#m

  • Marche pour une "vraie loi #Climat" ;
    http://www.weck.fr/2021/05/17/marche-pour-une-vraie-loi-climat

    Étrange sensation que ces marches pour le climat. Aujourd’hui, ce dimanche 9 mai 2021 à Paris, presque 30 après Rio, ce grand rassemblement qui devait faire de la question du réchauffement climatique un point central des politiques mondiales, on est arrivé à une situation bien pire qu’alors… (sans faire la liste des autres sujets environnementaux […]

    #Militants

    • 1h, 15.05.2021

      "Aucun temps ne nous est disponible, le présent moins que tout autre puisqu’il vient juste de passer, pendant que le futur n’est toujours pas et que le passé a disparu" Daniel Sibony

      Nous n’hésitons pas à parler du temps comme s’il en existait de plusieurs sortes. Nous évoquons par exemple un temps dit « vécu ». Cette expression laisse entendre que le fait de vivre engendrerait un temps très spécial, différent du temps physique : il y aurait en somme le temps qu’indiquent nos montres et, ailleurs, en marge ou contre celui-ci, le temps tel que nous le vivons. Pareille distinction a-t-elle un sens ? Si oui, lequel ?

      Avec l’écrivain et psychanalyste #Daniel_Sibony, auteur d’A la recherche de l’autre temps (Odile Jacob, 2021), un ouvrage dans lequel il s’interroge sur ce qui rend le temps à la fois si familier et si insaisissable, et l’illustre préfacier du livre, le mathématicien #Alain_Connes, médaille Fields, médaille d’or du CNRS, et titulaire de la chaire Analyse et Géométrie du Collège de France.

      #philosophie #mathématique #psychoanalyse

  • Manifestations au Maroc : « la question palestinienne est une question coloniale »
    Publié le : 17/05/2021 - 11:03
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210517-manifestations-au-maroc-la-question-palestinienne-est-une-question-colo

    Des rassemblements ont eu lieu ce dimanche 16 mai dans une soixantaine de localités marocaines en soutien aux Palestiniens. Près d’un millier de personnes s’est notamment rassemblé à Rabat. Pour que le couvre-feu soit respecté, rendez-vous avait été donné à 18 h par le Front marocain pour l’appui à la Palestine et contre la normalisation des relations avec Israël.

    L’appel à manifester a été toléré par les autorités marocaines en cette période de restrictions sanitaires. « Les Marocains disent : "La cause palestinienne est pour nous une cause nationale", explique Sion Assidon, militant marocain des droits de l’homme. C’est de dire que c’est une cause propre à nous-mêmes. Nous la considérons comme notre propre cause. C’est une très ancienne tradition. »

    « Les Marocains d’aujourd’hui se sentent touchés, comme les Tunisiens, comme les Algériens, parce que nous avons le sentiment d’une unité de destin, poursuit le militant. Nous avons connu le colonialisme et la question palestinienne est une question coloniale, même si cette question coloniale est perçue à partir de la culture ou de la religion, mais c’est une question coloniale. Les gens se sentent solidaires, parce qu’ils ont lutté pour leur indépendance et ils comprennent ce que veut dire lutter pour son indépendance et son autonomie. »

    Les autorités marocaines ont envoyé, dès samedi, de l’aide humanitaire à destination des Palestiniens, selon l’agence de presse marocaine. Pourtant en 2020, le Maroc a été le quatrième pays arabe à annoncer la normalisation de ses relations avec Israël, liée à la reconnaissance par l’administration américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.

    #Maroc

  • Un média grand public a accepté mon exposé sur ce que les médias refusent de dire à propos de l’empire américain – puis a refusé de me laisser le dire | Investig’Action

    « Un journal universitaire grand public appelé The Conversation a approuvé mon article sur les questions de politique étrangère dont les médias occidentaux refusent de parler. Alors que l’article était prêt à être publié, tout a mal tourné. » Matthew Alford, co-auteur de l’Empire vous divertit, nous relate sa mésaventure. Un exemple très concret de comment la fabrique du consentement fonctionne.

    https://www.investigaction.net/fr/un-media-grand-public-a-accepte-mon-expose-sur-ce-que-les-medias-ref
    #médias
    https://seenthis.net/messages/915399

  • Affaire de Viry-Châtillon : comment la police a fabriqué de faux coupables
    16 mai 2021 Par Pascale Pascariello, Antton Rouget et Antoine Schirer | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160521/affaire-de-viry-chatillon-comment-la-police-fabrique-de-faux-coupables?ong

    De nouveaux documents consultés par Mediapart, dont plusieurs vidéos d’audition que nous diffusons, montrent que des policiers chargés de l’enquête sur l’agression de leurs collègues à Viry-Châtillon ont déformé, en rédigeant leurs procès-verbaux, les propos de leur témoin principal, jusqu’à lui faire dire l’opposé de ce qu’il avait déclaré.

    https://www.youtube.com/watch?v=qpkxkupSQVs


    #Violences_policières #mensonges_policiers

  • Mary Beth Meehan: Seeing Silicon Valley - LENSCRATCH
    http://lenscratch.com/2021/05/mary-beth-meehan-seeing-silicon-valley

    “For more than seven decades, business leaders, politicians, and would-be entrepreneurs have tried to unravel the secrets of Silicon Valley. In just over one hundred powerful, haunting pages, Meehan and Turner have captured a side of the valley rarely seen: the deeply inequitable landscape of contingent and disproportionately foreign-born labor that makes its high-tech magic possible. Humane, insightful, and deeply compelling, this book tells the story of Silicon Valley in a completely new and utterly magnetic way.” – Margaret O’Mara, author of The Code: Silicon Valley and the Remaking of America

    Photographer Mary Beth Meehan has a legacy of considering the complexity of communities and reminding us of our humanity through her portraits and interviews. For her newest project and book published by the University of Chicago Press, Seeing Silicon Valley, she joined forces with Silicon Valley culture expert Fred Turner to give us an unseen view of the heart of the tech world.

    When considering the population central to this American mythology, we might consider the characters of the television show Silicon Valley–rag tag techies that carry dark under eye circles from long days in front of a screen without sunshine and a small cluster of visionaries who have gotten very rich from technology. But the reality of place is very different. Behind this image lies another Silicon Valley, one segregated by race, class, and nationality in complex and contradictory ways. Its beautiful landscape lies atop underground streams of pollutants left behind by decades of technological innovation, and while its billionaires live in compounds, surrounded by redwood trees and security fences, its service workers live in their cars.

    With arresting photography and intimate stories, Seeing Silicon Valley makes this hidden world visible. Instead of young entrepreneurs striving for efficiency in minimalist corporate campuses, we see portraits of struggle—families displaced by an impossible real estate market, workers striving for a living wage, and communities harmed by environmental degradation. If the fate of Silicon Valley is the fate of America—as so many of its boosters claim—then this book gives us an unvarnished look into the future.

    Mary Beth Meehan uses photography to transform public spaces, works collaboratively to reflect communities back to themselves, and aims to jolt people into considering one another anew. Combining image, text, and large-scale public installation, Meehan’s work challenges notions of representation, visibility, and equity, and prompts people to talk with one another about what they see.

    Meehan’s first book, Seeing Silicon Valley: Life inside a Fraying America, with Fred Turner, is forthcoming from the University of Chicago Press in Spring of 2021.

    “Seeing Newnan,” Meehan’s most recent public installation, was featured on the Sunday front page of The New York Times on Martin Luther King Jr. weekend, in January of 2020, and has shifted the dialogue about representation, identity, and race in that small Georgia city.

    Meehan has held residencies at Stanford University, the University of Missouri School of Journalism, and at Brown University upcoming in 2021. She has lectured and led workshops at the School of Visual Arts, New York, the Rhode Island School of Design, and the Massachusetts College of Art and Design.

