• #Lyon : appel à dons pour le squat #le_Tochamon !
    https://fr.squat.net/2021/01/12/lyon-appel-a-dons-pour-le-squat-le-tochamon

    Les habitant-e-s du Tochamon, le nouveau squat à Monchat, manquent de tout ! Appel à dons pour aider leur installation… Depuis bientôt deux semaines, des précaires occupent une maison vide dans le quartier de Monchat. Les conditions de vie sont pour l’instant très difficiles car les habitant-e-s manquent de tout. Pour des conditions de vie […]

    #Quartier_Montchat

  • #Lyon : #ouverture du #47_rue_Béchevelin, renversons le rapport de force !
    https://fr.squat.net/2021/01/11/lyon-ouverture-du-47-rue-bechevelin

    Venez nous aider à tenir ce lundi 11 janvier dès 8H le 47 rue Béchevelin à #la_Guillotière contre le froid et pour participer à la défense du quartier : prenez vos bols, on a de la soupe. Salut, ça ne t’aura pas échappé : il caille sévère. Dormir dehors c’est l’horreur. S’entasser chez les […]

    #Espace_Communal_de_la_Guillotière #gentrification #sans-papiers

  • « En quête d’hospitalité(s) » - #LALCA

    En quête d’hospitalité(s) est une #traversée de la métropole lyonnaise, à l’écoute des lieux et des personnes en situation d’errance et de précarité. LALCA interroge l’hospitalité par le prisme de l’habiter, et principalement de cet habiter qui se fragmente dans la ville lorsque l’on dort dehors ou dans un logement non conventionnel, et qui impose de se déplacer pour subvenir à l’ensemble de ses #besoins_fondamentaux.
    Cet #essai_radiophonique part donc à la rencontre de quelques lieux d’hospitalité : les #Bains-douches_Delessert, la #péniche-accueil #Balajo, #Ensemble_pour_un_repas, la #Bibliothèque_municipale de Lyon et le #CADA Forum Réfugiés de #Villeurbanne pour tenter de construire ensemble une définition en mouvement de l’hospitalité.

    https://soundcloud.com/radio-traces/en-quete-dhospitalites-lalca

    #Lyon #hospitalité #bains_douche #bains_douches #bains-douche #habiter #se_laver #audio #SDF #sans-abrisme #sans-abris #urban_matter #villes #géographie_urbaine #pauvreté #miroir #douches #hygiène #lieu-ressource #lieu-répit #répit #confinement #solidarité #nourriture #repas #alimentation #femmes #femmes_à_la_rue

  • La Horde – Lyon : Nouvelle agression fasciste à la Croix-Rousse à l’occasion d’une collecte de jouets pour Noël
    https://lahorde.samizdat.net/2020/12/14/lyon-nouvelle-agression-fasciste-a-la-croix-rousse-a-loccasion-dun

    Ce samedi 12/12, à la sortie d’une collecte solidaire de vêtements et de jouets organisée par l’association PESE dans les locaux de la librairie la Plume Noire, deux adhérents de l’association PESE (Pour l’Egalite Sociale et l’Ecologie) également syndiqués à Solidaires Rhône ont été agressés par un groupe de 7-8 militants d’extrême-droite.

    Ayant visiblement repéré les lieux, les fascistes ont attendus que les 2 bénévoles soient seuls pour les rouer de coups (10 minutes auparavant, une dizaine de personnes étaient présentes dans la librairie).

    L’attaque est loin d’être anodine :
    – elle a été faite le jour d’une collecte de vêtements et de jouets organisée par une association en direction de familles démunies, en particulier les familles migrantes.
    – le lieu ciblé qui accueillait la collecte, a déjà subi par le passé des menaces, des collages sur sa devanture et une attaque en 2016 par une vingtaine de fascistes.
    Pour rappel, la ville de #Lyon est toujours la base de plusieurs groupes fascistes dont #Génération_Identitaire qui a pignon sur rue avec un local ouvert au public (la Traboule) et une salle d’entraînement au combat de rue (l’Agogé).

    Depuis 10 ans, nos organisations sont impliquées dans des collectifs luttant contre ces groupuscules et pour la fermeture de leurs locaux et nous continuerons à l’être malgré les intimidations et cette nouvelle attaque. La stratégie de l’extrême-droite ne change pas : agresser, faire peur y compris sur des membres d’une association mais nous restons déterminé.e.s à lutter contre ces militants de la haine.
    Sous l’ère Collomb, les fascistes n’ont jamais été inquiétés et les fermetures de locaux l’ont été uniquement par la mobilisation des habitant.e.s. des quartiers concernés.

    Combien d’attaques, combien d’agressions devront avoir lieu, combien de blessé-e-s devrons-nous dénombrer, pour qu’enfin des mesures soient prises contres ces groupuscules ? Ou peut-être devrons-nous attendre un.e mort.e ? Le laissez-faire envers ces militants d’extrême droite est insupportable.

    De notre côté, nous continuerons à nous battre aux côtés des salarié.e.s, des exploité.e.s pour notre émancipation et la justice sociale à mille lieux des discours fascistes. Nous continuerons à mobiliser les salarié.e.s et les habitant·e.s des quartiers concernés contre ces menaces.

    Face aux fascistes, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et la solidarité de notre camp social.
    Union Communiste Libertaire et Solidaires Rhône

  • Métropole de Lyon : la gestion de l’eau potable redeviendra publique en 2023
    https://www.bfmtv.com/economie/metropole-de-lyon-la-gestion-de-l-eau-potable-redeviendra-publique-en-2023_AD

    Promesse de campagne des écologistes, la métropole de Lyon va reprendre la main sur la gestion de son eau potable. La nouvelle majorité métropolitaine lance le chantier : une régie publique sera chargée, dès le 1er janvier 2023, de produire et de distribuer les 245.000 m3 d’eau nécessaires chaque jour à l’agglomération et à ses 1,2 million d’habitants. Ce marché de 88 millions d’euros annuels échappe au groupe Veolia qui assure l’exploitation du réseau depuis 2015, dans le cadre d’une délégation de service public (DSP) qui arrive à échéance en décembre 2022. [...]

    L’objectif : une meilleure « préservation de la ressource », et non une baisse des tarifs, assurent les écologistes lyonnais. « Il n’y aura pas de changement tarifaire, dans un premier temps du moins, à l’exception d’une tarification sociale et solidaire ayant pour objectif que les premiers mètres cubes soient gratuits pour les plus précaires », a indiqué Bruno Bernard. Les bénéfices dégagés devraient servir, selon la municipalité, à intensifier la lutte contre les fuites du réseau ou à engager des actions pour réduire l’usage des pesticides par les agriculteurs proches du site de captage.

    #eau #communs

  • #Lyon : l’ECG est et restera à #la_Guillotière !
    https://fr.squat.net/2020/12/12/lyon-lecg-est-et-restera-a-la-guillotiere

    Aujourd’hui, après toutes les embûches rencontrées, nous sommes heureux.ses de fêter le premier anniversaire de l’ECG, #45_rue_Béchevelin, vieux bâtiment des vins Descours, promis à la destruction par une énième offensive de réaméanagement urbain. Il en faut de l’énergie et de la détermination pour tenir ce pari de création d’un nouveau lieu de vie […]

    #Espace_Communal_de_la_Guillotière #gentrification #sans-papiers

  • #Villeurbanne : le #Collectif_Solidarités_Cusset ouvre un squat rue de l’Egalité
    https://fr.squat.net/2020/11/26/villeurbanne-le-collectif-solidarites-cusset-ouvre-un-squat-rue-de-legalit

    Nous, Collectif Solidarités #Cusset, avons occupé depuis le mercredi 18 novembre un bâtiment vacant au 4-6 rue de l’Egalité à Villeurbanne. Nous sommes un collectif de quartier réunissant des habitant·es de Cusset. Depuis le premier confinement, nous avons décidé de nous organiser collectivement face à la situation sanitaire et sociale afin de proposer une solidarité […]

    #4-6_rue_de_l’égalité #Lyon #ouverture

  • CNES Géoimage Nouvelles ressources

    Dans une situation difficile, tendue et régressive, les cours en présentiel sont impossibles, les bibliothèques, universitaires en particulier, et les librairies sont fermées et les risques de décrochages se multiplient. Dans ce contexte, le site Géoimage du CNES (Centre Nat. d’Etudes Spatiales) met à disposition en ligne plus de 300 dossiers réalisés par 165 auteurs sur 86 pays et territoires. Pour votre information, voici les derniers dossiers réalisés ces deux derniers mois. Ils constituent peut être une ressource utile pour vos étudiants. En restant a votre disposition.

