• Les agents immobiliers envisagent la création d’un fichier des locataires mauvais payeurs
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/16/les-agents-immobiliers-envisagent-la-creation-d-un-fichier-des-locataires-ma

    La proposition est critiquée par les propriétaires, qui craignent de voir les administrateurs de biens devenir indispensables, et l’association de lutte contre le surendettement Cresus.

    A l’occasion de la conférence de presse de début d’année de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), mercredi 15 janvier, son président, Jean-Marc Torrollion, a annoncé que son syndicat allait « créer un fichier des incidents de paiement locatifs ».
    Il « devrait être opérationnel en 2021, lorsque la future loi Nogal prendra effet et instaurera notamment, pour les administrateurs de biens, un nouveau type de mandat de gestion avec obligation de résultat », c’est-à-dire garantissant le paiement des loyers au bailleur. « Pour offrir une telle garantie, nous aurons besoin d’un fichier de ce type », assure-t-il.
    La banque de données sera alimentée par l’ensemble des professionnels et sa consultation leur sera réservée. Ils y inscriront tous les locataires en retard de plus de trois mois du paiement de leur loyer, qui y resteront mentionnés au plus trois ans mais en seront rayés dès qu’ils régulariseront leur dette.

    La Commission nationale informatique et libertés (CNIL), consultée, dit « accorder une attention très particulière à ces fichiers de mauvais payeurs et à ces listes noires, au regard des risques qui pèsent sur les droits et libertés des personnes concernées ». Ainsi, l’accès au fichier devra être réservé aux professionnels et les locataires devront être complètement informés de son fonctionnement au moment de la signature de leur contrat mais aussi lors de la survenance de l’incident de paiement, de l’inscription et de la suppression des données. La CNIL exige, en outre, des mesures de sécurité informatique régulièrement mises à jour pour garantir la confidentialité des données.
    « Prévention et dissuasion »
    « C’est au moins la quatrième tentative de création de ce fichier mais, cette fois, le projet est sérieux, transparent, juge Henry Buzy-Cazaux, consultant en immobilier, et je pense qu’il aura des vertus de prévention et de dissuasion des incidents locatifs. »

    M. Torrollion est de cet avis : « Le fichier des incidents de paiement locatifs diminuera considérablement le risque d’impayés, d’ailleurs très bas puisqu’on l’évalue à 1 % des loyers, et devrait faire baisser les coûts de l’assurance et de la garantie financière, ce qui permettra de proposer notre mandat sécurisé à un coût compétitif. »

    L’initiative en revient non pas à la Fnaim elle-même mais à l’un de ses adhérents, Yan Jouanno, créateur de la société Artel qui gérera ledit fichier. Joint par Le Monde, il ne souhaite pas communiquer sur son projet encore en gestation. L’opération nécessite un investissement de 1 million à 2 millions d’euros et Artel associe donc la profession à son tour de table – la Fnaim mais aussi l’Union des syndicats de l’immobilier (UNIS), qui fédère de nombreux administrateurs de biens, et de grands groupes comme Foncia ou Nexity.
    L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) ne cache cependant pas son irritation : « Ce projet est une des conséquences du calamiteux rapport Nogal qui fait la part belle aux administrateurs de biens en les rendant indispensables », s’insurge Christian Demerson, son président.

    Dépôt de garantie
    Ce rapport de Mickaël Nogal, député (La République en marche) de Haute-Garonne, déjà partiellement traduit en proposition de loi (PPL), suggère en effet que les locataires versent le dépôt de garantie à ces professionnels et non plus aux bailleurs ; 70 % d’entre eux gèrent pourtant leurs biens en direct, sans recours à un intermédiaire. « Puisqu’un tel fichier sera réservé aux professionnels, c’est vers le parc privé non intermédié que les mauvais payeurs se tourneront », craint M. Demerson.
    Lire aussi Comment résoudre un litige entre un propriétaire et son locataire
    L’association de lutte contre le surendettement Cresus se montre aussi réservée : « Il existe beaucoup de fichiers privés de mauvais payeurs, par exemple pour les opérateurs de téléphonie (Preventel), les découverts et les impayés de crédit (Banque de France), cela est très stigmatisant, estime Jean-Louis Kiehl, son fondateur et président, et risque de compliquer plus encore l’accès des ménages modestes à une location. Nous préférerions un registre des crédits, comme il en existe dans de nombreux pays européens, qui permette de se faire une idée de la solvabilité du locataire. »

    #logement

  • Le sénat vote l’amende de 500€/jr pour les habitats "alternatifs", toiles de tentes, cabane, yourte, etc.
    https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-senat-vote-l-amende-de-500eur-84534

    Le mépris de cette caste qui nous à confisque la démocratie, les 1% et leurs vassaux, ne connaît désormais plus de limite. Il faut faire le grand …

    • L’article 14 vise les habitants de terrains privés , qui sont installés sans l’autorisation du maire sous une yourte, une tente, une cabane, un abri de fortune, une caravane, un mobile home, un bus ou un camion aménagé... Il permet d’infliger une astreinte de 200€ par jour après injonction de démonter l’installation (le Sénat a relevé l’astreinte à 500€ par jour). Sont visés non seulement les populations précaires, mais aussi les alternatifs/écolos qui essaient de vivre autrement face aux menaces sur le climat et le vivant.

      Ils sont horribles.

  • Les taudis marseillais : comment en est-on arrivé là ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/superfail/effondrement-dimmeuble-a-marseille (17mn)

    Comment Marseille, deuxième commune de France en 2016 avec 862 211 habitants, a pu en arriver là et laisser à la dérive certains de ses quartiers ? C’est ce que nous allons tenter de savoir grâce à Etienne Tabbagh qui est économiste et créateur du podcast Splash.

    Pour la version longue mais très intéressante car elle explicite les origines structurelles du problème, c’est sur le podcast ’Splash’, une série de 5 épisodes de 30 minutes « Pourquoi Marseille s’effondre-t-il ? »

    iTunes : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/splash/id1295839054?mt=2
    Fil RSS : https://rss.art19.com/splash

  • Friedrich Engels - Zur Wohnungsfrage
    http://www.mlwerke.de/me/me18/me18_209.htm

    Geschrieben in der Zeit von Juni 1872 bis Februar 1873.
    Erstmalig veröffentlicht in „Der Volksstaat“, Leipzig 1872, Nr. 51-53, 103 und 104, sowie 1873, Nr. 2, 3, 12, 13, 15, 16. Nach der Ausgabe von 1887.

