• Ce matin le figaro fait la promotion du discours de Fink sur la vertu. L’étymologie de vertu viens de virilité "Du lat. virtutem, acc. de virtus « qualité distincte de l’homme, mérite, valeur », « qualités morales », « vigueur morale, énergie », « bravoure, courage, vaillance ». "
      https://www.cnrtl.fr/etymologie/vertu
      il s’agit de qualité distincte de l’homme avec un petit H et cette qualité est distincte des femmes. Fink semble ignoré l’étymologie du titre de son discours ce qui est assez cocasse pour un académicien sensé maitrisé la langue française.

      C’est aussi très étrange qu’un type payé par la république tienne un discours qui se conclue par une attaque ouverte des fondements de la république qui l’engraisse et un appel au divin histoire de bafoué aussi la laïcité. Il fini son discours par ceci "Ô ciel ! que vous nous faites haïr l’égalité quand son empire est sans limite, qu’elle n’a plus de dehors, de contrepoids ou de butoir ! "

      #mérite #virilité #vertu

  • Macron nommé meilleur ouvrier de France
    http://www.lefigaro.fr/politique/macron-nomme-meilleur-ouvrier-de-france-20190516

    Le 13 mai dernier, Emmanuel Macron recevait les 197 lauréats de 2019 nommés meilleurs ouvriers de France. Ils ont été reçus à l’Élysée avant d’être récompensés en présence de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale comme le veut la tradition. Ce ne sont pas les seuls à avoir été décorés. Le président de la République à lui aussi été nommé meilleur ouvrier de France Honoris Causa, le 9 mai dernier, comme le précise le bulletin officiel de l’éducation nationale.

    L’article précise que c’est le 12 ème président de la république à s’être fait ainsi lécher l’arrière train.
    #le_gorafi_encore_plagié (par le figaro).
    #ouvrier #mâle_alphisme et #flatte-scrotum

  • Exclusif : le témoignage de Quentin Le Brun, djihadiste français en Syrie
    https://www.parismatch.com/Actu/International/Exclusif-le-temoignage-de-Quentin-Lebrun-djihadiste-francais-en-Syrie-16

    Il revient d’abord sur sa jeunesse dans le Tarn : « J’étais dans la mouvance cigarette, alcool, filles. Je conduisais alcoolisé. J’ai pris deux amendes. J’ai failli perdre mon permis. Ça m’a fait réfléchir. Qu’est-ce que je voulais faire dans ma vie ? » Les experts en radicalisation pourront ajouter la case infraction routière à la grille protéiforme des causes de l’engagement islamiste. Mais Quentin Le Brun est aussi et surtout en quête de sérénité. « Nul à l’école, ça ne m’intéressait pas », il décroche un BEP de vente, vivote de petits boulots, trime au McDo pour se payer un voyage au Japon : « L’Asie, la culture du calme, ça m’a toujours attiré. Là-bas, personne ne vole, c’est attrayant. » Il y passe un mois. Apprend la langue. Tombe fou amoureux d’une étudiante japonaise surdiplômée : « Moi, je n’avais aucun diplôme, c’était impossible de m’installer là-bas. » Rupture, peine de cœur. Commence alors sa période « boîte de nuit ». Elle s’achève par une suspension de permis et une entrée dans l’islam.

  • Non, Neymar n’est pas une « pleureuse »

    Neymar et le Brésil sont éliminés de cette coupe monde par la redoutable équipe de Belgique. Mais si la star a fait principalement parler durant ce Mondial, ce n’est pas directement pour ses performances, mais pour son attitude jugée scandaleuse tant il semblait sur jouer l’épreuve de la douleur… Ce « comportement » associé aux larmes lâchées lors du match contre le Costa Rica a assigné à Neymar, l’image d’une « pleureuse ». Pourquoi lui attribuer une représentation sexuée ? Et à quelle dimension de l’histoire du sport ce fait médiatique renvoie-t-il ?
    L’éviction historique des femmes

    Pour rappel, la compétition sportive semble être un domaine où la séparation entre les sexes est la plus évidente et la plus effective. Si cette séparation repose sur l’a priori que les corps sont différents par nature et que par conséquent les performances aussi, il est dans ce cas utile de rappeler que le sport moderne s’est constituée majoritairement dans un univers composé d’hommes, et que les femmes en étaient exemptes. Les écrits de Pierre de Coubertin soutiennent d’ailleurs cette idée, puisque pour le Baron il était « impensable, impraticable, inesthétique, et incorrecte… une olympiade de femelles », les femmes ont pour rôle « de couronner les vainqueurs ». Donc, si aujourd’hui, les femmes sont deux fois moins présentes dans le sport de haut niveau, cela n’est pas dû à des critères « physiques », mais plutôt historiques et sociaux, tant l’entrée dans la sphère de l’élite sportive a été plus longue et perçue comme moins légitime. Une situation cristallisée par le fait les femmes sont encore moins nombreuses dans les sports professionnels collectifs, ceux qui justement bénéficient d’une meilleure visibilité médiatique. Cette arrivée tardive des femmes dans le sport de haut niveau ainsi que leur présence moins conséquente que celle des hommes sont le résultat de tout un processus de virilisation de la pratique sportive, qui n’a cessé de s’accentuer, notamment à travers le football.

    La virilisation des corps était déjà l’œuvre à l’apparition du sport, car comme nous le rappelle le sociologue anglais Eric Dunning, le sport moderne est à juste titre le « fief de la virilisation ». En effet, selon l’auteur de Sport et civilisation (avec Norbert Elias) l’activité sportive apparue au XIXe a été un moyen d’inculquer aux jeunes « mâles », des principes de virilité, propre à la condition des hommes de l’époque, et cela notamment afin de les préparer à des fonctions militaires et institutionnelles. De ce fait, le sport s’est, dès le début, attaché à transmettre à ses adeptes, une culture à la fois masculiniste, mais aussi dominante. Une transmission qui s’est accentuée jusqu’à aujourd’hui, par le biais de l’entraînement et des entraîneurs qui, comme le soumet la psychologue Claire Carrier, tendent à transformer les corps selon un ordre sexué bien déterminé. Et pour causse, le sport s’est donné pour tâche de façonner des identités et d’accentuer les différenciations biologiques. L’entraînement en travaillant sur le corps, sculpte celui-ci, afin qu’il présente des signes extérieurs de dureté, de puissance et de contrôle, et l’entraîneur par son discours inculque des dispositions mentales de résistance, de dépassement, et d’assurance. Soit autant de qualités correspondant à une masculinité supérieure occidentale, selon le sociologue américain Mickael Kimmel, puisqu’elles correspondent aux qualités socialement positives édifiées par classes dirigeantes.

    En un sens, le sport promeut par sa pratique une masculinité particulière se retrouvant au cœur de toutes les représentations, de telle sorte que le bon sportif est un sportif viril.

    Dans le cas de Neymar, son manque de résistance physique aux coups qu’il a pris, l’expression de sa douleur, ainsi que les larmes versées sous le poids de la pression sont autant de signes d’un manque de virilisme, et donc d’exemplarité sportive. Il se voit attribué, ainsi, des qualificatifs féminins, puisque son comportement est jugé non-sportif, et par là même amoral socialement (tricheur, capricieux, etc.). Aussi, cet exemple montre, une fois de plus comment l’opinion a intégré cette conception de la masculinité comme ordre naturel des choses dans le sport et comment, au fond, les vertus permettant la performance et l’exploit sont associées au masculin. En définitive, selon ses détracteurs, gardiens l’ordre moral sportif, Neymar, en pleurant, en ne faisant plus face à la dureté du sport, n’apparaît plus comme un sportif et encore moins comme un « homme ».

    Cette histoire nous rappelle comment le sport et la figure idéale typique du sportif se sont constitués à travers des valeurs virilistes, mettant l’accent sur une différenciation des corps afin de légitimer une domination. Le sport étant dans une certaine mesure le miroir de notre société, saisir ce qui se joue dans les représentations masculinistes du sport, c’est en somme essayer de déconstruire les rapports de pouvoir entre les sexes mais aussi entre les classes.

    Ca viens de libé et le mec arrive à ne pas utilisé le mot misogynie.
    #misogynie #sport #mâle_alphisme #compétition #domination_masculine

  • Et si les féministes n’étaient que des grosses fainéantes ? - Ecole Major
    https://ecolemajor.com/et-si-les-feministes-netaient-que-des-grosses-faineantes


    Ne me remerciez pas : c’est cadeau !

    Un jour, une femme formidable m’a fait cette réflexion géniale : « elles veulent être « égales » pour s’éviter d’avoir à être parfaites ».

    (Autant dire qu’à ce niveau là de réflexion, on a déjà perdu la moitié des lectrices de Madmoizelle. Mais continuons).

    Sur Major, nous assumons le fait qu’il est dur d’être un homme. C’est dur, très dur même, mais justement : son mérite vient de là. C’est parce qu’il est dur de « devenir » quelque chose que l’on devient vraiment « quelque chose ». C’est toute la raison d’être de Major : aider les hommes à le devenir, afin de pouvoir jouir de leurs droits après, et seulement après, s’être acquitté de leurs devoirs.