    1. Nouveaux dossiers en ligne

    #Frontières : entre #guerres, #tensions et #coopérations

    #Pakistan-#Inde-#Chine. Le massif du #K2 et le #Glacier_Siachen : #conflits_frontaliers et affrontements militaires sur le « toit du monde » (L. Carroué )

    https://geoimage.cnes.fr/fr/pakistan-inde-chine-le-massif-du-k2-et-le-glacier-siachen-conflits-fro

    Pakistan-Chine. La #Karakoram_Highway : un axe transfrontalier géostratégique à travers l’#Himalaya (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/pakistan-chine-la-karakoram-highway-un-axe-transfrontalier-geostrategi

    #Afghanistan/ #Pakistan/ #Tadjikistan - Le corridor de #Wakhan : une zone tampon transfrontalière en plein Himalaya (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/afghanistan-pakistan-tadjikistan-le-corridor-de-wakhan-une-zone-tampon

    Affrontement aux sommets sur la frontière sino-indienne, autour du #Lac_Pangong_Tso dans l’Himalaya (F. Vergez)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/affrontement-aux-sommets-sur-la-frontiere-sino-indienne-sur-le-lac-pan

    #Brésil - #Argentine#Paraguay. La triple frontière autour d’#Iguazu : un des territoires transfrontaliers les plus actifs au monde (C. Loïzzo)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/bresil-argentine-paraguay-la-triple-frontiere-autour-diguazu-un-des-te

    #Grèce#Turquie. Les îles grecques de #Samos et #Lesbos en #mer_Egée : tensions géopolitiques frontalières et flux migratoires (F. Vergez)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/grece-turquie-les-iles-grecques-de-samos-et-lesbos-en-mer-egee-tension

    #Jordanie/ #Syrie : guerre civile, frontière militarisée et #camps_de_réfugiés de #Zaatari (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/jordanie-syrie-guerre-civile-frontiere-militarisee-et-camps-de-refugie

    Frontières : France métropolitaine et outre-mer

    #Calais : un port de la façade maritime européenne aux fonctions transfrontalières transmanches (L. Carbonnier et A. Gack)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/hauts-de-france-calais-un-port-de-la-facade-maritime-europeenne-aux-fo

    L’Est-#Maralpin : un territoire transfrontalier franco-italo-monégaste au cœur de l’arc méditerranéen (F. Boizet et L. Clerc)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/lest-maralpin-un-territoire-transfrontalier-franco-italo-monegaste-au-

    La principauté de #Monaco : le défi du territoire, entre limite frontalière, densification et extensions urbaines maritimes (P. Briand)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/la-principaute-de-monaco-le-defi-du-territoire-entre-limite-frontalier

    #Guyane_française/ Brésil. La frontière : d’un territoire longtemps contesté à une difficile coopération régionale transfrontalière (P. Blancodini )

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/guyane-francaise-bresil-la-frontiere-un-territoire-longtemps-conteste-

    (Frontières. Pages concours - Capes, Agrégations)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/les-frontieres

    Enjeux géostratégiques et géopolitiques

    Pakistan. #Gwadar : un port chinois des Nouvelles Routes de la Soie dans un #Baloutchistan désertique et instable (C. Loïzzo)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/pakistan-gwadar-un-port-chinois-des-nouvelles-routes-de-la-soie-dans-u

    #Chine. L’archipel des #Paracels : construire des #îles pour projeter sa puissance et contrôler la #Mer_de_Chine méridionale (L. Carroué)

    Chine - L’archipel des Paracels : construire des îles pour projeter sa puissance et contrôler la Mer de Chine méridionale

    #Kings_Bay : la grande base sous-marine nucléaire stratégique de l’#Atlantique (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-kings-bay-la-grande-base-sous-marine-nucleaire-strategique-

    #Kitsap - #Bangor : la plus grande #base_sous-marine nucléaire stratégique au monde (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-kitsap-bangor-la-plus-grande-base-sous-marine-nucleaire-str

    #Djibouti / #Yémen. Le détroit de #Bab_el-Mandeb : un verrou maritime géostratégique entre la #mer_Rouge et l’#océan_Indien (E. Dallier et P. Denmat)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/djiboutiyemen-le-detroit-de-bab-el-mandeb-un-verrou-maritime-geostrate

    #Abu_Dhabi : une ville capitale, entre mer et désert (F. Tétart)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/emirats-arabes-unis-abu-dhabi-une-ville-capitale-entre-mer-et-desert

    France et #DROM : dynamiques et mutations

    Languedoc. #Cap_d’Agde : une station touristique au sein d’un littoral très aménagé en région viticole (Y. Clavé)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/languedoc-cap-dagde-une-station-touristique-au-sein-dun-littoral-tres-

    Le sud-est de la #Grande-Terre : les plages touristiques et les #Grands_Fonds, entre survalorisation, inégalités et développement durable (J. Fieschi et E. Mephara)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/guadeloupe-le-sud-est-de-la-grande-terre-les-plages-touristiques-et-le

    #Normandie. #Lyons-la-Forêt et son environnement : entre #Rouen et Paris, un espace rural sous emprise forestière (T. Puigventos)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/normandie-lyons-la-foret-et-son-environnement-entre-rouen-et-paris-un-

    #PACA. L’agglomération de #Fréjus - #Saint-Raphaël : un #littoral méditerranéen touristique urbanisé (S. Revert)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/paca-lagglomeration-de-frejus-saint-raphael-un-littoral-mediterraneen-

    #Tourisme et #patrimonialisation dans le monde

    #Portugal#Lisbonne : la capitale portugaise aux défis d’une #touristification accélérée et d’une patrimonialisation accrue (J. Picollier)

    Portugal - Lisbonne : la capitale portugaise aux défis d’une touristification accélérée et d’une patrimonialisation accrue

    #Floride : le Sud-Ouest, un nouveau corridor touristique et urbain (J.F. Arnal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-floride-le-sud-ouest-un-nouveau-corridor-touristique-et-urb

    #Alaska. Le #Mont_Denali : glaciers, #parc_national, #wilderness et changement climatique (A. Poiret)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/alaska-le-mont-denali-glaciers-parc-national-wilderness-et-changement-

    #Ile_Maurice. Le miracle de l’émergence d’une petite île de l’#océan_Indien (M. Lachenal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/ile-maurice-le-miracle-de-lemergence-dune-petite-ile-de-locean-indien

    Le #Grand-Prismatic du Parc National du #Yellowstone : entre wilderness, protection, patrimonialisation et tourisme de masse (S. Sangarne et N. Vermersch)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-le-grand-prismatic-du-parc-national-du-yellowstone-entre-wi

    #Maroc. Contraintes, défis et potentialités d’un espace désertique marocain en bordure du Sahara : Ouarzazate (M. Lachenal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/maroc-contraintes-defis-et-potentialites-dun-espace-desertique-marocai

    2. Nouvelle rubrique : « Images A la Une »

    La rubrique Image A La Une a pour objectif de mettre en ligne une image satellite accompagnée d’un commentaire en lien avec un point d’actualité et qui peut donc être facilement mobilisée en cours (cf. incendies de forêt en Australie en janv./ 2020, impact du Coronavirus en avril 2020).

    Fabien Vergez : Affrontements aux sommets sur la frontière sino-indienne, sur le lac Pangong Tso dans l’Himalaya

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/affrontement-aux-sommets-sur-la-frontiere-sino-indienne-sur-le-lac-pan

    Virginie Estève : Les "#Incendies_zombies" en #Arctique : un phénomène surmédiatisé qui alerte sur le réchauffement climatique.

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/incendies-zombies-en-arctique-un-phenomene-surmediatise-qui-alerte-sur

    3. Ouverture d’une nouvelle rubrique : « La satellithèque »

    Le site Géoimage du CNES se dote d’une nouvelle rubrique afin d’enrichir son offre. A côté des images déjà proposées dans les rubriques "dossiers thématiques" ou "Images A la Une", le site Géoimage du CNES met en ligne comme autres ressources des images brutes non accompagnées d’un commentaire ou d’une analyse.

    L’objectif de cette #Satellithèque est d’offrir au plus grand nombre - enseignants, universitaires, chercheurs, étudiants, grand public... - de nombreuses images de la France et du monde. Ainsi, progressivement, dans les mois qui viennent des centaines d’images nouvelles seront disponibles et téléchargeable directement et gratuitement en ligne afin d’accompagner leurs travaux, recherches ou voyages.

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/satellitheque

    4. Ouverture de comptes Twitter et Instagram

    Suivez et partagez l’actualité du site GeoImage à travers Twitter / Instagram, que ce soit de nouvelles mises en ligne ou des évènements autour de ce projet. La publication de nouveaux dossiers et leurs référencements, tout comme la publication de notules dans images à la une est accompagnée de brèves sur ces réseaux sociaux

    Ci-dessous les identifiants pour s’abonner aux comptes Twitter et Instagram

    Compte twitter : @Geoimage_ed

    Compte Instagram : geoimage_ed

    #images_satellitaires #visualisation

    #ressources_pédagogiques

  • Un général accusé d’avoir couvert des actes de torture brigue la présidence d’Interpol | Mediacités

    Inspecteur général de la police des #ÉmiratsArabesUnis, #AhmedNasserAl-Raisi est, pour le moment, le seul candidat connu à la tête de l’agence mondiale basée à #Lyon. Deux britanniques, dont l’un a accepté de témoigner pour #Mediacités, l’accusent d’avoir fermé les yeux sur des actes de torture dont ils disent avoir été victimes.

    https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2020/11/10/un-general-accuse-davoir-couvert-des-actes-de-torture-brigue-la-presidenc

    #interpol #police

  • #Lyon : Bernard et Doucet se félicitent d’être de gauche après l’expulsion du #Squat_Maurice_Scève
    https://fr.squat.net/2020/10/29/lyon-bernard-et-doucet-se-felicitent-detre-de-gauche-apres-lexpulsion-du-s

    Ce mardi 27 octobre, à 3 jours de la trêve hivernale, la préfecture a procédé à l’évacuation du squat « Maurice Sceve » sur le plateau de la #Croix-Rousse. Quelques instants après, les élus EELV postaient un communiqué de presse pour se féliciter de leurs valeurs humanistes de gauche qui avaient permis cette évacuation dans […]

    #8_Rue_Louis_Thévenet #ancien_Collège_Maurice_Scève #Collège_sans_frontières_Maurice_Scève #expulsion #Mineurs_Non_Accompagnés #sans-papiers

  • #Lyon : un nouveau squat de #la_Guillotière assiégé par une milice privée
    https://fr.squat.net/2020/10/28/lyon-un-nouveau-squat-de-la-guillotiere-assiege-par-une-milice-privee

    Depuis jeudi 22 octobre un squat a été ouvert par des personnes sans domicile fixe au #50_rue_Rachais, Lyon 7. La police est passée lundi constater l’occupation et récupérer les preuves de la légalité de l’occupation. Malgré la bonne entente avec le voisinage et l’illégalité d’une potentielle expulsion au vue du délai de 48h […]

    #ouverture

  • #Lyon : évacuation du Collège Maurice Scève
    https://fr.squat.net/2020/10/28/lyon-evacuation-du-college-maurice-sceve

