• Ce que dit la sexualisation des adolescentes de la société japonaise | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/179547/adolescentes-japonaises-usine-fantasmes-idoles

    On retrouve le vocabulaire de Nabokov validé comme d’hab - Lolita, nymphettes, filles aguicheuses. Pas une fois il est rappelé que le roman Lolita raconte le viol de Dolorès Haze, narré par son agresseur Humbert Humbert. Par rapport à ces « fantasmes » (pas toujours fantasmes car la dénonciation des violences sexuelles au Japon on a pu voire ce que ca donnais pendant #me_too ) je pense que c’est une des methodes de Backlash et controle des femmes par les hommes. Puisqu’ils ne peuvent plus avoir de femmes ils s’organisent pour les brisé lorsqu’elles sont filles et comme ca elles aurons plus de « chances » de finir plus bas qu’eux et même accepté de vivre avec des hommes tel qu’eux.

    Disons-le une bonne fois pour toutes : le Japon n’a pas le monopole de l’exploitation et de la sexualisation des enfants à des fins mercantiles. Parmi les exemples les plus criants, citons les compétitions de mini-miss qui mettent en scène des petites filles grimées en adultes, dans des postures parfois aguicheuses. Inventés aux États-Unis, ces concours de beauté ont été tardivement interdits (2014) en France aux moins de 13 ans, mais ils subsistent sur internet.

    Par ailleurs, l’immense succès d’artistes comme Britney Spears et Alizée, 16 ans à l’époque des très suggestifs « Baby One More Time » et « Moi… Lolita », illustre nettement le pouvoir de fascination des adolescentes érotisées auprès des adultes.

    Mais il y a un tabou. « On ne s’autorise pas, en Occident, à admettre que les nymphettes exercent une emprise réelle sur le grand public », estime Agnès Giard, anthropologue, membre de l’équipe de recherche EMTECH à l’Université libre de Berlin et autrice de L’imaginaire érotique au Japon. Au pays du Soleil-Levant, toutefois, la possibilité de fantasmer sur des enfants paraît plus assumée, tolérée, et donc visible, du fait de plusieurs spécificités culturelles et sociologiques.

    #pedosexualité #culture_du_viol #domination_masculine #male_gaze #backlash #pornographie #misogynie

    • Une copine m’a dit récemment que les hommes commençaient à regarder sa fille avec concupiscence, comme on dit. À dire qu’elle est « belle » au lieu de « mignonne » et des trucs qu’elle trouve chargés d’un sens qui lui déplaît, déplacés pour une enfant de... 7 ans.

    • Et des fois ce sont les papas de ses copines ! Mon amie sent un truc malsain, indéfinissable, sur lequel elle n’a qu’un ressenti et aucun reproche précis pour dire aux mecs que ce qu’ils font n’est pas acceptable.

      L’absence d’âge en-deçà duquel le consentement au sexe est considéré comme impossible, c’est un des trucs graves dans le droit pour la protection des femmes et des enfants...

    • À ce sujet, l’avis du Planning 38 est assez intéressant. Peut-être un peu angélique en imaginant des dispositions valables pour un monde idéal. Sans seuil arbitraire, le juge pourrait protéger des filles plus âgées mais plus vulnérables mais en vrai les juges sont très laxistes en matière d’agression sexuelle et de viol. Capables de dire qu’une fille de 11 ans qui suce un inconnu dans un ascenseur était pleinement consentante et de ne pas inquiéter le mec qui a réussi cette manip...

      Je pense pour ma part que la puberté est la limite mais elle ne s’exprime pas au même âge chez toutes les #filles (et elle n’arrive pas d’un coup).

      Le Planning Familial de l’Isère contre la définition d’un âge pour la reconnaissance d’un consentement sexuel | Le planning familial
      https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-de-lisere-38/violences/le-planning-familial-de-lisere-contre-la-definition-dun

      le Planning familial de l’Isère s’inquiète d’une modification de la loi visant à définir un âge pour la reconnaissance d’un consentement.

      Cette proposition induirait une notion de « majorité sexuelle » qui pourrait être utilisée pour autoriser ou interdire toute activité sexuelle selon l’âge retenu et serait ainsi le prétexte à limiter la liberté sexuelle des jeunes et l’accès à la contraception pour les mineur.e.s, avec une moralisation et un contrôle de la sexualité de la jeunesse. L’instauration de cette « majorité sexuelle » exposerait les mineur.e.s à exercer leur sexualité de façon cachée et créerait ainsi des situations de danger et de violences.

      D’après Michel Bozon, sociologue de la sexualité, en instaurant un âge du consentement sexuel à 15 ans, c’est 30 à 40 000 jeunes femmes de 14 ans ayant des relations sexuelles consentantes avec des personnes majeures, qui deviendraient potentiellement en porte-à-faux vis-à-vis de leurs parents ou des personnes qui risquent de vouloir leur protection. Le Ministère de la justice pourrait ainsi voir arriver 30 à 40 000 nouveaux cas de violences sexuelles sur mineur.e.s, créant des fausses victimes et des faux coupables.

      Aujourd’hui dans la loi française le consentement sexuel n’est pas lié à un âge ; le juge peut le fixer au cas par cas en fonction de la personnalité de la victime, qu’elle soit mineure où majeure, des circonstances, des faits et de la situation dans laquelle il ou elle se trouve.

      Actuellement, du fait de la présomption d’innocence, c’est au Ministère public d’apporter des éléments pour prouver la culpabilité de l’auteur présumé lors du procès, à la différence des pays tels que les Etats-Unis qui eux se basent sur un système pénal où l’accusé doit justifier la preuve de son innocence. La France, prévoit déjà des dispositions similaires dans le cadre des Prud’homme.

      Le consentement positif contraint l’agresseur ou l’agresseuse à prouver que la victime a dit oui par son attitude ou par des mots. Dans ce cas, il n’y a pas de notion d’âge et la charge de la preuve est inversée, au profit des victimes.

  • Festival de Cannes : Mektoub My Love : Intermezzo d’Abdellatif Kechiche,une vision rance de la femme
    https://www.numero.com/fr/cinema/mektoub-my-love-Abdellatif-KECHICHE-festival-cannes-2019

    D’où vient alors le sentiment de colère qui persiste après avoir été percuté par cette comète ? C’est qu’un tel déploiement de beauté et de talent sert ici un imaginaire rétréci, voire rance, aux œillères strictement masculines. L’orgie des sens à laquelle convie Kechiche ne regarde que dans une seule direction. Il est question ici du cul des femmes, montré dans toute sa splendeur, ce qui ne serait en rien un problème si quelque chose comme un échange ou l’espoir d’une fluidité possible était au moins envisagé - une sortie du trou noir des représentation vieillottes, en somme. À une époque où l’art s’interroge avec les sœurs Wachowski dans Sense8, Jill Soloway dans I Love Dick, ou Portrait de la Jeune Fille en Feu présenté durant ce Cannes 2019 par Céline Sciamma, sur la pertinence de sortir du “male gaze” (cette vision imposée par des artistes hommes sur des femmes-objets qui a structuré le cinéma – même le plus grand – depuis ses débuts), Kechiche nous force à rester tapis dans l’ancien monde, simplement parce qu’il s’accorde à ses désirs.

    #cinéma #male_gaze

  • En #Guinée, le ministre de la Justice interdit le port du pantalon à ses employées

    Le ministère de la Justice a diffusé une consigne en interne pour exiger aux collaboratrices de son département de respecter “les #bonnes_mœurs”.

    “Des pantalons de type collant qui mettent trop en évidence les rondeurs et les formes de la femme” seront désormais indésirables dans l’enceinte du ministère de la Justice, a précisé un conseiller au Djely. Les mini-jupes et plus largement “les #habits_indécents” sont aussi dans le collimateur du garde des Sceaux, ajoute le site d’informations guinéen.


    https://www.courrierinternational.com/article/polemique-en-guinee-le-ministre-de-la-justice-interdit-le-por
    #femmes #habits #interdiction #pantalons #jupe #code_vestimentaire

  • Passengers, ou l’éloge de la conquête
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/passengers-ou-leloge-de-la-conquete

    Film de science fiction réalisé par Morten Tyldum et sorti en France fin 2016, Passengers semble vouloir s’inscrire dans la lignée des classiques du genre (2001, Odyssée de l’espace, Solaris, Interstellar…) par son épure esthétique et ses interrogations existentielles. S’il a été accueilli plutôt froidement par les critiques, qui lui ont reproché principalement un scénario […]

    #Cinéma #capitalisme #male_gaze #masculinisme #néo/post/colonialisme #racisme #sexisme

    • C’est pas comme ça que j’ai envie de voir les femmes.

      Et « c’est pas comme ça qu’on a envie d’entendre des philosophes », disent les intervieweuses, il faut bien se poser la question des sujets sur lesquels on interroge des philosophes et c’est vraiment un truc de télé, d’interroger n’importe qui sur n’importe quoi.

      Je mets en garde contre le risque de sacrifier la différence, la différence des sexes en l’occurrence, sur l’autel de l’égalité.

      Il critique la « théorie du genre » :

      Il faut s’émanciper des stéréotypes pour être vraiment libres.

      Je ne crois pas que l’apothéose de l’émancipation, ce soit l’indifférenciation.

      Qu’on arrête de poursuivre la différence dans ses derniers recours.

      Comment avez-vous envie de voir les femmes ? Bonne question.

      J’ai envie que d’une chose, c’est de voir les femmes dans une mêlée de rugby. Là, la liberté ultime sera atteinte.

      Il ne répond pas à la question et botte en touche (ah ah) : en effet il a produit une parole androcentrée et bête qu’il n’assume pas.

      Aux États-Unis, vous savez que la galanterie (française !), les manières sont considérées comme un avatar du sexisme.

      Le foot féminin a lieu d’être, le rugby féminin aussi, la boxe féminine aussi. (...) Mais je réclame le droit de dire qu’en effet ça ne m’intéresse pas et je n’aime pas que ça devienne une sorte de critère de vertu. Nous devons nous (inaudible) parce que c’est une nouvelle conquête de l’égalité pour les femmes. Je suis comme Hannah Arendt, elle pensait que cette différence des sexes était une différence très précieuse (et personne ne peut dire qu’elle n’est pas féministe, c’est une philosophe femme et il y en a très peu). Simplement, elle qui ne croyait pas, elle entendait ce que signifiait le verset biblique : « Homme et femme il les créa. »

      Bon, ben il faut lire la Bible.
      (Et toutes les femmes sont féministes, c’est bien connu.)
      Très bonne intervention de son intervieweuse, à laquelle il répond :

      Ce n’est pas mon opinion qui n’engage que moi ! Il y a aujourd’hui au nom de l’égalité une volonté de l’indifférenciation et c’est sur quoi j’invite à réfléchir.

