• Haïti : « C’en est assez ! Il faut une rupture avec cette classe dominante qui est dans le mépris total »
    https://www.bastamag.net/Haiti-soulevement-petrochallenge-Caraibes-oligarchie-repression-Nou-pap-do

    Haïti est au bord de l’insurrection. Depuis plus d’un an, le pays est secoué par une vague de contestation contre un pouvoir corrompu, et les mobilisations ont pris de l’ampleur ces dernières semaines. Entretien avec Pascale Solages, activiste haïtienne féministe, au cœur du mouvement. Frédéric Thomas : Que sont les organisations Nèges Mawon (« Noirs marrons ») et Nou pap dòmi (« Nous ne dormons pas »), que vous coordonnez ? Pascale Solages : Nèges Mawon est une organisation féministe qui existe depuis (...) #Témoignages

    / Indignés de tous les pays..., #Luttes_sociales, Démocratie !, #Amériques, #Entretiens

    #Indignés_de_tous_les_pays... #Démocratie_ !

  • Grève victorieuse de travailleurs sans papiers : « Nous régulariser, c’est tirer tout le monde vers le haut »
    https://www.bastamag.net/debat-immigration-travailleurs-sans-papiers-CGT-regularisation-prefecture

    Alors que le gouvernement a lancé un énième « débat » sur l’immigration, Basta ! est allé à la rencontre de travailleurs sans titre de séjour en lutte pour leurs droits. Suite à une grève coordonnée sur une douzaine de sites en région parisienne, une centaine d’entre eux viennent d’obtenir gain de cause. « Patron, y’a beaucoup de gilets jaunes dans le restaurant. » Ce matin-là, un employé chinois prévient par téléphone le propriétaire de Sukiyaki (Paris 11ème) du fait que plusieurs syndicalistes ont pénétré (...) #Résister

    / #Conditions_de_travail, #Discriminations, #Migrations, #Reportages, #Luttes_sociales, #Syndicalisme, A la (...)

  • Une semaine de blocages par Extinction Rebellion : « Les gamins qui ont 15 ans, on leur promet quoi dans 30 ans ? »
    https://www.bastamag.net/Extinction-Rebellion-non-violence-blocage-chatelet-centre-commercial-clima

    Face au réchauffement climatique et à la destruction des espèces, une semaine internationale d’actions est organisée par Extinction Rebellion et d’autres mouvements. A Paris, un centre commercial a été occupé et le centre de la capitale bloqué. Reportage en photos. Cette semaine, le groupe international Extinction Rebellion (XR en abrégé) organise une série d’actions dans plusieurs pays « en faveur du monde vivant ». Extinction Rebellion, né au Royaume-Uni en 2018, se définit comme un mouvement (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, Indignés de tous les pays..., #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, A la une, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Reportages, #Climat, (...)

    #Indignés_de_tous_les_pays... #Biodiversité

  • Chef cuisinier soixante-six heures par semaine, payées 1 700 euros. / Cuisiniers, intérimaires, femmes de ménage... Une centaine de travailleurs sans papiers en grève en Ile-de-France, Julia Pascual
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/01/une-centaine-de-travailleurs-sans-papiers-en-greve_6013793_3224.html


    Au KFC de la place d’Italie, à Paris, le 1er octobre. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

    Ils travaillent pour KFC, Léon de Bruxelles ou dans le bâtiment. Plus d’une centaine de #travailleurs_sans_papiers de Paris et sa banlieue ont entamé une #grève mardi pour réclamer leur régularisation.

    Ils sont stewards chez KFC, plongeurs ou cuisiniers chez Léon de Bruxelles ou dans une brasserie chic du 16e arrondissement de Paris, femmes et hommes de ménage dans un hôtel Campanile, un cinéma UGC ou un foyer pour migrants, intérimaires dans le bâtiment…
    Ils sont plus d’une centaine et, mardi 1er octobre, ils ont entamé une grève dans douze entreprises. Leur point commun : tous sont des travailleurs sans papiers à Paris et dans sa banlieue et réclament leur #régularisation.

    Au moment où la préparation du débat parlementaire sur l’immigration – qui se tiendra lundi 7 octobre à l’Assemblée nationale – cible les risques d’abus du système de protection sociale ou de détournement de la demande d’asile, ces hommes et ces femmes, Maliens, Sénégalais et Mauritaniens, mais aussi Togolais ou Ghanéens, rappellent qu’ils « cotis[ent] et contribu[ent] au système de solidarité nationale et de Sécurité sociale ».

    « Contrairement à ce que dit la stigmatisation qui a cours, ils sont créateurs de richesse et de développement, martèle Marilyne Poulain, membre de la direction confédérale CGT et pilote du collectif immigration CGT, qui soutient le mouvement. Il faut redonner une visibilité à cette réalité-là. ». Contrats à durée déterminée (CDD) à répétition, heures supplémentaires non payées, temps de travail inférieur au minimum légal… Beaucoup de ces travailleurs en grève ont aussi des « conditions [de travail] dégradées, voire indignes du fait de leur situation administrative et de leur vulnérabilité », fait remarquer Mme Poulain.

