• Longévité : le sang d’une femme de 117 ans livre ses secrets
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4972

    Une étude scientifique inédite a analysé le sang d’une supercentenaire de 117 ans. Cellules immunitaires, microbiote et autres composants de son organisme : ce que révèlent ses données. Son sang intrigue les scientifiques et quelle promesse, tel tout objectif du savoir, découvre-t-on ? Télomères usés, mais métabolisme resté jeune de vingt ans : l’étude la plus détaillée jamais menée sur une supercentenaire révèle un paradoxe biologique inédit — et des pistes pour mieux vieillir. Sports / Santé

    / Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes

    #Sports_/_Santé #Sciences_&_Savoir

  • États-Unis : l’alerte à la cyclospora relance les doutes sur la sécurité alimentaire
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4968

    Une salade, un parasite quasi invisible, et une enquête qui patine : aux États‑Unis, l’alerte à la cyclospora remet sur le devant de la scène un sujet qu’on préférerait éviter… jusqu’à ce que l’intestin rappelle brutalement à l’ordre. Une simple laitue devenue synonyme de risque intestinal. Cyclospora, un parasite microscopique suspecté d’être à l’origine d’une vague de diarrhées qui secoue le Michigan et d’autres États, tout en exposant les failles de la sécurité alimentaire américaine. USA

    / #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes, Sciences & Savoir, #USA,_Maison_Blanche,_CIA

    #USA_ #Sciences_&_Savoir

  • Au Maroc, l’alarmante fuite des médecins
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/07/08/au-maroc-l-alarmante-fuite-des-medecins_6721772_3212.html

    Au Maroc, l’alarmante fuite des médecins
    Près de 700 praticiens marocains quittent chaque année leur pays pour exercer à l’étranger, attirés par de meilleures conditions de travail. D’après le ministère de la santé, le besoin de médecins est estimé à près de 28 000 dans le royaume.
    Par Nada Didouh (Fès [Maroc], correspondance)
    Dans une salle d’étude de la Faculté de médecine et de pharmacie d’Oujda, Nour (les prénoms ont été modifiés), 24 ans, prépare un examen décisif. Celui qui lui permettra de s’expatrier après l’obtention de son diplôme au Maroc. « Je voudrais poursuivre ma formation en Belgique », confie l’étudiante en septième année. Comme beaucoup de ses camarades, elle rêve d’ailleurs. « En première année, on était peut-être 30 % à envisager de partir. Aujourd’hui, je ne connais personne qui veut rester. »
    Chaque année, environ 700 médecins marocains quittent le pays, soit un tiers des diplômés, selon les organisations représentatives du secteur. Un chiffre stable depuis plusieurs années et probablement sous-estimé, selon l’économiste Djamila Chekrouni, spécialiste des dynamiques migratoires et professeure à l’université Mohammed-V de Rabat. « Certains étudiants vont à l’étranger pour se spécialiser et ne reviennent pas, explique la chercheuse. D’autres organisent leur mobilité avant même d’entrer dans le système national. » Surtout, insiste-t-elle, il ne s’agit pas d’un phénomène ponctuel mais d’une « tendance longue », alimentée à la fois par la crise du système de santé marocain et par l’attractivité croissante des pays étrangers en manque de personnel médical.
    En août 2025, la mort de huit femmes venues accoucher par césarienne au centre hospitalier régional Hassan-II d’Agadir avait provoqué une vive émotion dans l’opinion publique. L’affaire avait agi comme un catalyseur, déclenchant une mobilisation inédite de jeunes, regroupés sous le mouvement GenZ 212. Face à la contestation, le gouvernement avait multiplié les annonces, promettant notamment un renforcement des effectifs, une amélioration des conditions de travail et un investissement accru dans les infrastructures hospitalières. Mais ces engagements, censés aussi freiner l’exode des médecins, peinent encore à se traduire concrètement sur le terrain.
    En 2022, le Maroc consacrait 6 % de son produit intérieur brut à la santé, un niveau inférieur aux recommandations internationales, et le secteur a longtemps été relégué derrière d’autres priorités d’investissement public, comme les infrastructures de transport ou les grands projets sportifs. « Les médecins ne quittent pas uniquement un pays pour un meilleur salaire, ils quittent un système qui ne leur offre pas suffisamment de perspectives professionnelles et de conditions d’exercice à la hauteur de leurs compétences », analyse Djamila Chekrouni.Chez Nour, la décision s’est imposée dès la troisième année, après plusieurs stages à l’hôpital. L’étudiante ne s’attendait pas à un tel manque de moyens. Lors d’une de ses premières gardes de nuit, un de ses patients est mort après un arrêt cardiaque. « J’ai couru pendant quinze minutes dans les couloirs pour trouver de l’adrénaline à lui injecter, se souvient-elle. Il n’y en avait nulle part. J’ai essayé de trouver des solutions, mais on était totalement dépourvus du matériel nécessaire à la réanimation. » Elle exerçait pourtant, à ce moment-là, dans un hôpital universitaire de référence.
    Quelques années plus tard, en stage lors d’un Erasmus en Belgique, elle découvre un autre système. « Quand j’ai demandé ce qu’on faisait s’il n’y avait pas d’adrénaline, l’encadrant a été surpris. C’était impensable. » Malgré les difficultés administratives, l’éloignement familial ou encore les contraintes liées au port du voile, qui l’ont poussée à se tourner vers la Belgique plutôt que vers la France, où le principe de laïcité impose aux agents du secteur public hospitalier une stricte obligation de neutralité, elle assume son choix : « C’est le prix à payer pour avoir une bonne formation et de bonnes conditions de travail. » La France reste la première destination de ces médecins prêts à l’exil, devant le Canada, la Belgique, l’Allemagne et les pays du Golfe. De manière générale, souligne Djamila Chekrouni, au-delà de la question salariale, les médecins se dirigent vers des pays qui combinent besoin de main-d’œuvre médicale, politiques de recrutement favorables et perspectives professionnelles et personnelles plus attractives.
    Mais partir ne signifie pas toujours réussir à s’installer durablement à l’étranger. Après deux ans aux Etats-Unis, où elle s’est spécialisée en « médecine de la famille », Kaoutar, 29 ans, a dû revenir au Maroc en 2024, contrainte par des difficultés administratives liées à la prolongation de son visa. « Ça a été un choc », confie-t-elle. La jeune praticienne enchaîne depuis les remplacements dans des zones rurales, où elle a découvert un système de santé en grande difficulté. « Là où les besoins sont les plus importants, les infrastructures sanitaires ne sont pas adaptées. Tu te sens inutile, tu n’as rien à offrir aux patients car le matériel de base, le b.a.-ba de la pratique clinique, manque, déplore-t-elle. On travaille dans un système du dépannage. Même pour des gestes simples, comme traiter une plaie superficielle, il manque des équipements. »
    Au-delà des obstacles matériels, elle évoque aussi des tensions avec l’administration locale : « L’avis du médecin n’est pas respecté, encore moins quand on est une femme et qu’on est jeune. On ne nous fait pas confiance. On est juste là pour que les autorités puissent dire à la population : “Vous avez un médecin”, mais sans pouvoir réellement agir. » Deux ans après son retour, elle continue à postuler régulièrement à l’étranger. « Peu importe la destination, mon objectif est juste de partir. Et je ne pars pas pour gagner plus, ni pour des raisons familiales, ni pour me surspécialiser, je pars uniquement pour pouvoir pratiquer mon métier en bonne et due forme. »L’exode des médecins marocains a des conséquences importantes sur le système de santé, insiste Djamila Chekrouni, parce qu’il intervient dans un contexte où le Maroc souffre déjà d’un déficit en ressources humaines médicales. Selon un rapport du ministère de la santé publié en juin, le besoin total en professionnels de santé au titre de la période 2025-2026 est estimé à 83 000 au Maroc. Parmi ces postes vacants, près de 28 000 concernent les médecins. Chaque départ aggrave ainsi la surcharge de travail des praticiens et allonge les délais de prise en charge.
    Les zones rurales, déjà fragiles, sont les plus touchées. Et certaines spécialités, recherchées à l’étranger, deviennent particulièrement vulnérables. Un cercle vicieux : « Plus les conditions se dégradent pour ceux qui restent, plus la tentation de partir augmente », alerte l’économiste, qui rappelle aussi que former un médecin représente un investissement public important. Son départ constitue donc aussi une perte économique pour le pays, au bénéfice des systèmes de santé étrangers. « Le véritable défi n’est pas d’empêcher les médecins de partir, mais de créer les conditions pour qu’ils aient envie de rester… Ou de revenir. La rétention des médecins est finalement un indicateur de la capacité d’un pays à offrir à ses élites professionnelles des perspectives de carrière, de reconnaissance et de réalisation de leurs aspirations », estime Djamila Chekrouni.

    #Covid-19#migrant#migration#maroc#france#medecin#sante#migrationqualifiee#professionneldesante

  • Infarctus du myocarde chez les jeunes : formes et causes
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4957

    Infarctus : la maladie du cœur n’a plus l’âge qu’on croyait Longtemps réservé aux sexagénaires, l’infarctus du myocarde touche une proportion croissante de moins de 50 ans — et de plus en plus de femmes non ménopausées. Dissection coronaire, spasme, MINOCA : la cardiologie découvre des formes de la maladie qui échappent au schéma classique de l’athérosclérose. Décryptage. Sports / Santé

    / fait divers, société, fléau, délinquance, religion , #Data_-_Données, Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes

    #Sports_/_Santé #fait_divers,société,_fléau,_délinquance,_religion #Sciences_&_Savoir

  • Les vaccins à ARNm sûrs, efficaces et pérennes [The Lancet]
    https://lejournaldumedecin.pmg.be/fr/viewer/newsletter/EAKbe2627E05/article/EAKbe2627S27_00

    Une étude du Lancet confirme la sécurité et l’efficacité des vaccins à ARNm, ainsi que leur rôle majeur en santé publique Une étude menée par des chercheurs canadiens, anglais et à Singapour montre que les éléments de preuve accumulés depuis le covid confirment que les vaccins à ARNm constituent une technologie sûre et efficace, appelée à jouer un rôle durable en santé publique. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(26)00512-X/abstract

    -- Permalien

    #santé #médecine

  • Lettre d’une mère frustrée au gouvernement
    https://frustrationmagazine.fr/lettre-mere

    Lorsque j’ai vu que, pour relancer la natalité, vous avez décidé d’envoyer une lettre à tous les Français âgés de 29 ans pour les inciter à faire des enfants, je n’en ai pas fermé l’œil de la nuit. Quel mépris. Je n’ai pas les mots pour exprimer ce que vous m’inspirez, car les mots à ma disposition ne me semblent pas suffisants pour décrire votre comportement. Celui auquel j’ai pensé est « mépris », mais j’ai aussi pensé à « dégoût » ou à « indécence ».

    J’ai accouché d’un petit garçon il y a deux ans. Un accouchement classique : pas de césarienne, pas de péridurale. Bien sûr, j’ai quand même ressenti une fatigue physique et psychique : 48 heures de contractions, les douleurs mammaires, l’énorme responsabilité (synonyme d’angoisse pour beaucoup d’entre nous, les nouveaux parents) d’avoir à veiller sur un petit être nuit et jour pour la première fois ; ça fatigue un petit peu quand même.
    Ça semble évident, mais je le dis quand même : l’arrivée d’un enfant, même dans de bonnes conditions, c’est-à-dire après un accouchement sans complication, est un bouleversement physique et psychique pour les parents, et surtout pour la maman.

    • Malgré mon état d’épuisement général, je réponds que je mets au défi n’importe qui d’aller bien en se réveillant dix fois par nuit, de continuer à performer au travail, de tirer son lait dans les toilettes, d’être constamment seule, sans aucun relais autre que le papa qui rentre à 19 heures.
      Dans ma journée, au-delà de ne pas pouvoir dormir, le corps médical me conseille de faire du sport et de la méditation pour être moins déprimée. Sérieusement ?

      #maltraitance_médicale #médecine_de_classe

  • #Errances_paramédicales. Une perspective féministe sur la #naturopathie

    Une copine consulte une naturopathe pour sa fibromyalgie, une collègue accompagne son père malade d’un cancer avec une plante recommandée par un praticien, une autre s’est formée dans une école quelque temps par curiosité, une quatrième essaie d’en vivre.

    Doctrine historiquement réactionnaire et mystique, la naturopathie s’épanouit aujourd’hui dans le marché du #bien-être et attire particulièrement les #femmes et #minorités_de_genre. Tentative pour injecter quelques enjeux du féminisme dans l’analyse de cette thérapeutique.

    Ce texte est issu du dernier numéro de la revue papier Jef Klak, intitulé « Lait de vache », qui s’intéresse au fait d’ingérer et de digérer.

    Médecines douces, naturelles, non conventionnelles, complémentaires, alternatives, bordent le système de santé publique. Femmes et minorités de genre sont particulièrement nombreuses à butiner un peu ou beaucoup parmi ces propositions thérapeutiques à portée de main, avec la conscience de chercher quelque chose dans le dos du corps médical.

    Cette #quête s’opère souvent dis­crètement. Les débriefs de couloir et d’arrière-cuisine sont des espaces de confiance féminine où ces questionnements et expériences se partagent, mais les discussions autour des #souffrances de #santé ne se jouent pas sur la place publique. Ce #silence est entretenu par le fait que les #pratiques_thérapeutiques dites naturelles se sont développées loin de la #recherche_scientifique sur la santé et font l’objet de critiques acides de la part du corps médical, qui les qualifient de charlataneries, de #fake_meds, de pratiques sectaires. Alors comment penser le recours important des femmes et des minorités de genre à ces thérapeutiques au statut incertain ?

