#loi_du_plus_fort

  • Trump’s Tariffs Give Him a New Way to Dole Out Reward and Punishment – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/politics/2025/04/donald-trump-tariffs-corruption

    The president’s latest power grab will devastate America’s economy—and its democracy
    Just a few months ago, Americans’ optimism about the economy was on the rise. The stock market boomed after Donald Trump won the 2024 election, and measures of business confidence rose. But all the positive sentiment came with an asterisk: It assumed that Trump would not follow through on his campaign promise to dramatically raise tariffs. Yet on Wednesday, Trump unilaterally ended nearly a century of international trade norms by announcing a baseline 10 percent tariff, with rates double or triple that being applied to several major trading partners. This marked a significant escalation over the tariffs he had already pushed through, even as US stocks have tumbled on fears of inflation and recession. Trump, it turns out, wasn’t bluffing.

    If you think about politics traditionally, Trump’s tariffs don’t make sense. Presidents’ political fortunes are generally tied to the strength of the economy, so they can be expected not to take actions that almost all economists predict will cause economic pain, both short and long term. So if Trump is willing to hurt the economy, he must be getting something he wants even more in return.

    That thing is power. With tariffs, Trump can exercise a kind of corruption that the country hasn’t experienced in some 150 years—a kind of control that is ultimately incompatible with both democracy and prosperity.

    With tariffs, Trump is poised to trade a strong economy for one run on loyalty and retribution. Trump, a president who rules like a mob boss while claiming vast new powers, is transforming the government into a tool of reward and punishment. Already, prosecutions against Trump’s friends are being dropped, while those who have crossed him find themselves the target of vindictive executive orders. Media critical of Trump are under investigation by a weaponized Federal Communications Commission, while universities are being bullied into shutting down free speech. Tariffs will scale this weaponization across the entire economy. Viewed in this light, Trump’s willingness to sacrifice the economy in exchange for control over it makes perfect sense.

    Even those close to Trump see this trade for what it is. “Tariffs are a tool the president enjoys because it’s personal power,” Rep. Ryan Zinke (R-Mont.), who served in Trump’s first-term cabinet, told HuffPost Tuesday. “It’s personal―he doesn’t have to go through Congress. He can exercise personal power.”

    • A part ça, les annonces des « tariffs » de l’administration Trump ont quand même permis de « volatiliser » quelques milliers de milliards de dollars sur les marchés boursiers états-uniens. Les actionnaires s’en remettront. Les employé·es des entreprises impactées, beaucoup moins.
      https://www.nbcnews.com/business/markets/us-stocks-dow-nasdaq-sp-plummet-trump-tariffs-rcna199476

      La mise en place par le président Donald Trump de droits de douane radicaux sur la quasi-totalité des importations américaines a ébranlé les marchés jeudi, les investisseurs rejetant catégoriquement ses efforts pour réorganiser le commerce mondial.

      En fin de matinée, des milliers de milliards de dollars ont été effacés, le S&P 500 ayant chuté de plus de 3,7 %. L’indice boursier général est en passe de connaître sa pire journée depuis 2022. L’indice Dow Jones Industrial Average a chuté de 3,1 %, soit 1 300 points, et le Nasdaq, à forte composante technologique, a plongé de 4,8 %. Le Nasdaq est en passe de connaître sa pire journée depuis le début de la pandémie en 2020.

      Les valeurs du commerce de détail ont été parmi les plus durement touchées mercredi, car les droits de douane imposés par M. Trump aux principaux pays manufacturiers et exportateurs, tels que la Chine, pourraient atteindre jusqu’à 54 %. Les actions de Lululemon et de Nike ont toutes deux chuté de plus de 11 %, et Ralph Lauren a perdu près de 16 %.

      Il n’y a pas que les grandes multinationales qui, selon les investisseurs, seront touchées par les droits de douane. Les petites entreprises devraient, elles aussi, s’en tirer moins bien. L’indice Russell 2000, qui suit les petites entreprises cotées en bourse, a baissé de 6,1 %. Il a perdu plus de 20 % depuis le sommet atteint en novembre.

      Ces turbulences constituent un premier verdict sévère pour le programme commercial des États-Unis, qui avait déjà déstabilisé les investisseurs, les dirigeants d’entreprise, les consommateurs et les épargnants avant même l’annonce de M. Trump dans la roseraie de la Maison-Blanche.

