• Aux États-Unis, 60% des managers hommes ont peur de travailler avec des femmes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/177441/managers-hommes-peur-travailler-femmes-metoo-sexisme-etats-unis

    Un an et demi après le début du mouvement #MeToo, les organismes LeanIn.org et SurveyMonkey viennent de publier une étude sur les relations entre hommes et femmes sur leur lieu de travail dans les mois ayant suivi cette vague de libération de la parole. 5.182 employé·es de plus de 18 ans –2.421 hommes et 2.761 femmes– ont été interrogé·es à travers les États-Unis en février 2019.

    Les résultats sont sans appel : 60% des supérieurs masculins se disent mal à l’aise dans la collaboration, la socialisation ou l’interaction avec des collègues féminines. Une augmentation de 32% par rapport à l’an dernier. Les hommes interrogés déclarent avoir peur que leur comportement soit jugé inconvenant ou d’être accusés à tort de harcèlement ou d’agression sexuelle. En parallèle, le harcèlement sexuel reste omniprésent sur le lieu de travail, 57% des femmes déclarant en avoir été victimes depuis le début de leur carrière.

    Environ 50% des hommes affirment que les conséquences des plaintes de harcèlement sexuel sont plus dommageables pour la carrière des harceleurs que pour celle des victimes, tandis que 64% des femmes assurent que les victimes finissent par payer un prix plus élevé.

    Selon l’étude, les managers hommes se sentent moins sur la défensive en présence de collègues juniors masculins que féminines. Depuis #MeToo, les hommes se déclarent ainsi plus susceptibles d’hésiter à avoir des réunions individuelles avec une subordonnée, à voyager avec elle pour le travail, ou à faire un dîner de travail en sa compagnie. Le rapport note pourtant que 82% des salarié·es affirment que leur direction ne décourage pas les interactions et la socialisation entre collègues de sexe différent.

    Cette méfiance généralisée risque bien d’entraver encore un peu plus la progression des femmes dans les sphères professionnelles. Aux États-Unis, les femmes ont beau représenter 47% de la population active, on ne compte que 5% de dirigeantes parmi les hiérarchies des 500 plus grandes entreprises américaines. En tout, les États-Unis perdent plus de 2.000 milliards de dollars de PIB en raison des inégalités entre les sexes. À l’échelle mondiale, les femmes représentent 50% de la population et seulement 12% des personnes les plus riches.

    Il y a tout de même quelques progrès à relever. D’après l’étude, #MeToo semble avoir incité les entreprises à redoubler d’efforts en matière de gestion et de prévention des cas de harcèlement sexuel. En 2018, seules 46% des personnes interrogées déclaraient que leur entreprise avait pris des mesures pour lutter contre le harcèlement. Cette année, elles sont 70%.

    Parmi les employé·es dont le lieu de travail a adopté des mesures au cours des deux dernières années, 72% estiment que les changements ont réduit la probabilité de harcèlement sexuel et 76% pensent qu’ils ont amélioré la probabilité qu’un incident de harcèlement soit traité adéquatement.

    #backlash #domination_masculine #travail #discrimination #fraternité #déni

    • Je ne voudrais pas faire ma chieuse mais avec une phrase comme

      En parallèle, le harcèlement sexuel reste omniprésent sur le lieu de travail, 57% des femmes déclarant en avoir été victimes depuis le début de leur carrière.

      on n’a pas de données sur la prévalence du harcèlement depuis MeToo. Et c’est ça qui importe dans le cas de cet article, de savoir si au moins ça avance de ce côté là.

    • Je n’avais même plus noté : oui, c’est trop dur d’avoir peur d’être accusé de harcèlement, bien plus dur certainement que d’être harcelée.

      Ça me rappelle ce sondage américain selon lequel ce que craint le plus un homme dans un blind date, c’est de tomber sur de la grosse. Ce que craint le plus une femme, c’est de tomber sur un meurtrier. Les craintes des hommes sont bien futiles...


  • Macron nommé meilleur ouvrier de France
    http://www.lefigaro.fr/politique/macron-nomme-meilleur-ouvrier-de-france-20190516

    Le 13 mai dernier, Emmanuel Macron recevait les 197 lauréats de 2019 nommés meilleurs ouvriers de France. Ils ont été reçus à l’Élysée avant d’être récompensés en présence de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale comme le veut la tradition. Ce ne sont pas les seuls à avoir été décorés. Le président de la République à lui aussi été nommé meilleur ouvrier de France Honoris Causa, le 9 mai dernier, comme le précise le bulletin officiel de l’éducation nationale.

    L’article précise que c’est le 12 ème président de la république à s’être fait ainsi lécher l’arrière train.
    #le_gorafi_encore_plagié (par le figaro).
    #ouvrier #mâle_alphisme et #flatte-scrotum


  • Qu’a-t-il donc compris? - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2019/04/25/qua-t-il-donc-compris

    Annonce d’une baisse de l’impôt sur le revenu – mais pas le retour de l’impôt sur la fortune (ISF) – tout en promettant de renforcer les services publics, ce qui nécessitera une réduction de la dépense publique… Vous avez dit antinomique ? Aux Français qui souffrent des emplois précaires aboutissant à de maigres retraites, il répond allongement du travail. Emmanuel Macron a eu beau marteler qu’il fallait « réhumaniser [son] projet de transformation de la société », l’intention est de poursuivre au pas de charge des réformes ultralibérales qui ont mis le pays à feu et à sang.

    Littéralement. Car sa méthode pour calmer les foules réside dans la répression par les forces de l’ordre. Gardes à vue à la pelle, fichage des manifestants depuis les hôpitaux de Paris, violences policières y compris envers des personnes pacifiques. On répondra qu’il y avait des casseurs, des insultes racistes et antisémites dans les cortèges… La France en est arrivée à l’arbitraire, la punition collective, sans droit à un jugement équitable.

    • J’ai eu la malchance de pouvoir écouter la radio d’état entre 17h et 18h hier, sur la route. Des tas de gens importants commentaient la prochaine intervention du Président.

      A aucun moment il n’a été supposé sérieusement que ce régime n’en avait rien à carrer de répondre sérieusement à l’instant présent.

      En fait, personne n’a supposé sérieusement qu’en fait, le Président avait l’intention de faire un bras d’honneur, de mépriser sans l’ombre d’une hésitation, l’ensemble de cet exercice, qui est de parler à ceux qu’il gouverne. Pour la simple raison qu’il doit le pouvoir à d’autres que ceux-ci, et que ceux qui sont gouvernés sont là pour obéir... et pas pour qu’on leur rendre des comptes.

      La semaine dernière, j’ai eu la malchance d’écouter l’allocution du Président qui a eu lieu juste après l’incendie. J’ai été affligé par la vacuité des mots prononcés, par l’absence de recherche. Non pas que l’instant en réclamait de particuliers. Mais s’il pouvait seulement s’exprimer pour dire quelque chose. Mais non. C’est comme la première citation de cet article du Courrier. Tu te demandes comment il est possible que nous ayons désormais des gens à ce point incapables de s’exprimer d’une façon qui impose un minimum de respect.

      «Je crois que j’ai compris beaucoup de choses»

      Je crois que ce Monsieur se moque de nous.

      Hier soir, les journalistes de la radio d’état nous gratifiaient de quelques enregistrements de De Gaulle ou Pompidou... même pas les meilleurs. Mais malgré tout. Et quoiqu’on pense de ces deux là. Au moins, quand ils s’exprimaient, les mots venaient naturellement... et pas sous forme de jets discontinus, comme Hollande ou Sarkozy avant lui.

      Ils se foutent de nous. Et lui particulièrement visiblement.

    • Je découvre la seconde citation :

      « Je crois aux symboles et à l’esprit du temps »

      C’est clair. Il se fout de nous.

      Les symbôles dont il nous parle, même pas au second degré, ce sont bien ceux-là :
      – 48h de GAV pour Glanz et tous les autres dont on ne parle pas ;
      – LBD dans la tête, et lacrimos y compris pour les enfants ;
      – Mise au pas de toutes les voix dissonantes (Yémen, NDDP, ...)

    • Il a compris qu’il pouvait dire n’importe quoi, mentir comme un vendeur de voiture d’occasion, car il a compris qu’il n’y aura aucune conséquences pour lui et ses ami·es de LaREM, et que même peut-être ils arriveraient en tête aux prochaines européennes à défaut d’alternatives crédible.

    • Tout est dans ce mot “crédible” et ce que nous croyons lui donner comme sens. Nous sommes à un tel point de sidération que nous ne sommes plus capables de reconnaître ce qui est crédible et ce qui ne l’est définitivement pas. Quand on juge crédible des gens qui mentent et qui estropient, c’est qu’on est arrivé à un point franchement inquiétant.

      Notre génération (on peut ajouter celle d’avant et celle d’après, tiens, je suis généreux) est à un point d’apolitisme crétin, que... ça en est sidérant, tiens.

      Quand les seuls qui ont un discours et un projet politique - au semble noble du terme - sont désignés comme les seuls dangers... dans l’esprit de la majorité des citoyens... c’est qu’il y a un vrai problème de culture politique. Voire d’intelligence tout court.

      Je vous l’ai déjà dit que je ne peux plus causer politique avec les gens que je côtoie sans être affligé par ce que j’entends ?

      “oh je sais pas pour qui voter ils sont tous nuls”
      « oh non pas lui, il est trop agressif »
      “oh non pas elle, elle est pas crédible”
      « oh non pas lui, il a pas de doudou comme le mien »

    • J’ai commencé par le regarder à la tv, sa gueule ne me revenant décidément pas, je me suis allongé en l’écoutant à la radio. 10 mn plus tard je me suis assoupi (il aurait récité l’annuaire que c’était pareil) une heure après, il causait toujours. C’est quand même dingue, ces gens qui n’ont rien à dire et qui cause tout le temps. Et tous les médias de retranscrire la parole présidentielle et de nous traduire la parole du premier de cordée, des fois qu’on n’aurait pas compris qu’il nous prend pour des cons.

