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  • Le ministère de l’intérieur a choisi ses drones
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020321/le-ministere-de-l-interieur-choisi-ses-drones

    D’après nos informations, Beauvau a décidé de se fournir auprès de sociétés françaises. Mais les aéronefs pourraient être ceux de la marque chinoise DJI, interdits dans plusieurs pays après des soupçons d’espionnage. Mercredi, justement, les sénateurs examinent en commission la proposition de loi « Sécurité globale » qui généralise l’usage des drones par les forces de l’ordre. Beauvau a tranché. D’après nos informations, le ministère de l’intérieur, qui avait lancé en avril dernier un marché pour l’achat (...)

    #DJI #drone #militaire #aérien #vidéo-surveillance #surveillance

  • Un projet de Train à Grande Fréquence au #canada
    http://carfree.fr/index.php/2021/03/03/un-projet-de-train-a-grande-frequence-au-canada

    La conquête de l’ouest par le rail est encore possible au Canada, avec une #vidéo de présentation d’une qualité rare. Source : https://corpo.viarail.ca/fr/projets-infrastructure/train-grande-frequence Le train à grande fréquence (TGF) est un Lire la suite...

    #Transports_publics #fret #montréal #Québec #toronto #trains

  • Comment le #pouvoir vint aux hommes
    https://laviedesidees.fr/Eliane-Viennot-L-age-d-or-de-l-ordre-masculin.html

    À propos de : Éliane Viennot, L’âge d’or de l’ordre masculin. La France, les #femmes et le pouvoir, 1804-1860, CNRS Éditions. Éliane Viennot poursuit sa réflexion sur l’histoire des inégalités, des hiérarchies et des disqualifications qui ont frappé les femmes. Organiser légalement leur sujétion ne suffit pas ; il faut aussi la légitimer.

    #Histoire #féminisme #masculinité
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210303_viennot.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210303_viennot.docx

  • #Sangue_giusto. #Francesca_Melandri

    Roma, agosto 2010. In un vecchio palazzo senza ascensore, Ilaria sale con fatica i sei piani che la separano dal suo appartamento. Vorrebbe solo chiudersi in casa, dimenticare il traffico e l’afa, ma ad attenderla in cima trova una sorpresa: un ragazzo con la pelle nera e le gambe lunghe, che le mostra un passaporto. «Mi chiamo Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti» le dice, «e tu sei mia zia.» All’inizio Ilaria pensa che sia uno scherzo. Di Attila Profeti lei ne conosce solo uno: è il soprannome di suo padre Attilio, un uomo che di segreti ne ha avuti sempre tanti, e che ora è troppo vecchio per rivelarli. Shimeta dice di essere il nipote di Attilio e della donna con cui è stato durante l’occupazione italiana in Etiopia. E se fosse la verità? È così che Ilaria comincia a dubitare: quante cose, di suo padre, deve ancora scoprire? Le risposte che cerca sono nel passato di tutti noi: di un’Italia che rimuove i ricordi per non affrontarli, che sopravvive sempre senza turbarsi mai, un Paese alla deriva diventato, suo malgrado, il centro dell’Europa delle grandi migrazioni.Con Sangue giusto Francesca Melandri si conferma un’autrice di rara forza e sensibilità. Il suo sguardo, attento e profondissimo, attraversa il Novecento e le sue contraddizioni per raccontare il cuore della nostra identità.

    https://rizzoli.rizzolilibri.it/libri/sangue-giusto
    #livre #littérature #Italie_coloniale #migrations #colonialisme #corne_d'Afrique #colonisation #histoire #fascisme #roman

    –—

    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953
    Et plus précisément ici :
    https://seenthis.net/messages/871953#message900659

    • Le livre Sangue giusto a été traduit en français avec le titre

      Tous, sauf moi

      2010, Rome. Ilaria, la quarantaine, trouve sur le seuil de sa porte un jeune Éthiopien qui dit être à la recherche de son grand-père, Attilio Profeti. Or c’est le père d’Ilaria. À quatre-vingt-quinze ans, le patriarche de la famille Profeti est un homme à qui la chance a toujours souri : deux mariages, quatre enfants, une réussite sociale éclatante. Troublée par sa rencontre avec ce migrant qui déclare être son neveu, Ilaria commence à creuser dans le passé de son père.
      À travers l’enquête d’Ilaria qui découvre un à un les secrets sur la jeunesse de son père, Francesca Melandri met en lumière tout un pan occulté de l’histoire italienne : la conquête et la colonisation de l’Éthiopie par les chemises noires de Mussolini, de 1936 à 1941 – la violence, les massacres, le sort tragique des populations et, parfois, les liens qu’elles tissent avec certains colons italiens, comme le fut Attilio Profeti.
      Dans ce roman historique où l’intime se mêle au collectif, Francesca Melandri apporte un éclairage nouveau sur l’Italie actuelle et celle des années Berlusconi, dans ses rapports complexes avec la période fasciste. Naviguant habilement d’une époque à l’autre, l’auteur nous fait partager l’épopée d’une famille sur trois générations et révèle de façon bouleversante les traces laissées par la colonisation dans nos sociétés contemporaines.

      http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Tous-sauf-moi

    • « Tous, sauf moi », le roman qui met l’Italie face à son héritage colonial

      Francesca Melandri dynamite la #mémoire sélective entretenue sur le passé impérial de l’Italie en Afrique. Son dernier livre pulvérise les couches de silence accumulées depuis l’ère fasciste et combat le révisionnisme historique des années Berlusconi.

      Le roman s’ouvre en 2012 à Rome, sur le décès d’un vieillard de 97 ans. « Tous, sauf moi » était le mantra d’Attilio Profeti, obsédé par l’idée d’être le dernier de sa génération à quitter ce bas monde. Depuis bien longtemps, les enfants issus de sa double vie avaient découvert leur existence mutuelle. Mais cela ne faisait que deux ans que sa fille Illaria avait vu débarquer sur son palier un certain Shimeta Ietmgeta Attilaprofeti. Venu d’Éthiopie, celui-ci s’était présenté comme son neveu, c’est-à-dire le petit-fils dudit vieillard, à la mémoire déjà trop effilochée pour confirmer quoi que ce soit.

      Ce point de départ fournit le prétexte à une investigation filiale qui tient le lecteur en haleine pendant plus de 500 pages facilement dévorées, en lui faisant remonter le temps jusqu’à cent ans en arrière. Dans cet ouvrage publié en 2019, à (re)découvrir dans les librairies déconfinées, l’écrivaine Francesca Melandri enchevêtre plusieurs récits de vie qui éclairent de manière sensible l’histoire récente de l’Italie. Sa prose alterne subtilement entre l’empathie pour ses personnages, un humour féroce, des descriptions cliniques et quelques rebondissements surprises.

      On suit ainsi le long parcours d’Attilio Profeti, fils d’un cheminot étranger aux idées fascistes, dont l’enfance sera néanmoins tout entière marquée par le régime de Mussolini. Engagé en Éthiopie, dont la conquête en 1936 fit beaucoup pour l’adhésion populaire au nouveau régime, il y laissera une femme et une progéniture qu’il ne reconnaîtra jamais, au contraire de certains compagnons « ensablés », émigrés ou anciens soldats jamais repartis du pays. Beau et chanceux, il trouvera après la guerre un protecteur auprès de qui bénéficier des nombreux avantages d’une démocratie chrétienne hégémonique et corrompue.

      Avec sa fille Illaria, une femme indépendante ayant grandi pendant la dégénérescence du système de partis de la Première République, voilà le lecteur plongé dans les années Berlusconi, cauchemardesques pour quiconque ayant conservé des idéaux de gauche, ou tout simplement une haute idée de l’action publique. Son enquête l’incitant à s’accommoder avec les principes moraux qu’elle s’était fixés, Illaria voit s’échapper son fantasme de rester imperméable au climat d’abaissement et de compromission encouragé par le magnat transalpin des médias.

      Motivée par une oppression politique bien plus directe et brutale, l’odyssée du jeune Éthiopien jusqu’à Rome fait écho aux tragédies migratoires vécues ces dernières années entre la Corne de l’Afrique et les côtes européennes, en passant par le Soudan et la Libye. « Qu’est-ce qu’une frontière au milieu du désert ?, lit-on au commencement de son parcours éprouvant. Une ligne invisible au-delà de laquelle il y a ceux qui te frappent, ceux qui te donnent à boire, ceux qui volent ton argent et ceux qui font un peu tout ça à la fois. Ou bien encore, là où il n’y a plus personne parce que le chauffeur a perdu la piste et alors on meurt. »

      La grande réussite de Melandri est de ne pas dérouler ces récits en silos, mais de les faire résonner les uns avec les autres. Elle nous fait ainsi découvrir, ou mieux entendre, les échos du passé impérialiste italien dans la vie politique contemporaine, par exemple lors de la réception de Kadhafi par Berlusconi en 2010. En reliant par la fiction des destins individuels, la romancière réunit dans le même geste des fragments d’histoire nationale artificiellement séparés – et surtout excessivement négligés – dans la mémoire collective.

      C’est en effet l’impensé colonial de son pays (lire l’article de Ricardo Antoniucci) que Melandri met au jour, dans une sorte de forage impitoyable de la psyché nationale. Elle le fait sans ménagement, n’épargnant pas au lecteur les récits atroces – sans être gratuits – des violences sexuelles et crimes de guerre commis par l’armée italienne. Sur la base d’une documentation solide, et avec les armes d’un art populaire, elle entreprend de défaire les couches de silence qui ont enveloppé cette histoire qui n’a rien eu d’anecdotique.

      Par honte, peur de la justice ou déni psychologique, les « revenants » d’Abyssinie avaient été avares de témoignages : « Tous se taisaient. Chacun de ces petits ruisseaux de silence confluait avec le grand fleuve des omissions officielles, qui, à son tour, alimentait la grande mer de la propagande sur l’Afrique orientale. »

      Une fois le fascisme vaincu, la reconstruction mémorielle du pays a débouché sur le mythe d’un pays victime d’un phénomène politique aberrant : « Tout ce qui, à tort ou à raison, était associé au fascisme était considéré comme un corps étranger, une parenthèse, une déviation du vrai cours de l’histoire de la patrie, celui qui reliait l’héroïsme du Risorgimento à celui de la Résistance. L’Italie était un ancien alcoolique qui, comme tout nouvel adepte de la sobriété, ne voulait pas être confondu avec le comportement qu’il avait eu lors de sa dernière cuite. »

      Tout en rappelant que l’entreprise coloniale a été lancée plus de vingt ans avant l’avènement du régime mussolinien, Melandri insiste sur la centralité de l’impérialisme dans le fascisme italien. Elle s’inscrit dans le sillage de réflexions similaires menées dans le champ académique, comme chez Marie-Anne Matard-Bonucci. Dans un ouvrage important, Totalitarisme fasciste, celle-ci insiste sur le fait que le culte de la violence se situait bien au cœur du mouvement puis du régime politique de Mussolini (voir notre entretien vidéo).