    Payés de la main à la main
    « Ce sont les intérimaires qui déchargent les camions, constate Jean-Albert Guidou, de la CGT départementale, à propos des salariés de Haudecœur, une entreprise d’importation de produits alimentaires de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où une dizaine de personnes se sont mises en grève. A la fin de la journée, ils doivent avoir porté autour d’une tonne. C’est l’exemple classique d’une entreprise où on met les intérimaires, a fortiori sans-papiers, sur les postes difficiles avec des risques pour la #santé. »

    Au restaurant japonais New Sukiyaki, en plein quartier touristique et festif de la Bastille, à Paris, Abdourahmane Guiro, 27 ans, embauche six jours sur sept, à raison d’une cinquantaine d’heures par semaine. « Je suis payé 1 500 euros, explique ce Sénégalais. Mais sur le bulletin, c’est affiché 1 100 euros. » Le reste, il le touche de la main à la main. Son collègue Yacouba Dia, 27 ans lui aussi, et chef de cuisine, travaille soixante-six heures par semaine, payées 1 700 euros.

    Dans les restaurants #KFC de la place d’Italie ou de Tolbiac (13e arrondissement), de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), de Vitry-sur-Seine ou du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), les « employés polyvalents » et sans-papiers aimeraient bien, eux, faire davantage d’heures.
    La durée minimale de travail du salarié à temps partiel est fixée à 24 heures par semaine mais Mahamadou Diakite ne travaille que vingt heures et Mamadou Niakate travaille, lui, quinze heures, tout comme son collègue Boubou Doukoure. « Parfois, on travaille plus, assure ce Malien de 34 ans. Mais on n’est pas payé. Le patron nous dit qu’on a mal compté nos heures. »

    « Les employeurs font écrire une décharge aux salariés pour qu’ils disent que c’est eux qui ne veulent pas travailler au minimum légal », ajoute Kande Traoré qui, lui, culmine à vingt-huit heures par semaine. « Les gens sont dociles alors ils en profitent, s’indigne Boubacar Doucoure, délégué CGT pour l’enseigne KFC. Il y a dix ans de cela, j’étais comme vous, dit-il en s’adressant à ses collègues. J’étais dans la peur. »

    Boubacar Doucoure est aujourd’hui manager et en situation régulière en France, après avoir fait grève en 2008. « Entre 2000 et 2008, j’ai travaillé sans papiers. J’ai cotisé, j’ai payé des impôts. Et pourtant, je n’aurai jamais de retraite », fait-il remarquer. Quand il entend le discours ambiant qui tend à assimiler les migrants à de potentiels resquilleurs, ça le « révolte ».

    « On a peur d’être virés »
    La plupart des salariés en grève ont été embauchés sous alias, c’est-à-dire en présentant des documents d’identité d’une personne en situation régulière. « Un frère m’a fait une photocopie de sa carte de séjour, de sa carte Vitale et d’une attestation d’hébergement et j’ai amené ça au patron qui m’a fait un contrat à durée indéterminée (CDI), explique Mamadou Niakate. Au travail, on m’appelle Diaby. » Son collègue Mahamadou Diakite arbore, lui, un badge au nom de Mantia.
    Quand un travailleur sans papiers veut entamer des démarches de régularisation auprès d’une préfecture, il a besoin – pour remplir les critères d’admission exceptionnelle au séjour – que son employeur établisse un #certificat_de_concordance_d’identités et, dans tous les cas, qu’il remplisse un formulaire Cerfa de demande d’autorisation d’embauche d’un salarié étranger non-européen. « On n’ose pas demander parce qu’on a peur d’être viré », confie Moussa Diakite, un Malien de 44 ans qui travaille dans la démolition via la société d’intérim Cervus, basée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

    C’est peu ou prou ce qui est arrivé à Boubou Doukoure. Pendant sept mois, il a travaillé en CDD dans un abattoir de Lorient (Morbihan). Il accrochait des poulets sur une ligne d’abattage. Lorsque son employeur a voulu lui faire un CDI et qu’il s’est rendu compte de sa situation, il l’a congédié sur le champ.

    Moussa Diakite dit avoir « plusieurs fois essayé de demander une régularisation » en déposant un dossier en préfecture. Sans succès.
    « Ces travailleurs sont soumis à un double arbitraire, patronal et préfectoral », souligne Maryline Poulain. Moussa Diakite s’est mis en grève pour la première fois de sa vie. Il craint un « durcissement des conditions » de vie des immigrés, lui qui se sent déjà « limité dans [ses] #libertés » et « réduit dans [ses] déplacements ». En seize ans de présence en France, il n’est retourné qu’une seule fois au Mali, où il a une femme et deux enfants.

    Sollicitées mardi 1er octobre, plusieurs entreprises concernées par le mouvement de grève n’avaient pas souhaité faire de déclaration au Monde. Certaines se sont rapidement engagées à accompagner leurs salariés dans leur démarche de régularisation, conduisant à la levée, mardi soir, de trois des douze piquets de grève.


