• 20-21 août 1940 : Staline faisait assassiner Trotsky (une sélection d’articles de #Lutte_Ouvriere)

    En assassinant #Trotsky, #Staline ne réglait pas une rivalité personnelle, mais s’efforçait de tuer l’idée même du communisme révolutionnaire et de l’#internationalisme. Aujourd’hui, alors que le capitalisme en crise démontre sa complète faillite, il est important de rappeler que les idées de la révolution, les idées du #communisme que nous a léguées Trotsky existent toujours.

    L’avenir de l’humanité ne peut appartenir à ce système barbare qu’est le #capitalisme, fait d’injustice, de famine, de misère et d’obscurantisme. Il appartient au communisme.

    20 août 1940 : Trotsky mourrait assassiné par Staline #archiveLO (18 août 1970)

    Août 1940 : Trotsky était assassiné sur ordre de Staline #archiveLO (24 août 1990)
    – 1) Internationalisme bolchevik et sa négation stalinienne


    – 2) 50 ans avant Gorbatchev, en faisant assassiner Trotsky, Staline essayait d’assassiner le communisme

    Août 1940 : Staline faisait assassiner Trotsky https://journal.lutte-ouvriere.org/2000/08/25/il-y-60-ans-aout-1940-staline-faisait-assassiner-trotsky_177 #archiveLO (25 août 2000)

    En août 1940, Staline faisait assassiner Trotsky... mais les idées de Trotsky sont toujours vivantes ! https://journal.lutte-ouvriere.org/2010/08/18/en-aout-1940-staline-faisait-assassiner-trotsky-mais-les-ide #archiveLO (20 août 2010)

  • Les #taux_d_intérêt au plus bas, manifestation du parasitisme achevé du #capitalisme | Le mensuel de #Lutte_Ouvriere (Lutte de Classe n°201 - juillet-août 2019)

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2019/06/29/les-taux-dinteret-au-plus-bas-manifestation-du-parasitisme-a

    Mercredi 30 janvier, devant la menace, annoncée de toute part, d’une entrée en récession de l’économie américaine, la #banque_centrale des États-Unis, la FED, a annoncé une pause dans le relèvement de son principal taux directeur. La #FED, soucieuse de rassurer les marchés financiers sur leurs possibilités d’accéder à de l’argent pas cher, a promis qu’en 2019 ces taux resteraient à 2,5 %, soit le plus bas taux pratiqué par la banque centrale en fin de cycle (à la veille d’une récession) depuis au moins quarante ans. En Europe, la même tendance se confirme. La Banque centrale européenne, la #BCE, si elle a réduit la quantité d’argent qu’elle injecte dans les marchés financiers, maintient son principal taux directeur à 0 %. Il en va de même au Japon et au Royaume-Uni. Au total, cela fait près de dix ans, du jamais vu, que les taux directeurs des banques centrales des pays riches restent au plus bas, malgré tous les inconvénients que cela entraîne. Une telle situation n’est pas fortuite, elle est la manifestation, à sa manière, de l’impasse dans laquelle se trouve l’#économie capitaliste. [...]


    Sommaire :
    – Taux d’intérêt et #taux_de_profit
    – Le rôle des banques centrales
    – Des variations cycliques…
    – … et un mouvement de fond
    – Derrière les taux bas, la #crise permanente

  • #Grèce : #Tsipras chute, discrédité par sa soumission au capital | #editorial de #Lutte_Ouvriere
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/grece-tsipras-chute-discredite-par-sa-soumission-au-capital-133251.h
    #capitalisme

    [...] Aujourd’hui, après avoir soulevé bien des illusions, on comprend que les années d’austérité à la sauce #Syriza soient restées en travers de la gorge des travailleurs grecs. Et, la droite discréditée il y a encore quelques années, en a profité pour revenir aux affaires. Elle continuera les plans d’austérité et la politique anti-ouvrière tout en l’aggravant. Elle ajoutera également sa touche profondément réactionnaire dans ce pays où la dictature militaire a régné de 1967 à 1974.

    Pour nous, travailleurs, la leçon de cette évolution est que ceux qui prétendent s’opposer aux puissances de l’argent sans vouloir s’attaquer aux racines du pouvoir de la bourgeoisie se condamnent à devenir de nouveaux serviteurs de celle-ci.

    Leur politique est une impasse et les illusions qu’ils créent nous désarment. Il n’y aura pas de sauveur suprême. Et notre seule perspective ne peut être que de mener nous-mêmes le combat jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation des grandes banques et des grandes entreprises. L’utopie n’est pas de vouloir renverser l’ordre social capitaliste. C’est de croire que les intérêts des travailleurs sont conciliables avec la domination du grand capital.

  • Cause animale, véganisme et antispécisme | Le mensuel de LO
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2019/06/29/cause-animale-veganisme-et-antispecisme_132985.html

    Cet exposé a été présenté à la fête de #Lutte_Ouvrière à Presles (8-10 juin derniers), parmi plusieurs dizaines d’autres conférences-débats.

    Sommaire :
    – Les rapports entre humains et animaux  : toute une histoire
    – Les animaux désormais soumis à la loi du profit
    – La souffrance animale dans l’industrie de la viande
    – Les vrais responsables, les capitalistes
    – Tous coupables selon les antispécistes
    – La mode végane, nouvelle source de profit
    – Les marxistes, soucieux de la protection de la nature
    – Le programme révolutionnaire et la #cause_animale
    – Renverser le système capitaliste, la mère de toutes les batailles

    #capitalisme #alimentation #véganisme #végétariannisme #spécisme #marxisme

  • Le mouvement ouvrier contre la “#préférence_nationale” (France, 1870-1914) | Le mensuel de #Lutte_Ouvriere
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2019/06/29/le-mouvement-ouvrier-contre-la-preference-nationale-france-1
    #nationalisme #internationalisme #lutte_de_classe #crise_sociale #crise_economique

    L’exposé ci-dessous a été présenté le 9 juin dernier à la fête de Lutte ouvrière, à Presles.

    Sommaire :
    – Une période de dépression et de mutations économiques
    – De la question sociale à la #question_nationale
    – Le #mouvement_ouvrier face aux divisions entre travailleurs
    – La bataille pour faire avancer les consciences ouvrières
    – La création de la #CGT, une étape importante

  • « Les morts se sont mis à parler » : actualité du combat des trotskystes soviétiques | Article du mensuel de #Lutte_Ouvriere
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2019/06/02/les-morts-se-sont-mis-parler-lactualite-du-combat-des-trotsk

    En janvier 2018, à Verkhnéouralsk, une petite ville de l’Oural, des ouvriers firent une découverte dans une ancienne prison. Sous le parquet d’une cellule, ils trouvèrent plus de 400 pages de publications trotskystes des années 1930, dont des numéros de la revue Le bolchevik-léniniste. Un groupe de détenus bolcheviques-léninistes (le nom que se donnaient les trotskystes soviétiques) avait rédigé ces pages, les avait copiées à la main et fait circuler. Cet isolateur, une prison à régime spécial où la police politique de Staline, le GPOu, regroupait les opposants pour mieux les isoler, compta jusqu’à près de 500 trotskystes.

    • « Les combats qu’il a menés ne sont pas affaire d’histoire, mais d’actualité pour les révolutionnaires d’aujourd’hui, car Trotsky et ses camarades sont restés les seuls à lever le drapeau du bolchevisme face à la bourgeoisie et à la contre-révolution stalinienne, en URSS comme ailleurs. Le trotskysme, et lui seul, a assuré la continuité du marxisme et du léninisme durant cette période. On ne peut être marxiste sans reprendre l’héritage du #bolchevisme, celui de la lutte pour la prise du pouvoir et contre la trahison de la #social_démocratie. De même, on ne peut valablement se revendiquer du #marxisme sans inscrire consciemment ses pas dans ceux de #Trotsky et des trotskystes soviétiques, seuls continuateurs du bolchevisme. »

  • Éditorial des bulletins d’entreprise (LO) du 27 mai 2019 :
    Après les européennes, il faut que le camp des travailleurs se renforce
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2019/05/28/apres-les-europeennes-il-faut-que-le-camp-des-travailleurs-s

    Le Pen-Bardella et Macron-Loiseau se disent satisfaits des résultats du scrutin européen. Le #RN termine la course en tête, et La République en marche estime avoir limité les dégâts. Tout avait été fait pour que les électeurs pensent qu’ils n’avaient le choix qu’entre le représentant des banquiers et la millionnaire d’#extrême_droite, entre la peste et le choléra. La liste #Les_Républicains enregistre un score faible. Une grande partie des électeurs de droite votent maintenant pour cet ancien ministre de Hollande qu’est #Macron : il mène une politique antiouvrière qui les comble.