    Die sogenannte Wohnungsnot, die heutzutage in der Presse eine so große Rolle spielt, besteht nicht darin, daß die Arbeiterklasse überhaupt in schlechten, überfüllten, ungesunden Wohnungen lebt. Diese Wohnungsnot ist nicht etwas der Gegenwart Eigentümliches; sie ist nicht einmal eins der Leiden, die dem modernen Proletariat, gegenüber allen frühern unterdrückten Klassen, eigentümlich sind; im Gegenteil, sie hat alle unterdrückten Klassen aller Zeiten ziemlich gleichmäßig betroffen. Um dieser Wohnungsnot ein Ende zu machen, gibt es nur ein Mittel: die Ausbeutung und Unterdrückung der arbeitenden Klasse durch die herrschende Klasse überhaupt zu beseitigen. - Was man heute unter Wohnungsnot versteht, ist die eigentümliche Verschärfung, die die schlechten Wohnungsverhältnisse der Arbeiter durch den plötzlichen Andrang der Bevölkerung nach den großen Städten erlitten haben; eine kolossale Steigerung der Mietspreise; eine noch verstärkte Zusammendrängung der Bewohner in den einzelnen Häusern, für einige die Unmöglichkeit, überhaupt ein Unterkommen zu finden. Und diese Wohnungsnot macht nur soviel von sich reden, weil sie sich nicht auf die Arbeiterklasse beschränkt, sondern auch das Kleinbürgertum mit betroffen hat.
    ...
    Der Arbeiter tritt dem Krämer gegenüber als Käufer auf, d.h. als Besitzer von Geld oder Kredit, und daher keineswegs in seiner Eigenschaft als Arbeiter, d.h. als Verkäufer von Arbeitskraft. Die Prellerei mag ihn, wie überhaupt die ärmere Klasse, härter treffen als die reicheren Gesellschaftsklassen, aber sie ist nicht ein Übel, das ihn ausschließlich trifft, das seiner Klasse eigentümlich ist.

    Geradeso ist es mit der Wohnungsnot. Die Ausdehnung der modernen großen Städte gibt in gewissen, besonders in den zentral gelegenen Strichen derselben dem Grund und Boden einen künstlichen, oft kolossal steigenden Wert; die darauf errichteten Gebäude, statt diesen Wert zu erhöhn, drücken ihn vielmehr herab, weil sie den veränderten Verhältnissen nicht mehr entsprechen; man reißt sie nieder und ersetzt sie durch andre. Dies geschieht vor allem mit zentral gelegenen Arbeiterwohnungen, deren Miete, selbst bei der größten Überfüllung, nie oder doch nur äußerst langsam über ein gewisses Maximum hinausgehn kann. Man reißt sie nieder und baut Läden, Warenlager, öffentliche Gebäude an ihrer Stelle. Der Bonapartismus hat durch seinen Haussmann in Paris {1} diese Tendenz aufs kolossalste zu Schwindel und Privatbereicherung ausgebeutet; aber auch durch London, Manchester, Liverpool ist der Geist Haussmanns geschritten, und in Berlin und Wien scheint er sich ebenso heimisch zu fühlen. Das Resultat ist, daß die Arbeiter vom Mittelpunkt der Städte an den Umkreis gedrängt, daß Arbeiter- und überhaupt kleinere Wohnungen selten und teuer werden und oft gar nicht zu haben sind, denn unter diesen Verhältnissen wird die Bauindustrie, der teurere Wohnungen ein weit besseres Spekulationsfeld bieten, immer nur ausnahmsweise Arbeiterwohnungen bauen.
    ...
    Wie ist nun die Wohnungsfrage zu lösen? In der heutigen Gesellschaft gerade wie eine jede andere gesellschaftliche Frage gelöst wird: durch die allmähliche ökonomische Ausgleichung von Nachfrage und Angebot, eine Lösung, die die Frage selbst immer wieder von neuem erzeugt, also keine Lösung ist. Wie eine soziale Revolution diese Frage lösen würde, hängt nicht nur von den jedesmaligen Umständen ab, sondern auch zusammen mit viel weitergehenden Fragen, unter denen die Aufhebung des Gegensatzes von Stadt und Land eine der wesentlichsten ist. Da wir keine utopistischen Systeme für die Einrichtung der künftigen Gesellschaft zu machen haben, wäre es mehr als müßig, hierauf einzugehn. Soviel aber ist sicher, daß schon jetzt in den großen Städten hinreichend Wohngebäude vorhanden sind, um bei rationeller Benutzung derselben jeder wirklichen „Wohnungsnot“ sofort abzuhelfen. Dies kann natürlich nur durch Expropriation der heutigen Besitzer, resp. durch Bequartierung ihrer Häuser mit obdachlosen oder in ihren bisherigen Wohnungen übermäßig zusammengedrängten Arbeitern geschehen, und sobald das Proletariat die politische Macht erobert hat, wird eine solche, durch das öffentliche Wohl gebotene Maßregel ebenso leicht ausführbar sein wie andere Expropriationen und Einquartierungen durch den heutigen Staat.

    #capitalisme #logement #urbanisme

  • Replay Le monde en face - Rêve pavillonnaire, les dessous d’un modèle - France 5
    https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/1138467-reve-pavillonnaire-les-dessous-d-un-modele.html

    Autrefois considérées comme un moteur pour la croissance économique, les zones pavillonnaires incarnaient le rêve pour les classes moyennes des années 60 alors en pleine expansion. Ce modèle devait apporter une solution aux problèmes des grands ensembles, à l’engorgement des villes et à la désertification des campagnes. Mais le passage de la crise en a fait un véritable cauchemar pour ceux qui y habitent. Les coûts individuels et collectifs de ces zones périurbaines sont devenus exorbitants et leur impact sur l’environnement est désastreux. Leurs résidents vivent aujourd’hui sur le fil entre résignation et révolte.

    #banlieues #urban_matter

  • Luxuswohnungen und Obdachlosenhilfe : Kreisel-Investor Christoph Gröner will sich auch für Obdachlose engagieren - Steglitz
    https://www.berliner-woche.de/steglitz/c-bauen/kreisel-investor-christoph-groener-will-sich-auch-fuer-obdachlose-eng


    Cet homme a acheté a la ville la plus haute tour de Berlin-Ouest pour un prix dérisoire. Il fera un profit énorme en la transformant en tour d’habitation. Le prix à payer pour y habiter sera a peine moins élevé qu’à Paris. Actuellement ce monsieur s’attaque au quartier environnant qu’il veut redessiner afin de le rendre plus attrayant pour les acheteurs de ses appartements. Dans le contexte de ce projet il prevoit aussi de déplacer hors de vue les sans abris du square à côté de la tour. Bien entendu cette action sanitaire est pour lui du pur engagement social et communal.

    „Wir sind uns nicht zu fein, oben Wohnungen für 14 000 Euro pro Quadratmeter zu verkaufen und unten etwas für Obdachlose zu tun“, sagt Christoph Gröner von der CG-Gruppe und Investor des neuen Wohnturms „ÜBerlin“. Bei einem Pressetermin zum Stand der Bauarbeiten am ehemaligen Kreisel ließ er wissen, dass er auch eine Anlaufstelle für Obdachlose einrichten würde.

