• Ridley Scott et la saga Alien : quand l’auteur devient son propre monstre… | Calimaq
    https://scinfolex.com/2017/05/14/ridley-scott-et-la-saga-alien-quand-lauteur-devient-son-propre-monstre

    Cette semaine est sorti sur les écrans le film Alien : Covenant qui ajoute un nouvel épisode de la saga initiée par Ridley Scott en 1979. Après le déjà très controversé Prometheus en 2012, Ridley Scott revient aux commandes d’un film qui est en train de déclencher parmi les fans un véritable torrent de critiques négatives, accusant le… Source : : : S.I.Lex : :

    • Viol de l’oeuvre par son propre auteur ?

      Ce qui était déjà en germe dans Prometheus devient cette fois encore plus problématique avec Alien : Covenant . Ridley Scott – peut-être comme le dit Durendal parce qu’il atteint l’âge canonique de 80 ans – paraît s’enfoncer dans un délire mystique à tendance créationniste et il plaque artificiellement ces nouvelles thématiques sur l’univers d’Alien. Ce qui était à la base avant tout un film d’horreur, caractérisé par la figure iconique du xénomorphe, devient à présent une sorte de réflexion pseudo-philosophique ampoulée sur les origines de la vie et de l’être humain. Dans Covenant , Ridley Scott s’attache à faire des révélations sur la création jusqu’alors inexpliquée de l’Alien, à laquelle il apporte une réponse… plus que surprenante (je vous épargne les spoils). Le problème, c’est que ce faisant, il introduit un nombre invraisemblable d’incohérences qui rejaillissent sur les films suivants (l’action de Covenant se déroulant avant le premier épisode de la saga). Or ici, on peut dire d’une certaine manière que Ridley Scott se comporte comme le xénomorphe avec sa propre création : avec ces nouvelles thématiques religieuses, il insémine l’histoire avec des corps étrangers qui la font muter et la boursouflent jusqu’à la faire littéralement exploser. Et du coup, j’ai rarement vu quelque chose qui mérite autant le qualificatif de « dénaturation de l’oeuvre », au sens d’une violation du droit moral, alors qu’elle est commise par l’auteur lui-même.

      L’auteur est littéralement devenu son propre monstre et c’est l’univers d’Alien qui en est la première victime !

    • Souvent, le spectateur est plutôt bienveillant envers l’œuvre qu’il découvre et accepte les présupposés de l’univers qui lui sont proposés tant qu’ils ne vont pas à l’encontre de leur propre cohérence.

      On accepte donc beaucoup de petites faiblesses, jusqu’au moment où l’on trouve le propos tellement con qu’on éclate de rire pendant une scène qui n’est manifestement pas destinée à déclencher cette réaction. Généralement, c’est là que le réalisateur me perd.
      Ça a déjà été très chaud avec la scène d’intro, que j’ai trouvée prétentieuse au possible, mais bon, on passe l’éponge. Mais ça tourne directement au slasher avec des personnages et des situations totalement risibles parce mal écrits ou montés, je ne sais pas.
      Grosso merdo, t’as un vaisseau colonisateur de première vague avec, globalement, aucun système redondant et un équipage de gens qui se révèlent parfaitement inaptes au moindre stress, alors que la moindre hôtesse de l’air chez nous est formée pour ça : gérer le merdier. Et très rapidement, le #WTF se laisse bouffer par sa propre entropie, jusqu’au moment où tu te retrouves avec des monstrasses sortis du slip (parce que tu y repenses bien, si tu suis le scénario, en dehors de vouloir faire un plan par plan d’une scène du premier opus, ben, le bestiau, il ne peut pas être là. Pas possible !)
      Y a deux ou trois plans jolis, mais rien qui justifie de s’infliger deux heures de #bullshit autour.

    • Pas aimé du tout le texte de S.I. Lex sur Ridley Scott :
      https://scinfolex.com/2017/05/14/ridley-scott-et-la-saga-alien-quand-lauteur-devient-son-propre-monstre

      Après avoir expliqué, apparemment sagement, qu’il ne veut pas faire un procès à Scott :

      Certes, il ne s’agit pas de dire que Ridley Scott devrait être traîné en justice pour avoir commis quelque chose d’aussi mauvais qu’Alien : Covenant

      dans le paragraphe suivant (et final), il assène :

      On en vient presque à se dire qu’il vaudrait mieux que Ridley Scott ne vive pas assez longtemps pour poursuivre ce massacre méticuleux de sa propre création

      Pas de procès, mais il faudrait qu’il meure, parce qu’il saccage l’« univers » que ses fans aiment ? Ah ah ah… Non mais c’est quoi la cohérence ?

