• La compagnie Southwest a annulé plus de 1 000 vols
    http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/la-compagnie-southwest-a-annule-plus-de-1000-vols-17229993

    La compagnie américaine Southwest a annulé plus de 1 000 vols, dimanche, prétextant des problèmes météorologiques et de contrôle aérien.


    Le transporteur a annulé plus de 1 085 vols dimanche, soit près de 29% de son trafic. (photo : AFP)

    Southwest Airlines a annulé plus de 1 000 vols, dimanche, lors d’un week-end marqué par les perturbations, que la compagnie explique par la météo et des problèmes de contrôle aérien.

    Le transporteur a annulé plus de 1 085 vols dimanche, soit près de 29% de son trafic, le plus haut taux pour une compagnie aérienne, et a accusé des retards sur plus de 900 autres liaisons, selon l’outil de suivi de vol FlightAware. Southwest a aussi annulé plus de 800 vols samedi, assure FlightAware.

    Dans un communiqué, Southwest explique que les ennuis météorologiques ont commencé dans les aéroports de Floride au début du week-end et ont été aggravés par des problèmes inattendus de contrôle aérien qui ont provoqué des retards et entraîné de nombreuses annulations.

    Protestation
    « Nous avons continué à travailler avec diligence tout au long du week-end pour reprendre nos opérations en nous concentrant sur le repositionnement des avions et des équipages pour prendre soin de nos clients », a assuré la compagnie aérienne.

    L’Association des pilotes de Southwest Airlines (SWAPA) a réfuté les rumeurs selon lesquelles certains pilotes ou salariés de la compagnie participaient à un ralentissement de l’activité pour protester contre la décision de l’entreprise d’obliger ses employés à se faire vacciner contre le Covid-19.

    « La SWAPA est au courant des difficultés opérationnelles affectant Southwest Airlines, aujourd’hui, à cause de plusieurs problèmes, mais nous pouvons dire avec certitude que nos pilotes ne participent à aucune mobilisation officielle ou officieuse », a souligné le groupe, samedi.

    #grève  #transport_aérien #travail #luttes_sociales #vaccination #crise_sanitaire #covid-19 #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #santé_publique

  • #Belgique : Des cadeaux pour les assurances, de l’eau pour les sinistrés Claude Semal
    https://www.asymptomatique.be/des-cadeaux-aux-assurances-de-leau-aux-sinistres/?shared=email&msg=fail

    _ Les inondations de la mi-juillet dans la région liégeoise et la vallée de la Vesdre ont mobilisé des milliers de bénévoles pour porter secours aux sinistrés. Parmi eux, des centaines de membres et de sympathisants du PTB. Un échevin du P.S. verviétois vient de lancer une sombre polémique dans la presse sur ce “délit de solidarité”.

    Alors que les responsabilités de cette catastrophe seront bientôt discutées en commission au Parlement, rencontre avec Raoul Hedebouw, un des porte-paroles nationaux du PTB.
     
Entre deux séances parlementaires, j’ai rendez-vous avec lui “entre l’heure du midi”, Place de la Liberté, à deux pas du Parlement. J’ai deux minutes de retard, car dans cette capitale en perpétuels travaux, “ma” ligne 92 a été provisoirement interrompue. Mais j’étais en avance, donc je suis presqu’à l’heure ;-).
    
Grand, souriant, cordial, Raoul Hedebouw a le tutoiement facile des Liégeois, la répartie directe des militants rodés à la polémique, et l’humour de ceux qui savent qu’on ne combat pas nécessairement la misère en se vautrant dans la morosité.


    Cet éco-biologiste de formation, dont le travail de fin d’étude portait sur le pourrissement des feuilles de sept espèces d’arbres en Wallonie, en connait aussi un brin en matière de décomposition / recomposition du champ politique.
Comme il revenait tout juste de l’Université d’Été de la France Insoumise, alias la nouvelle Union Populaire, j’en ai profité pour conclure l’interview sur le devenir de la “gauche de la gauche” européenne.
Scoop : je peux déjà vous dire que Raoul boit du café au lait, qu’il transmet bien le bonjour à Irène, et qu’il a une autre réunion dans une demi-heure. Vous pouvez également saupoudrer son interview d’un léger fond d’accent herstalien, cela fera plus vrai que nature.

    Claude  : Six semaines après les inondations, as-tu une idée du nombre de gens qui ont été touchés par la catastrophe, et de ceux qui restent encore sans logis aujourd’hui ?

    Raoul  : Les chiffres vont encore certainement beaucoup fluctuer, parce qu’on ne sait toujours pas combien de maisons seront définitivement déclassées. Il y a au moins quinze mille ménages qui sont en très grande précarité.
Mais comme les gens logent toujours dans leur famille, il est impossible à l’heure actuelle de faire un décompte précis. Ce qui fait aussi partie du problème.
    
J’ai reçu des témoignages de gens qui sont “officiellement” encore dans leur maison, mais comme la “déshumidification” ne se passe pas bien, ils ne peuvent pas retourner y loger. Tous les problèmes liés à cette “déshumidification” sont d’ailleurs un des gros enjeux actuels pour les sinistrés. Et là, je parle uniquement de la détresse immobilière.

    Claude  : Il a y aussi toute la question des assurances, puisque la plupart des contrats “habitation” ont un volet “incendie” et “inondation”. A ce sujet, on a appris qu’Elio Di Rupo avait conclu un “accord” avec les compagnies d’assurances. A quel titre, avec quelle casquette et quel était son mandat pour faire cela ?