    Gröner weiß von den ansässigen Geschäftsleuten, dass rund um den Kreisel die Obdachlosigkeit zunehmend eine Rolle spielt. „Wir wollen darauf reagieren und uns für die wohnungslosen Menschen engagieren“, sagt er. Seine Idee: Eine Möglichkeit anzubieten, wo diese Menschen duschen und sich mit dem nötigsten versorgen können – wie in einer Bahnhofsmission. Christoph Gröner unterstützt bereits andere Hilfsprojekte. Er habe damit gute Erfahrungen gemacht.

    Was die Bauarbeiten am neuen Wohnturm betrifft, läge man gut im Plan, so Gröner. „Alle Schadstoffe sind jetzt entfernt“, sagt der Investor und auch die Statik sei komplett überarbeitet worden. Mit insgesamt fast 90 Tonnen Stahl wurde das Gebäude zusätzlich verstärkt.

    „Die gesamte Statik war Schrott. Das war schon bekannt, als noch das Bezirksamt im Hochhaus seinen Sitz hatte“, sagt Gröner und liefert eine Anekdote: Damals durften die Mitarbeiter nur maximal zwei Ordner auf dem Schreibtisch haben. Mehr Last konnte die Statik nicht tragen. Natürlich hätten die Mitarbeiter mehr als zwei Ordner gehabt. Doch die mussten immer sofort in den Keller gefahren werden. „Auf alten Fotos sieht man daher auch immer leere Regale und leere Schreibtische“, erzählt Gröner.

    In diesem Jahr beginnen die Fassadenarbeiten. Dazu wird das Haus eingerüstet und Stockwerk für Stockwerk werden die Fassadenelemente montiert. Das soll zirka ein Jahr dauern. Ein weiteres Jahr ist für den Innenausbau veranschlagt. Die insgesamt 330 Eigentumswohnungen sollen Anfang 2022 bezugsfertig sein. Auf jeder Etage wird es sechs bis zwölf Wohnungen unterschiedlicher Größe geben. Die günstigsten Wohnungen befinden sich im unteren Bereich und kosten rund 5000 Euro pro Quadratmeter. Je höher es geht, desto teurer wird es. In der 27. Etage müssen 14 000 Euro pro Quadratmeter bezahlt werden. Die beiden Penthäuser ganz oben werden nach Gebot verkauft.

    Auch für das Sockelgeschoss mit Hotel, Geschäften und Parkhaus hat Christoph Gröner Pläne. Die obersten Ebenen im Parkhaus kommen weg. Stattdessen sollen Büros entstehen. „Die aktuell 1200 Stellplätze im Parkhaus sind gerade mal zu 25 Prozent ausgelastet“, begründet Gröner sein Vorhaben. Den Bewohnern stehen später 238 Tiefgaragen-Stellplätze zur Verfügung. In den beiden Etagen darüber wird es Stellplätze für das Quartier geben. Das Hotel Steglitz International bleibt, wird aber neu konzipiert. Für den Umbau wird es ab zirka Mitte des Jahres für etwa zwei Jahre geschlossen.

    Ein neues Konzept überlegt sich Gröner auch für den Hermann-Ehlers-Platz und den Bereich Kuhligkshofstraße. Die CG-Gruppe will den Ehlersplatz „massiv mitgestalten“, sagt Gröner. „Das Geld dafür kommt von uns“, betont er. Denn für Mieter und Eigentümer solle schließlich das gesamte Quartier attraktiv sein. Dazu gehöre auch die Neugestaltung der Rückseite des Wohnturms an der Kuhligkshofstraße. Hier stellt er sich unter anderem eine kleine Ladenstraße vor. Doch dafür, ebenso wie für die Büros, wird zunächst noch der Bedarf ermittelt.

    Die Gesamtkosten für den Turm, den Sockel und die Gestaltung des Umfeldes werden laut Christoph Gröner am Ende rund eine halbe Milliarde Euro betragen.

    #Berlin #logement #immobilier #Steglitz #Schloßstraße #Hermann-Ehlers-Platz #privatisation

  • Cotation des demandes de logement social : le décret est paru
    https://www.banquedesterritoires.fr/cotation-des-demandes-de-logement-social-le-decret-est-paru?pk_


    #traduisons-les : comme nous n’avons pas l’intention de faire de la place pour tous les gueux, nous instaurons le tri des gueux méritants…

    Pour tenir compte du contexte local, les critères de cotation sont laissés à la discrétion de chaque bailleur social et collectivité. Cette liberté est toutefois très encadrée. D’une part, les critères de cotation doivent comporter un critère ou un ensemble de critères mettant en œuvre les priorités définies à l’article L.441-1 du CCH, soit une douzaine de situations particulières... : personnes handicapées, personnes vivant en habitat indigne, femmes victimes de violences conjugales, familles ne bénéficiant pas d’un logement décent, personnes menacées d’expulsion... D’autre part, le décret prend soin de préciser expressément que doivent notamment être intégrées à ces critères les personnes bénéficiaires d’une décision favorable au titre du Dalo (droit au logement opposable). Enfin le système de cotation doit également être compatible avec les orientations adoptées par la conférence intercommunale du #logement (ou la conférence du logement à Paris). Par ailleurs, le décret prévoit que le plan partenarial de gestion fixe la périodicité et les modalités d’évaluation du système de cotation.

  • No sex in the bunkbeds ! Tales from the most intimate sharing economy startup yet | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/dec/06/podshare-sharing-economy-startup
    https://i.guim.co.uk/img/media/7a2ad9f57eb7be3e8f7f6977f03ba56804a6f681/526_0_1378_827/master/1378.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    PodShare is advertised as a way to “co-live across our social network of locations”, since they offer flexible payment plans by the night, week and month, allowing podestrians a chance to live in any of the neighborhoods – though most don’t use it that way. Beck says she wishes more of them would take advantage of this opportunity: “I think 5% bounce around. I want 70% of them to bounce around. I wish they were more adventurous.”

    Comment transformer la galère en expérience humaine positive. Économie du partage sur fond de crise immobilière.
    #logement

  • 36,6 millions de logements en France au 1ᵉʳ janvier 2019 - Insee Focus - 173
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4263935

    Au 1ᵉʳ janvier 2019, la France hors Mayotte compte 36,6 millions de logements.
    En France métropolitaine, 82 % des logements sont des résidences principales et 56 % des logements individuels. Depuis 35 ans, la part de résidences principales a légèrement diminué tandis que celle des logements vacants s’est un peu accrue. 16 % des résidences principales sont situées dans l’unité urbaine de Paris et 39 % des résidences secondaires dans les communes rurales. La part de ménages propriétaires est stable à environ 58 % depuis 2010.

    #logement #inégalités

  • Résidence étudiante insalubre : « Même si on est entre pauvres ici, on n’a pas à endurer ça »
    https://www.bastamag.net/punaises-de-lit-cafards-CROUS-insalubre-etudiant-boursier-universite

    Cafards, punaises de lits, électricité hors norme, eau jaunâtre, panne de chauffage... À Lyon, les étudiants d’une résidence gérée par le Crous entrent en révolte contre un service public qui abandonne les plus pauvres. Reportage. « Bienvenue en zone grise. » Inès* a les yeux rougis par la fatigue. Sa chambre est infectée par des cafards et punaises de lits. Actuellement en pleine période d’examens, l’étudiante en licence vit à Jean Mermoz, une résidence gérée par le Crous de Lyon. Le site compte 387 (...) #Résister

    / #Reportages, #Inégalités, #Luttes_sociales, #Logement, #Garantir_l'accès_au_logement, #Education, A la (...)