      Et là j’arrête parce qu’il s’est trouvé une alliée qui dénigre le « politiquement correct » des USA et va nous sortir un discours anti-féministe de droite très convenu, pas la peine de gâcher plus mon temps.

  • Article plus intéressant que ce que le titre laisse croire :

    Pourquoi ta meuf ne parle jamais de musique avec toi
    Le Parterre, le 5 juin 2019
    https://leparterre.fr/2019/06/05/pourquoi-ta-meuf-ne-parle-jamais-de-musique-avec-toi

    Si l’on se penche sur les chiffres, non seulement les femmes sont rares au sein des artistes musicaux, mais elles le sont encore plus dans la critique musicale. La critique musicale a derrière elle une longue histoire sexiste, et s’est construite autour de la parole des hommes et en la constituant comme un lieu d’attributs virils. En août 2018, la journaliste Jessica Hooper publiait une enquête sur la place des femmes dans le magazine Rolling Stone : « It was us against those guys », dont le titre parle de lui-même. Elle y interviewe les six premières femmes ayant réussi à se faire embaucher par le magazine dans les années 70, et les difficultés qu’elles y ont rencontrés. Elles y relatent les refus catégoriques de la part de leurs confrères d’accorder de la valeur à leur parole et le discrédit rapide dont elles ont été l’objet en étant comparées à des groupies ou des « fangirls ». L’obsession musicale d’un homme pour un groupe ou un musicien est conçue comme une forme d’expertise, alors que celle d’une femme est perçue comme superficielle et vénale.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’écart n’est pas prêt de se résorber. Un récent article d’André Doehring (Male Journalists as « artists » : The Ideological production of recent popular music journalism), montre même que la part des femmes journalistes musicales décroit depuis les années 80. A la fin des années 80 aux Etats Unis, elles étaient 23% à contribuer à la rédaction de critiques dans les magazines de musiques actuelles, elles représentent au début des années 2010 seulement 15% des contributeurs.trices. En 2015 en Allemagne, parmi les rédacteurs des magazines de musiques actuelles, seulement 1 sur 10 est une rédactrice et il n’existe aucune rédactrice en chef. Doehring souligne par ailleurs que c’est là une dynamique toute propre au journalisme musical, alors que les autres secteurs journalistiques voient la proportion de femmes au sein de leur rédaction se développer.

    #Musique #Femmes #Sexisme

    • Si l’on se penche sur les chiffres, non seulement les femmes sont rares au sein des artistes musicaux, mais elles le sont encore plus dans la critique musicale. La critique musicale a derrière elle une longue histoire sexiste, et s’est construite autour de la parole des hommes et en la constituant comme un lieu d’attributs virils.

      Ca marche avec la critique ciné, la critique littéraire, la critique artistique, la critique média, la critique tout court probablement.
      #historicisation #invisibilité_des_femmes #male_gaze

    • Ce qui me déprime le plus dans cet article c’est que la seul référence sur la théorie féministe soit Bourdieu, un mec qui s’est approprié les théories féministes sans cité ses sources. Comme si il n’y avait que les hommes encore une fois pour servir de référence dans un article qui dénonce le fait que les hommes sont pris comme références... et ici après deux siècles de femmes qui ont réfléchit et se sont exprimés sur le sujet, encore un homme !
      #androcentrisme

    • @mad_meg c’est pas la « théorie féministe » de Bourdieu qui est évoquée mais son bouquin « la distinction » qui est un regard sociologique critique sur les goûts et les couleurs (et je doute qu’en 1977 quand ce bouquin est sorti d’autres aient été aussi loin dans l’analyse).

    • C’est un article de blog qui date de 1977 ? J’ai cru que c’etait écrit en 2019... C’est pas « la domination masculine » mais ca reste Bourdieu pour un sujet sur l’invisibilisation des femmes.
      J’avais raté la ref à « André Doehring » comme point de départ, après vérification c’est un André au masculin, de quoi me faire ralé encore plus...

      Après re-lecture plus attentive il y a quand même deux femmes en plus de « ta meuf » qui sont mentionnées dans le texte : Sylvie Octobre (mais on sais pas trop qui elle est sans l’aide de gogol) et la journaliste Jessica Hooper de Rolling Stone (qui a fait un itw qui confirme ce que théorisent ces messieurs Bourdieu et Doerhing). Ca atténue un peu ma colère mais je reste mécontente de la ref à Bourdieu qui est vraiment malvenu dans ce contexte, ainsi que l’invisibilisation des théoriciennes féministes sur un sujet pareil. Mon conseil pour essayer d’être un peu constructive, sur les sujets féministes évitez les références masculines encore plus que vous devriez le faire d’habitude. Par exemple plutot que Bourdieu, il y avait Françoise Héritier et sa théorie de la différence de la valence des sexes qui aurais permis de dire ces chose avec plus de pertinence et moins de références masculines.

    • C’est quand même dommage de n’avoir que ça à dire sur cet article, ressortir une vieille polémique d’il y a 20 ans qui n’a rien à voir avec le sujet. On est à la limite du troll quoi...
      Mon conseil : lisez vous même les ouvrages sans vous soucier du sexe de l’auteur et voyez si c’est pertinent (c’est marrant parce que moi je trouve que « domination masculine » c’est un peu plus parlant et radical que « valence différentielle des sexes » mais chacun sa crémerie hein).

    • @alexcorp c’est justement la question : arrêter d’écouter de la musique et de lire de la critique sans penser un tout petit peu au fait que ce sont majoritairement des hommes qui arrivent devant tes yeux et tes oreilles et interroger ce fait. Aussi important de noter que la critique musicale est un pré carré masculin que de noter que les références pour causer de genre sont elles aussi masculines et que les mêmes préjugés sont à l’œuvre : femmes pas neutres, pas crédibles, moins bonne carrière à valeur égale. Après, on peut choisir color blindness et gender blindness mais c’est le côté du manche...

    • @aude_v mais on est d’accord, l’article fait justement ce constat que le milieu musical (et celui de la critique) est très masculin. L’auteur essaie de trouver les raisons en employant un appareil critique dont il dispose (Bourdieu en l’occurrence) et ce qui déprime le plus mad meg, si je la prends au pied de la lettre, ce n’est pas la situation des femmes dans le milieu de la critique mais le fait qu’on utilise Bourdieu pour en parler. C’est assez cocasse en fait car cela ressemblerait presque à une discussion entre critiques... J’ai d’ailleurs toujours trouvé assez ridicule presque toute la presse de critique musicale que je trouve souvent extrêmement pauvre, blindée de clichés et qui me semble être un repaire de jeunes (ou vieux) coqs qui utilisent ça principalement comme un moyen de séduction (c’est un manque de l’article ça d’ailleurs, car sur le sujet je pense que la séduction est une grosse part du problème).

    • @alexcorp, je pense que c’est les deux qui font problème : l’omniprésence d’hommes dans la critique et l’incapacité à trouver crédible sur ce problèmes d’autres paroles que celles d’hommes sont les deux faces de la même médaille. Le cas Bourdieu est assez exceptionnel. Moi qui avais 18 ou 20 ans quand La Domination masculine est sortie, je n’ai rien vu passer, je trouvais le bouquin super mais c’est un pillage d’anthropologues et sociologues femmes beaucoup moins connues que lui. C’est la même logique d’invisibilisation, de manque de crédibilité et de refus d’accorder leur place pleine et entière à des intellectuelles. Qui ne se servent pas (autant) de leur parole pour draguer, ce qui leur donne une raison de moins de dire des conneries, tu as raison...

    • @aude_v c’est la même chose dans le milieu universitaire où les hommes sont les plus visibles donc effectivement un Bourdieu là dedans n’y échappait pas non plus. Après, sur le bouquin en tant que tel je ne parlerais pas de pillage car on ne peut pas dire qu’il disait exactement la même chose (par exemple par rapport à Françoise Héritier, il n’a pas la même approche, et puis un tas d’autres gens ne se sont pas gênés pour critiquer le contenu de la théorie de Bourdieu sur cette question au regard d’autres études féministes) mais en revanche oui il y a clairement une invisibilisation en refusant (plus ou moins volontairement ?) même de discuter ces travaux effectués par des femmes. J’ai jeté un œil vite fait à l’index des noms propres et je ne vois que Judith Butler comme féministe qui est très rapidement citée, Virginia Woolf est longuement citée aussi mais son statut d’écrivaine la met un peu à part à mes yeux.

  • The guy who made a tool to track women in porn videos is sorry - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/613607/facial-recognition-porn-database-privacy-gdpr-data-collection-poli

    An anonymous programmer based in Germany caused outrage this week for supposedly using face-recognition technology to “catch” women who had appeared in porn. He says he’s since deleted the project and all its data, but that’s not an act of altruism. Such a project would have violated European privacy law anyway, though it would have been okay elsewhere.

    There is still no proof that the global system—which allegedly matched women’s social-media photos with images from sites like Pornhub—actually worked, or even existed. Still, the technology is possible and would have had awful consequences. “It’s going to kill people,” says Carrie A. Goldberg, an attorney who specializes in sexual privacy violations and author of the forthcoming book Nobody’s Victim: Fighting Psychos, Stalkers, Pervs, and Trolls. “Some of my most viciously harassed clients have been people who did porn, oftentimes one time in their life and sometimes nonconsensually [because] they were duped into it. Their lives have been ruined because there’s this whole culture of incels that for a hobby expose women who’ve done porn and post about them online and dox them.” (Incels, or “involuntary celibates,” are a misogynistic online subculture of men who claim they are denied sex by women.)

    The European Union’s GDPR privacy law prevents this kind of situation. Though the programmer—who posted about the project on the Chinese social network Weibo—originally insisted everything was fine because he didn’t make the information public, just collecting the data is illegal if the women didn’t consent, according to Börge Seeger, a data protection expert and partner at German law firm Neuwerk. These laws apply to any information from EU residents, so they would have held even if the programmer weren’t living in the EU.

