• Les refuges climatiques seront utiles s’ils n’oublient pas de faire de la chaleur un objet politique

    Alors que la France a déjà connu trois vagues de chaleur en quelques semaines à peine, le concept de refuge climatique, qui s’institutionnalise dans un certain nombre de pays, cristallise les espoirs des citoyens en surchauffe. Il peut s’agir d’une réponse prometteuse, mais uniquement à certaines conditions, notamment de les concevoir et de les déployer en gardant en tête des critères d’accessibilité, d’hospitalité et de justice socioécologique. En bref, d’en faire des objets politiques.
    Notre maison brûle et nous la regardons (enfin) en face. Alors que la France vient de connaître deux séquences caniculaires précoces et intenses, la chaleur semble s’imposer comme un problème public majeur. Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré par Météo France et une nouvelle vague de chaleur touche désormais une grande partie du pays.

    Le traitement médiatique immédiat de la canicule s’est largement détourné des enjeux de fond, privilégiant des réponses à court terme et individuelles au détriment d’une réflexion collective sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Plan massif de climatisation, mise en cause des scientifiques, légitimation de la débrouille au sein des foyers…

    Ce cadrage tend à occulter une réalité bien documentée : celle des inégalités socioécologiques. L’exposition aux fortes chaleurs, la vulnérabilité face à leurs conséquences et les capacités d’adaptation varient selon les conditions de logement, l’état de santé, les ressources économiques, l’âge ou encore l’accès aux espaces publics. Les enquêtes sociologiques, à commencer par celle d’Eric Klinenberg sur la canicule de Chicago en 1995, montrent aussi que l’isolement social constitue un facteur majeur de surmortalité.

    Contre toute solution hâtive qui pourrait participer d’une maladaptation, les sciences sociales nous invitent à politiser la chaleur, en saisissant la canicule comme un problème social collectif permettant d’articuler les enjeux d’adaptation et ceux d’atténuation.

    Ainsi, ouvrir des refuges climatiques ne suffit pas : encore faut-il que ceux qui en ont besoin les connaissent, puissent s’y sentir à l’aise et s’en saisissent pour construire collectivement les conditions d’un « bien-vivre » dans un monde plus chaud.

    Refuges climatiques : de quoi parle-t-on ?

    Le concept de refuge climatique s’institutionnalise. De Buenos Aires à Bologne, en passant par Porto et Londres, de nombreuses villes l’adoptent pour adapter leur tissu urbain à la crise climatique et protéger leurs habitants de la chaleur.

    Barcelone fait figure de référence, avec un réseau de plusieurs centaines de refuges : écoles, bibliothèques, musées, parcs et jardins, répondant à des critères de confort thermique, d’accessibilité, de repos et d’accès à l’eau.

    Le contour des refuges climatiques varie pourtant d’une ville à l’autre. Certains réseaux privilégient les parcs et jardins, d’autres des équipements climatisés. En réaction, une définition minimale s’esquisse peu à peu dans la littérature scientifique : le refuge climatique conjugue rafraîchissement et hospitalité afin d’offrir un « réconfort thermique » limitant la vulnérabilité face aux aléas climatiques pour tenter de se protéger de l’aléa météorologique.

    Mais faire du confort thermique un enjeu politique suppose de mesurer le stress thermique vécu par les habitants, en tenant compte non seulement de l’îlot de chaleur urbain, mais aussi de l’ombre, de la ventilation, de la morphologie des rues et de la qualité des logements.

    Parce qu’il résulte des interactions entre expériences de chaleur, conditions de logement, ressources socio-économiques et accès aux refuges climatiques, le confort thermique appelle des politiques d’universalisme proportionné, bénéficiant à tous, tout en accordant une attention prioritaire aux plus vulnérables.

    Comment configurer les refuges climatiques ?

    Les villes font face à plusieurs défis. Le premier porte sur les infrastructures : faut-il créer de nouveaux espaces refuges ou bien adapter les services existants ?

    Le choix des techniques de rafraîchissement soulève en outre des enjeux environnementaux et politiques. La climatisation en est l’exemple emblématique : si son rôle dans l’accentuation de l’îlot de chaleur urbain est bien documenté, un usage ciblé reste indispensable pour les publics les plus vulnérables (seniors, enfants, SDF…).

    La recherche souligne aussi la nécessité d’adopter des pratiques architecturales favorisant le confort d’été : matériaux biosourcés, protections solaires (volets, stores) et solutions passives de rafraîchissement, comme les réseaux de froid urbain. Autant de leviers pour concevoir des refuges climatiques et adapter les villes.

    Ainsi, un réseau de refuges climatiques ne se réduit pas à des lieux frais. Ceux-ci doivent aussi proposer des services (eau, wifi, etc.) et être pensés, dès leur conception, comme des espaces d’hospitalité, ce qui suppose une animation et des personnels formés à ces nouveaux usages.

    L’enjeu de l’accessibilité

    La question de l’accessibilité du refuge est un élément clé à intégrer dans une perspective de justice socioécologique.

    - Cette accessibilité est d’abord temporelle : fréquemment, les équipements publics sont fermés lors des pics de chaleurs, et les espaces verts restent inaccessibles aux heures nocturnes les plus fraîches.

    - Elle est également spatiale : ignorer les frontières physiques ou symboliques limitant l’accès à ces infrastructures revient à renforcer les inégalités socioécologiques.

    - Elle est, enfin, territoriale : l’exemple de Bologne, en Italie, montre que les refuges climatiques gagnent à être pensés comme un réseau, relié par des cheminements rafraîchis. En Émilie-Romagne, le projet « Green Cells » s’appuie ainsi sur les coursives historiques ombragées pour rendre ce maillage praticable.

    Une question également culturelle

    Mais le défi à relever est également culturel. Concevoir des refuges climatiques suppose d’abord de les penser comme des lieux d’hospitalité et d’entraide.

    Les recherches montrent que leur conception mérite d’être pensée à partir des quartiers et des communautés concernées afin d’identifier les besoins des habitants et de favoriser leur appropriation. Dès leur conception, l’implication des réseaux de proximité est essentielle, comme à Porto, où le design et localisation des refuges climatiques s’inscrivent dans une méthodologie participative qui tient compte de la connaissance préexistante des lieux par les habitants.

    Autre changement culturel complémentaire : la diffusion d’une culture de rafraîchissement des corps. Au Japon, la démarche « Cool Biz » adapte les normes vestimentaires en été ; à Genève, l’interdiction du travail en extérieur l’après-midi en période de canicule s’accompagne de pédagogie quant aux gestes de rafraîchissement.

    Veut-on vraiment parler de « refuges » climatiques ?

    Le terme de « refuges climatiques » mérite qu’on s’y arrête : il est très largement associé à des représentations liées à la catastrophe, en lien avec les notions de « refuges » et de « réfugiés ». Or, si l’on veut penser ces lieux comme des espaces de solidarité, d’entraide et de soutien, il importe de dépasser cet imaginaire.

    Ils comportent aussi un potentiel effet repoussoir, lié à l’imaginaire néolibéral d’un individu autonome et puissant, peinant à se reconnaître comme vulnérable et interdépendant. Qui souhaite se dire « réfugié » climatique ? Et comment désigner ceux qui le sont réellement ? Les enquêtes montrent que les plus vulnérables, notamment les personnes âgées ou malades, sous-estiment leur propre vulnérabilité tout en l’identifiant plus facilement chez les autres. Faut-il y voir le signe du refus d’un potentiel stigmate associé à cette vulnérabilité ?

    Le choix des mots n’a rien de neutre au moment de concevoir des dispositifs d’action publique : faut-il parler de « haltes fraîcheurs », se limiter à la chaleur, intégrer aussi la protection contre le froid en hiver, ou viser plus largement des « lieux du bien vivre » ?

    La qualification retenue oriente les usages auxquels ces espaces sont destinés : simples réponses à une crise ou lieux de solidarité, de convivialité et de délibération sur nos manières d’habiter un monde où de nombreux seuils socioécologiques ont déjà été franchis. Plus qu’un changement de vocabulaire, elle engage un projet politique : faire de ces lieux des espaces où se renforcent les liens socioécologiques et où se construit, à partir des réalités locales, une conception partagée du bien vivre.

    Ainsi, les refuges climatiques ne seront à la hauteur du problème qu’à condition d’être plus que des points frais sur une carte : des lieux accessibles, intégrés aux pratiques habitantes, capables d’accueillir des publics vulnérables sans les stigmatiser, et de soutenir des apprentissages collectifs face à la crise socioécologique.

    https://theconversation.com/les-refuges-climatiques-seront-utiles-sils-noublient-pas-de-faire-d

    #villes #urbanisme #politique #refuges_climatiques #chaleur #urban_matter #canicule #accessibilité #hospitalité #justice_socioécologique #changement_climatique #atténuation #adaptation #climatisation #vulnérabilité #inégalités #isolement #isolement_social #surmortalité #politisation #politisation_de_la_chaleur #rafraîchissement #fraîcheur #réconfort_thermique #stress_thermique #îlots_de_chaleur #logement #infrastructure #architecture #entraide #corps

  • Midea PortaSplit: Warum die mobile Klimaanlage aus China plötzlich überall ausverkauft ist
    https://www.berliner-zeitung.de/article/hitzewelle-mobile-klimaanlage-china-10167110

    5.7.2026 von Alexander Schmalz - Nach der Hitzewelle sind Klimaanlagen in vielen Ländern Mangelware. Besonders ein Modell aus China entwickelt sich zum Verkaufsschlager – aus einem ungewöhnlichen Grund.

    Die Hitzewelle mit Temperaturen von teils mehr als 40 Grad hat den Markt für Klimaanlagen in Europa kräftig durcheinandergewirbelt. Besonders gefragt ist derzeit ein mobiles Gerät des chinesischen Herstellers Midea. Das Modell PortaSplit ist laut der South China Morning Post inzwischen in mehreren europäischen Ländern ausverkauft. Die Zeitung berichtet zudem, dass einzelne Geräte auf Onlineplattformen mit deutlichen Preisaufschlägen weiterverkauft werden und das Modell in sozialen Netzwerken große Aufmerksamkeit auf sich zieht.

    Der Erfolg des Geräts hat vor allem einen praktischen Grund. Anders als klassische Split-Klimaanlagen muss die PortaSplit nicht dauerhaft an der Hausfassade montiert werden. Stattdessen wird die Außeneinheit mit einer Halterung außen am Fenster befestigt. Nach Angaben des Herstellers ist dafür weder eine Bohrung noch eine dauerhafte Veränderung der Fassade erforderlich.

