• Table ronde « #logiciels_libres », avec #Framasoft, à l’Assemblée Nationale
    https://framablog.org/2026/06/18/table-ronde-logiciels-libres-avec-framasoft-a-lassemblee-nationale

    Depuis février 2026, la commission d’enquête « sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France » est conduite, à l’Assemblée nationale par Cyrielle Chatelain (rapporteure) et Philippe Latombe (président). … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #G.A.F.A.M. #Libertés_numériques #April #assemblée_nationale #audition #Echirolles #FranceNumériqueLibre #logiciel_libre #mastodon

  • Passage au libre : moins dépenser, mieux investir !

    C’est un principe de base de la bonne gestion d’une collectivité : l’#investissement crée de la valeur durable, alors qu’une hausse des charges de fonctionnement consomme des ressources chaque année sans enrichir le patrimoine communal. C’est la raison pour laquelle le recours à l’emprunt pour alimenter le budget de fonctionnement est interdit. C’est aussi pour cela que les collectivités recherchent en permanence des pistes d’économies en coûts de fonctionnement.

    Par l’utilisation massive du mode #SaaS, du cloud, des licences logicielles et des contrats de maintenance ou de support, l’écosystème numérique impacte directement, et de façon toujours plus importante, ce budget de fonctionnement que nous essayons à toute force de maîtriser.

    Le passage aux #logiciels_libres, quand il s’accompagne d’un effort de #ré-internalisation des #compétences et d’une politique volontaire d’#auto-hébergement des solutions, est de ce point-de-vue là particulièrement vertueux. Associé à une politique de #recrutement et une #réorganisation favorisant les #compétences_techniques et l’#autonomie du service, il transforme, petit à petit, des #coûts de fonctionnement en investissements.

    Quelques exemples à #Échirolles () :
    La diffusion en direct du conseil municipal

    Le projet a nécessité l’achat de 3 caméras-tourelles et d’un switch POE pour un montant d’environ 6 000 €.

    La solution a été installée et paramétrée par la DSI. La diffusion est assurée depuis un PC sous Linux avec le logiciel libre OBS Studio, configuré avec le protocole NDI (pour l’intégration temps réel du son et de l’image) et le plugin PTZ Control (pilotage des caméras depuis la régie).

    Diffusé sur le serveur Peertube de la ville et intégré sur le site web de la ville, il est réalisé par un agent du service communication. Le rendu est de qualité, avec affichage de la date, de l’heure, du nom de l’élu rapporteur et de la délibération. La solution est d’une simplicité et d’une stabilité rares, sans aucun problème technique depuis plus de 4 ans. L’intégration de la visioconférence, basée sur le logiciel BigBlueButton de la collectivité, a été pensée pour permettre une prise de parole à distance si nécessaire.

    Si d’autres collectivités ont fait le choix de s’appuyer sur des prestataires et, parfois, de louer le matériel, avec un impact important sur le budget de fonctionnement, l’achat de matériel, l’utilisation de logiciels libres et la réalisation en interne ont permis de mettre en place cette solution de qualité pour un total de 6 000 €, un investissement facilement amorti.
    L’affichage de l’information municipale

    5 écrans diffusent en direct, partout dans la ville, l’information municipale rédigée par le service communication.

    Dans le hall d’accueil de l’hôtel de ville, cette présentation alterne avec une représentation graphique, en temps réel, de la production électrique des panneaux solaires qui se trouvent sur le toit du bâtiment. Dans les 4 maisons des habitant⋅es de la ville, la communication municipale est également diffusée, en alternance avec des informations propres à chaque établissement.

    Cette solution, conçue en interne, repose sur des PC fixes sous #Linux (des mini-tours) reconditionnés par le service. La partie logicielle est un triptyque Debian server/Openbox/Openkiosk, des logiciels libres connus pour leur légèreté et leur stabilité. Les mises à jour sont automatiques (unattended-upgrade). Chaque écran démarre en quelques secondes et la présentation est mise à jour depuis slides.com, le site vitrine du mainteneur de reveal.js, un logiciel libre également. #Meshcentral, le logiciel libre de gestion quotidienne du parc utilisé à Échirolles, permet de prendre la main sur n’importe quel écran et apporter un soutien technique en cas de besoin. Grâce à la fonctionnalité de partage de slides.com, le service communication peut apporter son aide à chacune des structures pour ce qui concerne le contenu.

    Simple et fiable, ce service repose sur l’achat des écrans et, quand c’est nécessaire, une prestation de câblage pour la connexion réseau. Des investissements durables et rapidement amortis.

    Ces deux exemples (il y en a de nombreux autres) illustrent comment, par un pilotage stratégique fin, l’utilisation de logiciels libres et la réalisation des projets en interne, il est possible de mettre en place des solutions avancées sans oblitérer le budget en fonctionnement de la collectivité.

    L’utilisation de logiciels libres permet de transformer des coûts de fonctionnement en investissements durables et participe de façon significative à la maîtrise budgétaire de la collectivité.

    () Ces solutions ont fait l’objet d’une publication sur le site public de documentation de la ville : https://documentation.echirolles.fr.

    https://grenoble.ninja/passage-au-libre-moins-depenser-mieux-investir
    #résistance #gafam #dégafamisation #logiciels_libres #linux #alternative #informatique #logiciels

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  • Logiciel libre : la #gendarmerie a quitté #Microsoft pour #Linux il y a 20 ans, ses #économies sont spectaculaires

    Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités numériques, le général Marc Boget a détaillé le bilan de la migration de la gendarmerie vers Linux et l’open source. Le chiffre avancé par Next.ink donne le vertige : 500 millions d’euros d’économies sur deux décennies.
    La gendarmerie nationale fait figure de pionnière dans l’administration française.

    Voilà vingt ans qu’elle a basculé son parc informatique vers Linux et les logiciels libres, une migration que le général Marc Boget, directeur de l’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI), qualifie lui-même de "très militaire, un peu brutale". Celui qui se compare volontiers "au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or" pour décrire sa posture face aux données sensibles a détaillé, devant les députés, un bilan vertigineux : environ 500 millions d’euros économisés sur deux décennies.

    Je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Souveraineté par la maîtrise, jusqu’au dernier serveur

    L’économie budgétaire, aussi spectaculaire soit-elle, ne constitue qu’une facette du choix. En adoptant le libre, la gendarmerie a construit en interne les compétences pour opérer, adapter et faire évoluer ses propres outils. Cette autonomie technique alimente une doctrine de souveraineté que Boget pousse à son terme : les données sensibles des forces de sécurité restent hébergées dans les deux data centers que la gendarmerie exploite elle-même, administrés par des gendarmes soumis au statut militaire.

    Être souverain, c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Le général écarte également SecNumCloud, le référentiel de l’ANSSI pourtant défendu par l’ensemble des fournisseurs français de cloud. Sa raison : la qualification protège contre les lois extraterritoriales, mais elle ne prémunit pas contre la corruption d’un opérateur privé, que la gendarmerie ne peut ni surveiller ni sanctionner comme elle le ferait avec ses propres personnels.
    À lire également :

    “Le logiciel libre, chez nous, c’est stratégique” : comment le fisc français a banni Microsoft pour protéger vos impôts

    Un précédent qui interpelle l’ensemble de l’administration

    La gendarmerie prouve, à grande échelle et sur la durée, qu’une administration régalienne peut fonctionner sur du logiciel libre sans que cela ait compromis son fonctionnement opérationnel. Deux semaines plus tôt, devant la même commission, les patrons d’OVHcloud, Scaleway, Cloud Temple, NumSpot et Outscale plaidaient pour une commande publique réorientée vers des acteurs européens.

    Le parcours de la gendarmerie donne du poids à leur argumentaire : chaque euro investi dans des solutions ouvertes et maîtrisées localement renforce à la fois la résilience de l’État et l’écosystème technologique français. Reste à savoir combien d’autres ministères choisiront d’emprunter le même chemin.

    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/logiciel-libre-la-gendarmerie-a-quitte-microsoft-pour-linux-il-y-a-20

    #logiciels_libres #microsoft #dégafamisation #alternative #résistance #linux

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  • Installation de GNU/Linux : quand ça se passe bien autant le retranscrire
    https://linuxfr.org/news/installation-de-gnu-linux-quand-ca-se-passe-bien-autant-le-retranscrire

    Les échanges ci-dessous, publiés avec l’accord de Violette, retranscrivent des échanges de courriels qui ont abouti à la libérer ainsi que son ordinateur.

    L’accompagnement s’est fait exclusivement par courriel alors que je m’attendais à devoir mettre en relation, dans la vraie vie, Violette et des personnes via l’Agenda du Libre ou Aide Linux entre autre.

    Ça ne se passe pas toujours aussi bien mais, présenter des démarches réussie donne à voir une relative facilité alors qu’une montagne insurmontable est souvent fantasmée. Cet exemple montre sans doute aussi l’importance de l’accompagnement (et de l’envie initiale de la personne).

