• « La police blesse et tue » : des messages projetés à Lyon pendant la Fête des Lumières, Grégory Doucet et la préfète condamnent
    https://www.lyonmag.com/article/148768/la-police-blesse-et-tue-des-messages-projetes-a-lyon-pendant-la-fete-des-lu

    Ce samedi soir, jour le plus fréquenté de la Fête des Lumières à Lyon, une ou plusieurs personnes ont profité de l’affluence place des Terreaux pour projeter des messages.

    On pouvait ainsi lire sur la façade du palais Saint-Pierre « On dégage le RN », « Non à l’Etat policier », « La police blesse et tue », « Sainte Soline, ni oubli, ni pardon » ou encore « La violence policière est partout ».

    @villedelyon c’est normal cette projection place des terreaux ce samedi 6 décembre lors de la @FeteLumieres ? #lyon pic.twitter.com/LvRsM2TOVS — Eliott.D (@EliottD5) December 6, 2025

    La préfète du Rhône Fabienne Buccio a dénoncé un « insupportable message de haine à l’encontre de la police nationale » et apporte son « indéfectible soutien à nos forces de l’ordre qui mettent en danger leur vie, à chaque instant, pour la sécurité de nos concitoyens ».

    La représentante de l’Etat rappelle également que durant la Fête des Lumières, « plus de 500 policiers nationaux ainsi que des militaires de la gendarmerie assurent la sécurisation de cet événement dans un contexte de menace terroriste élevée ».

    Les auteurs de ces projections lumineuses sont activement recherchés.

    Le maire de Lyon Grégory Doucet a également condamné « ces propos violents envers les forces de police qui participent à la sécurité des Lyonnais et des visiteurs pour la Fête des Lumières ».

    Le candidat aux municipales Jean-Michel Aulas fustige de son côté « ces propos insupportables contre la police » qu’il considère être « une atteinte grave à nos institutions et un message dangereux qui salit celles et ceux qui protègent les Lyonnais chaque jour ».

  • #Décoder

    La #Recherche pour tous
    https://www.youtube.com/watch?v=Q1y1l7PJyF0


    La connaissance n’a pas de prix et doit être accessible librement. Toutefois, le grand public a rarement l’occasion de questionner les résultats issus de la recherche, de demander des précisions, de pouvoir exprimer sa critique à l’égard de ces travaux.
    Face à ce problème, nous avons imaginé un #journal pluridisciplinaire dans lequel des chercheur.e.s pourraient publier leurs articles dans une version « vulgarisée », en accès libre. Ces #articles_vulgarisés seraient ensuite validés après un travail de relecture de collégien.ne.s, et/ou lycéen.ne.s mis.e.s en contact avec le.la chercheur.e.

    Et ce journal, comme nous étions motivé.e.s, nous l’avons créé.

    https://journal-decoder.fr
    #vulgarisation #enfants #science #articles_scientifiques #lycée #collègue #éducation #revue

  • Communiqué de presse – #Formation des professeur· es : des « débats de société et théoriques » désormais interdits en SES ?

    Malgré les nombreuses alertes du monde éducatif (https://www.apses.org/communique-conference-associations-professeurs-specialistes-recrutement-profe), la #réforme de la #formation_initiale des professeur·es se concrétise. Le ministère élabore actuellement le « #référentiel de formation du professorat du #second_degré pour les futurs enseignants », qui définit les attendus du nouveau Master Enseignement et Éducation (M2E), formation suivie pendant deux ans par les futur·es lauréat·es des #concours. En Sciences économiques et sociales, le projet du ministère est inquiétant.

    Enseigner les #sciences_sociales sans place pour le #débat ?

    Alors que les économistes débattent de la taxe Zucman et de l’imposition des patrimoines, alors que des concepts comme celui de classe sociale sont en permanence interrogés en sociologie, le ministère de l’Éducation nationale réussit l’exploit d’écarter tout débat en #SES. En effet, le référentiel est très clair sur les « visées de la formation des enseignants dans la discipline » : « l’enseignement [des SES] repose essentiellement sur l’étude des fondamentaux […] ; son objet n’est pas la présentation de #débats, qu’ils soient de société ou théoriques, ni la participation des élèves à ce type de débats qui sont souvent réducteurs et facteurs de #relativisme. »

    Formation ou formatage ?

    Depuis la réforme Blanquer du #lycée, l’enseignement des SES s’est rétrécit à la présentation de notions et mécanismes, sans lien apparent avec des questions qui se posent dans le #débat_public. Désormais, l’objectif du ministère est à la fois limpide et terrifiant : empêcher d’aborder avec les élèves les débats éclairés par nos disciplines. Pas de débat sur les politiques à mener face à la dégradation du vivant, ou face aux inégalités sociales ? Pas de débat sur les effets du protectionnisme et du libre-échange, ni sur les effets des innovations sur l’emploi ?

    Non seulement cette approche est une grave remise en cause de ce qui fait la légitimité scientifique des sciences sociales, mais elle induit une conception de la formation des enseignant⋅es très problématique, qui, dès lors, s’apparente plus à du #formatage. L’enseignement des SES nécessite des enseignant·es formé·es à la pluralité des approches théoriques existantes en sciences sociales. Une formation didactique est tout aussi importante, afin de présenter ces débats scientifiques sans relativisme et de rendre possible la construction de situations d’apprentissage qui permettent aux élèves d’accéder aux arguments mobilisés et de devenir des citoyen⋅nes critiques, capables de prendre part au débat public.

    L’École doit être le lieu de l’apprentissage de la démocratie, pas du déni. L’APSES exige le retrait de ce #référentiel_de_formation et sa réécriture complète.

    L’APSES rappelle l’urgente nécessité d’un bilan des programmes de SES et de la #réforme_Blanquer du #lycée, qui continue de brutaliser les élèves et les personnels.

    https://www.apses.org/formation-et-debats-en-ses
    #it_has_begun #éducation #France #interdiction #enseignement

  • « Là, la cocotte explose » : le tracé « aberrant » du TGV Lyon-Bordeaux remet en lumière les territoires « oubliés » | franceinfo
    https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/les-documents-franceinfo/la-la-cocotte-explose-le-trace-aberrant-du-tgv-lyon-bordeaux-remet-en-lu

    La ligne Ouigo remontera en région parisienne pour éviter le centre de la France. Il faut dire que, faute d’investissement, la ligne existante qui traverse le Massif central n’est pas en état d’être utilisée.

    L’annonce ne passe vraiment pas. En Creuse, les élus ne décolèrent pas après l’annonce du tracé de la SNCF pour la prochaine ligne Ouigo Lyon-Bordeaux. Au lieu de traverser la France d’ouest en est, elle remontera finalement jusqu’en région parisienne, contournant ainsi le Massif Central.

    "J’ai cru à une fake news parce que c’est tellement aberrant que je me suis dit qui a pu concevoir ce tracé ?" peste Marie-Françoise Fournier, la maire de Guéret. Aberrant car ce tracé fera 930 km tandis que la ligne directe, fermée en 2012, ne fait que 500 km. "Je crois que les habitants de nos territoires n’en peuvent plus d’être méprisés, d’être oubliés et que là, la cocotte explose" poursuit la maire.

    Une pétition a été lancée, les élus montent au créneau à l’Assemblée mais sans trop d‘espoir : il y a trois mois, la petite ligne Guéret-Felletin a fermé malgré leur mobilisation.