    Gerade in Europa ist das ein entscheidender Vorteil. In vielen Städten erschweren Denkmalschutzauflagen oder Vorgaben von Eigentümergemeinschaften bauliche Veränderungen an Fassaden. Hinzu kommt, dass nach Daten der europäischen Statistikbehörde Eurostat fast jeder dritte EU-Bürger zur Miete lebt, in Deutschland sogar mehr als die Hälfte der Bevölkerung. Für viele Mieter kommen fest installierte Klimaanlagen deshalb gar nicht infrage. Ein mobiles System, das sich beim Umzug einfach mitnehmen lässt, ist dadurch besonders attraktiv.

    PortaSplit: Käufer fahren quer durchs Land

    Die hohe Nachfrage hat die Geräte innerhalb weniger Wochen knapp werden lassen. Im vergangenen Jahr kostete die PortaSplit noch rund 900 Euro. Inzwischen liegt der offizielle Verkaufspreis bei etwa 1200 Euro. Auf Gebrauchtplattformen werden einzelne Geräte nach Berichten der South China Morning Post sogar für mehrere tausend Euro angeboten.

    In sozialen Netzwerken berichten Käufer davon, durch mehrere Städte gefahren zu sein, um noch ein Exemplar zu ergattern. Andere vergleichen das Gerät scherzhaft mit seltenen Sammelkarten. Inzwischen gibt es sogar eigene Internetseiten, die den Lagerbestand der Klimaanlage bei verschiedenen Händlern in Echtzeit verfolgen.

    Auch Deutschland spürt den Ansturm

    Der Boom macht sich auch hierzulande bemerkbar. Der Onlinehändler Galaxus teilte nach der jüngsten Hitzewelle mit, die Lager für Klimaanlagen und Ventilatoren seien inzwischen größtenteils leer. Nachschub aus Asien werde voraussichtlich erst nach dem Sommer erwartet.

    Allein im Juni verkaufte das Unternehmen nach eigenen Angaben 38 Prozent mehr Klimaanlagen als im bisherigen Rekordmonat Juni 2025. Im ersten Halbjahr stieg der Absatz von Klimaanlagen um 36 Prozent, bei Ventilatoren sogar um 72 Prozent.

    Chinas Lieferketten reagieren

    Der Nachfrageboom beschäftigt inzwischen auch chinesische Logistikunternehmen. Nach Angaben der South China Morning Post werben einige Anbieter bereits mit speziellen Luftfrachtverbindungen für Klimaanlagen nach Europa. Ein Logistikunternehmen aus Shenzhen berichtete von stark gestiegenen Bestellungen aus Frankreich, Belgien und Großbritannien. Das Lager sei inzwischen „voll mit Klimaanlagen“, erklärte ein Mitarbeiter.

    Klimaanlagen: Warum Europa jetzt aufrüstet

    Lange galt eine fest eingebaute Klimaanlage in Europa eher als Ausnahme. Viele Wohnhäuser wurden auf kalte Winter ausgelegt. Dicke, gut gedämmte Wände halten im Winter die Wärme im Gebäude – bei immer häufigeren Hitzewellen können sie jedoch dazu beitragen, dass sich Wohnungen über Tage stark aufheizen.

    Nach Angaben der Europäischen Kommission wurden rund 85 Prozent aller Gebäude in der EU vor dem Jahr 2000 errichtet. Sie entstanden überwiegend für ein gemäßigtes Klima und verfügen häufig über keine fest installierten Kühlsysteme.
    Vorsicht vor Fakeshops und leeren Versprechen

    Mit der stark gestiegenen Nachfrage wächst auch die Zahl unseriöser Onlineangebote. Verbraucherschützer warnen vor Internetseiten, die angeblich revolutionäre Klimaanlagen für 70 bis 140 Euro anbieten und mit Schlagworten wie „Raumfahrttechnologie“, angeblichen Testberichten oder KI-generierten Werbevideos werben. Tatsächlich erhalten Käufer nach Angaben des Verbraucherschutzportals „Watchlist Internet“ häufig lediglich einfache Ventilatoren mit geringer Kühlleistung – oder im schlimmsten Fall gar keine Ware.
    Woran Käufer unseriöse Angebote erkennen

    Unrealistische Versprechen: Eine mobile Klimaanlage, die große Räume innerhalb weniger Minuten herunterkühlt, dabei kaum Strom verbraucht und nur rund 100 Euro kostet, gibt es nach Einschätzung von Verbraucherschützern nicht.
    Emotional aufgeladene Werbung: Geschichten über angebliche Erfinder oder Wundertechnologien sollen häufig Vertrauen schaffen, lassen sich aber oft nicht belegen.
    Fehlendes oder zweifelhaftes Impressum: Ein Blick auf den Firmensitz lohnt sich. Wirbt ein Anbieter mit deutscher Qualität, sitzt das Unternehmen aber im Ausland, sollten Käufer genauer hinschauen.
    Negative Bewertungen: Vor dem Kauf empfiehlt es sich, Erfahrungsberichte auf unabhängigen Bewertungsplattformen zu lesen – insbesondere die kritischen Stimmen.

    Was Betroffene tun können

    Wer statt einer Klimaanlage ein minderwertiges Gerät erhält, sollte sich möglichst schnell an den Zahlungsdienstleister oder die Bank wenden. Bei Kreditkartenzahlungen kann unter Umständen ein Chargeback beantragt werden. Wurde über einen Zahlungsdienst mit Käuferschutz bezahlt, lässt sich häufig auch eine Rückerstattung beantragen. Zusätzlich empfehlen Verbraucherschützer, den Fakeshop-Finder der Verbraucherzentralen zu nutzen, um unseriöse Anbieter vor dem Kauf zu überprüfen.

    #climat #logement #canicule #commerce

  • Le #droit à la fraîcheur
    https://laviedesidees.fr/Le-droit-a-la-fraicheur

    « Tous logés à la même enseigne » face à la #canicule, comme le prétend un chroniqueur ? M. Ginsburger démontre combien les #inégalités de #logement et d’équipement entament l’universalité de ce que devrait être un droit à la fraîcheur.

    #Politique #changement_climatique

    • Les quatre configurations décrites dans la section précédente dessinent une structure d’#inégalités_résidentielles face aux vagues de #chaleur qui appelle un déplacement conceptuel dans la façon dont les politiques publiques pensent la vulnérabilité thermique. Ce déplacement a un précédent : celui qui, dans les années 2000, a conduit à reconnaître la précarité énergétique hivernale comme une catégorie de politique publique à part entière — et non comme le résultat de mauvais choix individuels de chauffage. Le « droit à se chauffer » s’est progressivement imposé comme un droit social, adossé à des instruments concrets : tarifs sociaux de l’énergie, obligations de rénovation thermique des passoires, aides ciblées sur les ménages modestes. Ce processus de reconnaissance a supposé un préalable intellectuel et politique : cesser de traiter les difficultés de chauffage comme un défaut de comportement et les reconnaître comme le produit de conditions objectives de logement, inégalement distribuées selon la position sociale.

      Les données présentées dans cet article suggèrent que la vulnérabilité thermique estivale appelle une reconnaissance analogue, sous la forme d’un droit à la fraîcheur. Non pas le droit à un équipement spécifique — la climatisation n’est qu’une ressource parmi d’autres —, mais le droit à disposer de conditions résidentielles permettant de faire face aux vagues de chaleur sans mettre en danger sa santé, son sommeil et ses conditions de vie.

      Ce cadrage a des implications directes pour le débat en cours. Il conduit d’abord à distinguer rigoureusement deux populations que le débat sur la climatisation tend à confondre. D’un côté, les ménages qui n’ont pas besoin de se climatiser parce que leurs conditions résidentielles leur permettent de réguler la chaleur passivement — la classe 2, la plus nombreuse, qui incarne la norme statistique de la sobriété thermique sans l’avoir choisie comme telle. De l’autre, les ménages qui ne peuvent pas se climatiser parce que leurs conditions résidentielles et économiques le leur interdisent — les classes 3 et 4, dont l’absence de climatisation exprime moins une préférence pro-environnementale qu’une contrainte subie. Confondre ces deux situations dans un discours uniforme sur la « maladaptation » revient à traiter comme un problème moral et comportemental ce qui est d’abord un problème structurel.

  • France : 50 % du parc de bâtiments n’est pas adapté aux vagues de chaleur et les métropoles sont des fournaises
    https://ricochets.cc/France-50-du-parc-de-batiments-n-est-pas-adapte-aux-vagues-de-chaleur-et-l

    Dans le modèle de société actuel, peut-on vraiment transformer les villes et bâtiments pour les rendre vivables et adaptés au réchauffement climatique techno-industriel ? Il devient de plus en plus difficile de rattraper le « retard » qui s’est accumulé, et qui va payer ? Les plus grands pollueurs et émetteurs de CO2, les grands propriétaires ? Qui va les forcer ? En fait, il ne s’agit pas d’un quelconque retard, mais d’un je m’en foutisme volontaire généralisé de la part des dirigeants et (...) #Les_Articles

    / #Logement, #Catastrophes_et_atrocités_climatiques,_écocide_et_destructions_écologiques, #Le_monde_de_L'Economie

    https://gorenove.fr
    https://reporterre.net/On-joue-notre-avenir-et-tout-le-monde-s-en-fiche-les-lyceens-etouffent-p
    https://reporterre.net/Je-n-ai-pas-le-choix-il-faut-travailler-en-pleine-canicule-ouvriers-et-l

  • Berlins Mieterbeiräte : Mitwirkung oder Gegenmacht ?
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1200548.wohnen-berlins-mieterbeiraete-mitwirkung-oder-gegenmacht.html

    Potsdamer Straße/Kurfürstenstraße : Südöstlich von hier liegt das Quartier Bülowstraße Ost. Foto : IMAGO/Sabine Gudath

    De l’organisation des locataires comme noyau d’un contre-pouvoir

    19.6.2026 von Peter Nowak - In Berlins landeseigenen Wohnungsunternehmen sind Mieterbeiräte gesetzlich vorgesehen. Was können sie tatsächlich leisten und wo liegt ihr Potenzial?

    »Es wäre politisch unklug, diese gesetzlich verbrieften Mitwirkungsmöglichkeiten nicht zu nutzen«, sagt Michael Kohlstruck. Kohlstruck ist Mitglied im Mieterbeirat Bülowstraße Ost – der gesetzlich verankerten »Interessenvertretung der Mieterinnen und Mieter der landeseigenen Wohnungsunternehmen (LWU) in den Quartieren«, wie es in deren Satzung heißt.

    Welche Rolle den Mieterbeiräten dabei tatsächlich zukommt und welche Rolle sie einnehmen sollten, ist dabei fortwährend Gegenstand von Diskussionen. Im Gespräch mit »nd« weist Michael Kohlstruck auf die sehr bescheidenen Einflussmöglichkeiten hin, die die Mieterbeiräte gegenüber den LWU haben.

