• JOKER : PSYCHOPATHE OU VICTIME DU #Capitalisme ?
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2020/joker-psychopathe-ou-victime-du-capitalisme-0insgAgkQ52CdlknvoC1lw

    Deuxième vidéo de cette série, on s’attaque au méchant le plus badass de l’histoire de la pop #Culture, on parle du Joker. Pour rappel, dans ces vidéos on essaye de repérer les enjeux politiques dans des objets de la pop culture. Alors oui, le Joker a…

    #Lutte_des_classes

  • Le Mouvement de l’immigration et des Banlieues, matrice politique du comité Adama
    19 / 06 / 2020 | Par Inès Belgacem , Nnoman Cadoret | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1592565927-mouvement-immigration-banlieues-matrice-politique-comite-ada

    Assa Traoré et sa garde ne cessent de le répéter : « Nous sommes les héritiers du Mouvement de l’immigration et des Banlieues » (MIB). Samir B. Elyes, ancien du MIB et membre du comité Adama, nous raconte l’histoire de cette organisation politique.

    • ... cette histoire, il faut la raconter. Pour ne pas retomber dans les travers du passé. Quand tu vois #SOS_Racisme, mardi [9 juin 2020, SOS Racisme a organisé un rassemblement en commémoration à Georges Floyd], qui refait surface sur les #violences_policières, on a envie de leur demander, où étiez-vous ? Vous pensiez que les violences s’étaient arrêtées ? Où étiez-vous quand Adama (2016) est mort ? Quand Lamine Dieng (2007) est mort ? Quand Hakim Ajimi (2008) est mort ?

      L’antagonisme avec SOS racisme date de 1983. Que leurs reprochaient les marcheurs ?

      Rien n’allait. À partir du moment où tu es chapeauté par un parti politique, comment être autonome ? Tout le monde savait que le Parti socialiste était derrière SOS. Ils ont étouffé les véritables revendications des quartiers, dont les crimes racistes et sécuritaires, qui font partie de la culture de la police française. Eux ont préféré affirmer qu’il ne s’agissait que d’une poignée d’individus. Non ! La police française a une histoire, celle de la colonisation. Les similitudes entre cette histoire et le traitement des habitants de quartiers ont été minimisées.

      Tous les problèmes de la Marche ont également été minimisés. Ils ne parlaient pas du chômage, de la lutte des classes, de choses qui nous concernait directement. On voulait avoir accès aux mêmes droits que les autres, comme l’école de la République et pas à une éducation au rabais. Tout ça n’apparaissait pas dans les revendications de SOS. Ils ont aussi apporté le clientélisme, qui jusqu’à aujourd’hui a détruit nos quartiers. Ça nous a fait énormément de mal.

      [...]
      Sur les plateaux de télé, les représentants de SOS expliquaient que la solution pour renouer le dialogue avec la police était d’organiser des matches de foot… Ah bon ?! C’est les matches de foot qui vont arrêter les crimes racistes ?! Ce discours déresponsabilise la police. Si ces crimes sont commis depuis tant d’années en France, ce serait à cause d’un problème de dialogue… Tu te rends compte de la manière dont on essaie de nous infantiliser ?!

      Quelle était l’alternative à ce discours ?

      Former les habitants à retourner chez eux et à prendre le problème à bras-le-corps. Un problème à l’école ? On organise du soutien scolaire. On fait aussi des permanences pour aider les personnes qui ont des problèmes de logement. On aide les gens à avoir accès à leurs droits. C’est des trucs cons ! Dans les mairies, tu as le CCAS, le Centre Communal d’action sociale. On était une forme de CCAS autonome. Non-institutionnel. Je pense qu’on devrait revenir à ça. En expliquant qu’il n’y a pas de porte-paroles dans nos quartiers. C’est aux habitants de s’organiser eux-mêmes et de prendre la parole en tant que groupe.

      #autonomie #Mouvement_de_l’immigration_et_des_Banlieues #PS (et ses rackets politiques) #luttes #racisme #police #luttes_de_l’immigration #quartiers #double_peine #chômage #lutte_des_classes

    • dans les archives de CQFD et de seenthis (2013)
      https://seenthis.net/messages/203307
      https://seenthis.net/messages/203662
      https://seenthis.net/messages/580559
      https://editionslibertalia.com/blog/la-marche-pour-l-egalite-1983
      https://editionslibertalia.com/blog/rengainez-on-arrive-en-telechargement-libre

      Rengainez on arrive ! rend compte de la richesse des luttes contre les crimes racistes et sécuritaires, de la fin des années 1970 au milieu des années 2000, de Rock against Police aux dernières mobilisations du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB).
      Cet ouvrage, rédigé par Mogniss H. Abdallah, l’un des acteurs importants de l’auto-organisation des quartiers populaires, a été publié en 2012. Il est toujours disponible au format papier.
      En ces temps de forte mobilisation internationale contre les violences policières, sa lecture retrouve une particulière acuité.

  • Noam Chomsky : « les États-Unis sont dirigés par des entreprises qui mènent une féroce guerre des classes. »
    https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-les-etats-unis-sont-diriges-par-des-entreprises-qui-menent-u

    Source : Tribune, Jumbo Chan, Noam Chomsky Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Depuis les années 1960, Noam Chomsky est l’un des plus éminents intellectuels officiels de la gauche internationale. S’étant fait connaître pour son opposition à la guerre du Vietnam, Chomsky est devenu sans doute le critique le plus véhément et le plus efficace de la #Politique étrangère américaine en Occident, son travail étant une épine dans le pied des présidents, depuis Lyndon Johnson jusqu’à Reagan, Clinton, Bush et Obama. Bien que professeur de linguistique de métier, les contributions de Chomsky à la politique ont influencé des générations de militants – de son explication du « modèle de #Propagande » de la domination des médias par les entreprises à ses critiques de la mondialisation capitaliste, des limites de la (...)

    #Lutte_des_classes #syndicalisme #Politique,_Lutte_des_classes,_Propagande,_syndicalisme

  • Invisibiliser pour dominer. L’effacement des classes populaires dans l’urbanisme contemporain
    https://journals.openedition.org/tem/5241

    « Il n’y avait rien ». La récurrence de cette expression au sein de discours recueillis dans deux types très différents d’opérations de requalification urbaine soulève la question de l’invisibilisation de certains groupes sociaux dans l’urbanisme contemporain. À partir du matériau qualitatif issu de nos terrains d’enquête – un nouveau quartier d’habitation lyonnais et des jardins partagés de région parisienne – nous mettons en évidence un processus d’invisibilisation et de stigmatisation. Dans les deux cas, ce processus accompagne le remplacement de classes populaires par des groupes plus favorisés socialement. L’analyse comparative nous permet d’en montrer les enjeux. D’une part, l’invisibilisation participe à renforcer la position dominante des invisibilisateurs. En effet, un tel processus n’est pas neutre et ne peut s’appliquer qu’en situation de domination. Il intervient dans les cas observés pour compenser le déficit d’antériorité, seul manque de légitimité qui pourrait mettre en danger la posture des invisibilisateurs. D’autre part, la stigmatisation écarte les indésirables sur la base de critères individualisés, niant la dimension sociale et politique des luttes pour l’espace. Le croisement de nos deux terrains nous permet ainsi de décrire les fonctions sociales de ce processus pour les acteurs qui le produisent et de considérer ce qu’il révèle des rapports de domination travaillés par les enjeux d’urbanisme.

    #gentrification #lutte_des_classes #urban_matters
    #Matthieu_Adam #Léa_Mestdagh

    • Struggling with the Creative Class - PECK - 2005 - International Journal of Urban and Regional Research - Wiley Online Library
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1468-2427.2005.00620.x

      L’article présente une critique des concepts de ‘classe créative’ et ‘villes créatives’ publiés récemment. La portée géographique et la pertinence politique de ces discours s’expliquent non par leurs mérites intrinsèques, ceux‐ci pouvant être remis en question à plus d’un titre, mais en tant que fonction des paysages urbains fortement néolibéraux qu’ils ont traversés. Quant à leur manifestation concrète de l’innovation culturelle libérale, les stratégies de créativité dérangent à peine les orthodoxies qui subsistent en politique urbaine, fondées sur une compétition interlocale, un marketing de lieu, une expansion axée sur la propriété et le marché, un embourgeoisement et une inégalité socio‐spatiale normalisée. Mais surtout, ces stratégies toujours plus présentes prolongent et recodifient des tendances bien installées en politique urbaine néolibérale, les rhabillant de manière attrayante dans un flou artistique terminologique de politique culturelle. Ainsi, la créativité est élevée au statut de nouvel impératif urbain pour définir de nouveaux sites, valider de nouvelles stratégies, positionner de nouveaux sujets et instaurer de nouveaux enjeux dans la concurrence interurbaine.

