• « Votre Jean Valjean est une humiliation pour Gavroche » Réponse à #Vincent_Lindon

    Notre société contaminée a démontré que ceux qui la gouvernent ont délibérément, depuis plusieurs générations, abusé du pouvoir qui leur était conféré. Leur demander de se corriger, ou imaginer une institution plus forte qui les corrigerait en restant vertueuse, est illusoire, dangereux, et pour tout dire, réactionnaire. Ce qu’il faut, c’est appeler à prendre la clé des champs. A se soustraire à l’autorité des intérêts économiques avec lesquels nos gouvernants composent. Ce qu’il faut, c’est dire que nous sommes toujours vivants, que l’opposition qui existe depuis plus de deux siècles entre une minorité et la majorité que nous sommes, n’est pas terminée, que si cette minorité a enchaîné des victoires sanglantes, elle n’a pas mis un terme à l’Histoire. Tant que nous aurons les regards tournés vers cette minorité, quémandant son aide, faisant appel à « bonne conscience », nous resserrerons la corde qui nous scie le cou. Tant que les « forces de gauche » continueront d’espérer réformer « le monde de la finance », les Aléxis Tsípras et autres désillusions se multiplieront. Cet argent qu’ils n’ont pas donné hier, ils ne nous le donneront pas demain. Ce qu’il faut, c’est se constituer ensemble des systèmes indépendants de leur argent. Ce qu’il faut, c’est inviter chacun à une émancipation civile. « On se lève et on se barre », ou on se lève pour qu’ils se barrent.

    https://lundi.am/Votre-Jean-Valjean-est-une-humiliation-pour-Gavroche

    #néo_libéralisme #néolibéralisme #capitalisme #lundi.am

  • Deep Virology - Le Moine Bleu
    http://lemoinebleu.blogspot.com/2020/04/deep-virology.html
    https://youtu.be/cgKspcEbmuA


    L’agent Smith, Didier Lallement en mode puissance destituante.

    Il n’y a pas de sex-appeal chez les bactéries.
    (François Jacob)

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    Tupanvirus appartient à la famille des virus géants. Sa structure est assez voisine de celle de Mimivirus , découvert en 2003 par le fameux Dr Chloroquine : le professeur Didier Raoult, de Marseille. Avant cette date, les bactéries, reconnues les plus petits organismes vivants, étaient réputées de taille nécessairement plus importante que les virus, ce qui se révélait faux. Ce n’est évidemment pas l’unique découverte ayant incité les spécialistes de virologie à remettre en question leurs certitudes quant à leur bel objet d’étude. Tupanvirus , de découverte encore plus récente (2018) et prospérant dans les zones aquatiques les plus hostiles de notre planète (lacs de soude, sédiments abyssaux), présente ainsi une particularité susceptible de retenir l’attention : celle d’accuser un génome extrêmement fourni, auquel il ne manquerait plus que des ribosomes pour pouvoir, comme le moindre protozoaire, synthétiser à volonté une multitude de protéines. Cerise sur le gâteau, Tupanvirus arbore une queue extrêmement impressionnante, mesurant presque trois fois sa taille (soit 2,3 micromètres, tout de même). Or, il en va des virus à longue queue comme des virus à tête couronnée (les désormais célèbres « coronavirus ») : comment s’étonner de la fascination qu’ils exercent, ces temps-ci, sur toutes sortes d’imaginations fiévreuses, débridées et fertiles ?

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    Soumises durant d’interminables jours et nuits à un confinement strict (éprouvant il est vrai horriblement les nerfs), certaines de ces imaginations en vinrent très récemment à la production publique de phantasmes virologistes à prétention subversive, campant volontiers sous forme d’un héros, sûr de lui et dominateur, l’amas de grosses molécules spectaculaires nommé SARS-CoV-2 pourrissant actuellement l’existence de milliards d’êtres humains confinés. Nous faisons en particulier référence au texte, désormais célèbre, publié le 21 mars dernier sur le site blanquiste d’avant-garde Lundi-Matin , et intitulé Le monologue du virus . Ayant eu vent de cette belle tentative, nous aimerions contribuer à l’essai en cours, en rebondissant sur lui, comme disent les journalistes, tels des atomes épicuriens innocents, sans malice ni mesquinerie partisane aucune, car ce ne sont pas nos méthodes, ce ne l’a jamais été. Précision liminaire utile, donc : notre but actuel ne saurait être en aucun cas d’insister en détail ni sur l’autoritarisme clérical délirant, ni sur le sadisme inconscient de lui-même, ni sur l’aristocratisme terrible à force des plus méchantes trivialités, constitutifs – entre autres pathologies socialement induites – de ce morceau de bravoure. Ce qui nous intéressera ici plus précisément, c’est le pathos biologique constituant pour ainsi dire le substrat de sa très profonde détestation de l’humanité (l’anti-humanisme, rappelons-le, n’étant nullement un terme injurieux mais le nom d’une sous-spécialisation disciplinaire de l’Université Française, régnant sans partage sur le champ philosophique depuis maintenant près de cinquante ans). 