    Dans une certaine mesure, le résultat des écologistes témoigne d’une inquiétude légitime sur l’avenir de la planète. Mais, sans une remise en cause du fonctionnement de l’économie, la protection de l’environnement ne peut que buter sur les intérêts des grands groupes capitalistes. Des #Verts à Hulot, les ministres écologistes ont servi d’alibi à bien des gouvernements, plus soucieux des profits de Total et autres pollueurs que de l’environnement.

    Quant aux salariés, aux chômeurs, aux retraités des classes populaires, ils sont largement restés à l’écart du scrutin. Aux abstentionnistes, nombreux dans les communes ouvrières, il faut ajouter les travailleurs immigrés qui, bien que vivant en France et y payant des impôts, sont privés du droit de vote.

    C’est tout le système politique qui est en cause : quel que soit le parti vainqueur dans les urnes, ce sont toujours les capitalistes qui dirigent. Et c’est encore plus criant pour ce Parlement européen, dont on ne sait pas vraiment à quoi il sert.

    Lorsque l’alternance entre la droite et la gauche gouvernementale fonctionnait, cette dernière était encore, par son histoire, liée au mouvement ouvrier, ce qui attirait la sympathie des classes populaires. Mais elle a défendu les institutions, en expliquant aux travailleurs qu’ils pouvaient changer leur sort par le vote. Aujourd’hui, après des années au pouvoir, elle s’est discréditée. En France, le RN de Le Pen s’est renforcé. En Italie, en Hongrie ou en Belgique, d’autres courants politiques xénophobes, partisans de régimes autoritaires, ont également progressé, comme en témoignent les résultats du scrutin.

    Face à cela, certains ont l’ambition de #reconstruire_la_gauche, de revenir au gouvernement pour gérer les affaires des capitalistes, comme l’ont fait Hollande et d’autres.

    Ce n’est pas ainsi qu’on peut s’opposer à l’extrême droite et à sa politique réactionnaire. Ce qu’il faut reconstruire, ce n’est pas la gauche de gouvernement, c’est un parti ouvrier, défendant réellement les intérêts du monde du travail.

    Les capitalistes mènent une guerre sociale. La politique de Macron depuis deux ans, dans la continuité de Sarkozy et de Hollande, en est l’expression. Et d’autres attaques sont à venir, contre les retraites ou contre les chômeurs. Aussi, #le_camp_des_travailleurs n’est pas une formule. Avant d’être un choix politique conscient, c’est une réalité sociale. Et, pour défendre ses intérêts, ce camp doit mener la lutte de classe.

    Pour modestes que soient les résultats de #Lutte_Ouvrière, soit 176 433 voix, ils confirment la présence d’un courant politique qui maintient la tradition révolutionnaire du #mouvement_ouvrier, l’#internationalisme face à la montée du #nationalisme et de la xénophobie. Renforcer ce courant, lui donner la force d’intervenir dans la lutte de classe, est essentiel en cette période d’offensive de la classe capitaliste. Il est indispensable de construire un parti représentant vraiment les intérêts des travailleurs, et qui ne soit pas prêt à les brader pour quelques strapontins ministériels.

    La société est aujourd’hui ravagée par la crise économique et la misère. Elle est sous la menace de guerres et de catastrophes écologiques. L’avidité de la bourgeoisie, la classe qui dirige le monde, la rend incapable de répondre aux problèmes qui se posent à l’humanité. Le fonctionnement du capitalisme exige qu’il renforce et perpétue l’exploitation et l’oppression du prolétariat. Tôt ou tard, cette oppression provoquera des révoltes. C’est à travers celles-ci que la classe ouvrière pourra mettre fin à la domination du grand capital.

    Le monde du travail en aurait la force. Mais il lui manque la conscience de ses formidables capacités. Cette conscience, un parti ayant pour objectif de mener la révolution sociale, un parti communiste révolutionnaire, doit l’incarner. L’avenir du monde du travail et, au-delà, de toute l’humanité en dépend.

  • La brochure #LO : « Contre le grand capital, le camp des travailleurs » (élections européennes 2019) est en ligne (format pdf)
    https://www.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/documents/brochure-avril-2019.pdf
    La seule liste d’extrême-gauche, internationaliste, anti-souverainiste ; la seule liste communiste révolutionnaire ; la seule liste non-réformiste ; la seule liste qui exprime les intérêts de classe des exploités.


    Sommaire :
    Les raisons de voter #Lutte_Ouvrière aux #élections_européennes https://www.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/documents/brochure-avril-2019.pdf

    - Contre la domination du grand capital (2)
    – Salariés ou retraités, embauchés, précaires ou au chômage, vous tous qui vivez de votre travail, exprimez vos exigences ! (3) #retraite
    – Augmentations massives des #salaires, des #pensions et des allocations Indexation de leur montant sur la hausse des prix (5)
    – Interdiction des #licenciements (7)
    – Imposer le #contrôle_des_travailleurs sur la marche des entreprises (8)
    – Plus que Macron, combattre le système capitaliste 9Un système économique en faillite (11)
    – Engager le combat contre la #classe_capitaliste (12)
    – Le rôle déterminant des #travailleurs (13)
    – Les élections européennes : une occasion d’affirmer nos intérêts de classe 16
    – L’#Union_européenne (17)
    – Quitter l’Union Européenne pour retrouver de la #souveraineté ? Une diversion et un mensonge (18) #souverainisme
    – Il faut renverser le #capitalisme (19)
    – La nécessité d’un #parti_révolutionnaire (21)
    – L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes (22)

    Quelques-unes de nos positions https://www.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/documents/brochure-avril-2019.pdf

    - #Fiscalité : « L’#impôt saigne le malheureux » (26)
    – Le #protectionnisme ne protège pas les travailleurs (27)
    – La #mondialisation, base économique du communisme (29)
    – Contre l’oppression des femmes (30) #féminisme
    #Migrants : des travailleurs qui doivent avoir le droit de circuler et de s’installer pour gagner leur pain (31)
    – Le #terrorisme, produit de l’ordre capitaliste mondial (33)
    #Écologie : la véritable menace contre l’#environnement et la planète, c’est le capitalisme (34)

    Version audio : https://presse.lutte-ouvriere.org/media/audioLO/Brochures/2019-04-brochure.mp3

  • Pour info :) Lors des #ElectionsEuropéennes des 25 et 26 mai prochains, #Lutte_Ouvriere présente la liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs »

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2019/04/21/contre-le-grand-capital-le-camp-des-travailleurs_119072.html

    Liste conduite par #nathalie_arthaud
    (enseignante) et #Jean_Pierre_Mercier (ouvrier)

    #LO2019 #ElectionsEuropeennes2019

    La construction européenne a 60 ans. Quel est son bilan ?

    Pour les travailleurs, il n’y a même pas de salaire minimum européen. Pour les femmes, pas même la généralisation du droit à l’IVG ! En matière d’environnement, nous courons à la catastrophe. L’Union européenne a été conçue par et pour les groupes capitalistes. Sa politique est à l’image de toute la société où seuls comptent l’argent et les rivalités commerciales.
    Mais nous ne sommes pas de ceux qui vantons le repli national . Les frontières ne protègent pas les travailleurs. Elles n’empêchent ni les crises économiques, ni l’exploitation, ni la rapacité des capitalistes à commencer par ceux de notre propre pays. Elles entretiennent les inégalités et sont des obstacles pour ceux qui cherchent un endroit où gagner leur vie.

    Construire une Europe sociale soucieuse des peuples, de la planète ne se fera qu’en ôtant à la minorité capitaliste son pouvoir sur l’économie et la société.

    Contre la domination du grand capital

    Défendre nos conditions de vie et notre pouvoir d’achat exige de s’affronter à la grande bourgeoisie qui tient les commandes.

    Les Gilets jaunes ont exprimé une juste colère contre la politique anti-ouvrière de Macron. Mais les donneurs d’ordre sont ceux qui possèdent les banques et les multinationales de l’industrie, de la grande distribution de l’énergie et des transports.

    Ce sont eux les premiers responsables du recul social.

    Ces grands capitalistes ne brisent pas de vitrines, ils brisent des vies ! En fermant des usines, en licenciant, en laminant les salaires, en aggravant les conditions de travail. Ils répandent dans les classes populaires la peur du lendemain, celle de ne pas pouvoir payer son loyer, ou d’avoir à se priver sur l’alimentation, le chauffage ou les soins.

    Salariés ou retraités, embauchés, précaires ou au chômage, vous tous qui vivez de votre travail, exprimez vos exigences !

    Chacun doit pouvoir vivre d’un emploi payé correctement.

    Il faut prendre sur les milliards de profits pour augmenter les salaires, les allocations et les pensions de retraite et les indexer sur les prix. Il faut interdire les licenciements et imposer la répartition du travail entre tous sans perte de salaire.

