• “La Gueule ouverte”, la revue qui dénonçait la fin du monde
    https://www.terrestres.org/2026/09/09/la-revue-qui-denoncait-la-fin-du-monde

    De 1972 à 1980, la revue “La Gueule ouverte” a hurlé de rage et de rire face à la catastrophe écologique. En textes et en dessins, ses auteurs et autrices ont raillé et dénoncé pollution, militarisation ou consommation, ferraillant contre le #Nucléaire et les institutions. Extrait d’un livre récent qui lui est consacré, avec un édito du génial Pierre Fournier. L’article “La Gueule ouverte”, la revue qui dénonçait la fin du monde est apparu en premier sur Terrestres.

    #Décroissance #Ecologie Politique #Journalisme #Luttes

  • Un point de vue communiste libertaire sur une lutte dans un collège
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4751

    Au collège Sully de Rosny-sur-Seine (78), à quelques kilomètres de Mantes-la-Jolie, dans un contexte particulièrement dégradé, des événements violents ont déclenché un mouvement de 3 jours, qui, s’il n’a pas été une victoire franche en termes de moyens ni de remise en cause du fonctionnement de l’école, a au moins permis de renforcer le collectif enseignant et de tirer des enseignements sur les mobilisations locales actuelles dans l’Éducation Nationale. 362 été 2026

    / Education , Luttes Dans l’Education , Travail

    #362_été_2026
    #Education
    #Luttes_Dans_l'Education
    #Travail

  • Les luttes sociales en livre audio | Caracole
    https://caracole.audio/qui-sommes-nous

    Le projet
    Caracole édite, produit et diffuse des livres audio à caractère politique. Cette plateforme est un carrefour à la croisée des luttes, qui vise à mettre à disposition des ressources dans une démarche d’éducation populaire.
    Tous les titres de notre catalogue sont des adaptations d’ouvrages déjà parus en version papier.

    La narration
    Nos livres audio sont interprétés par des conteur·ses qui se sentent concerné·es par les luttes, et qui sont soit des comédien·nes, soit les auteur·ices en personne, soit des personnalités de la gauche critique.
    La voix est un puissant moyen d’entrer dans un texte. Avec ce projet, il s’agit d’offrir une nouvelle manière – immersive, incarnée et inclusive – d’accéder à des contenus qui nous paraissent fondamentaux pour équiper les luttes, affûter les esprits et comprendre les grands sujets de notre époque.

    Mon abonnement
    Plutôt qu’une boutique dans laquelle chaque individu viendrait acquérir des titres au gré de ses moyens, Caracole a été conçu·e comme une bibliothèque. L’achat d’un abonnement vous donnera accès à l’intégralité du catalogue.
    Nous misons sur un tarif abordable pour faciliter l’accès aux contenus.

    https://www.youtube.com/watch?v=Xxso1Pln2Y4

    #livres #audio #livres_audio #bibliothèque #luttes

  • Bolivie : à la croisée des chemins entre insurrection et contre-révolution
    https://ricochets.cc/Bolivie-a-la-croisee-des-chemins-entre-insurrection-et-contre-revolution-9

    Texte d’analyse des luttes récentes en Bolivie, publié à l’initiative de camarades au Mexique... #Les_Articles

    / #Initiatives_d'habitant.e.s, #Violences_policières, Révoltes, insurrections, débordements..., Révolution , #Occupations_et_blocages, #Luttes_sociales, #International

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Révolution_

  • 26 septembre 2026 : des marches partout en France pour le climat, la paix et les solidarités
    https://ricochets.cc/26-septembre-2026-des-marches-partout-en-France-pour-le-climat-la-paix-et-

    Une initiative nationale a émergé cet été, avec en #Drôme un rdv à Valence le 26 septembre, et peut-être d’autres (voir plus bas). Pour l’instant, les exigences de ces « collectifs citoyens » se déclinent en 6 thèmes Un plan d’urgence Un plan d’adaptation Un plan d’atténuation Taxer les superprofits fossiles Taxer les superprofits de l’armement Un impôt climatique sur les grandes fortunes RDV à Valence à 14H samedi 26 septembre à la Fontaine monumentale pour une manif, puis une assemblée à (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, #Catastrophes_et_atrocités_climatiques,_écocide_et_destructions_écologiques, Drôme, #Luttes_sociales

    https://26septembre.org/appel

  • LEONARD PELTIER : 50 ANS DE PRISON POUR 250 ANS DE RESISTANCE
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4748

    Leonard Peltier est LA figure majeure de la résistance à l’oppression que subissent les Native Americans, certains allant jusqu’à faire le lien avec Nelson Mandela ou Bobby Sands. 362 été 2026

    / Luttes Sociales , Notre Histoire , Luttes de territoire , USA

    #362_été_2026
    #Luttes_Sociales
    #Notre_Histoire
    #Luttes_de_territoire
    #USA

  • Le Sénégal entre crise politique et crise financière
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4747

    En 2024, une nouvelle majorité s’est installée à la tête de l’Etat sénégalais. Porté par une vague populaire de grande ampleur, le nouveau régime qui n’a guère répondu aux attentes des populations se retrouve désormais dans une situation de crise politique ouverte tandis que l’Etat est au bord de la faillite financière. 362 été 2026

    / International , Politique , Luttes Sociales , Afrique , Homosexualité

    #362_été_2026
    #International
    #Politique
    #Luttes_Sociales
    #Afrique
    #Homosexualité

  • [Livre] Révolution et Contre-Révolution dans la Région Espagnole des Années Trente
    https://ricochets.cc/Livre-Revolution-et-Contre-Revolution-dans-la-Region-Espagnole-des-Annees-

    « Juillet 1936, dans les casernes catalanes... » #Les_Articles

    / #Livres,_revues, Révoltes, insurrections, débordements..., Révolution , Démocratie directe, communes libres..., Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Guerres, #Luttes_sociales, #International, #Antifascisme

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Révolution_ #Démocratie_directe,_communes_libres... #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    http://www.autistici.org/tridnivalka/wp-content/uploads/Espagne-1936-FRA-FINAL-IMG.pdf

  • MEXIQUE La Coupe du monde entre manifestations et pillage des biens communs
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4745

    Tout comme les multinationales extraient l’or des territoires mexicains en ne laissant aux communautés que pollution et pauvreté, la FIFA extrait des ressources publiques, des biens communs et des profits colossaux avec la complicité du gouvernement. 362 été 2026

    / Luttes Dans l’Education , Luttes Sociales , Lutte de classes , Mexique

    #362_été_2026
    #Luttes_Dans_l'Education
    #Luttes_Sociales
    #Lutte_de_classes
    #Mexique

  • L’Ecocide capitaliste, tome 2 : La nature en proie au capital
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4743