    Disons-le tout net. Pour nous, l’interrogation radicale sur la limite extérieure du vivant et sur ses différenciations internes, constituera toujours une urgence intellectuelle a priori. Le corollaire problématique en est la conscience accrue d’une homogénéité de toute la matière vivante, homogénéité certes impénétrable car paradoxalement indexée sur les éléments physiques inertes de celle-ci : ses atomes. Tous les vivants sont ainsi identiquement vivants en tant que semblablement émergents d’une même matière « morte ». Tous les vivants, en leur stupéfiante différenciation de formes, dimensions et complexité, n’en sont pas moins à nos yeux d’égale valeur, d’égale étrangeté, d’égale curiosité à l’aune de cette même genèse élémentaire incompréhensible. Or, le Monologue du virus méprise d’entrée, avec une rare suffisance réductionniste, la pertinence de toute distinction interne au vivant, effaçant (tant qu’à faire) d’un même mouvement glorieux la limite du vivant et de l’inanimé, et assénant plutôt aux hommes une litanie de lignages hétérogènes, mais comiquement hiérarchisés :
    « Nous sommes vos ancêtres [c’est le virus qui parle, s’adressant aux hommes qu’il exhorte à se soumettre à sa tyrannie bienveillante] au même titre que les pierres et les algues, et bien plus que les singes ». Certes, un beau jour, même les pierres crieront, mais tout de même. L’absurdité d’un emploi abstrait de termes aussi vagues qu’ ancêtre , pierre ou singes apparaît pour sa part bien trop immédiatement criante. On aimerait tant obtenir quelques précisions là-dessus, de la bouche de ce virus hautain. Car au compte d’une telle imprécision fondatrice, quelle valeur autre que rhétorique accorder à cette expression finale : « et bien plus que les singes » ?

    #Monologue_du_virus #Lundi_matin #vivant #matière_morte

  • #Lundy_Bancroft : « Pourquoi fait-il cela ? »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/26/pourquoi-fait-il-cela-par-lundy-bancroft

    Chapitre 15 – Créer un monde sans violence , par Lundy Bancroft
    La violence conjugale est un cyclone qui saccage les vies de femmes et d’enfants et laisse derrière elle bien des décombres : confiance en soi brisée, perte de liberté, arrêt du développement personnel, peur, amertume, dévastation financière, humiliation, profonde tristesse, blessures physiques, âpres litiges de garde, isolement, conflits créés entre mères et enfants, secrets et mensonges.

    Aucune femme ne devrait avoir à vivre cela ; ses enfants non plus. Mais d’autres vies sont également affectées : chaque femme violentée a des proches et des parents qui souffrent aussi, inquiets et blessés de constater ce qui lui arrive. Certaines des personnes qui viennent me confier leur angoisse sont des hommes cherchant désespérément des façons d’aider leurs filles, leurs sœurs ou leurs mères, qu’ils voient être progressivement détruites. En fait, il est rare que je rencontre quelqu’un, homme ou femme, dont la vie n’a pas été, à un moment ou l’autre, profondément affectée par un abuseur.

    Ces dernières années, j’ai consacré de plus en plus de mes conférences aux répercussions sur les enfants de l’exposition à la violence conjugale. Durant l’écriture du présent livre, j’ai participé à une session de formation d’agents de police. Un jeune policier de forte stature – il devait être aussi large que grand – m’a pris à part durant une pause pour me dire : « J’ai grandi dans une famille où avaient lieu toutes ces choses dont vous parlez. Mon vieux était exactement ce que vous décrivez ; il passait son temps à nous intimider et à terrifier chacun de nous. Il m’a aussi amené à me méfier de ma mère, comme vous disiez. Mais nous avons tous compris son jeu en vieillissant, et ma mère et moi sommes très proches aujourd’hui. » Je lui ai dit à quel point j’étais heureux qu’il soit devenu agent de police : lorsqu’une famille appellerait à l’aide, il y avait une chance de plus pour qu’on leur envoie un policier qui puisse voir la situation avec les yeux d’un enfant et se souvenir qu’eux et elles aussi sont des victimes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale :


    #violences_masculines #protection_féministe #solidarité #stratégie_de_l'agresseur

  • #conte_de_fee_academique
    #yezidi
    #Lund #professor freed student from Islamic State #war zone - The Local
    https://www.thelocal.se/20181213/lund-professor-freed-student-from-islamic-state-warzone

    A chemistry professor at Lund University dispatched a team of #mercenaries into an Islamic State (also known as IS, Isis or Daesh) war zone to free one of her doctoral students and his family.

