• Avec la canicule, les établissements scolaires face à des températures intenables en classe : « Dans ces conditions, ça ne s’appelle plus faire cours »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/29/avec-la-canicule-les-etablissements-scolaires-face-a-des-temperatures-intena

    Combien sont-ils, ces établissements transformés en bouilloires thermiques par le soleil et la #chaleur ? L’éducation nationale l’ignore. La France compte 45 000 #écoles, 5 300 #collèges et 2 300 #lycées publics dont les bâtiments sont à la charge respectivement de 21 600 communes, 101 départements et 15 régions. La gestion des 9 200 établissements scolaires privés est indépendante. L’Etat, qui n’a aucune compétence sur les locaux, est aveugle sur l’état du #bâti_scolaire qui accueille chaque jour près de 12 millions d’élèves et 1 million de membres du personnel. Cet angle mort a beau être connu et déploré depuis plusieurs années, il n’existe toujours aucun panorama national.

    Une chose est sûre et désormais documentée par plusieurs rapports parus ces dernières années : l’immense majorité des bâtiments scolaires ne sont pas adaptés pour faire face à la chaleur.

    Le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, a mené un sondage auprès de 623 collèges et lycées sur les trois derniers jours (mardi, mercredi et jeudi) afin de donner un aperçu de l’ampleur du problème. Près de 78 % des établissements interrogés ont relevé plus de 30 °C en classe. Dans un établissement sur cinq, le mercure excède même les 33 °C, dans des pièces où sont réunis en moyenne 26 élèves en collège, et plus de 30 en lycée, où 20 % des classes comptent plus de 35 élèves. « On peut affirmer sans trop se tromper que la majorité des collèges et lycées sont soumis à de très fortes températures dans les salles », conclut Sophie Vénétitay, à la tête du syndicat.

    [...]

    Sept ans après la #canicule de juin 2019, qui avait conduit à la décision sans précédent de reporter le brevet des collèges, ce nouvel épisode suscite des questions sur l’action des pouvoirs publics alors que les vagues de chaleur en période scolaire deviennent annuelles.

    C’est aux collectivités que revient la charge de la rénovation des bâtiments et de leur protection contre la chaleur. Or, si de nombreuses actions ont été menées ou sont en cours, des milliers d’établissements restent encore dépourvus d’équipements élémentaires comme les volets aux fenêtres – qu’il n’est, par ailleurs, pas toujours possible d’ouvrir – ou les brasseurs d’air. Quant à la rénovation énergétique globale, le chantier est titanesque, et son coût est estimé entre 40 milliards et 50 milliards d’euros.

    [...] [Le ministère] précise que la fermeture d’établissements scolaires est une décision locale qui doit rester « exceptionnelle et proportionnée, pour préserver la continuité du service et la continuité pédagogique ». La loi ne fixe aucun seuil maximal – ou minimal – de température pour les salles de classe.

  • Derniers jours pour commander nos livrets d’enquête sur les #Lycées_Agricoles et sur la crise de l’hôpital
    https://splann.org/livrets-enquete-lycees-agricoles-hopital

    Vous avez jusqu’au dimanche 24 mai pour commander nos enquêtes au format papier. Deux nouveaux livrets sont disponibles : sur l’enseignement agricole privé et sur la crise de l’hôpital en Bretagne. L’article Derniers jours pour commander nos livrets d’enquête sur les lycées agricoles et sur la crise de l’hôpital est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #agriculture #agroécologie #éducation #enseignement #Enseignement_privé #hôpital #hôpital_public #livret #privé #santé #service_public

  • Les jeux vidéo intégrés aux parcours éducatifs, les dessous d’un arbitrage de Matignon qui pose question
    https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/les-jeux-video-integres-au-parcours-scolaire-les-dessous-d-un-arbitrage-d

    Quatre axes sont ainsi prévus pour « intégrer l’esport dans les parcours éducatifs et scolaires ».

    Le document prévoit d’abord la création de partenariats entre établissements scolaires et acteurs privés du secteur du jeu vidéo. Il prévoit également d’"inscrire l’esport dans les parcours éducatifs", sans davantage de précisions sur les modalités concrètes.

    L’exécutif entend également « lancer un programme national intitulé ‘Esport et Éducation’ », pour « sensibiliser les jeunes aux débouchés professionnels de cette industrie ». Enfin, il est prévu de « développer des outils pédagogiques à destination des enseignants », ainsi que des « supports de sensibilisation pour les familles ».

    [...]

    Les alertes de la DGS et de la Mildeca sur de possibles conflits d’intérêts n’ont pas non plus été prises en compte. Car, pour justifier l’arrivée de l’esport à l’école, le gouvernement s’appuie sur une expérimentation menée dans une vingtaine de collèges et lycées de l’académie de Versailles : le projet Educ Esport.

    Un programme lancé en 2022 dans le cadre de l’appel à projets « Innovation dans la forme scolaire » du plan France 2030, via la Banque des Territoires : des « ateliers d’esport encadrés » par des enseignants. Environ 3 000 élèves de collèges et de lycées de l’académie de Versailles invités à jouer lors d’ateliers « encadrés » d’esport d’1h30 chaque semaine à League of Legends, Super Smash Bros, Rocket League ou Valorant. Des jeux en ligne très populaires, mais connus pour leur fort potentiel d’usage excessif. Selon l’académie de Versailles, contactée par la Cellule investigation de Radio France : « Le temps effectif de jeu ne dépasse pas 50 minutes. Les cours ne sont pas perturbés par le projet car les élèves sont inscrits dans ces ateliers en marge des cours ».

    L’initiative vise, selon un document de présentation du projet, à « explorer les potentialités éducatives de l’esport en contexte périscolaire », en s’appuyant notamment sur la collecte de « données quantitatives relatives aux performances cognitives, psychosociales et numériques des élèves ». En clair : mesurer si la pratique du jeu vidéo à l’école peut améliorer certaines capacités cognitives des élèves – comme l’attention ou la mémoire.

    #esport #collège #lycée #jeux_vidéo

  • Un brin de muguet et deux livrets, commandez nos enquêtes au format papier jusqu’au 24 mai
    https://splann.org/campagne-livrets-printemps-2026

    Commandez nos enquêtes sur les #Lycées_Agricoles, l’hôpital, la bétonisation du #littoral et le renouveau minier en Bretagne jusqu’au 24 mai pour les recevoir directement dans votre boîte aux lettres. L’article Un brin de muguet et deux livrets, commandez nos enquêtes au format papier jusqu’au 24 mai est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #enseignement #hôpital #hôpital_public #livret #mines #privé #public #santé #service_public

  • Hugo Desprez, Est-ce que l’IA tombe du ciel ?, 2026 – Et vous n’avez encore rien vu…
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/04/14/desprez-ia

    L’approche de cet intervenant est un peu plus fine que la précédente. Pas de slides avec des robots mignons. On va parler factuel. Pendant une heure, on nous fait du chaud/froid, du positif/négatif, c’est bien, mais c’est mal, mais c’est bien. En mode pervers narcissique. D’emblée la question est posée sur la table : « qui dans cette salle est au courant que l’IA, ça pollue ? » Pas de doute, dans cette conférence, ça va dénoncer. Grégory Varenne nous confirme : l’IA, ça pollue, et même énormément. En fait, ce qu’on appelle à tort le « monde virtuel », le « cloud », c’est très physique, ce sont des infrastructures lourdes, et c’est un peu la cata niveau « environnemental ». Il développe rapidement sur la consommation d’eau, d’électricité, de terres rares.

    MAIS, alors qu’on pourrait penser que c’est un désastre écologique, il existe en fait des technologies qui, grâce à l’IA, permettent de réduire l’impact carbone de l’humanité. Donc, en fait, l’IA, ça peut polluer, mais ça dépend de ce que l’on fait avec. Voyez plutôt : dans une smart city, l’IA permet une meilleure gestion des déchets, une meilleure gestion de l’énergie, ou encore du trafic, et donc permet des gains d’efficacité qui sont bons pour l’environnement. L’agriculture intensive est nocive, mais grâce à l’IA, on gère mieux la consommation d’eau, on pulvérise le strict nécessaire de produit écocidaire, bref, on évite toute surconsommation, donc c’est bon pour l’environnement. Globalement, comme il dit, « l’IA peut servir de pansement numérique pour l’environnement ». On est bien rassurés.

    MAIS, Grégory nous prend encore à revers, et annonce la sentence : en fait, à bien y regarder, les problématiques environnementales liées à l’IA sont plus nocives que ce qu’elle permet de compenser… et de se lancer dans une liste – plutôt exhaustive, il faut l’admettre – des nuisances écologiques et sociales qu’entraînent ces technologies. Dans l’audience, pour ceux qui ne sont pas en train de scroller sur leur téléphone, c’est le coup de massue. Les chiffres sont sans appel, les images sont effrayantes, le constat est alarmant. On sait maintenant combien de ml d’eau coûte l’envoie d’un courriel ou d’une photo, on ne peut plus faire semblant d’ignorer notre impact.

    MAIS, notre entrepreneur de la tech a une solution. Il nous parle de sa « philosophie de l’usage ». Il a choisi d’adopter « une utilisation frugale de l’IA », et on pourrait faire pareil, si on se formait correctement – d’ailleurs il faut se former, puisqu’on est obligé d’utiliser l’IA ; d’ailleurs – ça tombe bien – son entreprise propose des formations. Il nous partage quand même gracieusement tout un tas de petits gestes du quotidien, de « comportements » et de compétences à acquérir et mettre en place pour réduire au maximum l’impact obligatoire de notre utilisation obligatoire. Ce qu’il nous demande enfin de vraiment retenir, c’est que « ne pas utiliser l’IA, ce serait une erreur » alors autant l’utiliser le mieux possible.

    Pour résumer, Grégory Varenne est payé pour dire, devant des centaines de lycéens, que l’Intelligence Artificielle (mais en fait le numérique en général) est une catastrophe sociale et environnementale sans précédent, que quel que soit les usages que l’on puisse en faire, il y a toujours un impact minimum qui est déjà intolérable ; MAIS QUE, comme c’est l’avenir et qu’on ne peut pas s’en passer, il faut qu’ils se forment pour maîtriser au mieux les outils et réduire leur petit impact personnel. Ya pas de problème, puisqu’ya des solutions.

    Ou comment faire accepter l’inacceptable. Ou comment désamorcer toute remise en question de l’ordre des choses.

    Finalement, cet anecdotique évènement de propagande technophile peut servir de piqûre de rappel : aucune technologie ne tombe du ciel. Il y a des entreprises privées qui inventent, fabriquent et commercialisent ces technologies. Il y a des États qui poussent, par leurs directives, le déploiement de ces technologies. Il y a des intérêts financiers, stratégiques et de pouvoir au déploiement et à l’usage de ces technologies. Il y a de la propagande, de l’injonction, de la menace, de la séduction pour imposer l’hégémonie de ces technologies. Bref, c’est toujours le fait d’initiatives, de choix politiques.

    #acceptabilité #école #lycée #IA #critique_techno #écran_total

  • « Une stratégie très opportuniste » : sur Parcoursup, ces familles qui passent du privé au public dans l’espoir d’améliorer leurs dossiers
    https://www.liberation.fr/societe/education/une-strategie-tres-opportuniste-sur-parcoursup-ces-familles-qui-passent-d

    « Pour #Parcoursup, il vaut mieux être dans le top 5 de sa classe dans un #lycée moyen que dans le top 10 d’un très bon lycée », résume Patricia (prénom modifié). C’est ce raisonnement qui l’a poussée à remettre sa fille Estelle (prénom modifié) dans le public avant le bac, après une parenthèse de deux ans dans le privé sous contrat. « C’est la meilleure décision que j’ai prise », dit-elle.