    Under GDPR, personal data (and especially sensitive biometric data) needs to be collected for specific and legitimate purposes. Scraping data to figure out if someone once appeared in porn is not that. And if the programmer had charged money to access this information, he could have faced up to three years in prison under German criminal law, adds Seeger.

    Et toujours cette logique de l’excuse qui semble Zurkerbériser un grand nombre de programmeurs.

    Reached last night via Weibo, the programmer (who did not give his real name) insisted that the technology was real, but acknowledged that it raised legal issues. He’s sorry to have caused trouble. But he’s not the only one able to build this technology, or the only one interested in using it for dangerous purposes. Policymakers concerned with global privacy law need to start thinking ahead.

    #Reconnaissance_faciale #Données_provées #Porno

  • Les anthropologues de l’Université d’Oxford ont découvert ce qu’ils considèrent être sept règles morales universelles.

    Les règles : aider votre famille, aider votre groupe, rendre les faveurs, être courageux, renvoyer aux supérieurs, répartir les ressources de manière équitable et respecter la propriété des autres, ont été trouvées dans une enquête de 60 cultures du monde entier.

    Des études antérieures ont examiné certaines de ces règles à certains endroits - mais aucune ne les a toutes examinées dans un grand échantillon représentatif de sociétés. La présente étude, publiée dans le volume 60, no. 1 numéro de Current Anthropology, d’Oliver Scott Curry, de Daniel Austin Mullins et de Harvey Whitehouse, est l’enquête interculturelle sur la morale la plus vaste et la plus complète jamais réalisée.

    L’équipe de l’Institut d’anthropologie cognitive et évolutive d’Oxford (...) a analysé les comptes rendus ethnographiques d’éthique de 60 sociétés, comprenant plus de 600 000 mots de plus de 600 sources.

    Oliver Scott Curry, auteur principal et chercheur principal à l’Institut d’anthropologie cognitive et évolutive, a déclaré : "Le débat entre les universalistes moraux et les relativistes moraux a fait rage depuis des siècles, mais nous avons maintenant des réponses à apporter. Comme prévu, ces sept règles morales semblent être universelles dans toutes les cultures. Tous partagent un code moral commun. Tous conviennent que coopérer, promouvoir le bien commun est la bonne chose à faire."

    L’étude a testé la théorie selon laquelle la moralité a évolué pour promouvoir la coopération et que, du fait qu’il existe de nombreux types de coopération, il existe de nombreux types de moralité.

    – Selon cette théorie de la « morale en tant que coopération », la sélection de la parenté explique pourquoi nous nous sentons tenus de prendre soin de nos familles et pourquoi nous avons horreur de l’inceste.
    – Le mutualisme explique pourquoi nous formons des groupes et des coalitions (il y a de la force et de la sécurité dans les nombres), et donc pourquoi nous valorisons l’unité, la solidarité et la loyauté.
    – L’échange social explique pourquoi nous faisons confiance aux autres, rendons service en échange, ressentons de la culpabilité et de la gratitude, faisons amende honorable et pardonnons.
    – Et la résolution des conflits explique pourquoi nous nous livrons à des démonstrations coûteuses de prouesses telles que le courage et la générosité, pourquoi nous nous en remettons à nos supérieurs, pourquoi nous divisons les ressources contestées équitablement et pourquoi nous reconnaissons la possession antérieure.

    La recherche a tout d’abord révélé que ces sept comportements coopératifs étaient toujours considérés comme moralement bons. Deuxièmement, des exemples de la plupart de ces mœurs ont été trouvés dans la plupart des sociétés. Point crucial, il n’existait aucun contre-exemple - aucune société dans laquelle aucun de ces comportements n’était considéré moralement mauvais. Et troisièmement, ces mœurs ont été observées avec une fréquence égale sur tous les continents ; ils n’étaient pas l’apanage exclusif de "l’Ouest" ni d’aucune autre région.

    Parmi les Amhara d’Éthiopie, "faire fi de l’obligation de parenté est considéré comme une déviation honteuse, indiquant un caractère pervers". En Corée, il existe une "éthique communautaire égalitaire [d’assistance] mutuelle et de coopération entre voisins [et] une forte solidarité au sein du groupe". "La réciprocité est observée à chaque étape de la vie des Garo [et] occupe une place très importante dans la structure sociale des valeurs des Garo." Parmi les Maasaï, "ceux qui s’accrochent aux vertus guerrières sont toujours très respectés" et "l’idéal sans compromis du guerrier suprême [implique] un engagement ascétique à se sacrifier ... au cœur de la bataille, comme une suprême démonstration de loyauté courageuse . " Les Bemba manifestent "un profond respect pour l’autorité des anciens". L ’"idée de justice" des Kapauku s’appelle "uta-uta, demi-moitié ... [dont le sens] se rapproche beaucoup de ce que nous appelons l’équité." Et chez les Tarahumara, "le respect de la propriété des autres est la clé de voûte de toutes les relations interpersonnelles".

    L’étude a également détecté une « variation sur un thème » - bien que toutes les sociétés semblaient s’accorder sur les sept règles morales de base, leur manière de les hiérarchiser ou de les hiérarchiser variait. L’équipe a maintenant mis au point un nouveau questionnaire sur les valeurs morales afin de recueillir des données sur les valeurs morales modernes. Elle examine également si la variation interculturelle des valeurs morales reflète la variation de la valeur de la coopération dans différentes conditions sociales.

    Selon son co-auteur, le professeur Harvey Whitehouse, les anthropologues sont particulièrement bien placés pour répondre aux questions de longue date concernant les universels moraux et le relativisme moral. "Notre étude était basée sur des descriptions historiques de cultures du monde entier ; ces données ont été recueillies avant et indépendamment de l’élaboration des théories que nous étions en train de tester. Les travaux futurs permettront de tester des prédictions plus précises du théorie en rassemblant de nouvelles données, encore plus systématiquement, sur le terrain ".

    "Nous espérons que ces recherches contribueront à promouvoir la compréhension mutuelle entre personnes de cultures différentes ; nous apprécierons ce que nous avons en commun et comment et pourquoi nous différons", a ajouté M. Curry.

    Is It Good to Cooperate?: Testing the Theory of Morality-as-Cooperation in 60 Societies | Current Anthropology: Vol 60, No 1
    https://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/701478

    Oliver Scott Curry, Daniel Austin Mullins, Harvey Whitehouse. Is It Good to Cooperate? Testing the Theory of Morality-as-Cooperation in 60 Societies. Current Anthropology, 2019; 60 (1): 47 DOI: 10.1086/701478

    #Préhistoire #Anthropologie #Evolutionisme #Comparatisme

    • J’ai du mal à croire à celui ci : « répartir les ressources de manière équitable » à cause de la différence de valence des sexes (il semble que ces recherches aient fait l’impasse sur les femmes et les questions de genres) et aussi par le fait que ceci entre en contradiction avec celle ci : « renvoyer aux supérieurs » qui implique hiérarchisation et privilèges (c’est à dire répartition inéquitable des ressources). Dans la culture française par exemple on s’accommode très bien moralement d’une répartition inégale des ressources selon le mythe du mérite .

      Celui ci est assez étonnant aussi « respecter la propriété des autres » quant on sais que les femmes ont à peine 1% de la propriété terrienne sur terre. Et j’ai pas l’impression que la propriété même de leur propre corps soit respecté sur cette planète, vu que les femmes (et les enfants) sont considéré comme appartenant à des hommes dans la plus part des cultures dont j’ai connaissance, dont les cultures dérivantes de la bible.

      Pour l’interdit de l’inceste, c’est de le dénoncé et de le porter à la connaissance de la collectivité qui est interdit. C’est une notion à géométrie variable, il suffit de changer les règles de la famille pour que l’inceste devienne acceptable socialement (les familles nobles européennes en sont de bons exemples). C’est d’ailleurs pas un crime ni un délit dans le droit français. Ni dans la bible qui est très évasive dans la genèse à ce sujet.

      Ca me semble quant même très androcentré ces 7 règles, et peut être que ce texte respecte en fait la meta règle misogyne de faire comme si les femmes n’étaient pas vraiment humaines et ne parler que d’hommes à hommes.

      Les 7 sous règles des hommes sont en fait : « Aider votre famille à s’approprier les femmes et les enfants qu’elles portent , aider votre groupe masculin à dominer des autres , rendre les faveurs que vous reconnaissez comme tel entre hommes , être courageux selon des valeurs virilistes , renvoyer aux supérieurs de la hiérarchie patriarcale , répartir les ressources de manière équitable entre hommes et respecter la propriété des autres hommes , ont été trouvées dans une enquête de 60 cultures patriarcales du monde entier. »

      L’étude est signé par trois hommes, Oliver Scott Curry, Daniel Austin Mullins, Harvey Whitehouse ca explique peut être ce problème de #male_gaze

      Il y a je croi une faute dans le titre c’est « Current Andropology » qu’il fallait comprendre.

    • Ah ah, Current Andropology ! C’est un peu daté, la recherche d’universaux en anthropologie... Il y a quelques jours j’ai vu passer le truc opposé, des études sur l’être humain qui est foncièrement égoïste, fondé sur l’étude de personnalités qui ont grandi en régime libéral individualiste. Bah !

    • @aude_v Oui ça date un peu : Submitted : May 13, 2016
      Accepted : Dec 22, 2017, Online : Feb 08, 2019. Après, tout dépend sur quelles sociétés l’étude a été faite...

      @reka l’expression est « deferring to superiors ». Peut-on le traduire par « Rendre-compte aux supérieurs ? ».

      @mad_meg il est « normal » que ces règles soient androcentrées puisque les sociétés étudiées le sont. Ce ne sont pas des règles absolues (et d’ailleurs y en a-t-il ?).
      Ceci dit, je comprends ton point de vue. Une étude d’une femme sur la condition féminine dans ces sociétés aurait nuancé le résultat... ou pas : en effet, ton point de vue est daté de notre époque OU s’il ne l’est pas, cela voudrait dire que les femmes de cette société n’ont pas pu s’exprimer ce qu’il aurait fallu démontrer et ce que je ne peux faire en l’état actuel de mes connaissances en anthropologie/ethnographie de ces peuples (désolé).

    • il est « normal » que ces règles soient androcentrées puisque les sociétés étudiées le sont. Ce ne sont pas des règles absolues (et d’ailleurs y en a-t-il ?).