      Autre difficulté je pense : qu’on dénonce les excès du droit moral de l’« auteur », qui ici passe par le droit de producteur (Scott a racheté ses droits, si je comprends bien), pour qu’ensuite on dénie totalement le droit moral de l’auteur pour carrément l’attribuer aux « fans », au motif génial que :

      c’est le public qui se fait le gardien de l’esprit d’une oeuvre

      Sérieusement, la logique de SILex, maintenant, c’est d’arriver à réclamer un « gardien de l’esprit de l’œuvre » tellement intransigeant que le contrevenant devrait mourir ? (C’est pas du tout ce que j’avais compris du principe du remix, moi.)

      J’ai détesté Prometheus, je pense que Scott est, de longue date, un idéologue réactionnaire, mais là, franchement, la pente de SILex m’inquiète. Qu’on dénonce la « posture d’auteur », ou ses excès, ou le fait que l’auteur monopolise légalement la vie de l’univers créé, oui ; mais si c’est pour que le public devienne non plus un créateur, mais un gardien de l’orthodoxie de l’œuvre qui souhaite qu’Untel meure parce qu’il aurait trahi l’« esprit », on tombe dans le pire de ce qui serait justement une posture d’auteur 2.0.

      Parce que ça veut dire quoi, « plaquer artificiellement de nouvelles thématiques » ?

      il plaque artificiellement ces nouvelles thématiques sur l’univers d’Alien

      Je déteste les foutaises de Scott sur la foi qu’on en a tous besoin et les croyants qu’on persécuterait , mais qu’il tente d’ajouter des trucs à un idée somme toute particulièrement basique (monstre-voit, monstre-tue), je suis très pour. Si j’allais dans le sens de SILex, ce serait pour qu’on autorise « les gens » à enrichir eux-même cet univers, quitte à se foirer eux aussi, quitte à détourner le truc, mais pas à se poser en « gardiens » au motif qu’ajouter des thématiques, ce serait « artificiel » (je veux dire, c’est quand même des conneries de série B avec des monstres violeurs, par définition tout ça c’est « artificiel » !).

      (Et puis, franchement franchement, je pense qu’on est en plein délire du moment sur ces « univers », qui sont très exactement le gros fantasme économique à la mode de Hollywood, avec le Marvel-Truc-Universe (« MCU » in Ingliche), le X-Men-Reboot-de-mes-Fesses, le rachat de l’« univers » Star Wars, etc. On est tout de même largement dans le divertissement pas grandiose à base de produits dérivés, hein. Réclamer que la « fanbase » de l’« œuvre » décide d’un truc qui, dans tous les cas, n’est fait que pour engranger les milliards de profits sur la vente de figurines en plastoque, ça me semble pas intéressant du tout comme indignation…)

    • Il y a par ailleurs un autre contre-sens ici, qui est de parler de « délire mystique à tendance créationniste ». Or le film n’est clairement pas créationniste, puisque la première scène de Prometheus montre un alien se sacrifier pour que son ADN se répande sur Terre et ainsi donner naissance à la race humaine. Il n’y a donc pas de Dieu (puisque c’est fondamentalement ça, le créationnisme américain), mais des extraterrestres. (Et dans un film de SF, imaginer que des extra-terrestres sont à l’origine de la vie sur Terre, c’est tout de même assez banal.)

      En revanche, c’est un discours beaucoup plus malsain qui est mis en avant (surtout à mon avis dans Prometheus, où c’est le sujet d’un bon tier des dialogues), et qui fait que @nidal avait considéré que Scott relevait du néo-conservatisme. Et que les critiques passent à côté, comme ils le font avec d’autres mouvements néo-fascistes (une partie de la alt-right, ou la nouvelle droite plus ancienne).