    Bonne lecture.

    Lauw’ PS : plein de ressources aussi sur Adieu Windows, Bonjour le Libre lien nᵒ 1 : Adieu Windows, Bonjour le LibreSommaire

    Le (…)

  • Geschlossene Gesellschaft
    https://www.manova.news/artikel/geschlossene-gesellschaft-2

    Urgent : à partir du mois de septembre 2026 il faudra échanger son téléphoneobile sous Android contre un apparail.avec le système d’exploitation GrapheneOS ou un autre système libre. La punition pour chaque personne qui aura raté l’occasion sera l’imposdibilité d’installer des logiciels libres suelr son appareil.

    21.3.2026 von Tom-Oliver Regenauer - Anlasslose Massenüberwachung, Chat-Kontrolle und Autos, die Menschen befehligen — in einer abgestumpften Gesellschaft können diese Entwicklungen im besten Fall nur noch verzögert werden.

    Das EU-Parlament arbeitet an der Chatkontrolle. Die Bundesregierung an „Bürgerkonto und digitaler Identität“. Die EZB am digitalen Euro. Google weitet seine Monopolstellung auf freie App-Stores aus. Und in den USA müssen Neuwagen ab 2027 mit einer KI ausgestattet werden, die den Fahrer permanent überwacht und in den Betrieb eingreifen kann. „Die Freiheit stirbt“ also nicht „immer zentimeterweise“.

    Es ist ein Hin und Her. Und zwar seit Jahren. Also eigentlich wie immer. Außenstehenden erscheint es, als rängen die Parlamentarier tatsächlich um Positionen, Bürgerrechte, sicherheitspolitische Anforderungen und Entscheidungen. Um Gesetze. Nun liegt es allerdings in der Natur dieses langatmigen „Ringens“ und Abwägens von bürgerlichen Freiheiten gegenüber staatlichen Ansprüchen, dass irgendwann niemand mehr Notiz davon nimmt. Weder jene, die es direkt betreffen wird — also die Bürger —, noch jene, die es im Parlament abnicken dürfen.

    Das Vorgehen hat Methode. Denn gerade unliebsame Gesetzesentwürfe büßen so nach und nach an öffentlichem Interesse ein. Bis der anfängliche Gegenwind aus der Zivilgesellschaft so weit abgeflaut ist, dass es den Handlangern der Epstein-Kaste irgendwann doch noch gelingt, das verhasste Gesetz durch die Instanzen zu scheuchen.

    Besonderes Augenmerk gilt derzeit dem EU-Parlament, das seiner unrühmlichen Geschichte, die ich bereits im Dezember 2025 beleuchtet habe, alle Ehre und auch in der Gegenwart primär eine schlechte Figur macht. Damit beziehe ich mich vor allem auf die EU-Parlamentarier. Auf die aufgesetzt grinsenden, überbezahlten „Volksvertreter“ der Kartellparteien, die seit jeher vor allem durch Abwesenheit glänzen. Spätestens im Februar 2018 konnte man wissen, dass meist nur eine Handvoll Abgeordneter zu den Sitzungen erscheint. Im verlinkten Fall gerade einmal vier Prozent der 751 hochbezahlten Floskel-Jongleure. Damals beschwerte sich sogar der gerne beschwipst auftretende Kommissionspräsident Jean-Claude Juncker über das mangelnde Interesse am Parlament und nannte es „lächerlich, sehr lächerlich“.

    Umso erstaunlicher erscheint, dass das EU-Parlament am 11. März 2026 für ein Ende anlassloser Massenscans votierte. Patrick Breyer, ehemaliger Europaabgeordneter der Piratenpartei und „digitaler Freiheitskämpfer“, bezeichnete diese Entscheidung anschließend als „sensationelle Wendung“. Noch kurz vor der entsprechenden Sitzung hatte Breyer gewarnt, dass der zur Abstimmung stehende, überarbeitete Entwurf, der nicht nur die „Chatkontrolle 1.0“ (Übergangsverordnung) bis August 2027 verlängern, sondern auch den Einsatz experimenteller KI zur Auswertung privater Chats und unbekannter Bilder gestatten sollte, „eine Eskalation“ darstellt.

    Besagte Chatkontrolle ist ein legislativer Untoter. Schon 2021 wurde vermeldet, das EU-Parlament habe die entsprechende Regelung abgesegnet. Im März 2023 waren dann aber alle neun Sachverständigen, die im Rahmen einer öffentlichen Anhörung vor dem Digitalausschuss des Deutschen Bundestages gehört wurden, dagegen. Gut ein Jahr später war noch immer keine Einigung in Sicht. Ein Drama. Denn im September 2024 torpedierten die Niederländer das Vorhaben und nutzten eine Sperrminorität im EU-Parlament, um das Gesetz zu stoppen. Die EU-Staaten hätten „diametral gegensätzliche Positionen“ bezüglich des Themas, kommentierte ein Artikel von Netzpolitik zum damaligen Zeitpunkt. Man „drehe sich im Kreis“, so der Verfasser des Beitrags.

    Genau.

    Man dreht sich so lange im Kreis, bis nicht mehr darüber geredet wird, ob es Chatkontrolle überhaupt geben sollte, sondern nur noch darüber, wie sie umgesetzt werden muss.

    Diese Zermürbungstaktik ist Kernaufgabe parlamentarischer Mühlen: Unliebsame — und in diesem Fall offen totalitäre — Gesetzesentwürfe werden totdiskutiert, bis sie nach ein paar Jahren nur noch von einigen wenigen Engagierten verfolgt (und gegebenenfalls bekämpft) werden, alternativlos erscheinen und in einer unauffälligen Floskel oder zwischen anderen Gesetzen versteckt werden können, sodass sie irgendwann doch noch durchgewunken werden. Tichys Einblick schrieb dazu am 12. November 2025:

    „Der Trick ist so dreist wie durchsichtig: Weil Bürger, Initiativen, Experten quer durch alle politischen Lager gegen die Chatkontrolle protestierten, soll sie nun durch die Hintertür zurückkommen: getarnt, verschärft, verschleiert. In Artikel 4 des neuen Entwurfs steht, Anbieter wie WhatsApp oder Signal müssten ‚angemessene Risikominderungsmaßnahmen‘ ergreifen. Ein unscheinbarer Satz und doch der Sprengsatz unter der europäischen Freiheitsordnung. Denn er erlaubt das, was offiziell verboten wurde: das Durchleuchten jeder privaten Nachricht.“

    Klar ist: Die anlasslose Massenüberwachung kommt — auch wenn es ein bisschen länger dauert. Genau wie die obligatorische Altersverifizierung fürs Internet, die eID und das digitale Geld. Daran wird auch gut gemeinter Widerstand in Parlamenten nichts ändern.

    Denn das Plenum ist eine Bühne und die dortige Debatte über das Für und Wider ein Unterhaltungsprogramm für jene, die noch daran glauben wollen, dass Politiker etwas entscheiden und der Staat in ihrem Sinne handelt.

    Dass die hanebüchene Polit-Show von den Akteuren, die wirklich Einfluss haben, ablenkt, hat System. Handelten Regierungen im Auftrag der Bürger, stünden die menschenfeindlichen Umtriebe von BlackRock, Palantir, Alphabet (Google), Meta (Facebook), Microsoft, Amazon und Co. auf der Tagesordnung unserer Parlamente. Engagierten sich Kanzler, Präsidenten und Abgeordnete für eine freiheitliche Gesellschaftsordnung, gäbe es weder Chatkontrolle noch die eID. Dafür aber vielleicht Informationen aus dem „Bundesministerium für Digitales und Staatsmodernisierung“ unter Leitung des ehemaligen E.ON-Vorstandsmitglieds Karsten Wildberger, die der Bevölkerung erklären, warum das bis anhin „freie“ Betriebssystem Android ab September 2026 alles andere als frei sein wird.

    Die 2008 erstmals veröffentlichte Software dient als Betriebssystem und Plattform für Smartphones, Tablets, Laptops, Fernsehgeräte und Autos und ist mit einem weltweiten Marktanteil von fast 70 Prozent und über drei Milliarden aktiven Nutzern das am häufigsten genutzte Betriebssystem unserer Zeit. Entwickelt wurde Android im Jahr 2007 von der Open Handset Alliance (OHA), einem Konsortium von damals 33 und heute 84 Unternehmen, das von Alphabet (Google) geleitet wird. Gründungsmitglieder waren unter anderem T-Mobile, Telefónica, eBay, Intel, Nvidia, LG, Samsung, Motorola und China Mobile. Android entstand als quelloffenes, auf Linux basierendes System. Die Offenlegung des Programmcodes sollte Transparenz sicherstellen und die freie Weiterentwicklung des Systems ermöglichen.