    • Whoua, je découvre via @rezo et @monolecte que comme d’habitude, je suis loin d’être le premier à avoir dit la même chose, mais en moins bien :
      https://seenthis.net/messages/776978

      Nous sommes à peine capables de penser. Usés par des décennies de bourrages de crâne en tous genres. S’il ne doit rester que quelques mots de Slavoj Zizek, c’est ce constat : Nous arrivons plus facilement à imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme. On peut prolonger : Nous croyons plus au capitalisme qu’au monde. Nous croyons plus aux capitaux, aux cathédrales et aux machines, qu’aux êtres vivants, à nous et à nos enfants. Nous ne savons plus ce qui est important, ou alors si mal, si difficilement, si laborieusement. Wir sind die Roboter.


  • Les anthropologues de l’Université d’Oxford ont découvert ce qu’ils considèrent être sept règles morales universelles.

    Les règles : aider votre famille, aider votre groupe, rendre les faveurs, être courageux, renvoyer aux supérieurs, répartir les ressources de manière équitable et respecter la propriété des autres, ont été trouvées dans une enquête de 60 cultures du monde entier.

    Des études antérieures ont examiné certaines de ces règles à certains endroits - mais aucune ne les a toutes examinées dans un grand échantillon représentatif de sociétés. La présente étude, publiée dans le volume 60, no. 1 numéro de Current Anthropology, d’Oliver Scott Curry, de Daniel Austin Mullins et de Harvey Whitehouse, est l’enquête interculturelle sur la morale la plus vaste et la plus complète jamais réalisée.

    L’équipe de l’Institut d’anthropologie cognitive et évolutive d’Oxford (...) a analysé les comptes rendus ethnographiques d’éthique de 60 sociétés, comprenant plus de 600 000 mots de plus de 600 sources.

    Oliver Scott Curry, auteur principal et chercheur principal à l’Institut d’anthropologie cognitive et évolutive, a déclaré : "Le débat entre les universalistes moraux et les relativistes moraux a fait rage depuis des siècles, mais nous avons maintenant des réponses à apporter. Comme prévu, ces sept règles morales semblent être universelles dans toutes les cultures. Tous partagent un code moral commun. Tous conviennent que coopérer, promouvoir le bien commun est la bonne chose à faire."

    L’étude a testé la théorie selon laquelle la moralité a évolué pour promouvoir la coopération et que, du fait qu’il existe de nombreux types de coopération, il existe de nombreux types de moralité.

    – Selon cette théorie de la « morale en tant que coopération », la sélection de la parenté explique pourquoi nous nous sentons tenus de prendre soin de nos familles et pourquoi nous avons horreur de l’inceste.
    – Le mutualisme explique pourquoi nous formons des groupes et des coalitions (il y a de la force et de la sécurité dans les nombres), et donc pourquoi nous valorisons l’unité, la solidarité et la loyauté.
    – L’échange social explique pourquoi nous faisons confiance aux autres, rendons service en échange, ressentons de la culpabilité et de la gratitude, faisons amende honorable et pardonnons.
    – Et la résolution des conflits explique pourquoi nous nous livrons à des démonstrations coûteuses de prouesses telles que le courage et la générosité, pourquoi nous nous en remettons à nos supérieurs, pourquoi nous divisons les ressources contestées équitablement et pourquoi nous reconnaissons la possession antérieure.

    La recherche a tout d’abord révélé que ces sept comportements coopératifs étaient toujours considérés comme moralement bons. Deuxièmement, des exemples de la plupart de ces mœurs ont été trouvés dans la plupart des sociétés. Point crucial, il n’existait aucun contre-exemple - aucune société dans laquelle aucun de ces comportements n’était considéré moralement mauvais. Et troisièmement, ces mœurs ont été observées avec une fréquence égale sur tous les continents ; ils n’étaient pas l’apanage exclusif de "l’Ouest" ni d’aucune autre région.

    Parmi les Amhara d’Éthiopie, "faire fi de l’obligation de parenté est considéré comme une déviation honteuse, indiquant un caractère pervers". En Corée, il existe une "éthique communautaire égalitaire [d’assistance] mutuelle et de coopération entre voisins [et] une forte solidarité au sein du groupe". "La réciprocité est observée à chaque étape de la vie des Garo [et] occupe une place très importante dans la structure sociale des valeurs des Garo." Parmi les Maasaï, "ceux qui s’accrochent aux vertus guerrières sont toujours très respectés" et "l’idéal sans compromis du guerrier suprême [implique] un engagement ascétique à se sacrifier ... au cœur de la bataille, comme une suprême démonstration de loyauté courageuse . " Les Bemba manifestent "un profond respect pour l’autorité des anciens". L ’"idée de justice" des Kapauku s’appelle "uta-uta, demi-moitié ... [dont le sens] se rapproche beaucoup de ce que nous appelons l’équité." Et chez les Tarahumara, "le respect de la propriété des autres est la clé de voûte de toutes les relations interpersonnelles".

    L’étude a également détecté une « variation sur un thème » - bien que toutes les sociétés semblaient s’accorder sur les sept règles morales de base, leur manière de les hiérarchiser ou de les hiérarchiser variait. L’équipe a maintenant mis au point un nouveau questionnaire sur les valeurs morales afin de recueillir des données sur les valeurs morales modernes. Elle examine également si la variation interculturelle des valeurs morales reflète la variation de la valeur de la coopération dans différentes conditions sociales.

    Selon son co-auteur, le professeur Harvey Whitehouse, les anthropologues sont particulièrement bien placés pour répondre aux questions de longue date concernant les universels moraux et le relativisme moral. "Notre étude était basée sur des descriptions historiques de cultures du monde entier ; ces données ont été recueillies avant et indépendamment de l’élaboration des théories que nous étions en train de tester. Les travaux futurs permettront de tester des prédictions plus précises du théorie en rassemblant de nouvelles données, encore plus systématiquement, sur le terrain ".

    "Nous espérons que ces recherches contribueront à promouvoir la compréhension mutuelle entre personnes de cultures différentes ; nous apprécierons ce que nous avons en commun et comment et pourquoi nous différons", a ajouté M. Curry.

    Is It Good to Cooperate?: Testing the Theory of Morality-as-Cooperation in 60 Societies | Current Anthropology: Vol 60, No 1
    https://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/701478

    Oliver Scott Curry, Daniel Austin Mullins, Harvey Whitehouse. Is It Good to Cooperate? Testing the Theory of Morality-as-Cooperation in 60 Societies. Current Anthropology, 2019; 60 (1): 47 DOI: 10.1086/701478

    #Préhistoire #Anthropologie #Evolutionisme #Comparatisme

    • J’ai du mal à croire à celui ci : « répartir les ressources de manière équitable » à cause de la différence de valence des sexes (il semble que ces recherches aient fait l’impasse sur les femmes et les questions de genres) et aussi par le fait que ceci entre en contradiction avec celle ci : « renvoyer aux supérieurs » qui implique hiérarchisation et privilèges (c’est à dire répartition inéquitable des ressources). Dans la culture française par exemple on s’accommode très bien moralement d’une répartition inégale des ressources selon le mythe du mérite .

      Celui ci est assez étonnant aussi « respecter la propriété des autres » quant on sais que les femmes ont à peine 1% de la propriété terrienne sur terre. Et j’ai pas l’impression que la propriété même de leur propre corps soit respecté sur cette planète, vu que les femmes (et les enfants) sont considéré comme appartenant à des hommes dans la plus part des cultures dont j’ai connaissance, dont les cultures dérivantes de la bible.

      Pour l’interdit de l’inceste, c’est de le dénoncé et de le porter à la connaissance de la collectivité qui est interdit. C’est une notion à géométrie variable, il suffit de changer les règles de la famille pour que l’inceste devienne acceptable socialement (les familles nobles européennes en sont de bons exemples). C’est d’ailleurs pas un crime ni un délit dans le droit français. Ni dans la bible qui est très évasive dans la genèse à ce sujet.

      Ca me semble quant même très androcentré ces 7 règles, et peut être que ce texte respecte en fait la meta règle misogyne de faire comme si les femmes n’étaient pas vraiment humaines et ne parler que d’hommes à hommes.

      Les 7 sous règles des hommes sont en fait : « Aider votre famille à s’approprier les femmes et les enfants qu’elles portent , aider votre groupe masculin à dominer des autres , rendre les faveurs que vous reconnaissez comme tel entre hommes , être courageux selon des valeurs virilistes , renvoyer aux supérieurs de la hiérarchie patriarcale , répartir les ressources de manière équitable entre hommes et respecter la propriété des autres hommes , ont été trouvées dans une enquête de 60 cultures patriarcales du monde entier. »

      L’étude est signé par trois hommes, Oliver Scott Curry, Daniel Austin Mullins, Harvey Whitehouse ca explique peut être ce problème de #male_gaze

      Il y a je croi une faute dans le titre c’est « Current Andropology » qu’il fallait comprendre.

    • Ah ah, Current Andropology ! C’est un peu daté, la recherche d’universaux en anthropologie... Il y a quelques jours j’ai vu passer le truc opposé, des études sur l’être humain qui est foncièrement égoïste, fondé sur l’étude de personnalités qui ont grandi en régime libéral individualiste. Bah !

    • @aude_v Oui ça date un peu : Submitted : May 13, 2016
      Accepted : Dec 22, 2017, Online : Feb 08, 2019. Après, tout dépend sur quelles sociétés l’étude a été faite...

      @reka l’expression est « deferring to superiors ». Peut-on le traduire par « Rendre-compte aux supérieurs ? ».