    Communiqué suite à l’évacuation du #Collège_sans_frontières_Maurice_Scève par le #collectif_soutien_migrants_Lyon_Croix-Rousse, 28 octobre 2020. L’évacuation du Collège sans frontières Maurice Scève le 27 octobre 2020 s’est déroulée sans heurts avec la police, ce qui est appréciable après l’intrusion violente du 6 octobre. Nous regrettons que, pour ce qui n’aurait […]

    #8_Rue_Louis_Thévenet #ancien_Collège_Maurice_Scève #Croix-Rousse #Mineurs_Non_Accompagnés #sans-papiers #Squat_Maurice_Scève

  • #Lyon : appel à soutien pour le nouveau squat rue Edouard Rochet
    https://fr.squat.net/2020/10/24/lyon-appel-a-soutien-pour-le-nouveau-squat-rue-edouard-rochet

    Lundi 26 octobre, dès 8 heures, rendez-vous au 10-12 rue Édouard Rochet dans le 3e pour soutenir le nouveau squat, pour les 2e 48 heures essentielles pour les preuves d’occupation, pour entrer en procédure du droit au logement, votre soutien est crucial dans ce moment là ! Samedi matin 24 octobre, le nouveau squat a […]

    #12_rue_Édouard_Rochet #ouverture

  • #Lyon : occupation de biens immobiliers libres et vacants en sommeil le samedi 24 octobre
    https://fr.squat.net/2020/10/24/lyon-occupation-de-biens-immobiliers-libres-et-vacants-en-sommeil

    À nouveau, l’état d’urgence sanitaire liée au Covid19 montre que les personnes sans-abri sont les grandes oubliées des politiques publiques. En effet, comment respecte-t-on le couvre-feu à 21 heures lorsqu’on a pas de chez-soi ? La non action des pouvoirs publics, qui n’ouvrent jamais suffisamment d’hébergements dignes aux familles et personnes, les contraignent à survivre […]

    #ouverture #quartier_de_Sans-Soucis

  • A la recherche de l’écologisme métropolitain - Chez Renard - vendredi 16 octobre 2020

    En 1892, Henri Carrette inaugurait à Roubaix le « socialisme municipal ». En 2014, Piolle lançait de Grenoble l’écologisme métropolitain. Les Verts sont désormais à la tête de neuf grandes villes françaises parmi les plus ravageuses. Quelles sont leurs propositions concernant le développement urbain et les politiques d’attractivité ? Leurs métropoles seront technologiques et verticales, mais bienveillantes et inclusives. Voici les intentions et C.V. de sept d’entre eux.
    Cet article est initialement paru dans le journal La Décroissance du mois de septembre, donc rédigé pendant le mois d’août.

    Les métropoles sont les premières responsables du désastre climatique, chimique, nucléaire. Les « Gilets jaunes » en occupèrent les ronds-points et les centres contre la cherté des transports. Les élections municipales furent suspendues à une pandémie mondiale d’abord inter-métropolitaine. Aux diverses questions posées par l’organisation métropolitaine du capital, EELV répond « Vivre Lille », « Maintenant Lyon », « Pour demain Tours » ou « Réveillons Annecy ». Simples niaiseries ? Pas seulement : faire chiant donne des gages de responsabilité. Voici les nouveaux élus – pratiques, discours, CV.

    Grégory Doucet, diplômé d’École supérieure de commerce, #Lyon. Le Programme des écologistes lyonnais annonce la couleur bleue-verte. Des bonhommes enfantins, quasi asexués et aux traits résolument arrondis, entendent « propulser Lyon dans le XXI° siècle. » L’édito promet une « ville qui s’élance dans l’innovation scientifique, entrepreneuriale et sociale pour surmonter les défis de l’époque. » Par la fougue de l’écriture inclusive, le nouveau maire des « Lyonnais-e-s » s’insurge à la fois contre la « politique des petits pas », qui a bien assez duré, et « la soi-disant incompatibilité entre écologie et économie ». Tout « radicaux » qu’ils sont, les nouveaux tauliers ne vont « pas interdire la voiture », laisseront « plus de place aux piétons et aux vélos », et leurs marchés publics seront soumis à des critères « d’éco-socio-conditionnalité » [1].

    Jeanne Barseghian, juriste, Strasbourg. Les trois mots-clés de la nouvelle « gouvernance » sont : « Collégialité, dialogue, bienveillance. » Que les insurgés contre le péril vert se rassurent : ils ne rouleront pas à 20km/h sur le périphérique ni ne présenteront de carences en vitamine B12. Si la première mesure de Barseghian sera une « Déclaration d’état d’urgence écologique », elle rassure tout de suite le patronat local que « économie et écologie sont compatibles » en installant « tous les acteurs du monde économique autour de la table [2] ». Parmi les mesures phares, une « éco-éga-conditionnalité » des marchés publics imposera des critères environnementaux et de genre à la croissance de Strasbourg.

    Michèle Rubirola, médecin généraliste, Marseille. La ville la plus polluée de France compte sur elle pour devenir « capitale méditerranéenne des techs à impact positif. » La « Ville-Métropole », annoncée par la mafia précédente, serait une « promesse non tenue » que l’élue verte se chargera d’honorer. Car, quoi qu’on en pense, « le fait métropolitain existe », de Saint-Loup à Vitrolles. Mais un autre « rayonnement » est possible, qui reste pour Rubirola une « priorité absolue » malgré la marée de croisiéristes qui monte et descend la Canebière à la vitesse d’un cheval de réforme. Son rayonnement à elle s’appuiera sur des « pépinières » telles que La Belle de mai, usine « culturelle et créative » créée par ses prédécesseurs, et une « très large bande passante » qui offrira aux entreprises de la tech marseillaise un « avantage comparatif ».

    Emmanuel Denis, ingénieur électronique, Tours. La singularité de M. Denis s’exprime par un soutien franchement osé à « l’économie de demain » qui réduira « l’emprunte écologique » de sa cité. Pour ce faire, il compte avant tout sur les « chercheurs » et les « entreprises » car Tours, voyez-vous, et c’est ce qui fait sa singularité (bis), a « besoin d’innovation », de « conforter la place de l’université dans la ville », de « poursuivre la politique de pôles d’excellence » pour ainsi « accompagner la transition écologique des entreprises par les low techs et le numérique en lien avec la recherche. » Greentechs et technogreen.

    François Astorg, manager de données et de capital humain, Annecy. Face à un « urbanisme mal maîtrisé », cet enseignant à la Chambre de commerce de Haute-Savoie pense qu’une autre voie est possible pour que sa ville demeure « agréable » et, pour tout dire, « attractive ». Tout en maîtrise, le candidat de « Réveillons Annecy » suggère de « rehausser les constructions pour dégager une offre de locaux » aux entreprises et universités spécialisées dans la « mécatronique », et de « favoriser la hauteur de construction » des logements du centre-ville. Annecy se réveillera verte et verticale.

    Pierre Hurmic, avocat, Bordeaux. Si le « catho basque » a le mérite d’une certaine verve, c’est pour défendre de bien plates verditudes. Alors que la ville étouffe dans les microparticules des Parisiens débarqués, Hurmic pensait encore en 2018 que « Magnetic Bordeaux », cette initiative d’« attractivité territoriale », « allait dans le bon sens » [3]. Jusqu’à ce que la quantité d’habitants (Bordeaux, « métropole millionnaire ») nuise à la « qualité » de leur vie. La démarche « qualité » de Pierre Hurmic se résume à « augmenter la densité » en construisant plus haut, et à miser sur « la modernité et la transition écologique » qui sont autant d’« éléments d’attractivité ». Attirer vert pour attirer plus pour verdir l’attraction. M. Hurmic fonde son utopie sur « l’écosystème » Darwin, une pépinière d’entreprises de la « green économie » peuplée de brunchers, de créateurs, et de startuppers, développée par un dignitaire du MEDEF local, les patrons d’une agence du pub, et dont le coordinateur était sur la liste EELV [4].

    Eric Piolle, ingénieur, Grenoble. « Une équipe, un projet, un programme ». Le premier maire écolo d’une grande ville est, comme vous venez de le constater, le plus techno des maires verts. Ce militant de l’attractivité technopolitaine propose un « centre-ville apaisé et attractif » dans une métropole qui s’étale sur le plateau du Trièves et de chaque côté de la Chartreuse. Mais une métropole avec Conseil métropolitain élu au suffrage universel et déplacements en téléphériques [5]. Cet ancien dirigeant de start-up et ancien cadre de Hewlett-Packard est aujourd’hui à la manœuvre avec Anne Hidalgo pour présenter en 2022 une candidature social-écologiste, ou éco-sociale, selon la tête du candidat, et votre appétence pour les finasseries marketing.

    À la recherche de l’écologisme métropolitain. En 1892, l’ouvrier tisserand Henri Carrette est le premier maire socialiste d’une grande ville, Roubaix. Il devient le symbole d’un « socialisme municipal » qui, en attendant la révolution, offre à une population miséreuse des services publics tels que les cantines, crèches, bains-douches [6]. Cent ans plus tard, l’élection de Piolle à Grenoble, puis de neuf maires verts de grandes villes, confirme la naissance d’un écologisme métropolitain détenu par cette classe particulière de la petite bourgeoisie intellectuelle qu’est la technocratie.

    Le psychologue américain Abraham Maslow laissa, en plus de sa Pyramide des besoins, un marteau à son nom, selon cette loi : « J’imagine qu’il est tentant, si le seul outil dont vous disposiez est un marteau, de tout considérer comme un clou. » Pour un ingénieur, un technicien, un manager, bref un haut diplômé, la catastrophe écologique est un problème de process, d’organisation, de technologies. Elle ne réclamerait ni rapports de force ni conflits, mais « l’intelligence collective », et donc dépolitisée, d’une organisation efficiente de l’espace. La métropole verte sera verticale, connectée, pilotée par les ingénieurs. Sa « démocratisation » ne rendra pas de pouvoir aux gouvernés, dépossédés de tout et poussés à l’abstention par les spécialistes. L’écologisme métropolitain ne résoudra ni la question démocratique, ni la question écologique. Il ne fera que les compliquer.

