• Ottimismo al #Louvre, Nimbus, #Agcom e Bollicine #ai
    https://radioblackout.org/podcast/ottimismo-al-louvre-nimbus-agcom-e-bollicine-ai

    Eventi https://hacklabbo.indivia.net/hackordiye25/programma hackrocchio 5-6-7 dicembre @mezcal squat Nimbus / Israel / Google https://www.theguardian.com/us-news/2025/oct/29/google-amazon-israel-contract-secret-code In 2021, cloud-computing giants Google and Amazon won a major contract (worth about US$1.2 billion) with the State of Israel called “Project Nimbus”. As part of that deal, Israel inserted a requirement for the companies to use a secret coded payment system […]

    #project_nimbus
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/11/stakkastakka_4nov.mp3

  • Louvre : entrée interdite Didier Rykner

    Nous n’avons cessé, depuis des années, de dénoncer le nombre invraisemblable de salles fermées du Louvre, souvent sous le prétexte de travaux qui n’existent pas, la direction du musée mentant sciemment aux visiteurs. Rappelons par exemple ces deux articles, ici et là, du temps de Jean-Luc Martinez.

    
En août 2019, nous nous promenions dans un Louvre en grande partie vide, mais inaccessible à la réservation (voir l’article), une situation que nous révélions déjà quelques semaines plus tôt (voir l’article).

    À l’arrivée de Laurence des Cars à la tête du Louvre, nous avons attendu de voir quelle serait sa politique, car nous ne faisons jamais de procès d’intention et nous ne travaillons que sur les faits.

    C’est pour cette raison qu’un an après sa nomination, alors que quelques décisions prises semblaient aller dans le bon sens, nous avions écrit en août 2022, il y a trois ans, un article se félicitant d’un Louvre désormais plus ouvert. Cela n’a pas duré longtemps. La triste réalité, partagée par les employés du musée avec qui nous pouvons parler, est que sur presque tous les plans, la politique de la nouvelle présidente est encore pire que celle de son prédécesseur. Et cela ne fait pas exception pour les ouvertures de salles et l’impossibilité de visiter le musée. L’embellie n’aura été que très passagère.

    La volonté de justifier le projet de « Renaissance » du Louvre explique, sans doute, en grande partie, ce constat. Cela se traduit désormais, non seulement par des fermetures toujours plus importantes des salles sous le prétexte de travaux imaginaires, mais aussi par l’impossibilité d’entrer dans le musée alors que celui-ci est en grande partie vide.


    Le système de réservation est d’ailleurs, comme d’habitude, totalement dysfonctionnel. C’est ainsi que le samedi 16 août 2025, à 12 h 11, il était impossible de réserver une entrée au musée jusqu’au vendredi 23 août, comme notre copie d’écran le montre (ill. 1). Cela signifie qu’à moins d’avoir déjà réservé un billet plusieurs jours plus tôt, ou de passer par un site extérieur au musée (ill. 2) et de payer presque deux fois le prix normal (déjà très élevé), les Parisiens, comme les touristes visitant la capitale, ne pouvaient plus entrer dans le musée avant six jours. Or, lundi 18 août matin, il était à nouveau possible d’acheter des billets pour ce jour, ce qui était exclu le vendredi !

    Vendredi 16 août, alors qu’aucune place n’était donc plus en vente sur le site du Louvre, nous avons cependant pu y entrer grâce à notre carte d’Amis du Louvre. Et nous avons fait le même constat qu’en 2019 : le visiteur ne pouvait plus acheter de billets alors que le musée était en grande partie vide. C’était le cas notamment dans les salles de peintures françaises et nordiques (ill. 4 à 7), au deuxième étage de la Cour carrée et de l’aile Richelieu, mais aussi dans la majeure partie des salles d’Objets d’Art.


    Interdire aux amateurs de visiter le Louvre, voilà la politique de démocratisation culturelle de ce musée, sans que cela semble gêner une seconde un ministère de la Culture totalement absent.

    Non seulement les salles sont très largement fermées, mais le Plan d’Ouverture Garanti (nom donné en interne [1]) ou Plan d’ouverture des salles, change sans arrêt, et d’une manière totalement incohérente, ce qui mécontente fortement les visiteurs, pour ne pas parler des agents de surveillance. Un seul exemple, édifiant.

    Il y a quelques jours encore, le plan téléchargeable sur le site du musée (comme on peut le voir encore sur Webarchives) était prévu du 12 juillet au 24 août 2025 (ill. 8). Désormais, ce n’est plus que du 12 juillet au 21 août 2025 (ill. 9), ce qui empêche donc toute personne qui voudrait réserver du 22 au 24 août de savoir exactement ce qui sera ouvert ou fermé.

    Quant à ceux qui voudraient réserver pour une entrée à 16 h 30 (ou à 19 h 30 les soirs de nocturne), ils ont intérêt à se dépêcher. Car - il est vrai que ce n’est pas nouveau - la fermeture à 18 h ou à 21 h est une pure vue de l’esprit : dès 17 h 30, dans le premier cas, et 20 h 30, dans le second, une annonce est faite par haut parleur indiquant que le musée ferme... dans 15 minutes. Pas 30 minutes donc. Et à 17 h 45 ou 20 h 45, les agents demandent aux visiteurs de sortir. Pour peu qu’un visiteur entre sous la pyramide à 16 h 30 pour se rendre aux peintures françaises du XVIIIe siècle au second étage de la Cour carrée, il lui faut au mieux dix minutes pour y parvenir, et il dispose d’à peine plus de trois-quarts d’heure avant qu’on le prévienne de la fermeture imminente. Une heure au maximum pour voir les œuvres qu’il veut... à condition, bien sûr, qu’elles soient ouvertes ! Et tout cela, au tarif plein.

