• Pour lutter contre les passoires thermiques, Lyon intègre la chaleur excessive dans les critères de salubrité des logements
    https://www.liberation.fr/societe/logement/pour-lutter-contre-les-passoires-thermiques-lyon-integre-la-chaleur-exces

    Pour faire face à la multiplication des étés caniculaires, le maire écologiste de la ville, Grégory Doucet, cible, avec cette mesure inédite en France, les bouilloires thermiques.

    Partout en France, l’enchaînement des épisodes caniculaires durant l’été a laissé de profondes traces. Face au risque de voir se répéter chaque année ces épisodes de fortes chaleurs, l’écologiste Grégory Doucet a ciblé les bouilloires thermiques de Lyon. Comme l’explique FranceInfo, Le maire de la ville a ajouté la #chaleur excessive aux critères de salubrité en faisant appliquer le Code de la #santé publique, une décision qui réjouit les associations de #locataires et que la mairie souhaiterait voir se transformer en loi.

    Pour le maire adjoint à l’habitat, Antoine Jobert, « il faut se préparer à ce que l’été 2026 soit un des étés les plus frais qu’on vivra pour le restant de nos vies. L’annonce du maire de Lyon vient un peu en prologue de ce travail qu’on doit mener collectivement pour adapter notre ville ».

    En plus des traditionnelles vérifications de présence d’amiante ou de plomb, d’évaluation de la conformité des installations électriques, les inspecteurs communaux lyonnais vont désormais également se pencher sur les #équipements_antichaleur (#volets, #brasseurs_d’air...), avec amende possible en cas de manque. « Il faut qu’on agisse beaucoup plus vite parce que sinon, #Lyon, dans dix, quinze ou vingt ans, va être difficilement vivable dans des périodes qui seront probablement plus chaudes et plus longues que ce que l’on a déjà vécu cet été, estime Antoine Jobert auprès de FranceInfo.

    « Une très bonne nouvelle », pour Solène Peyragrosse, présidente de l’association Territoire zéro logement malade : « C’est la première ville qui prend ce type de position. Aujourd’hui, les locataires de #logements_bouilloires se trouvent dans une situation critique pour leur santé, mais également dans une situation d’impuissance. »

    Une des villes où il fait le plus chaud, un politicien en recherche de légitimité, les conditions sont réunies ! Ce serait drôle que ça passe la rampe dans le blabla pestilentiel alors même que les logements en F et G restent autorisés à la location.

    • Sur le papier c’est super.
      Dans un EHPAD de la collectivité lyonnaise à la Croix Rousse je connais une dame de 89 ans qui vit en semi-autonomie et dispose de 30 m2, comme les autres pensionnaires. Sauf qu’elle est plein sud avec deux grandes baies vitrées... Si elle veut un peu de frais elle doit aller au RDC où il y a la seule salle climatisée de l’établissement. Sinon c’est 32 degrés avec ventilateurs de chaque côté, elle ne se plaint pas, elle attend que ça passe.

  • JO d’hiver 2030 : les atteintes à l’environnement planifiées par le comité d’organisation

    Défrichements de zones forestières, #terrassements, artificialisations, et des #remontées_mécaniques hors du temps, le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 envisage de dégrader durement la #montagne pour le business du #ski.

    « Je ne comprends pas comment on peut sacrifier un site pareil », se désole Anna*, habitante pendant vingt-cinq ans des #Confins, le plateau censé accueillir le « #pôle_nordique » des JO 2030, sur les hauteurs de #La_Clusaz (Haute-Savoie). Ça me dépasse, ça m’atteint profondément. Je suis heurtée par ce qu’ils projettent d’y faire. »

    Sur un plan de masse du futur site, on mesure l’étendue des #travaux projetés. Les #pistes_de_ski courent le long de la zone #Natura_2000 des combes des #Aravis, puis descendent vers le futur #stade, sa tribune de 1 500 places, les différentes « #surfaces_JO » – sport, fédération internationale, famille olympique, médias, organisation, parking. Des triangles et des ronds signalent aussi un peu partout sur ce plan la présence d’oiseaux, de crapauds, d’écureuils roux, de vipères aspics, et l’Azuré du serpolet, un papillon présent dans la zone, comme dans plusieurs #zones_humides.

    Sur ce site, des terrassements colossaux sont prévus notamment pour la « sécurisation du réseau de #neige » – l’approvisionnement en #eau de plusieurs dizaines de #canons_à_neige – par un circuit souterrain possiblement relié à l’une des #retenues_d’eau du #domaine_skiable. La facture des travaux, estimée en décembre 2025 à 13,5 millions d’euros, pourrait encore grimper avec l’ajout récent sur ce site des épreuves paralympiques de ski de fond et de biathlon, le centre nordique existant ne disposant ni de pas de tir ni d’équipements adaptés au #handicap.

    Vendredi 19 juin, le bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (#Cojop) des #Alpes_françaises 2030 a validé sa carte des sites, et la localisation de ses quatre grands pôles : la glace à #Lyon, le freestyle à #Briançon (Hautes-Alpes), l’alpin à Val-d’Isère et à #Courchevel (Savoie), et le nordique au #Grand-Bornand et à La Clusaz (Haute-Savoie) en vue de sa présentation à la 146e session extraordinaire du Comité international olympique (CIO) à Lausanne (Suisse), mercredi 24 et jeudi 25 juin. Mais c’est lors de l’assemblée générale du Cojop que ces décisions doivent être adoptées, le 29 juin.

    Des terrassements considérables

    La première version de la #feuille_de_route_environnementale élaborée par le Cojop et le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), le 13 avril 2026, promet de « limiter l’#empreinte_environnementale des jeux » et de « minimiser l’impact des aménagements des pistes sur les espaces naturels ». Mais elle intègre déjà une possible « #compensation_volontaire » de ces dégâts, « via des projets locaux de conservation et restauration d’écosystèmes » à hauteur de 100 hectares.

    Dans un avis récent, le groupe régional d’expertise sur le climat (Grec) Alpes-Auvergne alerte sur les effets des JOP 2030 dans le contexte « d’un environnement montagnard déjà fragilisé par le réchauffement climatique auquel les émissions de gaz à effet de serre liées aux JOP contribuent ». Et sur la faune et flore « déjà sous pression » notamment du fait de la fréquentation humaine accrue.

    Dans sa feuille de route, le Cojop annonce vouloir réutiliser à hauteur de 90 % des #infrastructures existantes « pour les sites de compétition », et aussi limiter à 30 hectares l’artificialisation « sur l’ensemble des projets pérennes ».

    Mais certains « points d’attention » révèlent sa parfaite connaissance des atteintes à l’environnement les plus sévères : « potentiel terrassement à La Clusaz », « parkings éventuels à #Montgenèvre », « nouvelle piste impliquant défrichement à Montgenèvre », « impact pour les prairies permanentes et les #forêts et la #biodiversité de l’aménagement des fronts de neige ».

    À Montgenèvre (Hautes-Alpes), station du Briançonnais, 3,2 hectares de mélèzes de la #forêt du Prairial doivent en effet être défrichés pour y créer des pistes de snowboardcross et de skicross nécessitant un parcours de bosses et de virages relevés. « Il n’y a rien, il faut créer ces pistes de toutes pièces, ça implique des terrassements considérables, après ce déboisement », commente un membre du Collectif citoyen JOP 2030.

    Absence d’enquête environnementale

    L’ajout d’épreuves de ski-alpinisme, plus en altitude, sur le massif du #Chenaillet, à partir du site du rocher de l’Aigle, inquiète aussi les associations qui portent un projet de protection de la zone depuis quarante ans, et poussent à son classement en réserve naturelle régionale (RNR).

    « C’est un site géologique mondialement connu, ce n’est pas une bonne idée de faire du ski-alpinisme sur ce site », déplore Bernadette, habitante de la commune voisine de Cervières.

    « Il y a des laves en coussins dans un état extraordinaire, comparables à ce que l’on peut observer à 2 400 mètres sous l’océan Atlantique, et tout le cortège de roches qui l’accompagne, explique Claude Rémy, de l’association Arnica Montana. Mais vous y trouvez aussi des plantes protégées, endémiques comme l’Aethionema de Thomas, une petite plante extrêmement rare, et des lichens. »

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    Des maires des JO sous l’œil de la justice

    #Xavier_Mattis, le maire de Val-d’Isère, dont la commune accueillera les épreuves techniques de ski alpin, a vu son élection invalidée par le tribunal administratif le 22 mai. Son entreprise, la SARL #L’Avalain, étant chargée du déneigement de Val-d’Isère, par contrat renouvelé depuis 2020, il n’avait pas le droit de se présenter – en vertu de l’article L231 du Code électoral. Il a fait appel, le 23 juin, en annonçant crânement avoir « posé un genou à terre mais pas deux ».

    #Jean-Luc_Boch, le maire de La Plagne-Tarentaise, et président de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), lui aussi concerné par d’importants travaux liés aux JO (ascenseur valléen, et piste de bobsleigh), fait l’objet d’une enquête judiciaire pour « #prise_illégale_d’intérêts » entre les mains d’une juge lyonnaise après une plainte d’Anticor. Son entreprise, #Boch_et_Frères, a aussi déneigé La Plagne jusqu’en 2016, mais le maire a surtout introduit un promoteur, #Pelletier, acheteur de terrains à la mairie, en 2017, pour une opération immobilière, #Lodges_des_Alpages, dont Boch et Frères a effectué le terrassement. Il est présumé innocent.

    #Jean-Yves_Pachod, le maire de Courchevel, haut lieu de la future compétition, s’est vu reprocher par la chambre régionale des comptes la mise à disposition irrégulière d’un véhicule par l’office du tourisme. Plus récemment, des investigations sont en cours à la suite du déclassement du rez-de-chaussée du bâtiment de l’office du tourisme, en cœur de la station, afin de le louer à un bijoutier, représentant exclusif de la marque Rolex. Dans ce dossier, la brigade de recherches de Chambéry a perquisitionné la mairie et l’office du tourisme en décembre.