    • Migration, environnement et gentrification rurale en Montagne limousine
      https://journals.openedition.org/rga/2525

      Les dynamiques migratoires des espaces ruraux et/ou montagnards font l’objet de nombreuses recherches dont les différents appareillages conceptuels et méthodologiques relèvent de (sous)champs scientifiques ou disciplinaires distincts. Se distinguent, entre autres, les entrées par la population, les migrations d’aménités ou encore par la gentrification rurale (Smith, 1998 ; M. Phillips, 1993 ; Bryson et Wyckoff, 2010). C’est à travers le prisme de cette dernière que la contribution proposée vise à lire les dynamiques démographiques, socioculturelles et environnementales à l’œuvre dans la Montagne limousine. Une partie de la littérature anglo-saxonne portant sur la gentrification rurale a permis de souligner le rôle central de l’environnement et/ou de la nature à la fois en tant que représentations et cadre géographique dans les dynamiques migratoires et les processus de recomposition sociale susceptibles de produire une ou des formes de gentrification rurale, ou greentrication. Dans le détail, l’environnement agirait en amont de l’installation des migrants et les accompagnerait tout au long de leur parcours migratoire et résidentiel. Mais en aval de leur implantation, du fait même de leurs caractéristiques de gentrifieurs, c’est-à-dire de nouveaux résidents, acteurs de la gentrification, ces derniers agiraient pour modifier la ou les dimensions environnementales de leur cadre de vie et le faire ainsi tendre vers « l’idéal » qui les avait initialement attirés. En l’espèce, les enquêtes de terrain tendraient à indiquer que si ce cadre général est plutôt pertinent pour la Montagne limousine, il reste néanmoins nécessaire de préciser, d’une part la nature des gentrifieurs, lesquels pourraient éventuellement être qualifiés d’altergentrifieurs, et d’autre part, que leur impact est inégalement significatif au sein du PNR de Millevaches.

    • L’injonction aux comportements « durables », nouveau motif de production d’indésirabilité
      https://journals.openedition.org/gc/4497

      Les projets urbains dits durables se sont multipliés durant la décennie dernière. Matériellement standardisés, ils sont aussi accompagnés de la diffusion d’attendus comportementaux à destination des habitants. Ceux-ci sont incités à adopter des comportements « éco-citoyens » (faible utilisation de l’automobile, tri des déchets, consommation dite responsable) censés être plus « vertueux ». Outre les élus et les communicants, les concepteurs (urbanistes, architectes, paysagistes) et certains habitants de ces projets diffusent ces attendus comportementaux. Les jugements moraux associés aux comportements sont vite transférés aux individus et aux groupes. Ceux qui les mettent en œuvre sont légitimés, à l’inverse de ceux qui ne les adoptent pas. Nous observons un processus de catégorisation qui distin­gue usagers légitimés ou indésirables en vertu de la conformité ou non de leurs pratiques avec les valeurs durabilistes. En l’occurrence, ce sont les habitants des logements sociaux et ceux issus des classes populaires qui sont montrés du doigt. L’objectif de cet article est de comprendre comment le développement urbain durable rénove les motifs de production de l’indésirabilité. Cet article s’appuie sur l’analyse de 71 entretiens réalisés avec les concepteurs et les habitants de deux projets urbains emblématiques de la production contemporaine : Bottière-Chénaie, à Nantes, et Confluence, à Lyon. Notre enquête montre une redéfinition du groupe social habitant en fonction de la conformité ou non de ses membres à la nouvelle norme qu’est le développement urbain durable.

  • Covid-19-Pandemie: Kein geeigneter Katalysator für einseitigen Lobbyismus
    https://www.vdj.de/mitteilungen/nachrichten/nachricht/covid-19-pandemie-kein-geeigneter-katalysator-fuer-einseitigen-lobbyismus

    Der Deutsche Anwaltverein hat am 24.03.2020 eine Stellungahme veröffentlicht, die unter der Überschrift „Zu der Notwendigkeit, die Handlungsfähigkeit der Betriebspartner in der aktuellen Krise zu gewährleisten“ steht.

    In dieser Stellungnahme werden eine Reihe von Änderungen des Betriebsverfassungsgesetzes, aber auch Änderungen des Arbeitszeitgesetzes, des AÜG und des SGB III gefordert.

    Während der Vorschlag zur Beschlussfassung der Arbeitnehmerinteressenvertretungen „im Umlaufverfahren“ noch als Versuch eines Beitrags zur Gewährleistung der Handlungsfähigkeit der Betriebsparteien gewertet werden mag, haben alle anderen Vorschläge eine Schwächung der kollektiven Interessenvertretung, der Privatautonomie der Beschäftigten und der sie schützenden Gesetze zum Gegenstand und dienen allein der Verwirklichung von Arbeitgeberinteressen.

    Eine Stärkung der Rechte von Beschäftigten, die in der Covid19-Pandemie aus Schutzgründen dringend geboten wäre (wie etwa Leistungsverweigerungsrechte bei fehlenden/unzureichenden Schutzmaßnahmen gegen Infektionen am Arbeitsplatz), findet sich in der Stellungnahme ebenso wenig wie eine auch nur annähernd nachvollziehbare Erklärung der beträchtlichen Einschränkungen der bestehenden Mitbestimmungsrechte und Rechte von Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmern.

    Die einseitige Verfolgung von Arbeitgeberinteressen durch den DAV, die Arbeitsgemeinschaft Arbeitsrecht und deren Ausschüsse, wird von uns auf das Schärfste abgelehnt. Sie ist nicht zuletzt deshalb besonders empörend, weil die Beschäftigten und ihre Interessenvertretungen in diesen Zeiten der Krise maßgeblich dazu beitragen, dass diese im Zusammenwirken der Betriebsparteien bewältigt werden kann.

    Im Einzelnen:

    1. Beschlüsse im „Umlaufverfahren unter Nutzung moderner Kommunikationsmittel“

    Dies ist der einzige Vorschlag, der erkennen lässt, dass das vorangestellte Regelungsziel verfolgt wird. Dies geschieht jedoch äußerst unzulänglich. So bleibt offen, was ein „Umlaufverfahren“ ist. An dieser Stelle wären klare Regelungen zur Form der Beschlussfassung geboten gewesen, die wesentlichen Grundsätzen in Bezug auf die Willensbildung im Betriebsrat – namentlich der Nichtöffentlichkeit von Betriebsratssitzungen – bestmöglich Rechnung tragen. Auch die Voraussetzungen, unter denen von den allgemeinen Regelungen zur Beschlussfassung nach § 33 BetrVG abgewichen werden darf, werden nicht beschrieben. In vielen Betrieben, in denen die Beschäftigten noch präsent sind, besteht keine Notwendigkeit, von diesen abzuweichen.

    Die Unklarheit der vorgeschlagenen Regelungen nährt Zweifel an der Rechtmäßigkeit einer

    Beschlussfassung eher, als dass diese entschärft würden. Damit wird die Handlungsfähigkeit der

    Betriebsräte geschwächt.

    2. Ausweitung des vereinfachten Wahlverfahrens nach § 14a BetrVG

    Welche Relevanz dieser Vorschlag im Zusammenhang mit dem Regelungsziel der Gewährleistung der Handlungsfähigkeit der Betriebsparteien in der aktuellen Krise haben soll, bleibt im Verborgenen. Es trifft zu, dass die Durchführung von Betriebsratswahlen, gleich ob im vereinfachten oder im normalen Wahlverfahren, sich derzeit vielerorts unter diversen Aspekten als schwierig gestaltet. Diese Probleme werden jedoch nicht durch die Ausdehnung des vereinfachten Wahlverfahrens behoben, das mehr noch als das normale Wahlverfahren darauf angelegt ist, dass Beschäftigte an einem Ort zu Wahlversammlungen zusammentreffen. Es handelt sich in Zeiten einer Pandemie um einen unverantwortlichen Vorschlag.

    3. Einführung eines neuen „Dreier-Ausschusses“ - Entmachtung der Betriebsräte

    Die Forderung nach einer zwangsweisen Einführung eines „Dreier-Ausschusses“, verbunden mit dem gesetzlichen Entzug von Rechten für das Gesamtgremium, ist zutiefst undemokratisch und lässt sich mit wesentlichen Prinzipien des Betriebsverfassungsrechts nicht vereinbaren. Die zwingende Übertragung sämtlicher Beteiligungsrechte auf einen kleinen, nicht repräsentativen Ausschuss, ist generell und gerade in Zeiten der Krise abzulehnen, in denen Betriebsräte oftmals Regelungen mittragen müssen, die für die Beschäftigten erhebliche Belastungen mit sich bringen. Die Legitimation der Beschlüsse und die Repräsentanz der Beschäftigten durch die von ihnen gewählten Vertreter*innen darf gerade jetzt nicht in Frage gestellt werden. Für einen derartigen Eingriff gibt es keinerlei Grund, wenn das Problem der Beschlussfassung im Falle der Unmöglichkeit von Präsenzsitzungen einer wirksamen Lösung zugeführt wird.

    Völlig offen bleiben auch die Grenzen der (durch den Betriebsrat nicht veränderbaren) Kompetenz des „Dreier-Ausschusses“. Diese soll sich auf alle Beteiligungsrechte erstrecken, soweit ein Zusammenhang mit der Covid-19-Pandemie besteht. Das trifft derzeit auf nahezu alle Mitbestimmungsthemen bis hin zu Betriebsänderungen zu. Mit schwammigen Kompetenzregelungen wird die Handlungsfähigkeit der Betriebsräte beträchtlich geschwächt und nicht – wie es angeblich das Ziel der Stellungnahme war – gestärkt.