      « Pour le pouvoir fasciste, écrit l’historienne, la terreur [dans les colonies] n’était pas une dérive, mais une façon de faire de la politique. » Un chapitre entier de son ouvrage est d’ailleurs consacré à la propagande viriliste déployée en arrière-fond des conquêtes coloniales, dans lequel elle explique comment le « spectre du métissage », signe d’une radicalisation raciste du régime, a finalement débouché sur une réglementation stricte de la sexualité en terrain colonial.

      Or, c’est précisément dans cette torsion idéologique que s’inscrit la biographie inventée d’Attilio Profeti : adolescent contemplant des cartes postales de corps animalisés et « exotisés », soldat parmi ceux confrontés à leur disponibilité au cours d’une conquête militaire les ayant transformés en proies faciles, amoureux préférant délaisser l’objet de sa fascination plutôt que d’hypothéquer son avenir au sein d’un régime ne tolérant pas l’altération du pur sang italien.

      À plusieurs reprises, dans les pages les plus contemporaines, la romancière étrille le révisionnisme historique encouragé par Berlusconi et ses alliés de droite dès leur arrivée au pouvoir. Comme l’a montré un autre historien, Olivier Forlin, les années 1990 ont de fait été le moment d’une « relativisation de l’héritage fasciste » et d’une mise en équivalence douteuse entre partisans et fascistes pendant la guerre civile de 1943-45, présentée comme un moment regrettable de division nationale.

      De façon plus générale, c’est la dégénérescence morale incarnée par Berlusconi dont témoignent les personnages du roman. Parmi eux, l’amant d’Illaria, Piero Casati, est décrit comme un élu « entré en politique avec une idée d’efficacité conservatrice [...] ; où les excès des hommes d’État de la Première République seraient corrigés par un peu de marché sain, par l’allègement de la lourdeur du fonctionnement de l’administration », mais qui se retrouve plongé dans « un climat de Bas-Empire, de foire d’empoigne, avec des rats dans la soute qui rongent les dernières croûtes avant que le bateau ne s’écrase sur les rochers ».

      Les adversaires de centre-gauche de Berlusconi ne sont pour autant pas épargnés dans le roman. À plusieurs occasions, Melandri souligne leur responsabilité partagée dans l’absence de travail mémoriel satisfaisant, et dans la mise en œuvre de lois désastreuses pour la dignité et l’intégrité physique des migrants ayant tenté leur chance depuis l’autre côté de la Méditerranée.

      Épique et subtil autant qu’éprouvant, Tous, sauf moi s’inscrit dans un mouvement de pluralisation de la mémoire italienne, que d’autres romanciers et chercheurs ont lancé à la lumière d’une histoire impériale réévaluée. L’originalité de Melandri est de montrer en quoi le legs colonial pèse encore dans l’inconscient, les représentations et les affects contemporains. Il est heureux que les lectrices et lecteurs français y aient aujourd’hui accès, deux ans après sa parution en Italie.

      https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010620/tous-sauf-moi-le-roman-qui-met-l-italie-face-son-heritage-colonial
      #impensé_colonial

  • Inceste : le « syndrome d’aliénation parentale », une idéologie puissante

    Dans les cas de divorce, cette théorie développée en Amérique du Nord est utilisée pour accuser la mère de manipuler son enfant. Au point d’entretenir un « déni de l’inceste ».
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020321/inceste-le-syndrome-d-alienation-parentale-une-ideologie-puissante

    À leurs yeux, les femmes font figure de suspectes idéales. En cas de divorce « conflictuel », un même scénario se répéterait : celui d’une mère, anxieuse, qui conduirait l’enfant à accuser injustement son père d’inceste. Cette théorie, promue par certains psychiatres en vue, s’est répandue jusque dans les tribunaux français (lire notre enquête). Elle repose notamment sur le syndrome d’aliénation parentale (SAP), que son fondateur, l’Américain Richard Gardner, définit comme « une campagne de dénigrement de la part de l’enfant contre un parent, campagne non justifiée ».

    Ce concept, né durant les années 1980, est extrêmement controversé. D’abord en raison de la personnalité de son fondateur. Le psychiatre Richard Gardner s’est en effet illustré, tout au long de sa carrière, par ses sorties misogynes et sa mansuétude à l’égard des pédocriminels. Ne disait-il pas qu’il y a « un peu de pédophilie dans chacun d’entre nous » ? « La pédophilie a été considérée comme une norme par la vaste majorité des individus dans l’histoire du monde », observait-il.

    À ses yeux, les enfants sont naturellement sexualisés et peuvent même parfois initier des relations sexuelles avec l’adulte en le « séduisant ». Dans les cas où cette « relation » est découverte, « l’enfant est susceptible de fabuler pour que l’adulte soit blâmé pour en avoir été à l’initiative », estime Gardner. À le lire, le plus grand risque résiderait dans la réaction de la mère : « Son hystérie […] contribuera à développer chez l’enfant le sentiment qu’un crime odieux a été commis et réduira d’autant ses chances d’un rapprochement avec le père », affirmait-il.

    Mais ces déclarations n’empêcheront pas la naissance d’un courant de pensée puissant, inondant les médias. Nous sommes alors en pleine décennie 1980, une période marquée par « l’augmentation des divorces », remarque le juge pour enfants Édouard Durand, qui co-préside les travaux de la commission sur l’inceste mise en place récemment. Depuis les années 1970, les fondements du patriarcat tremblent : « On passe de la puissance paternelle à l’autorité parentale, rappelle le magistrat. Donc on redéfinit les rôles juridiques dans la famille et l’égalité père-mère. »

    Les masculinistes promeuvent le SAP

    Il faut attendre les années 1990 pour voir arriver en France le syndrome d’aliénation parentale. Un psychiatre-sexologue, le Dr Paul Bensussan, va peu à peu s’imposer comme la figure de proue de ce mouvement. Expert à la cour d’appel de Versailles depuis 1996, il publie en 1999 un ouvrage remarqué, Inceste, le piège du soupçon (disponible en intégralité ici). Dans ce livre, il développe ses thèses sur la suggestibilité de l’enfant et les fausses allégations d’abus sexuels : « Le discours de l’enfant peut surprendre par la richesse de son vocabulaire ou par sa précision dans l’évocation des faits. Des faits qui prennent corps lorsque les interrogatoires se succèdent et se ressemblent : l’enfant apprend vite ! », ironise-t-il.

    La même année, le psychiatre est invité par SOS Papa, un groupe militant connu du grand public depuis le coup d’éclat de l’un de ses membres, qui s’était perché sur une grue de Nantes pour « défendre la cause » des pères en 2013. Cette association masculiniste, s’inspirant des groupes antiféministes américains, dispose déjà à l’époque de puissants relais et leurs colloques attirent des personnalités qui leur sont favorables, comme le Dr Paul Bensussan.

    « [Le psychologue canadien] Hubert Van Gijseghem, que vous avez tous lu, dont les travaux sont extrêmement célèbres, dit : “Les fausses allégations sont aussi délabrantes que les vraies.” Je suis d’accord avec lui », déclare le sexologue à un auditoire conquis.

    À ses côtés, Dominique Coujard, à l’époque vice-président du TGI de Paris, décrit les nouvelles mesures que mettent en œuvre les juges aux affaires familiales de Paris : « On introduit actuellement quelque chose que vous connaissez, [la notion] du parent le plus apte à favoriser les relations avec l’autre parent. À partir du moment où un parent a fait de fausses allégations, il n’apparaît pas être le plus apte à favoriser les relations avec l’autre parent. » Une phrase qui suscite, selon SOS Papa magazine, une vague d’applaudissements.

    Une théorie non reconnue par la communauté scientifique

    Cette promesse de Dominique Coujard aux adhérents de l’association résonne encore, vingt ans plus tard. Dans les affaires d’inceste présumé, « on ne se pose jamais la question : “Et si c’était vrai ?” », observe le co-président de la commission inceste, Édouard Durand. « L’hypothèse du viol incestueux est écartée, donc on reconstruit l’histoire de la famille en présumant que la mère manipule son enfant. […] Or, quand on part du principe qu’il y a conflit, il y a une injonction, non seulement judiciaire mais aussi sociale, pour que les parents s’entendent. Le modèle du bon parent, c’est celui qui accepte le principe de la résidence alternée, y compris au mépris des besoins de l’enfant. »

    Les thèses de l’aliénation parentale, tout comme la carrière du Dr Bensussan, vont connaître une progression fulgurante à la faveur de l’affaire Outreau, en 2005. Le psychiatre, appelé en qualité de témoin par les avocats de la défense, va étriller les expertises contenues dans le dossier d’instruction. Le procès en appel, aussitôt qualifié de « naufrage judiciaire », signe la consécration du sexologue.

    Il enchaîne alors les cours à l’École nationale de la magistrature, les colloques et conférences consacrés à l’affaire de sa vie, Outreau. Nommé expert à la Cour de cassation en 2007, le psychiatre est au faîte de sa gloire et peut ainsi faire la promotion de sa théorie.

    Mais il lui reste un obstacle de taille à surmonter. Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) n’est toujours pas reconnu par la communauté scientifique internationale. Ses promoteurs vont alors tout faire pour que leur concept intègre, en 2013, le manuel de référence sur les troubles mentaux, publié par l’Association américaine de psychiatrie.

    En vain. En dépit de cette intense campagne de lobbying, le Dr Darrel Regier, à la tête du groupe de travail en charge de la rédaction de la cinquième édition du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5), ferme la porte aux partisans du SAP. Le psychiatre estime que l’aliénation parentale « ne repose pas sur des bases scientifiques suffisantes » pour intégrer le manuel.

    En amont de la parution du DSM-5, le Dr Regier décrète que le SAP « est un problème de relation parent-enfant […], pas un trouble mental ». Les partisans du SAP espèrent donc que leur chère théorie finisse par figurer dans les annexes de la célèbre revue… Mais, là encore, raté. Pas de quoi démonter les fidèles adeptes, qui sèment la confusion dans le débat public. En témoigne la réaction du Dr Paul Bensussan, principal promoteur du SAP en France, s’enthousiasmant de cette pseudo-reconnaissance de la communauté scientifique : « On peut donc retenir que l’aliénation parentale figure “en esprit, sinon dans la lettre”, dans le DSM-5 », écrit cet expert psychiatre dans la revue juridique La Gazette du Palais.

    Les « fausses allégations »

    Malgré l’absence de consensus scientifique autour du SAP, le Dr Paul Bensussan n’hésite pas à avancer des chiffres à l’appui de sa démonstration : « Dans le cadre de litiges consécutifs à la séparation des parents, […] la plupart des auteurs s’accordent à évaluer [la probabilité d’énonciation fausse] de 60 à 75 % », explique le psychiatre, dans une expertise de 2005 que nous nous sommes procurée.

    Ces statistiques, stupéfiantes, sont cependant trompeuses, car une bonne part de ces études – comme celle-ci – estiment que ces « fausses allégations » recouvrent l’ensemble des dossiers où la justice n’est pas parvenue à déterminer si l’enfant avait bel et bien été abusé… Un raisonnement qui entretient volontairement une confusion entre les affaires non élucidées et les dénonciations calomnieuses. Poussée à l’absurde, cette logique reviendrait à considérer 70 % des affaires de viols en France comme « fausses », car classées sans suite.