      Aujourd’hui, les marchés font preuve d’un profond pessimisme à l’égard des politiques d’un président qui a repris le pouvoir en promettant des améliorations immédiates à une économie imparfaite mais solide. À mesure que les perspectives s’assombrissent, les analystes tirent de plus en plus la sonnette d’alarme quant à la possibilité d’une récession.

      Pendant des décennies, les consommateurs américains ont joué le rôle de « consommateur en dernier ressort » pour les marchés mondiaux. En vertu de cet accord implicite, d’autres pays fabriquent à un coût relativement faible des produits que les consommateurs américains achètent, ce qui engendre les importants déficits commerciaux dont M. Trump se plaint depuis longtemps.

      Mais comme l’a souligné le président mercredi, ce système a coûté à la nation de nombreux emplois dans le secteur manufacturier, même si les progrès technologiques ont également joué un rôle.

      Certaines régions du pays ont mieux géré la transition vers une économie de services que d’autres, et il a fallu des décennies pour que les salaires médians corrigés de l’inflation atteignent leur niveau de la fin des années 1970. En effet, les salaires médians réels des travailleurs masculins n’ont retrouvé ces niveaux qu’au cours du dernier trimestre.

      Le problème, avertissent de nombreux économistes, est qu’il est impossible de remettre le génie dans la bouteille sans provoquer une nouvelle baisse des salaires aux États-Unis. Lorsque M. Trump a présenté mercredi un tableau montrant combien les autres pays « font payer » aux États-Unis, il décrivait en réalité l’ampleur du déficit commercial du pays avec chacun d’entre eux.

      « Un déficit commercial bilatéral n’est pas un bon indicateur de l’existence d’une barrière commerciale », a déclaré Felix Tintelnot, économiste à l’université Duke. "Vous dépensez votre argent chez Trader Joe’s, mais ils ne vous achètent rien. Votre employeur paie votre salaire, mais vous ne lui achetez généralement rien. L’existence de déficits bilatéraux est parfaitement normale dans une économie intégrée".

      L’élimination de ces déséquilibres commerciaux exigerait que les travaux à forte intensité de main-d’œuvre et à bas salaires actuellement effectués dans des pays en développement comme le Cambodge ou le Viêt Nam soient réalisés aux États-Unis - un renversement qui rendrait probablement le travailleur américain moyen plus pauvre et réduirait son pouvoir d’achat.

      C’est l’une des raisons pour lesquelles tant d’analystes ont réagi si négativement au dernier déploiement tarifaire, avec des réactions telles que « pire que le pire des scénarios », « une recette parfaite pour la stagflation » et des avertissements selon lesquels « de nombreux pays finiront probablement par entrer en récession ».

      « Les droits de douane rendront les États-Unis plus pauvres et susciteront des représailles de la part de nos alliés et de nos partenaires commerciaux », a déclaré Erica York, vice-présidente de la politique fiscale fédérale à la Tax Foundation. "Il s’agit d’une promesse de campagne qui aurait dû rester lettre morte.

      Du jour au lendemain, les droits de douane de 25 % sur les importations d’automobiles que M. Trump a dévoilés la semaine dernière sont également entrés en vigueur. Des droits de douane de 25 % sur les pièces automobiles fabriquées à l’étranger seront appliqués au plus tard le 3 mai, a déclaré l’administration, ce qui signifie que toute voiture vendue aux États-Unis sera vulnérable aux droits de douane d’ici le mois prochain.

      Les marchés étaient déjà malmenés à l’approche de la journée de mercredi. Le S&P 500 et le Nasdaq viennent d’enregistrer leur pire trimestre depuis des années, en grande partie à cause de l’incertitude croissante quant à l’impact des politiques commerciales du président.

      Les actions américaines ne sont pas les seules à faire l’objet de ventes massives, même si certains marchés étrangers se sont récemment redressés en réaction aux changements de la politique commerciale et étrangère des États-Unis. Dans le monde entier, le principal indice boursier japonais et le Stoxx 600 européen ont tous deux clôturé en baisse de 2,7 % mercredi. L’indice britannique FTSE 100 a reculé d’environ 1,7 %, tandis que les marchés allemand, français et italien ont chuté d’environ 3 %.