      Ce qui est pas « normal » c’est de pas le dire et prétendre que ces règles sont universelles alors qu’elles adoptent un point de vue sexiste et ne s’appliquent qu’à une minorité, et de ne même pas prendre la peine de mentionné cette spécificité.

    • Ce que tu dis est intéressant car il semblerait que cette inégalité soit quelque chose d’assimilée i.e. connue par les ethnologues, anthropologues et même archéologues et que par ce fait, elle ne fasse pas l’objet d’une mention particulière. Je prends pour argument le fait que les articles des publications scientifiques (sauf celles qui font état bien sûr d’une recherche sur le genre ou pour lesquelles le genre entre en ligne de compte) ne la mentionnent pas alors que les livres plus grand public peuvent le faire. J’en veux pour exemple « Naissance de la figure, l’art du Paléolithique à l’âge du Fer » de J.-P. Demoule, 2007 réed. 2017 que je relie actuellement et où il est mentionné p.67 : « (...) de même que toutes les sociétés humaines sont caractérisées par l’oppression, à des degrés variables, des femmes par les hommes ».

  • Hervé Di Rosa : l’art peut-il être accusé de racisme ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/herve-di-rosa-lart-peut-il-etre-accuse-de-racisme

    Depuis 1991, une fresque illustrant les lois françaises emblématiques orne certains murs de l’Assemblée Nationale. Parmi les tableaux constituant cette fresque signée Hervé Di Rosa, il en est un qui représente l’abolition de l’esclavage en France en 1794.
    Une pétition lancée début avril réclame son retrait, au motif que le tableau banalise le racisme. Quels arguments avancent les détracteurs de cette peinture ?

    Intervenante
    Rokhaya Diallo, journaliste, réalisatrice, auteure de « Ne reste pas à ta place », ed. Marabout.

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16362-15.04.2019-ITEMA_22036269-0.mp3

  • BEAUTE, LA PRISON DES FEMMES | Irrédentiste !
    https://sporenda.wordpress.com/2019/03/01/beaute-la-prison-des-femmes

    Les pratiques de beauté en général sont-elles nuisibles pour les femmes ?
    Ce qu’il y a de spécial dans l’oppression des femmes, c’est qu’elle est si universelle et si ancienne qu’elle est invisible. Et qu’en conséquence, la majorité des femmes ne savent même pas qu’elles sont opprimées et sont incapables d’identifier comme telles les pratiques mises en oeuvre pour les opprimer.
    Exemple : discutant sur le statut que j’ai posté sur les codes de la féminité comme comportements de subordination, une intervenante me dit que les pratiques de beauté n’ont aucune conséquence sur notre place dans la société et que ce n’est pas parce qu’on porte les attributs traditionnels de la féminité (jupe, hauts talons , maquillage, etc.) qu’on est soumise aux hommes.
    C’est hallucinant que ce lien entre codes de la féminité et subordination, fait par les féministes depuis le début du féminisme (par exemple, la dénonciation des corsets qui, au XIXème siècle, étouffaient les femmes, les faisaient s’évanouir et leur causaient des déformations diverses) ne saute pas aux yeux.
    Oui, les pratiques de beauté imposées aux femmes sont des pratiques discriminantes et nuisibles –voire dangereuses– qui signalent et produisent leur subordination.

    – d’abord, ce sont des pratiques discriminantes car presque uniquement exigées des femmes. Celles-ci dépensent d’énormes sommes d’argent pour leurs vêtements et chaussures, coupes de cheveux, etc –qui coûtent presque toujours plus que ceux des hommes. Et en traitements spécifiquement féminins : soins, colorations, épilation, institut de beauté, chirurgies esthétiques diverses, botox et injections, maquillage et produits anti-âge, lingerie sexy etc , tout aussi coûteux. Des féministes ont calculé que les sommes dépensées en moyenne par les femmes rien qu’en maquillage et produits de beauté sur toute une vie étaient de l’ordre de dizaines de milliers d’Euros. Les hommes, bien que gagnant plus que les femmes, sont dispensés de ces dépenses.
    Vous dites : « personne n’oblige les femmes à se maquiller et à porter des chaussures à talons plats ». Vous avez essayé de décrocher un job sans maquillage, en talons plats, en jean ? Vous avez fait l’expérience de vous pointer au travail dans cette tenue ? Dans une boutique, un bureau, une université, une rédaction, un ministère… Les réactions vont de la désapprobation tacite au choc horrifié : refuser de se maquiller et de s’habiller de façon féminine, c’est reçu comme une déclaration d’insurrection contre l’ordre genré.
    – de plus, les pratiques de beauté ont un lien avec la subordination des femmes parce qu’elles les affaiblissent physiquement et les vulnérabilsent : strings inconfortables, hauts talons avec lesquels on peut difficilement marcher, jupes serrées entravantes : comme les pieds bandés des Chinoises, ces pratiques réduisent notre liberté de mouvement, et en nous empêchant de bouger librement , elles nous livrent à d’éventuels prédateurs.
    – d’autres pratiques sont carrément dangereuses pour la santé : des produits de beauté contiennent des substances toxiques (colorations, maquillages, botox) qui peuvent provoquer des allergies, on a vu que des implants mammaires provoquent le cancer, toutes les opérations de chirurgie esthétique sous anesthésie générale comportent un risque, les hauts talons endommagent l’ossature des pieds, les régimes peuvent provoquer des carences alimentaires voire conduire à l’anorexie, qui est une pathologie presque exclusivement féminine et la cause du décès d’un nombre non négligeable de jeunes filles.
    – certaines de ces pratiques sont aussi douloureuses–épilation, injections, chirurgie esthétique. Les femmes sont censées s’y soumettre parce que la culture leur enseigne « qu’il faut souffrir pour être belle ». Le message est : « vous devez accepter la douleur pour plaire aux hommes ». Ce qui renforce les conditionnements patriarcaux qui leur inculquent que c’est le devoir des femmes de souffrir et de se sacrifier pour eux..
    – ces pratiques de beauté, en plus d’être un poste de dépenses important pour les femmes, sont aussi chronophages : calculez le nombre d’heures que vous avez passées à vous maquiller et à vous démaquiller, à vous épiler, à vous appliquer des crèmes et traitements divers, à vous faire faire des colorations, des lissages ou des brushings, etc. Autant d’heures que vous n’avez pas consacrées à vos études, votre carrière, vos projets, vos loisirs.
    – elles font partie de ces occupations « typiquement féminines » auxquelles le patriarcat assigne traditionnellement les femmes, les tâches « féminines »–comme le ménage et la cuisine– se différenciant des activités masculines parce qu’elles sont triviales, invisibles et répétitives : on ne voit pas quand elles sont faites, on remarque seulement quand elles ne sont pas faites, elles sont sans fin car leur résultat n’est pas durable et elles doivent être recommencées tous les jours, elles sont triviales car elles ne produisent rien, :ce sont essentiellement des tâches de maintenance, tandis que les activités masculines sont vues comme relevant de la production/création–« les femmes ne produisent pas, elles reproduisent ».
    Cette obligation d’assurer les tâches d’entretien et de soin assigne les femmes à l’immanence, à l’inessentiel : elles doivent renoncer à leur créativité propre pour fournir aux hommes le soutien logistique qui leur permet de produire/créer. Cantonnées à ce rôle logistique, elles sont invisibilisées : Nietzsche n’aurait pas pu écrire ses livres s’il n’avait pas eu à sa disposition des femmes pour lui faire la cuisine, le ménage, et laver son linge. Mais aussi indispensable qu’ait été le rôle de ces femmes pour l’écriture de ses livres, personne ne sait qui elles étaient.
    – enfin, les pratiques de beauté suggérées ou imposées culturellement aux femmes leur rappellent constamment qu’elles sont imparfaites, qu’elles ne sont jamais assez bien, qu’elles doivent toujours chercher à s’améliorer, et avoir recours à des artifices divers pour se rendre présentables. Etre martelées constamment par le message qu’elles ne sont pas acceptables telles quelles et qu’elles doivent travailler leur physique : surveiller leur poids, cacher leurs cheveux blancs, ne jamais être vues sans maquillage, ne pas avoir de poils, de rides ni de cellulite–toutes obligations qui n’existent pas pour les hommes–renforce leur sentiment d’infériorité : si les hommes n’ont pas à modifier leur apparence naturelle, et les femmes si, ça implique que les hommes sont bien tels qu’ils sont, qu’il n’y a rien de défectueux à changer chez eux–mais que le physique des femmes est intrinsèquement défectueux et doit être corrigé.
    – enfin, les pratiques de beauté font internaliser aux femmes la notion qu’elles vivent constamment sous le « male gaze », et qu’elle doivent modifier leur corps et leur comportement en fonction de ce regard masculin qui les juge et les définit. Les pratiques de beauté disent aux femmes qu’elles ne doivent pas être elles-mêmes mais ce que les hommes veulent qu’elles soient–et qu’en définitive, c’est l’opinion des hommes sur elles-mêmes qui compte–et pas la leur.

    #femmes #beauté @beautefatale #male_gaze

  • L’histoire de M., première personne #intersexe au monde à porter #plainte pour #mutilations

    Dès les premiers jours de sa vie, on lui injecte des #hormones. Entre 1980 et 1993, iel subit cinq #interventions_chirurgicales lourdes. M. devra suivre des traitements à vie et ne pourra pas avoir d’enfant.


    http://www.slate.fr/story/175530/histoire-m-premiere-personne-intersexe-plainte-mutilations
    #LGBT #LGBTIQ #genre #justice

  • Un mois avec sursis requis contre deux « #Femen » jugées pour une action à Paris en novembre

    Le parquet de Paris a requis lundi un mois de prison avec sursis à l’encontre de deux militantes des Femen, jugées pour exhibition sexuelle après avoir manifesté torse nu sur la #place_de_l'Etoile le 10 novembre dernier.

    Ce jour-là, à la veille d’un grand rassemblement de chefs d’Etats dans la capitale pour le centenaire de l’armistice, trois « Femen » avaient brièvement manifesté en haut des Champs-Elysées, des slogans peints sur leur torse et leur dos et criant des slogans comme « Welcome war criminals » (Bienvenue aux criminels de guerre).

    Elles avaient été interpellées et renvoyées devant le tribunal correctionnel pour #exhibition_sexuelle.

    En raison d’un vice de forme, la juge unique a constaté la nullité des poursuites visant l’une d’entre elles.

