• Question pour les seenthisiens...

    Je cherche le nom et le titre du livre dans lequel figure un personnage très particulier... il s’agit d’une lecture que j’ai faite quand j’étais petite... ça date donc...

    Je suis sure que c’est un livre de #Michael_Ende, et je pense que c’est dans un des livres dont le personnage principal est #Jim_bouton...
    Le personnage que je cherche est un dragon/monstre (?) et je me rappelle qu’il y avait des dessins de lui...
    Sa caractéristique : il s’agrandissait en s’éloignant et se rétrécissait en se rapprochant (une perspective à l’inverse si vous voulez).
    Du coup, en fait, on avait l’impression qu’il était méchant quand on le voyait de loin, mais il était tout gentil et mignon de près...

    Quelqu’un a une idée ?
    @simplicissimus @reka @odilon ?

    • M. Tur Tur dans La Cité des dragons (« Jim Knopf und Lukas der Lokomotivführer » dans la version allemande originale) et Jim Bouton et les Terribles 13 (« Jim Knopf und die Wilde 13 »)

    • #Merci @crapaud !!!

      ça doit être lui du coup :

      Je ne me le rappelais pas du tout comme cela !
       :-)

      Je mets ici quelques tags pour retrouver... car je vais probablement l’utiliser ce Monsieur #Tur_Tur dans des textes ou cours

      #frontières #perspective #loin #proche #distance #métaphore

      Ce qui me faire faire un lien avec le film documentaire #peeking_over_the_wall :
      https://www.youtube.com/watch?v=d-L9RDsbla0

      #murs #barrières_frontalières #contact #rencontre #échange

    • Et je découvre une analyse de ce livre (dont je me rappelle très peu si ce n’est ce Monsieur Tur Tur) sur seenthis. Et là, je comprends tout de suite pourquoi j’avais adoré ce livre :

      Dans mon enfance j’était un lecteur avide. Un de mes livres préférés était l’histoire de Jim Knopf , un orphelin noir qui quitte l’îlot où il a grandi. Cette île minuscule est trop petite pour un adulte supplémentaire. C’est son copain Lukas qui se porte volontaire pour partir afin d’éviter au jeune Jim de devoir quitter sa maman et ses autres amis.

      Jim ne veut pas perdre Lukas et l’obige de l’emmener avec lui, ce qui est une très bomme idée car Jim est très intelligent. Ensemble ils forment une équipe formidable qui surmonte les pires obstacles. Dans le livre il n’y a qu’une personne encore plus intelligente que Jim. C’est la princesse chinoise Li Si . Jim et Lukas la libèrent des griffes du dragon Frau Malzahn qui achète des enfants aux terribles 13 pirates afin de remplir les bancs de son école où elle torture les petits avec les mathématiques et la grammaire.

      Jim, Li Si et Lukas libèrent les enfants et aident le dragon vaincu à se transformer dans un bon dragon de la sagesse. Leur victoire est possible par la solidarité, parce qu’ils ne tuent pas et grâce à la force de Lukas, l’intelligence et le courage de Jim, et les bonnes connaissance de Li Si.

      Dans la deuxième partie de l’histoire (SPOILER ALERT) on apprend que les terribes 13 pirates sont eux aussi victimes obligés à exercer leur sombre profession parce qu’ils ne savent rien faire d’autre. Is ne savent même pas compter. En réalité ils ne sont que 12 et au fond pas terribles du tout.

      L’auteur Michael Ende publie cette histoire en 1960. On peut y identifier une critique de la pédagogie noire nazie (l’école du dragon Frau Malzahn), c’est un plaidoyer contre toute forme de racisme (la victoire est assurée quand tout le monde est solidaire sans égard de sa couleur de peau) et c’est une histoire qui donne envie d’apprendre car il faut avoir beaucoup de connaissance pour surmonter les obstacles dans les avantures fantastiques.

      Les personnages caricaturent les stéréotypes de l’époque. Michael Ende exagère les images de l’exotisme à un point où il devient évident pour chaque petit lecteur qu’on se trouve dans un monde imaginaire où il faut être solidaire et dépasser les apparences afin d’avancer vers l’essence humain de chaque personne et activer ses qualités particulières.