    Vouloir contrôler ce que fait l’État de nos impôts est légitime.

    Mais contrôler les fortunes qui s’accumulent entre les mains de quelques milliers de grands bourgeois l’est tout autant. Le grand capital s’approprie les richesses créées par ceux qui travaillent. Il écrase nombre de commerçants, de paysans et d’artisans qui, tout en travaillant d’arrache-pied, ne vivent pas mieux.

    Tant que cette minorité capitaliste domine, il n’y aura pas de partage des richesses. Et, plus grave, la collectivité ne pourra pas gérer l’économie de façon à assurer à tous une vie digne de ce siècle. La concurrence pour le profit privé est devenue un obstacle au progrès social. La société n’a jamais été aussi riche... et les urgences hospitalières, les maternités, les Ehpad et l’Éducation manquent de moyens ! Les dirigeants du pays prétendent qu’il est impossible d’entretenir les routes, les ponts ou les voies de chemin de fer, et d’en finir avec l’habitat insalubre. Les formidables possibilités de la société sont gâchées.

    La seule devise du grand capital, c’est « après moi le déluge ». L’avenir, c’est de le renverser en l’expropriant et en prenant la maîtrise des banques et des groupes industriels et commerciaux pour décider collectivement de ce qui doit être produit et comment.

    En votant Lutte ouvrière,

    – vous marquerez votre opposition au gouvernement Macron, en rejetant ceux qui veulent le remplacer mais respectent le pouvoir de la grande bourgeoisie,
    – vous exprimerez les exigences des travailleurs et de l’immense majorité,
    – contre l’Europe du capital, la tentation du repli sur soi, le nationalisme et le racisme, vous défendrez la perspective d’une Europe réellement unifiée et ouverte sur le monde qui garantisse la liberté de circulation et d’installation,
    – vous affirmerez la nécessité d’une Europe débarrassée du capitalisme et fondée sur des relations égalitaires entre les peuples, sans rapports de concurrence ni de domination.

  • Lutte ouvrière dans les élections européennes
    (article de la dernière Lutte de Classe, n°198 - mars-avril 2019)
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2019/03/09/lutte-ouvriere-dans-les-elections-europeennes_117795.html

    – États nationaux et #Union_européenne  : des instruments d’oppression au service de la #grande_bourgeoisie
    – Contre le grand capital, le camp des #travailleurs
    – Bloquer l’économie, ou la faire fonctionner dans l’intérêt collectif  ?
    – Unité de la lutte sous la direction de la #classe_ouvrière
    – Pour un #parti_ouvrier communiste et révolutionnaire


    #lutte_ouvriere #elections_européennes #

  • Après le #17novembre : défendre notre niveau de vie, c’est se battre pour l’augmentation des salaires, des pensions et des allocations | #editorial de #Lutte_Ouvriere #LO

    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/apres-le-17-novembre-defendre-notre-niveau-de-vie-cest-se-battre-pou

    Avec des centaines de milliers de manifestants dans plus de 2000 rassemblements, la mobilisation du samedi 17 novembre a été un succès, malgré le drame de la mort d’une manifestante en Savoie et les blessés sur d’autres lieux de blocage. Des actions ont même continué les jours suivants.

    Ces mobilisations ont rassemblé des manifestants qui, pour beaucoup, vivaient là leur première action collective. Elles ont été organisées à la base, hors des cadres habituels des partis et des directions syndicales. Les ministres qui ont souligné l’absence « d’organisateurs identifiés » déploraient en fait de n’avoir personne avec qui négocier pour stopper le mouvement au plus vite. Pour les classes laborieuses, le problème est inverse : il est de s’engager dans la lutte et de l’organiser sur la base de leurs intérêts.

    Les actions du week-end expriment une colère légitime. Les hausses de prix des carburants les ont déclenchées. Mais c’est la hausse de trop, qui fait déborder un mécontentement bien plus large.

    Des salariés du public ou du privé, des chômeurs et des retraités participant aux blocages l’ont exprimé, en disant qu’ils n’en pouvaient plus des sacrifices et de devoir serrer la ceinture d’un cran de plus pour se déplacer, ne serait-ce que pour aller au boulot ou pour essayer d’en trouver !

    Le monde du travail doit mettre en avant ses propres objectifs et se mobiliser sur ses propres revendications. Le slogan « Macron démission » fait l’unanimité et il y a de quoi vouloir se débarrasser de ce gouvernement des riches !

    Mais s’ils veulent se battre pour leur droit à l’existence, les travailleurs doivent cibler les donneurs d’ordre : cette classe capitaliste pour laquelle Macron est aux petits soins et qui mène la guerre aux travailleurs.

    C’est pour que les actionnaires des grandes entreprises continuent à amasser des milliards de profits que les travailleurs sont contraints à la survie avec des #salaires trop faibles ou des allocations de #chômage, lorsque les patrons prennent la décision de fermer des entreprises pour faire encore plus de profits.

    Dans le mouvement des gilets jaunes, il y a d’autres catégories sociales que les salariés. Patrons du transport ou du BTP, agriculteurs et artisans mettent en avant les revendications contre les taxes, qui correspondent à la défense de leurs intérêts. Ces revendications « antitaxes » cantonnent la mobilisation sur le terrain de l’opposition au gouvernement qui permet aussi à la droite et à l’extrême droite de tenter de jouer leur carte. Tant que l’on ne remet pas en cause les profits de la classe capitaliste, des politiciens comme Le Pen, Dupont-Aignan ou Wauquiez veulent bien faire des discours sur les intérêts du peuple.

    L’#argent_public, l’argent des impôts et des taxes, est de plus en plus consacré directement à la grande bourgeoisie. Ce sont les grandes entreprises du CAC 40 qui engrangent des milliards de subventions et de crédits d’impôts. Et si le gouvernement finit par décharger les petits patrons de la taxe sur les carburants, voire la supprime complètement, il cherchera un autre moyen de prendre dans les poches des travailleurs l’argent que la classe capitaliste exige.

    Le Premier ministre Philippe a affirmé dimanche soir que son gouvernement ne reculerait pas, tout en promettant d’« accompagner ceux dont il entend la souffrance ». Mais les travailleurs ne demandent pas la compréhension ou la charité pour boucler les fins de mois ! Ils exigent de vivre dignement de leur travail, eux qui font tourner toute la société, ou qui l’ont fait tourner avant de se retrouver privés d’emplois ou à la retraite.

    Pour empêcher notre #niveau_de_vie de sombrer, nous devons exiger l’#augmentation_des_salaires, des allocations et des pensions et leur progression au même rythme que les prix. Cela signifie engager une lutte d’ampleur contre le grand patronat et le #gouvernement à son service.

    Les salariés, qui se connaissent, se retrouvent chaque jour dans les entreprises, y sont concentrés, disposent de tous les moyens pour organiser ce combat. Ils disposent d’une arme fondamentale car ils sont au cœur de la production, de la distribution, de toute l’économie. La grève leur permet de toucher les capitalistes là où ils sont sensibles, à la source du #profit !

    Aujourd’hui, demain et les jours suivants, qu’on ait participé ou non aux actions du week-end, il faut continuer à discuter entre travailleurs et se préparer à prendre l’argent qui nous manque chaque mois là où il est, dans les caisses du grand #patronat !

  • Le trotskysme, seul programme pour l’émancipation des exploités |
    Conférence de #Lutte_Ouvrière du 20 octobre 2018
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/le-trotskysme-seul-programme-pour-lemancipation-des-exploites-114339

    Intervention d’#Arlette_Laguiller – Lutte ouvrière

    Intervention de Pierre Royan – Lutte ouvrière
    I - Le trotskysme, l’héritage de la #révolution_russe et du #bolchévisme
    – Le combat de l’#Opposition_de_gauche en Union soviétique
    – Hors d’URSS, la stalinisation de l’Internationale communiste #stalinisme
    – La situation mondiale au moment de la fondation de la #IVe_Internationale
    – Le mouvement trotskyste après la mort de #Trotsky

    II – La #crise actuelle et le Programme de Transition
    – L’agonie du système capitaliste
    – L’actualité du #Programme_de_Transition

  • Un siècle après la révolution d’Octobre, la Russie à l’heure du capitalisme décadent |
    Conférence de #Lutte_Ouvrière du 15 juin 2018
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-la-russie-lheure-du-capitalis

    [...] Alors, on doit se demander dans quelle mesure et pourquoi une partie de la population soutient la personne et la politique de Poutine, mais aussi et surtout en quoi ce régime et celui qui l’incarne sont nécessaires aux nantis et privilégiés qui dirigent la Russie aujourd’hui. Et d’abord, qui sont-ils  ?