    [...]

    Et elle est loin d’être la seule à raisonner de la sorte. « Ce n’est pas anecdotique : sur une cohorte de 200 à 250 élèves de seconde, j’ai facilement une quinzaine de demandes de familles qui veulent revenir du privé vers le public en espérant avoir un meilleur dossier scolaire pour Parcoursup », observe Gérard Heinz, membre de l’exécutif national du Syndicat des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN-Unsa) et proviseur d’un lycée polyvalent du Maine-et-Loire.

    [...]

    Les familles qui font le choix de basculer du privé au public en espérant multiplier leur chance de réussite pour la suite viennent le plus souvent de milieux « favorisés ou très favorisés », constate Gérard Heinz. Beaucoup inscrivent leurs enfants dans le privé au collège « pour éviter ce qu’elles perçoivent comme le maillon faible du système éducatif et préserver un certain entre-soi social », décrypte-t-il. Au lycée, ces parents deviennent plus pragmatiques. Ils regardent les filières proposées, les options, les débouchés possibles. Or les classes préparatoires les plus prestigieuses sont majoritairement publiques, rappelle Gérard Heinz. Les mêmes familles qui fuient le public au collège y reviennent au lycée lorsque l’orientation devient décisive. « Ce n’est pas seulement du consumérisme, c’est une stratégie très opportuniste », résume le proviseur.

    #enseignement_privé

  • Le travail invisible des lycéen·nes. Ces élèves qui cumulent études et activités rémunérées
    https://www.cereq.fr/le-travail-invisible-des-lyceennes-ces-eleves-qui-cumulent-etudes-et-activites

    Nos résultats de terrain et, en premier lieu, les entretiens conduits auprès des élèves, établissent clairement que le travail des lycéen·nes existe dans tous les établissements enquêtés, toutes voies et filières confondues, de la classe de seconde à celle de terminale. 

    De fait, les analyses préliminaires de la première vague d’enquête par questionnaire confirment nettement l’importance du phénomène. En effet, sur les plus de 6 000 répondants au printemps 2025, près d’un quart des élèves, et près d’un·e lycéen·ne sur trois en voie professionnelle, déclare exercer une activité rétribuée durant l’année scolaire (soir, week-end et vacances scolaires hors vacances d’été).

    Alors que le travail estudiantin et son impact sur les trajectoires universitaires ont été largement documentés, le travail lycéen demeure un angle mort des recherches hexagonales. On ne recense que deux ouvrages, une thèse de sociologie et une étude confidentielle conduite pour le Conseil régional d’Île-de-France ayant abordé cette thématique. Même si ces travaux portent sur des échantillons réduits d’établissements scolaires et d’élèves, ils mettent pourtant en évidence, depuis 30 ans, une part constante d’un peu moins d’un·e lycéen·ne sur cinq travaillant pendant l’année scolaire.

    [...]

    Cependant, le phénomène reste peu connu de la communauté éducative. [...] Peu des professionnel·les interrogé·es disent s’être posé la question de son existence. Le sujet n’est pas tabou, mais il est présenté comme étranger aux enjeux scolaires, relégué à des dimensions biographiques et supposé ne concerner qu’une infime partie des élèves. S’il est appréhendé, c’est le plus souvent à l’occasion d’une baisse des résultats, d’une fatigue récurrente ou de comportements absentéistes de l’élève concerné·e, ou qu’il est évoqué par le biais de ses camarades

    #lycée #travail_lycéen

  • [Direct vidéo] Discutez avec les autrices de notre enquête sur les #Lycées_Agricoles bretons, ce lundi 9 mars à 20 h
    https://splann.org/emission-direct-enquete-lycees-agricoles

    Faustine Sternberg et Chloé Richard sont les co-autrices de l’enquête « Lycées agricoles bretons : le privé creuse son sillon », parue fin octobre 2025 dans nos colonnes. Elles répondront à vos questions lors d’une #émission_en_direct, présentée par Pierre-Yves Bulteau, sur YouTube, ce 9 mars, à partir de 20 h. L’article [Direct vidéo] Discutez avec les autrices de notre enquête sur les lycées agricoles bretons, ce lundi 9 mars à 20 h est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #La_vie_de_« Splann !_ » #agriculture #agroécologie #agroindustrie #biodiversité #éducation #enseignement #Enseignement_agricole #enseignement_catholique #lycée #lycée_catholique #The_Land #youtube_live

  • DDR-Pflichtfach in Berlin auf der Kippe : Massive Kritik an Plänen für Geschichtsunterricht
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/mauerfall-im-klassenzimmer-wird-in-berlin-das-ddr-pflichtfach-abges

    Les lycéens berlinois profiteront de la suppression d’une année d’indoctrination anticommuniste avant le baccalauréat. Les associations de profs conservateurs et la fondation anticommuniste du Bund Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur s’insurgent. On pourrait passer sur cet événement mineur, mais il montre à quel point le fonctionnement du lycée est menacé par les défis qu’on refuse d’accepter depuis longtemps.

    15.1.2026 von Oliver Weinlein - Berlin war das Zentrum der Teilung, doch ausgerechnet hier soll die DDR-Geschichte in der Oberstufe wegfallen können. Lehrerverbände protestieren.

    Berlin gilt als das Zentrum der deutschen Zeitgeschichte. Kaum eine andere Stadt ist so tief mit den Narben zweier Diktaturen des 20. Jahrhunderts gezeichnet wie die heutige Hauptstadt. Ob als Sitz des Ministeriums für Staatssicherheit, als Brennpunkt des Kalten Krieges oder als Ort der Friedlichen Revolution – die Spuren der SED-Diktatur sind im Stadtbild allgegenwärtig.

    Kaum verwunderlich also, dass eine geplante Reform der gymnasialen Oberstufe für erhebliche Unruhe unter Historikern und Pädagogen sorgt. Es steht die Befürchtung im Raum, dass künftige Abiturienten die Schule verlassen könnten, ohne vertiefte Kenntnisse über die deutsche Teilung und die DDR erworben zu haben.
    Kritik an der Herabstufung zum Wahlthema

    In einem Bericht der Frankfurter Allgemeinen Zeitung (FAZ) wird die Debatte um den Geschichtsunterricht in Berlins Oberstufe detailliert beschrieben. Im Streit geht es weniger um den neuen Rahmenlehrplan selbst, sondern um die Frage, was am Ende für alle verpflichtend ist. Denn nach den Plänen der Bildungsverwaltung soll Geschichte in der gymnasialen Oberstufe künftig nur noch in den ersten beiden Kurshalbjahren verbindlich belegt werden.

    Genau das alarmiert Historiker und Pädagogen: Die beiden späteren Kurshalbjahre, in denen im Berliner Lehrplan die deutsche Teilung, die DDR und im Anschluss Erinnerungskultur und Aufarbeitung verankert sind, könnten viele Schüler dann gar nicht mehr erreichen. Nationalsozialismus und Weimarer Republik bleiben dagegen im Pflichtteil der ersten beiden Halbjahre fest abgesichert. Der Verband der Geschichtslehrerinnen und -lehrer Deutschlands und die Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur warnen deshalb in einem offenen Brief an Bildungssenatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU) vor einer faktischen Abwertung der DDR-Geschichte und fordern eine Korrektur der Belegpflicht.

    Widerspruch zu politischen Zielsetzungen

    Die geplante Neuregelung steht nach Ansicht der Fachverbände in deutlichem Widerspruch zum geltenden Koalitionsvertrag des schwarz-roten Senats. Darin sind die Stärkung der Erinnerungskultur und die Vermittlung der Geschichte von Diktatur und Demokratie ausdrücklich als zentrale Aufgabe verankert.

    Besonders kritisch wird bewertet, dass Berlin im Vergleich zu Brandenburg einen Sonderweg einschlägt, wo die DDR-Geschichte in der Oberstufe weiterhin über vier Kurshalbjahre verbindlich verankert ist. Da der Geschichtsunterricht in der Mittelstufe in Berlin ohnehin oft nur einstündig oder in Fächerverbünden erteilt wird, käme der Oberstufe eine entscheidende Rolle bei der vertieften historischen Einordnung zu.

    Die Landesvorsitzende des Geschichtslehrerverbandes, Lea Honoré, fordert deshalb eine Angleichung an das Brandenburger Modell mit vier verbindlichen Semesterthemen. Im Gespräch mit der Berliner Zeitung findet sie deutliche Worte: „Das ist dramatisch für eine Stadt wie Berlin, für die die DDR-Geschichte so zentral ist. Gerade in der heutigen Zeit muss ein besonderes Augenmerk auf Verständnis und Erhalt der Demokratie gelegt werden.“
    Bildungsverwaltung prüft die Einwände

    Die Kritik der Experten ist in der zuständigen Senatsverwaltung angekommen. Auf Anfrage dieser Zeitung signalisierte die Behörde Gesprächsbereitschaft hinsichtlich der künftigen Ausgestaltung der Lehrpläne.

    Martin Klesmann, der Pressesprecher der Senatsverwaltung für Bildung, Jugend und Familie, äußerte sich dazu wie folgt: „Die Senatorin hat den offenen Brief des Verbandes der Geschichtslehrerinnen und -lehrer Deutschlands und der Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur gestern erhalten und gelesen. Die darin angesprochenen Hinweise nehmen wir zum Anlass, den betreffenden Sachverhalt nochmals in den Blick zu nehmen.“

    Damit bleibt vorerst offen, ob die Senatsverwaltung die Verbindlichkeit des Themas DDR-Geschichte in der Oberstufe doch noch festschreiben wird, um eine Marginalisierung der jüngsten deutschen Vergangenheit im Berliner Abitur zu verhindern.

    #Berlin #éducation #lycée #histoire #DDR #RDA

    • DDR-Geschichte bleibt doch Pflichtstoff an Berliner Schulen
      https://www.berliner-zeitung.de/news/ddr-geschichte-bleibt-doch-pflichtstoff-an-berliner-schulen-li.1001

      26.1.2026 von Eva Maria Braungart - An den Plänen von Katharina Günther-Wünsch gab es scharfe Kritik. Nun rudert sie zurück und ändert die Pläne für die gymnasiale Oberstufe.

      Die Geschichte der DDR bleibt doch Pflichtstoff in der gymnasialen Oberstufe in Berlin. Wie die Senatsverwaltung für Bildung, Jugend und Familie auf Anfrage mitteilte, nahm die Bildungssenatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU) die scharfe Kritik an der geplanten Reform zur Kenntnis.

      Bei der Debatte um die Reform geht es unter anderem darum, welcher Stoff für alle verpflichtend sein soll. Nach den Plänen der Bildungsverwaltung soll Geschichte in der gymnasialen Oberstufe künftig nur noch in den ersten beiden Kurshalbjahren verbindlich belegt werden.
      DDR-Geschichte nicht mehr verpflichtend? Scharfe Kritik

      Nationalsozialismus und Weimarer Republik sollen in diesen Halbjahren behandelt werden. Die späteren Kurshalbjahre, in denen im Berliner Lehrplan die deutsche Teilung, die DDR und im Anschluss Erinnerungskultur und Aufarbeitung thematisiert werden, soll nicht mehr verpflichtend sein.

      Die Reformpläne sorgten für scharfe Kritik. Der Verband der Geschichtslehrerinnen und -lehrer Deutschlands und die Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur warnten deshalb in einem offenen Brief an Bildungssenatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU) vor einer faktischen Abwertung der DDR-Geschichte und fordern eine Korrektur der Belegpflicht.

