• Chronique d’occupation de l’Odéon. Lulu Van Trapp

    Dimanche, 2 mai 3021. Les groupes musicaux étant toujours interdits par la préfecture sur l’esplanade de l’Odéon, les occupants les accueillent derrière les barreaux du rez-de-chaussée, dans l’enceinte inviolable du théâtre. Aujourd’hui, le groupe Lulu Van Trapp, électrisé par Rebecca Baby, Maxime Sam Rezài, Manu et Nico. Ils se balancent. Ils se tortillent. Ils se dandinent. Ils se déhanchent. Ils s’enroulent dans les fils. Ils s’accrochent aux grilles. Violence et tendresse. Fulminance et volupté. Vibrations propagées. Emotions partagées. Au-delà des styles. Rythmes pop, soul, blues, rock, punk s’entremêlent. Les notes s’enragent. Les sentiments s’embrasent. Romantisme en bastringue. Plume de paon et marteau. Complexité à fleur de peau. L’agora, endormie par les inepties mélodramatique d’une philosophe médiatique, se réanime. La place se remplit en quelques minutes. Le bouche à oreille emprunte les raccourcis iphoniques. Les corps bougent, dansent, se carambolent joyeusement. Les canettes de bière circulent en contrebande. La fête nargue la répression.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/05/chronique-doccupation-de-lodeon-lulu-van-trapp

    #luttes #théatre

  • Cargill, un an de lutte
    https://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1193-cargill-un-an-de-lutte

    Le 21 novembre 2019, la direction de l’usine Cargill d’Haubourdin annonce un plan de « sauvegarde » de l’emploi (PSE) à ses 330 salarié.es. Il pourrait supprimer 183 postes sur l’amidonnerie, le reste ne travaillant plus que sur la transformation de l’amidon de maïs pour la pharmacie et l’alimentation infantile. Si les ouvrier.es ont tenté de contrer cette décision, la lutte a été longue, et a eu son lot de violences. Retour sur une année de combat au cœur l’industrie agro-alimentaire.

    #En_vedette #Lutte_des_classes

  • « Télégrèves » chez IBM et Facebook : une mobilisation syndicale d’un nouveau genre
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/05/03/telegreves-chez-ibm-et-facebook-une-mobilisation-syndicale-d-un-nouveau-genr

    Pour protester contre un plan de suppression de postes, des salariés d’IBM France en télétravail se sont mis en grève depuis chez eux. Cette nouvelle forme de contestation est-elle appelée à devenir la norme ?

    Lorsque les salariés se retrouvent confinés chez eux, dans l’impossibilité de se réunir physiquement, comment protester contre des suppressions de postes ? La CGT d’IBM France a tenté une solution originale. Pour manifester contre un plan de restructuration impliquant 1 251 suppressions de postes, le syndicat a appelé les salariés à entamer une grève virtuelle. En réponse à ce mot d’ordre, le 16 avril, près de quatre-vingts employés d’IBM France se sont déconnectés de leur ordinateur portable et de tous leurs autres outils de travail en ligne, selon la CGT.

    Une poignée de salariés a même tenté l’« invasion numérique » d’une réunion en ligne du comité social et économique (CSE) se tenant le même jour. La CGT leur avait communiqué les codes d’accès de la visioconférence. « Soixante-dix à quatre-vingts collègues de la CGT ont débarqué [dans la réunion en ligne], relate Frank Setruk, délégué syndical CFE-CGC chez IBM. la tentative n’a duré que dix minutes, c’était plutôt bon enfant. »

    L’organisation de ces « télémanifestations » n’est pas totalement inédite. Confrontées à la dématérialisation croissante des rapports sociaux, les organisations syndicales ont appris à se saisir des outils numériques pour créer de nouvelles formes de mobilisation. Toujours chez IBM, en 2008, les salariés italiens de la société informatique sont allés jusqu’à mettre sur pied une grève… par avatars interposés sur Second Life, une plate-forme présentant un univers virtuel et sur laquelle IBM est très présent, en mettant en place un piquet de grève virtuel.Retour ligne automatique
    Pas l’unanimité

    La pandémie semble avoir donné un coup d’accélérateur à ces initiatives. Ces derniers mois, plusieurs « télégrèves » se sont tenues dans les entreprises œuvrant dans le secteur des médias et des hautes technologies, où les salariés ont l’habitude de travailler à distance et d’utiliser les outils en ligne. C’est ainsi qu’en décembre 2020 la quasi-totalité de la rédaction de la revue Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment s’est mise en télégrève pour protester contre des suppressions de postes. Quelques mois plus tôt, chez Facebook, des employés de la firme américaine ont manifesté leur mécontentement en participant à une grève en ligne en juin 2020, devant la décision de Mark Zuckerberg de ne pas modérer des messages polémiques de Donald Trump.

    Si le télétravail de masse semble favoriser l’essor de ces mobilisations, les télégrèves ne font pas l’unanimité chez les représentants syndicaux. « C’est vrai que ce type de mouvement a un retentissement médiatique qui n’est pas forcément négatif, commente, dubitatif, Marcel Yemsi, élu CSE IBM Grand Sud et CSE-Central CFDT IBM communication et réseaux sociaux. Mais sur les télégrèves, comme sur les grèves, on a un avis très mitigé. Bien souvent, c’est faire perdre de l’argent au salarié pour un résultat quasi nul. Et chez IBM, on a une population composée à plus de 95 % de cadres, très difficile à mobiliser. »

    Au demeurant, l’intersyndicale (UNSA, CFE-CGC, CFDT, CFTC) ne s’était pas associée au mouvement organisé par la CGT d’IBM France. Mais les autres syndicats n’avaient pas été prévenus, assurent leurs représentants. « En ce qui concerne l’invasion de la salle numérique de visioconférence, on a été mis devant le fait accompli, déclare Frank Setruk, plutôt favorable à cette initiative. De mon point de vue, c’est un moyen d’expression tout à fait acceptable. »

    Le responsable syndical se montre plus réservé sur les télégrèves : « Sur le principe, on n’est pas contre, à condition que les salariés se mobilisent suffisamment pour que cela ait un impact visible. Cette solution est à manipuler avec beaucoup de précautions, pour que cela n’accélère pas le remplacement des postes de salariés par l’intelligence artificielle. »Retour ligne automatique
    Via un simple clic

    Chez IBM, les télégrèves sont facilitées par la numérisation des processus RH : via un simple clic dans une application, mise en place par la société informatique, les salariés peuvent se déclarer en grève depuis chez eux. Après avoir entré un code spécifique sur cette plate-forme, leur préavis de grève se retrouve instantanément transféré au service paie. « Selon moi, les salariés ne peuvent pas se dispenser d’un mail pour expliquer les motifs de leur grève », avertit toutefois Me Sahra Cheriti, avocate associée spécialisée en droit social au sein du cabinet Aguera Avocats.

    Tout comme les grèves physiques, les télégrèves sont parfaitement légales, est d’avis Me Cheriti, à partir du moment où la mobilisation répond à trois critères : « Les salariés doivent être au moins deux, procéder à un arrêt total du travail et se déclarer en grève auprès de leur employeur en indiquant les motifs. »

    L’avocate ne voit pas non plus d’objections aux tentatives de télémanifestations : « Ce n’est que la déclinaison numérique de ce qui se ferait sur place, commente Me Sahra Cheriti. Il faudrait que l’employeur arrive vraiment à démontrer que les salariés ont commis une faute lourde, en nuisant à l’entreprise, pour pouvoir les sanctionner. » Une sanction qui, elle, n’aurait rien de virtuel.

    #IBM #Facebook #lutte #syndicat #télétravail #travail #CFDT #CGT

  • Amnistie pour tous les réfugiés politiques italiens
    https://lundi.am/Amnistie-pour-tous-les-refugies-politiques-italiens

    L’arrestation les 28 et 29 avril derniers de neuf réfugiés politiques italiens, couverts pourtant par la « doctrine Mitterrand » marque une inflexion supplémentaire vers une coopération juridique et policière entre États, au moins au niveau européen. Le gouvernement français sous pression des attentats islamistes qui le visent particulièrement veut sans doute aussi donner des gages à l’organisation d’une sécurité européanisée. Son absence de toute connaissance et référence politique au contexte italien des années 1970 et 1980 ainsi qu’à la législation encore quasiment fasciste de ce pays (cf. le Code pénal Rocco de 1930 sous Mussolini toujours en vigueur à l’époque) ne lui pose apparemment aucun problème de principe, comme le dit crûment Dupont-Moretti (il est « sans état d’âme »).

    Des médias comme Libération, dont le soutien aux réfugiés italiens avait été d’autant plus sans faille jusque-là qu’ils en employaient certains comme journalistes pour couvrir les événements concernant l’Italie, se mettent aujourd’hui à décrire la chose de façon « objective ». Ils mettent en avant, par exemple, que les aveux récents de Cesare Battisti quant aux quatre meurtres qui lui sont attribués montreraient bien que ses soutiens dans le milieu intellectuel et artistique français se sont laissés abuser. Aucun mot dans Libération du 29 avril sur les conditions dans lesquelles ces aveux ont été soutirés et l’état psychologique de Battisti. Le Monde , le 30 avril avec un peu plus de hauteur, signale quand même ces conditions imposées à Battisti qui sont identiques à celles des plus grands criminels de la mafia. Ceci pouvant expliquer cela.

    Depuis longtemps déjà, les exilés politiques italiens (et leurs soutiens en Italie) ont défendu la position de l’amnistie quelles que soient les charges et même les opinions politiques des « combattants » de l’époque, une façon de dépasser les pièges de la division, fluctuante dans le temps, entre « irréductibles », « dissociés » et « repentis », une façon de lutter contre tous les « bricoleurs de la mémoire ». Une position unique commune sur l’amnistie, à tenir face à un État et des rapports sociaux qui continuent à mettre en avant les notions chrétiennes de culpabilité et donc de repentir qui deviennent l’alpha et l’oméga d’une politique judiciaire où il s’agit d’abord de se venger de la peur qui a imprégné tous les pouvoirs en place à l’époque ; ensuite de faire expier leurs fautes aux combattants (sauf s’ils étaient de l’extrême droite pourtant plus meurtrière et plus aveugle avec de véritables attentats et non pas une lutte armée, les deux bords étant ici constamment confondus sous le vocable commun de « terrorisme ») ; enfin de répondre aux associations de victimes dans un contexte général où la victimisation de sa propre situation devient une sorte de pratique militante de compensation en l’absence de pratiques objectives de critiques du capital. On assiste, plus généralement, à une véritable régression du droit et à la remise en cause de toute idée de prescription alors que dans les théories modernes du droit, depuis le XVIIIe siècle et l’effort de Beccaria de mettre en adéquation les délits et les peines se fait jour l’idée que seuls les crimes qui portent atteinte à toute l’humanité seraient imprescriptibles.