    “Le problème pour le Massif central c’est que le TGV n’est plus un service public, analyse sur franceinfo François Delétraz, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports. Le TGV, c’est Ryanair, c’est EasyJet. C’est la même chose, il faut qu’il fasse de l’argent, et pour faire de l’argent, il faut qu’il passe par là où il y a du monde et là où il y a des voies."
    Des rails en mauvais état

    Et si la ligne qui passe par Limoges, Montluçon ou encore Roanne existe bien, elle est aujourd’hui désaffectée. “Et donc si on voulait la réouvrir, il faut passer par le processus très très long de réouverture de ligne, d’accord de la sécurité ferroviaire, etc.” explique François Delétraz qui souligne aussi le mauvais état des rails.

    D’autant qu’une partie de la ligne n’est pas électrifiée, ce qui empêche le TGV d’y circuler et ce qui prendrait des années. "C’est tout le problème d’aujourd’hui, c’est-à-dire que le TGV est une activité qui n’est plus subventionnée et qui doit être rentable, souligne François Delétraz. Et donc ils font de moins en moins de péréquations entre des lignes rentables et des lignes moins rentables.”

    "Quand ils étaient en situation de monopole, ils pouvaient faire ça facilement, mais aujourd’hui, comme ils ont de la concurrence qui arrive, ils ne peuvent plus, et ça va poser le problème de savoir qui va opérer demain toutes les lignes non rentables" tranche-t-il.

  • [Nouvelle enquête] Dans les #Lycées_Agricoles privés bretons, l’agro-industrie s’impose et l’écologie s’efface
    https://splann.org/nouvelle-enquete-lyces-agricoles-prives-bretons

    Pendant que l’agro-industrie tisse sa toile dans les conseils d’administration des principaux lycées agricoles privés bretons, la Région leur a alloué, ces dix dernières années, 53 millions d’euros de subventions facultatives. Un choix qui fragilise l’enseignement agricole public comme la transition vers l’agroécologie. L’article [Nouvelle enquête] Dans les lycées agricoles privés bretons, l’agro-industrie s’impose et l’écologie s’efface est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agroécologie #agroindustrie #conseil_régional_de_bretagne #éducation #Enseignement_agricole #enseignement_catholique #Enseignement_privé #jean-marc_esnault #lobbying #The_Land

  • Du champ à la mine : une géohistoire de la gestion des déchets à #Lyon
    https://metropolitiques.eu/Du-champ-a-la-mine-une-geohistoire-de-la-gestion-des-dechets-a-Lyon.

    La gestion des ordures a souvent engendré des conflits, parfois invisibilisés. Yann Brunet étudie les politiques d’incinération des #déchets de la ville de Lyon et retrace cette histoire au cours du #XXe_siècle. À moins d’habiter près d’un incinérateur ou d’être témoin d’une grève des éboueurs, la gestion des déchets urbains des agglomérations s’opère dans une quasi-invisibilité des acteurs et de cette masse résiduelle produite sur laquelle reposent pourtant nos modes de vie urbains. De #Terrains

    / déchets, #géohistoire, #environnement, #métabolisme, Lyon, XXe siècle, #histoire_urbaine

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-brunet-2.pdf

  • A Lyon, la mort de quatre personnes dans le sous-sol d’un immeuble met en lumière la précarisation d’un quartier
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/21/a-lyon-la-mort-de-quatre-personnes-dans-le-sous-sol-d-un-immeuble-met-en-lum


    Les pompiers interviennent sur les lieux après un incendie dans un immeuble résidentiel à Lyon, le 20 octobre 2025. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

    Les occupants de l’immeuble de logements sociaux dénoncent l’inexorable dégradation de leur quotidien, alors que quatre personnes sans domicile fixe ont trouvé la mort, dans la nuit de dimanche à lundi, dans les caves qu’elles squattaient.

    La mort de deux femmes et deux hommes sans domicile fixe, âgés de 29 à 50 ans, dans le sous-sol d’un immeuble de 10 étages, dans le 3e arrondissement de Lyon, dit beaucoup de la dégradation du tissu social sous l’effet de la #précarisation. Les quatre victimes ont été asphyxiées par les fumées toxiques d’un incendie qui s’est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi 20 octobre, dans une cave du 245, rue André-Philip. La cause du sinistre n’a pas été officiellement établie. Sous réserve des expertises à venir, le feu a pris à partir d’une cuisinière, installée dans un réduit transformé en #logement de fortune que les deux couples venaient d’investir.

    « J’ai entendu l’alarme retentir vers 5 heures et demie du matin. Elle sonne souvent pour rien, la dernière fois c’était samedi. Mais j’ai tout de suite senti la fumée, je suis descendue et j’ai vu les pompiers qui essayaient de ranimer les gens », raconte Chrystel Clavelli, 56 ans, résidente du 7e étage. L’incendie lui rappelle un autre mauvais souvenir. En décembre 2021, les fumées d’un feu en sous-sol s’étaient propagées dans les étages par les gaines techniques. « Dans le couloir, je ne voyais pas mon voisin tellement il y avait de la fumée », rapporte-t-elle. A l’époque, tous les habitants avaient été évacués en catastrophe, sans victime.

    Cette fois, le feu a tué sous leurs pieds, et les occupants sont sous le choc, en colère aussi. « Je ne suis même pas surprise, c’est triste à dire, les squatteurs avaient provoqué le feu en 2021, l’histoire se répète aujourd’hui, on se sent complètement abandonnés », insiste Chrystel Clavelli. Selon plusieurs locataires, deux couples venaient de s’installer dans le sous-sol, depuis une semaine environ, et la situation était signalée. Ce que confirme ICF Habitat, bailleur de l’immeuble. « Une occupation illicite des caves de l’immeuble a été constatée récemment. Un constat d’huissier a été établi et une plainte a été déposée auprès des services de police le 16 octobre », affirme la filière immobilière de la SNCF dans un communiqué.

    Appartements vides

    Lundi soir, des locataires se sont regroupés au pied de l’immeuble, pour refaire le récit de la nuit et exprimer leur désarroi. Ils ont raconté leur quotidien intranquille. Les portes forcées, les squatteurs d’un soir, les détritus dans les escaliers, le chauffage qui tombe en panne, l’eau chaude coupée sans prévenir. Le sol et les murs sont entretenus, les boîtes aux lettres restent en bon état. Pour les résidents, derrière ces apparences, la vie quotidienne se dégrade.

    « En quelques années, nous avons vu les choses aller de plus en plus mal, le #bailleur ne nous écoute pas, on a l’impression qu’il laisse l’immeuble dériver », dit Lionel Bagu, 57 ans, projectionniste. Dans son couloir, plusieurs portes en fer ont été fixées à l’entrée des appartements vides, pour dissuader les squatteurs d’y pénétrer. Locataire depuis vingt-sept ans, Lionel Bagu a la nostalgie du précédent bailleur. Inauguré par Louis Pradel, maire (divers droite) de Lyon de 1957 à 1976, l’immeuble était à l’origine une maison de retraite, progressivement transformée en immeuble à vocation sociale, constitué d’appartements d’environ 30 mètres carrés, pour un loyer de l’ordre de 300 euros, dans lequel subsistent un restaurant solidaire et des cuisines du centre communal d’action sociale.

    Virginie Argoud, 46 ans, a aussi vu le changement d’ambiance dans l’immeuble, depuis les fenêtres de sa résidence privée, située juste en face. « Du temps de la maison de retraite, c’était très calme, quand c’est devenu locatif, un gardien est resté un certain temps, puis il est parti, et là on a vu les choses changer », témoigne la quadragénaire. Pour elle, la situation de l’immeuble reflète celle du quartier. « C’était un quartier très populaire qui fonctionnait très bien, les gens se respectaient dans leurs différences. Depuis trois ans, c’est une “cata” », constate-t-elle.