    Raoul  : C’est assez grave, en fait, et assez illustratif de la proximité entre le monde de la politique et celui de la finance. D’une part, il s’agit ici d’un accord “secret”, selon les dires mêmes de Di Rupo, dont nous ne pouvons donc pas connaître le contenu. Dans les grandes lignes, il s’agit d’une “approbation” de la loi de 2014 qui “limite” la responsabilité des assureurs à 590 millions d’euros pour des coûts estimés, jusqu’à présent, à 1,7 milliard. Je parle uniquement ici de ceux couverts par une assurance. Ceux qui sont “non assurés” dépendent d’un autre budget, le “fonds des calamités”.
Donc, il y a une sorte de “ristourne” d’un milliard d’euros rétrocédée au secteur de la finance. On va me dire : “c’est en vertu des accords conclus en 2014 et 2007”. C’est vrai que le problème date de là. Mais on retrouvait déjà les mêmes aux postes de commande. Car qui dirigeait le gouvernement fédéral à cette époque ? Elio Di Rupo !
Donc, c’est un peu facile. Nous, on paye tous nos primes d’assurance “volle pot”, comme on dit, et puis après, on se retrouve avec des assurances qui ne prennent en charge qu’un tiers des coûts. Alors que selon le propre bilan d’Assuralia, qui représente le secteur des assureurs, ces sociétés ont fait quinze milliards de bénéfices cumulés ces huit dernières années !
Donc c’est à nouveau nous qui allons devoir payer, alors que ce milliard aurait pu être investi dans le logement public. Les quartiers détruits de Pepinster, Angleur, Trooz, Verviers, … ne vont pas pouvoir être reconstruits par la loi du marché. Or ce milliard va filer dans la poche des actionnaires. On a donc un très gros problème autour de ce “deal” secret avec des entreprises de la finance. Et je suis étonné à quel point, dans les médias, on parle assez peu de cette affaire-là.

    Claude  : Je suppose que c’est une des raisons pour laquelle vous demandez une Commission Parlementaire à ce sujet. Une autre raison étant évidemment les causes mêmes de ces catastrophes, comme les permis de bâtir en zones inondables.

    Raoul  : Tout ce qui concerne l’aménagement du territoire sera débattu au niveau wallon, ça c’est déjà acquis. Toute la question des barrages, des bassins d’orage, des logements. Et il y aura probablement une autre commission d’enquête au niveau fédéral.
Là, on parlera des conséquences de la réforme de la protection civile, imposée par le MR et la NVa, qui je le rappelle, ont quand même supprimé 800 des 1200 postes de la protection civile. C’est pas de l’austérité, c’est carrément du rouleau compresseur anti services publics. On a amputé les deux tiers de notre force de frappe en cas de catastrophe !
L’autre problème fédéral, c’est la réforme des zones de pompiers et leur manque criant de moyens. On a beaucoup de témoignages de pompiers qui nous disent : “Nos petits bateaux ne résistaient pas au courant”, etc, etc….
Et puis les problèmes qu’on a rencontré en Belgique au niveau de la coordination et de la gestion de la crise. On a déjà vécu la même chose avec le COVID.
On ne sait pas qui décide quoi. Régional, fédéral, communal, provincial, international,… il n’y a pas eu un centre de coordination unifié. A notre avis c’est au niveau fédéral qu’on aurait dû le faire, alors que tout le volet fédéral du plan a été stoppé dès le 26 juillet. Ce qui a conduit à une cacophonie totale sur le terrain.
Enfin, il y a évidemment le débat autour de la question climatique. Sur la responsabilité de ces sociétés consuméristes qui produisent tout ce CO2, tout ce carbone. Car une de ses conséquences statistique, c’est l’augmentation des phénomènes extrêmes. Comme les sécheresses et les incendies, d’un côté, comme on le voit en Grèce, aux Etats-Unis et au Canada, et puis dans d’autres pays, les inondations. On n’échappera pas à ce débat-là aussi.

    Claude  : Sur la question du relogement des sinistrés, un certain nombre d’entre eux étaient relogés à l’hôtel, et avec toute cette tartufferie autour des 24 heures de Francorchamps, ils ont été mis dehors pour loger les spectateurs qui, eux mêmes se sont fait avoir, parce qu’ils ont payé 150 boules pour voir les voitures faire trois petits tours dans l’eau. Tu es au courant de ce dossier-là ?

    Raoul  : Il y a deux choses. La principale raison pour laquelle beaucoup de sinistrés ont été éjectés des hôtels, c’est parce les assureurs commencent à refuser de payer. En gros, la plupart des assurances comptaient quelque chose comme 21 jours de relogement.
On a reçu plusieurs témoignages comme quoi les assureurs ne communiquent même pas avec les sinistrés, mais s’adressent directement à la direction des hôtels pour les prévenir de l’interruption de leur intervention. C’est la première des raisons, et à mon avis la plus grave. Vient se greffer là-dessus effectivement l’événement de Francorchamps, qui est assez ironique, puisqu’il a été annulé à nouveau à cause de pluies particulièrement fortes. Et là, on a effectivement fait passer le commercial avant la gestion des sinistrés.

    Claude  : Puisque Di Rupo veut absolument payer les deux tiers de la dette des assurances, est-ce qu’on ne peut pas lui demander de prendre le relais ? Ce serait assez logique, non.

    Raoul  : Bien sûr. C’est tout le débat sur la façon dont le politique se désarme lui-même et laisse tout le pouvoir, sur plein de dossiers, au monde du privé. Ce n’est pas une maxime marxiste, c’est quelque chose qu’on peut constater tous les jours.
Ici, quatre compagnies d’assurances contrôlent presque l’ensemble du marché. Le logement, par exemple, est complètement laissé aux mains du marché. Le pourcentage de logements sociaux diminue d’année en année, même s’il doit en principe atteindre 10% par commune. Dans une commune comme Liège, qui se dit pourtant socialiste, de gauche et tout et tout, on doit flirter avec du 7,5 %.
Ce qui est grave pour les sinistrés, et cela montre combien le capital est cynique, c’est qu’actuellement le prix des loyers flambe – puisqu’il y a soudain une forte demande que le marché ne peut assurer ! Ca c’est le capitalisme : plus tu as besoin de quelque chose, plus tu payes ! Plus tu as de la misère, plus les loyers augmentent !
La seule manière de contrer cela, c’est d’une part de bloquer les loyers, pour maîtriser un peu le secteur, mais aussi de développer un secteur de logement public. Or je constate, au delà du blabla, qu’on n’investi pas dans la construction de nouveaux logements sociaux. Or ici, certainement dans la vallée de la Vesdre, et à Liège, il va pourtant falloir un plan ambitieux de construction massive de nouveaux logements. Et cela, il n’y a que le secteur public qui peut le faire.
Utilisons le fameux milliard qui est donné aujourd’hui aux assurances pour financer des logements sociaux de qualité. Une ville comme Vienne, “Vienne-la-rouge”, comme on l’appelait à l’époque, elle le fait massivement. En Belgique, c’est plutôt la tradition “libérale” et “privée” qui prévaut partout.