    On ne peut le comprendre sans avoir à l’esprit qu’une société originale s’était construite pendant soixante-dix ans en Union soviétique, dont la Russie a hérité. Dans ce pays, qui fut le premier et le seul à ce jour où les travailleurs prirent le pouvoir et commencèrent à édifier une société sur de nouvelles bases, il y a un siècle, quelles traces le passé a-t-il laissées  ? Et comment la Russie évolue-t-elle, depuis des décennies que ses dirigeants lui ont officiellement tourné le dos  ? [...]

    SOMMAIRE :
    De la naissance de l’État ouvrier à sa dégénérescence
    – L’étatisation et la planification, acquis de la révolution d’Octobre

    1991 : la fin de l’#URSS, provoquée par l’irresponsabilité de la bureaucratie au pouvoir #stalinisme
    – L’éclatement de l’URSS, un recul économique, social et politique
    – Les années 1990, eldorado pour quelques-uns...
    – ... catastrophe et traumatisme pour tous les autres
    – L’élection de #Poutine, sorti du chapeau des forces de sécurité et adoubé par #Eltsine
    – La #deuxième_guerre de #Tchétchénie
    – Le rétablissement de la «  verticale du pouvoir  »
    – La mise au pas des oligarques et l’affaire Khodorkovski
    – Les grands possédants sous contrôle de l’État
    – Les héritiers de la #bureaucratie soviétique
    – Bureaucratisme et corruption du haut en bas de l’appareil d’État

    Le #capitalisme en crise incapable de développer la société russe
    – La pénétration toute relative des capitaux étrangers en #Russie
    – Une économie toujours largement «  administrée  » par l’État
    – Une intégration difficile dans le marché mondial  : de la volonté de coopérer au repli nationaliste
    – L’annexion de la #Crimée et la guerre en #Ukraine
    – L’intervention en #Syrie et les relents de guerre froide #guerre
    – Le #nationalisme de Poutine

    Une société conservatrice et réactionnaire
    – L’#opposition de sa majesté
    – Une liberté d’expression de plus en plus entravée
    – La dégradation des conditions de vie de la population laborieuse
    – La #crise_démographique
    – De l’absence de combativité au risque d’explosion sociale  ?

    Renouer avec le #trotskysme
    – Une société encore marquée par la #révolution prolétarienne et le passé soviétique
    – L’avenir appartient au #prolétariat

  • En route vers une nouvelle récession |
    Le mensuel de #Lutte_Ouvrière
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2018/09/16/en-route-vers-une-nouvelle-recession_113295.html

    « La fête est finie », titrait l’éditorial du mensuel Alternatives économiques de juillet. L’auteur y constate qu’« il y a quelques mois, l’économie européenne pouvait sembler tirée d’affaire : la #croissance était revenue, le #chômage reculait lentement mais sûrement et même l’endettement public se mettait enfin à baisser. […] Les dernières semaines ont fait voler en éclats ce conte de fées ». En un mot, la reprise économique de l’économie capitaliste a fait long feu.

    #Reprise et récession dans un système en crise permanente
    – La #bourgeoisie américaine saigne la planète
    #Crise_économique et crises politiques
    – La question de la #dette

    #crise #récession #capitalisme #analyse_marxiste

    #podcast https://audio.lutte-ouvriere.org/audiolo/podcast/ldc

  • Contre le chaos de l’impérialisme en putréfaction, le programme de lutte de la classe ouvrière |
    Le mensuel de #Lutte_Ouvrière
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2018/09/16/contre-le-chaos-de-limperialisme-en-putrefaction-le-programm

    Il y a un lien profond, organique, entre les différents événements d’une situation mondiale chaotique, aussi bien dans son économie que dans les relations internationales et dans l’évolution politique des puissances impérialistes, et jusque dans l’incapacité de l’humanité à faire face aux conséquences écologiques de sa propre activité, du réchauffement de la planète à la transformation des océans en poubelles.

    – Lutte entre capitalistes pour la plus-value…
    – … sur fond de guerre de classe impitoyable contre les exploités
    – Les conflits militaires, manifestation des guerres économiques
    – La nécessité d’un programme de classe pour les exploités et d’un parti pour l’incarner

    #crise #imperialisme #capitalisme #lutte_de_classe

    #podcast https://audio.lutte-ouvriere.org/audiolo/podcast/ldc

  • En route vers une nouvelle #récession | Le mensuel de#Lutte_Ouvrière
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2018/09/16/en-route-vers-une-nouvelle-recession_113295.html

    « La fête est finie », titrait l’éditorial du mensuel Alternatives économiques de juillet. L’auteur y constate qu’« il y a quelques mois, l’#économie_européenne pouvait sembler tirée d’affaire : la croissance était revenue, le #chômage reculait lentement mais sûrement et même l’endettement public se mettait enfin à baisser. […] Les dernières semaines ont fait voler en éclats ce conte de fées ». En un mot, la reprise économique de l’#économie_capitaliste a fait long feu.
    Les prévisions tantôt optimistes, tantôt pessimistes des commentateurs de l’économie ne valent guère mieux que ceux des astrologues, tant les variations de l’économie sont anarchiques et imprévisibles. L’éditorial du mensuel analysait en fait les dernières évolutions du PIB. Les chiffres de croissance du PIB ne signifient pas grand-chose en absolu. Mais les variations de ces chiffres indiquent néanmoins quelques tendances de l’économie capitaliste. Et il est notable que ces dernières semaines, en particulier pour l’Europe, pour l’Allemagne, la France, l’Italie, les prévisions ont été pour la plupart revues à la baisse. Début juillet, le FMI pronostiquait un ralentissement de la croissance, de 2,4 % en 2017, le sommet de ces dix dernières années, à 1,9 % en 2019 pour la zone euro. Mais la #zone_euro n’est pas la seule concernée. C’est aussi le cas du Royaume-Uni, du Japon, du Brésil, de la Turquie… Au total, il semble bien que toute l’économie capitaliste ralentisse une nouvelle fois, avec une particularité cependant  : les chiffres de #croissance de l’#économie_américaine qui atteignent en ce moment des records mais dont le recul est d’ores et déjà annoncé.

    Il faut noter ici que, de «  fête  », lors de cette reprise économique qui commença fin 2016, il n’y en eut en réalité que pour la #bourgeoisie. En France, si en 2016 les profits de l’ensemble des sociétés non financières étaient restés...

    #capitalisme #crise

  • Contre le #chaos de l’impérialisme en putréfaction, le programme de lutte de la classe ouvrière | Le mensuel de #Lutte_Ouvriere
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2018/09/16/contre-le-chaos-de-limperialisme-en-putrefaction-le-programm

    Il y a un lien profond, organique, entre les différents événements d’une situation mondiale chaotique, aussi bien dans son économie que dans les relations internationales et dans l’évolution politique des puissances impérialistes, et jusque dans l’incapacité de l’humanité à faire face aux conséquences écologiques de sa propre activité, du réchauffement de la planète à la transformation des océans en poubelles.
    La réalité qui s’exprime par tous ces faits et événements multiformes, c’est la présente #crise de l’#économie_capitaliste mondiale. Nous parlons de crise actuelle, car les crises rythment périodiquement l’économie capitaliste depuis ses débuts et constituent en quelque sorte son régulateur normal.

    #Trotsky, parlant des crises «  ordinaires  » du capitalisme, déclarait, en juin 1921, lors du troisième congrès de l’Internationale communiste  : «  Tant que le #capitalisme n’aura pas été brisé par une révolution prolétarienne, il vivra les mêmes périodes de hausse et de baisse, il connaîtra les mêmes cycles. Les crises et les améliorations sont propres au capitalisme dès le jour de sa naissance et l’accompagneront jusqu’à sa tombe.  »

    Mais il constatait également  : «  Pendant les périodes de développement rapide du capitalisme, les crises sont courtes et ont un caractère superficiel (…). Pendant les périodes de décadence, les crises durent longtemps et les relèvements sont momentanés, superficiels et basés sur la spéculation.  »

    L’évolution de fond, le poids déterminant de la finance, la «  transformation des actionnaires en parasites sociaux  » (Trotsky, Le #marxisme et notre époque, 1939), la décomposition de l’économie capitaliste ne datent certes pas d’aujourd’hui. La financiarisation de l’économie non plus, bien que la crise actuelle en souligne les dégâts, avec netteté.

    Ce constat avait amené Lénine, il y a un siècle déjà, à parler de l’#impérialisme comme du «  stade sénile  » du capitalisme, et Trotsky, dans le Programme de transition, à parler de «  l’agonie du capitalisme  ».

    Cette agonie dure bien plus longtemps que Lénine et Trotsky ne l’avaient espéré. Mais...

