• Détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise (à propos de Lubrizol) | Frédéric Lordon
    https://blog.mondediplo.net/detruire-le-capitalisme-avant-qu-il-ne-nous

    On se croyait en start-up nation. On se retrouve à Tchernobyl. Qu’en un instant tout le glamour de pacotille de la Station F et des écrans tactiles s’écroule pour faire revenir d’un coup des images d’URSS n’aura pas été le moindre des paradoxes de l’explosion Lubrizol. Il faut pourtant s’y rendre : des pompiers envoyés en toute méconnaissance de ce qui les attendait, avec pour tout équipement « spécial » de pauvres masques de bricolage pareils à ceux des manifestants, à piétiner des heures dans la sauce qui troue les bottes et leur promet des pieds comme des choux-fleurs — et tout ceci, parfaite ironie, alors que la série Chernobyl venait de remporter un succès de visionnage bien fait pour consolider la commisération réservée aux régimes soviétiques et le sentiment de supériorité capitaliste (au prix tout de même de devoir oublier que Tchernobyl était en sandwich entre Three Miles Island et Fukushima).

    Mais plus encore que les bottes et les masques, il y a le mensonge, le mensonge énorme, le mensonge partout, sans doute le propre des institutions en général, mais la marque de fabrique de ce gouvernement qui, en tous domaines, l’aura porté à des sommets inouïs. Jusqu’au stade de la rodomontade obscène : si elle avait été rouennaise, nous assure Sibeth Ndiaye, « elle serait restée ». On croirait entendre un secrétaire régional du PCUS d’Ukraine juste avant de fourrer d’urgence sa famille dans un autocar — mais les images de CRS en masque à gaz pendant que le préfet assurait de la parfaite normalité de la situation avaient déjà tout dit...

  • Lubrizol : « Pour qu’il y ait moins d’usines toxiques, il faut moins de biens manufacturés » (Reporterre)
    https://reporterre.net/Lubrizol-Pour-qu-il-y-ait-moins-d-usines-toxiques-il-faut-moins-de-biens

    « Il y a une forme d’hypnose collective, de confiance aveugle en l’industrie », explique l’historien François Jarrige. Et la multiplication des normes ne serait qu’une façon de faire accepter les risques industriels, considérés comme inévitables et acceptables, à la population. La solution ? « Rompre avec l’imaginaire industrialiste. » François Jarrige est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne. Il explore l’histoire des techniques et de l’industrialisation au prisme des (...) Source : Relevé sur le Net...

  • L’Explosion de chirac - Rien à Branly - Dépêche !
    Le bruit et l’odeur à Rouen

    Cette semaine, Livo est prit dans le tourbillon médiatique pour la mort de Jacques Chirac. Il essaie de se désintoxiquer en écoutant les recommandations sanitaires pour la population de Rouen suite à l’incendie de l’usine Lubrizol. Enfin, avec Marie, institutrice à Givors, il prend le pouls de l’Education Nationale qui fait une minute de silence pour l’ancien président mais reste muette sur le geste de Christine Renon, directrice d’école admirée qui s’est suicidée à Pantin. 

    Merci à Jean-Baptiste « Renaud » Cutzach pour sa chanson-hommage à Chirac sur la Mégacombi.
    Une création d’Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons//02lexplosiondechirac_hq_fr.mp3

    #Radio #Son #jacques_chirac #Rouen #Lubrizol 

  • L’incendie de #Lubrizol à Rouen rouvre la faille de l’#urbanisation autour des #sites_industriels
    https://www.banquedesterritoires.fr/lincendie-de-lubrizol-rouen-rouvre-la-faille-de-lurbanisation-a

    Le prisme du #droit de l’#environnement permet de pointer d’autres facteurs de compréhension de l’incendie de l’entrepôt Lubrizol. Un premier coup de canif a ainsi été donné à la procédure d’#évaluation_environnementale des projets, plans et programmes par l’ordonnance du 3 août 2016 et son décret d’application (n° 2016-1110) suivis de près par le décret du 4 juin 2018 (n° 2018-435). Pour les #ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), le texte modifie en particulier la nomenclature (rubrique n°1), de façon « que ne soient soumises à évaluation environnementale que les créations d’établissements classés #Seveso et les modifications faisant entrer un établissement dans cette catégorie » (c’est-à-dire le premier dépassement du seuil Seveso bas). Ce que la notice n’explique pas, c’est que désormais ce ne sont plus les installations qui sont visées, mais bien les établissements. France nature environnement (FNE) avait alerté dès la mise en consultation du projet de décret sur ce changement de vocable d’apparence anodin. En bref, l’ajout sur un site existant d’installations dépassant individuellement ce seuil, donne dorénavant lieu à un cas par cas comme pour l’ajout de n’importe quelle rubrique ayant un seuil d’autorisation, et non plus à évaluation systématique. Avec la loi Essoc de 2018, c’est au niveau organique que s’est opéré le basculement, pour confier au préfet et non plus à l’#autorité_environnementale le soin de déterminer si la modification ou l’extension d’une installation existante nécessite d’être soumise à évaluation environnementale.
    […] D’autres remparts pourraient tomber, notamment sous couvert de simplification. C’est ce qui apparaît à la lecture du projet de loi énergie-climat qui confie au préfet l’ensemble des décisions de soumettre au cas par cas les projets à évaluation environnementale.