    In der Realität stellt sich die Situation natürlich längst anders dar. Denn Android-Geräte werden in der Regel mit proprietärer Software ausgeliefert — zum Beispiel Google Maps, Google Chrome, Google Play oder YouTube. Aufgrund von Nutzungsverträgen mit Google entziehen Gerätehersteller den Nutzern meist die Möglichkeit, Google-Apps zu deinstallieren. Damit hat Google de facto eine Monopolstellung, die eine rigide, zentralistische Kontrolle der vermeintlich freien Software ermöglicht. Darüber hinaus ist mittlerweile weithin bekannt, dass die Google-Play-Dienste den Nutzer permanent überwachen — via Mikrofon, Kamera und Tastatureingaben. Nicht umsonst habe ich die vierte industrielle Revolution in meinem betreffenden Artikel vom 2. Juni 2024 als „Observationsökonomie“ beschrieben. Zudem sind der Name „Android“ sowie das zugehörige Logo markenrechtlich geschützt — von Google —,weshalb andere, auf der „freien“ Software basierende Betriebssysteme nicht als Android vermarktet werden dürfen.

    So weit, so schlecht. Denn als Mainstream-Alternative bleibt nur Apple — und das ist keinen Deut besser. Bei Android-Geräten war es bisher zumindest möglich, „Sideloading“ zu betreiben. Will heißen: Es war möglich, Applikationen aus anderen Quellen als dem Google-Play-Store zu installieren. Ab September 2026 wird das ungleich schwerer, weil Google künftig darauf besteht, dass sich die Entwickler von Applikationen mit ihren persönlichen Daten registrieren. Nur wenn diese Voraussetzung erfüllt ist, erhält die App die benötigte digitale Signatur. Ohne eine solche — und das gilt praktisch für alle Geräte außerhalb Chinas – wird die Installation verweigert. Computerbase erklärte diesbezüglich schon im Sommer 2025:

    „Für die Registrierung als Entwickler müssen personenbezogene Daten wie Name, Anschrift, E‑Mail-Adresse sowie eine Telefonnummer angegeben werden. Für Entwickler aus bestimmten Regionen, darunter auch Deutschland, wird zudem die Vorlage eines amtlichen Lichtbildausweises verlangt. Zusätzlich kostet die Registrierung einmalig 25 US-Dollar. Für Studenten und Hobby-Entwickler fallen jedoch keine Kosten an. Bislang war diese Registrierung nur für Entwickler erforderlich, die ihre Apps über den offiziellen, von Google betriebenen Play-Store vertreiben wollten. Apps, die über Alternativen wie F‑Droid oder als direkter Download eines APK-Files vertrieben wurden, konnten diese Hürde umgehen. Google greift mit der Maßnahme möglicherweise einer anstehenden Öffnung für alternative App-Stores vorweg und sorgt frühzeitig dafür, auch über Apps, die außerhalb des eigenen Play-Stores vertrieben werden, die Hand zu halten. Im Rahmen des ‚Digital Markets Act‘ (EU-Gesetz über Digitale Märkte) ist zu erwarten, dass Google in naher Zukunft solche App-Stores von Drittanbietern erlauben muss. Indem die darüber vertriebenen Apps jedoch weiterhin von bei Google registrierten Entwicklern stammen müssten und entsprechend signiert wären, würde der Konzern auch über diese Vertriebswege weiter Kontrolle ausüben.“

    Google begründet das Vorgehen — natürlich — mit „Sicherheitsbedenken“. Software aus unbekannten Quellen enthalte häufig Malware, so der Konzern. Eine tatsächliche Überprüfung auf solche Schadsoftware oder eine Anpassung der entsprechenden Sicherheitsprozeduren seitens Google ist im Rahmen der neuen Richtlinien für Entwickler aber gar nicht vorgesehen.

    Diese ab 2027 global geltenden Restriktionen haben also weniger mit Sicherheit als mit dem Anspruch auf absolute Kontrolle zu tun.

    Manch einer mag diese Meldung als technisches Detail abtun. Aber das ist es nicht. Denn die obligatorische Registrierung von Entwicklern mittels persönlicher Daten hat direkte Auswirkungen auf über drei Milliarden Endkunden, die bisher noch (relativ) frei entscheiden konnten, was für Applikationen sie auf ihrem Endgerät installieren.

    War es Android-Nutzern bisher zum Beispiel möglich, Apps aus dem F-Droid Store, anstatt dem Google-Play-Store zu beziehen, weil sie so sicher sein konnten, dass die Programme keine unerwünschten Überwachungsfunktionen beinhalten, ist diese Option nach aktuellem Stand ab September 2026 passé. Nicht von ungefähr warnt die F-Droid-Seite bereits seit Wochen mit einem roten Banner vor Googles digitaler Machtergreifung. Wer zum Beispiel eine Open-Source-Anwendung wie NewPipe — eine bessere Version der YouTube-App — nutzt, wird das auf lizenzierten Android-Geräten künftig nicht mehr können. NewPipe kommuniziert das seit einigen Tagen mit einem Pop-up-Fenster, das beim Öffnen der Applikation auf dem Smartphone erscheint.

    Für den Endkunden, der Android vielleicht genau aus dem Grund nutzt, dass das System etwas mehr Entscheidungsspielraum bietet als Apples restriktives iOS, bedeutet die neue Google-Richtlinie, dass er künftig dem Gutdünken des Plattform-Monopolisten ausgeliefert ist. Sprich: Wer Videos auf YouTube anschauen will, muss zwingend die YouTube-App verwenden und sich permanent überwachen beziehungsweise manipulieren lassen. Programmierer werden gezwungen, sich mit persönlichen Daten bei Google anzumelden und obendrein dafür zu bezahlen, dass ihre Arbeit „genehmigt“ und der Öffentlichkeit zur Verfügung gestellt wird.

    Der Staat, der (wenigstens) im Sinne seiner Bürger handeln sollte, veräußert deren digitale Souveränität an einen Tech-Konzern, der dafür bekannt ist, außergerichtlichen Forderungen autoritärer Regime nachzukommen, während er legale Apps löscht und Dissens zensiert.

    So wird eine für den Betrieb von privaten Geräten, mittelständischen Unternehmen und Behörden unerlässliche Software den Launen eines nicht rechenschaftspflichtigen Konglomerats von Akzelerationisten ausgeliefert.

    Ich fordere an dieser Stelle selbstverständlich nicht, dass der Staat eingreift und — was soll er auch anderes tun — mit Verboten und Strafen kontert, um Google daran zu hindern. Aber ein Staat, der im Sinne der Bevölkerung handelt, hätte seine Bürger längst über diese Entwicklungen, die Risiken und Handlungsoptionen informiert. Denn Untätigkeit endet unweigerlich im digitalen Gulag. Und genau dorthin führt der korporatistische Machtkomplex seine Bevölkerung.

    Derartige Verhältnisse veranlassen jeden Entwickler, der einen moralischen Kompass hat und im Sinne freiheitlicher Strukturen tätig ist — genau das war nämlich einmal das Credo des frühen Internets — sich zu verweigern. Folgerichtig kündigte das Team von New Pipe bereits an, dass die App auf Android-Geräten ab September 2026 nicht mehr funktioniert, weil sich keiner der Entwickler bei Google registrieren lassen wird.

    Des Weiteren werden Anbieter von Betriebssystemen in Kalifornien (USA) ab 1. Januar 2027 gezwungen, eine Altersverifizierung vorzuschalten. Offiziell, „um Kinder vor sensiblen Inhalten zu schützen“. Das entsprechende Gerät lässt sich also nur noch hochfahren, wenn der Nutzer sich mit seinen persönlichen Daten und/oder mittels Biometrie ausgewiesen hat. In Australien gilt bereits seit einigen Monaten ein Social-Media-Verbot für Jugendliche unter 16 Jahren. In Großbritannien ist solch ein Gesetz in Vorbereitung. Und auch in Deutschland fordern Politdarsteller einen Altersnachweis für die Internetnutzung. Ein offener Brief von 400 Informatikern warnte am 4. März 2026, dass mit diesen Gesetzen ein gefährlicher Präzedenzfall für die endgültige De-Anonymisierung des digitalen Raums geschaffen werde.

    Ein primärer Treiber hinter diesen Entwicklungen ist Mark Zuckerbergs Meta (Facebook). Allein 2025 gab der Konzern über 26 Millionen US-Dollar aus und heuerte knapp 90 Lobbyisten in 45 US-Bundesstaaten an, um dem freien Internet ein Ende zu bereiten. Unterstützt werden die Lobbyisten von der Digital Childhood Alliance, einer von 50 konservativen Interessengruppen gegründeten NGO, die maßgeblich von Meta finanziert wird. Eine Überprüfung des Verwendungszwecks von knapp zwei Milliarden US-Dollar, die über das Arabella Advisors-Netzwerk zurückverfolgbar sind, zeigte, dass nicht ein einziger Dollar dieser Zuwendungen in den Schutz Minderjähriger investiert wurde. Das lässt darauf schließen, dass es sich bei diesen Summen zu 100 Prozent um Schmiergeld handelt. Um den Preis parlamentarischer Mehrheiten, die dazu dienen, die Gesetzeslage den Wünschen des digital-finanziellen Komplexes anzupassen.