  • #Front_national : des progrès lourds de menaces pour tout le mouvement ouvrier | Lutte de classe, mensuel de #Lutte_Ouvriere
    http://mensuel.lutte-ouvriere.org//2017/05/15/front-national-des-progres-lourds-de-menaces-pour-tout-le-mo


    Sommaire :
    – L’#extrême_droite, de l’#OAS à la «  dédiabolisation  »
    – Les responsabilités des partis réformistes
    – Les conséquences du renforcement du #FN
    – S’opposer à l’influence du FN

  • Après l’élection présidentielle, opération de ravalement pour une république bourgeoise décatie | Lutte de classe, le mensuel de #Lutte_Ouvriere


    http://mensuel.lutte-ouvriere.org//2017/05/15/apres-lelection-presidentielle-operation-de-ravalement-pour-

    Sommaire :
    #Macron et la perspective d’une alternance rafistolée
    – Les ambitions de #Mélenchon et le naufrage du #PCF
    – Le PS entre les facteurs de décomposition et le poids de l’appareil et des notables
    – L’instabilité politique de la république bourgeoise
    – Le nécessaire parti ouvrier révolutionnaire
    – Les résultats de #Nathalie_Arthaud à l’élection présidentielle

  • Agression de Théo : la violence sociale d’un système barbare | L#éditorial de #Lutte_Ouvrière
    http://journal.lutte-ouvriere.org/2017/02/15/agression-de-theo-la-violence-sociale-dun-systeme-barbare_77

    L’agression dont le jeune Théo a été victime à Aulnay-sous-Bois est révoltante. Ce passage à tabac par quatre policiers, ce viol avec une matraque, ces humiliations racistes sont insupportables.

    Et l’injustice continue : un viol ayant entraîné une déchirure de 10 centimètres est jugé « non-intentionnel » par l’IGPN ! Des jeunes accusés d’avoir jeté des pierres sont déjà condamnés par des tribunaux à de la prison ferme, tandis que les quatre policiers sont laissés en liberté. Au nom de la présomption d’innocence ? Mais de quelle présomption Théo a-t-il bénéficié ? Aux yeux de la police, les jeunes qui passent un moment en bas de leurs immeubles sont présumés coupables, voire sont des « bamboulas », comme l’a justifié un syndicaliste policier !

    Fillon a expliqué que « la police, la gendarmerie, les forces de sécurité […] n’ont rien à voir là-dedans » ! En prenant le parti des bourreaux contre leur victime, il est dans son rôle de défenseur de l’ordre social capitaliste. Et Le Pen aussi, qui a pris la défense des policiers, tandis qu’un responsable du FN traitait Théo de « racaille » !

    Théo a survécu et peut témoigner. Mais qu’a subi le jeune Adama Traoré, mort le 19 juillet dernier dans la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise ? La bavure d’Aulnay n’est pas un cas isolé. Chaque année, des jeunes et des moins jeunes meurent à la suite de l’intervention de la police. Les interpellations qui tournent mal parce que certains policiers se comportent comme en territoire ennemi sont légion. C’est ce que dénonçaient samedi ceux qui ont manifesté à Bobigny, et qui ne se résument pas aux casseurs.

    Les policiers sont certes en première ligne face à bien des violences qu’engendre la désagrégation de notre société. Mais renforcer leurs pouvoirs ne fera qu’empirer les choses. Le PS est revenu sur la mesure symbolique qu’aurait été la délivrance d’un récépissé lors d’un contrôle d’identité. Il veut assouplir les règles d’utilisation des armes, reprenant ainsi, avec le soutien de la droite et du FN, les revendications policières. La société que cela nous prépare, c’est celle des États-Unis, où les policiers ont un permis de tuer.

    Il faut au contraire lutter contre les inégalités et contre ce chômage de masse qui gangrène la société et confisque toute perspective d’avenir aux jeunes des quartiers populaires.

    Théo a 22 ans et est au chômage, comme tant de jeunes des classes populaires. À 22 ans, Charles, le fils de François Fillon, étudiant en droit, avait un job d’étudiant : il était assistant de son père sénateur, et gagnait 4 846 euros par mois… pour un travail qui n’a laissé aucune trace. Tout comme sa sœur Marie, payée 3 806 euros mensuels ! Aujourd’hui, le fils Fillon est avocat d’affaires et peut gagner en une année ce que Théo ne gagnera pas en une vie.

    La voici, notre société : le racisme, l’exclusion et la répression pour la jeunesse des classes populaires ; les passe-droits et les privilèges pour les fils à papa !

    Cette injustice, entre la jeunesse brisée de Théo et celle, dorée, des enfants Fillon, n’est qu’un exemple criant de celle qui traverse toute la société, entre ceux qui tentent de vivre de leur travail, et ceux qui considèrent que tout leur est dû. Les grandes fortunes reçoivent chaque jour en dividendes ce qu’une famille ouvrière ne peut gagner en une année, voire en une vie. Liliane Bettencourt, une des grandes fortunes françaises, empoche chaque semaine plus d’un million d’euros de dividendes de L’Oréal et ne paie même pas l’impôt sur la fortune.

    Les affaires Fillon et Théo sont des leçons de choses : les riches ont tous les droits et les pauvres n’ont que des devoirs. La police et la justice, l’appareil de l’État sont au service des premiers contre les seconds. Cette expérience, bien des manifestants contre la loi travail l’avaient faite au printemps 2016, et des dizaines d’entre eux sont poursuivis. Ce que vivent les jeunes des quartiers, c’est un autre aspect de cet ordre social injuste.

    Alors, soyons nombreux, dans les semaines et dans les mois à venir, à exprimer notre colère contre l’ordre social de la bourgeoisie. Soyons nombreux à dire que nous ne voulons plus de ces inégalités, de l’exploitation, et du racisme qui va avec. Soyons nombreux à faire entendre le camp de ceux qui, quelles que soient leur nationalité, leur religion, la couleur de leur peau, combattent la domination des plus riches sur cette société et toutes les violences qu’elle charrie.

    Éditorial des bulletins d’entreprise du 13 février 2017

  • Combat contre l’islamophobie : quand Lutte Ouvrière inverse la hiérarchie des normes | Julien Salingue, Christine Poupin, Ugo Palheta et Selma Oumari
    https://npa2009.org/idees/antiracisme/combat-contre-lislamophobie-quand-lutte-ouvriere-inverse-la-hierarchie-des-

    Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse, d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles. Source : Nouveau Parti Anticapitaliste

    • Le 15 janvier 2017, Lutte Ouvrière (LO) mettait en ligne sur son site un article (non signé) intitulé « Le piège de la "lutte contre l’islamophobie" », extrait de la dernière livraison de la revue mensuelle Lutte de Classe. Celles et ceux qui ont suivi les prises de position et les analyses de LO concernant les « débats sur l’Islam », qui agitent régulièrement le champ politique français depuis une quinzaine d’années, n’ont pas été surpris du fond de l’argumentation. Mais le moins que l’on puisse dire est que les arguments avancés et la forme prise par le raisonnement de LO, sans même parler des attaques contre divers individus et organisations, méritent que l’on s’y arrête… et que l’on y réponde.

      @rezo

      #Lutte_Ouvrière #islam #NPA

    • Conclusion
      On pourrait se contenter, pour clore cette réponse, de noter que l’article de LO a recueilli l’accueil enthousiaste de Fourest et Clavreul – soutiens de Manuel Valls et défenseurs d’une vision intégriste de la laïcité, clairement tournée contre les Musulman-e-s – mais aussi de Natacha Polony, une figure de la pensée néo-conservatrice. Évidemment, on a les amis et les ennemis que l’on mérite. Mais l’essentiel n’est pas là : il est dans (au moins) trois divergences importantes entre nos deux organisations.

      1- La première divergence concerne l’islamophobie elle-même. Contrairement à ce qu’écrit LO au début de son article, l’islamophobie va bien au-delà d’une simple « illusion », « diversion » ou « écran de fumée ». D’ailleurs, comme le rappelle Pierre Tevanian, « pour tous ceux qui ne sont pas enfumés, qui ne se la prennent pas dans la gueule cette fumée, ça a pour seul effet de les empêcher de voir une partie de la réalité. Mais pour ceux qui se la prennent en pleine face cette fumée, elle est dangereuse, elle est toxique, pour les filles voilées, pour leurs familles, pour les musulman- e-s en général. Cette loi n’a pas seulement pour effet de réduire leur champ de vision, mais de réduire leur champ de vie, de les virer de l’école, de les déscolariser, de les désocialiser, de les humilier, de les brutaliser à un âge où on est fragile. […] S’il y a écran de fumée, n’oublions pas aussi qu’il étouffe, il empoisonne une partie de la population ».