      Die in einem offenen Brief angesprochenen Kritikpunkte „wurden zum Anlass genommen, die vorgesehenen Regelungen gemeinsam mit der Fachpraxis einzuordnen und ihre Umsetzung zu präzisieren“, so ein Sprecher der Senatsverwaltung.

      In einem fachlichen Austausch am Freitag habe sich Günther-Wünsch und die Vorsitzende des Berliner Landesverbands der Geschichtslehrerinnen und -lehrer auf eine „Konkretisierung der Belegverpflichtung unter Berücksichtigung rechtlicher wie schulorganisatorischer Rahmenbedingungen“ verständigt.

      Neuer Plan: So sollen Schüler doch DDR-Geschichte lernen

      Alle Schüler belegen verpflichtend die Kurshalbjahre Q2 (Weimarer Republik und Nationalsozialismus) sowie Q3 (Welt nach 1945). Damit bleibe „die Behandlung zentraler Kapitel der deutschen Geschichte, einschließlich der Zeit nach 1945 und somit der deutschen Teilung, verbindlicher Bestandteil des Geschichtsunterrichts in der gymnasialen Oberstufe“.

      In Kursen, in denen Schüler mit unterschiedlicher Belegdauer (zwei oder vier Semester) gemeinsam unterrichtet werden, werde die zeitliche Zuordnung der Inhalte des neuen Rahmenlehrplans Geschichte flexibler gestaltet. Konkret bedeutet dies: Im ersten Jahr der Qualifikationsphase werden die Themen der Kurshalbjahre Q2 und Q3 behandelt. Im zweiten Jahr folgen die Inhalte der Kurshalbjahre Q1 (Umbrüche und Revolutionen) sowie Q4 (Erinnern und Gedenken). Die Verordnung über die gymnasiale Oberstufe (VO-OG) werde entsprechend präzisiert.

  • Education nationale et Armées, alliés pour un conditionnement progressif des élèves français à la guerre
    https://www.liberation.fr/societe/education-nationale-et-armees-allies-pour-un-conditionnement-progressif-d

    Dans cette optique, l’#armée met le paquet sur la jeunesse. Lundi 12 janvier ont débuté les inscriptions pour le nouveau #Service_national_volontaire ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, annoncé par Emmanuel Macron fin novembre. Dans la même veine, la nouvelle #Journée_défense_et_citoyenneté (#JDC, bientôt rebaptisée « #journée_de_mobilisation ») est généralisée depuis la rentrée scolaire 2025. Au programme des ados désormais : une cérémonie des couleurs et la Marseillaise pour ouvrir la journée, un atelier de tir au laser et un repas sous forme de ration de combat, suivis d’un solennel « Au revoir républicain » avec remise du bleuet de France.

    [...] Un cap est franchi en novembre dernier, au moment où le ministère de l’Education nationale publie un guide baptisé « Acculturer les jeunes à la défense » à destination des établissements scolaires. « Tous ces éléments nous dirigent vers une société d’adaptation à la guerre. Pour avoir combattu la militarisation de l’école depuis les années 80, je note qu’on n’a jamais été aussi loin qu’aujourd’hui », analyse Olivier Vinay, professeur de SVT à la retraite et militant au sein du Collectif contre la militarisation de la jeunesse et de l’école.

    La majorité des activités assurées par des gradés dans le milieu scolaire s’inscrit dans le cadre des « classes de défense et de sécurité globale » (CDSG), créées en 2005 dans les collèges et les lycées. Elles peuvent être le fruit d’un partenariat avec la police, la sécurité civile, un service départemental d’incendie et de secours (Sdis) ou l’armée. Dans ce dernier cas, le programme tourne autour de l’éducation à la défense et du travail de mémoire. Selon les chiffres du ministère de l’Education nationale, on dénombre environ 1 200 classes défense pour l’année scolaire 2025-2026, impliquant 32 000 élèves sur les 5,6 millions qui peuplent le second degré. Une dynamique à la hausse : en 2016, seuls 3 700 élèves étaient concentrés dans quelque 160 CDSG.

    L’instauration d’une classe défense peut venir de l’initiative du chef d’établissement ou d’un professeur volontaire. Elles peuvent être créées dans tout établissement scolaire mais elles sont implantées en priorité dans les zones rurales et dans les établissements relevant d’un réseau d’éducation prioritaire (REP et REP +). Un ciblage géographique et sociologique qui interroge : « On sait que c’est pas pour tous, c’est pour les classes populaires, les recalés de Parcoursup », commente Esther (tous les prénoms ont été modifiés), professeure de philosophie en Seine-Saint-Denis et membre de la tendance intersyndicale Emancipation.

    Dans la grande majorité des établissements scolaires, l’inscription dans une #classe_défense relève du choix de l’élève. Mais dans certains, elle revêt un caractère obligatoire. Quand elle apprend, le 19 septembre, que son fils sera inscrit dans la classe défense, Stéphanie, mère d’un élève de quatrième dans un collège de 200 élèves de l’académie de Dijon, se rebiffe. « Comment faire quand nos valeurs sont opposées à ce dispositif ? On m’a répondu que, de toute façon, ce n’était pas une option. Des voix dans la salle m’ont carrément dit que je pouvais toujours changer d’établissement. » D’après une étude de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem) sur les apports des classes défense, publiée en avril 2022, cette orientation avait à l’époque été imposée à 11 % des élèves. 49 % d’entre eux avaient affirmé que cela venait d’un choix personnel, quand 40 % disaient que cela s’était un peu fait par hasard.

    Côté programme, le flou règne. Quand certaines classes rencontrent des gradés lors de conférences, d’autres visitent des lieux mémoriels. Les établissements n’ont aucun volume horaire imposé. Interrogé par Libération, le ministère de l’Education nationale précise que « les modalités de contenus et mise en œuvre sont extrêmement souples et relèvent de l’initiative pédagogique locale ». Résultat : « Les partenariats peuvent parfois aller assez loin. On nous a par exemple déjà proposé de faire venir les militaires en conseil de classe, ce que nous avons refusé », se souvient Quentin Dauphiné, professeur d’histoire-géographie dans un lycée du Var et délégué syndical Snes-FSU.

    Jusqu’alors réservé aux #collèges et aux #lycées, le dispositif s’élargit. A Libourne (Gironde), l’#école élémentaire Marie-Marvingt a noué un partenariat avec la Marine nationale. Les premières classes défense à destination des plus petits pourraient ainsi fleurir à la rentrée 2027. « Une première inquiétante au niveau national, alertent l’union départementale de Force ouvrière (FO) de Gironde, le syndicat Force ouvrière des professeurs des écoles de la Gironde ainsi que l’Union locale de Libourne dans un communiqué commun. Nous demandons de cesser immédiatement ce projet dont l’unique objet est de pousser les jeunes élèves vers les rangs de l’armée et de les conditionner à “la défense de la patrie.” »

    [...]

    Depuis la rentrée scolaire, le fils de Stéphanie a assisté à deux conférences animées par un colonel. A l’issue de la seconde, un fascicule intitulé « Ma première cérémonie militaire » a été glissé dans son cartable. Au fil des 36 pages dessinées, on suit un petit garçon qui découvre la prise d’armes, les cérémonies du 11 Novembre et du 14 Juillet. « Les enfants de la classe s’avancent en rang ! Ils lisent les noms des soldats morts pour la patrie. Il y en a tant… C’est triste et émouvant de penser à chacun de ces braves » ; « Voilà, c’est la fin de cette belle cérémonie qui nous a rappelé que notre pays, la France, est une patrie riche et forte de son histoire, et respectueuse de ceux qui se sont battus jusqu’à la mort pour les valeurs de la République. Devant leur courage, nous nous inclinons », peut-on y lire.

    Parmi les mécènes présentés en dernière page de l’ouvrage, on retrouve les leaders européens de l’armement comme MBDA, Dassault, Airbus ou encore Safran. « Voir que les marchands d’armes financent les supports éducatifs utilisés dans l’éducation nationale, ça me choque. Pour moi, c’est de la propagande », peste Nathalie, elle aussi mère d’une élève de quatrième dans le collège de l’académie de Dijon. D’autres ont depuis investi dans l’ombre, à l’instar du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin, selon les informations du Canard enchaîné. Depuis la sortie du fascicule en 2020, près de 370 000 exemplaires auraient été gratuitement distribués aux établissements scolaires, aux mairies et aux associations, poursuit le journal.

    De son côté, la communauté enseignante est fracturée sur la question. Emilie Ros, professeure d’espagnol contractuelle dans le Tarn-et-Garonne, fait partie des détracteurs et « alerte depuis quatre ans ». La création des classes défense a été votée en conseil d’administration dès l’arrivée de la nouvelle cheffe d’établissement dans son collège rural de 300 élèves, en 2022. « Il n’y a pas eu de débat, elle a présenté ça comme quelque chose allant de soi, se remémore-t-elle. Les parents d’élèves ont commencé à se questionner. Il y a eu une manifestation devant le collège en début d’année scolaire et les rencontres parents-profs ont été assez houleuses. Et tout ça est passé comme une lettre à la poste chez les profs ! » Seule face à une équipe enseignante plutôt favorable, la professeure d’espagnol se syndique à la CGT.

    Peu à peu, elle prend la parole en conseil d’administration, interroge le professeur d’histoire-géographie qui pilote les classes défense, sonde ses collègues. Une prise de position assumée qui n’est pas du goût de sa cheffe d’établissement : après trois rentrées scolaires dans le même collège, la professeure d’espagnol obtient un avis défavorable à son formulaire de renouvellement de contrat en mai 2025. Sur le document, consulté par Libération, les raisons évoquées par la cheffe d’établissement reposent sur une « attitude clivante qui génère des tensions » et un « positionnement récurrent et affiché en décalage avec les prises de décision dans le cadre institutionnel ». Depuis, l’enseignante est au chômage.

    Si quelques situations semblent cristalliser les tensions, de l’avis des principaux concernés, la mise en place des classes défense se passe la majeure partie du temps sans accroc. « Si on n’a pas fouillé le sujet, on peut se dire que ça n’est pas si grave », observe Cassandre, enseignante dans le second degré dans le Val-de-Marne. Les raisons qui poussent les enseignants à se saisir du dispositif sont multiples et, souvent, c’est l’opportunité financière qui fait mouche. Avec un budget de l’Education nationale qui se réduit comme peau de chagrin, les partenariats avec les armées deviennent une solution pragmatique. Dans le collège de l’académie de Dijon, le partenariat a notamment permis d’organiser un voyage en Italie.

    Dans un lycée de la même académie, une convention de classes défense a été signée pour que les élèves en hôtellerie puissent réaliser leurs stages en milieu militaire, notamment au 511e régiment d’Auxonne. « Il est très difficile de s’opposer à des arguments aussi utilitaristes. Je suis une des rares, partage Camille, professeure de biochimie syndiquée au Snes-FSU et membre de la tendance révolutionnaire et anticapitaliste Emancipation. Alors qu’on ne devrait ni accepter l’aide ni l’argent de l’armée pour boucler notre propre budget. Ses valeurs sont opposées aux nôtres : elle repose sur l’obéissance sans réflexion, quand l’école veut susciter leur esprit critique. »

    Dans certaines académies, les élèves participent à ce qu’on appelle des #rallyes_citoyens. Présentées comme des compétitions ludiques et éducatives destinées à développer l’esprit citoyen des élèves, ces journées ont, selon les académies, parfois tourné au fiasco. Dans la présentation du programme annuel de la classe de son fils pour l’année scolaire 2025-2026, Stéphanie note une « activité décentralisée des classes défense du département », en avril 2026. Va-t-on mettre une arme factice dans les mains de son fils ? Ou le déguiser en surveillant pénitentiaire chargé de mater des détenus désobéissants ? « J’ai demandé si cela correspondait aux journées organisées à Dijon lors desquelles les enfants doivent nasser des manifestants. On m’a répondu “oui, sans doute”. Soit personne n’est au courant, soit ils ne veulent pas nous le dire. »

    Les classes défense et les rallyes citoyens sont les dispositifs les plus tape-à-l’œil de ces partenariats mais ils sont loin d’être les seuls. « On a travaillé sur plus d’une centaine de dispositifs, résume Irène. Ils sont tous liés entre eux, mis en place, actés et régis par des textes réglementaires. » La première pierre de ce long travail est posée en 1955, par la création de la commission armée jeunesse. Depuis plus de soixante-dix ans, ce groupe de travail qui réunit 70 associations, syndicats ou mouvements étudiants ainsi que 23 ministères ou délégations interministérielles, a pour objectif de potasser le lien entre l’armée et la jeunesse.