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/liste_des_revendications-12_octobre_2019-document_basta.pdf

  • Was ist SchloR? • Schöner leben...
    https://schlor.org/schlor/was-ist-schlor-2

    Das Projekt SchloR hat zum Ziel, in Wien langfristig abgesicherte und leistbare Räume für selbstverwaltetes und gemeinschaftliches Arbeiten und Wohnen zu schaffen. Unser Selbstverständnis beruht neben der Selbstverwaltung auf Inklusion, Solidarität, sowie der Idee des Nutzungseigentums (statt Privateigentum) und der Kapitalneutralisierung. Selbstverwaltet bedeutet, dass wir uns selbst organisieren und unsere Räume gemeinsam gestalten.
    Um unser Projekt zu realisieren, planen wir gemeinsam mit dem Dachverband habiTAT den Kauf einer Immobilie in Wien Simmering. Durch das Rechtsmodell des habiTAT wird die Immobilie vergesellschaftet und dauerhaft dem Immobilienmarkt entzogen. Außerdem fallen Personen, die Profite aus dem Grundrecht auf Wohnen schlagen, weg.
    Solidarität zeigt sich z.B. dadurch, dass jeder Person – fernab von sozialen Status & Eigenkapital – eine gleichberechtigte Teilhabe, (Mitbestimmungs-)möglichkeiten & Rechte gegeben werden. Somit sollen soziale Ungleichheiten ausbalanciert werden ohne dabei Hierarchien einzuziehen.

    Verein zur Förderung kollektiven Wohnens und kreativer Lebensvisionen (ZVR 236108850)
    Rappachgasse 26
    A-1110 Wien

    Anfragen: contact at schlor punkt org

    #Autriche #Vienne #logement

  • À #Lagos, les pauvres n’ont plus droit de cité

    En se développant à un rythme effrené, la mégalopole nigériane exclut les plus pauvres. Le quotidien britannique a suivi une famille de pêcheurs qui a été expulsée de son quartier. Nous publions ce reportage à l’occasion de l’opération “10 jours pour signer”, organisée par Amnesty International, dont Courrier international est partenaire.


    https://www.courrierinternational.com/article/droits-humains-lagos-les-pauvres-nont-plus-droit-de-cite
    #exclusion #pauvres #pauvreté #droit_à_la_ville #Nigeria #urban_matter #villes #géographie_urbaine #expulsion #destruction #logement

    https://www.courrierinternational.com/article/droits-humains-lagos-les-pauvres-nont-plus-droit-de-cite

  • Précarité : dans le métro parisien, un SDF sur cinq a un emploi
    https://www.marianne.net/societe/precarite-dans-le-metro-parisien-un-sdf-sur-cinq-un-emploi

    L’étude, menée de décembre 2018 à août 2019, permet de dresser le profil de ces personnes victimes de la grande pauvreté : majoritairement des hommes seuls (82%), francophones, âgés de 46 ans en moyenne, ils sont 20% à déclarer avoir un travail. Et 3% des SDF interrogés sont titulaires d’une allocation chômage. Enfin, 6% touchent une retraite. Autrement dit, près d’un tiers des sans-abri ont un revenu lié au travail. A titre de comparaison, 26% vivent de minima sociaux (RSA, allocation adulte handicapé), 20,6% ont recours à la mendicité, 4,9% reçoivent l’aide d’un proche et 33,1% ne déclarent aucun revenu.

    #SDF #logement #précarité #pauvreté #inégalités

  • Pour « bien vieillir », des retraités conçoivent leur propre habitat coopératif et écologique
    https://www.bastamag.net/maison-de-retraite-cooperative-bien-vieillir-habitat-ecologique-chamarel-v

    Elle est la première coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes en France : Chamarel-les-Barges, dans la banlieue de Lyon. Cette expérience pionnière ouvre la voie à une autre vision du vieillissement... et de la propriété. « Vous ne croyez pas qu’à la place des placards dans la cuisine, on pourrait mettre des tiroirs ? A nos âges, ce serait plus pratique. » Jean et Hélios hochent la tête. « Ça fait partie des choses qu’il faut discuter avec les autres », confirment-ils à Madeleine. Et (...) #Inventer

    / #Habitat_écologique_et_social, #Reportages, #Retraites, #Logement, Economie partagée et gratuité, A la (...)

    #Economie_partagée_et_gratuité

  • Retour sur une expérience de logement des migrants. Le conventionnement du #squat des #Jardins_de_la_Poterie à #Rennes

    Entre décembre 2016 et l’été 2017, un squat occupé par des migrants avec l’aide d’associations locales a été l’objet d’un conventionnement avec la mairie de Rennes. Ce conventionnement des « Jardins de la Poterie », qui reste une modalité d’action éphémère, a donné lieu à des expériences et à des interactions inédites, tant pour les résidents du squat que pour les acteurs impliqués et les habitants du quartier.

    Cet article propose de revenir sur un terrain de recherche portant sur l’hébergement des migrants [1] en France, en particulier ceux qui sont confrontés à la précarité et à l’éphémère (Bergeon 2014) et contraints d’occuper des formes de logement « hors normes », ainsi que sur les actions et mobilisations observées dans les sphères militantes et de l’action publique locale (pour les références bibliographiques sur ce domaine, voir en fin d’article la rubrique « pour aller plus loin »).

    Le terrain se déroule à Rennes, entre juin 2016 et juillet 2017 [2], où un lieu est occupé par 160 personnes migrantes et sans-abri. Initialement « squat », le lieu a été conventionné sous un régime inédit à partir de décembre 2016, reprenant le nom de « Jardins de la Poterie » (Hoyez, Bergeon et Viellot-Tomic 2017). Nous retraçons ici cet épisode en interrogeant a posteriori l’enchaînement des étapes qui ont conduit des associations et une mairie à conventionner un « squat » pour en faire un lieu de vie « régulé » (pourquoi et comment un squat a-t-il pu être conventionné ? pourquoi l’a-t-il été pendant huit mois avant d’être évacué ?), tout en analysant les régimes d’occupation du lieu par les habitants et les habitantes et l’appui des associations. La question de la finitude de cette occupation restera le grand hiatus entre toutes les parties : si la fin de l’occupation était connue très tôt, elle n’a pourtant pas été anticipée par les institutions politiques locales et les personnes n’ont été réorientées qu’aux derniers instants de vie du lieu. Cette première expérience de légalisation de squat à grande capacité d’accueil ouvrira cependant, à l’échelle locale, vers de nouvelles possibilités de logement, toujours temporaires et changeantes, des populations migrantes.