      Avant de faire diversion ou de diviser, l’islamophobie constitue donc une oppression et c’est d’abord en tant qu’oppression qu’elle doit être combattue, parce qu’elle a des conséquences immédiates – matérielles, idéologiques et psychologiques – pour la vie de millions de personnes (en France et ailleurs), dont la grande majorité appartiennent aux classes populaires. C’est d’ailleurs parce qu’elle n’est pas un simple « écran de fumée », mais une oppression suscitant et reproduisant des divisions réelles au sein des classes populaires, qu’elle peut jouer actuellement un rôle si central dans les stratégies de la classe dirigeante française. Depuis une quinzaine d’années, c’est ainsi sur le dos des Musulman-e-s (mais aussi des immigré-e-s), donc sur le terrain identitaire et raciste, que les gouvernements successifs ont cherché à obtenir le consentement d’une partie au moins des travailleurs/ses à l’ordre capitaliste – là où, sur le terrain social, les travailleurs/ses restent massivement opposées à la purge néolibérale et aux politiques d’austérité.

      2- Une deuxième divergence concerne le rapport aux premiers/ères concerné-e-s par cette oppression. L’offensive de l’été dernier autour du « burkini » a constitué de ce point de vue une leçon de choses : ce sont toujours aux femmes qu’on impose des injonctions vestimentaires, dans un sens ou dans un autre. Or ces injonctions participent de l’oppression des femmes, du contrôle que certains tentent de s’arroger sur leurs corps. C’est pourquoi en août dernier, en manifestant sur la plage de Port-Leucate contre la décision municipale d’interdire sur les plages le port du « burkini » (décision qui a d’ailleurs été retoquée par le Conseil d’État), nous chantions « trop couvertes ou pas assez, c’est aux femmes de décider ». Pour le dire autrement, à l’instar de la quasi-totalité des mouvements féministes dans les pays majoritairement musulmans, mouvements parfois de masse que LO choisit de superbement ignorer, nous sommes tout aussi opposé-e-s à ceux qui veulent imposer à une femme de porter tel ou tel vêtement qu’à ceux qui veulent lui imposer de le retirer.

      Plus largement, nous considérons que l’auto-organisation n’est pas un slogan pour les jours de fête : les militants anticapitalistes et révolutionnaires n’ont pas à sermonner de manière paternaliste les opprimé-e-s sur la meilleure manière de mener leurs luttes. Ces derniers n’ont d’ailleurs pas attendu LO pour défendre leurs intérêts, et ils auraient pu attendre longtemps, tant – comme on l’a vu – LO se montre davantage soucieuse de dénoncer la lutte contre l’islamophobie que d’y contribuer. Ce que nous pouvons, en tant que militant-e-s et en tant qu’organisation, c’est nous faire les meilleurs alliés des luttes que mènent les opprimé-e-s, en popularisant leurs mots d’ordre, revendications et propositions quand ils nous paraissent aller dans le sens d’une politique d’émancipation et des intérêts fondamentaux de notre camp social.

      C’est seulement en participant à des fronts communs et en menant des batailles communes que nous pourrons convaincre que, pour en finir réellement avec les oppressions, il faudra bâtir une unité de classe et abattre le pouvoir capitaliste par des moyens révolutionnaires. Or, dans ce combat pour l’émancipation du genre humain, ce qui compte ce n’est pas l’opinion des exploité-e-s et des opprimé-e-s sur Dieu, le salut ou l’origine du monde. Comme l’affirmait Lénine, « l’unité de cette lutte réellement révolutionnaire de la classe opprimée combattant pour se créer un paradis sur la terre nous importe plus que l’unité d’opinion des prolétaires sur le paradis du ciel ».

      3- Une troisième divergence tient, enfin, dans la conception de la politique pour une organisation révolutionnaire. Comme l’illustre sa campagne présidentielle, LO se caractérise plus que jamais par une vision très étroite de la lutte politique, réduite en bonne partie aux conflits sur les lieux de travail, à la défense d’un programme d’urgence composés de revendications indispensables mais strictement économiques (augmentations de salaires, interdictions des licenciements, etc.) et à une propagande abstraite pour « le communisme » (dont LO ne dit à vrai dire pas grand-chose si on y prête attention). Comme nous l’avons écrit plus haut, ce réductionnisme économique est à mille lieues de la pratique politique qui fut celle de Marx, Lénine, Trotsky ou Luxemburg. Si une organisation à prétention révolutionnaire se complaît dans une posture de gardienne du dogme et dans une routine essentiellement destinée à s’auto-reproduire, se montrant dès lors incapable de contribuer activement aux batailles politiques menées actuellement contre l’islamophobie, l’état d’urgence ou les guerres impérialistes, quelle peut être son utilité pour modifier réellement le rapport de forces en faveur des exploité-e-s et des opprimé-e-s ?

    • Pour que chacun se fasse son idée, je donne ici en lien l’article de LO : http://mensuel.lutte-ouvriere.org//2017/01/22/le-piege-de-la-lutte-contre-lislamophobie_75202.html

      La réponse de Palheta et de Salingue est malhonnête, car ils font mine de croire que LO « renonce à combattre, en France, l’influence des courants de l’Islam intégriste » quand LO explique précisément que le combat nécessaire contre l’influence des courants de l’Islam intégriste ne peut se faire dans le refus de « défendre sans relâche les perspectives communistes » ; que LO « subordonne le développement de la lutte des classes à la propagande antireligieuse et au combat contre l’intégrisme » quand LO explique précisément que le combat contre la propagande antireligieuse et l’intégrisme n’est pas séparable, en premier lieu, de la renaissance du mouvement ouvrier sur son propre terrain ; que LO refuse de combattre « contre des discriminations qui non seulement pourrissent l’existence de millions de personnes mais qui, de plus, affaiblissent l’ensemble de notre camp social » quand LO précise justement que c’est affaiblir notre camp social que de se solidariser avec des mouvements ou des courants qui sont étrangers, voire hostiles aux idées et aux valeurs du mouvement ouvrier... Je passe les détails, du genre l’affirmation selon laquelle LO aurait qualifié l’idée même d’islamophobie d’"ânerie" alors qu’elle visait (clairement) par « ânerie » le fait de considérer que sa critique de l’islam serait un « rejet de tous ceux qui partagent la foi musulmane »...

      Extrait :

      Il est donc évidemment possible de lutter à la fois contre les discriminations racistes et contre la religion.

      C’est la raison pour laquelle le terme d’islamophobie nous a paru ambigu, et il l’est toujours par certains aspects, bien que le mot soit devenu d’usage courant. Nous rejetons et combattons les discriminations qui peuvent s’exercer à l’encontre des musulmans, parce que nous sommes pour la liberté de culte. Mais nous sommes athées, opposés à toutes les religions. Et l’équation, imposée par les islamistes et leurs amis, selon laquelle lutter contre la religion musulmane signifierait être raciste, est une escroquerie.

      Une partie de la classe politique française actuelle rejette et discrimine les musulmans, en tout cas les pauvres, ceux des cités et des usines, car elle ne rejette certainement pas les milliardaires des théocraties du Golfe. Et il est compréhensible que nombre de jeunes se sentent victimes d’une oppression spécifique, qui existe bel et bien. Comment admettre que les politiciens de droite, qui hurlent à la laïcité et veulent interdire les menus de substitution dans les cantines, soient les mêmes qui combattent pour permettre l’installation de crèches de Noël dans le hall de leur mairie  ?

      La laïcité des politiciens bourgeois d’aujourd’hui est à géométrie variable, et elle est tournée contre la religion musulmane, comme elle l’a été en d’autres temps contre les Juifs. Et c’est d’autant plus choquant que les mêmes n’ont pas hésité, dans le passé, à se servir de l’islam pour tenter de canaliser la colère et le ressentiment des jeunes des banlieues, comme le fit Sarkozy lorsqu’il créa le Conseil national du culte musulman.

      Défendre le communisme

      Mais nous estimons que c’est notre rôle, en tant que communistes, de dénoncer l’emprise de la religion musulmane sur la jeunesse d’origine immigrée  ; de nous battre, de militer pour essayer d’arracher celle-ci au «  brouillard de la religion  », comme écrivait Marx, pour lui ouvrir les yeux, lui faire comprendre que son émancipation ne se fera pas par la soumission à des principes religieux d’un autre âge, mais dans l’union de classe avec le reste du prolétariat.

