• La navigatrice et sauveteuse en mer Pia Klemp refuse la médaille de la ville de Paris !!! – Blog YY
    http://blogyy.net/2019/08/20/la-navigatrice-et-sauveteuse-en-mer-pia-klemp-refuse-la-medaille-de-la-ville

    « Paris, je t’aime. Je t’aime pour tous les gens libres et solidaires qui vivent en ton sein. Des gens qui se battent pour la liberté chaque jour, debout, bras dessus bras dessous, distribuant des couvertures, de l’amitié et de la solidarité. Je t’aime pour ceux qui partagent leur logement, leur amour et leurs luttes chaque jour, sans se soucier de la nationalité des personnes ni de savoir si elles ont des papiers ou pas.

    Madame Hidalgo, vous voulez me décorer pour mon action solidaire en mer Méditerranée, parce que nos équipages « travaillent quotidiennement à sauver des migrants dans des conditions difficiles ». Simultanément votre police vole les couvertures de gens contraintes de vivre dans la rue, pendant que vous réprimez des manifestations et criminalisez des personnes qui défendent les droits des migrants et des demandeurs d’asile. Vous voulez me donner une médaille pour des actions que vous combattez à l’intérieur de vos propres remparts. Je suis sûre que vous ne serez pas surprise de me voir refuser votre médaille Grand Vermeil.

    Paris, je ne suis pas une humanitaire. Je ne suis pas là pour « aider ». Je suis solidaire à tes côtés. Nous n’avons pas besoin de médailles. Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un « héro » et qui est « illégal ». En fait, il n’y a pas lieu de faire cela, car nous sommes tous égaux.

    Ce dont nous avons besoin, c’est de liberté et de droits. Il est temps de dénoncer les honneurs hypocrites et de combler le vide par la justice sociale. Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution !

    Papiers et logements pour toutes et tous !
    Liberté de circulation et d’installation ! »

    Pia KLEMP, 20 août 2019

    #merci

  • "Évacuation de la Zad. Des gendarmes et civils recevront une médaille"

    Le 25 janvier, à Matignon, #ÉdouardPhilippe doit remettre la #médaille de la sécurité intérieure, mention spéciale « Notre-Dame-des-Landes » à une centaine de #gendarmes, civils et autorités administratives.

    #ZAD #NDDL #environnement

    https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/evacuation-de-la-zad-des-gendarmes-et-civils-recevront-une-medaille-617

  • J-152 : Je me demande si Guy - mon ordinateur s’appelle Guy - ne vieillit pas un peu, ou peut-être est-ce moi, je suis allé trop vite, je n’ai pas fait attention, que sais-je ?, Guy m’a posé une question, j’ai répondu sans réfléchir, sans y penser, j’ai été dépassé, je ne me suis pas rendu compte et j’ai continué de travailler, sans me rendre compte qu’en fait, j’avais potentiellement demandé à Guy de scier la branche sur laquelle j’étais assis. Et Guy a sans doute fait ce que je lui avais demandé de faire. Bref ce matin, parmi mes disques durs externes - une demi-douzaine tout de même - le disque dur qui porte le nom d’immense_disque ne contenait presque plus de données, juste trois petits fichiers images qui j’avais rangés à la va vite à la racine la dernière fois que je suis allé à Autun, notamment le scan d’une petite peinture de Martin à même une de mes photographies. Et la chose était incompréhensible parce que Guy par ailleurs avait l’air de penser que des quatre téraoctets d’immense_disque il n’en restait plus qu’un qui fut disponible.

    J’interrogeais Guy en tous sens usant de mille subterfuges pour lui soutirer des informations, j’avais bien compris que lorsque je double cliquais sur immense_disque , Guy ne retrouvait pas autre chose que les trois fichiers déjà cités, aussi je tentais de biaiser en appelant des fichiers récents depuis différentes applications mais alors les réponses n’étaient pas rassurantes qui me disaient que non, décidément non, ces fichiers, les plus récents donc, n’étaient pas disponibles, ils avaient disparu, j’ai tenté d’accéder aux fichiers de mon site internet, de mes sites internet, depuis l’interface de compositions de pages html, rien à faire, depuis le logiciel de transferts de fichiers rien non plus : je n’avais manifestement plus accès à tout ce que j’avais pu produire de fichiers depuis presque deux ans et je savais que je n’étais pas particulièrement à jour de mes sauvegardes.