  • #Lubrizol : #Rouen s’organise face à la gestion de #crise

    Après l’explosion de l’usine Lubrizol à Rouen, les habitants se mobilisent. Mardi 1er octobre, près de 2000 personnes sont venues demander des réponses à la préfecture de Seine-Maritime. Une mission d’#information_parlementaire a été ouverte, et le gouvernement tente de rassurer après une communication catastrophique.

    À Rouen, l’#air pollué noue encore la gorge, près d’une semaine après l’explosion de l’usine Lubrizol. Le 26 septembre dernier, aux alentours de 2h40, ce site classé Seveso est parti en fumée. Depuis, les habitant.e.s subissent #nausées, #malaises et #vomissements. « Je trouve totalement irresponsable que les services publics et les entreprises aient maintenu l’obligation de se rendre au travail vendredi matin sachant que la situation n’était pas stabilisée, » déplore Raphaëlle Crémèche, membre du personnel de l’Université. « Un collègue avait ordre vendredi matin de ventiler les bâtiments alors que l’air à l’extérieur était probablement plus toxique que l’air à l’intérieur. »

    Pour beaucoup de Rouennais・e・s, les informations et consignes parfois contradictoires des autorités ont alimenté leurs inquiétudes. Face au sentiment d’isolement, les habitant.e.s se sont rassemblé.e.s sur un groupe Facebook baptisé « #collectif_Lubrizol ». Fort d’au moins 13.000 membres, il permet aux membres d’échanger leurs craintes et de partager une #pétition pour demander une #enquête_sanitaire et environnementale. Elle atteint déjà 85.000 signatures.

    Ce groupe a également appelé à une #manifestation mardi 1er octobre, pour interpeller directement la préfecture. « Est-ce qu’ils vont arriver à éteindre le feu ? Est-ce qu’il ne va pas y avoir une nouvelle explosion ? On s’inquiète pour nos enfants, on se demande s’il ne vaut pas mieux les évacuer. C’est ce que j’ai d’ailleurs fait, » explique Magalie, une habitante du quartier de la Préfecture venue manifester.

    Une usine trop proche du centre-ville

    L’usine Lubrizol fabrique depuis 1954 des additifs pour enrichir les huiles des carburants et des peintures industrielles. À un jet de pierre du centre de la capitale normande, sa présence était déjà menaçante. « Il faut bien se poser la question de la présence de ces usines dans le territoire urbain. Il serait grand temps qu’on réfléchisse à une transition, » explique Raphaëlle Crémèche. « Pour les mettre où, dans les pays du Sud ? Ce n’est pas une solution, » rétorque Guillaume Fresnel, directeur adjoint à l’environnement de la métropole.

    « Il n’y a qu’un seul responsable, et c’est l’entreprise »

    Sitôt la catastrophe advenue, la #justice a été rapidement saisie. Des conducteurs de bus ont porté plainte pour mise en danger d’autrui. Des associations écologistes pour #atteinte_à_l’environnement. La direction de Lubrizol elle-même a porté plainte dès le lendemain de la catastrophe pour « destruction involontaire par explosion ou incendie volontaire de biens. » Se faire passer pour une victime ? Une attitude critiquée par le Premier ministre Edouard Philippe dans un discours face aux sénateurs mercredi 2 octobre : « il n’y a qu’un seul responsable, et c’est l’entreprise. »

    Des conséquences sur l’#agriculture

    Samedi 28 septembre, la préfecture publiait les résultats d’un « état habituel de la qualité de l’air » rassurant. Le même jour, elle prenait un arrêté de restrictions de récoltes pour 112 communes. Depuis, des restrictions sur le marché des produits alimentaires d’origine animales et végétales ont également été décrétées par quatre des cinq préfectures des Hauts-de-France, portant à 204 le nombre de communes concernées.