    Un squat connu

    Sophia Popoff partage le diagnostic. « Nous voyons s’aggraver les conséquences de la paupérisation de la société », juge l’adjointe au maire de Lyon (Les Ecologistes), chargée du logement et de l’hébergement d’urgence. L’élue liste les causes cumulées : baisse du niveau de vie, blocage du marché du logement, complication du droit au séjour, augmentation des expulsions. Auxquelles il faut ajouter les migrations qui pèsent sur les métropoles. En cinq ans, le nombre de #squats et de #campements illicites est passé de 60 à 80 sur le territoire de la ville de #Lyon, soit une hausse de 25 %, selon une source municipale.

    Située entre le quartier d’affaires de la Part-Dieu et le quartier cosmopolite de la Guillotière, l’adresse de la rue André-Philip devenait un squat connu parmi les populations marginalisées en quête de toit. Dans une cour latérale, une rampe, cachée par un bouleau et un rosier, donne accès directement aux caves. Au bout du couloir, sous un plafond de tuyauteries, plusieurs portes donnent sur des cagibis aménagés en logements miséreux. Il reste des lits, un frigo, de la vaisselle sur des étagères, des chaussures, et, au bout à gauche, le lieu du drame, pétrifié dans la suie.

    #logements_vides #pauvreté #hébergement_d'urgence

  • Trey Reed est le 5e homme noir trouvé pendu à un arbre cette année.
    Le lynchage n’est devenu un crime fédéral aux USA qu’en 2022 !!
    Je me fous des postures, des avis modérés et des appels à l’humanité concernant le meurtre de cette ordure raciste et fasciste dont tout le monde sait le nom alors que les hommes noirs meurent assassinés dans l’indifférence générale.
    L’entre-soi ◻️encore et toujours. Il n’y a que vos morts qui vous intéressent. 🤬

    https://www.facebook.com/photo?fbid=24406978892257725&set=a.4529504483765127
    #lynchage

  • Le prestigieux #lycée Sainte-Marie de #Neuilly recrute l’organisatrice d’un défilé néonazi | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/150925/le-prestigieux-lycee-sainte-marie-de-neuilly-recrute-l-organisatrice-d-un-

    Le prestigieux lycée Sainte-Marie de Neuilly recrute l’organisatrice d’un défilé #néonazi

    La militante d’extrême droite Maylis de Cibon a été embauchée par l’établissement privé sous contrat, véritable institution de l’enseignement catholique francilien, pour enseigner l’histoire-géographie. Certains parents ont découvert avec effroi le curriculum vitæ de la nouvelle professeure.

    Mathilde Goanec et Matthieu Suc

    15 septembre 2025 à 12h16
    Vieux de plus d’un siècle et géré par la communauté apostolique Saint-François-Xavier, l’établissement scolaire Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a une histoire et des traditions. Il a compté parmi ses élèves Simone de Beauvoir, les filles de deux présidents de la République (Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing), la députée Renaissance et ancienne ministre Olivia Grégoire ainsi que la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.

    Une histoire, des traditions et une réputation, l’excellence : en 2025, le palmarès du Figaro Étudiant a classé son lycée à la quatrième place au niveau national, avec un taux de réussite au baccalauréat de 100 % et un taux de mentions de 99 %.

    À la rentrée, les adolescentes du collège (l’école primaire et le collège n’accueillent que des filles) ont vu arriver au poste de #professeure_d’histoire-géographie des classes de cinquième une femme de 25 ans, Maylis de Cibon. Des parents s’étonnent de la jeunesse de la nouvelle recrue et décident de s’intéresser à son cursus.

    Sur le réseau LinkedIn, l’enseignante affiche une double licence d’histoire et un master de droit, et sa seule expérience professionnelle n’a rien à voir avec l’enseignement. En 2023 et 2024, elle a été l’assistante parlementaire des député·es Christian Girard (Rassemblement national, RN) et Sophie Ricourt Vaginay (Union des droites pour la République, le parti d’Éric Ciotti). 

    Surtout, son nom apparaît dans plusieurs articles de presse, notamment sur Mediapart, pour son appartenance au groupuscule néofasciste Luminis et pour avoir dirigé, alors qu’elle était encore étudiante, l’antenne de La Cocarde, une organisation étudiante identitaire proche de groupuscules violents, à l’université d’Assas à Paris.


    La manifestation du Comité du 9-Mai, le 10 mai 2025, a été déclarée en préfecture par Maylis de Cibon (ici au centre avec un haut blanc). © Photo Pixel Archiv

    C’est aussi #Maylis_de_Cibon qui, au printemps 2025, a déposé auprès de la préfecture de police de Paris la demande d’autorisation de la manifestation du Comité du 9-Mai (#C9M). Il s’agit du rendez-vous annuel des néonazi·es français·es, qui défilent dans les rues parisiennes pour commémorer la mort de Sébastien Deyzieu, un activiste d’#extrême_droite tombé d’un toit en 1994 en tentant d’échapper à la police.

    Cette année encore, la manifestation a réuni un millier de personnes dont une importante délégation allemande, arborant des tee-shirts du parti néonazi Der Dritte Weg, des membres du groupuscule hongrois Légió Hungária ainsi que des militants espagnols, italiens, hollandais, tchèques ou polonais. Deux hommes encagoulés en chemise blanche rythmaient la marche à l’aide de tambours identiques à ceux de la #Jeunesse_hitlérienne. À leurs côtés, deux autres militants portaient des drapeaux ornés de la #rune_Algiz, symbole employé notamment dans les codes funéraires nationaux-socialistes.

  • #Scanners à l’entrée des #lycées : la #région #Auvergne‐Rhône‐Alpes poursuit sa surenchère sécuritaire
    https://www.mediacites.fr/decryptage/lyon/2025/09/02/scanners-a-lentree-des-lycees-la-region-auvergne-rhone-alpes-poursuit-sa-

    Après avoir installé des centaines de #portiques de #sécurité à l’entrée des lycées ces dernières années, la collectivité de Laurent #Wauquiez a testé, ce lundi 1er septembre, un #scanner #corporel similaire à ceux utilisés dans les #aéroports. Elle souhaite aller encore plus loin en déployant de la #vidéosurveillance #algorithmique et des détecteurs à ondes millimétriques, plus performants.

    Par contre, si tu as besoin d’un scanner pour un diagnostic médical, tu permets, va falloir attendre, et payer ta franchise.

  • Cantine : ces villes bannissent le thon à cause du mercure

    Les villes de #Bègles, #Grenoble, #Lille, #Lyon, #Montpellier, #Mouans-Sartoux, #Paris et #Rennes ont décidé de ne pas servir de produits à base de thon dans les menus scolaires. « Les enfants peuvent très vite dépasser la Dose Hebdomadaire Tolérable (DHT), c’est-à-dire la quantité maximale ingérable régulièrement au cours d’une vie avant de s’exposer à un #risque_sanitaire. Plus précisément, l’enquête a montré que la consommation dans la semaine d’une seule conserve (100 g) contenant du mercure au niveau autorisé pour le thon, conduirait un enfant de 20kg à ingérer près de quatre fois plus de mercure que cette limite ».

