#lutte_contre_le_terrorisme

  • Un projet de #fichage géant des citoyens non membres de l’#UE prend forme en #Europe

    Un accord provisoire a été signé le 5 février entre la présidence du Conseil européen et le Parlement européen pour renforcer les contrôles aux frontières de l’Union. Il va consolider la mise en commun de fichiers de données personnelles. Les défenseurs des libertés individuelles s’alarment.

    Des appareils portables équipés de lecteurs d’#empreintes_digitales et d’#images_faciales, pour permettre aux policiers de traquer des terroristes : ce n’est plus de la science-fiction, mais un projet européen en train de devenir réalité. Le 5 février 2019, un accord préliminaire sur l’#interopérabilité des #systèmes_d'information au niveau du continent a ainsi été signé.

    Il doit permettre l’unification de six #registres avec des données d’#identification_alphanumériques et biométriques (empreintes digitales et images faciales) de citoyens non membres de l’UE. En dépit des nombreuses réserves émises par les Cnil européennes.

    Giovanni Buttarelli, contrôleur européen de la protection des données, a qualifié cette proposition de « point de non-retour » dans le système de base de données européen. En substance, les registres des demandeurs d’asile (#Eurodac), des demandeurs de visa pour l’Union européenne (#Visa) et des demandeurs (système d’information #Schengen) seront joints à trois nouvelles bases de données mises en place ces derniers mois, toutes concernant des citoyens non membres de l’UE.

    Pourront ainsi accéder à la nouvelle base de données les forces de police des États membres, mais aussi les responsables d’#Interpol, d’#Europol et, dans de nombreux cas, même les #gardes-frontières de l’agence européenne #Frontex. Ils pourront rechercher des personnes par nom, mais également par empreinte digitale ou faciale, et croiser les informations de plusieurs bases de données sur une personne.

    « L’interopérabilité peut consister en un seul registre avec des données isolées les unes des autres ou dans une base de données centralisée. Cette dernière hypothèse peut comporter des risques graves de perte d’informations sensibles, explique Buttarelli. Le choix entre les deux options est un détail fondamental qui sera clarifié au moment de la mise en œuvre. »

    Le Parlement européen et le Conseil doivent encore approuver officiellement l’accord, avant qu’il ne devienne législation.

    Les #risques de la méga base de données

    « J’ai voté contre l’interopérabilité parce que c’est une usine à gaz qui n’est pas conforme aux principes de proportionnalité, de nécessité et de finalité que l’on met en avant dès lors qu’il peut être question d’atteintes aux droits fondamentaux et aux libertés publiques, assure Marie-Christine Vergiat, députée européenne, membre de la commission des libertés civiles. On mélange tout : les autorités de contrôle aux #frontières et les autorités répressives par exemple, alors que ce ne sont pas les mêmes finalités. »

    La proposition de règlement, élaborée par un groupe d’experts de haut niveau d’institutions européennes et d’États membres, dont les noms n’ont pas été révélés, avait été présentée par la Commission en décembre 2017, dans le but de prévenir les attaques terroristes et de promouvoir le contrôle aux frontières.

    Les institutions de l’UE sont pourtant divisées quant à son impact sur la sécurité des citoyens : d’un côté, Krum Garkov, directeur de #Eu-Lisa – l’agence européenne chargée de la gestion de l’immense registre de données –, estime qu’elle va aider à prévenir les attaques et les terroristes en identifiant des criminels sous de fausses identités. De l’autre côté, Giovanni Buttarelli met en garde contre une base de données centralisée, qui risque davantage d’être visée par des cyberattaques. « Nous ne devons pas penser aux simples pirates, a-t-il déclaré. Il y a des puissances étrangères très intéressées par la vulnérabilité de ces systèmes. »

    L’utilité pour l’antiterrorisme : les doutes des experts

    L’idée de l’interopérabilité des systèmes d’information est née après le 11-Septembre. Elle s’est développée en Europe dans le contexte de la crise migratoire et des attentats de 2015, et a été élaborée dans le cadre d’une relation de collaboration étroite entre les institutions européennes chargées du contrôle des frontières et l’industrie qui développe les technologies pour le mettre en œuvre.