    Tomjo

    Illustration : Eric Piolle inaugurant à Grenoble en 2017 le technopole de Schneider Electric dédié à la smart city et aux réseaux "intelligents", Place Gre’net, 2020.

    Archives
    Les Verts

    Le Clampin libéré, mensuel du nord et du Pas-de-Calais, numéro spécial Municipales, 8 mars 1977.

    Pierre Mauroy est alors candidat à sa réélection et Pierre Radanne est le premier candidat écolo à Lille. Typiquement écologiste, Radanne est "spécialiste" des questions énergétiques, il deviendra président de l’ADEME et d’un bureau d’études sur les politiques énergétiques. Le Clampin libéré https://labrique.net/index.php/thematiques/histoires-du-bocal/726-le-clampin-libere-deterre fut un journal impertinent de la région lilloise, plus écolo-libertaire que gauchiste. On y retrouvait les dessins de Cenvint (Libé, Actuel, Rock & Folk, etc), ceux de Phil Casoar (Libé, Actuel, Fluide Glacial) et les articles de Jean-Luc Porquet (Actuel, Canard enchaîné).

    D’accord, les écologistes sont les moins pourris de cette campagne municipale (ils sont même encore un peu mûrs), mais qu’est-ce qu’ils ont dans leur besace ? Que proposent-ils ? Pierre Radanne, tête de liste et permanent des Amis de la Terre, nous explique ça :
« Le premier point, c’est l’information. Il ne faut plus que les dossiers municipaux soient tenus secrets, que les projets de technocrates soient réalisés dans l’ombre. Nous réclamons un accès libre à toutes les informations que détient la mairie. Le second point, c’est le pouvoir. Il ne faut plus qu’une municipalité qui se dit socialiste refuse de partager son pouvoir avec les comités de quartier, qui devraient disposer d’un réel pouvoir de décision, et de moyens matériels pour assumer cette charge. Le troisième point, c’est l’orientation de la gestion. Privilégier la bagnole au détriment des transports en commun, déporter les habitants les plus démunis vers la banlieue, parquer les vieux, les immigrés et les nomades, raser les vieux quartiers pour y mettre des résidences de grand standing, refuser de soutenir activement les grévistes des entreprises lilloises, ne pas remettre en cause la consommation d’énergie, et dissimuler toutes ces actions sous un discours ouvriériste, tout cela va dans un certain sens. Nous voulons aller exactement en sens inverse : une société décentralisée, anti-hiérarchique, écologique est possible. Et cette société peut s’ébaucher au niveau de la commune : refusons le métro, n’installons au Diplodocus [aujourd’hui Le Nouveau Siècle, dans le Vieux-Lille] que des équipements sociaux et culturels, boutons la bagnole hors de Lille, contrôlons les opérations immobilières, agissons en liaison avec les syndicats d’entreprise, mettons en place des coopératives médicales, artisanales, utilisons l’énergie solaire et éolienne, refusons la logique du profit et du progrès, recyclons les déchets, réduisons la durée du temps de travail, surveillons ce que nous consommons, assainissons la Deûle,... etc »
On arrête là, parce qu’il continuerait à parler comme ça pendant des heures, ce bavard de Radanne... Pour entendre la suite, allez au 51, rue de Gand, au siège des Amis de la Terre !

    Notes
    [1] Cf 20 Minutes, 15 juin 2020.
    [2] Public-Sénat, 3 juillet 2020.
    [3] Conseil municipal du 15 octobre 2018.
    [4] Voir L’écobusiness de Darwin, leur évolution et la nôtre https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2017/09/09/lecobusiness-de-darwin-leur-evolution-et-la-notre , publié par Les Amis de Bartleby, 7 sept. 2017.
    [5] Cf. Retour à Grenopolis http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1256 , Pièces et main d’œuvre, juin 2020.
    [6] « Les socialistes, la question communale et l’institution municipale : le cas de Roubaix à la fin du XIXe siècle », Rémi Lefebvre, Cahiers Jaurès, 2005.

  • À l’aéroport de Lyon, Vinci banalise la reconnaissance faciale
    https://technopolice.fr/blog/a-laeroport-de-lyon-vinci-banalise-la-reconnaissance-faciale

    L’expérimentation de reconnaissance faciale lancée la semaine dernière par Vinci Airports est un nouveau pas vers la banalisation des technologies de surveillance biométrique. Grâce aux financements de l’Etat et au soutien implicite de la Cnil, l’entreprise Idemia a pu déployer sans inquiétude son dispositif biométrique dans l’espace public. Nulle doute qu’elle et les autres entreprises de la Technopolice sauront en profiter. Lundi 5 octobre, l’entreprise Vinci Airports a annoncé le lancement d’une (...)

    #Vinci #algorithme #CCTV #biométrie #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #surveillance # #LaQuadratureduNet (...)

    ##_ ##Technopolice

  • Au procès de Kamel Daoudi, plus ancien assigné à résidence : « Le confinement, je le subis depuis douze ans »
    par Ariane Griessel publié le 6 octobre 2020
    https://www.franceinter.fr/justice/au-proces-de-kamel-daoudi-plus-ancien-assigne-a-residence-le-confinement

    Kamel Daoudi, plus ancien assigné à résidence de France, a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel d’Aurillac a un an de détention pour ne pas avoir respecté les conditions de cette assignation. Jugement au terme d’un procès qui pose la question du suivi des anciens islamistes, une fois leur peine purgée.
    (...)
    Le jugement tombe au bout de vingt minutes de délibéré : un an de prison avec maintien en détention. Pas d’explication. Hugo Partouche, lui, voit un lien entre cette condamnation et l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, survenue quelques heures avant l’arrestation de Kamel Daoudi : « On poursuit monsieur Daoudi à des moments où il faut être d’un courage particulièrement exceptionnel pour accepter de le relaxer. »

    Kamel Daoudi est reparti, dans la foulée de sa condamnation, à la prison de Lyon-Corbas, où il entame, ce mardi soir, une grève de la faim. « Tout ça pour des fallafels et un karaoké », souffle sa compagne à la sortie du palais de justice. Son avocat a d’ores et déjà fait appel.

    https://seenthis.net/messages/878581

  • #Lyon, encore…
    http://www.weck.fr/2020/10/02/lyon-encore

    Il est des villes qui ne veulent pas de vous, seul ou accompagné… Et qui pour vous le faire savoir ne cesse de déployer tous leurs charmes pour bien vous faire comprendre que vous n’en serez jamais. Lyon est de celles-ci avec moi. Avec Berlin, j’ai réussi à contourner la chose. Je dois bien à […]

    #France

  • Chéribibi Acte XI est imprimé
    https://www.cheribibi.net

    En attendant d’informer les rares lecteurs de ce Chéribiblog (maintenant que tout le monde -sauf nous- est chez Mark Zuckerberg) d’évènements à venir en octobre, le ChériBibi nouveau (ci-dessus) sera ce samedi 19 septembre à Bruxelles au sein de l’excellentissime et ô combien unique cinéma Nova, à l’occase de la soirée sur le défunt ciné porno l’ABC (que j’ai eu la chance et le plaisir halluciné de pouvoir visiter avant sa destruction, merci aux camarades du Nova !). Donc si y’en a des lecteurs & lectrices dans les parages qui veulent toper ce n°11 en primeur -il sera chez tous les bons libraires le 9 octobre-, vous savez où nous trouver (le bar est au sous-sol)…

    Pis on fait la mise sous pli des abonnés mercredi 23 septembre, donc envois massifs en fin de semaine prochaine.
    Si t’es pas encore abonné, je passerais à la boîte postale mercredi midi alors arrange-toi pour que le chèque y soit.

    Tu veux ton ChériBibi ? ChériBibi veut ton grisbi !

    since : http://aredje.net/les-lapins-electriques
    https://www.magasin4.be

    #cheribibi #aredje #fanzine #vinyle #culture_populaire

  • SEDIF : le projet de rachat de Suez par Veolia fout le boxon

    L’annonce par M. Antoine Frérot à la fin du mois d’août de son intention de mettre la main sur l’éternelle rivale Lyonnaise suscite des remous jusque dans l’empire paisible du Syndicat des eaux d’Ile-de-France qui tiendra son nouveau bureau syndical le 24 septembre. Alors que M. André Santini poursuivait obstinément son projet de « Grand Paris de l’eau », un vent de folie s’est levé de la rue Saint Benoit à l’usine de Choisy.

    http://www.eauxglacees.com/SEDIF-le-projet-de-rachat-de-Suez

  • A Décines, dans la banlieue de #Lyon, l’ombre des « #Loups_gris », des ultranationalistes turcs, sur les #Arméniens
    Par Christophe Ayad // REPORTAGE // Publié hier à 10h15, mis à jour hier à 11h09

    Dans cette ville de la métropole de Lyon, le groupuscule a semé la panique, le 24 juillet, au cours d’un rassemblement arménien. Son leader, Ahmet Cetin, originaire d’Oyonnax (Ain), devait comparaître, jeudi, devant le tribunal de Bourg-en-Bresse.

    Le 24 juillet, au cœur d’un été déjà chargé, la France a échappé, sans même s’en rendre compte, à un drame qui aurait pu déchirer encore un peu plus le tissu fragile d’une société effilochée. A Décines, dans la banlieue de Lyon, des manifestants ultranationalistes turcs ont semé la panique dans une manifestation pro-arménienne, provoquant une réelle inquiétude dans une communauté installée dans la commune depuis bientôt un siècle et n’ayant jamais subi ce genre d’agression.

    Décines, c’est une « petite #Arménie » entre Rhône et Saône. Sur 28 000 habitants, la commune compte aujourd’hui 5 000 Arméniens, dont un nombre important de nouveaux venus arrivés d’Arménie pour des raisons économiques et de Syrie ou d’Irak à cause des guerres. Au tout début des années 1920, la Lyonnaise de la soie artificielle est à la recherche de main-d’œuvre : un recruteur grec part à Thessalonique, où il embauche directement dans un camp de réfugiés des rescapés du génocide arménien. Dès 1932, la Maison de la culture arménienne ouvre ses portes, ainsi que, la même année, une église en face. Le long de la même rue, un monument en mémoire du génocide arménien de 1915 est inauguré en 1972, sur la place de la Libération. C’est le premier en Europe.