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    880 espèces de #plantes dites supérieures y ont été inventoriées. Sans être « opposé par principe aux JO », le scientifique demande « la protection urgente » du #Chenaillet. Il s’étonne aussi de l’absence d’enquête environnementale s’agissant du défrichement de la #forêt_du_Prairial qui héberge « une chouette forestière protégée », la #chouette_de_Tengmalm.

    Au nord de Briançon, sur le domaine skiable de #Serre-Chevalier, la future piste de ski à bosses est aussi « à construire entièrement », sur des zones boisées.

    Un « Monopoly » géant

    Le « Monopoly » géant auquel se livre le Cojop sur la montagne ne fait que commencer. Trois maires des stations emblématiques de La Plagne, Courchevel et Briançon poussent des projets d’#ascenseurs_valléens, respectivement chiffrés à 101, 74,8 et 26 millions d’euros.

    À Briançon, le maire a convaincu le Cojop d’installer un #village_olympique au #fort_des_Trois_Têtes, une fortification militaire du XVIIIe siècle à l’abandon – sans eau, ni éclairage ni aucun réseau. Ce fort a été inscrit parmi les réalisations de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

    Initialement évaluée à 295 millions, désormais « réduite » à 133 millions d’euros, cette opération immobilière hors norme vise à réhabiliter puis à commercialiser, en logements, commerces et hôtel, 17 000 mètres carrés de plancher sur un périmètre de 41 hectares entourés par 4,5 kilomètres de remparts à entretenir, en y incluant une usine abandonnée située en contrebas.

    Estimé à 51,84 millions d’euros, le village des athlètes promet de peser lourd aussi en Haute-Savoie, à #Saint-Jean-de-Sixt, à 3 kilomètres de La Clusaz. Mais un bâtiment de 41,67 millions d’euros sera aussi construit au #Grand-Bornand, à 3 kilomètres de là, pour y être mis à disposition du Cojop. Si l’on ajoute un « #pôle_indoor » prévu au village de La Clusaz, pour 21,7 millions, l’addition qui s’élève à 115 millions construits en dur place le département au niveau de ses voisines.

    En Savoie, 78,5 millions d’euros doivent être investis pour le futur village olympique de #Bozel, qui n’accueillera finalement que les athlètes du site de Courchevel, situé à 18 kilomètres – les épreuves techniques de ski alpin ayant échappé à Méribel au profit de #Val-d’Isère. Mais en Savoie, des fonds importants sont aussi prévus pour la remise à niveau de la piste de bobsleigh de La Plagne, soit 43 millions d’euros, et une prolongation du tremplin de saut à ski de Courchevel, pour 43,6 millions d’euros.

    Le fait accompli

    Ce ruissellement de #fonds_publics au prétexte des JO est ouvertement attendu par certains maires pour soutenir la #promotion_immobilière dans leurs stations. Pour la population, c’est encore l’incertitude, notamment sur la réelle contribution des communes. L’information n’a été donnée qu’au compte-goutte, et des consultations débutent, selon des modalités diverses et variées, au moment où les appels d’offres sont déjà passés.

    Constatant les « démarches lancées en parallèle, voire en amont », le Grec Alpes-Auvergne pointe aussi le « risque évident » de voir la feuille de route environnementale « établie pour tenir compte du fait accompli plutôt que pour permettre aux décideurs en charge d’en intégrer les préconisations dans leurs prises de décisions et initiatives ».

    Après avoir été assignée par plusieurs ONG devant les juridictions administratives pour lui enjoindre « d’organiser une mesure de participation du public », la #Société_de_livraison_des_ouvrages_olympiques (#Solideo) a saisi d’elle-même, le 22 avril, la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu’elle désigne des garants de plusieurs « concertations préalables » : pour l’aménagement du site de ski de fond de La Clusaz, le projet d’ascenseur valléen de La Grande Plagne et l’aménagement du site de compétition de Montgenèvre.

    Réunions publiques prévues

    Mais l’établissement public a entrepris d’organiser ses propres réunions de concertation, hors CNDP, sur les autres sites à Briançon, à Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie), au Grand-Bornand et ailleurs.

    Le 9 juin, les deux garants désignés par la CNDP ont demandé au Cojop et à la Solideo d’expliquer cette différence de traitement.

    À La Clusaz, le maire, #Didier_Thévenet, un proche du président du Cojop, #Edgar_Grospiron, a formalisé l’engagement de sa commune en faisant voter, en décembre 2025, le transfert de la maîtrise d’ouvrage des aménagements du site des Confins à la Solideo. « Tout a été décidé en cinq minutes, relève Anna*. On n’a jamais été consultés pour ces JO. » Questionné durant l’automne, le maire prétendait n’avoir « aucune information ». En décembre, il a salué « les nombreuses relations de travail déjà établies » avec la Solideo.

    Sans trop attendre, l’établissement a lancé ses premiers appels d’offres en mars pour l’assistance à maître d’ouvrage de l’aménagement du « pôle nordique » des Confins.

    Dans leur note du 9 juin, les garants de la CNDP ont rappelé que la concertation devait « débattre d’abord de l’opportunité du projet », « des alternatives » et intégrer « l’option zéro », à charge pour la Solideo et le Cojop de préciser « ce que le projet apporte au public et aux territoires ». À ce stade de « la concertation préalable », la décision de faire le projet « n’est pas encore prise » et il importe de laisser « les champs ouverts aux débats ».

    La réunion publique prévue par la commune de La Clusaz, fin septembre, devrait intégrer ces préconisations, et non pas seulement annoncer les gagnants des appels d’offres.

    À Briançon, le même scénario s’est mis en place pour les rénovations du fort des Trois Têtes et de l’usine de la Schappe. L’appel à candidatures ayant été lancé dès juillet 2025, l’annonce du choix des « lauréats » pour le fort – #Linkcity (#Bouygues_Construction), les promoteurs #Edifim et #Elegia ainsi que l’architecte #Philippe_Prost – et l’usine – #Icade_Promotion et les architectes #Jean-Michel_Wilmotte et #Nathalie_d’Artigues – a précédé les réunions de « concertation » de la Solideo et du maire, #Arnaud_Murgia, un ancien secrétaire national de l’UMP élu pour la première fois à Briançon en 2020.

    Ironie de l’histoire, le projet actuel reprend les grandes lignes d’un #aménagement soutenu par l’ancien maire socialiste et vendu par un promoteur depuis mis en examen pour #escroquerie.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/250626/jo-d-hiver-2030-les-atteintes-l-environnement-planifiees-par-le-comite-d-o
    #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #environnement #forêt #déforestation #artificialisation_des_sols #coût

  • Comment les centres de rétention administrative sont devenus une « extension du #milieu_carcéral »

    Le taux d’éloignement des étrangers sans papiers placés en rétention n’a jamais été aussi faible, alors que les durées d’enfermement s’allongent et que les conditions se dégradent.

    Quand Imed Dridah est sorti de la maison d’arrêt de Bonneville (Haute-Savoie), il lui restait deux mois de peine à purger pour une affaire de « recel de choses volées », dit-il. Cet Algérien de 35 ans, déjà condamné pour « des trucs comme de la détention de stupéfiants », a été placé sous bracelet électronique. Début mai, il se rend au service pénitentiaire d’insertion et de probation pour se faire retirer le bracelet. Il est arrêté lorsqu’il en sort.

    Sa carte de résident de dix ans avait expiré pendant son incarcération et faute de l’avoir renouvelée, ce père de trois enfants français se trouvait en situation irrégulière. Il a été envoyé au centre de rétention administrative (CRA) 2 de #Lyon-Saint-Exupéry, où nous l’avons rencontré en accompagnant le sénateur écologiste du Rhône Thomas Dossus qui a exercé son droit de visite parlementaire, mercredi 13 mai.

    Autour d’Imed Dridah, ils sont plusieurs à témoigner de situations semblables, parmi les 118 hommes actuellement retenus. D’après la cheffe du CRA, la commandante divisionnaire Sandrine Battin, « tous ont des profils #TOP [#trouble_à_l’ordre_public]. Ils sortent soit de prison, soit de garde à vue ».

    « La menace à l’ordre public l’emporte sur tout »

    Ainsi, Nader Aouini a été contrôlé dans la rue. A cette occasion, la police a découvert que ce Tunisien de 39 ans, marié à une Française, avait une #interdiction_du_territoire_français depuis sa condamnation, en 2024, « à cause d’une bagarre où [il s’est] défendu avec un couteau ». Ramzy (toutes les personnes citées par un prénom ont souhaité conserver leur anonymat), un Algérien de 38 ans – et « neuf condamnations au casier pour stupéfiants, vols ou violences » – faisait, lui, l’objet d’un arrêté d’expulsion depuis 2022, remonté lors d’un contrôle policier.

    Selon le rapport publié le 19 mai par les associations présentes en CRA pour de l’assistance juridique aux retenus, dont Forum réfugiés, La Cimade ou le Groupe SOS Solidarités, 29 % des plus de 16 000 personnes retenues dans l’Hexagone en 2025 sortaient de prison. Un niveau inédit. Après avoir été stable entre 2014 et 2017 (autour de 8 %), cette proportion s’est fortement accrue en 2018 (13 %) et les années suivantes, fruit d’une politique amorcée par Gérard Collomb lorsqu’il était ministre de l’intérieur (2017-2018), en réponse au double meurtre commis par une personne en situation irrégulière à la gare de Marseille Saint-Charles, en octobre 2017.

    Dans une circulaire d’août 2022, Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur (2020-2024), avait indiqué aux préfets que « la rétention doit être prioritairement destinée aux [étrangers en situation irrégulière] auteurs de troubles à l’ordre public, y compris lorsque l’#éloignabilité ne paraît pas acquise ». Selon le ministère de l’intérieur, 90 % des personnes en rétention relèvent désormais de profils « TOP ».