    A native of Brockton, Massachusetts, Mary Beth holds degrees from Amherst College and the University of Missouri, Columbia. She lives in Providence, Rhode Island.
    Book spread 2

    Spread from “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021

    Seeing Silicon Valley

    Seeing Silicon Valley is a collaboration between myself and Silicon Valley culture scholar Fred Turner. During the Fall of 2017 I was invited by Turner to hold an artist’s residency at Stanford University, in order to try to see, ­through my own eyes, what life was like for the thousands of workers in that mythic place. Since then Turner and I have worked together to present what we found – a place, within one of the richest economies in the world, where life is tenuous and where people struggle to find stability, connection, and community. These portraits and narratives are meant to draw viewers in to considering Silicon Valley on an intimate, human scale, and reflecting on what it means for our future.
    From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021

    ©Mary Beth Meehan, RAVI and GOUTHAMI Between them, Ravi and Gouthami have multiple degrees — in biotechnology, computer science, chemistry, and statistics. After studying in India and working in Wisconsin and Texas, they have landed here, in the international center of technology, where they work in the pharmaceutical-technology industry. They rent an apartment in Foster City and attend a Hindu temple in Sunnyvale, where immigrants from India have been building a community since the early 1990s. Although the couple have worked hard to get here, and they make good money, they feel that a future in Silicon Valley eludes them — their one-bed-room apartment, for example, costs almost $3,000 a month. They could move somewhere less expensive, but, with the traffic, they’d spend hours each day commuting. They would like to stay, but they don’t feel confident that they can save, invest, start a family. They’re not sure what to do next. From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021
    From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America”

    ©Mary Beth Meehan, RICHARD Richard has spent his entire adult life in the auto industry, loving his work and making good money. In 2010, the year that GM went bankrupt and the plant he worked at in Fremont closed, he was earning $120,000 a year. After Tesla took over the plant, Richard got a job on the manufacturing floor. He was paid $18 an hour, or less than $40,000 a year. Richard started noticing things that didn’t seem right. As a line worker assembling car doors, he was required to work twelve-hour shifts, five or six days a week. Richard had a home, but he noticed young guys “who came in broke, with a bag of clothes” being hired, working the long shifts, sleeping in their cars, showering in the break room, and doing it again the next day. When a friend invited Richard to meet with the United Automobile Workers union, he agreed. Soon after that, when people complained to him about the low pay or long hours, he’d tell them that with the union, they could stand up for themselves. He handed out buttons and T-shirts, told people they had a choice. “We don’t want to break ’em,” he said of the company. “We just want a little larger piece of the pie — so we can have a cooler of beer every now and then, go camping once in a while.” Though he’d never received a negative review, Richard was fired last October, along with more than four hundred other workers. The UAW has filed a complaint, alleging that Tesla fired workers who were trying to unionize. The worst part for Richard, he says, is that he hears the employees are now too scared to talk about the union. He believes that all his hard work has been in vain. From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021
    From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021

    ©Mary Beth Meehan,WARREN In junior high, in Illinois, before he knew anyone else who had a personal computer, Warren got to play Lemonade Stand on his uncle Bob’s Commodore PET. At thirteen, he attended a computer trade show in Chicago: “I didn’t even know what I was looking at,” he says. “But it was cool. It piqued my curiosity profoundly.” In high school, Warren sought out a friend who could teach him all the workings of computers. After he graduated as his school’s valedictorian, Warren went to Stanford to study engineering and business. Then he became a venture capitalist, backing such fledgling firms as Skype, Hotmail, and Tesla (and turning down the founders of Theranos, one of Silicon Valley’s legendary frauds). Ten years ago, he says, “I did a very Silicon Valley thing”: he called a few of his industry pals to launch Thuuz, a service that creates highlights of sporting events in real time. He runs the company out of a bungalow in Palo Alto, adjacent to his house—just a block away from the garage where Hewlett-Packard began. Warren’s company is small, and while he wants it to be successful, he doesn’t strive to make it one of Silicon Valley’s giants. “Many of those companies are huge because they are willing to cross some lines,” he says—ethical, moral lines. “Steve Jobs was irascible,” he says, “Jobs was tough, Jobs was rude.” But, says Warren, thanks to the iPhone, billions of people in India and China now have access to information. “I put Steve Jobs above that line and say, ‘Yeah, he could have been a jerk, but he’s above that line.’” Warren feels differently about Facebook’s Mark Zuckerberg. “He has broken some massive, massive rules,” he says. “He is completely abusing his users.” Facebook has “corrupted our election. They corrupted Brexit, over in Europe. They’ve destroyed minorities in Asia. . . . They are below the line, below the line. Absolutely, below the line.” From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021

    #Mary_Beth_Meehan #Visages_Silicon_Valley

  • Great Reads in Photography: May 16, 2021 | PetaPixel
    https://petapixel.com/2021/05/16/great-reads-in-photography-may-16-2021

    Every Sunday, we bring together a collection of easy-reading articles from analytical to how-to to photo-features in no particular order that did not make our regular daily coverage. Enjoy!

    Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America — Lenscratch
    From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021
    Elisa and Family © Mary Beth Meehan, courtesy University of Chicago Press. 2021
    Mary Beth Meehan © Molly Heller

    Acclaimed photographer Mary Beth Meehan and Silicon Valley culture expert Fred Turner join forces to give us an unseen view of the heart of the tech world.

    “With arresting photography and intimate stories, Seeing Silicon Valley makes this hidden world visible,” says Aline Smithson in Lenscratch. “Instead of young entrepreneurs striving for efficiency in minimalist corporate campuses, we see portraits of struggle—families displaced by an impossible real estate market, workers striving for a living wage, and communities harmed by environmental degradation.

    “If the fate of Silicon Valley is the fate of America—as so many of its boosters claim—then this book gives us an unvarnished look into the future.”
    From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021
    Ravi and Gouthami © Mary Beth Meehan, courtesy University of Chicago Press, 2021

    Silicon Valley glitters with the promise of extraordinary wealth and innovation. But behind the façade lies a world segregated by race, class, and nationality in complex and contradictory ways.
    Cristobal was born in Bakersfield, out in the desert. After high school, he served eight years in the Army, including one tour in the Iraq war. He now works full time as a security guard at Facebook. He starts at dawn, guiding cars on and off the campus, and making sure walkers looking down at their phones cross safely. Despite this job, he has no health benefits, and he can’t afford to have a home in Silicon Valley. He’d like to go back to Bakersfield, to be near his mother, but there’s no work there. So he keeps doing his best. Cristobal feels he works hard, and has given back to his country, but his pay forces him to live in a rented repurposed shed, in a back yard in Mountain View. He’s starting to get angry. “Silicon Valley is a shithole,” he says.
    Cristobal © Mary Beth Meehan, courtesy University of Chicago Press, 2021

    “For those who have not been fortunate enough to make billionaire lists, for midlevel engineers and food truck workers and longtime residents, the valley has become increasingly inhospitable, testing their resilience and resolve,” say photographer Meehan and Turner in The New York Times.

    #Visages_Silicon_Valley #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan

  • #CNews, première chaîne d’#intox de France… avec le soutien de l’Élysée

    La semaine dernière, CNews a pour la première fois dépassé #BFMTV en audience. Récompense suprême pour la chaîne qui propage des #fake_news sur des #controverses montées de toutes pièces : documentaire censuré à Orléans, #écriture_inclusive imposée à l’école, #Blanche-Neige victime de la “#cancel_culture”… Plus courageux encore, #Pascal_Praud désigne à la vindicte de la #fachosphère des responsables de services publics. Une action civique qui vaut à l’animateur d’être chouchouté par l’Élysée.

    « Merci à vous tous, chers téléspectateurs, salue #Sonia_Mabrouk mardi dernier. Vous avez placé hier CNews leader des chaînes d’information de France. » Devant BFMTV, et sans que cette dernière perde de part d’audience. La chaîne de #Bolloré a donc su attirer un nouveau public. « C’est une confiance qui nous honore, merci encore. » Une confiance de laquelle Sonia Mabrouk sait se rendre digne. « La guerre contre l’écriture inclusive menée par #Jean-Michel_Blanquer qui veut l’interdire à l’école, annonce-t-elle au sommaire de Midi news. L’écriture inclusive, une attaque contre notre langue et derrière, une idéologie. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, est dépourvue d’idéologie. « Et puis nous parlerons de tags anti-police et donc anti-France d’une violence inouïe. » Ils ont causé des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre.

    « J’ai remercié les téléspectateurs qui ont placé hier CNews comme la chaîne leader des chaînes d’information, rappelle Sonia Mabrouk après le journal. Je remercie également les invités. De tous bords, c’est très important, chaque jour il y a la diversité des sujets et surtout des tendances. » De la droite extrême à l’extrême droite en passant par la gauche d’extrême droite, comme nous allons le vérifier. « Le ministre de l’Éducation a dit : Ça suffit ! Stop l’écriture inclusive à l’école !, relaie la présentatrice. — Il faut savoir l’enfer qu’on vit dans beaucoup de collectivités, gémit #Rudolph_Granier conseiller LR de Paris. À Grenoble, ils ont décidé de la rendre obligatoire dans les délibérations, c’est déjà le cas à la mairie de Paris. » Il faudrait mettre en place une cellule de soutien psychologique pour Rudolph Granier et ses collègues. « Moi, je pense aux personnes qui sont dyslexiques, qui sont aveugles. » Les aveugles ? Ils n’ont pas grand-chose à voir dans cette histoire.