      Ce sont deux livres courageux qui partent du principe que les jeunes lecteurs à partir de huit ans sont capables d’ironie et savent se faire leur propre idée du monde.

      #merci @klaus
      https://seenthis.net/messages/684191

      #racisme #nazisme #Allemagne



  • Un enfant sur trois ne reconnaît pas une courgette | www.directmatin.fr
    http://www.directmatin.fr/france/2013-05-29/un-enfant-sur-trois-ne-reconnait-pas-une-courgette-474342

    Si reconnaître un artichaut semble être un jeu d’enfant, un tiers des 8-12 ans en sont incapables ! C’est ce que révèle une étude réalisée par l’Association Santé environnement France (Asef) et relayée dans l’édition du 23 mai [2013] du Parisien. 31% des enfants ne savent pas non plus reconnaitre une figue ou une courgette. De même, un enfant sur 5 avoue ne pas savoir identifier un abricot. La betterave semble être l’aliment le plus méconnu des pré ados puisque 87% des 8-12 ans ne sont pas capables de la reconnaître.

    Ils ont oublié une matière au primaire ...

    • Article et « étude » de mai 2013

      Sur le site de l’ASEF
      http://www.asef-asso.fr/presse/1780-87-des-enfants-ne-savent-pas-ce-qu-est-une-betterave

      Les résultats « détaillés »…
      http://www.asef-asso.fr/attachments/article/1780/dpenquetealimentationenfantsbd.pdf

      L’enquête de l’ASEF a été réalisée auprès d’un panel de 910 élèves ayant entre 8 et 12 ans au cours du premier trimestre 2013. Les questionnaires étaient entièrement anonymes. Les enfants les ont remplis en classe.
      L’ASEF remercie toutes les écoles de la région PACA qui ont accepté de participer à cette enquête.

    • Abat-faim
      GUY DEBORD
      Encyclopédie des Nuisances (tome I, fascicule 5) Paris, novembre 1985
      http://debordiana.chez.com/francais/abat-faim.htm

      Lʼextrème dégradation de la nourriture est une
      évidence qui, à lʼinstar de quelques autres, est en
      général supportée avec résignation : comme une
      fatalité, rançon de ce progrès que lʼon nʼarrête pas,
      ainsi que le savent ceux quʼil écrase chaque jour.
      Tout le monde se tait là-dessus. En haut parce que
      lʼon ne veut pas en parler, en bas parce que lʼon ne
      peut pas. Dans lʼimmense majorité de la population,
      qui supporte cette dégradation, même si lʼon a de
      forts soupçons, on ne peut voir en face une réalité
      si déplaisante. Il nʼest en effet jamais agréable
      dʼadmettre que lʼon sʼest laissé berner, et ceux qui
      ont lâché le « bifteck » — et la revendication du « 
      bifteck » — pour lʼombre « estructurée » de la chose
      sont aussi peu disposés à admettre ce quʼils ont perdu
      au change que ceux qui ont cru accéder au confort en
      acceptant des ersatz semblables dans leur habitat. Ce
      sont habituellement les mêmes, qui ne peuvent rien
      refuser de peur de démentir tout ce quʼils ont laissé
      faire de leur vie.
      Cependant le phénomène, mondial, qui affecte dʼabord
      tous les pays économiquement avancés et qui réagit
      aussitôt sur les pays soumis à lʼarriération du même
      processus, peut facilement être daté avec précision.
      Quoiquʼil ait été annoncé par des modifications
      graduelles, le seuil franchi dans la perte de qualité
      se manifeste en deux ou trois années comme brusque
      renversement de toutes les « habitudes alimentaires
       » anciennes. Ce bond antiqualitatif sʼest produit en
      France, par exemple, autour de 1970 ; et environ
      dix ans plus tôt dans lʼEurope du Nord, dix ans plus
      tard dans lʼEurope du Sud. Le critère qui permet
      dʼévaluer très simplement lʼétat dʼavancement du
      processus est bien sûr le goût : celui des aliments
      modernes est précisément élaboré par une industrie,
      dite ici « agro-alimentaire », dont il résume, en tant
      que résultat désastreux, tous les caractères, puisque
      lʼapparence colorée nʼy garantit pas la saveur, ni
      la fadeur lʼinnocuité. Cʼest tout dʼabord la chimie
      qui sʼest massivement imposée dans lʼagriculture
      et lʼélevage, afin dʼaugmenter le rendement au
      détriment de toute autre considération. Ensuite
      lʼemploi de nouvelles techniques de conservation
      et de stockage. Et chaque « progrès » accompli, en
      renversant ce que les experts de lʼabat-faim appellent
      nos « barrières mentales », cʼest-à-dire lʼexpérience
      ancienne dʼune qualité et dʼun goût, permet dʼavancer
      encore plus loin dans lʼindustrialisation. Ainsi la
      congélation, et le passage rapide à la décongélation,
      ont dʼabord servi à commercialiser des « cuisses
      de volailles », par exemple, composées de matière
      broyée et reconstituées par « formage ». À ce stade,
      la matière en question a encore un rapport avec son
      nom, « volaille », qui nʼest distendu que relativement
      à ce que pourrait être une volaille qui aurait échappé
      à lʼélevage industriel.
      Mais la logique quʼil y a à nous rappeler tout ce
      que nous avons déjà avalé nʼa pas besoin dʼêtre
      aussi franchement énoncée pour être contraignante
       : il suffit de nous faire oublier tout ce que nous ne
      pouvons plus goûter.