    Claude  : Cela dépend quand même où. La social-démocratie a parfois eu une politique de logement. Dans ma commune de Saint-Gilles, par exemple, il y a une régie foncière communale assez développée, qui gère un millier de logements.

    Raoul  : Tout à fait, il y a quelques communes qui font ici et là exception.

    Claude  : Face aux manque de moyens des services publics, face à l’incurie locale de certaines autorités politiques, il y a eu par contre très rapidement une énorme mobilisation citoyenne, et de très nombreux actes de solidarité. Des militants et sympathisants du PTB y ont notamment participé. Un échevin PS de Verviers a lancé une sombre polémique dans la presse en parlant de “récupération politique sur la détresse des sinistrés”.

    Raoul  : C’est dégoûtant à plusieurs niveaux. D’abord, c’est un peu ironique d’avoir un échevin d’une Ville qui était aux abonnés absents pour gérer la crise à Verviers (je ne parle pas des fonctionnaires, mais des autorités politiques). Notamment, de ne pas avoir assez rapidement donné l’alerte d’évacuation, et d’avoir par contre très rapidement arrêté la récolte des déchets. Je trouve ça dingue, plutôt que d’aller regarder dans sa propre assiette, d’aller pointer du doigt un parti qui, justement, a essayé d’organiser la solidarité concrète.
    
C’est stratégique pour nous. On veut s’inspirer de ce qui avait été fait à l’époque en France avec le Secours Populaire (1). Cela fait deux ou trois ans qu’on réfléchit à de telles formes concrètes de solidarité. Pour les inondations, ce sont finalement plus de 2.000 bénévoles qui sont venus à l’appel du PTB, à côté des milliers d’autres qui ont spontanément donné un coup de main. Cette auto-organisation de la population, c’est aussi un fait politique très important. A Liège, des milliers de bénévoles sont venus des quatre coins du pays, dont de nombreux flamands, il y en a même qui ont pris trois ou quatre semaines de congés, et cela montre que la Belgique de la solidarité, cela existe vraiment.

    Pour revenir aux déclarations de cet échevin PS, politiquement, c’est donc complètement à côté de la plaque. Nous avons voulu poser des actes concrets de solidarité, et pas lancer des paroles en l’air.
Il nous a accusé d’avoir pris les coordonnées des gens. Mais c’est absurde. Comment veux-tu coordonner et dispatcher les équipes, et savoir où les envoyer, où vider les caves et charger les détritus, si tu n’as pas les contacts des volontaires et des sinistrés ? C’est pas en trois heures qu’on nettoie ces affaires-là. A l’Ecole Don Bosco, on a envoyé des dizaines de personnes pendant des dizaines de jours pour vider et nettoyer les locaux.
    
Je peux même ici te donner un scoop.
Pendant deux jours, le centre de crise de Verviers a même renvoyé les bénévoles qui arrivaient vers le centre de bénévoles du PTB, parce qu’on était les seuls à avoir mis sur pied ces outils de coordination. Je le dis ici : les 21 et 22 juillet, on était sur le terrain, et on a envoyé 350 bénévoles à Verviers. L’autorité publique était complètement dépassée.

    Claude  : Je te crois, et ce n’est pas moi qu’il faut convaincre (rires).
Tu as gentiment pris sur ton temps de midi pour participer à cette interview, entre deux séances au Parlement, et le temps nous est donc un peu compté. Mais j’ai vu que tu avais participé comme orateur invité à l’Université d’Été de la France Insoumise, à Valence. Tu peux nous dire un mot à ce sujet ?

    Raoul  : C’était très sympa. J’ai été étonné de voir combien les militants français étaient informés de ce qu’on faisait, via les réseaux sociaux. Cela me faisait du bien de me plonger un peu dans la réalité compliquée française, avec les présidentielles qui arrivent, un vrai danger avec une extrême-droite qui est aussi forte que chez nous en Flandre, mais à l’échelle de toute la nation française. C’était chouette d’aller faire un clin d’oeil là-bas, mais j’irai aussi à la fête de l’Huma la semaine prochaine, parce que la “gauche de gauche” française est ce qu’elle est, elle est plurielle, et ce n’est pas à nous d’aller nous mêler des “affaires intérieures” françaises (rire de Claude).
    
J’ai rencontré beaucoup de jeunes de la France Insoumise, avec beaucoup de questions stratégiques assez pareilles aux nôtres. Comme créer une hégémonie culturelle à gauche ? C’est quoi le marxisme au XXIème siècle ? Les liens entre les luttes sociales et la politique. Plein de questions passionnantes, et on se pose les mêmes en France, en Grèce, en Espagne et en Belgique. Trop longtemps, au PTB, on a cru qu’on allait régler ça à l’échelle belge, avec notre vérité à nous, et on n’avait pas trop de contacts avec les autres gauches plurielles, qui sont très différentes en Europe. Mais là, on a décidé de prendre plus de contacts, et c’était vraiment chouette d’être là.

    Claude  : Justement, par rapport à ces questions stratégiques, la France Insoumise vient de se transformer en “Union Populaire”, qui semble moins spécifiquement marquée “à gauche” que le Parti de Gauche ou la France Insoumise elle-même. Tu as pu discuter de ce tournant politique, ou tu as toi-même une opinion à ce sujet ?