    Les associations y voient un détournement de la finalité des CRA. En 2025, seules 36 % des personnes enfermées ont été expulsées, contre 39 % en 2024, soit « un niveau historiquement bas, inférieur même à celui observé pendant la période de crise sanitaire ». Certains étrangers sont placés en rétention plusieurs fois « sans aucune perspective d’éloignement, dénonce Elodie Jallais, de Forum réfugiés. La #menace_à_l’ordre_public l’emporte sur tout, sans que cette notion soit définie ». « Les CRA apparaissent de plus en plus comme une extension du milieu carcéral, observe également Cédric Castes, le référent police aux frontières du syndicat Unité. Et l’accumulation de profils à risque complexifie fortement la gestion quotidienne des centres. »

    #Violences

    Au CRA de #Vincennes (Paris 12e), où Le Monde s’est rendu, lundi 18 mai, en accompagnant la députée (ex-La France insoumise) de Paris Danielle Simonnet, une fonctionnaire de police évoque, en outre, « de plus en plus de problèmes psy », tandis qu’un infirmier du service médical aborde des transferts vers les urgences psychiatriques « plusieurs fois par mois » de retenus « qui entendent des voix, ont des hallucinations ou sont schizophrènes ». Dans les espaces du CRA, les retenus témoignent également de ce contexte lourd.

    Un Marocain décrit le cas d’un homme qui urine dans sa chambre et se recouvre d’excréments. Lounis, un Algérien de 38 ans, se plaint, lui, des « jeunes de 20 ans » qui passent leur journée à « manger des cachetons ». Un Ivoirien de 50 ans porte les traces d’une agression par un co-retenu, survenue le 16 avril, qui lui a laissé deux fractures au nez et à l’orbite. Un Chilien, Roberto Vega, dit avoir été changé de bâtiment après avoir été volé et agressé.

    Des hommes se plaignent aussi des violences de la part de policiers. Selon le rapport interassociatif, au CRA de Vincennes, les juristes du Groupe SOS Solidarités ont accompagné, en 2025, « le dépôt de 81 plaintes auprès du procureur de la République ». Parmi elles, « 26 visaient directement les fonctionnaires du CRA ou des escortes, dont 21 avec un certificat médical corroborant les violences ».

    La durée de la rétention, elle, ne cesse de s’allonger, à la fois sous l’effet de l’évolution législative (en 2018, la durée maximale a été portée à quatre-vingt-dix jours) mais aussi des profils des retenus, plus difficilement expulsés. Près d’un tiers d’entre eux sont des Algériens, alors que la brouille diplomatique entre Paris et Alger fait que 6 % à peine sont, in fine, renvoyés. De même, les personnes sortant de prison affichent un taux d’éloignement inférieur à la moyenne et une durée d’enfermement plus longue (environ quarante-huit jours).

    « Enfermer plus longtemps ne permet pas d’éloigner les personnes, constate ainsi Justine Girard, de La Cimade. Les expulsions ont principalement lieu les premiers jours d’enfermement. » Mercredi 20 mai, le Sénat devait pourtant examiner une proposition de loi – portée par les députés Charles Rodwell (Renaissance, Yvelines), Gabriel Attal (Renaissance, Hauts-de-Seine) et Michel Barnier (Les Républicains, Paris) et déjà votée par l’Assemblée nationale en première lecture le 2 décembre 2025 – qui porterait à deux cent dix jours la durée maximale d’enfermement pour les étrangers « les plus dangereux ». Il s’agit de ceux condamnés pour des actes de terrorisme et ceux qui ont été « définitivement condamnés pour des faits d’atteinte aux personnes punis d’au moins trois ans d’emprisonnement ».

    « La prison, c’est mieux »

    « C’est de la pure #démagogie car on mettra moins de personnes en CRA donc on fera moins d’éloignements », prédit un cadre de la police, sous le couvert de l’anonymat. En outre, estime-t-il, « en plaçant des personnes pendant sept mois, ça va devenir plus dangereux pour tout le monde ». « Le travail en CRA, à l’origine, c’est d’identifier quelqu’un et l’éloigner rapidement, rappelle un autre policier, en poste au CRA du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). On n’est pas formés pour gérer une logique carcérale, mais pour exécuter une procédure administrative. »

    « Les centres n’ont pas été conçus pour des rétentions longues, dénonce à son tour la députée (non-inscrite) du Maine-et-Loire Stella Dupont. Ils s’usent vite, subissent des dégradations. » En avril, l’élue a visité le centre de rétention administrative de #Coquelles (Pas-de-Calais) et dans un courriel adressé au ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, auquel elle demande la fermeture d’une partie des locaux, elle évoque notamment l’« #indignité totale » des douches et l’« #infestation » de chambres par des #punaises_de_lit.

    Au CRA de Vincennes, une partie des retenus ont été installés dans des #préfabriqués. Ils subissent de nombreuses infiltrations d’eau dans les chambres. Dans la partie la plus moderne du centre, lors de notre visite, une seule douche fonctionnait dans des sanitaires prévus pour 58 hommes. Des toilettes étaient bouchées, débordant de matière fécale.

    Au CRA 2 de Lyon-Saint-Exupéry, Gérald Darmanin avait vanté l’édification d’un bâtiment modèle lors de son inauguration en 2022. Depuis, la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté y a épinglé, en 2023, des #conditions_indignes. Les cours de promenade ne sont plus que des grandes cages vides : les tables de ping-pong ont été enlevées, les ballons retirés. Deux après-midi par semaine, une association organise ici des jeux de société et des activités artistiques. « On regarde pour [faire venir] un intervenant pour des activités physiques », explique la cheffe de l’établissement, alors que la durée moyenne de rétention est de cinquante jours.

    « La prison, c’est mieux », affirme Omar, un retenu algérien. « En prison, on est plus autonome, on peut se faire à manger sans dépendre de la gamelle, on vous donne des produits d’hygiène pour nettoyer votre cellule », ajoute Abdoulaye, un retenu sénégalais. « Les gens s’ennuient et surtout, l’incertitude sur ce qui va se passer les angoisse », prolonge Elodie Jallais. Le 12 avril, un Algérien s’est pendu dans une chambre d’isolement. Il avait été placé en rétention pour la troisième fois en deux ans au CRA de Lyon.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/19/comment-les-centres-de-retention-administrative-sont-devenus-une-extension-d

    #migrations #sans-papiers #détention_administrative #rétention #CRA #France #enfermement #violence #inefficacité #efficacité #renvois #expulsions #ennui #santé_mentale

    ping @_kg_ @karine4

  • Raphaël Arnault : « Ils se fichent de la violence politique, leur but, c’est d’éteindre la gauche » | Blast le souffle de l’info, site d’information français d’actualités et d’investigations indépendant
    https://www.blast-info.fr/emissions/2026/raphael-arnault-ils-se-fichent-de-la-violence-politique-leur-but-cest-det

    Après plusieurs semaines de silence, le député et co-fondateur de la Jeune Garde Raphaël Arnault prend la parole. Pendant plus d’une heure, à travers les questions de Soumaya Benaissa, il se livre en exclusivité à Blast. Ce qu’il s’est passé à Lyon, bien sûr, cette rixe qui a mené à la mort du militant néofasciste Quentin Deranque. Et puis l’instrumentalisation qui s’en est suivie, dans les espaces médiatiques et politiques, où exécutif et extrême droite ont avancé conjointement. Une offensive menée contre la gauche, contre l’antifascisme, dans une inversion de réalité poussée au paroxysme. Saturation avec de nombreux non-dits  : l’histoire de la montée du fascisme, la violence politique, l’inaction des pouvoirs publics.

  • Métropole de Lyon. Métro E, tunnel, encadrement des loyers... Les annonces fortes de Véronique Sarselli
    https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/lyon_69123/metropole-de-lyon-metro-e-tunnel-encadrement-des-loyers-les-annonces-fortes-de-

    Abandon de TEOL et lancement du métro E, projet de tunnel, création d’une police sur le réseau TCL, fin de l’encadrement des loyers : Véronique Sarselli a décliné ses priorités.

    Ça envoie du rêve. 

    L’abandon de TEOL, ce sont 50 millions € d’études à la poubelle et une date de mise en service de 2032 qui ne sera pas respectée, donc. Le lancement du métro E, c’est un coût total au moins triple, une date de mise en service d’au moins 5 ans de plus. Le projet de tunnel, c’est potentiellement une nouvelle sortie d’autoroute au milieu de la ville, à la façon de la sortie du tunnel de Fourvière au milieu de la presqu’île. Des flics en plus dans les transports en commune, encore une idée saugrenue pour générer des bavures. Quant à l’encadrement des loyers, là aussi, mesure idéologique, dont aucun indicateur économique ne démontre le moindre impact positif, au contraire, à vrai dire, car en effet, ce sont bien les rentiers auxquels cela va bénéficier en premier lieu, c’est bel et bien documenté, sans effet positif sur la disponibilité de biens, c’est bel et bien documenté.

  • Le retour des voitures ? Chargé de la Voirie pour la Métropole de Lyon, Pierre Oliver demande aux habitants les rues qu’ils veulent voir rouvrir

    Chargé de la Voirie pour le compte de la Métropole de Lyon dont il est vice-président, Pierre Oliver entend défaire plusieurs décisions fortes du mandat écologiste passé. Le maire du 2e arrondissement demande même aux habitants de le solliciter directement.

    La grande loterie des rues à rouvrir aux voitures est lancée !

    Pierre Oliver se sent pousser des ailes avec la délégation sur-mesure que lui a attribué la présidente de la Métropole de Lyon Véronique Sarselli. Responsable de la voirie, le maire LR du 2e arrondissement peut donc imposer à Grégory Doucet de rouvrir certains axes aux automobilistes, à l’instar de la rue Grenette.

    Tu vois, à Lyon, les communes riches du pourtour de Lyon ont décidé que Lyon devait laisser passer leurs SUV sans contraintes. Et tu vois, les élus du centre de Lyon applaudissent et tentent de faire leur Trump en adoptant une position maximaliste. 

    Tu vois, on te dit que les élus de gauche maltraitent le débat public. Moi, là, j’ai l’impression lancinante que les élus d’ultra-droite nous prennent pour des abrutis auxquels il suffit de leur faire des promesses crétines pour qu’on vote pour eux. (et dans les faits, bizarrement, ça marche, et ça tendrait à démontrer qq chose qui aurait tendance à renforcer ma misanthropie).