    4. Aufhebung der Mitbestimmung bei personellen Einzelmaßnahmen nach § 99 BetrVG

    Im DAV-Gesetzgebungsvorschlag wird völlig zusammenhangslos gefordert, die Mitbestimmung bei personellen Maßnahmen nach § 99 BetrVG vorübergehend abzuschaffen. Die Einschränkung „wegen der Eindämmung der Covid-19-Pandemie“ wäre so konturenlos und weit interpretierbar, dass diese Norm geradezu dazu einlüde, Mitbestimmungsrechte nicht mehr zu beachten. Gerade vor dem Hintergrund, dass das Betriebsverfassungsgesetz mit § 100 BetrVG heute schon dem Arbeitgeber die Möglichkeit bietet, in Eilfällen unverzüglich zu handeln, erschließt sich auch nicht ansatzweise eine Notwendigkeit, hier Rechte „vorübergehend“ abzuschaffen. Es ist zynisch, die Handlungsfähigkeit der Betriebsparteien damit gewährleisten zu wollen, dass Betriebsräten ihre verbürgten und elementaren Mitbestimmungsrechte genommen werden.

    5. Änderung des Arbeitnehmerüberlassungsgesetzes

    Warum es im Interesse der Betriebsparteien – insbesondere auch der Arbeitnehmerseite – sein sollte, die Möglichkeiten der Arbeitnehmerüberlassung zu erweitern (und damit Arbeitnehmerschutzrecht zurückzudrängen), bleibt – ebenso wie das Regelungsziel dieses Vorschlags – offen. Die Praxis zeigt, dass ein Tätigwerden von Beschäftigen bei anderen Arbeitgebern ohne weiteres auf der Basis bestehender Regelungen (z. B. unter Nutzung der Regelungen des Befristungsrechts) möglich ist, wenn die Unternehmen dies wünschen. Es wäre eher die Bekämpfung des Missbrauchs und nicht die Ausweitung prekärer Arbeitsverhältnisse das Gebot der Stunde.

    6. Änderung im SGB III zur Kurzarbeit – Arbeitsvertragsänderungen durch „Mehrheitsentscheid“

    Was die vorgeschlagene Änderung des SGB III mit der aktuellen Situation zu tun hat und wie diese Maßnahme geeignet sein soll, den behaupteten Regelungszweck einer erhöhten Handlungsfähigkeit der Betriebsparteien zu erfüllen, ist nicht erkennbar. Hier wird die Privatautonomie der Beschäftigten mit einem Federstrich abgeschafft, was weder unter politischen noch unter rechtsdogmatischen Gesichtspunkten akzeptiert werden kann. Stattdessen wäre es geboten, eklatante Schutzlücken der Beschäftigten im Kontext mit der Kurzarbeit zu schließen. Zu nennen ist hier z. B. die Nichtberücksichtigung des Kurzarbeitergeldes bei der Bemessung des Elterngeldes, die empfindliche Einbußen für Familien bedeutet, die ohnehin in vielfacher Hinsicht besonders unter der Krise leiden.

    7. Änderung des Arbeitszeitgesetzes

    Die geforderte Änderung des Arbeitszeitgesetzes bezüglich der Vermutung eines Notfalls, selbst wenn dieser in keiner Weise vorliegt, ist unnötig und stellt einen eklatanten Eingriff in zentrale Arbeitnehmerschutzbestimmungen dar. Dieser ist zu keinem Zeitpunkt - und erst recht nicht in Zeiten extrem hoher krisenbedingter Beanspruchung – vertretbar. Gerade die Beschäftigten in der Kranken- und Altenpflege, im Einzelhandel und im Reinigungsgewerbe und weitere in der Krise so essentiell wichtige Arbeitnehmergruppen arbeiten derzeit bis an den Rand der Erschöpfung und darüber hinaus. Sie brauchen Schutz vor Überforderung z. B. durch die gesetzlichen Ruhepausen und -zeiten und nicht die Aufweichung dieser Standards.

    Ganz abgesehen davon können bereits jetzt Aufsichtsbehörden gem. § 15 Abs. 2 ArbZG Ausnahmen zulassen, „soweit sie im öffentlichen Interesse dringend nötig werden“. In vielen Teilen der Bundesrepublik haben die Behörden davon auch Gebrauch gemacht, so z. B. die Regierung von Oberbayern mit Bekanntmachung vom 17. März 2020, Az. M 1A/BS 4960/2020. Die Handlungsfähigkeit besteht also bereits jetzt. Auch hier wird deutlich, dass im Windschatten der Corona-Krise das Ziel verfolgt wird, in Arbeitnehmerschutzrechte einzugreifen.

    Abschließend bleibt festzuhalten, dass die Stellungnahme des DAV und seiner Ausschüsse durch die einseitige Verfolgung von Arbeitgeberinteressen geprägt ist und die Rechte der Beschäftigten bei einer Umsetzung erheblich geschwächt würden.

    Die Abgabe einer solchen Stellungnahme ist für einen Verein, in dem sich Anwältinnen und Anwälte zusammengeschlossen haben, die sowohl Arbeitgeber als auch Beschäftigte vertreten, völlig unangemessen. Statt die gewachsene Zusammenarbeit der unterschiedliche Interessen vertretenden Kolleginnen und Kollegen im DAV in Zeiten der Krise zu stärken, wird der fachliche Zusammenhalt durch kurzfristig durchgedrückte Mehrheitsentscheidungen in den berufenen Ausschüssen nachhaltig gefährdet.

    Wir fordern den DAV mit Nachdruck auf, die Stellungnahme 18/2020 zurückzuziehen.

    Veronica Bundschuh (Meisterernst/Düsing/Manstetten, Münster), Dr. Sandra Carlson (Manske & Partner, Nürnberg), Michael Fleischmann (Seebacher/Fleischmann/Müller, München), Jens Peter Hjort (Müller-Knapp/Hjort/Wulff, Hamburg), Dieter Hummel und Nils Kummert (dka, Berlin), Heike Brodersen (Arbeitsrechtskanzlei Hamburg), Regina Steiner (Steiner/Mittländer/Fischer, Frankfurt)

    Unter antwort@dka-kanzlei.de kann diese Erklärung unterstützt werden. Bitte neben dem Namen auch die Kanzlei angeben.

    Die Liste mit den bisherigen Unterstützer*innen (Stand 07.04.2020) ist der eingestellten pdf-Datei zu entnehmen.

    https://www.vdj.de/fileadmin/user_upload/DAV-Stellungnahme_18_2020_-_Endfassung_mit_Unterschriftenliste__1_.pdf

    #Allemagne #droit #droits_sociaux #covid-19 #crise #lutte_des_classes

  • 14.04.2020: Attacke gegen Betriebsräte (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/376421.gewerkschaftsrechte-in-der-brd-attacke-gegen-betriebsr%C3%A4te.html

    14.04.2020, von Daniel Behruzi - Gewerkschaftsrechte in der BRD, Attacke gegen Betriebsräte.
    Im Windschatten der Coronakrise betreibt der Deutsche Anwaltsverein die Aushöhlung von Mitbestimmungsrechten. Kritische Juristen halten dagegen

    Die Einschränkung von Grundrechten hat dieser Tage Konjunktur. Doch nicht immer geht es den Protagonisten darum, die Ausbreitung des Coronavirus zu bremsen und Menschenleben zu schützen. Von solch hehren Motiven nichts zu erkennen ist jedenfalls in der Stellungnahme »zu der Notwendigkeit, die Handlungsfähigkeit der Betriebspartner in der aktuellen Krise zu gewährleisten«, die der Deutsche Anwaltsverein (DAV) kürzlich abgegeben hat. Vielmehr empfiehlt die Vereinigung – in der kapitalnahe Juristen offenbar den Ton angeben – eine drastische Einschränkung von Betriebsratsrechten während der Pandemie. In einer in der vergangenen Woche veröffentlichten »Gegenposition« lehnen zahlreiche Arbeitsrechtler diese »einseitige Verfolgung von Arbeitgeberinteressen durch den DAV auf das schärfste ab«.

    Lediglich ein Vorschlag des Anwaltsvereins bezieht sich auf das im Titel seiner Stellungnahme formulierte Ziel, die Handlungsfähigkeit der betrieblichen Mitbestimmungsorgane zu erhalten: Während der Pandemie sollen Betriebsräte auf digitalem Wege und im Umlaufverfahren Beschlüsse fällen können, speziell zur Einführung von Kurzarbeit. Bei allen weiteren Vorschlägen ist ein Zusammenhang zum vorgegebenen Zweck nicht erkennbar. Im Gegenteil. So wird unter anderem gefordert, die Mitbestimmung bei personellen Einzelmaßnahmen – also zum Beispiel bei der Einstellung, Versetzung oder der Eingruppierung von Beschäftigten – zu beschneiden. »Sofern sie wegen der Eindämmung der Covid-19-Pandemie erfolgen«, sollen die Betriebsräte zu solchen Maßnahmen nur noch angehört werden, ihre Zustimmung soll nicht mehr nötig sein. »Es ist zynisch, die Handlungsfähigkeit der Betriebsparteien damit gewährleisten zu wollen, dass Betriebsräten ihre elementaren Mitbestimmungsrechte genommen werden«, heißt es dazu in der »Gegenposition«, die schon mehr als 350 Juristen unterzeichnet haben. Die formulierte Einschränkung »wegen der Eindämmung der Covid-19-Pandemie« sei »so konturenlos und weit interpretierbar, dass diese Norm geradezu dazu einlädt, Mitbestimmungsrechte nicht mehr zu beachten«.