    Le #nuage ne s’est pas arrêté aux frontières de la Normandie et a été observé jusqu’aux Pays-Bas. Au moins 1800 éleveurs auraient été touchés par les suies, selon le ministre de l’agriculture, qui promet de les indemniser sous dix jours.

    https://radioparleur.net/2019/10/02/rouen-mobilisation-lubrizol
    #mobilisation #habitants #pollution #responsabilité

  • « Le gouvernement a libéralisé le contrôle des #risques_industriels »

    C’est une enquête qui devrait faire réfléchir le gouvernement. Après l’incendie de l’usine #Lubrizol, Laurent Radisson, journaliste à Actu Environnement, a révélé (https://www.actu-environnement.com/ae/news/lubrizol-rouen-stockage-produits-dangereux-autorisation-prefet-e) que la #préfecture de #Seine-Maritime avait autorisé en début d’année une augmentation de capacité des #produits_dangereux dans l’usine rouennaise du fabricant d’additifs pour lubrifiants. Les #seuils de produits dangereux pour l’environnement aquatique de la directive #Seveso auraient même été largement dépassés. En cause : un #assouplissement des #réglementations et une diminution des #contrôles mis en œuvre depuis une dizaine d’années.

    https://www.alternatives-economiques.fr/gouvernement-a-liberalise-controle-risques-industriels/00090586
    #Rouen
    #paywall

  • #Lubrizol : les autorités connaissaient le risque d’incendie
    https://reporterre.net/Lubrizol-les-autorites-connaissaient-le-risque-d-incendie

    Depuis 2014, les documents officiels montrent que les autorités connaissaient le risque d’incendie dans le bâtiment A5 de l’usine Lubrizol. Pourtant, le préfet a laissé l’activité augmenter considérablement sans actualiser les précautions.

    (...) Romuald Fontaine, secrétaire de la CFDT Chimie-Energie de Haute-Normandie, a recueilli le récit des débuts de l’incendie auprès du délégué CFDT du site, qui travaillait dans la nuit du 25 au 26 septembre, quand le drame s’est produit : « Il a été le premier à constater qu’un feu s’était déclenché, derrière le bâtiment d’enfûtage et de stockage - le bâtiment A5 - le long du mur mitoyen avec l’entreprise voisine, Normandie Logistique. La seule chose qui pouvait brûler à cet endroit, ce sont des palettes. A ce moment-là, de plus, une pluie fine tombait. Le feu s’est propagé dans les bâtiments. Là, un système anti-incendie, qui se déclenche en fonction de la chaleur et libère de la mousse, a fonctionné. Mais il semble qu’il n’ait pas suffi... »

    Le risque d’incendie lié à la présence de palettes était clairement identifié dans le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) de l’usine, publié en 2014. http://www.seine-maritime.gouv.fr/content/download/15927/107728/file/pprt_LUB_NP_PETIT-QUEVILLY_LE_ROUEN.pdf (...)

  • #Lubrizol : les désordres du gouvernement

    À force de ne vouloir inquiéter personne, le gouvernement et la préfecture de Seine-Maritime ont fini par paniquer tout le monde à Rouen et dans la région. Près d’une semaine après l’incendie de l’usine chimique de Lubrizol, les premières données sont désormais publiques. Mais elles restent difficiles à analyser.


    https://www.mediapart.fr/journal/france/021019/lubrizol-les-desordres-du-gouvernement
    #Rouen #atelier_collapsologie #panique #incendie #industrie_chimique

  • INTERVIEW. « Les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache », à Rouen | 76actu
    https://actu.fr/normandie/rouen_76540/entretien-oui-gens-ont-raison-davoir-peur-sils-etaient-sous-panache-rouen_27591

    Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l’Inserm et spécialiste des maladies professionnelles et environnementales. Elle a, à plusieurs reprises, dénoncé à travers ses travaux « l’impunité des crimes industriels ». Au lendemain de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, elle soutient que « les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache. Les dangers liés à la toxicité différée et ses conséquences doivent être pris en compte et un suivi médical strict doit être mis en place ».

    #Lubrizol #Rouen #catastrophe_industrielle

  • 3 questions au Préfet de Seine-Maritime - Expertises judiciaires chimie
    https://expertises-judiciaires.eu/3-questions-au-prefet-de-seine-maritime

    Le Maire de Rouen et le préfet de Seine-maritime déclarent, pour le premier « On est dans une dimension de précaution. Il n’y a pas de danger détecté à l’heure présente. » et pour le second « Il n’y a pas de toxicité aiguë sur les principales molécules » dans la fumée qui se dégage suite à l’explosion de l’usine Lubrizol de Rouen.

    Ceux qui comme moi ont participé à la définition de l’instrumentation portative dont on équipe les camions NRBC des pompiers (GC FID, GC/MS, GC/MS/MS, IRTF et UV/vis) savent pour quelles détections on calibre ces appareils.