    La même rue, rebaptisée « rue du 24-Avril-1915 » – jour du déclenchement du #génocide –, accueille également le Centre national de la mémoire arménienne (CNMA). C’est au pied du mémorial et tout près du CNMA que se tenait le rassemblement du 24 juillet. « Nous avions appelé à une manifestation pacifique et statique de solidarité avec l’Arménie agressée militairement par l’Azerbaïdjan », précise Sarah Tanzilli, 35 ans, membre du Comité de défense de la cause arménienne (CDCA).

    « Tirs de mortiers »
    Dans la nuit du 12 au 13 juillet, en effet, des heurts militaires ont opposé Erevan et Bakou, en conflit depuis 1991 sur le sort du Haut-Karabakh, une enclave peuplée d’Arméniens en territoire azerbaïdjanais. Pour la première fois, les accrochages se matérialisent par une incursion azerbaïdjanaise en territoire arménien, et non pas dans la seule région contestée du Haut-Karabakh. « Etant donné notre histoire, nous ne pouvons qu’être inquiets lorsque la sécurité de l’Arménie est menacée », plaide Sarah Tanzilli. D’autant que la Turquie est un soutien indéfectible de l’Azerbaïdjan, turcophone, face à l’ennemi arménien.

    Quarante-huit heures avant la manifestation, un appel à une contre-manifestation est lancé sur les réseaux sociaux par Ahmet Cetin, une figure connue de la scène nationaliste turque de France, qui multiplie propos à l’emporte-pièce et déclarations d’allégeance au président turc, Recep Tayyip Erdogan. Le jeune homme est originaire d’Oyonnax (Ain), où la communauté turque, souvent originaire d’Isparta, est réputée pour ses idées nationalistes.

    Le jour dit, les manifestants turcs débarquent en ville vers 18 h 30. Ils sont entre 50 et 150, selon les différentes sources. Sur la place de la Libération, quelque 500 Arméniens commencent leur rassemblement à 19 heures. A peine Sarah Tanzilli prononce quelques mots au micro qu’éclatent des « tirs de mortiers » – en fait, des pétards agricoles dont la déflagration est en effet effrayante. Ils ne causent aucun dommage, mais les manifestants sont terrorisés, d’autant que, sur les réseaux sociaux, plusieurs sonnent l’alerte aux Loups gris. Ce groupuscule paramilitaire ultranationaliste (MHP) sévit depuis les années 1970, tantôt avec l’accord tacite, voire les encouragements, du pouvoir turc, tantôt à son insu, contre « les gauchistes », les Kurdes et tous ceux qui dénigrent la grandeur turque.

    Comme l’atteste une vidéo qu’Ahmet Cetin a mise en ligne, certains manifestants sont masqués, arborent l’insigne des Loups gris et font le signe de ralliement du mouvement avec leurs doigts en joignant le pouce, le majeur et l’annulaire, l’index et l’auriculaire dressés pour former le profil et les oreilles d’un loup. Sur cette même vidéo, ils scandent, en turc : « Nous sommes le commando turc ! »

    D’après plusieurs témoins, que Le Monde n’a pas pu rencontrer, ces manifestants étaient armés de couteaux et de barres de fer. Deux couteaux auraient été retrouvés dans la boîte aux lettres d’un médecin. Les manifestants auraient aussi emprunté l’avenue Jean-Jaurès en criant : « Ils sont où les Arméniens ? », avant de s’en prendre à la boutique du cordonnier Arm-Ian, aux origines évidentes, épargnant son voisin, le kebab, sans savoir qu’il est en fait kurde.

    « Pourquoi la police les a laissés arriver ? »
    Interrogé par Le Monde, le cordonnier raconte : « Ils ont commencé à jeter des pierres et des pétards sur mon magasin. Avec mes amis, je les ai menacés avec un marteau et des outils, et ils se sont enfuis. Puis la police a débarqué et a lancé du gaz lacrymogène. C’est eux qui avaient peur plus que nous. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi la police les a laissés arriver en ville. Elle sait très bien que Décines est arménien et qu’il allait y avoir des problèmes. »

    En effet, alors qu’une partie de la population se terre chez elle, de jeunes Arméniens sortent pour en découdre et la police doit s’employer à empêcher les deux groupes de s’affronter. Finalement, il n’y aura pas de confrontation directe, ni de blessé. Quatre Turcs arrêtés par la police font l’objet d’un rappel à la loi avant d’être libérés. L’affaire aurait pu en rester là, mais Ahmet Cetin continue de poster des messages inquiétants après la manifestation. Dans l’un d’entre eux, il déclare : « Que le gouvernement [turc] me donne 200 euros et une arme et je ferai ce qu’il y a à faire partout en France. » Il se plaint de la passivité des Turcs de Paris et de Strasbourg, pourtant plus nombreux mais « pas unis et pas soudés ». « A Lyon, nous, on gère », fanfaronne-t-il.

    A Décines, le choc est réel. Jamais la communauté arménienne n’avait été directement ciblée. Même en mars 2006, lorsque le comité Talaat Pacha, une autre officine d’extrême droite turque, avait organisé une grande marche dans le centre de Lyon, avec 3 000 militants venus de toute l’Europe, contre l’inauguration prochaine d’un monument à la mémoire du génocide arménien place Antonin-Poncet. La marche, émaillée de slogans négationnistes et encadrée par un service d’ordre très agressif, avait affronté des groupuscules étudiants d’extrême gauche qui défilaient à l’époque contre le CPE.

    Cagnotte de soutien
    Très rapidement, le CDCA prend un avocat, Me Charles Consigny, et dépose deux plaintes : l’une pour « appels à la haine » et l’autre pour « attroupement en vue de fomenter des violences ». Le parquet se saisit de la première et décide de l’instruire en comparution immédiate. Placé en garde à vue le 17 août, Ahmet Cetin est interrogé par la police puis relâché. Son procès pour « appels à la haine raciale » est fixé dans l’après-midi de jeudi 17 septembre, au tribunal de Bourg-en-Bresse, le plus proche de son domicile.

    Depuis son arrestation, M. Cetin a supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux, mais des activistes arméniens ont archivé ses déclarations et vidéos – dont plusieurs nient la réalité du génocide arménien, ce qui, en France, n’est pas puni par la loi. Il a ouvert un nouveau compte Instagram, où sa communication est nettement plus contrôlée. Mercredi, il a appelé ses soutiens à ne pas se rendre au tribunal. En vue du procès, une cagnotte de soutien a recueilli 1 472 euros. Joint au téléphone, Ahmet Cetin, qui risque jusqu’à un an de prison, préfère ne pas s’exprimer avant le procès, tout comme son avocate, Me Marie Audineau.

    De son côté, Jules Boyadjian, président du CDCA et frère de Sarah Tanzilli, souhaite ne pas en rester là et entend obtenir du ministère de l’intérieur la dissolution des Loups gris en tant que « groupement de fait ». Au-delà de Décines et de la communauté arménienne, l’incident du 24 juillet révèle au grand jour l’émergence d’une jeunesse franco-turque radicale islamiste et nationaliste, très minoritaire au sein des 200 000 Turcs de France mais très organisée et active : une jeunesse intolérante, négationniste, antisémite, antikurde et homophobe. « Cette jeunesse, qui a pu se sentir exclue par la société française, ne sort pas de nulle part, explique Pinar Selek, sociologue franco-turque, qui se présente comme « féministe et antimilitariste ». Elle est le fruit d’années de travail et de maillage associatifs. Elle a grandi dans un univers clos fait de cours de langue, de religion, de propagande télévisée et numérique. Ces jeunes ont un grand mépris pour leurs sociétés d’accueil et les valeurs européennes. Erdogan, en réussissant à marier le nationalisme jeune turc et l’islam ottoman, leur a fourni un contre-modèle fort. » Ce phénomène est présent dans toute l’Europe et la France n’y échappe pas. Mais l’alliance, depuis 2017, entre l’islamiste Erdogan et les ultranationalistes du MHP lui donne un tour franchement inquiétant. D’ailleurs, les actes antikurdes se multiplient ces dernières années dans toute l’Europe, y compris la France.

    Culture en vase clos
    L’un des principaux vecteurs de cette culture en vase clos, qui évoque fortement le « séparatisme » contre lequel le gouvernement Castex veut légiférer, est le Ditib, acronyme d’Union turco-islamique des affaires religieuses. Cette administration de l’Etat turc gère les lieux de culte à l’étranger – en Turquie, c’est le Diyanet – avec l’aide d’associations locales inféodées. « Sous Erdogan, le budget du Ditib a explosé, souligne la chercheuse Elise Massicard, politiste au CERI-Sciences Po et spécialiste de la Turquie. Les islamistes turcs ont toujours choyé la diaspora. Depuis qu’ils sont au pouvoir, c’est encore plus le cas. » M. Erdogan a multiplié les meetings en Europe, faisant des Turcs à l’étranger les « ambassadeurs » de leur pays et de sa vision du monde, très belliqueuse depuis cinq ans.

    A Lyon, les opérations de vote aux dernières législatives turques de 2018 ont eu lieu au Ditib et non pas au consulat : 30 000 Turcs ont ainsi défilé en deux semaines dans la zone industrielle… de Décines. « C’est quand même un choix bizarre d’implanter leur mosquée ici alors que les places fortes de l’immigration turque sont Meyzieu et Vaulx-en-Velin », souligne Dany-Claude Zartarian, une élue locale d’origine arménienne. Coincé entre une déchetterie et une banque alimentaire, le Ditib est un gigantesque ensemble de salles de cours, salles de prière, bureaux et entrepôts.