    Les intérêts de chacun des acteurs (associatifs, institutionnels et privés) en ce qui concerne le logement des migrants étant souvent divergents, comment se sont déroulées les négociations autour des cadres de ce conventionnement ? Quels apprentissages théoriques et pratiques peut-on tirer de cette expérience ? Quels en sont les effets sur le quotidien des migrants qui y vivent et des associations qui sont impliquées ?
    Le conventionnement des Jardins de la Poterie : les étapes d’une « légalisation » inédite

    En juillet 2016, une association rennaise active dans le champ de la lutte contre le mal-logement des migrants (UTUD, Un toit c’est un droit) parvient à ouvrir un squat à grande capacité d’accueil : une ancienne maison de retraite. Le lieu investi se situe dans un quartier à la sortie sud-ouest de la ville de Rennes, marqué par un habitat pavillonnaire résidentiel, comptant plusieurs services de proximité (écoles, collèges, lycées ; commerces ; maison de quartier) et bien connecté aux infrastructures de transport le reliant au reste de la ville. Le squat est composé de chambres et studios qui permettent d’accueillir des individus et des familles dans des espaces privés et au sein de plusieurs espaces collectifs (cuisines, halls et pièces communes, couloirs, jardins). 160 personnes y sont logées immédiatement, dont presque la moitié sont des enfants. Rapidement, le promoteur immobilier (propriétaire des lieux) demande l’expulsion des habitants et souhaite la restitution de son bien. Le jugement lui est défavorable : le juge décide que l’hébergement des 160 personnes est prioritaire au regard d’un projet immobilier resté au point mort depuis plus de deux ans. Le promoteur est donc débouté de sa demande d’expulsion par le tribunal administratif, et le juge repousse l’examen de l’appel à fin janvier 2017. Cependant, la fin de la trêve hivernale intervenant fin mars, les habitants peuvent se projeter sur une occupation de plus de six mois de ce lieu. Devant cette situation inédite et inattendue, des échanges et pourparlers se sont mis en place dans le but d’organiser au mieux, et collectivement (habitants du squat et associations), le lieu de vie et sur tous les plans. C’est ainsi le cas sur le plan logistique, avec par exemple de fortes mobilisations de toutes les associations impliquées de septembre à décembre 2017 pour assurer l’accès du squat au chauffage, accès qui sera assuré à la mi-décembre 2016 ; sur le plan juridique : le lieu, une fois relié au réseau de chauffage urbain, doit être légalisé pour en bénéficier, mais sous quel type de contrat ? Ou encore sur le plan humain et social : comment organiser l’animation de la vie interne du squat comme sa vie « externe », c’est-à-dire sa connexion avec la vie du quartier, avec la ville ?

    Au bout de longues négociations, lors de différentes assemblées générales et réunions officielles à la mairie, les différentes parties, sans conflictualités politiques notables à ce moment-là, signent un conventionnement en trois actes en janvier 2017 :

    1. un commodat [3] est rédigé et signé devant un notaire entre l’association UTUD et le propriétaire pour la mise à disposition du bâtiment dans un cadre légal ;
    2. une convention financière est signée entre l’association UTUD, la Fondation Abbé Pierre (FAP), le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville de Rennes s’engageant à prendre en charge les frais d’assurance et les fluides pour la remise en route du chauffage ;
    3. un protocole de partenariat entre le CCAS de la Ville de Rennes, le Secours catholique, la FAP, le Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire (CCFD-Terre solidaire) et UTUD est conclu pour le suivi des habitants du squat par l’État en prévision de la fin de l’occupation.

    Ces trois actes du conventionnement forment donc le cadre des règles, usages et engagements des différentes parties impliquées dans la « stabilisation temporaire » de ce squat. La date de fin d’occupation des Jardins de la Poterie a été inscrite de façon arbitraire dans le commodat pour le 17 juillet 2017, ce qu’associations et habitants se sont engagés à respecter. Cependant, le troisième volet du conventionnement a connu un destin plus mitigé. En effet, les premières réunions et visites de terrain par les élus et les services sociaux de la Mairie pour traiter des situations administratives des habitants ne sont intervenues qu’en avril 2017. La préfecture n’a pour sa part jamais effectué de visite, ni assisté à aucune réunion avec la Mairie, malgré les invitations qui leur ont été adressées par les élus. L’image de la « patate chaude » que se renvoyaient les services préfectoraux a souvent été mentionnée par les associations et les services sociaux de la Ville. Plusieurs raisons ont présidé à cette inaction : d’une part, la préfecture, centrée sur son rôle de régulation des titres de séjours, a préféré renvoyer les compétences sociales de la prise en charge de l’hébergement des migrants aux services de la ville. Mais elle s’explique d’autre part par un bras de fer politique entre la préfecture et la Mairie lié au contexte préélectoral des élections présidentielles de mai 2017, comme nous le verrons infra.
    Le reflet des mobilisations associatives locales

    Sur toute la période, 42 associations se sont déclarées solidaires des Jardins de la Poterie et signataires d’un tract de solidarité « perpétuel » avec ceux-ci et la cause des migrants en général. Ces associations recouvrent une diversité substantielle : représentations de partis politiques, syndicats, diverses associations de soutien aux migrants, associations étudiantes ou lycéennes. Une dizaine d’associations était constamment sur le terrain et menait des actions concrètes à destination des habitants. Quatre d’entre elles ont été déclarées « gestionnaires » du squat (UTUD, CCFD-Terre solidaire, FAP, Secours catholique). Mais, dans les faits, nous avons pu constater des implications inégales au cours de la période, le travail de terrain reposant principalement sur l’association UTUD. Cette association a un rôle de premier plan sur le terrain pour plusieurs raisons : elle est connue localement pour être à l’initiative d’ouvertures de squats, notamment celui de la Poterie ; ses membres dialoguent régulièrement avec les instances municipales ; elle a pris en mains la négociation avec la Mairie ; et, enfin, elle est une ressource identifiée par les migrants à Rennes.

    Ces associations formaient un réseau militant local et organisé au sein d’un collectif interorganisations mis en place de façon ad hoc autour de ce squat. La mobilisation pour la Poterie a représenté de ce point de vue une opportunité pour ce tissu associatif de mettre en place des cultures de fonctionnement collectif dans le paysage politique rennais. Ce réseau mobilisait de nombreux savoir-faire techniques, culturels ou intellectuels, auxquels s’ajoutaient les mobilisations des habitants du quartier qui ont accueilli positivement l’occupation de ce lieu de vie : par exemple, participation aux manifestations de soutien, campagne d’information bienveillante par affichettes.