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    « Ça concerne les universités, Sciences Po, l’EHESS, Normale Sup, énumère Élisabeth Lévy. La triade des sciences humaines s’adonne à ça. Et si des profs ne mettent pas leurs demandes de financement en écriture inclusive, ils ont toutes les chances de se faire retoquer. » Information inventée de source sûre. « On est encore l’otage de groupuscules. » Terroristes. Le seul invité de tous bords de gauche prend la parole. « Autant je suis pour qu’on dise “madame la ministre”, revendique #Philippe_Doucet, du PS, mais je suis contre cette histoire d’écriture inclusive. » Ouf, les « socialistes » ne cèdent pas à la pression des preneurs d’otages. « Mais pourquoi le ministre de l’Éducation fait cela ? » s’auto-interroge Sonia Mabrouk pour mieux s’auto-répondre : « L’écriture inclusive et la théorie du #genre ont pris le dessus par exemple au #CNRS, c’est ce que vise le ministre. » Philippe Doucet fait assaut de bonne volonté : « Je suis contre la #culture_woke et pour la République. » Rappelons que l’écriture inclusive menace la République, ses partisans étant notoirement friands de dictature militaire.

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    Sonia Mabrouk psalmodie : « Écriture inclusive, #femellisme, disent certains, mais aussi discours décoloniaux… » Sans oublier l’#islamo-gauchisme racialiste. « Il y a des militants, il faut les appeler ainsi, qui pensent tordre le cou au réel et changer la cité en corrigeant les #mots. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, n’est pas militante. « Ces révolutionnaires de salon me font sourire, commente #Ludovic_Mendes, de LREM. Quand on dit à un gamin de CP qui a des difficultés parce qu’il est en apprentissage de la lecture qu’on va lui rajouter l’écriture inclusive… » Information fantasmée de source sûre : partout en France, les élèves de CP sont contraints par les professeurs des écoles d’apprendre l’écriture inclusive.

    Sonia Mabrouk résume : « En gros, vous êtes tous d’accord. » Magie de la « diversité des tendances » des « invités de tous bords ». « L’écriture inclusive, vous dites : absurdité et non-sens linguistique. Mais je voudrais vous pousser plus loin. » Un peu plus à droite, si c’est possible. Élisabeth Lévy ne se fait pas prier. « La question, c’est : de quelle minorité sommes-nous otages ? Y compris chez les socialistes, chez les Verts, dans toute l’extrême gauche 3décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi. On est #otages de gens qui représentent des #groupuscules. — Oui mais parfois les #minorités font l’histoire, alerte Sonia Mabrouk. Quand vous êtes à des postes très élevés, ça peut ruisseler. — Ça peut infuser », confirme Philippe Doucet. C’est d’autant plus dangereux que, selon Élisabeth Lévy, « le combat de la place des femmes dans la société, il est gagné ». L’emploi de l’écriture inclusive conduirait tout droit à une #dictature_féminazie.

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    « Avant de parler de beaucoup d’informations sur la violence qui règne dans nos villes, annonce Pascal Praud la veille au soir, l’écriture inclusive. Vous savez qu’on essaye de mener modestement ce débat. » Cette #croisade. « Dans une interview au JDD, Jean-Michel Blanquer a rappelé l’existence de la circulaire d’Édouard Philippe qui en 2017 interdisait l’usage administratif de l’écriture dite “#épicène”. » Épicène, vraiment ? L’adjectif désigne un mot qui s’écrit au masculin comme au féminin. Blanquer va donc interdire l’emploi du mot « élève », un comble pour un ministre de l’Éducation… Mais puisque c’est une information vérifiée par Pascal Praud… « Et il demande que l’écriture inclusive ne soit pas utilisée à l’école. J’ai envie de dire : Enfin ! Enfin, il se réveille ! » Il a dû regarder CNews, où Pascal Praud mène un combat quotidien contre l’écriture inclusive.

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    L’animateur relaie scrupuleusement les arguments du ministre : « Mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques. » En revanche, apprendre à écrire « du cidre et des crêpes bretons » est une facilité pour les élèves dyslexiques. « Je rappelle que la mairie de Paris fait ses communiqués en écriture inclusive. Je rappelle que le site de France 2 est en écriture inclusive. — L’université est en écriture inclusive, chouine #Ivan_Rioufol. — L’université, quand t’écris pas ta thèse en écriture inclusive, t’es mis dehors ! » Information inventée de source sûre.

    « Vous êtes injuste, proteste toutefois Ivan Rioufol, il me semble avoir entendu Blanquer le dire plusieurs fois. — Y a que nous qui le disons ! À l’université, c’est un scandale ! Tu peux prendre des sanctions, quand même ! » Condamner les profs à des peines de prison. « Pourquoi le président de la République n’a rien dit sur ce coup-là ?, s’étonne #Jean-Claude_Dassier — Il dit rien, le ministre de la Culture non plus… Tous les thèmes qui fâchent, de toute façon ! » À peine s’ils dénoncent l’islamo-gauchisme. « Je crois savoir que c’est assez marginal, tente l’avocate Sophie Obadia. — C’est pas du tout marginal à l’université, réplique Pascal Praud. — En #sciences_sociales, précise Ivan Rioufol. — C’est la terreur ! » Selon des témoignages fabriqués de source sûre.

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    Sophie Obadia se range à la diversité des tendances des invités de tous bords : « Que ce soit enseigné, malheureusement, oui. Mais les étudiants n’y parviennent pas. C’est d’une complexité effarante. — C’est moralement illisible, ajoute Ivan Rioufol. — Sur le plan cognitif, c’est improbable, insiste l’avocate. — Ça devrait être considéré comme nul et non avenu, tranche Jean-Claude Dassier. — Le féminin d’entraîneur, c’est quoi ?, demande Jean-Louis Burgat. — Entraîneuse, répond Jean-Claude Dassier. — Vous voyez, y a des choses qui sont impraticables. — Ce qui est très inquiétant, geint Ivan Rioufol, c’est de voir à quel point une #moutonnerie peut amener à un #conformisme. » Les participants à L’heure des pros, eux, sont aussi anticonformistes que Jean-Michel Blanquer. « En sciences sociales, dans les universités, si vous ne faites pas de thèse en écriture inclusive, vous n’êtes pas lu ou vous avez deux points. » Information fabulée de source sûre. Pascal Praud en ajoute une : « Y a des profs qui ne répondent pas aux mails des étudiants quand ils ne sont pas en écriture inclusive. — Et Mme Vidal ne dit rien, peste Jean-Claude Dassier. — C’est peut-être pas la priorité, tente Sophie Obadia. — Mais c’est la priorité !, rage Pascal Praud. — Ah ben si, c’est la priorité ! », appuie Ivan Rioufol.

    La priorité de mercredi est tout aussi anticonformiste. « Est-ce que dans Blanche-Neige, vous vous souvenez de la fameuse scène du baiser, quand le prince charmant se penche sur Blanche-Neige pour la réveiller ?, demande Sonia Mabrouk. Est-ce que vous y avez vu un baiser non consenti ? » #Olivier_Dartigolles réagit : « La polémique est ridicule » Tellement ridicule qu’elle a été montée de toutes pièces par la fachosphère et relayée par #FoxNews à partir d’un obscur blog qui faisait la promotion d’une nouvelle attraction de Disneyland. Mais, pour Sonia Mabrouk, « ça va loin. Parce que Disney se demande que faire de cette scène, est-ce qu’il ne faut pas la couper ». Information supputée de source sûre. « Évidemment on crie tout de suite à la cancel culture. » Sur CNews.

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    « Qu’est-ce que vous en pensez, #Laurent_Jacobelli ? — Je pense que c’est ridicule », répond le porte-parole du RN. Qui suggère illico la prochaine fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « En plus, dans le nom Blanche-Neige, il y a “blanche” donc on va nous demander de le changer. Est-ce qu’on doit ridiculiser le débat, l’amoindrir à ce niveau au point de chercher le mal partout ? » Sur CNews, oui, c’est même un credo. « Arrêtons avec cette #censure permanente. » Voyez comme les bobards des journalistes de CNews sont affreusement censurés. « La moindre image, le moindre mot donne lieu à un procès. » Sans parler des terribles remontrances du CSA.

    https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/assets/images/capture_decran_2021-05-07_a_12.53.05.png?itok=os4iFjVz

    « Mais jusqu’où on va aller ?, insiste Sonia Mabrouk Jusqu’où cet activisme peut aller pour effacer… parce qu’il y a de véritables pressions… » À son tour, la journaliste imagine une fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « Peut-être que la prochaine étape, c’est de dire que les sept nains, c’est un gang bang… » Et Bambi une victime du lobby de la chasse. « Faut-il voir derrière les tenants de l’idéologie intersectionnelle, de la cancel culture, etc. ? » Sur CNews, oui. « Ou est-ce que vous dites : on prête trop d’attention à ces minorités ? » Sur CNews, c’est certain. « Il y a un véritable engagement politique derrière cela. » De l’extrême gauche décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi, a démontré Élisabeth Lévy.