      Le besoin de conserver une foi « traditionnelle »

      C’est très clair dans Prometheus : au début on montre la vie humaine « créée » par les extra-terrestres (donc pas du tout du créationnisme typique du fondamentalisme religieux américain), mais ensuite l’héroïne qui, tout en étant celle qui développe la thèse des « Ingénieurs », revendique sa foi chrétienne. Et à la fin du film, alors que tout lui a contredit le récit biblique de la création, elle récupère sa croix avant d’aller bouter l’alien à l’autre bout de l’univers. Dans Covenant, c’est moins omniprésent, mais on a bien ce personnage du nouveau capitaine, qui aurait été écarté du commandement à cause de sa foi, et à qui l’héroïne (qui semble-t-il ne croit pas elle-même en Dieu), affirme que son équipage en difficulté a plus que jamais « besoin de sa foi ».

      C’est-à-dire qu’on a pour thèse très explicite que : (a) la foi traditionnelle est explicitement contredite par les faits, (b) « on » a besoin cependant de s’accrocher à cette foi pourtant démontrée comme fausse.

      C’est vraiment une idée tordue et cynique. Mais… ça me semble tout un courant de pensée, qu’on croise régulièrement dans la culture populaire américaine, qui affirme qu’il est nécessaire d’avoir la foi, alors même qu’on affirme que cette croyance se base sur des faits faux (genre : même les zombies finissent par ressentir le « besoin » d’aller à l’église…). Ce qui, à mon avis, est une tendance fascisante : « je » ne crois pas en Dieu, mais je crois qu’il est nécessaire qu’« on » continue de croire en Dieu, au moins dans la forme culturelle du christianisme. Ainsi des « intellectuels » rigoureusement athées réclament que le peuple continue de maintenir son « identité chrétienne ».

      On ne peut pas vivre ensemble

      Ce cynisme néo-conservateur se double d’un pessimisme d’ordre plus ou moins raciste. Là on se fait souvent promener parce que, dans d’autres films, Scott rappelle que les Chrétiens ont commis des massacres pendant les Croisades. Ce qui nous ramène à une erreur dans la critique des racistes, ou de la théorie du Choc des civilisations par exemple, qui est de les accuser de croire à l’inégalité des races ou des cultures, ce à qui ils rétorquent qu’ils n’en pensent rien (bon, je pense que si on creuse…), et que tout ce qu’ils disent, c’est le pessimisme profond selon lequel les cultures sont incompatibles, et quel la guerre est inévitable.

      Et ça aussi, c’est un élément très présent (et pénible) dans la culture populaire américaine, avec notamment l’omniprésence des histoire des massacres, de génocides, et plus récemment de torture systématique.

      Ce qui ressort d’ailleurs dans Prometheus de manière grotesque : comprenant que les « Ingénieurs » se préparaient à revenir sur Terre, on affirme sans plus se poser de question que c’était dans le but d’y détruire la race humaine (à aucun moment on ne dit ce qui justifie cette conclusion). Dans Convenant, David arrive sur la planète des Ingénieurs et, sans attendre, ouvre le sas de son vaisseau et éradique totalement leur civilisation en déversant sur eux une « arme de destruction massive ». Parce que, comme dans les références aux Croisades de Scott, ces massacres et ces génocides, c’est inévitable. C’est pas parce que ce serait justifié, c’est juste qu’on considère de manière extrêmement cynique que c’est inévitable.

      Bref je trouve que tout ça relève d’un proto-fascisme néo-conservateur, avec un vieux fond de guerre culturelle à la fois sceptique et cynique, et un pessimisme fondamental sur l’impossibilité des cultures et des races condamnées à la guerre et au génocide.

    • Tout est vrai ou prèsque de ce que vous dites. Ce qui m’a frappé au milieu du film après avoir assisté bouche bée les agitations des boulets décrits par Agnès c’est qu’il est construit autour de la peinture d’Arnold Böcklin L’Île des Morts .

      Ce n’est certainement par hasard qu’un set designer s’est décidé de faire ressembler exactement le le paysage où se trouve l’entrée dans la grotte du monstre à la peinture enblématique. On le découvre donc au milieu du film à un tournant de l’histoire.

      Une rapide vérification de cette découverte dans l’encyclopédie qui ment (en allemand seulement) me fait alors découvrir d’autres élements plausibles et révélateurs.

      https://de.wikipedia.org/wiki/Die_Toteninsel

      1977 zeichnete der Schweizer Künstler H. R. Giger seine Hommage an Böcklin. In dem Bild wird die Toteninsel im giger-typischen, biomechanischen Stil gezeigt.

      O.K. ca va, on comprend que l’équipe du film est tombée sur l’image à cause de le vénération de l’auteur de l’alien initial H. R. Giger pour Böcklin.