    « L’objectif de lutte contre le terrorisme a disparu : on parle maintenant de “#fraude_à_l'identité”, et l’on mélange de plus en plus lutte contre la #criminalité et lutte contre l’immigration dite irrégulière, ajoute Vergiat. J’ai participé à la commission spéciale du Parlement européen sur la #lutte_contre_le_terrorisme ; je sais donc que le lien entre #terrorisme et #immigration dite irrégulière est infinitésimal. On compte les cas de ressortissants de pays tiers arrêtés pour faits de terrorisme sur les doigts d’une main. »

    Dans la future base de données, « un référentiel d’identité unique collectera les données personnelles des systèmes d’information des différents pays, tandis qu’un détecteur d’identités multiples reliera les différentes identités d’un même individu », a déclaré le directeur d’Eu-Lisa, lors de la conférence annuelle de l’#Association_européenne_de_biométrie (#European_Association_for_Biometrics#EAB) qui réunit des représentants des fabricants des technologies de #reconnaissance_numérique nécessaires à la mise en œuvre du système.

    « Lors de l’attaque de Berlin, perpétrée par le terroriste Anis Amri, nous avons constaté que cet individu avait 14 identités dans l’Union européenne, a-t-il expliqué. Il est possible que, s’il y avait eu une base de données interopérable, il aurait été arrêté auparavant. »

    Cependant, Reinhard Kreissl, directeur du Vienna Centre for Societal Security (Vicesse) et expert en matière de lutte contre le terrorisme, souligne que, dans les attentats terroristes perpétrés en Europe ces dix dernières années, « les auteurs étaient souvent des citoyens européens, et ne figuraient donc pas dans des bases de données qui devaient être unifiées. Et tous étaient déjà dans les radars des forces de police ».

    « Tout agent des services de renseignement sérieux admettra qu’il dispose d’une liste de 1 000 à 1 500 individus dangereux, mais qu’il ne peut pas les suivre tous, ajoute Kreissl. Un trop-plein de données n’aide pas la police. »

    « L’interopérabilité coûte des milliards de dollars et l’intégration de différents systèmes n’est pas aussi facile qu’il y paraît », déclare Sandro Gaycken, directeur du Digital Society Institute à l’Esmt de Berlin. « Il est préférable d’investir dans l’intelligence des gens, dit l’expert en cyberintelligence, afin d’assurer plus de #sécurité de manière moins intrusive pour la vie privée. »

    Le #budget frontière de l’UE augmente de 197 %

    La course aux marchés publics pour la mise en place de la nouvelle base de données est sur le point de commencer : dans le chapitre consacré aux dépenses « Migration et contrôle des frontières » du budget proposé par la Commission pour la période 2021-2027, le fonds de gestion des frontières a connu une augmentation de 197 %, tandis que la part consacrée aux politiques de migration et d’asile n’a augmenté, en comparaison, que de 36 %.

    En 2020, le système #Entry_Exit (#Ees, ou #SEE, l’une des trois nouvelles bases de données centralisées avec interopérabilité) entrera en vigueur. Il oblige chaque État membre à collecter les empreintes digitales et les images de visages de tous les citoyens non européens entrant et sortant de l’Union, et d’alerter lorsque les permis de résidence expirent.

    Cela signifie que chaque frontière, aéroportuaire, portuaire ou terrestre, doit être équipée de lecteurs d’empreintes digitales et d’images faciales. La Commission a estimé que ce SEE coûterait 480 millions d’euros pour les quatre premières années. Malgré l’énorme investissement de l’Union, de nombreuses dépenses resteront à la charge des États membres.

    Ce sera ensuite au tour d’#Etias (#Système_européen_d’information_de_voyage_et_d’autorisation), le nouveau registre qui établit un examen préventif des demandes d’entrée, même pour les citoyens de pays étrangers qui n’ont pas besoin de visa pour entrer dans l’UE. Cette dernière a estimé son coût à 212,1 millions d’euros, mais le règlement, en plus de prévoir des coûts supplémentaires pour les États, mentionne des « ressources supplémentaires » à garantir aux agences de l’UE responsables de son fonctionnement, en particulier pour les gardes-côtes et les gardes-frontières de Frontex.

    C’est probablement la raison pour laquelle le #budget proposé pour Frontex a plus que triplé pour les sept prochaines années, pour atteindre 12 milliards d’euros. Le tout dans une ambiance de conflits d’intérêts entre l’agence européenne et l’industrie de la biométrie.