    Comme par hasard, c’est là que s’étaient donné rendez-vous les manifestants turcs le 24 juillet. Interrogés par Le Monde, les responsables du Ditib ne souhaitent faire aucun commentaire en l’absence de leur directeur, « en voyage ». Un employé local, qui ne souhaite pas donner son nom, assure avoir découvert ce rassemblement avec stupéfaction : « Je ne connaissais pas ces têtes. Je leur ai dit que c’était interdit de stationner ici. Je les ai mis dehors et j’ai fermé le portail », explique-t-il. La mise au jour d’une collusion entre cette nouvelle génération de Loups gris en France et l’Etat turc ferait très mauvais genre. Et alimenterait les tensions, déjà très fortes, entre Paris et Ankara, à couteaux tirés sur le dossier libyen et en Méditerranée orientale.

    Christophe Ayad
    Décines-Charpieu (Rhône), envoyé spécial

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/17/l-ombre-des-loups-gris-sur-les-armeniens-de-decines_6052553_3224.html

    #Turquie #ultra_nationalisme #nationalisme

  • Lyon : Accusée de « blackwashing », l’école Émile Cohl supprime la publication d’une photo promotionnelle

    Une photographie publiée sur le site internet américain de l’école d’art lyonnaise Émile Cohl, qui compte s’implanter à Los Angeles, a fait l’objet de modifications : la peau de plusieurs élèves a été foncée et des personnes noires ont été détourées et incrustées sur le cliché.

    Depuis, cet établissement lyonnais privé et réputé a supprimé le photomontage de son site, rejetant la faute sur un prestataire.

    C’est comme jouer au jeu des sept différences. Sur une photo de groupe des étudiants en 5ème année de l’école Émile Cohl à Lyon, on peut voir quatre étudiants dont la peau a été noircie et, même, deux jeunes femmes noires qui n’étaient pas présentes au moment de la prise, carrément incrustées a posteriori. Un montage assez médiocre pour une école de graphisme et de dessin pourtant réputée.

    Émile Cohl ambitionne en effet de s’installer à Los Angeles d’ici quatre ans et, pour cela, a lancé une campagne de promotion américaine avec un site internet dédié. La photo d’origine, prise par un étudiant, s’est retrouvée dans une agence de communication californienne par l’intermédiaire de l’école.

    Le site internet américain contenant la photo retouchée avait été lancé en fin de semaine dernière.

    Sur la photo, deux opérations de modification sont clairement questionnantes. La première consiste en un changement de la couleur de pigmentation de trois étudiants, donnant l’impression qu’il s’agit de personnes noires, comme pour un « blackface ». Le fait de se grimer en noir pouvant renvoyer à des références historiques, des pratiques de l’Amérique ségrégationniste.

    La deuxième opération est un ajout graphique, une incrustation, de deux personnes noires au milieu du groupe d’étudiants en art, tous blancs.

    Ce sont des élèves de l’établissement qui ont les premiers découvert cette opération, la qualifiant de « blackwashing » et la révélant sur Twitter.

    Le blackwashing est une pratique qui consiste à mettre en avant la diversité au sein d’un organisme à des fins publicitaires. Un principe marketing comparable au greenwashing, où les entreprises polluantes font la promotion d’opérations écologiques.

    https://www.rue89lyon.fr/2018/09/10/accusee-blackwashing-ecole-emile-cohl-supprime-publication-photo-promotion

    voir aussi : https://www.neonmag.fr/blackwashing-une-ecole-dart-lyonnaise-accusee-davoir-photoshope-ses-eleves-p

    #racisme #blackwashing #Lyon #LA

  • #Lyon : portes cassées, intrusion et fichage… les méthodes dégueulasses de Grand Lyon Habitat
    https://fr.squat.net/2020/09/08/lyon-les-methodes-degueulasses-de-grand-lyon-habitat

    Un matin à 7h, Grand Lyon Habitat a fait défoncer des portes dans un squat pour ficher ses habitant-es. Des pratiques d’intimidation inacceptables. Depuis quelques mois, Collomb n’est plus maire de Lyon. Il a été écrasé par les « écolos » allié-es à la « gauche », représenté-es par Grégory Doucet à la mairie et […]

    #la_Guillotière #perquisition #sans-papiers #Squat_Le_Maria

    • Oui, un maire à son deuxième mandat et qui a des visées plus hautes désormais...
      C’était des bruits, ça devient petit à petit plus concret...
      Ici une rencontre récente de Piolle avec Mélenchon...

      Merci @JLMelenchon pour l’accueil. Notre pays doit relever d’immenses défis. Identifions nos convergences, travaillons. Notre objectif est commun : gagner et changer la vie, pour la justice sociale et climatique. Notre adversaire est commun : Macron et la droite.

      https://twitter.com/EricPiolle/status/1296845806478282755

      #Piolle #Eric_Piolle #France_insoumise #Mélenchon #EELV #Verts #Les_Verts

    • Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, présenté par les médias comme l’adversaire de la ligne libérale de Yannick Jadot chez les Verts. Lui et Jean-Luc Mélenchon ont déambulé à travers les stands avant de monter ensemble sur scène. Le député de Marseille a réaffirmé le combat des insoumis contre la loi du marché. Le tribun a aussi rappelé que les insoumis n’étaient pas seulement « contre » un système. Mais bien également « pour » un programme. Le leader des insoumis a aussi rappelé que l’écologie populaire portait la défense des biens communs : l’air, l’eau, la science, etc., et que ces combats rassemblaient largement le peuple. Il a enfin redit l’attachement des insoumis aux concepts de République et de Nation.

      Éric Piolle a affirmé un même attachement à ces deux concepts et a rappelé qu’il avait été un soutien engagé de Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2017. Le maire de Grenoble a expliqué vouloir rassembler un arc humaniste tout en affirmant très clairement : « Si nous voulons transformer le pays, nous le transformerons pas avec les 10% d’en haut (…) mais pas non plus juste avec ceux qui sont bien installés, qui viennent me voir et qui me disent : « Ok Éric, on comprend ton projet politique, tu es radical, ok, on est d’accord pour y aller, mais qu’est-ce que tu fais là avec l’extrême gauche, c’est quoi le problème ? ». Et moi je leur dis : « Les amis, c’est juste que je ne changerai pas le monde avec vous. Voilà. Nous changerons le monde ensemble, avec ceux qui sont insoumis, avec ceux qui s’indignent, avec ceux qui ont dans leurs tripes l’envie et le désir de changer le monde. » Le message a sans doutes été bien reçu chez les insoumis.

      https://linsoumission.fr/2020/08/21/piolle-eelv-aux-amfis-nous-changerons-le-pays-avec-ceux-qui-sont-insou

    • #Mélenchon et Piolle s’affichent ensemble pour plaider le dialogue entre LFI et EELV

      Le chef de file de LFI et le maire EELV de Grenoble ne veulent pas se voir comme des concurrents et évoquent un rapprochement

      Ne pas se voir comme des « concurrents ». Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, ont ensemble plaidé le dialogue, vendredi aux Amphis d’été des Insoumis à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme).

      Les deux hommes se sont entretenus en privé à l’arrivée de l’écologiste avant de traverser ensemble les stands de l’événement et de prendre la parole sur scène, devant les militants Insoumis.
      « Savourer ce sur quoi on est d’accord »

      Jean-Luc Mélenchon a salué en Eric Piolle un « ami » et « l’un des porte-parole les plus notoires » d’EELV, déclarant que « sa présence ici a une signification » : « Il faut aller à l’essentiel, certes discuter sur les désaccords mais aussi savourer ce sur quoi on est d’accord ».

      EELV a remporté plusieurs grandes villes aux élections municipales en juin, tandis que le poids de LFI, très discrète dans la campagne, a été faible. Jean-Luc Mélenchon a cependant envoyé plusieurs signaux, ces dernières semaines, sur une probable candidature à la présidentielle de 2022.

      Eric Piolle, un contrepoids aux ambitions de l’eurodéputé Yannick Jadot

      Très applaudi à son arrivée, Eric Piolle, dont la majorité est composée d’Insoumis, a quant à lui rappelé : « si nous avons gagné à Grenoble en 2014, c’est que nous avions la conviction que l’envie de faire ensemble dépassait tout ». « Ce poids, je veux aujourd’hui le mettre au service d’une ambition collective qui aille encore plus loin que ce que tu as fait en 2017 » (lorsque le leader Insoumis avait récolté 19,58 % des voix), a lancé l’édile grenoblois.

      « Si nous voulons transformer le pays, nous le ferons » avec les « foules qui se sont alors levées », a plaidé Eric Piolle. Celui-ci multiplie les apparitions médiatiques depuis quelques mois, apportant un contrepoids au sein d’EELV aux ambitions de l’eurodéputé Yannick Jadot, jugé trop libéral par LFI.
      Une alliance dans au moins quatre régions pour les élections de 2021 ?

      Jean-Luc Mélenchon a affirmé que les Insoumis seraient importants dans les prochaines échéances : « On a besoin de leur capacité d’indignation ». « Certes, nous avons une dette à l’égard du courant historique de l’écologie politique, mais de votre côté, vous ne pouvez pas faire comme si tout vous était réservé », a-t-il insisté.