    Völlig unklar ist auch, warum der Deutsche Anwaltsverein fordert, Leiharbeit über eine Änderung des Arbeitnehmerüberlassungsgesetzes weiter zu erleichtern. »Es wäre eher die Bekämpfung des Missbrauchs und nicht die Ausweitung prekärer Arbeitsverhältnisse das Gebot der Stunde«, stellt der von den Kritikern veröffentlichte Aufruf fest, der unter anderem von der Vereinigung Demokratischer Juristinnen und Juristen unterstützt wird. Diese lehnen auch die vorgeschlagene Änderung des Arbeitszeitgesetzes vehement ab. Unternehmen, die zur Versorgung der Bevölkerung ihren Betrieb aufrechterhalten, sollen laut DAV die gesetzlich festgelegten Arbeitszeitgrenzen überschreiten dürfen, weil für sie generell »ein Notfall vermutet« wird. Das sei »zu keinem Zeitpunkt vertretbar, und erst recht nicht in Zeiten extrem hoher krisenbedingter Beanspruchung«, heißt es im Gegenpapier. Gerade Beschäftigte in der Pflege und im Einzelhandel bräuchten jetzt »Schutz vor Überforderung, zum Beispiel durch die gesetzlichen Ruhepausen und –zeiten, und nicht die Aufweichung dieser Standards«. Hier werde deutlich, »dass im Windschatten der Coronakrise das Ziel verfolgt wird, in Arbeitnehmerschutzrechte einzugreifen«.

    Die Attacke zielt auch auf die demokratischen Entscheidungsprozesse innerhalb der Betriebsratsgremien. Nach Vorstellungen des DAV sollen sie gezwungen werden, einen dreiköpfigen Ausschuss zu bilden, auf den sämtliche Beteiligungsrechte übertragen werden, »soweit ein Zusammenhang mit der Covid-19-Pandemie besteht«. Die Kritiker weisen diesen Vorstoß als »zutiefst undemokratisch« zurück.

    Insgesamt ziele das DAV-Papier allein darauf ab, die kollektive Vertretung von Belegschaftsinteressen zu schwächen. Statt dessen sei es gerade in der aktuellen Situation nötig, die Rechte der Beschäftigten zu stärken – zum Beispiel, wenn diese Einsätze wegen unzureichender Schutzmaßnahmen verweigern wollen.

    #Allemagne #droit #droits_sociaux #covid-19 #crise #lutte_des_classes

  • Aides-soignants, caissiers, camionneurs... Les gilets jaunes sont devenus les « premiers de tranchée », Jérôme Fourquet et Chloé Morin, 9/4/2020
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/aides-soignants-caissiers-camionneurs-les-gilets-jaunes-sont-devenus-les-pr


    PASCAL GUYOT/AFP

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Chloé Morin et Jérôme Fourquet ont recroisé les données des gilets jaunes d’hier et des professions actuellement mobilisées comme « premiers de tranchée ». Ce sont les « Back Row Kids » (« ceux assis au fond de la classe ») qui font vivre aujourd’hui l’ensemble du pays.

    Jérôme Fourquet est directeur du département « Opinion et stratégies d’entreprise » de l’institut de sondages Ifop, et auteur de L’Archipel français (Seuil).

    Chloé Morin est l’ancienne conseillère opinion du Premier ministre de 2012 à 2017. Elle travaille actuellement comme experte associée à la Fondation Jean Jaurès.

    Bien qu’il soit trop tôt pour tirer des enseignements de la pandémie du coronavirus, on peut déjà affirmer qu’elle aura permis de mettre en lumière un contraste frappant que nous avions tous intégré, sans forcément le questionner, entre l’utilité sociale de certains métiers et leur degré de reconnaissance salariale et symbolique. Chauffeurs routiers, livreurs, caissières, magasiniers et caristes, aides-soignantes et infirmières, éboueurs… sont brusquement devenus des héros, alors qu’ils étaient hier encore des rouages invisibles et souvent méprisés de notre économie. Portant l’économie de guerre (sanitaire) à bout de bras, ils recueillent désormais sourires et applaudissements dont un grand nombre de nos concitoyens se montraient fort avares hier.

    Ce sont d’ailleurs souvent - notons-le en passant - des métiers majoritairement féminins qui sont aujourd’hui mobilisés : 97 % des aides à domicile sont des femmes, 90 % des aides-soignants, 87,7 % des infirmières et sages-femmes, 73,5% des vendeurs sont des vendeuses…

    Cette France des « premiers de tranchée » évoque, à première vue, celle des gilets jaunes, ne serait-ce qu’à travers ses figures symboliques : Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a occupé les fonctions de chauffeur ou de mécanicien ; Ingrid Levavasseur est aide-soignante ; Éric Drouet est chauffeur routier…

    Il existe une correspondance entre la sociologie des gilets jaunes et celle des « premiers de tranchée ».

    La comparaison du profil sociologique des gilets jaunes établi à partir de données Ifop recueillies en plein cœur du mouvement, avec les données identifiant les travailleurs continuant aujourd’hui à se rendre sur leur lieu de travail, permet d’affiner cette intuition. Comme on peut le constater, il existe une correspondance étroite, bien qu’imparfaite dans certaines professions, entre la sociologie des gilets jaunes et celle des « premiers de tranchée ». Ouvriers, travailleurs indépendants, salariés peu ou pas diplômés étaient ainsi sur-représentés tant chez les gilets jaunes d’hier que chez les actifs aujourd’hui « au front ». Certains milieux professionnels, en revanche, étaient peu mobilisés hier et le sont davantage aujourd’hui : par exemple, les salariés du public (on pense évidemment à tout le secteur médical), ou encore - mais l’on ne dispose pas de statistiques précises - les travailleurs étrangers ou issus d’une immigration récente, souvent mobilisés aujourd’hui (notamment ceux qui travaillent dans la livraison, le gardiennage, la propreté, d’où, et c’en est l’une des raisons, une forte prévalence de l’épidémie en Seine Saint-Denis) mais que l’on voyait bien peu sur les ronds-points hier.


    Chloé Morin

    Bien qu’imparfaite, cette correspondance sociologique n’en est pas moins réelle. Par la force des choses, les « premiers de tranchée » dépassent aujourd’hui largement les gilets jaunes par leur nombre (le double). Mais ce qui frappe, à la lecture des propos tenus par les gilets jaunes dans leurs groupes Facebook et autres posts sur les réseaux sociaux, plus encore que l’identité sociale, c’est l’identification symbolique. Même ceux qui ne sont pas « au front » semblent s’identifier à ces catégories qui portent aujourd’hui l’économie à bout de bras, et semblent voir dans le renversement de la hiérarchie de la considération symbolique imposée temporairement par la crise, une forme de revanche sociale. Les héros d’aujourd’hui constituent ainsi, à leurs yeux, la preuve frappante du rôle central que jouent les invisibles et les soutiers du système dans le fonctionnement de la société. En enfilant leur vêtement de haute visibilité (définition administrative du « gilet jaune ») et en investissant les ronds-points, les travailleurs du back office, pour reprendre une expression de Denis Maillard, s’étaient rappelés aux souvenirs des salariés du front office, exerçant les métiers les plus considérés et valorisés financièrement et symboliquement. En tenant aujourd’hui leur poste en pleine épidémie quand beaucoup de cadres et de managers télétravaillent depuis chez eux (ou depuis leur résidence secondaire), ces travailleurs du back office ont de nouveau acquis une haute visibilité sociale.

    L’économie de confinement constitue la revanche des « Back Row Kids », des derniers de classe.