    Au KFC de place d’Italie, à Paris, le 1er octobre. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

    #intérim #travail #économie #luttes_sociales #salaire #conditions_de_travail #xénophobie_d'État #liberté_de_circulation #liberté_d'installation

  • « Ils voulaient extrader Vincenzo tout de suite, en silence. Nous avons perturbé ce calendrier »
    https://www.bastamag.net/Vincenzo-Vecchi-extradition-prison-liberte-conditionnelle-refugie-politiqu

    La #Justice française se penche actuellement sur le cas de Vicenzo Vecchi, arrêté en Bretagne où il se cachait après avoir été condamné en Italie à seize années de prison pour avoir participé à des manifestations. Sa liberté conditionnelle a été refusée. Ses amis mettent tout en œuvre pour empêcher son extradition. Vincenzo Vecchi, arrêté le 8 août dernier en Bretagne par la brigade anti-terroriste pour être extradé vers l’Italie, reste pour le moment en prison. La justice n’a pas accédé à sa demande de liberté (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Atteintes_aux_libertés, Justice, #Europe, #Reportages, A la une

  • https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-champs-elysees-justice-repression-condamnations-violences-po
    Selon le ministère de la Justice, plus de 3000 condamnations ont été prononcées depuis le début du mouvement des « Gilets jaunes », dont un tiers ont donné lieu à des peines d’emprisonnement ferme. Les violences contre les forces de l’ordre et les dégradations restent les principaux motifs de condamnation à de la prison. Muriel Ruef, avocate au barreau de Lille qui a défendu de nombreux « Gilets jaunes » témoigne :

    « Nous avons eu des poursuites pour violences contre les forces de l’ordre, la plupart du temps niées. Ce sont souvent des gens qui n’ont pas de casier. Les condamnations ne sont pas délirantes. Mais il y a une sorte de systématisation à partir de la seule parole de la police. Les condamnations ne sont pas sévères, ça ne pousse pas à faire appel, mais ça reste quand même des condamnations de personnes qui se disent innocentes. »

    #justice #gilets_jaunes

  • Gilets jaunes face à la #Justice : 3000 condamnations prononcées, 1000 peines de prison ferme
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-champs-elysees-justice-repression-condamnations-violences-po

    Où en est le traitement judiciaire des gilets jaunes interpellés ? Début avril, Basta ! publiait un premier état des lieux donnant à voir l’ampleur de la répression judiciaire du mouvement. Depuis, si la dureté des peines paraît s’atténuer, les condamnations continuent à être prononcées. D’autant que la loi dite « anti-casseurs », considérée par les défenseurs des droits comme attentatoire aux libertés, a commencé à produire ses effets. « Macron démission ! » Les mots résonnent dans le tribunal de Bordeaux. (...) #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #Le_mouvement_des_gilets_jaunes, #Enquêtes, #Classes_populaires, Justice, A la (...)

  • Nouvelle mobilisation à l’hôpital psychiatrique du Rouvray, plus d’un an après la grève de la faim
    https://www.bastamag.net/greve-de-la-faim-saint-etienne-du-rouvray-hopital-psychiatrie-buzyn-agence

    L’intersyndicale de l’hôpital psychiatrique du Rourvay, près de Rouen, a annoncé en début de semaine lancer une nouvelle grève illimitée à partir de ce 19 septembre. En cause : le non-respect par la direction de l’hôpital du protocole signé il y a plus d’un an, en juin 2018, suite à la grève de la faim menée par sept soignants syndiqués de l’établissement, pour protester contre des conditions de soin et de travail déplorables. Ni les tentatives de dialogue, ni la grève « classique » n’avaient permis d’initier (...) En bref

    / #Luttes_sociales, L’Europe sous la coupe de l’austérité, #Conditions_de_travail, #Services_publics, (...)

    #L'Europe_sous_la_coupe_de_l'austérité #Santé_

  • Occupation, boycott, sabotage : jusqu’où les activistes pour le #Climat sont-ils prêts à durcir leurs actions ?
    https://www.bastamag.net/Climat-greve-strike-action-occupation-boycott-sabotage-Extinction-Rebellio

    Un appel à la « mobilisation générale » pour le climat et la justice sociale est lancé ces 20 et 21 septembre. Si certains voient, dans la montée en puissance des marches et des grèves, les conditions pour un mouvement de boycott, d’autres aspirent à des actions d’occupation, voire de sabotage, qui mettent directement à mal les gros pollueurs, entreprises ou infrastructures. Face à l’urgence absolue du réchauffement climatique, quelles stratégies de lutte adopter ? « C’est une guerre que nous devons (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, Climat, #ZAD, A la une, #Pesticides

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/jgt_16092019.pdf

  • « Les plates-formes du numérique n’ont pas pu s’opposer au mouvement de fond actuel pour une meilleure redistribution »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/17/les-plates-formes-du-numerique-n-ont-pas-pu-s-opposer-au-mouvement-de-fond-a


    La représentante démocrate de Californie Lorena Gonzalez défend sa proposition de loi à San Diego (Californie), le 28 août 2019. Rich Pedroncelli / AP

    En Californie, une loi impose aux entreprises de requalifier comme employés leurs travailleurs payés à la tâche et de leur octroyer des prestations sociales, détaille Corine Lesnes, correspondante du « Monde » à San Francisco .