      #désordre_global

  • Facebook flags Linux topics as ’cybersecurity threats’ — posts and users being blocked | Tom’s Hardware
    https://www.tomshardware.com/software/linux/facebook-flags-linux-topics-as-cybersecurity-threats-posts-and-users-b

    Facebook is banning posts that mention various Linux-related topics, sites, or groups. Some users may also see their accounts locked or limited when posting Linux topics. Major open-source operating system news, reviews, and discussion site DistroWatch is at the center of the controversy, as it seems to be the first to have noticed that Facebook’s Community Standards had blackballed it.

    #lol

    La liberté d’expression, ça n’inclut pas la liberté de parler de la technique qui pourrait être dangereuse pour les ordinateurs (, les foetus, et les mâles).

    C’est comme de parler des concurrents, c’est pas de la censure, c’est de l’économie, et c’est donc autorisé, d’avoir des modérateurs qui bossent sur ces sujets, pour protéger l’économie.

    C’est comme de posséder un bloqueur de publicités. C’est légitime de lutter contre les bloqueurs, parce que c’est de l’entrave à l’économie, et c’est donc légitime.

    En fait, c’est légitime de faire tout ce que je veux dès que je te dis que ça me coûte de l’argent ou que ça me rapporte moins d’argent.

    #arbitraire #loi_du_plus_fort

  • Maha Hussaini sur X :
    https://x.com/MahaGaza/status/1803733795096408253

    I wouldn’t have won The International Women’s Media Foundation ( IWMF)’s Courage in Journalism Award 2024 this June if I hadn’t been on the ground reporting events and exposing Israeli flagrant violations under perilous conditions, all while being systematically attacked by […]

    […]

    In fact, I’m very glad that both my winning the award and its withdrawal have starkly demonstrated the systematic physical and moral attacks Palestinian journalists endure throughout their careers. These threats and character assassinations aim only to silence us and perpetuate the longstanding bias in global media. I have never worked to receive awards, nor have I ever submitted an application to nominate myself. I didn’t choose journalism as a profession; I became a journalist after recognizing the extent to which the world overlooks Palestinians’ suffering and opts to conform to Israeli pressures.

    Every year, Palestinian journalists are recognized with international awards for their brave reporting under the Israeli occupation and relentless attacks. These accolades honor their courage and dedication to uncovering the truth.

    However, each announcement of an award to a Palestinian journalist is systematically followed by extensive smearing campaigns and intense pressure on the awarding organizations from supporters of the Israeli occupation and the Zionist lobby. While some organizations uphold their principles and maintain their decision to honor these journalists, others, regrettably, cave to the pressure and withdraw the prizes.

    Instead of recognizing the threats they face and contributing to their protection, a decision to withdraw a prize from a Palestinian journalist in Gaza—where over 150 journalists have been killed by the ongoing Israeli genocide—can further endanger them and increase their risk of targeting.

    I have no regrets about any posts or reasons that led to the rescinding of this award, and I will not stop expressing my views. Before being a journalist, I am a Palestinian living under military occupation, a strangling blockade, and genocide in Gaza.

    My grandparents were expelled from Jerusalem upon the creation of the state of Israel, and I have been expelled from my home in Gaza during this genocide.

    If winning a prize entails enduring and witnessing war crimes while remaining silent, I am not honored to receive any prizes. I will always be objective in my reporting, but I can never be neutral; I will always point out the perpetrators and stand in solidarity with the victims. This is what journalism is truly about.

    #nos_valeurs #banditisme #mafia #loi_du_plus_fort
    #sionisme #états-unis #leadership

  • #Chowra_Makaremi : « Le #viol devient le paradigme de la loi du plus fort dans les #relations_internationales »

    En #Ukraine, Poutine revendique de faire la guerre au nom du genre. En #Iran, le régime réprime implacablement la révolution féministe. Dans d’autres pays, des populistes virilistes prennent le pouvoir. Une réalité que décrypte l’anthropologue Chowra Makaremi.

    IranIran, Afghanistan, invasion russe en Ukraine, mais aussi les discours des anciens présidents Donald Trump ou Jair Bolsonaro ou du chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan : tous ont en commun de s’en prendre aux #femmes, comme l’explique l’anthropologue Chowra Makaremi.

    L’autrice de Femme ! Vie ! Liberté ! Échos du soulèvement en Iran (La Découverte, 2023) fait partie des chercheuses sollicitées par Mediapart pour #MeToo, le combat continue, l’ouvrage collectif publié récemment aux éditions du Seuil et consacré à la révolution féministe qui agite le monde depuis l’automne 2017 et le lancement du fameux mot-clé sur les réseaux sociaux. Depuis, toutes les sociétés ont été traversées de débats, de controverses et de prises de conscience nouvelles. Entretien.