    • Sinon, pour rebondir sur la réponse de @unagi, nous nous faisions justement la réflexion avec monsieur Monolecte que nous avons pratiquement été une génération perdue pour la bouffe, que nous avons grandi dans un océan de malbouffe indus très dégueue alors que nos parents étaient convaincus que la bouffe industrielle, c’était bon pour nous. En gros, il a fallu qu’on se ravitaille chez ED l’épicier pour comprendre qu’on pouvait légalement et assez littéralement nous faire bouffer de la merde qui colle des boutons sur la peau.
      Et notre sauveur, faut bien le dire, ça a été Jean-Pierre Coffe. Grâce à ses interventions colériques, on a appris à choisir des produits frais et à les cuisiner… et il faut comprendre qu’en dehors des repas de la grand-mère, on partait vraiment de zéro.
      On a dû tout réapprendre. On a fini notre formation avec Jamie Oliver et ses techniques pour cuisiner du bon avec contraintes de la vie moderne de couple de travailleurs (be oui, la popote quand il n’y a pas d’esclave dédiée, c’est nettement plus compliqué, ceci expliquant d’ailleurs l’engouement des parents pour la malbouffe indus).

      Comme quoi, la télé, des fois, c’est bien l’instrument éducatif dont certains rêvaient !

    • Ce ne serait pas le fait que les gens font de moins en moins la cuisine et achètent des plats tout préparés donc n’achètent plus les légumes à l’état « natif » ?
      Ah ! ... @monolecte m’a coiffé au poteau en disant la même chose que moi (en plus développé).

      Question savoir cuisiner, c’est grâce à ma mère qui, lorsque j’ai quitté la maison pour exercer mon métier d’instit dans la campagne profonde, m’a offert un livre de cuisine dont je me sers toujours à l’occasion.


  • LOIN DES HOMMES. Le lourd fardeau de l’homme blanc
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/loin-des-hommes-le-lourd-fardeau-de-lhomme-blanc

     Sélectionné à la dernière Mostra de Venise, Loin des hommes de David Oelhoffen vient de sortir sur nos écrans dans une relative tranquillité. Le film suscite plus ou moins la même réaction de la part des critiques #Cinéma des principaux journaux. On salue le jeu exceptionnel des acteurs, on loue la beauté des décors […]