    Revenir sur l’histoire occidentale de la naturopathie depuis une perspective féministe pourrait nous aider à mettre au jour les enjeux politiques autour de la santé des femmes et des #promesses que certaines médecines naturelles nourrissent à cet endroit.

    #Jésus-Christ et #Bouddha naturopathes

    L’histoire de la naturopathie 1 commence à la fin du XIXe siècle, alors que la #médecine_microbiologique de Pasteur, la compréhension du germe et la généralisation du principe de la #vaccination contribuent à résorber de nombreuses maladies. La prophylaxie mise en place par les États conduit à l’amélioration de l’état de santé général. Parmi les courants hygiénistes qui se développent2, certains portent une vision plus mystique. En Allemagne et en Suisse, un mouvement appelé le #Lebensreform rassemble penseurs, artistes et poètes3 autour d’un projet vitaliste de défense d’un mode de vie proche de la nature, jugé plus sain que celui de la société industrielle, et qui passe par des régimes alimentaires végétariens ou des pratiques du corps comme le #yoga. Le néologisme hellénisant naturopathie apparaît aux États-Unis dans les années 1900. Il désigne « les maux par la nature » tout en jouant avec une image : nature’s path, « le chemin de la nature ». #Benedict_Lust, chiropracteur allemand émigré aux États-Unis, le reprend pour nommer l’école qu’il fonde en 1902 à New York : l’#American_School_of_Naturopathy.

    La doctrine naturopathique essaime en Europe. Autour de praticiens réputés charismatiques, les récits de #guérisons_miraculeuses s’accumulent. En Allemagne, cette doctrine est adoptée par les instituts de #médecine_naturelle qui ouvrent depuis la fin du XIXe siècle (l’Université libre des médecines naturelles de Berlin est fondée en 1892). #Pierre-Valentin_Marchesseau l’adapte pour la France à partir des années 1940. Le « père fondateur » français affirme que « la naturopathie est l’art et la science de préserver, optimiser ou recouvrer sa santé par des moyens naturels. » Auteur prolifique (La Santé sans médicament par la naturopathie, Qu’est-ce que la naturopathie ?, Ni médecin, ni guérisseur, le naturopathe est avant tout un hygiéniste, Jésus-Christ naturopathe), il enseigne à partir des années 1960 et jusqu’aux années 1980 une discipline hygiéniste fondée sur une #mystique_du_corps, tout en commercialisant une gamme d’#aliments_biologiques avec la société #Vitagerminels.

    Dans sa thèse, la sociologue Anahita Grisoni relate qu’au cours du XXe siècle, la naturopathie se développe en plusieurs courants. Plus institutionnalisée en Allemagne, elle se maintient en France comme une pratique marginale surtout présente dans les milieux ruraux. Acclimatée à la pensée New Age4 qui se développe, ses repères idéologiques et ses postures thérapeutiques montrent un goût pour l’orientalisme. Les acteur·ices de ces courants invitent un renouvellement du rapport au corps et à la santé. Récemment, iels se sont structuré·es autour d’écoles agréées, d’associations et de syndicats, et la décrivent désormais comme une médecine manuelle et prescriptive, qui fait la synthèse entre les méthodes naturelles de santé. Au sein du réseau de la naturopathie, certain·es défendent son caractère alternatif et contre-culturel, d’autres l’envi­sagent comme étant complémentaire à la médecine publique et ont obtenu qu’elle soit reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une « médecine non conventionnelle », aux côtés des médecines chinoise et ayurvédique.

    L’expression fait côtoyer toutes sortes de médecines, populaires, savantes ou autochtones, mais la naturopathie a une histoire propre, bien distincte de celle des savoirs empiriques et situés des pharmacopées traditionnelles.

    Un socle idéologique persistant

    Nombre de praticien·nes ne se réfèrent pas aux préceptes posés par les fondateurs. Iels bricolent entre plusieurs manières d’envisager le corps et la santé et entre des pratiques hétérogènes : phytothérapie 5, prescriptions alimentaires, massages, réflexologie, iridologie6.

    Que dire alors d’une thérapeutique aussi plastique dont les pratiques comprennent des références scientifiques à l’anatomie et à la nutrition, mais aussi des notions ésotériques ?

    La thérapeutique est pourtant difficile à saisir sans la situer dans l’histoire doctrinaire qui la balise et lui donne sens. Les programmes des écoles de naturopathie, labellisées par la Féna (Fédération des écoles de naturopathie), comme les présentations des praticien·nes, mentionnent systématiquement un socle idéologique : causalisme, vitalisme, humorisme, hygiénisme, holisme7. Derrière ces mots obscurs et pour certains surannés se dresse une conception du corps héritée des hygiénismes du XIXe siècle. Le corps est mu par une force vitale, principe spirituel et métabolique, qui se réalise dans un équilibre sans cesse menacé par la surcharge et l’accumulation de toxines.

    Les courants hygiénistes vitalistes du XIXe siècle sont animés par un dégoût esthétique des grandes villes, dans lesquelles arrive une population rurale appelée à travailler dans les industries périurbaines. Ces travailleur·ses mal logé·es, paupérisé·es, vulnérables aux épidémies et aux maladies professionnelles, inspirent chez les tenant·es de l’hygiénisme un sentiment de dégénérescence liée à l’urbanité. Iels en conçoivent une vision inquiète du corps, souillé au niveau intestinal comme moral par un environnement et une alimentation produites par la modernité industrielle. Il faut chercher à éviter les poisons, sinon les expurger. La Nature y est une idée forte : elle devient une source de valeurs qui stimule et oriente des programmes thérapeutiques. Maintenir son corps sain, c’est le discipliner par des moyens naturels, comme l’héliothérapie ou l’hydrothérapie8.

    Les courants hygiénistes, creusets des médecines dites naturelles, établissent un lien entre le corps et l’état de l’environnement. La façon dont ils problématisent la santé pose les bases d’une écologie corporelle qui résonne avec les menaces écologiques contemporaines de pollutions du sol et de l’air. Ces médecines s’insèrent aisément dans le très contemporain thème du retour à la terre9.

    Une capture des vulnérabilités

    L’autorité que cette doctrine donne historiquement à la nature devrait activer une alarme féministe. Selon la sociologue Colette Guillaumin, la référence à cette « grande organisatrice et régulatrice des rapports humains10 » est un vieux levier réactionnaire pour légitimer l’ordre social et sexuel. Et à raison : plusieurs des représentant·es les plus visibles et médiatisé·es de la naturopathie associent leur discipline de santé par les moyens « naturels » à un discours nettement traditionaliste, insistant sur la différence sexuelle, assignant les personnes qui y ont recours à leur rôle de genre, diffusant plus ou moins explicitement un rejet de l’homosexualité11. Relire l’émergence de cette thérapeutique à partir de ses principes mystiques et conservateurs donne des sueurs froides.

    Le recours banalisé à la nature ne vaut pas pour autant adhésion à l’idéologie réactionnaire ; il est souvent sélectif et critique. Mais un autre malaise fait son chemin. Dans le monde de la naturopathie, des parcours de reconversion et de formation jusqu’aux usager·es, les femmes sont surreprésentées. Endométriose, fibromyalgie, Covid long, dépression : les souffrances corporelles et psychiques que proposent d’adresser celleux qui exercent ont en commun de faire l’objet d’une mauvaise prise en charge médicale. Les maladies chroniques ou les problèmes gynécologiques, ces souffrances marquées des femmes et minorités de genre, sont mal diagnostiquées et soignées. Ces dysfonctionnements ne révèlent pas une négligence marginale, mais un sexisme structurel qui agit depuis les angles morts de la recherche scientifique jusqu’à la position autoritaire et infantilisante des médecins « sachants », en passant par l’organisation gestionnaire du système médical public.

    Les brochures des naturopathes et praticien·nes des médecines non conventionnelles racontent en creux la solitude, les symptômes mal identifiés ou psychologisés, l’errance médicale. Elles racontent les stress particuliers qui touchent au médicament : les trai­tements aux résultats décevants, la crainte des effets secondaires, le manque de transparence, d’information, de reconnaissance des affects et des compétences des personnes soignées. La confiance a aussi été entamée par les scandales sanitaires comme celui du Médiator12, l’escroquerie du Spasfon13, où les industries pharmaceutiques et les pouvoirs publics ont sciemment mis en danger des gens pour engranger des bénéfices à court terme. Ces brochures disent enfin les vulnérabilités historiquement produites par le milieu médical, autant de « zones d’expérience dévastées », pour reprendre l’expression utilisée par Isabelle Stengers dans son Sorcellerie capitaliste14.

    Au regard du coût des formations (12 995 euros pour la formation de quinze mois à l’Institut supérieur de naturopathie), des consultations (entre 60 et 110 euros), des probiotiques et des compléments alimentaires, de l’acquisition ou de la location de machines (osmoseur, physioscan), la surreprésentation des femmes et minorités de genre parmi les usager·es de ces médecines se traduit par une saisie directe de leurs ressources. L’enjeu est économique, mais aussi clinique. Selon la morale vitaliste dix-neuviémiste que diffusent les médecines naturelles, il ne s’agit pas exactement de prévenir ou de guérir la maladie mais de produire plus de vie. Le programme thérapeutique associé à cette idée est assez opaque : évacuer des toxines (mais que sont-elles exactement ?), dynamiser l’organisme, régénérer les cellules (qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?). Dans ce rapport métaphorisé au corps, la matérialité des maladies s’estompe15. Connaître précisément leur fonctionnement biologique perd de l’intérêt ; la guérissabilité n’est pas nécessairement à l’agenda. Femmes et minorités de genre font ainsi l’expérience d’une autre errance médicale, tout aussi fragilisante, prenant les chemins de traverse enherbés des médecines douces et naturelles, ce qui retarde souvent leur prise en charge médicale.

    L’enjeu de genre autour de l’alimentation est par ailleurs exacerbé. Les médecines naturelles diffusent implicitement ou explicitement une critique de la modernité alimentaire, et avec elle, l’idée selon laquelle on s’intoxiquerait en mangeant mal, que des aliments comme le sucre seraient « meurtriers » quand d’autres prolongeraient la vie16. Le rapport à soi encouragé par ce programme thérapeutique pousse à une amélioration constante de son alimentation et de son hygiène, gage d’une aptitude à la santé et à la vitalité. Chez une population féminine historiquement sujette aux privations et à un contrôle social permanent exercé sur ce qu’elle mange, la discipline de la bonne alimentation est un pipeline menant droit à des conduites à risque, comme l’orthorexie17. C’est également majoritairement aux femmes qu’incombe la responsabilité de l’alimentation des enfants, et pour elles les injonctions sophistiquées à parfaire son alimentation peuvent déboucher sur des préoccupations sans fin. L’essor de thérapeutiques onéreuses et incertaines dans leurs effets cliniques capture ainsi les multiples vulnérabilités féminines.

    Réappropriations féministes de la santé

    Le sexisme structurel du milieu médical a fait ­l’objet d’une longue et intense lutte féministe. Celle-ci a montré comment la professionnalisation et la masculinisation de la médecine en Europe avait dépossédé les femmes de leurs savoirs et du contrôle de leur corps18.].

    Elle a pris pour objet le rapport de pouvoir, paroxystique à ­l’endroit de la gynécologie, haut lieu des violences sexistes et sexuelles et du bafouement du consentement. Pour échapper à la soumission à l’autorité du médecin sachant, des groupes sont nés aux États-Unis et en France dans les années 1970 et ont expérimenté l’autogynécologie19. L’incroyable Our Bodies, Ourselves est publié en anglais en 1971, puis traduit et adapté en France sous le titre Notre corps, nous-mêmes en 197720. Ce manuel a aidé à poser les bases d’une réappropriation féministe des questions de santé, aussi appelée self-help : connaître son corps, s’auto-examiner, se débarrasser de la honte, faire circuler la parole, comprendre et pouvoir reproduire un acte médical, avoir son mot à dire sur les procédures, etc. Des groupes locaux du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) au Planning familial, ces expérimentations nées dans les années 1970 ont propulsé un grand mouvement féministe d’éducation populaire en matière de santé sexuelle et de sexualité, dont les actions récentes contre les violences gynécologiques et obstétricales renouvellent la nécessité21.

    Les luttes écoféministes, en prenant pour thème l’alimentation, la santé, l’environnement ou l’industrie nucléaire, ont aussi largement mis en cause l’association néfaste entre les femmes et la nature. Elles ont retourné cette dévalorisation conjointe pour en faire un élément critique de compréhension de nos expériences individuelles et collectives. Pour les militant·es écoféministes, le fait de « se réapproprier ce qui a été distribué du côté de la féminité22 » relève d’un essentialisme stratégique. Aucune vision idéalisée et harmonieuse des femmes dans la nature ici : les pratiques, les luttes et les écrits écoféministes montrent une mobilisation conflictuelle, instable et renégociable, critique sur les ambiguïtés qu’elle peut recouvrir.