    Un membre de l’unité recherche et innovation de Frontex siège ainsi au conseil d’administration de l’#Association_européenne_de_biométrie (#EAB), qui regroupe les principales organisations de recherche et industrielles du secteur de l’identification numérique, et fait aussi du lobbying. La conférence annuelle de l’association a été parrainée par le géant biométrique français #Idemia et la #Security_Identity_Alliance.

    L’agente de recherche de Frontex et membre du conseil d’EAB Rasa Karbauskaite a ainsi suggéré à l’auditoire de représentants de l’industrie de participer à la conférence organisée par Frontex avec les États membres : « L’occasion de montrer les dernières technologies développées. » Un représentant de l’industrie a également demandé à Karbauskaite d’utiliser son rôle institutionnel pour faire pression sur l’Icao, l’agence des Nations unies chargée de la législation des passeports, afin de rendre les technologies de sécurité des données biométriques obligatoires pour le monde entier.

    La justification est toujours de « protéger les citoyens européens du terrorisme international », mais il n’existe toujours aucune donnée ou étude sur la manière dont les nouveaux registres de données biométriques et leur interconnexion peuvent contribuer à cet objectif.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/250219/un-projet-de-fichage-geant-de-citoyens-prend-forme-en-europe
    #surveillance_de_masse #surveillance #étrangers #EU #anti-terrorisme #big-data #biométrie #complexe_militaro-industriel #business

    • Règlement (UE) 2019/817 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019 portant établissement d’un cadre pour l’interopérabilité des systèmes d’information de l’UE dans le domaine des frontières et des visas

      Point 9 du préambule du règlement UE 2019/817

      "Dans le but d’améliorer l’efficacité et l’efficience des vérifications aux frontières extérieures, de contribuer à prévenir et combattre l’immigration illégale et de favoriser un niveau élevé de sécurité au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice de l’Union, y compris la préservation de la sécurité publique et de l’ordre public et la sauvegarde de la sécurité sur les territoires des États membres, d’améliorer la mise en œuvre de la politique commune des visas, d’aider dans l’examen des demandes de protection internationale, de contribuer à la prévention et à la détection des infractions terroristes et d’autres infractions pénales graves et aux enquêtes en la matière, de faciliter l’identification de personnes inconnues qui ne sont pas en mesure de s’identifier elles-mêmes ou des restes humains non identifiés en cas de catastrophe naturelle, d’accident ou d’attaque terroriste, afin de préserver la confiance des citoyens à l’égard du régime d’asile et de migration de l’Union, des mesures de sécurité de l’Union et de la capacité de l’Union à gérer les frontières extérieures, il convient d’établir l’interopérabilité des systèmes d’information de l’UE, à savoir le système d’entrée/de sortie (EES), le système d’information sur les visas (VIS), le système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS), Eurodac, le système d’information Schengen (SIS) et le système européen d’information sur les casiers judiciaires pour les ressortissants de pays tiers (ECRIS-TCN), afin que lesdits systèmes d’information de l’UE et leurs données se complètent mutuellement, tout en respectant les droits fondamentaux des personnes, en particulier le droit à la protection des données à caractère personnel. À cet effet, il convient de créer un portail de recherche européen (ESP), un service partagé d’établissement de correspondances biométriques (#BMS partagé), un répertoire commun de données d’identité (#CIR) et un détecteur d’identités multiples (#MID) en tant qu’éléments d’interopérabilité.

      http://www.europeanmigrationlaw.eu/fr/articles/actualites/bases-de-donnees-interoperabilite-reglement-ue-2019817-frontier

  • Les États-Unis lancent des cyberattaques sur l’EI
    http://www.lapresse.ca/international/dossiers/le-groupe-etat-islamique/201604/26/01-4975272-les-etats-unis-lancent-des-cyberattaques-sur-lei.php

    « Nous avons commencé à utiliser nos magnifiques cyber-capacités dans cette lutte contre Daech » [...] a déclaré à des journalistes le général Gersten, basé à Bagdad.