    C’est cela le Louvre, le plus grand musée du monde, comme se plaît à le répéter la ministre de la Culture. Le plus grand, sans doute. Le plus désorganisé, et le moins accueillant, c’est certain.

    Notes
    [1] Ce nom grotesque (acronyme : POG) devrait être remplacé par PFA, « Plan de Fermeture Assurée » (voir l’article).

    #paris #incompétence #Louvre #musée #art #france
    Article complet (avec liens images) : https://www.latribunedelart.com/louvre-entree-interdite

  • #Journal du #Regard : Février 2024
    https://liminaire.fr/journal/article/journal-du-regard-fevrier-2024

    https://youtu.be/28yB3hwxWpk?si=KfmRvnVBL24O8W9Y

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions Nous ne faisons qu’apparaître dans un monde soumis comme nous au pouvoir du temps. Dans le silence qui suit la fin du signal de départ. Dans un seul et unique instant. Non pas suites sans principe de (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Paris, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Paris, #Canal, #Louvre (...)

  • Premier livre multiformat : quand Le Louvre réinvente l’art de faire un catalogue - IC Le Mag
    https://lemag-ic.fr/case-studies/premier-livre-multiformat-quand-le-louvre-depoussiere-le-monde-de-ledition

    e 17 mai, le musée du Louvre a publié le catalogue raisonné de sa collection des tableaux de Van Dyck dans quatre formats simultanés : un livre papier, un livre en ligne (format web), un livre numérique (format ePub) et un PDF téléchargeables gratuitement. Une prouesse rendue possible grâce à la création d’une chaîne d’édition innovante.

    Donner un accès gratuit, illimité et immédiat aux publications de la recherche scientifique réalisées par ses équipes. En mai dernier, le musée du Louvre a publié le catalogue raisonné de sa collection des tableaux de Van Dyck dans quatre formats simultanés — un livre papier, un livre en ligne (format web), un livre numérique (format ePub) et un PDF téléchargeables gratuitement — réaffirmant ainsi sa volonté d’ouverture auprès de tous les publics.

    UNE CHAÎNE D’EDITION INNOVANTE

    Pour produire le livre multiformat, le Louvre a élaboré l’outil capable de produire simultanément l’ensemble des formats : site web, e-book, pdf et pdf pour l’impression.

    Il s’est très fortement inspiré pour cela de Quire, la chaîne d’édition créée par le musée du Getty, à Los Angeles, ou d’autres initiatives, en France, comme l’ouvrage Les Sculptures de la villa romaine de Chiragan, publié par le musée de Saint-Raymond à Toulouse.

    La chaîne d’édition ne s’appuie que sur des formats ouverts. Les formats html et CSS produisent simultanément les livres numériques web et ePub, ainsi que la mise en page pdf produite avec Paged.js, un logiciel libre soutenu par la Coko Foundation.

    « Le principe du single source publishing offre la possibilité de travailler directement sur les formats source, sans démultiplier les efforts » indique le musée du Louvre.

    Un soin tout particulier a été porté au design, à la typographie et à la maquette. Un travail très précis a notamment été effectué au niveau de la mise en page de chacun des formats afin de n’en dégrader aucun, en particulier pour le livre imprimé.

    Une attention forte a également été portée à la citabilité de l’ouvrage, essentielle pour l’édition scientifique, avec des url pérennes, un DOI (fourni par l’agence Crossref, dont le rôle garantit la bonne dissémination des métadonnées des publications scientifiques) et quatre ISBN. La mise en place d’une numérotation des paragraphes permet la citabilité de tous les formats entre eux.

    Enfin, l’accessibilité de l’ouvrage a fait l’objet d’une attention particulière, avec notamment une description courte et une description longue de chacune des 200 œuvres, peintures, dessins, sculptures, gravures reproduites dans l’ouvrage.

    #Louvre #Edition

  • Si tes ancêtres ont été spolié·es d’une œuvre ou si tu veux découvrir des chefs-d’œuvres inconnus !

    Recherche - POP
    https://www.pop.culture.gouv.fr/search/mosaic?base=%5B%22R%C3%A9cup%C3%A9ration+artistique%20%28MNR%20Rose

    C’est toujours curieux de lire une URL pop culture :)
    Le lien mène à une recherche sur les portraits de femmes.
    Voici une de ces femmes portraiturée dont les traits ne sont pas affadis par le peintre


    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/mnr/MNR00189?base=%5B%22R%C3%A9cup%C3%A9ration%20artistique%20%28MNR%20


    Et ce tableau indéchiffrable est une danseuse, la preuve par les photos du musée du Jeu de Paume durant la guerre
    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/mnr/JDP-0186?base=%5B%22R%C3%A9cup%C3%A9ration%20artistique%20%28MNR%20

    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/mnr/JDP-0235

    Titre

    Plan général des salles du musée du Jeu de Paume sous l’Occupation
    Historique

    Dès le début du mois d’octobre 1940, le Louvre doit mettre trois salles à la disposition de l’Occupant pour permettre la circulation des œuvres d’art dont la spoliation a déjà commencée. Très vite, cet espace devient trop petit et le colonel Kurt von Behr, chef de l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR) à Paris, jette son dévolu sur le musée du Jeu de Paume, qui abritait les œuvres contemporaines d’écoles étrangères des collections nationales avant qu’elles ne soient évacuées.