    #lutte-armée #anti-terrorisme #justice #amnistie #prescription

    • Selon nos règles de droit en effet, les dossiers en question sont tous prescrits et ne sauraient donner lieu à des extraditions quarante, voire cinquante ans après les faits.

      Rappelons qu’en France, seuls les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Mettre un signe égal entre telle affaire d’homicide et un génocide, assimiler des personnes accueillies par la République française à des nazis cachés par quelque dictature du Proche-Orient, c’est faire preuve d’un relativisme qui ne pourra que réjouir les cercles négationnistes et leurs amis d’extrême droite.

      [...]

      Dans l’Orestie d’Eschyle, un meurtrier erre en exil, pourchassé par les déesses de la vengeance, qui réclament réparation au nom de la victime. Mais Oreste dit cette chose curieuse : « Je ne suis plus un suppliant aux mains impures : ma souillure s’est émoussée. Elle s’est usée au contact des hommes qui m’ont reçu dans leurs maisons ou que j’ai rencontrés sur les routes. » Comme si le temps, l’exil, le commerce des hommes avaient un pouvoir purificateur et qu’Oreste ne se réduisait plus à celui qui fit cette chose, terrible entre toutes : tuer sa mère. A la fin de la pièce, Athéna, déesse protectrice de la Cité, prend une décision qui s’apparente davantage à une amnistie qu’à un acquittement. Les Erinyes, invitées à habiter Athènes, comme pour réaffirmer le respect des victimes, acceptent la fondation du tribunal de l’Aréopage, la fondation du droit moderne. Le cycle de la vengeance est achevé, vient celui de la justice.

      Cette fable, fondatrice de notre culture européenne commune, comment se peut-il qu’on l’oublie si souvent ? La vengeance est de nouveau à l’ordre du jour. La souillure qui ne s’efface jamais, qui réduit le criminel à son crime, toujours présent, jamais passé, est un outil pour manipuler l’opinion et troubler les consciences. Et l’extrême droite italienne, responsable des deux tiers des morts de ce qu’on appelle « les années de plomb » et qui ose parler au nom des victimes, ne pourrait que se féliciter de cette entreprise.

      #extradition #justice #lutte_armée

  • 40 ans après, la France décide de livrer à la justice italienne d’ex-militants de la lutte armée à qui elle avait accordé l’asile - Paris (75000)
    https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/40-ans-apres-la-france-decide-de-livrer-a-la-justice-italienne-d-ex-milit

    Serge Quadruppani préfère rappeler le contexte historique de ce qu’il appelle un « affrontement politique armé ». Celui « des ouvriers et de la jeunesse étudiante contre l’État italien. C’est un mouvement comparable à celui de Mai 68 et qui a duré dix ans. C’était beaucoup plus violent mais c’était toute la société italienne qui était plus violente […] Il y avait des morts des deux côtés. Y compris dans les manifestations ou lors des arrestations par les policiers. C’était une forme de guerre civile ».
    Alessandro Stella, qui a pu prendre un nouveau départ en France et qui n’est plus dans le collimateur de la justice italienne, a témoigné dans un livre de son parcours militant (1).
    Pour l’historien qu’il est devenu, le « contexte » ne peut être occulté. Alessandro Stella parle même d’une « responsabilité collective que les juges ne veulent pas prendre en compte » : « Il y avait en Italie dans ces années-là des millions de gens qui criaient -Vive la Révolution-, et au bout de tout un processus, quelques milliers qui ont fini par prendre les armes. Qui se sont convaincu qu’il fallait répondre par la violence à un Etat violent. »

  • La Coordination des collectifs de solidarité avec #Pınar_Selek 2000 - 2021

    2000 ........ 2020 ........
    Chère Pınar,
    Il y 20 ans, tu sortais enfin de prison, après deux ans d’enfermement et de tortures.
    20 ans plus tard, la géopolitique de la Turquie est bouleversée...
    Mais ton procès et les menaces contre toi continuent.
    Toi, tu continues tes luttes, comme tu l’avais promis en sortant de prison.
    Nous, nous continuons à tes cotés.
    Merci à toutes les personnalités qui ont accepté de joindre leur voix à la nôtre dans ce film pour te le dire.

    La Coordination des collectifs de solidarité avec Pınar Selek.

    https://www.youtube.com/watch?v=U24A7FiPxAc


    #Pinar_Selek #procès #droit_à_la_vie #torture #Turquie #prison #emprisonnement #lutte #témoignage #solidarité #solidarité_internationale #justice (!) #résistance #haine #arbitraire #arbitraire_du_pouvoir #répression_judiciaire #expliquer_c'est_excuser #terrorisme #Etat_de_droit #minorités #kurdes #islamisme #déradicalisation #évangélisation_de_l'islamisme #AKP #armée #processus_du_28_février #re-radicalisation #complotisme #conspirationnisme #nationalisme_turc #étatisation #Erdogan #stock_cognitif #amis_de_2071 #ennemis_de_2071 #2071 #pétitions #espoir
    #film #film_documentaire

    ping @isskein @cede @karine4

    • Pinar Selek et la faillite de l’état de droit en Turquie

      Plus de vingt ans ont passé depuis sa sortie de prison. Pinar Selek, toujours menacée d’une condamnation à perpétuité par le pouvoir turc, poursuit ses luttes en France et en Europe. Un film témoigne aujourd’hui des multiples combats de l’écrivaine et sociologue. L’histoire de Pinar Selek est devenue une part de l’Histoire de la Turquie. Et de la nôtre.

      La Coordination des collectifs de solidarité avec Pinar Selek (https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/160917/la-coordination-des-collectifs-de-solidarite-avec-pinar-selek-est-ne) diffuse un petit film sur l’écrivaine et sociologue. Ce film est important. Ute Müller en est la réalisatrice. Le film s’ouvre par les phrases fortes de l’écrivaine et journaliste Karin Karakasli : « Vous ne pouvez pas vous empêcher de répéter le nom de la personne que vous aimez comme un mantra », dit-elle. L’amie de Pinar la nomme ainsi : « la personne qui est mon honneur, ma fierté et mon bonheur ». Elle définit le procès de Pinar Selek de manière cinglante et précise : « Une violation du droit à la vie, un meurtre légal et une torture psychologique ». Tout est dit par la bouche de Karin Karakasli, qui prend soin de rappeler les faits de cette persécution invraisemblable.

      L’économiste et politologue Ahmet Insel souligne ensuite à quel point l’histoire de Pinar Selek est exemplaire de « l’arbitraire du pouvoir exercé par une répression judiciaire » et de « la faillite de d’état de droit en Turquie ». S’il rappelle que Pinar a été condamnée au moyen de preuves totalement inventées, c’est aussi pour observer une évolution de la répression politique en Turquie : le pouvoir accuse désormais ses opposants de terrorisme et les enferme sans avoir besoin de la moindre preuve. Suivent cinq autres témoignages et analyses, qu’il faut écouter attentivement, tous aussi importants les uns que les autres : celui de Umit Metin, Coordinateur général de l’ACORT (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie), ceux de l’historien Hamit Bozarslan et du juriste Yériché Gorizian, celui de la journaliste Naz Oke et enfin les propos de Stéphanie, membre du Collectif de solidarité de la ville de Lyon.

      Parmi tous ces témoignages, il y a une phrase de Karin Karakasli qui résonne très fort et restera dans nos mémoires : « Vivre dans une Turquie où Pinar ne peut revenir, ne diffère pas d’une condamnation à vivre dans une prison en plein air ». Il faut en finir avec les prisons de pierre et les prisons en plein air. Pinar Selek, qui tient un blog sur Mediapart, invente des cerfs-volants qui traversent les frontières. Un jour les membres de ses collectifs de solidarité feront avec elle le voyage jusqu’à La Maison du Bosphore, où ils retrouveront Rafi, le joueur de Doudouk, cet instrument qui symbolise dans le roman de l’écrivaine la fraternité entre les kurdes, les arméniens et les turcs.

      Pascal Maillard,

      Membre de la Coordination des collectifs de solidarité

      https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/270421/pinar-selek-et-la-faillite-de-letat-de-droit-en-turquie

  • « Terrains désignés »

    Au mot de « gitan », les clichés du « moustachu à la guitare » ou de « l’enfant pieds nus à la cigarette1 » surgissent. C’est sur ce terrain que de nombreux artistes comme Koudelka, Mathieu Pernot ou Alain Keller ont fait leurs armes. Le photographe #Valentin_Merlin a choisi d’en prendre le contre-pied : personne sur les photos. Des murs, des palissades, des barrières, du barbelé, du béton : c’est ce qui constitue les « aires d’accueil ». Il nous dit par ce travail, avoir « voulu construire une archive de "l’#encampement" des gens du voyage en #France, mais aussi fabriquer des #preuves ». Preuves que l’administration assigne à résidence des citoyens français dans des #lieux_hostiles à toute forme de vie. Si la photo peut accompagner les luttes voyageuses, c’est en montrant que les autorités locales de #Petit-Quevilly, de #Saint-Germain-en-Laye et de #Marseille forcent des familles à vivre dans des zones à haut risque industriel. Au fil de cette série commencée en 2015, on peut saisir pourquoi certains #voyageurs appellent ces aires d’accueil des « #terrains_désignés ». Subissent-ils pour autant ces lieux ? Il n’en est pas question : ils les apprivoisent et les combattent aussi. Parfois, on aperçoit le « bureau » — le lieu du pouvoir — brûlé. Ou encore des restes de morceaux de barricades. Luttes silencieuses, mais visibles.


    https://www.revue-ballast.fr/terrains-designes-portfolio
    #portfolio #photographie #gens_du_voyage #aires_d'accueil #risque #risque_industriel #assignation_à_résidence #résistance #luttes

  • Les mobilisations environnementales à l’intersection des luttes voyageuses ? | Lise Foisneau
    https://www.revue-ballast.fr/les-mobilisations-environnementales-a-lintersection-des-luttes-voyageu

    Revenant sur six années d’enquête et de vie par­ta­gée avec les habi­tants des aires d’accueil de « gens du voyage », l’ethnologue Lise Foisneau ana­lyse les consé­quences de l’incendie de Lubrizol sur les luttes voya­geuses. Paradoxalement, les récentes batailles envi­ron­ne­men­tales ont jeté un voile d’ombre sup­plé­men­taire sur les mul­tiples atteintes aux droits fon­da­men­taux subies par les col­lec­tifs roma­ni et voya­geurs. Source : Ballast

  • Anna Muzychuk est la championne du monde d’échecs, elle est dans l’actualité pour avoir refusé de jouer en Arabie saoudite malgré la perte de ses deux titres mondiaux pour cette décision, elle a déclaré qu’elle allait défendre ses principes et n’a pas l’intention de jouer dans un endroit où elle doit porter un hijab et ne peut sortir qu’avec quelqu’un d’autre.