    Dans le premier tome, nous avions parcouru, avec Alain Bihr, les différents théâtres de la catastrophe climatique en cours. Bihr avait pour principal objectif de démontrer le caractère systémique du bouleversement de l’Holocène. Il avait alors pris soin de rappeler comment les tentatives d’intervention écologique des pouvoirs publics et privés en la matière n’étaient autre qu’une vaste supercherie. Dans ce deuxième tome, Alain Bihr nous explique pourquoi il ne peut en être autrement. 362 été 2026

    / Environnement, Ecologie , Touchons le fond / Théorie , Lutte de classes , Luttes de territoire

    #362_été_2026
    #Environnement,_Ecologie
    #Touchons_le_fond_/_Théorie
    #Lutte_de_classes
    #Luttes_de_territoire

  • Le plomb dans l’aile : chasseurs et ornithos en pays basque
    https://www.terrestres.org/2026/07/08/chasseurs-et-ornithos-en-pays-basque

    Des écolos s’alliant aux chasseurs ? Impensable ! Contre les lobbies réactionnaires de la #Chasse et par pragmatisme, des naturalistes et ornithologues militant·es défendent pourtant une proposition d’union stratégique avec un type de chasse aux #Oiseaux pour mieux en combattre un autre, particulièrement destructeur. Récit illustré depuis les sommets des Pyrénées. L’article Le plomb dans l’aile : chasseurs et ornithos en pays basque est apparu en premier sur Terrestres.

    #Animaux #Luttes #Montagne #Nature #Vivants

  • Vidéo du meeting international contre la guerre de Londres du 20 juin 2026
    https://ricochets.cc/Video-du-meeting-international-contre-la-guerre-de-Londres-du-20-juin-2026

    Présentation : https://infos-ouvrieres.fr/2026/02/05/londres-20-juin-meeting-international-contre-la-guerre Un compte-rendu de ce meeting à Londres le 20 juin a eu lieu à Valence le 25 juin.

    D’autres réunions de compte-rendu sont en préparation sur Tournon, Annonay, Aubenas et Privas, selon l’acceptation de mise à disposition de salles par les municipalités dans chaque ville. A suivre... #Les_Articles

    / #Guerres, #Luttes_sociales

    https://cmi0726.noblogs.org/2026/06/23/reunion-de-compte-rendu-du-meeting-a-londres-le-20-juin-valence-ce-
    https://cmi0726.noblogs.org/actualites

  • Canicule sans fin - Grève des loyers de logements en surchauffe ?
    https://ricochets.cc/Canicule-sans-fin-Greve-des-loyers-de-logements-en-surchauffe-9327.html

    Dans les apparts suffocants, on n’a pas vraiment eu l’impression que la canicule était finie... Et déjà c’est reparti ce dimanche... Et alors l’envie de « grève des loyers » refait surface. Avec plus bas une revue de presse et des infos croustillantes sur la fumisterie de « ma prime rénov ». En ce moment, un feu dangereux a repris près de Die : Barsac : un hameau évacué à cause de la propagation de l’incendie de Die (...) Après la grosse reprise des flammes, dans la nuit de samedi à dimanche (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_et_atrocités_climatiques,_écocide_et_destructions_écologiques, #Luttes_sociales

    https://www.ici.fr/nouvelle-aquitaine/gironde-33/barsac/barsac-un-hameau-evacue-a-cause-de-la-propagation-de-l-incendie-de-die-5086032
    https://www.drome.gouv.fr/contenu/telechargement/38087/251269/file/2_Fiche_alerte_particuliers_dep26.pdf
    https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-drome-ardeche/drome-ardeche-vers-un-retour-de-la-canicule-pour-une-dizaine-de-jours-a-partir-d
    https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-drome-ardeche/c-est-costaud-record-de-chaleur-a-romans-sur-isere-la-grande-ville-la-plus-chaud
    https://reporterre.net/Meteo-France-annonce-un-nouvel-episode-de-chaleur-a-partir-de-ce-weekend
    https://reporterre.net/Pres-de-7-000-departs-de-feu-la-saison-des-incendies-commence-violemment
    https://reporterre.net/21-oC-a-la-surface-des-oceans-un-record-absolu-pour-la-saison
    https://reporterre.net/Canicule-les-eleveurs-bretons-forces-d-enfouir-des-tonnes-de-cadavres-d-
    https://reporterre.net/Comment-la-canicule-met-les-centrales-nucleaires-a-l-epreuve
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/01/stephane-francois-politiste-le-rn-et-ses-electeurs-prennent-la-realite-clima
    https://reporterre.net/Canicule-Les-Ecologistes-deposent-leur-motion-de-censure-contre-le-gouve

  • #Errances_paramédicales. Une perspective féministe sur la #naturopathie

    Une copine consulte une naturopathe pour sa fibromyalgie, une collègue accompagne son père malade d’un cancer avec une plante recommandée par un praticien, une autre s’est formée dans une école quelque temps par curiosité, une quatrième essaie d’en vivre.

    Doctrine historiquement réactionnaire et mystique, la naturopathie s’épanouit aujourd’hui dans le marché du #bien-être et attire particulièrement les #femmes et #minorités_de_genre. Tentative pour injecter quelques enjeux du féminisme dans l’analyse de cette thérapeutique.

    Ce texte est issu du dernier numéro de la revue papier Jef Klak, intitulé « Lait de vache », qui s’intéresse au fait d’ingérer et de digérer.

    Médecines douces, naturelles, non conventionnelles, complémentaires, alternatives, bordent le système de santé publique. Femmes et minorités de genre sont particulièrement nombreuses à butiner un peu ou beaucoup parmi ces propositions thérapeutiques à portée de main, avec la conscience de chercher quelque chose dans le dos du corps médical.

    Cette #quête s’opère souvent dis­crètement. Les débriefs de couloir et d’arrière-cuisine sont des espaces de confiance féminine où ces questionnements et expériences se partagent, mais les discussions autour des #souffrances de #santé ne se jouent pas sur la place publique. Ce #silence est entretenu par le fait que les #pratiques_thérapeutiques dites naturelles se sont développées loin de la #recherche_scientifique sur la santé et font l’objet de critiques acides de la part du corps médical, qui les qualifient de charlataneries, de #fake_meds, de pratiques sectaires. Alors comment penser le recours important des femmes et des minorités de genre à ces thérapeutiques au statut incertain ?

    Revenir sur l’histoire occidentale de la naturopathie depuis une perspective féministe pourrait nous aider à mettre au jour les enjeux politiques autour de la santé des femmes et des #promesses que certaines médecines naturelles nourrissent à cet endroit.