    Die zunehmende Verengung des digitalen Raums hat unweigerlich Auswirkungen auf die Welt hinter dem Bildschirm. Auf die Hardware. Unseren Alltag.

    In den USA müssen beispielsweise Neuwagen ab 2027 mit Infrarot-Kameras, Sensoren, die die Augen des Fahrers beobachten, einer automatischen Überwachung der Kopfhaltung sowie einem Programm zur Erkennung von Verhaltensstörungen ausgestattet sein.

    Wenn die dafür zuständige KI im Fahrzeug entscheidet, dass eine solche vorliegt, zum Beispiel bei einer Blutalkoholkonzentration von ≥ 0,08 Prozent oder Anzeichen von Müdigkeit, wird sie das Anlassen des Motors verhindern oder die Geschwindigkeit reduzieren. Selbst das Mainstream-Relikt Yahoo! News kommentiert diese US-Richtlinie am 9. März 2026 mit den Worten: „Denken Sie an Minority Report, aber für die morgendliche Fahrt zur Arbeit“.

    So markiert die Tatsache, dass Android ab September ein geschlossenes System sein dürfte, nicht weniger als einen Meilenstein auf dem dunklen Weg in Richtung digitale Isolierzelle. Denn mit den neuen Registrierungsanforderungen sichert sich Google Einfluss auf einen bisher freiheitlich organisierten Bereich des Ökosystems Internet.

    Für die meisten Menschen besteht das Internet leider schon jetzt nicht mehr aus Millionen von URLs, also Adressen und Webseiten, sondern aus bunt blödelnden Kacheln, die auf Plattformen führen. Wenn mich am „Stadtbild“ also etwas stört, sind das Politiker auf Wahlplakaten und die schiere Masse entrückter Zombies jeder Altersklasse, die ihren toten Blick kaum noch vom Bildschirm lösen können und die Umgebung in dreister Permanenz mit Belanglosigkeiten aus krächzenden Lautsprechern belästigen.

    Für die meisten dieser geistig ausgetrockneten Artgenossen gilt schon heute: Was nicht im „App-Store“ des Handys zu finden ist, gibt es nicht. Künftig aber gilt: Was Google nicht genehmigt, läuft nicht. Wer sich nicht ausweist, bleibt draußen.

    Ob auf dem Smartphone, dem Laptop, dem Tablet oder im Auto. Die einzige Mainstream-Alternative zu Google: Apple. Ein Konzern, den man ebenfalls besser boykottiert. Und dann ist da vielleicht noch Elon Musks „xAI“, wo man seit langem ankündigt, ein eigenes Smartphone auf den Markt bringen zu wollen — ein Gerät, dem man dank Musks langjähriger Epstein — und Zionismus-Connections wohl noch weniger vertrauen sollte. Denn die lauteste Opposition ist meist die kontrollierte.

    Umso wichtiger ist die Unterstützung von Digital-Aktivisten, die sich diesen Übergriffigkeiten auf Basis nachvollziehbarer Motive widersetzen. Denn Widerstand wirkt, oder verschafft wenigstens etwas Zeit. Wenn er denn laut genug ist. Daher empfehle ich jedem, der seinen Handlungsspielraum schätzt, einen Blick auf die Seite von Keep Android Open zu werfen, den entsprechenden Beitrag bei Consumer Rights Wiki zu lesen und sich mit der diesbezüglichen Petition vertraut zu machen; mit einer Unterschriftensammlung, die Google vielleicht nicht umstimmen wird, aber in Anbetracht der Tragweite von Googles Entscheidung deutlich mehr Unterschriften haben müsste. Das bundesdeutsche Digitalministerium hat wahrscheinlich einfach keine Zeit, um den Bürger über diese Entwicklungen zu informieren — weil es mit der Einführung der eID beschäftigt ist.

    Ja. Es war kaum jemals dringender, Big Tech kompromisslos zu boykottieren und auf alternative Betriebssysteme wie GrapheneOS und Linux, auf Open-Source-Software wie OnlyOffice und CoMaps, auf F-Droid und Streaming-Plattformen wie Odysee umzusteigen. Auf Soft- und Hardware, bei der man die Entscheidungshoheit behält. Jason Bassler vom „Free Thought Project“ schrieb dazu am 13. März 2026:

    „Wir erleben nicht den Untergang einer Gesellschaft. Wir erleben die stille, bewusste Befriedung des menschlichen Geistes und die langsame Abstumpfung des Verstandes. Überreizt. Betäubt. Süchtig nach Bequemlichkeit. Ein Teufelskreis der Empörung. Endloses Scrollen. Algorithmische Konditionierung. Erschöpfung ist kein Zufall, sondern die Strategie. Das moderne Schlachtfeld braucht keine Panzer oder Schlagzeilen. Es ist das menschliche Nervensystem — und der letzte Akt der Rebellion ist, die Souveränität über die eigene Aufmerksamkeit wiederzugewinnen.“

    Dem kann ich nur zustimmen. Weil es sonst vielleicht bald niemanden mehr gibt, der einen Text wie diesen schreiben kann — oder schreiben will.

    #androis #logiciels_libres #FLOSS #surveillance

  • Lettre Publique aux NCP au sujet de NGI - petites singularités
    https://ps.zoethical.org/t/lettre-publique-aux-ncp-au-sujet-de-ngi/8029

    Depuis 2020, les programmes Next Generation Internet (NGI), sous-branche du programme Horizon Europe de la Commission Européenne financent en cascade, (notamment via les appels NGI0 Commons Fund) le logiciel libre en Europe. Cette année, à la lecture du brouillon du Programme de Travail de Horizon Europe détaillant les programmes de financement de la commission européenne pour 2025, nous nous apercevons que les programmes Next Generation Internet ne sont plus mentionnés dans le Cluster 4.

    (…)

    Ceci est d’autant plus indispensable dans le contexte géopolitique que nous connaissons actuellement. L’enjeu de la souveraineté technologique y est prépondérant et le logiciel libre permet d’y répondre sans renier la nécessité d’œuvrer pour la paix et la citoyenneté dans l’ensemble du monde numérique.

    #logiciels_libres #financements_européens #NGI

  • International Criminal Court to ditch #Microsoft_Office for European #open_source alternative

    The court will move its internal work environment to #Open_Desk, a German-developed open source software

    The International Criminal Court (ICC) will switch its internal work environment away from Microsoft Office to Open Desk, a European open source alternative, the institution confirmed to Euractiv.

    German newspaper Handelsblatt first reported on the plans. The switch comes amid rising concerns about public bodies being reliant on US tech companies to run their services, which have stepped up sharply since the start of US President Donald Trump’s second administration.

    For the ICC, such concerns are not abstract: Trump has repeatedly lashed out at the court and slapped sanctions on its chief prosecutor, Karim Khan.

    Earlier this year, the AP also reported that Microsoft had cancelled Khan’s email account, a claim the company denies.

    “We value our relationship with the ICC as a customer and are convinced that nothing impedes our ability to continue providing services to the ICC in the future,” a Microsoft spokesperson told Euractiv.

    Open Desk is developed by the German Centre for Digital Sovereignty of the Public Administration (Zendis), a publicly owned company.

    Zendis is part of an EU-level organisation that four EU countries founded on Tuesday with the aim of building sovereign digital infrastructure.

    https://www.euractiv.com/news/international-criminal-court-to-ditch-microsoft-office-for-european-open-s

    #CPI #arrêt #abandon #Microsoft #dégafamisation #logiciels_libres #alternative

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    ajouté à la métaliste les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • "Ça fonctionne de la même façon," la ville d’#Échirolles choisit un logiciel libre pour remplacer #Windows

    Ce mardi 14 octobre, Microsoft a mis fin aux mises à jour de sécurité automatiques pour #Windows_10. Pour de nombreux utilisateurs, installer #Windows_11 n’est pas possible, faute d’ordinateurs compatibles. L’une des solutions est de passer aux logiciels libres et donc de ne plus dépendre du géant américain. Un choix fait par la mairie d’Échirolles, en Isère.

    Ce mardi 14 octobre signe la fin de Windows 10, si vous n’avez pas pris soin de migrer vers Windows 11, votre ordinateur ne recevra plus de mises à jour de sécurité ni de correctifs, il s’expose donc aux logiciels malveillants. Pour certains, cette mise à jour n’est pas possible, il faut donc racheter un ordinateur ou passer à l’utilisation d’autres systèmes d’exploitation, comme c’est le cas pour plusieurs employés de la mairie d’Échirolles.
    Des ressemblances

    Assise à son bureau, Anastasiya nous montre l’architecture de son poste de travail. Depuis un an, elle n’utilise plus Windows, mais Linux, un système d’exploitation libre et gratuit et dont l’apparence ressemble au bien connu système américain.