    Emmanuel Todd insiste à juste titre sur le fait que le niveau de diplôme est depuis une trentaine d’années le nouvel élément structurant les sociétés occidentales et déterminant la place qu’y occupent les individus. Dans la nouvelle stratification éducative résultant de la démocratisation de l’accès au niveau Bac, les moins ou les non diplômés occupent non seulement les emplois les moins rémunérés mais souffrent, en plus, d’une forte dévalorisation culturelle et statutaire. Alors que près de 80 % d’une classe d’âge atteint désormais le niveau Bac, un ouvrier ou un livreur titulaire d’un CAP ne dispose pas aujourd’hui de la même estime de soi qu’il y a trente ans, quand seulement un tiers d’une classe d’âge obtenait le Bac. Le revers de la valorisation et de l’incitation à la poursuite d’études a été une dégradation supplémentaire de l’image des métiers manuels et de ceux qui les occupaient. Dans notre société méritocratique basée sur la détention d’un diplôme, la lutte des classes prend de plus en plus souvent la forme d’une opposition entre ce que Christoph Arnade appelle les Front Row Kids (les bons élèves du premier rang) et les Back Row Kids (les cancres assis au fond de la classe). L’économie de confinement, en mettant le projecteur sur le rôle important joué dans notre société par les salariés peu diplômés, constitue quelque part une réhabilitation de ces Back Row Kids, ou de ceux que sur les forums de discussion du type JeuxVideo.com on appelle les « désco » (pour « déscolarisés »)

    À ce titre, la figure de Didier Raoult - très populaire chez les gilets jaunes d’hier, comme en témoigne une étude Ifop récente - est tout à fait intéressante. Look peu conventionnel, provincial, ancien « élève rebelle » (après un bac littéraire, il s’engagea deux ans dans la marine marchande avant d’entamer des études de médecine), il incarne à lui seul la revanche des « parcours atypiques » - « décrocheur » revendiqué, auquel peuvent s’identifier bon nombre de gilets jaunes ou de « premiers de tranchée » peu diplômés, voire « décrocheurs » - sur une technocratie perçue comme déconnectée et méprisante. Son combat est vu par nombre de gilets jaunes s’exprimant sur les réseaux sociaux comme le miroir du leur, une sorte de revanche du bon sens de « ceux d’en bas » sur une élite par ailleurs largement perçue par l’opinion comme inefficace, n’ayant pas su anticiper la crise, et peinant à la gérer - la polémique autour des masques est ici devenue symptomatique.

    Espérons que cette période ne soit pas un simple « quart d’heure de gloire », et que les #entreprises sachent tirer les conséquences de la période actuelle en termes de dialogue social et de rétribution symbolique et financière. Sinon, il y a fort à parier que bien que leur #sociologie ne se recoupe qu’imparfaitement, leurs causes communes amènent bientôt « premiers de tranchées » d’aujourd’hui et #gilets_jaunes d’hier à porter des revendications communes.

    À lire aussi : Emmanuel Todd et Jérôme Fourquet : « La France au XXIe siècle, #lutte_des_classes ou archipel ? »

    https://seenthis.net/messages/842069

    #lejourdaprès #premiers_de_corvée #travail #conseiller_du_prince #police

  • Götz-Aly-Kolumne : Corona, die Krise und Hitler – eine Geschichtsstunde
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/corona-die-krise-und-hitler-eine-geschichtsstunde-li.79954


    L’historien maison du journal Berliner Zeitung nous prépare à ce qui arrivera une fois la crise du virus COVID-19 passée : on sera saignés pour rembourser les subventions distribuées actuellement aux entreprises . Ce penseur de la bourgeoisie libérale ne mentionne pas que les responsables pour le désastre sanitaire et économique ne sont pas ceux qu’il appelle « nous », c’est à dire les retraités, les employés et les plus ou moins fortunés - cad les moins fortunés.

    A mon avis il serait temps de faire payer ceux qui depuis 40 ans profitent de la politique libérale , parce que ce sont les mêmes personnes qui ont corrompu et poussé les politiciens « au pouvoir » à dévaliser le patrimoine et les caisses publiques au profit des « investisseurs » et autres vautours de l’après 1989 .

    Pour Götz Aly l’époque nazie est un joli prétexte pour faire appel à notre mauvaise conscience nationale en criant gare à ne pas répéter les erreurs des nazies. Là il faudra rembourser au lieu de mener une guerre.

    Qu’il le dise à Romano Prodi et aux partenaires allemands de Goldmann-Sachs qui ont incité les chefs d’état et les banques centrales à suivre de nos jours les principes développés par Hjalmar Schacht pour relancer l’économie allemande en 1933.

    Götz Aly ne partage évidemment pas cette perspective. Il fait partie de l’élite qui a amplement profité de la redistibution continue des richesses européennes après la victoire de ses commanditaires sur le socialisme étatique à l’Est.

    31.3.2020 - Götz Aly - Warum wir alle die aufgenommenen Schulden bald nach der Corona-Krise zurückbezahlen müssen.
    ...
    Vor allem bediente sich die NS-Regierung hemmungsloser Staatsverschuldung. Diese ermöglichte die äußerlich perfekte Überwindung der Krise – Wirtschaftsboom und Vollbeschäftigung. Die Leute fragten nicht, und fragen auch heute nur selten, woher das Geld für ihre so sehr erwünschten Hilfen in schweren Zeiten kommt. Deshalb verschaffte die Politik der ungedeckten Schecks Hitler bis 1939 ständig wachsende Zustimmungswerte. Und in diesem Zusammenspiel von Volk und Führung steuerte Deutschland geradewegs in die Alternative Staatsbankrott oder Krieg. Das prognostizierten Staatswissenschaftler wie der konservative Carl Friedrich Goerdeler und der ordoliberale Wilhelm Röpke schon früh.

    So gesehen war der von Deutschland verursachte Zweite Weltkrieg die blutigste Konkursverschleppung der Geschichte.Nach der Coronakrise sollten die dafür aufgenommenen Schulden bald zurückbezahlt werden, und zwar von uns allen, die wir jetzt davon profitieren – von Rentnern wie von Lohn- und Gehaltsempfängern, von mehr und von weniger Bemittelten.

    Hjalmar Schacht
    https://de.wikipedia.org/wiki/Hjalmar_Schacht#Nationalsozialismus

    Grundsätze deutscher Wirtschaftspolitik. von Schacht, Hjalmar : (1932) | Antiquariat Im Seefeld / Ernst Jetzer
    https://www.zvab.com/erstausgabe/Grunds%C3%A4tze-deutscher-Wirtschaftspolitik-Schacht-Hjalmar-Oldenburg/22841828481/bd

    Quand Götz Aly cite Carl Friedrich Goerdeler il est intéressant de savoir qu’il parle du père du fondateur de KPMG Reinhard Goerdeler. Schacht et Goerdeler furent membres de la même classe de dirigeants bourgeois qui mènent les affaires sans égard de la couleur du parti au pouvoir. Leur goût pour un régime plus ou moins brutal fait qu’en fonction des besoins du capitalisme c’est tantôt l’un tantôt l’autre qui tient les rênes de la politique économique. Initialement Schacht était aussi opposé aux nazis que Goerdeler et il a été mis à l’écart du pouvoir par ses grands chefs une fois son rôle accompli. Sans doute Schacht était un personnage moins courageux que Goerdeler mais il partageait avec lui l’intention de stabiliser le régime bourgeois.

    Reinhard Goerdeler - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Reinhard_Goerdeler

    Reinhard Goerdeler (26 May 1922 – 3 January 1996) was a German accountant who was instrumental in founding KPMG, the leading international firm of accountants. Goerdeler was born in Königsberg, East Prussia (today Kaliningrad) as the son of Carl Friedrich Goerdeler, a leading anti-Nazi activist and mayor of the city of Leipzig.

    #Allemagne #économie #crise #lutte_des_classes #journalisme

  • Le gouvernement attaque le #Code_du_travail, mais refuse que les riches fassent un effort
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-attaque-le-Code-du-travail-mais-refuse-que-les-riches-fa

    Mais si le gouvernement attaque le Code du travail sans frémir et sans discussion (les ordonnances n’ont pas besoin de l’aval du Parlement), il refuse de demander tout effort aux plus riches. Il a rejeté, ainsi que la majorité La République en marche (LREM) et Les Républicains (LR), une proposition d’augmenter la #contribution des contribuables les plus aisés à l’effort commun. Cela s’est déroulé le 20 mars, au Sénat. Le groupe des sénateurs de gauche (« communiste républicain citoyen et écologiste ») a proposé un relèvement de la contribution exceptionnelle sur les #hauts_revenus, instaurée en 1991. Il était proposé que le taux de cette contribution soit porté à 5 % au lieu de 3 % pour les revenus dépassant 250.000 € par an.

    Proposition sèchement refusée, ce qui a suscité la colère du sénateur (PC) Fabien Gay : « On a mis une heure de débat pour mettre à bas les acquis sociaux et le Code du travail (…). Et là, on vous propose — pas un amendement révolutionnaire, pas une spoliation — de passer de 3 à 5 %, et on nous dit, “c’est pas le moment, on verra plus tard”. Mais quand ? »

    Un amendement visant à rétablir l’#ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) a aussi été rejeté sans discussion.

    #fiscalité #lutte_des_classes

  • #Dette_publique : #austérité avec #intérêts - #DATAGUEULE 96 - DataGueule
    https://peertube.datagueule.tv/videos/watch/a57b0b52-3bda-49b2-ae5c-365f0dc600c1


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    #Transition_écologique, lutte contre la #pauvreté, réforme des #retraites : il est une data qui permet de justifier toutes les inactions et les rigueurs... Mais c’est le chiffre de la dette publique, bien sûr ! Et parce que nous vivons soit disant au dessus de nos moyens, il nous faudrait nous soumettre aux créanciers et au chantage à l’austérité. Bien sûr. Pourtant, à bien y regarder c’est moins les dépenses publiques que les cadeaux fiscaux qui creusent notre dû. Alors, au fait, à qui profite la dette ?