    S’adressant à un ensemble de problématiques de santé des femmes, les médecines naturelles convoquent elles aussi l’association entre femme et nature, mais elles la font basculer sur un versant essentialiste, et non critique. Très empreintes d’une pensée de la différence sexuelle, mettant l’utérus au centre de la vie psychique et subjective des femmes, elles ravivent l’idée tenace que les femmes sont plus « naturelles » que les hommes, qu’elles sont « naturellement spécifiques » pour le dire avec les mots de la sociologue Colette Guillaumin23.
    Sorcières naturopathes et autonomie féministe

    L’antagonisme est fort entre l’histoire des luttes féministes autour de la santé et le développement historique des médecines naturelles. Pourtant en Allemagne, des femmes ont créé un regroupement de naturopathes féministes, le réseau des Frauenweise, les « femmes sages24 ». En Suisse, le Dispensaire des femmes, un centre de santé autogestionnaire autour de la santé sexuelle et reproductive ouvert entre 1978 et 1987, a très tôt mis la naturopathie en pratique. Rina Nissim, membre du Dispensaire et militante du Mouvement de libération des femmes genevois, publie en 1994 Le Manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes chez la maison d’édition féministe Mamamélis. Ce manuel est une référence dans les groupes Santé-femmes25 et au-delà. Comment la naturopathie, doctrine et mystique de santé historiquement réactionnaire, aujourd’hui bien plus intégrée au marché du bien-être qu’au militantisme de la santé, a-t-elle pu croiser l’histoire du féminisme ?

    Figure centrale de cette jonction, Rina Nissim raconte cette réappropriation féministe de la naturopathie comme une façon hétérodoxe de pratiquer la doctrine sans hériter de ses aspects réactionnaires. Elle propose de redéfinir la santé des femmes en valorisant leur autonomie ; la promesse est séduisante.

    « Pour moi, ce qui est central c’est qu’on se réapproprie sa santé, qu’on ait envie de reprendre un petit peu les choses en main. Or, je prétends que la médecine par les plantes, la phytothérapie, c’est une chose que chacune peut se réapproprier, c’est du niveau de la cuisine. Si une femme ose mettre du romarin sur son plat pour le rendre plus digeste, si elle prend du bicarbonate de soude qu’elle met dans la fondue pour diminuer l’acidité de ce plat, je prétends qu’elle est à deux doigts de faire une recette populaire pour la toux de son fils et qu’il suffit de peu pour qu’elle fasse aussi une petite préparation pour elle-même. Alors, si on peut lui rendre accessible cette possibilité et en même temps l’aider à se rendre compte qu’un certain nombre de ses maladies sont liées à sa position sociale, à savoir à son oppression en tant que femme, si on arrive à lui faire prendre conscience de cela et qu’à la fois on lui donne un ou deux outils simples et efficaces, il peut se passer quelque chose de sensationnel. Et cela, c’est féministe. C’est le but de mon travail26. »

    Les luttes féministes sur la santé fabriquent des dispositions collectives : être indocile par rapport au contrôle autoritaire exercé par l’institution médicale, sentir le besoin de se réapproprier son corps, savoir qu’une connaissance empirique de soi est possible et peut aiguiller les choix de santé, avoir du goût pour l’expérimentation à plusieurs.

    La naturopathie réinventée de cette façon depuis le féminisme voudrait la placer comme un cadre qui favorise ces dispositions. Elle se définit comme une pratique empirique de soi : observer ce que ça fait de manger ceci, d’arrêter de manger cela, ce qui marche par rapport à un état, une souffrance physique ou psychique. La façon dont cette naturopathie féministe cherche à hacker sa propre doctrine réactionnaire peut être un malentendu fécond, une façon de la voler à sa propre histoire. Mais il faut mesurer le risque pris, et s’interroger honnêtement sur les bénéfices de cette confusion.

    Les positions de Rina Nissim résonnent avec ce qu’Ivan Illich appelle l’autonomie-santé, qui renvoie au fait de trouver les conditions d’une indépendance vis-à-vis du système médical et pharmaceutique industriel. Elle défend le projet d’une médecine populaire qui s’appuie sur les savoirs locaux et les relais féminins de transmission, pour bâtir une alternative à une médecine patriarcale. Savoirs et pratiques locales sont valorisées comme des viviers de pratiques alternatives supposées échapper « aux impasses et nuisances perçues dans la médecine officielle27 ».

    Ce féminisme de la santé met fondamentalement au centre la posture de santé et la responsabilité de l’usager·e. Et dans l’idée attrayante d’une santé qui passe par des comestibles et des gestes accessibles et quotidiens, la valeur que prend la nature tient à une promesse de simplicité. Or les pratiques thérapeutiques liées aux plantes et à l’alimentation sont extrêmement complexes à mettre en œuvre et à maîtriser. Plus critiquement encore, la plupart des gros enjeux de santé qui touchent les femmes et les minorités de genre, handicapées, malades chroniques, etc., ne peuvent pas être résolus par des moyens à portée de main. Tandis que la pandémie de Covid-19 a vu les femmes surexposées au risque de Covid long, les représentant·es des médecines naturelles valorisaient des solutions qui masquaient les enjeux vitaux et diffusaient des conceptions validistes et individualistes de la santé. L’éloge de l’autonomie par l’alternative peut s’articuler insidieusement à la destruction néolibérale du système de santé publique et au définancement d’associations de santé comme le Planning familial. Il fonctionne à merveille avec le marché du bien-être et la capture mercantile des vulnérabilités28.

    Une question forte demeure : quelle autonomie voulons-nous porter ? La valorisation du self-help, liant autonomie et pouvoir autour de sa propre santé, prend un sens particulier au sein des groupes Santé-femmes, qui portent une pratique féministe communautaire pensant ensemble santé individuelle et environnement sociopolitique. Le self-help réduit l’impuissance que charrient les problèmes de santé. Pour autant, il ne peut pas défaire seul l’association entre savoir et pouvoir que le corps médical monopolise et qui cimente son fonctionnement sexiste et patriarcal.

    Si les compositions politiques expérimentées dans l’autogynécologie et les groupes Santé-femmes sont un modèle d’autonomie, d’autres interprétations féministes et d’autres compositions politiques sont possibles et semblent même nécessaires. L’anthropologue mexicaine Denisse Guerrero Márquez, activiste au sein du collectif Nuestra Salud Feminista, propose de bâtir une épidémiologie féministe29 qui nous permettrait de penser les processus santé-maladie30 dans un cadre stratégique qui ne soit pas celui de l’alternative, mais celui d’une réappropriation féministe d’une science médicale pluralisée et conflictualisée. Un tel projet mettrait au centre d’autres questions : comment accéder à la littérature médicale et aux données scientifiques, nous former tout en travaillant à les mettre en perspective collectivement31 ?

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    Quelques ressources :

    « Ne plus subir le médical. Discussion avec des membres d’un groupe “Santé-femmes”, propos recueillis par Naïké Desquesnes, Z : Revue itinérante d’enquête et de critique sociale 2016 (n° 10), Éditions de la dernière lettre, p. 180-185 ; le documentaire Regarde, elle a les yeux grand ouverts de Yann Le Masson (1980). L’Auto-examen, un geste de santé, édité par le Centre de santé des femmes de Montréal (Éditions du remue-ménage),
    la brochure S’armer jusqu’aux lèvres à lire ici, et enfin l’ouvrage de Lucile Queré, Un corps à nous. Luttes féministes pour la réappropriation du corps, Presses de Sciences Po, 2023.

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    Notes :
    Cette histoire s’appuie sur la thèse de sociologie rédigée par Anahita Grisoni, « Sous les pavés, la terre : culte du bien-être et nouveaux métiers. La naturopathie en transformation à la conquête du marché », éditions EHESS, 2011. ↩
    Voir dans ce numéro l’entretien avec Hourya Bentouhami, « La nation est obsédée par la manière dont les gens mangent », p. 26, ainsi que Ni Dieu ni maître, ni viande ni alcool, p. 52. ↩
    Parmi eux, on peut citer Adolf Just, Louis Kuhne, Karl Wilhelm Diefenbach, Hugo Höppener ou encore Gustav Gräser, mais aussi Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie. ↩
    Courant spirituel occidental apparu dans les années 1960, le New Age est un syncrétisme entre les spiritualités et médecines orientales, intégrant des éléments du bouddhisme et des médecines savantes, essentiellement chinoises et ayurvédiques reprenant les notions de réincarnation, de karma, de chakras et d’énergie. La médecine ayurvédique, originaire d’Inde, est fondée sur la théorie selon laquelle les maladies résultent d’un déséquilibre des forces vitales (prana), et vise à rétablir l’équilibre de l’organisme. ↩
    Nom donné aux diverses pratiques de santé qui impliquent l’usage de plantes. ↩
    La réflexologie est une pratique de santé utilisant le massage de zones censées correspondre à des organes ou fonctions physiologiques. L’iridologie est le nom d’une pratique fondée sur l’observation de l’iris. ↩
    Le causalisme suppose que nos symptômes résultent d’une cause qu’il faut considérer en priorité. Le vitalisme envisage la vie comme de la matière animée d’une force vitale. L’humorisme vient de la médecine d’Hippocrate qui envisage la santé comme variant selon l’équilibre des humeurs (le sang, la bile, l’atrabile, la lymphe). Les thérapies holistiques prétendent soigner en tenant compte de la « globalité de l’être humain ». ↩
    L’hydrothérapie désigne un ensemble de pratiques qui mobilisent l’eau, le bain dérivatif ou le bain de siège. L’héliothérapie prône l’exposition corporelle totale à la lumière du soleil pour guérir les maladies. ↩
    « Naturopathie et écofascisme. Quand l’extrême-droite se mêle de santé et d’environnement », Ruptures, printemps 2007. ↩
    Colette Guillaumin, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, côté-femmes éditions, 1992, p.61. ↩
    On peut citer plusieurs de ces figures charismatiques à la tête de modèles économiques juteux. Irène Grosjean prône le bain de siège, l’alimentation crue, les purges, le jeûne en même temps que les thérapies de conversion, et responsabilise les femmes des violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent. Thierry Casasnovas tient des positions masculinistes hostiles aux droits reproductifs, et désinforme au sujet de la contraception et de l’avortement. Le collectif l’Extracteur mène une veille sur ces réseaux traditionalistes, voir le site du collectif . ↩
    Voir la BD Mediator – Un crime chimiquement pur d’Irène Frachon, Éric Giacometti et François Duprat. Delcourt, 2023. ↩
    Voir le livre Pilules roses de Juliette Ferry-Danini sur le Spasfon, majoritairement prescrit aux femmes sans qu’aucun résultat clinique n’ait été prouvé. ↩
    Isabelle Stengers et Philippe Pignard, La Sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La Découverte, 2005. ↩
    Susan Sontag, La Maladie comme métaphore, Christian Bourgois, 2009. ↩
    Le sociologue Gilles Tétart décrit la valeur de certains aliments, comme le miel ou la gelée royale, perçus comme pouvant rendre le corps plus vivant. Voir « Consommer la nature et parfaire son corps. Les produits apicoles », Études rurales, 165-166, 2003, p. 9-31. ↩
    Trouble alimentaire caractérisé par une volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains. ↩
    Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, 2014 ; Barbara Ehrenreich et Deirdre English, Sorcières, sages-femmes et infirmières. Une histoire des femmes et de la médecine, éd. Cambourakis, 2015 [1976 ↩
    L’autogynécologie recouvre un spectre de pratiques qui va de la gynécologie médicale – contraception, traitement de pathologies gynécologiques, dépistage du cancer du sein par l’autopalpation, avortement, traitement de la ménopause, sexualité – à la réappropriation du corps et des représentations qui y sont liées. ↩
    Un groupe féministe l’a tout récemment repris et réécrit. Notre corps, nous-mêmes, Hors d’atteinte, 2020. ↩
    Le collectif Stop-VOG anime aujourd’hui cette lutte en levant le silence autour des violences commises par le médecin Émile Daraï, officiant à l’hôpital Tenon. Leur site. ↩
    Expression utilisée par Émilie Hache, dans Reclaim, Anthologie de textes écoféministes, Cambourakis, 2016, p. 25. ↩
    « Du fait que les femmes sont une propriété matérielle concrète, se développe sur elles (et contre elles) un discours de la Nature. On les crédite (comme le croient certaines optimistes), on les accuse (en fait) d’être des êtres naturels, immergés dans la Nature et d’être mues par elle. Des choses vivantes, en quelque sorte. », ibid., p. 80. ↩
    À retrouver ici. ↩
    Groupe de femmes se réunissant afin de mieux connaître leur corps, prendre soin de leur santé et trouver plus d’autonomie, fabriquant ce faisant une auto-expertise collective. ↩
    Catherine Fussinger, Séverine Rey et Marilène Vuille, « S’approprier son corps et sa santé. Entretien avec Rina Nissim », Nouvelles Questions féministes, no 25, Éditions Antipodes, 2006, p. 98-116. ↩
    C’est une expression du collectif Cabrioles. Voir « L’autodéfense sanitaire. Entretien avec le collectif Cabrioles », propos recueillis par Aliènor Bertrand, Patrick Giraudoux et Arnaud Macé dans Les Temps des pandémies, Belin, 2023. ↩
    Nicolas Marquis, Du bien-être au marché du malaise, Presses universitaires de France, 2014, et Katie Thornton, « L’industrie des médecines alternatives voit dans le Covid long une opportunité commerciale », disponible ici. ↩
    Denisse Guerrero Márquez, « Approches théoriques et conceptuelles pour une épidémiologie féministe », traduction effectuée par le collectif Cabrioles, à lire ici ↩
    Expression utilisée par Denisse Guerrero Márquez. ↩
    Un grand merci au collectif Cabrioles dont je reprends ici les pistes et questions posées.

    https://www.jefklak.org/errances-paramedicales

    #santé #féminisme #médecine_non_conventionnelle #phytothérapie#massages #réflexologie #iridologie #nutrition #ésotérisme #anatomie #Fédération_des_écoles_de_naturopathie (#Féna) #causalisme #vitalisme #humorisme #hygiénisme #holisme #corps #toxines #dégénérescence #villes #urbanité #modernité #industrialisation #corps #héliothérapie #hydrothérapie #écologie_corporelle #retour_à_la_terre #vulnérabilités #nature #homophobie #sexisme #solitude #Médiator #Spasfon #industrie_pharmaceutique #probiotiques #compléments_alimentaires #sucre #hygiène #orthorexie #gynécologie #autogynécologie #self-help #Mouvement_pour_la_liberté_de_l’avortement_et_de_la_contraception (#MLAC) #planning_familial #éducation_populaire #santé_sexuelle #écoféminisme #essentialisme #Frauenweise #Dispensaire_des_femmes #Rina_Nissim #luttes_féministes #naturopathie_féministe #autonomie-santé #médecine_populaire #alternative #médecine_patriarcale #patriarcat #validisme #individualisme #autonomie #santé_publique #Denisse_Guerrero_Márquez #Nuestra_Salud_Feminista #épidémiologie_féministe

    déjà signalé ici par @lyco :
    https://seenthis.net/messages/1103951

    • #Anthroposophie et #écofascisme, par #Peter_Staudenmaier

      L’anthroposophie est la religion ésotérique fondée par #Rudolph_Steiner dont les avatars tentaculaires et pseudo-scientifiques infiltrent aussi bien le tissu institutionnel et politique de l’écologie que les milieux de l’agriculture, éducation et médecine alternatives. Son histoire est indissociable du #totalitarisme_raciste.