    Comme toutes les « Femen » jugées pour leurs actions, les deux autres jeunes femmes, deux étudiantes au casier judiciaire vierge, ont revendiqué un usage politique, et non sexuel, de leur corps.

    – « D’après vous, qu’est-ce qui excite un homme chez une femme ? a interrogé la procureure.

    – Ma poitrine est sexuelle quand je le décide, a répondu l’une des prévenues.

    – A chaque fois qu’on la montre, ça va choquer, ça va interpeller, ça va permettre d’attirer l’attention sur un message politique que l’on veut faire passer », a insisté sa coprévenue.

    La procureure a requis un mois d’emprisonnement avec sursis contre chacune, estimant que le caractère sexuel d’une poitrine féminine « est acquis socialement ».

    « Dans n’importe quel traité d’anatomie, on vous dit qu’il s’agit d’un organe sexuel secondaire », a insisté la représentante de l’accusation, « ça fait des millénaires que les seins sont un organe sexuel chez la femme ».

    Dénonçant des poursuites « incompréhensibles, illisibles » et « infamantes », l’avocate des deux jeunes femmes, Valentine Rebérioux, a plaidé leur relaxe. Dans la plupart des cas, les militantes Femen sont aujourd’hui relaxées par la justice, a-t-elle rappelé.

    Les Femen venaient ce jour-là « dénoncer l’hypocrisie du rassemblement de 80 chefs d’Etat pour célébrer la paix » alors que certains sont « responsables de conflits armés ou de violations des droits de l’homme dans leur pays », a-t-elle ajouté.

    Le tribunal rendra son jugement le 27 mai.

    Le lendemain, 11 novembre 2018, un autre trio de Femen avait déjoué la sécurité des commémorations en faisant irruption sur les Champs-Élysées au passage de la limousine de Donald Trump. Leur procès, prévu le 10 avril, pourrait toutefois être renvoyé à une date ultérieure.


    https://www.lepoint.fr/societe/un-mois-avec-sursis-requis-contre-deux-femen-jugees-pour-une-action-a-paris-

    Commentaires sur twitter :

    Le sein est un signal sexuel... majoritairement pour les hommes. En l’espèce les seins de ces femmes n’étaient pas dénudés dans un but sexuel. C’est encore une fois refuser à la Femme un droit sur son corps, en lui imposant un caractère sexuel masculin.
    Les accuser d’exhibition alors qu’il n’y avait pas d’intention - Quand à côté de cela, on supporte au quotidien des hommes, braguette ouverte, en train d’uriner comme des clebards dans la rue -
    Et quand on allaite, on s’exhibe ? A la plage, en cas de monokini, on commet un acte d’exhibition sexuel ? Comment ose t’on pénaliser la nudité d’une partie du corps des femmes ne correspondant pas aux organes sexuels principaux, en raison du seul regard des hommes ?

    https://twitter.com/palais_au/status/1110298683801772032

    #femmes
    #justice (?) #seins_nus #nudité #femmes #France #discriminations

  • affordance.info : Fallait pas ... publier.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/03/fallait-pas-publier-.html

    Beaucoup de ces gens là ont simplement la trouille irraisonnée d’un média qu’ils ne comprennent pas et qu’ils vivent, parfois sincèrement et presque toujours hystériquement, comme une remise en cause de leur autorité et de leur légitimité. Ce sont ces fameuses aristocraties de la parole et de la publication qui ont peur du principe de réalité que Twitter leur assène quotidiennement comme autant de gifles au regard de la plupart de leurs pratiques discursives et de leur entre-soi habituel. C’est cette crainte là que je m’efforçais de remettre en perspective historique dans ce que je racontais à propos de la manière dont les Gilets Jaunes investissaient Facebook sous les invectives répétées d’une classe politico-médiatique incapable de voir ce qui s’y jouait :

    "A chaque étape de l’histoire de l’internet et du web, il y a toujours eu une aristocratie de la publication. Seuls certains, seuls les plus éduqués, seuls ceux disposant de suffisamment de temps libre, seuls ceux protégés par une institution ou une situation sociale stable se sont exprimés, d’abord sur leurs « forums IRC », puis sur leur « Homepage », puis sur leurs « blogs ». Et ainsi de suite. Et à chaque fois que l’on a essayé d’ouvrir l’espace discursif du web à un tiers-état de la parole, on lui a très rapidement claqué la porte au nez. On ne trouvait trop bruyant, trop bavard, trop indiscipliné, trop « troll »."

    L’autre excuse la plus souvent brandie par les éditocrates, journalistes et personnalités publiques prises en flagrant délit d’effacement ou d’effarement, c’est celle d’un second degré que l’on n’aurait pas compris. Là encore au-delà du (vieux) réflexe de l’entre-soi discursif, il faut rappeler, à Jean-Michel Apathie par exemple, que oui, le second degré est bien mort et enterré, sur Twitter en tout cas. Car « le second degré » ou « l’ironie, un peu méchante » invoquée par le même Jean-Michel Apathie lorsqu’il traite Michele Bachelet de « sous secrétaire désoeuvrée », suppose une connivence avec le destinataire qui est triplement impossible. Elle est impossible du fait de la posture d’autorité dont se prévaut la personnalité s’exprimant sur un compte public. D’autant que le compte public concerné comptabilise plus de 450 000 followers. Le second degré avec 450 000 personnes c’est compliqué (ou alors faut s’appeler Jean-Marie Bigard et faire le Stade de France mais même là un gros doute subsistera toujours ...) Elle est impossible du fait de ce que danah boyd appelle les « audiences invisibles » qui désignent l’impossibilité de (sa)voir si les gens à qui l’on s’adresse sont présents au moment où l’on s’adresse à eux. Et elle est impossible enfin dans l’architecture de ces agoras connectées dont l’architecture technique fabrique une polarisation qui se nourrit d’hystérisation (et réciproquement).

  • Decathlon et le hijab : la France est-elle devenue folle ? | Ilyes Ramdani
    https://www.bondyblog.fr/opinions/decathlon-et-le-hijab-la-france-est-elle-devenue-folle

    Ce mardi 26 février, une polémique nourrie par des responsables politiques de La République en marche et du parti Les Républicains ont amené Decathlon à renoncer à commercialiser un « hijab de running ». Loin d’être anecdotique, cet événement en dit long sur la névrose d’une frange de la société française autour de l’islam et du voile. Source : Bondy Blog

  • Prostitution et robots sexuels : DE LA FEMME-OBJET A L’OBJET-FEMME – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2019/01/27/prostitution-et-robots-sexuels-de-la-femme-objet-a-lo

    INTERVIEW DE YAGMUR ARICA

    Par Francine Sporenda

    Farouche abolitionniste, Yağmur est officiellement étudiante en sciences politiques, officieusement en sciences féministes. Elle a traduit, recherché et écrit sur le thème de la prostitution depuis plusieurs années maintenant : ses textes paraîtront au printemps dans Les Cahiers de la Fondation Scelles et dans le prochain rapport mondial de la Fondation. Plus généralement, ce sont les pratiques misogynes qui ne sont pas toujours perçues comme telles et les discours indulgents qui les accompagnent qui l’intéressent, comme c’est le cas par exemple avec la question du voilement.

    Pourquoi un tel brouillage des frontières relation sexuelle/prostitution ?

    Parmi les mythes qui circulent sur la prostitution, il y en a dont nous-mêmes abolitionnistes avons parfois du mal à nous débarrasser (voir par exemple l’expression anglaise « sex buyer » –acheteur de sexe) : que la prostitution est du sexe en échange d’argent, alors que c’est plutôt du viol contre argent. Quand on dit « sexe contre argent », on véhicule l’idée que la passe prostitutionnelle est un rapport sexuel comme un autre, avec juste un peu d’argent qui s’y immisce, on ne sait pas trop pourquoi. En réalité, l’argent définit fondamentalement l’acte prostitutionnel et le distingue radicalement du rapport sexuel. Comme l’explique Lise Bouvet, l’argent est à la fois la preuve que le sexe n’est pas désiré et l’arme de la contrainte sexuelle(6) La rencontre n’aurait jamais eu lieu sans argent, et si on enlève l’argent d’une passe, que reste-t-il—sinon un viol ?

    Or, les sites de prostitution qui copient les sites de rencontres veulent exactement faire l’opposé : renforcer l’idée que la prostitution est du sexe. C’est parfait pour empêcher toute prise de conscience sur la prostitution : le sexe-contre-argent est placé sur un continuum de relations femmes-hommes, comme si on ajoutait une catégorie aux « rencontres sérieuses », « rencontre d’un soir », etc., qui existent déjà. J’ai justement cité le site RichMeetBeautiful car il prétend se placer dans une zone grise qui présuppose ce genre de continuité. Et du côté des sites de rencontres habituels, on peut voir, notamment avec Tinder, connus pour être surtout le lieu pour les affaires d’un soir, que ceux-ci se rapprochent du schéma de la passe prostitutionnelle : un rapport rapide, égoïste, sans responsabilité. Dans les deux cas, l’important est de dissocier : sexe privé d’émotion et corps privé d’esprit.[5]. Chaque femme aurait avec son corps un rapport différent : ainsi, quand des hommes se font uriner dessus, on parle de torture, quand des femmes se font uriner dessus, on parle de plaisir. Mais nous sommes notre corps ! Chaque fois que quelqu’un porte atteinte à notre corps, c’est à nous qu’il porte atteinte.

    La poupée masturbatoire est une poupée en forme de femme, grandeur nature, dans laquelle les hommes se masturbent. Les robots masturbatoires ont en plus des logiciels d’intelligence artificielle intégrés. Souvent on les appelle poupées ou robots sexuels mais comme le souligne la professeure Kathleen Richardson qui mène une campagne contre ces poupées, la relation sexuelle est une expérience avec une autre personne, la masturbation est individuelle, donc l’expression « poupée masturbatoire » est plus correcte.