    Oui, je sais c’est assez mal. Le problème étant que je ne parviens plus à suivre depuis que je me suis mis à faire de la vidéo d’une part mais surtout du film d’animation, deux activités qui tout d’un coup se sont mises non seulement à remplir mes disques durs d’une façon quasi exponentielle et aussi à les remplir parfois de tout un tas de fichiers dont je ne sais jamais bien à quoi ils correspondent, apparemment des fichiers de travail des logiciels de fabrication de séquences animées et de montage. Bref j’ai graduellement perdu le contrôle de ma petite entreprise : il y a deux ans, je devais consommer un téraoctet de nouvelles données par an, je ne suis désormais pas loin de quatre par an, ce qui d’ailleurs me fait m’interroger sur la pertinence d’un projet que je suis en train de caresser, un projet d’un long métrage réalisé uniquement avec des photographies (animations, time lapse , séquenceurs etc…)

    Mais je n’en suis pas là, puisque pour le moment j’ai potentiellement perdu trois téraoctets de données. Ce qui me donne un peu le vertige tout de même.

    La perte des données est un événement physiquement déstabilisant.

    Ce n’est pas une blague en fait. J’ai tenté de réagir avec calme. Je me suis dit dans un premier temps que j’étais trop ému, oui, ému, pour avoir la moindre réaction intelligente, or il est primordial de réagir avec calme et intelligence si je veux avoir la moindre chance de revoir ces données, certaines au moins. J’ai voulu éteindre l’ordinateur, juste avant que je me dise que déjà ce n’était pas forcément une bonne idée, pour le moment Guy pensait encore que immense_disque contenait des données, il n’était pas exclu qu’un reboot lui fasse voir les choses différemment, il allait falloir agir avec prudence. Et tel les personnages de 2001 l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, je suis remonté du garage et à l’abri de Guy je me suis fait un café pour réfléchir à la façon dont j’allais procéder avec lui.

    J’ai fait tomber la cafetière en la dévissant ce qui a eu pour effet de voiler son couvercle, certes pas au-delà du réparable, mais j’ai pu constater qu’au moment où le café percole, le sifflement ne produit plus tout à fait la même note. J’ai vu que mes mains tremblaient. Je me suis dit du calme.

    J’ai tenté de me raisonner. Je me suis dit, il y a deux solutions. Je vais trouver le moyen de retrouver ces données, apparemment Guy a l’air de penser qu’il y a des données, et pas qu’un peu, trois téraoctets tout de même, sur immense_disque . Et la deuxième solution c’est que les données aient été effectivement formatées, écrasées, que ce soient des ex-données et de me poser la question, est-ce que c’est si grave ?

    Ben oui, quand même un peu, me suis-je dit. Par exemple, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé, les photographies prises au concert du Surnatural Orchestra samedi dernier, dans le lot il y en avait quand même quelques-unes qui valaient sans doute la peine d’être gardées, et puis Hanno allait être déçu, et avec lui les autres membres de la fanfare. Oui, pour cela, c’était embâtant. Mais est-ce que l’essentiel n’était pas sauvegardé, d’une façon ou d’une autre, par exemple ma façon de tout envoyer en ligne au fur et à mesure que je construis les pages html du Désordre faisait que pour ce qui était du travail sur le site, j’étais paré. Pour mes textes, comme je passais mon temps à en envoyer des versions notamment pour corrections à Sarah ou Julien, ce serait facile de retrouver de tels fichiers et je venais, au début de la semaine d’envoyer un fichier qui portait le nom éloquent de fuite_en_egypte_fichier_definitif.rtf à mon éditeur - j’aime bien dire mon éditeur . Finalement là où c’était le plus ennuyeux - quand je me parle à moi-même, quand je raisonne, je ne dis pas ennuyeux, j’ai plutôt tendance à penser et dire emmerdant et chiant, mais ennuyeux me plait à l’écrit, la contraction de l’ennui et des yeux sans doute - c’était pour les images en haute définition, sachant que par ailleurs une bonne partie de mon travail de photographe se trouve sur le site du Désordre , certes pas dans des définitions d’origine, donc ne permettant pas, entre autres choses, l’impression, mais je dois me poser sincèrement la question, en dehors de quelques images que je fais tirer de temps en temps pour faire des cadeaux la plupart du temps, est-ce que j’imprime quoi que ce soit ? Non.