    « Quand j’allume mon ordinateur, j’arrive sur mon bureau, j’ai ma barre d’outils, ma barre de recherches, ça ressemble à un menu Windows tout à fait classique », explique la cheffe du pôle communication.

    « J’ai mon explorateur de fichiers qui est similaire, mes documents, mes images », détaille-t-elle. « Pour mon poste et ce que je fais, ça fonctionne de la même façon. »

    Économique et écologique

    Sur les 1 000 postes de travail de la mairie d’Échirolles, 100 sont équipés de Linux, soit 10 % du parc. Les autres sont encore sous Windows, mais utilisent des logiciels libres, comme Libre Office pour remplacer Word et Excel.

    « On travaille avec les mêmes outils qu’avec les collègues qui sont encore sous Windows. On a des compatibilités au niveau de nos applications et on peut se partager nos fichiers grâce au cloud », ajoute Anastasiya Shabatyuk.

    Pour Aurélien Farges, l’élu au numérique de la Ville, ce n’est qu’un début. Il souhaite à l’avenir élargir l’utilisation de Linux à d’autres postes de travail :

    « Le logiciel libre répond à notre impératif de souveraineté sur les données, il répond à un autre enjeu aussi, c’est celui de l’empreinte environnementale du numérique. Grâce à Linux, on a réussi à prolonger la durée de vie de notre parc de matériel de deux ans. Et puis, il répond aussi à un impératif d’économie de gestion. »

    #Souveraineté_numérique

    Dans cette logique de souveraineté numérique, toutes les données sont hébergées et stockées dans le sous-sol de la mairie d’Échirolles grâce notamment à l’utilisation du logiciel libre :

    « Parce que nous sommes maîtres de notre système informatique, nous sommes maîtres de nos données. Donc ça a l’avantage de pouvoir protéger les données et d’être responsabilisé sur la protection des données des habitants et ça a l’avantage aussi de ne pas être dépendant d’un acteur extérieur en cas de problème », explique Nicolas Vivant, le directeur de la stratégie numérique à la Ville d’Échirolles.

    La mise en place des logiciels libres au sein de la maire a permis d’économiser, selon l’élu au numérique, près de deux millions et demi d’euros sur l’ensemble du mandat.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/ca-fonctionne-de-la-meme-facon-la-ville-d-echirolles-choi

    #Echirolles #logiciels_libres #microsoft #dégafamisation #alternative #résistance #linux

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    ajouté à la Métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • Inattendue, inespérée mais bien là : #Microsoft provoque la plus grande #migration #Linux de l’histoire

    On l’attendait depuis des années, ce fameux « #moment_Linux ». Comble de l’ironie : c’est bien Microsoft qui l’a provoqué. En poussant des millions d’utilisateurs vers la sortie, la firme de #Redmond a offert à son vieil adversaire son plus grand moment de gloire.

    Le 14 octobre 2025, le couperet est tombé. Microsoft a officiellement sifflé la fin de la partie pour le support gratuit de #Windows_10. Une décision qui laisse sur le carreau un parc colossal de 240 millions de #PC, jugés trop vieux pour les exigences, disons-le, un peu princières de #Windows_11. Pour ces millions de « #réfugiés_numériques », la question n’était plus de savoir s’il fallait changer, mais vers quoi se tourner. Et la réponse, massive et inattendue, fut Linux.

    #Zorin_OS, le grand gagnant de l’opération

    Dans cette course à l’#alternative, un nom sort particulièrement du lot : Zorin OS. Telle une réponse du berger à la bergère, sa version 18 est sortie le jour même de la mise à la retraite de Windows 10. Le résultat ? Un véritable raz-de-marée : plus de 100 000 téléchargements en à peine 48 heures. Un chiffre déjà impressionnant, mais le plus croustillant est ailleurs : 72% de ces nouveaux adeptes venaient tout droit de Windows.

    Le succès de Zorin OS n’a rien d’un hasard. Cette distribution a tout fait pour séduire les déçus de Microsoft. Son interface, personnalisable à souhait, peut imiter à la perfection celle de Windows, offrant une prise en main pensée pour ne dépayser personne. Mieux encore, elle intègre la dernière version de #Wine, un outil qui permet de faire tourner de nombreuses applications Windows directement sous Linux, levant ainsi l’une des plus grandes barrières à l’adoption.

    Cet #exode n’est d’ailleurs pas un cas isolé. L’ensemble de l’écosystème Linux a vu sa part de marché grimper pour dépasser les 3% à l’échelle mondiale, et même franchir la barre symbolique des 5% aux États-Unis. Un frémissement qui ressemble de plus en plus à une vague de fond.

    Un alignement de planètes presque parfait

    Ce succès n’est pas un coup du sort, mais plutôt un alignement de planètes quasi parfait. D’abord, le jeu vidéo, hier encore le pré carré de Windows, n’est plus un obstacle. Grâce à des outils comme Proton, développé par Valve, le catalogue de jeux compatibles a explosé, rendant l’expérience fluide et accessible, même pour les titres les plus récents. Des distributions comme #Bazzite ou #SteamOS sont même entièrement dédiées à cette pratique.

    Ensuite, l’écosystème a bénéficié d’un coup de pouce médiatique inattendu. Quand un créateur de contenu aussi suivi que PewDiePie annonce à sa communauté de plus de 100 millions de personnes qu’il passe à Linux, le message est fort. Le système au manchot n’est plus une curiosité pour experts barbus, mais une option sérieuse pour tout le monde.

    Enfin, la communauté du logiciel libre a su s’organiser. Des initiatives comme « #End_of_10 » ou, en France, « Adieu Windows, bonjour le Libre ! », ont fleuri pour proposer de l’aide et accompagner les nouveaux venus. L’argument écologique, qui invite à donner une seconde vie à des machines parfaitement fonctionnelles, a également fait mouche.

    L’heure de la confirmation

    Alors, simple feu de paille ou véritable basculement ? L’avenir proche nous le dira. Le plus dur commence : transformer l’essai et convaincre ces nouveaux utilisateurs que l’herbe est vraiment plus verte chez les libristes. Le défi sera de les garder, de les aider à surmonter les dernières petites difficultés et de leur prouver que leur nouvelle maison est aussi confortable, sinon plus, que l’ancienne.

    Une chose est sûre, Microsoft, en voulant faire le ménage un peu trop brutalement, a peut-être ouvert la porte à un concurrent qu’on n’attendait plus à pareille fête. Et rien que pour ce spectacle, on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire.

    https://www.clubic.com/actualite-583804-inattendue-inesperee-mais-bien-la-microsoft-provoque-la-plu
    #logiciels_libres #informatique

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    voir aussi :
    “Une première victoire” : #Polytechnique claque la porte à #Microsoft_365 et choisit le logiciel libre, la révolte gagne les universités
    https://seenthis.net/messages/1141007

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    https://seenthis.net/messages/1143366

  • “Une première victoire” : #Polytechnique claque la porte à #Microsoft_365 et choisit le logiciel libre, la révolte gagne les universités

    L’École polytechnique suspend sa migration vers Microsoft 365, contrainte par une mobilisation inédite. Une victoire qui révèle les failles béantes de la stratégie numérique de l’enseignement supérieur français.

    La direction de l’X a capitulé. Après des mois de tension et face à une procédure précontentieuse engagée par le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), l’École polytechnique annonce la suspension de son projet de migration vers Microsoft 365. Une décision qui résonne comme un désaveu cinglant pour les tenants de la facilité technologique, et comme une victoire éclatante pour ceux qui refusent de brader la souveraineté numérique française sur l’autel de la commodité administrative.

    Quand la loi rattrape l’opportunisme

    Le projet présentait des vulnérabilités rédhibitoires. En migrant vers l’écosystème Microsoft, Polytechnique s’exposait frontalement au droit extraterritorial américain - Cloud Act et FISA en tête - transformant de facto les données de la recherche française en gibier potentiel pour les services de renseignement d’outre-Atlantique. Plus embarrassant encore : cette migration contrevenait explicitement à l’article L123-4-1 du Code de l’éducation, qui impose l’usage prioritaire des logiciels libres dans l’enseignement supérieur.

    Le CNLL, déterminé à utiliser tous les leviers juridiques disponibles, avait dégainé l’artillerie lourde. Suffisamment pour que la direction de l’école comprenne qu’un passage en force n’était plus tenable, dans un contexte géopolitique qui a radicalement évolué depuis l’ère du “circulez, il n’y a rien à voir”.

    Une mobilisation protéiforme

    Cette suspension ne doit rien au hasard. Elle résulte d’une convergence de pressions : la mobilisation tenace des personnels et chercheurs en interne, l’alerte lancée par la presse, et l’intervention de personnalités politiques. Le député Philippe Latombe, notamment, a joué un rôle déterminant. Sa question écrite n°5346 a mis en exergue les contradictions flagrantes entre ce projet et les impératifs de protection des Zones à Régime Restrictif (ZRR), ainsi que les circulaires ministérielles.