    La combustion, surtout incomplète, de dérivés pétroliers est particulièrement toxique lorsqu’elle est cantonnée, en particulier parce qu’elle disperse dans un espace limité des composés chimiques toxiques. Loin de se limiter aux COV (composés organiques volatiles) on y trouve aussi des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) avec une proportion non négligeable (autour de 10%) de benzo-a-pyrène, un cancérigène avéré et des composés à « toxicité spécifique » (cancérigène, mutagène, allergisant) qui présentent des effets toxiques à long terme : benzène, dioxines (dont le « TCDD » dit « Sevéso ») et furanes.

    Mais on y trouve aussi :

    des polluants asphyxiants : ils représentent les gaz les plus dangereux : NO, H2S, SO2, HCN, CO.
    Des polluants irritants : il s’agit des suies (composés microparticulaires polycycliques azotés et carbonés) sue lesquelles sont adsorbés des acides minéraux et des produits organiques irritants. Les gaz acides inorganiques les plus fréquents dans les fumées d’incendie pétroliers sont HCl, HBr, HF, NOx, SOx, P2O5. Les produits organiques irritants sont les composés carbonés (formaldéhyde, acroléine, butyraldéhyde…), et des dérivés de l’azote (NO, NH3, isocyanate, amine).
    Des polluants ETM (métalliques) : de par l’activité spécifique de Lubrizol, on retrouvera de très nombreuses traces de métaux lourds, dans le meilleur des cas clusterisés après avoir été exposés à de hautes températures, dans le pire des cas à l’état libre : Mercure (très volatil), Plomb et Cadmium, les trois métaux lourds visés par le protocole d’Aarhus.

    D’où découlent trois simples questions au Préfet de Seine-Maritime :

    Pouvez vous communiquer la liste exaustive des COV qui sont recherchés selon les méthodes utilisés par les organismes de contrôle sous votre autorité ?
    Les dioxines (en particulier la Sévéso), furanes et HAP font-ils partie des constituants dont vous avez ordonné la recherche les traces dans le cadre de l’explosion de l’usine Lubrizol ?
    Les métaux lourds sont ils tracés, et font ils partie de ce vous indiquez comme « non visibles » ?

    #Lubrizol

  • Après Lubrizol, 20 % des terres agricoles de Seine-Maritime visées par des restrictions
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/10/01/apres-lubrizol-20-des-terres-agricoles-de-seine-maritime-visees-par-des-rest

    Cinq départements et environ 2 000 exploitations sont concernés par des restrictions de vente de produits alimentaires. En cause, le panache de fumée de l’#incendie de Rouen, et surtout les retombées de #suies.

    Ils ne peuvent plus vendre le lait de leurs vaches ou récolter leurs cultures. Les agriculteurs de 206 communes réparties dans cinq départements (Seine-Maritime, Oise, Somme, Aisne, Nord) doivent se soumettre à des arrêtés préfectoraux « relatifs à des restrictions sanitaires de mise sur le marché de production alimentaires d’origine animale ou végétale ». En cause, le panache de fumée de l’incendie de l’usine #Lubrizol, et surtout les suies d’hydrocarbure qui sont retombées, portées par un vent de sud-ouest, sur des dizaines de kilomètres au nord-est de #Rouen.

    Plus de 5 250 tonnes de #produits_chimiques ont été détruites dans l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/01/incendie-de-l-usine-lubrizol-a-rouen-il-n-y-a-pas-de-risque-lie-a-l-amiante-

  • Lubrizol : quand les capitalistes jouent avec nos vies | Editorial de Lutte Ouvrière
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/lubrizol-quand-les-capitalistes-jouent-avec-nos-vies-134725.html

    Depuis jeudi, les médias enchainent les éditions spéciales pour rendre hommage à Chirac. Leur fascination pour les hommes de pouvoir a fait passer le reste de l’actualité au second plan, y compris l’incendie de l’usine #Lubrizol à #Rouen.

    Il est encore trop tôt pour connaître toutes les conséquences de cet accident chimique sur la santé publique et l’#environnement. Rappelons-nous qu’il a fallu trois mois pour réaliser que l’incendie de Notre Dame de Paris avait engendré une #pollution au plomb dangereuse pour les riverains, les enfants en particulier.

    Mais comme toujours, les autorités minimisent les risques. Pendant l’incendie, le préfet, le maire de Rouen et pas moins de quatre ministres se sont relayés pour rassurer la population.