    Elle a déclaré dans une interview que le plus décevant de tous est que personne ne s’en soucie, là vous vous trompez, bien sûr c’est important et beaucoup de femmes apprécient votre geste, c’est le féminisme, la fraternité et la lutte pour l’égalité, MERCI.

    Source : https://www.facebook.com/groups/batiamourtsou/permalink/10159095736771125

    #Femme #Arabie_saoudite #international #Anna_Muzychuk #Echecs #hijab #féminisme #Luttes

    • https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Mouzytchouk

      c’était en 2017

      [...]

      Boycott du championnat du monde de parties rapides et blitz 2017

      Fin décembre 2017, Anna Mouzytchouk annonce son refus de participer au championnat du monde de parties rapides et blitz « King Salman World Blitz & Rapid Championships 2017 » organisé à Riyad en Arabie Saoudite du 26 au 30 décembre 20175,6, au nom de ses principes : « J’ai décidé de ne pas aller en Arabie saoudite, (...) de ne pas porter une abaya [vêtement qui couvre les autres vêtements], de ne pas devoir sortir accompagnée et de ne pas me sentir comme une créature inférieure », a-t-elle expliqué, perdant par la même occasion les deux titres mondiaux féminins qu’elle possédait en parties rapides et blitz7,8, obtenus en 2016.

      La Fédération internationale des échecs (FIDE) avait pourtant annoncé avant le début de la compétition qu’elle était « parvenue à un accord avec les organisateurs selon lequel le code vestimentaire de l’événement sera le bleu foncé ou le noir, avec une chemise blanche, à col ouvert ou avec une cravate, pour les hommes, et un pantalon bleu foncé ou noir, avec un chemisier blanc à col haut pour les femmes. Il ne sera pas nécessaire de porter un hijab ou une abaya pendant les parties, ce qui sera une première pour tout événement sportif en Arabie Saoudite6. »

      Au mois de novembre 2017, le site d’information i24 News annonçait que 150 joueurs avaient l’intention de boycotter la compétition

      [/]

    • Weltmeisterin gibt lieber Titel als Prinzipien auf Veröffentlicht am 27.12.2017

      https://www.welt.de/sport/article171931937/Schach-WM-2017-Anna-Muzychuk-gibt-Titel-auf-Kein-Mensch-2-Klasse.html

      [...]

      Sie sei bereit, „für meine Prinzipien einzustehen und die Veranstaltung sausen zu lassen, wo zu erwarten gewesen wäre, dass ich in fünf Tagen mehr verdient hätte als in einem Dutzend von Veranstaltungen zusammen. All das nervt, aber das Ärgerlichste ist, dass es fast niemanden wirklich interessiert. Das ist ein wirklich bitteres Gefühl, aber ich bin deswegen noch lange nicht diejenige, die ihre Meinung und ihre Prinzipien ändert.“ Schon die WM im vergangenen Jahr in Teheran, wo Frauen sich auch großen Restriktionen ausgesetzt sehen, sei für sie eine Zumutung gewesen.

      [...]

  • The report of the Commission on Race and Ethnic Disparities

    The Commission’s report sets out a new, positive agenda for change. It balances the needs of individuals, communities and society, maximising opportunities and ensuring fairness for all.

    The Commission has considered detailed quantitative data and qualitative evidence to understand why disparities exist, what works and what does not. It has commissioned new research and invited submissions from across the UK.

    Its work and recommendations will improve the quality of data and evidence about the types of barriers faced by people from different backgrounds. This will help to inform actions and drive effective and lasting change.

    https://www.gov.uk/government/publications/the-report-of-the-commission-on-race-and-ethnic-disparities

    #rapport #UK #Angleterre #racisme #discriminations #inégalités
    #Commission_on_Race_and_Ethnic_Disparities (#CRED)

    pour télécharger le rapport :
    https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/974507/20210331_-_CRED_Report_-_FINAL_-_Web_Accessible.pdf

    • Downing Street rewrote ‘independent’ report on race, experts claim

      Commissioners allege No 10 distorted their work on inequality, after conclusions played down institutional racism.

      Officials at Downing Street have been accused of rewriting much of its controversial report into racial and ethnic disparities, despite appointing an independent commission to conduct an honest investigation into inequality in the UK.

      The Observer has been told that significant sections of the report published on 31 March, which were criticised and debunked by health professionals, academics, business chiefs and crime experts, were not written by the 12 commissioners who were appointed last July.

      The 258-page document was not made available to be read in full or signed off by the group, which included scientist and BBC broadcaster Maggie Aderin-Pocock and Samir Shah, former chair of the Runnymede Trust, nor were they made aware of its 24 final recommendations. Instead, the finished report, it is alleged, was produced by No 10.

      Kunle Olulode, an anti-racism activist and director of the charity Voice4Change, is the first commissioner to condemn the government publicly for its lack of transparency. In a statement to the Observer, Olulode’s charity was scathing of the way evidence was cherrypicked, distorted and denied in the final document.

      “The report does not give enough to show its understanding of institutional or structural discrimination … evidence in sections, that assertive conclusions are based on, is selective,” it said. “The report gives no clear direction on what expectations of the role of public institutions and political leadership should be in tackling race and ethnic disparities. What is the role of the state in this?”

      One commissioner, who spoke out on condition of anonymity, accused the government of “bending” the work of its commission to fit “a more palatable” political narrative and denying the working group the autonomy it was promised.

      “We did not read Tony’s [Sewell] foreword,” they claimed. “We did not deny institutional racism or play that down as the final document did. The idea that this report was all our own work is full of holes. You can see that in the inconsistency of the ideas and data it presents and the conclusions it makes. That end product is the work of very different views.”

      The commissioner revealed that they had been privy only to the section of the report they were assigned, and that it had soon become apparent the exercise was not being taken sufficiently seriously by No 10.

      “Something of this magnitude takes proper time – we were only given five months to do this work, on a voluntary basis,” they said. In contrast to the landmark 1999 #Macpherson_report (https://www.theguardian.com/uk-news/2019/feb/22/macpherson-report-what-was-it-and-what-impact-did-it-have), an inquiry into the death of #Stephen_Lawrence, or the 2017 #Lammy_Review, both of which took 18 months to conclude, the report by the Commission on Race and Ethnic Disparities (Cred) was not peer reviewed and was published just seven months after the group first met on a videocall.

      The group, led by Sewell, was set up by #Samuel_Kasumu, No 10’s most senior black special adviser, who resigned from his post on the day the report was published, aghast at its final findings. Accusations that #Munira_Mirza, director of No 10’s policy unit, was heavily involved in steering the direction of the supposedly independent report were not directly addressed by a No 10 spokesperson, who said: “I would reiterate the report is independent and that the government is committed to tackling inequality.”

      A source involved in the commission told the Observer that “basic fundamentals in putting a document like this together were ignored. When you’re producing something so historic, you have to avoid unnecessary controversy, you don’t court it like this report did. And the comms was just shocking.”

      While the prime minister sought to distance himself from the criticism a day after its publication, unusually it was his office rather than the Cred secretariat which initially released the report to the press.

      A spokesperson for the race commission said: “We reject these allegations. They are deliberately seeking to divert attention from the recommendations made in the report.

      “The commission’s view is that, if implemented, these 24 recommendations can change for the better the lives of millions across the UK, whatever their ethnic or social background. That is the goal they continue to remain focused on.”

      https://www.theguardian.com/uk-news/2021/apr/11/downing-street-rewrote-independent-report-on-race-experts-claim

      #récriture #modification #indépendance #contreverse

    • voir aussi les critiques dans la page wiki dédiée au rapport :
      Reactions

      Political:

      Sir Keir Starmer, leader of the Labour Party, said that he was “disappointed” by the Commission’s report.[10][11]

      Isabelle Parasram, vice president of the Liberal Democrats, issued a statement that the Commission had “missed the opportunity to make a clear, bold statement on the state of race equality in this country”. Parasram said that the “evidence and impact of racism in the UK is overwhelming” and that “whilst some of recommendations made in the report are helpful, they fall far short of what could have been achieved”.[12]

      The Green Party of England and Wales issued a statement condemning the summary of the report as “a deliberate attempt to whitewash institutional racism” and that “Institutional racism in the UK does exist”.[13]

      Other:

      David Goodhart welcomed the report as “a game-changer for how Britain talks about race”.[14]

      Rose Hudson-Wilkin, the Bishop of Dover, described the report as “deeply disturbing”; she said the “lived experience” of the people “tells a different story to that being shared by this report”.[15]

      The historian David Olusoga accused the report’s authors of appearing to prefer “history to be swept under the carpet”.[16]

      A Guardian editorial quoted Boris Johnson’s intent to “change the narrative so we stop the sense of victimisation and discrimination”[17] when setting up the commission, and as evidence of the reality of racial inequality listed five recent government reports on different aspects:[18]

      - the criminal justice system (the David Lammy review of 2017[19][20]);
      - schools, courts, and the workplace (the Theresa May race audit of 2017[21]);
      - pay (the Ruby McGregor-Smith review of 2017[22][23]);
      - deaths in police custody (the Elish Angiolini report of 2017[24]);
      - the Windrush scandal (the Wendy Williams review of 2020[25][26]).

      https://en.wikipedia.org/wiki/Commission_on_Race_and_Ethnic_Disparities

  • Au devant de la lutte
    https://infokiosques.net/spip.php?article1810

    Leslie Feinberg, un-e militant-e trans étasunien-ne juif-ve et prolétaire, publie en 1996 le livre “Transgender Warriors”. Ce livre raconte l’histoire des transidentités et des personnes trans, sur plusieurs siècles et plusieurs continents, en parallèle de sa propre histoire personnelle. Le chapitre 10 se concentre sur des insurrections et luttes de classe menées par des personnes trans, travesties, et/ou de genre déviant en Europe de l’Ouest du 15e au 19e siècle. On y apprend notamment les noms de leader-euse-s trans, des récits de luttes et de victoires, et des actions menées par plusieurs groupes de personnes trans contre des propriétaires et des patrons à cette époque. #A