    #Jésus-Christ et #Bouddha naturopathes

    L’histoire de la naturopathie 1 commence à la fin du XIXe siècle, alors que la #médecine_microbiologique de Pasteur, la compréhension du germe et la généralisation du principe de la #vaccination contribuent à résorber de nombreuses maladies. La prophylaxie mise en place par les États conduit à l’amélioration de l’état de santé général. Parmi les courants hygiénistes qui se développent2, certains portent une vision plus mystique. En Allemagne et en Suisse, un mouvement appelé le #Lebensreform rassemble penseurs, artistes et poètes3 autour d’un projet vitaliste de défense d’un mode de vie proche de la nature, jugé plus sain que celui de la société industrielle, et qui passe par des régimes alimentaires végétariens ou des pratiques du corps comme le #yoga. Le néologisme hellénisant naturopathie apparaît aux États-Unis dans les années 1900. Il désigne « les maux par la nature » tout en jouant avec une image : nature’s path, « le chemin de la nature ». #Benedict_Lust, chiropracteur allemand émigré aux États-Unis, le reprend pour nommer l’école qu’il fonde en 1902 à New York : l’#American_School_of_Naturopathy.

    La doctrine naturopathique essaime en Europe. Autour de praticiens réputés charismatiques, les récits de #guérisons_miraculeuses s’accumulent. En Allemagne, cette doctrine est adoptée par les instituts de #médecine_naturelle qui ouvrent depuis la fin du XIXe siècle (l’Université libre des médecines naturelles de Berlin est fondée en 1892). #Pierre-Valentin_Marchesseau l’adapte pour la France à partir des années 1940. Le « père fondateur » français affirme que « la naturopathie est l’art et la science de préserver, optimiser ou recouvrer sa santé par des moyens naturels. » Auteur prolifique (La Santé sans médicament par la naturopathie, Qu’est-ce que la naturopathie ?, Ni médecin, ni guérisseur, le naturopathe est avant tout un hygiéniste, Jésus-Christ naturopathe), il enseigne à partir des années 1960 et jusqu’aux années 1980 une discipline hygiéniste fondée sur une #mystique_du_corps, tout en commercialisant une gamme d’#aliments_biologiques avec la société #Vitagerminels.

    Dans sa thèse, la sociologue Anahita Grisoni relate qu’au cours du XXe siècle, la naturopathie se développe en plusieurs courants. Plus institutionnalisée en Allemagne, elle se maintient en France comme une pratique marginale surtout présente dans les milieux ruraux. Acclimatée à la pensée New Age4 qui se développe, ses repères idéologiques et ses postures thérapeutiques montrent un goût pour l’orientalisme. Les acteur·ices de ces courants invitent un renouvellement du rapport au corps et à la santé. Récemment, iels se sont structuré·es autour d’écoles agréées, d’associations et de syndicats, et la décrivent désormais comme une médecine manuelle et prescriptive, qui fait la synthèse entre les méthodes naturelles de santé. Au sein du réseau de la naturopathie, certain·es défendent son caractère alternatif et contre-culturel, d’autres l’envi­sagent comme étant complémentaire à la médecine publique et ont obtenu qu’elle soit reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une « médecine non conventionnelle », aux côtés des médecines chinoise et ayurvédique.

    L’expression fait côtoyer toutes sortes de médecines, populaires, savantes ou autochtones, mais la naturopathie a une histoire propre, bien distincte de celle des savoirs empiriques et situés des pharmacopées traditionnelles.

    Un socle idéologique persistant

    Nombre de praticien·nes ne se réfèrent pas aux préceptes posés par les fondateurs. Iels bricolent entre plusieurs manières d’envisager le corps et la santé et entre des pratiques hétérogènes : phytothérapie 5, prescriptions alimentaires, massages, réflexologie, iridologie6.

    Que dire alors d’une thérapeutique aussi plastique dont les pratiques comprennent des références scientifiques à l’anatomie et à la nutrition, mais aussi des notions ésotériques ?

    La thérapeutique est pourtant difficile à saisir sans la situer dans l’histoire doctrinaire qui la balise et lui donne sens. Les programmes des écoles de naturopathie, labellisées par la Féna (Fédération des écoles de naturopathie), comme les présentations des praticien·nes, mentionnent systématiquement un socle idéologique : causalisme, vitalisme, humorisme, hygiénisme, holisme7. Derrière ces mots obscurs et pour certains surannés se dresse une conception du corps héritée des hygiénismes du XIXe siècle. Le corps est mu par une force vitale, principe spirituel et métabolique, qui se réalise dans un équilibre sans cesse menacé par la surcharge et l’accumulation de toxines.

    Les courants hygiénistes vitalistes du XIXe siècle sont animés par un dégoût esthétique des grandes villes, dans lesquelles arrive une population rurale appelée à travailler dans les industries périurbaines. Ces travailleur·ses mal logé·es, paupérisé·es, vulnérables aux épidémies et aux maladies professionnelles, inspirent chez les tenant·es de l’hygiénisme un sentiment de dégénérescence liée à l’urbanité. Iels en conçoivent une vision inquiète du corps, souillé au niveau intestinal comme moral par un environnement et une alimentation produites par la modernité industrielle. Il faut chercher à éviter les poisons, sinon les expurger. La Nature y est une idée forte : elle devient une source de valeurs qui stimule et oriente des programmes thérapeutiques. Maintenir son corps sain, c’est le discipliner par des moyens naturels, comme l’héliothérapie ou l’hydrothérapie8.

    Les courants hygiénistes, creusets des médecines dites naturelles, établissent un lien entre le corps et l’état de l’environnement. La façon dont ils problématisent la santé pose les bases d’une écologie corporelle qui résonne avec les menaces écologiques contemporaines de pollutions du sol et de l’air. Ces médecines s’insèrent aisément dans le très contemporain thème du retour à la terre9.

    Une capture des vulnérabilités

    L’autorité que cette doctrine donne historiquement à la nature devrait activer une alarme féministe. Selon la sociologue Colette Guillaumin, la référence à cette « grande organisatrice et régulatrice des rapports humains10 » est un vieux levier réactionnaire pour légitimer l’ordre social et sexuel. Et à raison : plusieurs des représentant·es les plus visibles et médiatisé·es de la naturopathie associent leur discipline de santé par les moyens « naturels » à un discours nettement traditionaliste, insistant sur la différence sexuelle, assignant les personnes qui y ont recours à leur rôle de genre, diffusant plus ou moins explicitement un rejet de l’homosexualité11. Relire l’émergence de cette thérapeutique à partir de ses principes mystiques et conservateurs donne des sueurs froides.