    #traité_de_Maastricht #carmen_reinhart #kenneth_rogoff #isf #impôt #trésor_public #banque_centrale #Grèce #sécurité_sociale #fiscalité #pression_fiscale #propriété_privée #philosophie #expropriation #révolution_française #défaut_sur_la_dette #audit_de_la_dette #lutte_des_classes #flat_tax #dépenses_fiscales #niches_fiscales #inflation #responsabilité_politique

    Invité : Arthur Jatteau, MCF en économie et sociologie à l’université de Lille, membre des #économistes_atterrés

  • Une écologie des riches | Aude Vidal
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Une-ecologie-des-riches

    C’est une affirmation à tempérer mais, sans attendre des politiques de transition écologique, nous avons dès maintenant la possibilité et la responsabilité de baisser notre impact sur l’environnement en adoptant quelques bons principes de vie : choisir les mobilités douces, acheter des produits bio tant alimentaires que cosmétiques, d’entretien ou textiles, trier ses déchets, rénover sa maison avec des matériaux écologiques, habiter un logement pas trop grand, produire moins de déchets en utilisant des objets réutilisables et des aliments en vrac et moins transformés, moins chauffer son logement, ne jamais prendre l’avion. J’en oublie peut-être… Source : Mon blog sur l’écologie (...)

  • Linkspartei: Digitaler oder alter Kapitalismus? (neues-deutschland.de)
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1129799.linkspartei-digitaler-oder-alter-kapitalismus.html

    08.12.2019 von Peter Nowak - Konferenz der Linkspartei stellte Fragen nach den eigenen Ansprüchen im digitalen Zeitalter

    Vor knapp 10 Jahren gab es noch zwei gegensätzliche Szenarien für die digitale Gesellschaft. Manche Linke sahen einen Freifahrtschein in den Kommunismus, eher Konservative darüber klagten, dass ganze Branchen wie die Musikindustrie durch das Internet ruiniert würden. Nichts davon ist eingetreten, konstatierte Sabine Nuss. Sie beschäftigt sich seit Jahren wissenschaftlich mit dem digitalen Kapitalismus und gehört zu den Herausgeber*innen des Sammelbandes »Marx und die Roboter«. Am Samstag moderierte sie den Abschluss der von der Linkspartei organisierten Digitalkonferenz mit dem programmatischen Titel »(K)eine automatische Revolution«. Für Sabine Nuss sind die Klammern überflüssig. Es habe sich in den letzten Jahren an vielen Punkten gezeigt, dass die Digitalisierung den Kapitalismus stärkt.

    Über die Frage nach linken Gegenkräften tauschten sich die Teilnehmer*innen am Samstag in zahlreichen Workshops aus. Eingeladen waren Gewerkschaft*innen, Wissenschaftler*innen, Softwareentwickler*innen und Politiker*innen der LINKEN. Die Bandbreite der Debatte wurde schon in den Workshops deutlich. Ihre Themen: »Welchen Sozialstaat brauchen wir für den sozialen Wandel?«. »Leben, lernen und arbeiten in digitalen Dörfern«. Oder »Digitalisierung im Gesundheits- und Pflegesystem und in der Bildung«.

    Mit allgemeinen gesellschaftlichen Fragen beschäftigte sich der Workshop »Die Demokratie- und Eigentumsfrage stellen«. Mehrere Teilnehmer*innen betonten, dass eine Demokratisierung der Internetkonzerne nicht mit ihrer Verstaatlichung gleichzusetzen ist. Es könne nicht darum gehen, staatlichen Behörden mehr Daten zukommen zu lassen.

    Weitgehend Konsens bestand darin, dass das Internet Bestandteil der öffentlichen Infrastruktur sein soll - wie Wohnungsbau, Bildung oder Gesundheit. Der Vorsitzende der LINKEN Bernd Riexinger wies auf den Widerspruch hin, dass das Internet viele Güter kostenlos zur Verfügung stellt, dass aber durch das kapitalistische Profitinteresse Barrieren eingebaut werden, die genau das verhindern sollen. Riexinger sieht gute Chancen für seine Partei, mit diesen Widersprüchen zu arbeiten.

    Das war auch zentrales Thema der Abschlussrunde, die sich mit »digitalen Klassenkämpfen« beschäftigte. Die Journalistin Nina Scholz lehnte den Begriff genauso ab wie auch den Terminus »digitaler Kapitalismus«. Es sei vielmehr der alte Kapitalismus, der schon immer auf Ausbeutung und Arbeitskampf beruhe, betonte Scholz. Sie kritisierte, dass auch die Linkspartei einen feuilletonistischen Katastrophendiskurs bediene und bei der Digitalisierung wie das Kaninchen auf die Schlange starre. Nicht die Gig-Ökonomie, sondern die Gig-Ökonomisierung der Arbeitsverhältnisse sei gewachsen.

    Die tatsächlichen Klassenkämpfe seien viel weiter, moniert Scholz die nach ihrer Ansicht zahmen Lösungen der LINKEN. »Warum wird von einem digitalen New Deal und nicht von der Verstaatlichung von Airbnb gesprochen, fragte Scholz mit Verweis auf ein von den LINKE-Politikerinnen Katja Kipping, Anke Domscheit-Berg und Katalin Gennburg vorgelegtes Positionspapier «Digitale Demokratie statt Herrschaft der Monopole». Als Beispiel führte Scholz aktuelle Kämpfe von Google-Beschäftigten in verschiedenen Ländern an.

    In den Workshops erinnerte ein Teilnehmer an die Konferenz «Bytes und Bäume», auf der im letzten Jahr die Frage gestellt wurde, welchen Beitrag die Tech-Industrie im Nachhaltigkeits- und Klimadiskurs leisten könne. Dort hätten Mitglieder der LINKEN kaum eine Rolle gespielt. Bernd Riexinger sieht aber gerade eine zentrale Aufgabe der LINKEN dahin, die Kämpfe der Klimabewegung mit den Interessen der Beschäftigten zu verbinden. In der Tarifrunde 2020 für die Beschäftigten des Öffentlichen Nahverkehrs (ÖPNV) sah er eine gute Chance, Gewerkschaften und Klimaaktivist*innen zusammenzubringen. Schließlich gehe es beiden um die Stärkung des ÖPNV. Das Beispiel gab den Einwänden von Nina Scholz Recht. Hier handelt sich um Klassenkämpfe im Kapitalismus ganz ohne das Adjektiv digital.

    #Allemagne #gauche #numérisation #lutte_des_classes #auf_deutsch

  • Attention ! Ce blog « carbure » au #nihilisme.

    Où l’on déconstruit l’idéologie du #green_new_deal en égratignant au passage son égérie suédoise en laissant les lecteur·rices sur leurs « fins ». Le communisme pourra-t-il mieux faire ? Pas si sûr ...
    (Je vous en propose ci-dessous le passage émotionnellement le plus neutre).

    Le vert est la couleur du dollar. A propos de Greta et de la transition technologique – carbure
    https://carbureblog.com/2019/11/01/le-vert-est-la-couleur-du-dollar-a-propos-de-greta-et-de-la-transition-

    Le capitalisme n’est pas une technostructure qui finirait par devenir obsolète et par s’arrêter faute de matières premières, mais un rapport social d’exploitation, c’est-à-dire une domination de classe fondée sur l’extraction de plus-value qui veut se maintenir pour elle-même, quelles que soient les conditions et l’arrière-plan catastrophique ou non de cette domination. La catastrophe écologique et les perturbations sociales qu’elle risque d’entraîner ne constituent pas une remise en cause de ce rapport en tant que tel, à moins de considérer que l’essence du capital repose dans une bonne vie bien organisée : elle vient simplement s’ajouter aux conditions de crise. Dans ces circonstances, que quelques personnes possédant du terrain parviennent à pratiquer la permaculture entre elles ou à mettre des revenus en commun n’a rien d’impossible, tant qu’elles ont les moyens de payer et que l’Etat ne les considère pas comme une menace (ce qui inscrit leur absolue marginalité dans la liste de leurs conditions nécessaires d’existence). Et outre la question de la possibilité de ces expériences, on peut aussi se demander si elles sont bien désirables : l’importance du patrimoine foncier dans ce genre d’alternatives, telles qu’elles peuvent déjà exister, et l’exploitation des plus précaires par de petits propriétaires peuvent nous donner une idée de la structure de classe qui s’y dessine. La classe moyenne n’a jamais rien fait d’autre que tenter de s’extraire, même précairement, de la condition commune : qu’elle vote ou qu’elle plante des choux, cela n’a jamais rien changé à quelque catastrophe que ce soit. Il n’y a rien d’étonnant à ce que même à la dernière extrémité, en une ultime robinsonnade, elle ne parvienne pas à imaginer autre chose que ce qu’elle connaît, et préfère considérer que la catastrophe est inévitable qu’envisager le dépassement des rapports sociaux qui la constituent comme classe.