    Le lieu, déjà aménagé en musée, revêt pour le colonel von Behr tous les avantages : la situation au cœur de Paris, l’isolement au sein du jardin des Tuileries et donc la discrétion, la facilité d’accès pour les véhicules et la distance par rapport à l’administration des musées nationaux. Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux, n’a pas d’autre choix que d’accorder l’autorisation mais négocie la présence d’un membre de la conservation dans les locaux, Rose Valland. Ainsi, le Jeu de Paume devient le lieu de transit des œuvres d’art avant leur départ vers l’Allemagne.

    De nombreux dignitaires nazis viennent, à plusieurs reprises, voir les œuvres pour sélectionner ce qu’ils veulent retenir, pour un musée ou pour eux-mêmes, à commencer par le Reichsmarschall Goering qui s’y rend une vingtaine de fois entre novembre 1940 et novembre 1942. C’est pourquoi il y a périodiquement des accrochages qui redonnent au lieu son allure de musée, sans qu’il soit toujours possible de préciser la date des présentations.

    Depuis le site du Louvre où j’ai vu noté

    Œuvre récupérée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, déposée par l’office des biens et intérêts privés (OBIP) ; en attente de sa restitution à ses légitimes propriétaires. Consulter la base de données ministérielle Rose Valland consacrée aux œuvres dites #MNR (Musées nationaux récupération).

    #BDD_Rose_Valland #nazis #œuvres_d'art #spoliation #louvre #jeu_de_paume #musées #peintures #chefs_d'œuvres

  • Die glänzende Glaspyramide hat Risse bekommen Von Marc Zitzmann, Paris
    https://www.faz.net/aktuell/feuilleton/louvre-direktor-jean-luc-martinez-bleibt-er-im-amt-17337175.html

    Das zweite Mandat für den Louvre-Direktor Jean-Luc Martinez ist am 13. April ausgelaufen. Wird es nochmals verlängert werden? Die Bilanz der letzten Jahre spricht dagegen.

    Was für ein Nervenkitzel. Seit Monaten sollte Jean-Luc Martinez als président-directeur des Louvre im Amt verlängert oder abgelöst werden. Doch obwohl sein zweites Mandat seit dem 13. April ausgelaufen ist, steht der Entscheid noch immer offen. Das liegt zum einen daran, dass die Leiterinnen und Leiter der großen staatlichen Kulturinstitutionen in Frankreich durch den Präsidenten höchstselbst ernannt werden – und dieser meist Dringlicheres auf der Tagesordnung stehen hat. Es hat zum andern aber auch damit zu tun, dass im vorliegenden Fall Emmanuel Macron anscheinend Zweifel gekommen sind und er den Rat seiner Kulturministerin, welche Martinez unterstützt, nicht blind zu befolgen gewillt scheint.
    Der Verzug hat immerhin den Vorteil, dass eine Handvoll Medienorgane aufgewacht sind und die überfällige kritische Bilanz wenigstens skizziert haben. Die Tatsache, dass seit Jahren fast einzig Didier Rykner in seiner spezialisierten Online-Zeitung La Tribune de l’Art Missstände im größten Museum der Welt geißelt, wirft ein grelles Schlaglicht auf den durch die chronische Pressekrise bewirkten Niedergang der Kunstberichterstattung in Frankreich. Jetzt haben zumindest Le Canard enchaîné, Mediapart und Le Monde ebenfalls kritische Berichte vorgelegt, die freilich großteils auf Rykners Recherchen aufbauen.

    Chaos im Louvre
    Die Kritikpunkte lassen sich in drei Punkten zusammenfassen. Erstens wird Martinez vorgeworfen, ein schlechter Organisator zu sein. Anfang 2017 ließ er so Seite an Seite eine Jan Vermeer und eine Valentin de Boulogne gewidmete Ausstellung ausrichten – mit gemeinsamem Ticket und Eingang. Die Folge war – völlig voraussehbar, und durch die Unzulänglichkeit des Reservierungssystems noch verstärkt – ein namenloses Chaos, stürzten sich doch alle auf den Niederländer, während nur wenige den ebenfalls sehenswerten Franzosen sehen wollten.

    2019 zeitigte die temporäre Umsiedlung der Mona Lisa in den Saal, wo Rubens’ Medici-Zyklus hängt, noch gravierendere Störungen. Fluten von Selfiesüchtigen, mehr schlecht als recht kanalisiert, überschwemmten alle Zugangswege zum Gral der Kunstbanausen und machten über Monate hinweg namentlich die Abteilung für flämische Malerei fast unzugänglich. Auch die Ausrichtung von Werkschauen der Maler Le Brun und später Le Nain im Louvre-Ableger in Lens war keine Glanz-Idee. Diese französischen Künstler des siebzehnten Jahrhunderts ziehen ein Publikum von Kennern an, welche sich in Paris ungleich zahlreicher gefunden hätten als in einem 30.000-Seelen-Städtchen nahe der belgischen Grenze. „Le Mystère Le Nain“ zog 2017 so sechseinhalbmal weniger Besucher an als die letzte Retrospektive in Paris vor vier Jahrzehnten. Schließlich mehrt sich seit Martinez’ Amtsantritt 2013 die Zahl der Louvre-Säle, die punktuell oder über längere Zeit hinweg geschlossen sind. Wegen Bauarbeiten, schwindelt das Museum seinen Besuchern vor – in Wahrheit, weil es an Saalwächtern fehlt.

    #Jean_luc_martinez #art #EnMarche #louvre #musée #culture #france

    • Un Louvre toujours plus fermé

      Après 203 jours de fermeture, un record du monde contrairement à ce qu’ose prétendre la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, les musées français vont enfin pouvoir rouvrir au public. Oui, mais certains moins que d’autres. C’est ainsi que le Louvre, une fois de plus, se distingue dans la médiocrité et dans le mépris du public.