      @mad_meg il est « normal » que ces règles soient androcentrées puisque les sociétés étudiées le sont. Ce ne sont pas des règles absolues (et d’ailleurs y en a-t-il ?).
      Ceci dit, je comprends ton point de vue. Une étude d’une femme sur la condition féminine dans ces sociétés aurait nuancé le résultat... ou pas : en effet, ton point de vue est daté de notre époque OU s’il ne l’est pas, cela voudrait dire que les femmes de cette société n’ont pas pu s’exprimer ce qu’il aurait fallu démontrer et ce que je ne peux faire en l’état actuel de mes connaissances en anthropologie/ethnographie de ces peuples (désolé).

    • il est « normal » que ces règles soient androcentrées puisque les sociétés étudiées le sont. Ce ne sont pas des règles absolues (et d’ailleurs y en a-t-il ?).

      Ce qui est pas « normal » c’est de pas le dire et prétendre que ces règles sont universelles alors qu’elles adoptent un point de vue sexiste et ne s’appliquent qu’à une minorité, et de ne même pas prendre la peine de mentionné cette spécificité.

    • Ce que tu dis est intéressant car il semblerait que cette inégalité soit quelque chose d’assimilée i.e. connue par les ethnologues, anthropologues et même archéologues et que par ce fait, elle ne fasse pas l’objet d’une mention particulière. Je prends pour argument le fait que les articles des publications scientifiques (sauf celles qui font état bien sûr d’une recherche sur le genre ou pour lesquelles le genre entre en ligne de compte) ne la mentionnent pas alors que les livres plus grand public peuvent le faire. J’en veux pour exemple « Naissance de la figure, l’art du Paléolithique à l’âge du Fer » de J.-P. Demoule, 2007 réed. 2017 que je relie actuellement et où il est mentionné p.67 : « (...) de même que toutes les sociétés humaines sont caractérisées par l’oppression, à des degrés variables, des femmes par les hommes ».


  • Hervé Di Rosa : l’art peut-il être accusé de racisme ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/herve-di-rosa-lart-peut-il-etre-accuse-de-racisme

    Depuis 1991, une fresque illustrant les lois françaises emblématiques orne certains murs de l’Assemblée Nationale. Parmi les tableaux constituant cette fresque signée Hervé Di Rosa, il en est un qui représente l’abolition de l’esclavage en France en 1794.
    Une pétition lancée début avril réclame son retrait, au motif que le tableau banalise le racisme. Quels arguments avancent les détracteurs de cette peinture ?

    Intervenante
    Rokhaya Diallo, journaliste, réalisatrice, auteure de « Ne reste pas à ta place », ed. Marabout.

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16362-15.04.2019-ITEMA_22036269-0.mp3


  • BEAUTE, LA PRISON DES FEMMES | Irrédentiste !
    https://sporenda.wordpress.com/2019/03/01/beaute-la-prison-des-femmes

    Les pratiques de beauté en général sont-elles nuisibles pour les femmes ?
    Ce qu’il y a de spécial dans l’oppression des femmes, c’est qu’elle est si universelle et si ancienne qu’elle est invisible. Et qu’en conséquence, la majorité des femmes ne savent même pas qu’elles sont opprimées et sont incapables d’identifier comme telles les pratiques mises en oeuvre pour les opprimer.
    Exemple : discutant sur le statut que j’ai posté sur les codes de la féminité comme comportements de subordination, une intervenante me dit que les pratiques de beauté n’ont aucune conséquence sur notre place dans la société et que ce n’est pas parce qu’on porte les attributs traditionnels de la féminité (jupe, hauts talons , maquillage, etc.) qu’on est soumise aux hommes.
    C’est hallucinant que ce lien entre codes de la féminité et subordination, fait par les féministes depuis le début du féminisme (par exemple, la dénonciation des corsets qui, au XIXème siècle, étouffaient les femmes, les faisaient s’évanouir et leur causaient des déformations diverses) ne saute pas aux yeux.
    Oui, les pratiques de beauté imposées aux femmes sont des pratiques discriminantes et nuisibles –voire dangereuses– qui signalent et produisent leur subordination.

    – d’abord, ce sont des pratiques discriminantes car presque uniquement exigées des femmes. Celles-ci dépensent d’énormes sommes d’argent pour leurs vêtements et chaussures, coupes de cheveux, etc –qui coûtent presque toujours plus que ceux des hommes. Et en traitements spécifiquement féminins : soins, colorations, épilation, institut de beauté, chirurgies esthétiques diverses, botox et injections, maquillage et produits anti-âge, lingerie sexy etc , tout aussi coûteux. Des féministes ont calculé que les sommes dépensées en moyenne par les femmes rien qu’en maquillage et produits de beauté sur toute une vie étaient de l’ordre de dizaines de milliers d’Euros. Les hommes, bien que gagnant plus que les femmes, sont dispensés de ces dépenses.
    Vous dites : « personne n’oblige les femmes à se maquiller et à porter des chaussures à talons plats ». Vous avez essayé de décrocher un job sans maquillage, en talons plats, en jean ? Vous avez fait l’expérience de vous pointer au travail dans cette tenue ? Dans une boutique, un bureau, une université, une rédaction, un ministère… Les réactions vont de la désapprobation tacite au choc horrifié : refuser de se maquiller et de s’habiller de façon féminine, c’est reçu comme une déclaration d’insurrection contre l’ordre genré.
    – de plus, les pratiques de beauté ont un lien avec la subordination des femmes parce qu’elles les affaiblissent physiquement et les vulnérabilsent : strings inconfortables, hauts talons avec lesquels on peut difficilement marcher, jupes serrées entravantes : comme les pieds bandés des Chinoises, ces pratiques réduisent notre liberté de mouvement, et en nous empêchant de bouger librement , elles nous livrent à d’éventuels prédateurs.
    – d’autres pratiques sont carrément dangereuses pour la santé : des produits de beauté contiennent des substances toxiques (colorations, maquillages, botox) qui peuvent provoquer des allergies, on a vu que des implants mammaires provoquent le cancer, toutes les opérations de chirurgie esthétique sous anesthésie générale comportent un risque, les hauts talons endommagent l’ossature des pieds, les régimes peuvent provoquer des carences alimentaires voire conduire à l’anorexie, qui est une pathologie presque exclusivement féminine et la cause du décès d’un nombre non négligeable de jeunes filles.
    – certaines de ces pratiques sont aussi douloureuses–épilation, injections, chirurgie esthétique. Les femmes sont censées s’y soumettre parce que la culture leur enseigne « qu’il faut souffrir pour être belle ». Le message est : « vous devez accepter la douleur pour plaire aux hommes ». Ce qui renforce les conditionnements patriarcaux qui leur inculquent que c’est le devoir des femmes de souffrir et de se sacrifier pour eux..
    – ces pratiques de beauté, en plus d’être un poste de dépenses important pour les femmes, sont aussi chronophages : calculez le nombre d’heures que vous avez passées à vous maquiller et à vous démaquiller, à vous épiler, à vous appliquer des crèmes et traitements divers, à vous faire faire des colorations, des lissages ou des brushings, etc. Autant d’heures que vous n’avez pas consacrées à vos études, votre carrière, vos projets, vos loisirs.
    – elles font partie de ces occupations « typiquement féminines » auxquelles le patriarcat assigne traditionnellement les femmes, les tâches « féminines »–comme le ménage et la cuisine– se différenciant des activités masculines parce qu’elles sont triviales, invisibles et répétitives : on ne voit pas quand elles sont faites, on remarque seulement quand elles ne sont pas faites, elles sont sans fin car leur résultat n’est pas durable et elles doivent être recommencées tous les jours, elles sont triviales car elles ne produisent rien, :ce sont essentiellement des tâches de maintenance, tandis que les activités masculines sont vues comme relevant de la production/création–« les femmes ne produisent pas, elles reproduisent ».
    Cette obligation d’assurer les tâches d’entretien et de soin assigne les femmes à l’immanence, à l’inessentiel : elles doivent renoncer à leur créativité propre pour fournir aux hommes le soutien logistique qui leur permet de produire/créer. Cantonnées à ce rôle logistique, elles sont invisibilisées : Nietzsche n’aurait pas pu écrire ses livres s’il n’avait pas eu à sa disposition des femmes pour lui faire la cuisine, le ménage, et laver son linge. Mais aussi indispensable qu’ait été le rôle de ces femmes pour l’écriture de ses livres, personne ne sait qui elles étaient.
    – enfin, les pratiques de beauté suggérées ou imposées culturellement aux femmes leur rappellent constamment qu’elles sont imparfaites, qu’elles ne sont jamais assez bien, qu’elles doivent toujours chercher à s’améliorer, et avoir recours à des artifices divers pour se rendre présentables. Etre martelées constamment par le message qu’elles ne sont pas acceptables telles quelles et qu’elles doivent travailler leur physique : surveiller leur poids, cacher leurs cheveux blancs, ne jamais être vues sans maquillage, ne pas avoir de poils, de rides ni de cellulite–toutes obligations qui n’existent pas pour les hommes–renforce leur sentiment d’infériorité : si les hommes n’ont pas à modifier leur apparence naturelle, et les femmes si, ça implique que les hommes sont bien tels qu’ils sont, qu’il n’y a rien de défectueux à changer chez eux–mais que le physique des femmes est intrinsèquement défectueux et doit être corrigé.
    – enfin, les pratiques de beauté font internaliser aux femmes la notion qu’elles vivent constamment sous le « male gaze », et qu’elle doivent modifier leur corps et leur comportement en fonction de ce regard masculin qui les juge et les définit. Les pratiques de beauté disent aux femmes qu’elles ne doivent pas être elles-mêmes mais ce que les hommes veulent qu’elles soient–et qu’en définitive, c’est l’opinion des hommes sur elles-mêmes qui compte–et pas la leur.