    Les signataires :

    Bègles, Clément Rossignol PUECH, Maire de Bègles, Vice-Président de Bordeaux Métropole ;
    Grenoble, Antoine BACK, Adjoint au Maire délégué aux risques et à la stratégie alimentaire et Salima DJIDEL, Conseillère municipale déléguée à la restauration municipale ;
    Lille, Charlotte BRUN, Première Adjointe au Maire de Lille, Vice-Présidente de la Métropole Européenne de Lille ;
    Lyon, Gautier CHAPUIS, Adjoint au Maire ;
    Montpellier, Marie MASSART, Adjointe au Maire ;
    Mouans-Sartoux, Gilles PEROLE Adjoint au Maire ;
    Paris, Anne-Claire BOUX, Adjointe à la Maire de Paris en charge de la santé et Audrey PULVAR, Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’alimentation durable, de l’agriculture et des circuits courts ;
    Rennes, Ludovic BROSSARD, Conseiller municipal délégué à l’alimentation durable de la ville de Rennes.

    https://www.cafepedagogique.net/2025/08/29/cantine-ces-villes-bannissent-le-thon-a-cause-du-mercure
    #cantines #contamination #mercure #pollution #océans #thon #poisson #alimentation #écoles

  • Attaques de chantiers, #blocage d’autoroute – Des nouvelles de la lutte #No_Tav

    Active depuis plus de 30 ans, la lutte contre la LGV #Lyon-Turin continue malgré l’avancée du #chantier. Du 25 au 27 juillet avait lieu à Venaus le #festival Alta Felicita. Ce festival était accompagné d’une #manifestation le samedi 26 juillet qui a réuni une dizaine de milliers de personnes. La journée a été marquée par trois actions coordonnées :

    1. Une partie de la manifestation a ciblé le chantier du TAV à #Traduerivi. Quelques personnes ont réussi à pénétrer sur le chantier et à incendier des préfabriqués.

    2. Une autre partie du cortège est allé bloquer l’autoroute Turin-Bardonecchia près de #San_Didero.

    3. La troisième action visait le chantier du TAV à #Chiomonte, mais là, malgré les salves de pierre et les cocktails molotov, les manifestants n’ont pas réussi à rentrer sur le chantier.

    Cette journée de manifestation démontre le renouveau de la capacité organisationnelle du mouvement et lui permet de renouer avec des pratiques.

    https://www.youtube.com/watch?v=rUhEqP5nZHI

    Cela redonne de l’espoir alors que du côté français le mouvement, empêtré dans une naïveté légaliste bourgeoise, peine à décoller. Pour comprendre un peu mieux la situation et trouver des pistes pour s’en défaire, on peut lire cet appel à se positionner clairement par rapport au chantier qui arrive.

    https://www.infolibertaire.net/attaques-de-chantiers-blocage-dautoroute-des-nouvelles-de-la-lutte-n
    #résistance #no-tav #Vallée_de_Suse #Italie

  • La bataille contre les #mafias se déploie dans les écoles

    L’Italie mise sur la sensibilisation des élèves pour lutter contre la #criminalité_organisée. Depuis l’extrême sud de la Calabre, une #association culturelle a imaginé un programme qui a été étudié par plus de 200 000 lycéens en six ans et vient de s’exporter en Allemagne.

    Au milieu des allées impeccablement entretenues de l’école des élèves carabiniers, des groupes d’adolescent·es sur leur trente et un traînent leurs valises à roulettes à côté de bataillons au garde-à-vous. Ces lycéen·nes, arrivé·es à Reggio de Calabre la veille depuis la Campanie, la Sicile ou d’autres régions du nord de l’Italie, se dirigent vers le grand auditorium, qui bruisse déjà d’impatience et d’excitation.

    « Nous voici réunis pour la cérémonie de remise des prix du projet “Libre de choisir – Justice et humanité” », les accueille Bruna Siviglia, sur le devant de la scène en contrebas. C’est le volet culturel du projet « Libre de choisir » qui, dans les tribunaux pour enfants du sud du pays, permet aux mineur·es issu·es de familles appartenant à la criminalité organisée de faire l’expérience d’une vie alternative.

    « On vit une réalité assez difficile, en particulier nous, Siciliens et Calabrais, remercie au micro Daniele, un lycéen de Messine. Ce projet contre l’omerta et la criminalité organisée, c’est très important pour nous. » La salle comble l’applaudit chaleureusement, près de mille personnes sont présentes ce matin-là.

    La première rencontre de Bruna Siviglia avec les lycéen·nes a eu lieu quelques mois plus tôt, en visioconférence. Emmitouflée dans une doudoune noire, lunettes à l’épaisse monture, la présidente de l’association à l’origine du projet explique derrière son écran : « La justice ne peut pas être seulement répressive, il faut travailler en amont et faire comprendre que le crime organisé n’amène rien de bon, il faut secouer les consciences. »

    Derrière la mosaïque d’images pixellisées, des classes entières, des chef·fes d’établissement et parfois des maires de petites communes calabraises sont connecté·es. Pendant une matinée, leurs questions sont posées à l’invité·e du jour, qui varie d’une rencontre à l’autre. Le repenti Luigi Bonaventura leur raconte son passé d’« enfant soldat » au sein d’un clan de la ’Ndrangheta ; la fille d’une femme assassinée par la mafia calabraise témoigne de sa nouvelle vie dans le nord du pays ; des magistrat·es se confient sur leur travail en première ligne contre le crime organisé.

    « On a enfin levé un tabou dans les écoles, se réjouit le juge Roberto Di Bella depuis son bureau de Catane, en Sicile, aux persiennes mi-closes, quelques jours après l’événement. Pendant des années, les enseignants n’ont pas parlé de mafia et de ’Ndrangheta pour ne pas heurter la susceptibilité des familles, aujourd’hui on parle d’histoires concrètes en citant les noms et les prénoms des mis en cause. »
    L’éducation civique pour changer de récit

    En Italie comme ailleurs, les mafias sont un fonds de commerce inépuisable pour des chansons, des clips musicaux, des films ou des séries. L’imaginaire collectif autour du crime organisé est souvent bien plus glamour que la réalité, très loin aussi du quotidien d’une vie dans l’ombre de Cosa Nostra ou de la Camorra.

    Pour prendre le contre-pied de ce récit folklorisant, des centaines d’écoles ont intégré le volet culturel « Libre de choisir - Justice et humanité » à leurs cours d’éducation civique. Depuis 2023, la Calabre l’a même inscrit au programme obligatoire des lycées.

    Les élèves commencent par étudier le livre de Roberto Di Bella, qui raconte les histoires vraies des familles de la ’Ndrangheta qu’il a vu défiler au cours de ses vingt-cinq ans de carrière en Calabre, puis le film qu’en a tiré la télévision publique italienne. Ils produisent ensuite des courts métrages, des dessins ou des poèmes sur le thème de la criminalité organisée. Les cinq meilleures productions sont récompensées par une bourse d’études de 2 000 euros, remise lors de la cérémonie à l’École des élèves carabiniers.

    L’un des gagnants est un adolescent calabrais scolarisé à Siderno. Ses enseignantes ont réussi à se glisser au deuxième rang, juste derrière les magistrat·es, les procureur·es et les huiles de la politique locale, pour ne pas perdre une miette de la remise de prix. « La ’Ndrangheta est très enracinée dans nos territoires et même les gens qui n’en font pas partie ont des comportements d’omerta, ils tournent la tête, font semblant de ne pas voir ce qui se passe : ce sont des comportements qui s’inscrivent dans un contexte mafieux », explique Maria Natalia Iiriti, la proviseure du groupe scolaire Pascoli-Alvaro de Siderno. Dans cette ville de 17 000 habitant·es de la côte ionienne, le conseil municipal a été dissous en 2018 pour infiltration mafieuse et les ramifications du clan local s’étendent jusqu’au Canada.

    À une centaine de kilomètres de là, en remontant la côte du sud de la Calabre en direction des Pouilles, la proviseure Isabella Marchio rencontre les mêmes défis. L’établissement qu’elle dirige est situé dans la province de Catanzaro, tout en bas de la botte italienne. Fin 2023, un coup de filet a permis d’arrêter 44 personnes pour association mafieuse dans la toute petite commune d’à peine 2 000 habitant·es où se trouve l’école.

    De fait, ses élèves sont toutes et tous exposé·es au climat que fait peser la criminalité organisée sur ces territoires. Selon un rapport publié en 2023 par l’ONG Save the Children, au moins 100 000 enfants italiens vivent dans des communes dont les conseils municipaux ont été dissous pour infiltration mafieuse.