    Mais, à la vérité, nous pourrions dire la même chose pour les femmes. Il n’est pas non plus facile d’être une femme, et nous en convenons aisément. C’est la raison pour laquelle nous aimons d’ailleurs tant celles qui le sont.

    La différence entre Madmoizelle et Major est celle-ci : quand ça devient dur, les unes préfèrent tout rejeter, quand les autres veulent persévérer. Les unes veulent faire table rase, les autres veulent bâtir encore plus haut.

    • Escuse moi @bce_106_6 je t’ai pas cité comme source. C’est assez interessant, surtout la partie sur le type de contrat qu’a signé Stormy Daniels et dont il faut se méfié.
      Je trouve regrettable qu’a la fin il n’appel que les mâles pas dominants à s’occuper du cas de Trump. Il prend la peine de parler des femmes dominantes mais quant il s’agit de lutter il n’en fait plus qu’une affaire de mâles alphas VS mâles pas alphas alors que c’est quant même les femmes (et en particulier ici Stormy Daniels ), qui depuis le début de son mandat, luttent le plus contre Trump - et se font confisquer leurs actions ( cf par exemple ; https://seenthis.net/messages/562751 ).

    • Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump ou la star du porno ? Merci à Catherine Cappuyns et Pascale Duclaud !
      https://www.pauljorion.com/blog/2018/03/29/les-temps-qui-sont-les-notres-trump-ou-la-star-du-porno-le-26-mars-2018-retranscription/#more-103442
      . . . . . . . je vais vous parler cette fois-ci de ce qui s’est passé hier soir aux États-Unis : l’émission ‘60 Minutes’ où était interviewée la star du porno, Stormy Daniels (de son nom de naissance : Stéphanie Gregory, et au point de vue, je dirais, des autorités : Stéphanie Clifford, du nom de son premier époux).

      Pourquoi était-elle interviewée ? En raison des différends entre elle et le Président Trump depuis un certain temps. Elle a été payée 130.000 dollars, pas par #Trump directement mais par l’avocat de Trump, pour ne pas parler de la relation sexuelle qu’ils ont eue (si j’ai bon souvenir c’est en 2006), et du procès qui lui est intenté pour ce qui apparaît un non-respect de son #NDA – « Non Disclosure Agreement » (je ne sais pas comment on appelle ça en français, un « accord de ne pas en parler »). Ça devient de plus en plus courant dans les entreprises : vous devez jurer sur la tête de votre grand-mère et de vos enfants de ne jamais parler de ce qui s’est passé là où vous étiez. Je ne sais pas si c’est un statut véritablement légal mais comme vous le savez sans doute, ce qui se passe maintenant dans le milieu des affaires, le plus souvent, n’a pas de statut légal véritable et c’est pour ça qu’il vous reste toujours la possibilité de vous tourner vers les #tribunaux, comme le fait Madame Clifford en ce moment : on lui a imposé un #arbitrage_privé sur l’accord qu’elle a passé en échange des 130.000 dollars et son avocat lui a dit qu’il fallait dire que tout ça n’était pas légal.

      Vous vous souvenez des aventures de l’État français avec Monsieur #Tapie ? Où l’État français était passé avec Monsieur Tapie, dans un accord, par un arbitrage, ce qui est quand même assez sinistre de voir qu’alors que l’État dispose quand même de l’exercice de la justice – ça fait partie d’un des trois piliers du fonctionnement de l’État : l’exécutif, le législatif et le judiciaire – que l’État accepte aussi de se tourner vers des individus privés qui pourraient décider de la justesse, de la justice, dans une affaire. Et l’illustration dans le cas de Monsieur Tapie, bien entendu a été remarquable : non, l’État, s’il vous plaît, abstenez-vous – au moins vous ! – de faire ce genre de choses. Bien entendu, un des arbitres était de mèche avec Monsieur X et toute l’affaire s’est écroulée.

      D’où est-ce que ça nous vient ça ? Ça nous vient de la #lex_mercatoria. C’est le droit marchand, qui avait souvent lieu entre les marchands qui n’appartenaient pas à de mêmes pays et on se mettait d’accord de se tourner vers des arbitres, des arbitres privés. Alors, avertissement à vous tous : n’acceptez jamais un contrat où on vous dit que le règlement éventuel du conflit passera par un arbitrage privé : ce sont des gens qui sont de mèche avec ceux qui vous font signer le contrat. N’acceptez jamais ça ! Ce sont des gens qui… (il y a des statistiques qui ont été faites par des sociologues et autres) qui donnent raison dans 95% des cas à celui qui vous a fait signer le contrat et donc c’est de l’escroquerie pure et simple. Non, non : il existe des #lois dans nos pays et elles continuent de fonctionner et donc il faut se tourner vers elles – tant que ce système-là n’est toujours pas entièrement vendu d’ailleurs aux marchands, qui disposent déjà du système d’arbitrage !

      Alors, qu’est-ce qui s’était passé ? Donc, effectivement Monsieur Trump a eu un « one night stand » : ils ont dormi une fois ensemble, Madame Clifford et lui. Ça n’a eu lieu qu’une fois apparemment, en 2006, et les circonstances méritent d’être racontées parce qu’elles sont importantes pour la conclusion de ce que je vais dire : Monsieur Trump et Madame Clifford se sont trouvés dans une chambre dans un des golfs qui lui appartient et une fois la porte fermée, il lui a montré la couverture d’un magazine où il y avait une photo de lui et il a dit : « Est-ce que ce n’est pas formidable ? » et elle lui a dit : « Pour avoir dit ça, vous méritez une bonne fessée. Baissez votre pantalon ». Et prenant le magazine pour le fesser, elle l’a fessé avec le magazine ; lui, ayant aimablement accepté de baisser son pantalon.

      Alors, pourquoi est-ce que tout se tourne maintenant vers la télévision, vers l’opinion publique, comme étant un moyen de trancher ? Parce qu’elle explique que tous les accords dans lesquels elle a accepté de signer, ça a été sous la menace. Ça a été dans un climat d’intimidation, et elle a raconté pour la première fois hier – c’est un élément dont le public ne disposait pas – qu’en 2011, en se rendant à un club de fitness avec sa toute petite gamine, au moment où elle sort de sa voiture sur le parking, il y a un gars qui l’attend et qui lui dit comme dans la tradition des #gangsters, qui lui dit en regardant la gamine : « Cette petite fille n’aimerait pas qu’il arrive quelque chose de pas sympathique à sa maman ! ». Et l’avocat actuel de Madame Clifford dit que l’accord – elle a reçu 130.000 dollars pour ne rien dire – et qui la menace par arbitrage privé un million de dollars chaque fois qu’elle ouvre la bouche, il a affirmé hier : « Tout cela n’est pas très différent finalement de la menace sur le parking. Si on vous dit : « Chaque fois que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose à mon sujet, vous devrez payer un million de dollars », dit-il « ce sont des méthodes de gangsters et c’est de l’intimidation du même ordre. »

      J’en sais quelque chose : je me suis retrouvé dans une affaire – vous avez peut-être entendu parler de ça – où on m’a traité de la pire des manières et en me disant : « Si vous bronchez, ça va vous coûter très très cher. » Et dans ce cas-là, chers amis, faites comme Madame Clifford, faites comme moi : expliquez à ces gens-là que oui ! souvent le vrai monde c’est effectivement le monde des gangsters, que les gangsters l’emportent souvent mais rappelez à la personne qui vous dit ça, dites-lui la chose suivante : « Même Al Capone a fini en prison ». Parce que nous avons heureusement encore – et ça c’est la #solidarité – la solidarité entre les êtres humains qui fait que nous avons encore des systèmes qui permettent à celui qui apparaît en position de faiblesse de se défendre.

      Alors, ce qu’on apprend là de Monsieur Trump, ce n’est pas nouveau si vous regardez un petit peu ce que des biographes ont déjà écrit à son sujet. C’est un monsieur qui est… je dirais, il est né #voyou et il a été voyou toutes les années qui se sont écoulées depuis sa naissance jusque maintenant. Comment est-ce qu’on devient voyou comme ça ? Eh bien, avec un père comme le sien : membre du #Ku_Klux_Klan et qui répète à son gosse d’ être un #tueur  : on s’en sort dans la vie en étant un tueur. Manque de pot pour ce Monsieur #Fred_Trump (il s’est trouvé dans pas mal d’ennuis du point de vue légal), un jour son fils devient vraiment un voyou et il est obligé de l’envoyer dans une espèce de maison de correction de type militaire. L’affaire officielle, c’est qu’il serait allé acheter avec un copain des couteaux à cran d’arrêt en ville. En ville, où il disparaissait souvent. Mais le biographe en question écrit : « La maison de correction, c’était peut-être un peu fort pour un couteau à cran d’arrêt. Il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas ». Alors, voilà : il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas.