    Den Mieterbeirat Bülowstraße Ost gibt es in seiner jetzigen Form seit fast zwei Jahren. Er wurde zuletzt im Juli 2024 gewählt und hat zwei Monate später seine Arbeit aufgenommen. Michael Kohlstruck ist einer der damals gewählten Mieterbeiräte (MBR) im Quartier der Gewobag, »von der Potsdamer Straße im Westen bis zur Bautzener Straße im Osten und von der Kurfürstenstraße im Norden bis zur Großgörschenstraße im Süden«, wie der Mieterbeirat auf seiner Webseite schreibt.

    Kohlstrucks Vorstellungen machen am Status quo nicht Halt. Demnach könnten die Beiräte »Ausgangsposition für weitere persönliche Vernetzungen mit gleichgesinnten Mieter*innen sein, um in Zukunft jede Chance für die Etablierung wirklicher Mitbestimmungsmöglichkeiten zu nutzen«, sagt er. Das sei keine ferne Utopie.

    Die Abgeordnetenhauswahl im September sei eine Chance, um danach die Mitbestimmungsmöglichkeiten der Mieterbeiräte zu verbessern. »Dann könnte das Wohnraumversorgungsgesetz novelliert werden und die Berliner Verfassung geändert werden«, so Kohlstruck.

    Das mehrfach angepasste Wohnraumversorgungsgesetz bildet die rechtliche Grundlage der Mieterbeiräte. Das Gesetz ist das Ergebnis des Mietenvolksentscheids. Um den Entscheid abzuwenden, verständigten CDU, SPD und die Initiatoren der Mietenbewegungen einen Kompromiss. Der Verzicht, den Entscheid weiterzuführen, erkaufte sich die damalige Regierung unter anderem mit der Einführung der Mieterbeiräte und Mieterräte – ihrem Pendant auf Unternehmensebene der LWU. 2015 wurde das Gesetz verabschiedet, 2016 trat es in Kraft.

    »Wer zu unserer monatlichen Sprechstunde kommt, hat konkrete Beschwerden und erwartet, dass der Mieterbeirat gegenüber der Gewobag dem jeweiligen Anliegen mehr Nachdruck verleiht.« Michael Kohlstruck Mitglied im Mieterbeirat Bülowstraße Ost

    Der Mieterbeirat Kohlstruck zeigt im Gespräch auch auf Widersprüche. Glaubt man Stellungnahmen des Landes Berlin wie jenen vom für Wohnen und Mieterschutz zuständigen Staatssekretär Stephan Machulik, so handelt es sich bei den MBR um Mitwirkungsorgane. Machulik zufolge sollen sich die Beiräte auf die Gestaltung des Wohnumfeldes sowie die soziale und kulturelle Integration der Nachbarschaft konzentrieren und zu Planungen der LWU gehört werden, so erinnert sich Kohlstruck an die Ausführungen des Staatssekretärs auf einer Versammlung der Räte. Eine Interessenvertretung im materiellen Sinn sind sie derzeit also nicht.

    Die Mieter*innen im Bülow-Kiez sehen das Kohlstruck zufolge ein bisschen anders. »Bislang hatte sich noch kein Mieter wegen der Organisation eines Straßenfestes an uns gewandt. Wer zu unserer monatlichen Sprechstunde kommt, hat konkrete Beschwerden und erwartet, dass der Mieterbeirat gegenüber der Gewobag dem jeweiligen Anliegen mehr Nachdruck verleiht.« Sie wollen also eine Vertretung, die die Stimme der Mieter*innen verstärkt. Hier liegt ein Ansatzpunkt der Räte als Gegenmacht auf Unternehmensentscheidungen einzuwirken.

    Darüber hinaus sei auch eine Vernetzung wichtig, sagt Kohlstruck, um den Blick praktisch über den Tellerrand der eigenen LWU hinaus zu erweitern. Die sogenannte LWU-Vernetzung trägt dem Rechnung: als Austausch- und Unterstüzungsplattform von Mieter*innen und Mitgliedern der Mietergremien der LWU.

    »Während die Mietergremien an der kurzen Leine der LWU geführt werden und als ›nicht rechtsfähige sonstige Organe‹ gelten, handelt es sich bei den Mieterinitiativen gewissermaßen um den außerparlamentarischen Arm der Mieterbewegung – bekanntlich sind im Freien auch die Freiheiten größer«, hebt Kohlstruck die unterschiedlichen Vorstellungen hervor. Auch hierbei denkt er an die nächste Abgeordnetenhauswahl. »Dass es in Berlin LWU gibt, wird von der LWU-Vernetzung als Chance gesehen, diese in Zukunft zu einem neuartigen Modell von kommunaler Wohnungspolitik weiterzuentwickeln.«

    In dem Zusammenschluss sei man sich einig, dass die politische Kontrolle durch das Land deutlich verbessert werden muss. Wenn dann noch die Mitbestimmung durch die Mieterschaft gesetzlich verankert würde, könnten die Mieterbeiräte Keimzellen einer tatsächlichen Mitbestimmung der Mieter*innen in den LWU werden. Ob das gelingt, wird nicht nur im Abgeordnetenhaus entschieden. Denn neben den Räten und ihrer Vereinigung braucht es natürlich auch den Druck der Mieter*innen, die Mietbeiräte zu Organen ihrer Interessen zu entfalten.

    #Berlin #Schöneberg #logement #droit #locataires

  • Nebenkosten in Berlin : Diese Posten muss kein Mieter mehr zahlen
    https://www.berliner-zeitung.de/article/nebenkosten-in-berlin-diese-posten-muss-kein-mieter-mehr-zahlen-100

    Les « charges » sont pour ton loyer ce que sont les frais de l’occupation.militaire de ton pays par une armée étrangère pour les impôts, tu es obligé par la loi de les payer, sauf ...

    15.6.2026 von Oliver Weinlein - Kabelgebühr, Rauchmelder-Miete, der volle CO₂-Preis: In jeder zweiten Abrechnung stehen Kosten, die längst verboten sind. Worauf Berliner Mieter jetzt achten sollten.

    In einer Stadt, in der rund vier von fünf Haushalten zur Miete wohnen, ist die Betriebskostenabrechnung der stillste Preistreiber überhaupt. Sie kommt einmal im Jahr, sie wirkt amtlich, und kaum jemand liest sie zu Ende. Genau das ist das Problem. Denn der Deutsche Mieterbund schätzt, dass jede zweite Abrechnung fehlerhaft ist – und in Berlin landet dieser Fehler bei Hunderttausenden im Briefkasten.

    Die gute Nachricht: Bei einigen Posten ist die Rechtslage inzwischen glasklar. Wer sie kennt, erkennt eine überhöhte Abrechnung in wenigen Minuten.
    Kabel-TV: Seit Juli 2024 hat dieser Posten nichts mehr in der Abrechnung zu suchen

    Die spürbarste Änderung betrifft das Kabelfernsehen. Über Jahrzehnte lief in vielen Berliner Mehrfamilienhäusern ein Sammelvertrag, dessen Gebühr automatisch auf alle Mieter umgelegt wurde – ob sie fernsahen oder nicht. Mit dem 1. Juli 2024 ist damit Schluss. Die TKG-Novelle hat das sogenannte Nebenkostenprivileg gekippt.

    Taucht in der Abrechnung für ein Jahr nach diesem Stichtag noch ein Posten wie „Breitbandkabelanschluss“ oder „TV-Kabel" auf, darf er gestrichen werden. Wer weiter Kabel schauen will, schließt seinen Vertrag jetzt selbst ab. Eine eng begrenzte Ausnahme gilt nur für frisch verlegte Glasfaser, deren Bereitstellungsentgelt befristet und gedeckelt umgelegt werden kann.
    CO₂-Preis: Der Vermieter muss mitzahlen – je schlechter das Haus, desto mehr

    Beim Heizen mit Gas oder Öl fällt ein CO₂-Preis an, 2026 bei 55 Euro pro Tonne. Seit 2023 darf dieser Preis nicht mehr komplett beim Mieter landen. Das Kohlendioxidkostenaufteilungsgesetz verteilt ihn über ein Zehn-Stufen-Modell: Je schlechter die Energiebilanz des Gebäudes, desto höher der Anteil des Vermieters – bis zu 95 Prozent bei den schlechtesten Altbauten

    Für Berlin ist das ein scharfes Schwert, denn der Bestand ist alt und oft ungedämmt. Eine Abrechnung, die den CO₂-Preis weiterhin vollständig als Heizkosten ausweist, rechnet schlicht zu viel ab. Der Vermieteranteil muss erkennbar abgezogen sein.
    Rauchmelder: Die Gerätemiete zahlt der Vermieter, nicht der Mieter

    Ein Klassiker aus dem Kleingedruckten ist die Position „Miete Rauchwarnmelder“. Der Bundesgerichtshof hat 2022 entschieden, dass die Anmietung der Geräte keine umlagefähige Betriebskostenposition ist. Sie zählt wie ein Kauf zur Anschaffung – und die ist Sache des Eigentümers.

    Wichtig ist die feine Linie: Die regelmäßige Wartung der Melder darf weiter umgelegt werden, die reine Gerätemiete nicht. Wer in seiner Abrechnung „Miete + Wartung“ als eine Summe findet, sollte die Aufschlüsselung verlangen.
    Die ewigen Wackelkandidaten: Verwaltung, Reparaturen, Sanierung

    Viele Streitfälle drehen sich nicht um neue Gesetze, sondern um uralte Grundsätze. Verwaltungskosten gehören nicht in die Abrechnung – also kein Porto, keine Buchhaltung, keine Hausverwaltungs-Pauschale. Auch Reparaturen, der Austausch defekter Teile, neue Fenster oder eine neue Heizung sind tabu. Sie erhalten oder verbessern das Gebäude und bleiben damit beim Eigentümer.

    In Berliner Abrechnungen verstecken sich solche Kosten gern in Sammelposten. Wenn unter „Hausmeister“ auch ein reparierter Türschließer abgerechnet wird oder die „Gartenpflege“ eine komplette Neuanlage enthält, ist der nicht laufende Anteil herauszurechnen. Entscheidend ist nie der Titel der Position, sondern was tatsächlich dahintersteckt.
    So prüfen Berliner Mieter ihre Abrechnung richtig

    Der erste Blick gehört nicht den Belegen, sondern dem Mietvertrag: Welche Betriebskosten wurden überhaupt wirksam vereinbart? Fehlt eine Position dort, ist sie meist auch nicht fällig. Als grobe Orientierung dient die amtliche Berliner Betriebskostenübersicht, die für den Mietspiegel 2026 erstmals seit Jahren wieder auf Basis echter Abrechnungen ausgewertet wurde – knapp 1.700 Gebäude bei den kalten, rund 1.300 bei den warmen Kosten. Weicht die eigene Abrechnung stark nach oben ab, lohnt die genaue Prüfung.