    Au sein de ce réseau tentaculaire, certaines initiatives sont plus « diluées et inoffensives », estime Irène, à l’instar des journées sport-armée-jeunesse ou des prix armée-jeunesse. Les Bulles de mémoire récompensent l’auteur d’une bande dessinée qui doit « impérativement » être liée aux conflits dans lesquels la France est ou a été engagée. « C’est pervers et à la fois très clair : ils veulent que nous, les profs, fassions le service après-vente », pose Esther, la professeure de philosophie en Seine-Saint-Denis. Dans son lycée, l’armée n’est plus invitée au carrefour des métiers en raison de l’intervention des personnels. « Avec la montée des tensions dans le monde, on ne peut plus faire comme si c’était un métier comme un autre. »

    • Pour rappel, la préparation militaire faisait partie intégrante de l’éducation des petits écoliers français entre la déculotté de la guerre franco-prussienne de 1870 et la boucherie de la première guerre mondiale. Ce fut succès retentissant qui permit d’envoyer des millions de soldats se faire trucider la fleur au fusil, et peut être même une des causes du conflit.

      Une recherche rapide me donne qqs articles sur le sujet :

      La préparation militaire en France : cheminement d’un concept 1871-1914

      https://www.persee.fr/doc/rharm_0035-3299_1985_num_159_2_7415

      En effet, plus qu’à l’école peut-être, car il s’agissait de jeunes gens volontaires, l’instruction civique, patriotique, partie intégrante importante du programme lui-même, occupant une place appréciable dans les manuels, peut être dispensée à haute dose (46). L’appareil militaire, l’action persévérante des instructeurs, parmi lesquels figurent des milliers d’officiers de réserve (47), le culte de l’armée, la lutte plus ou moins explicite contre l’antimilitarisme, le développement d’un patriotisme proche du chauvinisme, ont contribué à forger ce « moral », facteur dont le rôle n’a pas à être souligné. C’est dans cette culture éminemment patriotique, vécue sur le terrain, qu’il faut chercher l’efficacité première de l’œuvre d’instruction militaire de la jeunesse, telle qu’elle se développe avant 1914. Si ce n’était que son mérite majeur, c’est déjà un résultat dont ses promoteurs peuvent s’enorgueillir. Même l’Allemagne militariste de cette époque ne put disposer d’un pareil instrument (48).

      Le gymnaste, soldat de demain : les sociétés de préparation militaire de la Belle Époque
      https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-gymnaste-soldat-de-demain-les-societes-de-preparation-milit

      La préparation militaire en France (années 1900-années 1930) : un héritage sportif oublié ?
      https://books.openedition.org/pulm/20742#bodyftn26

      « Bien s’instruire pour mieux servir » : la formation militaire au début du XXe siècle
      https://sourcesdelagrandeguerre.fr/?p=5358

  • #Décoder

    La #Recherche pour tous
    https://www.youtube.com/watch?v=Q1y1l7PJyF0


    La connaissance n’a pas de prix et doit être accessible librement. Toutefois, le grand public a rarement l’occasion de questionner les résultats issus de la recherche, de demander des précisions, de pouvoir exprimer sa critique à l’égard de ces travaux.
    Face à ce problème, nous avons imaginé un #journal pluridisciplinaire dans lequel des chercheur.e.s pourraient publier leurs articles dans une version « vulgarisée », en accès libre. Ces #articles_vulgarisés seraient ensuite validés après un travail de relecture de collégien.ne.s, et/ou lycéen.ne.s mis.e.s en contact avec le.la chercheur.e.

    Et ce journal, comme nous étions motivé.e.s, nous l’avons créé.

    https://journal-decoder.fr
    #vulgarisation #enfants #science #articles_scientifiques #lycée #collègue #éducation #revue

  • Communiqué de presse – #Formation des professeur· es : des « débats de société et théoriques » désormais interdits en SES ?

    Malgré les nombreuses alertes du monde éducatif (https://www.apses.org/communique-conference-associations-professeurs-specialistes-recrutement-profe), la #réforme de la #formation_initiale des professeur·es se concrétise. Le ministère élabore actuellement le « #référentiel de formation du professorat du #second_degré pour les futurs enseignants », qui définit les attendus du nouveau Master Enseignement et Éducation (M2E), formation suivie pendant deux ans par les futur·es lauréat·es des #concours. En Sciences économiques et sociales, le projet du ministère est inquiétant.

    Enseigner les #sciences_sociales sans place pour le #débat ?

    Alors que les économistes débattent de la taxe Zucman et de l’imposition des patrimoines, alors que des concepts comme celui de classe sociale sont en permanence interrogés en sociologie, le ministère de l’Éducation nationale réussit l’exploit d’écarter tout débat en #SES. En effet, le référentiel est très clair sur les « visées de la formation des enseignants dans la discipline » : « l’enseignement [des SES] repose essentiellement sur l’étude des fondamentaux […] ; son objet n’est pas la présentation de #débats, qu’ils soient de société ou théoriques, ni la participation des élèves à ce type de débats qui sont souvent réducteurs et facteurs de #relativisme. »

    Formation ou formatage ?

    Depuis la réforme Blanquer du #lycée, l’enseignement des SES s’est rétrécit à la présentation de notions et mécanismes, sans lien apparent avec des questions qui se posent dans le #débat_public. Désormais, l’objectif du ministère est à la fois limpide et terrifiant : empêcher d’aborder avec les élèves les débats éclairés par nos disciplines. Pas de débat sur les politiques à mener face à la dégradation du vivant, ou face aux inégalités sociales ? Pas de débat sur les effets du protectionnisme et du libre-échange, ni sur les effets des innovations sur l’emploi ?

    Non seulement cette approche est une grave remise en cause de ce qui fait la légitimité scientifique des sciences sociales, mais elle induit une conception de la formation des enseignant⋅es très problématique, qui, dès lors, s’apparente plus à du #formatage. L’enseignement des SES nécessite des enseignant·es formé·es à la pluralité des approches théoriques existantes en sciences sociales. Une formation didactique est tout aussi importante, afin de présenter ces débats scientifiques sans relativisme et de rendre possible la construction de situations d’apprentissage qui permettent aux élèves d’accéder aux arguments mobilisés et de devenir des citoyen⋅nes critiques, capables de prendre part au débat public.

    L’École doit être le lieu de l’apprentissage de la démocratie, pas du déni. L’APSES exige le retrait de ce #référentiel_de_formation et sa réécriture complète.

    L’APSES rappelle l’urgente nécessité d’un bilan des programmes de SES et de la #réforme_Blanquer du #lycée, qui continue de brutaliser les élèves et les personnels.

    https://www.apses.org/formation-et-debats-en-ses
    #it_has_begun #éducation #France #interdiction #enseignement

  • [Nouvelle enquête] Dans les #Lycées_Agricoles privés bretons, l’agro-industrie s’impose et l’écologie s’efface
    https://splann.org/nouvelle-enquete-lyces-agricoles-prives-bretons

    Pendant que l’agro-industrie tisse sa toile dans les conseils d’administration des principaux lycées agricoles privés bretons, la Région leur a alloué, ces dix dernières années, 53 millions d’euros de subventions facultatives. Un choix qui fragilise l’enseignement agricole public comme la transition vers l’agroécologie. L’article [Nouvelle enquête] Dans les lycées agricoles privés bretons, l’agro-industrie s’impose et l’écologie s’efface est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agroécologie #agroindustrie #conseil_régional_de_bretagne #éducation #Enseignement_agricole #enseignement_catholique #Enseignement_privé #jean-marc_esnault #lobbying #The_Land

  • Le prestigieux #lycée Sainte-Marie de #Neuilly recrute l’organisatrice d’un défilé néonazi | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/150925/le-prestigieux-lycee-sainte-marie-de-neuilly-recrute-l-organisatrice-d-un-

    Le prestigieux lycée Sainte-Marie de Neuilly recrute l’organisatrice d’un défilé #néonazi

    La militante d’extrême droite Maylis de Cibon a été embauchée par l’établissement privé sous contrat, véritable institution de l’enseignement catholique francilien, pour enseigner l’histoire-géographie. Certains parents ont découvert avec effroi le curriculum vitæ de la nouvelle professeure.

    Mathilde Goanec et Matthieu Suc

    15 septembre 2025 à 12h16
    Vieux de plus d’un siècle et géré par la communauté apostolique Saint-François-Xavier, l’établissement scolaire Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a une histoire et des traditions. Il a compté parmi ses élèves Simone de Beauvoir, les filles de deux présidents de la République (Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing), la députée Renaissance et ancienne ministre Olivia Grégoire ainsi que la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.

    Une histoire, des traditions et une réputation, l’excellence : en 2025, le palmarès du Figaro Étudiant a classé son lycée à la quatrième place au niveau national, avec un taux de réussite au baccalauréat de 100 % et un taux de mentions de 99 %.

    À la rentrée, les adolescentes du collège (l’école primaire et le collège n’accueillent que des filles) ont vu arriver au poste de #professeure_d’histoire-géographie des classes de cinquième une femme de 25 ans, Maylis de Cibon. Des parents s’étonnent de la jeunesse de la nouvelle recrue et décident de s’intéresser à son cursus.

    Sur le réseau LinkedIn, l’enseignante affiche une double licence d’histoire et un master de droit, et sa seule expérience professionnelle n’a rien à voir avec l’enseignement. En 2023 et 2024, elle a été l’assistante parlementaire des député·es Christian Girard (Rassemblement national, RN) et Sophie Ricourt Vaginay (Union des droites pour la République, le parti d’Éric Ciotti). 

    Surtout, son nom apparaît dans plusieurs articles de presse, notamment sur Mediapart, pour son appartenance au groupuscule néofasciste Luminis et pour avoir dirigé, alors qu’elle était encore étudiante, l’antenne de La Cocarde, une organisation étudiante identitaire proche de groupuscules violents, à l’université d’Assas à Paris.


    La manifestation du Comité du 9-Mai, le 10 mai 2025, a été déclarée en préfecture par Maylis de Cibon (ici au centre avec un haut blanc). © Photo Pixel Archiv

    C’est aussi #Maylis_de_Cibon qui, au printemps 2025, a déposé auprès de la préfecture de police de Paris la demande d’autorisation de la manifestation du Comité du 9-Mai (#C9M). Il s’agit du rendez-vous annuel des néonazi·es français·es, qui défilent dans les rues parisiennes pour commémorer la mort de Sébastien Deyzieu, un activiste d’#extrême_droite tombé d’un toit en 1994 en tentant d’échapper à la police.