      Et à partir de là, ce Monsieur s’est toujours conduit de la même manière, si vous regardez un petit peu ses affaires. Si vous regardez #Trump_University , « l’université Trump », c’est une escroquerie en grand, où simplement des bonimenteurs poussaient les gens à s’endetter pour suivre des pseudo-cours qui en fait étaient des trucs recopiés de bouquins écrits par d’autres que Trump, et des choses assez expédiées. Plusieurs milliers de dollars pour trois jours de cours, un montant – si j’ai bon souvenir – de trente neuf mille dollars pour un cours approfondi et des choses de cet ordre-là, et qui s’adressent bien entendu aux gens qui n’ont que les billets de loterie pour sortir de leur condition. « C’est peut-être ma dernière chance », « Ça vaut peut-être la mise », et ainsi de suite. Et cet argent est entièrement pompé. Trump avait dit qu’il allait donner cet argent-là à des bonnes œuvres et ça s’est retrouvé, vous allez voir, c’est dans les « records », dans les attendus : « Les sommes sont difficiles à tracer » (rires). Pas les bonus bien sûr qui lui ont été donnés ! Et quand on regarde ses affaires, ses affaires immobilières, eh bien en général ce sont des catastrophes. Il commence par… en fait ce sont des pyramides. Il s’attribue à lui des bonus énormes sur le premier argent qui rentre et puis après si ça marche ou si ça ne marche pas, ça c’est une question liée au hasard.

      Alors, pourquoi ça a marché pour lui ? Pourquoi est-ce qu’il se retrouve quand même président des États Unis ? Eh bien c’est parce que voilà : j’ai mis l’autre jour, sans commentaire, un petit truc que j’ai trouvé sur Wikipedia : sur le mâle dominant chez les chimpanzés. Si vous avez lu ça, eh bien vous avez vu cette description du comportement de Monsieur Trump. Je n’ai pas mis la dernière phrase parce que je me suis dit que ça pourrait apparaître comme une incitation au meurtre (rires). J’ai mis simplement une des phrases qui disait : « Quand le mâle dominant exagère, les autres se liguent contre lui et lui font passer un mauvais quart d’heure ». Et la phrase que je n’ai pas mise est : « Parfois il se fait même tuer ».

      C’est comme ça que ça marche. C’est comme ça que ça marche dans certains cas : c’est que ce comportement de mâle dominant – qui, chez nous, est plus ou moins caché par les #institutions, plus ou moins caché par le fait que les gens [aillent] à l’ #école, par le fait que les gens raisonnent et ne réagissent pas purement « à l’instinct » comme on dit (ce que le corps nous dicte dans l’instant immédiat), font des plans à long terme, essayent de s’en tenir à des principes, à prendre de bonnes résolutions et à essayer de – voilà – de s’en tenir à leurs bonnes résolutions, etc. mais il y a aussi l’aspect purement voyou, c’est-à-dire King Kong (rires) : le mâle dominant de la bande de chimpanzés ou de gorilles : ça aussi ça existe.

      Et malheureusement… malheureusement si nous avons permis dans nos institutions – qu’est l’ #État en particulier – que ce comportement soit plus ou moins mis entre parenthèses dans les entreprises – moi j’ai travaillé dans des #entreprises qui étaient des bonnes entreprises, et dans de mauvaises, mais même dans les bonnes, c’est toujours le modèle King Kong qui décide ! C’est toujours un #mâle_dominant qui se trouve au sommet ! Ou alors une #femelle_dominante, ça arrive aussi, mais qui est du même style alors que le mâle dominant : c’est-à-dire un « Moi, Je ! », « Fermez votre gueule ! », « C’est moi qui gagnerai de toute manière : je peux vous foutre à la porte demain si vous répétez ce que vous venez de dire ! », etc. Pourquoi est-ce que j’ai perdu treize de mes emplois : parce que je leur ai à chaque fois dit « Allez vous faire foutre ! », hé hé hé ! (rires) Mais euh… tout le monde n’est pas comme ça ! Alors ça continue.

      De #La_Boétie a parlé de « #servitude_volontaire »… Ce n’est pas de la servitude volontaire. Il faut survivre aussi, hein ! Il faut survivre ! Les mâles non dominants doivent aussi survivre et les femelles doivent survivre quand même, etc. Il faut leur trouver des excuses. Comme les généticiens… il y a un bel article, je ne sais plus si c’est dans le Washington Post ou dans le New York Times que j’ai lu ça hier, un article d’un #généticien disant : « Ecoutez, on trouve quand même des choses ! Il est quand même vrai qu’il y a dix-sept gènes qui sont liés au fait d’être intelligent et si on ne les a pas ou s’ils sont en mauvais état, c’est pour ça qu’on ne réussit pas à l’école », etc. etc.

      Bon, alors : les gens qui ne réussissent pas à l’école, eh bien on le sait, Todd en parle dans son dernier bouquin (il y a d’autres analyses qui sont faites) : qu’est-ce qu’ils ont fait, les gens qui n’ont pas réussi à l’école ? Ils ont voté pour Trump massivement ! C’est surtout eux ! C’est surtout les blancs qui n’ont pas réussi à l’école qui ont voté pour Trump. Ils ont reconnu : « Voilà, après tout ce n’est pas si mal ! Après tout ce n’est pas si mal de réussir comme ça ! ». Et il dit… il dit en fait, ce gars-là qui est mu essentiellement par le ressentiment (alors que lui, il ne devrait pas hein ! avec tous les millions qu’il a), mais il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

      Enfin voilà : ces gens-là ont voté pour ça et ils ont le résultat de leurs actions, d’avoir voté de cette manière-là. Alors qu’est-ce que cela nous donne ? Cela nous donne un Trump qui, vendredi dernier, nomme comme conseiller pour les affaires de sécurité nationale – c’est-à-dire à la défense – il nomme un certain Bolton qui est partisan de frappes préventives sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

      On est véritablement bien embarqués… ! Quand même, le moment est venu… le moment est venu pour les mâles non dominants de se mettre d’accord et d’éliminer le gars-là ! Alors, qui est-ce qui va réussir à le faire ? Est-ce que c’est M. Robert Mueller qui est un héros, un type irréprochable qui s’est conduit comme un héros incroyable dans des situations de batailles… sur un champ de bataille, un monsieur d’une intégrité extraordinaire : est-ce que c’est lui qui va parvenir à faire tomber King Kong ? Ou bien est-ce que c’est Mme #Stormy_Daniels ? Parce que les gens ordinaires et peut-être en particulier ceux qui n’ont pas réussi à l’école parce qu’ils n’ont pas les dix-sept gènes qui permettent d’être intelligents et qui se reconnaissent en Trump ? Avec qui est-ce que maintenant les gens ordinaires vont s’identifier ? Avec King Kong ? Ou avec la jolie blonde kidnappée par King Kong et qui lui dit de baisser son pantalon parce qu’elle va lui donner la fessée ?

      Alors je ne suis pas sûr (sourire) que ce soit avec King Kong dans cette situation-là. Alors bonne chance Madame Daniels ! Madame Daniels nous explique qu’à dix-sept ans, elle a participé volontairement à un #strip-tease, à un concours de strip-tease, et que de fil en aiguille, bon, elle est devenue une star du #porno. Elle dit aussi, quand on lui parle de sa vie, de sa vie à cette époque-là, elle disait : « Je vivais dans un quartier de merde. Ce n’est pas donné de travailler dans des… de vivre dans des conditions comme celles-là ». Alors voilà ! Voilà comment on devient une star du porno, sans être une mauvaise personne, parce qu’on est à des endroits où comme elle le disait : « J’ai gagné à cette soirée-là, la première soirée du strip-tease, j’ai gagné tout ce que je gagnais d’autre part comme serveuse en une seule semaine ». Et voilà comment les choses se décident.

      Alors, le [dilemme] de l’américain moyen à partir de demain : Stormy Daniels (Stephanie Clifford ou encore #Stephanie_Gregory ) ou Monsieur Donald Trump, le King Kong facilement dominé par quelqu’un d’autre (rires) ? À eux de choisir !

      Bon, je ne suis pas Américain… Je prie… « Praise the Lord » [Le Seigneur soit loué !], je prie le Seigneur pour ma famille américaine puisque c’est comme ça qu’on parle là-bas ! Allez, à bientôt !
      #BDSM #féssée

      il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. _ C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

  • Akim Oualhaci, « Se faire respecter. Ethnographies de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux États-Unis »
    http://journals.openedition.org/lectures/22350

    Les regards socio-anthropologiques sur les activités physiques et sportives sont armés de nombreuses enquêtes de terrain, en France et ailleurs dans le monde, depuis une cinquantaine d’années au moins. Les théories mobilisées sont désormais plurielles, après avoir longtemps prolongé, pour l’essentiel en France, les approches bourdieusiennes ou relevant d’une critique radicale. Dans cet ouvrage qui propose une ethnographie multi-site, Akim Oualhaci explore, largement dans le sillage de Loïc Wacquant mais pas uniquement, les dispositions d’engagement de jeunes adultes résidant dans des quartiers populaires dans des pratiques de #boxe anglaise et de bodybuilding aux USA, et de boxe thaïlandaise en France. Trois salles ad hoc ont été l’objet d’une observation, deux à New York et une en banlieue parisienne. Trois parties égrènent la restitution d’un travail réalisé dans le cadre d’une thèse soutenue en 2011.

    La première partie se centre sur les #corps masculins modifiés et stylisés par les pratiques de combat et de renforcement musculaire hyperbolique. Dans « ces quartiers urbains marginalisés [sic] », la #virilité populaire gagne une respectabilité tout d’abord locale, entre pairs, pour éventuellement s’étendre hors du quartier par l’intermédiaire des rencontres sportives. La place des femmes y est réduite, et le rapport au corps devient le vecteur d’une construction identitaire positive à force de rigueur, de codes valorisant le respect du travail, des partenaires d’entrainement et des adversaires.