    Et c’est curieux parce que buvant mon café en regardant pas la fenêtre en pensant à tout cela, je me suis calmé, j’ai senti comme l’oppression que j’avais d’abord sentie à la découverte que peut-être j’avais perdu toutes mes données des deux dernières années au pire était en train de refluer et nettement plus calme, je me suis de nouveau assis devant Guy et je lui ai demandé, sans hargne, sans nervosité quelles étaient les solutions qu’il proposait. Je me suis souvenu que j’avais un jour téléchargé un logiciel qui permettait de récupérer des données écrasées, mais je ne trouvais plus trace de ce logiciel puisque ma logithèque était contenue sur immense_disque , du coup j’ai téléchargé un autre logiciel qui cependant ne m’a pas beaucoup rassuré parce que ce logiciel dont c’est pourtant le métier avait l’air de penser au contraire de Guy que mon disque dur était quasiment vierge. Guy m’a proposé de faire un scan du disque dur avec tentatives de récupération de secteurs défectueux, tout en me précisant que selon la taille des unités sur lesquelles il pouvait produire de telles tâches cela risquait de prendre un peu de temps tout de même, j’ai brièvement estimé que pour scanner et récupérer trois téraoctets de données, cela risquait effectivement de prendre quelques heures, voire quelques jours.

    Je me suis dit qu’après tout c’était le moment ou jamais de tenter cette opération, quand bien même elle serait chronophage, et que monopolisant les ressources de Guy cela me contraindrait à trouver autre chose à faire de mes dix doigts que de l’html, comme par exemple de ranger un peu cette maison, de réparer les deux ou trois choses qui ne fonctionnaient plus, en quelque sorte d’étendre la réparation, et même, que si cela se trouvait, si Guy finissait par me dire non, décidément, non il ne retrouvait pas mes données, celles que nous avions produites ensemble, si j’apprenais la chose alors que j’avais remis de l’ordre dans mes papiers, réparé le tiroir de la cuisine et l’interrupteur de la lampe de chevet de Nathan, que j’avais avec moi la conscience du type qui s’est acquitté de ces tâches du quotidien, la mauvaise nouvelle serait plus facile à accueillir, j’ai donc lancé la recherche et la réparation des secteurs défectueux d’immense_disque et je suis remonté du garage avec la volonté d’en découdre avec la machine à coudre. Et c’était étonnant de voir comment des tâches que j’avais remises au lendemain depuis des lustres tombaient avec une facilité déconcertante, en une petite demi-heure, un café et l’écoute d’un vieux vinyle j’avais remis de l’ordre dans mes papiers en cours, en une demi-heure, un autre café et la face B du même vinyle, j’avais expédié la réparation du tiroir de la cuisine, je montais dans la chambre de Nathan, constatais que je ne pourrais pas réparer sans couper l’électricité pour ne pas courir le risque d’une électrocution, je suis donc descendu dans le garage et j’étais sur le point de commuter le disjoncteur quand j’ai vu s’inscrire sur l’écran que Guy venait de terminer le premier pourcent de la vaste tâche de récupération de mes données, je me suis dit que c’était encourageant et au moment d’appuyer sur le bouton, je me suis soudainent souvenu, ce que je peux être distrait des fois, que Guy avait besoin de l’alimentation électrique pour travailler. Un peu plus et je perdais tout pour de bon je crois.

    Depuis ce matin onze heures, Guy a scanné entre 6 et 7 pourcents d’immense_disque, en revanche pour ménager le suspense il refuse, pour le moment, d’indiquer qu’il récupère quoi ce soit et m’interdit l’accès au disque dur immense_disque .