    #critique_de_la_valeur #marchandisation #communisme #communisation #capitalisme #lutte_des_classes

  • agenda de lutte
    https://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1113-agenda-de-lutte

    Mercredi 4 décembre Manifestation du CSP : 18 h 30, Place de la république, Lille Jeudi 5 décembre Rassemblement des grévistes de du CHU de Lille : 12 h, Parvis de l’ARS Hauts-de-France, Lille. Manifestation régionale pour les retraites : 14 h 30, Porte de Paris, Lille Assemblé générale : 18 heures, Bourse du Travail, 254 boulevard de l’usine, Lille. Samedi 7 décembre Manifestation contre le chômage et la précarité, 14h30, Porte de Paris, Lille

    #En_vedette #Lutte_des_classes

  • Uber, Deliveroo… : sous l’emballage, le clivage social - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/27/uber-deliveroo-sous-l-emballage-le-clivage-social_1765925

    Derrière un vernis de modernité, les plateformes de l’économie numérique adoptent les schémas classiques du capitalisme. Des trentenaires blancs diplômés d’école de commerce dirigent des jeunes de banlieue et issus de l’immigration, sans que les deux groupes ne se mélangent.

    #travail #lutte_des_classes

  • A quand les tabliers jaunes ?
    https://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1101-a-quand-les-tabliers-jaunes

    https://labrique.net/images/numeros/numéro58/diego_hln_2site.jpg

    Un scandale ordinaire. Au départ, des personnes qui ont une passion, un savoir-faire apprécié et une volonté de faire plaisir aux gens… À l’arrivée, le dégoût, les problèmes de santé, la dope, le découragement et la démission. Connaît-on vraiment les conditions de travail dans ces « petits restos » lillois où beaucoup ont sans doute mangé au moins une fois ? À travers le parcours de Folakey, La Brique révèle l’arrière-goût amer des cuisines.

    #En_vedette #Lutte_des_classes

  • FRANÇOIS RUFFIN, LEUR ÉCOLOGIE ET LA NÔTRE | Là-bas magazine | Là-bas si j’y suis
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/francois-ruffin-leur-ecologie-et-la-notre

    Comme tout le monde Francois RUFFIN se repeint en vert et part en guerre pour le climat. Tous ensemble, nous sommes sur le même bateau, riches, pauvres, prolétaires et actionnaires, chouette, alors ! Finie la guerre des classes ! Macron et ses copains se frottent les mains. Eh non, dit Ruffin, au contraire, la #crise_écologique renforce la #lutte_des_classes. #Lutte_sociale, #lutte_environnementale, mêmes combats, mêmes adversaires, mêmes forces destructrices, mêmes #multinationales avec leurs #lobbies, leurs bataillons d’avocats, leurs éditorialistes, leurs élus jusqu’aux sommets des États.

  • « Avec la réforme, les #Retraites de demain ne seront pas suffisantes pour maintenir son niveau de vie »
    https://www.bastamag.net/Reforme-des-retraites-systeme-a-points-penibilite-age-de-depart-duree-de-c

    La réforme des retraites voulu par Emmanuel Macron fait basculer le système par répartition vers un système individualisé, à points. Chacun vivra dans l’illusion qu’il reste maître du niveau de sa future pension, mais exercer un métier pénible ou précaire, connaître des périodes de chômage, se retrouver en invalidité sont autant de facteur qui feront baisser les points accumulés. Entretien avec l’économiste Michaël Zemmour. Basta ! : Cette réforme, et le passage à un système à points, sera-t-elle plus (...) #Décrypter

    / #Luttes_sociales, Quel avenir pour nos protections sociales ?, #Entretiens, Retraites, #Inégalités, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Où va Le Monde ?
    https://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1095-ou-va-le-monde

    https://labrique.net/images/numeros/numéro58/gilets_jaunes_commerce.png

    Pas besoin d’une rhétorique aiguisée pour chercher à convaincre de la menace que font peser les Gilets jaunes sur le pays. Quand il s’agit de défendre l’ordre établi, Le Monde, sacro-saint quotidien de référence, n’hésite pas à s’adonner aux pratiques journalistiques de bas étage : le micro-trottoir sélectif. On a cru à la parodie en lisant l’article publié le 12 janvier intitulé « À Lille, les gilets jaunes n’emmerdent pas les bonnes personnes ».

    #En_vedette #Lutte_des_classes

  • Urbane Kämpfe - Peter Nowak
    https://peter-nowak-journalist.de/2019/10/02/urbane-kaempfe

    Google, Facebook, Uber: Das Buch von Katja Schwaller nimmt die Aus­beu­tungs­ver­hält­nisse der Kon­zerne unter die Lupe, die das neue kapi­ta­lis­tische Akku­mu­la­ti­ons­modell prägen und beschreibt Wider­stands­formen. Die Autorin lebte in Zürich und so ist auch der Euro­p­allee ein Kapitel gewidmet.

    Kürzlich hat das Par­lament des US-Bun­des­staat Kali­fornien ein Gesetz beschlossen, das den Beschäf­tigten der Fahr­dienst­leister Uber und Lyft ein Recht auf Min­destlohn und weitere Sozi­al­leis­tungen garan­tiert. Es ist auch ein Erfolg einer wach­senden Pro­test­be­wegung in den USA, die sich gegen Kon­zerne wie Google, Facebook und Uber richtet. Die Jour­na­listin Katja Schwaller hat ein Buch her­aus­geben, das über diese .…

    .…. «urbanen Kämpfe in der San Fran­cisco Bay Area» infor­miert.

    Die Welt der Armut

    In 15 Bei­trägen und Inter­views wird sehr anschaulich beschrieben, welche gra­vie­renden Umwäl­zungen der Arbeits- und Lebens­be­din­gungen vieler Men­schen mit dem Auf­stieg der Gig-Öko­nomie ver­bunden sind. Der Soziologe Chris Herring beschreibt die Kri­mi­na­li­sierung von Obdach­losen durch eine mit­tel­stän­dische Bevöl­kerung, die sofort die Polizei alar­miert, wenn sie einen ver­meintlich Woh­nungs­losen sehen. «Obdach­lo­sigkeit ist in der San Fran­cisco Bay all­ge­gen­wärtig. Rund 20000 Men­schen schlafen in der Metro­po­len­region jede Nacht unter Brücken, in Haus­ein­gängen in Autos oder Not­über­nach­tungen», wird die Welt der Armut und Not beschrieben, die oft und gerne über­sehen wird, wenn über das Silicon- Valley berichtet wird. Diese Obdach­lo­sigkeit in den Städten ist ein neueres Phä­nomen.« Erst in den späten 1970er und frühen 1980er Jahren traten erstmals Szenen auf, wie wir sie in San Fran­cisco nur zu gut kennen: riesige Zelt­städte unter Auto­bahn­brücken und in Wohn­vierteln, lange Schlangen vor Sup­pen­küchen und Tau­sende, die von Sup­pen­küchen und von Essen­s­tafeln abhängig sind», beschreibt Chris Herring eine Ent­wicklung im glo­balen Kapi­ta­lismus. Die Armut ist wieder Teil des Alltags und auch längst in fast allen euro­päi­schen Metro­polen ein­ge­zogen.

    Der Berg gewöhn­licher Arbeit

    Der Wirt­schafts­geo­graph Richard Walker widerlegt den Silicon-Valley-Mythos von den saube- ren, gut bezahlten Arbeits­plätzen. Das treffe nur für einen kleinen Teil der Tech­niker zu. Walker richtet seinen Blick auf die vielen «ungla­muo­rösen Jobs in den Maschi­nen­hallen, Lager­hallen, Küchen und Last­wagen», ohne die die Tech-Industrie nicht funk- tio­nieren würde. «Die Tech-Industrie ist viel­leicht die Spitze der modernen indus­tri­ellen Ent­wicklung, Inno­vation und Pro­fi­ta­bi­lität. Doch sie beruht immer noch auf einen ganzen Berg weniger qua­li­fi­zierter, gewöhn­licher Arbeit», schreibt Walker am Schluss eines auf­schluss­reichen Auf­satzes. Damit wider­spricht er auch Uber-Pro­pa­ganda, wie sie der süd­afri­ka­nische Poli­tik­wis­sen­schaftler und asso­zi­iertes Mit­glied des Ein­stein-Zen­trums in Digitale Zukunft in Berlin Ayad al-Ani in einem Interview mit der links­li­be­ralen Wochen­zeitung Jungle World ver­breitet. Dort sti­li­siert er die Crowdworker*innen als Gruppe von Individualist*innen, die Gewerk­schaften zur juris­ti­schen Beratung akzep­tieren, aber auf Kon­zepte gewerk­schaft­licher Gegen­macht nicht ansprechbar sind. Dabei müsste es gerade darum gehen, aus den vielen indi­vi­duell aus­ge­beu­teten Beschäf­tigten durch kon­krete Kämpfe und Bil­dungs­arbeit eine neue Klas- se mit gemein­samen Inter­essen und Kampf­ak­tionen zu formen. Dafür gibt es genügend Anre­gungen.