  • Indispensable front antifasciste - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2026/03/16/indispensable-front-antifasciste

    Une « magnifique percée », saluait Jean-Luc #Mélenchon dimanche soir. Au premier tour des #élections #municipales françaises, La France Insoumise (#LFI) a réalisé des scores impressionnants. Le #parti de #gauche #illibérale se maintient au second tour dans 60 #communes, dont plusieurs grandes villes – contre neuf en 2020. Cerise sur le gâteau, son candidat Bally Bagayoko rafle Saint-Denis (150’000 habitant·es) au premier essai.

    Et cela, contre vents et marées. Car depuis des mois, LFI subit une campagne de #diabolisation. Après la mort d’un militant d’#extrême_droite à #Lyon le 14 février, au sortir d’un affrontement avec des #antifascistes, les attaques ont monté de plusieurs crans. Elles ont même été reprises par des caciques du #Parti_socialiste. Dans un tel contexte, le score de LFI est porteur d’espoir. Il démontre à nouveau que, face à la profonde #crise #capitaliste, un programme combinant #réformes #sociales, #défense des #services_publics, lutte #antiraciste et #internationalisme – marqué notamment par une solidarité sans failles avec #Gaza – peut rencontrer un réel écho populaire.

    Apparemment, nos milliardaires AOP n’ont pas encore remis de l’ordre dans la presse francophone suisse.

    • Aaaah ce terme illibéral c’est vraiment tout et son contraire, je suis pour sa suppression !

      Mais oui, il y a quelque chose de réjouissant à voir que beaucoup de personnes ne se sont pas laissées embobiner par le discours grossier et constant des médias mainstream pour diaboliser LFI.

  • Mort de #Quentin_Deranque à #Lyon  : de nouvelles #images le montrent en première ligne de la bagarre

    Une vidéo, diffusée par plusieurs médias, montre Quentin Deranque, quelques minutes après la bagarre qui lui a coûté la vie. Debout, les mains ensanglantées, à côté d’un autre homme au poing également couvert de sang, il fait face à des passants. Certains lui conseillent de se rendre à l’hôpital, tandis que d’autres évoquent sa participation à une violente bagarre, et lui recommandent de quitter les lieux pour éviter tout problème avec la police. Sa tenue vestimentaire permet de l’identifier en première ligne des affrontements avec les antifascistes, et contredit définitivement la thèse d’un jeune militant pacifiste simplement venu protéger le collectif Némésis.

    Ces images contredisent encore un peu plus le narratif de l’extrême-droite dans l’affaire Quentin Deranque. Diffusées par plusieurs médias, elles montrent le jeune homme de 23 ans, juste après la bagarre au cours de laquelle il a reçu les coups ayant entraîné sa mort. En comparant sa tenue vestimentaire avec d’autres séquences prises pendant l’affrontement avec les antifascistes, le média en ligne Contre Attaque a pu identifier sa position dans la bagarre : Quentin se trouvait en première ligne, visage dissimulé et aux côtés de militants d’extrême droite armés, et portait des coups aux antifascistes.

    On le distingue sur plusieurs scènes de la bagarre  : lors d’une charge en direction des antifascistes, au milieu de l’affrontement à l’angle de la rue Victor Lagrange, et enfin dans cette même rue, utilisée comme axe de fuite par les fascistes, où Quentin Deranque sera frappé au sol. À ses côtés, plusieurs militants d’extrême droite se montrent particulièrement violents. Dans un précédent article, nous mentionnions l’usage par ces derniers d’une béquille, d’une gazeuse lacrymogène et d’un parapluie comme armes. Les images confirment que les personnes manipulant ces objets se trouvaient toutes à proximité de Quentin lors des affrontements.

    Loin d’être, comme l’ont prétendu de nombreux médias de droite, un jeune militant pacifiste venu protéger le collectif Némésis, Quentin faisait donc partie d’un groupe d’une quinzaine de militants fascistes, venus en découdre. C’est ce qu’indique un passant, quelques minutes après l’affrontement, alors que Quentin se tient debout à côté d’eux, à l’endroit exact où il a été frappé au sol.

    Une passante, qui vient d’appeler les secours, précise que Quentin s’est « fait taper sur la tête ». Un témoin de la bagarre répond  : « C’est des trucs qu’ils assument (...) ils étaient là pour ça. » Un autre explique  : « Il y avait deux groupes, c’était une bagarre organisée, il y a deux groupes qui se sont bagarrés. »

    Visiblement sonné, Quentin ne répond pas. À côté de lui, un autre jeune homme, probablement membre du même groupe, comme en témoignent ses phalanges ensanglantées, reste également silencieux et laisse ainsi entendre qu’ils étaient présents pour participer aux violences. La présence de ce deuxième homme sur les lieux correspond aux éléments apportés par le procureur de la République, qui a indiqué lors d’une conférence de presse qu’un des amis de Quentin était revenu le chercher après l’affrontement.

    Au cours de la discussion, alors que la femme ayant appelé les secours recommande à Quentin de se rendre à l’hôpital, un passant commente : « Moi, je serais vous, je partirais ». Un autre ajoute : « Je ferais la même chose. » Alors que la dame insiste sur la nécessité de se rendre aux urgences, un homme précise  : « Je pense qu’il faut qu’il aille à Saint Jo [nom d’un hôpital lyonnais] parce qu’il a l’air d’avoir vraiment mal (...) mais s’il veut pas de problème avec la police je pense qu’il faut qu’il parte.  »

    Quentin et son acolyte suivront finalement ces conseils et se rendront dans le Vieux Lyon, quartier de prédilection des militants néofascistes lyonnais, à environ deux kilomètres du lieu de la bagarre. C’est là que Quentin sera finalement pris en charge par les pompiers, vers 19 heures 40, soit une heure et demie après la vidéo tournée à 18 heures 07.

    Fondateur du groupuscule néo-fasciste Allobroges Bourgoin

    En plus de confirmer la présence de Quentin en première ligne des affrontements avec les antifascistes, cette nouvelle vidéo semble attester son appartenance aux #Allobroges_Bourgoin, un groupuscule néofasciste actif en Isère, qu’il aurait contribué à fonder, selon Le Figaro. Une photo diffusée par les Allobroges Bourgoin sur leur canal Telegram permet d’identifier un jeune homme dont la silhouette et les chaussures correspondent à celles de Quentin Deranque le jour de sa mort.

    Comme nous le mentionnions dans notre précédent article sur l’affaire, les Allobroges Bourgoin s’affichent ouvertement en compagnie de différents groupuscules néonazis, dont les Hussards Paris et les Active Club. On les retrouvait également, en décembre dernier, aux côtés d’Audace Lyon. Ce groupuscule, qui organise régulièrement des entraînements au combat, auxquels Quentin participait, est dans la tourmente depuis les révélations de l’Humanité sur l’organisation, à l’automne dernier, de guets-apens à l’encontre des antifascistes. En octobre 2025, Audace affichait ouvertement son projet violent en déployant à Lyon une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Antifa, te casse pas la tête, Audace s’en chargera ».

    Des fascistes de Clermont-Ferrand et d’autres villes impliqués dans l’affrontement ayant entraîné la mort de Quentin Deranque

    Le média indépendant clermontois Mediacoop a révélé que des militants d’extrême droite, venus de Clermont-Ferrand, étaient présents à Lyon le jour de la mort de Quentin Deranque pour affronter les antifascistes. Ils appartiendraient au groupe néofasciste Clermont non conforme, qui, le 6 février dernier, rendait hommage aux émeutiers du 6 févier 1934 et à l’écrivain fasciste Robert Brasillach, exécuté le 6 février 1945 pour collaboration avec l’Allemagne nazie. Une source fiable a également indiqué à Mediacoop que des militants d’autres villes étaient présents le soir de la bagarre ayant coûté la vie à Quentin. La source a cité les villes de Valence, Besançon, Grenoble et Aix-en-Provence. Des informations que nous n’avons pas pu recouper.

    La présence de membres de Clermont non conforme apparaît en tout cas plausible, tant le groupe auvergnat entretient des liens étroits avec les néofascistes lyonnais. Une figure de Clermont non conforme, Eliot V., est un ancien militant de Lyon ayant déménagé dans la capitale auvergnate il y a quelques années. Selon une source antifasciste, Quentin Deranque lui-même se rendait régulièrement à Clermont-Ferrand et apparaîtrait dans des vidéos de Clermont non conforme. Plusieurs membres de cette organisation étaient d’ailleurs présents le 21 février à Lyon au sein de la manifestation néofasciste en hommage à Quentin Deranque. Parmi eux, Tristan Arnaud, figure de la mouvance néofasciste française condamné à plusieurs reprises pour violences, que l’on voit sur des images assurer le service d’ordre aux côtés du néonazi Marc de Cacqueray-Valménier. Des militants du groupuscule violent Vandal Besak ont aussi été reconnus dans le défilé.

    Pourquoi des militants de Clermont-Ferrand, Valence, Besançon, Grenoble ou Aix-en-Provence auraient-ils parcouru des centaines de kilomètres pour se rendre à Lyon le 12 février, jour de la bagarre qui a coûté la vie à Quentin Deranque  ? Si ces éléments se confirment, ils renforceraient la thèse d’un guet-apens organisé par l’extrême droite contre les antifas. Les jeunes femmes de Némésis auraient-elles servi d’appât, un rôle qu’elles endossent parfois, comme le montrent des conversations internes au groupe, remontant à l’automne dernier et révélées par L’Humanité  ? L’enquête devra aussi faire la lumière sur ce point.

    Une enquête judiciaire qui se complique

    Pour le moment, six hommes suspectés d’avoir porté des coups à Quentin Deranque ont été mis en examen pour homicide volontaire, et un autre pour complicité. Mais, alors que de nouveaux éléments redéfinissent le récit des faits, l’attribution des responsabilités se complique.

    L’information judiciaire « va être longue », avait déjà déclaré le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, lors d’une conférence de presse le 19 février. Il avait précisé que les juges d’instruction étaient saisis « de l’ensemble des faits », c’est-à-dire de « tout ce qu’il s’est passé bien avant, avant, pendant et même après ».