    She contacted the university’s then security chief Per Gustafson.

    “It was almost as if he’d been waiting for this kind of mission,” Turner said. “Per Gustafson said that we had a transport and security deal which stretched over the whole world.”

    Over a few days of intense activity, Gustafson hired a security company which then arranged the rescue operation.

    A few days later two Landcruisers carrying four heavily-armed mercenaries roared into the area where Jumaah was hiding, and sped him away to Erbil Airport together with his wife and two small children.

  • La pensée décoloniale est-elle soluble dans l’État Vénézuelien ?
    https://www.cetri.be/La-pensee-decoloniale-est-elle

    « Après la création du Ministère des Mines Écologiques, le Gouvernement-des-oxymores a annoncé la création d’un “Institut National de la Décolonisation du #Venezuela” » Du 22 au 26 octobre, s’est tenu à la Bibliothèque Nationale du Venezuela un colloque ayant pour sujet « la IIIe école de la pensée décoloniale critique : processus étatiques et constitutifs ». Ramon Grosfoguel, Enrique Dussel et Houria Bouteldja y étaient notamment présents. Profitant de la présence d’intellectuels et de militants décoloniaux (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, Venezuela, #Décolonial, #lundi.am

  • Le retour des valeurs - Éléments pour une critique des droites (pas si) nouvelles
    https://www.cetri.be/Le-retour-des-valeurs-Elements

    Alors que l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil consigne une nouvelle victoire du populisme dans les arènes démocratiques, une analyse des mouvements de fond qui mène les grands États aux portes du fascisme s’impose. Nous publions ici la traduction d’un article écrit au mois de mars par nos amis chiliens du collectif Vitrina Dystópica et du Groupe d’études expérimentales Paul K. Feyerabend. Ce texte permet de prendre un certain recule vis-à-vis de l’immédiateté de l’information et permet de tracer les (...)

    #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Mouvements_réactionnaires, #Néolibéralisme, #Autoritarisme, #Répression, (...)

    #lundi.am

  • Alain Damasio explique Lundimatin : « L’intelligence authentique est toujours radicale »
    https://www.nouvelobs.com/politique/20180517.OBS6797/alain-damasio-explique-lundimatin-l-intelligence-authentique-est-toujours

    Quelle est aujourd’hui l’influence de cette revue dans le champ politique ?

    Elle est considérable et précieuse parce qu’elle touche un public qui excède la seule militance et mobilise la fraction la plus active politiquement des artistes, penseurs, architectes, sociologues, psys, etc. Et elle touche beaucoup les jeunes qui ne veulent plus se satisfaire des médias dominants qui sont, en France, financés et dévoyés par des milliardaires dont la ligne politique est clairement favorable au capitalisme et à ses valeurs.

    Cette influence sur une génération montante, qui veut réfléchir, avoir un regard critique sur leur monde, qui veut vivre autrement, est majeure et je la sens bien dans les manifestations actuelles. Il y a une vraie demande de sens, d’outils, d’armes pour lutter contre la déferlante. @lundimatin sert à maintenir un monde pluriel, ouvert, divers. Et forcément, ça touche. Il y a plus de 500.000 visiteurs par mois sur le site.

    #Tarnac #Presse

  • Des militants cogitent sur les grèves de demain
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/290118/des-militants-cogitent-sur-les-greves-de-demain

    La Bourse du #Travail de Paris a accueilli le 27 janvier une journée de réflexion, entre haine du travail tel qu’il est et désir de faire autrement. À l’heure de Deliveroo et Blablacar, les participants ont discuté des manières dont les nouvelles technologies, qui favorisent parfois l’exploitation de travailleurs précaires, peuvent aussi préparer les mobilisations de demain.

    #Culture-Idées #Alain_Damasio #Comité_invisible #imaginaires #Lundimatin #précarité #Solidaires #Sud #Uber

  • « Tout le monde déteste le #Travail »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/290118/tout-le-monde-deteste-le-travail

    La Bourse du travail de Paris a accueilli samedi 27 janvier une journée de lutte et de réflexion, entre haine du travail tel qu’il est, et désir de faire autrement. À l’heure de Deliveroo et Blabacar, les participants ont discuté des manières dont les nouvelles technologies, qui favorisent parfois l’exploitation de travailleurs précaires, peuvent aussi réinventer les luttes collectives.