    Tout en expliquant que les fumées n’étaient pas toxiques, ils ont fait fermer les écoles d’une douzaine de communes pendant trois jours. Ils ont demandé aux agriculteurs de suspendre leurs récoltes et à la population de rester confinée. Il y a eu des problèmes respiratoires et des maux de tête. La Seine a été polluée. La suie a recouvert jardins, maisons, champs et animaux. Alors, on comprend l’angoisse des habitants. Et cet énième accident a de quoi tous nous inquiéter.

    L’usine Lubrizol, bien que située à 3 km du centre-ville et entourée d’habitations, était répertoriée Seveso « seuil haut ». Elle était donc censée faire l’objet d’une surveillance renforcée et elle s’est avérée être une véritable poudrière.

    Il y a en France 705 sites industriels et chimiques classés à ce niveau de dangerosité, eh bien ce sont 705 AZF en puissance ! Car sur le fond, rien n’a changé depuis 2001 et l’explosion de l’usine AZF à Toulouse qui avait fait 31 morts et 2500 blessés.

    On sait désormais qu’AZF, la filiale de Total, a explosé suite à une série de négligences. L’explosion a été provoquée par le dépôt accidentel du contenu d’une benne de déchets à un endroit qu’il ne fallait pas. Elle s’explique par le manque de contrôle, de formation et de personnel qui est censé tout faire de plus en plus vite. Toutes choses que l’on peut constater dans nombre d’entreprises aujourd’hui.

    Ces usines font courir des risques insensés aux travailleurs et à la population parce que la recherche de profits finit toujours par prendre le pas sur la sécurité.

    Les pouvoirs publics forcent-ils les entreprises à être plus transparentes ? Donnent-ils les possibilités légales aux travailleurs de signaler les manquements ? Lèvent-ils le secret industriel ? Pas du tout ! Lorsqu’un incident survient, les responsables politiques, voire la justice, sont toujours très compréhensifs.

    L’usine Lubrizol n’en était pas à son premier accident. En 2013, cette usine, qui appartient à un groupe financier propriété du multimilliardaire Warren Buffet, a été à l’origine d’une émission d’un nuage de gaz malodorant senti jusqu’en région parisienne et au sud de l’Angleterre. Elle fut alors condamnée à 4000 euros d’amende pour négligence… Un voleur de scooter pourrait être plus lourdement condamné !

    Deux ans plus tard, elle a déversé plusieurs milliers de litres d’huiles dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales. Eh bien, cela ne l’a pas empêché de décrocher en 2019 une autorisation d’extension de ses activités !

    Du scandale de l’amiante au Dieselgate, en passant par le Mediator des laboratoires Servier et la Dépakine de Sanofi, nous savons que le grand patronat n’a aucun scrupule à prendre le risque de nous empoisonner, du moment que les profits sont là. Et comme l’affaire du Mediator en témoigne, cela se fait souvent avec la complicité des autorités et de ceux censés contrôler industriels et laboratoires.

    Alors oui, il y a de quoi se méfier des pouvoirs publics comme du grand patronat. Ils sont tous liés les uns aux autres. Ils sont tous ô combien respectueux des intérêts des grands trusts et de leur image, la planète dût-elle en crever !

    Aujourd’hui à Rouen, des habitants et des associations s’organisent pour demander des comptes et ils ont raison. Mais là encore, c’est l’action organisée et collective des travailleurs qui sera décisive.

    Notre société utilise la chimie, le gaz, le pétrole, l’énergie nucléaire. Mais ces activités dangereuses ne doivent pas être soumises au profit privé. Les salariés de ces entreprises sont capables de les contrôler et de les dénoncer en association avec la population qui s’en préoccupe et se mobilise.

    Oui, en plus de lutter contre le grand patronat pour leurs salaires et leurs conditions de travail, les travailleurs ont à combattre l’irresponsabilité de tout un système qui nous menace en permanence.

  • #Lubrizol : le préfet a donné son feu vert à des augmentations de capacités sans évaluation environnementale
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/lubrizol-rouen-stockage-produits-dangereux-autorisation-prefet-e

    En juin 2018, le gouvernement a publié un décret qui réduit le périmètre des projets soumis à évaluation environnementale. Parmi les installations concernées figurent les installations Seveso, qui constituent les installations les plus dangereuses au sein de l’Union européenne, du fait de la quantité de produits dangereux qu’elles mettent en œuvre. Malgré cela, l’exécutif a décidé de soustraire les modifications de ces établissements à une évaluation environnementale systématique pour les soumettre à une procédure d’examen au cas par cas.

    Jusqu’à la loi Essoc d’août 2018, cet examen relevait dans tous les cas d’une autorité environnementale indépendante. Mais cette loi de simplification a donné cette compétence au préfet lorsque le projet consiste en une modification des installations, et non une création. Une compétence que le gouvernement aimerait étendre, via la loi énergie-climat en attente de promulgation, à l’ensemble des examens au cas par cas.