    Cette année encore, la manifestation a réuni un millier de personnes dont une importante délégation allemande, arborant des tee-shirts du parti néonazi Der Dritte Weg, des membres du groupuscule hongrois Légió Hungária ainsi que des militants espagnols, italiens, hollandais, tchèques ou polonais. Deux hommes encagoulés en chemise blanche rythmaient la marche à l’aide de tambours identiques à ceux de la #Jeunesse_hitlérienne. À leurs côtés, deux autres militants portaient des drapeaux ornés de la #rune_Algiz, symbole employé notamment dans les codes funéraires nationaux-socialistes.

  • #Scanners à l’entrée des #lycées : la #région #Auvergne‐Rhône‐Alpes poursuit sa surenchère sécuritaire
    https://www.mediacites.fr/decryptage/lyon/2025/09/02/scanners-a-lentree-des-lycees-la-region-auvergne-rhone-alpes-poursuit-sa-

    Après avoir installé des centaines de #portiques de #sécurité à l’entrée des lycées ces dernières années, la collectivité de Laurent #Wauquiez a testé, ce lundi 1er septembre, un #scanner #corporel similaire à ceux utilisés dans les #aéroports. Elle souhaite aller encore plus loin en déployant de la #vidéosurveillance #algorithmique et des détecteurs à ondes millimétriques, plus performants.

    Par contre, si tu as besoin d’un scanner pour un diagnostic médical, tu permets, va falloir attendre, et payer ta franchise.

  • La bataille contre les #mafias se déploie dans les écoles

    L’Italie mise sur la sensibilisation des élèves pour lutter contre la #criminalité_organisée. Depuis l’extrême sud de la Calabre, une #association culturelle a imaginé un programme qui a été étudié par plus de 200 000 lycéens en six ans et vient de s’exporter en Allemagne.

    Au milieu des allées impeccablement entretenues de l’école des élèves carabiniers, des groupes d’adolescent·es sur leur trente et un traînent leurs valises à roulettes à côté de bataillons au garde-à-vous. Ces lycéen·nes, arrivé·es à Reggio de Calabre la veille depuis la Campanie, la Sicile ou d’autres régions du nord de l’Italie, se dirigent vers le grand auditorium, qui bruisse déjà d’impatience et d’excitation.

    « Nous voici réunis pour la cérémonie de remise des prix du projet “Libre de choisir – Justice et humanité” », les accueille Bruna Siviglia, sur le devant de la scène en contrebas. C’est le volet culturel du projet « Libre de choisir » qui, dans les tribunaux pour enfants du sud du pays, permet aux mineur·es issu·es de familles appartenant à la criminalité organisée de faire l’expérience d’une vie alternative.

    « On vit une réalité assez difficile, en particulier nous, Siciliens et Calabrais, remercie au micro Daniele, un lycéen de Messine. Ce projet contre l’omerta et la criminalité organisée, c’est très important pour nous. » La salle comble l’applaudit chaleureusement, près de mille personnes sont présentes ce matin-là.

    La première rencontre de Bruna Siviglia avec les lycéen·nes a eu lieu quelques mois plus tôt, en visioconférence. Emmitouflée dans une doudoune noire, lunettes à l’épaisse monture, la présidente de l’association à l’origine du projet explique derrière son écran : « La justice ne peut pas être seulement répressive, il faut travailler en amont et faire comprendre que le crime organisé n’amène rien de bon, il faut secouer les consciences. »

    Derrière la mosaïque d’images pixellisées, des classes entières, des chef·fes d’établissement et parfois des maires de petites communes calabraises sont connecté·es. Pendant une matinée, leurs questions sont posées à l’invité·e du jour, qui varie d’une rencontre à l’autre. Le repenti Luigi Bonaventura leur raconte son passé d’« enfant soldat » au sein d’un clan de la ’Ndrangheta ; la fille d’une femme assassinée par la mafia calabraise témoigne de sa nouvelle vie dans le nord du pays ; des magistrat·es se confient sur leur travail en première ligne contre le crime organisé.

    « On a enfin levé un tabou dans les écoles, se réjouit le juge Roberto Di Bella depuis son bureau de Catane, en Sicile, aux persiennes mi-closes, quelques jours après l’événement. Pendant des années, les enseignants n’ont pas parlé de mafia et de ’Ndrangheta pour ne pas heurter la susceptibilité des familles, aujourd’hui on parle d’histoires concrètes en citant les noms et les prénoms des mis en cause. »
    L’éducation civique pour changer de récit

    En Italie comme ailleurs, les mafias sont un fonds de commerce inépuisable pour des chansons, des clips musicaux, des films ou des séries. L’imaginaire collectif autour du crime organisé est souvent bien plus glamour que la réalité, très loin aussi du quotidien d’une vie dans l’ombre de Cosa Nostra ou de la Camorra.

    Pour prendre le contre-pied de ce récit folklorisant, des centaines d’écoles ont intégré le volet culturel « Libre de choisir - Justice et humanité » à leurs cours d’éducation civique. Depuis 2023, la Calabre l’a même inscrit au programme obligatoire des lycées.

    Les élèves commencent par étudier le livre de Roberto Di Bella, qui raconte les histoires vraies des familles de la ’Ndrangheta qu’il a vu défiler au cours de ses vingt-cinq ans de carrière en Calabre, puis le film qu’en a tiré la télévision publique italienne. Ils produisent ensuite des courts métrages, des dessins ou des poèmes sur le thème de la criminalité organisée. Les cinq meilleures productions sont récompensées par une bourse d’études de 2 000 euros, remise lors de la cérémonie à l’École des élèves carabiniers.

    L’un des gagnants est un adolescent calabrais scolarisé à Siderno. Ses enseignantes ont réussi à se glisser au deuxième rang, juste derrière les magistrat·es, les procureur·es et les huiles de la politique locale, pour ne pas perdre une miette de la remise de prix. « La ’Ndrangheta est très enracinée dans nos territoires et même les gens qui n’en font pas partie ont des comportements d’omerta, ils tournent la tête, font semblant de ne pas voir ce qui se passe : ce sont des comportements qui s’inscrivent dans un contexte mafieux », explique Maria Natalia Iiriti, la proviseure du groupe scolaire Pascoli-Alvaro de Siderno. Dans cette ville de 17 000 habitant·es de la côte ionienne, le conseil municipal a été dissous en 2018 pour infiltration mafieuse et les ramifications du clan local s’étendent jusqu’au Canada.

    À une centaine de kilomètres de là, en remontant la côte du sud de la Calabre en direction des Pouilles, la proviseure Isabella Marchio rencontre les mêmes défis. L’établissement qu’elle dirige est situé dans la province de Catanzaro, tout en bas de la botte italienne. Fin 2023, un coup de filet a permis d’arrêter 44 personnes pour association mafieuse dans la toute petite commune d’à peine 2 000 habitant·es où se trouve l’école.

    De fait, ses élèves sont toutes et tous exposé·es au climat que fait peser la criminalité organisée sur ces territoires. Selon un rapport publié en 2023 par l’ONG Save the Children, au moins 100 000 enfants italiens vivent dans des communes dont les conseils municipaux ont été dissous pour infiltration mafieuse.

    « Ce projet ne doit pas être une vitrine, mais l’occasion de comprendre ce qu’est vraiment la mafia et comment la combattre, souhaite la proviseure lors de l’une des rencontres organisées en ligne. On plante de petites graines de légalité chez nos jeunes, car on veut qu’ils soient libres de construire une société du changement, y compris dans nos territoires difficiles. » Dans son établissement, un psychologue est disponible pour soutenir les élèves, un suivi renforcé a été mis en place pour éviter le décrochage scolaire et des dizaines d’activités autour de la culture de la légalité sont organisées, notamment avec la police locale.
    Changer le regard sur l’État

    Dans les écoles les plus exposées, lever ce tabou a demandé du temps. « C’est un sujet très sensible », confirme la professeure Morello, référente en éducation civique au sein de l’établissement Pascoli-Alvaro de Siderno, qui participe au projet pour la deuxième fois : « Certains de nos élèves ont peut-être des membres de leur famille ou des voisins impliqués, ce n’est pas évident pour eux d’entendre certains noms ou prénoms. » Pourtant, tient à souligner l’enseignante, ils « se sont tous laissé embarquer avec enthousiasme et ont tous voulu participer au concours ».

    Toutes et tous les enseignants rencontrés le disent : ce projet aurait été difficilement concevable il y a dix ans. « Aujourd’hui, c’est possible car il y a une forte collaboration entre l’école et les institutions, donc les familles commencent à comprendre que l’État est un ami, qu’il peut faire beaucoup dans la formation des jeunes et qu’il n’est pas juste là pour demander des impôts ou donner des amendes », explique la référente en éducation civique calabraise.

    « Leur montrer que l’État n’est pas un ennemi », c’est précisément ce qui avait convaincu Bruna Siviglia de pousser les portes des foyers et des prisons pour mineurs, en 2017, lorsque le projet n’en était qu’à ses balbutiements, pour leur faire lire le livre du juge Roberto Di Bella. La présidente de l’association se souvient d’un adolescent, rencontré en prison grâce au projet culturel. Au milieu du petit groupe formé ce jour-là pour discuter du livre et du film, il se lève, les larmes aux yeux, et demande à parler.

    « En voyant le film, j’ai compris ce que j’avais fait, confesse-t-il. Mon père est en prison et j’ai essayé de tuer ma mère parce qu’elle voulait refaire sa vie avec un autre homme. » « Cet adolescent devait sauver l’honneur de sa famille, car selon la mentalité du père, ce que faisait son ancienne compagne était un déshonneur, raconte Bruna Siviglia. Tout le monde s’est mis à pleurer en entendant son histoire. »

    Si le livre et le film ont réussi à secouer ces jeunes déjà endurcis par leurs peines de prison, alors il faut les utiliser pour faire de la prévention dans les écoles, se promet la présidente de l’association. En six ans, près de 200 000 élèves ont participé au projet et, parmi eux, certains ont ensuite demandé de l’aide à la justice italienne. Cette année, le projet s’est exporté hors des frontières italiennes. Soixante-dix écoles allemandes de la région de Stuttgart, où la mafia calabraise a pris racine depuis des dizaines d’années, y participent désormais et ont inscrit le livre au programme du bac pour les cinq prochaines années.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/180825/la-bataille-contre-les-mafias-se-deploie-dans-les-ecoles
    #éducation #écoles #lycées #sensibilisation #libre_de_choisir #alternative #vie_alternative #omerta #Luigi_Bonaventura #ndrangheta #tabou #éducation_civique #imaginaire #cosa_nostra #camorra #Roberto_Di_Bella #résistance #culture #prévention #Allemagne

    ping @karine4

    • Mafia: Più di 100 mila le bambine, i bambini e gli adolescenti che attualmente vivono in uno dei Comuni sciolti per infiltrazioni della criminalità organizzata

      Sono più di 100mila le bambine, i bambini e gli adolescenti che vivono in uno dei Comuni sciolti per infiltrazioni della criminalità organizzata [1]. Dove le istituzioni locali colludono col sistema mafioso c’è una perdita enorme in termini di servizi a sostegno dei bambini. I Comuni sciolti per infiltrazioni della criminalità organizzata sono solo la punta dell’iceberg di una ampia e pervasiva cultura mafiosa che mina alle radici le opportunità di crescita dei bambini in tante parti d’Italia.

      Dove cresce la povertà minorile e, in particolare, la povertà educativa più spesso arrivano le reti di criminalità organizzata, con un sistema di ricatti, imposizioni e reclutamenti che segna per sempre il destino dei ragazzi. Per contrastare alle radici questo fenomeno è fondamentale promuovere opportunità educative, rafforzando la scuola, gli spazi di aggregazione e culturali e i servizi sul territorio.