    Enfin, cet élan collectif associatif et citoyen, en organisant des actions dans l’espace public (manifestations, événements festifs), a permis à la Mairie de mesurer l’importance des solidarités en faveur des habitants de la Poterie. Cela a conduit les services de l’action publique locale à s’engager en actes : en plus du conventionnement déjà mentionné, la ville de Rennes, via ses services sociaux, et Rennes métropole ont débloqué des financements supplémentaires pour subvenir aux besoins quotidiens des habitants (distribution d’eau et de chauffage, entre autres).
    Les habitants de la Poterie, entre appartenances de groupe et trajectoires individuelles

    Sur le terrain, nous nous sommes régulièrement demandé si ces personnes migrantes formaient une communauté (au sens utilisé dans la littérature scientifique anglophone, c’est-à-dire un groupe autodésigné autour d’une identité commune et reconnu comme tel), quand bien même les origines nationales, les appartenances linguistiques, et les situations administratives étaient contrastées.

    L’examen des situations administratives révélait une pluralité de situations : on trouvait des personnes demandeuses d’asile, des réfugiés statutaires, des personnes en procédure Dublin, des déboutés du droit d’asile, des personnes en attente de rendez-vous ou sous OQTF (obligation à quitter le territoire français), des personnes sans existence administrative, d’autres ayant déposé un dossier « étranger malade ». L’un des grands enjeux politiques, pour les associations et les habitants des Jardins de la Poterie, fut l’accompagnement administratif et social des personnes relevant des cinq dernières catégories citées, qui sont considérées comme « sans papiers ». Cette liste n’est pas exhaustive, les situations des résidents de la Poterie se caractérisant par une grande diversité de statuts administratifs, de situations familiales et d’états de santé. Par ailleurs, au sein des habitants des Jardins de la Poterie, nous avons pu noter de fortes volontés de différenciation entre groupes et entre individus, qui se manifestent souvent autour des modalités de partage des espaces collectifs et individuels, la plupart des habitants n’ayant pas choisi un mode de vie collectif. Au quotidien, les habitants ont surtout évoqué des situations plus ou moins conflictuelles. Ces situations conflictuelles s’exprimaient notamment entre habitants aux statuts familiaux différents, avec une difficile conciliation des agendas et modes d’occupation des lieux collectifs entre familles et célibataires, par exemple quand le silence est requis aux heures nocturnes pour les enfants, qui sont cependant des heures d’activité pour les célibataires sans enfants, ou encore quand les enfants courent, crient et jouent dans les espaces communs, entraînant des dissensions autour du niveau sonore. Elles se manifestaient aussi du fait d’origines différentes, avec des difficultés de communication au quotidien entre francophones et non-francophones, ou encore résultaient de difficultés classiques liées à la cohabitation. Par ailleurs, une même nationalité d’origine ou des convergences linguistiques conduisent à produire des regroupements affinitaires dans le squat. L’organisation sociale de celui-ci et sa microgéographie sont pensées par les associations et les habitants en fonction de ces deux variables afin de faciliter la vie au quotidien.

    Au-delà de l’hétérogénéité des situations individuelles et des aspirations de différenciations, les habitants des Jardins de la Poterie se sont à plusieurs reprises identifiés comme unis par la circonstance de la précarité résidentielle et la quête d’obtenir un titre de séjour. Cette prise de conscience nous a notamment été rapportée par les associations lors des moments marquants de la vie du lieu : lors des réunions avec la Mairie ou lors des visites par les services sociaux pendant lesquelles les habitants se présentaient en tant que groupe, lors des événements culturels et festifs qui amenaient du public et les mettaient en position d’accueillants, lors de manifestations dans l’espace public sous les mêmes banderoles et slogans, le jour de la sortie où « ceux de la Poterie » se retrouvaient sans solution d’hébergement. En effet, l’évocation d’une appartenance collective aux Jardins de la Poterie a surtout émergé en point d’orgue, en fin d’occupation, lors de la résurgence du sentiment collectif de vulnérabilité et de précarité résidentielle à venir pour l’« après-17 juillet 2017 ». À l’échelle des trajectoires migratoires des personnes, la solution de logement bricolée aux Jardins de la Poterie pendant une année entière a été vécue comme une respiration, une trêve, dans des trajectoires résidentielles découpées, sans cesse recomposées, et dont les effets s’avèrent délétères pour la vie quotidienne.

    Or, si le conventionnement a permis de lever l’insécurité domiciliaire du squat, celle-ci a resurgi à la fin du conventionnement, au moment de la sortie du lieu, car elle n’avait pas été anticipée par les pouvoirs publics. L’impensé, voire l’absence de réflexion concernant l’issue du conventionnement s’inscrit dans un contexte électoral national (élections présidentielles de 2017) qui a contribué à de longues phases de statu quo, entre décembre 2016 et juillet 2017. D’une part, les services de la Préfecture, en attente des renouvellements des nominations (Préfet, chefs de service), n’ont pas engagé de processus de régularisation des situations administratives des personnes. D’autre part, les élus de la Ville de Rennes sont restés en retrait, freinant les prises de décision des services sociaux par crainte des répercussions que celles-ci, médiatisées, pourraient avoir sur l’électorat local.

    Malgré tout, plusieurs mois après la fin de l’occupation, le sentiment d’appartenance à une communauté habitante semble perdurer pour certains individus et familles encore présents sur le territoire rennais, grâce aux sociabilités habitantes induites par les actions militantes et par la vie commune qu’il a fallu négocier et aménager.
    Enjeux locaux et devenirs de l’action associative et politique

    Localement, l’arrivée de ces populations de migrants, leur stabilisation et la visibilité prise par ce lieu de vie à l’échelle de la ville et d’un quartier ont conduit à l’élaboration de plusieurs partenariats, débats, prises de responsabilités dans la sphère publique et/ou privée.

    La recherche de terrain a permis de révéler la gamme des acteurs institutionnels avec lesquels les migrants sont en dialogue autour des questions de leur logement : associations, ville, Samu social, préfecture, initiatives citoyennes. Un hiatus apparaît cependant. Les Jardins de la Poterie s’est avéré être un lieu qui déchargeait les dispositifs d’hébergement d’urgence en offrant un logement stable et habitable. Il est donc vite devenu un lieu à fort enjeu politique dont la survie tenait au maintien du dialogue entre toutes les parties concernées. Il a donné lieu à une forme d’urbanisme négocié, la Ville de Rennes ayant enjoint au promoteur immobilier, propriétaire du lieu, de mettre à disposition son bien dans le cadre d’une convention en attendant de faire avancer son projet initial. Enfin, il est apparu comme un haut lieu des mouvements de soutien et de solidarité organisés autour d’associations, riverains, citoyens agissant à titre individuel.

    Aussi, les enjeux forts qui ont émergé autour des Jardins de la Poterie ont été source de conflictualité entre les différentes parties, soulevant des questions importantes sur la nature de ce conventionnement : s’agit-il de réels partenariats ou de simples transferts de compétences ? Cette prise en charge des populations migrantes à l’échelle locale n’est-elle pas une délégation indirecte de l’accueil vers les associations et les actions citoyennes ? La question de la déresponsabilisation des collectivités locales se pose ici, car elle engage des moyens financiers (qui paie ?) et des moyens humains (qui va y consacrer énergie et temps ?).