    Pour les faits ayant mené à la mort de Quentin Deranque, tous les suspects, présumés innocents, contestent fermement toute intention de tuer.

    https://www.blast-info.fr/articles/2026/mort-de-quentin-deranque-a-lyon-de-nouvelles-images-le-montrent-en-premie
    #vidéo #extrême_droite

    voir aussi :
    Quentin Deranque était en première ligne dans la bagarre
    https://seenthis.net/messages/1161067
    signalé par @sombre

  • Quentin Deranque était en première ligne dans la bagarre
    https://contre-attaque.net/2026/03/06/quentin-deranque-etait-en-premiere-ligne-dans-la-bagarre

    Quentin Deranque était en première ligne dans l’embuscade qui a mené à sa mort. Après l’affrontement, il était conscient, debout et refusait les secours.

    Une nouvelle vidéo le prouve, et vient détruire définitivement le narratif de l’extrême droite.

    Des images filmées juste après la bagarre du 12 février à Lyon, montrent Quentin Deranque échanger avec des passants. On voit le jeune militant d’extrême droite les mains couvertes de sang, avec un de ses camarades. On lui conseille d’aller à l’hôpital « Saint Jo’ », ce qu’il ne fera pas.

    La personne ayant filmé ces images nous précise : « J’ai pris la vidéo le 12 février à 18h07 sur la rue Victor Lagrange ». En recoupant avec des images de la rue, nous sommes en mesure de certifier qu’il s’agit bien du 14 rue Victor Lagrange. C’est l’endroit exact de la bagarre. On reconnaît ces lieux dans la célèbre vidéo diffusée par TF1, dans laquelle des coups sont échangés au sol, au moment où le commando d’extrême droite a pris la fuite. Ces images sont déterminantes, car elles montrent que Quentin Deranque n’a pas été laissé « pour mort », comme l’ont répété les médias.

  • Espoirs et défis d’un changement écologiste à #Lyon
    https://metropolitiques.eu/Espoirs-et-defis-d-un-changement-ecologiste-a-Lyon.html

    Depuis 2020, les #écologistes et leurs alliés dirigent Lyon et sa #métropole. L’exercice de ce premier mandat révèle que les changements promis pendant la campagne électorale se sont heurtés à des difficultés institutionnelles et politiques. À l’occasion du scrutin municipal de mars-juin 2020, les commentateurs ont à maintes reprises évoqué une « vague verte » pour qualifier les changements de majorité apparus dans plusieurs villes. Lyon fit alors figure d’emblème, notamment parce que la ville #Essais

    / métropole, #élections, #élections_municipales, #alternance, #ancrage_local, écologistes, Lyon

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-cadiou.pdf

  • Métropolitaines 2026. Vers une fin de la régie publique de l’eau avec Grand Cœur Lyonnais ? | Tribune de Lyon
    https://tribunedelyon.fr/politique/metropolitaines-2026-vers-une-fin-de-la-regie-publique-de-leau-avec-gr

    En conférence de presse, jeudi 26 février, Véronique Sarselli et les candidats de Grand Cœur Lyonnais ont prôné une « évaluation poussée » de l’Eau publique du Grand Lyon.

    La droite veut remettre en cause la régie publique mise en oeuvre par les écolos. Parce qu’il est inadmissible que la rente d’un bien commun ne profite plus à des actionnaires privés.

    #corruption #privatisation

  • Nous ne souhaitons la mort de personne, nous souhaitons la disparition du #fascisme — UJFP
    https://ujfp.org/nous-ne-souhaitons-la-mort-de-personne-nous-souhaitons-la-disparition-du-fasci

    Ni les principaux médias, ni le Gouvernement ne dénoncent ni ne luttent vraiment contre cette violence d’extrême droite et l’engrenage infernal dans lequel elle risque de faire tomber toute la société5, mais ils n’hésitent pas à jouer de ce drame pour diaboliser le principe même de l’antifascisme, jusqu’à tenter de disqualifier, voire de criminaliser, la LFI, l’un des principaux partis d’opposition du pays, juste avant les élections municipales. Manœuvre grossière s’il en est.

    L’UJFP a une pensée solidaire pour toutes les minorités cibles d’oppression ce samedi 21 février 2026, qui croiseraient la route de ces groupes fascistes et néo-nazis : victimes de racisme, de xénophobie, de lgbtphobies, de validisme… faites attention à vous !

    L’UJFP s’inscrit dans la lutte contre le racisme, le sexisme, l’homophobie et toutes les formes d’oppression sur lesquelles se fonde le fascisme.

  • Le Canard Enchaîné confirme notre enquête avec une autre vidéo : les fascistes ont bien organisé un guet-apens armé
    https://contre-attaque.net/2026/02/17/le-canard-enchaine-confirme-notre-enquete-avec-une-autre-video-les-f

    Dans Médiapart, un autre témoignage corrobore aussi ce déroulé : « un étudiant engagé à gauche » qui allait à la conférence de Rima Hassan confirme que son groupe a emprunté le tunnel ferroviaire et serait alors tombé sur les militants identitaires qui leur auraient « sauté dessus ». « Il y avait beaucoup de désordre. Ils nous ont lancé une torche ou un fumigène qui est arrivé directement dans le visage d’un d’entre nous ». Tout se recoupe. Bien plus que les 15 versions contradictoires données par l’extrême droite depuis des jours.

    Il faut souligner une autre erreur : le groupe Némésis répète que Quentin et ses amis avaient été invités pour « protéger » les militantes. Cette version ne tient pas à l’épreuve des faits : pourquoi ce groupe de gros bras serait resté caché derrière un tunnel, à plusieurs centaines de mètres de la conférence et donc de l’action de Némésis ?

    En réalité, le groupe de Quentin n’était pas le « Service d’ordre » de Némésis, mais une bande armée rodant non loin d’un meeting de gauche, à la recherche de potentielles proies. Il se coordonnait peut-être avec Némésis mais n’était pas là pour elles. Le Canard Enchaîné le confirme, décrivant sur ces images « un groupe d’énervés d’extrême droite qui semble attendre les autres à la sortie du pont ferroviaire ». C’est une pratique courante de la part des groupes fascistes, à Lyon comme ailleurs, qui consiste à attaquer par surprise des personnes ou des groupes isolés en marge d’événements militants. Pour quiconque s’intéresse à l’extrême droite et connaît la situation lyonnaise, c’est une évidence. Si la justice n’était pas aux ordres, elle poursuivrait l’entourage de Quentin pour violences en réunion avec armes, voire même tentatives d’homicides.

    #extrême_droite #média #Police #justice #classe_politique

  • Mort de Quentin Deranque : « Capitale des fachos » et « labo de l’antifascisme »… Lyon concentre les violences politiques
    https://www.20minutes.fr/politique/4202047-20260218-mort-quentin-deranque-capitale-fachos-labo-antifascisme-l
    https://img.20mn.fr/FGwRvsdzTVSYcGNuzSQ0-ik/1444x920_a-lyon-des-groupes-d-extreme-droite-et-d-extreme-gauche-ont-ete-di

    Pour l’auteur, l’extrême droite a imposé à la ville un niveau de violences qui nécessite une réponse « par tout le monde ». « Le Planning familial ou un groupe de lesbiennes sont obligés de se former au service d’ordre ou à modifier leur parcours de manifestations en prévision d’actions de l’extrême droite. La question de l’autodéfense s’est posée pour tout le monde, ce n’est pas qu’une affaire d’antifas », détaille l’auteur.

    Car oui, en parallèle, la confrontation physique est également utilisée par certains et les affrontements existent, comme Terres de luttes l’explique. Dans les années 1990, c’est le Scalp. En 2013, la Gale émerge après la mort de Clément Méric, puis la Jeune Garde, en 2018. « Tous ces mouvements antifas ont été créés en réaction au fascisme, c’est dans leur nom. Les villes sans extrême droite ont très peu de présence antifasciste. Ces groupes se montent uniquement là où l’extrême droite agit », remarque Romain Jeanticou.

  • Mort de Quentin Deranque : qui sont les Allobroges Bourgoin, son groupuscule néofasciste | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1771336030-mort-quentin-deranque-qui-sont-allobroges-bourgoin-groupuscu

    Troisième plus grosse ville de l’Isère, Bourgoin-Jallieu (38) et ses près de 56.000 habitants abritent depuis mai 2025 un groupuscule néofasciste, les Allobroges Bourgoin. Quentin Deranque, militant d’extrême droite aux multiples accointances radicales et décédé des suites d’une rixe avec des antifascistes à Lyon (69) le 14 février, était, selon un portrait plus qu’élogieux du « Figaro », l’un des co-fondateurs de ce groupuscule berjallien.

    #extrême-droite #fascisme #Lyon

  • TERRES DE LUTTES - Librairie Utopia
    https://librairie-utopia.org/boutique/terres-de-luttes

    Luttes pour le logement au Pays basque Luttes de la terre en Loire-Atlantique Luttes féministes à Grenoble Luttes de l’énergie sur le littoral breton Luttes contre les violences policières dans les banlieues parisiennes Luttes contre l’extrême droite à Lyon Luttes anticolonialistes en Guadeloupe Où et pourquoi se mobilise-t-on aujourd’hui en France ? Il existe, dans certains territoires, une tradition de lutte spécifique qui s’est ancrée localement et se perpétue.
    Du littoral breton aux banlieues parisiennes, de la campagne basque aux universités lyonnaises en passant par l’archipel guadeloupéen, le journaliste #Romain_Jeanticou est allé à la rencontre de celles et ceux qui mènent ces combats. Dans les potagers de Notre-Dame-des-Landes, Paul, le doyen de la ZAD, raconte une vie de luttes bottes aux pieds en Loire-Atlantique. A Grenoble, Anne, jeune militante féministe, renouvelle les combats du tout premier planning familial du pays.
    A travers sept territoires et des dizaines de récits intimes et politiques, l’auteur dresse un tableau vivant de l’évolution du militantisme. On y entend les désillusions, la violence et le poids de l’engagement sur les existences, mais aussi le coeur vibrant et joyeux de la lutte. Romain Jeanticou est grand reporter au magazine Télérama, où il couvre depuis 2017 les luttes politiques et sociales.

    https://bsky.app/profile/romainjeanticou.bsky.social/post/3meyfsxcyms2a

    Comme on entend tout et n’importe quoi sur Lyon, ses extrêmes droites et ses antifascistes, j’ai mis en accès libre le chapitre de mon livre « Terres de luttes » qui retrace l’histoire de ces confrontations politiques locales.