    « Ce projet ne doit pas être une vitrine, mais l’occasion de comprendre ce qu’est vraiment la mafia et comment la combattre, souhaite la proviseure lors de l’une des rencontres organisées en ligne. On plante de petites graines de légalité chez nos jeunes, car on veut qu’ils soient libres de construire une société du changement, y compris dans nos territoires difficiles. » Dans son établissement, un psychologue est disponible pour soutenir les élèves, un suivi renforcé a été mis en place pour éviter le décrochage scolaire et des dizaines d’activités autour de la culture de la légalité sont organisées, notamment avec la police locale.
    Changer le regard sur l’État

    Dans les écoles les plus exposées, lever ce tabou a demandé du temps. « C’est un sujet très sensible », confirme la professeure Morello, référente en éducation civique au sein de l’établissement Pascoli-Alvaro de Siderno, qui participe au projet pour la deuxième fois : « Certains de nos élèves ont peut-être des membres de leur famille ou des voisins impliqués, ce n’est pas évident pour eux d’entendre certains noms ou prénoms. » Pourtant, tient à souligner l’enseignante, ils « se sont tous laissé embarquer avec enthousiasme et ont tous voulu participer au concours ».

    Toutes et tous les enseignants rencontrés le disent : ce projet aurait été difficilement concevable il y a dix ans. « Aujourd’hui, c’est possible car il y a une forte collaboration entre l’école et les institutions, donc les familles commencent à comprendre que l’État est un ami, qu’il peut faire beaucoup dans la formation des jeunes et qu’il n’est pas juste là pour demander des impôts ou donner des amendes », explique la référente en éducation civique calabraise.

    « Leur montrer que l’État n’est pas un ennemi », c’est précisément ce qui avait convaincu Bruna Siviglia de pousser les portes des foyers et des prisons pour mineurs, en 2017, lorsque le projet n’en était qu’à ses balbutiements, pour leur faire lire le livre du juge Roberto Di Bella. La présidente de l’association se souvient d’un adolescent, rencontré en prison grâce au projet culturel. Au milieu du petit groupe formé ce jour-là pour discuter du livre et du film, il se lève, les larmes aux yeux, et demande à parler.

    « En voyant le film, j’ai compris ce que j’avais fait, confesse-t-il. Mon père est en prison et j’ai essayé de tuer ma mère parce qu’elle voulait refaire sa vie avec un autre homme. » « Cet adolescent devait sauver l’honneur de sa famille, car selon la mentalité du père, ce que faisait son ancienne compagne était un déshonneur, raconte Bruna Siviglia. Tout le monde s’est mis à pleurer en entendant son histoire. »

    Si le livre et le film ont réussi à secouer ces jeunes déjà endurcis par leurs peines de prison, alors il faut les utiliser pour faire de la prévention dans les écoles, se promet la présidente de l’association. En six ans, près de 200 000 élèves ont participé au projet et, parmi eux, certains ont ensuite demandé de l’aide à la justice italienne. Cette année, le projet s’est exporté hors des frontières italiennes. Soixante-dix écoles allemandes de la région de Stuttgart, où la mafia calabraise a pris racine depuis des dizaines d’années, y participent désormais et ont inscrit le livre au programme du bac pour les cinq prochaines années.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/180825/la-bataille-contre-les-mafias-se-deploie-dans-les-ecoles
    #éducation #écoles #lycées #sensibilisation #libre_de_choisir #alternative #vie_alternative #omerta #Luigi_Bonaventura #ndrangheta #tabou #éducation_civique #imaginaire #cosa_nostra #camorra #Roberto_Di_Bella #résistance #culture #prévention #Allemagne

    ping @karine4

    • Mafia: Più di 100 mila le bambine, i bambini e gli adolescenti che attualmente vivono in uno dei Comuni sciolti per infiltrazioni della criminalità organizzata

      Sono più di 100mila le bambine, i bambini e gli adolescenti che vivono in uno dei Comuni sciolti per infiltrazioni della criminalità organizzata [1]. Dove le istituzioni locali colludono col sistema mafioso c’è una perdita enorme in termini di servizi a sostegno dei bambini. I Comuni sciolti per infiltrazioni della criminalità organizzata sono solo la punta dell’iceberg di una ampia e pervasiva cultura mafiosa che mina alle radici le opportunità di crescita dei bambini in tante parti d’Italia.

      Dove cresce la povertà minorile e, in particolare, la povertà educativa più spesso arrivano le reti di criminalità organizzata, con un sistema di ricatti, imposizioni e reclutamenti che segna per sempre il destino dei ragazzi. Per contrastare alle radici questo fenomeno è fondamentale promuovere opportunità educative, rafforzando la scuola, gli spazi di aggregazione e culturali e i servizi sul territorio.

      “In questi giorni in cui celebriamo un passo importante per la giustizia come l’arresto di Matteo Messina Denaro è necessario ricordare a tutti noi che il miglior investimento per prevenire e contrastare le mafie è quello sull’educazione”, ha commentato Raffaela Milano, Direttrice dei Programmi Italia – Europa di Save the Children, l’Organizzazione internazionale che da oltre 100 anni lotta per salvare la vita delle bambine e dei bambini e garantire loro un futuro. “La lotta alle mafie impone una grande sfida educativa: trasformare concretamente i territori ad alta densità criminale in aree ad alta densità educativa. Il paradosso che viviamo oggi in Italia è che proprio nelle aree dove si concentra la povertà minorile, anche la rete dei servizi educativi è più povera, senza scuole con mense, palestre e tempo pieno e attività educative diffuse. Questo accentua le diseguaglianze, lasciando spazio alle organizzazioni criminali che desertificano quartieri e città”, conclude Raffaela Milano.

      Per spezzare questo circolo vizioso, Save the Children è attiva nei territori del Paese più difficili, in rete con le associazioni, le scuole e le altre agenzie educative attraverso azioni concrete, come i “Punti Luce” e la rete Fuoriclasse, per assicurare ai bambini e agli adolescenti opportunità educative indispensabili per costruire il futuro in modo aperto, dando corso ai propri talenti e aspirazioni.

      [1] Si tratta di 24 Comuni

      https://www.savethechildren.it/press/mafia-piu-di-100-mila-le-bambine-i-bambini-e-gli-adolescenti-che-att
      #mafia

  • À #Grenoble, l’énième retour d’#Alain_Carignon, élu corrompu n’ayant jamais abdiqué

    Comme Patrick Balkany, Alain Carignon ne lâche jamais. Condamné et incarcéré dans les années 1990, l’ex-ministre RPR se lance dans une nouvelle campagne pour tenter de reprendre la ville de Grenoble.

    À 76 ans, il n’a jamais renoncé à la politique, bien qu’il soit l’élu français ayant purgé la plus longue peine de #prison pour des faits de #corruption, en tant que maire (RPR) de Grenoble (Isère), dans les années 1990. L’inoxydable Alain Carignon entend toujours compter, et il tient à le faire savoir. Il vient ainsi de se fendre d’une tribune publiée le 12 août par Le Figaro, dans laquelle il ne craint pas de donner des leçons de morale politique à l’actuel maire écologiste Éric Piolle, et appelle à « #sauver_la_ville », rien de moins.

    Au mois de juin, Alain Carignon avait déjà posté une vidéo tout en modestie, dans laquelle il annonçait faire don de sa personne à la capitale du Dauphiné pour les #municipales de mars 2026. « La réalité, c’est celle de crises multiples qui affaiblissent et menacent gravement l’avenir de Grenoble, crises financière, sécuritaire, écologique, sociale », déclamait-il dans cette vidéo. Mais pas de crise de l’#éthique ?