    #Culture-Idées #Alain_Damasio #Comité_invisible #imaginaires #Lundimatin #précarité #Solidaires #Sud #Uber

  • Paris : Compte-rendu du premier jour du procès de la keufmobile brûlée-Non Fides
    http://www.non-fides.fr/?Paris-Compte-rendu-du-premier-jour-du-proces-de-la-keufmobile-brulee

    @Ad Nauseam - Les gens sont venus nombreux devant la 14e chambre au TGI, avant même l’heure prévue pour l’audience. Les journalistes aussi. Ils tirent d’abord le portrait à ceux qui s’y prêtent, puis ils mitraillent et filment sans retenue quand les personnes convoquées sont appelées à entrer les premières dans la (...)

    #Non_Fides / #Mediarezo

  • Trouvé tardivement chez #Lundi_matin:

    2017 - COMMUNISME ET FUMIGÈNES

    journées « Génération Ingouvernable »

    PRÉSENTATION DE L’ÉVÈNEMENT :

    Rencontre nationale, à Paris, le week-end du 28 et 29 janvier pour discuter et s’organiser autour de la thématique des élections présidentielles, pour celles et ceux qui ne veulent plus être gouverné-e-s.

    2017 sera une année décisive, marquée par un climat politique confus et organisé autour des idées de l’extrême droite : racisme et austérité, nationalisme et sécurité. Les élections présidentielles sont pour beaucoup un moment important de la vie politique. On nous impose différents programmes et à nous de les valider par notre vote, en d’autres termes de « choisir le moins pire ». Nous sommes nombreuses et nombreux à ne plus croire dans ces élections, que nous ayons déjà voté, jamais ou seulement par dépit. La classe politique le sait et nous en faisons la douloureuse expérience, les élections auront lieu avec ou sans nous, tout en nous éjectant d’office du débat politique et de ses thématiques. Il est temps de poser pour nous et celles et ceux qui se reconnaissent dans cet appel un agenda politique avec nos problèmes, qui auront des impacts réels et immédiats.

    Au cour du mouvement social né de ce printemps 2016, nous avons déjà prouvé notre volonté d’être et de rester ingouvernables en refusant une loi pour certain-e-s et son monde pour d’autres. Contrairement aux candidat-e-s à la présidentielle, nous n’avons pas de prétendue solution miracle, mais la proposition de se rencontrer pour réfléchir à la manière de s’opposer à un régime qui dépérit chaque jour un peu plus. L’idée étant de penser d’autres manières d’organiser nos vies, c’est-à-dire d’intervenir dans le quotidien, comme le font certain-e-s sur la ZAD de Notre-dame-des-landes ou comme d’autres l’ont fait contre la loi travail. Par l’organisation collective, la confrontation positive de nos différences, nous pouvons dès maintenant refuser de prendre part à cette mascarade et intervenir sur les enjeux qui nous inquiètent et sont les nôtres : les régressions sociales, les politiques réactionnaires et l’envie de se saisir d’espaces pour expérimenter d’autres formes de vie.

    Intervenir en politique ce n’est pas se montrer sur un plateau télé pour se vendre, mais agir sur des problèmes concrets en s’ouvrant aux personnes ayant pris part à différents mouvements de révolte ces dernières années et en les connectant pour les amplifier.

    Dès maintenant, sans trêve, pour un autre monde !

    Nous invitons l’ensemble de la jeunesse, les moins jeunes également, à venir à Paris pour discuter, écouter, s’organiser autour des élections, le samedi 28 et le dimanche 29 janvier, au CICP, 21 Ter rue Voltaire, de 12h à 20h (Métro Rue des Boulets ➈).

    #Génération_Ingouvernable

    fait joliment écho à

    #Boycott2017

  • En Islande Pirates au pouvoir et en Pologne femmes dans une colère noire | Comme un bruit qui court
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-29-octobre-2016

    Alors que le monde entier retient son souffle pour la dernière ligne droite des élections américaines, nous partons suivre une élection peut-être tout aussi importante, à son échelle, auprès de 330 000 islandais qui veulent essayer de faire de la politique autrement.

    #Lundinoir, 3 octobre, en Pologne la mobilisation contre le projet de loi anti-avortement #CzarnyProtest a réuni des milliers de femmes qui répondaient à l’appel des organisations féministes de faire grève ou de s’habiller en noir pour protester contre le projet d’interdiction totale de l’interruption volontaire de grossesse. Durée : 55 min. Source : France (...)