    #femmes #beauté @beautefatale #male_gaze


  • L’histoire de M., première personne #intersexe au monde à porter #plainte pour #mutilations

    Dès les premiers jours de sa vie, on lui injecte des #hormones. Entre 1980 et 1993, iel subit cinq #interventions_chirurgicales lourdes. M. devra suivre des traitements à vie et ne pourra pas avoir d’enfant.


    http://www.slate.fr/story/175530/histoire-m-premiere-personne-intersexe-plainte-mutilations
    #LGBT #LGBTIQ #genre #justice


  • Tuerie en Nouvelle-Zélande : osons parler d’un terrorisme raciste et... masculiniste - Axelle Mag
    https://www.axellemag.be/tuerie-nouvelle-zelande-racisme-masculinisme

    Pourquoi les tueries de masse sont-elles le fait d’hommes ?, demande l’avocate Selma Benkhelifa dans cette carte blanche. Peut-être faut-il chercher une réponse à cette question dans les motivations masculinistes des auteurs.

    Selma Benkhelifa, avocate et membre du Progress Lawyers Network, collabore régulièrement à notre magazine. Retrouvez ici son interview issue de notre hors-série n° 205-206.

    Christchurch, Nouvelle-Zélande, 50 morts dans une tuerie raciste. Ce sont deux mosquées qui ont été attaquées. La tuerie est clairement islamophobe. S’il faut avant tout dénoncer le racisme du tueur d’extrême droite et dénoncer ses références nauséabondes à la théorie du «  grand remplacement  », il faut aussi souligner les aspects masculinistes de la tuerie. Je ne suis pas sociologue et je ne prétends pas avoir de données scientifiques. Je me pose juste des questions en tant que féministe et antiraciste, parce que je trouve que cet aspect est négligé.

    Les tueries de masse – que le FBI décrit comme quatre meurtres ou plus survenant lors d’un événement particulier, sans répit entre les meurtres – sont toujours le fait d’hommes. Que ce soit une tuerie raciste ou un jeune déboussolé qui tue indistinctement dans son école, ce sont des hommes. Il n’y a quasiment aucun exemple de tuerie de masse commise par une femme.

    Une cause évidente du passage à l’acte est le nombre d’armes en libre circulation. Jacinda Ardern, la très digne Première ministre de Nouvelle-Zélande, l’a immédiatement compris, contrairement à tous les présidents américains qui ont dû faire face à ce type de massacres. La première mesure à prendre est donc d’interdire la vente d’armes lourdes à des particuliers.
    Pourquoi toujours des hommes  ?

    Cependant, au-delà du retrait des armes en circulation, la question de savoir pourquoi ce sont toujours des hommes qui sont auteurs de tueries doit être posée.

    La fascination pour les armes est souvent plus masculine. Pourtant, il y a des femmes qui chassent ou collectionnent les armes à feu. La personnalité des tueurs se caractérise par un dérangement mental et un narcissisme important. Cependant, des femmes dérangées et narcissiques, ça existe aussi. La réponse ne vient donc pas de là.

    Il y a quelques pistes ouvertes à la réflexion, en particulier celles explorées par le sociologue américain Michael Kimmel pour comprendre les fondements de cette violence masculine mortifère. Selon lui, le principal point commun entre les auteurs des tueries de masse est le refuge qu’ils ont trouvé dans une «  masculinité toxique  » et dans une violence quasiment «  sacrée  » qui s’exerce pour dominer autrui.

    Peut-être faut-il aussi chercher une explication dans les motivations masculinistes des auteurs. Pour revenir à Christchurch, le «  grand remplacement  » est une théorie masculiniste. L’idée est de reprocher la «  crise civilisationnelle  » non pas au capitalisme, mais au féminisme. Si on résume cette théorie fumeuse, les droits des femmes, leur émancipation et le planning familial sont la cause de la baisse de natalité en Occident. Puisque dans d’autres contrées, la natalité est beaucoup plus importante, le «  remplacement  » serait inévitable. La maternité n’est vue que comme une arme de pouvoir entre les mains des hommes, les femmes qui accouchent ne sont que les outils. Logiquement, la crainte du remplacement est aussi utilisée pour lutter contre le droit à l’avortement.

    Cette théorie, chère à la droite identitaire, est enfin utilisée contre les droits des homosexuel·les, le spectre du remplacement était présent pendant les «  manifs pour tous  » contre le droit au mariage pour les couples homosexuels.

    La théorie du «  grand remplacement  » est donc une construction contre les droits des migrant·es, des musulman·es, des femmes, des homosexuel·les… L’homme blanc, hétéro, chrétien, fort et travailleur serait le seul vrai Français, vrai Belge, vrai Américain, vrai Néozélandais. C’est le mantra des suprémacistes blancs.

    C’est peut-être cela, le point commun entre les différents tueurs de masse, et ce qui explique que ce sont tous des hommes. Ils sont convaincus de leur supériorité et de la légitimité de celle-ci  : tout ce qui ébranle cette certitude (une déception personnelle, un échec, la défaite de Marine Le Pen aux élections…) met à mal toute la construction identitaire.

    Depuis l’avènement du patriarcat, les femmes ne sont jamais absolument convaincues de leur supériorité. Même les plus racistes des femmes ne sont jamais dans cette position de suprématie absolue. Tuer des gens sans défense, indistinctement, c’est un acte de pouvoir absolu  : aucune femme ne ressent ce besoin de pouvoir absolu. Il ne s’agit bien évidemment ni d’une certitude ni d’une affirmation scientifique. Juste une piste de réflexion. Dans un monde selon les femmes, un tel drame aurait-il été possible  ?

    Pas trop d’accord avec la conclusion que je trouve trop essentialiste et pour laquelle j’ai des contre exemples.

    #virilité #domination_masculine #masculinisme #misogynie #male_entilement #essentialisme #masculinité


  • Un mois avec sursis requis contre deux « #Femen » jugées pour une action à Paris en novembre

    Le parquet de Paris a requis lundi un mois de prison avec sursis à l’encontre de deux militantes des Femen, jugées pour exhibition sexuelle après avoir manifesté torse nu sur la #place_de_l'Etoile le 10 novembre dernier.

    Ce jour-là, à la veille d’un grand rassemblement de chefs d’Etats dans la capitale pour le centenaire de l’armistice, trois « Femen » avaient brièvement manifesté en haut des Champs-Elysées, des slogans peints sur leur torse et leur dos et criant des slogans comme « Welcome war criminals » (Bienvenue aux criminels de guerre).

    Elles avaient été interpellées et renvoyées devant le tribunal correctionnel pour #exhibition_sexuelle.

    En raison d’un vice de forme, la juge unique a constaté la nullité des poursuites visant l’une d’entre elles.

    Comme toutes les « Femen » jugées pour leurs actions, les deux autres jeunes femmes, deux étudiantes au casier judiciaire vierge, ont revendiqué un usage politique, et non sexuel, de leur corps.

    – « D’après vous, qu’est-ce qui excite un homme chez une femme ? a interrogé la procureure.

    – Ma poitrine est sexuelle quand je le décide, a répondu l’une des prévenues.

    – A chaque fois qu’on la montre, ça va choquer, ça va interpeller, ça va permettre d’attirer l’attention sur un message politique que l’on veut faire passer », a insisté sa coprévenue.

    La procureure a requis un mois d’emprisonnement avec sursis contre chacune, estimant que le caractère sexuel d’une poitrine féminine « est acquis socialement ».

    « Dans n’importe quel traité d’anatomie, on vous dit qu’il s’agit d’un organe sexuel secondaire », a insisté la représentante de l’accusation, « ça fait des millénaires que les seins sont un organe sexuel chez la femme ».

    Dénonçant des poursuites « incompréhensibles, illisibles » et « infamantes », l’avocate des deux jeunes femmes, Valentine Rebérioux, a plaidé leur relaxe. Dans la plupart des cas, les militantes Femen sont aujourd’hui relaxées par la justice, a-t-elle rappelé.

    Les Femen venaient ce jour-là « dénoncer l’hypocrisie du rassemblement de 80 chefs d’Etat pour célébrer la paix » alors que certains sont « responsables de conflits armés ou de violations des droits de l’homme dans leur pays », a-t-elle ajouté.

    Le tribunal rendra son jugement le 27 mai.

    Le lendemain, 11 novembre 2018, un autre trio de Femen avait déjoué la sécurité des commémorations en faisant irruption sur les Champs-Élysées au passage de la limousine de Donald Trump. Leur procès, prévu le 10 avril, pourrait toutefois être renvoyé à une date ultérieure.


    https://www.lepoint.fr/societe/un-mois-avec-sursis-requis-contre-deux-femen-jugees-pour-une-action-a-paris-

    Commentaires sur twitter :

    Le sein est un signal sexuel... majoritairement pour les hommes. En l’espèce les seins de ces femmes n’étaient pas dénudés dans un but sexuel. C’est encore une fois refuser à la Femme un droit sur son corps, en lui imposant un caractère sexuel masculin.
    Les accuser d’exhibition alors qu’il n’y avait pas d’intention - Quand à côté de cela, on supporte au quotidien des hommes, braguette ouverte, en train d’uriner comme des clebards dans la rue -
    Et quand on allaite, on s’exhibe ? A la plage, en cas de monokini, on commet un acte d’exhibition sexuel ? Comment ose t’on pénaliser la nudité d’une partie du corps des femmes ne correspondant pas aux organes sexuels principaux, en raison du seul regard des hommes ?

    https://twitter.com/palais_au/status/1110298683801772032

    #femmes
    #justice (?) #seins_nus #nudité #femmes #France #discriminations


  • Françoise Vergès sur FB :

    https://www.facebook.com/meta.tshiteya/posts/10156563430299051

    « Si au lieu de dire des sornettes, les dits « intellectuels/intellectuelles » français faisaient un peu leur travail (autrement dit être curieux) et s’intéressaient un tant soit peu à la connaissance, ils/elles pourraient lire ce livre et apprendre quelque chose sur la construction du monde de l’homme blanc au 19e siècle sur le genocide, la dépossession, la violence (Argentine, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle Zélande, USA) et le conséquent renforcement global du racisme dans le monde du travail, le droit, la sexualité... »

    #colonialisme et a-t-oin ici un tag du style #mâle_blanc ou #mâle_blanc_de_plus_de_cinquante_ans ?