    Deux demandes successives d’augmentation

    L’établissement Lubrizol de Rouen a bénéficié de ces assouplissements. L’exploitant a présenté deux demandes successives d’augmentation des quantités de substances dangereuses le 15 janvier et le 19 juin 2019. Conformément à la loi Essoc, c’est donc le préfet qui s’est prononcé sur les demandes et non l’autorité environnementale indépendante. Dans les deux cas, il a considéré qu’il n’y avait pas lieu à évaluation environnementale.

  • Incendie de Lubrizol à Rouen : la préfecture maintient qu’il n’y a pas de danger
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280919/incendie-de-lubrizol-rouen-la-prefecture-maintient-qu-il-n-y-pas-de-danger

    De nouveaux résultats d’analyses ont été rendus publics samedi en fin de journée. Dans l’air ou sur les suies, la préfecture indique qu’aucun risque n’est à signaler. Deux jours après l’incendie, les habitants sont pourtant loin d’être rassurés. Une manifestation est prévue mardi à Rouen.

    #Note_de_veille #Lubrizol,_pollution,_Seveso,_incendie,_Rouen

  • Ce que l’on sait après l’incendie de l’usine #Lubrizol à #Rouen

    De nombreuses inconnues perdurent sur la nature et les effets des substances émises depuis jeudi par l’usine chimique dans la région de Rouen.

    Par Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc Publié hier à 18h47, mis à jour hier à 20h59

    Jeudi 26 septembre, un violent incendie s’est déclaré à Rouen, au sein de l’usine chimique de l’entreprise américaine Lubrizol. Le feu s’est déclaré vers 2 h 40, dans un dépôt de produits conditionnés de type additifs pour lubrifiants, selon la direction de l’usine. En tout, l’incendie a mobilisé 240 pompiers de Seine-Maritime et des départements voisins, aidés de 50 véhicules. Plus de huit heures après l’embrasement, l’incendie a été maîtrisé, puis définitivement éteint vendredi matin.

    Depuis jeudi, l’incendie a dégagé un lourd et épais panache de fumée, provoquant des retombées de suie sur toute la zone nord-est de la ville et suscitant de nombreuses inquiétudes.

    Que fabrique l’usine Lubrizol ?

    Créé en 1954, le site de 14 hectares situé sur les bords de la Seine emploie actuellement 400 personnes, selon la préfecture de Seine-Maritime. Elle est la propriété du groupe chimique américain Lubrizol Corporation, qui appartient lui-même à Berkshire Hathaway, la holding de l’homme d’affaires américain Warren Buffett.

    L’usine fabrique et commercialise des additifs pour enrichir les huiles, des carburants et des peintures industrielles. Jusqu’en 2009, elle était classée #Seveso « seuil bas », jusqu’à ce que des analyses écotoxicologiques conduisent les services de l’Etat à la reclasser dans le « seuil haut ». En 2013, une émission de #mercaptan, un gaz nauséabond toxique, venant de l’usine avait été ressentie à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde jusqu’à Paris et en Angleterre.

    Combien d’habitants vivent près de l’usine ?

    A peine plus de trois kilomètres séparent l’usine Lubrizol du centre-ville historique de Rouen. Le site industriel, situé sur la rive gauche du fleuve, se situe au cœur d’un territoire très peuplé : la métropole Rouen-#Normandie compte 490 000 habitants, selon les données 2016 de l’Insee, et regroupe 71 communes. Douze d’entre elles, en plus de Rouen, ont été touchées par des mesures de confinement des maisons de retraite et de fermeture des établissements scolaires, ainsi que des crèches. Elles rassemblent environ 65 000 habitants, en plus des 110 000 de la capitale normande.

    Quelle est la #toxicité des produits qui se sont dégagés ?

    Le préfet a affirmé lors d’un point de situation, vendredi 27 septembre à la mi-journée, que les suies contenaient des « composants essentiellement liés à la combustion d’huile de produits finis, d’additifs chimiques pour huiles et d’#hydrocarbures, d’où d’ailleurs ces suies noires, grasses que nous constatons ».

    Le préfet a écarté, à plusieurs reprises, tout risque de « toxicité aiguë » dans l’air. Des seuils légaux de toxicité aiguë sont fixés par les autorités ministérielles pour chaque composé chimique.

    Le professeur André Picot, ancien directeur de l’unité prévention en risques chimiques au CNRS, explique dans Paris-Normandie que, sans connaître la « nature des produits », il est « extrêmement risqué d’avancer qu’il n’y a pas de toxicité aiguë ou, en tout cas, subaiguë, c’est-à-dire une toxicité non négligeable ». Selon lui, il ne faut, cependant, « pas systématiquement alarmer, tant qu’on ne connaît pas le degré de dangerosité des produits consumés ».