    #Cyberattaque #Cyberespace #Cyberguerre #Forces_armées_des_États-Unis #Internet #Lutte_contre_le_terrorisme #État_islamique_(organisation) #États-Unis

  • Les crypto-wars (2/3) : une drôle de guerre de quarante ans
    https://www.mediapart.fr/journal/international/300416/les-crypto-wars-23-une-drole-de-guerre-de-quarante-ans

    Martin Hellman, au centre, avec deux étudiants © Service de presse de Stanford Depuis plusieurs mois, les autorités américaines multiplient les procédures contre Apple pour tenter de lui imposer d’installer sur ses téléphones un backdoor, une porte dérobée, leur permettant de déchiffrer plus facilement ses téléphones. La société pour l’instant refuse, mais un projet de loi allant dans ce sens est en cours de préparation au Congrès. Derrière ce bras de fer se cache un conflit entre agences et défenseurs des libertés publiques, né à la fin des années 1970.> Les crypto-wars (1/3) : le #chiffrement dans le viseur du gouvernement (...)

    #International #FBI #lutte_contre_le_terrorisme #NSA #Numérique #vie_privée

  • Commission des affaires européennes : Réunion du 10 février 2016 à 17h30
    http://www.nosdeputes.fr/14/seance/6186

    Monsieur Woerth, je ne suis pas en permanence dans le « dark Web » afin d’y pourchasser le bitcoin, mais il semblerait qu’il soit davantage utilisé dans le cadre du trafic de drogues, qui mérite évidemment que l’on s’y intéresse, que pour financer le terrorisme. Cela dit, nous avons affaire à des gens assez malins pour savoir recourir très rapidement à des moyens nouveaux. Il ne s’agirait pas d’interdire des monnaies virtuelles qui peuvent avoir leur utilité, mais de lutter contre l’anonymat au moment où l’on sort du virtuel, autrement dit lorsque l’on transforme ses bitcoins en euros. C’est à ce moment-là qu’il faut obliger à justifier de son identité, de l’origine des fonds et de leur usage. C’est ce vers quoi nous nous orientons en France et en Europe.

    #Super_Michel.

    #Anonymat_sur_Internet #Bitcoin #Dark_web #Europe #Finance #France #Lutte_contre_le_terrorisme #Michel_Sapin #Trafic_de_drogue #Économie

  • Soupçonné d’aider les terroristes, le billet de 500 euros pourrait disparaître
    http://affaires.lapresse.ca/economie/international/201602/12/01-4950012-soupconne-daider-les-terroristes-le-billet-de-500-euros

    Il est « plus utilisé pour dissimuler que pour acheter », a lancé le ministre français des Finances, Michel Sapin, devant des journalistes à Bruxelles, où il participait à une réunion avec ses 27 homologues de l’UE.

    [...]

    En limitant la possibilité de thésauriser de larges sommes sur de petits espaces, elle pourrait stimuler la circulation de l’argent en zone euro, et donner un coup de pouce à la dynamique des prix, atone, que l’institution s’efforce par tous les moyens de faire repartir.

    Nouvelle attaque contre l’argent liquide.

    #Argent_liquide #Banque_centrale_européenne #Billet_de_banque_en_euro #Blanchiment_d'argent #Finance #Lutte_contre_le_terrorisme #Monnaie_fiduciaire #Politique #Surveillance_globale #Économie

  • La fracture temporelle
    https://blogs.mediapart.fr/laurent-chemla/blog/040915/la-fracture-temporelle

    J’ai voulu, avant de réagir à tout ça, prendre du recul. Un recul qui, peut-être, m’a permis de relier ce symptôme à d’autres, sans rapport avec la loi renseignement, mais qui tous me semblent relever du même mal : un néoconservatisme galopant, une pensée réactionnaire à ce point « décomplexée » qu’elle a largement dépassé son habitat de droite naturel et largement infusé, y compris au sein des grands partis dits « de gauche ».

    [...]

    Ce que je vois, bien au delà de cette loi et de la manière dont elle a été votée, c’est une rupture. Une fracture qui est loin de n’être que « numérique ».

    #France #Laurent_Chemla #Loi_relative_au_renseignement #Lutte_contre_le_terrorisme #Numérique #Politique #Surveillance

    • Quand une grande part de la société est à la recherche de nouveaux modes de consommation, plus respectueux de l’environnement, plus éthiques aussi, qu’elle développe la culture du partage (des ressources, de la musique, du savoir...) alors que l’état abandonne l’écotaxe, soutient l’agriculture intensive au détriment des petites exploitations (http://www.politis.fr/Un-gouvernement-a-la-botte-de-la,32260.html), et lutte contre toutes les innovations qui risqueraient de mettre à mal des rentes qui remontent au siècle passé (taxe copie privée étendue au « cloud », redevance audiovisuelle étendue aux « box », loi Thevenoud imposant 15mn d’attente aux VTC, et tant d’autres...).