      Historien et écologiste social, engagé dans le mouvement anarchiste, le mouvement vert, et le mouvement coopératif aux États-Unis et en Allemagne, Peter Staudenmaier est professeur à l’université de Marquette (Wisconsin).

       » En juin 1910, Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie, commença une tournée d’exposés en Norvège par une conférence devant un public nombreux et attentif. Le cycle de conférences était intitulé « La mission des âmes nationales en relation à la mythologie germano-nordique ». Dans les conférences d’Oslo, il présenta sa théorie des « âmes de peuple » ou « nationales » (#Volksseelen en allemand, la langue natale de Steiner) et accorda une attention particulière aux questions mystérieuses de « l’#esprit_nordique ». Les « #âmes_nationales » de l’Europe du Nord et Centrale appartiennent, expliqua Steiner, aux peuples « germano-nordiques », le groupe ethnique le plus spirituellement avancé du monde, qui avait été à l’avant-garde de la plus élevée des cinq « races- racines » historiques. Cette cinquième race-racine supérieure, raconta Steiner à ses auditeurs d’Oslo, était bien sûr la race « #race_aryenne ».

      Si cette cosmologie particulière semble étrangement similaire aux mythes teutons de Himmler et Hitler, la ressemblance n’est pas fortuite. L’anthroposophie et le national socialisme ont tous deux des racines profondes dans la confluence des nationalismes, populismes de droite, romantismes proto-environnementalistes, et #spiritualismes_ésotériques qui caractérisaient une grande partie de la culture allemande et autrichienne à la fin du dix-neuvième siècle. Mais le lien entre la pseudo-religion stratifiée racialement et la montée des nazis va bien au-delà de simples parallèles philosophiques. L’anthroposophie a eu une influence concrète sur l’« aile verte » du #fascisme allemand. En outre, la politique réelle de Steiner et de ses disciples a toujours montré une ligne profondément réactionnaire.

      Pourquoi l’anthroposophie, en dépit de ses éléments racistes évidents et son passé de compromission, continue-t-elle à jouir d’une réputation progressiste, tolérante, éclairée et écologique ? Les détails des enseignements de Steiner ne sont pas bien connus en dehors du mouvement anthroposophique, et dans ce mouvement la longue histoire de l’implication idéologique dans le fascisme est en général refoulée ou carrément niée. De plus, de nombreux anthroposophes ont individuellement gagné du respect pour leur travail dans l’éducation alternative, dans l’agriculture biologique, et dans le mouvement écologiste. Néanmoins, il est regrettable que la collaboration anthroposophique avec une racine spécifiquement “écologiste” du fascisme persiste au XXIe siècle.

      Les groupes anthroposophiques organisés sont souvent mieux connus à travers leur vaste réseau d’institutions publiques. Les plus populaires d’entre elles sont probablement le mouvement des #écoles_Waldorf, avec des centaines d’écoles dans le monde, suivi par le mouvement d’#agriculture_biodynamique, qui est particulièrement actif en Allemagne et aux États-Unis. D’autres entreprises anthroposophiques bien connues comprennent les produits cosmétiques et pharmaceutiques #Weleda et le label #Demeter pour les produits alimentaires sains. La communauté nouvel-âge de #Findhorn en Écosse possède aussi une forte composante anthroposophique. Les anthroposophes ont joué un rôle important dans le développement des #Verts allemands et l’ancien ministre de l’intérieur allemand, #Otto_Schilly, un des plus importants fondateurs des Verts, est un anthroposophe.

      Compte tenu de cette vaste visibilité publique, il est peut-être surprenant que les fondements idéologiques de l’anthroposophie ne soient pas mieux connus. Les anthroposophes eux-mêmes, cependant, considèrent leur doctrine hautement ésotérique comme une « #science_occulte » propre à une élite éclairée spirituellement. Le nom même d’anthroposophie suggère à beaucoup d’étrangers une orientation humaniste. Mais l’anthroposophie est à bien des égards une vision du monde anti-humaniste, et des humanistes comme Theodor Adorno et Ernst Bloch s’y sont opposés dès le début. Son rejet de la raison au profit de l’expérience mystique, sa subordination des actions humaines à des forces surnaturelles, et son modèle complètement hiérarchisé du développement spirituel, tout cela montre que l’anthroposophie est contraire aux valeurs humanistes. »

      https://www.ccmm.asso.fr/anthroposophie-et-ecofascisme-par-peter-staudenmaier
      #ésotérisme #racisme #humanisme

      Le texte téléchargeable en pdf :
      https://jf.bizzart.biz/ArticlesPDF/PS_EcofascismeV2.pdf

  • De Cuba à la Calabre : les #missions_médicales en temps de crise

    Des médecins cubains contribuent à pallier la grave pénurie de personnel soignant en Calabre, en Italie, où les hôpitaux souffrent d’un manque criant de personnel et d’années de sous-investissement.

    Cependant, les missions médicales internationales de Cuba sont la cible d’une campagne de plus en plus virulente menée par des politiciens américains. Le gouvernement américain accuse les brigades médicales cubaines de « travail forcé », tandis que Cuba affirme que ses médecins participent bénévolement à des missions à l’étranger et fournissent des soins de santé essentiels aux populations défavorisées du monde entier.

    Depuis les années 1960, des professionnels de santé cubains ont œuvré dans plus de 150 pays. Aujourd’hui, des centaines de médecins cubains travaillent en Calabre, en Italie, où les autorités locales reconnaissent leur rôle déterminant dans la prévention des fermetures d’hôpitaux et l’amélioration de l’accès aux soins.

    Afin de comprendre les enjeux de ce débat politique, une équipe de Belly of the Beast s’est rendue dans le sud de l’Italie pour s’entretenir directement avec des médecins cubains, des patients italiens, des professionnels de santé et des représentants du gouvernement.

    https://www.youtube.com/watch?v=OWuf2I6Xhok


    #Cuba #Calabre #médecins #santé #vidéo #Polistena #Lamezia_Terme #Roberto_Occhiuto #hôpitaux #système_de_santé #main-d'oeuvre #mafia #ndrangheta #infiltration_mafieuse #urgences #Locri #Serre_San_Bruno #missions #missions_à_l'étranger #Roccella_Jonica #Italie #Italie_du_sud

  • Longévité : une protéine anti-inflammatoire aide des souris âgées à retrouver la forme
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4950

    Et si l’on pouvait mieux vieillir en contrôlant l’inflammation chronique ? Une nouvelle étude montre qu’une protéine naturellement présente dans l’organisme pourrait aider à préserver plus longtemps les capacités physiques et osseuses. Une piste prometteuse pour la recherche sur la longévité. Ce sujet de vieillissement en pleine forme physique a été traité de plusieurs sujets par nos rédacteurs chez Populi-Scoop. Sports / Santé

    / #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes, Sciences & Savoir

    #Sports_/_Santé #Sciences_&_Savoir

  • STEOM : le premier stérilet pour homme sera français, révolution médicale dans la lignée des grandes découvertes hexagonales
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4947

    Après le stéthoscope, les vaccins ou la radiothérapie, la France pourrait bientôt signer une nouvelle révolution médicale : le premier stérilet pour homme. Baptisé STEOM, ce dispositif né à Lille promet de bousculer les codes de la contraception.Mis au point dans la coquette ville du Nord, cet objet pourrait ouvrir une nouvelle ère pour la contraception masculine. Sans hormones, réversible et pensé comme une alternative à la vasectomie, tel un instrument qui prolonge la grande tradition des innovations médicales françaises. High-tech / Sciences

    / #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, économie , Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes

    #High-tech_/_Sciences #économie_ #Sciences_&_Savoir

  • Histoire du tabac et santé : du rite sacré au fléau mondial
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4941

    Saviez-vous que le premier Européen à avoir fumé a fini en prison, accusé de sorcellerie ? Derrière cette anecdote se cache le début d’une industrialisation massive et d’une catastrophe sanitaire sans précédent : 68 000 décès prématurés par an rien qu’en France, un coût économique colossal et une menace invisible pour les non-fumeurs. Face à ce bilan dévastateur, la résistance s’organise et un véritable tremblement de terre législatif se prépare. Découvrez notre analyse complète sur Populi-Scoop : [Lien vers l’article] Sports / Santé

    / #Data_-_Données, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes, Sciences & Savoir

    #Sports_/_Santé #Sciences_&_Savoir

  • The Joy of Resistance - Craig Murray
    https://www.craigmurray.org.uk/archives/2026/06/the-joy-of-resistance

    Je crois que le vieux monsieur écossais parle pour beaucoup entre nous qui souffrent des limites physiques et juridiques dans ce monde.

    Il est intéressant d’apprendre que d’un point de vue de patient en cardiologie la qualité du système médical du Royaume Uni a atteint un niveau inférieir à celui du Vénézuela.

    6.6.2026 by Craig Murray - Just a quick note to say that I am very aware that lately I have been rather bitter, which is not good for anybody, especially me. The disappointments and state outrages have been no worse than usual; my frustration at my poor health, and the subsequent constraint of my ability to fight back, has rather soured my mood.

    My twitter posts have been unpleasantly acerbic. Last Sunday on the Crispin Flintoff Show I gave a rant aimed at the soft zionist English Palestine Solidarity Committee, which I immediately regretted as over the top – not wrong in substance, but lacking kindness and tolerance.

    The good news is I am aware of this and think I can overcome it.

    It has been a very embittering time. The Genocide in Gaza is entering a new phase, and despite the radical shift in international public opinion, those in charge of states – and not only Western states – still show no genuine intention to stop it. The Palestinians have been written off already by those in power over us, erased as a factor. Israel is now simply repeating the Gaza playbook in South Lebanon. I know the villages and towns they are destroying and in many cases have been a guest of the people there. The killing and the destruction of a profound and ancient civilisation is heartbreaking.

    I am deeply shocked by the cancellation of the Scottish judicial review of the proscription of Palestine Action. Until I entered the courtroom on Wednesday 27th, I was not worried.

    Well, that is not quite true – I started to worry two days earlier when I found that although the permission hearing had been in Court No 1 and livestreamed, this much more substantive hearing would be tucked in Court No 6 and would not be livestreamed. Why was it being hidden?

    I still find it hard to accept that the judge Lord Young who, in January, ruled in ringing terms that a Scot resident in Scotland, whose liberties were infringed in Scotland, was entitled to the jurisdiction of a Scottish court, has now ruled starkly that Scotland must accept the decision of the English Court of Appeal in the interests of “comity”.

    It would be interesting if there were a clue somewhere that Scottish judges are subject to England. Here is a picture of Lord Young Scott (who is modelling the standard issue uniform):

    Interestingly this costume is subject to one of those beloved British lies, which is a straightforward fabrication but which you will find in every publication on the subject.

    The lie is that the St George’s crosses, adopted in these Scottish legal robes in Victorian times, were a stylised representation of previous fastenings or rosettes in those positions, and are not St George’s crosses at all.

    The problem is there exist many dozens of portraits of Scottish judges in robes before this costume was adopted, and not one portrait, anywhere, shows anything that remotely could be fastenings or rosettes in these positions which later became stylised St George’s crosses.

    The official explanation of why senior Scottish judges wear the English flag is simply and completely untrue.

    A previous Lord Young in the 1890’s refused to wear the costume with St George’s crosses, which was a scandal at the time.

    Let us return to our current Palestine Action case. In January Lord Young ruled this:

    I am satisfied that it is appropriate to grant permission for this judicial review to proceed in Scotland notwithstanding the existence of English proceedings which are at a more advanced stage. As a matter of principle, a petitioner who has standing and whose petition sets out arguments of sufficient merit to satisfy s27B(2)(b) of the 1988 Act should not be refused permission because of the existence of parallel proceedings in another UK jurisdiction. The petitioner claims that his legal rights have been illegally circumscribed by the 2025 Order.
    He is entitled to look to the courts of his place of residence for a determination of that complaint. The cases of Cherry v Advocate General 2020 SC 37 and R (Miller) v Prime Minister [2019] EWHC 2381 support the petitioner’s argument that there is nothing inherently objectionable with proceedings on the same issue progressing through different jurisdictions within the UK at the same time.