    Si cela se trouve, il fait tout cela pour rien. Et j’ai vraiment perdu toutes mes données. Ou pas. Ou il n’aura pas avec cette manipulation retrouvé mes données, nos données, mais je pourrais chercher encore une autre méthode.

    Le soir, avant de remonter, avant d’éteindre les lumières du garage, j’ai souhaité bon courage à Guy.

    N’empêche je dois avoir sacrément vieilli pour avoir réagi avec un tel calme, ce n’est sans doute pas un mal, rester calme, en revanche je me méfie du prix à payer pour une telle sérénité, vieillir.

    Exercice #44 de Henry Carroll : Créez un récit fort en une photographie

    #qui_ca

  • JO 2016 : les #médailles_olympiques, des biens très périssables
    http://www.lemonde.fr/jeux-olympiques-rio-2016/article/2016/08/06/jo-2016-les-medailles-olympiques-des-biens-tres-perissables_4979123_4910444.

    Sur les podiums olympiques, voilà un refrain insidieux qui risque de résonner en écho aux hymnes nationaux joués en l’honneur des vainqueurs. Une musique lancinante, sur l’air du doute : combien des médaillés à Rio pourront-ils encore se targuer de leur breloque dans dix ans ? La question se pose avec acuité, en ces temps où les affaires de dopage rythment l’actualité sportive.

    #dopage

  • À Bures-sur-Yvette, l’#IHES, temple des mathématiciens
    http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/07/22/01008-20160722ARTFIG00201--bures-sur-yvette-l-ihes-temple-des-mathematicien

    Dans l’imaginaire collectif, tous les scientifiques ont leurs attributs, souvent plus proches d’une vision romantique que de la réalité. Les médecins ont un stéthoscope autour du cou, les chimistes manipulent des pipettes, les astronomes mettent l’œil à leur télescope… et les mathématiciens écrivent des équations à la craie sur un tableau noir. Un cliché ? Pas le moins du monde, à en croire la consommation de craies dans l’un des hauts lieux des mathématiques et de la physique théorique en France, l’Institut des hautes études scientifiques (IHES), à Bures-sur-Yvette, au sud-ouest de Paris.

    #matéhamtiques #recherche_fondamentale #médaille_fields

  • ’Holding this medal insults my relatives, slain in Gaza by Israel’
    91-year-old Henk Zanoli returned his Righteous Among the Nations medal to Israel after six members of his Palestinian family were killed in a bombing in Gaza.
    By Amira Hass | Aug. 19, 2014 Haaretz
    http://www.haaretz.com/jewish-world/jewish-world-features/.premium-1.611272

    In a few words, a letter that arrived by messanger at the Israeli embassy in Holland on Thursday afternoon told the story of three bereaved families whose lives were intertwined: Zanoli, Pinto and Ziadah. Enclosed in the letter was the Righteous Among the Nations medal that was granted to Johana Zanoli-Smit (posthumously) and her son Henk for hiding and rescuing a 12-year-old boy, Elhanan Pinto, during the Nazi occupation of Holland.

    On Thursday, Henk Zanoli, 91, returned the medal to the State of Israel because, he wrote, the state murdered six of his relatives, members of the Ziadah family from the El Boureij refugee camp in the Gaza Strip.

    Zanoli, a lawyer, wrote to Ambassador Hayim Davon that “...for me to hold on to the honour granted by the State of Israel under these circumstances, will be both an insult to the memory of my courageous mother who risked her life and that of her children fighting against suppression and for the preservation of human life as well as an insult to those in my family, four generations on, who lost no less than six of their relatives in Gaza at the hands of the State of Israel.”

    At his mother’s request, Henk set out for Amsterdam one day in 1943 and returned with Pinto, whose parents had been sent to concentration camps from which they would not return. The trip by train to their village in the Utrecht region was difficult and frightening; the campaigns to catch Jews were at their height. The Zanolis were already involved in resistance to the occupation. Johana’s husband was arrested and exiled to Dachau, and a few months before Germany surrendered, he died in the Mauthausen concentration camp. The Nazis executed her son-in-law in the dunes of The Hague for his participation in the Dutch resistance movement. Another of her sons was engaged to a Jewish woman, who was arrested for the crime of being Jewish and murdered. Elhanan Pinto was saved and eventually emigrated to Israel.