      Eric Piolle a proposé qu’EELV et LFI « fassent la démonstration qu’ensemble on peut gagner » en s’alliant dans quatre régions pour les élections de 2021. « Piolle est la seule personne (à EELV) qui dit que c’est possible », s’est réjoui Jean-Luc Mélenchon, qui veut cependant aller plus loin : « Il y a 13 régions, nous sommes pour que ce soit la même chose partout ».

      https://www.20minutes.fr/politique/2843939-20200821-melenchon-piolle-affichent-ensemble-plaider-dialogue-entr

    • Pendant ce temps là, à droite, Bruno Retailleau sera candidat à une primaire dans la course à la présidentielle.
      https://twitter.com/BrunoRetailleau/status/1297116992265244674
      Xavier Bertrand se prépare aussi à l’élection présidentielle de 2022 mais, lui, se refuse à l’idée de se plier à une quelconque primaire. selon le Canard il a dit dans « Corse-Matin » 10/08 : « Je ne veux plus de filtre entre le peuple et moi, et je ne me soumettrai pas à des règles fixées par les partis politiques. » Xavier et Jean-Luc, c’est un peu kif-kif bourricot.
      #dans_les_starting_bloks

    • Xavier et Jean-Luc, c’est un peu kif-kif bourricot

      J’essaie, mais j’y arrive pas.
      Je bute par exemple, c’est juste pour illustrer et pour dire qu’il y a des choses qui font que j’y arrive pas au « kif-kif », et donc par exemple, d’un côté, t’as un type qui a été au pouvoir, et qui a démontré sa capacité de nuisance, de l’autre, il a eu des postes de pouvoir et il n’a pas démontré de telle capacité. D’un côté, il y en a un qui explique qu’il veut un programme de droite, privatisation des profits, socialisation des pertes. De l’autre, un type qui parle collectif et progrès humain.

      Après, je comprends. Il y a un cadre institutionnel, et si tu souhaites prendre le pouvoir, t’es bien obligé de t’y soumettre... et de faire avec ses contraintes.

    • Et cet article du Figaro...

      Les folies des nouveaux maires écolos : leurs obsessions, leur idéologie, leurs dégâts

      Élus en juin avec des taux d’abstention records, ils se sont empressés d’imprimer leur marque sur la vie quotidienne de leurs administrés. #Transports, #urbanisme, #alimentation, #rapports_hommes-femmes : pas un domaine n’échappe à leur ardeur réformatrice. Florilège.

      Vite, vite, vite ! Les nouveaux maires estampillés #EELV (Europe Écologie Les Verts) de #Lyon, #Bordeaux, #Strasbourg ou #Besançon, mais aussi leurs collègues de gauche écolo-compatibles de #Marseille ou de #Rennes n’ont pas perdu une minute pour engager le « changement de modèle » dont ils rêvent. Malgré ou parfois grâce à la crise sanitaire, à l’instar d’Anne Hidalgo qui a chassé les voitures de plusieurs grands axes parisiens au nom de la lutte contre le coronavirus, ils ont profité de leurs premières semaines de mandat pour modifier la physionomie de leur ville. C’est que le temps presse : quand on caresse des projets aussi ambitieux que, par exemple, l’autosuffisance énergétique et alimentaire - l’objectif d’Anne Vignot pour Besançon - six ans risquent de ne pas suffire.

      La politique est d’abord affaire de messages. La maire de Paris y avait déclaré l’ « état d’urgence climatique » en 2019. Pierre Hurmic, à Bordeaux, et Jeanne Barseghian, à Strasbourg, l’ont imitée dès leur prise de fonction, et la plupart de leurs collègues écolos ont suivi. Le concept ne repose sur aucune base juridique. Il vise simplement à légitimer une restriction des libertés individuelles au nom d’un intérêt proclamé supérieur. « Défendre une limitation des libertés au nom du changement climatique n’est pas liberticide », a résumé, fin août, devant les Verts, Manon Aubry, ex-tête de liste aux européennes d’une France insoumise qui rivalise de zèle écologiste avec EELV. Le secrétaire national du parti écolo David Cormand a approuvé.

      “Assemblées citoyennes”

      Mais rien n’énerve plus les écologistes que d’être traités de « Khmers verts » . Ne sont-ils pas des apôtres de la « démocratie participative » ? Dans les municipalités qu’ils ont conquises, il n’est question que d’ « assises du pouvoir partagé » (Bordeaux), d’ « assemblées citoyennes » (Besançon) et de « codécision » (Poitiers), de référendums et de « droit de pétition » ou d’ « interpellation citoyenne » . En plus de cette panoplie, Anne Vignot va doter Besançon d’un conseil de scientifiques et d’experts, sur le modèle du Giec (Groupement intergouvernemental d’experts sur les évolutions du climat), appelé à se prononcer sur « tous les projets de la ville » . Elle compte notamment sur lui pour mener à bien le projet d’écoquartier qui doit remplacer les jardins des Vaîtes. Elle le portait déjà au sein de la majorité précédente en tant qu’adjointe à l’environnement, mais il est contesté par… plus écolo qu’elle ! L’avis des experts primera car, a prévenu la maire, « ça serait quand même aberrant que l’on prenne des décisions justes parce que l’on aime bien avoir des jardins autour de soi ! »

      À Tours, Emmanuel Denis n’a consulté personne quand il a interdit les voitures, mi-août, sur le pont Wilson, qui enjambe la Loire dans le centre-ville. Tollé de l’opposition, que le nouveau maire a traitée par le mépris : « C’est le vieux monde qui résiste ! » L’arrêté a été pris pour trois mois, à titre expérimental, mais Emmanuel Denis envisage déjà d’y installer les villages du marché de Noël cet hiver. Des mesures comparables ont été prises cet été dans toutes les villes écolos, sans concertation véritable.

      Quand les commerçants ont protesté, on leur a répondu « expérimentation » ! Et l’expérience n’en finit jamais, comme à Annecy, où le maire écolo sans étiquette François Astorg vient de prolonger la période-test pour des pistes cyclables, au grand dam des ambulanciers qui dénoncent des ralentissements préjudiciables à leurs patients. La méthode Piolle fait des émules. Seul maire écolo d’une ville de plus de 120.000 habitants élu dès 2014, Éric Piolle a déployé à Grenoble des « autoroutes à vélo » à un rythme à faire pâlir de jalousie Anne Hidalgo avec ses « corona pistes » .

      Les maires écologistes ont beau se revendiquer champions du « pluralisme » , ils répugnent à partager les vrais leviers de pouvoir, au niveau de la municipalité comme de la métropole quand ils y sont majoritaires. Pierre Hurmic à Bordeaux, Grégory Doucet à Lyon ou, encore, Jeanne Barseghian à Strasbourg n’ont attribué qu’à des proches les postes de décision stratégiques, notamment les délégations des intercommunalités. Ils ont aussi revisité les attributions de leurs adjoints et, surtout, leurs intitulés. Pour changer la réalité, changeons les mots ! Éric Piolle avait lancé le mouvement en se dotant notamment d’une « adjointe à la tranquillité publique et au temps de la ville » en lieu et place d’une adjointe à la sécurité. Ses émules l’ont parfois dépassé : « transition écologique » , « résilience » et « inclusion » sont partout à l’honneur.

      “Résilience alimentaire”

      À Marseille, où Michèle Rubirola a été élue grâce à un accord tardif avec EELV, l’organigramme municipal a des accents orwelliens : le premier adjoint est « en charge de l’action municipale pour une ville plus juste, plus verte et plus démocratique » et le portefeuille de la culture devient celui de « la culture pour tous et toutes » , entre autres exemples. À Strasbourg, la « ville résiliente » et la « ville inclusive » ont chacune leur adjointe. À Poitiers, Léonore Moncond’huy a une adjointe « à l’économie circulaire et à l’économie de proximité » . Bordeaux annonce la couleur avec une première adjointe « en charge des finances, du défi climatique et de l’égalité entre les femmes et les hommes » , une autre « chargée de la démocratie permanente, de la vie associative et de la gouvernance par l’intelligence collective » , un adjoint à « l’urbanisme résilient » , des conseillers municipaux délégués à la « sobriété du numérique » et la « résilience alimentaire » , à l’ « économie circulaire » , au « zéro déchet » et au développement d’une « monnaie locale ». À Annecy, François Astorg a lui aussi décidé de développer une monnaie locale « complémentaire et solidaire » .

      En attendant de donner de la consistance à leurs ambitions, les élus écolos se sont empressés de faire un grand ménage dans les projets de leurs prédécesseurs. Si ce n’est pas de la « décroissance » , concept difficile à vendre à une population qui voit venir l’explosion du chômage, ça y ressemble fort. À Lyon, le projet de bouclage du périphérique et le développement de l’aéroport de Saint-Exupéry sont officiellement abandonnés. Grégory Doucet l’a dit à la Tribune de Lyon avant même de s’installer dans son fauteuil de maire : « Ce que je souhaite, c’est qu’on puisse avoir en valeur absolue beaucoup moins de gens qui viennent à Lyon en avion. » Y compris la clientèle d’affaires internationale, qu’il assume de voir baisser. Plus question, donc, d’ouvrir les lignes prévues avec Montréal et Dubaï. Le nouveau maire aurait aussi voulu en finir avec le projet de LGV Lyon-Turin, qui doit permettre de supprimer des poids lourds au profit du rail, mais il n’en a pas le pouvoir. En revanche, il lui a suffi d’un trait de plume pour annuler le projet de construction de tours à la Part-Dieu de Gérard Collomb. Pierre Hurmic, lui, est allé jusqu’à décréter le gel de tous les programmes immobiliers. À Grenoble, la politique mise en œuvre par Éric Piolle s’est traduite par une dégringolade de près de 40 % des permis de construire des logements depuis 2014.

      À Tours, Emmanuel Denis a promis de ne pas renouveler le contrat qui lie la municipalité à la compagnie Ryanair et qui s’achève en 2021. Des militants de Greenpeace et d’Extinction Rebellion avaient bloqué l’accès à l’aéroport début juillet pour exiger l’arrêt des subventions « écocides » au transport aérien. À Besançon, Anne Vignot a pris position contre le projet de dédoublement de la RN57, qui contourne la ville. Elle entend « travailler avec le préfet » pour trouver des solutions alternatives, au premier rang desquelles « désynchroniser les heures de travail » . Y a qu’à… Toutes les villes « verdies » ont décrété un gel, plus ou moins rigoureux, de l’artificialisation des sols et un moratoire sur l’installation de grandes surfaces sur des terrains non bâtis.