    How can the same judge in the same case four months later then rule this, which is the precise opposite?:

    In the current proceedings, the legal costs which will be incurred from now until the substantive hearing towards the end of June will increase exponentially. We know that a decision of the [English] Court of Appeal will have been issued prior to the substantive hearing. While that judgment may, or may not, be the final word on this issue, the judgments handed down by the Court of Appeal will be highly significant. It is
    almost inevitable that the final decision on the legality of the 2025 Order will be made either by the English Court of Appeal, or by the Supreme Court on a further appeal in Ammori. The petitioner’s challenge to the 2025 Order in these proceedings is likely to be resolved, one way or the other, by the final decision in Ammori. It is said that a sist brings the petitioner’s right to have his claim determined to a practical end. But Ammori will resolve the issue he wants determined

    The judge’s volte face was obvious in the courtroom literally in the first five minutes. His mind was not changed in the courtroom; it had been changed for him before we ever got to say a word.

    His decision is to “sist” or postpone our case until after the English Court of Appeal case (and any appeal to the Supreme Court) – which means to close down our case permanently. I was informed by our advocates that because this is a “procedural” decision to kill our case administratively – thus avoiding an actual decision on whether the proscription of Palestine Action was legal – there is no chance of appeal.

    I am really not happy to let the sleekit Lord Young get away with this and I have instructed the legal team to appeal against the sist. Even if leave to appeal is denied, I think we have to register protest and at least try to resist – the decision takes Scotland backward from the Cherry/Miller case where separate judicial reviews did proceed in Scotland and England over the prorogation of Parliament.

    Cherry/Miller was a breakthrough against centuries of Scotland accepting the decision of English courts which have no jurisdiction here.

    What is particularly unjust is that Lord Young stated that the reason for his ruling is that the Scottish judicial review had not started yet, whereas the decision of the English Court of Appeal is imminent.

    This is infuriating because the Scottish judicial review was scheduled for March. It has been repeatedly – and deliberately – postponed by the Starmer regime by the repeated introduction of “secret intelligence” which has resulted in a number of “closed sessions” with the judge and the security services. We have no access to those sessions, we are never told what “intelligence” was given to the judge, and our interests are “represented” by government-approved barristers who are strictly banned from communicating with us.

    It is this UK security service ploy which Lord Young allowed to delay the Scottish judicial review for months. Then something still more suspicious happened.

    Last week’s hearing was originally scheduled for early May. It was then postponed for three weeks at the request of the Advocate General, a minister in the Starmer regime, who stated she wished to attend in person and that 27 May was her earliest available date. We protested, but Lord Young postponed the hearing to accommodate her.

    During that postponement, the English Court of Appeal announced 15 June as the date they will give their decision in the Ammori case. The existence of that fixed date is now the peg on which Lord Young hung his ending of our case.

    But here is the thing: it was really unusual of the Court of Appeal to announce a month in advance the date on which they will give their decision in Ammori. Why would they do that? If they have completed their work, why not give the judgement now? If they have not completed their work, why tie themselves to an entirely artificial deadline?

    The English Court of Appeal actually asked the lawyers in Ammori about progress in the Scottish case during that appeal in England. They were very well aware of where we stood.

    Was their date for judgement announced so far in advance in order to give Lord Young ammunition to torpedo the Scottish case? That seems to me extremely likely.

    We need money to prepare an appeal, and in any event we need money because costs were awarded against us last week (pegged at 50% of the government’s costs). As lawfare is the government’s preferred method, I expect these costs will be substantial.

    If we fail to appeal the sist, we may have a route to intervene when the English case gets to the Supreme Court. But unless that gives us a right to be heard (as opposed to just put in a written submission which will be ignored) I am not very attracted by this.

    Given the major constitutional implications of Young’s rulings for the operation of the devolution settlement and the autonomy of Scottish legal system, the lack of any interest in the case by the Scottish government or by the SNP as a party – or the Greens or any other political party – has been a further deep disappointment to me.

    The potential result of Lord Young’s ruling is that all the work we put into preparation for the Scottish judicial review which had been granted – hundreds of hours of work and tens of thousands of pounds of cost – is wasted. I am very conscious that this is your money from donations. It weighs on me.

    One point we wished to raise at judicial review was the fact that the Home Office consulted nobody in Scotland about the proscription – they did not consult the Scottish Government, Police Scotland or the Scottish Counter Terrorism Strategy Board (CONTEST), let alone anybody in Scottish civil society. But they did consult the Israeli Embassy in London.

    When I was taken so ill in Venezuela, family was of course uppermost in my mind, but something else was bothering me a great deal. If anything happened to me, the Scottish judicial review would fall. I am the petitioner and the legal team tell me I can neither be replaced nor can a judicial review case be run by my estate. No new petition can be raised by anyone else as it is now time-barred.

    So I have to keep going.

    Another thing that has greatly disappointed me at the moment is NHS Scotland. I did not have a routine pacemaker implant in Venezuela; it was undertaken as a part of an emergency procedure. I was kept in hospital for a week, and under close observation for another, before I was passed fit to fly. The Venezuelan cardiologist told me that it was essential I see a Scottish cardiologist immediately on return, and that my pacemaker be checked for attachment and function after six weeks.

    Arriving home, my GP was excellent and saw me immediately. He sent an URGENT referral to cardiology at Edinburgh Royal Infirmary.

    For a fortnight I was in daily expectation of being called in. Nothing happened. On a Friday I then phoned the Royal Infirmary and was put through to “cardiology waiting list”. After listening to music for 25 minutes, someone answered the phone. He was in a different department, and said the phone had been diverted to his extension. The person who did cardiology appointments was off work till Tuesday. He could not help me.

    I called on that Tuesday but nobody answered the extension at all. I tried again the following Friday. After one half-hour wait listening to music, I hung up, dialled the switchboard and said this was not acceptable. The lady told me that the person who did cardiology waiting lists was off work until 1 June.

    I found and phoned an NHS Lothian complaints number, and explained the situation. They logged a complaint and said somebody would phone me within 24 hours.

    Nobody did.

    On 1 June I called again and listened to music. After 20 minutes I took a screenshot to start documenting this.

    Then after 35 minutes somebody actually answered. They again stated the person who did cardiology appointments was still off work and the phone had been diverted to them. I said that it was crazy that the entire system was failing because one non-medical member of staff was off work.

    They agreed with me but said it was not their fault and they had to handle hundreds of calls. I commiserated.

    While I was having that conversation, a letter arrived digitally from NHS Lothian on my phone. It said my referral would be assessed by clinicians, and I would then be added to the waiting list (I already waited almost a month). The letter included a link to see the current waiting times. If it was deemed urgent, waiting time would be another eight weeks. If not urgent, it would be fifteen weeks.

    After a month of trying I have not had so much as an ECG. I am getting odd pangs and twinges, sometimes in series, from the pacemaker but have no idea if this is normal or not. I am continually exhausted and find concentration very difficult. The function-and-attachment test after six weeks is now overdue.

    I therefore felt obliged, against my principles, to book a private cardiologist appointment. This is deeply disappointing politically, and also very expensive. Seeing the consultant is £250 – an ECG, ultrasound, X Ray and pacemaker monitoring (all of which the Venezuelan cardiologist says should be done) is each charged as extra. So north of £1,000 in all.

    I must confess, I had not understood how dysfunctional the NHS had become. I am told if you actually have a heart attack it is still good; but I would hope we could provide healthcare before the point of death. It is being hollowed out, piecemeal-privatised and viewed as an asset to be stripped for profit.

    The frustration of ill health has only grown. My health issues are right now preventing me from attending the St Petersburg International Economic Forum, an event I had been looking forward to. I had also planned to visit Iran in July. I want to get to Cuba. And I long to get back to Lebanon. It is essential to see realities on the ground, speak directly with people shaping events, and report the truth to you in ways that I cannot do from a house in Edinburgh. My body is not currently up to supporting the intellectual fight, and that’s a real downer.

    In going through all the things that are getting me down, I would add the Murrell/Sturgeon saga. When Murrell first went off to Saughton jail on remand, I was gleeful. Murrell was at the centre of Sturgeon’s plot to organise her close associates to make false complaints against Alex Salmond. Sturgeon and Murrell’s corrupt influence over the Lord Advocate and the Crown Office were central to having both Alex and me prosecuted and having me jailed.

    Having tried at the time to warn everybody of Sturgeon and Murrell’s highly criminal machinations to have Alex Salmond framed, obviously I feel in part vindicated by the public acceptance that Murrell is indeed a criminal. But one of the ways I realised I had become unpleasantly embittered, is that I found I was posting tweets rejoicing at Murrell being sent to jail, and hoping he had my old cell in Saughton.

    I don’t really think that.

    Scotland’s antiquated jail system is a disgrace to any modern society. The conditions are inhumane and some aspects are positively Victorian – I still have backache from sleeping on a steel slab mitigated only by a slither of ancient foam rubber “mattress” which had completely lost all resistance. I don’t believe anyone should be subjected to deliberate physical suffering.

    I should be better than crowing at Murrell’s imprisonment.

    On the other hand, it is deeply frustrating to see Sturgeon getting away with it entirely and even playing the victim card, reaching effortlessly for the gender politics in which she has always wrapped her grasping psychopathy. It is precisely the same corrupt hold over the Crown Office, which got me jailed, that enabled Sturgeon to escape prosecution.

    Still more troubling to me is the incredible cult following which still worships Sturgeon and refuses to believe she did anything wrong. I am not terribly worried that they cannot see she is implicated in embezzling funds to boost her lifestyle. I am worried they cannot acknowledge her systematically having blocked proper scrutiny of the SNP’s accounts.

    But what really fills me with despair is that Sturgeon’s followers cannot acknowledge that she betrayed Scottish Independence; she never did anything to further it nor had the slightest intention of doing anything to further it.

    The Union was close to toppling when Brexit was implemented against the wishes of a very large majority of Scots (my opinion on the EU is immaterial here). Sturgeon simply ignored that opportunity for action. She also went to the Supreme Court in London and argued a case on Scotland’s right to a referendum on Independence which was certain to fail, because it was grounded in UK constitutional law and not in international law. The UK Supreme Court would always rule in favour of the supremacy of the Westminster Parliament.

    Sturgeon piled obstacles in the way of Independence and never once articulated a coherent plan to achieve it.

    John Swinney adopts precisely the same stance. We now have sustained majorities in public opinion for Independence, but a Scottish government not prepared to take any risk to reach for it. Meanwhile, blind loyalty to the governing party in Scotland prevents any radical action. The frustration is that loyalty is caused by an urgent desire for Independence and the deluded belief that the SNP intends to achieve it.

    The hero worship of Sturgeon that is so much in evidence is a large part of the problem: Scottish Independence has been driven into a cul de sac. The infuriating thing is that these cult members ought to be those with whom I am most politically aligned: but they hate me because I do not join in their idolisation of She Who Must Be Obeyed.

    So this has been, and is, a difficult period for me personally. The political outlook is grim, and I am increasingly worried about my own condition. Also from the Crispin Flintoff Show, this extract of me talking about Sturgeon reinforces my concern. Something is wrong cognitively. My natural fluency is gone in this interview and I appear unable to finish a sentence or maintain a coherent line of thought.

    https://www.youtube.com/watch?v=cfE2zs81OZY

    This is all very depressing. The world is dominated by bad people who control advanced mechanisms of power. But there is no fulfilment in resignation, no honour in standing down in a battle against institutionalised evil. The only joy lies in resistance.

    Please contribute if you can to the costs of the Palestine Action legal case, but do not contribute if it causes you difficulty. If you know people who are able to afford to help and likely to be sympathetic, please do contact them and ask their assistance. We are trying to keep a lot of very good people out of prison.

    You can donate through the link via Crowd Justice, which goes straight to the lawyers, or through this blog.

    https://www.crowdjustice.com/case/scottish-challenge-to-proscription

    #Royaume_Uni #médias_indépendants #médecins #privatisation #NHS #iatrocratie

  • #Climat et santé mondiale : l’alerte de l’étude du Lancet
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4915

    Climat et santé, le grand paradoxe mondial est reconnaissance du réchauffement sans fixer les moyens de s’en prémunir de ses effets. Canicules, épidémies, détresse mentale... Si 88 % des pays intègrent désormais la santé dans leurs plans climatiques, une étude mondiale choc publiée dans The Lancet révèle que seuls 3 % y allouent un budget réel. Entre promesses textuelles et abandon financier, décryptage d’une adaptation de façade qui menace nos vies. [Lire la suite] Climat

    / #Data_-_Données, #calamités_naturelles, Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes, #Réchauffement_climatique

    #Sciences_&_Savoir
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/climat_et_sante_mondiale_l_alerte_de_l_etude_du_lancet.mp3

  • Huile d’olive extra vierge et cerveau : ce que la science dit vraiment sur la prévention du déclin cognitif
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4910

    Votre cerveau aussi fait la différence entre une bonne et une mauvaise huile d’olive. Une étude espagnole, donc d’un pays qui a une production appréciable en méditérannée, publiée en 2026 révèle le mécanisme précis par lequel l’huile extra vierge — et elle seule — ralentit le déclin cognitif : via le microbiote intestinal et une bactérie-clé, Adlercreutzia. En cause, les polyphénols détruits par le raffinage industriel. Une piste de prévention concrète, dans un contexte où 1,4 million de Français vivent avec Alzheimer ou une pathologie apparentée. Sports / Santé

    / Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes

    #Sports_/_Santé #Sciences_&_Savoir

  • Was Alexander the Great really poisoned? Science sheds new light on an age-old question.
    https://www.nationalgeographic.com/history/article/how-did-alexander-the-great-die-river-styx

    Les eaux du Styx

    27.7.2025 by Candida Moss - The young conqueror fell suddenly and fatally ill at an all-night feast. Now, a Stanford historian has found a potential culprit.