    La seconde partie explore les rapports de domination et la prise d’autonomie via la carrière combattante, qu’elle soit professionnelle ou amateure. Selon l’auteur, paradoxalement, les transformations corporelles naturalisent les stéréotypes raciaux (les Noirs des ghettos américains sont musculeux alors que les Noirs-Maghrébins banlieusards français sont violents). Le travail corporel effectué avec ardeur par ces jeunes adultes vise à les rendre respectables, voire estimables, au moins dans l’entre-soi populaire. La #violence y est fortement contrôlée, éloignant d’autant les bagarres de rue et les comportements déviants fortement stigmatisés à l’intérieur des espaces enquêtés. Comme le défend Stéphane face à l’enquêteur : « J’essaye de leur faire comprendre, à ceux qui pensent que la boxe thaï est un sport de voyous, que c’est un sport avec des codes et beaucoup de respect… choses que les voyous ne connaissent pas ».

    La dernière partie de l’ouvrage, dont la lecture est agréable, défend la thèse d’une conformisation aux normes légitimes de ces populations populaires, notamment de cette jeunesse considérée indûment comme violente et déviante, par l’œuvre des entraineurs ou des anciens combattants qui leur transmettent des connaissances techniques mais aussi éthiques, patiemment et fermement. Les ethnographies montrent comment l’engagement de ces jeunes hommes dans des pratiques corporelles qui forgent à donner et recevoir des coups, à prendre une carapace musculaire plus importante (vecteur d’une place sociale désirée), devient progressivement, à force de méthode et de rigueur, une véritable école de la vie… dominée.

    #livre via @prac_6

    • Non ce n’est pas vraiment expliqué et je ne vois toujours pas le rapport avec le masculinisme. Si on le définit grosso modo comme un anti-féminisme militant c’est quoi le rapport ?
      Que tu parles de domination masculine comme elle existe partout certes, même si ça ne semble pas être le propos du livre (je peux me tromper étant donné que je ne l’ai pas lu). Mais parler de « masculinisme » WTF !
      Le milieu des sports de combat et des arts martiaux est un milieu que je connais et côtoie en tant que pratiquante depuis des années, qui plus est dans les quartiers populaires. Les motivations profondes qui traversent ces pratiques ne sont pas liées de façon prégnante à la question de la domination femmes/hommes. Les hommes ne s’entraînent pas à taper sur des sacs pour mieux défoncer leur meuf, il n’y a pas un projet derrière tout ça. Les conséquences sur ces relations peuvent paradoxalement aussi être des relations de rencontre, de séduction à la marge, autour des événements organisés par les clubs, autour des entraînements en commun, même si les gars sont toujours majoritaires en nombre.
      Les clubs sont incités à avoir une mixité de genre par les municipalités (ce qui favorise les subventions) tout comme pour les combattantes compétitrices. C’est logique : le discours politique présente toujours les mecs des cités comme des gros sexistes violents donc ces clubs ont des coercitions qui n’existent pas pour les clubs des autre types de quartiers.
      Après, ça arrive que quand tu débarques dans un cours au début les gars ne veulent pas s’entrainer avec toi, tout comme avec un gars débutant qui a l’air pas doué mais pour les meufs c’est pour toutes quel que soit leur niveau. C’est forcément lié à du mépris de genre mais j’ai connu la même chose quand j’ai fait une formation en informatique où il y avait très peu de meufs : c’est toujours comme ça quand tu es dans un milieu majoritairement masculin, ce n’est en rien spécifique au milieu des sports de combat.
      Tout ceci rend les choses beaucoup plus complexes que ça en a l’air.
      Fondamentalement ce type de questions devrait être traité par une meuf qui ferait une recherche sur le terrain en interrogeant d’autres meufs. Mais la problématique serait différente, ça ne parlerait pas du même sujet.
      J’ai l’impression qu’il y a un gros problème ici parmi certaines de vous dès qu’il y a un sujet abordé et que les relations de domination hommes/femmes n’y sont pas forcément évoquées. Moi j’en ai rien à battre en tant que féministe que les gars qui font une recherche ne parlent pas des relations avec les femmes, je préfère même qu’ils n’en parlent pas. C’est à nous de prendre la parole sur nous mêmes, les premières concernées. Pourquoi attendez-vous que ce soit les mecs qui mettent nos problématiques au centre ?
      Quand dans sa critique, Carine Guérandel dit que le livre « n’aborde pas la question des relations quotidiennes entre les hommes et les femmes » (qui est un sujet totalement différent d’ailleurs) ben ça ne m’étonne pas et ça ne me choque absolument pas. J’irais même dire que ça me rassure quelque part. À chacun·e son taf !

    • Tiré d’une interview d’Elsa Dorlin dont je n’ai pas lu le livre Se défendre, une philosophie de la violence :

      En France, vous avez repéré des mouvements d’autodéfense dans les quartiers ?
      Il y a une grande pratique de l’autodéfense et de l’ascèse martiale dans les quartiers ségrégués visés par le harcèlement policier : des corps s’entraînent, s’entraînent, s’entraînent… On adopte des postures corporelles très affirmées. Les arts martiaux ont une place importante dans la culture populaire. Le fait même de rester calme quand on est contrôlé trois fois par jour, c’est de l’autodéfense. Tout est fait pour cantonner ces corps qui s’entraînent et, surtout, éviter la confrontation. On a souvent décrit des régimes de domination qui ont pour modalité la répression sur les corps. Mais il y a une autre modalité de répression : différer sans cesse l’affrontement. Que ce soit par l’isolement géographique, par la mise en place de terrains de foot comme seules infrastructures publiques, d’exutoire. L’entraînement est une forme de ressassement mais c’est aussi une forme d’ascèse, c’est cultiver la révolte, se remodeler soi-même comme sujet politique. Refaire corps, c’est déjà de l’autodéfense.

      http://www.liberation.fr/debats/2017/12/08/elsa-dorlin-le-ju-jitsu-est-utile-contre-la-police-contre-les-maris-les-p

  • Louis et les robots : De la honte au temps de l’affaire Weinstein | Carbone (je découvre cette belle revue)
    https://carbone.ink/chroniques/louis-ck-et-les-robots

    C’était le roi du stand-up américain. Adulé sur scène par le grand public, il menait en parallèle sur les écrans une carrière d’auteur singulier qui lui valait jusqu’ici la reconnaissance de la critique. Un Woody Allen plus trash, plus violent et plus étrange. En septembre dernier, il présentait son dernier film, I Love you, Daddy, au festival de Toronto. Les premières réactions étaient élogieuses. On attendait le film sur les écrans français. Deux mois plus tard, la sortie est pourtant annulée. Entre-temps, Louis CK a été épinglé, à son tour, par la presse américaine pour son comportement avec les femmes. Dans le sillage de l’affaire Weinstein, l’adulation a désormais cédé la place à la honte. Mais justement : et si la honte était la grande affaire de Louis CK ? 

    Sur le sujet voir aussi l’entretien de Geneviève Sellier dans Hors-Série
    http://www.hors-serie.net/Aux-Ressources/2017-12-09/Cinema-un-homme-est-un-homme--id277

    Je ne verrai jamais I love you daddy, le premier long métrage de Louis CK, l’un des auteurs américains les plus passionnants de l’époque. Les distributeurs ont décidé de ne pas sortir le film après qu’il a reconnu s’être masturbé devant plusieurs femmes non consentantes. Ce n’est pas dans l’air du temps de le dire et mon surmoi féministe me conseille de me taire mais : je n’arrive pas à me réjouir de cette annulation. Non seulement Louis CK n’est pas Harvey Weinstein, mais je pense qu’on a intérêt à voir ses oeuvres, précisément parce qu’il y explore avec lucidité et finesse ses démons, ses névroses, ses failles. Manifester contre la célébration de la personne de Polanski à la Cinémathèque et tenter de faire déprogrammer sa rétrospective n’équivaut pas à demander la censure de ses oeuvres, qui sont de toute façon accessibles. En revanche, la décision de ne pas diffuser un film se rapproche déjà plus d’une (auto)-censure. Et éveille en moi des craintes. Je sais, la critique du politiquement correct et de la bien-pensance est le registre préféré de la droite de Trump. Mais je ne peux pas m’empêcher de frissonner à l’idée d’un cinéma aseptisé labellisé « éthique » où l’on ne trouverait plus que des femmes émancipées et des hommes troquant leurs cigarettes pour des carottes bios.