    Wer große Vermieter im Bestand hat, kennt das Risiko serieller Fehler aus den Abrechnungsprogrammen. Zuletzt musste etwa Heimstaden einräumen, in Schreiben falsche Fristangaben verschickt zu haben. Beratung gibt es beim Berliner Mieterverein oder der Berliner MieterGemeinschaft, oft günstiger als eine einzelne Anwaltsstunde.
    Die Frist entscheidet über Ihr Geld

    Eine fragwürdige Abrechnung erledigt sich nicht von selbst. Einwendungen müssen Mieter innerhalb von zwölf Monaten nach Zugang schriftlich geltend machen, sonst sind sie damit ausgeschlossen. Drängt eine Zahlungsfrist, hilft die Überweisung mit dem Zusatz „Zahlung unter Vorbehalt“.

    In einer Stadt, in der die Kaltmiete ohnehin Jahr für Jahr steigt, ist die Betriebskostenabrechnung längst zur Rechtsfrage des Alltags geworden. Wer die wenigen klaren Verbote kennt, zahlt nicht weniger Miete. Aber er zahlt nicht mehr, als er muss.

    #Allemagne #logement #loyer

  • In Calabria c’è anche chi aiuta i lavoratori migranti

    Nella stessa zona in cui quattro braccianti sono stati bruciati vivi, alcune aziende e associazioni hanno trovato un modo per togliere potere ai caporali

    Sulla costa jonica nel nord della Calabria, dove il primo giugno quattro braccianti migranti sono stati bruciati vivi in un minivan, ci sono anche aziende agricole che assumono i lavoratori con contratti regolari e condizioni di lavoro dignitose. Provvedono alla casa e al trasporto, in modo da evitare che si rivolgano a caporali, cioè persone che fanno da intermediari per ingaggiare i braccianti, sfruttarli e trattenere parte della loro paga. Li assumono andandoli a cercare soprattutto nella baraccopoli di San Ferdinando, nella piana calabrese di Gioia Tauro, o in quelle pugliesi di Borgo Mezzanone e di Rignano.

    Queste aziende riescono a lavorare nella legalità grazie a un progetto che si chiama #Spartacus, ideato dall’associazione #Giuste_Terre e finanziato da alcune fondazioni e dai soldi dell’#8_per_mille versati alla #Chiesa_valdese. «Cerchiamo di far assumere il più possibile le persone legalmente e di garantire ai braccianti la possibilità di avere un alloggio, perché se continuano a vivere nei ghetti o alle dipendenze dei caporali è tutto inutile», dice il responsabile del progetto Gianantonio Ricci.

    Ricci dice che in un anno sono riusciti a far assumere 180 persone che vivevano a Borgo Mezzanone o a #San_Ferdinando, tirandole fuori dai ghetti e sottraendole al caporalato.

    Secondo uno studio del CNR (Consiglio nazionale delle ricerche, il più importante ente pubblico che si occupa di ricerca), nelle campagne calabresi 12mila migranti sono «impiegati in condizioni di irregolarità». I caporali riescono a tenere sotto controllo i braccianti perché si occupano di tutto al posto loro, offrendo insieme al lavoro una casa e il trasporto: i lavoratori migranti spesso non hanno alternative.

    Gli ideatori del progetto Spartacus allora hanno pensato che per contrastare il caporalato avrebbero dovuto fare lo stesso, ma in maniera legale e offrendo un servizio migliore. «La prima cosa che facciamo è costruire un ponte tra i braccianti e le aziende virtuose, garantendo contratti regolari», dice Ricci. Poi «cerchiamo gli alloggi: poiché quasi nessuno affitta agli africani, prendiamo noi le case in locazione e le paghiamo». Infine, «gestiamo i trasporti al posto dei caporali: abbiamo dei pulmini con autisti scelti tra gli stessi lavoratori, che collegano le abitazioni ai campi».

    Gli attivisti forniscono anche assistenza legale ai migranti, aiutandoli a ottenere permessi di soggiorno e altri documenti, e ad aprire conti bancari dove possono farsi accreditare lo stipendio. «Finché non ricevono il primo pagamento e possono fare la spesa da soli, gli portiamo pure da mangiare», spiega Maria Teresa Sita, un’attivista di Giuste Terre.

    L’azienda più grande che ha aderito al progetto Spartacus si trova a #San_Marco_Argentano, un piccolo comune dell’entroterra. Si chiama #Gias e ha più di tre chilometri quadrati di terreni, 20mila piante di melograno, alcune migliaia di piante di nocciole che coltiva per la Ferrero, piantagioni di ortaggi, e un impianto di trasformazione dei prodotti e di produzione di surgelati. Nei picchi di raccolta impiega fino a un migliaio di lavoratori stagionali. Ha reclutato alcune decine di braccianti nei ghetti calabresi e pugliesi, affiancati nel lavoro da altri dipendenti dell’azienda che insegnano loro il mestiere.

    «Vogliamo non solo dare loro un lavoro dignitoso e in regola, ma anche spiegare le tecniche di potatura e formare degli operai specializzati», spiega Angelo Eliseo, l’agronomo che gestisce i terreni.

    Hanno sistemato sette braccianti in una piccola abitazione su un piano all’ingresso dei campi, che hanno ristrutturato: ci sono una cucina attrezzata, un bagno e due camere spaziose. Gli altri sono alloggiati in un’altra casa, più distante. Molti di loro provengono dall’Africa subsahariana.

    Frank Williams ha 26 anni, dice di essere arrivato in Italia dal Camerun «con la barca», nel 2023. Fino a tre mesi fa viveva nel Centro di accoglienza per richiedenti asilo (CARA) di Borgo Mezzanone, in provincia di Foggia. Walid (non ha detto il cognome) invece è arrivato un mese fa dalla baraccopoli di #Rignano, sempre nel foggiano. È scappato dal Mali nel 2024 e, prima di venire in Italia, ha lavorato per un periodo in Spagna. Entrambi dicono che rispetto ai precedenti lavori che hanno fatto in Italia gli sembra «un paradiso», perché finalmente sono in regola, stanno imparando il mestiere, hanno una casa e del tempo libero.

    Iniziano a lavorare alle 5 del mattino e finiscono a mezzogiorno, perché poi fa troppo caldo. Alla fine del turno di lavoro vanno nella casetta ai margini del campo, fanno una doccia, si cambiano, cucinano qualcosa e poi si riposano. Se hanno voglia, nel pomeriggio vanno a fare un giro a Corigliano Calabro, che è a 40 minuti di bus. Williams dice che vuole comprare «una bici per andare a San Marco Argentano», un paese a pochi chilometri di distanza, su una collina.

    A #Cassano_all’Ionio, un comune di 17mila abitanti che si trova una quarantina di chilometri più a nord, i migranti possono andare a cercare lavoro in un centro che si chiama #Kosmopolis e possono chiedere assistenza legale a uno degli sportelli dell’associazione #Cidis. «I caporali gestiscono la vita dei migranti sostituendosi al welfare dello Stato, approfittando del fatto che chi è appena arrivato non conosce la lingua e non sa come muoversi, e noi cerchiamo di portarglieli via fornendo loro proprio quel tipo di assistenza», dice Debora La Rocca, responsabile di Cidis.

    L’associazione gestisce una casa dove vengono ospitati i braccianti che sono messi sotto protezione per avere denunciato lo sfruttamento. I volontari li assistono anche legalmente e li aiutano a trovare un altro lavoro. «Spesso i migranti non denunciano i caporali non solo perché sono intimiditi, ma anche perché temono di perdere il lavoro, la casa e il sostegno degli sfruttatori», spiega ancora La Rocca.

    I migranti che vivono nelle case del centro storico di Cassano all’Jonio possono anche andare al lavoro con una navetta del comune, che li porta gratis nelle aziende agricole della zona e a fine turno li riporta in paese. «All’inizio non saliva nessuno, i braccianti passavano dritti con lo sguardo abbassato e salivano sui mezzi dei caporali. Poi abbiamo cominciato a fermarli quando li vedevamo da soli per spiegare che il servizio è gratuito, e così pian piano hanno cominciato ad avvicinarsi. Ora sono le stesse aziende agricole a chiamarci per chiederci di passare anche da loro», racconta l’autista Danilo Mignogna.

    Il bus, che ha 23 posti a sedere, è sempre pieno e deve fare diverse corse al giorno, sia all’andata che al ritorno. Se non riescono a salire perché è troppo pieno, molti migranti attendono il passaggio successivo invece di pagare i 5 euro per il trasporto ai caporali. Il comune sta pensando di comprare un secondo pulmino per rafforzare il servizio.

    https://www.ilpost.it/2026/06/10/aziende-che-aiutano-migranti-braccianti-calabria-puglia-caporalato-sfruttamen
    #Calabre #solidarité #aide #migrations #agriculture #Italie #conditions_de_travail #dignité #logement

  • A Paris, sous les tentes du métro Stalingrad, l’« errance » sans fin des exilés
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/12/a-paris-sous-les-tentes-du-metro-stalingrad-l-errance-sans-fin-des-exiles_67