    Alors qu’Éric Piolle, lui-même pris dans les filets de la justice (il a été condamné pour favoritisme en septembre 2023, et est menacé par une seconde affaire de détournement de fonds publics), a déjà déclaré qu’il ne se représenterait pas à la mairie, et que des ambitions se manifestent ici ou là, la candidature autoproclamée d’Alain Carignon risque de compliquer la donne à droite. Les Républicains (LR), qui n’ont pas encore désigné leur candidat, ne sont pas forcément enchantés par cet #éternel_retour du maire déchu. « La commission nationale d’investiture doit se réunir à la rentrée », se borne à déclarer un responsable de LR sollicité par Mediapart.

    Alain Carignon, c’est un peu le sparadrap du capitaine Haddock. Quelques années à peine après sa sortie de prison, il avait ainsi obtenu, en 2003, de pouvoir prendre la tête de la fédération #UMP de l’Isère. L’ancien maire déchu, resté proche de Nicolas Sarkozy, aux côtés duquel il était membre du gouvernement Balladur en tant que ministre de la communication de 1993 à 1994, avait également obtenu l’investiture de l’UMP aux législatives de 2006, et il avait été battu.

    Qu’à cela ne tienne. En 2020, alors qu’il vivait une partie de l’année au Maroc et se déclarait consultant en entreprises, Alain Carignon menait une liste divers droite aux municipales de Grenoble et recueillait 23 % des voix au second tour, à l’issue duquel Éric Piolle était réélu.

    Deux fois ministre

    S’il paraît aujourd’hui affaibli politiquement, Alain Carignon faisait figure de jeune espoir de la droite dans les années 1980-1990. Maire de Grenoble de 1983 à 1995, président du conseil général de l’Isère de 1985 à 1997, entre autres mandats, il a aussi été ministre délégué à l’environnement de Jacques Chirac (1986-1988), puis ministre d’Édouard Balladur, donc. Il est finalement tombé à cause d’affaires de probité, comme Michel Noir à Lyon ou Michel Mouillot à Cannes.

    En 1994, Alain Carignon démissionne du gouvernement juste avant sa mise en examen et son placement en #détention pour ses liens financiers avec la #Lyonnaise_des_Eaux de #Jérôme_Monod, dont une filiale venait de remporter le marché de l’#eau à Grenoble. En contrepartie, l’entreprise avait renfloué des publications à la gloire du maire RPR, qui s’était aussi vu offrir un appartement à Paris et divers avantages estimés à 19 millions de francs (l’équivalent actuel de 4,7 millions d’euros), comme l’avait révélé le lanceur d’alerte Raymond Avrillier.

    « Alain Carignon conteste. Et commet une erreur : il tente de faire revenir sur leurs déclarations des témoins », se souvient son avocat, André Buffard, dans Coups de maîtres (Éditions Le Progrès, 2025). Le conseil y relate l’« incrédulité » de son client qui « se répète : Ce n’est pas possible qu’on [lui] reproche quoi que ce soit, alors que tout le monde le fait ! ».

    En 1996, l’ex-maire de Grenoble est finalement condamné en appel à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité pour « #corruption_passive, #abus_de_biens_sociaux et #subornation_de_témoins ». Libéré en mai 1998 après avoir effectué un total de vingt-neuf mois de #détention, il devient alors l’homme politique français ayant effectué le plus long séjour en prison.

    Ce n’est pas tout. Alain Carignon a, par ailleurs, été condamné en 1999 à dix-huit mois de prison avec sursis pour « abus de biens sociaux et #usage_de_faux » pour sa gestion d’une société d’économie mixte, #Grenoble_Isère_développement (GID). Enfin, il a dû rembourser en 2011 une somme importante au conseil général de l’Isère, après une #condamnation prononcée par la chambre régionale des comptes, et confirmée par la Cour des comptes, au sujet de la construction d’un échangeur qui avait donné lieu au versement d’une commission au montant « inhabituellement élevé ».

    Casseroles judiciaires partagées

    Alain Carignon ne semble pas trop embarrassé par sa batterie de casseroles judiciaires. Ni par celles de ses proches. Deux de ses colistiers, élus comme lui dans l’opposition municipale de 2020, ont également des soucis avec la justice.

    Définitivement condamné à trois ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité pour escroquerie au préjudice du Comité national d’action sociale (CNAS), #Nicolas_Pinel a été contraint à la démission en décembre 2023. Celui qui fut le directeur de campagne d’Alain Carignon en 2020 a été reconnu coupable du détournement de plus de 400 000 euros de ce service d’accompagnement social entre 2016 et 2019 pour alimenter un « train de vie important » mais aussi pour soutenir un « candidat à une élection municipale », comme le précise le jugement révélé par l’association Démocratie, écologie, solidarité.

    Un autre colistier de Carignon, #Chérif_Boutafa, a lui été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis en première instance, en 2021, dans le cadre d’une affaire touchant à l’aide au séjour irrégulier d’immigrés vietnamiens dans l’agglomération grenobloise.

    Au cours du procès en première instance, le parquet avait présenté l’élu – propriétaire avec son épouse d’un restaurant – comme un « restaurateur profiteur » d’un réseau ayant connu un destin funeste. Deux réfugiées avaient été retrouvées mortes dans un camion découvert en 2019, près de Londres, avec 39 corps à l’intérieur. Chérif Boutafa ayant fait appel de la décision, il doit être jugé en septembre.

    Alain Carignon n’est pas le seul « grand brûlé » des affaires judiciaires à tenter un retour en politique. Âgé de 76 ans lui aussi, l’impayable Patrick Balkany a annoncé récemment qu’il souhaitait se présenter aux municipales de 2026 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ville dont il a longtemps été le premier édile. Il entend « virer » la maire actuelle (son ancienne directrice de cabinet), malgré ses nombreuses condamnations et une peine d’inéligibilité toujours en cours.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/130825/grenoble-l-enieme-retour-d-alain-carignon-elu-corrompu-n-ayant-jamais-abdi
    #le_retour #élections_municipales #élections

  • Le succès controversé des écoles privées de science politique, « avec des stratégies qui vont de la confusion organisée à la publicité mensongère »
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/07/08/l-experience-montre-que-ces-etudiants-ont-une-formation-de-qualite-inferieur

    Car l’un des arguments de vente est de positionner leurs admissions en dehors des plateformes Parcoursup et Mon master. Un avantage, selon les élèves interrogés. « J’ai fait un refus d’obstacle devant les candidatures aux masters publics », déclare une ancienne élève de l’Ileri, entrée en master. « J’ai eu une réponse rapide, j’ai été soulagée de quitter Parcoursup », souligne une autre, entrée en bachelor.

    « Ce sont des écoles marchandes, avec des stratégies semblables qui vont de la confusion organisée à la publicité mensongère », résume Mathis d’Aquino, doctorant en science politique à l’université de Bordeaux, auteur d’un mémoire sur le sujet. Pour HEIP, l’Ileri, Egora, l’EGE ou Imagine Campus, à Bordeaux, toute demande de brochure d’information en ligne est suivie d’appels et d’e-mails, en provenance soit des centres d’appels pour les grands groupes, soit de responsables de la formation, qui proposent des rendez-vous pour discuter, avec des relances régulières. « Tout est fait pour rendre les étudiants et leurs familles captifs », explique le chercheur.

    https://archive.ph/YkW9x

    #concurrence #privatisation #lycéens #étudiants #Parcoursup #Mon_master #enseignement_supérieur_privé

  • Slime - Armes Deutschland
    https://www.youtube.com/watch?v=W0RXIVO4GyM

    Après le départ de leur chanteur désabusé Slime s’essayent à leur renaissance. C’est un peu trop verbeux pour du punk, mais c’est comme du Trust allemand. Pas mal.