    On peut remercier les Etats-Unis et le Japon pour ces merveilleuses avancées technologiques. En tête de course, il y a l’entreprise RealDolls de Matt McMullen basée en Californie (« véritables poupées »). Le logiciel de ces robots est l’un des plus avancés qui soit : les robots peuvent papoter avec leur propriétaire, les chauffer avec une modalité obscène, ils peuvent même gémir, et s’adaptent avec le temps à leurs préférences. Le prix moyen est de 13 000€ et l’entreprise en vendrait une cinquantaine par mois. Il y a ensuite TrueCompanion de Douglas Hines qui se différencie avec le robot « Frigid Farrah » (« Farrah Frigide »), capable de se raidir pour que l’utilisateur puisse simuler un viol, et aussi la très jeune Yoko, à peine majeure. De l’autre côté du Pacifique, on a la Trottla de Shin Takagi qui lui descend en-dessous de la barre de l’âge légal en produisant des poupées fillettes. Il connaîtrait un joli succès avec des enseignants d’école primaire. Les hommes européens comptent bien rattraper ces géants : l’Espagnol Sergi Santos par exemple, produit Samantha qui dispose d’un « mode familial » et peut donc passer du temps avec les enfants quand papa ne lui rentre pas dedans.

    YA : La question des bordels de poupées est bien évidemment ici aussi très liée à la violence masculine. On retrouve ce genre de bordels à Paris, à Barcelone, en Allemagne bien sûr, à Toronto… Pourquoi de tels investissements (« avec retour … intéressant et non fiscalisé » sûrement) ? Parce que la demande masculine est là. Des hommes sont prêts à débourser jusqu’à une centaine d’euros pour se masturber dans ces poupées. Impossible dorénavant de parler du choix des poupées comme on parle du « choix » des femmes prostituées. L’empereur est mis à nu.

    Il ne faut pas voir le marché des poupées et celui des femmes et filles prostituées comme des entités distinctes. Le marché est unique, celui des poupées ne fait qu’ouvrir un segment de plus qui n’avait pas encore été exploité. La logique, qui est celle de posséder pour subjuguer, est la même. La demande est la même. Les lieux de prostitution sont les mêmes : dans le bordel barcelonais par exemple, les poupées et les femmes sont dans le même bâtiment, floutant toujours plus les frontières. La consommation pornographique de poupées est en forte hausse. Les poupées sont inspirées d’images de prostitution filmée, et même elles sont moulées directement sur le corps de femmes qui sont dans l’industrie prostitutionnelle. Bref, sans prostitution, impossible d’avoir des bordels de poupées.

    Ces poupées ne vont pas faire disparaître le viol, et la prostitution non plus, comme l’affirment certain-es plein-es de bons sentiments mais de mauvaises intuitions. Bien au contraire, on peut prédire que les demandes pour prostituer des femmes avec des poupées vont augmenter dans les années à venir et que les hommes qui demandent des poupées demanderont aussi des femmes et vice-versa.

    #Prostitution #Robots_masturbatoires #Poupées #Viol #Féminisme

  • TERRY RODGERS « MILLENIALS’ ORGY »
    https://laspirale.org/peinture-589-terry-rodgers- millenials-orgy.html

    Miroirs souillés et bouteilles de champagne détournées de leur usage initial, les petits cousins de Paris Hilton réclament leur quart d’heure de gloire, bien décidés à en découdre et tenir la dragée haute aux générations précédentes.

    Avant de terminer sur les grands formats réalistes du peintre américain Terry Rodgers, chez lequel on ne saurait dire si le dégoût ou la fascination l’emporte, entre le voyeurisme et cette mise en scène d’une décadence clinquante, déjà croisée dans les romans de Bret Easton Ellis.

    Au sommet de la pyramide, une élite décomplexée jouit par tous ses orifices, préférant s’abîmer dans sa tour d’ivoire et conjurer les grondements en provenance des strates inférieures, dans une énième ligne de poudre blanche.

    https://laspirale.org/peinture-589-terry-rodgers-%C2%A0millenials-orgy.html
    #laspirale

    • Terry Rodgers est connu pour ses monumentales peintures à l’huile figuratives qui abordent le problème du corps politique contemporain. Né à Newark dans le New Jersey le 11 septembre 1947, Rodgers s’installe à Washington, D.C. avant de s’inscrire au Amherst College en 1969. Ses plus récentes toiles représentent des fêtes somptueuses de jeunes privilégiés et contrastent avec ses premières œuvres qui décrivent des relations familiales personnelles dans des décors extérieurs. Son intérêt pour la photographie cinématographique est un exemple de réalisme contemporain figuratif avec un penchant pour la critique de la société ultra-médiatisée. Les peintures de Rodgers sont exposées dans de grandes institutions comme Art Basel, la Biennale de Valence et lors d’une exposition au musée réaliste de Scheringa.

      http://www.artnet.fr/artistes/terry-rodgers/oeuvres-art
      artiste connexe selon artnet.fr David La Chapelle. Pour moi ses grands tableaux sont un peu du Jeff Koons en peinture. Quand t’en as vu un, t’as tout vu !
      #hyperréalisme #peinture

  • Sherezade viaja a Beirut para inyectarse bótox | Internacional | EL PAÍS
    https://elpais.com/internacional/2018/12/10/actualidad/1544472236_894439.html

    “La belleza no tiene clase ni religión. Las mujeres se operan porque no se sienten a gusto con su físico”, sostiene el cirujano Saab. Haberse sometido a algún retoque estético es motivo de felicitación en Líbano. Ya sea en los restaurantes más chic de Beirut o en las pequeñas tiendas de los suburbios de la capital. En cualquier lugar es común ver mujeres con los ojos amoratados e hinchados y felicitarlas por ello. Y es que la cirugía plástica es muy accesible en este pequeño país de Oriente Próximo: cuesta menos de la mitad que en Europa. Aquí se puede conseguir la nariz de Angelina Jolie por 1.000 euros o los generosos pechos de Haifa Wehbe por solo 1.300.

    Une femme sur 4 au Liban serait passée par la chirurgie esthétique. "Sans exclusive « de classe ou de religion » dit l’un des praticiens célèbres. Certainement faux pour ce qui est de la classe sociale mais, au Liban, les pauvres sont réputés être invisibles. Au total, chez les riches, cela signifie que les femmes opérées sont au moins deux fois plus nombreuses en proportion, si ce n’est davantage.

    #liban

  • Let’s dance ! - A poil ! | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/048767-002-A/let-s-dance

    Une histoire de la danse au XXe siècle, racontée à partir du corps des danseurs. Un panorama en trois temps trois mouvements. Ce deuxième volet s’intéresse à la nudité dans la danse, une pratique presque commune aujourd’hui. Celle-ci n’est pourtant pas une fin en soi mais un outil dont disposent chorégraphes et danseurs.

    https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/01/01/lets-dance-a-poil
    #danse

    • Je sais @vanderling mais le mode « automatique » n’est pas décoré par une image choisi par un automate.
      Ce qui me gène c’est pas l’image en elle meme, c’est l’image par rapport à un texte qui efface les femmes et parle uniquement de corps d’hommes alors que on te met à l’image des seins de femmes conforme au #male_gaze

    • Pour le texte, c’est moi qui ai collé le début de présentation de arte.tv le reste est ci-dessous :

      Ce volet s’intéresse à la nudité dans la danse, une pratique presque commune aujourd’hui. Elle n’est pourtant pas une fin en soi mais un outil dont disposent chorégraphes et danseurs. La nudité est affaire de morale, de politique, de sexe, de pudeur, de provocation, bref de révolution. S’y intéresser, c’est donc voir ce que les corps nus ont à nous raconter.

      Un siècle de danse
      Se dénuder sur scène, montrer sa peau et son sexe, oser danser avec un corps qui ne colle pas aux canons, envoyer valser la pointe classique pour danser pieds nus… La danse elle aussi a vécu ses révolutions politiques, morales, esthétiques ou techniques. Let’s dance ! témoigne de ces bouleversements en regardant partout où la danse a fait bouger les corps et les lignes : sur scène, dans la rue, au cinéma, dans la publicité, la mode, etc. Du pied nu d’Isadora Duncan aux talons aiguilles Louboutin, de la discrimination raciale à la conquête du droit à un corps différent, Let’s dance ! regarde un siècle de danse.

      j’ai regardé ce volet dans la nuit puis finalement j’ai zappé sur France 5 : Chaplin - Keaton, le clochard milliardaire et le funambule déchu
      https://www.replay-tv.fr/replay/france5/134543823/chaplin-keaton-le-clochard-milliardaire-et-le-funambule-dechu

  • Le ‘Male gaze’, une notion féministe – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/6497

    par André Gunther

    La théorie féministe a profondément modifié la façon de considérer les œuvres visuelles. A l’origine de cette révision, un article de la critique Laura Mulvey propose en 1975 la notion de « male gaze » (regard masculin) pour caractériser l’objectivation voyeuriste de la femme au cinéma2. Inspirée par la théorie freudienne, qui définit la scopophilie comme une pulsion sexuelle, où l’individu prend plaisir à posséder l’autre par le regard, cette approche part du constat qu’il existe des rôles sociaux considérés comme propres à chaque genre.

    Dans le domaine de la sexualité ou de la séduction, les normes sociales attribuent un rôle actif à l’homme, tandis qu’elles réservent un rôle passif à la femme. Cette distinction se vérifie par de nombreuses différences, dans le costume (qui présente volontiers le corps féminin de manière plus sexualisée que le corps masculin), la discipline corporelle (comme le maquillage ou l’épilation, injonctions typiquement féminines), ou les schémas comportementaux (comme le harcèlement de rue, très majoritairement masculin). L’ensemble de ces conventions tend à transformer le corps féminin en objet, et à réduire la femme à une image, soumise au regard de l’homme.

    Laura Mulvey décrit le cinéma grand public non seulement comme un lieu de la manifestation des normes sociales, mais comme un dispositif principalement voué au plaisir visuel masculin et à l’objectivation sexuelle de la femme.

    Mais l’idée chère à l’histoire de l’art d’un sens universel de l’image doit désormais faire face à la fragmentation des regards et à la multiplicité des réceptions. Dans un article réflexif, les critiques cinéma de Libération admettent après l’affaire Weinstein que « le cinéma ne tourne plus rond », et que la manifestation d’un sexisme endémique a profondément démonétisé le prestige du secteur3. Au-delà du film, c’est tout l’édifice de l’esthétique occidentale qui est remis en cause, pour avoir contribué à la normalisation de l’exposition du féminin. Petit à petit, le point de vue féministe impose sa vision, irrigue la recherche et ouvre à une critique globale de la culture audiovisuelle.