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13947-29.10.2016-ITEMA_21119384-0.mp3

  • Riot in a cell block – Par Alèssi Dell’Umbria
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2016/06/27/riot-in-a-cell-block-par-alessi-dellumbria

    Après la manif du 14 juin, j’insinuais que bientôt nous devrions manifester à l’intérieur d’une fan-zone… Et quelques jours après, ce fut la lamentable promenade en cage Bastille-Bastille le long du canal de l’Arsenal… Le principe de la clôture est de … Continue reading →

    #ACAB #ANTICAPITALISME #alessi_dell'umbria #critique #dispositif_disciplinaire #interdiction_de_manifester #lundi_matin #manifestation #mardi_28_juin #pensé_critique #syndicat

  • Avariances | Premières démarques révolutionnaires
    https://avariances.wordpress.com

    Aux amis des amis qui lui restent,

    à propos de sa Guerre véritable

    Remarques au sujet d’un texte trouvé sur le site de propagande #lundi_matin.
     

    Je vous en conjure, mes frères, restez fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espoirs supraterrestres ! Ce sont des empoisonneurs, qu’ils le sachent ou non. Ce sont des contempteurs de la vie, des moribonds et des empoisonnés eux-mêmes, de ceux dont la terre est fatiguée : qu’ils s’en aillent donc !
    Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

    En un mot le #moi a deux qualités. Il est injuste en soi en ce qu’il se fait centre de tout. Il est incommode aux autres en ce qu’il les veut asservir, car chaque moi est l’ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres. Vous en ôtez l’incommodité, mais non pas l’injustice. Et ainsi vous ne le rendez pas aimable à ceux qui en haïssent l’injustice.Vous ne le rendez aimable qu’aux injustes qui n’y trouvent plus leur ennemi. Et ainsi vous demeurez injuste, et ne pouvez plaire qu’aux injustes.
    Pascal, Les Pensées

    Mais, direz-vous, quel objet a-t-il en tout cela ? Celui de se vanter demain entre ses amis de ce qu’il a mieux joué qu’un autre. Ainsi les autres suent dans leur cabinet pour montrer aux savants qu’ils ont résolu une question d’algèbre qu’on n’aurait pu trouver jusqu’ici. Et tant d’autres s’exposent aux derniers périls pour se vanter ensuite d’une place qu’ils auront prise, aussi sottement à mon gré. Et enfin les autres se tuent pour remarquer toutes ces choses, non pas pour en devenir plus sages, mais seulement pour montrer qu’ils les savent, et ceux-là sont les plus sots de la bande, puisqu’ils le sont avec connaissance, au lieu qu’on peut penser des autres qu’ils ne le seraient plus s’ils avaient cette connaissance.
    Pascal, Les Pensées

     

    Nous avons voulu lire La guerre véritable, et dix fois au moins nous avons verdi. Il aura fallu du temps, plusieurs mois, pour que la nausée passe un peu, que les mots trouvent leur chemin et que se formule quelque chose qui puisse saisir cette abjection, et donne corps au refus nécessaire de cette prose avariée. Puissent les relents qu’elle exhale écarter de ce mauvais chemin ceux qui s’y seraient perdus, depuis longtemps même. Il est grand temps. L’ignominie de ce texte, qui ne fait qu’exacerber une manière détestable de penser, de voir le monde, de le comprendre, de s’adresser aux autres qu’ON déploie depuis plusieurs années maintenant, aura, nous l’espérons, le mérite d’ouvrir les yeux à la progéniture des entichés du dévoilement. Avariance donc, un concept qui consonne avec un de ceux de l’ultra-gauche officielle vieille version, et se trouve mis ici à disposition de ceux qui fréquentent encore les marchands de communauté humaine, — avant l’heure d’ailleurs, puisqu’en bonne secte alternative, quel bonheur, on pratique déjà le communisme comme d’autres la philatélie —, pour qu’ils puissent nommer ce qu’ils quittent.

    Après des événements comme les #massacres du 13 novembre dernier, ON ne peut quand même pas dire n’importe quoi, et ce qu’en d’autres circonstances ON a pu faire passer pour une tournure d’esprit subtile et nouvelle, aux accents provocateurs, promettant d’ouvrir des possibles subversifs, fait l’effet d’un mauvais spot publicitaire exhibant avec cynisme des postures aussi obscènes qu’attendues. Pascal, utilisé comme une cerise pourrie sur ce gâteau faisandé, vient ici servir de caution snobinarde, un glaçage dissocié sur un appareil raté, à ce raisonnement aussi profondément philosophique qu’un clip de #Daesh. Pour ce mauvais coup-là, ON a dû puiser dans les méandres des raisonnements les plus jésuitiques conservés certainement, malgré le chemin parcouru depuis, de ce qu’on appelle une bonne éducation. Tout le monde le savait, mais là, c’en est trop.