      Notre tâche de révolutionnaires n’est pas de conforter les travailleurs dans leurs préjugés religieux, mais de les combattre. D’expliquer que l’islam politique, fût-il radical, n’a jamais combattu l’oppression sociale  ; que c’est un courant profondément anticommuniste  ; que là où il est au pouvoir, il l’est aux côtés de la bourgeoisie, réprime les grèves et assassine les militants ouvriers  ; que l’islam, comme toutes les religions, prône la soumission et la résignation face à l’ordre social, en un mot que les partis politiques islamistes sont des partis bourgeois. De reprendre à l’identique, en ajoutant simplement au mot christianisme ceux de judaïsme et d’islamisme, les paroles de Marx  : «  Les principes sociaux du christianisme prêchent la lâcheté, le mépris de soi, l’avilissement, la servilité, l’humilité, bref toutes les qualités de la canaille  ; le prolétariat, qui ne veut pas se laisser traiter en canaille, a besoin de son courage, du sentiment de sa dignité, de sa fierté et de son esprit d’indépendance beaucoup plus encore que de son pain.  »

      C’est notre rôle d’expliquer aussi que, si les musulmans sont victimes de discriminations, c’est aussi un résultat de la politique des groupes djihadistes eux-mêmes, dont le caractère aveugle des attentats vise précisément et consciemment à provoquer des réactions de rejet contre les musulmans chez les Français non issus de l’immigration. Les travailleurs musulmans, en France, sont les secondes victimes des attentats, après les morts et les blessés. Il s’agit d’une politique consciente des dirigeants de l’islam politique, qui raisonnent de la même façon que les dirigeants impérialistes, et sont tout autant des ennemis des opprimés.

    • Lu sur le Forum des Amis de LO :

      « Les militants anticapitalistes et révolutionnaires n’ont pas à sermonner de manière paternaliste les opprimé-e-s sur la meilleure manière de mener leurs luttes » écrivent les auteurs (NPA).

      Il serait donc « paternaliste » (un reproche fréquemment repris ces temps-ci à l’encontre des positions réaffirmées par LO) de vouloir militer (car c’est bien le vrai sens de « sermonner ») contre les préjugés religieux, nationalistes, communautaires, mais aussi réformistes ou sexistes, dès lors que ces préjugés sont le fait d’opprimés ; au passage, que ces opprimés mènent ou non des luttes ne change rien à l’affaire, à moins que les militants politiques soient censés se taire dès lors que les luttes commencent.

      Avec une telle démarche, on ne comprend pas bien à quoi sert un parti - si ce n’est à applaudir à tout ce que font, pensent ou disent ceux dont il se prétend les défenseurs... c’est-à-dire à soutenir d’autres forces militantes. Et surtout, on ne voit pas au nom de quoi les militants révolutionnaires seraient davantage autorisés à critiquer des travailleurs qui veulent voter Le Pen, par exemple. Parce que cela aussi, c’est fichtrement paternaliste, de penser savoir mieux que les travailleurs ce qui est bon pour eux, non ? Je doute cependant que tous ceux qui accusent LO de paternalisme à propos de son attitude vis-àvis des idées défendues par certains travailleurs d’origine immigrée feraient de même en ce qui concerne celles défendues par les travailleurs qui votent FN. Eh bien, ce « deux poids deux mesures », c’est précisément l’expression d’un paternalisme, un vrai celui-là, qui affirme implicitement que les préjugés ou les idées réactionnaires sont bien assez bons pour une partie des travailleurs. Une partie qu’on doit plaindre, mais jamais critiquer, c’est-à-dire s’efforcer de gagner aux idées communistes.

  • #Trump, #Le_Pen et les charlatans du #protectionnisme | Editorial de #Lutte_Ouvrière
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/trump-le-pen-et-les-charlatans-du-protectionnisme-74075.html

    Il a suffi à Trump, qui n’est pas encore investi comme président, de faire quelques tweets sur l’industrie automobile, pour se faire applaudir de ce côté-ci de l’Atlantique. Marine Le Pen l’a ainsi salué pour « la démonstration qu’on peut […] imposer dans l’intérêt du peuple américain la relocalisation d’activités industrielles ». #Montebourg a affirmé sans rire : « Donald Trump reprend mes thèmes. » Et #Mélenchon a déclaré qu’il se réjouirait « de négocier avec un homme pareil ».

    De quoi s’agit-il ? Après des menaces de Trump, qui a fait campagne contre les délocalisations, Ford a dit qu’il renonce à construire une usine au Mexique et qu’il investira au contraire dans le Michigan. Trump a également mis en garde General Motors pour des investissements au Mexique.

    Trump est un charlatan et Le Pen lui fait une publicité mensongère. En réalité, Ford avait pris sa décision avant les élections. Et rien ne dit que la multinationale créera des emplois aux États-Unis : ces dernières années, les constructeurs ont augmenté leur production sans embaucher. Ce n’est pas Ford qui cède à Trump, mais Trump qui déroule le tapis rouge aux grandes firmes capitalistes. Car s’il a menacé de taxer les produits fabriqués à l’étranger, il a surtout annoncé qu’il réduira le taux d’impôt des sociétés de 35 % à 15 %. Autrement dit, il s’apprête à faire des États-Unis un grand paradis fiscal.

    La baisse de l’impôt des sociétés sera compensée par une hausse de la fiscalité pour les travailleurs, ou alors l’État taillera dans les programmes de santé, d’aide sociale ou d’équipements utiles à la population ! Trump promet aussi d’alléger les contraintes en matière de pollution, ce qui permettrait aux firmes automobiles d’économiser des milliards et aurait des conséquences néfastes sur la santé publique.

    Aujourd’hui, le protectionnisme nous est vendu comme une protection pour les travailleurs. Chaque période de crise voit resurgir ce type de boniment. Si la France devenait protectionniste, les autres pays européens le seraient à leur tour, entraînant ici une hausse des prix pour les consommateurs et le chômage pour des centaines de milliers de salariés qui travaillent à l’exportation. Dans les années 1930, la montée du protectionnisme aggrava la crise. Et la guerre économique prépara la guerre tout court.

    L’économie a complètement internationalisé la production. Un Airbus A380 est assemblé à Toulouse avec trois millions de pièces fabriquées dans 77 pays, dont des pièces essentielles fabriquées… aux États-Unis ! Cela illustre l’absurdité de prétendre « produire français ». Et même les protectionnistes les plus stupides ne proposent pas de fabriquer des avions 100 % Haute-Garonne, de cultiver le coton et le cacao en Picardie, ni d’extraire l’uranium dans le Massif central. Quant à « acheter français », est-ce acquérir une Toyota Yaris fabriquée dans le Nord de la France ou une Citroën C3 assemblée en Slovaquie ?

    Le protectionnisme consiste à protéger les intérêts des capitalistes, donc en premier lieu contre les travailleurs, au nom de la #compétitivité. Le Pen veut ainsi mettre fin à la durée légale du travail, se dit opposée au tiers-payant généralisé, veut supprimer des postes de fonctionnaires et prend le parti des « entrepreneurs ».

    Le problème n’est pas la #mondialisation, c’est le #capitalisme ! Ce que les travailleurs doivent protéger, c’est leur travail, ce sont leurs salaires et leurs retraites.

    Mettre fin au #chômage, cela ne peut se faire qu’en répartissant le travail entre tous sans perte de salaire et, bien sûr, en interdisant aux grandes entreprises les plans de suppressions d’emplois et les licenciements.

    Pour protéger le niveau de vie, il faut non seulement qu’aucun travailleur ne gagne moins de 1800 euros nets par mois, mais que les salaires, les pensions et les allocations soient indexés sur la hausse réelle des prix.

    Et pour empêcher les capitalistes de maquiller leur comptabilité, ce qui leur permet de justifier les licenciements tout en arrosant les actionnaires, il faut que les travailleurs contrôlent les comptes des entreprises. Il faut lever le secret des affaires, le secret commercial et bancaire.

    Voilà des exigences pour le monde du travail que ni Le Pen, si respectueuse de l’ordre capitaliste, ni aucun des charlatans du protectionnisme ne reprendront. Des exigences que notre candidate, #Nathalie_Arthaud, portera dans l’élection présidentielle.

  • #Hollande renonce, #Valls candidat pour la même politique propatronale | Editorial de Lutte Ouvrière
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/hollande-renonce-valls-candidat-pour-la-meme-politique-propatronale-

    Hollande a donc renoncé à se présenter à l’élection présidentielle. Il a commencé par vanter son action. Les travailleurs dressent un tout autre bilan ! Il s’était engagé à réduire le chômage ; il y a un million de chômeurs en plus. Il avait promis de gouverner pour les jeunes ; un quart d’entre eux sont sans emploi, et bien d’autres vont d’emploi précaire en petit boulot. Il s’était fait élire contre la finance ; il l’a servie, en multipliant les cadeaux indécents au patronat. Les seuls regrets qu’il a exprimés portent sur la déchéance de nationalité, non parce que c’est une mesure réactionnaire, mais parce que même son propre camp n’en a pas voulu. Il assume toute sa politique antiouvrière, à commencer par la loi travail. Alors, les travailleurs ne le regretteront pas.