    La réponse ministérielle, toutefois, s’est cantonnée à des considérations techniques à courte vue, éludant soigneusement le problème de fond : le caractère transformatif et la dépendance pérenne qu’engendre l’adoption de ces outils non-souverains. Une omission qui contrevient tant à l’article 16 de la loi République numérique de 2016 qu’à la directive n°1/DEF/DGSIC de 2007 portant sur les logiciels du ministère de la Défense.

    L’arbre Polytechnique et la forêt de l’ESR

    Si le cas de l’X capte les projecteurs par sa dimension emblématique, il ne constitue que la partie émergée d’un iceberg préoccupant. Au même moment, la DSB autrichienne (équivalent de la CNIL) décrète que Microsoft 365 Education viole le RGPD, notamment en pistant illégalement les étudiants et en instrumentalisant leurs données à des fins commerciales.

    En France, de nombreux établissements d’enseignement supérieur et de recherche, moins médiatisés que Polytechnique, subissent une pression insidieuse en faveur de solutions propriétaires. Plus inquiétant encore : des “témoignages du terrain” révèlent que des enseignants-chercheurs se voient désormais sommés “d’abandonner les outils libres et ouverts” (y compris dans le cadre de leurs enseignements) au profit d’un écosystème unique et verrouillé, explique la CNLL. Cette dérive, parfois encouragée par des recommandations administratives qui semblent ignorer superbement la législation en vigueur, constitue une atteinte frontale à la liberté académique et au pluralisme technologique qui devraient irriguer nos universités.

    "Sortir du #déni

    Pour Stefane Fermigier, co-président du CNLL qui s’est exprimé à travers un communiqué, cette affaire n’est “qu’un symptôme”,. La décision de la DSB autrichienne, qui tombe au même moment, vient corroborer un diagnostic déjà établi par la CNIL concernant le Health Data Hub en 2020 ou l’enseignement supérieur en 2021. Son verdict est sans appel : “le modèle même des solutions cloud assujetties au droit extraterritorial américain est structurellement incompatible avec le droit européen et la sauvegarde de nos intérêts économiques et stratégiques.”

    Croire pouvoir colmater ces failles structurelles par des arrangements contractuels ? Un “leurre dangereux”, selon lui. Son appel aux administrations est limpide : “sortir du déni et prendre enfin des décisions conformes au droit et à l’intérêt supérieur de la Nation.”

    Une alternative crédible

    Le CNLL ne se contente pas d’une posture critique. L’organisation propose son accompagnement via un groupe de travail dédié à tous les établissements qui, par souci de conformité et de saine gestion, optent pour des solutions libres, souveraines et interopérables. L’écosystème français du numérique ouvert, affirme-t-elle, est suffisamment mature et performant pour offrir une alternative crédible.

    Le message est limpide : il est temps de basculer d’une logique de dépendance subie à une stratégie de souveraineté assumée. Dans le secteur de l’ESR, la loi impose déjà la priorité au logiciel libre. Reste à la faire respecter.

    https://www.lesnumeriques.com/informatique/une-premiere-victoire-polytechnique-claque-la-porte-a-microsoft-365-e
    #ESR #informatique #GAFAM #université #résistance #logiciels_libres #France #linux #interopérabilité #alternative

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    ajouté à la métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • #Pastèque

    Pastèque est un logiciel libre de #caisse_enregistreuse. Il est simple à prendre en main et rapide pour réaliser un #encaissement.

    Le logiciel est développé à Lille par une communauté regroupant passionnés, commerçants et professionnels. Depuis juin 2020 la communauté s’est agrandi avec un contributeur en Savoie

    L’équipe de Pastèque a travaillé sur les obligations Loi de Finance 2016 avec l’April et de nombreux autres acteurs (citons le SynPELL ou la communauté Dolibarr). Nous avons pu obtenir des corrections dans la loi qui la rendent compatible avec les logiciels libres.

    https://pasteque.org
    #logiciel #alternative #logiciels_libres #app

  • #Ada_&_Zangemann - Un #conte sur les logiciels, le skateboard et la glace à la framboise

    Zangemann est un inventeur mondialement connu et immensément riche. Enfants et adultes adorent ses fabuleuses inventions. Mais soudain, gros problème : les skateboards électroniques des enfants buggent et les glaces ont toutes le même parfum. Que se passe-t-il ?

    Ada, jeune fille curieuse, va découvrir comment Zangemann contrôle ses produits depuis son ordinateur en or. Avec ses amis, elle va bricoler des objets informatisés qui échappent aux décisions de Zangemann.

    https://media.fsfe.org/w/jPLeR3vpYE7zWaTYdsB9JU
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ada_%26_Zangemann
    #film #ressources_pédagogiques #film #film_d'animation #numérique #court-métrage #logiciels_libres
    #Souveraineté #sobriété #mixité #inclusion

    —> C’est sous licence libre, et donc toutes les écoles peuvent librement en organiser des projections pédagogiques pour leurs élèves. C’est une excellente ressource pour aborder la question du numérique en classe.

    https://mastodon.mim-libre.fr/@lelibreedu/113872468454382522

  • #PeakOrama

    J’ai trouvé un petite pépite parmi les #Logiciels_Libres de l’#AppStore #Fdroid pour #Android : #PeakOrama
    C’est votre #table_d'orientation 🧭 interactive de poche pour connaître le nom et l’#altitude des #sommets⛰️ qui vous entourent. C’est sombre, efficace, fluide et lisible. L’essayer, c’est l’adopter ! Données : #OpenStreetMap

    https://mastodon.zaclys.com/@jerome_herbinet/113806237562421671

    https://f-droid.org/packages/org.woheller69.PeakOrama

    Précision :

    En fait l’application est libre mais c’est une sorte de coquille vide qui exploite l’API de PeakFinder (https://github.com/Fabiz/PeakFinder-API). Je n’avais pas compris cela avant de poster. Je trouve dans tous les cas la présentation de l’application par son auteur assez intéressante : https://www.peakfinder.com/fr/about/peakfinder

    https://mastodon.online/@jerome_herbinet@mastodon.zaclys.com/113809139703113796

    #OSM #open_street_map #montagne #altitude #cartographie #montagnes #peakfinder

  • MANIFESTE : Libérez les enfants de l’emprise du numérique !

    Alors que l’infrastructure numérique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) passe presque entièrement aux mains de géants comme Google et Microsoft, le Manifeste qui suit se positionne pour un système d’apprentissage numérique alternatif où les droits fondamentaux sont garantis.
    https://www.curseurs.be/numeros/numero-2/article/manifeste-liberez-les-enfants-de-l-emprise-du-numerique

    #ecole #education #belgique #numérique #gafam #logiciels_libres

  • RTS Des drones tueurs fonctionnent avec un logiciel d’origine suisse

    Créé entre 2008 et 2011 à l’EPF de Zurich, un logiciel de pilotage automatique équipe de nombreux drones utilisés sur le champ de bataille, de l’Ukraine à Gaza, y compris des drones kamikazes, révèle jeudi le Pôle enquête de la RTS. L’EPFZ et l’inventeur du concept, un ex-étudiant de l’école, s’estiment exonérés de toute responsabilité liée à ces développements.

    Le logiciel de pilotage automatique, appelé PX4, et sa suite Pixhawk, ont été conçus entre 2008 et 2011 à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) par une équipe d’une quinzaine d’étudiants encadrés par certains de leurs professeurs.


    Ils cherchaient le moyen de faire fonctionner un drone de façon autonome, indépendamment d’une télécommande. On le compare souvent au système d’exploitation Android pour les smartphones, tant son utilisation s’est généralisée. A des fins civiles, mais aussi militaires. Ce qui soulève un certain nombre de questions éthiques et stratégiques.

    Utilisation en Ukraine
    Le logiciel d’origine suisse est utilisé par divers belligérants dans le monde en zone de guerre. Il a été retrouvé en Ukraine, sur le champ de bataille, par des unités russes, dans au moins quatre cas identifiés par le Pôle enquête de la RTS. Dans l’une de ces situations, le logiciel dans sa version Pixhawk se trouvait à l’intérieur d’un drone ukrainien équipé d’une charge explosive.

    Les codes sources du logiciel ont été partagés sur une plateforme internet dédiée, ce qui vaut au système d’être régulièrement mis à jour par ses utilisateurs, pour la plus grande satisfaction des forces armées ukrainiennes notamment. « Le fait que des logiciels de pilotage soient disponibles en source ouverte, ça leur a certainement fait gagner des années », estime l’expert en aéronautique Xavier Tytelman jeudi dans le 19h30 de la RTS.

    Des drones autonomes à bas coûts
    L’autopilotage a révolutionné l’industrie du drone de guerre. Sur le théâtre d’opérations, où le signal GPS peut facilement être brouillé, permettre à un drone de faire aboutir sa mission quoi qu’il arrive est un enjeu majeur. « Quand ils sont en train de guider leurs drones kamikazes pour aller par exemple sur un char, même si la communication est perdue, il faut que le drone continue tout droit jusqu’à l’impact. Et ça, ce sont des modifications qu’ils ont pu réaliser et ils l’ont fait très rapidement », souligne Xavier Tytelman.