    #Cinéma #Male_Gaze #Féminisme

  • « Simplement, il faisait des enfants à sa fille »
    http://www.zite.fr/simplement-il-faisait-des-enfants-a-sa-fille

    « Un inceste ordinaire »1, Léonore Le Caisne enquête auprès des habitants d’un village de Seine-et-Marne, témoins d’un cas d’inceste perpétré pendant vingt-huit ans. Un travail qui interroge les mécanismes collectifs banalisant les viols en famille et met en évidence le lien entre inceste et domination masculine.

    Propos recueillis par Julia Burtin Zortea Illustration de Yasmine Blum Pourquoi avez-vous choisi de réaliser une recherche sur l’inceste, et plus particulièrement à travers l’histoire singulière de Lydia G. ? En France, les sciences sociales ont participé à édifier le lieu commun selon lequel puisque l’inceste serait le tabou ultime et universel des familles, il n’existerait pas, ou alors de façon marginale [voir encadré ci-dessous]. N’existant pas, il ne saurait être un objet d’étude légitime. (...)

    #entretien #Z10

    • L’échelle de gravité des infractions sexuelles est calée sur une conception masculine du crescendo sexuel. Le droit récompense la retenue des hommes, puisqu’il ne retient pas les attouchements comme des viols. Si les gestes sexuels sans pénétration sont passibles d’une sanction moindre parce qu’ils sont considérés comme moins graves, c’est en référence au moindre plaisir qu’ils procurent aux hommes. (…) Dans le même esprit, la sanction imposée par la cour est plus importante quand la victime est un garçon, parce que le viol parait plus dommageable pour un garçon que pour une fillette. (…) Les considérations entourant la rupture éventuelle de l’hymen, incontournables lorsque la victime est une petite fille, s’inscrivent dans une même logique masculiniste. On se rappelle de ce beau-père qui avait fait bien attention à ne pas déflorer ses belles-filles et qui s’était attiré la clémence de la cour pour ce signe de contention.

      #male_gaze #domination_masculine #violophilie #androcentrisme

    • L’histoire de Lydia a été médiatisée en deux temps. D’abord en avril 2007, d’une manière limitée, par la presse locale, le quotidien Libération et l’Agence France-Presse, quand le tribunal correctionnel rend ses premiers jugements. Puis en avril 2008, à la faveur de l’« affaire Fritzl », l’histoire de cet ancien ingénieur autrichien qui, pendant vingt-quatre ans, viola et séquestra sa fille, et lui fit sept enfants. Il a fallu attendre que cette affaire défraie la chronique pour que l’ensemble des médias nationaux s’intéressent à ce qui deviendra l’« affaire G. » ou l’« affaire Fritzl française ». En fait, avant l’« affaire Fritzl », l’histoire de Lydia n’était qu’une banale histoire d’inceste de province dans un milieu populaire où l’inceste serait courant – l’usage du mépris social est aussi une manière d’éloigner l’inceste de soi et d’en faire un non-événement. Ce n’était donc pas une histoire digne d’intérêt pour les journalistes de la presse nationale. Portée par l’« affaire Fritzl », l’« affaire G. » est devenue l’histoire d’un inceste « extraordinaire » avec torture et séquestration, perpétré par un monstre, un inceste qui ne se produit qu’une fois dans un pays. À partir de ce moment-là, l’histoire de Lydia est devenue digne d’intérêt pour la presse nationale. L’inceste banal et quotidien, l’inceste qui se produit souvent dans les familles françaises, lui, n’a pu être dit.

  • Jean-Luc Godard, Brigitte Bardot und eine Lampe im Lichte der #MeToo-Debatte | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Jean-Luc-Godard-Brigitte-Bardot-und-eine-Lampe-im-Lichte-der-MeToo-Debatte-405

    Statt um Harvey Weinstein, Quentin Tarantino und Dieter Wedel soll es hier primär um zwei Regisseure gehen, die beide einen Film über das Filmemachen gedreht haben. Für den einen, Jean-Luc Godard, war Die Verachtung seine kommerziellste Produktion. Als der andere, François Truffaut, mit Die amerikanische Nacht nachzog warf ihm Godard vor, sich an den Kommerz verkauft und eine Lüge produziert zu haben. Darüber zerbrach die Freundschaft der beiden Mitbegründer der Nouvelle Vague. Die #MeToo-Debatte ist eine gute Gelegenheit, sich Le mépris und La nuit americaine noch einmal anzuschauen und dabei neu zu sehen.

    #film

  • La pornographie féministe
    http://www.zones-subversives.com/2018/06/la-pornographie-feministe.html

    Le féminisme pro-sexe s’empare du porno pour remettre en cause les normes et les contraintes sociales. La lutte contre le patriarcat passe par la libération sexuelle.

    Le féminisme pro-sexe reste méconnu et minoritaire. Il s’oppose à la fois à l’hyper-sexualité marchande et au retour à l’ordre moral. La réflexion sur la culture porno anime ce courant intellectuel et artistique. Le porno féministe prend en compte les plaisirs, les désirs et les fantasmes des femmes.

    La pornographie reste pourtant dominée par les hommes. C’est leur regard qui est privilégié. Néanmoins, les femmes s’emparent du porno avec le mouvement de libération sexuelle des années 1968. Les féministes luttent pour l’extension du rôle et du droit des femmes dans la société. Mais elles se divisent au sujet du porno. Pour certaines, cette culture incarne la violence de la domination masculine. Pour d’autres féministes, le porno exprime une forme de libération sexuelle contre l’ordre moral et les valeurs patriarcales.

    L’industrie du porno devient gratuite et en libre accès. Elle devient toujours plus normalisée, avec un marché segmenté. Des réalisatrices féministes développent alors un porno alternatif et de qualité, en marge de cette industrie. Contre la pornographie mainstream, ces films s’attaquent aux normes sexuelles qui dominent l’industrie du X. Le journaliste David Courbet présente ces réflexions dans le livre Féminismes et pornographie.

    #féminisme #pornographie #pornographie_féministe #ordre_moral #David_Courbet

  • Violée par la loi

    Le 7 juillet 2016, une jeune femme était violée par cinq hommes à #Pampelune. Le 26 avril, ils ont été condamnés pour simple abus sexuel. Tollé dans le pays. Une violation de plus.

    Depuis qu’a été rendue publique, le 26 avril, la décision de justice d’exempter les cinq membres de la « #Manada » (ils se faisaient appeler « la meute ») du viol collectif d’une jeune femme pendant les fêtes de #San_Fermín à Pampelune, des manifestations de protestation, d’indignation contre cette décision judiciaire se sont organisées dans de nombreuses villes espagnoles. En dépit du fait d’avoir reconnu que la jeune fille a été dénudée contre sa volonté dans un espace étroit, sans issue et entourée de José Ángel Prensa, Jesús Escudero, Ángel Boza, du militaire Alfonso Jesús Cabezuelo et du gendarme Antonio Manuel Guerrero, tous « plus âgés qu’elle et de forte constitution », le jugement nie qu’il y ait eu intimidation et violence et a reclassé le crime en « abus sexuel », abaissant la peine de 24 à 9 ans de prison.

    Tandis que le mouvement féministe gère et rend visible sa colère, le Parlement européen débat, à la demande de Podemos et contre le recours du parti Populaire, sur l’obligation ou pas de l’Espagne d’appliquer les conventions internationales relatives à la violence sexuelle. Le citoyen se demande alors avec stupéfaction : comment est-il possible que de tels accords n’aient pas déjà été appliqués en Espagne ? Quel est donc le protocole selon lequel sont jugés les crimes de violence sexuelle dans ce pays européen ?

    Le conflit actuel qui oppose les corps violés ou potentiellement violables à leurs juges nous force à reconnaître que l’Etat espagnol continue d’être un exemple de la juxtaposition d’au moins trois régimes judiciaires, trois modèles de vérité et de production de justice discordants : sur une structure juridique franquiste et patriarcale, on a greffé quelques protocoles démocratiques, et parsemé le tout de méthodes de vérification postmodernes rendues possibles via les techniques numériques.

    Au cours des six heures qui viennent de s’écouler, je n’ai rien pu faire d’autre que lire les 371 pages inouïes qui constituent la décision de justice complète, et qui - il ne pouvait en être autrement dans un régime juridique post-franquiste numérique - sont disponibles en PDF sur la page internet d’un grand journal (1). La décision de justice dont je ne recommande la lecture qu’aux individus dotés d’un estomac résistant et d’un solide réseau de soutien psychologique, pourrait être lue comme une histoire de Stephen King dans l’attente d’une postface de Virginie Despentes.

    On peut lire, dans cet étrange document légal, que tandis que la plaignante était dans un #état_de_choc, elle « a été pénétrée oralement par tous les accusés, vaginalement par Alfonso Jesús Cabezuelo et José Ángel Prenda, ce dernier à deux reprises, et par Jésus Escudero Dominguez qui l’a pénétrée la troisième fois par voie anale, les deux derniers ont éjaculé sans utiliser de préservatifs. » Pendant le déroulement des faits, deux des hommes concernés ont enregistré des vidéos avec leurs téléphones et pris des photos, qui seront distribuées sur les #réseaux_sociaux. La nuit même des événements, l’un des accusés a envoyé plusieurs messages de WhatsApp à « la Meute » et à « #Jouisseurs_San_Fermin » avec son téléphone portable, dans lesquels il a écrit : « les cinq en train de baiser une meuf », « difficile à raconter tellement c’était énorme », « une salope défoncée », « nous avons la vidéo » et « les cinq en train de baiser une pute, un pur délire. »

    Face à ces faits, le juge Ricardo González a décidé d’acquitter les cinq hommes du crime d’#agression_sexuelle et de viol en alléguant que dans les vidéos enregistrées par l’accusé, il observe seulement cinq hommes et une femme pratiquant « des actes sexuels dans une atmosphère de fête et de réjouissance. » Le lecteur se demande si, lorsqu’il caractérise un viol en tant que #fête, le magistrat se réfère à la façon dont historiquement les hommes ont été autorisés à se réjouir de la #pratique_collective de la violence sexuelle. La décision de justice comprend une théorie du #genre, une esthétique de la #pornographie et un traité sur le #plaisir_sexuel du point de vue patriarcal. Les images, assure le magistrat, sont « certainement d’un contenu dérangeant », mais il estime qu’il s’agit d’« une #relation_sexuelle brute et désinhibée, pratiquée entre cinq hommes et une femme, dans un environnement sordide, miteux et inhospitalier et dans laquelle aucun d’entre eux (ni la femme) ne montre le moindre signe de modestie, ni dans l’exposition de son corps ou de ses organes génitaux, ni dans les mouvements, les postures et attitudes qu’ils adoptent ». Le magistrat s’attendait-il à ce que les personnes impliquées dans le viol, les agresseurs et la victime, préparent le décor et bougent avec modestie et élégance ? « Je ne discerne, dit le juge, dans aucune des vidéos et des photographies aucun signe de #violence, de force ou de brusquerie exercées par les hommes sur la femme, je ne peux pas interpréter dans leurs gestes, ou dans leurs mots, de ce qu’ils ont été audibles pour moi ni #raillerie, ni #mépris, ni #humiliation ni #fanfaronnade de quelque nature que ce soit. » Mais quelle est la relation entre la raillerie, le mépris, l’humiliation ou la fanfaronnade avec l’imposition violente d’un acte sexuel ?