    A Paris, sous les tentes du métro Stalingrad, l’« errance » sans fin des exilés
    Un tiers des personnes vivant dans les rues de la capitale ont le statut de réfugié, estime l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Mais, faute de logement et de travail, beaucoup se retrouvent dans le campement informel du 10ᵉ arrondissement.
    Par Mustapha Kessous
    Ce village de toiles s’étire sur plusieurs centaines de mètres. Des tentes par dizaines et d’innombrables couchages usés par les intempéries. Et, au milieu, des rats qui se faufilent et se cachent sous les matelas. Il y a aussi ce vacarme incessant de la circulation et du métro aérien. Et, partout, des visages épuisés. Il n’y a pas grand-chose à faire dans ce camp de migrants, posé sur le terre-plein central du boulevard de La Chapelle, dans le 10e arrondissement de Paris, où vivotent quelque 850 Afghans, Erythréens ou Sud-Soudanais.
    Certains font défiler sans fin des vidéos TikTok sur leur téléphone, d’autres y jouent aux petits chevaux, d’autres encore prient en égrenant les perles de leur chapelet. Ici, les journées s’écoulent pour beaucoup dans l’attente : une réponse pour un travail ou un logement, un rendez-vous administratif ou une consultation médicale.
    En cet après-midi du début du mois de juin, les équipes de Médecins du monde ont garé leur camion à l’entrée du boulevard, à deux pas de la station de métro Stalingrad. Devant la portière arrière, des hommes attendent leur tour pour voir une infirmière ou une docteure. A l’intérieur, les consultations prennent parfois des allures de confession. Les soignants, avec l’aide de traducteurs, auscultent des corps marqués par la route, nettoient des plaies et distribuent quelques médicaments. « Beaucoup de primo-arrivants sont de jeunes Soudanais, il en vient tous les jours », constate Paul Alauzy, le coordonnateur de la veille sanitaire de l’association.
    D’autres exilés reviennent chaque lundi, semaine après semaine, mois après mois. Stalingrad n’abrite pas seulement des migrants fraîchement arrivés en France. Depuis l’hiver 2025, le nombre d’occupants est passé d’une centaine à plus de 800. « Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas seulement peuplé de demandeurs d’asile qui viennent de fuir les guerres, mais aussi de personnes qui ont obtenu le statut de réfugié. Certaines errent depuis des mois ou des années et finissent par rejoindre le camp, précise M. Alauzy. C’est l’autre réalité de la migration. »
    Selon Médecins du monde, 60 % des occupants du campement sont des demandeurs d’asile, 20 % ont obtenu le statut de réfugié, et les 20 % restants ont épuisé tous les recours et vivent sans papiers. Plus généralement, on estime qu’un tiers des personnes vivant dans la rue à Paris ont le statut de réfugié, avance Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). « C’est paradoxal, mais beaucoup d’entre eux étaient mieux pris en charge lorsqu’ils demandaient l’asile, souligne-t-il. Une fois le statut de réfugié accordé, ils perdent certaines aides et doivent se débrouiller seuls. » Paul Alauzy assène : « La machine à les intégrer est en panne. »
    Ce campement précaire, où plane une constante odeur d’urine, est un point de ralliement pour ces personnes ayant obtenu une protection ou un titre de séjour. « Avoir des papiers ne marque pas forcément la fin de l’errance migratoire et ne suffit pas toujours pour commencer à construire sa vie », dit M. Leschi. Beaucoup échouent dans le camp – ou reviennent à la « case départ » – après avoir perdu leur emploi ou leur logement. Là-bas, ils retrouvent des « frères » avec lesquels ils ont partagé les épreuves de la route ou des compatriotes qui ont connu la même chose. « C’est un repère quand on n’a plus rien », résume un Somalien de 26 ans derrière d’élégantes montures de lunettes, qui souhaite rester anonyme.
    Cet ancien étudiant en mathématiques, qui a quitté Mogadiscio en 2020 – l’asile lui a été accordé deux ans plus tard – s’est retrouvé ici, il y a deux mois, quand son colocataire lui a demandé de quitter leur appartement. « Mon contrat de magasinier s’était terminé, et je n’avais plus les moyens de payer ma part du loyer, explique-t-il. C’est temporaire ici. J’ai eu un entretien pour un travail. J’espère l’avoir. Mais c’est dur, c’est comme si j’étais un éternel migrant. »
    Casquette imitation Gucci sur la tête, bagues argentées à tous les doigts, ce Gambien de 43 ans dort sous l’une des tentes depuis deux mois également. Il possède un titre de séjour italien, obtenu après son arrivée à Lampedusa, en 2013. « J’étais en Allemagne ces dernières années, je n’avais plus de boulot. On m’a dit de venir en France, que c’était un bon pays et qu’on pouvait trouver un travail, raconte-t-il. Je constate que ce n’est pas facile. »Avant d’arriver à Paris, on lui a parlé de Stalingrad, où il rencontrerait des « gens comme lui » et des associations qui pourraient l’aider. Les semaines passent, et Mohamed Lamine n’a toujours pas trouvé de travail, même non déclaré. « Ces personnes constituent malheureusement un nouveau sous-prolétariat que l’on retrouve sous le métro aérien », déplore le directeur général de l’OFII. Ils sont nombreux à avoir « erré de pays en pays en Europe », constate Paul Alauzy. « La France est un pays de rebond : on tente d’obtenir ici ce qu’on n’a pas réussi à obtenir ailleurs », atteste Didier Leschi.
    C’est aussi le cas pour Mohamed Abdallah. Cet homme de 40 ans qui frôle les deux mètres a quitté son Ethiopie natale, en 2016, alors secouée par de violentes manifestations antigouvernementales. Pendant près d’une décennie, il a vécu en Allemagne, où il a rencontré son épouse et vu naître sa fille, aujourd’hui âgée de 1 an et demi. Là-bas, il n’est jamais parvenu à obtenir un titre de séjour.
    Alors la France s’est imposée comme un dernier recours, et le camp de Stalingrad comme un ultime espoir. Il est venu seul, il y a moins d’un an. Sa demande d’asile a été rejetée ; il doit prochainement comparaître devant la Cour nationale du droit d’asile. « La migration, c’est tourner en rond, confie Mohamed Abdallah. Je n’en peux plus de tourner en rond. »En fin de journée, un jeune Soudanais semble soulagé. Il y a encore un mois, Adam Salé, 25 ans, dormait à Stalingrad. « Je touche désormais le RSA et je peux me payer un tout petit hôtel. J’étais à la rue depuis quatre ans. » Ce jour-là, il est venu prendre des nouvelles de ses amis dans le camp. Il a obtenu l’asile en 2020, après son arrivée en France alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. Aujourd’hui, Adam Salé cherche désespérément un travail, n’importe lequel. Il rêve aussi d’un appartement et d’une vie sociale et sentimentale. Il s’arrête de parler. Il plonge la tête dans son carnet et recopie les mêmes phrases, en s’appliquant sur chaque lettre comme un écolier soignant son écriture. Puis, il lève la tête : « L’exil, c’est l’errance. On est toujours perdu. »

    #Covid-19#migration#migrant#france#campement#paris#exil#asile#sante#droit#logement#integration

  • « Leur nombre continue d’augmenter » : au moins 929 sans-abri sont morts en 2025 | TF1 Info
    https://www.tf1info.fr/societe/leur-nombre-continue-d-augmenter-au-moins-929-sans-abri-sont-morts-en-2025-2

    Un hommage leur est rendu ce mardi dans le Vᵉ arrondissement de Paris.
    Retrouvées sur la voie publique, dans une cage d’escalier ou une cabane de chantier... Au moins 929 personnes sans domicile fixe, à qui un hommage est rendu ce mardi à Paris, sont décédées en 2025 en France, selon un décompte provisoire du collectif les Morts de la Rue(nouvelle fenêtre). Ce nombre, recueilli à partir des remontées d’une cinquantaine d’associations proches des sans-abri en métropole et en outremer et membres du collectif, est déjà supérieur à celui de 2024, qui s’était établi à 912 décès.(...)

  • Geteiltes Wohnen: Die britische Kommunalka und was Berlin daraus lernen kann
    https://www.berliner-zeitung.de/article/geteiltes-wohnen-die-britische-kommunalka-und-was-berlin-daraus-ler

    Se loger sous le capitalisme libéral - Lkmdres donn l’exemple.

    24.5.2026 von Piotr Biegasiewicz - Berlin sollte genau hinsehen, wenn sich in Städten wie London immer mehr Menschen zum „shared living“ gezwungen sehen. Für die Wohnungskrise ist das keine Lösung.

    Dies ist ein Open-Source-Beitrag. Der Berliner Verlag gibt allen Interessierten die Möglichkeit, Texte mit inhaltlicher Relevanz und professionellen Qualitätsstandards anzubieten.

    Am Morgen zischt der Wasserkocher in einer Küche, die allen gehört und niemandem. Eine Etage, fünf Zimmer, sechs Paar Schuhe im Flur. Hinter jeder Tür beginnt ein anderes Leben. Aber kein Zuhause. Wer hier wohnt, besitzt kein Haus. Er besitzt einen Schlüssel.

    Das ist Großbritannien. Aber Berlin sollte genau hinschauen. Denn die Wohnungsfrage beginnt früher als die Obdachlosigkeit. Sie beginnt, wenn aus der Wohnung ein Zimmer wird, aus dem Zuhause eine bezahlbare Zwischenlösung.

    In Berlin beginnt diese Zukunft leise. Mit einem möblierten Zimmer in Neukölln. Mit einem befristeten Vertrag in Wedding. Mit einer Anzeige, in der zwölf Quadratmeter als gemütlich beschrieben werden. Mit dreißig Menschen im Treppenhaus.

    Großbritannien zeigt, wohin eine Gesellschaft gerät, wenn Eigentum zur Religion und Miete zur Disziplin wird. Wenn das Zuhause schrumpft, bis nur noch ein abschließbares Zimmer übrig bleibt.

    Margaret Thatchers Versprechen

    In Großbritannien heißt diese Wohnform HMO, House in Multiple Occupation: ein Haus, in dem mehrere Menschen aus mehr als einem Haushalt leben und Küche, Bad oder Toilette teilen. Praktisch ist es oft eine Ansammlung vermietbarer Zimmer.

    Für deutsche Ohren klingt geteiltes Wohnen zunächst harmlos. WG, Studium, Küchentisch, billiger Wein. Aber das britische HMO hat mit dieser Erinnerung oft wenig zu tun. Eine WG kann der Versuch sein, anders zu leben. Im HMO geht es darum, überhaupt noch irgendwo zu leben.

    Es gibt ein Bett. Einen Schrank. Eine Heizung, die nicht immer warm wird. Einen Schreibtisch, wenn Platz bleibt. Die Küche ist gemeinsam, aber nicht gemeinschaftlich. Das Bad ist geteilt, aber nicht solidarisch. Die Haustür öffnet nicht in ein Zuhause, sondern in einen Markt.

    Nach dem Zweiten Weltkrieg war das „council house“ ein Stück sozialer Staatsbürgerschaft. Dann kam „Right to Buy“. Margaret Thatcher versprach dem Mieter das Eigentum und der Arbeiterklasse die Aufnahme in die Religion des Privateigentums. Seit 1980 wurden in England mehr als zwei Millionen Sozialwohnungen verkauft. Der öffentliche Bestand schrumpfte, der private Markt wuchs. Thatcher versprach dem Arbeiter das eigene Haus. Der Markt gibt seinem Enkel ein Zimmer mit Schloss.

    Das HMO ist kein Betriebsunfall. Es ist eine rationale Form des britischen Mietkapitalismus. Ein Reihenhaus, in dem früher eine Familie lebte, kann in fünf oder sechs Mietverträge zerlegt werden. Wohnzimmer, Esszimmer, Dachraum, alles kann Schlafzimmer werden.

    Wo früher eine Familie wohnte, wohnen heute fünf Verträge. Das Haus hört auf, ein Ort des Lebens zu sein. Es wird zu einer Tabelle. Zimmer eins. Zimmer zwei. Zimmer drei. Kaution. Miete. Rendite.

    Wer zu wenig verdient, wird aussortiert

    Die Sprache dieses Marktes ist weich. Aus Wohnungsnot wird „shared living“. Aus Enge wird flexibility. Aus der Tatsache, dass ein arbeitender Mensch sich keine eigene Wohnung leisten kann, wird „affordable accommodation“. „Shared living“ klingt nach Freiheit. In Wahrheit ist es oft nur Armut mit Wlan.