    Professeure émérite en études cinématographiques à l’Université Bordeaux Montaigne, Geneviève Sellier anime le blog Le Genre et l’Ecran, qui milite pour une « critique féministe des fictions audiovisuelles ». Autrement dit, elle incarne aux yeux des cinéphiles cette « police » féministe du cinéma tant redoutée. C’est donc à elle que j’ai proposé de faire une émission, histoire de faire un sort à mes angoisses de puritanisme. 

    via @laura_raim & @mona cc @lucile

    • Le premier texte sur louis CK est absolument ridicule. 52 minutes de chiale du macho blanc qui nous explique que son idole c’est le mozart du pauvre dominant blanc a la masculinité en périle (avec en plus la comparaison foireuse avec le jazz). Il veut pas avoir honte Olivier, ca le dérange pas que les femmes aient honte des violences sexuelles que les hommes leur inflige mais faut surtout pas questionner l’œuvre d’un homme blanc qui se branle sur ses collègue de travail et que Olivier aime bien.
      #fraternité #domination_masculine #déni #mâle_alphisme #mansplanning

    • C’est pas un macho blanc, @mad_meg, c’est une femme :)

      Je vais regarder l’entretien (je suis abonnée), mais j’avoue que cette présentation me consterne :

      Je ne peux pas m’empêcher de frissonner à l’idée d’un cinéma aseptisé labellisé « éthique » où l’on ne trouverait plus que des femmes émancipées et des hommes troquant leurs cigarettes pour des carottes bios.

      C’est triste ce manque d’imagination, non ? Autant dire « je ne peux pas imaginer d’autre univers que celui de mon aliénation ». Ça me rappelle les gens qui te disent que si on ne peut plus faire des blagues racistes/sexistes, on ne pourra plus rire de rien... (Et je ne comprends pas ce que cette histoire de cigarettes et de carottes bio vient faire là)

    • Ah bon Guillaume Orignac est une femme ? Si c’est le cas je corrige c’est une machotte et pas un macho. D’ailleur je sais pas pourquoi je l’ai appelé olivier ! Je parlais du texte sur carbone, pas de ASI.

      Pour l’histoire de la carotte bio c’est du troll multi niveaux :
      d’abord c’est sans aucun rapport avec le sujet,
      ensuite ca se moque du care (anti-tabac = santé = truc chiant de bonnes femmes ou de maman qui t’impose une cagoule qui gratte)
      ensuite ca se moque de l’alimentation végétarienne (le cri de la carotte + virilo-carnisme + anti-bio)
      ensuite il y a un sous entendu sur la fellation et la dévirilisation, avec la forme de la carotte, car tu as des femmes émancipée qui vont avec des hommes pompeurs de carottes bio. Et là du coup tu as une petite touche d’homophobie comme une cerise sur cette pièce monté au parfum crotte.
      –—

      Pour l’entretiens l’accroche est pourris je suis d’accord, mais ASI ca a toujours été plutot sexiste et anti-féministe comme émission. La conférence sur la nouvelle vague de Sellier est super et à mon avis c’est ce qu’elle raconte dans ASI.

      Sinon par rapport à Louis CK, ce qui est fabuleux c’est de voir qu’un homme blanc des classes moyennes au XXI peut encor jouer sur le registre de la virilité blanche menacée et se servir des agressions sexuelles qu’il commet comme élément de reconnaissance et de valorisation sociale.

    • (@rastapopoulos, je te conseille aussi celui avec Dupuis-Déri, j’imagine qu’il te plaira. En plus c’est un chouette gars dans la vraie vie et c’est notamment pour ça que je voulais partager.
      J’ai eu l’info du libre-accès par hasard en tombant sur un tweet de Mathilde Larrère. https://twitter.com/LarrereMathilde/status/949603794794504193 L’info n’est même pas sur le site officiel de HS ou ses canaux de diffusion, je crois.) (edit : ah si, pas sur twitter mais sur leur page facebook, et c’est donc bien jusqu’à « dimanche minuit ».)

  • Masculinités noires – Les couilles sur la table
    http://www.binge.audio/masculinites-noires

    Que veut dire être un homme noir en France aujourd’hui ? Dans ce 4e épisode, il est question (entre autres) de la façon dont le corps noir est instrumentalisé ; des impacts des stéréotypes sur la vie intime ; et de la peur – celle qu’on inspire et celle qu’on éprouve.

    Pour en discuter, Victoire Tuaillon reçoit Insa Sané et D de Kabal, qui ont tous deux contribué à l’ouvrage collectif Marianne et le garçon noir, dirigé par la romancière Leonora Miano. Insa Sané est comédien, slameur et écrivain : il vient de publier le cinquième tome de sa saga Comédie Urbaine. D, ou D de Kabal, est musicien et homme de théâtre. Il joue au printemps 2018 la pièce Orestie, qu’il a écrite et mise en scène.

    https://soundcloud.com/lescouilles-podcast/masculinites-noires

    • Interessant, les autres emissions sont ici : https://soundcloud.com/lescouilles-podcast


      #domination_masculine #racisme #homophobie #mâle_alphisme #violences_policières

      La première émission explique ce que sont la masculinité hégémonique, masculinités subalternes et masculinités complices.
      Quand les hommes s’approprient une valeur qui était associé à la féminité ca ne change pas les rapports hommes femmes. Par exemple exprimé ses emotions fait par les hommes devient un acte de courage et de valeur sans faire que les femmes qui expriment leurs émotions soient vus comme courageuses et valeureuses. Ou le fait de procurer des orgasmes aux femmes devient un contrôle du corps des femmes...

    • Dans les discussions sur le web j’entend de plus en plus de gens, même des féministes me dire qu’il y a plusieurs masculintés et qu’il ne faut pas dire du mal de la masculintié parfois ca marche aussi avec virilité. Il y aurais plusieurs virilités et certaines ne seraient pas toxiques.
      Dans l’émissions sur les masculinités noirs, les hommes qui parlent disent deux trois choses sur les stigmates racistes qu’ils subissent liés à leur genre. C’est principalement une question de rivalité entre hommes blancs et hommes noirs pour la place de mâle alpha. Dans l’emission lorsque l’intevieweuse demande ce que les hommes noirs présents ont à dire des femmes noirs tout tourne autour de leur prérogatives de dominants. Les femmes noirs sont désignées comme « la femelle de l’homme noir » et on leur reproche d’avoir le droit d’allé partout (alors que les femmes noirs subissent le harcelement dans la rue et au travail) et de pouvoir entré en boite de nuit (ce qui n’est pas un privilège car l’entrée gratuite pour les femmes implique qu’elles sont un produit d’appel pour faire payé l’entré aux hommes cis-hétéro). Le problème des hommes de cette émission c’est pas que les femmes noirs soient leurs égales, c’est qu’elles couchent avec des hommes blancs. Les remarques faites par ces hommes montrent qu’ils ne connaissent rien des discriminations que subissent les femmes noires.
      Dans l’émission la question de la pauvreté de la sexualité masculine est évoqué mais avec une bonne pudibonderie homophobe de la part des hommes. Lorsque l’intervieweuse rappel que la prostate est physiologiquement un organe à jouir pour les hommes, un des hommes présent l’interromp en toussotant, pour parler de la poitrine.

      Pour les hommes noirs présent dans l’émission on est face à une masculinité subalterne. C’est à dire qu’elle voudrait bien être hégémonique cette masculinité noire et prolétaire, mais c’est la masculinité blanche et bourgeoise qui est hégémonique.
      Les masculinités sont en effet multiples mais elles sont toutes des formes diverses d’oppression des femmes.
      Il n’y a aucune forme acceptable de masculinité parce que la masculinité c’est l’expression d’une capacité à opprimé les femmes. Ce n’est rien d’autre car il n’y a aucune vertu proprement masculine ou féminine.

      Cette expression de la capacité à opprimer les femmes varie d’une classe à l’autre, par exemple les masculinités bourgeoises blanches sont plus propice à l’expression des sentiments amoureux (cf l’émission sur l’amour c’est pas pour les garçons) alors que les masculinités des classes populaires et pauvres sont dans un rejet très fort de l’expression des sentiments amoureux.
      Dire qu’il y a de bonnes formes de masculinité c’est aussi absurde que de dire qu’il y a de bonnes formes de bourgeoisie ou de bonnes formes de blanchité alors que les systèmes d’oppression sexistes, classistes et racistes sont des constructions et qu’il y a rien de bon dans les manières de dominer au sein de ses systèmes. Dans un monde sans sexisme, classisme et racisme les catégories femme/homme, prolétariat/bourgeoisie et personnes racisées/blanches n’ont plus de raison de subsisté. Plutot que de chercher une bonne manière d’être bourgeois, masculin ou d’être un bon blanc, et faire que les membres de ces catégories soient de bons tyrans, je pense qu’il faut en finir avec la tyrannie.

      Toutes les masculinités sont complices les unes des autres. Les masculinités subalternes se servent des masculinités hégémoniques pour avancé masquées et inversement. C’est ce qui fait dire à un misogyne comme @butadaie qu’il est dispensé de toute réflexion sur les violences faites aux femmes car lui n’est pas un macho comme Weinstine parcequ’il est pas riche comme lui. Le fait de ne pas être le mâle alpha le rendrait inoffensif pour les femmes, comme si les hommes des classes pauvres ne pouvaient pas opprimés les femmes. Et c’est ce qui fait dire aux masculinistes blancs que le vrai macho c’est le jeune garçon arabe ou/et noir. Technique très utilisé par les masculinistes ; « le macho c’est l’autre » et dans sa variante allié « toutes les femmes sont opprimés sauf la mienne ».