    Le recours banalisé à la nature ne vaut pas pour autant adhésion à l’idéologie réactionnaire ; il est souvent sélectif et critique. Mais un autre malaise fait son chemin. Dans le monde de la naturopathie, des parcours de reconversion et de formation jusqu’aux usager·es, les femmes sont surreprésentées. Endométriose, fibromyalgie, Covid long, dépression : les souffrances corporelles et psychiques que proposent d’adresser celleux qui exercent ont en commun de faire l’objet d’une mauvaise prise en charge médicale. Les maladies chroniques ou les problèmes gynécologiques, ces souffrances marquées des femmes et minorités de genre, sont mal diagnostiquées et soignées. Ces dysfonctionnements ne révèlent pas une négligence marginale, mais un sexisme structurel qui agit depuis les angles morts de la recherche scientifique jusqu’à la position autoritaire et infantilisante des médecins « sachants », en passant par l’organisation gestionnaire du système médical public.

    Les brochures des naturopathes et praticien·nes des médecines non conventionnelles racontent en creux la solitude, les symptômes mal identifiés ou psychologisés, l’errance médicale. Elles racontent les stress particuliers qui touchent au médicament : les trai­tements aux résultats décevants, la crainte des effets secondaires, le manque de transparence, d’information, de reconnaissance des affects et des compétences des personnes soignées. La confiance a aussi été entamée par les scandales sanitaires comme celui du Médiator12, l’escroquerie du Spasfon13, où les industries pharmaceutiques et les pouvoirs publics ont sciemment mis en danger des gens pour engranger des bénéfices à court terme. Ces brochures disent enfin les vulnérabilités historiquement produites par le milieu médical, autant de « zones d’expérience dévastées », pour reprendre l’expression utilisée par Isabelle Stengers dans son Sorcellerie capitaliste14.

    Au regard du coût des formations (12 995 euros pour la formation de quinze mois à l’Institut supérieur de naturopathie), des consultations (entre 60 et 110 euros), des probiotiques et des compléments alimentaires, de l’acquisition ou de la location de machines (osmoseur, physioscan), la surreprésentation des femmes et minorités de genre parmi les usager·es de ces médecines se traduit par une saisie directe de leurs ressources. L’enjeu est économique, mais aussi clinique. Selon la morale vitaliste dix-neuviémiste que diffusent les médecines naturelles, il ne s’agit pas exactement de prévenir ou de guérir la maladie mais de produire plus de vie. Le programme thérapeutique associé à cette idée est assez opaque : évacuer des toxines (mais que sont-elles exactement ?), dynamiser l’organisme, régénérer les cellules (qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?). Dans ce rapport métaphorisé au corps, la matérialité des maladies s’estompe15. Connaître précisément leur fonctionnement biologique perd de l’intérêt ; la guérissabilité n’est pas nécessairement à l’agenda. Femmes et minorités de genre font ainsi l’expérience d’une autre errance médicale, tout aussi fragilisante, prenant les chemins de traverse enherbés des médecines douces et naturelles, ce qui retarde souvent leur prise en charge médicale.

    L’enjeu de genre autour de l’alimentation est par ailleurs exacerbé. Les médecines naturelles diffusent implicitement ou explicitement une critique de la modernité alimentaire, et avec elle, l’idée selon laquelle on s’intoxiquerait en mangeant mal, que des aliments comme le sucre seraient « meurtriers » quand d’autres prolongeraient la vie16. Le rapport à soi encouragé par ce programme thérapeutique pousse à une amélioration constante de son alimentation et de son hygiène, gage d’une aptitude à la santé et à la vitalité. Chez une population féminine historiquement sujette aux privations et à un contrôle social permanent exercé sur ce qu’elle mange, la discipline de la bonne alimentation est un pipeline menant droit à des conduites à risque, comme l’orthorexie17. C’est également majoritairement aux femmes qu’incombe la responsabilité de l’alimentation des enfants, et pour elles les injonctions sophistiquées à parfaire son alimentation peuvent déboucher sur des préoccupations sans fin. L’essor de thérapeutiques onéreuses et incertaines dans leurs effets cliniques capture ainsi les multiples vulnérabilités féminines.

    Réappropriations féministes de la santé

    Le sexisme structurel du milieu médical a fait ­l’objet d’une longue et intense lutte féministe. Celle-ci a montré comment la professionnalisation et la masculinisation de la médecine en Europe avait dépossédé les femmes de leurs savoirs et du contrôle de leur corps18.].

    Elle a pris pour objet le rapport de pouvoir, paroxystique à ­l’endroit de la gynécologie, haut lieu des violences sexistes et sexuelles et du bafouement du consentement. Pour échapper à la soumission à l’autorité du médecin sachant, des groupes sont nés aux États-Unis et en France dans les années 1970 et ont expérimenté l’autogynécologie19. L’incroyable Our Bodies, Ourselves est publié en anglais en 1971, puis traduit et adapté en France sous le titre Notre corps, nous-mêmes en 197720. Ce manuel a aidé à poser les bases d’une réappropriation féministe des questions de santé, aussi appelée self-help : connaître son corps, s’auto-examiner, se débarrasser de la honte, faire circuler la parole, comprendre et pouvoir reproduire un acte médical, avoir son mot à dire sur les procédures, etc. Des groupes locaux du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) au Planning familial, ces expérimentations nées dans les années 1970 ont propulsé un grand mouvement féministe d’éducation populaire en matière de santé sexuelle et de sexualité, dont les actions récentes contre les violences gynécologiques et obstétricales renouvellent la nécessité21.

    Les luttes écoféministes, en prenant pour thème l’alimentation, la santé, l’environnement ou l’industrie nucléaire, ont aussi largement mis en cause l’association néfaste entre les femmes et la nature. Elles ont retourné cette dévalorisation conjointe pour en faire un élément critique de compréhension de nos expériences individuelles et collectives. Pour les militant·es écoféministes, le fait de « se réapproprier ce qui a été distribué du côté de la féminité22 » relève d’un essentialisme stratégique. Aucune vision idéalisée et harmonieuse des femmes dans la nature ici : les pratiques, les luttes et les écrits écoféministes montrent une mobilisation conflictuelle, instable et renégociable, critique sur les ambiguïtés qu’elle peut recouvrir.

    S’adressant à un ensemble de problématiques de santé des femmes, les médecines naturelles convoquent elles aussi l’association entre femme et nature, mais elles la font basculer sur un versant essentialiste, et non critique. Très empreintes d’une pensée de la différence sexuelle, mettant l’utérus au centre de la vie psychique et subjective des femmes, elles ravivent l’idée tenace que les femmes sont plus « naturelles » que les hommes, qu’elles sont « naturellement spécifiques » pour le dire avec les mots de la sociologue Colette Guillaumin23.
    Sorcières naturopathes et autonomie féministe

    L’antagonisme est fort entre l’histoire des luttes féministes autour de la santé et le développement historique des médecines naturelles. Pourtant en Allemagne, des femmes ont créé un regroupement de naturopathes féministes, le réseau des Frauenweise, les « femmes sages24 ». En Suisse, le Dispensaire des femmes, un centre de santé autogestionnaire autour de la santé sexuelle et reproductive ouvert entre 1978 et 1987, a très tôt mis la naturopathie en pratique. Rina Nissim, membre du Dispensaire et militante du Mouvement de libération des femmes genevois, publie en 1994 Le Manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes chez la maison d’édition féministe Mamamélis. Ce manuel est une référence dans les groupes Santé-femmes25 et au-delà. Comment la naturopathie, doctrine et mystique de santé historiquement réactionnaire, aujourd’hui bien plus intégrée au marché du bien-être qu’au militantisme de la santé, a-t-elle pu croiser l’histoire du féminisme ?