    Mediapart : « Que ça te plaise ou non, ma jolie, il va falloir supporter. » Cette phrase a été prononcée le 7 février 2022 par le président russe, #Vladimir_Poutine, devant Emmanuel Macron. Elle était adressée à l’Ukraine et à son président, Volodymyr Zelensky, qui venait de critiquer les accords de Minsk, signés en 2015 pour mettre fin à la guerre dans le Donbass. Quelle lecture en faites-vous ?

    Chowra Makaremi : Le viol devient le paradigme de la #loi_du_plus_fort dans les relations internationales. La philosophe #Simone_Weil souligne dans un texte combien la #guerre relève de la logique du viol, puisque sa matrice est la #force qui, plus que de tuer, a le pouvoir de changer l’être humain en « une #chose » : « Il est vivant, il a une âme ; il est pourtant une chose. [L’âme] n’est pas faite pour habiter une chose ; quand elle y est contrainte, il n’est plus rien en elle qui ne souffre violence », écrit-elle.

    Cette comptine vulgaire de malfrats que cite #Poutine dit la culture criminelle qui imprègne sa politique. Elle me fait penser à ce que l’anthropologue Veena Das nomme la dimension voyou de la souveraineté étatique : la #truanderie comme n’étant pas seulement un débordement illégitime du pouvoir mais, historiquement, une composante de la #souveraineté, une de ses modalités.

    On le voit avec le pouvoir de Poutine mais aussi avec ceux de #Narendra_Modi en #Inde (dont parle Veena Das), de #Donald_Trump aux #États-Unis, de #Jair_Bolsonaro au #Brésil, de #Recep_Tayyip_Erdogan en #Turquie. Quand Poutine a dit sa comptine, personne n’a quitté la salle, ni Emmanuel Macron ni la presse, qui a cherché, au contraire, à faire parler la symbolique de cette « remarque ». Tout le réseau de sens et de connexions qui permet à cette cruelle boutade de tenir lieu de discours guerrier intuitivement compréhensible et audible montre que le type d’#outrage dont elle relève est une #transgression qui appartient, à la marge, à l’#ordre.

    On parle de la #masculinité_hégémonique au pouvoir avec Poutine, mais elle fait écho à celle de nombreux autres chefs d’État que vous venez de citer. Quelles sont les correspondances entre leurs conceptions de domination ?

    Il n’y a pas, d’un côté, les théocraties comme l’Iran et l’Afghanistan, et, de l’autre, les populismes virilistes de Trump, Erdogan, Bolsonaro, qui s’appuient sur des « #paniques_morales » créées par la remise en cause des rôles traditionnels de #genre, pour s’adresser à un électorat dans l’insécurité. Bolsonaro, très lié à l’armée et à l’Église, s’est appuyé sur je ne sais combien de prêcheurs pour mener sa campagne. Dimension religieuse que l’on retrouve chez Poutine, Modi, Erdogan.

    La #religion est un des éléments fondamentaux d’un #pouvoir_patriarcal très sensible à ce qui peut remettre en question sa #légitimité_symbolique, sa #domination_idéologique, et dont la #puissance est de ne pas paraître comme une #idéologie justement. Cette bataille est menée partout. Il y a un même nerf.

    Quand l’anthropologue Dorothée Dussy parle de l’inceste et de sa « fonction sociale » de reproduction de la domination patriarcale, son analyse est inaudible pour beaucoup. C’est ainsi que fonctionne l’#hégémonie : elle est sans pitié, sans tolérance pour ce qui peut en menacer les ressorts – et du même coup, en cartographier le pouvoir en indiquant que c’est là que se situent les boulons puisque, précisément, la puissance de l’hégémonie est dans l’invisibilité de ses boulons.

    Si on prend le #droit_de_disposer_de_son_corps, en Occident, il s’articule autour de la question de la #santé_contraceptive et du #droit_à_l’avortement et dans les mondes musulmans, autour de la question du #voile. De façon troublante, une chose est commune aux deux situations : c’est le viol comme la vérité des rapports entre genres qui organise et justifie la #contrainte sur les femmes à travers leur #corps.