    Armes Deutschland

    Du kannst uns gar nicht weiter an den Rand dräng‘ Wir sind immer noch ‚ne Mothafuckin‘ Punkband Das ist der Anfang vom Ende des Anfangs Unüberhörbare Stimme des Widerstands

    Selber Hut, alte Wut, neue Lieder Jeder Schritt vor die Tür schürt die alte Glut wieder Im uns wüten Weltkriege Da hilft nur eins, radikale Selbstliebe Ref.

    Armes Deutschland, uns krisste nicht mehr los Wir kotzen dir noch immer in den Schoß Armes Deutschland, hast uns noch immer anner Backe, fuck it, schieß doch Geheimattacke, bring den Shitstorm Wo bleibt das Bullshitgewitter Leckt uns doch x-fach am Twitter Armes Deutschland, uns krisste nicht mehr los, krisste nicht mehr los, krisste nicht mehr los Armes Deutschland

    Du hast’n ganz klar definiertes Weltbild In dem du ganz klar der selbsterklärte Held bist Deine Welt implodiert wenn du nicht ehrlich mit dir selbst bist

    Gut getarnt mit dem Helfersyndrom Dein Selbstbild zerplatzt ohne Selbstreflexion In uns wüten Weltkriege Da hilft nur eins Radikale Selbstliebe

    Ja so geht radikal Deutschland macht uns radikal Da hilft nur noch eins Radikale Selbstliebe Ref. (+Verl.) Schick‘ ma‘ Sniper mit G28 7,62mm schießt doch ihr Mutterficker Armes Deutschland In uns wüten Weltkriege Da hilft nur noch eins Radikale Selbstliebe Armes Deutschland Armes Deutschland Uns Krisste nicht mehr Krisste nicht mehr los Armes Deutschland

    Text: Tex Brasket, Tobias Röger
    Musik: Michael Mayer-Poes

    Vocals: Tex Brasket
    Gitarre: Elf
    Gitarre: Christian Mevs
    Bass: Nici
    Schlagzeug: Alex Schwers

    Slime im Zoom – Von der Kunstfreiheit gedeckt
    https://www.fr.de/kultur/musik/slime-im-zoom-von-der-kunstfreiheit-gedeckt-93493524.html

    1.1.2025 von von Stefan Michalzik - Die Punk-Band Slime im Frankfurter Zoom.

    Das Publikum im gut besuchten Frankfurter Zoom ist ein junges, Veteranen sieht man so gut wie gar keine. Der Zulauf der jungen Leute zu Slime, gegründet 1979 in Hamburg, dürfte wohl im anhaltenden Revival des Punks begründet sein. Slime waren eine der wichtigsten Bands des deutschen Punks. Der explizit politischen Ausrichtung wegen kommt ihnen der Status einer Blaupause für den politisch motivierten deutschen Punk heutiger Bands wie etwa Team Scheiße zu.

    Die klassische Phase währte fünf Jahre, die aktuelle Reunion geht zurück auf das Jahr 2009, wobei 2020 der Originalsänger Dirk Jora ausgestiegen ist. Unter Fans wird selbstverständlich der Nachfolger Tex Brasket kontrovers diskutiert. Die Machart seiner Texte jedenfalls – es wurden viele Songs aus dem jüngsten Album „Zwei“ (2022) gespielt – passt zu Slime. Auch als Sänger macht er eine gute Figur, wie überhaupt die heutige Besetzung – mit den beiden Originalmitgliedern Elf und Christian Meys an den Gitarren sowie der Bassistin Nici und Alex Schwers am Schlagzeug – sich in hervorragender Form präsentiert.
    Gern singen sie mit

    Das Publikum, immer wieder mitsingfreudig, ist in bester Laune bei diesem Konzert, das Teil des Blow-Music-Festivals ist. Soziale Schieflagen in der Gesellschaft, Rechtsradikalismus und Rassismus, der Schutz von Umwelt und Klima, die Macht der Konzerne: Mit ihren Texten stehen Slime nach wie vor fest auf dem Boden einer anarcho-antifaschistischen Position, die sich in Hamburg seinerzeit in der Hausbesetzerszene der Hafenstraße manifestierte. Von den Hass säenden und Fackeln tragenden Heimatschützern handelt etwa der Song „Sie wollen wieder schießen (dürfen)“ (2016), mit den Zeilen „Das ist das gelobte Land wo Milch und Honig fließt/ Aber nur solang man jeden Eindringling erschießt“. In den achtziger Jahren galt das klassische Protestlied als Form für obsolet, doch Slime knüpften auf ihre Art an das Erbe von Ton Steine Scherben an – und das wirkt auch heute nicht muffig.

    Auf die Parole „Fickt die Bullen“ können sich Band und Publikum chorisch einigen; der Klassiker „Wir wollen keine Bullenschweine“ indes ist 2011, dreißig Jahre nach Erscheinen, indiziert worden. „Deutschland (verrecke, damit wir leben können)“ wiederum findet sich im Repertoire, in diesem Fall sind die kritischen Gehalte einem Urteil des Bundesverfassungsgerichts aus dem Jahr 2000 zufolge von der Kunstfreiheit abgedeckt. Musikalisch sind Slime schon früh zum Hardcore geschwenkt, teils mit hymnischen Refrains. Spuren der „Punky Reggae Party“ aus den späten siebziger Jahren finden sich keine mehr, anders als etwa auf „Slime 1“, dem Debüt von 1981.

    Slime staatsgefährdend? „Versuchen, ein halbwegs anständiges Leben zu führen und kein Arschloch zu sein“, lautet die in einer der Ansagen ausgegebene Devise – was nicht auf Umsturz ausgeht, sondern auf ein einigermaßen unbeschädigtes, die Position behauptendes Leben im Falschen.
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    Der Traum ist aus
    https://taz.de/Der-Traum-ist-aus/!1478352

    4.1.1996 von Clemens Gerlach - Nach 16 Jahren haben sich Slime aufgelöst / Sänger Dirk Jora ist „desillusioniert“

    Auf den Barrikaden wird es einsam. Die Hafenstraße ist zu einer repressionsfreien Riesen-WG mit Elbblick befriedet worden, die feuergeschädigten Rotfloristen sind vornehmlich mit Aufräumarbeiten beschäftigt – nun haben sich auch noch Slime aufgelöst. Nach 16 Jahren und etlichen Protest-Hymnen wie „Bullenschweine“ oder „Deutschland muß sterben, damit wir leben können“ ist Schluß – „definitiv“, sagt Dirk Dicken Jora, Sänger der Hamburger Punk-Veteranen. Der taz erklärte der 35jährige („Wir haben den Soundtrack zu den Demos geliefert“), warum die ehemalige Schülerband des Langenhorner Heidberg-Gymnasiums nicht mehr weitermachen wird.

    taz:Weshalb hört ihr gerade jetzt auf, wo das Punk-Revival mit Bands wie Green Day oder Offspring auf vollen Touren läuft?

    Dirk Jora: Kommerziell ist das Harakiri, was wir tun. Von unseren neun LPs hat sich die letzte, Schweineherbst, am besten verkauft (30 000 Stück; die Red.). Wir hatten aber das Gefühl, daß alles, was wir danach machen würden, nur noch schlechter sein könnte. Wir wollten uns nicht wiederholen. Irgendwann muß Schluß sein, sonst wird das eine endlose Geschichte. Von 1985 bis 1990 hatten wir uns ja schon einmal aufgelöst.

    Da wart ihr bereits in Ungnade gefallen.