    Raoul  : Je vais parler pour nous. Nous, on reste dans des marqueurs “de classe”. Je sais qu’il y a des débats qui traversent “la gauche de gauche” mais moi, je crois en une analyse marxiste de la société, dans l’existence des classes sociales, même si elles se diversifient et si le prolétariat d’aujourd’hui n’est pas forcément le même que celui d’hier. Mais que le monde du travail, en tant que classe, se retrouve opposé à une grande bourgeoisie nationale et internationale financière, cela reste pour moi un fait, et je reste dans cette grille d’analyse là. Donc, personnellement, je ne me revendique pas du “populisme de gauche”, qui met plutôt en avant une opposition entre “peuple” et “élite”.
    
C’est un débat que nous avons aussi avec nos camarades de la France Insoumise, mais ce qui compte, c’est aussi la pratique de terrain, et c’est important de pouvoir mener ce type de débats sans anathèmes et dans le respect l’un de l’autre et de nos réalités spécifiques. Nous on reste plutôt sur cette alliance ouvriers, employés, petits indépendants, paysans, ce “front de classe” anti-monopolistique, et cette analyse-là nous semble toujours pertinente.

    Claude  : En plus de ça, on ne sait pas encore vraiment quel sera le contenu précis de cette Union Populaire. Là, on est plutôt dans “l’effet d’annonce”.

    Raoul  : Exactement . Nous n’en dirons donc pas plus (rires).

    Claude  : Pour conclure peut-être,… (Raoul regarde sa montre, mais il reste très disponible : on est “dans les temps”) …les inondations et la crise climatique sont entrées chez nous en collision avec une autre crise nationale majeure, celle du COVID. Comment as-tu le sentiment que l’État fédéral et les régions gèrent ce problème chez nous, et le PTB a-t-il une position sur le sujet ?

    Raoul  : Moi, ce qui m’inquiète, c’est la stratégie du “tout au vaccin”, qui a complètement zappé la première ligne de soins, toute cette médecine de proximité qui existe trop peu en Belgique, avec un renvoi systématique vers les spécialistes et les hôpitaux. Je crois qu’on risque de se mettre le doigt dans l’oeil. Même chose pour la vaccination. Je ne crois pas qu’avec l’obligation vaccinale, la répression, on va y arriver. Il y a une vrai méfiance d’une partie de la population vis-à-vis des autorités publiques, mais aussi vis-à-vis des multinationales pharmaceutiques, qui se cristallise peut-être malheureusement autour de la question du vaccin, mais la seule façon de combler ce fossé, c’est de construire un réseau médical proche de la population, et tu sais que nous mettons en avant le modèle coopératif des “maisons médicales”, qui sont une alternative concrète à la “médecine libérale” et du chacun pour soi.
    
Et l’autre versant du débat, ce sont les conséquences économiques de cette crise. Pour le moment, on a maintenu, et tant mieux, un certain nombre d’aides pour maintenir un certain nombre d’acteurs économiques en activité. Mais on parle bientôt de retirer la prise, et cela va provoquer des dégâts terribles d’un point vue social. Et là, va se poser à nouveau la question : qui va payer les conséquences de la crise ? Or toujours sous le capitalisme, et Noémie Klein l’a bien expliqué dans son livre “la Stratégie du Choc”, au moment du “choc”, et la crise du COVID en est un fameux, les gros et puissants vont en profiter pour s’accaparer à nouveau des pans entiers de notre société. Ces grand groupes industriels, qui ont les reins très solides, sont déjà en train de relancer leur production, comme Ryanair qui vient de renouveler sa flotte de Boeing, et ce sont les petits, qui ont des fonds propres beaucoup plus faibles, qui vont mourir.

    Claude  : L’année passée, en France, les principale entreprises du CAC40 ont très sensiblement augmenté leurs bénéfices…

    Raoul  : Là, il y a aussi un vrai enjeu socio-économique : qui va payer les pots cassés de cette crise ? Et on revient alors sur des débats fiscaux comme un impôt sur la fortune, un impôt exceptionnel sur les bénéfices bancaires, sur la grande distribution qui a réalisé des surprofits,… Ce n’est pas qu’une question philosophique. C’est une question très pratique pour le budget 2022. Car on va voir qu’on va à nouveau nous proposer de serrer la ceinture, au nom des dogmes de l’austérité, au lieu d’aller chercher l’argent là où il se trouve.

    Claude  : … sans parler du secteur pharmaceutique, qui a lui-même fait des profits incroyables !

    Raoul  : C’est scandaleux. Ca, c’est un hold-up des Pfizer et Cie, quand on parle de 4 ou 5 milliards de bénéfices en plus. Et en plus, #Pfizer et #Moderna viennent encore d’augmenter le prix des vaccins, alors que le prix de revient est le même !
C’est pour ça qu’on vient de lancer une campagne européenne, avec d’ailleurs tous nos camarades de la gauche radicale européenne, “Pas de Profits sur la Pandémie”, qui est un appel à la signature d’une initiative citoyenne pour exiger de la Commission Européenne une transparence totale et une remise en cause de ces contrats.

    Claude  : Sans compter que de nombreux pays pauvres n’ont pas accès à ces vaccins, à cause de ce coût prohibitif protégé par des brevets, alors qu’une épidémie mondiale, par définition, doit se traiter mondialement. Car les virus ne connaissent pas de frontières, et il est impossible de s’en débarrasser dans un seul pays sans le faire aussi dans tous les autres.