    • Pascal se retrouve promu général en chef de Daesh, [or] les Pensées pourraient se lire comme un manifeste anachroniquement anti-appelliste.

      " si on doit déglinguer tous ceux qui se divertissent, c’est plus qu’un génocide qu’il faut programmer. "

      "ON nous propose d’ailleurs l’éloge de ces terroristes qui n’ont pas peur de la mort. Viva la Muerte, encore."

      "est-ON donc si impuissant à commettre le moindre crime qu’il faille ainsi justifier ceux des autres ? "

      " Ce qui est formidable avec le Parti Imaginaire, c’est qu’il peut être dégueulasse sans avoir rien fait. "

      « Et maintenant il faut des armes » .... pour fusiller « hipsters, athées,chrétiens, libertins, alcooliques, baiseurs et baisés ».

      ON va même jusqu’à dénoncer ce « vice chrétien » qui consisterait à « défendre quelqu’un parce qu’il est attaqué »

      http://seenthis.net/messages/428725

      #destitution_de_la-sensibilité

    • Foin des esprits forts ! Cette avariance qui s’enorgueillit de ne point croire a tout du spectre faible...

      Que de moyens déployés, et quelle sépulcrale grandiloquence pour parvenir à réduire à un véritable autisme ce qui relève tout de même, la phraséologie en moins, d’un exercice de #Soliloque_blanc des plus communs et des plus accessibles à ce qu’il reste aujourd’hui en France d’indécrottables nostalgiques de la Vraie Révolution Occidentale, qu’il s’agisse du modèle 71 modifié 68 , du modèle Makhno modifié Durutti, - ou de leurs concurrentes autoritaires. Depuis le caveau sourd et aveugle d’où nous est parvenu ce codicille, à qui donc ces derniers sous-sous-pro-situs s’imaginent-ils parler - et dans quel monde s’imaginent-ils le faire ?

      Leurs invocations à jouir sans entraves en toute innocence, soigneusement rédigées dans les formes - lardées des italiques de rigueur et illustrées d’une gravure so XVIIème sentent tout de même leur formol à plein nez - et l’adhésion rassurante à plus d’un fétiche moderne désormais mal en point. Quelle misère de s’enivrer aux exhalaisons de semblables amours nécrophiles !
      L’histoire, elle, n’est pourtant pas morte, mais ces gens sont plus que vieux, qui peuvent bien continuer de dormir un rêve d’émancipation passé, dans sa glorieuse poussière, et trouver à s’en étourdir à leur guise. Voire, sans risquer autre chose que de susciter un vague ennui ou une franche hilarité devant une telle pétrification de la pensée, se laisser aller lorsque l’envie leur en prend, au cynique baroque, joignant le burlesque à l’incongru, d’une telle masturbation publique...

      De tels cadavres n’ont assurément plus rien à craindre de personne. J’aurai pour ma part passé quinze minutes plaisamment morbides en leur compagnie. Je leur réserve volontiers une pensée dans mes cimetières !

    • Pour la typo, ils ont plutôt pastiché Tiqqun (ON, les itals ), et pas causé de jouir sans entraves, plus personne peut faire ça depuis que la jouissance est devenue impérative...

      2016, depuis les faubourgs de la capitale de la perversion
      Blaise, Arnold, Nico, la crémière et les autres
      PS : C’est pénible, non, toutes ces petites manières typographiques, italiques et majuscules intempestives ? Raison de plus pour prendre la tangente…


      c’est un détail de
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Melencolia_de_Dürer

      mais peut-être n’avez vous pas lu « La guerre véritable », @martin5 ? là l’hilarité n’est ni franche ni légère.

    • J’ai parcouru rapidement « la guerre véritable » tout à l’heure, avant de revenir aux avariants... Je ne doute pas que ce texte (qui ne m’a pas intéressé plus que ça, plusieurs mois après les faits) puisse mériter une critique - mais certainement pas celle proposée par ces « avariant ». Mon propos vise bien les présupposés, clichés et autres fétiches embaumés qui encombrent leur prose comme leur pose.
      Pour le « pastiche », on a tout de même ici une esthétique convenue depuis au moins les premiers fascicules de l’EdN, il y a plus de trente ans, détournée contre l’EdN, reprise par des anti-industriels, reprise par Tiqqun, par d’autres pro situ sur le net... tout ça relève tout de même d’un exercice de style des plus nombriliste. (Et je reconnais volontiers être d’autant plus sensible à ce genre de complaisance que j’ai moi-même un goût immodéré pour la pointe de Dürer et de ses confrères. De là à figer mon propos dans une telle caricature formelle il y a tout de même un gouffre)

      ON nous assène ici que les attentats de novembre sont de bonne guerre. C’est parce que la France fait la guerre que des passants se sont fait tirer dessus, normal, rien à redire, fair play, puisqu’ON assimile ici tout un chacun à l’état qui nous gouverne

      Ce passage est tout de même gênant de nombrilisme et transpire le #déni. A qui nos avariants espèrent-ils faire croire ici que les occidentaux seraient les seuls à avoir des civils tués lors d’opérations militaires ou armées visant prétendument des gouvernants ? Le niveau de connivence dans le mépris raciste et de nez dans sa crasse attendu ici du lecteur, est tout de même assez insupportable.