    Figure centrale de cette jonction, Rina Nissim raconte cette réappropriation féministe de la naturopathie comme une façon hétérodoxe de pratiquer la doctrine sans hériter de ses aspects réactionnaires. Elle propose de redéfinir la santé des femmes en valorisant leur autonomie ; la promesse est séduisante.

    « Pour moi, ce qui est central c’est qu’on se réapproprie sa santé, qu’on ait envie de reprendre un petit peu les choses en main. Or, je prétends que la médecine par les plantes, la phytothérapie, c’est une chose que chacune peut se réapproprier, c’est du niveau de la cuisine. Si une femme ose mettre du romarin sur son plat pour le rendre plus digeste, si elle prend du bicarbonate de soude qu’elle met dans la fondue pour diminuer l’acidité de ce plat, je prétends qu’elle est à deux doigts de faire une recette populaire pour la toux de son fils et qu’il suffit de peu pour qu’elle fasse aussi une petite préparation pour elle-même. Alors, si on peut lui rendre accessible cette possibilité et en même temps l’aider à se rendre compte qu’un certain nombre de ses maladies sont liées à sa position sociale, à savoir à son oppression en tant que femme, si on arrive à lui faire prendre conscience de cela et qu’à la fois on lui donne un ou deux outils simples et efficaces, il peut se passer quelque chose de sensationnel. Et cela, c’est féministe. C’est le but de mon travail26. »

    Les luttes féministes sur la santé fabriquent des dispositions collectives : être indocile par rapport au contrôle autoritaire exercé par l’institution médicale, sentir le besoin de se réapproprier son corps, savoir qu’une connaissance empirique de soi est possible et peut aiguiller les choix de santé, avoir du goût pour l’expérimentation à plusieurs.

    La naturopathie réinventée de cette façon depuis le féminisme voudrait la placer comme un cadre qui favorise ces dispositions. Elle se définit comme une pratique empirique de soi : observer ce que ça fait de manger ceci, d’arrêter de manger cela, ce qui marche par rapport à un état, une souffrance physique ou psychique. La façon dont cette naturopathie féministe cherche à hacker sa propre doctrine réactionnaire peut être un malentendu fécond, une façon de la voler à sa propre histoire. Mais il faut mesurer le risque pris, et s’interroger honnêtement sur les bénéfices de cette confusion.

    Les positions de Rina Nissim résonnent avec ce qu’Ivan Illich appelle l’autonomie-santé, qui renvoie au fait de trouver les conditions d’une indépendance vis-à-vis du système médical et pharmaceutique industriel. Elle défend le projet d’une médecine populaire qui s’appuie sur les savoirs locaux et les relais féminins de transmission, pour bâtir une alternative à une médecine patriarcale. Savoirs et pratiques locales sont valorisées comme des viviers de pratiques alternatives supposées échapper « aux impasses et nuisances perçues dans la médecine officielle27 ».

    Ce féminisme de la santé met fondamentalement au centre la posture de santé et la responsabilité de l’usager·e. Et dans l’idée attrayante d’une santé qui passe par des comestibles et des gestes accessibles et quotidiens, la valeur que prend la nature tient à une promesse de simplicité. Or les pratiques thérapeutiques liées aux plantes et à l’alimentation sont extrêmement complexes à mettre en œuvre et à maîtriser. Plus critiquement encore, la plupart des gros enjeux de santé qui touchent les femmes et les minorités de genre, handicapées, malades chroniques, etc., ne peuvent pas être résolus par des moyens à portée de main. Tandis que la pandémie de Covid-19 a vu les femmes surexposées au risque de Covid long, les représentant·es des médecines naturelles valorisaient des solutions qui masquaient les enjeux vitaux et diffusaient des conceptions validistes et individualistes de la santé. L’éloge de l’autonomie par l’alternative peut s’articuler insidieusement à la destruction néolibérale du système de santé publique et au définancement d’associations de santé comme le Planning familial. Il fonctionne à merveille avec le marché du bien-être et la capture mercantile des vulnérabilités28.

    Une question forte demeure : quelle autonomie voulons-nous porter ? La valorisation du self-help, liant autonomie et pouvoir autour de sa propre santé, prend un sens particulier au sein des groupes Santé-femmes, qui portent une pratique féministe communautaire pensant ensemble santé individuelle et environnement sociopolitique. Le self-help réduit l’impuissance que charrient les problèmes de santé. Pour autant, il ne peut pas défaire seul l’association entre savoir et pouvoir que le corps médical monopolise et qui cimente son fonctionnement sexiste et patriarcal.

    Si les compositions politiques expérimentées dans l’autogynécologie et les groupes Santé-femmes sont un modèle d’autonomie, d’autres interprétations féministes et d’autres compositions politiques sont possibles et semblent même nécessaires. L’anthropologue mexicaine Denisse Guerrero Márquez, activiste au sein du collectif Nuestra Salud Feminista, propose de bâtir une épidémiologie féministe29 qui nous permettrait de penser les processus santé-maladie30 dans un cadre stratégique qui ne soit pas celui de l’alternative, mais celui d’une réappropriation féministe d’une science médicale pluralisée et conflictualisée. Un tel projet mettrait au centre d’autres questions : comment accéder à la littérature médicale et aux données scientifiques, nous former tout en travaillant à les mettre en perspective collectivement31 ?

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    Quelques ressources :

    « Ne plus subir le médical. Discussion avec des membres d’un groupe “Santé-femmes”, propos recueillis par Naïké Desquesnes, Z : Revue itinérante d’enquête et de critique sociale 2016 (n° 10), Éditions de la dernière lettre, p. 180-185 ; le documentaire Regarde, elle a les yeux grand ouverts de Yann Le Masson (1980). L’Auto-examen, un geste de santé, édité par le Centre de santé des femmes de Montréal (Éditions du remue-ménage),
    la brochure S’armer jusqu’aux lèvres à lire ici, et enfin l’ouvrage de Lucile Queré, Un corps à nous. Luttes féministes pour la réappropriation du corps, Presses de Sciences Po, 2023.