      Pourquoi alors lui donner une place au centre du récit ?

      Das Gemälde wird neben „Das Gestade der Vergessenheit“ von Eugen Bracht als eines der wichtigsten Werke des Symbolismus betrachtet. Kaiser Wilhelm II. besaß eine Version von beiden Werken.

      Ah, déjà le Kaiser admirait le génie de Böcklin. Après c’est le symbolisme qui nous mène droit vers le Gesamtkunstwerk et de là on tombe sur - vous l’avez deviné dès le début de mes remarques - sur Richard Wagner dont les airs hautement symboliques marquent le début et la fin du film.

      Mais il y a encore mieux :

      Die dritte Version entstand 1883 für Böcklins Galeristen Fritz Gurlitt. 1936 wurde diese Version auf dem Kunstmarkt angeboten und von Adolf Hitler erworben, der das Werk bewunderte. Er hängte es zunächst auf dem Berghof auf, ab 1940 in der Berliner Neuen Reichskanzlei.

      Tadaa, entrée du Führer qui nous emmène vers les portes du royaume des morts comme font toujours le fachos.

      Chemises noires ou brunes, le résultat est systématiquement le même, il ne varie que dans son ampleur touchant quelques africains, des européens sélectionnés d’après des critères loufoques ou la population entiére d’un monde semblable au notre.

      N’est pas mentionnée explicitement Friedrich Nietzsche, le charmant créateur de la célèbre phrase

      Gott ist tot.

      Pourtant c’est lui et son Zeitgeist dont les phantômes nourrissent l’imagination des neo-neo-neo-libres-penseurs amerloques alors que nous pauvres victimes allemands d’une éducation scolaire ratée et surchargée d’idées du dix-neuvième siècle nous n’avons pas le choix et sommes obligés de nous laisser emporter par un flux de pensées aux références éclectiques pendant que nos voisins de rang se crispent aux accoudoirs de leurs fauteuils à chaque apparition du monstre CGI.

      Passons sur l’histoire du Übermensch dont il ne reste que l’UBERtaxi , c’est encore une histoire à dormir debout à cause de son incohérence et banalité.

      Nietzsche’s idea of “the overman” (Ubermensch) is one of the most significant concept in his thinking

      https://seenthis.net/messages/391223

      En fin de compte Alien - Covenant n’est qu’un film pour tous sans réflexion particulièrement profonde, c’est un amalgame idéologique et éclectique dont la prétention ressemble à la cathédrale protestante de Berlin de 1894 avec son mélange de styles commandé par l’empereur Guillaume II .

      On aime ou on n’aime pas, ici tout est spectacle, même Richard Wagner reste sans défense contre la machine de recyclage d’idées fin de siècle entre les mains de Ridley Scott.

      #cinéma #film #hollywood #science-fiction #idéologie #nihilisme #nouvelle_droite

    • Le #Luberon, ses riches, ses célébrités. Au village d’Oppède, on peut croiser une actrice, des pédégés, une présentatrice TV, un chansonnier… Croiser ? Pas vraiment, car ces gens-là se vautrent rarement avec le commun des pézouilles. Et surtout personne ne doit résister à la puissance de leur #pognon.

      Mis à jour le :15 décembre 2009. Auteur : Anatole Istria.
      http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article2122&var_recherche=ridley%20scott#nh1

    • http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article2122&var_recherche=ridley%20scott#nh1

      « À Oppède, c’est Scott qui a quasiment fixé le prix de la terre, rappelle Christophe. Nos anciens étaient peut être plus influençables face à la célébrité et à l’argent, mais moi je n’en ai rien à foutre. Je ne partirai pas de mon terrain à moins de cinq millions d’euros ! Une somme extravagante pour 8000 m2, mais c’est pour me mettre au même niveau que lui. » Au fait, le prochain long-métrage de Ridley Scott est consacré à Robin Hood. Vous savez, le hors-la-loi qui volait les riches…

  • Même pas encore eu le temps découter mais je ne voudrais pas retarder ton propre bonheur pour cette seule raison : « Hommage à Knud Viktor, peintre sonore » dans l’Atelier de la crétaion (#France_Culture), avec deux sons rarement entendus
    http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-hommage-a-knud-viktor-peintre-sonore

    1ère partie

    Bon pour le son : #Knud_Viktor (rediffusion Le monde insolite 01/09/1974) de Michel Bichebois

    Il paraît que la nuit, on obtient les meilleurs sons. Si on se tapit dans la nature, les sons de la nuit sont les plus purs. Knud Viktor le savait et était souvent sorti de sa bergerie en pleine nuit. Les Ateliers de la nuit lui rendent hommage ce soir : le peintre sonore a disparu dans l’été à 88 ans. C’est un Danois né à Copenhague dans les années 20… qui avait décidé de venir voir la lumière du sud de la France, qui fascinait tant Van Gogh. Il avait choisi une bastide au Sud d’Avignon, une ancienne bergerie du Lubéron, à Cheval Blanc, le lieu-dit lui allait parfaitement.