    Raoul  : Cela, il faut le faire comprendre aussi au monde du travail : tant que les trois-quarts de l’humanité n’auront pas accès à ces soins, les virus continueront à muter, et on ne sera jamais tranquille. Donc réclamer la levée de ces brevets, ce n’est pas qu’une attitude altruiste internationale, c’est aussi pour nous-mêmes. Brevets dont je rappelle quand même qu’ils utilisent des technologies qui, dans leur grande majorité, ont été conçues dans des universités publiques ou avec l’aide massive de fonds publics. Le livre “L’État Entrepreneurial” démontre cela très bien. Beaucoup de ces innovations technologiques viennent de nos universités, viennent du travail de chercheurs altruistes, qui n’en ont tiré aucun profit. Moi je suis biologiste de formation, j’ai vu des gens passionnés bosser pour des salaires très modestes. Il faut arrêter de croire que ce qui fait marcher l’humanité, c’est la recherche du profit. Ce n’est pas vrai. Il est d’autant plus immoral que la privatisation de ces techniques et découvertes mettent aujourd’hui notre santé collective en danger.

    Propos recueillis par Claude Semal le 1er septembre 2021.
    (1) NDLR : Héritier du “Secours Rouge” proche du PCF (1923-1943), le Secours Populaire a été créé en 1945 par fusion avec l’Association Nationale des victimes du Nazisme. C’est aujourd’hui la troisième association française de solidarité, en terme de budget, derrière la #Croix-Rouge et le #Secours_Catholique, mais c’est la première en terme de réseau militant. En 2018, elle est venue en aide à plus de trois millions de personnes grâce à plus de 80.000 #bénévoles.

    #Raoul_Hedebouw #PTB #Marxisme #Claude_Semal #union_Populaire #Inondations #Catastrophe #Précarité #ps #Di_Rupo #Secours_Populaire #vaccins #luttes_sociales #inondations #crise_climatique #maisons_médicales #médecine #Santé #Ryanair #surprofits #austérité

  • Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne
    https://splann.org

    Pour un journalisme d’investigation en Bretagne

    Nous voulons produire des #enquêtes au long cours en donnant le temps et les moyens à nos #journalistes d’aller au bout de leurs #investigations.

    Nous souhaitons aborder des questions d’intérêt général en étant protégés de toute pression et censure.

    Nous entendons publier nos articles à la fois en français et en breton.

    Nous lançons Splann ! (« clair », en breton), la première #ONG entièrement dédiée à l’investigation journalistique en #Bretagne, créée sous forme d’association à but non-lucratif. Et nous avons besoin de vous !
    Sur le modèle de Disclose, notre parrain

    Splann ! est parrainé par Disclose, dont le modèle économique nous a convaincus. Parce que nous ne croyons pas à la course à l’information et que celle-ci représente un bien public, nos enquêtes seront financées par des dons de particuliers et de fondations philanthropiques puis publiées gratuitement par des médias partenaires ainsi que sur notre site.

    Nous refuserons les subventions et les financements d’entreprises. Nous rendrons nos comptes publics.

    Comme Disclose, connu notamment pour la révélation du scandale des armes françaises utilisées contre des civils au Yémen et la convocation de ses journalistes dans les sous-sols de la DGSI, Splann ! enquêtera partout en Bretagne où l’intérêt général le requerra.

    La Bretagne, un terrain d’enquête riche et complexe

    Nous constatons qu’en Bretagne, sur des enjeux cruciaux, l’information manque. Prolifération des algues vertes, puissance de l’industrie #agro-alimentaire, nouvelles #infrastructures_énergétiques, présence militaire, connivences #politiques, radicalisation des #luttes_sociales et environnementales… A l’heure des remises en question de notre modèle de société, la Bretagne regorge de sujets qui nous interrogent. Leur portée dépasse bien souvent les limites régionales. Ils s’inscrivent dans des enjeux contemporains.

  • Comité régional d’action viticole
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_r%C3%A9gional_d%27action_viticole

    Le Comité régional d’action viticole (CRAV) ou Comité d’action viticole (CAV) est un groupe occitan de producteurs de vin radical. Il a revendiqué un certain nombre d’actions terroristes liées à la production viticole.

    Il mène régulièrement des vagues d’attentats lors de périodes de fortes tensions autour de la question de la viticulture.

    La page Wikipédia est bien maigre et n’apprend pas grand chose. Mais du coup je découvre ça : « groupe occitan de producteurs de vin radical ».

  • #Jane's_Walk

    We walk our cities to honor and activate the ideas of Jane Jacobs. Jane’s Walk is a community-based approach to city building that uses volunteer-led walking tours to make space for people to observe, reflect, share, question and re-imagine the places in which they live, work and play.

    https://janeswalk.org

    #urbanisme #balades_urbaines #Jane_Jacobs
    #TRUST #master_TRUST #ressources_pédagogiques

    –—

    Ainsi baptisées en hommage à l’urbaniste Jane Jacobs (1916-2006), les

    « Promenades de Jane » ont lieu chaque année, le premier week-end de mai. Il s’agit de visites piétonnes organisées par des citoyens à la découverte de la beauté des bijoux architecturaux de l’#espace_public, mais aussi des enjeux liés à la #culture, à la #mémoire, à l’#histoire et aux #luttes_sociales. L’objectif est d’encourager les gens à partager des #anecdotes sur leur #quartier, à découvrir des facettes inconnues de leur communauté et à faire de la #marche un moyen de communication avec leurs voisins. Depuis sa création en 2007, des milliers de personnes ont participé à ce festival mondial de l’espace public. En 2017,des marches ont été organisées dans plus de 200 villes de 41 pays.