    Une étude canadienne, faisant aujourd’hui référence, estime que seuls 6 % des cas d’inceste étaient jugés « faux » – au sens d’« intentionnellement fabriqués » – par les services sociaux, sur un échantillon représentatif de plus de 7 600 affaires de violences intrafamiliales (sexuelles ou non).

    Mais dans les cas où la mère se serait trompée de bonne foi et aurait suggéré – sans le vouloir – des allégations à son enfant, la science semble naviguer dans le plus grand flou. Si les pédopsychiatres s’entendent sur une plus forte probabilité d’accusations erronées dans le cadre de divorces conflictuels, aucun consensus scientifique ne se dégage sur des chiffres précis.

    Paul Bensussan, régulièrement mis en cause par les associations et les avocates féministes (comme dans l’affaire Julie), n’a pas donné suite à notre demande d’entretien.

    Un « déni de l’inceste »

    Des mois après les faits présumés et en l’absence d’éléments matériels incriminant le père, la justice se trouve donc confrontée à un dilemme. Doit-elle priver un enfant de son père, certes suspecté, mais toujours présumé innocent ? Peut-elle prendre le risque de le laisser en compagnie d’un pédocriminel potentiel ?

    Ne sachant trancher, l’autorité judiciaire serait ainsi tentée de blâmer le messager, sur le fondement d’une supposée aliénation parentale : « On ne peut pas écrire [dans une décision de justice] qu’on oblige un enfant à voir un parent qui potentiellement le viole. Donc on va donner une autre raison : la mère ment. Cela simplifie le problème », résume le juge Édouard Durand.

    « On n’a pas besoin du concept du syndrome d’aliénation parental pour penser l’hypothèse rare d’une instrumentalisation de l’enfant. Ce concept a une utilité principale : le déni de l’inceste, ose même le magistrat. Avec le SAP, on est dans l’incapacité de voir la violence et il est impossible d’envisager l’existence d’un parent protecteur. »

    Or, les expertises jouent un rôle prépondérant dans les dossiers d’incestes présumés. Le Dr Bensussan est d’ailleurs très au fait du pouvoir dont il dispose dans ces affaires délicates, que le psychiatre préfère nommer « les affaires familiales » : « La tentation existe bel et bien [pour l’expert] de se substituer au juge », écrivait-il, en 2007, dans un article paru dans les Annales médico-psychologiques.

    Interrogé lors de la commission Outreau par des parlementaires, en avril 2006, il critiquait même la toute-puissance des experts dans « les affaires familiales » : « Ne nous racontons pas d’histoires sur ce qui est fait de nos expertises et sur le pouvoir excessif qu’elles ont. »

    « Trop de juges abdiquent dans les mains d’un psychiatre », regrette Jean-Pierre Rosenczveig, juge pour enfants durant quarante ans. L’ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, qui s’est montré toute sa carrière « toujours très réservé par rapport à la psychologisation », pointe cependant que ce risque de partialité « n’est pas spécifique au Dr Paul Bensussan » : « À partir du moment où un expert a théorisé une pratique professionnelle, le risque c’est qu’il cherche à faire entrer une situation dans sa théorie. Quand une série de présupposés aliène la liberté de réflexion de l’expert, ce n’est plus de l’expertise. On est dans l’habillage d’une situation. »

    #sap #masculinisme #inceste #divorce #déni #justice #féminisme

    • #patriarcat  : tout cela va avec le reste du package où il n’est jamais reproché aux pères de ne pas vouloir avoir la garde principale (avec toutes les merdes qui vont avec), mais d’exiger sans fin le respect de leur autorité qui consiste en réalité à se mêler en permanence de la vie privée de leur ex sous prétexte de s’occuper de l’éducation des gosses, donnant des ordres à distance qu’elle aura la charge d’exécuter, alors même que les montants des pensions alimentaires sont régulièrement sous-estimés et encore plus régulièrement non versés, à charge pour la mère de rogner sur ses ressources pour compenser, tout cela en étant contrôlée sans cesse par les services sociaux.

      Les femmes qui divorcent (et c’est encore + vrai pour celles qui fuient un conjoint violent) perdent leur domicile, leurs amis, leur réseau et généralement dans l’élan, leur boulot si elles avaient réussi à en garder un. Avec des mioches à plein temps sur les bras, elles ne peuvent espérer améliorer leur situation et leur con d’ex a toutes latitudes à continuer à leur faire chier par gosses interposés, d’autant que les plus salauds ont des ressources sans fin pour harceler avec des exigences de malades mentaux… qui vont être bénies par les JAF qui y voient la marque d’un père qui s’investit .

      Le fait qu’il puisse y avoir des femmes qui règlent des comptes par gosses interposés ne vaut pas comme symétrie de la situation.

  • Mohamed Saïl (1894-1953) : « L’idéal du Parti communiste »
    https://www.partage-noir.fr/mohamed-sail-1894-1953-l-ideal-du-parti-communiste

    Voici le texte d’une convocation, par pneumatique, du chaouch Hady Ali à un Algérien adhérent au parti des voleurs, dit communiste : Camarade, vous êtes obligatoirement convoqué à assister à notre réunion pour l’organisation d’un Congrès d’indigènes algériens adhérents au PC. Hé, oui ! Vous avez encore le culot de vous dire anti-bourgeois ! Vous convoquez ainsi vos michetons au prix de 0,75 F ; s’ils sont au nombre de sept ou huit cents ça serait kif-kif. C’est tout de même révoltant que cet argent soit perdu (...) Mohamed Saïl (1894-1953)

    / Mohamed Saïl

    #Mohamed_Saïl_1894-1953_ #Mohamed_Saïl_

  • Myanmar’s Military Deploys Digital Arsenal of Repression in Crackdown - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/03/01/world/asia/myanmar-coup-military-surveillance.html

    During a half century of military rule, Myanmar’s totalitarian tools were crude but effective. Men in sarongs shadowed democracy activists, neighbors informed on each other and thugs brandished lead pipes.

    The generals, who staged a coup a month ago, are now back in charge with a far more sophisticated arsenal at their disposal: Israeli-made surveillance drones, European iPhone cracking devices and American software that can hack into computers and vacuum up their contents.

    Some of this technology, including satellite and telecommunications upgrades, helped people in Myanmar go online and integrate with the world after decades of isolation. Other systems, such as spyware, were sold as integral to modernizing law enforcement agencies.

    But critics say a ruthless armed forces, which maintained a dominance over the economy and powerful ministries even as it briefly shared power with a civilian government, used the facade of democracy to enable sensitive cybersecurity and defense purchases.

    Some of these “dual-use” technologies, tools of both legitimate law enforcement and repression, are being deployed by the Tatmadaw, as the Myanmar military is known, to target opponents of the Feb. 1 coup — a practice that echoes actions taken against critics by China, Saudi Arabia, Mexico and other governments.

    The documents, provided by Justice For Myanmar, catalog tens of millions of dollars earmarked for technology that can mine phones and computers, as well as track people’s live locations and listen in to their conversations. Two parliamentary budget committee members, who requested anonymity given the sensitive political climate, said these proposed budgets for the Ministry of Home Affairs and Ministry of Transport and Communications reflected actual purchases.

    The budgets detail companies and the functionality of their tools. In some instances, they specify the proposed uses, like combating “money laundering” or investigating “cybercrime.”

    “What you see the Myanmar military putting together is a comprehensive suite of cybersecurity and forensics,” said Ian Foxley, a researcher at the Center for Applied Human Rights at the University of York. “A lot of this is electronic warfare capability stuff.”

    Documentation for post-coup arrest warrants, which were reviewed by The Times, shows that Myanmar’s security forces have triangulated between their critics’ social media posts and the individual addresses of their internet hookups to find where they live. Such detective work could only have been carried out by using specialized foreign technology, according to experts with knowledge of Myanmar’s surveillance infrastructure.

    “Even under a civilian government, there was little oversight of the military’s expenditure for surveillance technology,” said Ko Nay Yan Oo, a former fellow at the Pacific Forum of the Center for Strategic and International Studies who has studied the Myanmar military. “Now we are under military rule, and they can do everything they want.”

    One particularly large section of the budget allocations covers the latest ware for phone-cracking and computer-hacking. Those systems are usually designed for use by militaries and police forces, and many international export bans include such technology.

    The 2020-2021 Ministry of Home Affairs budget allocations include units from MSAB, a Swedish company that supplies forensic data tools for militaries around the world. These MSAB field units can download the contents of mobile devices and recover deleted items, according to notations in the budget.

    Henrik Tjernberg, the chairman of MSAB, said that some of the company’s “legacy technology” had ended up in Myanmar a few years ago, but it no longer sold equipment there because of a European Union export ban on dual-use products that can be used for domestic repression. Mr. Tjernberg did not answer questions about how his products ended up in the latest budget.

    In Myanmar, the latest budget also included MacQuisition forensic software designed to extract and collect data from Apple computers. The software is made by BlackBag Technologies, an American company that was bought last year by Cellebrite of Israel. Both companies also make other sophisticated tools to infiltrate locked or encrypted devices and suck out their data, including location-tracking information.

    In many instances, governments do not buy military-grade technology directly from the companies that make them but instead go through middlemen. The intermediaries often cloak their intentions behind business registrations for education, construction or technology companies, even as they post photographs on social media of foreign weaponry or signing ceremonies with generals.

    Middlemen can give Western companies distance from dealing face-to-face with dictators. But international embargoes and dual-use bans still hold tech firms liable for the end users of their products, even if resellers make the deals.

    By 2018, Israel had essentially blocked military exports to Myanmar, after it emerged that Israeli weaponry was being sold to an army accused of genocidal actions against the Rohingya ethnic minority. The embargo extends to spare parts.

    Two years later, Myanmar Future Science, a company that calls itself an educational and teaching aid supplier, signed paperwork reviewed by The Times agreeing to service military-grade surveillance drones made by Elbit Systems, an Israeli arms manufacturer. Senior Gen. Min Aung Hlaing, the Tatmadaw chief who led the coup last month, visited Elbit’s offices during a 2015 trip to Israel.