  • affordance.info : Fallait pas ... publier.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/03/fallait-pas-publier-.html

    Beaucoup de ces gens là ont simplement la trouille irraisonnée d’un média qu’ils ne comprennent pas et qu’ils vivent, parfois sincèrement et presque toujours hystériquement, comme une remise en cause de leur autorité et de leur légitimité. Ce sont ces fameuses aristocraties de la parole et de la publication qui ont peur du principe de réalité que Twitter leur assène quotidiennement comme autant de gifles au regard de la plupart de leurs pratiques discursives et de leur entre-soi habituel. C’est cette crainte là que je m’efforçais de remettre en perspective historique dans ce que je racontais à propos de la manière dont les Gilets Jaunes investissaient Facebook sous les invectives répétées d’une classe politico-médiatique incapable de voir ce qui s’y jouait :

    « A chaque étape de l’histoire de l’internet et du web, il y a toujours eu une aristocratie de la publication. Seuls certains, seuls les plus éduqués, seuls ceux disposant de suffisamment de temps libre, seuls ceux protégés par une institution ou une situation sociale stable se sont exprimés, d’abord sur leurs “forums IRC”, puis sur leur “Homepage”, puis sur leurs “blogs”. Et ainsi de suite. Et à chaque fois que l’on a essayé d’ouvrir l’espace discursif du web à un tiers-état de la parole, on lui a très rapidement claqué la porte au nez. On ne trouvait trop bruyant, trop bavard, trop indiscipliné, trop “troll”. »

    L’autre excuse la plus souvent brandie par les éditocrates, journalistes et personnalités publiques prises en flagrant délit d’effacement ou d’effarement, c’est celle d’un second degré que l’on n’aurait pas compris. Là encore au-delà du (vieux) réflexe de l’entre-soi discursif, il faut rappeler, à Jean-Michel Apathie par exemple, que oui, le second degré est bien mort et enterré, sur Twitter en tout cas. Car “le second degré” ou “l’ironie, un peu méchante” invoquée par le même Jean-Michel Apathie lorsqu’il traite Michele Bachelet de “sous secrétaire désoeuvrée”, suppose une connivence avec le destinataire qui est triplement impossible. Elle est impossible du fait de la posture d’autorité dont se prévaut la personnalité s’exprimant sur un compte public. D’autant que le compte public concerné comptabilise plus de 450 000 followers. Le second degré avec 450 000 personnes c’est compliqué (ou alors faut s’appeler Jean-Marie Bigard et faire le Stade de France mais même là un gros doute subsistera toujours ...) Elle est impossible du fait de ce que danah boyd appelle les “audiences invisibles” qui désignent l’impossibilité de (sa)voir si les gens à qui l’on s’adresse sont présents au moment où l’on s’adresse à eux. Et elle est impossible enfin dans l’architecture de ces agoras connectées dont l’architecture technique fabrique une polarisation qui se nourrit d’hystérisation (et réciproquement).


  • J’ai une question pour les camarades #proféministes sur ce que j’appelle la #guerre_des_accoudoirs. Hier encore j’ai passé quelques heures dans les transports à côté d’hommes qui s’étaient arrogé la jouissance de l’unique accoudoir entre nous. Pendant des années j’ai essayé de lutter, pensant que montrer que la femelle aussi est dotée de coudes était un acte de résistance utile. Aujourd’hui je ne demande plus qu’une chose, c’est que cette préséance, souvent masculine, sur l’accoudoir ne soit pas accompagnée d’un contact physique car je n’ai aucune envie d’être amoureusement blottie contre un inconnu qui déborde sur mon espace. D’autant que je n’ai pas 10 % de réduc pour un siège dont je dois laisser une part à un homme qui lui n’a pas une surcharge pour #manspreading. Hier j’ai signalé le débordement au monsieur, qui la deuxième fois m’a fait un « Oui, désolé mais peux pas faire autrement » sans doute sincère mais très mal informé et qui n’a rien changé à la situation.

    On peut ne pas déborder quand on prend l’accoudoir comme une limite entre l’espace de chacun.e. Comme moi je fais, comme font d’autres hommes. Il y a quelques années j’avais humilié un homme au cinéma en lui disant « Ne me touchez pas » à voix audible (il y avait une camarade féministe dans le rang derrière, #empowerment) parce qu’il me débordait dessus, il s’était piteusement défendu et était parti dès la première image du générique. L’homme de l’autre côté prouvait bien qu’on pouvait regarder le film en tout confort sans coller son bras à une inconnue. Sauf à considérer qu’on est dans son fauteuil à soi et qu’un contact physique prolongé imposé à autrui n’est pas pénible. Je continue avec quelques faits physiologiques : il m’est arrivé de subir le débordement d’un homme plutôt obèse et dont les bras débordaient de son siège, qu’il le veuille ou non. Mais trop souvent c’est une affaire de comportement. Moi même je fais plus de 90 kg pour une taille masculine standard et je ne déborde pas sur les gens quand il y a un accoudoir, je m’y contiens.

    Mes questions aux copains, et particulièrement ceux dont le corps prend de la place, c’est est ce que vous vous retrouvez parfois collés à d’autres passagères ou spectatrices ? Est ce que ça vous semble anodin ou est ce que vous faites attention à ne pas le faire ? Et surtout : quand vous êtes placé à côté d’un autre homme, celui ci privatise-t-il a priori l’accoudoir ou le laisse-t-il vacant ? Est ce qu’il y a des conflits qui peuvent surgir, latents ou effectifs, pour l’accoudoir ? Est ce que vous avez déjà identifié l’usage de l’accoudoir comme une prérogative masculine et/ou comme une prérogative de mâle dominant ?

    • C’est une prérogative de malotrus. Même quand on est un homme, on doit se battre avec ces malotrus pour les accoudoirs... et la place pour les jambes et les pieds, dans les trains... sans évoquer ceux qui mangent en toute décontraction, en mâchant la bouche ouverte. C’est du même registre je trouve. Ils sont seuls au monde, et rien ne peut leur faire penser qu’ils peuvent un tout petit peu importuner leurs voisin-e-s. Et évidemment, si ce sont des voisines, c’est encore moins gênant j’imagine, pour leur intellect de parasite...

    • Moi je suis tout petit et tout maigre, et surtout je déteste toucher des gens par inadvertance, quand c’est pas voulu. :D
      Alors je fais bien attention de pas frotter mes bras sur les voisin⋅es. C’est pareil en concert quand on danse, pourtant c’est la foule, on peut être super collé, mais j’essaye de ne jamais toucher les gens quand c’est encore possible.

      Pour les conflits oui, ça arrive au ciné ou dans le train. Généralement j’essaye de faire en sorte que l’accoudoir puisse être partagé car ça peut être long, des heures avec uniquement les bras à l’intérieur : soit je mets le bout de mon coude (et non tout le bras) vers le fond de l’accoudoir collé au dossier, ce qui laisse tout l’avant pour mon ou ma voisine. Soit l’inverse.

    • @biggrizzly, j’oubliais les jambes mais oui, avec les couilles aérées par un écartement à 90°, on touche sa voisine, évidemment...

      @rastapopoulos, en effet si on ne met que le coude, on peut partager. Ça m’est arrivé de finir comme ça avec des gens pas envahissants.

      Donc vous aussi, vous vivez la guerre des accoudoirs avec des mecs qui estiment que toute la place leur est due.

    • Aude, je te rassure, moi qui suis comme tu le sais bien arrondi, et gros consommateur d’avions, j’ai appris à me plier comme une chemise dans les avions à accoudoir unique il y a longtemps que j’ai perdu la guerre des accoudoirs - je n’arrive pas à réclamer ma légitime souveraineté sur la moitié d’un accoudoir :) - j’ai donc développé des techniques corporelles pour me « ramasser » et m’installer de sorte que je puisse me passer de m’accouder :) (et ne toucher personne).

    • Comme ci-dessus, je ne me bats pas pour l’accoudoir. Si je n’arrive pas à « négocier » un petit bout juste pour le coude, près du dossier, j’abandonne.

      Oui, il y a des voisins masculins qui n’hésitent pas à allonger la totalité de leur avant-bras sur la totalité de l’accoudoir et, pratiquement automatiquement, à déborder, donc. Je fais une tentative, maximum deux, se bornant à un léger contact pour revendiquer un bout, sans aller jusqu’à l’explicite.

      Tu as encore d’autres variantes : mon dernier trajet en TGV, bref car je faisais juste un saut de puce, le brave homme occupait la totalité d’un carré à lui tout seul, entre son sac posé sur un fauteuil, les dossiers étalés sur la table aux tablettes dépliées à côté de l’ordinateur et, monsieur, assis au téléphone,… J’ai fait mine de vouloir m’installer, lui, au tél. «  Attends, faut que je laisse une place,…  », fait mine de s’y mettre puis, préfère se diriger vers la plate-forme pour continuer tranquillement son coup de téléphone, genre «  j’travaille, moi, Monsieur !  ». J’ai (un peu…) hésité à m’installer à la place qu’il venait de quitter, puis suis allé à un autre siège. Il est alors revenu de la plate-forme, «  non, c’est bon !  » au tél. et pendant les 11 minutes du trajet a encore passé ou reçu de sa place (au moins) 2 autres coups de téléphone.

    • @reka et @simplicissimus, vous n’êtes pas féroces ! Je me demandais si entre hommes se jouait le même jeu d’indifférence à l’autre et de domination qui se joue dans le manspreading et on dirait que oui... Cette histoire d’espace n’est pas anodine et me fait penser aux travaux d’Édith Maruéjouls sur les garçons qui prennent plus de place en cour de récré, tout ça. Prendre de la place, de l’attention, des budgets aux dépens des autres, c’est une sale habitude.