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    Notes :
    Cette histoire s’appuie sur la thèse de sociologie rédigée par Anahita Grisoni, « Sous les pavés, la terre : culte du bien-être et nouveaux métiers. La naturopathie en transformation à la conquête du marché », éditions EHESS, 2011. ↩
    Voir dans ce numéro l’entretien avec Hourya Bentouhami, « La nation est obsédée par la manière dont les gens mangent », p. 26, ainsi que Ni Dieu ni maître, ni viande ni alcool, p. 52. ↩
    Parmi eux, on peut citer Adolf Just, Louis Kuhne, Karl Wilhelm Diefenbach, Hugo Höppener ou encore Gustav Gräser, mais aussi Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie. ↩
    Courant spirituel occidental apparu dans les années 1960, le New Age est un syncrétisme entre les spiritualités et médecines orientales, intégrant des éléments du bouddhisme et des médecines savantes, essentiellement chinoises et ayurvédiques reprenant les notions de réincarnation, de karma, de chakras et d’énergie. La médecine ayurvédique, originaire d’Inde, est fondée sur la théorie selon laquelle les maladies résultent d’un déséquilibre des forces vitales (prana), et vise à rétablir l’équilibre de l’organisme. ↩
    Nom donné aux diverses pratiques de santé qui impliquent l’usage de plantes. ↩
    La réflexologie est une pratique de santé utilisant le massage de zones censées correspondre à des organes ou fonctions physiologiques. L’iridologie est le nom d’une pratique fondée sur l’observation de l’iris. ↩
    Le causalisme suppose que nos symptômes résultent d’une cause qu’il faut considérer en priorité. Le vitalisme envisage la vie comme de la matière animée d’une force vitale. L’humorisme vient de la médecine d’Hippocrate qui envisage la santé comme variant selon l’équilibre des humeurs (le sang, la bile, l’atrabile, la lymphe). Les thérapies holistiques prétendent soigner en tenant compte de la « globalité de l’être humain ». ↩
    L’hydrothérapie désigne un ensemble de pratiques qui mobilisent l’eau, le bain dérivatif ou le bain de siège. L’héliothérapie prône l’exposition corporelle totale à la lumière du soleil pour guérir les maladies. ↩
    « Naturopathie et écofascisme. Quand l’extrême-droite se mêle de santé et d’environnement », Ruptures, printemps 2007. ↩
    Colette Guillaumin, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, côté-femmes éditions, 1992, p.61. ↩
    On peut citer plusieurs de ces figures charismatiques à la tête de modèles économiques juteux. Irène Grosjean prône le bain de siège, l’alimentation crue, les purges, le jeûne en même temps que les thérapies de conversion, et responsabilise les femmes des violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent. Thierry Casasnovas tient des positions masculinistes hostiles aux droits reproductifs, et désinforme au sujet de la contraception et de l’avortement. Le collectif l’Extracteur mène une veille sur ces réseaux traditionalistes, voir le site du collectif . ↩
    Voir la BD Mediator – Un crime chimiquement pur d’Irène Frachon, Éric Giacometti et François Duprat. Delcourt, 2023. ↩
    Voir le livre Pilules roses de Juliette Ferry-Danini sur le Spasfon, majoritairement prescrit aux femmes sans qu’aucun résultat clinique n’ait été prouvé. ↩
    Isabelle Stengers et Philippe Pignard, La Sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La Découverte, 2005. ↩
    Susan Sontag, La Maladie comme métaphore, Christian Bourgois, 2009. ↩
    Le sociologue Gilles Tétart décrit la valeur de certains aliments, comme le miel ou la gelée royale, perçus comme pouvant rendre le corps plus vivant. Voir « Consommer la nature et parfaire son corps. Les produits apicoles », Études rurales, 165-166, 2003, p. 9-31. ↩
    Trouble alimentaire caractérisé par une volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains. ↩
    Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, 2014 ; Barbara Ehrenreich et Deirdre English, Sorcières, sages-femmes et infirmières. Une histoire des femmes et de la médecine, éd. Cambourakis, 2015 [1976 ↩
    L’autogynécologie recouvre un spectre de pratiques qui va de la gynécologie médicale – contraception, traitement de pathologies gynécologiques, dépistage du cancer du sein par l’autopalpation, avortement, traitement de la ménopause, sexualité – à la réappropriation du corps et des représentations qui y sont liées. ↩
    Un groupe féministe l’a tout récemment repris et réécrit. Notre corps, nous-mêmes, Hors d’atteinte, 2020. ↩
    Le collectif Stop-VOG anime aujourd’hui cette lutte en levant le silence autour des violences commises par le médecin Émile Daraï, officiant à l’hôpital Tenon. Leur site. ↩
    Expression utilisée par Émilie Hache, dans Reclaim, Anthologie de textes écoféministes, Cambourakis, 2016, p. 25. ↩
    « Du fait que les femmes sont une propriété matérielle concrète, se développe sur elles (et contre elles) un discours de la Nature. On les crédite (comme le croient certaines optimistes), on les accuse (en fait) d’être des êtres naturels, immergés dans la Nature et d’être mues par elle. Des choses vivantes, en quelque sorte. », ibid., p. 80. ↩
    À retrouver ici. ↩
    Groupe de femmes se réunissant afin de mieux connaître leur corps, prendre soin de leur santé et trouver plus d’autonomie, fabriquant ce faisant une auto-expertise collective. ↩
    Catherine Fussinger, Séverine Rey et Marilène Vuille, « S’approprier son corps et sa santé. Entretien avec Rina Nissim », Nouvelles Questions féministes, no 25, Éditions Antipodes, 2006, p. 98-116. ↩
    C’est une expression du collectif Cabrioles. Voir « L’autodéfense sanitaire. Entretien avec le collectif Cabrioles », propos recueillis par Aliènor Bertrand, Patrick Giraudoux et Arnaud Macé dans Les Temps des pandémies, Belin, 2023. ↩
    Nicolas Marquis, Du bien-être au marché du malaise, Presses universitaires de France, 2014, et Katie Thornton, « L’industrie des médecines alternatives voit dans le Covid long une opportunité commerciale », disponible ici. ↩
    Denisse Guerrero Márquez, « Approches théoriques et conceptuelles pour une épidémiologie féministe », traduction effectuée par le collectif Cabrioles, à lire ici ↩
    Expression utilisée par Denisse Guerrero Márquez. ↩
    Un grand merci au collectif Cabrioles dont je reprends ici les pistes et questions posées.