    Chronique. La Californie a été le berceau de l’économie de partage et de l’emploi à la demande. Le laboratoire où se dessine l’avenir du travail ou ce qu’il en restera (selon les Cassandre) quand les robots auront fini de s’emparer de secteurs d’activité entiers. Elle est aujourd’hui à l’avant-garde des efforts des pouvoirs publics pour remettre le génie dans la bouteille, à un moment où le débat politique – dans le camp démocrate – est centré sur les moyens de corriger les inégalités.

    Le 13 septembre, les parlementaires californiens, aux deux tiers démocrates, ont envoyé pour promulgation au gouverneur, Gavin Newsom, une loi qui modifie profondément le code du travail dans l’Etat. Elle impose aux entreprises de requalifier comme employés leurs travailleurs contractuels payés à la tâche. A partir du 1er janvier 2020, des centaines de milliers de travailleurs précaires – jusqu’à 1 million de personnes, selon les sources – devraient avoir droit à des prestations sociales : salaire minimum, congé maladie, assurance chômage. Ils pourront même se syndiquer.

    La loi vise au premier chef les forçats de l’économie numérique : les chauffeurs des compagnies de VTC, Uber et Lyft, ou du service Amazon Flex ; les livreurs de DoorDash, Uber Eats, Instacart, Postmates, dont le paiement est soumis à la loi de l’offre et la demande, selon des modalités algorithmiques qui leur échappent le plus souvent. Les plates-formes l’ont combattue bec et ongles. Mais elles n’ont pas pu s’opposer au mouvement de fond actuel pour une meilleure redistribution, illustré à merveille par les livreurs de DoorDash. Le 5 septembre, ceux-ci sont venus déposer des sacs de cacahuètes devant le siège de la compagnie à San Francisco pour montrer ce que représente leur salaire : « Peanuts. »

    Des livreurs de journaux sous-payés

    La loi est considérée comme une victoire pour le mouvement syndical, que la « gig economy » (celle du travail à la tâche) croyait avoir réduit à l’obsolescence dans la nouvelle économie. Son auteure, la représentante démocrate Lorena Gonzalez, ancienne responsable de l’AFL-CIO (regroupement syndical) de San Diego, a balayé l’argument de liberté et de flexibilité des horaires mis en avant par les entreprises – et souvent les contractuels eux-mêmes – pour défendre leur modèle. « Ce n’est pas de la flexibilité, a accusé l’élue, fille d’un ouvrier agricole et diplômée de Stanford. C’est du féodalisme. » Les élus ont chiffré à 30 % du coût du travail les économies réalisées par les plates-formes en recrutant des contractuels indépendants plutôt que de les salarier.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le modèle économique d’Uber et de Lyft menacé par la législation californienne.

    Pendant la discussion, souvent passionnée, il est apparu que la loi ratissait bien au-delà d’Uber et Lyft, et que nombre de professions indépendantes risquaient d’être affectées. Début septembre, le Sénat de Californie est devenu le lieu d’un lobbying intense, chaque groupement professionnel cherchant à faire adopter un amendement l’exemptant du projet de loi. Des douzaines de dérogations ont été consenties, considérant que ces professions fixent elles-mêmes les tarifs appliqués aux consommateurs : thérapeutes, avocats, courtiers en assurances, musiciens, rédacteurs free-lance, pêcheurs, agents immobiliers…

    Quid des livreurs de journaux ? La presse s’est aperçue avec horreur que l’un des petits métiers de la profession, le portage des quotidiens à domicile, était également menacé de changement statutaire. Les médias ont mis en avant le fait qu’ils risquaient de mettre la clé sous la porte si le législateur les forçait à payer assurance maladie et cotisations sociales. Et de mobiliser les lecteurs, comme le Sacramento Bee, au nom du « rôle joué par les journaux dans la défense de la démocratie »… Lorena Gonzalez a rappelé que plus de 500 plaintes déposées par des livreurs de journaux payés moins que le salaire minimum étaient actuellement en cours d’examen aux Etats-Unis. Il est temps de « demander des comptes » aux entreprises de presse tout autant qu’à Uber, a-t-elle souligné. A regret, l’élue a cependant dû accepter un compromis de dernière minute : les journaux auront un an pour traiter correctement leurs livreurs sous-payés.

    « Uber touché au cœur de son modèle économique », Philippe Escande, 12 septembre 2019.