      J’avoue que je suis moins pénible avec les femmes qui prennent un bout d’accoudoir et me touchent parce que ce sont des femmes, comme je laisserais un groupe de filles jouer au foot dans un lieu public et risquer de m’envoyer leur balle sur la gueule en trouvant ça (presque) chouette. Parce que la domination masculine (et le #mâle-alphisme) est une dimension cruciale de ces agaceries du quotidien.

    • Une autre situation vécue régulièrement. Dans les vestiaires des salles de sport. Le vestiaire que je fréquente, non-mixte, on a des bancs de 1 mètre de long environ.

      Tu as les hommes qui s’assoient dessus et on peut comme cela être à 3 pour par exemple mettre ses chaussettes... Et il y a ceux qui mettent leur sac dessus. Il y a pourtant le placard à côté. Mais il y a ces hommes qui mettent leur sac sur le banc. Puis qui vident le sac sur le banc. Et qui font leurs petites affaires. Ils occupent le banc autant qu’ils peuvent. Si tu as posé toi même quelques affaires dessus, tu as une chance de pouvoir préserver cet espace. Mais qu’il ne te prenne pas l’idée d’ôter tes affaires, la place ne resterait pas disponible bien longtemps.

      Tu as aussi le cas du quidam qui arrive en même temps que toi, et qui tire le banc vers lui, t’empêchant de fait de pouvoir en profiter.

    • Pour les jambes, quand tu fais plus d’1m95, chaque année tu ressens le rapprochement des sièges dans les avions - et la gène que tes targettes viennent empiéter sous le siège devant. Cela dit, pour prévenir la dichotomie que je vois émerger ici, s’il s’agit d’un homme, je ne me prive pas - partageons l’avion. Mais s’il s’agit d’une femme, je me brise littéralement les genoux.

      Un collègue me répète souvent qu’une fois dans le Sud (le grand Sud, j’entends), le miracle c’est que la bulle qui nous entoure ici dans le Nord disparait. On se frôle, on se pousse, on se touche, on fait avec la surpopulation latente qui ne va pas aller en s’améliorant.

      Je ne cherche pas à relativiser, ce serait mesquin. Je pense simplement qu’il serait bon de différencier deux comportements ici (au moins deux). Celui d’utiliser le prétexte de l’accoudoir pour profiter de la proximité des femmes, et celui de s’épandre sans même réaliser l’ampleur de l’espace occupé. Le conscient manège et l’inconsciente bêtise.

      Sans stipuler clairement cette différence, le sujet dévie, le bon vieux relativisme revient, le genre est effacé - comme il arrive bien souvent.

    • Je privilégie toujours l’accoudoir qui donne sur la fenêtre ou le couloir. Du coup, je penche certes mais l’autre, je m’en fous. Vous pouvez l’occuper :-)

    • Merci pour vos interventions, vous avez l’air de voisins sympa et corrects en comparaison avec les malotrus dont l’étalement est une des impolitesses. Je sais pas s’il y a des manspreaders qui s’imaginent que c’est agréable, ce contact tactile qu’eux trouvent agréable, pour la femme qui le subit...


  • Decathlon et le hijab : la France est-elle devenue folle ? | Ilyes Ramdani
    https://www.bondyblog.fr/opinions/decathlon-et-le-hijab-la-france-est-elle-devenue-folle

    Ce mardi 26 février, une polémique nourrie par des responsables politiques de La République en marche et du parti Les Républicains ont amené Decathlon à renoncer à commercialiser un « hijab de running ». Loin d’être anecdotique, cet événement en dit long sur la névrose d’une frange de la société française autour de l’islam et du voile. Source : Bondy Blog



  • 40 % des chômeurs touchent moins de 500 euros par mois – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/travail/chomage/la-moitie-des-chomeurs-touchent-moins-de-500-euros-par-mois.html
    2017 : https://seenthis.net/messages/638356

    30 % des chômeurs ne touchent aucune indemnité et 42 % un maximum de 500 euros par mois. Les deux tiers ont moins que le Smic. Seuls 5 % empochent plus de 2 000 euros. Régulièrement, le régime d’indemnisation des demandeurs d’emploi est accusé d’être trop généreux, d’inciter les chômeurs à rester chez eux. C’est loin d’être la réalité.

    Selon les données de Pôle Emploi, les chômeurs reçoivent en moyenne 1 170 euros net par mois d’indemnité, soit le niveau du Smic net, ce qui à première vue ne semble pas si mal. Sauf que ce chiffre ne signifie pas grand chose car il ne porte que sur les chômeurs qui reçoivent une indemnité. Dit autrement, c’est le niveau moyen de ce que touchent ceux qui perçoivent quelque chose, sans compter ceux qui ne reçoivent rien ou qui sont indemnisés par un autre système. Pour comprendre la réalité de l’indemnisation du chômage en France, nous avons réalisé une estimation qui prend en compte ces oubliés du calcul de Pôle emploi.

    Aux 2,8 millions de demandeurs d’emplois indemnisés par le régime général de l’assurance chômage (données à la fin décembre 2017), il faut tout d’abord ajouter près de 400 000 personnes qui perçoivent l’allocation spécifique de solidarité. Cette allocation est versée par Pôle emploi aux chômeurs qui ont épuisé leurs droits du régime général. Elle s’élève à 494 euros par mois, deux fois moins que le minimum vieillesse ou adulte handicapé. Il faut ensuite compléter avec ceux qui ne touchent rien. En France, la moitié des chômeurs n’ont aucune indemnité… Parmi eux, il est vrai qu’une partie exerce une activité réduite et peut donc toucher un peu d’argent à côté. Si on ne prend en compte que la catégorie A (la plus restrictive sans aucune activité), 40 % ne perçoivent aucune indemnité, soit 1,4 million de personnes.

    • Ah ah ah, et la bonne blague c’est pour la montée en flèche des indépendant·es et autres entrepreneurs et entrepreneuses individuelles, sans parler des artistes MDA ou créateurs et créatrices Agessa, qui eux ne sont jamais au chômage. C’est pas qu’il y a trop de boulot, non non, c’est que pour ces catégories professionnelles ça n’existe tout simplement pas. « Monte toi ton activité » est la baguette magique du libéralisme pour avoir des chômeurs et chômeuses qui ne seront jamais comptabilisé·es ni indemnisé·es. Pas de congés non plus, t’as juste droit à cotiser pour la sécu et la retraite, et surtout comme tes droits sont calculés sur ta déclaration et plafonnés à un minima, au final, si tu ne gagnes pas grand chose c’est très très réduit l’avantage de « l’autonomie » que le gvt te vante.
      Et l’auto entreprenariat absorbe les désespéré·es du salariat et du chômage dans leur ultime tentative de survivre à la machine à couper les têtes.

    • Certain que je n’ai rigoureusement pas envie d’être #maléficiaire du système du #chômage qui est de plus en plus maltraitant. Alors que pour beaucoup de gens, se faire virer ou perdurer dans la #précarité est extrêmement traumatisant et usant, au lieu d’aider, de soutenir les chômeurs, de les aider, on les maltraite systématiquement et on leur enfonce la tête dans la merde dans le seul et unique but de le briser et de livrer au #patronat la main d’œuvre la plus corvéable et la moins couteuse possible, tout en faisant pression sur le reste du #salariat.
      Car ce que l’on fait aux chômeurs, c’est à l’ensemble des salariés qu’on le fait.

    • Encore entendu une merde ce soir sur les allocs trop élevées qui empêchent de vraiment chercher. Ces chiffres tombent au bon moment pour rappeler que le chômage est un phénomène macro économique qui n’a rien à voir avec les qualités individuelles des gens qui sont au chômage.

      C’était à propos de cette histoire de cadres... même ceux qui touchent de grosses allocs doivent trouver que c’est moins que leur revenu habituel et avoir hâte de retrouver leur 100 %.


  • Edith Heard ou la révolution épigénétique
    Laure Cailloce, Le Journal du CNRS, le 19 février 2019
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/edith-heard-ou-la-revolution-epigenetique

    L’épigénétique suscite beaucoup de fantasmes. Les notions de réversibilité et d’héritabilité, notamment, donnent lieu à bon nombre d’interprétations. Les marques épigénétiques pourraient être influencées par notre environnement – l’alimentation, l’air que nous respirons, le stress que nous subissons – et être transmissibles à nos enfants et à nos petits-enfants… Quelle est votre position de chercheuse sur cette question  ?

    E. H.  : J’imagine que vous faites référence à cette étude conduite par des épidémiologistes sur les conséquences de la famine vécue aux Pays-Bas durant la Seconde Guerre mondiale. Les enfants, et peut-être les petits-enfants, des femmes enceintes qui, à l’époque, avaient passé plusieurs semaines à ingérer quelques centaines de calories par jour seulement, auraient aujourd’hui des problèmes de santé liés à un métabolisme dysfonctionnel. La faute, selon cette étude, à des changements intervenus dans les modifications épigénétiques du fait de la malnutrition, qui auraient été transmis aux enfants, puis aux petits-enfants de ces femmes dénutries.

    Autre exemple : certaines personnes vont jusqu’à affirmer que le stress subi par les survivants de la Shoah se serait transmis aux générations suivantes via les marques épigénétiques. Mais il n’y a à ce jour aucune preuve solide de cela au niveau de la biologie moléculaire. Et l’on sait tous que le comportemental, la façon dont on tisse des liens avec nos descendants, est un puissant vecteur de transmission. Tous ces fantasmes autour de l’épigénétique sont à la fois stimulants pour les chercheurs, car ils montrent l’intérêt de la société pour nos travaux, et handicapants, car ils induisent des attentes auxquelles nous ne pouvons pas toujours répondre et qui pourraient créer de la frustration par rapport à notre discipline. Aujourd’hui, la science en est toujours à établir les bases moléculaires de l’épigénétique. C’est du 100 % fondamental.

    Vous êtes mondialement connue pour vos travaux sur l’inactivation du chromosome X. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit  ?