      Johannes Vermeer (1632-1675), L’Astronome, Huile sur toile - 51 x 45 cm, Invisible au Louvre depuis au moins le 17 mars 2019 (à l’exception du mois d’octobre), Photo : Wikipedia (domaine public)

      Rappelons d’abord qu’à la fin du premier confinement, et alors qu’il avait rouvert seulement début juillet avec beaucoup de retard sur les autres musées, une très grande partie de ses salles étaient restées fermées, notamment tout le second étage avec les peintures nordiques et les peintures françaises des XVIIIe et XIXe siècle.
Lors de cette nouvelle réouverture, le 19 mai, et alors que l’instauration d’une jauge réduite devrait au contraire inciter à ouvrir largement les galeries, un très grand nombre de celles-ci demeurera clos (ill. 1).

      Fort heureusement, les peintures françaises au deuxième étage vont enfin rouvrir, après un an et deux mois sans que personne ait pu les visiter. Mais il n’en ira pas de même pour les peintures nordiques, pour Rubens et Rembrandt, pour Van Dyck et Vermeer…. . . .

      La suite : https://www.latribunedelart.com/un-louvre-toujours-plus-ferme

  • Dérives au Louvre - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010321/derives-au-louvre

    Au moment où Jean-Luc Martinez postule pour un troisième mandat de président, sa politique n’a jamais été aussi contestée. Acquisition d’œuvre créant un #conflit_d’intérêts, travaux aux coûts démesurés en pleine crise, licences de marques détériorant l’image du musée… Un bilan qui engendre un climat social délétère.

    #chemin_néocatéchuménal #religion #Louvre #art

  • Le « naming », un piège à Louvre Texte Nicolas Cori Photo Denis Allard/Réa Édité par François Meurisse - 6 Aout 2019 - Les Jours

    Le musée s’est embourbé dans un contrat de mécénat avec la généreuse famille Sackler, accusée d’avoir créé la crise des opioïdes aux États-Unis.

    Prenez La Joconde, son sourire mystérieux et ses millions de visiteurs annuels. Imaginez maintenant des hordes d’activistes dénoncer régulièrement devant elle la complicité du Louvre face à l’une des plus grandes crises sanitaires qu’ait connues les États-Unis.
    Un tel scénario a dû donner des cauchemars à la direction du musée parisien. Le 1er juillet dernier, une poignée de militants emmenés par la photographe américaine Nan Goldin, les pieds dans l’eau et des banderoles à la main, ont manifesté devant la pyramide du Louvre afin de demander à ce que l’aile Sackler des antiquités orientales soit débaptisée. La famille Sackler est propriétaire du groupe pharmaceutique Purdue Pharma, accusé d’avoir incité les médecins américains à prescrire à tout va depuis le début des années 2000 de l’Oxycontin, un analgésique contenant de l’opium, créant ainsi la plus grosse épidémie d’overdoses médicamenteuses jamais vue outre-Atlantique. Eh bien, quelques semaines après ce modeste happening, la direction du Louvre a décidé d’effacer en toute discrétion le nom de Sackler de ses salles, tout en adoptant une communication très alambiquée.

    Interrogé le 16 juillet sur RTL, Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, a ainsi affirmé qu’il n’avait pas à « débaptiser ces salles » car elles ne portaient « plus le nom de Sackler » depuis des années, étant donné que le « nommage » des salles – datant des années 1990 – ne durait que « vingt ans ». Une information que, visiblement, seul l’intéressé possédait : pourquoi une manifestation quinze jours auparavant sinon ? Cet épisode est révélateur de la gêne de la direction du Louvre, mais aussi des problèmes éthiques pesant sur l’une des contreparties (lire l’épisode 2, « Les riches jouent aux gros dons ») les plus contestables du mécénat : le « naming » ou « nommage » d’espaces pour remercier un donateur particulièrement généreux. Permettre qu’une entreprise ou une personne fortunée donne son nom à un bout de musée, c’est prendre le risque de voir la réputation de l’établissement mise à mal si le mécène ne s’avère pas sans reproches. Et qui est sans tache ? Le récit du mécénat Sackler au Louvre permet de s’en rendre compte..

    Overdoses
    En 2015, le nombre d’overdoses mortelles dues à des médicaments opioïdes a atteint le chiffre de 33 000 contre 4 000 en 1994, avant l’introduction de l’Oxycontin. Ce médicament était à l’origine destiné à soulager les malades du cancer mais la firme Purdue Pharma a développé une politique marketing très agressive, convaincant les médecins de prescrire ce médicament à tous les publics. . . . . . . .

    La suite, payante sur : https://lesjours.fr/obsessions/mecenes-mecenat/ep5-louvre-sackler

    #art #musée #mécénat #culture #peinture #musées #exposition #mémoire #merci #france #opioides #sackler #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #opioids #Louvre #naming

    • Le discours de Nan Goldin
      « Je suis ici aujourd’hui pour demander à ce que le Louvre retire le nom “Sackler”. Il y a douze salles dans le département des antiquités orientales qui ont le nom “Sackler”. Les Sackler possèdent un groupe pharmaceutique qui a déchaîné la plus grande crise de santé publique aux États-Unis. Les gens meurent à cause d’eux. (…) 1,7 million de personnes sont dépendantes. »

  • Louvre Removes Sackler Family Name From Its Walls - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/17/arts/design/sackler-family-louvre.html

    The Louvre in Paris has removed the name of the Sackler family from its walls, becoming the first major museum to erase its public association with the philanthropist family linked with the opioid crisis in the United States.