    Valls, qui l’a poussé vers la sortie, se lance maintenant en espérant que, comme dans un scénario usé, le fait de changer de comédien relance l’intérêt du spectacle. Mais la politique de Hollande a été mise en œuvre par Valls lui-même. L’un et l’autre ont toujours été unis par une même loyauté envers la classe capitaliste. On peut en dire autant de l’ex-banquier Macron, qui était leur ministre jusqu’à ce que, il y a trois mois, il quitte le navire pour tenter sa chance. Et de Montebourg, qui a lui aussi gouverné avec eux et a mis en œuvre la même politique propatronale, jusqu’à ce qu’il juge que l’impopularité de Hollande desservait sa carrière.

    Valls, #Montebourg, #Hamon : la #primaire du #PS s’annonce comme un concours de beauté d’anciens ministres du même gouvernement, pour la même politique.

    Hollande s’était fait élire sur la base du discrédit de Sarkozy et Fillon. Aujourd’hui, la droite est remise en selle, pour un programme d’autant plus antiouvrier qu’il s’appuie sur les reculs des années Hollande-Valls. Ces deux-là ont autorisé des accords de compétitivité qui remettent en cause les 35 heures ; Fillon veut carrément les supprimer. La loi El Khomri a attaqué le Code du travail ; Fillon veut le démanteler. Avec le CICE et le pacte de responsabilité, Hollande et Valls ont fait 41 milliards de cadeaux aux entreprises ; Fillon veut en faire autant. Hollande a augmenté la TVA ; Fillon veut l’accroître encore plus. Il veut reculer l’âge de la retraite à 65 ans, privatiser en partie l’assurance maladie et supprimer l’impôt sur la fortune.

    Le Pen, la bourgeoise de Saint-Cloud, espère que le programme de la droite la fera apparaitre comme plus « sociale ». Quelle hypocrisie ! Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen expliquait sur BFM que, comme Fillon, le FN voulait « la remise en cause des 35 heures », la « baisse du coût du travail », « supprimer des postes de fonctionnaires » et faire 60 milliards d’économies sur les dépenses publiques. Fillon et Le Pen sont en concurrence sur le même terrain réactionnaire. L’un et l’autre s’attaquent aux étrangers et aux musulmans.

    Tous deux nous rebattent les oreilles avec la France éternelle, Jeanne d’Arc et le drapeau tricolore, pour mêler des classes sociales que tout oppose.

    Le Pen mènerait une politique aussi antiouvrière que #Fillon. Il n’est qu’à voir comment elle s’enthousiasme pour Trump, ce milliardaire élu en prétendant défendre les intérêts du peuple et qui s’entoure maintenant de grands banquiers pour gouverner à leur profit.

    Lors de l’élection présidentielle, la seule certitude est qu’un serviteur zélé du patronat sera élu pour mettre en œuvre une politique encore plus à droite que celle menée par Hollande. C’est une exigence du grand capital, dans la guerre qu’il mène au monde du travail pour maintenir ses profits.

    Face à celui qui mènera la politique patronale, quel qu’il soit, les travailleurs n’auront pas le choix. Pour préserver leurs conditions d’existence, ils devront mener la lutte de classe, avec leurs propres armes, les grèves et les manifestations de masse.

    Dans ce scrutin, il faut que les travailleurs expriment cette volonté et mettent en avant une politique qui représente leurs intérêts vitaux. Cela ne changera pas le rapport des forces, car les élections n’ont pas ce pouvoir. Mais cela montrera qu’une partie des travailleurs ont leur propre politique et affirment que celui qui remplacera Hollande les trouvera sur son chemin.

    Il faudra profiter de ces élections pour exprimer le rejet du PS, de la droite et du FN, en votant pour la candidate de #Lutte_ouvrière, #Nathalie_Arthaud. Ce sera la seule possibilité pour les travailleurs de faire un vote conscient, lucide, pour défendre les intérêts de leur classe et faire entendre leur camp.

  • Les perspectives électorales du #PCF : une impasse pour les travailleurs | éditorial de Lutte Ouvrière
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/les-perspectives-electorales-du-pcf-une-impasse-pour-les-travailleur

    Le week-end prochain, la Fête de l’Humanité rassemblera un large public populaire. Que des dizaines de milliers de militants et de bénévoles s’activent à sa réussite montre que, quoi qu’en disent les pseudo-experts qui ont enterré dix fois le PCF, il garde une implantation dans les classes populaires. Car bien des travailleurs, bien des jeunes ne se résignent pas à la domination du grand capital.

    En revanche, la politique menée aujourd’hui par la direction du Parti communiste a tout pour déboussoler ceux qui regardent vers lui. Dans ce début de campagne présidentielle où l’on n’entend que les candidats potentiels de la droite, du #FN ou du #PS, le PCF ne propose que… l’unité à gauche. Un nombre croissant de travailleurs en ont pourtant assez de cette fausse opposition gauche-droite, qui ne correspond à rien, alors que la gauche mène au gouvernement la même politique que la droite. Pierre #Laurent a cependant expliqué lors de l’université d’été du parti que « l’urgence est à construire un chemin commun ». Cette unité est proposée aux anciens ministres PS Arnaud #Montebourg et Benoît Hamon, à l’ancienne ministre écologiste Cécile #Duflot, ou encore à l’ex-PS Jean-Luc #Mélenchon. Comme si ces gens-là voulaient défendre les intérêts des travailleurs !

    Avant de devenir des critiques de Hollande, Montebourg, #Hamon et Duflot ont appartenu à un gouvernement qui a accordé des dizaines de milliards d’euros aux entreprises (#CICE et pacte de responsabilité). Ou qui a fait adopter l’ANI « sur la sécurisation de l’emploi », qui légalisa en 2013 les accords de compétitivité dans les entreprises, pour le plus grand bonheur des patrons.

    Quant à Mélenchon, le PCF lui avait déjà apporté son soutien et sa force militante en 2012. L’ex-ministre de Jospin avait besoin de cet appui pour ses ambitions. Il suivait en cela son modèle Mitterrand, qui s’allia au PCF pour siphonner ses voix et parvenir au pouvoir. Aujourd’hui, Mélenchon traite le PCF de la même façon. Il suffit de voir le mépris avec lequel il s’est lancé en campagne, sans même le consulter.

    Une fois de plus, la direction du PCF se prépare donc à s’aligner sur tel ou tel de ces politiciens étrangers au monde ouvrier. Des politiciens qui ont servi les riches dans le passé et qui les serviront de nouveau. Elle oriente ainsi ceux qui l’écoutent vers un nouveau piège.

    Elle dit qu’il lui faut d’abord définir une politique avant de choisir un candidat. Elle organise pour cela une « grande consultation citoyenne » auprès de 500 000 personnes. Comme si une telle mascarade était nécessaire !

    Malgré son recul, le PCF garde un grand nombre de militants et de sympathisants. C’est, de tous les partis, celui qui a le plus d’influence dans le monde du travail. S’il veut savoir ce que veulent les travailleurs, il n’a pas besoin d’une « consultation », il lui suffirait de les écouter. Pendant le mouvement contre la #loi_ElKhomri, leurs aspirations se sont largement exprimées contre la politique patronale, la précarité et les licenciements. Comme quoi la véritable préoccupation de la direction du PCF n’est pas l’intérêt des travailleurs. Elle ne fait même pas de la politique antipatronale un préalable pour l’éventuel candidat unitaire qu’elle appelle de ses vœux. Car sa préoccupation principale, ce sont ses élus à l’Assemblée nationale ou dans les collectivités territoriales, positions pour lesquelles le PCF a besoin d’alliés politiques.

    La campagne électorale promet d’être marquée par les surenchères réactionnaires. Les propos sécuritaires, anti-immigrés, antimusulmans se succèdent, de Valls à Le Pen, en passant par #Sarkozy ou #Juppé. Même dans les discours, les différences s’effacent de plus en plus entre les politiciens de gauche et de droite, comme l’a montré la polémique récente sur le burkini. L’ex-banquier #Macron, ministre de Hollande et Valls pendant deux ans, parle comme n’importe quel homme de droite. Valls singe Sarkozy, qui copie Le Pen. Et Montebourg et Mélenchon se disputent le terrain patriotard. Tous sont en compétition pour gouverner au profit de la bourgeoisie. Tous veulent faire fonctionner une société basée sur l’exploitation, au mieux des intérêts du grand patronat.

    Dans ces élections, il faut donc que s’affirme, non pas une énième mouture de la « gauche », mais une politique partant des intérêts des travailleurs, s’opposant radicalement à ceux de la bourgeoisie. C’est la raison pour laquelle #Lutte_ouvrière présentera sa candidate, #Nathalie_Arthaud. Pour dire que nous rejetons la société capitaliste et la comédie électorale que les politiciens nous préparent.