    / Infokiosque fantôme (partout), #Insurrections,_révoltes,_émeutes, Luttes paysannes, ruralité, #Transpédégouines,_queer, (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Luttes_paysannes,_ruralité #Oppression_de_classe
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Transgender_Warriors_chap10-20p-fil-1996.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Transgender_Warriors_chap10-10p-cahier-1996.pdf

  •  »Heimatschutz« der Bundeswehr
    https://www.jungewelt.de/artikel/399649.heimatschutz-der-bundeswehr-bei-unruhen-k%C3%B6nnen-sie-hinzugezoge
    Le militarisme allemand dispose d’une armée spéciale pour les guerres civiles anticipées. Il s’agit des 900.000 soldats de réserve dont 114.000 membres de l’association des militaires de réserve. Cette armée à peine secrete participe systématiquement aux réunions stratégiques des organisations sociales et d’intervention en cas de catastrophes "naturelles" . Sachant que la majorité des dirigeants du "Arbejtsamt" à tous les niveaux est constituée par d’anciens officiers de la Bundeswehr on comprend que l’état bourgeois déploie ses bataillons pour mater les révoltes prolétaires ou populaires à venir.

    3.4.2021 - Militarisierung im Inneren: Dienstantritt von Bundeswehr-Rekruten für »Heimatschutz«. Ein Gespräch mit Heinz Klee

    Seit mehr als einem Jahrzehnt recherchieren Sie zur Entwicklung des sogenannten Heimatschutzes. Am Donnerstag war Dienstantritt neuer Rekruten bei der Bundeswehr. Was ist Ihnen dazu bekannt?

    Ziel ist es, aus den Reihen der Werktätigen Freikorps zu rekrutieren, zum Niederschlagen von Aufständen im Inneren. Seit etwa zehn Jahren wirken in der BRD Exmilitärs als freiwillige Reservistenkompanien bei den »Regionalen Sicherungs- und Unterstützungskräften« in der Bundeswehr. Neuerlich werden zusätzlich Jugendliche ab 17 Jahren für ein Jahr rekrutiert: Sieben Monate lang werden sie kaserniert, ideologisch getrimmt, lernen schießen. Danach sollen sie einen Zivilberuf in ihrer »Heimat« ausüben, zu deren angeblichem Schutz. In den folgenden sechs Jahren müssen sie für fünf weitere Monate bereitstehen, um immer wieder als Reservisten eingezogen werden. Aus unserer Sicht sollen sie die Militarisierung unter die Arbeiter bringen und dem Schutz des Großkapitals dienen.

    In welcher historischen Tradition steht der »Heimatschutz«?

    Die Novemberrevolution hatte 1918 den Krieg beendet. Militärs höherer Dienstgrade strömten frustriert zurück nach Deutschland. Diese Reaktionäre und Arbeiterhasser, deren Träume zerplatzt waren, sich in den Ostgebieten auf erbeutetem Hof einen schönen Lenz zu machen, bauten unter militärischer Leitung Freikorps auf und erschossen Revolutionäre. Damals gründete sich die sogenannte Technische Nothilfe, heute das Technische Hilfswerk, THW. Das war eine Streikbruchorganisation. Vom Militär bewaffnet, versuchte sie, in bestreikten Betrieben die Produktion wieder in Gang zu setzen. Nach dem Zweiten Weltkrieg war sie verboten, wurde aber in den 50er Jahren wieder aufgebaut.

    Wie verlief der Ausbau im vergangenen Jahrzehnt?

    Das Militär ordnete sich zivile Organisationen sukzessive unter, allen voran das THW, die Feuerwehr, das Rote Kreuz oder auch die Johanniter. Über den Staatsapparat organisiert, sitzen sie in Krisenstäben der Landratsämter mit Militärs zusammen. Die Bundeswehr sitzt seit Corona in den Gesundheitsämtern, an sensibler Stelle der Datenklärung. Ob das mit dem Aufbau der SA in der Weimarer Republik vergleichbar ist? Die musste damals erst eine starke Arbeiterbewegung niedermachen, die wir heute nicht haben. Mittlerweile gibt es 900.000 Reservisten in der BRD, davon 114.000 im Reservistenverband organisiert. Sollte es Unruhen im Inneren geben, können sie hinzugezogen werden.

    Welche Strategie steckt dahinter?

    Das Großkapital aus Industrie und Banken nutzt »seinen« Staatsapparat, um die eigene Herrschaft im Inneren durch dessen Gewaltmonopol abzusichern. Der Imperialismus herrscht mit zwei Methoden: entweder mit Betrug und Verrat über die Sozialdemokratie oder mit offener Gewalt, etwa einer Militärdiktatur. Sichtbar wird ein Umschwenken. Beispiel: Die Hanauer Industrie- und Handelskammer bot Firmen in Kurzarbeit an, ihre Beschäftigten in der Coronakrise zur Bundeswehr schicken, um sie dort aus- und fortzubilden. Dass die Militarisierung in die Betriebe hineinläuft, ist möglich, weil die Sozialdemokratie und die Gewerkschaften ständig Einfluss verlieren.

    Wie kommt es dazu?

    Laut Karl Marx und August Bebel müssen Gewerkschaften auf ihre Fahne schreiben: »Nieder mit dem Lohnsystem, nieder mit dem Kapitalismus.« Sie tun es nicht. Seit der Annexion der DDR gehen ihre Mitgliederzahlen immer weiter in den Keller. Die ehemalige Arbeiterpartei SPD hat kaum mehr Arbeiter in ihren Reihen.

    Die »Arbeitsgruppe gegen den Notstand der Republik«, früher bei den Gewerkschaften direkt angesiedelt, organisiert nun Metaller und Verdi-Kollegen von der Basis. Gab es Auseinandersetzungen mit der Gewerkschaftsspitze?

    Schlimmer: Im DGB gibt die Gewerkschaft der Polizei, GdP, zunehmend den Ton an. Die Vereinte Dienstleistungsgewerkschaft, Verdi, organisiert Militärs in ihren Reihen. Übereinkunft war, uns als interne Gruppe nicht mehr als existent zu betrachten. Das schwächt den Kampf gegen den Militarismus. Wir müssen zu starken Gewerkschaften zurück, die diese Aufgabe wahrnehmen.

    Heimatschutzgeset von 1934
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Entwicklung_des_Denkmalschutzes_in_Sachsen#Gesetz_zum_Schutze_von_Ku

    Bundeswehr : Dossier „Heimatschutz“
    https://www.bundeswehr.de/de/organisation/streitkraeftebasis/aktuelles/heimatschutz-bundeswehr

    „Dein Jahr für Deutschland“ : Freiwillig die Heimat schützen
    https://www.bmvg.de/de/aktuelles/-dein-jahr-fuer-deutschland-freiwillig-die-heimat-schuetzen-348578

    Pilotprojekt : Freiwilliger Wehrdienst im Heimatschutz

    https://www.bundeswehr.de/de/ueber-die-bundeswehr/die-reserve-der-bundeswehr/reservist-werden-in-der-bundeswehr-/reserve-der-streitkraeftebasis-/pilotprojekt-freiwilliger-wehrdienst-im-heimatschutz-

    „Heimatschutz“ mit der Bundeswehr – Worum geht es wirklich ?
    https://www.rf-news.de/2020/kw30/heimatschutz-mit-der-bundeswehr-worum-geht-es-wirklich

    Es wird aber auch mit materiellen Vorteilen gelockt: monatliches Einstiegsgehalt ca. 1.400 € netto, für Jugendliche mit schmalem Budget durchaus attraktiv. Ulrich Schneider, Geschäftsführer des Paritätischen Wohlfahrtsverbands, weist auf den Widerspruch zum freiwilligen sozialen Jahr hin: „Menschen, die freiwillig in der Pflege, Alten- oder Behindertenhilfe arbeiten, bekommen nicht mal ihr S-Bahn-Ticket ersetzt.“ Warum also diese „Großzügigkeit“ beim Bundeswehrdienst?
    ...
    Ausgerechnet die „linke“ Thüringer Landesregierung unter Führung von Bodo Ramelow offenbart einen Blick auf das, worum es wirklich geht: Laut einem Sprecher der Bundeswehr habe das Land „die Abstellung von Soldaten zur (schichtfähigen) Ausübung des Hausrechts“ im Flüchtlingslager in Suhl beantragt! (WSWS vom 4.4.2020)

    Empörung löste auch der Einsatz von Aufklärungsflügen der Bundeswehr zur Erfassung von Demonstranten beim G8/G7-Gipfel 2007 bzw. 2015 aus. Grundlage für den Einsatz der Bundeswehr im Inneren ist u.a. Artikel 87a Abs. 4 Grundgesetz, in dem es heißt: „Zur Abwehr einer drohenden Gefahr für den Bestand oder die freiheitlich-demokratische Grundordnung des Bundes oder eines Landes kann die Bundesregierung ... Streitkräfte … bei der Bekämpfung organisierter und militärisch bewaffneter Aufständischer einsetzen.“ Im Klartext heißt „Heimatschutz“ nichts anderes als Schutz des kapitalistischen Systems bei aktivem Widerstand der Bevölkerung und revolutionären Unruhen.

    Es ist kein Zufall, dass gerade jetzt auch dieser Teil der Bundeswehr gestärkt werden soll. „Es kann sein, dass eine so tiefe weltpolitische Krise bevorsteht, wie es seit dem II. Weltkrieg noch nicht der Fall war. In einer solchen Krise werden Massenkämpfe und Streiks ausbrechen, es wird zu Straßenschlachten und brutalen Polizeieinsätzen gegen die Massen kommen. … Das Gemisch aus ökonomischen, politischen, ökologischen, sozialen, ideologischen und Hungerkrisen ist der Boden, auf dem sich eine revolutionäre Gärung herausbilden kann.“ (Stefan Engel, Eine Tendenz zur gesamtgesellschaftlichen Krise, Rote Fahne Magazin 12/2020).

    Darauf bereiten sich die Herrschenden vor, und die Jugend spielt dabei eine wichtige Rolle.