    Auch Berlin kennt diese Sprache. Möbliertes Zimmer. Serviced Apartment. Flexible Wohnlösung. Kleine Fläche, hoher Preis, kurzer Vertrag. Wörter, die nach Zukunft klingen und oft nur bedeuten, dass Wohnen zur Übergangslösung wird.

    Wer heute in Berlin eine Wohnung sucht, lernt die Demut des Formulars. Schufa, Gehaltsnachweise, Selbstauskunft, Bewerbungsmappe, Warteschlange im Treppenhaus. Wer zu wenig verdient, wird aussortiert. Wer neu in der Stadt ist, nimmt, was bleibt.

    Und was bleibt, ist immer öfter nicht Wohnung, sondern Zimmer, Übergang, Kompromiss. Berlin ist nicht London. Aber die Richtung ist erkennbar: möbliert statt dauerhaft, Zimmer statt Wohnung, Bewerbungsmappe statt Ankommen in der Stadt. Die britische Kommunalka ist keine exotische Abweichung. Sie ist eine Warnung.

    Ein Leben hinter nummerierten Türen

    Wer im HMO wohnt, ist nicht nur Student. Diese Vorstellung ist bequem, aber falsch. Die britische Kommunalka ist längst auch Wohnform für Menschen, die arbeiten: Lagerarbeiter, Pflegerinnen, junge Angestellte mit Abschluss, Frauen nach einer Scheidung, Menschen mit Verträgen und Lebensläufen.

    Das HMO ist die Wohnform jener, die arbeiten, aber aus dem Wohnen herausgepreist wurden. Diese neue britische Arbeiterklasse lebt hinter nummerierten Türen. Sie sieht nicht immer so aus, wie man sich Arbeiter früher vorgestellt hat. Manchmal trägt sie Kopfhörer, Ausweis und Müdigkeit. Sie hat Jobs, Schichten, Bankkarten, Smartphones, manchmal Abschlüsse. Aber sie hat kein Zuhause, das diesen Namen verdient.

    Auch darin liegt eine Lektion für Berlin. Die Wohnungsfrage trifft nicht mehr nur die Armen im alten Sinn. Sie trifft jene, die morgens die Stadt öffnen: Pakete tragen, Kinder betreuen, Kranke pflegen, Büros reinigen, Cafés am Leben halten, Daten sortieren. Sie sind nicht außerhalb der Stadt. Sie sind ihre Infrastruktur. Aber die Stadt behandelt sie zunehmend wie Gäste auf Widerruf.

    Ein Markt, der die Krise organisiert

    Der britische Mietmarkt hat eine eigene Pädagogik. Er bringt Menschen bei, kleiner zu denken. Der Wohnort wird nicht nach Nähe, Bindung oder Zukunft gewählt, sondern nach dem Restbetrag auf dem Konto. Ein Kind, ein Tisch, Besuch, Krankheit, Ruhe, all das gehört zu einem Leben, das Wohnraum braucht. Der Mietmarkt übersetzt es in Kosten.

    Im März 2026 lag die durchschnittliche private Monatsmiete im Vereinigten Königreich bei 1377 Pfund. In London waren es 2280 Pfund. In England wurden für 2023/24 fast eine halbe Million Immobilien dieser Art geschätzt. Das sind Wohnformen eines Marktes, der die Krise nicht löst. Er organisiert sie.
    Eine besonders scharfe Ironie

    Hier liegt die historische Ironie. Großbritannien, das Mutterland des privaten Hauseigentums, produziert eine Wohnform, die an die alte Kommunalka erinnert, also an eine in Russland seit Mitte des 19. Jahrhunderts bestehende Wohnform: gemeinsame Küche, gemeinsames Bad, enge Flure, minimale Privatheit. Doch die Ursache ist eine andere.

    Die britische Kommunalka ist keine Rückkehr des Sozialismus. Sie ist eine bittere Pointe des Marktes. In der alten Kommunalka teilte man die Küche, weil der Staat Privatheit nicht garantieren konnte. Im heutigen HMO teilt man die Küche, weil der Markt sie unbezahlbar gemacht hat. Damals stand am Anfang Mangelverwaltung. Heute steht am Anfang Rendite. Nur der Name ändert sich. Der heutige Markt nennt das nicht Mangel. Er nennt es Angebot.

    Für Berlin ist diese Ironie besonders scharf. Kaum eine Stadt kennt gemeinschaftliche Enge, staatliche Wohnungsversprechen und private Spekulation so gut. Kaum eine Stadt weiß besser, dass Wohnen nie nur Architektur ist. Es ist Ordnung des Alltags. Es ist Macht über Zeit, Nähe, Körper, Schlaf, Zukunft.

    Wenn der Wohnungsmarkt versagt, merkt man das nicht zuerst in Diagrammen. Man merkt es morgens in der Küche. Daran, dass niemand mehr richtig zu Hause ist.

    Deutschland sollte sich nicht zu sicher fühlen. Auch hier wird Wohnraum zur Anlageklasse. Auch hier wird Wohnen befristet, möbliert, flexibilisiert, verteuert. Auch hier bedeutet ein Arbeitsvertrag noch lange keine Wohnung.

    Hinter der Tür beginnt eine andere Müdigkeit

    Am Abend geht das Licht in der Küche wieder aus. Die Teller stehen im Abtropfgestell. Im Flur knarren die Dielen. Hinter jeder Tür beginnt eine andere Müdigkeit. Niemand hat hier den Sozialismus gebaut. Niemand hat die Gemeinschaft gewählt. Niemand nennt es Niederlage. Und doch liegt sie in der Luft.

    Großbritannien hat jahrzehntelang vom eigenen Haus geträumt. Vom Garten. Von der Haustür. Vom kleinen Reich der privaten Sicherheit. Nun lernt ein Teil der arbeitenden Bevölkerung, diesen Traum auf zwölf Quadratmeter zu verkleinern.

    Berlin sollte das nicht als britische Kuriosität verstehen. Sondern als Warnung. Denn die Zukunft der Wohnungsfrage beginnt nicht erst, wenn Menschen auf der Straße schlafen. Sie beginnt früher. Wenn eine Stadt ihren Bewohnern nur noch Zimmer anbietet.

    Piotr Biegasiewicz ist Essayist, Lyriker und Übersetzer. Er studierte Philosophie sowie Rechts- und Wirtschaftswissenschaften an der Uniwersytet Adama Mickiewicza w Poznań und an der The Open University im Vereinigten Königreich. Seine Arbeit bewegt sich zwischen Postmodernismus, politischer Imagination Europas und Übersetzungstheorie.

    #Londres #logement #précarité

  • Le gouvernement alerte les propriétaires : les maisons dans le Gard et la Haute-Marne pourraient perdre leur valeur immobilière
    https://www.journaldunet.com/economie/immobilier/1550601-hf1-departements-proprietaires-rga

    La menace est aussi discrète que dévastatrice. Le #retrait-gonflement des #argiles (#RGA) est un phénomène climatique qui frappe des millions d’#habitations à travers la #France, provoquant des #fissures si importantes que certains #logements deviennent inhabitables. Les #propriétaires impactés ne peuvent plus les vendre ni les louer.

    La faute au #réchauffement_climatique qui engendre tous les ans des #vagues de #sécheresse dans l’Hexagone. Lorsque les épisodes de #canicule surviennent, les #sols argileux se contractent, causant un #affaissement des #fondations des #bâtiments. Puis, quand les averses de l’automne reviennent, le sol se dilate et les fondations remontent. C’est là qu’apparaissent sur les murs des fissures spectaculaires.

  • Una fattoria solidale al posto della tendopoli di San Ferdinando, il sindaco: «I migranti lì stanno male, entro l’anno sparirà»

    Alcune organizzazioni del terzo settore e sindacati nutrono dubbi sull’attuazione: «Servono scelte condivise». Papà Africa: «Lì è un inferno. Sarei felice, ma solo se venissero accolti tutti»

    Resta al centro dell’attenzione il tema critico riguardante l’emergenza abitativa dei braccianti migranti che vivono in condizioni drammatiche nella tendopoli di San Ferdinando. Nel tempo, diversi tentativi di migliorare l’insediamento in provincia di Reggio Calabria non hanno avuto successo. La situazione è diventata cronica, con l’ormai usuale presenza di tende, baracche e diverse strutture abusive che continuano ad aumentare, così come il degrado con cui convivono i suoi occupanti.

    La riqualificazione della tendopoli

    L’amministrazione comunale, guidata dal sindaco Luca Gaetano, si sta prodigando per risolvere le problematiche. Si è ideata la realizzazione di un insediamento abitativo capace di creare reddito: la fattoria solidale, un luogo in cui oltre a vivere si potrà lavorare. Dopo una fase di elaborazione progettuale, attraverso 4 milioni di euro di fondi del decreto Caivano-bis, si sono acquistati 3 ettari di terreni coltivabili sul territorio comunale, in cui si realizzeranno alloggi e altri edifici di pertinenza capaci di ospitare i migranti. Il sito, inserito nel tessuto sociale, sarà gestito da una cooperativa sociale agricola con comprovata esperienza e, secondo gli auspici, sarà anche sede di un mercato a Km zero.
    I dubbi del terzo settore

    Il sistema adottato, nonostante le buone intenzioni, non convince del tutto, però, alcune organizzazioni del terzo settore e sigle sindacali, che chiedono una regia condivisa, sollecitano soluzioni abitative alternative e un piano più appropriato. Si teme per le modalità di attuazione e il rischio di riproporre, in sostanza, in un altro posto dinamiche di isolamento sociale.