    #Surveillance #Myanmar #Matériel_militaire #Vente_armes #Bande_de_salauds

  • Un dépistage du Covid-19 toutes les quarante-huit heures : en Moselle, les travailleurs transfrontaliers exaspérés par une nouvelle restriction sanitaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/02/un-depistage-du-covid-19-toutes-les-48-heures-en-moselle-les-travailleurs-tr

    Deux longues tonnelles blanches sont installées sur la frontière entre la France et l’Allemagne, au bord de la route entre Stiring-Wendel (Moselle) et Sarrebruck (Sarre, Allemagne). Le soleil vient à peine de se lever et une vingtaine de voitures défilent lentement devant deux agents du Technisches Hilfswerk, le service allemand de protection civile.Le département français a été classé comme « zone où circule le variant » sud-africain par l’institut de veille sanitaire allemand, et Berlin demande désormais un test PCR ou antigénique négatif de moins de quarante-huit heures à tout Mosellan souhaitant entrer dans le pays. Près de 500 travailleurs transfrontaliers ont été les premiers, mardi 2 mars, à venir dans ce centre de dépistage façon « drive », construit en quelques jours pour absorber l’augmentation de la demande de tests.
    Pour limiter les déplacements, le tram-train et le bus reliant Sarreguemines à Sarrebruck sont aussi mis à l’arrêt : tous les trains régionaux en direction de l’agglomération allemande marquent leur terminus à Forbach, où le TGV de Paris ne s’arrête plus sur sa route vers Francfort. « Nous n’avons pas le choix, il faut faire un effort pour que cela finisse par aller mieux », considère Elisa Oinfrilo au volant de sa voiture, quelques minutes avant de connaître les résultats de son test antigénique. De nationalité allemande mais habitante de Moselle, elle a déjà pris un autre rendez-vous pour mercredi matin, histoire de se couvrir pour une semaine : son poste dans une banque allemande l’oblige à se déplacer tous les jours. L’annonce de la mesure a provoqué une course aux tests dans l’est de la Moselle, malgré les vacances scolaires et l’ouverture du centre de dépistage. Anne-Laure Weber, pharmacienne de la rue Nationale de Forbach, ne proposait pas de tests antigéniques ; elle prévoit désormais d’en faire cent par jour. Deux personnes devront être embauchées pour tenir le rythme imposé. « Le “home office”, télétravail à l’allemande, n’est pas possible pour de nombreux métiers assurés par les gens d’ici », dit-elle. Ouvriers du bâtiment et de l’industrie, employés de commerce, soignants… Environ 16 000 résidents de l’est de la Moselle se rendent chaque jour dans le Land de la Sarre.
    Christophe, 52 ans, y est peintre en bâtiment pour une société de travail intérimaire. Habitué aux contrôles inopinés de l’autre côté de la frontière – une attestation de motif impérieux est déjà obligatoire depuis le printemps 2020 –, il est exaspéré par la mesure, décidée unilatéralement par l’Allemagne, mais se rend à l’évidence : « Sans dépistage, pas de travail. »

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#france#moselle#UE#sante#variant#tauxincidence#depistage#frontiere#travailleurmigrant#travailleurfrontalier

  • « Moi Stendhal, je déteste Montpellier » - #Montpellier Histoire Patrimoine
    https://montpellier-histoire-patrimoine.com/moi-stendhal-je-deteste-montpellier

    Montpellier est une des plus laides villes que je connaisse, mais d’une laideur à elle, qui consiste à n’avoir pas de physionomie ; on monte et on descend sans cesse ; ce sont de petites rues étroites ; jamais 25 toises en ligne droite. Les maisons sont en pierres et en général ont trois étages, mais petites, mesquines, sans aucune physionomie. Pas d’églises ; une cathédrale ridicule ; mais une des plus belles promenades du monde et où, tôt ou tard, on mettra des arbres, car ceux qui sont au Peyrou sont en si petit nombre qu’ils ne font pas masse d’ombre.

  • The Last Thing Health Workers Should Have to Worry About

    Even as they were making countless sacrifices during the pandemic, health workers were targeted in 1,100+ attacks last year, according to a new report by Insecurity Insight and the UC Berkeley Human Rights Center. (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=77a43c9fac&e= )

    ~800 of the attacks were related to conflicts—hospitals bombed in Yemen, doctors abducted in Nigeria, according to the research. (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=6c479dc611&e= )

    Disturbing New Twist: ~400 attacks were directly tied to the pandemic, Physicians for Human Rights notes (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=ff464c1148&e= ), including:

    Threats, beatings, and attacks with stones or hot liquids

    Violent reactions to mask requirements

    Arson of COVID-19 testing facilities

    Pandemic-triggered violence was especially pronounced in India and Mexico, but it is a “truly global crisis,” affecting 79 countries, said Insecurity Insight’s Christina Wille, who led development of a new interactive map. (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=0f07d852aa&e= )

    Pandemic year 1 failures need to be replaced with immediate action to safeguard health workers, said Leonard Rubenstein, chair of the Safeguarding Health in Conflict Coalition. He highlights recommendations in a companion research brief: (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=2cbf478c02&e=)

    Counter disinformation

    End repression against health workers who speak up

    More protection for health workers

    Hold perpetrators accountable

    #Covid-19 #Santé_publique #Professions_de_santé #Monde

  • Frank Robben uitgeroepen tot ’Big Brother van het Jaar’
    https://datanews.knack.be/ict/nieuws/frank-robben-uitgeroepen-tot-big-brother-van-het-jaar/article-news-1706933.html?cookie_check=1614695426

    Ministry of Privacy reikt haar eerste Privacy Awards uit. Hoewel de focus op positieve initiatieven ligt, bleek er vooral veel aandacht voor ’Big Brother van het Jaar’. Al is Robben niet de enige die kritiek krijgt. De privacy-organisatie reikt slechts vier van de zes awards uit. Bedrijf van het jaar is Nubo.coop, een coöperatieve die mail- en clouddiensten voor particulieren aanbiedt, maar daarbij sterk inzet op privacy. DPO van het jaar is Cranium, een bedrijf dat diensten rond privacy, (...)

    #Coronalert #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #consentement #données #COVID-19 #santé (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##santé ##MinistryofPrivacy

  • How the Public-Health Messaging Backfired - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2021/02/how-public-health-messaging-backfired/618147

    Par Zeynep Tufekci

    When the polio vaccine was declared safe and effective, the news was met with jubilant celebration. Church bells rang across the nation, and factories blew their whistles. “Polio routed!” newspaper headlines exclaimed. “An historic victory,” “monumental,” “sensational,” newscasters declared. People erupted with joy across the United States. Some danced in the streets; others wept. Kids were sent home from school to celebrate.

    One might have expected the initial approval of the coronavirus vaccines to spark similar jubilation—especially after a brutal pandemic year. But that didn’t happen. Instead, the steady drumbeat of good news about the vaccines has been met with a chorus of relentless pessimism.

    The problem is not that the good news isn’t being reported, or that we should throw caution to the wind just yet. It’s that neither the reporting nor the public-health messaging has reflected the truly amazing reality of these vaccines. There is nothing wrong with realism and caution, but effective communication requires a sense of proportion—distinguishing between due alarm and alarmism; warranted, measured caution and doombait; worst-case scenarios and claims of impending catastrophe. We need to be able to celebrate profoundly positive news while noting the work that still lies ahead. However, instead of balanced optimism since the launch of the vaccines, the public has been offered a lot of misguided fretting over new virus variants, subjected to misleading debates about the inferiority of certain vaccines, and presented with long lists of things vaccinated people still cannot do, while media outlets wonder whether the pandemic will ever end.

    This pessimism is sapping people of energy to get through the winter, and the rest of this pandemic. Anti-vaccination groups and those opposing the current public-health measures have been vigorously amplifying the pessimistic messages—especially the idea that getting vaccinated doesn’t mean being able to do more—telling their audiences that there is no point in compliance, or in eventual vaccination, because it will not lead to any positive changes. They are using the moment and the messaging to deepen mistrust of public-health authorities, accusing them of moving the goalposts and implying that we’re being conned. Either the vaccines aren’t as good as claimed, they suggest, or the real goal of pandemic-safety measures is to control the public, not the virus.

    Five key fallacies and pitfalls have affected public-health messaging, as well as media coverage, and have played an outsize role in derailing an effective pandemic response. These problems were deepened by the ways that we—the public—developed to cope with a dreadful situation under great uncertainty. And now, even as vaccines offer brilliant hope, and even though, at least in the United States, we no longer have to deal with the problem of a misinformer in chief, some officials and media outlets are repeating many of the same mistakes in handling the vaccine rollout.

    The pandemic has given us an unwelcome societal stress test, revealing the cracks and weaknesses in our institutions and our systems. Some of these are common to many contemporary problems, including political dysfunction and the way our public sphere operates. Others are more particular, though not exclusive, to the current challenge—including a gap between how academic research operates and how the public understands that research, and the ways in which the psychology of coping with the pandemic have distorted our response to it.

    Recognizing all these dynamics is important, not only for seeing us through this pandemic—yes, it is going to end—but also to understand how our society functions, and how it fails. We need to start shoring up our defenses, not just against future pandemics but against all the myriad challenges we face—political, environmental, societal, and technological. None of these problems is impossible to remedy, but first we have to acknowledge them and start working to fix them—and we’re running out of time.

    The past 12 months were incredibly challenging for almost everyone. Public-health officials were fighting a devastating pandemic and, at least in this country, an administration hell-bent on undermining them. The World Health Organization was not structured or funded for independence or agility, but still worked hard to contain the disease. Many researchers and experts noted the absence of timely and trustworthy guidelines from authorities, and tried to fill the void by communicating their findings directly to the public on social media. Reporters tried to keep the public informed under time and knowledge constraints, which were made more severe by the worsening media landscape. And the rest of us were trying to survive as best we could, looking for guidance where we could, and sharing information when we could, but always under difficult, murky conditions.

    Despite all these good intentions, much of the public-health messaging has been profoundly counterproductive. In five specific ways, the assumptions made by public officials, the choices made by traditional media, the way our digital public sphere operates, and communication patterns between academic communities and the public proved flawed.

    While visible but low-risk activities attract the scolds, other actual risks—in workplaces and crowded households, exacerbated by the lack of testing or paid sick leave—are not as easily accessible to photographers. Stefan Baral, an associate epidemiology professor at the Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, says that it’s almost as if we’ve “designed a public-health response most suitable for higher-income” groups and the “Twitter generation”—stay home; have your groceries delivered; focus on the behaviors you can photograph and shame online—rather than provide the support and conditions necessary for more people to keep themselves safe.

    And the viral videos shaming people for failing to take sensible precautions, such as wearing masks indoors, do not necessarily help. For one thing, fretting over the occasional person throwing a tantrum while going unmasked in a supermarket distorts the reality: Most of the public has been complying with mask wearing. Worse, shaming is often an ineffective way of getting people to change their behavior, and it entrenches polarization and discourages disclosure, making it harder to fight the virus. Instead, we should be emphasizing safer behavior and stressing how many people are doing their part, while encouraging others to do the same.

    Harm Reduction

    Amidst all the mistrust and the scolding, a crucial public-health concept fell by the wayside. Harm reduction is the recognition that if there is an unmet and yet crucial human need, we cannot simply wish it away; we need to advise people on how to do what they seek to do more safely. Risk can never be completely eliminated; life requires more than futile attempts to bring risk down to zero. Pretending we can will away complexities and trade-offs with absolutism is counterproductive. Consider abstinence-only education: Not letting teenagers know about ways to have safer sex results in more of them having sex with no protections.

    As Julia Marcus, an epidemiologist and associate professor at Harvard Medical School, told me, “When officials assume that risks can be easily eliminated, they might neglect the other things that matter to people: staying fed and housed, being close to loved ones, or just enjoying their lives. Public health works best when it helps people find safer ways to get what they need and want.”