    In June 323 BCE, in the palace of King Nebuchadnezzar II in Babylon, the most powerful man in the world died. Just 13 days earlier, Alexander the Great—the greatest conqueror the world had seen—had been drinking at one of his many all-night banquets when he suddenly cried out in pain. He was sent to bed suffering from abdominal pain and a fever, and over the following days his condition deteriorated. He suffered from weakness, thirst, possible convulsion, pain, partial paralysis and dozed in and out of consciousness. Towards the end he slipped into a death-like state and was unable to speak or move.

    For six days after his death, the body of Alexander the Great showed no signs of decomposition. To the ancient Greeks it was a sign that Alexander was more god than man. To everyone else, for more than 2,000 years, the cause of his death and his body’s preservation has been a mystery. Despite numerous theories, and a great deal of speculation, the death of the 32-year-old Alexander has been one of history’s greatest cold cases.
    Mosaic portrait of Alexander the Great’s side profile with him in full armor

    Fragment from the “Alexander Mosaic” showing Alexander the Great in battle against Persian King Darius III. (From a Roman copy of a Hellenistic painting.)

    Photograph by Universal History Archive, Getty Images

    Even in antiquity people debated the cause of Alexander’s death. Some thought it was caused by illness or infection, but throughout the ages, many historians from Pliny to Voltaire suspected foul play. The conspiracy to murder Alexander, wrote Diodorus, “was suppressed by the power of Alexander’s successors.”

    Those who suspected poisoning even claimed to know the toxin at work: Roman intellectual Pausanias (2nd century CE) wrote of the “lethal power” of the River Styx and added that he had heard it said that water from the Styx “was the poison that killed Alexander.” Others, including Plutarch a biographer of Alexander, even claimed that it was Alexander’s former teacher, the philosopher Aristotle, who provided the fatal dose. Apparently, Aristotle feared the man that Alexander had become. (Whatever else happened Aristotle is undeniably innocent—he was in Athens at the time of Alexander’s death).

    (How suspicion and intrigue eroded Alexander the Great’s empire.)
    The waters of the River Styx

    It is here that history appears to bleed into mythology. To moderns, the River Styx is best known from legends about the underworld. According to numerous ancient myths, the souls (or shades) of the deceased have to cross the River Styx on their way to Hades. But the Styx was not only a portal to the underworld, it was also a real place. Based on ancient accounts and modern investigation, the Styx has been securely identified as the Mavroneri (Black Water), a tributary of the Karathis River that empties into the Corinthian Gulf.

    Why would people think that the waters of the Styx were poisonous and that this poison was used to assassinate Alexander the Great? In a new article, published in Geoheritage, Adrienne Mayor, a renowned research scholar in Classics and History of Science at Stanford, decided to investigate.

    Many people in antiquity recognized the noxious properties of the River Styx. Plato refers to the “fearful powers” of the Styx, the geographer Strabo described it as “deadly water,” and the natural historian Pliny said that “drinking [the water] causes immediate death.” The waters of the Styx were even thought to corrode metals and ceramic containers. As late as the 1860, when famed German naturalist Alexander von Humboldt commented on the Styx, he remarked that the stream has an “evil reputation” among the “present inhabitants” of the region. Even in the twentieth century locals avoided drinking from the stream and complained that it corrupted clay vessels.

    Poisonous waters were well known in antiquity—one mentioned in the Bible was used as part of a truth trial for potentially adulterous women—but this fact alone does not explain the Styx’s dark and persistent reputation.

    (Were Alexander the Great and Hephaestion more than friends?)
    A historian of science investigates

    Mayor, a historian of ancient science, wanted to understand how the mythology of the Styx’s waters had developed. She told National Geographic that the project was years in the making. As someone who has specialized in unearthing the genuine natural knowledge embedded in ancient legends, the project was something of a natural fit. Fifteen years ago, in 2010, Antoinette Hayes, a pharmaceutical toxicologist, told Mayor about the possibility of a toxic crust that forms on limestone, and a recent report on the mass death of an elk herd after eating toxic lichen that piqued Mayor’s imagination.

    Together with the assistance of geologists, chemists, toxicologists and other scientists, Mayor began to investigate the possibility that in antiquity the Styx harbored naturally occurring toxins. In the resulting article and her forthcoming book Mythopedia: A Brief Compendium of Natural History Lore, Mayor argues that the limestone-lined pools of the Styx are “ideal for harboring two extremely lethal natural substances, both only recently discovered by science: calicheamicin and toxic lichen.”

    (Alexander the Great’s warrior mother wielded unprecedented power)
    Calicheamicin from limestone

    Calicheamicin is a crusty deposit that precipitates out of limestone, particularly in places where water drips, pools, and evaporates. As Mayor notes in her article, “These are the conditions described by ancient observers of the rock-ringed pool by the Styx/Mavroneri waterfall. The water that flows through limestone is charged with calcium carbonate, which deposits hardened caliche crusts on rock surfaces, moss, and lichen” It can also form crusts on metal or clay (which might explain the myths about corroding vessels).

    A number of organisms are known to colonize the surface of caliche. Some, like algae, are comparatively harmless. Others, like cyanobacteria, are “neurotoxic, hepatotoxic, cytotoxic, and endotoxic at levels very dangerous to humans and animals.” In the 1980s a toxicologist collected a sample of caliche in Texas that led to the discovery of calicheamicin, a toxic substance that has been used to develop potent antibody-targeted chemotherapy but in its original form has a “cellular lethality greater than that of ricin.” We cannot say for certain if it was present in antiquity at the limestone rimmed pool of the Styx. A great deal depends on the presence—in antiquity—of the proper nutrients and soil conditions for its growth. Depending on the dose, mortality from a substance like this would “probably take days or weeks due to the toxic mechanisms of DNA destruction.” This process would ultimately have led to multiple organ failure. Because it dissolves in alcohol it would have been the perfect poison to slip into Alexander’s drinking vessel at a banquet.

    (Alexander the Great had daddy issues.)
    Oxalic acid from lichen

    Mayor also posits a second soil-based toxin that may have been collected from the limestone rock ledges and pools of the Styx. Many fungi, molds and lichens produce toxic mycotoxin. While the harmful effects of certain species of mushrooms have been well known for centuries, until relatively recently lichen were thought to be benign. A recent study noted by Mayor discovered that “one in eight species of lichens contain…poisons [microcystins] that cause liver damage.” Because ancient people did not recognize lichen as distinct from host trees and rocks, they were not identifiable as a source of poisoning. If goats died at the River Styx, as the ancient geographer Pausanias says that they did, “water,” writes Mayor, “might be logically identified as the culprit, rather than the rocks on the banks.”

    The most common lichen forming fungi on limestone in this region, Mayor writes, are “black meristematic aureobasidium-like and Penicillium-like species, which can be highly toxic when ingested by animals and humans.” The fact that lichenizing fungi produce a black patina on rocks recalls the use of the adjective “black” in description of the Styx. These fungi also excrete toxic oxalic acid, which is highly corrosive. This, too, might explain the rumors that the waters of the Styx destroyed metal. Today, oxalic acid used to dissolve rust.
    The roots of a legend

    “The results of ingesting [either of these] these substances,” Mayor says, “would have been observed and remembered over generations.” Even if only a few animals and people died, the memory of the events would have added to the ancient lore surrounding a river already saturated with myths about the underworld.

    In the aftermath of Alexander the Great’s death, says Mayor, “I think it was reasonable for Alexander’s companions to believe that he had been poisoned—many in his circle had motives and opportunities. And his detailed symptoms match those long associated with Styx water.” Mayor stressed that her study does not solve the debate over the death of Alexander the Great. For that, she noted, we need a time machine and a toxicological autopsy.

    The problem is ultimately unsolvable. Scientists could test the waters of the Styx/Mavroneri today for calicheamicin and lichen but their findings—whether positive or negative—would not tell us if these poisons were present in the stream in antiquity.

    What Mayor’s study does explain is why people thought Alexander had ingested the waters of the Styx. Once members of his circle decided that Alexander had been poisoned, they identified the poison with the River Styx because, like Alexander, the River Styx was the stuff of legend. After the association was made, people began to narrate his death with this idea in mind.

    #histoire #médecine

  • Santé mentale des jeunes : « On est dans une société qui mange ses enfants »
    https://www.liberation.fr/societe/sante/sante-mentale-des-jeunes-on-est-dans-une-societe-qui-mange-ses-enfants-20

    Après avoir décidé d’estampiller « France Santé » des maisons de santé existantes pour donner l’impression d’augmenter l’#accès_aux_soins, Stéphanie Rist, ministre de la #Santé, a annoncé le 2 juin la relance de la « grande cause nationale » qu’était censée représenter la santé mentale… en 2025. Avec, entre autres, un dispositif prétendument novateur, non pas un nouveau numéro vert pomme, mais un système de « coupe-file » pour déclencher une prise en charge sous quarante-huit heures par un psychologue, un psychiatre ou un pédopsychiatre si un membre du personnel de l’#Education_nationale considère qu’un élève pourrait devenir dangereux pour lui-même ou ses camarades. Le moins qu’on puisse dire est que, sur le terrain, les professionnels sont partagés entre l’incompréhension et la consternation.

    Marie Langlois est psychoclinicienne : « Ce qui m’interpelle, au niveau du dispositif, c’est l’idée que c’est la régulation du Samu qui va être chargée de contacter les psys. J’ai participé à Rouen à l’ouverture du 31 14, numéro d’appel pour gérer les crises suicidaires, et les écoutants, infirmiers en psychiatrie, ou psychologues, sont spécifiquement formés, connaissent le réseau local, savent comment orienter. Ce sont des prises en charge téléphoniques assez longues, complexes, pas un travail de secrétariat téléphonique à pratiquer en urgence, d’autant qu’en aval les centres médico-psychologiques sont blindés, les #psychiatres surchargés. Ça sent vraiment l’effet d’annonce pour paraître novateur, sans jamais sécuriser voire renforcer l’existant. »

    Thierry Baubet, pédopsychiatre, ne décolère pas : « Le terme même de coupe-file est choquant, car qu’est-ce qu’un coupe-file sinon un passe-droit ? En pédopsychiatrie, tous les enfants qu’on reçoit ont besoin de #soins, d’un suivi à long terme, ce n’est pas du superflu, de l’occupationnel… Or que nous demande-t-on là, d’annuler des prises en charge, de les repousser, dans le but de traiter des cas considérés comme plus graves par l’école ? L’évaluation de l’urgence à consulter doit être faite par des gens formés, pas par l’Education nationale qui déciderait que le comportement perturbateur d’un élève nécessite un coupe-file, d’autant que souvent les enfants qui vont mal, qui s’enfoncent dans un épisode délirant, une schizophrénie, sont peu expansifs et ne seront pas remarqués. Et la représentation que semble avoir la ministre de la prise en charge psychiatrique de ces adolescents se réduit à une consultation en urgence, alors qu’en fait il s’agit de prises en charge longues, nécessitant de laisser mûrir une alliance entre le thérapeute et l’adolescent, et d’un suivi de plusieurs mois. Soyons clairs : la pédopsychiatrie, et la santé mentale des jeunes, sont des domaines chroniquement sous-investis. La crise est telle qu’il y a des structures publiques qui ne prennent plus aucun nouveau patient. Ailleurs, les délais d’attente peuvent atteindre un à deux ans ! On paie aujourd’hui un défaut d’investissement historique, les psychiatres pour enfants sont une minorité. Nous sommes actuellement réunis en congrès à Nice et ce qui remonte lorsque nous parlons entre nous, c’est que personne n’a été consulté, aucune société savante, aucun syndicat, pour sortir cet effet d’annonce. Bien sûr qu’il faut améliorer l’articulation entre l’école et le soin, mais pas comme ça, et pas sans les spécialistes de ces sujets. On lance cette initiative alors qu’il existe des solutions, que les urgences pédiatriques, les urgences psychiatriques, le 31 14, les maisons des adolescents, en partenariat avec l’école, existent… mais elles sont sous-dotées, sous financées. Et que dire de la #médecine_scolaire, en déshérence, de la disparition des structures intermédiaires comme les éducateurs de rue, tout un tissu de soutien social qu’on a laissé se déchirer. On est dans une société qui mange ses enfants. »

    #sagoins #psychiatrie #pédopsychiatrie #CMP #alliance_thérapeutique #enfance #souffrance_psychique

    • La souffrance mentale des adolescents est devenue un sujet rabâché, pour lequel on incrimine les écrans ou, six ans plus tard, le confinement de la période Covid.