    Des chauffeurs d’Uber manifestent devant le le siège social de la plate-forme à San Francisco, en Californie, le 27 août 2019. JUSTIN SULLIVAN / AFP

    La Californie devrait obliger la plate-forme à requalifier en salariés ses chauffeurs. L’enjeu de la protection du travail flexible permettra le développement de l’économie numérique, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

    Pertes & profits. Elles sont toutes deux nées dans les rues de San Francisco avant de partir à la conquête du monde. Uber, créée en 2009, est aujourd’hui présente dans presque 800 villes dans le monde, avec près de 3 millions de chauffeurs. Lyft, lancée en 2012, opère dans des centaines de villes aux Etats-Unis. Pour imposer leur modèle de taxis alternatifs accessibles par smartphone, elles ont bataillé partout contre les acteurs en place et les autorités de tous bords. Mais c’est finalement de chez elles qu’est venu le coup le plus sévère. L’Assemblée puis le Sénat de l’Etat de Californie ont adopté la législation la plus sévère au monde les concernant. Elle devrait les obliger à requalifier en salariés la majorité de leurs chauffeurs, afin de leur donner droit à un salaire minimum, au chômage et à une couverture santé. Le texte, voté à une large majorité, mardi 10 septembre, est supposé s’appliquer au 1er janvier 2020.

    Uber, Lyft et quelques autres n’ont pas encore rendu totalement les armes. Elles tentent de négocier une exemption à cette loi qui concerne le million de travailleurs indépendants qui œuvrent en Californie, coursiers, travailleurs domestiques, dans la construction et autres services. Elles envisagent même l’appel à un référendum pour rejeter cette loi.

    « Il n’y a rien d’innovant à sous-payer quelqu’un »

    Elles déploient une énergie considérable car ce texte, ainsi que tous ceux en préparation dans de nombreux Etats américains, menace le cœur de leur modèle économique. Alors que ces entreprises perdent encore des sommes considérables, plus de 5 milliards de dollars (4,54 milliards d’euros) pour Uber au deuxième trimestre 2019, la requalification généralisée de ses chauffeurs pourrait augmenter ses coûts de 20 % à 30 %, selon les estimations qui circulent.
    C’est la raison pour laquelle elles ont négocié, sans succès, pendant un an avec les autorités et les syndicats, proposant un statut intermédiaire entre celui de salarié et d’indépendant, permettant d’accéder au chômage et à un salaire minimum, au travers de négociations de branche.

    L’histoire n’est pas finie. L’économie numérique tout entière a cru pouvoir prospérer sur le concept de la flexibilité du travail librement choisie par les employés qui utiliseraient ces jobs comme des compléments à une activité principale. La réalité est tout autre. En Californie et dans tous les pays développés s’est établie une forme de sous-prolétariat survivant exclusivement de ces expédients. « Il n’y a rien d’innovant à sous-payer quelqu’un », a rappelé la sénatrice démocrate Maria Elena Durazo. Mais l’innovation doit aussi faire son chemin dans le droit du travail, largement conçu à l’ère des grandes organisations industrielles. L’enjeu de la protection efficace du travail flexible sera la clé du développement futur de l’économie numérique.

    #travail #travail_à_la_tâche #capitalisme_de_plate-forme #west_is_the_best #luttes_sociales #droits_sociaux

  • « Occuper et résister » : Brésil en mouvements célèbre les femmes engagées, en première ligne face à Bolsonaro
    https://www.bastamag.net/Bresil-en-mouvement-occuper-et-resister-documentaires-Amazonie-peuples-aut

    Vous souhaitez en savoir plus sur le Brésil, après avoir été indigné par les incendies volontaires en Amazonie, découvrir les résistances et mouvements qui émergent face au gouvernement d’extrême droite de Jair Bolsonaro ? Ne ratez pas « Brésil en mouvements », ses films, ses débats et son apéro musical, du 25 au 29 septembre au cinéma les 7 parnassiens à Paris. Un événement organisé par l’association Autres Brésils, et dont Basta ! est partenaire. Jeunes étudiantes, anciennes prisonnières politiques, leaders (...) #Chroniques

    / #Féminisme, #Luttes_sociales, #Amériques, #Discriminations, #Droits_fondamentaux

  • « Fatigués d’être méprisés » au détriment de la sécurité, les sous-traitants du nucléaire se mobilisent
    https://www.bastamag.net/sous-traitants-nucleaire-centrale-EDF-Orano-dose-radioactivite-conditions-

    Ils sont décontamineurs ou « jumpers » : en un « saut » au cœur des installations nucléaires, ils peuvent absorber de fortes doses de radioactivité. Indispensables au bon fonctionnement des centrales, ces milliers de sous-traitants de l’atome se sentent méprisés et mis en danger. Ils se mobilisent ce 18 septembre pour revendiquer la reconnaissance et un statut. Témoignages. Tony Doré, plombier de métier, a débarqué « par hasard » dans le secteur du #Nucléaire « pour un dépannage ». C’était au début des (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Conditions_de_travail, Nucléaire, #Syndicalisme, Santé , A la une, #Le_risque_nucléaire, Transformer le (...)