    E. H.  : Comme vous le savez, les mammifères femelles portent deux chromosomes X, hérités de chacun de leurs parents, tandis que les mâles ont un chromosome Y hérité de leur père et un chromosome X hérité de leur mère. Problème  : le Y porte très peu de gènes, une centaine à peine qui sont importants pour les caractères sexués masculins, et le X plus d’un millier  ! Pour compenser ce déséquilibre entre mâles et femelles, un processus de désactivation de l’un des deux chromosomes X s’est donc mis en place chez les femelles. C’est un programme 100 % épigénétique qui éteint un chromosome entier  !

    #CNRS #Science #Recherche #Génétique #Epigénétique #héritabilité #chromosome_X #femelle #mâle #mère #père #féminin #masculin


  • Le mauvais sort des sorcières en Alsace | CUEJ.info
    http://www.cuej.info/web-en-continu/le-mauvais-sort-des-sorcieres-en-alsace

    L’#Alsace serait-elle un terrain propice à la chasse aux #sorcières ? Il semblerait. Pendant les deux siècles les plus meurtriers, 1 600 bûchers érigés dans la région ont vu mourir des milliers de victimes.

    La figure de la sorcière, ou “Hexe” en alsacien, voit le jour au Moyen-Âge. Assimilées aux hérétiques, elles sont traquées par l’#Inquisition, qui les accuse de complicité avec le #Diable. Le système juridique de l’époque est éclaté et permet aux magistrats d’appliquer la justice comme ils l’entendent. Quitte à cuire à feu doux les femmes de la région. À Strasbourg, centre industriel de l’époque, les autorités civiles et religieuses sont intransigeantes ; aucune chasse n’a eu lieu dans la capitale alsacienne. C’est dans les villages aux environs que se dressent les bûchers.

    À la #Renaissance — et non au #Moyen-Âge — les chasses aux sorcières se développent sur le vieux continent, avec un pic vers 1560, alors que l’essor de l’imprimerie permet une diffusion massive des textes sur le sujet.

    Le #Maleum Maleficarum, ou “#Marteau_des_sorcières”, est un texte écrit par l’Alsacien #Henri_Krämer et le Suisse #Jakob_Sprender, imprimé à Strasbourg en 1487. Les deux inquisiteurs y expliquent comment desceller la marque du Malin chez les #femmes et traquer les sorcières. Réimprimé plus d’une quinzaine de fois, l’ouvrage sera vendu à 30 000 exemplaires dans toute l’Europe. Le Maleum, divisé en trois parties sous la forme de questions-réponses, sert alors de référence aux juges civils et aux religieux dans les procès en sorcellerie. Les exemplaires originaux qui subsistent, très difficiles à dénicher aujourd’hui, sont estimés à près de 200 000 euros.

    Ce texte justifie le programme de répression de l’Église et les massacres qui l’accompagnent. Afin de rallier la population à sa lutte contre le Diable, Henri Krämer y détaille des anecdotes, censées prouver l’existence des sorcières et faire adhérer les plus sceptiques à son propos. Au chapitre six, le moine rapporte qu’à Reichshoffen, une femme provoquait des naissances prématurées. Cette #sorcière, en touchant le ventre d’une femme, lui aurait fait perdre son enfant. « Elle accoucha des morceaux de la tête puis des mains et des pieds », détaille Henri Krämer. De quoi rassurer la population.

    #misogynie #sexisme #patriarcat


  • Exclusif : le témoignage de Quentin Le Brun, djihadiste français en Syrie
    https://www.parismatch.com/Actu/International/Exclusif-le-temoignage-de-Quentin-Lebrun-djihadiste-francais-en-Syrie-16

    Il revient d’abord sur sa jeunesse dans le Tarn : « J’étais dans la mouvance cigarette, alcool, filles. Je conduisais alcoolisé. J’ai pris deux amendes. J’ai failli perdre mon permis. Ça m’a fait réfléchir. Qu’est-ce que je voulais faire dans ma vie ? » Les experts en radicalisation pourront ajouter la case infraction routière à la grille protéiforme des causes de l’engagement islamiste. Mais Quentin Le Brun est aussi et surtout en quête de sérénité. « Nul à l’école, ça ne m’intéressait pas », il décroche un BEP de vente, vivote de petits boulots, trime au McDo pour se payer un voyage au Japon : « L’Asie, la culture du calme, ça m’a toujours attiré. Là-bas, personne ne vole, c’est attrayant. » Il y passe un mois. Apprend la langue. Tombe fou amoureux d’une étudiante japonaise surdiplômée : « Moi, je n’avais aucun diplôme, c’était impossible de m’installer là-bas. » Rupture, peine de cœur. Commence alors sa période « boîte de nuit ». Elle s’achève par une suspension de permis et une entrée dans l’islam.


  • Prostitution et robots sexuels : DE LA FEMME-OBJET A L’OBJET-FEMME – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2019/01/27/prostitution-et-robots-sexuels-de-la-femme-objet-a-lo

    INTERVIEW DE YAGMUR ARICA

    Par Francine Sporenda

    Farouche abolitionniste, Yağmur est officiellement étudiante en sciences politiques, officieusement en sciences féministes. Elle a traduit, recherché et écrit sur le thème de la prostitution depuis plusieurs années maintenant : ses textes paraîtront au printemps dans Les Cahiers de la Fondation Scelles et dans le prochain rapport mondial de la Fondation. Plus généralement, ce sont les pratiques misogynes qui ne sont pas toujours perçues comme telles et les discours indulgents qui les accompagnent qui l’intéressent, comme c’est le cas par exemple avec la question du voilement.

    Pourquoi un tel brouillage des frontières relation sexuelle/prostitution ?

    Parmi les mythes qui circulent sur la prostitution, il y en a dont nous-mêmes abolitionnistes avons parfois du mal à nous débarrasser (voir par exemple l’expression anglaise « sex buyer » –acheteur de sexe) : que la prostitution est du sexe en échange d’argent, alors que c’est plutôt du viol contre argent. Quand on dit « sexe contre argent », on véhicule l’idée que la passe prostitutionnelle est un rapport sexuel comme un autre, avec juste un peu d’argent qui s’y immisce, on ne sait pas trop pourquoi. En réalité, l’argent définit fondamentalement l’acte prostitutionnel et le distingue radicalement du rapport sexuel. Comme l’explique Lise Bouvet, l’argent est à la fois la preuve que le sexe n’est pas désiré et l’arme de la contrainte sexuelle(6) La rencontre n’aurait jamais eu lieu sans argent, et si on enlève l’argent d’une passe, que reste-t-il—sinon un viol ?

    Or, les sites de prostitution qui copient les sites de rencontres veulent exactement faire l’opposé : renforcer l’idée que la prostitution est du sexe. C’est parfait pour empêcher toute prise de conscience sur la prostitution : le sexe-contre-argent est placé sur un continuum de relations femmes-hommes, comme si on ajoutait une catégorie aux « rencontres sérieuses », « rencontre d’un soir », etc., qui existent déjà. J’ai justement cité le site RichMeetBeautiful car il prétend se placer dans une zone grise qui présuppose ce genre de continuité. Et du côté des sites de rencontres habituels, on peut voir, notamment avec Tinder, connus pour être surtout le lieu pour les affaires d’un soir, que ceux-ci se rapprochent du schéma de la passe prostitutionnelle : un rapport rapide, égoïste, sans responsabilité. Dans les deux cas, l’important est de dissocier : sexe privé d’émotion et corps privé d’esprit.[5]. Chaque femme aurait avec son corps un rapport différent : ainsi, quand des hommes se font uriner dessus, on parle de torture, quand des femmes se font uriner dessus, on parle de plaisir. Mais nous sommes notre corps ! Chaque fois que quelqu’un porte atteinte à notre corps, c’est à nous qu’il porte atteinte.

    La poupée masturbatoire est une poupée en forme de femme, grandeur nature, dans laquelle les hommes se masturbent. Les robots masturbatoires ont en plus des logiciels d’intelligence artificielle intégrés. Souvent on les appelle poupées ou robots sexuels mais comme le souligne la professeure Kathleen Richardson qui mène une campagne contre ces poupées, la relation sexuelle est une expérience avec une autre personne, la masturbation est individuelle, donc l’expression « poupée masturbatoire » est plus correcte.

    On peut remercier les Etats-Unis et le Japon pour ces merveilleuses avancées technologiques. En tête de course, il y a l’entreprise RealDolls de Matt McMullen basée en Californie (« véritables poupées »). Le logiciel de ces robots est l’un des plus avancés qui soit : les robots peuvent papoter avec leur propriétaire, les chauffer avec une modalité obscène, ils peuvent même gémir, et s’adaptent avec le temps à leurs préférences. Le prix moyen est de 13 000€ et l’entreprise en vendrait une cinquantaine par mois. Il y a ensuite TrueCompanion de Douglas Hines qui se différencie avec le robot « Frigid Farrah » (« Farrah Frigide »), capable de se raidir pour que l’utilisateur puisse simuler un viol, et aussi la très jeune Yoko, à peine majeure. De l’autre côté du Pacifique, on a la Trottla de Shin Takagi qui lui descend en-dessous de la barre de l’âge légal en produisant des poupées fillettes. Il connaîtrait un joli succès avec des enseignants d’école primaire. Les hommes européens comptent bien rattraper ces géants : l’Espagnol Sergi Santos par exemple, produit Samantha qui dispose d’un « mode familial » et peut donc passer du temps avec les enfants quand papa ne lui rentre pas dedans.

    YA : La question des bordels de poupées est bien évidemment ici aussi très liée à la violence masculine. On retrouve ce genre de bordels à Paris, à Barcelone, en Allemagne bien sûr, à Toronto… Pourquoi de tels investissements (« avec retour … intéressant et non fiscalisé » sûrement) ? Parce que la demande masculine est là. Des hommes sont prêts à débourser jusqu’à une centaine d’euros pour se masturber dans ces poupées. Impossible dorénavant de parler du choix des poupées comme on parle du « choix » des femmes prostituées. L’empereur est mis à nu.