      Quand une autre partie de la société - la plus démunie - cesse de réfléchir au futur faute de pouvoir s’y projeter et n’a d’autre espoir qu’un retour à un passé qu’elle croit meilleur, encouragée par tout ce que la classe politique compte de démagogues et de populistes, et entraînant avec elle quelques vieux autoproclamés intellectuels, dépassés par le monde moderne et qui n’ont pas de mots assez durs pour fustiger ce qu’ils n’ont pas les moyens de comprendre.

      Tout se passe comme si nous avions d’une part une population tournée vers l’avenir, imaginant une démocratie modernisée, une économie collaborative, sociale et solidaire, s’adaptant aux nouveautés numériques (telle la petite poucette de Michel Serres) mais tout aussi capable d’imaginer un débat public sur le revenu universel, la dépénalisation des drogues douces ou l’accueil des réfugiés, et d’autre part une classe politique résolument tournée vers un passé archaïque, rêvant d’uniformes scolaires, de morale à l’école, d’interdiction du mariage pour tous, et d’un paternalisme assis sur le cumul des mandats, le copinage et la corruption.

    • La fracture est avant tout financière.
      La France a toujours été un pays foncièrement conservateur, et bloqué.
      C’est pour cela qu’elle n’évolue que par explosion
      Pour sauvegarder leurs privilèges, les 1 % sont prêts à tous les massacres.

      C’est pourquoi aussi François II a proclamé l’état d’exception dans ce pays.

  • Tor, Wi-Fi public, chiffrement, VoIP : les vœux des policiers pour le tour de vis sécuritaire
    http://www.nextinpact.com/news/97609-tor-wi-fi-public-chiffrement-voip-v%C5%93ux-policiers-pour-tour-vi

    Alors que deux nouveaux projets de loi se préparent, l’un pour modifier la Constitution, l’autre sur la lutte antiterroriste, le haut du tableau des forces de l’ordre (policiers, gendarmes) ont déjà fait connaître leurs vœux de modifications législatives.

    Hmmmm.

    #Attentats_du_13_novembre_2015_en_France #Cryptographie #France #Internet #Lutte_contre_le_terrorisme #Ministère_de_l'Intérieur_(France) #Police_(institution) #Surveillance_globale #Sécurité_intérieure_(France)

  • Le Koweït impose des tests d’ADN à ses citoyens
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201507/23/01-4887588-le-koweit-impose-des-tests-dadn-a-ses-citoyens.php

    Au nom de la lutte contre le terrorisme, le Koweït vient d’adopter une loi imposant un test d’ADN à ses 4,2 millions de citoyens et résidents étrangers qui entraînera la création d’une vaste banque de données génétiques.

    #Acide_désoxyribonucléique #Fichage_ADN #Koweït #Lutte_contre_le_terrorisme

  • « La Loi sur le renseignement sera préjudiciable à nos équilibres psychiques, sociaux et démocratiques »
    http://www.nextinpact.com/news/95859-la-loi-sur-renseignement-sera-prejudiciable-a-nos-equilibres-psych

    De plus, ce projet de loi nous apparaît exemplaire, comme l’exprime si justement la chercheure belge Antoinette Rouvroy, d’un « fantasme de maîtrise de la potentialité » (4). Le gouvernement pourra demander aux opérateurs téléphoniques et aux fournisseurs d’accès Internet de mettre en place un algorithme capable de déceler « une menace terroriste » en fonction d’une suite de mots-clés tapés ou de sites consultés. Ce qui ressort dans la mise en place de ces dispositifs est une vision de l’homme qui serait désormais prédictible, ou qui pourrait être technologiquement « sous contrôle ». Or une telle appréhension du « fait humain » est éminemment contestable, voire naïve, dans la mesure où il peut y avoir quelque chose de formellement indétectable (sur la base de métadonnées) dans la préparation d’un acte terroriste.

    [...]