    Another problem with absolutism is the “abstinence violation” effect, Joshua Barocas, an assistant professor at the Boston University School of Medicine and Infectious Diseases, told me. When we set perfection as the only option, it can cause people who fall short of that standard in one small, particular way to decide that they’ve already failed, and might as well give up entirely. Most people who have attempted a diet or a new exercise regimen are familiar with this psychological state. The better approach is encouraging risk reduction and layered mitigation—emphasizing that every little bit helps—while also recognizing that a risk-free life is neither possible nor desirable.

    Socializing is not a luxury—kids need to play with one another, and adults need to interact. Your kids can play together outdoors, and outdoor time is the best chance to catch up with your neighbors is not just a sensible message; it’s a way to decrease transmission risks. Some kids will play and some adults will socialize no matter what the scolds say or public-health officials decree, and they’ll do it indoors, out of sight of the scolding.

    And if they don’t? Then kids will be deprived of an essential activity, and adults will be deprived of human companionship. Socializing is perhaps the most important predictor of health and longevity, after not smoking and perhaps exercise and a healthy diet. We need to help people socialize more safely, not encourage them to stop socializing entirely.

    Moreover, they have delivered spectacular results. In June 2020, the FDA said a vaccine that was merely 50 percent efficacious in preventing symptomatic COVID-19 would receive emergency approval—that such a benefit would be sufficient to justify shipping it out immediately. Just a few months after that, the trials of the Moderna and Pfizer vaccines concluded by reporting not just a stunning 95 percent efficacy, but also a complete elimination of hospitalization or death among the vaccinated. Even severe disease was practically gone: The lone case classified as “severe” among 30,000 vaccinated individuals in the trials was so mild that the patient needed no medical care, and her case would not have been considered severe if her oxygen saturation had been a single percent higher.

    These are exhilarating developments, because global, widespread, and rapid vaccination is our way out of this pandemic. Vaccines that drastically reduce hospitalizations and deaths, and that diminish even severe disease to a rare event, are the closest things we have had in this pandemic to a miracle—though of course they are the product of scientific research, creativity, and hard work. They are going to be the panacea and the endgame.

    Just a few days later, Moderna reported a similar 94.5 percent efficacy. If anything, that provided even more cause for celebration, because it confirmed that the stunning numbers coming out of Pfizer weren’t a fluke. But, still amid the political turmoil, the Moderna report got a mere two columns on The New York Times’ front page with an equally modest headline: “Another Vaccine Appears to Work Against the Virus.”

    So we didn’t get our initial vaccine jubilation.

    But as soon as we began vaccinating people, articles started warning the newly vaccinated about all they could not do. “COVID-19 Vaccine Doesn’t Mean You Can Party Like It’s 1999,” one headline admonished. And the buzzkill has continued right up to the present. “You’re fully vaccinated against the coronavirus—now what? Don’t expect to shed your mask and get back to normal activities right away,” began a recent Associated Press story.

    People might well want to party after being vaccinated. Those shots will expand what we can do, first in our private lives and among other vaccinated people, and then, gradually, in our public lives as well. But once again, the authorities and the media seem more worried about potentially reckless behavior among the vaccinated, and about telling them what not to do, than with providing nuanced guidance reflecting trade-offs, uncertainty, and a recognition that vaccination can change behavior. No guideline can cover every situation, but careful, accurate, and updated information can empower everyone.

    What went wrong? The same thing that’s going wrong right now with the reporting on whether vaccines will protect recipients against the new viral variants. Some outlets emphasize the worst or misinterpret the research. Some public-health officials are wary of encouraging the relaxation of any precautions. Some prominent experts on social media—even those with seemingly solid credentials—tend to respond to everything with alarm and sirens. So the message that got heard was that vaccines will not prevent transmission, or that they won’t work against new variants, or that we don’t know if they will. What the public needs to hear, though, is that based on existing data, we expect them to work fairly well—but we’ll learn more about precisely how effective they’ll be over time, and that tweaks may make them even better.

    Psychologists talk about the “locus of control”—the strength of belief in control over your own destiny. They distinguish between people with more of an internal-control orientation—who believe that they are the primary actors—and those with an external one, who believe that society, fate, and other factors beyond their control greatly influence what happens to us. This focus on individual control goes along with something called the “fundamental attribution error”—when bad things happen to other people, we’re more likely to believe that they are personally at fault, but when they happen to us, we are more likely to blame the situation and circumstances beyond our control.

    An individualistic locus of control is forged in the U.S. mythos—that we are a nation of strivers and people who pull ourselves up by our bootstraps. An internal-control orientation isn’t necessarily negative; it can facilitate resilience, rather than fatalism, by shifting the focus to what we can do as individuals even as things fall apart around us. This orientation seems to be common among children who not only survive but sometimes thrive in terrible situations—they take charge and have a go at it, and with some luck, pull through. It is probably even more attractive to educated, well-off people who feel that they have succeeded through their own actions.

    The focus on individual actions has had its upsides, but it has also led to a sizable portion of pandemic victims being erased from public conversation. If our own actions drive everything, then some other individuals must be to blame when things go wrong for them. And throughout this pandemic, the mantra many of us kept repeating—“Wear a mask, stay home; wear a mask, stay home”—hid many of the real victims.

    Study after study, in country after country, confirms that this disease has disproportionately hit the poor and minority groups, along with the elderly, who are particularly vulnerable to severe disease. Even among the elderly, though, those who are wealthier and enjoy greater access to health care have fared better.

    The poor and minority groups are dying in disproportionately large numbers for the same reasons that they suffer from many other diseases: a lifetime of disadvantages, lack of access to health care, inferior working conditions, unsafe housing, and limited financial resources.

    Many lacked the option of staying home precisely because they were working hard to enable others to do what they could not, by packing boxes, delivering groceries, producing food. And even those who could stay home faced other problems born of inequality: Crowded housing is associated with higher rates of COVID-19 infection and worse outcomes, likely because many of the essential workers who live in such housing bring the virus home to elderly relatives.

    Individual responsibility certainly had a large role to play in fighting the pandemic, but many victims had little choice in what happened to them. By disproportionately focusing on individual choices, not only did we hide the real problem, but we failed to do more to provide safe working and living conditions for everyone.

    But also, after a weary year, maybe it’s hard for everyone—including scientists, journalists, and public-health officials—to imagine the end, to have hope. We adjust to new conditions fairly quickly, even terrible new conditions. During this pandemic, we’ve adjusted to things many of us never thought were possible. Billions of people have led dramatically smaller, circumscribed lives, and dealt with closed schools, the inability to see loved ones, the loss of jobs, the absence of communal activities, and the threat and reality of illness and death.

    #Covid-19 #Vaccin #Médias #Sciences_information #Sociologie #Pandémie #Zeynep_Tufekci

  • Decolonizing solidarity

    Thinking through solidarity organizing, with an eye to how we can better live the change, as well as how we often slip in to colonial patterns when working together across distance and difference.

    http://decolonizingsolidarity.blogspot.com

    Et une #bibliographie sur zotero:
    https://www.zotero.org/groups/240008/geographies_of_social_movements

    #solidarité #Sara_Koopman #blog #colonisation #colonialisme #décolonialité #décolonisation #mouvements_sociaux #ressources_pédagogiques

    ping @cede @karine4

  • #Ivry-sur-Seine : clash en Conseil municipal suite aux réactions à la #balade_décoloniale

    A Ivry-sur-Seine, la balade décoloniale organisée par un collectif d’associations fin janvier pour inviter à rebaptiser plusieurs noms de rue de la ville, a donné lieu à une tribune radicalement opposée de la part d’un élu. Le débat s’est invité de façon paroxystique au Conseil municipal de ce jeudi 11 février.

    Tout commence fin janvier par l’organisation d’une marche décoloniale dans la ville, par un collectif d’associations (Collectif Abyayala, Collectif Romain Rolland, collectif Ivryens contre la loi « séparatismes », Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI), Front uni des Immigration et des Quartiers Populaire). “Les noms des rues ne sont pas choisis par hasard, ils revêtent une dimension hautement symbolique et mémorielle. Force est de constater qu’en France, les rues sont bien souvent à la gloire de l’empire colonial. Interpeler et questionner ces noms, n’est ni une lubie, ni une question secondaire, mais bien une nécessité, même un devoir. La ville d’Ivry-sur-Seine n’est malheureusement pas épargnée par ces choix de noms de rue. On ne bâtit pas d’avenir commun sans remettre en cause les crimes contre l’humanité qu’ont été l’esclavage et la colonisation”, motive le collectif.

    5 rues rebaptisées

    Le 23 janvier, 80 personnes (selon le collectif) se retrouvent donc pour rebaptiser 5 rues. La rue #Christophe_Colomb (navigateur du 15ème siècle considéré comme le découvreur de l’Amérique) est rebaptisée rue de la lutte pour l’indépendance des peuples colonisés, la rue Jules Ferry (homme d’Etat français connu notamment pour l’instauration de l’enseignement obligatoire, gratuit et laïc en 1881, partisan actif de l’expansion coloniale) en rue #René_Vautier (réalisateur et scénariste anticolonialiste, connu notamment pour son film Avoir vingt ans dans les Aurès), la rue #Paul_Bert (médecin et ministre de la 3ème République qui a porté l’instruction publique, laïque gratuite pour tous, soutien de la colonisation) en rue #Lalla_Fatma_N’Soumer (figure du mouvement de résistance à la colonisation de l’Algérie), la rue #François_Mitterrand (président de la République de 1981 à 1995) en rue #Aroua_Keïta (figure de l’indépendantisme, du syndicalisme et du féminisme au Mali) et la place du 8 mai 1945 en 8 Mai 1945 jour de fête : victoire contre le nazisme Jour de deuil : #massacres_coloniaux à #Setif, #Guelma et #Kherrata.

    Pétition et tribune pour rebaptiser les rues

    Pour donner suite à cette marche, le collectif Abyayala lance une pétition sur Change.org pour demander à la mairie de changer le nom de la rue Christophe Colomb. “Loin du mythe du valeureux « découvreur des Indes », Christophe Colomb fut la main armée des volontés d’expansion du Vieux Monde. Son arrivée de l’autre côté de l’océan Atlantique en 1492 est le début de la colonisation européenne sur le continent américain, pose le collectif. Contrairement aux croyances inculquées, le continent n’était ni vierge, ni inhabité et certainement pas à disposition. L’Amérique n’a pas été découverte mais envahie. Cette entreprise se déroula de façon violente, les indigènes furent massacré·es, violé·es, spolié·es de leurs terres et de leurs identités.” Voir la pétition qui a recueilli à ce jour une centaine de signatures : https://www.change.org/p/mairie-d-ivry-sur-seine-pourquoi-une-rue-christophe-colomb-%C3%A0-ivry-sur-s ?

    Les élus du groupe CCI (membre de la majorité municipale) appuient de leur côté la démarche dans l’espace de libre expression qui leur est dévolu dans le numéro de février du magazine municipal. “A peine 5% des rues rendent hommage à des femmes, l’héritage des luttes anticoloniales et contre l’esclavage ou encore l’histoire de l’immigration sont quasi absents”, déplorent Ratiba Meddas et Mehrez Mraidi dans leur tribune. “La rue du 17 octobre 1961 est attendue depuis plus de 10 ans, l’esclavage et la colonisation peinent parfois à être considérés comme ce qu’ils sont, des crimes contre l’humanité,… Pire, il reste dans notre espace urbain la trace de figures historiques associées à ces crimes”, poursuivent-ils, invitant la municipalité à “accompagner ce travail critique sur le passé et ses conséquences sur le présent” et “mettre davantage en valeur les figures émancipatrices issues de ces histoires.”