    #Kevin_Bossuet, enseignant et coqueluche de la fachosphère, s’insurge, absence de preuves à l’appui : « On veut tout dénaturer, tout détruire, tout ce qui constitue le socle de notre identité et de notre civilisation. » Selon nos informations forgées de toutes pièces. « On pointe l’œuvre du #patriarcat partout, c’est profondément ridicule et dangereux. » Il faut sauver le patriarcat. « Le débat sur l’écriture inclusive, c’est exactement le même processus. » Effectivement : on monte en épingle une menace imaginaire pour pouvoir propager des idées réactionnaires. « Vous avez des manuels scolaires, des enseignants qui utilisent de l’écriture inclusive … » Information rêvée de source sûre. « On peut se poser des questions sur l’#idéologie de ces personnes. » En revanche, pas la peine de se poser des questions sur l’idéologie de toutes tendances des invités de tous bords de CNews.

    « On est en train de recréer la censure, se désespère Laurent Jacobelli, de restreindre la possibilité d’exprimer une opinion, on le voit sur les plateaux télé. » Surtout sur CNews. « Il faut arrêter qu’une toute petite minorité impose sa #dictature_intellectuelle à une grande majorité. » D’invités de CNews. L’avocat Carbon de Sèze conclut « C’est pas à des amateurs de révision des œuvres artistiques d’imposer les thèmes de discussion. » Non, c’est à des amateurs de révisionnisme de les imposer sur le fondement de fausses informations.

    https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/assets/images/capture_decran_2021-05-07_a_13.32.12.png?itok=IuZ8sTqw

    Le 30 avril, Pascal Praud impose un autre « débat » sur un nouveau scandale fantasmé, « l’#affaire_d’Orléans. L’histoire extravagante du programme financé par la mairie qui devait passer sur France 3 Centre-Val-de-Loire et qui finalement est censuré. — Oui, il est censuré », confirme #Serge_Grouard, maire LR d’Orléans et habitué de L’heure des pros. Le bandeau le clame, « France 3 censure un programme sur #Jeanne_d’Arc ». En réalité, comme l’a très bien raconté cet article d’Arrêt sur images, France 3 a renoncé à programmer un #documentaire sur les « #fêtes_johanniques » (qu’elle ne s’était jamais engagée à diffuser) quand elle s’est aperçue qu’il s’agissait d’un film promotionnel réalisé par la municipalité et commenté par la voix de #Charlotte_d’Ornellas, journaliste de Valeurs actuelles, figure de la fachosphère abonnée aux plateaux de CNews.

    Pascal Praud, comme Sonia Mabrouk, préfère « crier à la cancel culture » d’inspiration soviétique : « Qu’il y ait des petits commissaires du peuple dans le service public d’information et notamment à France 3 n’étonnera personne. Ça s’appelle des petits commissaires du peuple, insiste-t-il. Dans le service public, ce sont les rois. » L’animateur s’adonne alors à l’une de ses méthodes favorites : désigner le nom du coupable à la vindicte de centaines de milliers de téléspectateurs nourris de fausses informations.

    « On est en train d’essayer d’appeler M. Basier, il veut pas répondre. » Le lâche. « Jean-Jacques Basier, je vais donner son nom plusieurs fois. Jean-Jacques Basier, directeur régional de France 3 Centre-Val-de-Loire. » Son adresse et son numéro de téléphone, peut-être ? « C’est une police de la pensée, s’insurge Serge Grouard. — Ils ont des mentalités d’épurateurs, ajoute Ivan Rioufol. — Exactement, c’est les mêmes qui auraient tondu à la Libération. » Puisque Rioufol et Praud me tendent la perche du point Godwin, qu’il me soit permis de subodorer que ces Praud et Rioufol sont les mêmes qui auraient dénoncé des juifs sous l’Occupation. Quoiqu’il en soit, leur lynchage public a des effets dans la vie réelle : le directeur régional de France 3 est l’objet d’une campagne de #harcèlement sur les réseaux sociaux mais aussi sur sa propre messagerie vocale. Avec d’explicites #menaces_de_mort, rapporte un communiqué syndical.

    https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/assets/images/capture_decran_2021-05-07_a_13.29.40.png?itok=hUlUohJ5

    Une autre affaire montre que ce goût pour la #délation peut avoir de graves conséquences sur les personnes désignées à la furie de la fachosphère.. Jeudi soir, l’émission À l’air libre, réalisée par Mediapart, reçoit #Anne-Laure_Amilhat_Szary, directrice à Grenoble du laboratoire Pacte du CNRS. Je conseille vivement de regarder son témoignage (en accès libre) pour prendre la mesure de la gravité des agissements de M. Pascal Praud. Ce dernier a mis en cause l’universitaire lors de l’affichage des noms de deux professeurs de Sciences Po Grenoble accusés d’islamophobie. Affichage que l’intéressée a toujours vigoureusement condamné. Affichage consécutif à une controverse entre un prof militant et une chercheuse de son laboratoire qu’Anne-Laure Amilhat-Szary a défendue dans un communiqué ensuite falsifié par #Klaus_Kinzler, le prof en question.

    Pascal Praud s’est empressé d’inviter ce professeur, qui déclare alors : « Un grand chercheur directeur de laboratoire de recherche se met en dehors de la science. Il ne comprend même pas, c’est une femme d’ailleurs, elle ne comprend même pas ce que c’est, la science. — Ce laboratoire, Pacte, avec cette dame…, rebondit Pascal Praud. Je vais citer son nom, Anne-Laure Amilhat-Sza… Szaa… Szary. » La délation est un métier. « Cette dame-là, c’est la directrice du laboratoire mais cette dame, c’est une militante. — C’est une militante. C’est des gens qui ne réfléchissent même pas. — Oui mais qui se croient tout permis et qui avancent avec le sentiment d’impunité. C’est très révélateur, on voit le #terrorisme_intellectuel qui existe dans l’université à travers leur exemple. »

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    Sur le plateau de Mediapart, Anne-Laure Amilhat-Szary raconte la suite. « La ministre de l’Enseignement supérieur dit que c’est insensé de livrer des noms d’enseignants-chercheurs à la vindicte des réseaux sociaux, or ça a été mon cas. J’ai fait l’objet d’une campagne diffamatoire avec menaces de mort nombreuses et répétées. » Au point de devoir porter plainte pour « #cyber-harcèlement et menaces de mort ». « Comment vous avez vécu tout ça ?, demande Mathieu Magnaudeix. — Mal. Et comme la preuve que l’intersectionnalité est une bonne grille d’analyse puisque j’ai fait l’objet d’insultes islamophobes, antisémites, sexistes, avec une critique de mon physique avec mon portrait transformé… Je vous laisse imaginer le pire. » Le pire sciemment provoqué par Pascal Praud.

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    « Je n’ai pas de protection judiciaire, regrette Anne-Laure Amilhat-Szary. Elle a été demandée et on n’en a plus jamais entendu parler. La ministre a défendu des personnes qui ont effectivement été mises en danger par des affichages criminels et moi, je me débrouille toute seule. » Comme se débrouillent toutes seules les journalistes #Morgan_Large et #Nadiya_Lazzouni, respectivement victimes d’#intimidations (dont un sabotage de voiture) et de menaces de mort, sans qu’elles obtiennent la #protection_policière demandée — et soutenues par de nombreuses organisations de journalistes.

    En revanche, Emmanuel Macron n’hésite pas à téléphoner à #Eric_Zemmour, quand il est agressé dans la rue, pour l’assurer de son soutien. De même, #Christine_Kelly, la faire-valoir de #Zemmour, est promptement reçue à l’Élysée quand elle reçoit des menaces de mort (évidemment inadmissibles, quoiqu’on pense de son travail).