    «Stiamo lavorando per il definitivo superamento della tendopoli – afferma ai nostri microfoni il sindaco di San Ferdinando, Luca Gaetano -. Sono trapelate alcune notizie che parlano di un trasferimento a Taurianova nell’insediamento di Contrada Russo, ma sono vere in parte. Siamo consapevoli delle criticità che riguardano un trasferimento dei migranti, al superamento della tendopoli, che avverrà in maniera virtuosa con la fattoria solidale, ma finché questa soluzione non è pronta è chiaro che suscita alcuni timori nel terzo settore. Non c’è nulla di cui preoccuparsi, perché il piano è stato studiato in maniera scrupolosa, con le risorse finanziarie adatte, per garantire un’ottimale soluzione delle problematiche esistenti. La tendopoli entro l’anno dovrebbe sparire e a San Ferdinando nascerà questa nuova realtà. I migranti nella tendopoli stanno male, sempre peggio, proprio per questo dobbiamo tirarli via da lì».
    Papà Africa: «Sarebbe bellissimo»

    Per avere una panoramica più ampia sulla questione abbiamo chiesto il parere di “Papà Africa”, Bartolo Mercuri, che da anni aiuta i lavoratori migranti della tendopoli e per diverso tempo l’ha anche gestita: «Secondo me, se tutti i ragazzi venissero trasferiti e accolti nella nuova realtà sarebbe bellissimo, sarei la persona più felice del mondo, e mi offro per aiutare, ma non so in quanti potranno essere trasferiti lì. E quelli che non avranno la possibilità di rientrare nel progetto cosa faranno? Attualmente ci sono 400 ragazzi, ma fino a qualche mese fa ce n’erano oltre 1000. Quando ritorneranno qui per il lavoro stagionale dove li sposteranno? Noi abbiamo bisogno di loro, perché altrimenti tutti gli agrumi resteranno sugli alberi. Nella tendopoli, dove hanno vissuto tutti questi anni, abbiamo calpestato la loro dignità. L’inverno l’hanno passato morti di freddo e senza corrente. È un inferno. Per molti sono invisibili. Lì c’è la sofferenza di Cristo».

    https://www.lacnews24.it/attualita/una-fattoria-solidale-al-posto-della-tendopoli-di-san-ferdinando-il-sindac
    #tendopoli #San_Ferdinando #migrations #travail #conditions_de_travail #campement #logement #hébergement #Calabre #Italie #Luca_Gaetano #ferme_sociale #saisonniers

  • Acheter sans spéculer : le nouveau modèle de coopérative de logement - Basta !
    https://basta.media/que-tout-le-monde-herite-bien-commun-nouveau-modele-de-cooperative-logement

    Comme celle de Solenn, leur situation pourrait bientôt se débloquer grâce à Coopriétaires, une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) inaugurée en janvier, et qui pourrait acheter les logements à leur place. « On veut construire une sorte de mutuelle de logements », explique Yannick Lecompte, urbaniste et cofondateur de Coopriétaires. Le principe : constituer un parc de logements détenu collectivement par les sociétaires de la coopérative, qui le gèrent dans une optique non lucrative. Et c’est la société coopérative qui s’endettera pour acquérir ces biens, pas les habitants.

    Voilà une réponse aux difficultés de celles et ceux qui n’ont pas accès au crédit, en raison de leur âge ou d’une situation jugée pas assez stable par les banques. Cela permettra aussi d’alléger le montant des mensualités de remboursement en les étalant dans le temps. Car la Scic peut accéder à des prêts sur 40 ans via les financements dédiés au logement social.

    Ses statuts lui permettent d’accueillir des sociétaires de différentes catégories : les coopriétaires-habitants, mais aussi des soutiens bénévoles, des financeurs particuliers ou personnes morales, et des collectivités locales. Les habitants-sociétaires participeront aux décisions et auront un droit d’usage sur leur logement. Ils verseront une redevance mensuelle fixe, l’équivalent d’un loyer, dont le montant couvrira les échéances de remboursement du prêt souscrit par la coopérative pour son achat, les provisions pour les travaux et les différents risques, et une petite part qui a vocation à constituer une épargne pour le sociétaire-habitant tout en renforçant les fonds propres de la Scic.

    #coopérative #logement #scic

    • La réponse courte est : non

      Une réponse un peu moins courte est : les objectifs et les outils mobilisés sont bien différents, il est donc peu probable que cela aboutisse au même résultat, même si les revendications mises en avant dans la vidéo de présentation sont des points de départ communs.

      Pour faire une réponse plus longue, il faudrait évoquer les choix faits par le CLIP (et les raisons qui les ont guidés, à commencer par l’expérience du Syndikat et sa mise en perspective avec celle des coopératives d’habitation au Québec)

  • Mobil-homes, cabanes, maisons sans permis : le Sénat veut armer les élus face à la prolifération des constructions illégales pour mettre fin au « business » de la cabanisation
    https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/mobil-homes-cabanes-maison-sans-permis-le-senat-veut-armer-les-elus-face

    Dans certaines communes rurales comme sur le littoral méditerranéen, les #cabanes ne sont plus seulement des abris de fortune. Elles deviennent, peu à peu, des habitations à l’année. En Pyrénées-Orientales, les services de l’État recensent plus de 500 procédures en cours contre des constructions illégales. Des caravanes transformées en résidences permanentes, des cabanons devenus maisons, des terrains agricoles morcelés et revendus sur Leboncoin comme « terrains de loisirs » : le phénomène de cabanisation, longtemps cantonné au pourtour méditerranéen, gagne désormais l’ensemble du territoire national. Face à ce qu’ils décrivent comme une situation « devenue endémique », cinq sénateurs Les Républicains ont déposé, le 23 mars dernier, une proposition de loi visant à donner aux acteurs locaux les moyens d’agir. Le texte, porté par Jean-Marc Boyer (Puy-de-Dôme), Daniel Laurent (Charente-Maritime), Anne Ventalon (Ardèche), Lauriane Josende et Jean Sol (tous deux des Pyrénées-Orientales), sera examiné [et a été adopté, ndc] en séance publique le 6 mai, après son passage en commission des affaires économiques, où la sénatrice Pauline Martin (Loiret) a été désignée rapporteure. Le texte (...) part d’un constat partagé : l’arsenal juridique actuel ne permet pas d’agir suffisamment tôt face à des installations illégales qui, une fois enracinées, deviennent difficiles à résorber.

    Des procédures qui s’étirent sur dix à quinze ans

    « Dans les Pyrénées-Orientales, les exécutions d’office interviennent habituellement dix à quinze ans après les premiers faits », déplore Lauriane Josende, auteur du texte. La sénatrice décrit un engrenage bien rodé : « Au départ, des installations qui se veulent provisoires deviennent pérennes. Des gens qui n’ont pas les moyens d’accéder au logement finissent par s’installer dans ce qui s’apparente à une cabane et peut facilement devenir une maison ». Le phénomène prospère sur un terreau de précarité, mais pas seulement. « À côté, il y a des gens qui savent que, du fait de la longueur des procédures, cette illégalité aura du mal à être poursuivie », poursuit-elle. « Certains ont fait de la cabanisation un véritable business, revendant des terrains agricoles à une valeur supérieure à celle du terrain inconstructible ». Les risques sont multiples : installations en zones inondables ou exposées aux feux de forêt, difficultés d’accès pour les secours, impossibilité d’identifier les occupants lors des incendies. « Les pompiers sont très favorables à ce texte, car ils voient les dégâts au niveau des massifs », souligne la sénatrice [_au nom du bien du commun, ndc].

    Le cœur de la proposition de loi réside dans son article premier : permettre au préfet d’ordonner directement l’évacuation et la démolition d’installations illégales, sans passer par le juge judiciaire , lorsqu’aucune régularisation n’est envisageable. Le délai d’exécution serait ramené à un mois après constatation des faits, contre plusieurs années actuellement. « Le but, c’est d’éviter d’être obligé d’attendre une décision du juge », résume Lauriane Josende.

    Le contradictoire comme luxe nuisible.

    #habitat_léger #droit #préfet #expulsion #logement

  • Une première en Bretagne : une famille expulsée de son logement social car le fils aîné est un trafiquant de drogue
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes-35000/une-premiere-en-bretagne-une-famille-expulsee-de-son-logement-social-ca

    C’est une première en Bretagne. Ce mardi 5 mai, la justice a validé l’expulsion d’une mère de famille et de ses trois enfants de leur HLM de la place de Monténégro à Rennes. En cause : les activités de deal du fils aîné. Une application stricte de la « loi narcotrafic » de 2025.

    La famille, à coup sûr, va avoir une bonne raison de ne pas chercher de revenus supplémentaires pour se loger.

  • #Ponet-et-Saint-Auban, Diois : destruction programmée du camping solidaire
    https://ricochets.cc/Ponet-et-Saint-Auban-Diois-destruction-programmee-du-camping-solidaire-919

    Un nouvel article a été publié le 1er mai sur cette affaire révoltante. Le maire Daniel ROLLAND de Ponet-et-Saint-Auban et la sous-préfète de Die Véronique SIMONIN n’ont pas voulu sauver cette initiative de camping solidaire en réfusant de délivrer les autorisations éventuellement nécessaires. L’article du 1er mai 2026 : Encore un projet solidaire anéanti Les nouvelles ne sont pas bonnes pour le camping solidaire de Ponet. Aucun recours n’a été possible, faute à l’attaque hypocrite (...) #Les_Articles

    / #Logement, #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., Ponet-et-Saint-Auban

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...

  • Controverse après la nomination d’un lobbyiste des propriétaires à la tête d’une commission chargée de la relation entre bailleurs et locataires
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/17/la-decision-de-nommer-le-president-du-lobby-des-proprietaires-pour-revoir-la

    C’est une situation rare et un potentiel sérieux conflit d’intérêts : le ministre du #logement, Vincent Jeanbrun, a confié, vendredi 17 avril, la direction de la mission gouvernementale sur l’équilibre entre #propriétaires et #locataires à Sylvain Grataloup, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).

    C’est le même qui proposait que les locataires payent une partie de la taxe foncière
    https://seenthis.net/messages/1050892

  • Passoires thermiques : comment les logements F et G vont revenir sur le marché de la location
    https://www.latribune.fr/article/economie/biens-d-equipement-btp-immobilier/1678965232062614/passoires-thermiques-comment-ces-logements-vont-revenir-sur-le-marche-de-l


    Une annonce immobilière d’un logement considéré comme une passoire thermique.
    Photographer - Hans Lucas via AFP - Nicolas Guyonnet

    En déplacement à Marseille jeudi après-midi, le Premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ont annoncé le retour, sous condition, des logements catégorisés F et G au diagnostic de performance énergétique (DPE).

    C’est un acronyme que les locataires et les propriétaires connaissent par cœur : DPE pour diagnostic de performance énergétique. Qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, il est obligatoire avant toute transaction ou toute mise en location. Et pour cause : depuis la loi climat et résilience de 2021, les logements étiquetés G + sont interdits à la location depuis le 1ᵉʳ janvier 2023. Idem pour ceux classés G depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.

    Suivront les logements F et E au 1ᵉʳ janvier 2028 et au 1ᵉʳ janvier 2034. Autant de biens immobiliers considérés comme des passoires ou des « bouilloires » thermiques, c’est-à-dire laissant passer le froid en hiver ou la chaleur en été et qui nécessitent une rénovation thermique pour grimper en D, C, B ou A.

    Tant et si bien que les propriétaires de ces logements E, F, G et G + s’ils n’y vivent pas, préfèrent désormais laisser ces biens vacants ou les vendre, à défaut de les louer. En déplacement à Marseille jeudi avec le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a décidé de changer les règles du jeu.

