #Logement, La propriété

    #La_propriété
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Anti-Squat