    Johana Zanoli and Henk didn’t talk much about the years of the occupation, said Angelique Eijpe, 41, Zanoli’s great-grandniece, who is a diplomat in the Dutch foreign service. Johana Zanoli died in 1980. She didn’t expect to receive a prize for her deeds, nor did her son initiate the receipt of the Righteous Among the Nations award at a ceremony held in 2011 at the Israeli embassy in The Hague.

    The initiator was the survivor, Pinto.

    “Only recently did I discover that they were actually traumatized after losing three family members: a husband, a son-in-law and a fiancee,” said Eijpe. “The entire family was involved in resistance to the occupation, but they didn’t talk about it much. I only remember that they disliked Germans.”

    In the late 1990s Eijpe was studying at Birzeit University on the West Bank where she met Isma’il Ziadah, an economics student who was born in the El Boureij refugee camp in the Gaza Strip. The family originated from the village of Faluja (on whose land is present-day Kiryat Gat and other Israeli communities). They married several years later and since then have been living together abroad. Since 2012 they have been living with their three children in Oman, where Eijpe works as the deputy head of the Dutch diplomatic mission. In June they went to The Hague for their summer vacation and often spoke with their family in Gaza via Skype.

    Skype is a poor substitute for a real meeting. But a real meeting is almost impossible due to the limitations that Israel imposes on the movement of residents of the Gaza Strip. Isma’il and his two older sons (ages 6 and 7), who were registered in the Palestinian population registry, are not allowed to leave or enter the Strip to travel to the West Bank via the Erez checkpoint, to land at Ben-Gurion International Airport, to enter the West Bank via the Allenby terminal on the Jordanian border, or to stay on the West Bank.

    As a Dutch woman, Eijpe, the wife and mother, is allowed to land at Ben Gurion, enter the West Bank via Allenby and visit there. She is not allowed to enter the Gaza Strip via the Erez checkpoint or the Rafah terminal, which aside from a short period after the revolution in Egypt has been open only to Palestinians who are residents of the occupied territories. Isma’il and his two sons last visited the Strip in 2010, entering via Egypt. The Egyptians denied entry to Eijpe. “For us the siege of Gaza is a very concrete, very personal matter,” said Eijpe, who last saw her mother-in-law in 2005.

    In Oman the Skype connection is blocked, so they all particularly enjoyed the unlimited conversations from The Hague. Isma’il spoke with his brothers in Gaza and with his mother, Muftiyah, 70. The children spoke a lot with their cousins and their grandmother, whom they called “Tiyah.” “How you’ve grown,” she said proudly, never tiring of looking at the third grandson who appeared on the computer screen, and whom she didn’t know yet. Since the start of the July 8 assault, they have become more emotionally dependent on these Skype conversations.

    On Sunday, July 20, at noon Isma’il Ziadah spoke to the daughter of one of his brothers who lives in Gaza City. She suddenly received a phone call informing her that “something has happened in El Boureij,” and then the Skype connection was interrupted. That morning it was reported that in the Shujaiyeh neighborhood in Gaza seven Israeli soldiers were killed, as well dozens of civilians living in the neighborhood, whose homes were bombed with their occupants inside or who were shot while fleeing from the neighborhood. Ziadah was unable to contact his family in El Boureij.

    Maybe it’s an electricity blackout, he thought, perhaps a problem due to the bombings. He asked his sons to go play downstairs in the yard. Their games interfered with his feverish attempts to renew contact with his home. And still he didn’t imagine the worst.