      “In questi giorni in cui celebriamo un passo importante per la giustizia come l’arresto di Matteo Messina Denaro è necessario ricordare a tutti noi che il miglior investimento per prevenire e contrastare le mafie è quello sull’educazione”, ha commentato Raffaela Milano, Direttrice dei Programmi Italia – Europa di Save the Children, l’Organizzazione internazionale che da oltre 100 anni lotta per salvare la vita delle bambine e dei bambini e garantire loro un futuro. “La lotta alle mafie impone una grande sfida educativa: trasformare concretamente i territori ad alta densità criminale in aree ad alta densità educativa. Il paradosso che viviamo oggi in Italia è che proprio nelle aree dove si concentra la povertà minorile, anche la rete dei servizi educativi è più povera, senza scuole con mense, palestre e tempo pieno e attività educative diffuse. Questo accentua le diseguaglianze, lasciando spazio alle organizzazioni criminali che desertificano quartieri e città”, conclude Raffaela Milano.

      Per spezzare questo circolo vizioso, Save the Children è attiva nei territori del Paese più difficili, in rete con le associazioni, le scuole e le altre agenzie educative attraverso azioni concrete, come i “Punti Luce” e la rete Fuoriclasse, per assicurare ai bambini e agli adolescenti opportunità educative indispensabili per costruire il futuro in modo aperto, dando corso ai propri talenti e aspirazioni.

      [1] Si tratta di 24 Comuni

      https://www.savethechildren.it/press/mafia-piu-di-100-mila-le-bambine-i-bambini-e-gli-adolescenti-che-att
      #mafia

  • Le succès controversé des écoles privées de science politique, « avec des stratégies qui vont de la confusion organisée à la publicité mensongère »
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/07/08/l-experience-montre-que-ces-etudiants-ont-une-formation-de-qualite-inferieur

    Car l’un des arguments de vente est de positionner leurs admissions en dehors des plateformes Parcoursup et Mon master. Un avantage, selon les élèves interrogés. « J’ai fait un refus d’obstacle devant les candidatures aux masters publics », déclare une ancienne élève de l’Ileri, entrée en master. « J’ai eu une réponse rapide, j’ai été soulagée de quitter Parcoursup », souligne une autre, entrée en bachelor.

    « Ce sont des écoles marchandes, avec des stratégies semblables qui vont de la confusion organisée à la publicité mensongère », résume Mathis d’Aquino, doctorant en science politique à l’université de Bordeaux, auteur d’un mémoire sur le sujet. Pour HEIP, l’Ileri, Egora, l’EGE ou Imagine Campus, à Bordeaux, toute demande de brochure d’information en ligne est suivie d’appels et d’e-mails, en provenance soit des centres d’appels pour les grands groupes, soit de responsables de la formation, qui proposent des rendez-vous pour discuter, avec des relances régulières. « Tout est fait pour rendre les étudiants et leurs familles captifs », explique le chercheur.

    https://archive.ph/YkW9x

    #concurrence #privatisation #lycéens #étudiants #Parcoursup #Mon_master #enseignement_supérieur_privé

  • #violences physiques et sexuelles au #Kreisker : après leur témoignage, des victimes reçues à l’Assemblée nationale
    https://splann.org/violences-physiques-et-sexuelles-au-kreisker-apres-leur-temoignage-des-victi

    En moins de dix jours, les récits recueillis par Splann !, au sujet des violences pratiquées sur des élèves du lycée Notre-Dame du Kreisker, à #Saint-Pol_de_Léon, en ont entraîné des dizaines d’autres. Ils prouvent l’urgence de mettre au jour cette affaire qui dépasse déjà les seuls contours de cet établissement privé du Finistère. L’article Violences physiques et sexuelles au Kreisker : après leur témoignage, des victimes reçues à l’Assemblée nationale est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #lycée_catholique

  • Un lycée de la Loire interdit à ses élèves de débattre d’un projet de centrale à bitume
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050625/un-lycee-de-la-loire-interdit-ses-eleves-de-debattre-d-un-projet-de-centra

    La direction du lycée de Boën-sur-Lignon (Loire) a annulé un débat organisé par des élèves portant sur un projet contesté de centrale à bitume dans la ville. Une censure justifiée par le caractère « sensible » du sujet, dont il est interdit de parler au sein de l’établissement.

    On imagine qu’il s’agit de ne pas heurter la « sensibilité » d’un éminent membre de la « communauté ».

  • Face à l’occupation d’un lycée par des élèves pro-Gaza, les méthodes musclées de la police interrogent
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/04/face-a-l-occupation-d-un-lycee-par-des-eleves-pro-gaza-les-methodes-musclees

    Le 6 juin 2024, une cinquantaine de jeunes sont entrés de force dans le #lycée Hélène-Boucher, à Paris, pour protester contre la guerre à #Gaza. La police a interpellé 48 élèves, mineurs pour la plupart. Arme au poing, « balayettes » et paroles déplacées… des images récupérées par « Le Monde », ainsi que des témoignages, racontent les violences subies par les lycéens pendant cette intervention.

    [...]

    Le Monde a pu consulter des vidéos et des photos de l’opération, jusque-là stockées dans les téléphones de lycéens placés sous scellés. Ces images interrogent sur la proportionnalité de la réponse apportée par l’administration et les autorités à cette action, menée presque exclusivement par des mineurs. Et illustrent la fermeté croissante de la réplique aux mobilisations lycéennes à Paris depuis quelques années, ainsi que la difficulté pour l’éducation nationale de gérer la politisation des lycéens.

    [...]

    Autre élément de ce « cocktail explosif », le recours presque systématique aux forces de l’ordre par la direction d’Hélène Boucher, au point que la police est parfois sur place avant même les participants au blocus - ce qui est arrivé le 6 mai dernier. « Il y a ces dernières années une forme de dureté qui se renforce chez certains proviseurs, qui en appellent très vite à la police, laquelle va se comporter sans vraiment prendre en compte que ce sont des mineurs », analyse Me Alice Becker, qui a accompagné plusieurs lycéens interpellés. « Cette proviseure n’a pas l’habitude de voir de bons élèves qui militent, de surcroît avec le soutien des parents, ajoute l’enseignante citée plus haut. C’est quelque chose qu’elle ne comprend pas. »

    Le récit des lycéens recueilli par Le Monde ne surprend pas le sociologue Vincent Tiberj, spécialiste de la jeunesse et de son rapport à la politique. « La doctrine d’intervention policière sur les mouvements sociaux est beaucoup plus dure depuis quelques années », rappelle-t-il, ce qui vaut aussi pour les lycéens. L’institution scolaire a par ailleurs du mal à prendre les jeunes au sérieux. « On leur a reproché de se mobiliser pour la Palestine depuis leur position confortable de lycéens parisiens ? C’est ce qu’on répondait, dans les années 1970, à la jeunesse mobilisée contre la guerre du Vietnam », rappelle Vincent Tiberj.

    https://archive.ph/LyHPD

    #police #lycéens

  • « Un impérialisme des maths s’est imposé dans le système éducatif » | Entretien avec la sociologue des sciences #Clémence_Perronnet
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/05/29/un-imperialisme-des-maths-s-est-impose-dans-le-systeme-educatif_6609090_4401

    Avec le nouveau bac [où les filières S, L, ES disparaissent, remplacées par des « spécialités »], la focale s’est déplacée : là où auparavant on sélectionnait sur toute la filière scientifique, désormais la sélection se fait essentiellement par les maths. La réforme, bien que voulant s’en défendre, a aggravé la hiérarchisation des disciplines. Car la valorisation que l’on fait de telle ou telle discipline, loin de découler de leur autorité naturelle, résulte toujours de choix politiques et sociaux et change en fonction de ce que l’on veut faire de l’école.

    [...]

    En France, il y a une double tension entre des inquiétudes exprimées autour d’une décrue des mathématiques dans le secondaire, avec une baisse de niveau, et en même temps des maths qui deviennent toujours plus importantes pour accéder aux études supérieures. Comment analysez-vous ce paradoxe ?

    La France se distingue aussi par une histoire d’excellence dans la recherche mondiale, avec beaucoup de médaillés Fields [une des deux plus prestigieuses récompenses en mathématiques] et, en parallèle, par son statut de championne de la chute de niveau et des inégalités qui se creusent face aux maths.

    Mais, à bien y regarder, ce n’est pas tant un paradoxe : c’est parce qu’on a fait progressivement au fil des années le choix d’une politique très élitiste en mathématiques, en en faisant un critère de sélection pour l’excellence, qu’on parvient en bout de course à former des chercheurs stars… et que, en cours de route, on laisse tomber autant de jeunes.

    La réforme du lycée s’inscrit dans cette optique. Face aux difficultés de recrutement d’enseignants de mathématiques, les lycées commençaient à avoir des problèmes pour assurer toutes les heures de maths obligatoires en S et en ES. Elles sont devenues optionnelles, avec la volonté au fond de réduire le nombre d’élèves qui auront accès à cet enseignement : peu de jeunes feront finalement des maths à haut niveau, permettant de continuer à former une petite élite qui ira loin ensuite, au détriment des autres.

    Le seul fait qu’on qualifie un de ces enseignements de « maths expertes » [en enseignement optionnel en terminale] me frappe : seule cette discipline a eu le droit de se voir attribuer ce qualificatif d’expert.

    Pourquoi la manière dont le tri scolaire est aujourd’hui réalisé à partir des maths exacerbe-t-elle les inégalités ?

    Plusieurs études ont permis de se rendre compte que les parcours en mathématiques sont parmi les plus élitistes socialement. En bout de chaîne de l’enseignement, plus de 70 % des personnes qui font de la recherche en mathématiques (pendant ou après le doctorat) viennent de catégories très favorisées, alors que cette proportion est de 60 % en physique, discipline proche, et de l’ordre de la moitié des chercheurs et chercheuses en général. On retrouve aussi énormément d’enfants de matheux dans ces parcours, avec donc une forte reproduction sociale. C’est le fruit de ce qui se joue en amont : dans le secondaire déjà, très peu des jeunes qui font des mathématiques sont issus de classes populaires.

    Pas parce que ces jeunes n’auraient pas de qualités ou d’appétence pour les maths. Les études montrent que, au début du primaire, le désir et la curiosité pour cette matière sont très également répartis. Les écarts se creusent par la suite, en fonction des préjugés reliés à cette discipline. On la présente comme particulièrement ardue, et les familles qui en sont éloignées ne vont donc pas forcément pousser leurs enfants dans cette voie. Les grandes figures des maths qu’on nous offre sont aussi quasi exclusivement celles d’hommes blancs, représentés sous les traits d’une élite, empêchant la possible identification. La deuxième inégalité structurelle est genrée : les filles sont plutôt découragées, par le poids des stéréotypes comme par les processus d’orientation et les conseils des adultes, à s’imaginer réussir en maths.

    Pour ces raisons, le groupe d’élèves qui se retrouve à faire des maths à la fin du lycée a donc largement été trié. En sélectionnant par cette discipline à l’entrée du supérieur, on renforce alors l’exclusion des classes populaires comme des femmes des filières les plus prestigieuses, qui ouvrent aussi aux meilleurs salaires par la suite.

    #lycée #mathématiques #filles #orientation

  • Adapter notre appareil de #formation aux besoins de l’#économie, un long thread de #Julien_Gossa...

    Adapter notre appareil de formation aux besoins de l’économie.