    (source : Barcelona en Comù, 2019, Guide du municipalisme, p.121)

    ping @cede

  • l’histgeobox : « Saluez riches heureux ces pauvres en haillons ». Le jour où les sardinières de Douarnenez mirent en boîte les conserveurs.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/01/saluez-riches-heureux-ces-pauvres-en.html

    * Le chant des sardinières. Tout au long du conflit, le chant tient une grande place. Cela n’est guère surprenant car, à l’usine, les Penn Sardin chantent tout le temps, pour se donner de l’entrain et supporter les journée interminables d’un travail pénible et harassant. Entonnées à l’unisson, les chansons de prières, d’amour ou grivoises, contribuent à la cohésion du groupe, fixent une cadence de travail. « Le chant reste l’oxygène des ouvrières. On chante le matin pour se donner du courage. On chante l’après-midi vers les trois heures parce que les femmes avaient un coup de pompe. On chante le soir pour résister au sommeil. » [Martin Anne-Denes, Les ouvrières de la mer, Histoire des sardinières du littoral breton, l’Harmattan, 1994]

    Lors des grandes manifestations de 1924, la musique et les chants sont partout. Les sardinières en grève s’arrêtent devant leurs usines et entonnent des chants révolutionnaires : "l’Internationale", "le drapeau rouge" dont les couplets furent écrits par Paul Brousse en 1877, mais aussi et surtout "Saluez riches heureux". Cette chanson anarcho-syndicaliste du début du XX° siècle dépeint les rudes conditions d’existence des travailleurs, sans cesse confrontés au besoin ; une description qui correspond en tout point à celle de Douarnenez au mitan des années 1920. Deux mondes étanches se font alors face, s’ignorent, sans jamais se mélanger. Le port finistérien est une République de pêcheurs et une république de Femmes. Les conserveurs "de droit divin" habitent de splendides hôtels particuliers dans le quartier du Port Rhu, quand leurs ouvriers s’entassent dans les masures misérables du Rosmeur. Les femmes d’usine portent la coiffe et parlent breton (6) quand les dames arborent chapeaux et s’expriment en français. Pour les crève-la-faim, le luxe ostentatoire affirmé par la "noblesse de l’huile" de l’autre côté de la ville confine à la provocation. Insultées dans leur dignité, les Penn Sardin ne pouvez qu’adopter Saluez riches heureux. "Les travailleurs ne sont que des esclaves / Sous les courroux des maîtres du trésor / (...) Saluez riches heureux, ces pauvres en haillons, / Saluez ce sont eux qui gagnent vos millions."

  • THE CURSE OF AMAZON | University of the Phoenix SILENT WORKS
    https://vimeo.com/485838879


    The curse woven by an uncertain number of Mechanical Turk workers to abolish Amazon was encoded by these very workers in text fragments into Amazon’s empire, sometimes appearing visibly in the user comments of Amazon’s hegemonic marketplace, at other times smuggled into code and laced throughout the vast netherworld of Amazon’s servers. When assembled in a digital form (as it is throughout Amazon’s empire) the curse is extremely powerful. Preserving the curse in analog form for purposes of research and study, University of the Phoenix produced a video teaser accompanying the actual installation of “The Curse of Amazon” at the on-site exhibition.

    #sorcellerie #magie #luttes_sociales @mona

  • Le travail, à l’intersection de toutes nos colères, par Gilles Tal-Kuntrabandu
    http://www.palim-psao.fr/2020/09/le-travail-a-l-intersection-de-toutes-nos-coleres-par-gilles-tal-kuntraba

    En brandissant le carton « attention, travail », ces arbitres, qui se réclament pourtant moins de Geoffroy Roux de Bézieux[1]que de Jean Jaurès, reprennent à leur compte un procédé très prisé par le patronat dès lors qu’on lui chie dans les bottes, et qu’on appelle le « chantage à l’emploi ».

    Car le travail ne se discute pas, et le refus du débat transcende les positions sociales et politiques. On descend certes dans la rue pour des motifs très souvent liés au travail : parce qu’on ne bosse pas ou parce qu’on bosse trop, parce qu’on revendique des aménagements autour du salaire, du temps de travail, de l’environnement de travail, bref, parce qu’on a des soucis avec les conditions de travail. Mais on ne descend jamais dans la rue contre le travail.

    #travail #critique_du_travail #critique_de_la_valeur #wertkritik #luttes_sociales #conditions_de_travail

  • Le parquet allemand demande 4 ans de prison contre l’activiste français Loïc Schneider
    https://www.bastamag.net/Loic-Schneider-G20-Hambourg-Allemagne-prison-manifestation-police

    Le jeune activiste anti-nucléaire est poursuivi pour des dégradations en marge des protestations contre le sommet du G20 de 2017, à Hambourg. Il a déjà passé un an et quatre mois en prison en Allemagne. Dans ce procès, la #Justice allemande veut rendre tous les participants de la manifestation responsables de l’ensemble des dégâts. Ce 10 juillet, la justice allemande rendra son jugement au sujet de Loïc Schneider. Le jeune Français de 24 ans est accusé d’avoir participé à des dégradations lors d’une (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Europe, #Violences_policières, Justice, A la une

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/de_claration_loi_c_schneider_proce_s_g20_hambourg.pdf

  • Mobilisation contre le retour des expulsions, des coupures d’énergie et des remises à la rue
    https://www.bastamag.net/Mobilisation-droit-au-logement-moratoire-expulsion-coupure-energie-remise-

    La suspension des expulsions locatives prend fin ce 10 juillet. Une manifestation est organisée le 11 juillet à l’appel de 20 organisations et syndicats pour demander à ce que « 2020 soit une année blanche des expulsions et coupures d’énergie ». Voici leur appel. La crise sanitaire a révélé à nouveau et aggravé les effets dramatiques au plan social et humain de la crise du #Logement, conséquence de politiques du logement désastreuses : sans-abris avec ou sans papiers, réfugiés, mineurs ou jeunes (...) ça bouge !

    / Logement, #Droits_fondamentaux, #Luttes_sociales, #Garantir_l'accès_au_logement

    #ça_bouge_ !