    Isma’il’s brother Hassan, 50, a psychologist who lives and works in Gaza, told Haaretz this week: “That night there were many bombings and shellings in the eastern part of El Boureij. Nobody slept, not those in the camp and not us in Gaza. We considered the possibility that they had left the house. Mother and four brothers, their wives and children, live in the house. Khaled, who is a nurse, was in the clinic all the time in any case. His wife and children had gone to her family. The other three brothers, Jamil, 53, Youssef, 43 and Omar, 32, decided in the end to remain, along with our mother. Jamil’s wife, Bayan, also remained, and their 12-year-old son, Shaaban, insisted on staying with them.

    “Two of the wives and their young children, and five of Jamil and Bayan’s six children, drove to Gaza, although the road from the camp was also difficult and frightening, with continuous bombings and shellings.”

    At about 12 noon Hassan spoke by phone with his brother Jamil, to make sure that the children had arrived safely in Gaza. “See you,” said Jamil.

    At about 2:30 p.m. a friend contacted Hassan to tell him that he had heard that the home of someone called Abu Suhayb Ziadah had been bombed. Hassan didn’t imagine that it was the house in El Boureij and that Abu Suhayb was his brother Khaled. He thought that it was one of his relatives, also Abu Suhayb, who lives in Gaza.

    Hassan contacted several relatives — and then he got a call from his brother Sa’ed, who also lives in Gaza. He was crying: “Our home in El Boureij was bombed.” It was a four-story house, the pride of the mother and her sons, a house built on land purchased with savings they all contributed, and to which they moved only in 2003 from a small asbestos-roofed home provided by UNRWA.

    “We all assumed that the army gives people a warning — by phone, with a warning missile — before it bombs a house or shells a neighborhood, that the army would give them time to leave,” Hassan said. “The grandson Shaaban, who is very close to my mother, remained in the house with them. If my mother had had any suspicion that our house was among Israel’s targets, for some reason that I can’t imagine, she wouldn’t have allowed her sons and her grandson to stay. I’m convinced of that.”

    They drove to the hospital in Dir Al Balah to identify the bodies: Four arrived immediately; another two were identified later and brought to the mosque next to the cemetery, just as the funeral was about to begin. Another body was discovered in the ruins of their home: that of Mohammed Maqadmah, 30, a resident of the camp. According to B’Tselem — the Israeli Information Center for Human Rights in the Occupied Territories — he was a member of the military arm of Hamas.

    Hassan Ziadah has been working at the mental-health center in Gaza since 1991. He treats trauma victims and knows how to diagnose his condition and that of his family at present. “Mourning always takes time, but how do you deal with it when the loss is of six family members?” Hassan says. “You’re overwhelmed. You think about mother and then you’re angry at yourself for forgetting your elder brother, or think about your nephew and immediately reprimand yourself for not thinking of your younger brother.

    “And besides, even before we lost them we lived in a situation of tremendous fear, insecurity and a sense of imminent death. This situation didn’t change even after they were killed. So we couldn’t yet begin to mourn naturally. Mourning has its own rituals, both religious and social, that make things easier. But like thousands of others, we were unable to observe these rituals because of the bombings and shellings.”

    One of the trademarks of an Israel Defense Forces assault is the killing of entire families or many members of the same family, inside their homes. B’Tselem has documented 60 such families that were killed during the four weeks of the war: 458 people, including 108 women under the age of 60, 214 minors and 18 men and women aged 60 and over. On July 20 the IDF killed nine families, a total of 73 people.

    The IDF spokesman did not reply to Haaretz’s question as to whether the Ziadah home was bombed by mistake — and if not, which family member was the target of the bombing, and whether the killing of the six civilians in the house is considered legitimate “collateral damage.” The spokesman replied that the IDF invests great efforts to avoid harming civilians, is working to investigate complaints about irregular incidents, and will publish the results after the investigations are concluded.

  • Jeux Olympiques de la Jeunesse de #Nanjing 2014 : les #médailles enfin dévoilées

    Très jolies, on dirait même des médailles pour les JO classiques ! #JOJ

    Qu’est ce que les JOJ ? =>http://www.olympic.org/fr/jeux-olympiques-jeunesse & http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeux_olympiques_de_la_jeunesse

    http://www.nanjing2014.org/fr

    http://french.beijingreview.com.cn/socieie/txt/2014-08/15/content_635289.htm

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 11/08/2014