    La crise que cette affaire a engendrée est le résultat du conflit ouvert entre les #conventions_sociales qui régissent les institutions judiciaires et l’actuel processus d’#émancipation_féministe. Le cri de « Vous ne nous représentez pas » qui s’adressait auparavant aux politiciens s’étend désormais aux différents niveaux des institutions judiciaires. Dans le régime juridique numérique post-franquiste, les techniques de visibilité et d’accès public aux preuves fournies par les moyens d’enregistrement et de diffusion de l’image, des réseaux sociaux et d’Internet ne conduisent pas à une plus grande démocratisation des processus judiciaires, mais opèrent comme suppléments de #jouissance_patriarcale. L’inconscient juridique patriarcal se nourrit d’un tourbillon de messages, de tweets, de chaînes de hashtags et de réseaux Facebook… Les magistrats regardent les preuves comme s’ils regardaient un #porno et ne se préoccupent que de mieux jouir. Les images enregistrées lors de l’agression et les messages explicites diffusés sur les réseaux sociaux ne servent pas de #preuve incriminante, mais sont des supports narratifs qui confirment la #misogynie du #système_judiciaire. La décision de justice devient ainsi un nouveau rituel public dans lequel le système judiciaire répète et jouit (encore une fois) de la violation.

    Il y a donc eu deux violations rituelles. L’une a eu lieu devant un portail d’une rue de Pampelune le 7 juillet 2016. La seconde dans une salle d’audience de l’Etat espagnol, à laquelle ont participé avocats et juges. Le premier rituel cherchait à obtenir un supplément de plaisir et de #souveraineté_masculine et il était exercé avec violence par cinq hommes sur une personne seule et désarmée. Le deuxième rituel vise à protéger les droits des hommes à utiliser légitimement la violence pour obtenir des services sexuels. Si la première violation est d’ordre privé, la seconde est encore plus grave puisqu’elle est légitimée par l’institution judiciaire. La décision de la cour est une #pénétration_sans_consentement. Les juges mettent ainsi une bite dans chacune de nos bouches contre notre volonté. Les déclarations du magistrat opèrent comme une éjaculation médiatico-judiciaire sur nos droits. Encore une fois, la réponse ne peut pas être réformiste mais révolutionnaire : il ne s’agit pas seulement de modifier cette décision de justice, mais de dépatriarcaliser les institutions judiciaires en modifiant leur politique des genres et leurs techniques de production de la vérité.

    http://www.liberation.fr/debats/2018/05/04/violee-par-la-loi_1647912
    #viol #femmes #Espagne #loi #abus_sexuel #justice #injustice #dépatriarcalisation #condamnation #franquisme #patriarcat

    • La france doit être aussi un pays au passé franquiste car les institutions judiciaires françaises protège férocement l’impunité des violeurs.
      https://www.20minutes.fr/paris/2038631-20170328-viol-prouver-non-consentement-plus-grande-difficulte-vict
      L’article de 20 minutes date deja pas mal car il est mentionné que le droit français comporte une présomption de non consentement pour les mineurs de moins de 15 ans, or on sais maintenant que c’est faux. De plus Macron prépare une correctionnalisation automatique des viols et violences sexuelles y compris sur mineur·es.

      https://www.huffingtonpost.fr/julie-denes/juriste-et-victime-voila-ce-que-je-trouve-dangereux-dans-le-projet-de

      Parce que oui, les citoyens lisent les textes et ne se laissent pas tous berner par des points presse qui parfois maquillent, tronquent, embellissent malicieusement la réalité.

      Je l’ai trouvée à l’article 2 II (et III) du projet de loi, cette phrase, quelques mots, et la création du délit d’atteinte sexuelle avec pénétration sexuelle sur mineur de 15 ans. « Pénétration sexuelle », ces mots résonnent, éclaboussent, salissent, ces mots sont ceux du viol. Les voici attachés à un « simple » délit, écrit noir sur blanc. Nul besoin d’interprétation, nul besoin de faire appel à un spécialiste, nul besoin de tergiverser : c’est une inscription dans le marbre du droit de la « correctionnalisation du viol sur mineur », pratique décriée par le monde associatif, les familles et certains professionnels.

      En clair, le crime de viol sur mineur devient un « simple » délit jugé devant un tribunal correctionnel dont les peines sont moindres, et non plus un crime passible de la Cour d’Assises permettant des peines plus élevées, un débat, et la reconnaissance par la société du viol qu’a subi la victime. Ce statut de victime étant un des éléments permettant la reconstruction.

      On parle bien ici de délit d’atteinte sexuelle avec pénétration sexuelle sur mineur ! Que dire aux victimes ? Qu’elles n’ont pas été violées mais qu’elles ont subi une atteinte sexuelle avec pénétration ? Pourquoi ? Parce que la justice a eu un doute sur l’existence de la menace, de la violence, de la contrainte ou la surprise exercée par leur agresseur. Parce qu’elles n’ont pas crié, ne se sont pas débattues, et que de ce fait, elles semblaient consentant(e)s. Sommes-nous sérieux ? Texte inique et dangereux, et l’ajout d’un abus de confiance pour caractériser la contrainte morale du majeur sur le mineur n’y changera rien !

      Par conséquent : pas de viol, pas de victime de viol, pas d’antécédent judiciaire de viol en cas de récidive, des statistiques faussées. Circulez, y a rien à voir.

    • Bah si le viol est un phénomène culturel. C’est une expression féministe qui date des années 1970 qui sert à désigné les éléments culturels qui favorisent, excusent, invisibilisent les viols. Par exemple les scenarios de films qui rendent érotique les viols sont de la culture du viol. Les remarques sur les vetements portés par les victimes qui sois disent provoqueraient les violeurs c’est de la culture du viol. Le verdict de ce procès en espagne est une collection d’éléments de la culture du viol.
      Tu as jamais entendu cette expression avant @lydie ? Ca fait depuis 2013 que je la tag sur seenthis il y a énormément de ressources sous ce tag.
      voici une explication plus détaillé : https://www.huffingtonpost.fr/2017/11/27/la-culture-du-viol-expliquee-par-la-dessinatrice-emma_a_23288926

    • Si, j’ai déjà entendu cette expression. Mais le mot culture, pour le viol, je n’arrive pas à comprendre. Merci pour le lien, j’avais déjà vu cette BD (bien réalisée).

    • tu ne pourrais pas dire « instinct du viol » ou « nature du viol ». Il y a les psycho-éolutionnistes ou darwininstes sociales tel Peggy Sastre qui disent que le viol est un fait naturel, liée à l’évolution de l’espece. Peggy Sastre et ses ami·es disent que c’est un moyen naturel pour les hommes de dispersé leurs gènes. Plus d’explications ici : http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2011/06/le-darwinisme-et-linquietante-normalite.html

      Pour les féministes radicales dont je suis, le viol est un fait culturel et il est normalisé par des éléments de culture. Pour le cas de ce viol collectif, le juge trouve que c’est juste des jeunes qui s’amuse un peu brutaliement avec une femme qui n’avait finallement pas à venir sans être chaperonné d’un homme à Pampelune et encore moins à boire. Je comprend que l’expression n’est pas évidente à comprendre au premier abord mais je la trouve assez claire quant même. Par exemple en France seul 1 à 2% des viols sont l’objet d’une condamnation, c’est un choix culturel. Si tu compare avec la répression de la fausse monnaie tu voie bien quels sont les prioritées de nos institutions. Il existe pas exemple des cultures dites « sans viols » c’est à dire des cultures ou les viols sont fortement réprimés et donc rares. Voire ici : https://antisexisme.net/2013/01/09/cultures-du-viol-1
      et des cultures comme la notre ou la culture espâgnole, qui favorisent les viols en ne les réprimant pas, en culpabilisant les victimes et en excusant les agresseurs.

  • La “#Pudicizia”, scultura e segreti

    La “Pudicizia” è opera dello scultore veneziano #Antonio_Corradini (1688-1752) e si trova nella cappella #Sansevero (conosciuta anche come chiesa di Santa Maria della Pietà o “Pietatella”), a Napoli.

    Il progetto iconografico della cappella Sansevero, che si trova nelle vicinanze di piazza San Domenico Maggiore, è il parto della fantasia esoterica di Raimondo di Sangro (1710-1771), illuminista, alchimista, massone e letterato campano.

    Egli volle restaurare questa costruzione sacra risalente agli inizi del XVII secolo per farne la cappella funeraria dei componenti del proprio aristocratico casato, del quale, contestualmente, intendeva celebrare il valore, la nobiltà e le virtù.

    In quegli spazi trasfuse il suo messaggio segreto che è sempre stato oggetto di disparati tentativi d’interpretazione.

    Tra le opere che di Sangro commissionò per decorare gli spazi della cappella gentilizia, tre sono le più importanti: il “Cristo velato” (capolavoro di Giuseppe Sanmartino), il “Disinganno” (di Francesco Queirolo) e, appunto, la “Pudicizia” di Corradini, artista di fama europea.

    La statua, un’allegoria della Sapienza, è dedicata a Cecilia Gaetani dell’Aquila d’Aragona, madre del di Sangro, la quale morì quando il figlio non aveva compiuto ancora un anno.

    Il velo che aderisce con grande naturalezza alle flessuosità del corpo è realizzato con straordinaria maestria.

    Dietro quel velo è nascosto il dolore del figlio.

    E tanti altri suoi segreti che non saranno probabilmente mai rivelati.


    http://www.italianways.com/la-pudicizia-scultura-e-segreti
    #art #histoire_de_l'art #sculpture #voile