      Johan Faerber, enseignant en lettres et essayiste, a une analyse très différente, et pointe la responsabilité de réformes ministérielles toxiques : « Alors oui, l’un des problèmes majeurs que nous rencontrons à l’école est le déficit de médecins et d’infirmières scolaires, particulièrement dans les secteurs en difficulté comme le 93. Mais, au-delà de cela, il y a une cause majeure de stress et de mal-être qui impacte la santé mentale des jeunes, c’est la détresse liée à #Parcoursup, qui crée un stress constant chez les élèves, une fragilisation de l’élève par rapport à sa propre expertise, voire même délite la relation de confiance qu’il pouvait avoir avec l’enseignant, dont les notations sont remises en cause par un système qui, pour masquer la pénurie [organisée, ndc] des places dans l’enseignement supérieur, pénalise et repousse des #élèves ayant parfois un parcours honorable voire brillant. Les conséquences sont de plus en plus visibles chaque année depuis le bac Blanquer, avec des élèves fondant en larmes à la remise des notes. On ne mesure pas la violence du système mis en place, cette ère de management émotionnel toxique, cette culture de l’entrepreneuriat entraînant un stress exponentiel pendant les études. Et comme, dans le même temps, il y a de moins en moins d’adultes dans les collèges et les lycées, moins de professeurs, moins d’AESH, la souffrance des adolescents est tue, leur détresse devient une masse opaque dont sont désignés responsables TikTok ou les jeux vidéo alors que le temps passé sur les écrans est juste une manière de tenter de retrouver une certaine liberté, d’échapper à la toxicité du système éducatif actuel. Plutôt que de pondre l’idée d’un coupe-file, il faudrait d’abord se poser la question de la toxicité des réformes accumulées ces dernières années sur la santé mentale des jeunes, mais quel politique veut être mis face à ses responsabilités ? »

    • Ils se plaignent d’avoir des jeunes de plus en plus mal. Ca les embête car ca les rend moins compatibles avec le monde du travail, moins prévisibles.
      Alors qu’ils auraient aimé leur mettre un fusil dans les mains, à tous ceux qui ont eu moins de 10 au BAC. Mais ca va pas le faire non plus, s’ils se retournent contre leur hiérarchie ou contre eux-même.

  • Georg Büchner Portal : Über Schädelnerven : Probevorlesung, 1853
    http://buechnerportal.de/werke/probevorlesung

    Unterrichtsmaterialien Deutsch, Über Schädelnerven
    https://deutschunterlagen.com/wp-content/uploads/2014/12/bucc88chner-ucc88ber-schacc88delnerven.pdf

    Manuskript mit Mäusefraß der Probevorlesung ; Foto : Klassik Stiftung Weimar

    A vingt trois ans notre jeune écrivain rebelle préféré devint docteur en neurologie à Zurich.

    http://buechnerportal.de/aufsaetze/probevorlesung

    Editorische Notiz:

    Büchner hielt die „Probevorlesung“ am 5. November 1836 in Zürich. Der erste Teil des Textes wurde von Ludwig Büchner in „Nachgelassene Schriften von Georg Büchner“ (Frankfurt a. M. 1850, S. 291-294) erstmals abgedruckt. Die handschriftliche Vorlage hierfür ist verloren. Vom zweiten Teil des Textes ist die Handschrift überliefert, jedoch in einem sehr schlechten Zustand. Größere Teile des Papiers sind durch Mäusefraß zerstört. Der Text muss hier versuchsweise rekonstruiert werden. Diese rekonstruierten Teile sind durch Kursivierung markiert. Die Seitenzahlen in Ludwig Büchners Ausgabe werden ebenso vermerkt (z. B. ) wie die Bogen- und Seitenzahlen des Manuskripts (z. B. <I,1>). Die Textwiedergabe folgt der in der „Marburger Büchner Ausgabe“ (Bd. VIII, Darmstadt 2008, S. 153-169).

    <291> Hochgeachtete Zuhörer!

    ................ Es treten uns auf dem Gebiete der physiologischen und anatomischen Wissenschaften zwei sich gegenüberstehende Grundansichten entgegen, die sogar ein nationelles Gepräge tragen, indem die eine in England und Frankreich, die andere in Deutschland überwiegt. Die erste betrachtet alle Erscheinungen des organischen Lebens vom teleologischen Standpunkt aus; sie findet die Lösung des Räthsels in dem Zweck der Wirkung, in dem Nutzen der Verrichtung eines Organs. Sie kennt das Individuum nur als etwas, das einen Zweck außer sich erreichen soll, und nur in seiner Bestrebung, sich der Außenwelt gegenüber theils als Individuum, theils als Art zu behaupten. Jeder Organismus ist für sie eine verwickelte Maschine, mit den künstlichen Mitteln versehen, sich bis auf einen gewissen Punkt zu erhalten. Das Enthüllen der schönsten und reinsten Formen im Menschen, die Vollkommenheit der edelsten Organe, in denen die Psyche fast den Stoff zu durchbrechen und sich hinter den leichtesten Schleiern zu bewegen scheint, ist für sie nur das <292> Maximum einer solchen Maschine. Sie macht den Schädel zu einem künstlichen Gewölbe mit Strebepfeilern, bestimmt, seinen Bewohner, das Gehirn, zu schützen, – Wangen und Lippen zu einem Kau- und Respirationsapparat, – das Auge zu einem complicirten Glase, – die Augenlider und Wimpern zu dessen Vorhängen; – ja die Thräne ist nur der Wassertropfen, welcher es feucht erhält. Man sieht, es ist ein weiter Sprung von da bis zu dem Enthusiasmus, mit dem Lavater sich glücklich preist, daß er von so was Göttlichem, wie den Lippen, reden dürfe.

    Die teleologische Methode bewegt sich in einem ewigen Zirkel, indem sie die Wirkungen der Organe als Zwecke voraussetzt. Sie sagt zum Beispiel: soll das Auge seine Funktion versehen, so muß die Hornhaut feucht erhalten werden, und somit ist eine Thränendrüse nöthig. Diese ist also vorhanden, damit das Auge feucht erhalten werde, und somit ist das Auftreten dieses Organs erklärt; es gibt nichts weiter zu fragen, die entgegengesetzte Ansicht sagt dagegen: die Thränendrüse ist nicht da, damit das Auge feucht werde, sondern das Auge wird feucht, weil eine Thränendrüse da ist, oder, um ein anderes Beispiel zu geben, wir haben nicht Hände, damit wir greifen können, sondern wir greifen, weil wir Hände haben. Die größtmöglichste Zweckmäßigkeit ist das einzige Gesetz der teleologischen Methode; nun fragt man aber natürlich nach dem Zwecke dieses Zweckes, und so macht sie auch ebenso natürlich bei jeder Frage einen progressus in infinitum.

    Die Natur handelt nicht nach Zwecken, sie reibt sich nicht <293> in einer unendlichen Reihe von Zwecken auf, von denen der eine den anderen bedingt; sondern sie ist in allen ihren Aeußerungen sich unmittelbar selbst genug. Alles, was ist, ist um seiner selbst willen da. Das Gesetz dieses Seins zu suchen, ist das Ziel der, der teleologischen gegenüberstehenden Ansicht, die ich die philosophische nennen will. Alles, was für jene Zweck ist, wird für diese Wirkung. Wo die teleologische Schule mit ihrer Antwort fertig ist, fängt die Frage für die philosophische an. Diese Frage, die uns auf allen Punkten anredet, kann ihre Antwort nur in einem Grundgesetze für die gesammte Organisation finden, und so wird für die philosophische Methode das ganze körperliche Dasein des Individuums nicht zu seiner eigenen Erhaltung aufgebracht, sondern es wird die Manifestation eines Urgesetzes, eines Gesetzes der Schönheit, das nach den einfachsten Rissen und Linien die höchsten und reinsten Formen hervorbringt. Alles, Form und Stoff, ist für sie an dies Gesetz gebunden. Alle Funktionen sind Wirkungen desselben; sie werden durch keine äußeren Zwecke bestimmt, und ihr sogenanntes zweckmäßiges Aufeinander- und Zusammenwirken ist nichts weiter, als die nothwendige Harmonie in den Aeußerungen eines und desselben Gesetzes, dessen Wirkungen sich natürlich nicht gegenseitig zerstören.

    Die Frage nach einem solchen Gesetze führte von selbst zu den zwei Quellen der Erkenntniß, aus denen der Enthusiasmus des absoluten Wissens sich von je berauscht hat, der Anschauung des Mystikers und dem Dogmatismus des Vernunftphilosophen. Daß es bis jetzt gelungen sei, zwischen <294> letzterem und dem Naturleben, das wir unmittelbar wahrnehmen, eine Brücke zu schlagen, muß die Kritik verneinen. Die Philosophie a priori sitzt noch in einer trostlosen Wüste; sie hat einen weiten Weg zwischen sich und dem frischen grünen Leben, und es ist eine große Frage, ob sie ihn je zurücklegen wird. Bei den geistreichen Versuchen, die sie gemacht hat, weiter zu kommen, muß sie sich mit der Resignation begnügen, bei dem Streben handle es sich nicht um die Erreichung des Ziels, sondern um das Streben selbst.

    <I,1> War nun auch nichts absolut Befriedigendes erreicht, so genügte doch der Sinn dießer Bestrebungen dem Naturstudium eine andere Gestalt zu geben. Hatte man auch die Quelle nicht gefunden, so hörte man doch an vielen Stellen den Strom in der Tiefe rauschen und an manchen Orten sprang das Wasser frisch und hell auf. Namentlich erfreuten sich die Botanik und Zoologie, die Physiologie und vergleichende Anatomie eines bedeutenden Fortschrittes. In einem ungeheuren, durch den Fleiß von Jahrhunderten zusammengeschleppten Material, das kaum unter die Ordnung eines Kataloges gebracht war, bildeten sich einfache, natürliche Gruppen; ein Gewirr seltsamer Formen unter den abentheuerlichsten Namen, löste sich im schönsten Ebenmaaß auf; eine Masse Dinge, die sonst nur als getrennte, weit auseinanderliegende facta das Gedächtniß beschwerten, rückten zusammen, entwickelten sich auseinander oder stellten sich in Gegensätzen gegenüber. Hat man auch nichts Ganzes erreicht, so kamen doch zusammenhängende Strecken zum Vorschein und das Auge, das an einer Unzahl von Thatsachen ermüdet, ruht mit Wohlgefallen auf so schönen Stellen, wie die Metamorphose der Pflanze aus dem Blatt, die Ableitung des Skeletts aus der Wirbelform; die Metamorphose ja die Metempsychose des Fötus während des Fruchtlebens; die Repräsentationsidee Oken’s in der Klassification des Thierreichs u. d. gl. m. In der vergleichenden Anatomie strebte Alles nach einer gewissen Einheit, nach dem Zurückführen aller Formen auf den einfachsten primitiven Typus. <I,2> So gelangte man zur Deutung der Gebilde des vegetativen Lebens für die Ausbildung des Skeletts; nur für das Hirn ließ sich bis jezt kein so glückliches Resultat zeigen. Da man aber gesagt hatte: der Schädel ist eine Wirbelsäule, so mußte man auch sagen das Hirn ist ein metamorphosirtes Rückenmark und die Hirnnerven sind Spinalnerven.

    Wie aber dieß im Einzelnen nachzuweisen sey, bleibt bis jezt ein schweres Räthsel. Wie können die Massen des Gehirns auf die einfache Form des Rückenmarks zurückgeführt werden? Wie kann man die in ihrem Ursprung und Verlauf so verwickelten Nerven des Gehirns mit den so gleichmäßig mit ihrer doppelten Wurzelreihe längs des Rückenmarkes entspringenden und im Ganzen so einfach und regelmäßig verlaufenden Spinalnerven vergleichen, und wie endlich ihr Verhältniß zu den Schädelwirbeln darthun? Mancherlei Antworten wurden auf dieße Fragen versucht. Eine besondere Mühe verwendete Carus darauf.

    Hier die Art wie er die Hirnnerven in seinem Werke von den Urtheilen des Knochen und Schalengerüstes ordnet. Das Gehirn hat nach ihm drei Hauptanschwellungen: die Hemisphären, die Vierhügel und das kleine Gehirn.