    BMI - Bundesministerium des Innern, für Bau und Heimat - Bundesinnenministerium
    https://www.bmi.bund.de/DE/startseite/startseite-node.html

    #Allemagne #militarisme #lutte_des_classes #révolte

  • Forum ouvert : « Faut-il en finir avec le #Libre ? » – @LaDerivation
    Au-delà de toutes les réussites du mouvement du Libre, nous avons le sentiment qu’à se focaliser sur les libertés, nous en avons oublié de penser l’émancipation et la #justice. L’open source est au sommet du « in » : #Microsoft fait du #Linux et la startup nation y justifie ses « crédits impôts recherche ». À s’être concentré·es sur les droits des #logiciels, la responsabilité sociale des logiciels libres en est restée flou. À hésiter sur les stratégies de financement, des outils cruciaux peinent à être maintenus, pendant que d’autres perdent leur âme dans la course aux investisseurs, aux rachats et aux #business models douteux. On peine à renouveler nos forces, en terme de nombre et de sortie de l’entre-soi. On a du mal à accueillir celles et ceux qui franchissent la porte, et on a arrêté de compter les cas de #harcèlement, à plus ou moins grande échelle. Pour régler le problème de #Doctolib, recoder un équivalent libre tient du réflexe, mais pourquoi ne pas faire campagne pour sa nationalisation, une libération du #code et sa maintenance par « la sécu » ?
    Des modes d’#action conçus il y a 30 ans sont-ils encore adaptés aujourd’hui ? S’il ne sert qu’à consolider les #pouvoirs en place, faut-il tout simplement en finir avec le Libre… ou a-t-il une chance de se transformer en #lutte #collective, réelle composante d’un mouvement #social plus large ?
    https://xn--drivation-b4a.fr/evenement/forum-ouvert-faut-il-en-finir-avec-le-libre

  • Chez Amazon, un combat syndical qui peut changer les Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/03/22/amazon-dans-l-alabama-le-combat-syndical-qui-peut-faire-basculer-l-amerique_

    Près de 5 600 salariés d’un immense entrepôt situé dans l’Alabama doivent décider s’ils veulent créer un syndicat au sein de la multinationale, qui n’en a jamais toléré le moindre aux Etats-Unis.

    Lorsque, à la fin de l’été 2020, l’employé d’Amazon Darryl Richardson s’est rendu dans une chambre d’hôtel de Bessemer, la ville la plus pauvre de l’Alabama, pour rencontrer en secret les dirigeants du syndicat du commerce RWDSU, il n’imaginait pas le séisme qu’il allait provoquer. « Je suis encore surpris », confie cet ouvrier afro-américain de 51 ans.

    Avec trois camarades, M. Richardson voulait créer un syndicat dans le centre de distribution d’Amazon inauguré au début de la pandémie et a ainsi déclenché un affrontement majeur contre l’empire de Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, qui ne tolère aucun syndicat sur le territoire des Etats-Unis.

    En mars 2020, Richardson était ravi d’avoir trouvé un emploi payé 15 dollars (12,50 euros) de l’heure, le double du salaire minimum local (7,25 dollars) : « Avant de commencer, j’étais tout excité », se souvient-il. Très vite, il déchante. La prime de 2 dollars, instaurée par M. Bezos au début de la pandémie, est supprimée au bout de deux mois. « J’étais déçu, car on avait toujours le risque de Covid. » Il ne supporte pas les cadences et la surveillance pendant les pauses, lorsqu’il faut se rendre aux toilettes. « Cela peut conduire à notre licenciement. » Et puis, il se souvient que dans son ancienne usine automobile, « le salaire horaire s’était envolé de 12,50 à 23,50 dollars en quelques années, lorsque la firme s’était syndiquée ». Alors, avec Joshua Brewer, jeune pasteur blanc devenu président local du syndicat, et Michael Foster, ouvrier d’une usine de poulets, il va organiser la mère des batailles contre Amazon.

    Le 20 octobre 2020, le petit groupe se met à manifester devant le gigantesque entrepôt d’Amazon, qui emploie 5 600 salariés, pour obtenir les signatures nécessaires (30 % des employés) à l’organisation d’un référendum sur la syndicalisation du site. « Nous sommes restés pendant soixante et un jours aux portes de l’entrepôt, 24 heures sur 24 », se souvient Joshua Brewer. Avant Noël, le nombre de signatures est atteint, le référendum doit être convoqué selon la loi fédérale.

    Amazon, qui n’a pas répondu au Monde, tergiverse. Pour mieux contrôler ses salariés, l’entreprise veut organiser le scrutin elle-même, dans l’usine, alors que l’épidémie de Covid-19 fait rage. Ce sera finalement par correspondance, avec une consultation qui s’achève dans quelques jours, le 29 mars.

    L’affaire a pris une dimension nationale, avec le soutien du syndicat des joueurs de football américain et une manifestation du mouvement Black Lives Matter

    L’affaire a pris une dimension nationale, avec le soutien du syndicat des joueurs de football américain et une manifestation du mouvement Black Lives Matter. Le président Joe Biden, proche des syndicats, a mis solennellement en garde Amazon, sans la citer, appelant les entreprises à respecter le droit des salariés à choisir de se syndiquer ou non.

    « C’est la lutte sociale la plus importante depuis des décennies, nous assure Stuart Appelbaum, président du syndicat RWDSU à New York. Amazon transforme industrie après industrie et créera le modèle de travail du futur. L’enjeu porte sur la manière dont seront traités les salariés. Cette élection dépasse le centre de tri, l’Alabama et même Amazon. »

    Comment expliquer qu’un tel mouvement surgisse dans le Sud rural, pauvre et noir, dans un entrepôt payant deux fois le salaire minimum, et non pas chez les militants de la gauche radicale des riches régions côtières, comme celles de Seattle et de New York ? En réalité, parce qu’il s’agit de la coagulation de deux mouvements, une lutte sociale et une lutte raciale, dont les Afro-Américains d’Alabama sont le dénominateur commun.

    « C’est la continuation d’un processus engagé depuis quatre-vingts ans, et qui revit depuis quelques années avec la prise de conscience de l’injustice que subissent les Noirs », estime Joshua Brewer, qui n’est « pas surpris » : « Les gens de l’Alabama sont des combattants depuis longtemps. » Birmingham, la grande ville qui jouxte Bessemer, fut, à partir du XIXe siècle, une région sidérurgique importante, et connut dès les années 1930 des syndicats non ségrégués, où les Noirs avaient des positions d’encadrement. Cet Etat fut le théâtre du début du combat des droits civiques, lorsque, en 1955, à Montgomery, 150 km plus au sud, Rosa Parks refusa de s’asseoir à l’arrière du bus, sur un des sièges réservés aux Noirs.

    L’actualité rejoint l’histoire, à en croire l’historienne Keri Leigh Merritt, qui y voit un nouveau « mouvement des droits civiques » : « Le mouvement a commencé dans les années 1950, avec la lutte contre la ségrégation, mais était devenu un mouvement social dans les années 1960, avec des revendications sur les salaires et la santé. Il reprend aujourd’hui là où l’avait laissé Martin Luther King, lorsqu’il a été assassiné, en 1968. »

    La peur du Covid-19, avec ses conséquences sanitaires et économiques, qui frappent en premier lieu les Afro-Américains, la relance du mouvement Black Lives Matter après la mort le 25 mai 2020 de George Floyd, étouffé par un policier blanc de Minneapolis (Minnesota), tout cela a permis au mouvement de se cristalliser. Sans oublier la détestation de Jeff Bezos, dont la fortune s’est envolée de 70 milliards de dollars (près de 60 milliards d’euros) pendant la crise sanitaire.Retour ligne automatique
    La presse accourt du monde entier

    La campagne politique tourne à plein. En ce mercredi 17 mars, la manifestation de soutien à Amazon a dû être annulée pour cause d’alerte à la tornade, tandis que les salariés de l’entrepôt avaient été renvoyés chez eux. Mais, dans son siège de Birmingham, le syndicat enchaîne les entretiens avec la presse, accourue du monde entier.

    « Amazon pensait qu’il pouvait profiter de Noirs pauvres et que, s’il payait 15 dollars au lieu de 7,25 dollars, ils feraient ce qu’il voudrait », nous explique dans son fauteuil Michael Foster, qui a mené la campagne. Cet Afro-Américain, salarié d’une usine de poulets, estime que la pandémie a conduit à une prise de conscience des Américains : « Avant, les gens ne voyaient que les beaux paquets qui arrivent dans les publicités, mais pas les conditions de travail intenables. » De New York, le président Stuart Appelbaum renchérit. « Les travailleurs nous disent qu’ils sont dirigés par un algorithme, disciplinés par une application sur leur téléphone et virés par SMS. Ils ont le sentiment d’être traités comme des robots par des robots. C’est déshumanisant. »

    Pour en avoir le cœur net, nous nous sommes rendus le lendemain sur le parking d’Amazon, gardé par une voiture de police. De nombreux salariés refusent de nous parler, l’œil rivé sur leur smartphone : il est 11 h 29 et leur pause s’achève à 11 h 30. Avant de se faire aimablement expulser par un vigile – le parking est un lieu privé –, on a pu interroger quelques salariés, au ton moins véhément.

    « Physiquement, ça va, presque tout le monde peut le faire », assure Makayala Roberts, jeune salariée blanche de 20 ans. « Vous voulez mon avis ? Les gens sont paresseux et ne veulent pas travailler », poursuit la jeune femme, qui reproche aux syndicats de pousser les promotions « à l’ancienneté ». Elle a voté non.

    Sandra McDonald, 62 ans, cigarette au bec, ne se plaint pas non plus des conditions de travail, alors qu’elle est manifestement abîmée par la vie. « Cela m’a pris un peu de temps pour devenir assez rapide. » Dans son anorak, elle se réjouit d’avoir un meilleur salaire – auparavant, elle était payée « 11 balles de l’heure », et encore, quand elle était payée ; elle se félicite d’avoir obtenu une assurance-maladie « dès le premier jour » et s’oppose fermement à toute syndicalisation. « Je connais l’Alabama. J’ai grandi dans le Sud. On n’a pas besoin de syndicat, comme les ouvriers de la sidérurgie ou de l’automobile. On peut aller voir notre supérieur, assure-t-elle. Je prie pour qu’ils perdent. »

    Pour décourager les syndicats, AmazonRetour ligne automatique
    a orchestré une campagne de communication sur l’utilité de dépenser 500 dollars de cotisation par an

    Pour décourager les syndicats, Amazon a orchestré une campagne de communication sur l’utilité de dépenser 500 dollars de cotisation par an, alors que les syndicats de grandes firmes automobiles de Detroit (Michigan) ont été décrédibilisés et leurs dirigeants condamnés dans une vaste affaire de corruption.