    • Sur le passage sur les femmes, je n’entends pas autant une rivalité entre masculinité que ce que tu laisses entendre là. Isan Sané indique que les femmes peuvent sortir plus, que ce soit rue ou boite de nuit, et il dit que quand tu esun homme ado et que tu sors c’est ce que tu remarques. Mais il termine en disant que c’est un « droit » qui est colonial et qui est une colonisation par la sexualité, on leur donne ce droit pour pouvoir les baiser (les femmes noires) et donc pour mieux coloniser les noirs en général. Il n’indique pas que lui aimerait garder les femmes noires pour les hommes noirs ou de ce genre.
      Quant à D de Kabal, encore moins, il ne réagit pas à ça et indique juste que par sexisme les femmes noires sont vues comme moins dangereuse, et c’est tout après ça passe à autre chose.

      Le passage sur les femmes spécifiquement est très court, et donc en si peu de temps, quand tu en conclues que leur problème principal « c’est qu’elles couchent avec des hommes blancs », je ne vois pas de phrases de leur part qui indiquent cela (citation ?), encore moins au pluriel comme s’il y avait un commun accord.

    • Précision : par contre je suis tout à fait d’accord avec toi que c’est un discours courant dans les milieux populaires. Mais là pour ce cas précis j’ai l’impression que c’est une extrapolation.

      Sinon pour la rivalité des virilités/masculinités entre noirs et blancs, illes en parlent en revanche explicitement avec l’intervieweuse dans un autre passage, et c’est pour dire que dès jeune, cette rivalité est initiée par les policiers quand ils se font arrêtés. Et D de Kabal dit que c’est un rapport très particulier et qu’il n’est pas à l’aise avec ça, il me semble.

    • Le fait qu’il ne perçoive les problématiques des femmes racisées qu’a travers les privations de ce que peuvent fait les hommes montre qu’il ne s’interesse pas au point de vue des femmes. Les femmes racisées ne peuvent pas allé partout et sont discriminées dans la rue et au travail. Le reproche de leur plus grande liberté PAR RAPPORT aux hommes de leur classe et race montre une pensée machiste. Le pbl en fait c’est que les femmes racisées puissent s’en sortir mieux que les hommes racisés et du coup échappé à la domination des hommes qui se sont désignés propiétaires. D’ou les exemples pourris de macho habituel : boite de nuit et de sois disant meilleur accès aux travail et centre ville et admire la manière dont il parle des femmes qui couchent avec les blancs ( on entend l’animatrice de l’émission s’étranglé et changer de sujet).
      C’est peut etre plus subtil que d’habitude, mais ca me frappe de voire que seuls de prétendus privilèges sont évoqués par ces hommes lorsqu’on les interroge sur les femmes noires.

  • Vous mentez... et Google le sait - Le Temps
    https://www.letemps.ch/culture/2017/10/27/mentez-google-sait

    Sexualité, boulot, loisirs... On passe notre temps à enjoliver la réalité sur les réseaux sociaux. Le chercheur Seth Stephens-Davidowitz s’est immergé dans le moteur de recherche de Google. Et a tiré un livre de ces petits arrangements avec la vérité

    « Sur les réseaux sociaux, chacun est heureux en ménage, en vacances dans les Caraïbes et lit la presse quotidienne. Dans le monde réel, beaucoup sont en colère, en train de faire la queue au supermarché, un œil sur un tabloïd et ignorant l’appel d’un conjoint avec qui ils n’ont pas couché depuis des années », affirme Seth Stephens-Davidowitz. On se doutait de cette dichotomie entre mythe personnel et réalité, mais ce data analyst a passé quatre ans immergé dans les recherches Google de ses contemporains pour en mesurer l’ampleur. Et publier ses conclusions, fin juin, aux Etats-Unis, dans un ouvrage intitulé Everybody lies, big data, new data, and what the internet can tell us about who we really are (Tout le monde ment, big data, nouvelles données, et ce qu’Internet peut nous apprendre sur ce que nous sommes vraiment).

    #google #réseaux_sociaux

    • Seth Stephens-Davidowitz voulait nommer son livre Quelle est la taille de mon pénis ?, l’une des requêtes les plus populaires et qui l’étonne encore : « Que les hommes fassent appel à Google plutôt qu’à un mètre pour obtenir une réponse à cette question représente la quintessence de notre ère numérique. » L’éditeur a refusé la proposition, mais la sexualité occupe une large place dans son ouvrage puisque, bien sûr, « tout le monde est obsédé par le sexe, et ceux qui disent le contraire mentent… »

      C’est très androcentrique, je suis pas certaine que tant de femmes que ca demandent à google quelle est la taille de leur penis.
      #mâle_alphisme #androcentrisme

      L’un de ses chocs reste néanmoins la découverte de ce qui suivait la phrase « Je veux coucher avec… ». Lui pensait tomber sur « Mon patron », « la femme de mon meilleur ami », « mon thérapeute ». Il a découvert une majorité de « mon fils », « ma sœur », « mon cousin » « mon père »…

      Il trouve pas « ma fille » ni « ma belle-fille » ni « ma petite fille » ca me surprend au vue des statistiques des #violences_sexuelles intra-familliales.
      #inceste

      Ses données révèlent aussi la persistance de la misogynie puisque les parents sont 2,5 fois plus susceptibles de demander si leur fils « est un génie » que si leur fille est supérieurement intelligente. Pour les demoiselles, les géniteurs préfèrent demander si elles ne sont pas « en surpoids » (deux fois plus fréquent que pour les garçons).

      #sexisme #grossophobie #intelligence #genre

      Plus distrayante, sa déconstruction du mythe amoureux : ainsi, sur les réseaux sociaux, si les qualificatifs utilisés par les femmes pour décrire leur mari sont « incroyable », « le meilleur » et « tellement mignon », elles préfèrent, sur Google, les termes « irritant », « méchant » et « con ». Quant aux hommes, « ils se préoccupent secrètement de savoir si leur femme est folle », assure l’analyste,...

      La aussi c’est distrayants pour les hommes uniquement, se demandé pourquoi ton compagnon est méchant de la part des femmes c’est pas trop distrayant.

      Et puis on ne saura pas comment les hommes parlent de leurs compagnes dans les réseaux sociaux. Ca m’étonnerais pas qu’ils les traitent ouvertement de folles sans grand écart avec leurs requets google parceque je peu pas dire que les hommes se retiennent de traiter les femmes de folles en publique.

      #amour #misogynie #hypocrisie #déni

  • Les policiers découvrent la dotation « tuerie de masse » - 30/10/2017 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/30/2675164-les-policiers-decouvrent-la-dotation-tuerie-de-masse.html


    J’ai comme un doute affreux

    Une formation « gestion d’une tuerie de masse niveau II, sur III », a donc été d’ores et déjà entamée. Elle se fait en quatre jours. Elle comprend une partie théorique, et un volet pratique en deux temps : exercice au champ de tir avec évaluations individuelles et exercice collectif « grandeur réelle » avec techniques d’intervention et de progression.

    « La prise en main de la nouvelle arme reste assez facile et donc rapide », ajoute l’un des moniteurs.

    « Il s’agit d’un fusil HK G36, de calibre 5,56 mm. Munitions de #guerre contre éventuelles munitions de guerre, indique l’un des moniteurs de tir. Puisque l’on peut être confronté à des armes type Kalachnikov. La nôtre est une arme allemande. Elle équipe désormais de nombreuses unités. » Le HK pèse 3,6 kg. Il sera doté de 6 chargeurs de 30 cartouches chacun. « Tir coup par coup, ou rafale contrôlée », indique un major. Cet équipement est complété d’un appareil à visée électronique : « Tir à 100 m, point visé, point touché. Il est très précis. » Autrement dit, le point rouge fait mouche ! L’arme peut aussi être dotée d’une minitorche à leds très puissante.

    #tuerie_de_masse #police

  • De l’usine au ring, le rituel de la virilisation - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2017/10/14/de-l-usine-au-ring-le-rituel-de-la-virilisation_1602999

    Pourquoi les sports dits « virils » connaissent le succès dans les quartiers populaires ? Ils ont remplacé l’usine, avance le sociologue Akim Oualhaci.

    (...) dans l’espace des salles où j’ai enquêté, les pratiquants peuvent se transformer assez rapidement en véritables ascètes. Très vite, des jeunes, sans être compétiteurs, s’astreignent à une rigueur extrême, tant au niveau corporel (cadence d’entraînement, travail musculaire, alimentation, footing) qu’au niveau mental (courage, endurance, persévérance) en basculant d’un mode de vie peu contraint à une routine ultracadrée. Indéniablement, il y a une volonté de donner un sens au contexte de vie et aux conditions socio-économiques plus difficiles que dans des milieux plus aisés – une recherche de dignité et de reconnaissance qu’il est possible de trouver dans une salle de sport. Dans les quartiers populaires, l’ascétisme – c’est une hypothèse à creuser – pourrait aussi être lié à la figure du père. Le papa ouvrier dur au mal, qui bosse toute sa vie, qui souffre en silence, qui s’octroie peu de plaisirs. Un héritage de la culture ouvrière d’antan et surtout, de la représentation que les plus jeunes s’en font : pour être un homme, il faudrait savoir souffrir.