    Aus der linken Szene, der wir ja selbst entstammen, kamen damals heftige Kommerzvorwürfe. Wir wurden als Verräter an der Bewegung beschimpft. Ich finde, Geld ist an sich wertfrei, es kommt darauf an, was man damit macht. Wir haben immer darauf geachtet, daß die Eintrittspreise okay waren. Es gab sogar eine Art Quotenregelung für Solikonzerte. Für die Hafenstraße haben wir etliche Male gespielt. Dennoch haben uns einige nicht verziehen.

    Wie ist es nach der Reunion gewesen?

    Nach der Geschichte mit dem Heiter Bis Wolkig-Boykott (die autonome Szene hatte dazu aufgerufen, Auftritte der mittlerweile in Härter Bis Wolkig umbenannten Band zu verhindern; die Red.) kamen noch mehr Anfeindungen. Wir fanden die Art und Weise, wie mit HBW umgegangen wurde, zum Kotzen und wollten mit diesen Mechanismen nichts zu tun haben. Daraufhin waren auch wir Vergewaltiger und Sexisten. So was tut weh, und ich bin auch desillusioniert, gerade von der Szene der Über-Korrekten. Viele alte Freunde reden seitdem nicht mehr mit uns.

    Ist der Split eure Form der Abrechnung mit denen?

    So habe ich das noch gar nicht gesehen. Mir ist das Verhalten vieler Linker einfach zu stalinistisch, zu sehr an Parolen orientiert, die längst überholt sind. Das ist so sektenhaft geworden, so leicht durchschaubar. Das ist nicht mehr meine Art von Freiheit, für die wir uns den Arsch aufgerissen haben. Die Welt ist nicht schwarz-weiß. Das wollen viele Leute aber nicht begreifen. Wir haben uns schon weiter entwickelt. Du kannst nicht ewig „Nazis raus, Bullen raus oder wer auch immer raus“ rufen. Das hat nichts mit Verweichlichung oder einer FDPisierung zu tun.

    Warum eigentlich nicht etwas eingängiger?

    Vielleicht hätten wir schon ab und zu etwas lockerer sein sollen. Aber wir wollten uns nicht noch mehr anpassen, in Richtung Tote Hosen, auch wenn wir dann von der Musik ganz gut hätten leben können.

    Verhungern wirst du aber auch ohne Slime nicht.

    Ich habe gerade mein Soziologie-Studium beendet und hoffe, demnächst mit einem eigenen Forschungsprojekt anfangen zu können.

    Fragen: Clemens Gerlach

    Zum Abschied ist eine CD Live Große Freiheit 36 – 3.6.94 erschienen (SLIME Tontraeger/Indigo).

    Slime (Wikipedia)
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Slime_(Band)

    Page web du groupe Slime
    https://www.slime.de

    #Allemagne #musique #punk #lyrics

  • #violences physiques et sexuelles au #Kreisker : après leur témoignage, des victimes reçues à l’Assemblée nationale
    https://splann.org/violences-physiques-et-sexuelles-au-kreisker-apres-leur-temoignage-des-victi

    En moins de dix jours, les récits recueillis par Splann !, au sujet des violences pratiquées sur des élèves du lycée Notre-Dame du Kreisker, à #Saint-Pol_de_Léon, en ont entraîné des dizaines d’autres. Ils prouvent l’urgence de mettre au jour cette affaire qui dépasse déjà les seuls contours de cet établissement privé du Finistère. L’article Violences physiques et sexuelles au Kreisker : après leur témoignage, des victimes reçues à l’Assemblée nationale est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #lycée_catholique

  • La dissolution de la Jeune Garde prononcée en conseil des ministres

    Ce jeudi 12 juin le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, annonce la dissolution du mouvement La Jeune Garde, suite à un décret du Conseil des Ministres.

    https://contre-attaque.net/2025/06/12/la-dissolution-de-la-jeune-garde-prononcee-en-conseil-des-ministres

    La Jeune Garde et Lyon Populaire ont été dissous, selon le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau

    En revanche, le décret de dissolution du groupe Urgence Palestine, qu’il avait annoncé en même temps que ceux de la Jeune Garde et de Lyon populaire, n’a pas été présenté en conseil des ministres.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/06/12/le-ministre-de-l-interieur-bruno-retailleau-annonce-la-dissolution-de-la-jeu

    #antifascisme
    #répression
    #Lyon

  • Terroristes sous les radars
    https://laviedesidees.fr/Terroristes-sous-les-radars

    À côté de la branche « parisienne » d’Action directe, il y a la branche « lyonnaise » : des dizaines d’attentats et de braquages, une idéologie peu sophistiquée, des sévices conjugaux au sein du groupe. Retour sur la #violence d’ultra-gauche dans les années 68.

    #Histoire #terrorisme #Mai_68
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250609_actiondirecte_1_.pdf

  • Un lycée de la Loire interdit à ses élèves de débattre d’un projet de centrale à bitume
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050625/un-lycee-de-la-loire-interdit-ses-eleves-de-debattre-d-un-projet-de-centra

    La direction du lycée de Boën-sur-Lignon (Loire) a annulé un débat organisé par des élèves portant sur un projet contesté de centrale à bitume dans la ville. Une censure justifiée par le caractère « sensible » du sujet, dont il est interdit de parler au sein de l’établissement.

    On imagine qu’il s’agit de ne pas heurter la « sensibilité » d’un éminent membre de la « communauté ».

  • Face à l’occupation d’un lycée par des élèves pro-Gaza, les méthodes musclées de la police interrogent
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/04/face-a-l-occupation-d-un-lycee-par-des-eleves-pro-gaza-les-methodes-musclees

    Le 6 juin 2024, une cinquantaine de jeunes sont entrés de force dans le #lycée Hélène-Boucher, à Paris, pour protester contre la guerre à #Gaza. La police a interpellé 48 élèves, mineurs pour la plupart. Arme au poing, « balayettes » et paroles déplacées… des images récupérées par « Le Monde », ainsi que des témoignages, racontent les violences subies par les lycéens pendant cette intervention.

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    Le Monde a pu consulter des vidéos et des photos de l’opération, jusque-là stockées dans les téléphones de lycéens placés sous scellés. Ces images interrogent sur la proportionnalité de la réponse apportée par l’administration et les autorités à cette action, menée presque exclusivement par des mineurs. Et illustrent la fermeté croissante de la réplique aux mobilisations lycéennes à Paris depuis quelques années, ainsi que la difficulté pour l’éducation nationale de gérer la politisation des lycéens.

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    Autre élément de ce « cocktail explosif », le recours presque systématique aux forces de l’ordre par la direction d’Hélène Boucher, au point que la police est parfois sur place avant même les participants au blocus - ce qui est arrivé le 6 mai dernier. « Il y a ces dernières années une forme de dureté qui se renforce chez certains proviseurs, qui en appellent très vite à la police, laquelle va se comporter sans vraiment prendre en compte que ce sont des mineurs », analyse Me Alice Becker, qui a accompagné plusieurs lycéens interpellés. « Cette proviseure n’a pas l’habitude de voir de bons élèves qui militent, de surcroît avec le soutien des parents, ajoute l’enseignante citée plus haut. C’est quelque chose qu’elle ne comprend pas. »

    Le récit des lycéens recueilli par Le Monde ne surprend pas le sociologue Vincent Tiberj, spécialiste de la jeunesse et de son rapport à la politique. « La doctrine d’intervention policière sur les mouvements sociaux est beaucoup plus dure depuis quelques années », rappelle-t-il, ce qui vaut aussi pour les lycéens. L’institution scolaire a par ailleurs du mal à prendre les jeunes au sérieux. « On leur a reproché de se mobiliser pour la Palestine depuis leur position confortable de lycéens parisiens ? C’est ce qu’on répondait, dans les années 1970, à la jeunesse mobilisée contre la guerre du Vietnam », rappelle Vincent Tiberj.

    https://archive.ph/LyHPD

    #police #lycéens