      En effet, on n’écrit plus « jouir sans entraves » aujourd’hui.

      On exprimera plutôt son adhésion à ce cliché platement hédoniste par une périphrase (qui permettra de donner plus longuement à lire l’étendue tout aussi convenue et résolument blanche de l’idée qu’on parvient à se faire du beau rôle qu’on se réserve) :

      on s’enivrera, on baisera et on lira Nietzsche, Pascal et Apollinaire bien autant qu’on voudra, en dégustant un porc royal et en rêvant d’autres perspectives communistes et révolutionnaires, dans lesquelles la sensiblerie ne cohabiterait pas avec la justification de tels massacres, et tout ça sans doute même sans croire en Dieu.

      Onfray n’aurait pas dit mieux !

      Et on aura pris garde de déformer beyond recognition la défiance que mérite cette défunte prétention à une forme résolument idéaliste d’ #innocence_sociale , de spontanéisme 2.0 mêlé de volontarisme crassement libéral, auquel s’accrochent nos momies révolutionnaires bien qu’il soit démasquée depuis quelques temps déjà : on chausse donc doctement ses #lunettes_blanches pour être certain de ne rien écrire d’inconfortable :

      ON construit au fil du texte une figure de la détestation dont les traits sont les suivants : ceux qui ne croient en rien (les athées dit-ON aussi, si ON avait voulu être un peu plus léger on aurait pu se contenter de lever bannière contre les laïcards pour mieux épouser les moqueries d’un Médine qui raille Nietzsche et ses descendants dans sa vidéo-propagande Don’t Laïk, quand, sur les mêmes ressorts et pour arriver au même endroit, ON se l’accapare), ceux qui baisent (les libertins, dont ON sait aussi qu’en plus d’aimer baiser, ils ont cru en rien avant même la mort de dieu puisqu’ON a des lettres et qu’ON joue sur les mots), ceux qui boivent, ceux qui chantent

      quand on professe que personne n’est innocent, on entend alors, en somme, que tout le monde doit payer et surtout être puni, en l’occurrence pour les méfaits de l’État.

      On reconnaît ici l’air bien connu d’un lamento sur la culpabilisation de l’homme blanc, qui prétend situer sur le terrain clérical du reproche et de la punition ce qui ressort d’ une approche matérialiste des rapports sociaux qui, reconnue pour telle, serait alors autrement moins aisée à balayer d’un revers de manche.

      Bref, le texte initial (la guerre véritable) est peut-être très mauvais.
      Mais je tiens que le propos « avariant » n’a rien de « révolutionnaire ». Qu’il ne l’est qu’au sens où il s’agit d’une révolution pétrifiée, confite dans une nostalgie blanche assurément malheureuse - et cela en soit ne serait pas grand chose, si cela ne conduisait ses auteurs à venir prétendre asseoir leur radicalité en faisant platement chorus avec l’offensive de négation sociale que l’on peut lire et entendre partout ou presque, de l’extrême droite à l’extrême gauche, contre les tentatives de formulation de critiques et d’auto-organisations en termes actuels .

      @Koldobika

      Merci pour le lien !

    • https://lundi.am/La-guerre-veritable
      http://www.non-fides.fr/?Remarques-au-sujet-d-un-texte-trouve-sur-le-site-de-propagande-lundi-mati
      http://www.non-fides.fr/local/cache-vignettes/L250xH202/arton4886-f30e2.jpg?1475820173