    Enfin, si nous instituons des possibilités de capture de nos échanges dans un tel contexte législatif, nous entraverons la libération des imaginaires sociaux, de la créativité individuelle et collective (sous l’effet d’une autocensure permanente !) dont toute société démocratique a besoin pour se redéfinir sans cesse, pour « poser un nouveau commencement » (6). Ce qui constituerait ni plus ni moins une hérésie à l’heure où les citoyens sont sommés de faire preuve de sens des responsabilités et de discernement (en faveur de l’écologie ou du développement durable par exemple). Car quelle forme de responsabilité est possible sans sentiment d’autonomie, sans liberté d’action et de parole, sans possibilité de formuler une « parole contraire » ? Quelles mises en question des ordres institués (dont la possibilité même nourrit l’avenir démocratique), quels « commencements » seront encore possibles dans une société où les citoyens se sauraient constamment épiés ? Quels équilibres psychiques et sociaux se dégageront de logiques policières et sécuritaires exacerbées ?

    #Démocratie #France #Internet #Lutte_contre_le_terrorisme #Projet_de_loi_relatif_au_renseignement #Psychologie #Sociologie #Surveillance_globale #Vie_privée

  • Loi Renseignement : le vrai Vrai/Faux du gouvernement
    http://www.nextinpact.com/news/93808-loi-renseignement-vrai-vraifaux-gouvernement.htm

    Sur son site, le gouvernement a décidé de déchiffrer le vrai du faux dans le projet de loi sur le renseignement. L’enjeu ? Casser l’opposition (bruyante) contre ce texte de surveillance et expliquer au plus grand nombre ses bienfaits. Au lendemain des premiers débats, voilà quelques précisions de rigueur aidées des 11 points de l’argumentaire.

    #Antiterrorisme #France #Gouvernement_Manuel_Valls_(2) #Internet #Lutte_contre_le_terrorisme #Numérique #Pouvoir_législatif #Projet_de_loi_sur_le_renseignement #Renseignement_d'origine_électromagnétique #Surveillance_globale

  • Compte Nickel : l’incompréhensible mise sous surveillance
    https://www.contrepoints.org/2015/03/26/202217-compte-nickel-lincomprehensible-mise-sous-surveillance

    Ces mesures présentées comme sécuritaires visent à faire reculer le « cash et l’anonymat dans l’économie ». Voilà qui est plus proche de la vérité. C’est pourtant oublier que lorsque le système officiel est asphyxiant, la nature, ayant horreur du vide, crée des fonctions supplétives. Une politique intelligente consiste à faire en sorte que l’économie grise ne dépasse pas les limites de la délinquance choisie au lieu d’imposer une délinquance subie parce que vitale.

    #Antiterrorisme #Argent_liquide #Banque #Finance #France #Lutte_contre_le_terrorisme #Monnaie #Politique #Surveillance_globale #Économie

  • Presumes-terroristes.fr : la contre-réponse au projet de loi sur le terrorisme
    http://www.nextinpact.com/news/89730-presumes-terroristes-fr-contre-reponse-au-projet-loi-sur-terrorism

    Sur Presumes-terroristes.fr, la Quadrature, la Ligue des Droits de l’Homme, Framasoft, le Parti Pirate, Reporters sans frontières et le Syndicat de la magistrature s’opposent d’une même voix au projet de loi contre le terrorisme. Le site apporte ainsi son analyse sur ce texte bientôt examiné à l’Assemblée nationale.

    « Ce projet de loi est (…) avant tout un outil de communication du gouvernement, qui cherche à montrer qu’il agit contre le développement du radicalisme terroriste, sans se préoccuper réellement de l’adéquation aux problèmes réels et de l’efficacité de ces mesures ».
    [...]
    Aujourd’hui, dans Libération, des PV d’auditions de quatre ex-otages indiquent que Mehdi Nemmouche aurait peut-être projeté lui aussi des attaques d’ampleur, avec un évènement symbolique en forme d’hypothèse : le défilé du 14 juillet sur les Champs Élysées. Seulement, ces auditions ont été menées entre le 30 mai et le 2 juin 2014 et n’éclosent qu’aujourd’hui dans la presse, soit à quelques jours avant l’examen du projet de loi en question à l’Assemblée nationale.
    [...]
    Manque de chance pour Bernard Cazeneuve, Reuters vient de rapporter que le Parquet vient de contester l’existence d’un projet d’attentat dans cette brûlante affaire Nemmouche.

    https://presumes-terroristes.fr

    #Attentat #Censure #France #Loi #Lutte_contre_le_terrorisme #Législation #Mehdi_Nemmouche #Média #Terrorisme