#lopinavir

  • #Covid-19 : contre le #coronavirus, quelles #thérapies sont encore dans la course ?
    https://theconversation.com/covid-19-contre-le-coronavirus-quelles-therapies-sont-encore-dans-l

    Peu de coopération en France et peu de coopération à l’échelle internationale.

    Dominique Costagliola est directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Sorbonne Université, Inserm). Membre de l’Académie des sciences, elle participe au conseil scientifique du consortium REACTing.

    [...]

    L’évaluation du #Remdesivir se poursuit pour évaluer son éventuel impact sur la #mortalité dans l’essai international de l’OMS #Solidarity et son essai associé #Discovery, conduit par l’Inserm dans plusieurs pays d’Europe (France, Autriche, Belgique, Luxembourg pour l’instant). La question de l’intérêt du Remdesivir reste posée, d’autant que ce médicament est coûteux et que ce ne sera pas un « game changer » s’il ne permet pas d’améliorer la survie.

    T.C. : Quelles sont les pistes qui ont été abandonnées par les principaux essais cliniques en cours ?

    D.C. : Sur l’ensemble des molécules qui ont été testées, l’#hydroxychloroquine, clairement, ne marche pas pour les personnes hospitalisées. Le #Lopinavir, un antirétroviral dont l’utilisation principale est le traitement de l’infection à VIH, a lui aussi été abandonné à la fois par l’essai britannique #Recovery et par l’essai Solidarity. [...]

    [...]

    T.C. : Et quelles sont les thérapies encore en cours d’évaluation ?

    D.C. : L’essai Solidarity teste encore l’#azithromycine, un antibiotique de la classe des azalides (famille des macrolides) seule. Ce bras n’a pas été arrêté, on en attend encore les résultats.

    Au nombre des pistes intéressantes pour lesquelles nous n’avons pas encore de réponse formelle figure le #plasma de personnes convalescentes. Les études portant sur ce type de thérapies sont plus complexes que lorsqu’on teste un médicament dont on connaît bien le processus de fabrication. En effet, le plasma est prélevé chez des gens qui ont eu la maladie, mais tout le monde ne procède pas de la même façon pour sélectionner les donneurs. En #France par exemple, dans l’essai #CORIPLASM, on vérifie la présence d’anticorps neutralisants. Ce n’est pas forcément le cas dans toutes les études qui sont conduites et le moment d’administration peut aussi jouer un rôle. Il faudra donc en tenir compte lors de l’analyse des résultats.

    [...] De nombreux essais de par le monde évaluent cette solution (y compris l’essai #Recovery au Royaume-Uni). Des résultats positifs pourraient ouvrir la voie pour tester des combinaisons d’#anticorps_monoclonaux permettant d’envisager un processus de fabrication plus simple et généralisable que le plasma de convalescent.

    Une autre piste explorée consiste à s’attaquer non plus au virus, mais à l’orage inflammatoire qu’il déclenche : c’est la piste des immunomodulateurs en général, et des anti-interleukines en particulier (ndlr : les interleukines sont des messagers chimiques qui interviennent dans la réponse immunitaire et l’inflammation associée). Au nombre de ces médicaments figure par exemple le #Tocilizumab, un anticorps qui bloque le récepteur de l’interleukine-6, utilisé pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Une équipe de l’AP-HP avait communiqué fin avril sur le sujet, les résultats sont actuellement soumis en vue d’une publication. Le Tocilizumab est aussi testé dans l’essai Recovery.

    Sur la base de publications ou d’annonces récentes, l’#interféron injectable ou en nébulisation est aussi une piste d’actualité (ndlr : les interférons sont des protéines impliquées dans la réponse immunitaire notamment antivirale).

    De nombreuses autres hypothèses ont aussi été formulées et sont en cours d’évaluation, sans qu’on sache si le nombre des inclusions de participants dans ces études sera suffisant pour en tirer des conclusions.

    T.C. : Est-ce que cela signifie qu’un trop grand nombre d’essais cliniques ont été mis en œuvre ?

    D.C. : La question est complexe, et sur ce point la France et le Royaume-Uni ont eu deux approches très différentes. Les Britanniques ont été très drastiques. Ils ont essentiellement organisé un très gros essai public simple, Recovery, dans lequel ils ont inclus environ 12 000 personnes. Celui-ci à déjà produit des résultats, négatifs pour l’hydroxychloroquine et le Lopinavir, positifs pour la corticothérapie à faible dose. D’autres sont à venir.