    Un contrat avec un artisan
    Les près de 700 000 logements F et G pourront ainsi être, de nouveau, mis en location, en contrepartie d’un engagement du bailleur à réaliser des travaux pour améliorer sa note de DPE. « Le propriétaire devra avoir signé un contrat avec un artisan, sous trois ans dans l’individuel, sous cinq ans dans le collectif », précise, à La Tribune, le cabinet du ministre du Logement.

    Le projet de loi logement annoncé jeudi reprendra ainsi la philosophie de la proposition de loi de la sénatrice centriste du Pas-de-Calais, Amel Gacquerre, visant à clarifier les obligations de rénovation énergétique des logements et à sécuriser leur application en copropriété.

    Concrètement, le texte prévoit que le niveau de performance minimal d’un logement décent en copropriété est atteint dès lors que le syndicat de copropriétaires a conclu un contrat reposant sur un audit énergétique, un diagnostic de performance énergétique, un diagnostic technique global ou un projet de plan pluriannuel de travaux et portant sur des travaux en ce sens.

    Décentralisation de MaPrimeRénov’
    Le plan gouvernemental prévoit également la décentralisation de MaPrimeRénov aux intercommunalités, comme le défendait le député (DR) Sébastien Martin avant d’entrer au gouvernement. Ce dernier avait en effet déposé un texte visant à expérimenter, pendant deux ans et en lieu et place de l’État, la décentralisation de la compétence « rénovation énergétique des logements » aux intercommunalités et aux départements.

    Reste la question du contrôle de la bonne réalisation des travaux de rénovation. Le cabinet du ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, assure, à La Tribune_, qu’il y en aura, ne serait-ce qu’au regard des loyers encaissés par les propriétaires de logements jusque-là inoccupés, et que cela ferait l’objet du débat parlementaire.

  • Diois, #Ponet-et-Saint-Auban : un camping solidaire rayé de la carte sans considération pour ses habitants
    https://ricochets.cc/Diois-Ponet-et-Saint-Auban-un-camping-solidaire-raye-de-la-carte-sans-cons

    Dans le Diois, au coeur de la riante vallée de la Drôme, la réponse des autorités (Mairie de Ponet-et-Saint-Auban, justice et Préfecture de la Drôme) au mal-logement et à une initiative solidaire courageuse qui répond aux besoins réels et pressants d’hébergement est la répression, l’expulsion déguisée, la brutalité vicieuse de la froideur « juridique ». Les bourgeois au pouvoir en France en ont rien à faire des pauvres et des gens en galère, ils les veulent soumis et à la rue en créant (...) #Les_Articles

    / #Logement, #Luttes_sociales, Ponet-et-Saint-Auban

    https://www.fondationpourlelogement.fr/la-loi-kasbarian-berge-2-ans-apres-de-la-prevention-a-lexpul
    https://blogs.mediapart.fr/axelt/blog/010426/encore-un-projet-solidaire-menace
    https://habitat-pc-sos.fr/blog/ponet-saint-auban-camping-solidaire-expulsion-drome
    https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-drome-ardeche/on-a-l-impression-d-etre-des-bandits-les-habitants-d-un-camping-solidaire-dans-l
    https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/drome/on-ne-pose-pas-un-mobil-home-comme-ca-polemique-autour-d-

  • Le business très rentable… et polémique des chambres de bonne à louer avec 1 000 demandes en une journée
    https://www.capital.fr/immobilier/le-business-tres-rentable-et-polemique-des-chambres-de-bonne-a-louer-avec-1-

    Avec l’ajout de la rénovation énergétique, l’adaptation au réseau d’eau et d’électricité, le coût total des opérations s’élève à 38 000 euros. « Il faut vraiment qu’on optimise le moindre centimètre carré. On ne parle même plus de mètre carré dans ces microsurfaces », poursuit [Séréna Rollet, de Boro Architectes]. Et cela semble marcher puisqu’une chambre de bonne à Paris de 9 mètres carrés, bien située, avec des sanitaires et un ascenseur, affiche un prix de 128 000 euros.

    Une rentabilité que Thierry Vignal, fondateur d’Atom Living, a bien comprise. Avec son entreprise, il propose de rénover des appartements de moins de 14 mètres carrés pour le compte de propriétaires, qui n’ont rien d’autre à faire que de financer les travaux. « Un 13 mètres carrés, ça se loue 600 euros charges comprises. Et ça s’achète 150 000 euros au total. Et ça donne une rentabilité d’environ 5% », soit plus que la moyenne parisienne, précise-t-il. Pour rendre le résultat final le plus optimisé, ces #micro-logements reprennent les codes de l’hôtellerie de luxe, des cabines de yachts.

    #logement

    • Le gars est allé au lycée à Saint-Jean de Passy, puis une prépa HEC, puis HEC. (La méritocratie à la française.) Il doit avoir une sacrée expérience de la vie dans un 9 mètres carrés sous les toits.

  • Comment la crise du logement pèse sur les relations entre propriétaires et locataires
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/08/comment-la-crise-du-logement-pese-sur-les-relations-entre-proprietaires-et-l

    Ces tensions transparaissent dans le recours accru aux agences départementales d’information sur le #logement (ADIL). En 2025, elles ont été consultées près de 85 000 fois pour des questions de #mal-logement et presque autant au sujet des impayés et des #expulsions, soit des hausses de 18 % en deux ans ; elles ont aussi répondu à 138 000 sollicitations sur les obligations du #bailleur (+ 52 % en deux ans), à 80 000 sur les obligations du #locataire (+ 76 %), à 73 000 sur les travaux incombant au bailleur (+ 27 %)… Les chiffres transmis au Monde par l’Agence nationale d’information sur le logement montrent aussi une forte hausse des questions concernant les réparations incombant aux locataires (39 000, + 45 %) et sur les diagnostics de performance énergétique et autres contrôles obligatoires (36 000, + 54 %). A chaque fois, les locataires du privé sont surreprésentés.

    Pouvoirs publics doublement fautifs

    « Pour la plupart des ménages populaires, les revenus n’ont pas augmenté autant que les loyers, qui deviennent impayables. L’Etat est responsable de n’avoir pas créé assez de logements abordables, dans un système qui laisse faire des propriétaires peu informés et peu équipés », analyse Cécile Vignal, sociologue à l’université de Lille. Pour le président de l’Union nationale des #propriétaires immobiliers, Sylvain Grataloup, les pouvoirs publics sont doublement fautifs : « Ils se défaussent sur les bailleurs privés pour loger les plus faibles, tout en imposant à ces bailleurs des hausses de taxe foncière, un calendrier de rénovation énergétique, l’encadrement des loyers, des permis de louer… La rentabilité baisse, ce qui rend moins conciliant face aux demandes de travaux et aux dégradations et plus inquiet vis-à-vis des impayés, même s’ils demeurent très faibles. »

    La pénurie permet des abus avant même la relation locative. « On voit se développer, aux alentours de Creil et de Méru, des logements de très mauvaise qualité loués très chers à un public captif, qui ne trouve plus à se loger dans l’Ile-de-France voisine », décrit la directrice de l’ADIL de l’Oise, Armelle Turlan. Dans les grandes agglomérations ayant choisi d’encadrer les loyers, 32 % des annonces ne respectaient pas ce règlement en 2025, contre 24 % trois ans plus tôt, selon les baromètres de la Fondation pour le logement. Des propriétaires s’exonèrent de cette règle en faisant signer des #baux_civils frauduleux ou en louant des chambres en « #coliving » (colocation assortie de services).

    https://justpaste.it/mlhow

  • Marseille : quelques bonnes nouvelles judiciaires des squats
    https://fr.squat.net/2026/04/02/marseille-quelques-bonnes-nouvelles

    D’après la formulation de la loi, le délit de « maintien » ne pourrait être qu’« à la suite de l’introduction ». L’avocate a donc plaidé qu’une personne ne peut pas être condamnée pour s’être maintenue s’il n’est pas prouvé par ailleurs qu’elle s’était introduite dans le logement à l’aide de manœuvres etc. C’est à l’accusation de démontrer que la personne interpelée dans le squat est bien celle qui a réalisé les manoeuvres ou voies de fait (1) pour s’introduire, comme par exemple casser la serrure de la porte ou briser une fenêtre. On dirait donc que ça vaut le coup de faire gaffe aux traces d’effraction et autres traces matérielles qui pourraient constituer des preuves de ces fameuses voies de fait, manœuvres. Dans la même idée, il serait possible de tenter un axe de défense consistant à dire qu’on vient d’emménager dans un squat ouvert depuis longtemps et qu’on n’a donc pas pu participer de près ou de loin à la première introduction.

    #squat #loi_Kasbarian #justice #logement

  • Squats : bientôt impossible d’ouvrir un contrat d’énergie sans preuve d’occupation ?
    https://lcp.fr/actualites/squats-bientot-impossible-d-ouvrir-un-contrat-d-energie-sans-preuve-d-occupation

    En 2022, 6 000 occupations illicites de logements et de locaux ont été recensées en France. Pour mieux lutter contre ce phénomène de « #squat », le groupe Horizons présente à l’occasion de sa niche parlementaire qui aura lieu le 9 avril prochain, une proposition de loi afin de conditionner la souscription d’un contrat d’énergie à un justificatif d’occupation des lieux.

    Bien que non quantifiée, il s’agirait d’une pratique courante. Des squatteurs contactent le fournisseur d’énergie de l’habitation qu’ils occupent illégalement pour faire basculer le contrat d’électricité ou de gaz à leur nom. Ce qui aurait pour conséquence de compliquer l’intervention publique et de rallonger d’autant les procédures d’expulsion auxquelles les contrevenants s’exposent.

    [...]

    Egalement à la manoeuvre [pour prolonger la loi Kasbarian] face à ce phénomène, le gouvernement compte aller plus loin. Le projet de loi « Ripost », qui vient d’être présenté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, vise à s’attaquer à un angle mort du dispositif « anti-squat », en ciblant les occupants qui se sont introduits légalement dans un logement grâce à la signature d’un bail de location de courte durée ou via une procédure spécifique aux meublés de tourisme.

    L’obligation d’intenter un procès pour obtenir l’expulsion dès lors qu’existe une preuve de domiciliation n’est pas toujours respectée. Ce serait encore plus simple si cette entrave était rompue.

    #logement #expulsion #propriété_privée

  • Note 2026 sur le logement cher

    Le DAL avec la Plateforme Logement et l’économiste Pierre Concialdi ont réalisé la note annuelle (en PJ) faisant état de la crise du logement cher avec les derniers chiffres disponibles sur le sujet. Elle a été présentée ce matin lors d’une conférence de presse_ organisée devant le ministère du logement à l’approche des mobilisations du weekend et de la fin de la trêve hivernale. Voici le sommaire :

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/02/15/monsieur-le-ministre-du-logement-refusez-toute-mesure-qui-signerait-la-suppression-de-la-loi-sru/#comment-73033

    #logement