  • La Maison du peuple de Saint-Nazaire menacée d’expulsion
    https://www.bastamag.net/maison-du-peuple-saint-nazaire-gilets-jaunes-expulson-village-du-peuple-he

    Lieu de débats, d’accueil, d’hébergement et abri pendant la crise sanitaire, l’avenir de la Maison du peuple, créée pendant #Le_mouvement_des_gilets_jaunes, est en suspens. Les jours de la Maison du peuple de Saint-Nazaire sont-ils comptés ? Ce 8 juillet, la #Justice ordonnera, ou non, l’expulsion de ce lieu d’organisation des gilets jaunes de Loire atlantique. Le bâtiment, qui appartient à la communauté d’agglomération, est vacant depuis 2011. Il accueille le « quartier général » des gilets jaunes de (...) En bref

    / #Luttes_sociales, Le mouvement des gilets jaunes, #Logement, #Garantir_l'accès_au_logement, (...)

  • Comment transformer l’hôpital en bien commun, géré par les soignants et les usagers, non par les financiers
    https://www.bastamag.net/Manif-soignants-hopital-Olivier-Veran-salaire-segur-de-la-sante-fermeture-

    Les collectifs de soignants et de patients ont des idées très concrètes pour sauver l’hôpital. Alors que le gouvernement poursuit les discussions avec le secteur de la santé, ils se mobilisent à nouveau ce 30 juin puis le 14 juillet. « Au Ségur, il y a des professionnels du lobbying très efficaces, la Fédération de l’hospitalisation privée surtout. » Anne Gervais est médecin en hépato-gastro-entérologie et en maladies infectieuses dans deux hôpitaux parisiens. Elle n’est pas tout à fait convaincue par le « (...) #Inventer

    / #Luttes_sociales, A la une, #Services_publics, Santé , #Protections_sociales

    #Santé_

  • Raconter l’histoire de la crise sanitaire du point de vue de celles et ceux « en première ligne »
    https://www.bastamag.net/hors-serie-covid19-basta-politis-une-autre-histoire-du-confinement-epidemi

    Les rédactions de Basta ! et Politis se sont une nouvelle fois associées, après leur premier hors-série sur les alternatives, pour raconter une autre histoire du confinement. Que restera-t-il dans quelques années de ce que nous venons de vivre ? Déjà nous commençons à oublier les interdictions de circuler ou de se réunir, les attestations à remplir, la peur de la pénurie, le décompte des morts. Nous avons hâte que le monde se remette à tourner comme avant – écoles, transports, travail ou vacances – tout (...) #Chroniques

    / #Médias_libres, #Luttes_sociales

  • Interpellation de Farida, infirmière : « Cette collègue ça aurait pu être nous toutes »
    https://www.bastamag.net/Farida-infirmiere-interpellee-violences-manifestation-des-soignants-forces

    Le 16 juin, Farida, infirmière de 51 ans travaillant à l’AP-HP depuis 17 ans, a été violemment interpellée par les forces de l’ordre. Placée en garde à vue, elle a reconnu avoir eu un geste de colère. Témoignages vidéo de sa famille et de ses soutiens. L’interpellation musclée d’une soignante par les forces de l’ordre, à l’issue de la manifestation du 16 juin à Paris, a suscité une multitude de réactions et de controverses. D’après ses proches, Farida, infirmière de 51 ans travaillant à l’AP-HP depuis 17 ans, (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Violences_policières, Santé , #Services_publics

    #Santé_

  • Haïti étouffe sous le poids de son oligarchie et des États-Unis
    https://www.bastamag.net/Haiti-covid19-petrochallenger-corruption-pauvrete-liberalisation-mouvement

    Pays le plus vulnérable du continent américain, Haïti est frappé par le covid-19 alors que la population est en prise avec les cyclones, une pauvreté généralisée, un gouvernement gangréné par la corruption et totalement décrédibilisé. Les derniers mots de Georges Floyd sont devenus sur les réseaux sociaux haïtiens un cri d’alerte : « Ayiti paka respire », Haïti ne peut pas respirer. Haïti a passé ces derniers jours plusieurs caps symboliques. Celui du 1er juin qui marque le début de la saison cyclonique – (...) #Débattre

    / Démocratie !, #Luttes_sociales

    #Démocratie_ !

  • « Oui, nos vies comptent et nous le disons haut et fort »
    https://www.bastamag.net/Black-Lives-Matter-nos-vies-comptent-esclavage-colonisation-racisme

    La mobilisation, en France et aux États-Unis, autour du mouvement #BlackLivesMatter a remis au cœur du débat public la question du racisme. Kab Niang, journaliste au Bondy Blog, prend la plume et exprime avec force ce que veut dire, pour lui et pour les autres, ce mantra : « Nos vies comptent ». Billet. La vie à tout prix ! Nos vies, nous les Noirs, ont-elles la même valeur avec celles des autres qui ont une peau blanche quelques soient leurs origines, leurs pays, leurs villes, leurs régions où (...) #Débattre

    / #Luttes_sociales, #Discriminations, #Violences_policières

  • « En envoyant des individus armés pour gérer les problèmes sociaux, on augmente le risque de blessures ou de morts »
    https://www.bastamag.net/police-violences-racisme-bavures-abolitionnistes-Black-Lives-Matter-IGPN-I

    À travers le monde les mobilisations pour dénoncer les brutalités policières ne faiblissent pas et lancent aux institutions le même appel : ce système, malade de son impunité, doit cesser. Alors comment réduire les #Violences_policières ? Réponses de Magda Boutros, sociologue à l’Université de Chicago qui travaille sur les mobilisations contre les violences et discriminations policières. Basta ! : Le mouvement de protestation qui suit la mort de George Floyd, tué par des policiers le 30 mai à Minneapolis (...) #Décrypter

    / A la une, #Luttes_sociales, #Europe, #Amériques, #Entretiens, Violences policières

  • Appel du 17 juin pour agir contre la réintoxication du monde : découvrez la carte des mobilisations
    https://www.bastamag.net/Apel-17-juin-reintoxication-du-monde-petrole-Amazon-engrais-chimiques-ecol

    C’est une première journée d’actions contre des projets jugés « #Toxiques », écologiquement et socialement : un terminal pétrolier dans l’Aude, un entrepôt Amazon dans le Gard, un projet d’autoroute en Dordogne, une usine d’engrais chimiques en Loire-Atlantique, un poulailler industriel dans le Morbihan... Voici l’appel et la carte des mobilisations. Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis. Nous devons (...) ça bouge !