    Quant à Pascal Praud… Non seulement ses délits de « mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle » (que le gouvernement se vante d’avoir inclus dans la loi Séparatisme) n’entraînent aucune poursuite, mais ils lui valent le soutien enamouré du pouvoir. Dans un article du Monde, Ariane Chemin raconte comment le journaliste de CNews est reçu avec les honneurs à Matignon, à la questure de l’Assemblée (où le reçoit le député Florian Bachelier, habitué de ses émissions) et même à l’Élysée. Emmanuel Macron et son conseiller #Bruno_Roger-Petit entretiennent des contacts réguliers avec Pascal Praud, allant jusqu’à lui livrer des infos en direct. Ariane Chemin explique que Bruno Roger-Petit, « le “M. Triangulation” de l’Élysée, scrute depuis longtemps CNews, qui relaie souvent les obsessions de l’extrême droite et a pour lui le même avantage que Valeurs actuelles : cliver l’opinion en deux camps sans laisser beaucoup de place à d’autres courants de pensée ».

    Ainsi, le pouvoir actuel, et jusqu’à son plus haut sommet, utilise et protège un délinquant d’extrême droite propagateur de fausses nouvelles. La campagne pour la présidentielle s’annonce terrifian… pardon, passionnante.

    https://www.telerama.fr/ecrans/cnews-premiere-chaine-dintox-de-france...-avec-le-soutien-de-lelysee-687576

    #infox

    –—

    ajouté au fil de discussion sur l’#affaire_de_Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/905509

    ping @isskein @karine4

    signalé ici aussi :
    https://seenthis.net/messages/915057

  • Intéressante question à laquelle #Google / #Apple ne répondent pas vraiment : pourquoi les cartes de #Gaza sont floues sur #GoogleMaps ?
    https://www.bbc.com/news/57102499


    L’article souligne combien les images précises ont permis d’alerter sur les situations des Rohingyas et des Uighurs.
    Il est à craindre un vraisemblable choix politico-commercial nauséabond...
    #GAFA #Israel #Palestine

    • It’s an issue that has been highlighted by researchers using open-source, publicly available information - including mapping data - to locate attacks and document the destruction.

      “The fact that we don’t get high-resolution satellite images from Israel and Palestinian territories sets us back,” says Samir, an open-source investigator.

      In fact, much of both Israel and the Palestinian territories appear on Google Earth as low-resolution satellite imagery, even though higher-quality images are available from satellite companies.

      It’s barely possible to see the cars in Gaza City.

      Compare that with Pyongyang, the secretive capital of North Korea, where the cars are sharply defined and it’s possible to make out individual people.

      Why is satellite imagery important?

      The use of satellite images has become a vital element in the reporting of conflict.

      But the availability of detailed images can also compromise military security.

      In the latest Middle East confrontation, investigators are looking to corroborate the locations of missile fire and targeted buildings in Gaza and Israel, using satellites.

      However, on Google Earth, the most widely used image platform, the most recent imagery for Gaza is of low resolution and therefore blurry.

      “The most recent Google Earth image is from 2016 and looks like trash. I zoomed in on some random rural area of Syria and it has had 20+ images taken since that time, in very high resolution,” tweeted Aric Toler, a journalist for Bellingcat.

      Google says its aim is to “keep densely populated places refreshed on a regular basis” but this hasn’t been the case with Gaza.
      Are high-resolution images available?

      Until last year, the US government had placed a restriction on the quality of satellite images of Israel and the Palestinian territories that American companies were permitted to provide on a commercial basis.

      This restriction was written into the Kyl-Bingaman Amendment (KBA) - US legislation dating back to 1997 - in support of Israeli security concerns.

      “We would always prefer to be photographed at the lowest resolution possible. It’s always preferable to be seen blurred, rather than precisely,” said Amnon Harari, head of space programmes at Israel’s Defence Ministry last year, reported by Reuters.

      Under the KBA, US satellite image providers were allowed to offer lower-resolution pictures with a pixel size of no less than 2m (6ft 6in, making an object the size of a car just about visible, but no smaller).

      It’s not uncommon that sites such as military bases have been blurred - but the KBA was the only case of an entire country being subject to such a restriction.

      The law mentioned only Israel, but it was also applied to the Palestinian territories.

      However, once non-US providers, such as French company Airbus, were able to supply these images at a higher resolution, the US came under increasing pressure to end its restrictions.

      In July 2020, the KBA was dropped, and now the US government allows American companies to provide far higher-quality images of the region (each pixel can now be as small as 40cm, so that objects the size of a person could be readily picked out).

      The initial motivation was scientific," says Michael Fradley, an archaeologist at the University of Oxford and one of the academics who successfully campaigned for the amendment to be changed.

      “We wanted to have a consistent data source to work with in our project, so we needed access to high resolution over the Occupied Palestinian Territories comparable to what we use over other parts of the region.”
      So why is Gaza still blurry?

      The BBC spoke to Google and Apple (whose mapping apps also show satellite images).

      Apple said it was working to update its maps soon to a higher resolution of 40cm.

      Google told us that its images come from a range of providers and it considers “opportunities to refresh [its] satellite imagery as higher-resolution imagery becomes available”. But it added that it had “no plans to share at this time”.

    • “Considering the importance of current events, I see no reason why commercial imagery of this area should continue to be deliberately degraded,” said Nick Waters, an open-source investigator for Bellingcat on Twitter.
      Who actually takes the images?

      Public mapping platforms, such as Google Earth and Apple Maps, rely on companies that own satellites to supply imagery.

      Maxar and Planet Labs, two of the largest, are now making available high-resolution images of Israel and Gaza.

      “As a result of recent changes to US regulations, the imagery of Israel and Gaza is being provided at 0.4m (40cm) resolution,” Maxar said in a statement.

      Planet Labs confirmed to the BBC it supplies imagery at 50cm resolution.

      Open-source investigators, however, rely heavily on the free-to-use mapping software and don’t often have direct access to these high-resolution images.
      What else can high-resolution imagery reveal?

      Satellite imagery is used for many purposes, including tracking deforestation and forest fires, as well as investigating human rights abuses around the world.

      Researchers at Human Rights Watch teamed up with satellite providers Planet Labs in 2017 to show the destruction of Rohingya villages by the military in Myanmar.
      The imagery enabled them to map the extent of damage to more than 200 villages in the area, by comparing 40cm-resolution satellite imagery of these areas from before and after.

      The evidence appeared to corroborate claims from Rohingya, who had fled Myanmar to neighbouring Bangladesh, that their homes had been targeted by the military.

      Satellite imagery has also been vital in tracking what’s been happening in the Xinjiang region of China, including the network of “re-education” centres set up there for the Uyghurs.
      The information has helped to show where these facilities have been built, and high-resolution images have also given an idea of their size and particular features.

  • Coronavirus: domestic workers queue up outside testing centres across Hong Kong braving scorching heat | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3133703/coronavirus-domestic-workers-queue-outside

    Coronavirus: domestic workers queue up outside testing centres across Hong Kong braving scorching heat. Some dress in red after a group urged workers to wear the colour as a sign of protest over the requirement for another test. Domestic helpers had nine days to comply with the first screening order, but this time have about two weeks. Domestic helpers queue up for a compulsory Covid-19 testing at Victoria Park, Causeway Bay.
    Domestic workers lined up outside Covid-19 testing centres on one of the hottest days of the year in Hong Kong on Sunday to comply with what many called a discriminatory government order they be screened again. A few of them were dressed in red after a migrant rights group last week urged workers to wear the colour as a sign of protest over the requirement that all 340,000 helpers undergo a second test, despite the first round at the start of the month uncovering just three cases. In ordering the second tests, the government pointed to the long incubation period of mutant strains circulating in Hong Kong, but workers questioned the logic. “It’s hurtful when the government says we need to get tested just because we go out to meet friends once a week,” said Sheila Tebia Bonifacio, 37, on Chater Road in Central. “If we get infected with Covid-19, we risk losing our jobs here in Hong Kong, many of us are breadwinners for our families back home.”
    Although Bonifacio had received her second vaccine dose on May 12, meaning she was exempt from the order, she took the test on Sunday morning because she was “afraid of the mutant strain”. Workers who fail to be tested a second time before May 30 face a HK$5,000 fine (US$643) – more than the their HK$4,630 minimum monthly salary. Free Covid-19 testing services are available on the weekends at Chater Garden in Central, Victoria Park in Causeway Bay, Lai Chi Kok Park and Tsuen Wan Park.
    Helpers or their employers can also book a slot at any of the community testing centres or obtain a kits for deep-throat saliva specimen collection from post offices, vending machines at MTR stations and general outpatient clinics.“It was very chaotic on May 1 and 2 because a lot of people didn’t know where to get tested for free,” she said. During the first round, domestic workers only had nine days to comply with the order, while this time around they had about two weeks. Some domestic workers had also taken their second vaccine dose which meant queues were shorter, Calixto said, adding she would do so on June 2.“I want to protect myself and the people I am around with. We’re lucky to get vaccinated in Hong Kong,” she said. In Causeway Bay, about 100 people lined up at the testing centre in Victoria Park at around 3pm. Indonesian domestic worker, who goes by the single name Lesteriman, said she queued for about 20 minutes.
    “Last time, on May 1 and 2, the line was very long, all the way around the park,” said the 42-year-old. She welcomed the longer period of time to comply with the government’s latest order and said she had booked her second vaccine dose for June 1. But another Indonesian domestic helper said being forced to undergo a second round of testing was inconvenient.
    There were very few cases found last time and [the government] didn’t really explain why we have to go do testing again,” said Leni, who uses just a single name. The 22-year-old who has worked in the city for two years said her employers had booked and paid for her to undergo a health check to ensure she could safely take a Covid-19 vaccine. The Labour Department said it conducted spot checks on 3,539 domestic helpers over the weekend and most of them had complied with the compulsory testing notice, while there were 20 people whose vaccination records required further verification.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#indonesie#sante#travailleurmigrant#domestique#vaccination#test