    Des produits radioactifs s’y trouvaient-ils ?

    Des internautes se sont inquiétés d’un tableau, réalisé par l’inspection des installations classées et datant de 2006, faisant état de la présence de substances « radioactives (utilisation, dépôt, stockage) sources scellées conformes », pour un volume de 6 882 mégabecquerels (MBq).

    Le préfet de Seine-Maritime a toutefois assuré, vendredi matin, « qu’il n’y avait pas de produits radioactifs » stockés sur le site. Cette #radioactivité s’explique, en fait, « par la présence de huit machines utilisées pour évaluer le niveau et la densité dans des bacs », explique Céline Reuter, responsable de l’unité d’expertise des sources à l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Ces appareils de mesure, répandus dans le secteur industriel, fonctionnent grâce à du césium 137, un élément radioactif scellé dans une double enveloppe métallique. « Aucune des sources n’a été touchée par l’incendie. On a fait une levée de doute. Il y a eu confirmation », précise Jean-Yves Lagalle, colonel des pompiers de Seine-Maritime.

    Des victimes ont-elles été recensées ?

    L’incendie n’a causé aucune victime directe. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait part d’irritations ou encore de maux de tête. Vendredi à la mi-journée, Benoît Jardel, médecin du SAMU, a fait savoir que 51 personnes décrites comme « fragiles », « sensibles » ou ayant des pathologies respiratoires ont été examinées dans différents établissements de santé dans la journée de jeudi et dans la nuit suivante. Cinq d’entre elles, toutes des adultes, sont restées dans des services d’hospitalisation de courte durée.

    Pourquoi l’indice de qualité de l’#air a-t-il cessé d’être diffusé jeudi ?

    Jeudi 26 septembre, alors que l’incendie était en cours, de nombreux internautes se sont émus de l’arrêt de la diffusion de l’indice Atmo à Rouen. Cet indicateur journalier décrit la qualité de l’air dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en se basant sur la mesure de dioxyde de soufre, d’ozone, de particules fines et de dioxyde d’azote. Mais son mode de calcul « ne prend en compte ni les odeurs ni les polluants atypiques émis lors d’accident », précise l’association régionale Atmo Normandie. En outre, l’organisme ne dispose pas de stations de mesure dans la zone vers laquelle s’est dirigé le panache de fumée et a donc décidé de suspendre, jeudi matin, la diffusion de cet indice en considérant qu’il n’était « pas représentatif de la situation » sans cesser pour autant de réaliser des mesures. Il a été remis en ligne vendredi 27 septembre dans la matinée. Atmo Normandie précise avoir mis en place « des mesures complémentaires dont l’analyse complexe ne peut être en temps réel, car faite en laboratoire de chimie ».

    Quels risques pour l’#agriculture et les milieux naturels ?

    Des retombées d’hydrocarbures ont été constatées à Rouen et ses environs, dans des jardins, propriétés agricoles ou encore sur des légumes. Selon la chambre d’agriculture de la Seine-Maritime, plusieurs agriculteurs et laiteries ont déjà tiré la sonnette d’alarme. A titre de précaution, le préfet de la Seine-Maritime a émis des recommandations spécifiques :

    – les éleveurs qui possèdent des animaux en plein air doivent « les rentrer et sécuriser leur abreuvement et leur alimentation en les plaçant sous abri ». Il est interdit de nourrir les bêtes avec des « aliments souillés » et il faut « faire pâturer les ruminants sur des pâtures saines ».

    – les agriculteurs ne doivent rien récolter « en l’attente de précisions ultérieures » et de ne pas chercher à nettoyer les champs impactés.

    – les riverains ne doivent pas consommer les produits de leurs jardins s’ils ne sont pas épluchés ou correctement lavés. « Un plan de surveillance renforcé sera mis en place, tant sur les denrées végétales que d’origine animale, pour garantir la parfaite salubrité des produits destinés à la consommation humaine. »

    Des inquiétudes demeurent sur une éventuelle pollution des nappes phréatiques. Le préfet a affirmé, vendredi, qu’il n’y avait « a priori » pas de risques les concernant. Mais l’association environnementale Robin des bois s’est interrogée sur les réseaux de l’usine « saturés » et le « risque de migration des hydrocarbures et autres déchets toxiques dans les nappes phréatiques ». L’association met en garde contre le lavage des voitures ou des maisons encrassées : « Si les gens nettoient ça au Kärcher, on va se retrouver avec des eaux polluées qui vont aboutir ou bien dans la Seine, ou bien dans la station d’épuration. »

    Quel a été le précédent incident dans cette usine ?