    #Santé_ #Transformer_le_travail

  • Grève aux urgences : le collectif appelle l’ensemble des hospitaliers à rejoindre le mouvement
    https://www.bastamag.net/greve-inter-urgences-hopital-services-publics-patients-lits-Smur-Samu

    Réunis en assemblée générale, les soignants des services d’urgences en grève ont décidé de poursuivre leur mouvement, mené depuis six mois autour du collectif Inter-urgences. Ils ont lancé un appel au personnel des autres services hospitaliers, médecins compris, à rejoindre leur mouvement pour améliorer les #Conditions_de_travail, d’accueil et de soin au sein de l’hôpital. Il est un point qui n’a absolument pas fait débat au cours de l’assemblée générale des urgences en grève, mardi 10 septembre. L’ensemble (...) En bref

    / #Luttes_sociales, L’Europe sous la coupe de l’austérité, Conditions de travail, Santé , Services (...)

    #L'Europe_sous_la_coupe_de_l'austérité #Santé_ #Services_publics

  • Gilets jaunes, #Climat, hôpitaux, #Retraites : vers un « septembre noir » pour le gouvernement ?
    https://www.bastamag.net/rentree-social-greve-climat-gilets-jaunes-urgences-mobilisations-reforme-d

    Si le gouvernement misait sur un essoufflement des mobilisations avec la période estivale, c’est probablement raté. Le nombre de services d’urgence en grève a doublé. Après la fonction publique, c’est au tour des professions libérales de rejoindre les manifestations contre le projet de réforme des retraites. Les gilets jaunes promettent un « septembre noir », avec de possibles convergences les mobilisations pour le climat. Et la proposition de référendum contre la privatisation d’ADP continue (...) ça bouge !

    / Climat, Retraites, #Services_publics, Santé , #Luttes_sociales, A la une

    #ça_bouge_ ! #Santé_

  • Pour la fête d’indépendance brésilienne, soutenons les luttes et célébrons les résistances
    https://www.bastamag.net/Bresil-Bolsonaro-fete-d-independance-resistances-mouvements-sociaux-ONG-dr

    Ce 7 septembre, le Brésil fêtera la 97ème année de son indépendance, et la fin de la tutelle du Portugal. Cette célébration se tient dans un contexte bien maussade, sous la présidence de Jair Bolsonaro. Pourtant, ils et elles sont nombreux à résister sur place, et à travailler, un siècle après l’indépendance, à une nouvelle émancipation. Une tribune de l’association « Autres Brésils ». Le 7 septembre 1822, au bord d’une rivière, près de São Paulo au Brésil, le prince Pedro 1er pousse son « cri d’Ipiranga » qui (...) #Débattre

    / #Amériques, #Politique, #Luttes_sociales, Démocratie !, #Droits_fondamentaux

    #Démocratie_ !

  • « Notre métier, c’est de former une génération qui prendra en main la destinée du monde d’ici 25 ans »
    https://www.bastamag.net/Rentree-scolaire-ecole-publique-pedagogie-Freinet-enseignants-greve-parent

    Comment enseigner sans se préoccuper des élèves qui dorment à la rue, ou des garçons habitués à frapper les filles ? Institutrice puis directrice d’école en Seine-Saint-Denis pendant plus de trente ans, confrontée à la paupérisation des habitants, Véronique Decker défend un enseignement à la fois ancré dans le réel et tourné vers l’émancipation. Entretien avec l’auteure du livre Pour une école publique émancipatrice. Basta ! : L’école publique peut développer un projet émancipateur, dîtes-vous, à condition (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Classes_populaires, #Fractures_sociales, #Education, A la une, #Entretiens

  • Les Gilets Noirs, c’est pas un collectif, c’est un mouvement ! Archéologie d’une lutte antiraciste - Plateforme d’Enquêtes Militantes
    http://www.platenqmil.com/blog/2019/09/01/les-gilets-noirs-cest-pas-un-collectif-cest-un-mouvement--archeologie-du

    Né au même moment que le mouvement des Gilets Jaunes, le mouvement des Gilets Noirs s’est en quelques mois imposé comme un espace de coordination et de lutte autonome pour de nombreux sans-papiers, locataires de foyers franciliens ou sans logement. Après plusieurs actions d’envergure organisées avec le collectif la Chapelle Debout et destinées à obtenir une régularisation collective en négociation avec la préfecture, le mouvement a décidé de s’adresser directement au Premier ministre et d’engager une campagne d’actions, visant à dévoiler et à déstabiliser le système qui, de l’illégalisation à l’expulsion, en passant par l’exploitation au travail, fabrique les sans-papiers. Dans cet entretien, nous revenons avec quelques acteurs du mouvement – deux référents de foyers en lutte (B. et K. ) et deux membres de la Chapelle Debout (D. et V.) qui ont souhaité rester anonymes – sur la genèse du mouvement, sa structuration ainsi que sur son ambition de redéfinir la grammaire des luttes de sans-papiers [1].
     

    – PEM : Pouvez-vous revenir sur les débuts et la genèse de ce mouvement des Gilets Noirs ?
     
    – V. : En novembre 2018, au début, personne ne savait que les Gilets Noirs existeraient mais on s’est « débordés » nous-mêmes. On a commencé à mobiliser avec l’idée de ré-ouvrir la porte de la préfecture, et ça a pris. Le 23 novembre, lors d’une première action qui consistait à occuper le Musée national de l’histoire de l’immigration, on était beaucoup plus nombreux que prévu... On a donc fait une deuxième action, à la Comédie française, le 16 décembre, et on a fini par obtenir un rendez-vous à la préfecture.
     