    The Louvre’s collection of Persian and Levantine artifacts is housed in a wing that has been known as the Sackler Wing of Oriental Antiquities since 1997.

    But on Wednesday, a plaque acknowledging the Sacklers’ donations had been removed from the gallery’s entrance, and references to “the Sackler Wing” on other signs in the museum had been covered with gray tape.

    Members of the Sackler family own Purdue Pharma, the maker of OxyContin, an enormously profitable and frequently abused painkiller that is the subject of numerous lawsuits in the United States.

    Les faux-culs !!!

    Nine other signs in the building that referenced the wing had been taped over. Ms. Aguirre said another large sign that acknowledged the Sackler donation had also been removed.References to “the Sackler Wing” have also been removed from the Louvre’s website.

    On Tuesday, Jean-Luc Martinez, the museum’s president, told RTL, a French radio station, that the Sackler name had been taken down because the Louvre’s policy on naming rights is that they last for 20 years.

    A spokeswoman for the Louvre did not respond to emails asking why, if naming rights only lasted 20 years, the name had not been painted over earlier.

    The Sackler family declined to comment through a spokesman from Edelman, the public relations firm that represents them in Britain.

    Ms. Goldin said she recognized that many museums could not follow the Louvre’s example without breaking their contracts, but she hoped they found a way. “I know that the museums, especially in America, have enormous trouble being funded and it’s so important museums stay open,” she said. “But museums are also about ethics and morality.”

    A spokeswoman for the Victoria and Albert Museum in London, which has a Sackler Courtyard, said in an emailed statement on Wednesday that the museum was “not considering the removal of any signage related to our past or present donors.”

    “We’re proud to have been supported by the Sacklers,” Tristram Hunt, the museum’s director, told the BBC on July 10.

    Tate did not intend to rename the Sackler escalator at Tate Modern, it said in an emailed statement on Wednesday.

    A spokeswoman for the Jewish Museum in Berlin said in a telephone interview on Wednesday that the Louvre’s move did not change an earlier statement about its Sackler staircase.

    “We will not be changing the name because we feel that renaming would be an inappropriate attempt to disguise what happened,” that statement, issued in March, said. “It would also contradict the fact that we acted in good faith.”

    #Opioides #Sackler #Louvre #Philanthropie

  • Opioïdes : Nan Goldin vise le mécénat du Louvre - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/01/opioides-nan-goldin-vise-le-mecenat-du-louvre_1737328

    La photographe a organisé lundi une action dans la cour du grand musée parisien, appelant sa direction à débaptiser une aile nommée en l’honneur d’une famille de mécènes détenant le laboratoire produisant l’Oxycontin, un puissant analgésique.

    Opioïdes : Nan Goldin vise le mécénat du Louvre

    Le Louvre n’imaginait sans doute pas voir un jour sa réputation ternie par la crise des opioïdes, ce scandale sanitaire majeur qui a déjà fait au moins 100 000 morts par overdose aux Etats-Unis. Le célèbre musée parisien doit pourtant faire face à une fronde inédite orchestrée par la photographe new-yorkaise Nan Goldin et le collectif PAIN (Pain Addiction Intervention Now), qui militent depuis deux ans pour alerter sur les dangers de l’Oxycontin. Ce puissant antidouleur, dérivé de l’opium, est commercialisé depuis 1996 par la société Purdue Pharma, elle-même détenue par la famille Sackler. Comme de nombreuses entreprises, le laboratoire américain est aussi un généreux mécène du monde de l’art, prêt à débourser de très grosses sommes pour voir son nom associé à des institutions culturelles de renom. Grâce à un don de 10 millions de francs au Louvre en 1996, la famille a ainsi obtenu que l’aile des antiquités orientales du Louvre soit nommée « aile Sackler », nom qu’elle porte toujours aujourd’hui. Douze salles consacrées à l’Iran ancien, au Levant et à l’Arabie ancienne, où trônent d’inestimables joyaux.

    Une association insupportable pour Nan Goldin, devenue la figure de proue de la lutte contre Sackler. Ancienne accro à l’Oxycontin dont elle est désormais sevrée, la photographe multiplie depuis 2017 les actions choc dans les musées financés par la famille américaine. Mais c’est la première fois qu’une action a lieu en France, face au musée le plus visité du monde.
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    inRead invented by Teads
    « Sackler on meurt, le Louvre couvre »

    Les touristes présents lundi devant la pyramide du Louvre ont d’abord cru à une performance artistique. Entièrement vêtue de noir, sa médaille de l’ordre des arts et des lettres attachée à la ceinture, Nan Goldin s’est avancée dans l’eau au milieu du bassin, face au bâtiment de verre. Puis des militants ont déployé derrière elle une large banderole orange avec ces mots en lettres noires : « Louvre, take down their name » (« Louvre, retirez leur nom »). Une trentaine d’activistes se sont ensuite massés autour de la photographe aux cris de « Shame on Sackler » et « Sackler on meurt, le Louvre couvre ». « Sackler est responsable de la mort de 200 personnes par jour aux Etats-Unis, lance Nan Goldin aux quelques journalistes présents. Le Louvre ne peut pas être complice de ce scandale. »