    Même si la communication est perdue, il faut que le drone continue tout droit jusqu’à l’impact
    Xavier Tytelman, expert en aéronautique

    Vendu à peine plus de 100 euros sur internet pour les modèles les moins récents, dont certains sont fabriqués en Chine, Pixhawk a favorisé l’essor d’une nouvelle économie, celle des drones de guerre autonome à bas coûts. La RTS a pu consulter un document dans lequel la coalition menée par les Etats-Unis pour vaincre le groupe Etat islamique alerte ses membres sur la volonté du groupe terroriste d’acquérir ce logiciel pour ses drones. Le groupe terroriste a déjà pu s’en procurer, a appris la RTS.

    Révolution « dangereuse »
    Fondateur de l’Organisation israélienne de défense antimissile, à qui l’on doit le fameux Dôme de fer, l’ingénieur Uzi Rubin, aujourd’hui chercheur à l’Institut d’études stratégiques de Jérusalem, estime que cette prolifération représente un danger. Il s’inquiète des développements militaires favorisés par le partage d’expérience open-source, via PX4 ou son concurrent Ardupilot. « N’importe qui avec ça peut aujourd’hui créer une arme de guerre vu que les logiciels sont accessibles librement et sans contrôle, tout comme les composants. Ces armes dangereuses prolifèrent au sein des gouvernements, mais aussi des organisations criminelles et cela favorise l’instabilité », déclare-t-il à la RTS.

    Ces armes dangereuses prolifèrent au sein des gouvernements, mais aussi des organisations criminelles et cela favorise l’instabilité
    Uzi Rubin, chercheur à l’Institut d’études stratégiques de Jérusalem

    Israël n’est pas en reste. L’été dernier, le fabricant de drones de guerre israélien Xtend a adopté le logiciel développé initialement en Suisse, dans une version miniaturisée par la société américaine ModalAI. Xtend travaille pour l’armée israélienne et déploie ses drones dans le cadre des opérations militaires actuelles dans la bande de Gaza.

    Nouvel outil d’autopilotage
    Arrivé en Suisse en 2008 à la faveur d’une bourse décrochée à l’EPFZ, l’inventeur de ces outils, Lorenz Meier, les a depuis mis aux normes de l’armée américaine. Il a créé une nouvelle société, Auterion, établie à Zurich avec un siège aux Etats-Unis. Il développe un nouvel outil d’autopilotage pour les drones militaires américains d’observation. Le code éthique de l’entreprise exclut les contributions pour les drones armés.

    Lorenz Meier a décliné la proposition d’interview formulée par la RTS et répondu par l’entremise d’une porte-parole. Cette dernière reconnaît l’utilisation du logiciel à des fins militaires, mais rappelle qu’il est développé par des milliers de personnes dans le monde, du fait de son caractère open-source. Il s’agit, selon elle, « du plus grand écosystème de développeurs au monde, exploitant des robots autonomes. Des logiciels comme PX4 et Pixhawk sont largement utilisés pour permettre le transport et la livraison civile dans le monde entier ».

    De son côté, l’EPFZ n’a pas donné suite à la demande d’interview de la RTS avec son président et s’est exprimée en des termes similaires, notamment pour ce qui concerne l’impossibilité de contrôler des développements effectués en open-source. « Chaque fabricant de drones peut utiliser le code gratuitement et le personnaliser selon ses propres besoins, tout comme les fabricants de smartphones peuvent le faire avec Android », déclare une porte-parole dans un email. Concernant l’usage à des fins militaires, l’institution dit le regretter et n’avoir aucune prise en la matière. « Malheureusement, les avancées technologiques peuvent être utilisées non seulement à des fins positives, mais aussi potentiellement dans des contextes plus problématiques. »

    Une catégorie de matériels interdits d’exportations en Russie et en Ukraine
    Interpellé par la RTS, le Secrétariat d’Etat à l’économie fait savoir que ces dispositifs de commande « peuvent être considérés à première vue comme open source et librement disponibles. Ils ne sont pas soumis à des contrôles à l’exportation ».

    Cependant, le Seco précise qu’ils entrent dans la catégorie de matériels interdits d’exportation en Russie et en Ukraine, comme stipulé dans une ordonnance adoptée par le Conseil fédéral en mars 2022, après le début de l’invasion russe.

    Dans leur grande majorité, ces outils ne sont pas fabriqués en Suisse.

    #Suisse #EPF #EPFZ #scientifiques #chercheurs #drones #open_source #logiciel_libre #opensource #libre #autopilotage #logiciels_libres #Linux #software #guerre
     
    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/des-drones-tueurs-fonctionnent-avec-un-logiciel-d-origine-suisse-28482795.html

    • Les Suisses, ils sont toujours là « Booh, on vend des armes à l’étranger, c’est contraire à notre législation ». Mais ils le font depuis toujours, toujours avec des parades pour passer ce filtre : vente en pièces détachées, sans les armes incluses, pour un autre usage sur le papier...
      Soit ils reprennent ça en main, soit ils s’essuient le cul avec leurs conventions. Et qu’on mette à jour la neutralité suisse en fonction de la réalité.

      Vendre des Piranha et des Pilatus, ca redevient des armes, la plupart du temps sur le terrain.

  • « Faire quelque chose, le partager », sans visée commerciale : le combat du logiciel libre n’est pas mort - Basta !
    https://basta.media/faire-quelque-chose-le-partager-sans-visee-commerciale-le-combat-du-logicie

    Souvent bénévoles, les développeuses et développeurs de #logiciels_libres contribuent largement au monde numérique actuel. Deux libristes trentenaires témoignent d’un secteur en recomposition, sous pression des géants du numériques.

    • Aujourd’hui, s’opposer aux divisions que le capitalisme a créées sur la base de la race, du genre, de l’âge, réunir ce qu’il a séparé dans nos vies et reconstituer un intérêt collectif doivent donc être des priorités politiques pour les féministes et les autres mouvements en faveur de la justice sociale. C’est bien, en dernière analyse, l’enjeu de la politique des communs, qui, sous son expression la plus intéressante, présuppose un partage des richesses, la prise de décision collective et une révolution dans notre rapport à nous-mêmes et aux autres. Car la coopération sociale et la création de savoir que Marx attribuait au travail industriel ne peuvent se construire que par des activités auto-organisées qui « font du commun » ( commoning activities ) – jardinage urbain, banques de temps, code source ouvert ( open sourcing ) –, qui supposent, en même temps qu’elles produisent, de la communauté. En ce sens, dans la mesure où elle vise à reproduire nos vies sous des formes qui renforcent la solidarité et pose des limites à l’accumulation du capital69, la politique des communs traduit pour partie l’idée marxienne du communisme comme abolition de l’état actuel. On pourrait aussi soutenir qu’avec le développement des communs numériques – l’essor des mouvements pour le logiciel libre et la culture libre – nous sommes en train de nous rapprocher de cette universalisation des facultés humaines que Marx avait prévue comme une conséquence du développement des forces productives . Mais la politique des communs est un tournant radical par rapport à ce que le communisme a signifié dans la tradition marxiste et dans une bonne partie de l’œuvre de Marx, à commencer par le Manifeste du Parti communiste. Il y a un certain nombre de différences cruciales entre la politique des communs et le communisme qui ressortent, notamment quand on les considère d’un point de vue féministe et écologiste.

      Sylvia Federici, Le capitalisme patriarcal, Ed. La Fabrique, janvier 2019.

  • Comment dégafamiser une #MJC – un témoignage
    https://framablog.org/2023/06/12/comment-degafamiser-une-mjc-un-temoignage

    Nous ouvrons volontiers nos colonnes aux témoignages de dégooglisation, en particulier quand il s’agit de structures locales tournées vers le public. C’est le cas pour l’interview que nous a donnée Fabrice, qui a entrepris de « dégafamiser » au sein de son … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Interviews #Témoignages de_« dégooglisation » #alternatives #Dégafamisation #GAFAM #LibreOffice #Linux #Linux_Mint #logiciels_libres #mail #migration #Nextcloud #OVH #poste_de_travail

  • Échirolles libérée ! La dégooglisation (3)
    https://framablog.org/2023/03/24/echirolles-liberee-la-degooglisation-3

    Voici déjà le troisième volet du processus de dégooglisation de la ville d’Échirolles (si vous avez manqué le début) tel que Nicolas Vivant nous en rend compte. Nous le re-publions volontiers, en souhaitant bien sûr que cet exemple suscite d’autres … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Migration #Témoignages de_« dégooglisation » #Applications_métier #clients #cloud #collectivités #communes #coopération #Degooglisons #DSI #Gandi #Linux #logiciels_libres #NGINX #schéma_directeur #Sogo

  • At least one open source vulnerability found in 84% of code bases: Report | CSO Online
    https://www.csoonline.com/article/3688911/at-least-one-open-source-vulnerability-found-in-84-of-code-bases-report.h
    https://images.idgesg.net/images/article/2021/06/programming_development_programmers_developers_work_together_to_revie

    Almost all applications contain at least some open source code, and 48% of all code bases examined by Synopsys researchers contained high-risk vulnerabilities.