    https://www.jefklak.org/errances-paramedicales

    #santé #féminisme #médecine_non_conventionnelle #phytothérapie#massages #réflexologie #iridologie #nutrition #ésotérisme #anatomie #Fédération_des_écoles_de_naturopathie (#Féna) #causalisme #vitalisme #humorisme #hygiénisme #holisme #corps #toxines #dégénérescence #villes #urbanité #modernité #industrialisation #corps #héliothérapie #hydrothérapie #écologie_corporelle #retour_à_la_terre #vulnérabilités #nature #homophobie #sexisme #solitude #Médiator #Spasfon #industrie_pharmaceutique #probiotiques #compléments_alimentaires #sucre #hygiène #orthorexie #gynécologie #autogynécologie #self-help #Mouvement_pour_la_liberté_de_l’avortement_et_de_la_contraception (#MLAC) #planning_familial #éducation_populaire #santé_sexuelle #écoféminisme #essentialisme #Frauenweise #Dispensaire_des_femmes #Rina_Nissim #luttes_féministes #naturopathie_féministe #autonomie-santé #médecine_populaire #alternative #médecine_patriarcale #patriarcat #validisme #individualisme #autonomie #santé_publique #Denisse_Guerrero_Márquez #Nuestra_Salud_Feminista #épidémiologie_féministe

    déjà signalé ici par @lyco :
    https://seenthis.net/messages/1103951

    • #Anthroposophie et #écofascisme, par #Peter_Staudenmaier

      L’anthroposophie est la religion ésotérique fondée par #Rudolph_Steiner dont les avatars tentaculaires et pseudo-scientifiques infiltrent aussi bien le tissu institutionnel et politique de l’écologie que les milieux de l’agriculture, éducation et médecine alternatives. Son histoire est indissociable du #totalitarisme_raciste.

      Historien et écologiste social, engagé dans le mouvement anarchiste, le mouvement vert, et le mouvement coopératif aux États-Unis et en Allemagne, Peter Staudenmaier est professeur à l’université de Marquette (Wisconsin).

       » En juin 1910, Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie, commença une tournée d’exposés en Norvège par une conférence devant un public nombreux et attentif. Le cycle de conférences était intitulé « La mission des âmes nationales en relation à la mythologie germano-nordique ». Dans les conférences d’Oslo, il présenta sa théorie des « âmes de peuple » ou « nationales » (#Volksseelen en allemand, la langue natale de Steiner) et accorda une attention particulière aux questions mystérieuses de « l’#esprit_nordique ». Les « #âmes_nationales » de l’Europe du Nord et Centrale appartiennent, expliqua Steiner, aux peuples « germano-nordiques », le groupe ethnique le plus spirituellement avancé du monde, qui avait été à l’avant-garde de la plus élevée des cinq « races- racines » historiques. Cette cinquième race-racine supérieure, raconta Steiner à ses auditeurs d’Oslo, était bien sûr la race « #race_aryenne ».

      Si cette cosmologie particulière semble étrangement similaire aux mythes teutons de Himmler et Hitler, la ressemblance n’est pas fortuite. L’anthroposophie et le national socialisme ont tous deux des racines profondes dans la confluence des nationalismes, populismes de droite, romantismes proto-environnementalistes, et #spiritualismes_ésotériques qui caractérisaient une grande partie de la culture allemande et autrichienne à la fin du dix-neuvième siècle. Mais le lien entre la pseudo-religion stratifiée racialement et la montée des nazis va bien au-delà de simples parallèles philosophiques. L’anthroposophie a eu une influence concrète sur l’« aile verte » du #fascisme allemand. En outre, la politique réelle de Steiner et de ses disciples a toujours montré une ligne profondément réactionnaire.

      Pourquoi l’anthroposophie, en dépit de ses éléments racistes évidents et son passé de compromission, continue-t-elle à jouir d’une réputation progressiste, tolérante, éclairée et écologique ? Les détails des enseignements de Steiner ne sont pas bien connus en dehors du mouvement anthroposophique, et dans ce mouvement la longue histoire de l’implication idéologique dans le fascisme est en général refoulée ou carrément niée. De plus, de nombreux anthroposophes ont individuellement gagné du respect pour leur travail dans l’éducation alternative, dans l’agriculture biologique, et dans le mouvement écologiste. Néanmoins, il est regrettable que la collaboration anthroposophique avec une racine spécifiquement “écologiste” du fascisme persiste au XXIe siècle.

      Les groupes anthroposophiques organisés sont souvent mieux connus à travers leur vaste réseau d’institutions publiques. Les plus populaires d’entre elles sont probablement le mouvement des #écoles_Waldorf, avec des centaines d’écoles dans le monde, suivi par le mouvement d’#agriculture_biodynamique, qui est particulièrement actif en Allemagne et aux États-Unis. D’autres entreprises anthroposophiques bien connues comprennent les produits cosmétiques et pharmaceutiques #Weleda et le label #Demeter pour les produits alimentaires sains. La communauté nouvel-âge de #Findhorn en Écosse possède aussi une forte composante anthroposophique. Les anthroposophes ont joué un rôle important dans le développement des #Verts allemands et l’ancien ministre de l’intérieur allemand, #Otto_Schilly, un des plus importants fondateurs des Verts, est un anthroposophe.

      Compte tenu de cette vaste visibilité publique, il est peut-être surprenant que les fondements idéologiques de l’anthroposophie ne soient pas mieux connus. Les anthroposophes eux-mêmes, cependant, considèrent leur doctrine hautement ésotérique comme une « #science_occulte » propre à une élite éclairée spirituellement. Le nom même d’anthroposophie suggère à beaucoup d’étrangers une orientation humaniste. Mais l’anthroposophie est à bien des égards une vision du monde anti-humaniste, et des humanistes comme Theodor Adorno et Ernst Bloch s’y sont opposés dès le début. Son rejet de la raison au profit de l’expérience mystique, sa subordination des actions humaines à des forces surnaturelles, et son modèle complètement hiérarchisé du développement spirituel, tout cela montre que l’anthroposophie est contraire aux valeurs humanistes. »

      https://www.ccmm.asso.fr/anthroposophie-et-ecofascisme-par-peter-staudenmaier
      #ésotérisme #racisme #humanisme

      Le texte téléchargeable en pdf :
      https://jf.bizzart.biz/ArticlesPDF/PS_EcofascismeV2.pdf

  • Cinemutins

    #CinéMutins est avant tout un fonds exceptionnel de films qui font référence dans le #cinéma_politique, l’#histoire_sociale, les #luttes sous toutes leurs formes : ouvrières, paysannes, anticoloniales, féministes, écologistes… mais pas seulement !