    – B. : Grâce à cette action, on a vu qu’il était possible que ça prenne. On a créé des groupes dans les foyers et choisi des référents pour élargir et structurer la mobilisation. Les référents allaient de foyer en foyer pour parler avec les autres et mobiliser. C’est important cette communication, car ici, quand tu es sans-papiers, tu ne sais pas quels sont tes droits. Maintenant on est au minimum 1500 personnes. Lors du rendez-vous obtenu en décembre 2018, la préfecture a accepté de donner une réponse favorable à trente dossiers de demande de régularisation chaque mois. Mais ces trente dossiers, ils sont encore là, sans récépissé ni rien. La préfecture joue avec nous, elle nous dit : on se voit tous les mois, puis tous les trois mois et en fait… dès que le rendez-vous arrive, ils le reportent. Donc on continue la lutte. Après tout cela, on est revenus dans les foyers pour mobiliser à nouveau, on a aussi fait la Marche des Solidarités le 16 mars… A titre personnel, avant je ne m’étais jamais mobilisé car j’avais peur vu ma condition, je ne faisais pas confiance aux gens. Depuis que j’ai rencontré la Chapelle Debout et puis grâce à ces mobilisations, on n’a plus peur et on ne perd plus ! On perdait tout le temps, aujourd’hui on ne perd plus et les foyers ont maintenant confiance en nous. Donc on ne lâchera rien. On peut revendiquer aussi parce qu’on commence à connaître nos droits. Avant, en tant que sans-papiers, je ne savais même pas si j’avais le droit à une aide médicale et les flics pouvaient me faire croire n’importe quoi, mais depuis cette mobilisation je sais à quoi j’ai droit : à la solidarité, à l’aide médicale... Avant je ne cherchais rien, je ne demandais pas d’aide de l’État, puisqu’ils parlent des « droits de l’homme » mais que pour les sans-papiers c’est « droit à la prison ». Quand tu es sans-papiers, les droits de l’homme ça ne te concerne pas, alors même que tu cotises, que tu te conduis bien. Si tu demandes l’asile, tu as une OQTF [2]. Ici, si tu demandes l’asile et que tu es débouté, on te renvoie chez toi.
     
    – D. : Après ce premier rendez-vous à la préfecture, on a fait des AG, notamment à Montreuil à la Parole Errante où on était 700. Une AG en cinq langues, pour décider de la stratégie. On a refait des réunions dans tous les foyers pour que les dossiers soient choisis tous ensemble, non pas sur des critères préfectoraux, mais sur une décision collective. On voulait qu’un dossier de quelqu’un qui était arrivé il y a deux mois soit traité comme ceux des gens qui étaient là depuis 22 ans. Pour accompagner la délégation du 31 janvier, qui était composée de deux Gilets Noirs et d’un membre de la Chapelle Debout, on a organisé une grande manifestation qui partait de la Comédie française jusqu’à la préfecture. On était 1500, on a couru jusqu’à la préfecture, il y avait un cordon de CRS qui a flippé et fermé la porte de 15h à 19h. Le 31 janvier, c’est 1500 personnes qui courent vers la préfecture et qui la font fermer pendant 4 h. Pendant ce rendez-vous, on a aussi remis des textes qui dénonçaient le racisme d’État et plus généralement les conditions d’accueil. On a fait ça pour sortir du cadre bureaucratique classique et apporter un contenu politique.

    #Gilets_Noirs #luttes_sociales #sans-papiers

  • En Bolivie, le pouvoir d’Evo Morales s’enfonce toujours plus dans l’impasse de l’extractivisme minier
    https://www.bastamag.net/Bolivie-Amazonie-Evo-Morales-Industries-minieres-extractivisme-Terre-Mere-

    Le projet minier Casaya, dans le département de Chuquisaca, est un révélateur des contradictions entre le discours officiel du gouvernement bolivien et ses politiques réelles. Déclaré d’utilité publique, le secteur minier a souvent la priorité, au détriment de la protection de l’environnement et des communautés. Une analyse de ces contradictions par Frédéric Thomas, docteur en sciences politiques et chargé d’études au Centre tricontinental. « Nous sommes encore dans un État de droit ». Tels sont les (...) #Débattre

    / #Luttes_sociales, #Gauche_radicale, #Climat, Pollutions , #Droit_à_la_terre

    #Pollutions_

  • Pendant que Paris se contente de les « encadrer », Berlin gèle les loyers pendant cinq ans
    https://www.bastamag.net/gel-loyer-encadrement-augmentation-locataires-immobilier-logement-Paris-Be

    Paris a relancé le 1er juillet un encadrement des loyers, immédiatement contesté par les gros propriétaires immobiliers. La capitale allemande, dirigée par une alliance des gauches, va plus loin en décidant de geler les loyers pendant cinq ans. Depuis le 1er juillet, l’encadrement des loyers est de retour à Paris. Le principe avait été initié par la loi Alur de Cécile Duflot, et a été appliqué entre 2015 et 2017. Cet encadrement a ensuite été annulé sur décision du tribunal administratif, suite à un (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Habitat_écologique_et_social, #Europe, #Logement, #Spéculation_financière, A la (...)

  • Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur »
    https://www.bastamag.net/Pantheon-gilets-noirs-occupation-sans-papiers-mal-loges-Republique-repress

    Le symbole est fort : les « sans-visages » de la République française – travailleurs sans papiers, mal-logés, sans-voix – entourant l’autel dédié à la Convention nationale de la Révolution française. L’action d’occupation du Panthéon par « les gilets noirs », sans aucune dégradation, ce 12 juillet, a été ensuite violemment réprimée par la police alors qu’ils demandaient simplement à communiquer leurs revendications au gouvernement. Basta ! était sur place. Le symbole était puissant. Vendredi 12 juillet, en (...) #Résister

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    #Droits_fondamentaux

  • « Nous avons abandonné le travail et sa richesse à des abrutis de l’économie qui ne pensent qu’au fric »
    https://www.bastamag.net/Proces-France-Telecom-Orange-Travail-management-suicides-politiques

    Voici le podcast de la troisième et dernière émission consacrée par Radio Parleur et Bastamag au procès de France Télécom, à la souffrance au travail et aux manières d’agir pour contrer un management qui oppresse et rend malade. Avec Rachel Saada, avocate et porte-parole du Syndicat des Avocats de France, Patrick Ackermann, délégué syndical central Sud PTT, et Béatrice Pannier, salariée de France Télécom / Orange depuis 37 ans. « Exceptionnel », « hors-normes ! » autant de qualificatifs pour baptiser ce (...) #Débattre

    / #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Conditions_de_travail, #Justice

  • Bac 2019 : « Non, M. Macron, la grève n’est pas une prise d’otage »
    https://www.bastamag.net/Bac-2019-Greve-enseignants-copies-Blanquer-Macron-Education-nationale-refo

    Cédric Maurin est enseignant gréviste et n’a rendu les copies du bac que le 5 juillet. Dans cette lettre ouverte, il explique pourquoi cette action a été menée – le risque de suppression du bac comme diplôme national, ce qui entrainerait une rupture de l’égalité entre les élèves. Et il interpelle Emmanuel Macron sur l’emploi d’éléments de langage visant à faire passer les professeurs grévistes pour des preneurs d’otages. Lettre ouverte à Emmanuel Macron, Président de la République Française M. Emmanuel (...) #Débattre

    / #Luttes_sociales, #Education

  • Des postières en grève depuis plus de 50 jours : « C’est encore plus dur à la campagne »
    https://www.bastamag.net/Greve-postieres-La-poste-Gers-desertification-des-campagnes-CGT-Sud

    Les luttes s’enchaînent à la Poste. Alors que les postiers des Hauts-de-Seine viennent de terminer un mouvement de grève de quinze mois, après avoir obtenu en partie gain de cause (voir notre article), une grève est également en cours à Miélan, une petite commune du Gers où des postières ont cessé le travail depuis le 21 mai. Ces dernières demandent plus de moyens suite à une nouvelle réorganisation de la distribution du courrier, qui a entraîné la suppression d’une tournée. Ce centre de courrier a la (...) En bref

    / #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Services_publics, #Conditions_de_travail

  • Procès France Télécom : « 15 000 euros d’amende, ça fait cheap la vie humaine, non ? »
    https://www.bastamag.net/Alain-Damasio-Orange-France-Telecom-proces-sauvageons-en-costards-suicides

    L’écrivain Alain Damasio nous résume les 36 épisodes d’une série HBO, pour « Haute Barbarie de l’Oppression » : le procès des anciens dirigeants de France Télécom, ces « sauvageons en costards » et leurs « capos » accusés de harcèlement moral. L’auteur des Furtifs a assisté à l’audience du 5 juillet, ce qui lui a inspiré une chronique décapante. Si vous avez suivi un peu ce procès, ou rien qu’une salve des 36 épisodes de ce Game of Trop, vous savez déjà à peu près tout. Sinon, je vous résume cette série HBO (...) #Chroniques

    / #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Conditions_de_travail, #Justice, A la (...)

  • « On a voulu faire de nous des exemples » : récit de trois étudiants de Nanterre visés par une répression « sévère »
    https://www.bastamag.net/Repression-Nanterre-mouvement-etudiant-Parcoursup-sanction-police

    Roga, Victor et Mickaël, ont payé cher leurs engagements dans les mouvements étudiants, à Nanterre en 2018, contre la sélection instaurée par Parcoursup et la hausse des frais d’inscription. Menacés de sanctions disciplinaires à l’université, ils ont aussi écopé de peines de prison, dont six mois fermes pour l’un d’entre-eux. Cette épreuve n’entame en rien leur détermination. Basta ! les a rencontrés sur leur campus. C’était au printemps 2018. La loi dite « orientation et réussite des étudiants » (ORE), (...) #Résister

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