    Et donc, le lien qui va bien pour lire ce sixième chapitre de l’œuvre de Romain Jeanticou consacré aux méfaits de l’#extrême_droite et aux #luttes_antifascistes à #Lyon :

    https://drive.google.com/file/d/1HkbIW-r_6t8uSyWvNS3GRwfz2Ez4jnN5

  • En rapport avec : https://seenthis.net/messages/1158155

    Que s’est-il passé à Lyon le 12 février ? Ce que l’on sait des événements trois jours après les faits
    https://contre-attaque.net/2026/02/15/que-sest-il-passe-a-lyon-le-12-fevrier-ce-que-lon-sait-des-evenement

    Un déroulé confus

    Dans ses nombreuses interventions, Némésis a raconté tout et n’importe quoi sur le déroulé : une fois Quentin aurait été poignardé, une autre il aurait reçu des coups au sol et serait tombé dans le coma, ou encore il serait rentré chez lui et serait senti mal plus tard… Aucune de ces versions n’est attestée, et celle des coups de couteau est une invention pure et simple, qui a pourtant été largement reprise par les médias mainstream.

    TF1 a diffusé le 14 février une courte vidéo prise par un riverain montrant la fin d’une bagarre : trois personnes sont violemment frappées au sol. Il n’y a aucun élément permettant d’attribuer l’appartenance des individus sur les images, et il manque le début de l’altercation. Ce témoin explique « Ça a commencé avec deux groupes qui s’affrontaient, qui se faisaient face-face » avec « une vingtaine » de personnes de chaque côté, autour de 17h. Il s’agirait donc bien d’une rixe entre deux groupes, dont l’un aurait abandonné trois de ses membres après avoir perdu.

    D’autres témoins confirment cette version à Médiapart : une femme parle d’« au moins une vingtaine d’hommes » qui se battent. « Ils se sont jetés au milieu de la rue, ça n’a vraiment duré que cinq minutes en tout. Ils ont balancé un fumigène jusqu’à notre porte, il y avait de la fumée partout ». Cela ressemble à un affrontement entre deux groupes, comme il y en a souvent à Lyon, qui aurait mal fini. Mais pas un guet-apens ni un meurtre prémédité comme on l’entend partout.

    Une zone d’ombre persiste. Selon plusieurs médias, Quentin a été pris en charge à 19h40, à plusieurs kilomètres de la scène diffusée sur TF1. Plus de deux heures se sont donc écoulées, car la vidéo montre une bagarre en plein jour, et à 19h40 il fait nuit noire. Quentin serait donc rentré chez lui avec ses amis, et aurait fait un malaise bien plus tard. En effet, les urgences de l’hôpital Saint-Joseph Saint Luc de Lyon se trouvent à proximité de la bagarre filmée, et il ne s’y est pas rendu. À tel point que Le Monde écrivait le 13 février que « cet événement n’a pas été spécialement signalé, ni mis en relation avec des incidents ».

    Soit la vidéo montre un autre affrontement, ce qui est courant à Lyon, et la personne frappée au sol n’est pas Quentin. Soit ses amis ne lui ont pas porté assistance alors qu’il était gravement blessé pendant des heures. Quelle que soit la version, Quentin n’a pas été « laissé pour mort ».

    Il y a un peu plus de 2,6 km entre le lieu de la rixe (14 rue Victor Lagrange) où, soit disant, Quentin D. aurait été agressé par des « antifas » et le Quai Fulchiron

    #Lyon #extrême-droite #médias_aux_ordres #fascisation

    • Un témoin du passage à tabac des fafs indique qu’ils se sont ensuite relevés et ont explicitement refusé d’aller à l’hosto, comme le proposait un ou des riverains. Tous deux sont partis à pied (journal Fr cul de 8h le 16/2).
      Notre catho tradi a secoué sa commotion cérébrale sur plusieurs bornes et ça s’est mal terminé.

  • Quello che l’industria petrolchimica europea non dice sul riciclo “chimico” della plastica

    A Bruxelles i lobbisti premono per incentivare il riciclo chimico della plastica, celebrato come soluzione “verde” ma ritenuto inattuabile su larga scala da numerosi esperti. Si potrebbe leggere “100% riciclato” su una bottiglia che contiene tra il 2-3% di polimeri recuperati. Su 78 progetti mappati in Europa da un’inchiesta transnazionale ne risultano operativi 18 (quattro dei quali come impianti pilota). E solo di sei si conosce la quantità di rifiuti processati

    Siamo nel cuore di Bruxelles, in una grigia mattina dell’autunno 2025. In un centro conferenze del “quartiere europeo”, dove si concentrano le istituzioni comunitarie, si sta svolgendo un incontro organizzato dall’Istituto francese del Petrolio (Ifpen): si parla di riciclo “avanzato” della plastica. Durante la pausa caffè, girando tra i tavolini alti, c’è una scena curiosa: un uomo sulla sessantina è circondato da sei trentenni che, solidali tra loro, si rivolgono a lui in modo piuttosto aggressivo.

    Lui è Wolfgang Trunk, funzionario della direzione Ambiente della Commissione europea incaricato di seguire l’attuazione della Direttiva 904/2019 sulla plastica monouso. I giovani sono lobbisti delle aziende petrolchimiche Basf, Bluealp, Lyondell Basel, Dow e dell’associazione dell’industria chimica Cefic (Consiglio europeo delle industrie chimiche). La discussione verte sulla modalità con cui saranno assegnati crediti alle aziende che produrranno nuova plastica attraverso impianti di riciclo chimico. Il tema è al centro della preoccupazione dei lobbisti perché la Direttiva impone ai Paesi membri che almeno il 25% delle bottiglie in Pet prodotte siano composte da plastica riciclata (quota che salirà al 30% nel 2030). E la modalità che verrà stabilita per l’assegnazione dei crediti, sarà probabilmente usata anche per le altre normative europee che regolamentano il riciclo di plastica, a partire dal regolamento imballaggi.

    Il riciclo “chimico” (o “avanzato”) della plastica, indica una serie di tecnologie che permettono di trasformare i rifiuti -ad altissime temperature o tramite solventi- in monomeri, ovvero molecole base per la produzione di nuovi polimeri. È pubblicizzato da aziende petrolchimiche per la capacità di processare oggetti non rigenerabili con l’attuale sistema di riciclo “meccanico” (che consiste nella riduzione dei rifiuti in frammenti). Quello che i comunicati dell’industria -ampiamente ripresi dai media mainstream e di settore- tralasciano di dire, è che la nuova plastica prodotta con la tecnologia di riciclo chimico più utilizzata, ovvero la “pirolisi”, contiene al massimo 2-3% di materiale recuperato. Il motivo è che l’olio risultante dal processo di pirolisi è molto corrosivo e può costituire al massimo il 5% del materiale inserito nell’impianto di steam cracking che romperà i polimeri in monomeri attraverso il vapore: per non danneggiare i macchinari andrà diluito con il 95% di nafta. Inoltre, solo circa il 40% delle sostanze che risultano da questo processo -inquinante ed energivoro- sono monomeri direttamente utilizzabili per produrre nuova plastica.

    Come riconosciuto nel corso della conferenza, da Alexander Röder, portavoce dell’associazione di categoria Plastic Europe, il contenuto di materiale riciclato presente in una bottiglia prodotta attraverso il riciclo chimico è meno del 5%. Ma quanto meno, esattamente? E qui arriviamo al motivo per cui i sei giovani lobbisti circondano il funzionario della direzione Ambiente Wolfgang Trunk e poi lo seguono chiedendogli appuntamenti nel corso di tutta la conferenza. Infiltrandoci tra di loro, durante la pausa caffè, osserviamo il lobbista di Basf -tra i principali produttori al mondo di materie plastiche- riassumere così a Trunk la sua posizione su come dovrebbero essere conteggiati i crediti da materiale riciclato: “È una supposizione matematica. Non si tratta di seguire le molecole”. Concludendo con aria supponente: “Posso suggerire di organizzare una riunione per discuterne?”. Tra un panel e l’altro ci avviciniamo a Trunk per chiedergli un chiarimento sulle richieste dei rappresentanti dell’industria: “Loro dicono che il 5% di ciò che è prodotto in questi grandi impianti proviene dai rifiuti plastici. E vogliono ottenere che questo sia considerato, quasi completamente, contenuto riciclato. Noi dobbiamo evitare che ci sia greenwashing. Questa è una grande lotta”.

    La “lotta”, quindi, è su quanto di questo 5% sarà qualificato come contenuto riciclato, dal momento che solo 40% è costituito da monomeri, il resto sono combustibili e altre sostanze chimiche.

    “Si tratta di processi molto sensibili alle caratteristiche dei materiali d’ingresso e alle condizioni alle quali vengono esercitati -spiega Stefano Consonni, professore di Sistemi per l’energia e l’ambiente al Politecnico di Milano- se l’impianto non è alimentato esattamente con il materiale atteso, succede che o il processo non funziona oppure l’affidabilità è molto inferiore a quella desiderata”. Queste difficoltà per Consonni “hanno tenuto questi processi lontani dalle applicazioni commerciali di grande scala”: “Proposte commerciali a livello industriale, per impianti affidabili che possano funzionare 24 ore al giorno, sette giorni alla settimana, praticamente non ce ne sono”. “Gli impianti di questo tipo in Europa sono di piccole e medie dimensioni e ancora in fase di ricerca”, conferma Peter Quicker, professore di Trattamento termico dei rifiuti e controllo delle emissioni all’Università di Aquisgrana e autore di diversi studi sulle prospettive del riciclo chimico della plastica. “Questi progetti spesso diventano sempre più piccoli e poi molti scompaiono”.