    Préparée en trois semaines dans le plus grand secret, l’action a été menée en collaboration avec l’association Aides. « On ne parle que des Etats-Unis mais d’autres pays commencent à être touchés par la crise des opioïdes, explique Fred Bladou, chargé de mission au sein de l’asso. Ce désastre sanitaire doit aussi nous interpeller sur la politique préventive que nous menons. Il démontre l’absurdité qu’il y a à criminaliser les usagers de drogue illicite alors qu’une des plus grosses crises sanitaires de l’histoire concerne une drogue licite. » En France, une centaine de médecins ont alerté fin juin dans les colonnes du JDD sur « le risque d’une crise sanitaire » alors que « 12 millions de Français utilisent des médicaments opiacés, sans être alertés sur leur potentiel addictif et sur les risques d’overdose ».
    Guggenheim et Tate Modern

    Accusés de commercialiser son produit phare en toute connaissance de cause, les Sackler sont aujourd’hui visés par plus de 1 600 actions en justice dans 35 Etats américains. En mars, ils ont dû verser 270 millions de dollars dans le cadre d’un accord à l’amiable passé avec l’Etat de l’Oklahoma. Sous la pression de PAIN, la polémique s’est étendue au mécénat culturel international. Ces derniers mois, plusieurs grands musées comme le Guggenheim et le Metropolitan Museum of Art à New York, ou la Tate Modern à Londres, ont annoncé publiquement qu’ils refuseraient à l’avenir toute donation de la famille Sackler. Un autre musée londonien, la National Portrait Gallery, a décliné en mars un don d’un million de livres (1,15 million d’euros). « Nous n’avons plus reçu aucune donation ni aucune demande de Sackler depuis 1996 », se défend-on au Louvre. Mais ce refus des dons ne suffit plus, pour Nan Goldin et les militants de PAIN. « Il faut que le Louvre soit le premier à débaptiser une aile, exigent-ils dans leur communiqué. Nous n’acceptons plus qu’une institution culturelle publique financée par l’Etat et les contribuables porte au pinacle une entreprise meurtrière. »

    Techniquement, rien n’empêche le musée parisien de retirer le nom des Sackler, le choix de baptiser certaines salles n’étant pas irrévocable, selon la charte interne. Mais la problématique du mécénat et des donateurs embarrassants va bien au-delà de ce cas. Elle est d’autant plus sensible qu’en vingt ans, le budget du Louvre a plus que doublé, alors même que la subvention de l’Etat est restée stable (environ 100 millions d’euros par an). Pour financer la différence et satisfaire les dix millions de visiteurs annuels, le musée n’a d’autre choix que de se tourner vers les acteurs privés, qui représentent entre 20 et 25 millions d’euros par an. Pour vérifier l’origine de ces fonds, le Louvre s’appuie aussi bien sur son réseau diplomatique dans les ambassades étrangères que sur Tracfin, le service antiblanchiment de Bercy. A l’époque, la donation des Sackler n’avait soulevé aucun problème. Vingt-trois ans et plusieurs dizaines de milliers de morts plus tard, c’est une tout autre affaire.
    Emmanuel Fansten

    #Opioides #Sackler #Louvre

  • La famille Sackler, maîtres des #opioïdes et amis des arts
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/04/25/les-sackler-amis-des-arts-et-pharmaciens-mortiferes_5454532_3234.html

    Le déclic s’est produit lors des journées de charité du diocèse de Boston, pendant le Carême de 2016. Catholique et bon orateur, il vante l’action du diocèse en faveur des victimes de la drogue. Et évoque son frère. Une fois son discours achevé, une dizaine de personnes viennent partager leur expérience. A chaque fois, le même scénario : une blessure banale mais nécessitant un antidouleur, et une ordonnance d’#OxyContin. S’amorce alors l’engrenage de l’addiction avec, souvent, un basculement vers l’héroïne. Il s’agit bien d’une épidémie, provoquée par #Purdue et les Sackler.

    Pourquoi ferrailler avec une œuvre d’art ? Parce que c’est là une des failles du clan. Si le nom de Purdue est peu connu, celui de la famille Sackler est, depuis un demi-siècle, synonyme de mécénat artistique. Au Metro­politan Museum (Met) et au Musée Guggenheim de New York, à la National Portrait Gallery de Londres ou au #Louvre, à Paris, avec l’« aile ­Sackler des antiquités orientales », leur patronyme est omniprésent.

    Cela paie. En mars, le #Guggenheim a fait savoir qu’il n’accepterait plus de dons de la famille, ­ tandis que Mortimer #Sackler, ancien membre actif du conseil d’administration (CA) de Purdue et cousin de Richard, a dû se retirer du CA. A Londres, la #Tate Gallery a fait de même, et la National Portrait Gallery a décliné une promesse de don de 1 million de livres (1,15 million d’euros).

    L’histoire débute avec les trois frères Sackler, fils d’immigrants juifs de Galice et de Pologne nés à Brooklyn. Tous trois médecins psychiatres, ils se lancent dans la pharmacie, en rachetant une petite entreprise de Greenwich Village, qui vend des produits comme la Betadine ou fait le marketing du Valium. Ils conquièrent des patients et, surtout, des médecins prescripteurs (en 1997, le patriarche, Arthur Sackler, a été distingué à titre posthume pour ses talents publicitaires).

    Mais The New Yorker note qu’il s’agissait aussi de contrer l’arrivée de médicaments génériques, l’OxyContin devant tomber dans le domaine public en 2013. Et que l’effet paradoxal de l’affaire a été d’amplifier le basculement des drogués vers l’héroïne. « C’est un terrible paradoxe de l’histoire de l’OxyContin : la formule originelle a créé une génération accro aux pilules. Et sa reformulation (…) a créé une génération accro à l’#héroïne. »

    L’#Oklahoma, particulièrement touché, est parvenu fin mars à une transaction de 270 millions de dollars. Purdue préfère payer pour éviter un procès public et la publication de documents internes potentiellement désastreux. Des rumeurs de faillite courent, et certains Etats pourraient être tentés de conclure des transactions rapides plutôt que de ne rien obtenir.