    En France, il y a eu au contraire une flambée d’études, sans coordination initiale. En outre, l’emballement franco-français autour de l’hydroxychloroquine a entraîné une multiplication d’essais en lien avec cette molécule. C’est notamment dû à la façon dont est organisé le système. Plus les centres hospitalo-universitaires conduisent de recherche, plus ils reçoivent de dotations. Or, ce sont eux les sponsors des essais publics, justement. Et du moment qu’une équipe a un sponsor, ni l’Agence Nationale de sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) ni le Comité de protection des patients ne peut s’opposer au démarrage de son essai sous prétexte qu’il y en aurait déjà suffisamment (sous réserve que ledit essai suive les règles relatives à la protection des participants, bien entendu).

    Qui plus est, la recherche est organisée de façon à valoriser l’investigateur principal des travaux. Ce système pousse à la #pléthore et peu à la #collaboration , moins valorisée. Plus de 80 propositions ont été soumises à #REACTing. L’idéal aurait de trouver un juste milieu entre un essai unique, comme au Royaume-Uni, et ces 80 propositions… On aurait pu se limiter à quelques essais en ville et à l’hôpital, par exemple. Mais cela aurait nécessité que les gens travaillent les uns avec les autres, et qu’un organisme puisse être légitime à prioriser les propositions.

    Et cela aurait fait émerger une autre difficulté : quand vous recevez autant de propositions, même si certaines n’ont qu’un rationnel modeste, comment être sûr de donner la priorité aux bonnes ? Ce n’est pas un exercice facile, dans ce contexte.

    Enfin, on peut aussi noter qu’il y a eu peu de coopérations à l’échelle européenne . Tout ceci indique qu’il faudra tirer des enseignements de cette crise, tant en matière d’organisation des essais cliniques que de coopération nationale et internationale en contexte de maladie infectieuse émergente. Et notamment dans la perspective de la poursuite de l’épidémie…

  • WHO discontinues #hydroxychloroquine and #lopinavir/#ritonavir treatment arms for COVID-19
    https://www.who.int/news-room/detail/04-07-2020-who-discontinues-hydroxychloroquine-and-lopinavir-ritonavir-treatmen

    WHO today accepted the recommendation from the #Solidarity Trial’s International Steering Committee to discontinue the trial’s hydroxychloroquine and lopinavir/ritonavir arms. The Solidarity Trial was established by WHO to find an effective #COVID-19 treatment for hospitalized patients.

    The International Steering Committee formulated the recommendation in light of the evidence for hydroxychloroquine vs standard-of-care and for lopinavir/ritonavir vs standard-of-care from the Solidarity trial interim results, and from a review of the evidence from all trials presented at the 1-2 July WHO Summit on COVID-19 research and innovation. 

    These interim trial results show that hydroxychloroquine and lopinavir/ritonavir produce little or no reduction in the mortality of hospitalized COVID-19 patients when compared to standard of care. Solidarity trial investigators will interrupt the trials with immediate effect. 

    For each of the drugs, the interim results do not provide solid evidence of increased mortality. There were, however, some associated safety signals in the clinical laboratory findings of the add-on Discovery trial, a participant in the Solidarity trial. These will also be reported in the peer-reviewed publication. 

    This decision applies only to the conduct of the Solidarity trial in hospitalized patients and does not affect the possible evaluation in other studies of hydroxychloroquine or lopinavir/ritonavir in non-hospitalized patients or as pre- or post-exposure prophylaxis for COVID-19. The interim Solidarity results are now being readied for peer-reviewed publication.

  • Coup d’arrêt pour l’hydroxychloroquine en France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/26/coup-d-arret-pour-l-hydroxychloroquine-en-france_6040812_3244.html

    Coup d’arrêt pour l’hydroxychloroquine en France

    Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et l’Agence du médicament (ANSM) se sont dits défavorables, mardi, à l’utilisation de ce traitement contre le Covid-19.

    • Maires, Député.e.s, Sénateurs, Sénatrices, grands Bourgeois, Grandes Bourgeoises, ayant été soigné.e.s à hydroxychloroquine à leur demande seront arrêtés le 1 er Juin.
      Leurs identités seront rendues publiques et communiquées aux GAFA.

    • L’#hydroxychloroquine largement prescrite en #Suisse jusqu’à maintenant
      https://www.rts.ch/info/sciences-tech/11353756-l-hydroxychloroquine-largement-prescrite-en-suisse-jusqu-a-maintenant.h

      L’hydroxychloroquine, jugée à présent inefficace par les experts, a été largement prescrite en Suisse à des patients atteints de symptômes sévères. Pourquoi ? Parce que l’on n’avait rien d’autre pour lutter contre ce nouveau virus.
      A Genève, sur plus de mille patients hospitalisés à la mi-mai aux HUG, environs 400 ont reçu de l’hydroxychloroquine ces dernières semaines. La pratique est la même au CHUV où la proportion des patients traités avec ce médicament a atteint environs 40% depuis le début de la crise.

      Il n’y a pas encore de chiffres au niveau national, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) tente actuellement de compiler les différentes données publiées par les centres hospitaliers pour savoir combien de patients ont été traités avec ce médicament.