    Quand la Ville met en évidence que l’État se décharge sur elle de son devoir d’hébergement des migrants sur le territoire métropolitain, quand les associations font valoir que la Ville se décharge sur elles de l’accompagnement social des habitants des Jardins de la Poterie, nous pouvons prendre la mesure des enjeux collectifs et de la responsabilité sociale et politique qui incombent à toutes les parties engagées.

    L’expérience du conventionnement du squat des Jardins de la Poterie ouvrait en 2017 une perspective nouvelle sur les possibilités d’accueil des populations migrantes et plus largement des personnes touchées par des problématiques de logement. Cet exemple d’urbanisme négocié montre aussi les tensions importantes autour de l’accueil de l’autre et de la prise en charge de la précarité dans l’espace local quand les enjeux économiques (promoteurs), politiques (Ville de Rennes) et humains (associations) se jouent sur un même terrain.

    Aujourd’hui, la modalité de conventionnement pour le logement des migrants est rentrée dans les pratiques d’occupation des lieux dans les luttes à Rennes comme dans d’autres villes, non seulement dans le cadre de la légalisation de squats, mais aussi en ce qui concerne la construction de partenariats entre mairies, bailleurs sociaux et promoteurs immobiliers. Elle s’inscrit également à l’échelle nationale au travers des nouvelles orientations prescrites par la loi ELAN pour le développement de conventions de protection de bâtiments vides par l’occupation à destination d’un public vulnérable. Mais elle reste une modalité éphémère, utilisée de façon cyclique, qui s’essouffle et montre ses limites à l’heure actuelle, où les renouvellements de conventions sont suspendus au profit de l’ouverture de… gymnases.

    https://www.metropolitiques.eu/Retour-sur-une-experience-de-logement-des-migrants.html
    #logement #hébergement #asile #migrations #réfugiés #occupation

    ping @karine4 @isskein

  • via Terres Communes

    ‼️ 😡😡 Sus aux précaires, aux roms, aux gens du voyage, aux immigrés, aux zadistes, aux plus pauvres, aux personnes ayant choisi ou non d’habiter dans des habitats légers hors PLU, c’est en somme ce que l’assemblée nationale a votée le Jeudi 21 Novembre 2019 via l’article 14 dans le cadre de la Loi Engagement et Proximité !

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/22/loi-engagement-et-proximite-les-maires-pourront-mettre-des-amendes-pour-cons

    200 euros par jour d’amende jusqu’à 25 000 euros possible au total pour les personnes occupant des logements non inscrits dans les schémas d’urbanisme, c’est à dire que lorsque le décret d’application sortira, les personnes habitant dans des caravanes, yourtes, cabanes, camions et bus aménagés, tentes, etc... pourront être soumis à des amendes exorbitantes et impossibles à payer par simple décision du Maire qui acquiert ainsi un pouvoir de police et de justice à la fois !

    Quasiment aucune mobilisation à ce jour en France contre cet article de loi (excepté à Paris via l’appel de plusieurs associations le jour du vote de la loi), tandis que les médias ne l’ont quasiment pas relayé.
    Lors de la loi LOPPSI 2 qui prévoyait l’expulsion des habitats légers, une forte mobilisation nationale avait permis l’annulation de l’article de loi visant les habitats légers.
    Il est peut-être temps de s’y mettre à nouveau ?... 🤔

    Le gouvernement précarise à tout va et montre également sa volonté de supprimer toute possibilité de vivre de manière alternative !

    A partir du 5 Décembre, ce n’est pas seulement contre la réforme des retraites que nous nous battrons, c’est également contre le rouleau compresseur de lois liberticides, répressives, discriminantes, anti-pauvres, anti-écologiques, etc... que nous devons nous soulever !

    Et nous espérons également que comme pour la LOPPSI2, les associations HALEM et DAL appelleront à des occupations de centre-ville pour stopper cette marche en avant vers la mise au pas de toute la société et la précarisation des déjà précarisés ! ✊

    Il est temps d’en finir avec cet imaginaire du petit colibri qui peut changer le monde de manière individuelle ou en communautés retranchées « hors du système », cette loi et tant d’autres nous montrent que même si créer des alternatives est nécessaire, la lutte collective contre ce système mortifère est vitale pour préserver notre avenir commun !
    Nous n’en sommes plus à simplement nous battre pour un autre futur désirable, nous en sommes à nous battre tout simplement pour notre liberté et notre survie !

  • À hauteur de taudis
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2019/11/13/hauteur-taudis-desmond

    C’est qu’aux États-Unis les loyers ne sont pas plus accessibles dans les ghettos et ce n’est pas nouveau. « Quand les taudis ont commencé à apparaître à New York au milieu du XIXe siècle, le loyer des pires taudis était de 30 % supérieur à celui que l’on payait dans les beaux quartiers. Dans les années 1920-1930, les loyers des logements délabrés dans les ghettos noirs de Milwaukee et de Philadelphie dépassaient ceux des meilleurs logements dans les quartiers blancs. » Peu à peu, sans que cela soit au centre de l’enquête, s’établit une compréhension des conséquences de la politique américaine du logement : la dérégulation totale du marché locatif par le lobby immobilier, jamais démentie depuis Reagan ; la destruction méthodique des aides sociales par des coupes budgétaires ou par des « contreparties » de travail forcé pour les bénéficiaires ; l’indigence des systèmes d’inspection sanitaire, de justice, de police, d’éducation, de santé, qui place chaque acteur dans une impuissance totale, etc. Les personnes rencontrées par Matthew Desmond lui fournissent la matière (sur)vivante d’un tableau atroce, qui donne chair aux réformes néolibérales des dernières décennies – malgré la prudence de l’auteur qui se refuse à conclure formellement sur la possibilité de généraliser les résultats de l’enquête.

  • LA Has More Vacant Homes Than Homeless People, Report Finds: LAist
    https://laist.com/2019/11/20/los-angeles-housing-vacancy-homeless.php

    Despite the high vacancy rate, researchers suggest rents in the building remain high because the owners are betting on affluent residents moving in eventually.

    “When developers put up exclusive luxury buildings that rent for more money a month than the residents currently living in a neighborhood make, they are making a speculative bet on what that neighborhood will look like in the future,” the authors wrote.

    The report also examined ownership records for 25 condominium buildings in Los Angeles.

    Condos, unlike rented apartments, can be individually bought and sold on the real estate market. Authors claim that roughly 71% of the condos in the buildings they examined were “effectively vacant,” meaning they are not used as a primary residence. They could, however, be rented out to tenants, which is not contemplated in the data.

    Report authors also found that 46% of the condos they examined were owned by corporations or institutional investors.

    Report authors recommend lawmakers pursue a tax on vacant homes. They say such a penalty would discourage the practice of investing in vacant housing stock purely for financial gain.

    In June, several members of the L.A. City Council proposed developing a vacant homes penalty in L.A. Their motion asks city departments to determine how many vacant homes there are in Los Angeles and why they remain vacant, though the study is yet to be completed.