    (...) Vos travaux rendent aussi compte d’une tendance : à certains égards, la culture populaire, à travers l’exemple des sports de combat, tend à se gentrifier…

    Cette tendance s’observe à travers un nouveau rapport au corps et à la santé. Il y a vingt ans, après l’entraînement, les pratiquants allaient dans la foulée manger un frites-merguez en France ou du fried chicken aux Etats-Unis sans se focaliser sur leur bedaine. Dans les clubs où j’ai enquêté, on entend désormais des propos assez réfléchis sur ce qu’il faut avaler avant et après les entraînements (pas de gâteaux, pas de boissons gazeuses, etc.), y compris dans la bouche de novices. Ces considérations étaient auparavant réservées aux compétiteurs. Idem pour les motivations : avant, on allait à la salle pour cogner dur. Dorénavant, il est de plus en plus question de bien être, de ligne, de souplesse, de cardio. Depuis le début des années 2000, le profil des pratiquants a évolué. Ils sont plus diplômés, sortent beaucoup plus facilement du quartier. Certains ont déjà un emploi voire, pour les plus âgés, sont en ménage.

    L’essort de la pratique de la musculation, une activité (propédeutique ?) de taulard ? Le passage par ce lieu disciplinaire étant programmé, un aléa probable qui exige préparation.

    #sport #boxe #masculinité #corps_et_âme #culture_populaire #virilisation #violence_sociale

  • L’omniprésident Emmanuel Macron défend le principe selon lequel la richesse des « premiers de cordée » peut sortir la société de la crise. Mais pour l’auteur de cette tribune, la recherche de la richesse économique ne fait en rien le bien commun.


    https://reporterre.net/Premiers-de-cordee-Les-riches-sont-un-fardeau-pour-la-collectivite

    Didier Harpagès est l’auteur de Mourir au travail ? Plutôt crever ! Ce qu’est le travail et ce qu’il pourrait être, qui vient de paraître aux éditions Le Passager clandestin. Il collabore régulièrement à #Reporterre.

    #premiers_de_cordée #macronnite_aiguё

  • Sanctions et genre au collège
    http://socio-logos.revues.org/2486

    Dans treize collèges enquêtés récemment, aux caractéristiques socioscolaires très différentes, les garçons représentent de 74 % à 89 % des élèves punis et de 85,2 % à 100 % des élèves sanctionnés pour violence physique. Comment s’explique cette asymétrie sexuée ?
    Dans un premier temps cet article invite à penser la sanction dans les domaines qu’elle investit à l’école, à savoir l’autorité pédagogique et éducative, le savoir et la socialisation. Le système punitif fabrique les normes. Il exerce son pouvoir dans l’appareil d’écriture et les discours de justification ou d’autorité qui l’accompagnent.
    Dans un deuxième temps il interroge l’univers scolaire en tant qu’espace/temps de confrontations intersexes ainsi que d’activation des stéréotypes de genre. L’articulation problématique entre sexualité et genre est exacerbée pendant les années de collège, période de puberté et de construction identitaire dans un contexte de mixité. L’injonction à la virilité et à l’hétéronormativité encourage chez les garçons les attitudes de défi, les comportements violents, homophobes et sexistes.
    Dans un troisième temps l’article propose de placer la variable genre au centre pour revisiter le système des sanctions et les transgressions auxquelles elles s’appliquent à la lumière des rapports sociaux de sexe. Les garçons se voient pris entre deux contraintes normatives : celle du règlement intérieur, qui a force de Loi et celle de la virilité. La sanction consacre la transgression, et, au-delà, le sujet de la sanction : enfreindre le règlement intérieur permet aux garçons d’afficher leur virilité. L’école, qui les stigmatise par la sanction, ne les consacre-t-elle pas dans leur identité masculine, construisant finalement ce qu’elle prétend corriger ?

    #domination_masculine #mâle_alphisme #sexisme #éducation #école #virilité #homophobie #sexisme #misogynie #harcelement_sexuel #culture_du_viol
    cc @heautontimoroumenos

    • La naturalisation s’appuie sur les différences entre appareils génitaux masculins et féminin : d’un côté un pénis extérieur, évident, démonstratif ; de l’autre un vagin invisible, une « absence de sexe ». La période pubertaire identitaire entraînerait une exaspération de ces différences apparentes qui participent à indiquer clairement les rôles sexués.

      « Euh, moi, je commencerais par dire que les garçons ont une forme de violence non contenue qui a besoin de déborder, et euh…la puberté des garçons est beaucoup plus extériorisée, ça se manifeste par un développement physique, un développement sexuel, comment dirai-je, évident, apparent, à mon sens ça entraîne une forme de compétition entre les garçons et cette compétition liée aux transformations de la puberté, elle se manifeste dans leur relations, dans le physique, à l’inverse, les…les transformations féminines me semblent beaucoup plus intérieures, beaucoup plus raisonnées, euh… les violences chez les filles sont beaucoup plus psychologiques et personnelles et se manifestent moins, enfin, de façon moins évidente que chez les garçons. Les garçons, on sent de suite qu’il y a une forme…chez les filles c’est beaucoup plus intérieur » (professeur).

      28Cette puberté des garçons qui fait grossir leur pénis et développe leurs muscles les inciterait donc à la violence, à la comparaison, à la compétition : ce serait même un besoin (« une forme de violence non contenue qui a besoin de déborder »). Les filles, au contraire, se développeraient « à l’intérieur », on pourrait dire presque « en secret ».

      « Bon, je pense quand même qu’il y a quelque chose de vrai, c’est un problème génétique pour moi. Ils sont plus agressifs […] La fille, génétiquement ou par sa physiologie, me paraît bien plus calme, et bien plus apaisante qu’un garçon » (professeur).

      29En naturalisant constamment les rapports sociaux de sexe (à l’aide de connaissances acquises par l’autoformation ou la formation continue) les adultes de la communauté éducative contribuent à invisibiliser les problèmeset deviennent acteurs, notamment lorsqu’ils s’appuient sur le régime de sanctions, de la construction des identités sexuées au collège. Tout contribue donc à montrer que la variable « genre » est centrale dans les problèmes de comportement à l’école, depuis le constat de l’asymétrie flagrante dans les récapitulatifs de sanctions, en passant par l’explication naturalisante des acteurs, par l’ignorance voire le déni institutionnel à l’égard du sexisme et de l’homophobie ambiants, à la consécration virile par la sanction. Dans les cas cités précédemment (où un élève menaçait l’autre de le « niquer » et le traitait de « gros pédé », dans celui où un garçon disait à un autre d’aller « se faire enculer ») la sanction tombait pour « mauvais comportement en classe », pas pour homophobie ni même pour violence. Seuls deux rapports de sanctions, parmi les 4679 exploités à ce moment-là de la recherche, font état de propos homophobes ou sexistes alors que plusieurs dizaines de punitions ont été données pour avoir traité un.e enseignant.e ou un.e surveillant.e de « pédé » ou de « salope » par exemple. Tout au plus parle-t-on d’ « insolence ».

      30L’exploitation du système de sanctions semble donc être menée à la fois par les élèves et par l’institution qui s’en emparent pour construire du sens sexué et sexuant. Rites virils et rites punitifs se renforcent mutuellement : la sanction participe ainsi d’un jeu tacite pervers qui reconstruit de façon permanente la position des garçons et le pouvoir de l’institution dans les interactions sociales de l’école. En définissant les infractions et en punissant les garçons, l’institution scolaire stigmatise ces derniers et les consacre collectivement dans leur « virilité ». Elle renforce l’inégalité entre sexes dans laquelle s’inscrit en creux l’invisibilité des filles et étaye la conviction qu’il existe une nature masculine et une nature féminine. Peut-on raisonnablement continuer à parler de sanction « éducative » lorsque les garçons représentent de 74 à 98% des élèves punis ?

      Je trouve que le texte oublie que les hommes sont les auteurs de 96 à 98% des violences sexuelles et qu’ils sont largement majoritaires pour les violences de tout type. Au collège les violences exercées par les garçons sont principalement misogynes et homophobes.

  • Théorie du genre humain | ARTE Radio
    https://www.arteradio.com/son/61657888/theorie_du_genre_humain

    Une création de Carla Green

    Pour la grammaire française, on le sait, « le masculin l’emporte ». Et même dans les podcasts de France Culture, on dit encore « homme » pour dire « humain ». Carla, ça la rend folle que les Français oublient comme ça la moitié de l’humanité. Un délicieux podcast féministe avec l’accent californien.

    #homme #langage #sexisme #invisibilisation #femmes #education #domination_masculine

  • Egalité homme-femme : Blanquer contre l’écriture inclusive qui crée des « polémiques inutiles » - La Parisienne
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/egalite-homme-femme-blanquer-contre-l-ecriture-inclusive-qui-cree-des-pol

    « On doit revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, je trouve que ça ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire », a plaidé Jean-Michel Blanquer. « Je me considère comme féministe », a-t-il ajouté, assurant qu’il y avait des combats qu’il était « prêt à mener en première ligne ». Mais selon lui, l’écriture inclusive crée des « polémiques inutiles », en abîmant une cause, l’égalité homme-femme, « qui est bonne ». Il y voit aussi « une façon d’abîmer notre langue ».

    Blanquier est proche de #sens_commun et de la #manif_pour_tous pour cet homme "le masculin l’emporte" et il pousse le cynisme à se prétendre féministe, tout en s’opposant à une modernisation de la langue qui exprime l’idée d’égalité. La grammaire de l’égalité et la visibilité des femmes est une dégradation pour lui, c’est « une façon d’abîmer notre langue ».