  • Au #Louvre, une acquisition qui pose question
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/170418/au-louvre-une-acquisition-qui-pose-question

    L’acquisition d’un Livre d’heures ayant appartenu à #François_Ier par le #musée du Louvre pour environ 10 millions d’euros permet de décrypter l’usage du #mécénat par l’institution, alors que le mandat de #Jean-Luc_Martinez à la tête de la prestigieuse institution vient d’être reconduit par le ministre de la culture.

    #Culture-Idées #Bernard_Arnault

  • Le mystère Adèle Ferrand, identification d’une artiste réunionnaise - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/le-mystere-adele-ferrand-1569.html

    Qui était la vraie #AdèleFerrand ? Et qui était la fausse ? La vraie était une #artiste #peintre dont l’oeuvre est l’un des trésors du #Musée #LéonDierx. Au cours d’une carrière fulgurante, elle a conquis les critiques jusqu’au Salon Royal du #Louvre. Terrassée à 30 ans par la fièvre #typhoïde, elle meurt le 1er avril 1848 à Saint-Pierre (île de #LaRéunion). A ses côtés, son fils adoré de 16 mois encore au berceau et un portrait inachevé de son père sur le chevalet. Identification d’une femme, farouchement hostile à l’#esclavage, « #Créole par le cœur et par la descendance », écrivait #RaphaëlBarquissau... qui nous a légué une #œuvre immense.

    #LaReunion

  • Le Louvre Abu Dhabi raye le Qatar de ses cartes
    http://abonnes.lemonde.fr/arts/article/2018/01/22/le-louvre-abu-dhabi-raye-le-qatar-de-ses-cartes_5245074_1655012.html

    C’est le genre de « détail » qui fait tache. A peine deux mois après l’ouverture en fanfare du Louvre Abu Dhabi, une carte exposée dans le musée des enfants qu’abrite l’institution fait polémique. Et pour cause : une presqu’île a disparu, comme engloutie par la mer. Il s’agit tout bonnement du Qatar, gommé de la péninsule arabique. Un choix étonnant pour un musée qui se veut universel, qui plus est dans une section qui se prétend éducative… Une petite pierre supplémentaire dans l’escalade des tensions entre le Qatar et les Emirats arabes unis, qui, aux côtés de l’Arabie saoudite, ont rompu les liens diplomatiques avec Doha.

    Selon l’accord signé en 2007, le Louvre doit être consulté à toutes les étapes de la conception et de la réalisation du musée, y compris pour les espaces pédagogiques. Pour Alexandre Kazerouni, cet incident est à rapprocher de l’achat par les autorités d’Abou Dhabi du Sal­vator Mundi, le tableau attribué à Leonard de Vinci qui a récemment battu tous les ­records : « La partie française n’était pas informée de cet achat, dont on ne sait toujours rien des dessous. Signe que le pouvoir émirati s’est approprié politiquement le musée. »

    Utiliser la culture pour diffuser des fausses nouvelles ;-)

    #Louvre #Abu_Dhabi #Fake_news

  • Le #Louvre_Abu_Dhabi raye le #Qatar de ses cartes
    http://www.lemonde.fr/arts/article/2018/01/22/le-louvre-abu-dhabi-raye-le-qatar-de-ses-cartes_5245074_1655012.html


    1. La carte géographique présentée au Louvre Abu Dhabi où le Qatar a disparu
    Photo : Simon Henderson

    (note : la photo ci-dessus n’est pas celle retenue par Le Monde qui choisit de représenter une photo extérieure du musée…)

    C’est le genre de « détail » qui fait tache. A peine deux mois après l’ouverture en fanfare du Louvre Abu Dhabi, une carte exposée dans le musée des enfants qu’abrite l’institution fait polémique. Et pour cause : une presqu’île a disparu, comme engloutie par la mer. Il s’agit tout bonnement du Qatar, gommé de la péninsule arabique. Un choix étonnant pour un musée qui se veut universel, qui plus est dans une section qui se prétend éducative… Une petite pierre supplémentaire dans l’escalade des tensions entre le Qatar et les Emirats arabes unis, qui, aux côtés de l’Arabie saoudite, ont rompu les liens diplomatiques avec Doha.

    Le 17 janvier, un article du Washington Institute for Near-East Policy (Winep), un think tank pro-israélien basé à Washington, met le feu aux poudres. Son auteur, Simon Henderson, y signale la suppression du Qatar de la carte accrochée dans l’espace pédagogique du Louvre Abu Dhabi, indiquant qu’une telle ­décision est « probablement incompatible avec l’accord permettant à Abou Dhabi d’utiliser le nom du Louvre ».

    La Tribune de l’Art d’où provient l’image ci-dessus fournit, en comparaison, la carte réelle…


    2. La carte réelle, avec la péninsule du Qatar
    Photo : Wikipedia

  • MORTS A 100%, Jean Lefaux et Agnès Guérin (1980 – 55 mn). #Vidéo
    https://dechvideo.wordpress.com/2016/05/03/edition-dvd-morts-a-100-et-bonus-video-dechvideo-et-hors-sol-20

    “Bilan d’une vie de travail et d’exploitation qui, comme tous dans le bassin, ont cru au mythe du mineur héroïque dans le travail et dans la lutte. Ce mythe auquel ont contribué largement les partis politiques de gauche et les syndicats s’effondre sans lutte dans la mort du bassin du Nord-Pas-de-Calais. Les mineurs s’interrogent et se demandent comment ils ont pu contribuer à leur propre exploitation et à leur propre mort, la silicose.” (résumé paru dans Images documentaires).