    En janvier 2013, un bac de dialkyldithiophosphate de zinc s’était décomposé, émettant du mercaptan, fortement odorant – c’est lui qui donne au gaz de ville son odeur spécifique – et toxique à très forte dose. Le panache du gaz s’était étendu de la Manche à l’Ile-de-France.

    La décomposition de ce produit chimique avait été causée par la température excessive et par un temps de séjour trop long dans le bac. Le traitement « trop tardif » de la décomposition opéré par les employés n’a pas permis de minimiser l’émission de mercaptan et l’a même favorisée. Toutefois, l’enquête publique avait ensuite noté que « les concentrations correspondant aux effets irréversibles n’avaient pas été atteintes dans l’environnement ». L’entreprise avait été condamnée en avril 2014 à une amende de 4 000 euros pour nuisance olfactive, mais le délit de mise en danger de la vie d’autrui avait alors été écarté.

    A la suite de l’incident, l’entreprise s’est engagée sur plusieurs années dans des travaux afin de réduire la probabilité de survenue d’événements de type « mercaptan » ou « autres émanations ». Le préfet a assuré jeudi que l’usine était « aux normes telle que nous l’avons vue en 2019 », en rappelant qu’« elle ne l’a pas toujours été » et qu’en 2017, « elle a fait l’objet d’une mise en demeure » en raison de « 17 manquements », puis que « la mise à niveau a été réalisée ».

    Que signifie le classement Seveso ?

    C’est le nom d’une directive européenne prise en 1982, six ans après l’émotion suscitée par la catastrophe écologique et sanitaire de l’usine chimique Icmesa, située sur la commune de Seveso, à une vingtaine de kilomètres au nord de Milan, en Italie. La directive incitait les pays européens « à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs » et demandait « aux Etats et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face . »

    Le dernier cadre de cette directive, Seveso 3 a été établi en 2012. Entrée en vigueur en 2015 en France, elle « introduit des normes plus strictes en matière d’inspection et renforce l’obligation d’information du public, du personnel et des exploitants des établissements voisins ».

    La directive Seveso distingue deux type d’installations (seuil haut et seuil bas) dont les mesures de sécurité et les procédures varient. Selon la base nationale des installations classées, la France compte 1 378 sites Seveso (634 en seuil bas et 744 en seuil haut) sur lesquels des études sont menées pour évaluer les risques et des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui limitent l’urbanisation, sont mis en place. Le PPRT de Lubrizol avait été approuvé en 2014.

    Gary Dagorn , Léa Sanchez , Arthur Carpentier , Assma Maad et Séverine Maublanc

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/27/ce-que-l-on-sait-au-lendemain-de-l-incendie-de-l-usine-lubrizol-a-rouen_6013

  • Le jour où il a plu de l’huile de vidange sur la ville de Rouen
    https://rouendanslarue.net/temoignage-le-jour-ou-il-a-plu-de-lhuile-de-vidange-sur-la-ville-de-

    Nous recevons ce récit, que nous publions. 26 septembre 2019. Rouen rive droite. 4h du matin. Je sors dehors pour bercer ma fille, un nourrisson de deux mois. Elle a parfois besoin d’un bol d’air frais pour s’apaiser et se rendormir à nouveau. J’entends une détonation au loin. Je ne suis pas particulièrement alarmé mais… Source : Rouen dans la rue

  • https://t.co/XPgc3G7uE5 https://t.co/bk6w12dmO2" / Twitter
    https://twitter.com/robinma68387546/status/1177265530199334920

    Sur le site gouvernement (dvlpt durable), il est indiqué que l’usine de #lubrizol a également pour activité l’utilisation, le dépôt et le stockage de sources radioactives !
    Pas un mot la-dessus... #lubrisol
    Les chaînes TV ne parle quasi que de Chirac

    https://pbs.twimg.com/media/EFZ8v9eXoAAxiNV?format=jpg&name=small

  • L’incendie d’une usine Seveso à Rouen fait craindre une pollution toxique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260919/l-incendie-d-une-usine-seveso-rouen-fait-craindre-une-pollution-toxique

    Un vaste incendie s’est déclaré dans la nuit sur le site de l’usine Lubrizol. Le panache de fumée a atteint 22 km de long. L’incendie est maîtrisé mais devrait prendre plusieurs jours pour être éteint. La préfecture se veut rassurante mais n’a que peu d’éléments concrets pour appuyer ses dires.

    #France #Lubrizol,_incendie,_pollution,_Seveso,_Rouen