  • Car Free Mega Cities, un nouveau projet entre #londres, #paris et #new-york
    http://carfree.fr/index.php/2021/05/17/car-free-mega-cities-un-nouveau-projet-entre-londres-paris-et-new-york

    Car Free Méga Cities est un nouveau projet pour relier les villes de Paris, Londres et New-York, pour challenger les décideurs et motiver les militants à réimaginer nos villes dans Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Pollution_automobile #Ressources #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #avenir #carfree #CO2 #environnement #mobilité #politique #pollution #sans_voiture #ville #ville_sans_voiture

  • Fauci: ‘Undeniable effects of racism’ have worsened Covid for US minorities | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/16/fauci-racism-covid-us-black-hispanic-native-americans-emory-university-
    https://i.guim.co.uk/img/media/f48e35b5f49f2266d14d784c96dbc320939aad33/0_123_3936_2362/master/3936.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Fauci: ‘Undeniable effects of racism’ have worsened Covid for US minorities. Joe Biden’s chief medical adviser, Dr Anthony Fauci, said on Sunday “the undeniable effects of racism” have worsened the coronavirus pandemic for Black, Hispanic and Native Americans.
    Republican Covid lies follow foreign strongmen’s lead – and are deadly for it
    “Covid-19 has shone a bright light on our own society’s failings,” Fauci said during a graduation ceremony for Emory University in Atlanta. Speaking to students from Washington, the head of the National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), who leads the Covid-19 response in the US, said many members of minority groups work in essential jobs where they might be exposed to the coronavirus. He also said they are more likely to become infected if exposed because of medical conditions such as hypertension, chronic lung disease, diabetes or obesity. “Now, very few of these co-morbidities have racial determinants,” Fauci said. “Almost all relate to the social determinants of health dating back to disadvantageous conditions that some people of color find themselves in from birth regarding the availability of an adequate diet, access to healthcare and the undeniable effects of racism in our society.” Fauci said correcting societal wrongs will take decades, and urged graduates to be part of the solution.
    Once society returns to “some form of normality”, he said, people should not forget that infectious disease has disproportionally hospitalized and killed people of color.Fauci was awarded the Emory University president’s medal. Previous recipients include former president Jimmy Carter, the Dalai Lama and the late John Lewis, a civil rights leader and congressman.
    Accepting the award, Fauci denounced the destruction of division. “Societal divisiveness is counterproductive in a pandemic,” Fauci said. “We must not be at odds with each other since the virus is the enemy, not each other.”
    Fauci has led NIAID since 1984. He led the US response to Covid-19 under Donald Trump and has continued under Joe Biden. He praised the Emory graduates for coping with the profound disruption of the pandemic.
    “Not since the influenza pandemic of 1918 has humanity faced a public health crisis of this magnitude,“ he said. “Each of you deserves enormous respect for your extraordinary adaptability, resilience and dedication to learning, completing your studies and graduating despite immense difficulties and uncertainties.”

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#minorité#inegalite#race#discrimination#mortalite#morbidite#pandemie

  • ‘I’m filled with hope’: cash-strapped Algarve awaits return of UK tourists | Portugal | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/16/cash-strapped-algarve-awaits-return-uk-tourists-portugal-faro
    https://i.guim.co.uk/img/media/1221171e6289715ea3235fb65a980600f6982dad/732_481_4581_2749/master/4581.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    ‘I’m filled with hope’: cash-strapped Algarve awaits return of UK tourists
    Assistant in souvenir shop. Tatiana stands by the counter of the souvenir shop where she works in downtown Faro, with little in the way of company besides the postcard racks, the shelves of trinkets and towels, and an all too familiar silence.Outside, the cobbled streets of the Algarve tourist city are similarly quiet – but probably not for much longer. A week after the UK government added Portugal to its travel “green list”, Lisbon announced that British visitors would be welcomed back from Monday as long as they provided a negative PCR test.The news has been greeted with relief and excitement by those who work in one of the country’s most tourism-dependent regions. Portugal, which was praised for its speedy and far-sighted response to the first wave of the coronavirus, was pitched into crisis at the beginning of this year, logging more than 16,000 cases a day in a population of just 10.2 million people. In an effort to save the country’s paralysed health system from collapse, the government imposed a strict nationwide lockdown and banned foreign visitors, leaving the tourism sector struggling to survive.The Algarve bore the brunt of the losses: in February, the number of people registered at the regions’s job centres was up 70% on the previous year. Without income, many families found themselves dependent on charity. “We live in an area that lives off tourism,” says the charity’s vice-president, Elsa Morais Cardoso. “But tourism stopped and no one was prepared for it. Suddenly people saw themselves without any income – and that was when the hunger arrived.”
    While the Algarve has always suffered from seasonal unemployment and a precarious work environment – a situation exacerbated by the pandemic – Cardoso says the current situation is totally different: “We have entire families going hungry.”

    Cabrita Alves worries that the crisis will not die down until 2024, a fear shared by Paula Matias, the Faro coordinator for Refood, an NGO that works to cut food waste by redistributing leftover food from restaurants and supermarkets. Refood is helping 428 people – a fourfold increase on pre-pandemic demand – and the requests for assistance are still coming in.
    The Portuguese government hopes that its vaccination programme will head off a further economic crisis and has already handed out €233m (£200m) in financial aid to companies in the Algarve. João Fernandes, president of the regional tourism board, says a new financial package is on the way. However, like most people in the Algarve, he is not betting on a speedy recovery. Bookings from the UK have tripled since Portugal was added to the green list, leading Fernandes and others to cross their fingers – not least because neighbouring Spain remains on the amber list, meaning travellers returning to the UK will have to quarantine for 10 days and take two Covid tests. “We’re seeing quite interesting levels of demand, especially because some of our competitors were not included in the green list,” says Fernandes. “So every indicator points to a robust demand from the UK.”
    He and most of the people who live and work in the Algarve hope the worst has passed and that British visitors will arrive with deep enthusiasm and still deeper pockets. But the optimism is guarded. “There’s a renewed excitement,” says Fernandes. “But I don’t have a crystal ball.”
    Despite the pain of the past year – not to mention Portugal’s continuing state of emergency – Friday’s announcement was the best news many people in and around Faro had received in almost a year. Carla Lacerda, who was let go from her job at a duty-free shop in Faro airport last August, is a single mother who has been relying on Refood to help feed her nine-year-old son and five-year-old daughter. She cannot make ends meet on the €620 she receives each month in unemployment and child benefits.
    She is praying that the return of Britons will lead to a call from the duty-free shop for her and her 35 colleagues. “They’ll need staff,” she says. “I don’t think people understand the amount of British clients we had at the airport; sometimes there would be five flights arriving at the same time and we had no rest.” After what seems like an eternity, Lacerda is beginning to feel the stirrings of a long-forgotten emotion. “I’m filled with a lot of hope,” she says. “Hope is always the last to die.”