    “Une #honte faite à la République”

    Pour Sébastien Bouillaud (LR), conseiller municipal d’opposition, cette marche “est une honte faite à la République” et l’élu fustige l’initiative dans une tribune signée sur Ivry Off, un site qui se revendique comme un “blog alternatif” qui “assume son ton critique à l’égard des gestionnaires et élus de la cité.” Pour l’élu d’opposition, la marche “aurait dû être interdite et condamnée par le maire, qui par la même occasion aurait dû sanctionner les élus qui y ont participé.”

    L’élu durcit ensuite le ton vis-à-vis du groupe Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI). “Les élus de ce collectif profitent d’ailleurs régulièrement de la tribune du conseil municipal pour déclamer des discours communautaires qui n’ont rien à faire en son sein. Au fur et à mesure que l’islamo-gauchisme prospère à Ivry, la République recule”, estime le conseiller d’opposition qui considère que “les commémorations publiques deviennent des lieux de division plus que de rassemblement” et “des lieux de diffusion de messages politiques où l’extrême gauche peut critiquer encore et toujours la République et le capitalisme”, “occasion de flatter telles ou telles communautés pour des raisons électoralistes.” Et l’élu de conclure son propos par “La question qui se pose aujourd’hui est bien évidemment dans quel état Ivry sera-t-elle dans 5 ans ? Mais surtout, à quel point la majorité en place sert-elle des causes obscures voire anti-républicaines ?”
    “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale”

    C’est dans ce contexte que le débat s’est invité en Conseil municipal, la majorité faisant usage du droit de poser une question au maire prévu par le règlement intérieur, pour lui demander de réagir publiquement à cette tribune. C’est Bernard Prieur, adjoint à la citoyenneté, qui porte la question, fustigeant “des dénonciations calomnieuses” et “un discours de division”. Pour rappel, la question au maire, qui ne constitue pas une délibération soumise au vote, appelle une réponse du maire sans qu’elle soit suivie de débat. En réponse, le maire, Philippe Bouyssou (PCF) fait part de son étonnement sur la forme de la tribune. “Je ne l’avais jamais entendu tenir des propos aussi violents et réactionnaires à notre égard”, et dénonce une manœuvre de division. “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale, ce-sont ses vols, ses pillages, ses expropriations, ses crimes, ses viols, ses massacres commis au nom de la quête du profit et d’une soi-disant race supérieure”, poursuit l’édile, citant des propos Jules Ferry justifiant la colonisation de “barbares” à “civiliser” avant de conclure en invitant à “l’apaisement”, et en demandant à Sébastien Bouillaud de retirer sa tribune.

    Alors que l’intéressé souhaite réagir, le maire lui donne la parole, indiquant que c’est à titre “exceptionnel”, par rapport aux modalités prévues pour les questions aux maire dans le règlement intérieur.

    “Si je me suis permis d’écrire cette tribune c’est car j’ai vu circuler des vidéos montrant des propos terribles sur la France qui m’ont choqué et heurté. Je veux bien qu’on lance un débat sur l’histoire de France mais pas de cette façon là”, répond donc Sébastien Bouillaud invitant à un débat apaisé.
    Quand le débat sur la marche décoloniale est déporté sur le terrorisme islamiste

    Philippe Hardouin, conseiller d’opposition du groupe LREM demande alors aussi la parole et embraye sans transition sur la question du terrorisme islamiste, faisant implicitement un lien direct entre les deux sujets. “Pour nous l”ennemi, c’est le fanatisme religieux”, résume-t-il en poursuivant sur le séparatisme et la nécessité d’un débat sur la laïcité jusqu’à ce que le maire lui demande d’arrêter de parler, lui indiquant que sa réaction est “complètement hors sujet”. Philippe Hardouin, lui, souhaite poursuivre mais le micro lui est coupé. “Je vous félicite d’avoir coupé le micro, c’est un signe de faiblesse”, réagit-il. “Il n’y a autour de moi ni communautariste, ni islamiste, ni islamogauchiste. Il n’y a ici que des Ivryennes et des Ivryens et j’aimerais que chacun se respecte”, conclut le maire.

    Alors que le point suivant de l’ordre du jour est à l’initiative de Sabrina Sebaihi, adjointe écologiste, celle-ci demande une suspension de séance. “Je suis très gênée par le débat de ce soir”, motive l’élue, visiblement émue.

    “Nous n’avons plus rien à faire dans ce Conseil ce soir”, reprendra Philippe Hardouin au moment de la reprise de séance, quittant la salle avec les élus du groupe LREM et du groupe de Sébastien Bouillaud.

    La séance s’est ensuite prolongée jusqu’à 2 heures du matin, le temps d’épuiser l’ordre du jour.

    https://94.citoyens.com/2021/ivry-sur-seine-clash-en-conseil-municipal-suite-aux-reactions-a-la-bala

    #toponymie #colonisation #colonialisme #toponymie_politique #France #noms_de_rue

    ping @cede

  • Le pouvoir : formes et logique , Séance 4 du séminaire « Scènes de la division politique », mardi 19 janvier 2021, par Bernard Aspe
    https://laparoleerrantedemain.org/index.php/2021/02/24/le-pouvoir-formes-et-logique

    De la biopolitique à l’économie

    Nous cherchons avant tout aujourd’hui à identifier la forme de pouvoir qui est en train de se dessiner, forme nouvelle peut-être, en tout cas nécessairement renouvelée par la situation. Il faudrait parler d’une phase métastable du pouvoir, qui peut donc donner lieu à diverses prises de forme. L’angle qui me paraît judicieux pour tenter d’anticiper ces prises de forme reste celui suggéré par Foucault avec son concept de « biopolitique ».

    Les spécialistes ont voulu nous avertir, et nous ont fait croire que, précisément parce qu’il semble que le concept de biopolitique est plus que jamais pertinent, il faut se garder de le mobiliser. Cela leur permet sans doute de continuer à vendre leur camelote éthique ou tout au moins d’assurer la spécificité de leur objet de recherche (tant il est vrai que le discours académique n’a jamais été aussi coincé entre les bons conseils pour la vie d’un côté et la rigueur affichée du discours de la science de l’autre.)

    En réalité, s’il y a un auteur qu’il faut relire aujourd’hui, c’est bien Foucault. Je voulais me concentrer sur les deux cours qu’il a donnés au Collège de France à la fin des années 1970, Sécurité, territoire, population (désormais STP) et Naissance de la biopolitique (désormais NB). Ces cours sont essentiels à plusieurs égards, on va le voir, mais ils révèlent aussi les limites de la méthode de Foucault, et plus précisément dans ce qui concerne son rapport au marxisme. Mais le concept de « biopolitique » apparaît quelques années avant, notamment à la fin de La Volonté de savoir (1976). Il est alors pris comme complément de l’anatomo-politique : celle-ci concerne les prises du pouvoir sur les individus, et la biopolitique renvoie avant tout aux prises du pouvoir sur les populations. Deux ans plus tard, dans le cours de 1978, le concept est bien présent, mais il est déjà tenu à distance. Et le cours de 1979, présenté tout d’abord comme une tentative de clarification du concept, va finalement être consacré à la gouvernementalité libérale et au néolibéralisme ; le terme même de « biopolitique » n’y sera presque pas utilisé. Dans les chapitres II et III de La Vie inséparée , Muriel Combes a noté que la biopolitique disparaît au moment où Foucault propose une généalogie du libéralisme entendu comme art de gouverner (voir notamment p. 42 sq. Dans ces chapitres, elle cerne de façon plus détaillée les déplacements qui s’opèrent pour Foucault entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, mais je retiens seulement ce point). Or cette généalogie du libéralisme est précisément entreprise au moment où se rejoue pour Foucault sa confrontation avec le marxisme.

    Pour ce qui concerne son rapport au marxisme, on peut dire qu’il est passé d’abord par un moment d’adhésion (années 1950, PCF). Puis il a développé un rapport polémique ( Les Mots et les choses ). Dans les années révolutionnaires, il envisage son travail comme complément à l’analyse de classes. Mais à la fin des années 1970, il s’agit de marquer l’irréductibilité de son champ d’analyse propre au regard du marxisme. Ce qui est à la fois une autre manière de prendre de la distance et une manière de défendre sa singularité d’auteur.

    Il y a bien une différence de méthode avec le marxisme, souvent soulignée dans les deux cours (de 1978 et 1979), telle que son approche se réclame d’une pensée des multiplicités, et non de la totalité ; de la stratégie, et non de la dialectique (NB, 44). Mais au-delà de cette différence de méthode, l’articulation à la part de vérité du marxisme, qu’il reconnaît par ailleurs, demeure hésitante.

    L’impression rétrospective qui s’en dégage est que le rapport à l’analyse marxiste n’a jamais été réglé. Et on peut juger significatif le fait que c’est après s’être rapproché au maximum du problème de l’articulation de son approche avec le marxisme, c’est-à-dire au moment où il fait la généalogie de l’économie, qu’il se détourne des recherches sur les formes modernes de pouvoir pour élaborer sa problématique de la subjectivation, essentiellement étayée par des textes antiques, au début des années 1980.

    Loin de moi l’idée qu’il s’agirait d’un renoncement : les problématiques développées à partir de Du gouvernement des vivants sont tout aussi essentielles, et ne doivent pas être lues comme un délaissement de la question politique. Elles peuvent être lues par exemple comme le développement du magnifique cours du 1 mars 1978 consacré aux « contre-conduites », et à leur articulation avec la gouvernementalité. Mais si Foucault délaisse, de façon tout de même assez spectaculaire, les questionnements relatifs au bio-pouvoir et au libéralisme, c’est qu’il ne parvient pas à sortir d’un embarras relatif à la manière dont son approche spécifique et singulière s’articule à l’analyse du capitalisme (c’est ce que suggère l’analyse proposée dans La vie inséparée). Il faut souligner que l’hésitation concerne au premier plan le concept de « biopolitique ». On peut même dire que la question tant discutée ces temps-ci du bon usage du terme « biopolitique » ne peut être réglée si l’on ne voit pas qu’il est avant tout, dans l’élaboration de Foucault, le révélateur d’une articulation incomplète avec l’analyse marxienne du capitalisme.

    C’est l’hésitation même de Foucault qui peut nous autoriser à réinscrire son travail à l’intérieur d’un marxisme renouvelé. En quoi cette articulation n’est-elle pas arbitraire ? Pour le montrer, il nous faut reprendre la manière dont Foucault, en faisant l’analyse du biopouvoir puis de la gouvernementalité libérale, fait aussi, dans le même mouvement, la généalogie de l’économie, et, plus précisément pour ce qui concerne cette séance, de la société envisagée comme son corrélat.