    « Dans mon syndicat c’est 1,4 % des revenus. A l’Eglise, le pasteur demande 10 % », rétorque Bren Riley, président du syndicat AFL-CIO pour l’Alabama. De plus, la loi de l’Etat est très restrictive. L’Alabama consacre (depuis 2016 dans sa Constitution) « le droit de travailler » : si le syndicat est créé, nul ne pourra être forcé à adhérer, à payer sa cotisation, et ce n’est pas le syndicat qui embauchera directement ou indirectement les salariés. Il aura en revanche le monopole de la représentation salariale et négociera les accords collectifs (rémunérations, santé, conditions de travail…).

    Bien malin qui peut prévoir l’issue du scrutin, d’autant que les salariés afro-américains sont taiseux, quand ils ne sont pas présentés par le syndicat. Dans les jardins des maisons vermoulues de Bessemer, les calicots soutenant la syndicalisation jalonnent les rues, mais le doute subsiste : les précédents combats dans le Grand Sud n’ont pas été couronnés de succès, notamment dans l’automobile − les constructeurs étrangers fuyant les syndicats de Detroit se sont installés là à partir des années 1980. Ni les salariés de Nissan, de Volkswagen, de Mercedes, ni ceux de Boeing, n’ont voté en faveur d’une syndicalisation de ces usines.

    Deux explications sont avancées. « Quand les syndicats arrivent, les entreprises commencent à traiter les sujets, explique Bren Riley (AFL-CIO). Résultat : certains ne voient pas l’utilité de s’organiser en syndicat. » Et puis, les Noirs et les Blancs n’ont pas fait cause commune. « Les élites blanches ont joué les Afro-Américains contre les Blancs pauvres », analyse l’historienne Keri Leigh Merrit. Chez Amazon, le cas est un peu différent : les employés sont à plus de 85 % Afro-Américains, ce qui pourrait éviter cet écueil. De plus, les ouvriers n’ont pas vu débarquer des syndicalistes du Nord sentencieux, venus leur expliquer ce qu’il fallait faire, comme ce fut le cas après la guerre de Sécession. « Notre campagne est menée en Alabama, par les travailleurs de l’Alabama », explique le président du syndicat RWDSU, Stuart Appelbaum.

    « Peu importe le résultat du vote, nous avons déjà gagné »

    Que se passera-il si les syndicats gagnent ? Le spectre d’une fermeture plane, alors que Jeff Bezos a renoncé à s’installer à New York lorsque les élus politiques locaux ont évoqué une syndicalisation. « Je ne veux pas que cela se termine comme en Floride, où ils ont fermé trois brasseries après l’autorisation des syndicats », craint la salariée Sandra McDonald.

    « Ou iraient-ils ? Ils ont besoin de [cet entrepôt] pour desservir le pays », se rassure Joshua Brewer. « Si nous gagnons, nous allons assister à une explosion de syndicalisation à travers les Etats-Unis et le monde », prédit M. Appelbaum, qui ajoute : « Peu importe le résultat du vote, nous avons déjà gagné. Nous avons montré qu’on pouvait affronter Amazon, qui croyait qu’on n’obtiendrait même pas l’organisation d’un scrutin et nous a jamais pris au sérieux. Les gens ont compris que si on peut le faire en Alabama, connu pour ne pas être favorable aux syndicats, on peut le faire partout. »

    L’affaire crée du tumulte chez les républicains. « Amazon devrait comprendre que sa guerre contre les petites entreprises et les valeurs des classes laborieuses a brûlé ses ponts avec ses anciens alliés », accuse le sénateur de Floride Marco Rubio dans une tribune publiée par USA Today. A contre-courant de l’antisyndicalisme de son parti, il met en garde : « Le temps où les patrons pouvaient considérer comme acquis le soutien des conservateurs est révolu. » Le pasteur Joshua Brewer répond : « Je l’encourage à appeler ses amis républicains pour nous aider dans ce combat. »

    #Amazon #GigEconomy #lutte #syndicat #travail

  • Les luttes écoféministes agitent la planète depuis des décennies
    https://reporterre.net/Les-luttes-ecofeministes-agitent-la-planete-depuis-des-decennies

    Premières victimes de nombreuses #catastrophes_écologiques, les #femmes sont souvent aussi les premières à se battre contre la destruction des milieux vivants. #Nucléaire, #énergies_fossiles, #déforestation, Reporterre vous fait (re)découvrir des #luttes_environnementales animées par des femmes du monde entier.

  • »Den Fürsten keinen Pfennig«
    https://www.jungewelt.de/artikel/397729.volksbegehren-enteignung-den-f%C3%BCrsten-keinen-pfennig.html

    4.3.2021 Von Christine Wittrock - Vor 95 Jahren fand das Volksbegehren zur entschädigungslosen Enteignung des deutschen Adels statt

    Seit 1991 stellt die Familie der Hohenzollern Forderungen auf Rückgabe ihres ehemaligen Besitzes von Immobilien und Kunstgegenständen. Die waren 1945 von der Sowjetischen Militäradministration auf dem von ihr verwalteten Territorium enteignet worden. Die Besatzungsmacht vollzog damit nur das, was nach dem Willen von Millionen Deutschen schon in der Weimarer Republik hätte geschehen sollen: die entschädigungslose Enteignung der Fürstenhäuser.

    Schließlich, nachdem die Sowjetunion zusammengebrochen, die NATO immer weiter nach Osten vorgerückt und der Anschluss der ehemaligen DDR vollzogen war, wurde die Restauration eingeläutet. Die Zeiten für reaktionäre Vorhaben jeder Art schienen günstig. Es fanden sich Initiativen für den Wiederaufbau von Symbolen der alten Pracht und Herrlichkeit, von Monarchie und Militarismus (das Berliner Schloss, die Garnisonkirche in Potsdam, – wenn auch etwas schamhaft unter anderer Firmierung). Und auch ein Entschädigungsgesetz wurde auf den Weg gebracht und vom Bundestag 1994 verabschiedet. Damit war die Möglichkeit geschaffen, »staatliche Ausgleichsleistungen für Enteignungen auf besatzungshoheitlicher Grundlage« zu beanspruchen. Dreh- und Angelpunkt des Entschädigungsgesetzes ist, dass nicht entschädigt werden kann, wer dem Faschismus »erheblich Vorschub geleistet« hat. Der Adel, in diesem Fall die Hohenzollern, müsste also nachweisen, dass er mit der Machtübergabe an die Faschisten 1933 wenig zu tun hatte. Dem Großteil des Adels dürfte das nur schwer gelingen. Aber es fanden sich, wie so häufig in der Geschichte, dienstbare Geister, die sich dieser Aufgabe annahmen.

    Nun sind Historiker keine Helden. In früheren Jahrhunderten zogen sie im Tross des Herrschers mit und hatten von seinen Heldentaten und von seinem gottgefälligen Leben zu berichten. Im Adelsdienst waren Wahrheitsfindung und Erkenntnisinteresse weniger gefragt.

    »Von allen Arten der Prostitution ist die der Feder am verächtlichsten. Der Geist wenigstens soll frei bleiben von Korruption«¹, forderte schon Stefan Heym vor vielen Jahren. Nichtsdestotrotz fanden sich mehrere Historiker, die sich dafür hergaben, die Rolle der Hohenzollern als Wegbereiter des deutschen Faschismus kleinzureden oder sogar den vorgesehenen Nachfolger des desertierten Kaisers, den Kronprinzen Wilhelm, zum Hitlergegner zu erklären. Andere Gutachter im Dienste der Hohenzollern wiederum bezeichneten den ausersehenen Nachfolger des getürmten Kaisers als zu unwichtig und zu einflusslos.²

    Der Versuch, mittels historischer Gutachten Besitztümer des ehemaligen Kaiserhauses zurückzuerlangen, kann vorerst als gescheitert erachtet werden. Zwar hatten schon vor langer Zeit Staat und Hohenzollern geheim verhandelt; aber seit die Sache 2019 an die Öffentlichkeit kam, ernten die Wortführer des ehemaligen Kaiserhauses eher Unverständnis ob ihres Begehrens. Sollten sie nicht dem Himmel oder der deutschen Revolution von 1918/19 dankbar sein, dass man den Fürsten im Allgemeinen und den Hohenzollern im Besonderen das Leben ließ und dazu noch den ehemaligen Kaiser mit 59 Eisenbahnwaggons und einer üppigen Rente friedlich nach Holland ziehen ließ? Es hätte auch ganz anders kommen können.
    Offene Eigentumsfrage nach 1918

    Nach jeder Staatsumwälzung sind die Vermögensverhältnisse der gestürzten Herren neu zu regeln, und das heißt immer zugleich, ihre Machtbasis in Frage zu stellen. Die auf halbem Weg steckengebliebene und abgewürgte deutsche Revolution von 1918/19 versäumte diese Aufgabe. Zwar hatten überall in Deutschland Arbeiter- und Soldatenräte fürstliches Vermögen beschlagnahmt; eine gesetzliche Regelung unterblieb jedoch. Die staatstragend ausgerichtete Sozialdemokratie hatte kein Interesse daran. So fragte beispielsweise der Arbeiter- und Soldatenrat des Freistaates Lippe an, wie das Vermögen der früheren Fürsten zu behandeln sei. Er erhielt im Dezember 1918 vom Rat der Volksbeauftragten die unmissverständliche Antwort, dass dies »eine Rechtsfrage (sei), deren Entscheidung dem zuständigen Gericht vorbehalten bleiben« müsse.³ Mit dieser Verlegung einer politischen Entscheidung auf die juristische Ebene verpasste man in Deutschland die Chance, die vermögensrechtliche Seite der Revolution neu zu ordnen. Das wäre für den neuen Staat, der seine Legitimation aus dem revolutionären Willen des deutschen Volkes bezog, durchaus möglich gewesen – wenn man die Stimmung der Bevölkerung Ende des Jahres 1918 in Betracht zieht. Die Republik Österreich wich dieser Aufgabe übrigens nicht aus. Sie enteignete ihre Habsburger sofort beim Sturz der Monarchie 1918/19. In Deutschland aber war das Vermögen der entthronten Fürsten nicht angetastet worden. Man hatte es beschlagnahmt und die Regelung der Eigentumsverhältnisse auf ruhigere Zeiten verschoben.