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#grandebretagne#sante#tourisme#economie#circulation#frontiere

  • Coronavirus : l’Algérie va rouvrir en partie ses frontières
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/16/coronavirus-dans-le-monde-plus-de-20-millions-de-personnes-totalement-vaccin

    L’Algérie vers une réouverture partielle de ses frontières. Après près de quinze mois de fermeture, la présidence a annoncé dans un communiqué que le pays allait rouvrir partiellement ses frontières « dès début juin ». « Après la présentation des recommandations (...), le Conseil des ministres a approuvé des propositions en faveur d’une ouverture partielle des frontières terrestres et aériennes algériennes dès début juin », précise le communiqué.
    Cette réouverture débutera par « un plan de cinq vols quotidiens de et vers les aéroports d’Alger, de Constantine et d’Oran », les plus grandes villes du pays, à partir du 1er juin, précise le texte publié à l’issue du conseil des ministres dominical. Elle s’opérera dans le « strict respect » des mesures préventives contre le Covid-19.
    Plusieurs millions d’Algériens de l’étranger ont dû composer avec la fermeture des frontières et la suspension des vols commerciaux et des liaisons maritimes décidées le 17 mars 2020. Depuis, les autorités ont organisé des vols de rapatriement pour leurs ressortissants, sous conditions, mais ces derniers ont été suspendus le 1er mars en raison de l’émergence du variant anglais fin février en Algérie. La fermeture prolongée des frontières a déclenché des mouvements de protestation, sinon de colère, au sein de la nombreuse diaspora algérienne, en particulier en France.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#sante#diaspora#france#retour#rapatriement#variant#frontiere#circulation#restrictionsanitaire

  • « L’Agisme genrée »
    Le mouvement #advancedstyle célèbre l’élégance des femmes âgées et leur apporte un sentiment de puissance
    https://theconversation.com/le-mouvement-advancedstyle-celebre-lelegance-des-femmes-agees-et-le

    Âgisme genré dans la mode

    Le marché de la mode, qui est bourré de règles discriminatoires sur ce qu’on doit porter et surtout ce qu’on ne doit pas porter lorsqu’on est une femme de 50 ans et plus, rend l’engagement durable difficile. Ces règles demandent notamment de ne plus montrer son corps en évitant les vêtements moulants, courts ou décolletés, d’adopter une garde-robe et un maquillage sobres et de proscrire les styles ultramodernes et avant-gardistes.

    Nous avons constaté que, en réaction à cette réalité, les consommatrices devenues influenceuses se lancent dans un « militantisme de la mode » en ligne, exigeant des créateurs qu’ils créent du prêt-à-porter adapté à leur corps en transformation.

    Dans le domaine du marketing d’influence, ce militantisme consiste également à choisir les marques que l’on souhaite promouvoir et avec lesquelles on veut collaborer, et celles qu’on préfère éviter. Les influenceuses refusent généralement d’être « la vieille de service » d’une campagne publicitaire.

    Âgisme genré dans l’industrie de la beauté

    La majorité des influenceuses du style avancé rejettent également l’industrie de la beauté anti-âge qui transforme le vieillissement en maladie. Cette industrie, qui se chiffre en milliards de dollars, entretient le faux espoir qu’on peut trouver la jeunesse éternelle dans un pot.
    Helen Mirren dans un costume sombre avec des boutons dorés et des bottes à talons aiguilles
    L’actrice Helen Mirren pose pour les photographes lors du 70efestival international du film de Berlin, en février 2020. (AP Photo/Markus Schreiber)

    Nous avons constaté que ces femmes choisissent de rendre les cheveux grisonnants naturels, les rides et les cicatrices à la mode grâce à leurs publications Instagram. Cela fait des lustres que les marques de cosmétiques disent aux femmes d’un certain âge que les cheveux grisonnants sont un problème honteux qu’elles doivent cacher, alors que pour les hommes du même âge, on voit là une sorte de sex-appeal mature. La chevelure grise devient ainsi un élément caractéristique de la résistance de ces influenceuses qui est au cœur de leur militantisme.

    C’est pas tellement que le sujet de ce compte instagram m’intéresse, mais je trouve que l’expression « agisme genré » comme utilisé dans cet article est remarquable pour sa capacité à invisibilise les femmes et c’est assez fort de le faire alors que c’est le sujet de l’article.
    #misogynie #genre #invisibilisation #femmes #sexisme #langage

  • Le Conseil national veut contrôler les #téléphones_portables des réfugié·es : un empiètement massif, disproportionné et absurde sur les #libertés_individuelles

    Les libertés individuelles valent aussi pour les exilé·es

    Le Conseil national a durant la session spéciale de mai 2021 décidé que les téléphones portables et #ordinateurs des personnes en procédure pourraient être fouillés par les autorités responsables de l’#asile.

    Le #SEM a déjà le droit de fouiller les requérant·es d’asile, pour trouver des documents d’identité, des objets dangereux, des drogues ou des avoirs d’origine illicite. Les personnes réfugiées doivent déjà subir de telles #fouilles par le personnel de sécurité. Maintenant, tous les #appareils_électroniques et supports de données devraient également pouvoir être fouillés, les #données stockées – y compris les plus personnelles – devraient pouvoir être lues, stockées temporairement et analysées.
    Jusqu’à 80% des personnes demandant l’asile ne peuvent prouver leur #identité, a-t-on affirmé lors du débat. Cela contredit toute expérience. Ce chiffre peut éventuellement correspondre au début de la procédure d’asile. Lors de la phase de la préparation, tou·te·s les requérantes d’asile sont informé·es du devoir de prouver son identité. En règle générale, la plupart d’entre elles et eux obtiennent ensuite leurs documents d’identités en quelques jours.

    L’accès aux téléphones et autres supports de données est une atteinte au principe fondamental de liberté individuelle et au secret des communications. Lors du débat du 4 mai, c’était clair pour tou·te·s les parlementaires. Dans le cadre d’une procédure pénale, les supports de données à caractère personnel ne peuvent être examinés que si des infractions capitales font l’objet d’une enquête. Le projet de loi adoubé par le Conseil national assimile donc la demande d’asile à un crime grave. Il n’a même pas été possible de soumettre la fouille à une obligation d’autorisation indépendante.

    L’atteinte est disproportionnée et illégale ; il n’y a en outre pas d’intérêt public supérieur

    D’une part, l’identité de la personne réfugiée n’est pas nécessairement déterminante pour l’issue de la procédure d’asile. Ce qui est décisif, c’est de prouver une persécution dans son pays d’origine ; cela s’applique indépendamment des données personnelles.
    D’autre part, la procédure Dublin se base sur les empreintes digitales, et non les téléphones portables : la réadmission fonctionne seulement si les empreintes digitales de la personne sont enregistrées dans le système Eurodac.
    Si les #preuves_électroniques peuvent permettre de démasquer des passeurs, cela n’aura pas d’influence sur l’issue de la procédure d’asile en question. C’est la situation de persécution qui est déterminante.

    Selon les partisans du oui, l’examen des données ne pourrait avoir lieu qu’avec le #consentement des personnes concernées. Or, celles et ceux qui invoquent effectivement leur droit à la vie privée et refusent de remettre leur téléphone portable violent, selon le projet, leur devoir de coopération et mettent à mal leur #crédibilité pour la suite de la procédure. Leur refus a ainsi de graves conséquences.

    Dans cette optique, il semble plus que douteux que les mesures prévues soient nécessaires et servent à rendre la procédure d’asile suisse plus rapide et plus efficace. En outre, il est plus qu’incertain que la majorité des téléphones portables et des supports de données contiennent des informations utiles sur l’identité, la #nationalité, ou l’#itinéraire du voyage. D’autant plus que la nouvelle risque de se répandre rapidement que les autorités suisses sont autorisées à saisir et analyser les téléphones portables et supports de données. Celles et ceux qui ne souhaitent pas faire l’objet d’une enquête supprimeront facilement les données sensibles.

    Enfin, une recherche, un #stockage intermédiaire et une analyse fiables et sûrs des téléphones mobiles et des supports de données nécessitent des connaissances et une expérience spécifiques. Or, les expert·es en criminalistique informatique sont rares et donc coûteu·ses·x, et il sera probablement difficile d’employer de tel·les spécialistes dans chaque centre fédéral. La loi prévue risque d’entraîner des coûts supplémentaires massifs pour la procédure d’asile.
    Le SEM a mené un court projet pilote pour tester la fouille de supports de données de personnes réfugiées. Au terme de celui-ci, le Conseil fédéral a reconnu que « l’efficacité et l’adéquation des mesures proposées ne peuvent à l’heure actuelle pas être évaluées de manière concluante ».

    L’expérience de l’#Allemagne s’y oppose

    Celle-ci apporte un peu plus de clarté sur les #coûts et l’#efficacité de la mesure : comme l’expose le gouvernement allemand dans sa réponse à une question du groupe parlementaire de gauche, l’Office fédéral des migrations et des réfugié·es (BAMF) a fait lire plus de 10’000 supports de données de requérant·es d’asile en 2019. Dans 4’600 cas, le bureau a demandé l’accès aux données. En avril 2020, les avocates du BAMF l’avaient approuvé dans 3’400 cas. Résultat : Dans environ 58% des cas, aucun résultat exploitable n’a pu être obtenu. Dans environ 40% des cas, les déclarations des requérant·es ont été confirmés, dans 2% seulement, elles ont été réfutées. Ces chiffres peuvent vraisemblablement correspondre à la réalité suisse.
    Selon une étude de la Société allemande pour les libertés individuelles (GFF), les coûts depuis l’introduction du contrôle des supports de données à la mi-2017 jusqu’à la fin 2019 se sont élevés à 11,2 millions d’euros. Environ deux millions s’y ajouteront chaque année. Par ailleurs, la GFF soutient les actions en justice intentées par les personnes réfugiées contre cet empiètement à tous égard disproportionné sur leurs droits.