    / #Luttes_sociales, Toxiques

    #ça_bouge_ !

  • « Quelque chose gronde » : comment les mouvements sociaux réinventent leurs modes d’action
    https://www.bastamag.net/Manifestation-soignants-contestation-sociale-discours-Macron-monde-d-avant

    Alors que la répression policière clairsemait les rangs des manifestations, l’arrivée du Covid-19 a temporairement muselé les luttes pour la justice sociale. Sauf que, le temps d’un confinement inédit, la colère est devenue une cocotte-minute. « Et la rue, elle est à qui ? » entend-on souvent en manif. Si elle ne fut plus aux mobilisations sociales durant de longues semaines, le virus a mis en exergue ce que dénonçait depuis longtemps ceux qui l’occupaient régulièrement. Un système à l’agonie, (...) #Résister

    / A la une, #Luttes_sociales, #Enquêtes

  • Mobilisation des soignants : « Après le temps d’applaudir vient celui de soutenir nos revendications »
    https://www.bastamag.net/Mobilisation-soignants-16-juin-hopital-public-segur-de-la-sante

    Le 16 juin, des manifestations sont prévues dans toute la France pour soutenir les soignants et leurs propositions pour reconstruire et améliorer l’hôpital public. Voici la liste des mobilisations prévues dans plusieurs villes. Plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers appellent les personnels et les usagers à se mobiliser le mardi 16 juin, afin que le gouvernement « prenne en compte l’ensemble de leurs revendications ». Cette « jour­née d’action natio­nale d’ini­tia­ti­ves et de grève » est (...) ça bouge !

    / Santé , #Services_publics, #Luttes_sociales

    #ça_bouge_ ! #Santé_

  • Des policiers mettent en garde contre l’usage du Taser, une arme qu’ils jugent dangereuse
    https://www.bastamag.net/taser-plaquage-ventral-Castaner-CGT-police-violences-policieres

    Dans une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, le syndicat - minoritaire - CGT Police dénonce les décisions qui ont été prises par le gouvernement suite aux mouvements citoyens de dénonciation des #Violences_policières. Les policiers mettent en garde contre l’usage du Taser, une arme qu’ils jugent dangereuse, et estiment que cela ne fera que renforcer les distances entre la police et les citoyens. Nous reproduisons ici leur courrier. Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, Vous semblez avoir (...) #Débattre

    / #Luttes_sociales, #Services_publics, Violences policières

  • Le lycée autogéré de Paris menacé par de nouvelles coupes budgétaires
    https://www.bastamag.net/lycee-autogere-de-Paris-coupes-budgetaires-Education-nationale-Blanquer

    Depuis 1982, la vie du Lycée autogéré de Paris est jalonnée de batailles. Dernière en date, une mobilisation pour sauvegarder l’intégrité et la totalité des postes, qui figurait pourtant parmi les promesses du ministre de l’Éducation nationale. L’équipe pédagogique du Lycée autogéré de Paris (Lap) verra-t-elle – encore – ses effectifs se réduire ? C’est ce que craignent les enseignants, en lutte depuis des mois pour conserver un demi-poste, sur les 25 que compte actuellement le lycée, où sont scolarisés (...) En bref

    / #Education, #Luttes_sociales

  • « Nous ne nous laisserons pas dicter en silence les mesures de "l’après" » : journée d’actions féministes le 8 juin
    https://www.bastamag.net/appel-mobilisation-deconfinement-feministe-8-juin-metiers-essentiels-juste

    « Confinement et déconfinement ne font que renforcer cette assignation des femmes à la sphère familiale et domestique : rien n’a changé́, tout s’est exacerbé. » Une journée d’actions féministes est prévu le 8 juin partout sur le territoire à l’appel de plusieurs mouvements. Voici leurs revendications. Nous ne nous habituerons jamais au décompte de nos mort·e·s. Le déconfinement tel qu’il est organisé montre que pour nos dirigeant·e·s, limiter les mort·e·s n’est plus la priorité, « l’économie » passe (...) ça bouge !

    / #Droits_fondamentaux, #Féminisme, #Luttes_sociales, #Inégalités

    #ça_bouge_ !

  • « Ce n’est plus seulement le combat de la famille Traoré, c’est votre combat à vous tous »
    https://www.bastamag.net/Adama-Assa-Traore-George-Floyd-Justice-Black-lives-matter-manifestation-re

    Plus de 20 000 personnes se sont rassemblées le 2 juin à Paris contre les #Violences_policières racistes. En écho au vaste mouvement qui secoue les États-Unis, ces milliers de manifestants ont demande justice aux côtés du Comité Adama et d’autres familles endeuillées par des homicides commis par la police. Personne ne s’attendait à autant d’affluence. Le rassemblement appelé par le Comité Adama le 2 juin a réuni entre 20 000 et 40 000 personnes devant le Palais de justice de Paris, à Porte de Clichy. Adama (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Reportages, Violences policières, #Discriminations, A la une

  • Priscillia Ludosky – Marie Toussaint : « Nous voulons une justice libre, impartiale et indépendante »
    https://www.bastamag.net/Priscillia-Ludosky-Marie-Toussaint-gilets-jaunes-justice-climat-social-con

    Elles mènent désormais leur combat en commun : Priscillia Ludosky, l’une des figures du mouvement des gilets jaunes, et Marie Toussaint, euro-députée écologiste, unissent leur force pour la justice sociale et environnementale. Une convergence ici qui fait écho aux mouvements de protestation qui montent ailleurs dans le monde. Entretien. La première a lancé la pétition dénonçant les #Inégalités sociales de la taxe carbone qui a donné naissance au mouvement des gilets jaunes. La seconde est à l’origine de (...) #Inventer

    / A la une, #Luttes_sociales, #Entretiens, Inégalités, #Climat