    C’est en 1962, qu’il est « pris par le son » comme il l’a une fois dit. Qu’il se met à écouter le bruit des feuilles, des cailloux, du vers dans la pomme qui gratte, de l’infiniment petit, de ce que l’on n’entend pas. Il était un jeune peintre et photographe, attiré par la lumière du sud, et s’est retrouvé à commencer par fermer les yeux. Puisqu’en effet : « dans une pomme, il y a un vers qui gratte, disait-il, et on entend le jus de la pomme et on a l’impression que le vers se régale ».

    Knud Viktor sait qu’une pierre, ça parle. Qu’on peut enregistrer une roche comme un être vivant. Que l’on peut tenter de comprendre un dialogue de cigales, d’entendre un escargot qui marche, une araignée qui tisse ou un crapaud, en réduisant les distances entre eux et nous de quelques mètres.

    On sait aujourd’hui que les bruits peuvent disparaître. Que ceux de la nature sont en danger, beaucoup n’existent plus, les années les font taire, l’homme écrase, la nature se réduit. Knud Viktor en ermite, a enregistré pour nous la lumière du sud, en chasseur de sons, du secret, de l’infini petit. C’est lui qui invente une forme d’image sonore. C’est une rediffusion ce soir d’un documentaire de 1974 dans les Ateliers de la nuit ce soir : Michel Bichebois était allé enregistrer dans le Lubéron auprès du berger danois… peintre et enregistreur de sons. Nous voilà dans sa maison, dans le son de la terre, une soirée dans la bergerie avec le solitaire Knud Viktor.

    2ème partie

    Knud Viktor : photographie, photosonie (Rediffusion Atelier de recherche instrumentale 18/10/1982) de Jean-Loup Graton

    Après la vigne qui chante… on poursuit dans les sons de Knud Viktor, puisqu’il invente lui même ce qui capte les sons, les instruments, les outils pour aller chercher le son du vers dans la pomme ou le son de l’escargot qui avance et qui mange. C’est la suite de l’hommage des Ateliers de la nuit à Knud Viktor, avec la rediffusion d’un Atelier de recherche instrumental de Jean-Louis Graton de 1982 : Photographie phonographie … nous entrons dans les coulisses de ses compositions

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9QXiOQ9pEl4

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11983-25.09.2013-ITEMA_20528040-0.mp3

    #musique #phonographie #nature #animaux #création_sonore #audio #radio #documentaire #Luberon

  • « Retour à la bergerie, hommage à Knud Viktor » dans l’Atelier du son (#France_Culture)
    http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-du-son-retour-a-la-bergerie-hommage-a-knud-viktor-2

    Portrait d’un très grand bonhomme, avec des archives rarement entendues.

    #Knud_Viktor ouvrait grand ses oreilles, dans le #Luberon. Venu de son Danemark natal voir de ses yeux la lumière captée par Vincent Van Gogh, le peintre qu’il était est resté fasciné par le Vaucluse et sa #nature. Installé dans une bergerie, il en fit son atelier-studio pendant plus de 40 ans. Il a capté le monde inaudible, il était sensible au magnétisme des paysages, qui passait par les vibrations minuscules des cigales, des vers, des lapins dans leur terrier... Par exemple. Knud Viktor est mort le 10 juin, à l’âge de 88 ans, au Danemark où il était revenu il y a quelques années. On l’a appris quelques semaines plus tard. Lenteur de l’information, mais certains mondes ont leur vitesse propre. « Certains artistes ont leur propre monde, Knud nous faisait entendre le nôtre », dit #Louis_Dandrel, son ami.

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11985-13.09.2013-ITEMA_20522892-0.mp3

    #animaux #insectes #audio #radio #musique #création_sonore

  • « Disparition d’un grand poète écouteur et peintre du sonore »
    http://desartsonnants.over-blog.com/disparition-d-un-grand-po%C3%88te-%C3%89couteur-et-peintre

    Le monde du sonore est en deuil.