    Communication du #Conseil_des_ministres du 28/04/2025

    Je vous offre une lecture premier degré de cette passionnante communication.
    https://www.info.gouv.fr/conseil-des-ministres/compte-rendu-du-conseil-des-ministres-du-28-04-2025#682ba2c6-cdd6-4dce-925

    L’éducation ne sert qu’à l’#insertion_professionnelle.

    Nous avons déjà tout réformé en profondeur dans ce sens, avec de formidables succès.

    Malgré le formidable succès de nos #réformes, nous constatons leur #échec.

    (Je vous jure j’invente rien, je caricature même pas)

    Cet échec est un « paradoxe » car il y a des #emplois non pourvus.

    C’est donc la faute de l’éducation, qu’il faut continuer à réformer.

    (Pause)

    Ça commence par « Nous devons former davantage de techniciens, d’ingénieurs, de scientifiques, et mieux attirer les jeunes filles vers ces métiers. »

    Et ça enchaine par « entreprises du bâtiment et / entreprises industrielles / sans compter les restaurateurs »

    (fin de la pause)

    1. C’est la faute de l’éducation, mais surtout du #secteur_public.

    Les services de l’État sont dysfonctionnels, notamment pour #Qualiopi (donc pour le #secteur_privé - me demandez pas la logique entre les deux affirmations, je ne fais que traduire).

    2. #Apprentissage

    L’apprentissage a donné le contrôle de l’éducation aux #entreprises.

    Mais ce contrôle a été utilisé « en raison de considérations économiques de certains acteurs de la #formation » (i.e. pomper l’#argent_public de l’apprentissage).

    (C’est la description d’un #échec_total)

    Puis que notre dispositif d’apprentissage a échoué, il faut le développer le plus largement possible.

    (vous vous dites que je déconne, mais lisez le texte en entier)

    (pause)

    Nous constatons que les automobilistes qui se lèvent le plus tôt trouvent une place de parking 20% plus près et 48% vite.
    Pour résoudre le problème des places de parking, il faut donc que tous les automobilistes se lèvent plus tôt.

    Ça vous parait complètement con ?

    (fin de la pause)

    3. Déployer la réforme du #lycée_professionnel

    Les #lycées_pro accueille les élèves fragiles, et les élèves fragiles peinent à trouver des emplois, donc il faut réformer le #lycée_pro.

    (pause)

    Début : « Nous devons former davantage de techniciens, d’ingénieurs, de scientifiques »

    Maintenant : « Les #métiers les plus recherchés par les employeurs aujourd’hui nécessitent pourtant quasi tous un diplôme de l’#enseignement_professionnel. »

    (fin de la pause)

    Puisque les jeunes bacheliers pro ne trouvent pas d’emploi dès la sortie de leurs études, il faut développer la formation des adultes.

    (Me demandez pas, je suis aussi perdu que vous)

    Donc M. Macron va (encore) tout réformer le Lycée Pro.

    Cette #réforme consiste à fermer les formations qui ont de mauvais #taux_d'insertion.
    (Ne demandez pas ce qu’on fait des jeunes qui y étaient : c’est la question qui fâche)

    Et puisque les jeunes sont au #chômage, le mieux est de les rapprocher tout de suite de #Pôle_Emploi.
    (Je vous jure, c’est écrit)

    4. Territorialiser l’offre de formation dans l’enseignement supérieur

    La #LCAP, qui a permis la #dérégulation des #formations_privées, est un grand succès.

    Malheureusement, la dérégulation des formations privées pénalise les jeunes et les adultes.

    Comme la dérégulation des formations privées pénalise les jeunes et les adultes, nous devons « garantir l’adéquation permanente entre formation et #besoins_économiques [de] l’offre de formation des #universités. »
    ¯\(ツ)

    Pour ça, on va utiliser les #COMP 100%

    On va donc
    1. accréditer globalement les #offres_de_formation
    2. calibrer les #capacités_d'accueil seulement sur les « besoins en compétence identifiés locale » grâce à #Insersup.

    (pause)
    Rappel : « Les métiers les plus recherchés par les employeurs aujourd’hui nécessitent pourtant quasi tous un diplôme de l’enseignement professionnel. »

    Conséquence : on va fermer les filières universitaires sur le seul critère de l’#employabilité, par décision algorithmique.
    (fin de pause)

    L’État décide de la « stratégie ».
    Les rectorats discutent avec le #MEDEF pour savoir quoi garder ouvert.
    On consulte tout le monde sauf les universités et les universitaires.
    Les universités appliquent.
    Insersup calcule la #performance.
    Le #budget est automatiquement ajusté en fonction du résultat.

    (pause)
    C’est très exactement ce que je décrivais dans ce billet (https://blog.educpros.fr/julien-gossa/2025/04/22/comp100-les-universites-libres-dobeir). Et ce n’est pas amusant du tout. Voir ainsi confirmer en Conseil des ministres le pire de ce qu’on pouvait prévoir est terrifiant.
    (fin de la pause)

    5. Adapter les dispositifs à destination des adultes pour une meilleure adéquation aux besoins du #marché_du_travail

    "Pour répondre aux transformations rapides du marché du travail (serveurs et de BTP) et lutter contre les situations de sous-activité (il n’y a pas d’emplois)"

    Des vieux trucs.

    Car lorsque la formation n’est pas une réponse suffisante à l’absence d’emploi, il faut bien se rendre à l’évidence : c’est forcément la faute des chômeurs.

    Il faut donc "simplifier". Et réformer la formation.
    (le raisonnement circulaire est fascinant. C’est complètement buggué.)

    Lorsqu’il n’y a pas assez d’emplois, il faut augmenter l’ "#immersion_professionnelle" (ça sonne comme du waterboarding) et un truc (« former-recruter », j’imagine que ça sonne bien quand on n’a rien à dire).

    Car cela a "démontré son efficacité" (crois moi frrr).

    Enfin, les plan d’investissement dans les compétences doit être orienté sur les compétences dont on a besoin.
    (Je vous jure j’invente rien, c’est dingo)

    Donc, réforme au pas de charge, sans prendre le temps de la réflexion et de la concertation. Parce que c’est comme ça.

    (Fin du truc)

    Je crois que c’est la première fois que je lis une communication du Conseil des ministre.

    C’est peut-être toujours comme ça : un constat que ce qu’on n’a fait n’a pas marché, et donc la décision de continuer si possible en accélérant, en mettant de côté toute forme de réflexion ou de logique.

    Ou alors c’est qu’on est arrivés à un point intéressant de l’histoire, où on est allé au bout de la logique "s’il y a des chômeurs, c’est forcément la faute de l’éducation, ou alors des chômeurs".

    Ça expliquerait pourquoi les décisions prises n’ont plus de fondement logique.

    De fait, on a tout donné sur la formation pro en #alternance, et ça n’a pas marché. Si alors on refuse l’argument le plus évident (il n’y a tout simplement pas assez d’emplois pour toute notre population avec l’organisation actuelle du travail), il ne reste que des trucs pétés.

    Parce que "les formations privés font de la merde, donc il faut utiliser insersup et les COMP pour fermer des formations universitaires aux choix des employeurs du bassin", c’est complètement pété.

    On fait quoi des étudiants ?

    On constatera au passage l’invisibilisation complète des #BTS, #prépas, écoles et #IUT, pourtant principaux concernés pour « former davantage de #techniciens, d’#ingénieurs, de #scientifiques ».

    Ne pas en parler, c’est complètement pété.

    PS : Insersup dit qu’il faut fermer les IUT.
    ¯\(ツ)

    Parce que "Les #métiers_en_tensions ne demandent pas de #qualification particulière, donc il faut profondément modifier notre système de #qualification", c’est aussi complètement pété.

    Donc soit on est face à des gens qui simplement préparent une baisse drastique de l’ampleur de notre système éducatif, en particulier universitaire, en prévision de la baisse démographique (dans 5 ans, on amorce une chute durable).

    Mais alors pourquoi ne pas le dire ?

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381380

    Soit on est face à des idéologues, qui se privent de la solution évidente (si l’emploi doit être indispensable pour vivre, alors il faut augmenter le nombre et la qualité des emplois), et aboutissent donc à des solutions déraisonnables, sans fondement, avec des logiques tordues.

    Juste des mots.

    Et on termine avec cette curiosité : on a du « certains acteurs de la formation » et des « certaines formations », mais le Conseil des ministres ne dit jamais les termes :

    💫le secteur d’#enseignement_supérieur privé lucratif💫

    Qui pompe du fric public et ne sert à rien. A cause des réformes.

    Et je termine vraiment avec ma #hottakeesr préférée :

    Au XXIe siècle, il ne faut plus adapter le système éducatif aux besoins économiques, mais il faut adapter l’économie aux besoins des jeunes, donc des étudiants.

    https://social.sciences.re/@juliengossa/114432228297974603

  • Ces lycéens de Deuil-la-Barre se mobilisent contre le départ du cuistot de la cantine « trop généreux » en portions
    https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/le-cuistot-de-la-cantine-mute-pour-des-assiettes-trop-genereuses-ces-lyce

    https://www.leparisien.fr/resizer/LVz_T0RBtQXQn3rVoxQ47O-gYq4=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/WL7EES4QLVBPVKSI5UCAG5VL3A.jpg
    Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), le 1er avril 2025. Le lycée Camille Saint-Saëns se mobilise pour soutenir son cuisinier, écarté subitement alors qu’il était le seul, selon les élèves et les enseignants, à servir des portions normales dans les assiettes. Une pétition doit être envoyée au groupe Elior. (LP/Ma.P.)

    Au lycée Camille Saint-Saëns, une mobilisation inédite est en cours pour soutenir le cuisinier, sanctionné il y a quelques jours. Il était le seul, d’après les élèves et enseignants, à servir des portions suffisantes dans un contexte de détérioration du service.

    « Des fois quand on sort de table, on a encore vraiment faim. » Tous les jours Clément, élève au lycée Camille Saint-Saëns de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), mange à la cantine. Mais en ce moment, ses repas lui restent en travers de la gorge et il n’est pas le seul. « Le pain maintenant on a le droit seulement à un mini-bout, c’est un toast quoi », renchérit un autre grand gaillard. Depuis le mois de janvier, la colère gronde entre les tables du self approvisionnées par le groupe Elior. Et en ce début de semaine, la grogne a explosé avec le départ de celui que beaucoup de lycéens affamés considéraient comme leur seul allié.

    L’article : https://justpaste.it/akbj1

    Cet employé trop proche des élèves se voit muté au loin. Chez Elior, filiale de Derichebourg, la mutation forcée est un outil de management.

    Lutte déterminée à Elior contre la mutation forcée des salariées
    https://www.cgt.fr/actualites/auvergne-rhone-alpes/commerce-distribution-services/egalite-pro-mobilisation/lutte-determinee-elior-contre-la-mutation-forcee-des-salariees

    Les femmes de ménage d’Elior-Derichebourg de Grenoble se sont mises en grève suite à la mutation forcée de treize d’entre elles. (mars 2024)

    Elles exigent l’annulation de cette décision inacceptable.

    #ELIOR #Derichebourg #Lycée #lycéens #alimentation #IDF #cantine #mutation_forcée #management_toxique

  • #Christophe_Kerrero, ancien #recteur de Paris : « Notre modèle #méritocratique s’est replié sur une élite de plus en plus réduite »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/03/10/christophe-kerrero-ancien-recteur-de-paris-notre-modele-meritocratique-s-est

    Christophe Kerrero, ancien recteur de Paris : « Notre modèle méritocratique s’est replié sur une élite de plus en plus réduite »
    Propos recueillis par Violaine Morin et Sylvie Lecherbonnier

    Cet ex-professeur de lettres modernes, qui a démissionné en 2024 de son poste de recteur de Paris, explique, dans un entretien au « Monde », que l’école est devenue une machine ambitieuse qui, paradoxalement, peine à inculquer aux jeunes des savoirs fondamentaux et le partage de certaines valeurs.