    Nach dem Wahlerfolg Paul von Hindenburgs, der 1925 zum Reichspräsidenten gewählt wurde, hielt der Adel die Zeit für gekommen, sein Vermögen zurückzufordern. Verschiedene Fürstenhäuser begannen, gegen die republikanischen Landesregierungen zu klagen. Und sie hatten gute Aussichten auf Erfolg, denn die meist monarchistisch gesinnte Richterschaft brachte ihnen viel Verständnis entgegen. »Als im November 1918 sich das Volk erhob, da waren sie froh, als einige Landesregierungen Auseinandersetzungsverträge mit ihnen schlossen, die ihnen einen Teil ihrer riesenhaften Vermögen beließen. Seitdem sind sie längst wieder aus ihren Mauselöchern hervorgekrochen. Sie sind mit ihren Ansprüchen von Jahr zu Jahr frecher geworden, jetzt wagen sie es sogar, zu einem entscheidenden Schlag auszuholen und verlangen zweieinhalb Milliarden für Abfindung und Aufwertung«⁴, schrieb die Frankfurter Volksstimme im März 1926 und empfahl an anderer Stelle: »Es wäre sehr zweckmäßig, um die Gelüste der verflossenen ›Fürsten‹ und ihrer Sachwalter ein wenig zu dämpfen, ihnen von Zeit zu Zeit populäre Kollegs über das Lebensende von Karl I. von England, Ludwig XVI. von Frankreich und Nikolaus II. von Russland halten zu lassen.«⁵ Sie spielte damit auf die Hinrichtungen der drei Monarchen an.

    Das sind radikale Töne für eine sozialdemokratische Zeitung. Aber es war den beiden zerstrittenen Parteien SPD und KPD tatsächlich einmal gelungen, sich zu einigen und gemeinsam zu einem Volksentscheid über die entschädigungslose Enteignung der Fürsten aufzurufen. Die Enteignung sollte zum Wohl der Allgemeinheit stattfinden: Ländereien und Forstgebiete sollten den kleinen Bauern, Pächtern und Landarbeitern zufallen, während die Schlösser und andere Gebäude als Genesungs- und Versorgungsheime für Kriegsgeschädigte und Sozialrentner sowie als Kinderheime Verwendung finden sollten. Das Barvermögen der ehemaligen Fürsten sollte dem Staat unterstellt und zur Erhöhung der Kriegsopferrenten eingesetzt werden.
    Das Volksbegehren

    Etwa vier Millionen Stimmen waren für ein erfolgreiches Volksbegehren nötig. Der danach abzuhaltende Volksentscheid für die Enteignung erforderte nochmals etwa 20 Millionen Stimmen. Der Aufruf von SPD und KPD, die Fürstenhäuser entschädigungslos zu enteignen, rief bei den Rechtsparteien flammende Empörung hervor. Auch Hindenburg, als Staatsoberhaupt eigentlich zu strikter Neutralität verpflichtet, mischte sich in die öffentliche Auseinandersetzung ein und bezeichnete die Forderung nach Enteignung der Fürsten als großes Unrecht. In einem als Privatbrief kaschierten Elaborat machte er Stimmung gegen den Volksentscheid. Die rechte Presse druckte Hindenburgs Machwerk ab, in dem er u. a. verlautbaren ließ: »Dass ich, der ich mein Leben im Dienste der Könige von Preußen und der deutschen Kaiser verbracht habe, dieses Volksbegehren zunächst als ein großes Unrecht, dann aber auch als einen bedauerlichen Mangel an Traditionsgefühl und als groben Undank empfinde, brauche ich Ihnen nicht näher auszuführen. (…) Es verstößt gegen die Grundlagen der Moral und des Rechts.«⁶

    In Flugblättern und Annoncen schilderte eine von den Hohenzollern beauftragte Werbeagentur die trostlose Lage des ehemaligen Kaiserhauses und appellierte an das Mitleid der Bevölkerung. Allerdings empfanden es Arbeiter und kleine Angestellte als ausgesprochen anmaßend und empörend, dass der Exkaiser zusätzlich zu seinen nach Holland mitgenommenen Millionen nochmals 300.000 Morgen Land (ein Morgen entsprach damals 2.500 Quadratmetern, also einem viertel Hektar, jW) mit Schlössern und zahlreiche Besitzungen mit einem Gesamtwert von 183 Millionen Goldmark forderte. Ein Arbeiter verdiente zu dieser Zeit etwa 50 Pfennig je Arbeitsstunde. Allein die Rente Wilhelms II. – 50.000 Mark monatlich – stand in so krassem Missverhältnis zum Durchschnittseinkommen, dass sich auch der Mittelstand über die Habgier der Monarchisten erregte. Die Durchführung des Volksentscheids war daher von der Reaktion nicht mehr aufzuhalten. Der Stein war ins Rollen gebracht.

    Im März 1926 mussten in allen Städten und Gemeinden Listen ausgelegt werden, in die sich alle Wählerinnen und Wähler eintrugen, die ein Volksbegehren befürworteten. Der Erfolg war überwältigend: 12,5 Millionen Unterschriften – das waren dreimal soviel wie erforderlich. Die Analyse zeigte, dass über linke Wählerstimmen hinaus auch im bürgerlichen Lager, bis in die Hochburgen des katholischen Zentrums hinein, zahlreiche Stimmen gewonnen worden waren.
    Gegenschlag der Reaktion

    Nun formierten sich die Repräsentanten der alten Mächte, allen voran die Deutschnationale Volkspartei (DNVP), die Deutsche Volkspartei (DVP) und die Deutschvölkische Freiheitsbewegung, für den Gegenschlag. Die katholischen und evangelischen Autoritäten sekundierten und gaben mit oberhirtlichen Erklärungen ihrer monarchischen Gesinnung Ausdruck. Das erprobte Bündnis von Thron und Altar bewährte sich hier aufs neue. Der Bischof von Meißen bat Reichskanzler Wilhelm Marx (Zentrum) in einem Brief, auf seine Partei einzuwirken, damit sie sich auch weiterhin zum entschiedenen Anwalt »des naturgesetzlichen, göttlichen und christlichen Rechtes (und) des Privateigentums« mache. Nur so sei zu verhindern, dass in Zukunft die Vermögen der Kirche ebenfalls konfisziert würden.⁷

    Der Staatsapparat war nach der unvollendeten Revolution 1918/19 weitgehend antirepublikanisch geblieben, und so nimmt es nicht Wunder, dass auch Behörden – besonders auf dem flachen Land – das Volksbegehren zu torpedieren versuchten, begleitet von der konservativen Presse, die Gift und Galle gegen das Vorhaben der Fürstenenteignung spuckte. Sie sah darin nur einen Appell an Neid und niedere Instinkte und wusste sich mit führenden Kirchenmännern einig, die in einer Enteignung eine schwere Versündigung gegen das siebente Gebot erblickten. Und es klangen auch bereits andere Töne an: »Verglichen mit den Riesenvermögen jüdischer Kreise sind sie (die Vermögen der Fürsten, C. W.) als klein zu bezeichnen.« Und: »Es ist der Kampf gegen germanischen Grundbesitz, der jetzt gekämpft wird«,⁸ ließ ein nationalistischer Reichstagsabgeordneter und ehemaliger kaiserlicher Staatsanwalt im Einbecker Tageblatt verlauten. Das Blatt prophezeite, die nationale Bewegung werde »endgültige Abrechnung halten (…) mit der Koalition der heutigen Fürstenenteigner, die zugleich die Drahtzieher der Novemberrevolution von 1918 waren.«⁹

    Die Rechtsparteien riefen dazu auf, sich nicht am Volksentscheid zu beteiligen. Damit war das Wahlgeheimnis praktisch aufgehoben. Jeder, der ins Wahllokal ging, war als »Roter« zu erkennen. Gerade in ländlichen Gebieten hatten sich dadurch viele von der Teilnahme am Volksentscheid abhalten lassen, – vor allem dort, wo Guts- und Fabrikbesitzer gedroht hatten, jeden Befürworter von Enteignungen sofort zu entlassen.

    Die bürgerliche Presse bezeichnete SPD und KPD nur noch als »Raubparteien« und sah das Land vom Bolschewismus bedroht.¹⁰ Der ideologische Einsatz für das Eigentum der Fürsten wurde verbunden mit dem Schüren der Angst um den Privatbesitz der kleinen Leute – eine Argumentationslinie, die auch viele Jahrzehnte später noch wirkungsvoll war und die der Karikaturist Klaus Staeck treffend persiflierte mit den Worten: »Deutsche Arbeiter! Die SPD will euch eure Villen im Tessin wegnehmen«.¹¹

    Auf den Veranstaltungen der Linken zum Thema Fürstenenteignung wurde dagegen mit dem Adel abgerechnet. Das Sündenregister der Fürstenhäuser war lang und reichte von der brutalen Niederwerfung der Aufstände im deutschen Bauernkrieg bis zum Menschenhandel in den amerikanischen Freiheitskriegen, in den deutsche Fürsten involviert waren. Zudem wurde den Herrschaften vorgehalten, dass sie ihre entmachteten Gegner in der Vergangenheit nie entschädigt hatten. Und auch an die jüngste Vergangenheit wurde erinnert: Am gleichen Tag, als Wilhelm der Letzte im November 1918 nach Holland desertierte, wurde noch ein Matrose wegen Fahnenflucht hingerichtet.¹²

    Das alles war nicht vergessen. Aber die Halbheiten der deutschen Revolution konnten auch durch eine Fürstenenteignung kaum korrigiert werden. Einige Jahre später, als Thomas Mann mit Schrecken den Faschismus heraufziehen sah, bemerkte er rückblickend: »Was heute in Deutschland wieder sein Haupt erhebt, die Mächte der Vergangenheit und der Gegenrevolution, wäre längst nicht mehr vorhanden, es wäre ausgetilgt worden, wenn nicht die deutsche Revolution von einer Gutmütigkeit gewesen wäre (…).«¹³
    Die Niederlage

    Zwar war das Volksbegehren erfolgreich, doch der Volksentscheid zur Enteignung der deutschen Fürstenhäuser am 20. Juni 1926 scheiterte; die schwarz-weiß-rote Presse jubelte. Trotz Repression hatten sich knapp 15 Millionen für die Enteignung ausgesprochen; das war ein ungeheuer gutes Ergebnis, wenn man in Rechnung stellt, dass die Zahl der wahlberechtigten Staatsbürgerinnen und -bürger in dieser Zeit nur rund 30 Millionen betrug. Nach parlamentarischen Regeln hätte ein solches Ergebnis die absolute Mehrheit bedeutet, nach den plebiszitären Bestimmungen der Weimarer Verfassung war der Volksentscheid gescheitert. Die Vorschriften für die Volksgesetzgebung waren nicht erfüllbar.¹⁴

    Den Fürstenhäusern blieb aller Reichtum, den sie durch Gerichte wiedererlangt hatten. Der Reichstag fand keine Mehrheit, die Frage des Fürstenvermögens gesetzlich zu regeln. Damit waren die Feinde der Weimarer Republik wieder bestens ausgestattet für den Kampf gegen den ihnen verhassten Staat. Sieben Jahre später gab es die Republik nicht mehr.