    La situazione non è diversa negli Stati Uniti, dove la ricerca sul riciclo chimico è iniziata 50 anni fa. Un rapporto pubblicato nel 2023 dall’organizzazione ambientalista Ipen, che ha analizzato gli impianti operanti nel Paese, afferma che almeno otto su undici producono combustibili invece di nuova plastica. “Questo accade perché l’olio di pirolisi contiene sostanze tossiche, quindi, se non è di qualità adeguata, il modo più sicuro per smaltirlo è bruciarlo”, commenta Consonni. “Ma produrlo e poi bruciarlo non ha senso, quindi tanto vale bruciare i rifiuti direttamente”. “Tutto può essere messo in un inceneritore e bruciato -aggiunge Quicker -ma questa non è un’economia circolare”.

    Tuttavia nel centro conferenze di Bruxelles rappresentanti di industria petrolchimica e istituzioni comunitarie concordano nel ritenere che basterà un quadro normativo in grado di incentivare il riciclo chimico per permettere la sua attuazione su larga scala e così la soluzione al problema attraverso la “circolarità” della plastica.

    Per permettere l’attribuzione dei “crediti da materiale riciclato” alla plastica recuperata chimicamente, la Commissione ha inserito nella bozza di decisione attuativa della Direttiva 904/2019 il concetto di “bilancio di massa”. Si tratta di un metodo contabile che non misura la plastica riciclata che fisicamente entra nei prodotti ma permette di attribuire i crediti sulla base della materia prima processata e delle rese stimate. Il suo funzionamento lo spiega Röder (Plastic Europe) durante la conferenza: “Quando hai 100 prodotti plastici fatti da un materiale composto per il 50% da nafta e per il 50% da materiale riciclato, con il bilancio di massa si può dichiarare che la metà dei prodotti sono ‘100% di plastica riciclata’, e l’altra metà sono fatti di sola plastica vergine. Questo significa che i crediti di materiale riciclato, attribuiti da un ente certificatore, una volta ottenuti si possono concentrare, in base ai suggerimenti degli esperti di marketing, negli oggetti che la gente acquisterebbe più volentieri se fossero riciclati, ad esempio bottigliette di plastica”. Röder però specifica che “l’esempio 50-50 non è quello che vedremo, almeno nelle prime fasi del riciclo chimico, nei nostri impianti. Sarà piuttosto il 5% di riciclato contro il 95% di nafta o anche meno”.

    Per Helmut Maurer, ex esperto della direzione Ambiente della Commissione per i rifiuti e le sostanze chimiche, l’inserimento del principio del “bilancio di massa” nella bozza della decisione attuativa della direttiva sulla plastica monouso è un passo pericoloso: “In futuro compreremo oggetti di plastica con un’etichetta che dice ‘riciclato all’80%’. E sarà legale anche se fisicamente, contengono appena l’1% di materiale recuperato. I numeri esposti non avranno nulla a che vedere con la realtà. Tutto diventerà virtuale e non potremo fidarci di ciò che vediamo”. La decisione attuativa della Direttiva sulla plastica monouso, che stabilisce le regole per il calcolo, la verifica e la rendicontazione del contenuto di materiale riciclato, in particolare per le bottiglie di bevande in plastica, verrà adottata tramite voto da parte di un comitato tecnico formato da rappresentanti degli Stati membri dell’Ue. Il principio del “bilancio di massa” è stato già incluso nella bozza. L’adozione dell’atto, prevista per la fine del 2025 è stata posticipata. Se approvato, per Maurer, “l’industria controllerà sé stessa” perché i libri contabili tenuti dagli enti certificatori “come l’Icss che è costituito anche da industrie, come Basf”, “difficilmente verranno a loro volta controllati da funzionari pubblici, a causa della complessità del lavoro di monitoraggio”.

    Per quest’inchiesta abbiamo analizzato informazioni ufficiali presenti online e contattato direttamente le società proprietarie degli impianti di riciclo chimico -annunciati o operativi- nei nove Paesi europei più rilevanti in questo settore, scoprendo che la realtà è meno luminosa da quella comunicata dagli annunci che celebrano questi impianti evidenziandone la capacità di ridurre le emissioni di CO2. Di 78 impianti annunciati negli ultimi anni in Italia, Francia, Spagna, Germania, Belgio, Olanda, Danimarca, Regno Unito e Svezia, solo 18 sono entrati in funzione e -di questi- quattro funzionano solo saltuariamente come progetti pilota. Mentre la capacità complessiva dei progetti annunciati, cancellati e posposti è di 2,5 milioni di tonnellate di plastica, quella degli impianti operativi e pilota raggiunge appena 0,24 milioni. Gli impianti che risultano effettivamente operativi sono 14, piccoli e poco trasparenti: solo per sei di questi le società hanno pubblicamente fornito l’input di plastica annualmente riciclata e in nessun caso hanno condiviso con noi il documento Life cycle assessment (Lca) sulla base del quale hanno calcolato la riduzione delle emissioni di CO2.

    “Questi documenti non servono ad altro che a fare pubblicità, poiché le aziende possono controllare i parametri in modo favorevole e ottenere i risultati desiderati”, afferma Quicker. In ogni caso, tutti i Lca mostrano il riciclo chimico come vantaggioso a livello di impatto ambientale perché lo mettono a confronto con l’incenerimento o la produzione di nuova plastica, senza considerare come alternativa il riutilizzo o la riduzione degli oggetti monouso. E mentre organizzazioni come Greenpeace criticano il riciclo chimico come elemento che potrebbe distogliere dalla necessità di tagliare la produzione di plastica e adottare misure di prevenzione e riuso, l’Agenzia internazionale per l’energia, prevede che dal 2026 l’industria petrolchimica -e in particolare la produzione di plastica- sarà il principale traino all’estrazione di petrolio.

    https://altreconomia.it/quello-che-lindustria-petrolchimica-europea-non-dice-sul-riciclo-chimic
    #recyclage #plastique #lobby #green-washing #Basf #Bluealp #Lyondell_Basel #Low #Cefic #bouteilles_en_plastique #pet #plastique_recyclé #technologie #pyrolyse #steam_cracking #marketing #industrie_pétrochimique

  • Carte de séjour, des banlieues lyonnaises aux scènes internationales (1980-1990)
    https://metropolitiques.eu/Carte-de-sejour-des-banlieues-lyonnaises-aux-scenes-internationales-

    L’histoire de Carte de séjour, groupe de rock emblématique des années 1980, raconte une aventure politique, culturelle et sensible des banlieues populaires. Philippe Hanus nous invite à sortir de la « géographie morale » qui stigmatise les grands ensembles en mettant en lumière la trajectoire incarnée et vivifiante de « l’arab rock ». Je les ai vus dans leurs répétitions tout au début. Si tu veux, ça nous a fait plaisir que des mecs qui étaient considérés comme des « rouilleurs » se sont #Essais

    / #musique, #Lyon, #banlieue, #Rillieux-la-Pape, #racisme, #discrimination, #émancipation, #arab_rock

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-hanus.pdf

  • « Ce qu’on a découvert est sidérant » : contre les géants de la chimie, elles défendent 200 citoyens intoxiqués aux PFAS
    https://reporterre.net/Ce-qu-on-a-decouvert-est-siderant-contre-les-geants-de-la-chimie-elles-d

    Dès sa création en 2021, le cabinet s’est plongé dans les dossiers de la vallée de la chimie, vaste territoire industriel au sud de Lyon. « On a commencé par analyser les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), les rapports administratifs de la Dreal [la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement], les mises en demeure, les arrêtés préfectoraux, raconte l’avocate de 39 ans. Ce qu’on a découvert est sidérant : des dizaines de non-conformités, mais pratiquement aucune sanction. »

    Lorsque les révélations d’« Envoyé spécial » et « Vert de rage » en 2022 ont mis en lumière la contamination massive aux PFAS, Kaizen était déjà sur le terrain. Louise Tschanz a alors tenté une stratégie audacieuse : le référé pénal environnemental, un mécanisme d’urgence encore très peu utilisé par la justice, qui vise à mettre très rapidement un terme à une pollution constatée ou à en limiter l’ampleur. L’objectif : contraindre les industriels à financer des mesures immédiates — études sanitaires, analyses environnementales — au nom du principe pollueur-payeur.

  • Sait-on mesurer les effets de la gratuité des #transports en commun ?
    https://metropolitiques.eu/Sait-on-mesurer-les-effets-de-la-gratuite-des-transports-en-commun.h

    La gratuité totale des transports en commun convainc peu les spécialistes du sujet. Selon Félicien Boiron, centrer l’évaluation sur des critères d’« efficacité » de la mesure légitime certaines normes dans la fabrique des politiques publiques de transport. Depuis longtemps décriée par la communauté experte du transport, la gratuité totale des transports en commun urbains s’est fait un nouvel ennemi, la Cour des comptes (2025), avec la récente publication d’un rapport qu’elle consacre à « la #Débats

    / mobilité, transports, gratuité, #tarification, #transports_collectifs

    #mobilité #gratuité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_boiron.pdf

    • La contribution des usagers au financement des transports collectifs urbains

      L’organisation des transports collectifs urbains (TCU) est sous la responsabilité des collectivités locales qui en fixent le prix. Comme les recettes tarifaires ne suffisent pas à couvrir tous les coûts – celles-ci ne représentent que 41 % des dépenses de fonctionnement, hors investissement -elles en complètent le financement par d’autres moyens. Pour ce faire, les communes – regroupées au sein d’intercommunalités, comme les métropoles, les communautés d’agglomération ou les communautés urbaines – peuvent percevoir une taxe sur la masse salariale des employeurs locaux, appelée versement mobilité et/ou utiliser leur budget général, financé par les contribuables locaux. Depuis plusieurs années, les collectivités locales ont privilégié une politique de #modération_tarifaire, ce qui a entraîné une déconnexion progressive des #tarifs de l’usage réel des services de transport et donc des coûts induits, et favorisé le financement des #TCU par l’#impôt. Cette baisse de la contribution des usagers au financement des TCU compromet la réalisation des #investissements à venir, pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de mobilité et atteindre les objectifs environnementaux. Le rapport de la Cour des comptes, qui répond à une demande formulée sur sa plateforme citoyenne, aborde ainsi les enjeux du développement des TCU et les modalités de leur financement. L’enquête, qui porte sur les principales autorités organisatrices des mobilités (AOM), décrit l’évolution des contributions au financement des TCU, notamment celle des usagers, et examine l’impact opérationnel et financier des politiques de #modération_tarifaire ou de gratuité. À cet effet, elle synthétise de nombreux travaux des juridictions financières et deux sondages réalisés auprès des usagers des réseaux de transport urbain de #Montpellier et de #Lyon.