      Alors, pourquoi en arrive-t-ON là ? Le chemin pris est risqué, — mais sans doute imagine-t-ON n’avoir peur de rien (trop croire au discours c’est aussi ça) —, et dans une époque attentive et intelligente, ce texte suffirait à discréditer l’ensemble d’une entreprise dans laquelle ON a beaucoup investi. Peut-être qu’il est insupportable de ne plus être l’ennemi dont on parle dans les conférences de rédaction et les ministères, insupportable que les fiches S ne soient pas pour soi seul, insupportable de voir ce qu’ON s’échinait à bâtir comme le monopole de la radicalité disputé par beaucoup plus gros que soi, par ceux qui ont encore beaucoup moins peur et se donnent beaucoup plus de moyen pour enrôler. ON constate que les attentats ont suscité « des crises d’hypocrisie », peut-être une manière de confesser une autre crise qui serait à l’origine de ce texte, une crise de jalousie sinistre, qui conduit, ON a du savoir faire et de la réthorique, à ce devenir flagorneur et courtisan. A vouloir toujours être le méchant, ON se voit déjà calife à la place du calife, mais is it a so good idea ? Certes, les désertions ne sont pas aussi nombreuses pour le plateau des Mille Vaches que pour la Syrie, les communes sont moins populeuses que les faubourgs de Raqqa, et c’est peut-être rageant. Alors qu’ON s’est mis en situation de faire commerce auprès de quelques générations d’étudiants en mal de sensations, d’un millénarisme en quête de radicalité comme placebo d’expériences de luttes réelles et pour combler les besoins de premiers émois, ON ne tient sans doute plus trop en place quand ressurgit un autre fanatisme plus conséquemment nihiliste. Peut-être aussi qu’en bon épicier, on a besoin de temps en temps, pour redonner de l’attrait à la marchandise et de la hauteur à la courbe des ventes, de dynamiser radicalement la com’, comme tous les dealers de came surcoupée qui, alors que le produit ne fait plus tellement recette, le coupent encore, en guise de dernières cartouches, avec des composants de substitutions plus forts. Espérant mieux satisfaire une clientèle en passe de se lasser.

    • http://www.lesinrocks.com/2016/10/04/actualite/medias-actualite/net-linsurrection-cest-site-lundi-matin-11869020

      Depuis le printemps, le site Lundi matin est le fer de lance de la contestation contre la loi Travail “et son monde”. Avec une rhétorique proche de celle du Comité invisible, il annonce tambour battant que “la présidentielle n’aura pas lieu”. Enquête sur un objet médiatique non identifié.

      https://seenthis.net/messages/428725 via lundimatin

  • Variations sur le thème "sic transit et gloria mundi"

    « La mort est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image. »
    « « Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n’exprime finalement que son désir de dormir. Le spectacle est le gardien de ce sommeil » »
    Guy Debord

    MORT DU MANAGER DE CÉLINE DION : Prière Païenne
    https://lundi.am/Mort-du-manager-de-Celine-Dion

    À l’occasion des funérailles nationales de René Angélil, des lecteurs québecois de lundimatin ont réalisé une vidéo anonyme.
    https://www.youtube.com/watch?v=vKPLXwVEkZM

    La narration est tirée d’un film exemplaire au propos anti-colonial tourné en 1993 au Québec par le réalisateur Pierre Falardeau : "Le temps des bouffons" ’1985) un documentaire à charge sur un banquet du Beaver Club, ces "profiteurs qui passent pour des philantropes... aux dents affreusement blanches... qui se reproduisent de pères en fils." https://www.youtube.com/watch?v=SiJGQYd6Kw0

    #la_société_du_spectacle #funérailles_nationales #state_funerals #Céline_dion #René_Angélil #show_business #Guy_Debord #Pierre_Falardeau #Beaver_Club #lundi.am

  • Modérons nos transports !

    Cauchemars et facéties - Lundi matin.
    https://lundi.am/Cauchemars-et-faceties-15

    EI (bis)

    Après l’attentat dans le Thalys, la SNCF et le gouvernement avaient décidé de nouvelles mesures… contre la faude. Ce qui nous avait valu, en octobre 2015, une proposition de loi « relative à la prévention et à la lutte contre les atteintes graves à la sécurité publique, contre le terrorisme et contre la fraude dans les transports publics de voyageurs ».

    Entretemps, Daesh est repassé par là. Et la SNCF a estimé dans une récente conférence de presse, « avoir perdu "plusieurs dizaines de millions d’euros" en 2015 à cause des attentats qui ont touché Paris et le Thalys. "L’impact est lourd", a indiqué Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF. »

    Aussi, la SNCF a décidé de « durcir »… « les conditions d’échange des billets TGV en instaurant des frais à partir d’avril ». Alors ça… C’est tout de même une des (pseudo)conséquences des attentats de novembre les plus incroyables.

    Toujours est-il qu’il faudra bientôt débourser jusqu’à 15 euros pour pouvoir échanger un billet de train (ce que font tout de même 17 pourcent des usagers de la SNCF).

    Rachel Picard a assuré avoir « beaucoup travaillé avec les associations de consommateurs et les clients, et ça ne les choque pas du tout…

    #SNCF #Rachel_Picard #lundi_matin #TGV #transports #billets_TGV