    Il ne faut pas voir le marché des poupées et celui des femmes et filles prostituées comme des entités distinctes. Le marché est unique, celui des poupées ne fait qu’ouvrir un segment de plus qui n’avait pas encore été exploité. La logique, qui est celle de posséder pour subjuguer, est la même. La demande est la même. Les lieux de prostitution sont les mêmes : dans le bordel barcelonais par exemple, les poupées et les femmes sont dans le même bâtiment, floutant toujours plus les frontières. La consommation pornographique de poupées est en forte hausse. Les poupées sont inspirées d’images de prostitution filmée, et même elles sont moulées directement sur le corps de femmes qui sont dans l’industrie prostitutionnelle. Bref, sans prostitution, impossible d’avoir des bordels de poupées.

    Ces poupées ne vont pas faire disparaître le viol, et la prostitution non plus, comme l’affirment certain-es plein-es de bons sentiments mais de mauvaises intuitions. Bien au contraire, on peut prédire que les demandes pour prostituer des femmes avec des poupées vont augmenter dans les années à venir et que les hommes qui demandent des poupées demanderont aussi des femmes et vice-versa.

    #Prostitution #Robots_masturbatoires #Poupées #Viol #Féminisme


  • TERRY RODGERS « MILLENIALS’ ORGY »
    https://laspirale.org/peinture-589-terry-rodgers- millenials-orgy.html

    Miroirs souillés et bouteilles de champagne détournées de leur usage initial, les petits cousins de Paris Hilton réclament leur quart d’heure de gloire, bien décidés à en découdre et tenir la dragée haute aux générations précédentes.

    Avant de terminer sur les grands formats réalistes du peintre américain Terry Rodgers, chez lequel on ne saurait dire si le dégoût ou la fascination l’emporte, entre le voyeurisme et cette mise en scène d’une décadence clinquante, déjà croisée dans les romans de Bret Easton Ellis.

    Au sommet de la pyramide, une élite décomplexée jouit par tous ses orifices, préférant s’abîmer dans sa tour d’ivoire et conjurer les grondements en provenance des strates inférieures, dans une énième ligne de poudre blanche.

    https://laspirale.org/peinture-589-terry-rodgers-%C2%A0millenials-orgy.html
    #laspirale

    • Terry Rodgers est connu pour ses monumentales peintures à l’huile figuratives qui abordent le problème du corps politique contemporain. Né à Newark dans le New Jersey le 11 septembre 1947, Rodgers s’installe à Washington, D.C. avant de s’inscrire au Amherst College en 1969. Ses plus récentes toiles représentent des fêtes somptueuses de jeunes privilégiés et contrastent avec ses premières œuvres qui décrivent des relations familiales personnelles dans des décors extérieurs. Son intérêt pour la photographie cinématographique est un exemple de réalisme contemporain figuratif avec un penchant pour la critique de la société ultra-médiatisée. Les peintures de Rodgers sont exposées dans de grandes institutions comme Art Basel, la Biennale de Valence et lors d’une exposition au musée réaliste de Scheringa.

      http://www.artnet.fr/artistes/terry-rodgers/oeuvres-art
      artiste connexe selon artnet.fr David La Chapelle. Pour moi ses grands tableaux sont un peu du Jeff Koons en peinture. Quand t’en as vu un, t’as tout vu !
      #hyperréalisme #peinture


  • Sherezade viaja a Beirut para inyectarse bótox | Internacional | EL PAÍS
    https://elpais.com/internacional/2018/12/10/actualidad/1544472236_894439.html

    “La belleza no tiene clase ni religión. Las mujeres se operan porque no se sienten a gusto con su físico”, sostiene el cirujano Saab. Haberse sometido a algún retoque estético es motivo de felicitación en Líbano. Ya sea en los restaurantes más chic de Beirut o en las pequeñas tiendas de los suburbios de la capital. En cualquier lugar es común ver mujeres con los ojos amoratados e hinchados y felicitarlas por ello. Y es que la cirugía plástica es muy accesible en este pequeño país de Oriente Próximo: cuesta menos de la mitad que en Europa. Aquí se puede conseguir la nariz de Angelina Jolie por 1.000 euros o los generosos pechos de Haifa Wehbe por solo 1.300.

    Une femme sur 4 au Liban serait passée par la chirurgie esthétique. "Sans exclusive « de classe ou de religion » dit l’un des praticiens célèbres. Certainement faux pour ce qui est de la classe sociale mais, au Liban, les pauvres sont réputés être invisibles. Au total, chez les riches, cela signifie que les femmes opérées sont au moins deux fois plus nombreuses en proportion, si ce n’est davantage.

    #liban


  • Let’s dance ! - A poil ! | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/048767-002-A/let-s-dance

    Une histoire de la danse au XXe siècle, racontée à partir du corps des danseurs. Un panorama en trois temps trois mouvements. Ce deuxième volet s’intéresse à la nudité dans la danse, une pratique presque commune aujourd’hui. Celle-ci n’est pourtant pas une fin en soi mais un outil dont disposent chorégraphes et danseurs.

    https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/01/01/lets-dance-a-poil
    #danse

    • Je sais @vanderling mais le mode « automatique » n’est pas décoré par une image choisi par un automate.
      Ce qui me gène c’est pas l’image en elle meme, c’est l’image par rapport à un texte qui efface les femmes et parle uniquement de corps d’hommes alors que on te met à l’image des seins de femmes conforme au #male_gaze

    • Pour le texte, c’est moi qui ai collé le début de présentation de arte.tv le reste est ci-dessous :

      Ce volet s’intéresse à la nudité dans la danse, une pratique presque commune aujourd’hui. Elle n’est pourtant pas une fin en soi mais un outil dont disposent chorégraphes et danseurs. La nudité est affaire de morale, de politique, de sexe, de pudeur, de provocation, bref de révolution. S’y intéresser, c’est donc voir ce que les corps nus ont à nous raconter.

      Un siècle de danse
      Se dénuder sur scène, montrer sa peau et son sexe, oser danser avec un corps qui ne colle pas aux canons, envoyer valser la pointe classique pour danser pieds nus… La danse elle aussi a vécu ses révolutions politiques, morales, esthétiques ou techniques. Let’s dance ! témoigne de ces bouleversements en regardant partout où la danse a fait bouger les corps et les lignes : sur scène, dans la rue, au cinéma, dans la publicité, la mode, etc. Du pied nu d’Isadora Duncan aux talons aiguilles Louboutin, de la discrimination raciale à la conquête du droit à un corps différent, Let’s dance ! regarde un siècle de danse.

      j’ai regardé ce volet dans la nuit puis finalement j’ai zappé sur France 5 : Chaplin - Keaton, le clochard milliardaire et le funambule déchu
      https://www.replay-tv.fr/replay/france5/134543823/chaplin-keaton-le-clochard-milliardaire-et-le-funambule-dechu


  • Le dixième de l’empathie - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-dixieme-de-l-empathie

    Les femmes doivent être là pour les hommes, les écouter, les comprendre, les excuser, les servir, jusqu’à en oublier de défendre leur intégrité. L’empathie, elles pratiquent comme la moindre des politesses et le moins que l’on puisse dire, c’est que les hommes, pour ce que j’en vois autour de moi, ne la leur rendent pas. Cette difficulté à s’identifier à l’autre, ce ne sont pas de la négligence ou de regrettables défauts individuels, c’est un refus systémique d’accorder aux femmes les droits que les hommes s’accordent les uns aux autres et c’est l’une des causes les plus profondément ancrées du continuum de violences exercées contre les femmes. Si les hommes avaient pour les femmes le dixième de l’empathie qu’elles ont pour eux, cet édifice s’effondrerait sur lui-même. Et c’est pour ça précisément qu’ils ne le font pas.

    #male_entitlement #empathie


  • Le ‘Male gaze’, une notion féministe – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/6497

    par André Gunther

    La théorie féministe a profondément modifié la façon de considérer les œuvres visuelles. A l’origine de cette révision, un article de la critique Laura Mulvey propose en 1975 la notion de « male gaze » (regard masculin) pour caractériser l’objectivation voyeuriste de la femme au cinéma2. Inspirée par la théorie freudienne, qui définit la scopophilie comme une pulsion sexuelle, où l’individu prend plaisir à posséder l’autre par le regard, cette approche part du constat qu’il existe des rôles sociaux considérés comme propres à chaque genre.

    Dans le domaine de la sexualité ou de la séduction, les normes sociales attribuent un rôle actif à l’homme, tandis qu’elles réservent un rôle passif à la femme. Cette distinction se vérifie par de nombreuses différences, dans le costume (qui présente volontiers le corps féminin de manière plus sexualisée que le corps masculin), la discipline corporelle (comme le maquillage ou l’épilation, injonctions typiquement féminines), ou les schémas comportementaux (comme le harcèlement de rue, très majoritairement masculin). L’ensemble de ces conventions tend à transformer le corps féminin en objet, et à réduire la femme à une image, soumise au regard de l’homme.

    Laura Mulvey décrit le cinéma grand public non seulement comme un lieu de la manifestation des normes sociales, mais comme un dispositif principalement voué au plaisir visuel masculin et à l’objectivation sexuelle de la femme.

    Mais l’idée chère à l’histoire de l’art d’un sens universel de l’image doit désormais faire face à la fragmentation des regards et à la multiplicité des réceptions. Dans un article réflexif, les critiques cinéma de Libération admettent après l’affaire Weinstein que « le cinéma ne tourne plus rond », et que la manifestation d’un sexisme endémique a profondément démonétisé le prestige du secteur3. Au-delà du film, c’est tout l’édifice de l’esthétique occidentale qui est remis en cause, pour avoir contribué à la normalisation de l’exposition du féminin. Petit à petit, le point de vue féministe impose sa vision, irrigue la recherche et ouvre à une critique globale de la culture audiovisuelle.

    #Cinéma #Male_Gaze #Féminisme