    Nous demandons au Conseil des Etats de ne pas accepter ce projet.

    Reçu via la mailing-list Solidarité sans frontières, 17.05.2021

    #Suisse #smartphones #contrôle #asile #migrations #réfugiés

  • l’histgeobox : « Quand on s’promène au bord de l’eau ». L’embellie des congés payés.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/05/quand-on-spromene-au-bord-de-leau.html

    Si la Belle Equipe n’est pas à proprement parlé un film politique, comme le fut par exemple la Vie est à nous, il n’en incarne pas moins l’esprit de 36. En effet, il aborde les thèmes et les valeurs chers au Front populaire : la liberté, la fraternité, la valorisation du collectif, les loisirs populaires partagés. C’est le cas lorsque Jean dissipe les rêves individualistes de ses camarades et les convainc d’opter pour un projet commun. « J’croyais qu’on était des frères », lance-t-il à la cantonade. Puis il poursuit : « au fond on veut tous la même chose, la liberté, aucun de nous ne peut l’avoir seul. » C’est donc ensemble qu’ils construisent la guinguette, dont le nom (Chez nous) et l’enseigne (deux mains entrelacées) témoignent de ce grand éland fraternel. Dans plusieurs séquences du film éclatent la fierté d’appartenir à la classe ouvrière. Comme un écho au quotidien des spectateurs, le réalisateur filme un dimanche à la campagne, au bord de la rivière. La chanson Quand on s’promène au bord de l’eau entre parfaitement en résonance avec les tous jeunes congés payés. Véritable leitmotiv du film, elle traduit à merveille cette quête d’un bonheur simple. Écrites par Julien Duvivier lui-même et Louis Poterat, les paroles sont mises en musique par Maurice Yvain et Jean Sautreil. Lorsque Gabin interprète le morceau, la joie s’empare de tous.

  • Le Hamas a tiré la semaine dernière des roquettes sur la plateforme de gaz Tamar

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    La semaine dernière, le groupe terroriste palestinien du Hamas a tiré des dizaines de roquettes sur la plate-forme de gaz naturel israélienne Tamar, qui a été vidée de son carburant et temporairement mise hors service au début des combats, a appris le Times of Israel.

    Aucune de ces roquettes n’a failli toucher la plate-forme, qui est protégée par une batterie antimissile du Dôme de fer, embarquée sur un navire et d’autres systèmes défensifs.

    Comme les roquettes produites dans la bande de Gaza ne sont pas des munitions à guidage de précision, il est très peu probable qu’elles atteignent la plate-forme, – une cible extrêmement petite à atteindre depuis la côte.

    Les drones transportant des explosifs, comme ceux abattus par un avion de combat F-16 au-dessus de la mer la semaine dernière, pourraient cibler plus efficacement la plate-forme, ce qui nécessiterait des défenses aériennes considérables de la part de la marine israélienne.

    Dans l’ensemble, la marine a réussi à empêcher toutes les tentatives du Hamas d’utiliser ses capacités navales contre des cibles israéliennes en mer et à terre.

    Tsahal a également détruit la plupart des infrastructures navales et des armements du groupe terroriste tout au long de la semaine dernière, y compris plusieurs sous-marins autonomes que le Hamas a développés ces dernières années, – chacun étant capable de transporter 30 kilogrammes d’explosifs et d’être guidé à l’aide d’un GPS. L’armée estime toutefois que plusieurs autres armes pourraient être encore en possession du Hamas.
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    La suite : https://fr.timesofisrael.com/le-taux-de-roquettes-lancees-vers-israel-sans-precedent-dans-lhist

    #Palestine #israël #israel #Gaza #violence #bds #Palestine_assassinée #occupation #colonisation #racisme #sionisme #apartheid #gaz #énergie Tsahal l’#armée_israélienne

  • Amazon’s book recommendation algorithms promote anti-vaccine and QAnon conspiracy theories and far-right, white nationalist content
    https://www.codastory.com/disinformation/amazon-algorithm-extremist-literature

    A new report says the retail giant’s book recommendation algorithms direct people toward conspiracy theories and far-right, white nationalist content A recently released report highlights how Amazon’s book recommendation algorithms can lead people to literature about extremism, white nationalism, and conspiracy theories, including QAnon and Covid-19 disinformation. The study, published in April by the Institute for Strategic Dialogue, a UK-based think tank researching extremism, analyzed (...)

    #Amazon #algorithme #manipulation #COVID-19 #extrême-droite #QAnon #santé

    ##santé

  • Voyages aux pays de grande liberté… (9)

    Si la part d’improvisation est plus ou moins importante dans les concerts et les enregistrements de jazz, certains musicien-ne-s n’hésitent pas à nous offrir de longues d’improvisations collectives. Certaines rencontres se font, hors schéma, hors structure, ou du moins nommée comme telle. Cela ne signifie pas qu’une ou des nervures ne soient pas sous-jacentes à ces improvisations. C’est éventuellement à l’auditrice et à l’auditeur de les rechercher. Voyages donc aux pays de grande liberté… Au hasard de ré-écoutes récentes.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/16/voyages-aux-pays-de-grande-liberte-9

    #musique #jazz

  • Le #patriarcat, une religion d’inversion – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/05/16/le-patriarcat-une-religion-dinversion

    Voici quelques exemples d’inversion patriarcale (liste non exhaustive) :

    – les femmes conduisent mal–alors que 84% des accidents de la route mortels sont causés par les hommes (3). Les excès de vitesse, la conduite en état d’ivresse sont aussi très majoritairement le fait des hommes.

    – les femmes parlent trop–alors que dans un groupe mixte, les hommes parlent plus que les femmes, les interrompent, mansplainent, utilisent toutes sortes de stratégies pour monopoliser la parole, comme le met en évidence l’étude de l’université de Princeton « The Silent Sex »(4).

    – les femmes sont moins intelligentes que les hommes–alors que le pourcentage de femmes diplômées de l’enseignement supérieur est supérieur à celui des hommes dans tous les pays occidentaux (aux Etats-Unis, plus de 25%) (5). A noter que, quand les femmes n’avaient pas accès à l’éducation, les hommes affirmaient que, si elles étaient ignorantes, c’était parce qu’elles étaient moins intelligentes. Par contre, quand elles les dépassent dans pratiquement toutes les disciplines, ce n’est pas parce qu’elles sont plus intelligentes qu’eux– expliquent-ils—c’est simplement parce qu’elles sont plus travailleuses et plus disciplinées…

    – les femmes sont incapables de contrôler leurs émotions, elles sont hystériques–alors que les hommes sont sujets à des accès de colère, de jalousie etc. qui peuvent aller jusqu’à la violence et au meurtre. Et reconnaissent eux-mêmes qu’ils ne les contrôlent pas—ce manque de contrôle étant censé excuser ces violences. En fait, il s’agit d’un double standard : le fait d’être dominé par ses émotions est réprouvé chez les femmes, la colère en particulier leur est interdite ; par contre, quand les hommes se laissent aller à cette émotion virile, c’est vu comme une affirmation de soi valorisante et signale leur appartenance à la catégorie dominante. Eux ont le droit de déverser leur courroux sur les dominé.es, de rager, de crier et de se plaindre (et dans ce cas, les femmes doivent prêter une oreille compatissante) mais l’inverse n’est pas vrai : toute tentative de la part des femmes d’extérioriser leurs émotions en direction des hommes sera perçue comme importune ou hystérique. De même que le « elles parlent trop » vise à les réduire au silence, le « elles sont hystériques » leur pose une interdiction d’exprimer leur colère, de protester ou de se plaindre.

  • #Méthane : la bombe climatique qui pourrait être désamorcée
    https://reporterre.net/Methane-la-bombe-climatique-qui-pourrait-etre-desamorcee

    D’après un rapport scientifique [du #PNUE et de la coalition pour le climat et l’air pur] , une réduction de 45 % des émissions mondiales de méthane serait possible d’ici 2030, et permettrait d’atteindre les objectifs climatiques fixés par l’Accord de Paris. En outre, cette réduction aurait des effets bénéfiques sur la #santé humaine et les #rendements_agricoles.

    #climat

    Le rapport (en anglais) : https://reporterre.net/IMG/pdf/2021_global-methane_assessment_full_0.pdf