      Haro contre la 5G

      L’objectif général est d’emmener les entreprises sur le chemin de la vertu environnementale, en alternant incitations et contrainte. À Strasbourg, Jeanne Barseghian va flécher sur la rénovation thermique et énergétique l’essentiel des 350 millions d’euros d’emprunt qu’elle a annoncés. À Lyon, Grégory Doucet réservera les aides de la ville aux entreprises qui réduiront leur empreinte carbone. Tous ces maires veulent choyer « l’économie sociale et solidaire » , que le programme de Pierre Hurmic, « Bordeaux respire ! » , promeut en tant qu’ « alternative à la privatisation des profits » .

      Tous, aussi, crient haro contre la 5G, cette technologie « qui sert à regarder du porno en HD dans les ascenseurs » selon Éric Piolle. Le plus virulent sur le sujet est aussi Pierre Hurmic. « Il y a des dangers de la 5G » , a-t-il affirmé à plusieurs reprises, sans s’appuyer sur la moindre donnée scientifique. Et pour cause : il n’en existe pas. Ce qui n’empêche pas le maire de Bordeaux de promettre un moratoire, le temps que la population ait « un vrai débat » sur le passage à la 5G dans sa ville, où l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a autorisé des entreprises à l’expérimenter. Pierre Hurmic est un adepte du « low-tech » (par opposition au high-tech), autrement dit d’un progrès technique économe en énergie, peu coûteux et qui produit des outils que des non-spécialistes peuvent réparer, voire construire eux-mêmes. Il a même confié un poste de conseiller municipal délégué à l’un des fondateurs de l’association Low-tech Bordeaux.

      Réélue à Nantes grâce à un accord avec la liste verte, la socialiste Johanna Rolland a dû se rallier elle aussi à la demande d’un moratoire sur la 5G, également réclamé par Anne Vignot à Besançon. Cette campagne a bien peu de chances d’aboutir, puisque le Conseil d’État, saisi, a déjà précisé que les maires ne disposent pas du pouvoir de « réglementer l’installation des antennes relais sur le territoire de leur commune » , qui relève d’ « une compétence exclusive » des « autorités de l’État » . Emmanuel Denis, tout aussi remonté contre la 5G, mais plus pessimiste que ses collègues sur l’issue du bras de fer, a promis aux Tourangeaux de « créer des logements protégés pour les personnes électrosensibles » . Rappelons que si l’OMS a bien identifié une « hypersensibilité électromagnétique » , personne n’a encore réussi à établir un lien entre ces ondes et la liste de symptômes divers et variés que présentent les personnes qui s’en plaignent. Le maire de Tours, lui, est convaincu de la nocivité de la 5G. Il faut dire qu’il a longtemps milité au sein de l’association Robin des toits, qui lutte contre l’expansion du téléphone portable et les installations d’antennes relais…

      De tous les aspects de la vie quotidienne, il en est un qui passionne beaucoup moins les nouveaux élus : la sécurité. Éric Piolle n’a pas réagi la semaine dernière aux vidéos d’autopromotion diffusées par les dealers locaux, mais il a regretté l’opération de police qui s’est ensuivie en parlant de « coup de com’ » du gouvernement. Le maire de Grenoble, où le niveau de délinquance était déjà supérieur de 53 % à celui enregistré en moyenne dans les agglomérations de même taille en 2018 (notre enquête dans Le Figaro Magazine du 17 février 2020), ne s’est pas non plus ému outre mesure des sept fusillades, dont trois mortelles, qui se sont produites dans sa ville depuis fin juin. Son réflexe est toujours le même : pointer les défaillances de l’État. « Nous avons demandé des effectifs supplémentaires au début du confinement parce que nous savions que ça allait créer des tensions, a-t-il affirmé sur BFMTV. Nous n’avons pas eu de réponse. » Ausitôt, Gérald Darmanin a publié le courrier sanglant qu’il lui a envoyé pour lui rappeler que l’État s’est mobilisé mais que la ville, elle, se distingue par « un niveau particulièrement bas d’investissement dans la sécurité » .

      À Lyon, où un policier municipal s’est fait rouer de coups par une bande début juillet, Grégory Doucet envisage d’augmenter les effectifs d’une vingtaine d’agents seulement (ils sont actuellement 335) pendant son mandat. Pendant la campagne, il avait estimé que « la première sécurité des Lyonnaises et des Lyonnais, c’est d’être en bonne santé, d’avoir accès aux soins, mais aussi de ne pas tomber malade du fait des conditions environnementales » car « les incivilités ne forment pas le seul enjeu qui conditionne la paix dans la cité » . Pour améliorer la « tranquillité publique de tous » , il avait parlé de créer un « budget sensible au genre » .

      Conseillère voilée

      À Bordeaux en revanche, Amine Smihi, l’adjoint chargé de la sécurité, espère doubler les effectifs municipaux sur le terrain d’ici à la fin du mandat de Pierre Hurmic. Des « faits graves » dus essentiellement à des « conflits de territoire entre dealers » se sont produits « de façon quasi quotidienne entre le 28 juin et le 28 juillet » dans les quartiers bordelais les plus sensibles, rapporte-t-il. Très sévère pour le bilan du juppéiste Nicolas Florian sous la mandature précédente, où il affirme que « la police municipale était l’un des services les moins dotés » , il s’insurge contre la « caricature des écolos en beatniks » indifférents à la délinquance. « La sécurité est évidemment une préoccupation pour nous, mais pas un étendard » , corrige-t-il. Même s’il juge nécessaire dans certains cas une « réponse sociale » , il reconnaît volontiers que « ce ne sont pas des médiateurs qui vont régler les problèmes de trafic de drogue ! » Pour autant, il n’envisage pas d’armer les policiers municipaux, ni de multiplier les caméras dans les rues « comme Christian Estrosi à Nice » . « Je ne parle pas de vidéosurveillance mais de vidéoprotection, et la nuance sémantique est importante, précise Amine Smihi. Les caméras ont un outil au service d’une police de proximité et d’îlotage que nous souhaitons développer. S’il s’avère qu’il faut les augmenter dans ce but, aucun souci, d’autant que dans le cadre de notre plan “Bordeaux marchable”, la vidéoverbalisation aura toute sa place » . Problème : la Commission nationale informatique et liberté a déjà rappelé àl’ordre plusieurs communes qui abusaient de la vidéoverbalisation par reconnaissance des plaques d’immatriculation, autorisée seulement en cas d’infractions au stationnement payant.

      Selon l’adjoint à la sécurité, les problèmes de radicalisation islamiste, eux, sont « de loin le sujet le moins préoccupant à Bordeaux » . « Nous sommes relativement épargnés, mis à part quelques problèmes très localisés » , affirme-t-il. En matière de communautarisme, sujet connexe, les écolos sont en général très accommodants, surtout quand ils sont alliés à La France insoumise. Les Grenoblois avaient pu apprécier l’embarras et les contorsions d’Éric Piolle sur le port du burkini dans les piscines municipales. Ce défenseur autoproclamé de l’égalité des sexes n’a aucune opinion sur les symboles de la soumission de la femme dans l’islam. Jeanne Barseghian, elle, a été plus claire : les Strasbourgeois ont désormais une conseillère municipale voilée. On peut encore voir sur les réseaux sociaux une vidéo, tournée pendant la campagne, où un soutien de la candidate EELV vante au pied d’une cité « la seule liste avec une daronne voilée » . Comble de l’ironie : il se fait rembarrer par les habitants présents, choqués qu’il utilise le voile comme argument électoral.

      Dans ce domaine comme dans d’autres, les élus écolos ne peuvent encore donner leur pleine mesure, puisqu’ils sont obligés de faire avec les budgets votés par leurs prédécesseurs. Rendez-vous l’an prochain !

      Élucubrations vertes

      • « Dégenrer » les cours de récréation. C’est l’un des grands chantiers lancés cet été par Éric Piolle à Grenoble. Il estime que les cours d’écoles sont « trop réservées aux pratiques des garçons » . Mais au fait, dire que les jeux de ballon sont des jeux de garçon, ce ne serait pas un stéréotype sexiste ?

      • Interdire la voiture en ville. Ils en rêvent tous, mais Pierre Hurmic a commis la maladresse de le dire tout haut, en précisant que sa stratégie consisterait à « dégoûter progressivement l’automobiliste » de circuler à Bordeaux.

      • Réquisitionner les logements vides. Sur ce sujet-là aussi, Pierre Hurmic s’est montré le plus directif, en pointant du doigt les odieux spéculateurs : « Quand vous êtes investisseur, même un logement vide rapporte de l’argent » , a-t-il affirmé.

      • Le Tour de France indésirable. Officiellement, c’est pour des raisons financières que la maire PS de Rennes a refusé d’accueillir le départ du Tour, mais ses alliés écolos lui reprochent de polluer et de dégrader l’image de la femme. En revanche, la Cyclonudista naturiste et écologiste programmée le 13 septembre est la bienvenue.

      • Lyon zone interdite pour la Patrouille de France. Les Alpha Jet devaient survoler Lyon le 13 juillet avant de participer au défilé le lendemain à Paris, mais Grégory Doucet a décidé de priver les Lyonnais du spectacle, pour ne pas provoquer d’attroupement en période de crise sanitaire. Quand le coronavirus sert d’alibi à l’antimilitarisme.

      • Généraliser l’écriture inclusive. Pourtant dénoncée comme un « péril mortel » pour notre langue par l’Académie française, l’écriture inclusive s’est imposée à tous les étages dans les villes écolos. Les « électeur·rice·s » leur en seront sûrement reconnaissants.

      https://www.lefigaro.fr/politique/les-folies-des-nouveaux-maires-ecolos-leurs-obsessions-leurs-ideologies-leu

    • La vague verte a des reflets bleus
      http://cqfd-journal.org/La-vague-verte-a-des-reflets-bleus

      Les nouveaux maires Europe Écologie-Les Verts mettront-ils fin à la surenchère technosécuritaire à l’échelle locale ? L’analyse de leurs programmes, déclarations et premières décisions ne laisse augurer aucun changement majeur. En termes de vidéosurveillance, comme d’armement ou d’effectifs des polices municipales, la désescalade attendra.

      paru dans CQFD n°190 (septembre 2020), par Tom Vieillefond, illustré par Gautier Ducatez