    Es war naheliegend, dass sich der antirepublikanische Adel mit politischen Gruppierungen verband, die am konsequentesten gegen die Republik Sturm liefen. Das waren von Anbeginn an die Faschisten im Bündnis mit der rechtskonservativen DNVP. Sie verband ein antidemokratischer Grundkonsens und ein betont militärisches Männlichkeitsgehabe. Ihr gemeinsamer Feind waren »die Roten«, also die Arbeiterbewegung, und die ihnen verhasste »Judenrepublik«. Der Antisemitismus, der bereits im deutschen Kaiserhaus grassierte, war ebenfalls eine tragende Verbindung. So hatte die Deutsche Adelsgenossenschaft (DAG) bereits 1920 einen internen »Arierparagraphen« für ihre Mitglieder eingeführt.

    Die deutschen adligen Familien hatten den verlorenen Weltkrieg, die Revolution 1918/19 und die Flucht des Kaisers als Weltuntergang erlebt. Sie konnten aber ihre traditionellen Berufsfelder beibehalten: Im Militär und auf den großen landwirtschaftlichen Gütern waren sie weiterhin führend, und auch der Staatsdienst war ihnen nicht versperrt. Die Republik ließ dem Adel die Köpfe, die Titel und die Güter, wie sich Stephan Malinowski ausdrückt.¹⁵ Es wurde ihr schlecht gedankt.

    Der deutsche Adel teilte – nach dem Verlust des Kaisers – die Sehnsucht nach einem starken Führer, der neues Kolonialland im Osten verschaffen und die Linke in Schach halten könne. Darüber hinaus war abzusehen, dass ein kommendes »Drittes Reich« auch enorme Karrierechancen in einer ausgebauten Wehrmacht und einer erstarkenden SS bot. 1930 setzte ein breiter Zustrom des Adels in NSDAP, SA und SS ein. Insbesondere die ostelbischen Junker begeisterten sich für die militant auftretende Partei. Im Januar 1933 war der Adel in der NSDAP überrepräsentiert.¹⁶

    Unausweichlich gab es zwar Konflikte zwischen dem alten »Herrentum« des Adels und der Volksgemeinschaftsideologie der Nazis, denn der Adel hatte seine vermeintliche Berufung zur Führung nie aufgegeben. Teils führte das zu grotesken Selbstüberschätzungen: Man hoffte, man könne Adolf Hitler für die eigenen Zwecke, vielleicht sogar für eine neue Monarchie, einspannen. Dieser aber, einmal zum Reichskanzler ernannt, ließ die Macht nicht mehr los. Der Adel gewann unter seiner Herrschaft wieder an Wertschätzung und marschierte dann mit ihm in den nächsten Krieg – sein seit Jahrhunderten ureigenes Geschäft. Erst als absehbar war, dass dieser Krieg verlorengehen könnte, gab es 1944 von einer winzigen adligen Minderheit den Versuch, Hitler zu stürzen. Vielleicht ein Aufstand des schlechten Gewissens. Da aber war es zu spät.

    Anmerkungen

    1 Stefan Heym: Lassalle, Verlag Neues Leben, München und Esslingen 1969, S. 309

    2 Auf die widersprüchlichen Gutachten im Dienste der Hohenzollern, einmal von Wolfram Pyta und Rainer Orth und einmal von Christopher Clark, wiesen bereits Peter Brandt und Stephan Malinowski in ihrem Beitrag »Wilhelm Prinz von Preußen: Ein Prinz im Widerstand?« hin, in: Die Zeit Nr. 47/2019 vom 13.11.2019

    3 Ulrich Schüren: Der Volksentscheid zur Fürstenenteignung 1926, Droste-Verlag, Düsseldorf 1978, S. 24

    4 Volksstimme vom 6. März 1926

    5 Volksstimme vom 13. März 1926

    6 Gelnhäuser Tageblatt vom 8. Juni 1926

    7 Schreiben am 25. Februar 1926, zit. n. Ulrich Schüren: Der Volksentscheid zur Fürstenenteignung 1926, a. a. O., S. 129

    8 Einbecker Tageblatt vom 4. März 1926; siehe auch: Christine Wittrock: Idylle und Abgründe. Die Geschichte der Stadt Einbeck mit dem Blick von unten 1900–1950, Bonn 2012, S. 93 ff.

    9 Einbecker Tageblatt vom 11. März 1926

    10 Einbecker Tageblatt vom 2., 14. und 16. Juni 1926

    11 Klaus Staeck: Plakat zu den Bundestagswahlen von 1972

    12 Tages-Zeitung für den Kreis Gelnhausen vom 15. März 1926

    13 Thomas Mann: Brief an Adolf Grimme 1932, zit. n. Bernt Engelmann: Einig gegen Recht und Freiheit. Deutsches Antigeschichtsbuch, 2. Teil, Bertelsmann-Verlag, Frankfurt am Main 1977, S. 173

    14 Otmar Jung: Direkte Demokratie in der Weimarer Republik. Die Fälle »Aufwertung«, »Fürstenenteignung«, »Panzerkreuzerverbot« und »Youngplan«, Campus-Verlag, Frankfurt am Main 1989, S. 59

    15 Stephan Malinowski: Vom König zum Führer. Deutscher Adel und Nationalsozialismus, Fischer-Verlag, Frankfurt am Main 2004, S. 604

    16 Stephan Malinowski, a. a. O., S. 603

    Christine Wittrock schrieb an dieser Stelle zuletzt in der Ausgabe vom 4. Mai 2020 über Profiteure des Faschismus wie den Kapitalisten Wilhelm Kaus.

    #Allemagne #histoire #noblesse #lutte_des_classes #nazis

  • La lutte des femmes contre le féminicide au Mexique

    Alejandra López Lujano

    https://lavoiedujaguar.net/La-lutte-des-femmes-contre-le-feminicide-au-Mexique

    Le texte ci-dessous est le témoignage d’une féministe mexicaine qui participe à la lutte contre les féminicides. Il a été traduit par la commission journal de Courant alternatif.

    Au Mexique, dix femmes sont assassinées chaque jour selon des scénarios de violence toujours plus indescriptibles. La violence patriarcale qui pèse sur nos corps a pris un nom dans le contexte latino-américain lorsque diverses militantes et universitaires ont décidé de « désigner les raisons patriarcales pour lesquelles les femmes sont assassinées par des hommes ». Marcela Lagarde, anthropologue mexicaine, a introduit le terme de féminicide au Mexique en reprenant les contributions théoriques de Diana Russell et de Jid Radford dans son texte Femicide. The Politics of Woman Killing. Lagarde a décidé de traduire le terme femicide par « féminicide », en le définissant comme un génocide contre les femmes qui se produit « lorsque les conditions historiques génèrent des pratiques sociales qui permettent des atteintes à l’intégrité, à la santé, aux libertés et à la vie des femmes », cet acte étant l’acmé de la spirale de la violence féminicide.

    Non seulement le contexte du féminicide que Marcela Lagarde a décrit dans ses différents articles depuis 1994 ne s’est pas amélioré, mais il se multiplie aujourd’hui, générant une immense douleur qui devient une digne rage de milliers de femmes qui ont décidé de descendre dans la rue pour pousser le cri désespéré de ¡Ni una más ! [Pas une de plus !]. Celles d’entre nous qui ont porté notre douleur dans la rue sont avant tout des jeunes femmes, mais ce sont aussi les milliers de mères qui marchent dans ce pays à la recherche de la vérité et de la justice pour leurs filles, pour les filles qui leur ont été enlevées et pour lesquelles elles ont décidé de se battre jusqu’à ce que ce slogan devienne une promesse pour toutes les femmes. (...)

    #Mexique #féminicide #impunité #lutte #stratégies #féministes

  • 17 avril 2021
    Nouvel appel à agir contre la réintoxication du monde

    Agir 17

    https://lavoiedujaguar.net/17-avril-2021-Nouvel-appel-a-agir-contre-la-reintoxication-du-monde

    Après les vagues d’actions des 17 juin et 17 novembre 2020, une constellation de syndicalistes, paysan·ne·s, ZAD, associations, territoires en luttes, espaces autogérés, coopératives ont décidé d’un appel commun pour le 17 avril 2021. Plus d’une centaine de collectifs des quatre coins du pays sont ainsi déjà engagés dans une nouvelle vague d’actions, blocages, rassemblements et occupations contre des lieux de production, chantiers, projets et infrastructures toxiques. Voici leur appel et la liste des premiers signataires.

    En mai dernier, à la sortie du premier confinement, alors que la machine économique et productiviste se réemballait de plus belle, un appel à agir contre la réintoxication du monde a été lancé et suivi par des dizaines de groupes à travers le pays. Le 17 juin, plus de 70 actions, occupations, blocages se sont déployés simultanément. Depuis, des collectifs se sont constitués, des résistances, un temps en pause, se sont réveillées, des projets destructeurs ont été arrêtés. Cette journée a matérialisé un rebond des luttes de terrain face à l’expansion dramatique de la crise écologique et au cynisme patent de « nos dirigeants ». De nouveau le 17 novembre dernier, malgré les obstacles et interdictions, des mobilisations aux quatre coins du pays sont parvenues à percer les murs du confinement.

    Une constellation de collectifs impliqués dans la « dynamique des 17 », réunie le 20 janvier dernier, a décidé d’un appel commun à une nouvelle journée d’actions le samedi 17 avril. (...)

    #appel #agir #réintoxication #confinement #collectifs #constellation #luttes #résistance #mobilisation