    #ethnocentrisme #impérialisme #racisme


  • #citation #livre
    « - Curieusement, personne n’a l’air de s’en apercevoir, du moins parmi ceux qui sont pourtant payés pour sentir tourner le vent. Il y a un #mur_invisible qui traverse notre société. Il ne cesse de grandir, il sépare les gens, il creuse les distances, alors que superficiellement on peut avoir l’impression du contraire. Prends le métro à #Stockholm et va jusqu’au bout de la ligne. Va faire un tour en #banlieue. En kilomètres, ce n’est pas loin, mais la #distance est énorme. Dire que c’est un autre monde est absurde. C’est le même monde. Mais chaque station qui t’éloigne du ##centre est un mur supplémentaire. A la fin, tu te retrouves à la vraie périphérie, et là tu peux choisir de voir la vérité ou non.

    – Quelle vérité ?

    – Que ce que tu prends pour la plus lointaine périphérie est en réalité le centre à partir duquel la #Suède est en train d’être recréée. L’axe tourne lentement, dedans et dehors, #proche et #lointain, #centre et #marge changent progressivement de place »

    #Henning_MANKELL, Les chaussures italiennes, Seuil, 2009, p.209.
    cc @reka


  • Parfum de mensonges et eau trouble autour de l’immersion du Cosette, en Martinique - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article6700

    Les défenseurs de l’environnement sont d’autant plus en colère qu’ils ont l’impression d’avoir été bernés : « Le 3 novembre en fin d’après-midi, le préfet de Martinique a annoncé à la presse que le Cosette serait convoyé en France pour y être dépollué, démantelé et recyclé. Et le 4 novembre à l’aube, sous prétexte de l’« apparition d’une voie d’eau » et d’un « péril imminent », nous l’avons vu quitter le port de Fort-de-France accompagné d’un navire de la Marine nationale. Il a été coulé à vingt-cinq kilomètres des côtes au niveau d’une décharge sous-marine déjà utilisée en juillet 2008 pour le sabordage du Master Endeavour », explique Garcin Malsa, président de l’Assaupamar.

    « Avec ses 2.500 tonnes de métaux pollués par de la peinture toxique et ses boues d’hydrocarbures, le Cosette constitue un nouveau site pollué à 2.700 mètres de profondeur. Il se trouve, qui plus est, dans le périmètre du projet de parc naturel marin dans la mer des Caraïbes que Ségolène Royal a déclaré soutenir lors de sa visite en Martinique fin août-début septembre 2014 ! », s’indigne le fondateur de Robin des Bois Jacky Bonnemains.

    Chez Robin des Bois, on s’est frotté les yeux quand on a reçu, en 2010, la photo du Cosette, vieux cargo de 99 mètres de long abandonné à quai à Fort-de-France. Jacky Bonnemains est devenu, au fil des décennies, l’un des grands connaisseurs de la sécurité maritime et du démantèlement des bateaux – l’association édite un bulletin trimestriel sur ce sujet. En comparant des photos, il reconnaît très vite l’un de ses vieux ennemis, le Zanoobia.

    « Construit en 1966, le Cosette avait eu au milieu de sa carrière le nom de Zanoobia. Un nom mythique pour nous, car le Zanoobia a participé à l’exportation depuis l’Europe vers les pays du tiers monde de déchets toxiques de l’industrie européenne et suisse », rappelle le fondateur de Robin des Bois.

    L’une de ses virées est restée dans les mémoires. En janvier 1987, dix mille fûts toxique quittent l’Italie pour Djibouti, avant d’être détournés vers le Venezuela. Là, ils sont déchargés en cachette et provoquent la mort d’un enfant. Caracas obtient de l’Europe le retour des fûts qui, réembarqués, parviennent à Tartous, un port syrien. La cargaison est si toxique que la Syrie n’en veut pas.

    C’est alors, en mars 1988, que le Zanoobia entre en jeu. « Il a réembarqué ces déchets pour la Grèce qui n’en a pas voulu non plus. Le navire a alors erré pendant plus de deux mois en Méditerranée avant que l’Italie dont ils provenaient à l’origine accepte de les reprendre », poursuit Jacky Bonnemains.

    #transport_maritime #déchets_toxique #mer_poubelle #loin_de_la_métropole