    By Apurva Venkat

    Principal Correspondent, CSO | Feb 23, 2023 11:36 am PST

    At a time when almost all software contains open source code, at least one known open source vulnerability was detected in 84% of all commercial and proprietary code bases examined by researchers at application security company Synopsys.

    In addition, 48% of all code bases analyzed by Synopsys researchers contained high-risk vulnerabilities, which are those that have been actively exploited, already have documented proof-of-concept exploits, or are classified as remote code execution vulnerabilities.

    The vulnerability data — along with information on open source license compliance — was included in Synopsys’ 2023 Open Source Security and Risk Analysis (OSSRA) report, put together by the company’s Cybersecurity Research Center (CyRC).
    [ Learn 8 pitfalls that undermine security program success and 12 tips for effectively presenting cybersecurity to the board. | Sign up for CSO newsletters. ]

    The report is based on analysis of audits of code bases involved in merger and acquisition transactions and highlights trends in open source usage across 17 industries. (Synopsys’ Audit Services unit audits code to identify software risks for companies involved in merger and acquisition deals.)

    The audits examined 1,481 code bases for vulnerabilities and open source licensing compliance, and 222 other code basess were analyzed only for compliance.

    Open source vulnerabilities increase

    The OSSRA report is based on code audits done in 2022, in which the number of known open source vulnerabilities rose by 4% from 2021.

    “Open source was in nearly everything we examined this year; it made up the majority of the code bases across industries,” the report said, adding that the code bases contained troublingly high numbers of known vulnerabilities that organizations had failed to patch, leaving them vulnerable to exploits.

    All code bases examined from companies in the aerospace, aviation, automotive, transportation, and logistics sectors contained some open source code, with open source code making up 73% of total code. Sixty-three percent of all code in this sector (open source and proprietary) contained vulnerabilities classified as high risk, those with a CVSS severity score of 7 or higher.

    In the energy and clean tech sector, 78% of the total code was open source and 69% contained high-risk vulnerabilities.

    Though code bases from companies in these sectors had higher percentages of total vulnerabilities than other sectors, “similar findings, to lesser degrees, played out across all industries,” according to the report.

    Open source adoption jumps

    The percentage of open source code has risen in code bases in all industry verticals over the last five years, according to the OSSRA report.

    Between 2018 and 2022, for example, the percentage of open source code within scanned code bases grew by 163% in technology for the education sector; 97% in aerospace, aviation, automotive, transportation, and logistics; and 74% in manufacturing and robotics.

    “We attribute EdTech’s explosive open source growth to the pandemic; with education pushed online and software serving as its critical foundation,” the report said.
    High-risk vulnerabilities rise

    Meanwhile, there has been an increase in high-risk vulnerabilities across all sectors. For instance, aerospace, aviation, automotive, transportation, and logistics companies recorded a 232% increase in high-risk vulnerabilities in the 5-year period.

    “Much of the software and firmware used in these industries operate within closed systems, which can reduce the likelihood of an exploit and may lead to a lack of urgency in the need to patch it,” Synopsys said.

    High-risk vulnerabilities in IoT-related code bases have jumped 130% since 2018.

    “This is particularly concerning when we think about the utility of IoT devices; we connect many aspects of our lives to these devices and trust in the inherent safety in doing so,” the researchers noted.
    Available patches not applied

    Of the 1,481 code basess examined by the researchers that included risk assessments, 91% contained outdated versions of open-source components, which means an update or patch was available but had not been applied.

    The reason for this could be that devsecops teams might determine that the risk of unintended consequences outweighs whatever benefit would come from applying the newer version. Researchers say that time and resources could also be a reason.

    “With many teams already stretched to the limit building and testing new code, updates to existing software can become a lower priority except for the most critical issues,” the report said.

    In addition, devsecops teams may not know when there is a newer version of an open source component available — if they are aware of the component at all, the report said.
    SBOMs help maintain code quality, compliance

    To avoid vulnerability exploits and keep open source code updated, organizations should use a software bill of materials (SBOM), the report suggests.

    A comprehensive SBOM lists all open source components in applications as well as licenses, versions, and status of patches.

    An SBOM of open source components allows organizations to pinpoint at-risk components quickly and prioritize remediation appropriately, the report added.

    #Logiciels_libres #Sécurité #Maintenance

  • #Logiciels_libres à l’#école : « Il faut mettre la pression sur les États et l’Union européenne », estime l’EPI
    https://www.banquedesterritoires.fr/logiciels-libres-lecole-il-faut-surtout-mettre-la-pression-sur-

    « Il faut que l#'Union_européenne et les gouvernements s’engagent pour une plateforme européenne libre pour la numérisation de l’#éducation », estime l’association l’EPI (Enseignement public et informatique), en réaction à la publication fin 2022 au JO de la réponse du ministère de l’Education nationale demandant de stopper le déploiement des outils de Microsoft et Google dans les écoles françaises

  • Première de l’émission « À l’ère libre »
    https://www.domainepublic.net/Premiere-de-l-emission-A-l-ere-libre.html

    « À L’ÈRE LIBRE ! » c’est une émission de webradio proposé par l’équipe de la mission numérique des CEMÉA pour un numérique libre, éthique et critique. Cette nouvelle émission sera proposée tous les deux mois et abordera toute question qui permet d’envisager et réfléchir à nos usages numériques en termes de choix critiques et éthiques. Cette première émission dédiée au lien entre numérique libre et éducation populaire s’est déroulée le 24 avril 2021, à distance. Elle a fait la part belle aux débats autour du (...) #Logiciels_Libres

  • Mouvement du libre et Gafam, la bataille du futur
    http://www.villes-internet.net/site/mouvement-du-libre-et-gafam-la-bataille-du-futur

    Déclin ou expansion du mouvement du libre, l’enseignement de l’achat de GitHub par Microsoft

    En 2018, Microsoft a fait l’acquisition de la société GitHub pour 7,5 milliards de dollars. Le plus grand référentiel de code open-source sur le web, où plus de 27 millions de développeurs et développeuses partagent leur code et collaborent sur des projets dans le monde entier passait ainsi sous le giron de la multinationale.

    Que dit cette transaction de la santé du mouvement du libre ? Certain·es la voient comme une trahison de GitHub vis-à-vis de ses millions d’utilisateur·trices qui perdent leur indépendance. D’autres considèrent que GitHub est une société privée à but lucratif et qu’il est logique qu’elle réponde aux lois du marché. Cet achat démontre quoi qu’il arrive l’intérêt de Microsoft pour le libre, à la fois en termes d’image, d’évolution de son approche du monde informatique et surtout d’un point de vue financier évidemment, Microsoft n’étant pas une société philanthropique. Dans le cadre d’un procès antitrust intenté contre Microsoft, le département de la justice américaine a un jour qualifié la stratégie de Microsoft par 3 verbes : adopter, étendre et étouffer. C’est une stratégie commerciale : prendre ce qui marche bien, l’open source fonctionne bien donc c’est normal que Microsoft s’y intéresse, puis y ajouter des fonctionnalités fermées et donc lucratives.

    Cet événement nous enseigne donc que le mouvement du logiciel libre se porte bien, mais n’a pas gagné la bataille. Il montre que l’intérêt pour l’open-source est devenu incontournable dans le secteur du développement logiciel, mais que la philosophie de logiciel libre en matière de gouvernance collective reste à défendre.

    De la liberté à la décentralisation, l’enjeu du 21e siècle

    Avec ses 36 millions d’utilisateurs, GitHub est devenu un géant du Web, même avant son rachat par Microsoft. Certes, sa culture était celle du mouvement du logiciel libre, mais on pouvait s’interroger sur les raisons qui poussaient les développeurs et développeuses à toutes et tous mettre leurs codes au même endroit, et penser les conséquences de cette centralisation pour la culture du libre. Ce questionnement a pris tout son sens lorsque Microsoft a acheté GitHub et ses millions d’utilisateurs avec. Bien sûr, ils et elles étaient libres de quitter la plateforme, mais cela est plus facile à dire qu’à faire. GitHub était devenu un vaste réseau social dont beaucoup de développeurs et développeuses ont du mal à se séparer, tout comme il est difficile pour certain·es de s’affranchir des outils des GAFAM qui sont installés dans nos vies. Or, les outils numériques actuels impliquent l’utilisation de services exécutés sur des serveurs distants et non sur notre propre ordinateur : l’enjeu de l’accès au code source tend alors à se déplacer vers ceux de la propriété des infrastructures et de la circulation des données.

    La décentralisation correspond donc à un besoin de gouvernance démocratique et répond en partie aux problématiques de protection des données personnelles.

    #Logiciels_libres #Décentralisation