    En Occident, le viol est le cas limite qui encadre juridiquement et oriente les discussions morales sur l’#avortement. Dans les sociétés musulmanes, la protection des femmes – et de leur famille, dont elles sont censées porter l’honneur – contre l’#agression_masculine est la justification principale pour l’obligation du voile. Il y a de part et d’autre, toujours, cet impensé du #désir_masculin_prédateur : un état de nature des rapports entre genres.

    C’est ce qu’assènent tous les romans de Michel Houellebecq et la plupart des écrits du grand Léon Tolstoï… « L’homme est un loup pour l’homme, et surtout pour la femme », dit un personnage du film Dirty Dancing. Cette population définie par ces rapports et ces #pulsions, il s’agit de la gouverner à travers l’#ordre_patriarcal, dont la domination est posée dès lors comme protectrice.

    L’Iran et l’#Afghanistan figurent parmi les pays les plus répressifs à l’encontre des femmes, les régimes au pouvoir y menant un « #apartheid_de_genre ». Concernant l’Afghanistan, l’ONU parle même de « #crime_contre_l’humanité fondé sur la #persécution_de_genre ». Êtes-vous d’accord avec cette qualification ?

    Parler pour la persécution de genre en Afghanistan de « crime contre l’humanité » me semble une avancée nécessaire car elle mobilise les armes du #droit pour désigner les #violences_de_masse faites aux femmes et résister contre, collectivement et transnationalement.

    Mais il me paraît tout aussi important de libérer la pensée autour de la #ségrégation_de_genre. À la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan, au #Baloutchistan, après la mort de Jina Mahsa Amini en septembre 2022, les femmes sont sorties dans la rue au cri de « Femme, vie, liberté », « Avec ou sans le voile, on va vers la révolution ». Dans cette région, leur place dans l’espace public n’est pas un acquis – alors qu’il l’est à Téhéran – et elles se trouvent au croisement de plusieurs dominations de genre : celle d’un patriarcat traditionnel, lui-même dominé par la puissance étatique centrale, iranienne, chiite.

    Or, en participant au soulèvement révolutionnaire qui traversait le pays, elles ont également renégocié leur place à l’intérieur de ces #dominations_croisées, chantant en persan, avec une intelligence politique remarquable, le slogan des activistes chiliennes : « Le pervers, c’est toi, le salopard, c’est toi, la femme libérée, c’est moi. »

    C’est en écoutant les femmes nommer, en situation, la #ségrégation qu’on saisit le fonctionnement complexe de ces #pouvoirs_féminicides : en saisissant cette complexité, on comprend que ce n’est pas seulement en changeant des lois qu’on les démantèlera. On se trouve ici aux antipodes des #normes_juridiques, lesquelles, au contraire, ressaisissent le réel dans leurs catégories génériques. Les deux mouvements sont nécessaires : l’observation en situation et le #combat_juridique. Ils doivent fonctionner ensemble.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/040124/chowra-makaremi-le-viol-devient-le-paradigme-de-la-loi-du-plus-fort-dans-l

  • Outrage after Jeopardy ! host rules Bethlehem not in Palestine
    https://www.aljazeera.com/news/2020/01/jeopardy-episode-palestine-question-uproar-200111165110124.html

    The incident took place in round one of the game broadcast on Friday, when Katie Needle was given the clue: “Built in the 300s A.D., the Church of the Nativity”, under the category “Where’s that Church?”.

    Needle, a retail supervisor, from Brooklyn, responded that it was in Palestine, but was told her answer was wrong.

    One of the other two contestants, Jack McGuire, then buzzed in with the reply “Israel”, which host Alex Trebek accepted as correct.

    [...]

    The Church of Nativity, declared a World Heritage Site, is located in Bethlehem in the occupied West Bank, which is internationally-recognised as part of Palestine.

    #air_du_temps #hors_la_loi #loi_du_plus_fort

  • Qu’est-ce qui se cache derrière ces affrontements entre migrants de pays d’origine différents ? Car si ils se tapent dessus ainsi, il y certainement une raison (voire plus)...

    On the scene as African migrants clash in #Calais - video

    There have been three serious rioting incidents in Calais in the last 24 hours. Last night 51 people were injured as immigrants attacked each other in the French port. Channel 4 News was there.

    http://www.channel4.com/news/calais-african-migrants-clash-sudanese-eritrean-video-ferry

    #affrontements #migration #asile #réfugiés