    #écriture_inclusive #faux_allié #masculiniste #misogynie

  • Réveiller le chef qui est en soi
    http://www.laviedesidees.fr/Reveiller-le-chef-qui-est-en-soi.html

    Afin de rendre accessible au plus grand nombre leur sociologie interactionniste très originale, Randall Collins et Maren McConnell revisitent les carrières d’hommes d’État et d’entrepreneurs. Avec pour ambition de résoudre un vieux problème : de quoi sont faits les chefs ?

    Livres & études

    / #charisme, #leadership, #stratégie_militaire, #pouvoir

    #Livres_&_études

  • « Gay ou pas gay ? » Panique énonciative sur le forum jeuxvideo.com
    http://gss.revues.org/3964

    Cet article propose d’étudier le dispositif de « panique homosexuelle » (théorisé par Kosofsky Sedgwick) tel qu’il se déploie dans une communauté régulièrement mise en lumière par la presse en raison de son homophobie et de son sexisme : jeuxvideo.com. Dans cette communauté, les discours concernant certaines pratiques sexuelles entre hommes sont un objet de débat : pratiquer la masturbation ou la fellation entre amis est considéré soit comme une marque de virilité hétérosexuelle, soit comme de l’homosexualité. Je montre que la double catégorisation de ces actes sexuels associée à un dispositif de trollage permanent sur le forum relève d’une panique homosexuelle, articulée à une panique énonciative. Ces pratiques de trollage, considérées comme un dispositif discursif, permettent en effet de mettre en doute les catégories et les définitions de la sexualité que les internautes ont eux-mêmes énoncées. En cela, elles contribuent à laisser entendre que les frontières entre hétérosexualité et homosexualité existent et sont imperméables, tout en laissant floue la nature de ces frontières : cela constitue un dispositif puissant de production d’une masculinité hégémonique.

    #homophobie #troll #domination_masculine #mâle_alphisme #masculinisme
    (pas encore lu)

    • Je me souviens de l’entraineur de ma fille qui n’arrivait pas à me sortir un seul argument solide pour étayer le fait que le sport est non mixte à partir de 12 ou 13 ans, chez nous. Il était convaincu que c’était pour protéger les filles, parce qu’elles seraient moins bonnes que les garçons.
      Je lui avait déjà dit qu’à mon sens, c’était plutôt le contraire : c’était pour protéger tous les hommes de la découverte que non, ils ne sont pas par défaut meilleurs que 50% de l’humanité.

    • Ca me fait pensé à la fille d’une amie qui a 8 ans et qui adore joué au foot et y joue parait il très bien, trop bien même au yeux de la plus part des garçons. Les garçons ne lui autorisent que rarement de jouer à la récré et ne lui passent que rarement le ballon à son club de foot, et cela même si ca pénalise leur propre « équipe ».

      Dire que les garçons « se protègent » ca implique qu’ils subissent un agression ou des attaques de la part des filles. Je comprend que tu dit ca @monolecte dans le contexte de ce que disait l’entraîneur sexiste de ta fille, mais il me semble que les garçons ne sont pas menacés par le fait que les filles jouent à pousser un ballon avec eux. Ils ne subissent aucune attaque alors ils ne se protègent de rien.

      Le foot est en fait seulement un moyen d’organiser et de construire leur domination sur les filles, les femmes et les personnes féminisées. C’est un « jeu » qui sert à installer la hiérarchie virile. L’équipe de foot, c’est pas 11 personnes contre 11 autres, l’équipe en réalité c’est les mâles dominants contre tout ce qui peu ressemblé de près ou de loin à du féminin. L’enjeu véritable du foot et du sport c’est la construction même de la domination masculine, une fabrique de la fraternité comme expliqué dans ce texte :
      CF : https://seenthis.net/messages/420859

      A l’age adulte le foot est encore plus liée au #male-alphisme puisque le foot c’est le chavinisme (culture de guerre viriliste) , le racisme (les supporters sont capable de soutenir leur équipe tout en proférant de graves insultes racistes contre leurs joueurs de leur propre équipe !), la prostitution, l’augmentation des violences par conjoint les soirs de match, l’alcoolisme, la corruption... En France c’est le foot qui a cette fonction de construction de la virilité, et les garçons le savent très bien à 8 ans et leurs entraîneurs le savent aussi très bien, mais dans d’autres pays ce sont d’autres sports par exemple au Canada le hockey sur glace est le sport populaire chez les hommes et les soirs de match on observe la même augmentation des violences contre les femmes que pour le foot dans les pays-à-foot.

      J’en profite pour rappeler un de tes textes @monolecte sur la compétition qui a sa place ici : https://seenthis.net/messages/497923

      #compétition #domination_masculine #fraternité #virilité #mâle_alphisme

    • Si, si, je maintiens : toute idée qui permettrait de penser que la domination naturelle des garçons, c’est du flan, c’est considéré par les hommes comme une agression contre leur #suprématie qui ne peut et ne doit être non seulement discutée mais même pensée. C’est « l’ordre des choses », une force de la nature, une évidence, ça ne se discute donc pas.
      Je me souviens de la palette d’attitudes par lesquelles est passé l’entraineur de ma fille quand j’ai refusé sa sentence de supériorité physique des garçons. Il a été choqué que je puisse seulement remettre en question l’évidence. Il n’avait pas d’arguments construits, aucune donnée biologique pour appuyer sa pensée, rien à ne me renvoyer. Donc, il a été surpris, amusé, agacé, condescendant puis agressif…
      Schéma classique.

      Heureusement, ce n’était pas l’entraineur habituel de ma fille, celui-là venait filer des coups de main, mais son univers genré était gravé dans le marbre.

    • Well, pour moi les deux positions exprimées ici sont complémentaires.

      – la place du foot dans la construction sociale sexiste
      – le problème que pose la non mixité des sports collectifs à partir d’un certain âge dans la construction des garçons
      – le fait que dans ce contexte les jeunes garçons vivent très mal le fait d’être battus par des filles.
      – je rajouterai une dimension d’agisme. La réaction des garçons (foot, basket etc...)est encore plus forte si les dites femmes sont de la catégorie senior. Tout ce qui est valorisé dans les approches du sport mainstream tournent autour de l’exploit individuel. Expérimenté pour vous sur le terrain de basket du quartier, le fait que les garçons ne voulaient plus jouer avec le groupe de femmes trentenaires (quarantenaires on a arrêté dommage) qui se réunissait sur le même terrain car :
      – on rigolait trop,
      – on jouait trop collectif
      – avec un arbitrage (donc pas street, pas fun, pas basé sur les slam dunk etc.)
      – que c’était trop nul de perdre face à des vieilles, et que leurs mères avaient notre âge et qu’elles faisaient du fitness (et ça ça va).

      Cependant, on avait réussi à trouver un groupe de gars qui apppreciaient :
      – d’autres plus âgés eux aussi,
      – jouant en club, aimant « quand ça joue »,
      – voulant jouer avec leurs amies ou soeur.

      Ce que je dirais au final c’est que le sport collectif m’a apporté beaucoup d’autres choses, notamment le plaisir du jeu, la dimension collective etc. Je ne vois pas pourquoi laisser ça aux garçons. Tout est question de volonté et d’organisation. Le coach de l’équipe espagnole est très clair dans son discours, très soutenant par exemple et il aime le beau jeu.

      On en revient aussi à la question de la cour de récréation, au fait que la dépense physique serait plus nécessaire aux garçons qu’aux filles etc. Sauf que lorsque tu limites les espaces de jeux violents et de course dans une cour et que tu réserves des espaces à la marche, d’autres aux jeux calmes et d’autres à la lecture, de fait tout le monde en bénéficie et peut choisir de se dépenser en courant ou pas.

      Cette question de la dépense physique légitime ça commence très tôt, c’est déprimant. À ça tu ajoutes la dimension classiste ( les sports collectifs de prolos qui puent) et tu as un cocktail merdique. Je distingue vraiment par ailleurs le sport amateur du sport professionnel, le local du global (quel intérêt de supporter des équipes de milliardaires que tu ne peux voir qu’à la télé - mais je m’égare).

    • @monolecte je dit pas qu’ils ne prétendent pas se sentir menacé, je dit que cette rethorique et pensée patriarcale est une gros mensonge ce qu’on appelle une #inversion_patriarcale. Que des filles sachent pousser un ballon n’est une menace pour personne à part les machistes et leurs entraîneurs machistes. Que des mecs se sentent menacé par la réussite des filles est seulement la preuve du sexisme de ces mecs.

      @supergeante en fait ce que tu dit c’est @notallmen
      Ca change pas que la fonction politique du foot ou des sports virils c’est la construiction de la hierarchie entre masculin et féminin. Je ne dit pas qu’il peut y avoir des fonctions positives dans certains sports et certains approches du sport et j’ai rien contre les filles et femmes qui veulent jouer à ca. Mais ce qui me semble assez peu explicité c’est que le foot en cours de récré et en club même amateur c’est un des piliers de la hierarchie de genre et surtout chez les classes populaires dont beaucoup voient dans le sport un moyen d’assertion sociale.