    #biopolitique #police #économie #libéralisme #libéralisme_autoritaire #Foucault #Muriel_Combes #Bernard_Aspe

    • Il ne suffit pas de dire que le biopouvoir sécuritaire prend en vue les populations, là où la discipline investirait avant tout les dispositions individuelles. Il faut surtout souligner que, dans le cadre du pouvoir sécuritaire, les populations sont envisagées comme des phénomènes naturels. Si le pouvoir disciplinaire assume le caractère artificiel de son modèle, le pouvoir sécuritaire s’appuie avant tout sur la naturalité des processus qu’il s’efforce de piloter. Il s’agit de suivre les processus pour pouvoir les canaliser (Foucault se réfère déjà, dans ce cours, au libéralisme : STP, 49-50). Il s’agit aussi de relever de grandes régularités, y compris là où on ne les attendait pas (dès le XVIIème siècle, on relève des constantes dans les taux de mortalité, les taux de natalité, mais aussi au niveau de la proportion de gens qui meurent d’accident chaque année dans une même ville, ou la proportion de suicides : STP, 76). Pour cela, il faut les connaître. La statistique – littéralement la science de l’État, savoir de l’État sur l’État (STP, 280-281, 323) va dès lors jouer un rôle essentiel.

      Le savoir statistique, le savoir scientifique d’une façon générale, va donner un type de prise nouveau sur les individus et les populations. Il ne s’agit plus avant tout de forcer l’obéissance ; il s’agit de trouver une accessibilité technique aux comportements diffus de la population. Il s’agit de connaître les processus (naturels) qui sont en tant que tels soustraits à la conscience des agents, et de dégager les régularités que ces agents produisent à leur insu (STP, 72-78). C’est ce qu’indique l’image de la « main invisible » d’Adam Smith : l’essentiel se joue « dans le dos de la conscience ». Le désir, en tant qu’il est insu, n’est dès lors plus ce qui doit être réprimé, ou contenu ; il est ce qui doit être connu et canalisé.

      #population #statistiques #pouvoir_sécuritaire

  • Affaire Khashoggi : au sein de l’agence Havas, l’actuelle conseillère communication du premier ministre Jean Castex a activement participé à la campagne de promotion de l’Arabie saoudite après l’assassinat du journaliste.

    Affaire Khashoggi : la responsable communication de Castex était chargée de redorer l’image de l’Arabie saoudite par Antton Rouget

    L’actuelle conseillère communication de Jean Castex a activement participé à la campagne de promotion de l’Arabie saoudite en France, du temps où elle travaillait pour Havas, jusqu’à l’été 2020.

    C’est un lien supplémentaire dans l’entrelacs des relations tissées par les officiels saoudiens dans les cercles du pouvoir français, si discrets quand il s’agit de dénoncer les exactions du royaume dans l’affaire Khashoggi ou la guerre au Yémen.

    article réservé aux abonnées

    https://www.mediapart.fr/journal/france/020321/affaire-khashoggi-la-responsable-communication-de-castex-etait-chargee-de-

    Encore une #femme_de_gauche décidément !

    Selon nos informations, c’est Mayada Boulos qui prendra la tête du service de communication du nouveau Premier ministre Jean Castex à Matignon. Ancienne conseillère presse au cabinet de Marisol Touraine au ministère des Affaires sociales et de la Santé pendant le quinquennat de François Hollande, cette jeune femme de 39 ans avait été pressentie un temps pour prendre la direction de la communication à l’Élysée après le départ du macroniste Sylvain Fort.

    Directrice générale adjointe du groupe Havas depuis quatre ans, chargée notamment de missions de développement à l’international, Mayada Boulos avait auparavant œuvré auprès du haut fonctionnaire Louis Schweitzer aux commandes de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Femme de gauche assumée, « fidèle en amitié » selon ses proches, elle est restée proche de l’ex-ministre socialiste Marisol Touraine. Elle devrait officiellement prendre ses fonctions à Matignon, auprès de Jean Castex, ce jeudi.
    https://www.lepoint.fr/politique/un-femme-de-gauche-aux-commandes-de-la-com-de-jean-castex-07-07-2020-2383308

    « La cible du #macronisme ce n’est pas le fondamentalisme et l’extrémisme religieux. C’est bien les classes populaires musulmanes en France. Sinon comment comprendre cette #alliance avec le régime qui décapite des journalistes ? Une alliance avec le #wahhabisme ? »

  • Wer übrigens eigene Karten für Events wie Sport usw. bauen will, mu...
    https://diasp.eu/p/12535052

    Wer übrigens eigene Karten für Events wie Sport usw. bauen will, muss nicht google nehmen. Man kann das auch sehr schön mit #OpenStreetMap machen und diesen link dafür nehmen. https://umap.openstreetmap.fr/de Wer das mit Google kann, kann das auch mit OpenstreetMap

    #OpenSource #uMap #Maps #Karten

  • Covid-19 : débordés par le variant britannique, les Slovaques et les Tchèques font appel au vaccin russe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/01/debordees-par-le-variant-britannique-tchequie-et-slovaquie-font-appel-au-vac

    Les deux chefs de gouvernement font l’objet de vives critiques pour leur gestion de la crise. Tous deux sont de riches hommes d’affaires entrés en politique sur le tard après avoir créé des partis politiques dits « antisystème » difficilement classables.MM. Babis et Matovic ont usé d’une communication pour le moins erratique ces derniers mois. Le premier a ainsi reconnu « des erreurs » pour avoir décidé de lever trop largement les restrictions en décembre 2020, et la politique du second, consistant à tester l’ensemble de la population sur plusieurs week-ends en novembre 2020, a fait long feu. « Nos dirigeants pensaient que les tests de masse allaient résoudre la situation, mais cela n’a pas marché », constate le mathématicien Robert Kollar.
    Les deux pays ont surtout tardé à mettre en place des efforts de séquençage du virus qui auraient pu permettre de tirer la sonnette d’alarme plus tôt. La Slovaquie a par exemple subitement découvert, début février, que le variant britannique était présent dans plus de 70 % d’un échantillon de tests positifs choisis au hasard. Dans la foulée, Prague et Bratislava ont brutalement refermé leurs frontières. Mais de nombreux travailleurs revenus du Royaume-Uni étaient déjà rentrés au pays avec le variant.
    Lire aussi Les frontières au sein de l’UE, autre enjeu du Covid
    Désemparées, les deux capitales font désormais appel à l’aide internationale. Des renforts médicaux ponctuels sont venus d’Allemagne ou d’Autriche et les deux pays négocient pour y transférer des patients. Ils devraient aussi obtenir chacun 100 000 doses de vaccin Pfizer supplémentaires dans le cadre de la prochaine livraison européenne.
    MM. Babis et Matovic ont par ailleurs brusquement tourné le regard vers Moscou pour commander en urgence des doses de Spoutnik V. Le vaccin russe n’a toujours pas déposé de demandes d’autorisation auprès de l’Agence européenne du médicament (AEM) mais les deux dirigeants comptent désormais l’autoriser sur leur territoire de manière unilatérale, comme l’a déjà fait la Hongrie de Viktor Orban. Igor Matovic a accueilli une première livraison de 200 000 doses par avion militaire lundi soir en promettant que la Slovaquie recevrait deux millions de doses en tout, au prix de 19,95 dollars (16,60 euros) pour deux doses.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#slovaquie#republiquetcheque#france#sante#variant#circulation#circulationtherapeutique#vaccination#frontiere

  • #Mohamed #Saïl (1894-1953) - Partage Noir
    https://www.partage-noir.fr/mohamed-sail-1894-1953

    Il y a quelques années, #Mohamed_Saïl a été considéré comme un militant secondaire, responsable de comités et auteur d’articles dans la presse. Il existait un projet de notice dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, des mentions dans la thèse de René Bianco sur la presse anarchiste, dans celle de David Berry sur le mouvement libertaire entre les deux guerres, dans les travaux Benjamin Stora sur l’immigration algérienne en France. Hormis ces quelques mentions, il était totalement oublié. Depuis, de New York à Alger, Mohamed Saïl est sorti de l’anonymat, l’encyclopédie en ligne Wikipédia lui attribuant la dédicace du poème de Prévert, Étranges étrangers. Son itinéraire est atypique. Il est l’un des rares migrants d’Afrique du Nord à avoir rejoint les rangs libertaires. Son audience actuelle est supérieure à la réalité de son influence de son vivant. Son style et l’originalité de ses interventions y sont pour beaucoup.

    #Sylvain_Boulouque #Anarchisme

  • https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/02/si-les-ricains-netaient-pas-la-vous.html

    "« Les Ricains m’a valu la haine de la gauche, qui m’a traité de facho et qui continue... et celle des gaullistes qui m’ont pris pour un emmerdeur... », se souvient Michel Sardou dans son autobiographie publiée en 2009. Il faut dire qu’avec ce titre, le chanteur n’y va pas avec le dos de la cuillère. La chanson est un hommage aux valeureux soldats américains qui débarquèrent sur les plages de Normandie le 6 juin 1944. Dès sa sortie, la chanson remporte un grand succès.

    Pour bien comprendre les polémiques suscitées par ce morceau, il faut se pencher sur le contexte historique. Aux lendemains de la guerre d’Algérie en 1962, le général de Gaulle cherche à restaurer le rang de la France sur la scène internationale. Dès lors, il fonde sa politique étrangère sur la primauté du fait national (l’unité et la grandeur de la nation). Dans le cadre de la "coexistence pacifique", caractérisée par un réchauffement des relations diplomatiques entre les deux blocs, le président français affirme sa volonté d’autonomie stratégique à l’égard des États-Unis. Cette ambition ne peut prendre corps qu’à condition de disposer d’une force de frappe autonome. Au moment où les deux Grands négocient une limitation des essais, de Gaulle explique que la France veut se "libérer du joug d’une double hégémonie convenue entre les deux rivaux." De fait, la première bombe atomique française explose en février 1960 dans la Sahara. Pour assurer l’indépendance de la défense nationale, le pays dispose également de l’escadre des mirages IV, capables de larguer une arme nucléaire, des missiles sol-sol du plateau d’Albion et du Redoutable, un sous-marin lance-missiles à propulsion nucléaire. "

  • Border barrier boondoggle. Trump’s promised inexpensive, impregnable wall was anything but.

    “I would build a great wall — and nobody builds walls better than me, believe me. And I’ll build them very inexpensively,” Donald Trump said in 2015 as he announced his presidential run. “I will build a great, great wall on our southern border, and I will have Mexico pay for that wall. Mark my words.” During the campaign, Trump offered more details. His wall would span the entire length of the border, or nearly 2,000 miles, it would be fashioned with concrete — not unlike the Berlin Wall — and would be “impregnable” and “big and beautiful.”

    It didn’t quite work out that way. By the end of Trump’s term, his administration had completed construction of about 450 miles of barrier, none of which was concrete and all of which was demonstrably pregnable, at a cost at least five times that of the existing barriers. Mexico did not pay a dime for it. And the “beautiful” part? That, of course, is in the eye of the beholder.

    When Trump first promised to build the wall along the border, he apparently didn’t realize that his predecessors had already constructed hundreds of miles of barriers. It all started in 1996, when President #Bill_Clinton signed the #Illegal_Immigration_Reform_and_Responsibility_Act. Fences were constructed in urban areas, such as #Nogales and #San_Diego, with the intention of driving border crossers into the desert, where they could be more easily apprehended — but also where they were at greater risk of dying of heat-related ailments.