    Christophe Kerrero a été recteur de Paris entre 2020 et 2024, après avoir quitté son poste de directeur de cabinet du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. L’ancien professeur de lettres modernes publie, le 13 mars, L’école n’a pas dit son dernier mot (Robert Laffont, 360 pages, 21 euros), un essai dans lequel il retrace son parcours au plus haut sommet du ministère, mais aussi son expérience d’élève médiocre, pour montrer les limites d’un système qui ne parvient pas à faire progresser tous les enfants. Il plaide pour une école « moyenne », débarrassée de l’élitisme scolaire.

    Votre livre s’ouvre sur votre démission du rectorat de Paris. Vous critiquez la ministre de l’éducation nationale de l’époque, Amélie Oudéa-Castéra, et « l’incapacité de certaines élites à se remettre en question ». La méritocratie et l’élitisme républicain sont des mythes à vos yeux. Pourquoi ?
    Depuis vingt-cinq ans, nous sommes montrés du doigt dans le programme international du suivi des acquis des élèves [PISA] de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques] comme étant la société de la reproduction sociale. Notre modèle méritocratique s’est replié sur une élite de plus en plus réduite. Ce modèle devient perdant-perdant : perdant économiquement, car nous avons besoin de tous les talents, et politiquement, parce que cette élite ne représente pas le peuple souverain.

    Les jeunes très favorisés représentent un peu moins d’un quart des 20-24 ans, mais 64 % des étudiants des grandes écoles. Les jeunes Parisiens représentent 2,5 % des Français, mais un tiers des effectifs des très grandes écoles. Il existe une assignation sociale et géographique très forte, qui a des conséquences pour la cohésion nationale.

    Lorsque j’étais aux affaires, nous étions deux directeurs de cabinet non énarques. Aux réunions à Matignon, tout le monde se connaissait déjà. Cela change tout en matière de réseau, et même de négociation. Et, pourtant, je ne suis pas fils de paysans de la Lozère ou d’ouvriers du bâtiment, je suis issu de la classe moyenne.

    Il existe en France des séparations qu’on ne retrouve pas dans d’autres pays. Certains grands patrons allemands sont passés par l’apprentissage, mais ce n’est pas possible dans notre pays, où l’on vous demande encore, dans une logique un peu aristocratique, par quelle école vous êtes passé à 50 ans. Tout cela conduit à une déconnexion des élites, qui se reproduisent et se protègent.

    Face à ces sujets, la classe politique est plutôt atone…
    C’est difficile, car quand on critique ce modèle on est tout de suite accusé de vouloir détruire l’excellence. Plus généralement, les politiques s’intéressent peu à la chose scolaire. Il existe aujourd’hui un « je t’aime moi non plus » autour du système éducatif. On attend tout de l’école et, en même temps, on lui tape dessus.

    De ce fait, les réformes se succèdent à un rythme effréné. Les professeurs subissent ces vagues de changement comme des fantassins de 1916 abandonnés par l’arrière. Tant qu’on n’aura pas un consensus minimal de la société autour du système scolaire, ce jeu de ping-pong va se poursuivre, car l’école ne peut avancer que si la société est en phase avec elle. Le politique doit intervenir pour assurer cette réconciliation et donner une perspective de long terme.

    Quel regard portez-vous sur les dernières réformes mises en œuvre, par exemple les groupes de besoins aux collèges ?
    Il faut arrêter avec les dispositifs. On peut très bien dire, au niveau national : « Voilà les outils qui existent, servez-vous, nous vous donnons toute l’autonomie nécessaire et on évaluera ensuite ce qui marche », en faisant confiance aux acteurs. Dire qu’il faut faire partout la même chose n’a pas vraiment de sens.

    Vous retracez l’histoire de la réforme d’Affelnet Paris, que vous avez lancée en 2020-2021 pour engager davantage de mixité sociale et scolaire dans les lycées, et les levées de boucliers qu’elle a suscitées. Comment analysez-vous ces oppositions ?
    L’une des difficultés de la réforme dans notre pays, c’est la résistance au changement. Sur Affelnet, nous avons livré deux batailles, deux années de suite. La première année où nous avons mis en place l’architecture de la réforme, personne ne pouvait affirmer vouloir perpétuer des ghettos scolaires. Nous avons dû tenir jusqu’au moment où nous pouvions prouver scientifiquement que nous arrivions à davantage de mixité.

    Mais la plus rude des batailles – et je ne m’y attendais pas – s’est tenue la deuxième année, lorsque nous avons fait entrer les lycées parisiens Louis-le-Grand et Henri-IV dans Affelnet. Seulement quelques centaines d’élèves étaient concernés, mais nous touchions au symbole de l’élitisme républicain, et à cette reproduction d’une caste qui veut absolument garder les meilleures places. Or, dans une grande démocratie moderne, chacun doit pouvoir se dire : « L’excellence, c’est aussi possible pour moi. »

    Vous racontez que vous avez même reçu un SMS de la conseillère éducation du président Macron vous demandant d’arrêter la réforme, à la suite de quoi vous avez menacé de démissionner…
    Je n’aurais jamais accepté d’être celui qui abandonne une réforme en faveur de la mixité après l’avoir défendue. J’ai donc proposé de partir, tout en me disant que ma démission ne serait pas acceptée à quelques semaines de l’élection présidentielle. Les journaux auraient annoncé le départ du recteur de Paris parce qu’il n’était pas soutenu sur l’ouverture sociale des lycées du 5e arrondissement ! Cela aurait été du plus mauvais effet. L’Elysée n’a pas donné suite, et la réforme a continué.

    Pour vous, la relation professeur-élève est négligée. Pourquoi est-elle si centrale à vos yeux dans la réforme du système éducatif ?
    Etre professeur aujourd’hui, ce n’est plus la même chose qu’il y a trente ans, il faut l’accepter et former les enseignants autrement. Tout le monde nous rebat les oreilles de la liberté pédagogique, mais encore faut-il avoir pris connaissance des différentes méthodes pour pouvoir exercer sa liberté.

    On nous dit : « On veut caporaliser les professeurs », mais la formation n’est pas une caporalisation. Nos professeurs sont, dans leur immense majorité, de très bonne volonté, mais, laissés seuls, ils sont obligés de réinventer l’eau chaude, alors qu’on connaît scientifiquement les méthodes qui fonctionnent.

    Vous-même, vous avez eu une scolarité chaotique, aux premiers temps de la réforme Haby, qui a créé le collège unique en 1975. Cette démocratisation de l’enseignement secondaire, selon vous, est-elle passée à côté de quelque chose ?

    Le péché originel du collège unique est celui du maximalisme. On a voulu aligner le collège sur le lycée de la bourgeoisie, très élitiste, très académique, qui fonctionnait parce que les enfants qui le fréquentaient avaient un capital culturel fort. On a donc fait le contraire de ce qu’avaient voulu les pères de l’école républicaine, Jules Ferry (1832-1893) et Ferdinand Buisson (1841-1932) : se mettre au niveau des enfants de la paysannerie et des ouvriers, avec un modèle plus concret, les leçons de choses, la morale, l’arithmétique. Dans les petites classes du lycée, c’était beaucoup plus abstrait, et on a fait ce choix de l’abstraction pour le collège unique.

    Est-ce pour cela que vous plaidez pour une école « moyenne » ?
    Je ne suis pas le seul. Mais quand on défend cela, on est accusé de vouloir sabrer l’excellence républicaine. En France, on pense qu’il vaut mieux avoir des programmes exceptionnels, avec, par exemple, un programme d’histoire digne de l’université. A côté de ça, on a des élèves qui ne sauront pas placer le Ve siècle avant ou après Jésus-Christ.

    Tout cela reste donc un idéal, or, comme le disait Kant, « je ne monte pas sur l’idée de cheval ». Au nom de cette excellence, tout le monde paye pour produire une toute petite élite, qui devient d’ailleurs de plus en plus étroite. Nous n’avons que 3 % de très bons élèves, contre 9 % dans l’Union européenne, et 49 % à Singapour.

    Quelle forme prendrait cette école moyenne ?
    C’est un travail qui devrait être mené avec un grand nombre d’acteurs, des citoyens et des scientifiques. Il faudrait imaginer une convention citoyenne sur le sujet. Mais il ne faut pas être trop ambitieux. Le risque, de ce fait, est qu’on nous reproche de ne demander que le minimum. Mais, aujourd’hui, le minimum n’est pas atteint, à savoir la maîtrise des savoirs fondamentaux et d’un esprit scientifique qui garantit l’esprit critique, ainsi que le partage d’un certain nombre de valeurs.

    Vous évoquez même l’idée d’un lycée « unifié », à rebours du système actuel qui sépare les jeunes en seconde entre voie professionnelle et voie générale et technologique…
    Tout le monde parle de la « revalorisation » du lycée professionnel, mais c’est une façon politiquement correcte de se demander comment rendre la voie professionnelle attrayante pour les catégories populaires. Si on avait, comme en Suisse ou en Allemagne, des enfants de notaire et de médecin en lycée professionnel, alors il y aurait une vraie revalorisation.

    Notre problème, c’est qu’il y a des #hiérarchies partout. C’est bien la peine d’avoir fait la #Révolution_française, si tout est #hiérarchisé ! Nous devons assumer de garder les #jeunes au #lycée le plus longtemps possible, de les #former_intellectuellement tout en leur proposant la découverte des #métiers manuels. Encore une fois, nous ne sommes pas obligés d’avoir un modèle unique, mais nous pourrions lancer des #expérimentations et les #évaluer. Mais je sais bien que je ne le verrai pas de mon vivant.

  • Loir-et-Cher : l’Académie Saint-Louis de Chalès, un internat catholique privé non mixte, va ouvrir ses portes en Sologne
    https://archive.ph/WKFpk

    Former les hommes, révéler les talents. Voilà comment se présente l’Académie Saint-Louis de Chalès, nouveau #collège-#lycée #catholique « d’excellence » privé hors contrat de garçons avec #internat qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2025 en plein cœur de la Sologne à Nouan-le-Fuzelier.

    L’ancien orphelinat du domaine de Chalès, ses 175 hectares de forêts et d’étangs se préparent donc à recevoir des adolescents en leur faisant suivre les principes de « l’éducation intégrale telle que la définit l’Église catholique qui considère la personne humaine tout entière : corps, esprit et âme ». Les élèves seront aussi répartis dans des « maisons » avec un « fonctionnement en capitaineries favorisant l’esprit de responsabilité ». 

    [...]

    Si l’Académie Saint-Louis de Chalès est la première à ouvrir, d’autres verront le jour dans chaque région de France. Tout se déroulera en trois phases selon le site internet des Académies. La première phase est presque finie avec l’ouverture prochaine en septembre 2025. La deuxième consistera à continuer de développer les lieux d’enseignement entre 2025 et 2030 avant de posséder une Académie par région en France métropolitaine.

    #Pierre-Édouard_Stérin #enseignement_privé #extrême_droite

    Une dizaine d’organisations, dont les sections du PS et de LFI du Loir-et-Cher, la Ligue des droits de l’homme et des syndicats, demandent ainsi « au préfet et aux autorités de l’Education nationale compétentes de s’opposer à l’ouverture de tels établissements », qui représentant un « danger pour la protection de la jeunesse ».

    https://www.20minutes.fr/societe/4141980-20250305-loir-cher-quoi-projet-internat-catholique-non-mixte-soute