    Une sélection de films est proposée quotidiennement par l’équipe de la coopérative #Les_Mutins_de_Pangée, grâce à de nombreux partenaires producteurs, éditeurs, distributeurs, réalisateurs franc-tireurs…

    C’est aussi l’idée que chaque individu, chaque spectateur, doit être envisagé comme un être complet, sensible et intelligent, qui a besoin d’émotions et de raison, de rire et de larmes, de se sentir appartenir au monde ou de pouvoir s’en isoler pour penser, pour rêver, selon les moments… CinéMutins le permet, notamment en mettant en lien des cinéastes connus, des « classiques » du cinéma politique avec des propositions plus surprenantes… car la curiosité, ça se travaille !

    https://www.lesmutins.org
    #alternative #VOD #films #film #cinéma #video_on_demand

  • Grèves des mineurs, une mémoire effacée
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4733

    Le charbon n’est plus. Le pétrole et ses dérivés n’ont plus la cote. Aujourd’hui, l’électricité nucléaire est à l’offensive. Le Nord et le Pas-de-Calais s’affichent « Hauts de France ». La mémoire ouvrière s’efface tandis que le Rassemblement National s’étend. 361 juin 2026

    / Leur Histoire, Notre Mémoire , Luttes Sociales , Notre Histoire , Lutte de classes

    #361_juin_2026
    #Leur_Histoire,_Notre_Mémoire
    #Luttes_Sociales
    #Notre_Histoire
    #Lutte_de_classes

  • Faux manifeste pour une vraie écologie politique
    https://www.terrestres.org/2026/06/18/faux-manifeste-pour-une-vraie-ecologie-politique

    Comment aborder les enjeux écologiques à la veille de l’élection de 2027 ? L’histoire internationale récente augure-elle une victoire de la gauche ? Dans une nouvelle BD de prospective sérieuse et hilarante, Alessandro Pignocchi esquisse des réponses sous la contradiction de François Mitterrand, d’une outarde présidente ou d’une mésange social-démocrate. L’article Faux manifeste pour une vraie écologie politique est apparu en premier sur Terrestres.

    #Bande_dessinée #Ecologie Politique #Extrême_droite #Luttes #Récits #Vivants #Zads

  • CONTRE LE « MONTAGNISME » HEGEMONIQUE
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4728

    Henri Mora participe à l’administration du « Blog de l’antitourisme » une plateforme d’archives et d’analyse critique du tourisme et de la marchandisation du monde. L’UGEL (Unió de Grups Excursionistes Llibertaris) apparaît en Catalogne en 2012. Le but de cette fédération de groupes de randonneurs est avant tout de s’opposer aux logiques capitalistes. 361 juin 2026

    / Environnement, Ecologie , Luttes de territoire , Tourisme - antitourisme

    #361_juin_2026
    #Environnement,_Ecologie
    #Luttes_de_territoire
    #Tourisme_-_antitourisme

  • Le communisme, un vilain mot ?
    https://ricochets.cc/Le-communisme-un-vilain-mot-9267.html

    Tu en as marre de devoir juste subir les mauvaises nouvelles et la dégradation de nos conditions de vie ? Tu en as marre de te sentir impuissante ou impuissant face aux désastres écologiques et sociaux, face aux guerres en toutes sortes déclenchées par pur égoïsme et dans un mépris total des êtres vivants ? Alors ne manque pas cet événement ! Voici une proposition concrète pour nous organiser localement de manière cohérente en nous donnant l’occasion de développer une vision commune du (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers, #Crest, #Luttes_sociales

  • L’université de Brest, entre apathie, répression et (petites) réactions
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4724

    Je rapporte dans cet article la situation actuelle de l’université de Brest (UBO : Université de Bretagne Occidentale) qui se caractérise par une apathie générale face aux attaques subies, mais aussi par des tentatives de réactions qui s’effectuent malgré la répression existante. 361 juin 2026

    / Répression , Luttes Dans l’Education , Luttes Sociales , Ecole , Militarisme - Armement , GUERRES , Antimilitarisme

    #361_juin_2026
    #Répression
    #Luttes_Dans_l'Education
    #Luttes_Sociales
    #Ecole
    #Militarisme_-_Armement
    #GUERRES
    #Antimilitarisme

  • • Les Éditions Sans Nom
    https://www.leseditionssansnom.com/index.php/2026/05/27/694

    Trente ans après le séisme social qui a secoué la France, les Éditions Sans Nom publient « Hiver 95-96 : Un mouvement social et étudiant à Toulouse » , un ouvrage mémoriel et historique.
    Conçu comme une véritable « capsule temporelle » captant les éclats d’une révolte née il y a trois décennies, cette revue propose une plongée sensible et politique au cœur du « Toulouse noir et rouge ».
    Ã travers le prisme de l’université du Mirail, bastion d’une occupation exceptionnelle par sa longévité, l’ouvrage ressuscite cette parenthèse où le temps s’est arrêté pour la jeunesse de 95.
    L’ouvrage déploie une mosaïque documentaire et artistique qui dépasse le simple cadre de la rétrospective historique. Il fait dialoguer les analyses rigoureuses de l’historien Rémi Azémar avec les archives brutes et subversives du #fanzine étudiant Amphitamine .
    Au fil des pages, le lecteur traverse les assemblées générales bondées, revit les charges policières au Capitole et redécouvre l’effervescence culturelle d’un mouvement qui ne séparait jamais la lutte de la joie.
    Témoignages intimes, tracts d’époque et photographies inédites se conjuguent pour rendre palpable cette « politique du réel » qui a marqué toute une génération.
    Plus qu’un hommage, cette revue se veut un outil de transmission des pratiques militantes et une réflexion sur la persistance des utopies collectives. En explorant les racines de la contestation contre le plan Juppé, la revue interroge les résonances de ces luttes avec les combats sociaux d’aujourd’hui. Fidèle à l’esprit d’autonomie du mouvement, cet ouvrage collectif est un « éloge des étoiles et des #luttes_sociales », rappelant que, par-delà les résultats matériels, la lutte collective constitue en soi une victoire fondamentale sur la résignation.

    #revue_libertaire #mouvements_sociaux #histoire #Toulouse

  • Insubordinations salariales 360
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4719

    Une grève illimitée au centre hospitalier Ardèche nord à Annonay Une première grève à Leboncoin Grève des contractuels de l’hôpital El-Maarouf de Moroni (Comores) Une mobilisation qui refuse de plier au Gabon Grève des enseignants au Tchad 360 mai 2026

    / Luttes Sociales , Lutte de classes

    #360_mai_2026
    #Luttes_Sociales
    #Lutte_de_classes

  • L’écocide capitaliste - Tome 1 : Une catastrophe écologique planétaire
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4716

    Dans son dernier ouvrage, Bihr s’attaque à notre compréhension de la destruction actuelle des écosystèmes qu’il dénomme l’écocide capitaliste. Le premier tome, auquel cette recension est consacrée, donne à voir l’étendue des dégâts occasionnés par le mode de production capitaliste sur le système Terre. 360 mai 2026

    / Environnement, Ecologie , Touchons le fond / Théorie , Lutte de classes , Luttes de territoire

    #360_mai_2026
    #Environnement,_Ecologie
    #Touchons_le_fond_/_Théorie
    #Lutte_de_classes
    #Luttes_de_territoire