      https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-contribution-des-usagers-au-financement-des-transports-collectifs-urbain
      #transports_publics #efficacité #villes #urbanisme #cour_des_comptes #rapport

  • Le collectif du #Rantonnet (monts du lyonnais) contre-attaque au tribunal administratif de #Lyon

    le juge des référés au tribunal administratif de Lyon a été saisi et a reconnu le caractère urgent, audience prévue le 27 novembre 2025. « Il existe des solutions juridiques pour accorder la possibilité de réaliser des habitats légers, avec la création de #Stecal dans le cadre du plan local d’urbanisme. Mais cela nécessite un soutien ou une volonté politique » précise l’avocat du collectif.

    https://basta.media/Menaces-amende-3000-euros-par-mois-habitat-precaire-milieu-agricole

    #habitat_léger #agriculture #prefecture

  • En direct Métropole de Lyon. Explosions sur le site chimique d’Elkem : trois blessés « en urgence absolue », « une alerte supplémentaire sur la Vallée de la chimie »
    https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2025/12/22/des-explosions-entendues-sur-le-site-d-elkem-a-saint-fons-de-la-fumee-s-ec

    Plusieurs explosions auraient été entendues sur le site Seveso « seuil haut » Elkem, situé à Saint-Fons, près de Lyon.

    dernière mise à jour

    20:39 « On pense très fort à leurs familles »
    « C’est un atelier expérimental avec des petits réacteurs de 1000 litres dans lesquels on fait des opérations de chimie de spécialité. L’explosion a eu lieu au cours d’une opération classique de dévolatilisation d’une huile SIH, c’est-à-dire qui potentiellement libère de l’hydrogène. Très probablement, c’est une explosion hydrogène. Il y a 4 victimes, des collègues que l’on connaît de très longues dates. On pense très fort à leurs familles. Des personnes sont choquées. Le Samu nous aide à mettre en place une cellule d’aide psychologique pour accompagner un maximum, les salariés », a indiqué très ému le directeur du site Jean-Pierre Lerat.

  • Marme & lade
    https://bsky.app/profile/marmelade.bsky.social/post/3m7nhgbidns2v

    La préfecture du Rhône interdit les concerts du festival antifa de Lyon,dont celui du groupe punk Poésie Zéro.

    Elle justifie en citant « des textes on très violent, hostiles au système, à la police et la société de surveillance. »

    Le fascisme est là.

    #préfecture #interdiction #lyon (pas antifa)

    • Interdictions des quatre dernieres soirées du Lyon Antifa Fest

      https://rebellyon.info/Interdictions-des-quatre-dernieres-33162

      Festival antifa à #Villeurbanne : la préfecture du Rhône interdit les concerts de groupes « antisystème » et « antipolice »

      La mairie de Lyon a de son côté pris mardi un arrêté interdisant la tenue ce mercredi dans le cadre du festival d’une conférence intitulée « La #Palestine : notre boussole antifasciste », à laquelle devait participer l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Pour justifier sa décision, la mairie évoque notamment « un contexte d’augmentation significative d’actes antisémites sur le territoire » et des risques de troubles à l’ordre public

      https://www.liberation.fr/societe/festival-antifa-a-villeurbanne-la-prefecture-du-rhone-interdit-les-concer

      #fascisme
      #extrême_droite
      #police
      #antifascisme

    • Qui sont les adjoints et adjointes au maire de Lyon ? Parcours, formation, activité professionnelle, affiliation politique, mandats en cours… Passez en revue l’ensemble de l’exécutif municipal autour du maire écologiste Grégory Doucet
      https://www.rue89lyon.fr/2020/07/10/adjoints-adjointes-maire-lyon-conseil-municipal

      Ingénieurs et Sciences Po dominent l’exécutif municipal

      (pour les apologies de la compétence, on repassera)

      #EELV #gauche #police

    • Apparemment, les écologistes lyonnais pensent ne pas avoir besoin du vote des gens qui pensent que le colonialisme et les génocides, ce n’est pas bien. Ils sont en errance idéologique totale. S’ils pensent vraiment que les pistes cyclables, ça suffit pour qu’on vote à nouveau pour eux, je crains qu’ils ne se trompent. Au mieux du vote pour le reste de la gauche. Au pire de l’abstention...

    • À noter que, dans son arrêté, la préfecture du Rhône s’intéresse aux paroles (p. 17). Par exemple, elle cite du Poésie Zéro qui dans un de ses titres

      « Technoflic » dénonce la surveillance de masse et l’oppression policière dans une société hyperconnectée en ces termes : « des caméras qui te matent dans des rues connectées, qui comptent ton nombre de pas, qui savent ce que t’as bouffé, des flics qui te contrôlent avec des algorithmes, qui décident si t’es un bon ou un mauvais citoyen »

      https://www.rhone.gouv.fr/contenu/telechargement/66563/448314/file/RAA_69-2025-327-101225.pdf

    • D’abord interdit, un festival antifa finalement autorisé à Villeurbanne

      Plusieurs soirées avaient été ciblées par un arrêté pour des risques de « troubles à l’ordre public » mais le tribunal administratif annulé cette décision, jeudi 11 novembre

      https://www.liberation.fr/societe/festival-antifa-a-villeurbanne-la-prefecture-du-rhone-interdit-les-concer

      Il y a une erreur dans le mois, c’est aujourd’hui 11 décembre que le TA a annulé la.décision préfectorale.
      .

    • Dans Ration

      En novembre, l’événement avait été pris pour cible par l’extrême droite, notamment par la députée RN du Rhône Tiffany Joncour, qui s’était émue à l’Assemblée nationale que cet événement, « présenté comme un festival culturel », se « revendique ouvertement antifasciste », et avait appelé à l’interdire.

      [...]

      L’interdiction de la préfecture était survenue après la diffusion de messages antipolice samedi soir à Lyon lors de la Fête des lumières, revendiqués localement par le mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre, et au sujet desquels la préfète a saisi la justice.

      gageons que si il ne s’agissait pas d’une institution (établie dans la durée : 2013), c’eut été plus compliqué

      https://www.instagram.com/lyonantifafest/?hl=fr

      chez Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/111225/lyon-antifa-fest-la-justice-inflige-un-camouflet-l-etat

      L’État a également été condamné à verser 450 euros d’indemnités à chaque requérant : l’association Culture de classe, organisatrice du festival, la CGT Spectacles et le syndicat des avocats de France.

      [...]

      [lors de l’audience de référé-liberté]La réponse du préfet délégué à la sécurité, Antoine Guérin, a été… balbutiante. « Cet arrêté répond à une nécessité impérieuse dans un contexte de radicalisation avérée et de violences à l’encontre des forces de l’ordre », a-t-il estimé. Il s’est appuyé sur « un contexte local » de tensions. « Plus 8 % de violences policières dans la région », lâche-t-il… en voulant parler des violences contre des agents de police.

      [...]

      En septembre 2021, Laurent Wauquiez, alors à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait supprimé les subventions du Centre culturel œcuménique (CCO) La Rayonne, qui héberge le festival. Le président n’avait pas apprécié la publication d’une vidéo promotionnelle de l’événement, généralement accueilli en décembre par le CCO. Dans une vidéo de 2015, deux rappeurs parisiens faisaient chanter au public les paroles « Tous les flics, c’est des bâtards ».
      Début décembre, le tribunal administratif avait déjà donné tort aux opposants du festival en condamnant la région Auvergne-Rhône-Alpes à verser plus de 270 000 euros au CCO et à La Rayonne. La collectivité avait immédiatement fait appel.

    • Lyon, la semaine dernière, musée des canuts avec la grand-mère dont la grand mère (une grand mère de grand mère ça fait loiiinnn) à douze ans se brulait les mains dans l’eau bouillante à filer les cocons de vers à soie, comme ses copines. Ben merde, j’étais toute ouïe et le mec te raconte que finalement les canuts faut arrêter le bluff, (ces ouvriers de la soie à l’origine de sécurité sociale, des syndicats, des mutuelles ouvrières) vu que c’étaient rien que des petits patrons qui avaient besoin des soyeux (ceux qui leur ont tirés dessus parce qu’ils voulaient continuer à les asservir).
      Je serai bien restée pour repeindre la façade.

    • Concerts du festival Lyon Antifa Fest : le juge des référés du tribunal administratif de Lyon suspend l’interdiction des concerts prononcée par la préfète du Rhône
      https://lyon.tribunal-administratif.fr/decisions-de-justice/dernieres-decisions/concerts-du-festival-lyon-antifa-fest-le-juge-des-refere

      Dans son ordonnance du 11 décembre 2025, le juge des référés rappelle tout d’abord que l’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il rappelle aussi que la préfète doit prendre les mesures nécessaires à l’exercice de la liberté de réunion.

      Le juge relève ensuite que les artistes programmés lors de ces concerts (Poésie Zéro, Costa, L’Allemand et Da Uzi) qui sont, selon la préfète, connus pour leurs textes hostiles à la police incitant à la haine et à la violence contre les forces de l’ordre, n’ont fait l’objet d’aucune procédure judiciaire en raison de ces textes qui sont librement accessibles, notamment sur les plateformes musicales.

      Le juge note également que le Lyon Antifa Fest est organisé depuis 2013 sans qu’aucun trouble particulier n’ait été constaté lors des précédentes éditions. Il indique que la préfète ne démontre pas que l’édition 2025 pourrait faire craindre qu’il en aille autrement lors des concerts en cause.

      Le juge en conclu que la mesure d’interdiction des trois concerts prévus les 11, 12 et 13 décembre 2025 porte atteinte aux libertés fondamentales et n’est pas nécessaire au maintien de l’ordre public. Il suspend donc l’exécution de cette mesure. Les concerts en cause peuvent avoir lieu.