    Ce documentaire fut produit par les Films du village, coopérative parisienne fondée en 1977 par Yves Billon et Jean-François Sciano. Les témoignages d’anciens mineurs et d’une épouse ainsi que l’apport critique des auteurs bousculent la mythologie du mineur. 
    https://www.dailymotion.com/video/x48fbfa


    Les témoignages de Morts à 100 % portent une parole très critique d’anciens mineurs et d’une épouse, dont Jules GRARE. Mineur de 1938 à 1969, ce dernier est également auteur du livre autobiographique Ma vie à Liévin (1977). Ce bonus évoque ce mineur retraité dans la décennie 70, en compagnie de Jacques Lacaze qui l’a côtoyé durant cette période. Un révolté devenu une icône de la mine, à l’instar du Centre Culturel et Social de Liévin qui porte son nom. Mais est-ce bien le révolté de Morts à 100 % qui a fait mémoire ?

    La structure du documentaire Morts à 100 % et sa révélation de la mythologie du mineur dégagent des similitudes avec des œuvres culturelles réalisées à la même époque au Centre d’Animation Culturel (CAC) de Douai. Association créée en 1971 par Roland Poquet sous le nom de « Maison de la culture sans murs » et renommée Centre d’Action Culturelle en 1974, financé par l’État à travers le FIC (Fonds d’Intervention Culturel), le CAC fut particulièrement dynamique quant à l’univers de la mine. Au tout début des années 80, il développa un vaste programme culturel intitulé « Mythes et identités culturelles dans le bassin minier ». Un “QG” lui est même consacré dans une maison des Houillères à Flers-Escrebieux. Ancré dans une dynamique d’éducation populaire, ce programme également étiqueté « Animation bassin houiller » donne lieu à videos, pièces de théâtre (dont le montage de textes contradictoires Mine de riens), expositions et autres activités. La diffusion de ces œuvres est entreprise dans plusieurs communes du bassin minier, du Douaisis jusqu’au Bruaysis (MJC, arrières-salle de café, salles communales …). Néanmoins l’accueil fut parfois hostile … 
    Interpellé par cette dynamique culturelle extrêmement méconnue de nos jours et par son caractère dérangeant, Dechvideo est parti à la rencontre de personnes ayant participé à l’aventure du CAC de ce début des années 80 (dont son fondateur Roland Poquet). Elle révèle une approche culturelle originale du monde de la mine. En écho à Morts à 100 %, sa pertinence demeure-t-elle de nos jours ? Ne questionne-t-elle pas jusque dans notre présent où « LA » mémoire minière constitue l’un des leitmotiv et accompagnateur privilégiés des chantiers de « renouveau » du bassin minier (UNESCO, pôles culturels, Mineurs du monde, Louvre-Lens …) ? En prolongement de la thématique initiale du bonus, des propos d’autres intervenants sont glissés dans le reportage.

    #mineurs #mines #charbon #Documentaire #Liévin #Flers-Escrebieux #houillères #louvre-Lens #Hors sol
     

  • Polémique autour de la Pyramide du Louvre
    http://www.youtube.com/watch?v=yFzD_dtjf70

    http://www.france-amerique.com/articles/2009/03/27/20-ans-apres-la-polemique-la-pyramide-du-louvre-est-victime-de-son-

    AFP
    27 mars 2009

    Souvent villipendée avant son inauguration, le 30 mars 1989, aujourd’hui plébiscitée, la pyramide du Louvre connaît un engouement tel, qu’elle ne suffit plus à canaliser l’énorme flux de ses visiteurs.

    #pyramide #architecture #TM #tag_mercredi #louvre

  • Louvre-Lens : petit kit pour dubitatifs - Lémi
    http://www.article11.info/?Louvre-Lens-kit-pour-dubitatifs

    Ce qui se met ici en place relève davantage du Mickey démultiplié en mode Warhol que de l’éducation populaire. Il s’agit de créer un monde artificiel, faussement ouvert, pour évacuer la population actuelle, la repousser hors des limites du lieu fantasmé. Le public visé – les décideurs tablent sur 700 000 visiteurs la première année – est propre sur lui, doté d’un portefeuille conséquent. Il présente bien, dépense bien. Et aime cette reproduction d’un univers culturel qu’on lui présentera aussi bien à Bilbao qu’à Metz16, Paris, Lille, Bruxelles ou Madrid. Son attente ? Un cadre uniforme et rassurant, bordé de symboles fédérateurs, piliers de la culture globale. C’est ainsi que le Louvre, à Lens comme à Abou Dhabi17, accomplit son devenir « marque » et devient l’équivalent de Disney : un vecteur d’uniformisation.

    C’est un détail, mais il dit beaucoup. Norbert Crozier, l’actuel chef de projet de Mission Louvre-Lens Tourisme, est trop jeune pour avoir un CV gonflé aux hormones. Mais il affiche fièrement dans son « parcours en trois points » une étape éloquente : « Mise en place d’une offre de tourisme culturel pour Disneyland Paris18. » Interviewé dans le supplément Louvre-Lens de L’Avenir de L’Artois, le même livre sa philosophie : « Notre travail est d’écrire un scénario pour développer le tourisme. Nous sommes les metteurs en scènes, les acteurs sont les touristes et les décors sont les lieux. » Comment ils disent, déjà, chez Disney ? Ah oui : « Bienvenue dans un monde de magie ! »

    #Louvre #Lens #culture