    A decade later, President George W. Bush signed the #Secure_Fence_Act of 2006, authorizing the construction of 700 miles of barriers. As a result, 652 miles of pedestrian and vehicle barriers already lined the border, mostly between #El_Paso and San Diego, by the time #Trump was elected. All the evidence, however, suggests that it did very little to stop undocumented migration, in part because at least two-thirds of undocumented immigrants in the U.S. arrived on #visas and then overstayed them.

    Besides, no wall is truly impregnable, as Trump himself indicated in a speech on the 30th anniversary of the fall of the Berlin Wall, when he said: “Let the fate of the Berlin Wall be a lesson to oppressive regimes and rulers everywhere: No Iron Curtain can ever contain the iron will of a people resolved to be free.” Oddly enough, “iron curtain” may be the most accurate description of Trump’s new segments of the wall.

    On the day of his inauguration, President Joseph Biden signed an executive order halting further construction. Now, many observers are urging him to go further and dismantle the barrier, as well as try to repair the damage done. Or, as President Ronald Reagan put it in 1987, “Tear down this wall!”

    https://www.hcn.org/issues/53.3/infographic-borderlands-border-barrier-boondoggle
    #cartographie #infographie #visualisation #murs #prix #coût #longueur #barrières_frontalières #Trump #promesses #promesses_non_maintenues #statistiques #chiffres #George_Bush #overstayers #Joe_Binden #walls_don't_work

    ping @reka

  • 9-11 revisited - Mountain Meadows Massacre
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Mountain_Meadows_Massacre

    Les habtants des Étas Unis possèdent un penchant bizarre pour le 11 septembre qui il leur semble propice pour un massacre supplémentaire. C’est devenu prèsque une tradition sur fond religieux. Je ne vous dévoile pas où je me trouverai ce 11 septembre, on ne sait jamais.

    The Mountain Meadows Massacre was a series of attacks which resulted in the mass murder of 120 members of the Baker–Fancher emigrant wagon train. The massacre occurred September 7–11, 1857 at Mountain Meadows in southern Utah, and was perpetrated by Mormon settlers belonging to the Utah Territorial Militia (officially called the Nauvoo Legion), together with some Southern Paiute Native Americans.

    American exceptionalism
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/American_exceptionalism

    American exceptionalism is the theory that the United States is inherently different from other nations. This stems from its emergence from the American Revolution, becoming what the political scientist Seymour Martin Lipset called “the first new nation” and developing a uniquely American ideology, “Americanism”. This ideology is based on liberty, equality before the law, individual responsibility, republicanism, representative democracy, and laissez-faire economics. This ideology itself is often referred to as “American exceptionalism.” Under this other definition, America is seen as being superior to other nations or having a unique mission to transform the world.

    #USA #massacre #religion #idéologie

  • "Les routes de la migration africaine mènent rarement à l’Europe"

    Les migrations africaines sont bien plus diverses et complexes qu’on ne pourrait le penser. Non seulement la proportion d’Africains qui décident de tenter l’aventure vers l’étranger est relativement faible, mais la plupart des migrants ne cherchent pas à aller vers l’Europe : ils restent sur le continent. Les Presses Universitaires du Québec viennent de publier un ouvrage collectif qui s’éloigne des approches réductrices sur ce sujet. Il s’intitule Migrations et gouvernance en Afrique et ailleurs . La chercheuse Sylvie Bredeloup est l’un de ses auteurs. Elle est notre invitée.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/30537/les-routes-de-la-migration-africaine-menent-rarement-a-l-europe
    #Migrations_Sud-sud #migrations_Sud-nord #migrations #Afrique

    ping @_kg_ @rhoumour @karine4 @isskein @fbahoken @reka

    –—

    ajouté au fil de discussion sur les #statistiques et #chiffres en lien avec les « routes migratoires africaines » (et la relativisation des migrations Sud —> Nord) :
    https://seenthis.net/messages/482464

    • Migrations et gouvernance en Afrique et ailleurs

      Phénomène ancien et objet de controverses dès les années 1970, la migration a surtout été appréhendée sous l’angle des flux Sud-Nord. Au cours de la décennie 2010-2020, la situation créée par les flux de « réfugiés syriens » a été particulièrement médiatisée. Elle a été présentée pour l’essentiel sous l’angle de la menace existentielle qu’elle est supposée représenter pour les sociétés d’accueil, que ce soit pour leur l’identité, leur sécurité, leur marché du travail ou leur système de protection sociale. Or, cette lecture est réductrice à plus d’un titre, car les migrations se présentent comme des configurations complexes et multiples dans l’espace et dans le temps. En effet, elles sont aussi influencées par des contextes internes, des innovations sociales et des contextes régionaux et internationaux.

      https://www.puq.ca/catalogue/livres/migrations-gouvernance-afrique-ailleurs-3978.html
      #livre

    • #Sylvie_Bredeloup : « Les routes de la migration africaine mènent rarement à l’Europe »

      Les migrations africaines sont bien plus diverses et complexes qu’on ne pourrait le penser. Non seulement la proportion d’Africains qui décident de tenter l’aventure vers l’étranger est relativement faible, mais la plupart des migrants ne cherchent pas à aller vers l’Europe : ils restent sur le continent. Les Presses Universitaires du Québec viennent de publier un ouvrage collectif qui s’éloigne des approches réductrices sur ce sujet. Il s’intitule Migrations et gouvernance en Afrique et ailleurs. La chercheuse Sylvie Bredeloup est l’un de ses auteurs. Elle est notre invitée.

      RFI : On va tout de suite faire tomber deux mythes avec vous, le premier mythe c’est celui selon lequel l’Afrique serait une terre d’immigration, en tout cas plus que le reste du monde.

      Sylvie Bredeloup : Oui, d’abord, contrairement aux idées reçues, la migration n’est pas un phénomène massif, puisque la migration internationale ne concerne que 3,2% de la population mondiale. Et quant aux Africains, ils ne sont pas plus grands voyageurs que les autres, voire peut-être moins que les autres, puisque selon les sources des Nations unies, notamment en 2015, ces migrants ouest-africains ne représentaient que 2,9% de l’ensemble de la population ouest-africaine.

      Donc c’est vraiment un phénomène minoritaire ?

      Oui, c’est un phénomène minoritaire.

      Quand les populations africaines émigrent, elles ne vont pas vers l’Europe, elles vont plutôt vers d’autres pays du continent…

      Oui, tout à fait. Contrairement à ce mythe tenace qui est répandu, les routes de la migration africaine mènent rarement en Europe. Plus des deux tiers, voire les trois quarts des Africains, restent à l’intérieur du continent.

      Est-ce qu’à l’intérieur du continent africain, certains pays attirent plus particulièrement les migrants que d’autres ?

      Oui, on parle de cinq pôles récepteurs. D’abord le Nigeria et la Côte d’Ivoire, en Afrique de l’Ouest. Le premier, avec ses champs de pétrole et ses mines de pierres semi-précieuses… le second, avec ses plantations de café et cacao attirent une population africaine importante. Troisième pôle, cette fois en Afrique centrale : le Gabon, pays beaucoup moins peuplé, avec ses chantiers de construction, mais aussi ses hydrocarbures… à l’instar de la Libye, en Afrique du nord, qui a continué aussi à attirer des populations des pays voisins. Tout cela, en dépit des exactions et des expulsions répétées. Puis, dernier pôle récepteur : l’Afrique du Sud, dont les mines d’or et de diamant continuent d’attirer aussi une multitude d’ouvriers : Zimbabwéens, Mozambicains… Et depuis la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud a aussi accueilli un nombre croissant de migrants ouest-africains, ou encore de République démocratique du Congo, qui eux travaillent plutôt dans les zones urbaines, dans le commerce et l’artisanat.

      Ce que vous expliquez dans votre texte, c’est que, jusque dans les années 1980, on était globalement en Afrique dans un régime que l’on pourrait décrire comme un régime « de laisser faire », avec une circulation assez libre des personnes, mais que dans les années 1980, justement, se sont mises en place progressivement des politiques de contrôle plus restrictives.

      Oui, il se trouve que la crise économique mondiale a aussi contribué à redessiner la carte des mouvements intra-africains. Et les textes qui pendant longtemps n’avaient pas été appliqués, ont fini par l’être. Les cartes de séjour et visas d’entrée et de sortie ont été instaurés. Les tarifs de ces cartes et de ces visas ont augmenté aussi notablement. L’accueil des étrangers au travail salarié a également été restreint. Je renvoie à la politique généralisée que l’on a appelée d’« ivoirisation », de « zairisation » de « gabonisation » des cadres et ensuite du commerce. À partir des années 1980, dans les pays d’accueil, ces mesures ont eu pour effet de plonger les communautés étrangères dans une vulnérabilité accrue, incitant certains d’entre eux à reprendre la route.

      Ce qui est particulièrement intéressant dans le chapitre que vous avez rédigé, c’est que vous revenez sur la façon dont se déroule concrètement cette migration pour les migrants africains. Et vous expliquez notamment que la migration par étapes est un scénario qui est fréquent pour les migrants africains. Comment se passe concrètement, cette migration par étapes ?

      Il se trouve que l’Afrique devient autant une terre d’écueil qu’une terre d’accueil. Les conditions d’hospitalité n’étant plus réunies, les migrants ne peuvent plus tabler sur les solidarités traditionnelles, sur la famille, sur les compatriotes… Donc même si ceux qui partent ne sont pas les plus pauvres, le passage des frontières a un coût important et les économies faites avant de partir sont vites liquidées. Les migrants sont donc conduits à travailler en chemin pour se renflouer. Ce qui est sûr, dans tous les cas, c’est que leur voyage s’étale dans le temps et effectivement se mesure dorénavant en années. Donc non seulement le nombre d’étapes se multiplie, mais l’attente à ces étapes s’éternise aussi. Une collègue -Claire Escoffier- a montré que cela faisait en moyenne dix-neuf mois que des migrants subsahariens qu’elle avait rencontrés au Maroc, avaient quitté leur pays d’origine. Un autre collègue -Mohamed Saïd Musette- dans une recherche conduite en Algérie, a montré que si dans les années 2000, le temps passé dans les lieux de transit ne dépassait pas six mois, en 2006 les migrants y restaient deux années et plus. Moi-même, en Libye, j’ai rencontré deux migrants camerounais qui ne se souvenaient plus depuis combien d’années ils s’étaient arrêtés à Sebha, qui se trouve aux portes du grand désert. Ils se disaient en panne. Et en fait, ils avaient perdu la notion du temps, comme si leur horloge interne s’était détraquée. Et c’est seulement en asseyant de faire coïncider le moment de leur arrivée dans la ville avec des événements importants qui s’étaient déroulés dans le monde, qu’ils ont réalisé que leur séjour en Libye pouvait se mesurer objectivement en années.

      https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210301-sylvie-bredeloup-les-routes-de-la-migration-africaine-m%C3%A8nent-rarem