    Le 10 juin 2013, à 88 ans, #Knud_Viktor, celui qui a fait émerveillé nombre d’oreilles en leur faisant découvrir le chant d’un lapin qui rêve, des fourmis qui courent, des vers qui grignotent le bois est décédé accidentellement à Copenhague, sa ville natale qu’il avait rejointe en 2011.

    Knud Viktor, à l’origine peintre, est venu il y a de nombreuses années pour chercher, sur les trace de Van Gogh, les fameuses lumières et couleurs de la Provence. Il s’installe dans le #Lubéron est est très vite fasciné par les sons des garrigues, à tel point qu’il deviendra, de ses propres dire, un peintre sonore.

    Écoutant sans cesse, bricolant moultes formes de microphones, de paraboles maison pour traquer l’infime sonorité, le micro-son, il créera dés lors tout un univers sonores poétique, inouï et captivant.

    Il a ainsi vécu 50 ans dans un hameau reculé, au pied des gorges du Régalon, en artiste à la fois très chaleureux et très discret, pour ne pas dire un brin sauvage, quasi ermite.

    « Knud VIKTOR, le chantre du Luberon » (vidéo)
    http://www.ina.fr/video/RAC00003469

    Avez-vous déjà entendu le bruit d’un ver dans un fruit, celui d’un cochon d’Inde dans le ventre de sa mère, capté les messages qu’échangent les vers à bois dans les galeries qu’ils ont creusées dans votre armoire ou votre lit ? Knud VIKTOR l’a fait. Percevant l’imperceptible, il a enregistré sur son magnétophone des milliers de sons qu’il recueille, mélange, transforme, depuis dix-sept ans, pour réaliser la « peinture sonore » de sa montagne bleue du Luberon. Il ne considère pas qu’il s’agit de musique. A l’origine, peintre, graveur, photographe, il explique pourquoi il s’est tourné vers le monde des sons. Il a commencé par réaliser des courts-métrages en Noir et Blanc sur les cigales et peu à peu, « le son l’a pris ». Il parle de ses premiers enregistrements. Il a conçu une symphonie qu’il a appelée « Images du Luberon ». Pour vivre, il cultive une vigne et son jardin.

    « Le monde sonore de Knud Viktor »
    http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/2009/09/15/le-monde-sonore-de-knud-viktor

    Né en 1924 à Copenhague, Knud Viktor est un des précurseurs de l’#art_sonore. Il est l’un des premiers à s’être intéressé au #paysage_sonore non comme matériau à retravailler (à la différence de la musique concrète), mais comme espace à expérimenter humainement avec des micros. Il vit au pied des Gorges du Régalon, dans un site d’une beauté à couper le souffle qu’il n’a pas quitté depuis 50 ans, et dans lequel il a puisé tous les sons de son œuvre. Egalement photographe, cinéaste et vidéaste, il a passé une grande partie de sa vie juché sur des rochers pour capter les sons provoqués par l’érosion, ou à plat ventre dans la garrigue pour intercepter les palabres des fourmis.

    http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/files/2009/09/autour-dimage-10-9min23-3.1253820983.mp3

    « Knud Viktor, l’homme qui écoute les fourmis » (vidéo)
    http://www.terre.tv/fr/174_knud-viktor-lhomme-qui-ecoute-les-fourmis

    A quatre pattes dans les fourrages, il tend l’oreille. Une petite voix l’appelle. Cela pourrait être celle des fourmis, qu’il observe depuis tant d’années. Mais c’est celle de sa femme. Chut, écoutez...

    « Rencontre avec Knud Viktor » (vidéo)
    http://www.ina.fr/video/00339692

    Magazine consacré à la musique électroacoustique, aux nouvelles technologie, aux studios, machines et compositeurs, qui propose, aujourd’hui, le portrait du compositeur danois, Knud VIKTOR, installé dans le Lubéron depuis 20 ans, qui se définit tout d’abord comme un plasticien. Extraordinaire auditeur du silence, il enregistre avec patience les moindres bruissements de la nature végétale et animale pour ensuite les manipuler sur des bandes magnétiques. Alternance de l’interview de celui ci chez lui et de la diffusion d’ « Ephémères », une de ses oeuvres.

    #audio #vidéo #écologie