    Von San Fran­cisco in Euro­pa­allee

    In meh­reren Kapiteln werden unter­schied­liche Pro­test­formen gegen Google, Uber und Co. vor­ge­stellt. Dazu gehört die Blo­ckade von Google-Bussen, in denen die gut­be­zahlte Schicht der Beschäf­tigten von ihren Lofts zu ihren Arbeits­plätzen trans­por­tiert werden. Die Her­aus­ge­berin des Buches Katja Schwaller hat lange in der Schweiz gelebt, das Buch wurde auch von der Schweizer Kul­tur­stiftung Pro Hel­vetia finan­ziell gefördert. Wich­tiger ist, dass Schwaller in der Ein­leitung Bezüge zur Schweiz herstellt:«DieBayAreamag in gewisser Weise das Labo­ra­torium der High-Tech- Industrie aus dem Silicon Valley sein. Doch Letztere ist eine globale Ope­ration: Von den iphone-Fabriken im chi­ne­si­schen Shenzhen zu den Berg­bau­minen im Kongo, von den Ama­zon­ver­ar­bei­tungs­zentren in Vir­ginia zum gigan­ti­schen Google-Campus in San Jose, von der geplanten Smart City in Toronto bis zur Startup-Szene in Berlin oder der Euro­pa­allee in Zürich».

    Über die schreibt die Schweizer Künst­lerin Romy Rüegger einen kurzen Beitrag im Buch. Dort ist sie auf die Ver­än­de­rungen ein­ge­gangen, die der Züricher Bou­levard durch den Zuzug von Google erfahren hat. «Die feh­lenden Bäume in der Euro­pa­allee sind ersetzt durch unter­ir­dische Stränge, Strom­kabel und Daten­lei­tungen». Vor allem aber sind die Grund­stücks­preise rund um den Züricher Haupt­bahnhof nach Angaben des Vereins Neugass um 89 Prozent gestiegen. Ruegger erwähnt aber auch, dass das zivil­ge­sell­schaft­liche Enga­gement Spuren hin­ter­lassen hat. «Unter Druck der Öffent­lichkeit und mit Verweis auf die 30-Prozent- Klausel für genos­sen­schaft­liches Wohnen, welche die Stadt Zürich erreichen soll, wurde von Initia­tiven aus der Bevöl­kerung ein Teil der noch unbe­bauten Bahn­hofs­ein­falls­schneisen mitt­ler­weile für genossen- schaft­liches Bauen ein­ge­fordert». Es wird zu beobach- ten sein, ob solche Pro­jekte mehr sind als ein ökolo- gisches Män­telchen, dass sich Kon­zerne wie Google gerne umhängen, um sich als die freund­li­chere, öko- logi­schere Variante des Kapi­ta­lismus anzu­preisen.

    Erfolg ist möglich

    Die im Buch vor­ge­stellten Wider­stands­formen gegen Uber, Google und Co. zeigen, dass man auch Er- folg haben kann, wenn man sich auf die Koope­ra­tions- und Dia­log­an­gebote dieser Kon­zerne nicht ein­lässt.

    Eryn McElroy stellt ein Map­ping­projekt vor, auf denen Orte der Ver­drängung auf­ge­führt sind. Darüber berichtete McElroy 2017 in Berlin auf einer Ver­an­staltung Ber­liner Anti-Google-Kam­pagne. Mitt­ler­weile ist der geplante Google-Campus in Berlin-Kreuzberg für einige Jahre ver­schoben worden. Davon handelt der letzte Beitrag des Buches. Die Ber­liner Anti-Google- Aktivist*nnen haben von ihren Freund*nnen in den USA gelernt, dass nicht Ver­hand­lungen mit den Konzern sondern Wider­stand Erfolge bringen. McElory beschreibt, wie sich in den urbanen Kämpfen ver­schiedene Wider­stands­formen zusam­men­ge­funden haben. Betrieb­liche Kämpfe gegen eine Kün­digung mit Stadt­teil­in­itia­tiven, die sich gegen die Gen­tri­fi­zierung wehrten.

    Das Buch ist aber vor allem deshalb so wichtig, weil die Aus­beu­tungs­ver­hält­nisse der Kon­zerne unter die Lupe nimmt, die das neue kapi­ta­lis­tische Akku­mu­la­ti­ons­modell prägen werden. Auch die durchaus begrüs­sens­werte Bewegung gegen die alte for­dis­tische Auto­mo­bil­in­dustrie läuft Gefahr, am Ende Uber, Google und Co. in die Hände zu spielen, wenn sie keine klar anti­ka­pi­ta­lis­tische Per­spektive ent­wi­ckelt. Konzernsprecher*innen von Uber reden in höchsten Tönen von der Ver­schrottung der alten Auto­mo­bil­in­dustrie und bieten ihre Pro­dukte als Alter­native an. Aber die gesamte app-basierte Öko­nomie ist weder öko­lo­gisch noch frei von Aus­beutung. Es wäre über­haupt nichts gewonnen, wenn auf den For­dismus der Ube­rismus folgt. Daher wird im Buch der Wider­stand des 21. Jahr­hun­derts beschrieben.

    #mondialisation #uberisation #lutte_des_classes #capitalisme #syndicalisme #logement #travail #USA #San_Francisco

  • Le rail, un nouveau France Télécom
    https://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1063-le-rail-un-nouveau-france-telecom

    https://labrique.net/images/numeros/Numéro_59/Deuil_collectif.jpg

    Un an après le grand mouvement de grève de l’an dernier à la SNCF, où en est-on ? Rappel : 2018, la SNCF se mobilise contre la loi ferroviaire du gouvernement Philippe, qui prépare la privatisation de l’entreprise. Les centrales syndicales, toutes mobilisées, font le choix discuté de la grève perlée : deux jours de grève tous les cinq jours. L’idée ? Tenir, ne pas se mettre à dos l’opinion publique (ou son expression supposée par les médias dominants), tirer les leçons des échecs précédents. Après un départ radical et convaincu, le mouvement s’essouffle pourtant, malgré plusieurs appels à reconduire la grève jour après jour. Aujourd’hui, la lutte redémarre. Pourquoi maintenant ? Que s’est-il passé entretemps (...)

    #En_vedette #Lutte_des_classes

  • Pride (2014) : retours croisés sur une #convergence_des_luttes
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/pride-2014-regards-croises

    Pride, film indépendant sorti en 2014 est une comédie qui se veut grand public et fut effectivement un succès remarqué et récompensé. Nous vous proposons ici deux textes avec deux points de vue complémentaires pour revenir en analyse sur ce film. Divergences dans la convergence par Noëlle Dupuy Pride raconte l’histoire « vraie » de la rencontre […]

    #Brèves #Cinéma #grève #lgbt #lutte_des_classes #queer

  • Bienvenue au lycée professionnel (2/4) : Un monde du travail en miniature
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/bienvenue-au-lycee-professionnel-24-un-monde-du-travail-en-miniature
    LSD, la série documentaire par Perrine Kervran - france culture

    En 1986, pendant la loi « 2 laquais » je ne sais plus très bien où j’étais mais pas dans la rue. Déjà en 85, j’étouffais et je suis parti droper dans le sud , en Ariège. Un vrai vent de liberté, j’en avais besoin car encore marqué par l’apprentissage, l’armée me déclarait inapte, réformé P4 alors que je n’avais pas encore gobé mon premier acide. Comme quoi, inutile de s’imbiber de Lysergik Säure Diethylamid pour jouer au crétin.

    2 liens de cette émission :
    Le travail, l’école et la production des normes de genre. Filles et garçons en apprentissage (en France) Prisca Kergoat
    https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2014-1-page-16.htm

    Les Lascars du LEP électronique 1986
    https://www.youtube.com/watch?v=n28JP8Nfjp4

    « Les lascars du LEP électronique » est un film sur le mouvement étudiant et lycéen contre le projet de loi Devaquet de 1986. Ce film a été réalisé à la fin de cette année 86 par un groupe de lycéens qui développe alors une critique du mouvement auquel ils ont eux-mêmes participés : critique de l’insuffisance des revendications étudiantes, critique des orgas politiques, avec une critique sociale plus globale.

    + de texte sous la video
    #enseignement_professionnel #apprentissage #travail #critique_du_travail #lutte_des_classes

  • Le rail, un nouveau France Télécom
    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1063-le-rail-un-nouveau-france-telecom

    http://labrique.net/images/numeros/Numéro_59/Deuil_collectif.jpg

    Un an après le grand mouvement de grève de l’an dernier à la SNCF, où en est-on ? Rappel : 2018, la SNCF se mobilise contre la loi ferroviaire du gouvernement Philippe, qui prépare la privatisation de l’entreprise. Les centrales syndicales, toutes mobilisées, font le choix discuté de la grève perlée : deux jours de grève tous les cinq jours. L’idée ? Tenir, ne pas se mettre à dos l’opinion publique (ou son expression supposée par les médias dominants), tirer les leçons des échecs précédents. Après un départ radical et convaincu, le mouvement s’essouffle pourtant, malgré plusieurs appels à reconduire la grève jour après jour. Aujourd’hui, la lutte redémarre. Pourquoi maintenant ? Que s’est-il passé entretemps (...)

    #En_vedette #Lutte_des_classes