    The motion also says this information could potentially be used place a vacancy tax on the city ballot for voters to consider sometime in 2020.

    Under state law, any such tax requires voter approval to become effective.

    #logement #etats-unis

  • Le #campement sauvage près de la gare de #Grenoble sur le point d’être démantelé

    #Lionel_Beffre, le préfet de l’#Isère a annoncé ce mardi 19 novembre l’#évacuation imminente du campement de migrants situé entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno. Une annonce intervenue lors de la présentation du dispositif mis en place dans le cadre du plan d’#hébergement_d’urgence hivernal. D’après Droit au logement, l’expulsion est imminente et aura lieu dès ce jeudi matin à 7 h 30.

    Alors qu’il présentait le plan d’hébergement d’urgence hivernal 2019-2020, Lionel Beffre, le préfet de l’Isère a annoncé le prochain démantèlement du camp de migrants situé sous l’estacade entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno.


    Ce campement, déjà plusieurs fois évacué, notamment au mois de juin, abrite sous des tentes plusieurs dizaines de personnes, dont des enfants. Leurs profils ? Des demandeurs d’asile et des migrants, arrivés pour la plupart des Balkans, n’ayant pas encore fait de demande administrative d’asile.

    En toile de fond, un nouveau duel à fleurets mouchetés entre le représentant de l’État et la #Ville_de_Grenoble. La #municipalité demandant au préfet « de respecter les compétences de l’État et de la loi pour mettre toutes les personnes à l’abri à Grenoble […] pour que personne ne reste dans le plus grand dénuement après l’évacuation […] », rapporte le Dauphiné libéré.

    « Les services de l’État seront mobilisés pour procéder à l’évacuation »

    « Nous serons amenés prochainement à prendre nos responsabilités parce que ce campement devient dangereux à bien des égards », a ainsi prévenu Lionel Beffre. « Des immondices en tous genres, des braséros de fortune dans lesquels sont brûlés du bois, des cartons... Sans oublier la production de fumées incommodantes », liste le haut fonctionnaire. De surcroît, ajoute-t-il, « il y a parmi les occupants des passeurs, voire des dealers. Mais aussi et surtout la présence d’enfants dans une situation préoccupante ».

    Devant l’état sanitaire déplorable du campement, Corinne Torre. cheffe de mission à Médecins sans frontières (MSF) venue à Grenoble le visiter, avait rappelé à l’État ses responsabilités. Pour mémoire, Eric Piolle avait signé, en avril dernier avec treize autres édiles, une lettre adressée au gouvernement dénonçant les conditions d’accueil des migrants.

    « J’ai fait savoir au maire de Grenoble, puisque le pouvoir de police lui appartient, qu’il pouvait prendre un arrêté pour mettre un terme à cette situation et mettre ces personnes à l’abri », déclare Lionel Beffre. Une décision dont il pense « qu’elle ne viendra pas » et qu’en conséquence, « les services de l’État procéderont à l’évacuation ».

    Par ailleurs, le préfet assure qu’il prendra « des mesures empêchant que d’autres personnes en difficulté se réinstallent sur le site ». De quoi rappeler, dans un autre registre, les dix-neuf blocs rocheux destinés à dissuader « les passeurs et les locataires d’emplacements » installés par la mairie de Grenoble au mois de juillet dernier.

    « Nous ne reconduisons pas assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés »

    Pourquoi des demandeurs d’asile se retrouvent-ils dans ce genre ce campement ? « Parce que nous n’avons pas assez de places d’hébergement et n’arrivons pas à reconduire assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés ». Si c’était le cas, « ces derniers n’occuperaient pas des places indument, pérennisant ainsi au fil du temps leur situation », explique le préfet.

    « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où le droit d’asile est très clairement dévoyé », lance Lionel Beffre. Qui s’en explique. « Une partie non négligeable des ces demandeurs d’asile sont originaires des Balkans. Or, dans ces pays-là, même si ça a été le cas dans le passé, il n’y a plus de dictatures, persécutions ou oppressions qui sont le fondement du droit d’asile », expose le préfet.

    Pour le haut fonctionnaire, les chances qu’ont donc leurs ressortissant d’obtenir le sésame du droit d’asile est très minime, « de l’ordre de 10 à 15 % ». Pour les autres, « notre devoir c’est de les accueillir dans des lieux spécialisés », conclut le préfet. Notamment pour les accompagner dans la constitution de leur dossier de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

    Si aucune date n’a été officiellement annoncée pour l’expulsion, elle aura lieu ce jeudi 21 novembre au matin selon Droit au logement. Qui déplore qu’« au moins un tiers des familles, si ce n’est plus, ne seront pas relogées, et laissées dans le froid, sans tente ni lieu ou s’installer, après un tri humain effectué par l’État. » Le Dal appelle ainsi à un rassemblement en solidarité à 7 h 30 en face du camp, côté Saint-Bruno.

    https://www.placegrenet.fr/2019/11/20/campement-gare-de-grenoble-demantele/268584
    #SDF #sans-abrisme #sans-abri #démantèlement #destruction #campement_sauvage #préfecture #migrations #asile #réfugiés #hébergement #logement #déboutés #expulsions #renvois

    ping @karine4 @albertocampiphoto

  • Anti-eviction map

    The Anti-Eviction Mapping Project is a data-visualization, data analysis, and #storytelling collective documenting the dispossession and resistance upon gentrifying landscapes. Primarily working in the #San_Francisco_Bay Area, #Los_Angeles, and #New_York_City, we are all volunteers producing digital maps, oral history work, film, murals, and community events. Working with a number of community partners and in solidarity with numerous housing movements, we study and visualize new entanglements of global capital, real estate, technocapitalism, and political economy. Our narrative oral history and video work centers the displacement of people and complex social worlds, but also modes of resistance. Maintaining antiracist and feminist analyses as well as decolonial methodology, the project creates tools and disseminates data contributing to collective resistance and movement building.


    https://www.antievictionmap.com
    #cartographie #cartographie_critique #cartographie_radicale #évacuation #résistance #gentrification #urban_matter #USA #Etats-Unis #histoires #histoire_orale #solidarité #logement #habitat #décolonial
    ping @karine4 @cede

  • Malgré le chômage et la pauvreté, une ancienne ville minière devient un modèle de transition écologique
    https://www.bastamag.net/Transition-ecologique-sobriete-energetique-pesticides-isolation-Loos-en-Go

    A Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, l’équipe municipale tente d’ouvrir un nouvel horizon écologique et social pour les habitants, avec une #Politique volontariste dans les domaines de l’eau, de l’énergie ou des pesticides. Premier volet de notre dossier de deux #Reportages. « Être opprimé par les capitalistes, ici, on sait ce que c’est. » Jean-François Caron est maire écologiste depuis 2001 de la commune de Loos-en-Gohelle, dans la banlieue de Lens (Pas-de-Calais). Depuis son bureau, on aperçoit les (...) #Inventer

    / A la une, #Climat, #Classes_populaires, #Fractures_sociales, #Logement, Politique, (...)