      Beaucoup d’incertitudes
      Mais une chose est sûre, l’hydroxychloroquine a été largement prescrite auprès de patients atteints de symptômes sévères. Mais toujours avec un suivi très strict de la part du personnel médical qui connaissait depuis le début les effets secondaires de ce médicament.

      Pourquoi a-t-il été massivement administré ? Parce que l’on n’avait rien d’autre pour lutter contre ce virus. Dans l’attente d’étude venues confirmer ou infirmer les effets thérapeutiques de cette molécule, les médecins ont pris le risque de l’administrer aux personnes très malades, d’autant plus qu’ils connaissent cette molécule utilisée depuis plusieurs dizaines d’année et qu’ils maîtrisent ses effets secondaires.

      Depuis l’apparition de ce nouveau virus, les hôpitaux ont dû composer avec un très grand nombre d’incertitudes. Aujourd’hui, les experts en savent un peu plus sur ce médicament et sa balance bénéfices/risques face au Covid-19, et ont décidé à la lumière des connaissances actuelles d’arrêter de le prescrire, en tout cas jusqu’à nouvel avis.

      Quelle autre molécule ?
      Après l’espoir déçu autour de l’hydroxychloroquine, quelle molécule pourra lutter contre le SARS-CoV-2 ?
      On a beaucoup parlé du #Remdesivir, du #Lopinavir et #Ritonavir qui font l’objet d’études cliniques, y compris dans les hôpitaux suisses. L’idée est de faire avancer la science et les connaissances autour de ce nouveau virus, toujours avec le risque de se tromper et surtout de ne pas trouver. Mais pour ces autres traitements, les résultats sont aussi mitigés pour l’instant.

      En fait, en l’absence de vaccin, il n’existe pas pour l’instant de molécule miracle pour lutter contre ce virus.

    • Coronavirus. L’#Algérie ne compte pas renoncer à la chloroquine
      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-l-algerie-ne-compte-pas-renoncer-la-chloroquine-6847007

      Plus de 15 000 personnes contaminées ou suspectées de l’être ont reçu un traitement à base d’#hydroxychloroquine, selon le docteur Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie en Algérie.

      L’Algérie ne renoncera pas à l’utilisation controversée de la #chloroquine dans le traitement contre le coronavirus, malgré la décision de l’Organisation mondiale de la santé (#OMS) de suspendre les essais cliniques, a indiqué ce mardi un membre du Comité de suivi de la pandémie.

      “Nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour. Et nous n’avons pas noté de réactions indésirables”, a déclaré à l’AFP le docteur Mohamed Bekkat, membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19 en Algérie.

      Aucun décès lié au médicament, selon l’Algérie
      “Nous n’avons enregistré aucun décès lié à l’utilisation de la chloroquine”, a précisé le Dr Bekkat, également président du Conseil de l’ordre des médecins algériens. L’Algérie a décidé fin mars de soigner les patients atteints du nouveau coronavirus avec un double traitement de chloroquine et d’azithromycine, un antibiotique.

      Depuis, plus de 15 000 personnes contaminées ou suspectées de l’être ont reçu un traitement à base d’hydroxychloroquine, selon le docteur Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie.

      La fameuse étude publiée par The #Lancet
      L’OMS a annoncé lundi avoir suspendu “« temporairement »” les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

      Cette décision fait suite à la publication d’une étude dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace, voire néfaste, le recours à la chloroquine ou à ses dérivés, comme l’hydroxychloroquine, contre le nouveau coronavirus.

      Pour le docteur Bekkat, cette étude “prête à confusion” car elle “semble concerner des cas graves pour lesquels l’hydroxychloroquine n’est d’aucun secours”.

      “Il y a lieu de constater que l’utilisation de la chloroquine par des pays arabes et africains s’est révélé efficace quand elle est utilisé précocement”, a-t-il expliqué.

      L’Algérie est l’un des pays les plus touchés en Afrique par le virus. Au total, 8 503 cas et 609 décès y ont été officiellement recensés depuis le 25 février.

  • WHO launches global megatrial of the four most promising coronavirus treatments | Science | AAAS
    https://www.sciencemag.org/news/2020/03/who-launches-global-megatrial-four-most-promising-coronavirus-treatments

    Scientists have suggested dozens of existing compounds for testing but WHO is focusing on what it says are the four most promising therapies: an experimental antiviral compound called #remdesivir; the malaria medications #chloroquine and #hydroxychloroquine; a combination of two HIV drugs, #lopinavir and #ritonavir; and that same combination plus #interferon-beta, an immune system messenger that can help cripple viruses. Some data on their use in COVID-19 patients has already emerged—the HIV combo failed in a small study in China-but WHO believes a large trial with a greater variety of patients is warranted.

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