    Dießen entsprechen drei Paar Schädelnerven. Jeder Schädelnerv entspringt gleich den Spinalnerven mit zwei Wurzeln, einer hinteren und einer vorderen, die sich aber nicht zu einem gemeinschaftlichen Stamm vereinigen, sondern jede für sich einen eigenthümlichen Nerven bilden. Die drei hinteren Wurzeln sind nun der Riech, Seh und Hörnerv, die vorderen dagegen das fünfte Paar entsprechend dem Sehnerven, und das zehnte Paar entsprechend dem Hörnerven, <I,3> während die vordere Wurzel des Riechnerven durch das infundibulum nur rudimentär angedeutet ist. Die übrigen Hirnnerven erweisen sich als Unterabtheilungen dießer Wurzeln. So zerfällt die hintere Wurzel des zweiten Schädelnerven in den opticus und patheticus und die vordere in den facialis, oculomotorius, abducens und den eigentlichen trigeminus und so zerfällt die vordere Wurzel des dritten Schädelnerven in den glossopharyngeus, hypoglossus, accessorius Will. u. eigentlichen vagus. Man braucht nur aufmerksam zu machen, wie unpassend es sey zwei so deutliche Empfindungsnerven wie den vagus und trigeminus zu isolirten motorischen Wurzeln zu machen, um das Ungenügende dießer Anordnung nachzuweisen. – Der bedeutendste Versuch ist wohl der, welchen Arnold machte. Er zählt zwei Schädelwirbel; daraus ergeben sich zwei Intervertebrallöcher und somit zwei Paar Schädelnerven. Die vordere oder die motorische Wurzel des ersten Schädelnerven bildet die drei Muskelnerven des Auges und die kleine Portion des trigeminus; die hintere dagegen die große Portion dießes Nerven. Was den zweiten Schädelnerven betrifft so geht seine vordere Wurzel in den hypoglossus und den Beynerven und seine hintere in den vagus über. Die Knoten des vagus und trigeminus entsprechen den Spinalknoten. Der facialis wird zum vorderen, der glossopharyngeus zum hinteren Schädelnerven gerechnet, ohne daß sie jedoch einer von beyden Wurzeln beygezählt würden, sondern sie werden als gemischte, aus Bewegungs und Empfindungsfäden zusammengesetzte Nerven betrachtet. Die obere Augenhöhlenspalte und das zerrissene Loch bilden die zwei Intervertebrallöcher, das ovale und runde Loch werden als zu der ersteren, das Gelenkhügelloch als zu dem letzteren gehörig <I,4> betrachtet. Die Nerven des Gesichts, Geruchs und Gehörs machen eine besondere Gruppe aus; sie werden nicht als eigentliche Hirnnerven, sondern als Ausstülpungen des Gehirns betrachtet, eine Eintheilung, die auf ihre Entwicklung beym Fötus, ihren Mangel an Knoten, die den Spinalknoten entsprächen und auf ihr Unvermögen eine andre Empfindung, als die ihres eigenthümlichen Sinnes, zur Erkenntniß zu bringen, basirt wird. Gegen dieße Eintheilung, welche sich, wie man auf den ersten Blick sieht, im höchsten Grade durch ihre Einfachheit empfiehlt, erheben sich jedoch mehrere bedeutende Gründe, namentlich macht das Absondern der drei höheren Sinnesnerven Schwierigkeiten. Die passive Seite des Nervenlebens erscheint unter der allgemeinen Form der Sensibilität; die sogenannten einzelnen Sinne sind nichts als Modificationen dießes allgemeinen Sinnes, Sehen, Hören, Riechen, Schmecken sind nur die feineren Blüthen desselben. So ergiebt es sich aus der stufenweisen Betrachtung der Organismen. Man kann Schritt für Schritt verfolgen, wie von dem einfachsten Organismus an, wo alle Nerventhätigkeit in einem dumpfen Gemeingefühl besteht, nach und nach besondere Sinnesorgane sich abgliedern und ausbilden. Ihre Sinne sind nichts neu Hinzugefügtes, sie sind nur Modificationen in einer höheren Potenz. Das Nämliche gilt natürlich von den Nerven, welche ihre Functionen vermitteln, sie erscheinen unter einer vollkommneren Form, als die übrigen Empfindungsnerven, ohne deßwegen ihren ursprünglichen Typus zu verlieren. Jeder Empfindungsnerv characterisirt sich aber bey d. Wirbelthieren als ein aus den hinteren Marksträngen entspringendes Wurzelbündel und somit sind die 3 höheren Sinnesnerven nichts weiter als isolirt gebliebne sensible Wurzeln. Bey den Fischen wird dieß Verhalten ziemlich deutlich und bey den Cyprinen glaube ich ihren Ursprung von den hinteren Marksträngen oder den oberen Pyramiden gleich den übrigen Empfindungsnerven nachgewiesen zu haben. Uebrigens würde mich die weitere Diskussion dießer Frage, über die noch Vieles zu sagen wäre, zu weit führen.

    <II,1> Es dürfte wohl immer vergeblich bleiben gerade bey der verwickeltsten Form, nämlich bey dem Menschen anzufangen. Die einfachsten Formen leiten immer am Sichersten, weil in ihnen sich nur das Ursprüngliche, absolut Nothwendige zeigt. Dieße einfache Form bietet uns nun die Natur für dießes Problem entweder vorübergehend im Fötus, oder stehengeblieben, selbst ständig geworden in den niederen Wirbelthieren dar. Die Formen wechseln jedoch beym Fötus so rasch und sind oft nur so flüchtig angedeutet, daß man nur mit der grösten Schwierigkeit zu einigermaaßen genügenden Resultaten gelangen kann, während sie bey den niedrigen Wirbelthieren zu einer vollständigen Ausbildung gelangen und uns so die Zeit lassen sie in ihrem einfachsten und bestimmtesten Typus zu studiren. Es frägt sich also in unserem Falle, welche Schädelnerven treten bey den niedrigsten Wirbelthieren zuerst auf, wie verhalten sie sich zu den Hirnmassen und den Schädelwirbeln und nach welchen Gesetzen wird, die Reihe der Wirbelthiere durch bis zum Menschen, ihre Zahl vermehrt oder vermindert, ihr Verlauf einfacher oder verwickelter? Faßt man nun die Thatsachen, welche die Wissenschaft uns bis jezt in die Hand giebt zusammen, so findet man 9 Paar Schädelnerven, nämlich den: olfactivus, opticus, die 3 Muskelnerven des Auges, den trigeminus, acusticus, vagus u. hypoglossus bey allen Klassen d. Wirbelthiere, während die drei <II,2> anderen, der facialis, glossopharyngeus u. accs. Willisii, bald als selbstständige Nerven, bald nur als Aeste des vagus und des trigeminus auftreten, oder gänzlich verschwinden. So tritt bey den Fischen der facialis, als der Deckelast des 5. Paares auf, verschwindet dann bey der Mehrzahl der Reptilien und Vögel und zeigt sich wieder bey den Saügethieren in dem Maaße als die Physiognomie mehr Ausdruck bekommt und die Nasenrespiration bedeutender wird. So tritt d. glossophag. bey den Fischen zwar als ein selbstständiger Stamm auf, verhält sich jedoch durch seine Vertheilung an die erste Kieme ganz wie ein Ast des vagus, verschmilzt dann bey den Batrachiern und Ophidiern mit dem vagus, dessen ramus lingualis er bildet, isolirt sich wieder bey den Cheloniern und bleibt endlich bey den Vögeln und Säugethieren ein selbstständiger Nerv. So zeigt sich bey den Fischen und Batrachiern keine Spur von einem Beynerven, indem der vagus selbst die motorischen Fäden abgiebt; erst bey den Sauriern, Cheloniern und Vögeln fängt er an sich zu isoliren und selbst bey den Saügethieren ist er im Allgemeinen eigentlich nicht von dem vagus getrennt. Ich nenne dieße drei Nervenpaare abgeleitete Nerven und betrachte sie, wo sie selbstständig auftreten als isolirte Zweige des vagus und trigeminus, deren Isolation von der mehr oder weniger gesteigerten Function ihres Primitivnervenstammes abhängt. Damit wird das <II,3> Problem viel einfacher und es ist nur zu fragen, wie lassen sich die übrigen Paare auf den Typus der Spinalnerven zurückführen? – Jeder Spinalnerv entspringt, wie bekannt, mit 2 Wurzelbündeln, einem vorderen die Bewegung, einem hinteren die Empfindung vermittelnden. Beyde Wurzeln vereinigen sich in einer gewissen Distanz vom Mark zu einem gemeinschaftlichen Nervenstamm. Je zwei Spinalnerven bilden durch ihre Insertion einen Markabschnitt, dem ein Wirbel entspricht. Dieß das einfachste Verhältniß. Auf welche Weise kann nun dasselbe modificirt werden? 1.) Beyde Wurzeln vereinigen sich nicht mehr zu einem gemeinschaftlichen Stamm, sondern jede bleibt isolirt und bildet einen eignen, rein motorischen oder rein sensibeln Nerven. 2.) Beyde Wurzeln vereinigen sich zwar, doch tritt eine partielle Trennung in ihren Fäden ein, so daß in den Aesten, welche der von ihnen zusammengesetzte Nerv abgiebt die motorischen und sensibeln Fäden nicht mehr gleichmäßig vertheilt sind. Dieß Verhalten bildet den Uebergang zu dem vorhgehenden. 3.) Eine von den Wurzeln avortirt, so daß sich nur die andere entwickelt.

    4. So wie von den zwei Wurzeln jede einen besondren Nerven bilden kann, so kann dießer Nerv selbst wieder in mehrere isolirte Stämme zerfallen.

    Auf dieße 4 Modificationen nun lassen sich, wie ich sogleich nachweisen werde, die Unterschiede zwischen den Schädel und <II,4> Spinalnerven zurückführen. Mit ihrer Hülfe lassen sich 6 Schädelnerven unterscheiden, denen entsprechend ich 6 Schädelwirbel annehme, was ich bey den Fischen begründen zu können glaube. Die 6 Paar Schädelnerven sind: der Zungenfleischnerv, d. vagus, der Hörnerv, das 5 Paar, der Sehnerv mit dem Muskelnerv des Auges und der Riechnerv.

    Nichts ist leichter, als nachzuweisen, daß der hypoglossus ursprünglich mit einer hinteren Wurzel und einem Spinalknoten versehen sey, und somit so gut als jeder andre Spinalnerv als ein selbstständiger Nervenstamm betrachtet werden müsse. Bey den Fischen entspringt der letzte Schädelnerv mit einer vorderen breiten und einer hinteren feinen mit einem Knoten versehenen Wurzel. Er tritt durch ein eignes Loch aus d. Schädelhöhle und theilt sich darauf in zwei Aeste, einen vordern und einen hintern. Der vordere laüft indem er einen Bogen bildet nach vorn zu den Muskeln des Zungenbeins, der hintere vereinigt sich mit dem ersten Spinalnerven und geht zur vorderen Extremität. Die Bedeutung dießes Nerven als hypoglossus ergiebt sich fast auf den ersten Blick, indem der vordere Ast dem Bogen, der hintere der ansa entspricht. Der Frosch liefert übrigens den directen Beweis. Zwischen dem vagus und dem ersten Spinalnerven entspringt ein Nerv mit zwei Wurzeln grade wie bey den Fischen; er theilt sich ebenfalls <III,1> in zwei Aeste, einen vorderen, der sich in die Muskeln der Zunge vertheilt und einen hinteren, der mit dem ersten Spinalnerven zur vorderen Extremität geht. Es ist klar, daß dieser Nerv dem hypoglossus der höheren Thiere entspricht und so evident, daß er mit dem fraglichen Nerven der Fische identisch ist. Bey den Fischen und Fröschen erscheint also der hypoglossus, als ein selbstständiger Nerv und zeigt auf das deutlichste den Typus eines Spinalnerven. Ja, noch mehr, bey dem Frosch ist er eigentlich der erste Spinalnerv, indem der ihm entsprechende Schädelwirbel sich wieder in einen Rückenwirbel verwandelt hat und somit der vagus der letzte Gehirnnerv ist. Außerdem hat Maier, selbst bey verschiednen Saügethieren und einmal sogar bey dem Menschen, eine feinere, hinten mit einem Knötchen versehene Wurzel des hypoglossus gefunden. – Bey dem hypoglossus des Menschen tritt also die dritte der erwähnten Modificationen ein, die Empfindungswurzel ist avortirt und nur die motorische hat sich entwickelt, ein Verhältniß das übrigens schon bey dem Fisch und Frosch durch das Ueberwiegen der vorderen Wurzel über die hintere angedeutet ist.

    Was den trigeminus anbelangt, so ist selbst bey dem Menschen, aus dem eigenthümlichen Verhältniße seiner portio major u. minor, seine Analogie mit den Spinalnerven unverkennbar und längst anerkannt.

    <III,2> Aehnlich verhält es sich bey den Fischen, wo außerdem eine Analogie des opercularis mit dem eigenartigen Gebilde des facialis besteht, dessen Ursprung dem der Spinalnerven entspricht. Mit dem vagus hat die Sache bey den höheren Thieren mehr Schwierigkeit, doch helfen auch hier die niederen Formen. So entspringt bey dem Hecht zum Beyspiel der vagus auf’s Deutlichste mit 2 Wurzeln, einer vorderen und hinteren, die sich erst nach ziemlich langem Verlauf bey ihrem Austritt aus der Schädelhöhle vereinigen und daselbst einen Knoten zeigen. Dießer Spinalknoten des vagus ist bey vielen Fischen von enormer Größe und findet sich, wie bekannt, noch bey dem Menschen. Vagus u. trigeminus bieten die zweite Modification dar, nämlich die partielle Trennung der motorischen und sensibeln Fäden in den Stämmen, in welche dieße Nerven sich theilen, nämlich dem facialis, glossopharyngeus und access. Will. wie ich bereits gezeigt habe. Im vagus wird dieße Trennung vollständiger als beym trigeminus, wenigstens scheint dieß aus dem Verhältniß des Beynerven zum vagus hervorzugehen, indem letzterer wirklich ohne alle motorische Fäden zu seyn scheint. – Das 10. und 5. Paar zeigen in der ganzen Reihe der Wirbelthiere eine auffallende Symetrie. Der vagus verhält sich zur Brust und Bauchhöhle wie der trigeminus zur Wiederholung dießer Höhlen am Kopf, nämlich der Mund und Nasenhöhle. Kurz der trigeminus ist ein vagus in einer höheren Potenz. Dieß Verhältniß wird bey den Saügethieren besonders deutlich. Das 10. Paar theilt sich in 3 Nervenstämme, den acc. Will., den eigentlichen vagus und den glossopharyngeus; das 5. Paar ebenfalls in drei, <III,3> den facialis, den eigentlichen trigeminus und den ophtalmicus Will., den man eben so gut als einen besonderen Nerven ansehen kann. Wie der acc. Will. Athemnerv des Halses und eines Theils des Rumpfes ist, so ist d. facialis Respirationsnerv des Kopfs; wie der Stamm des vagus der Empfindungsnerv des Darmkanals ist, so ist der Zungenast des trigeminus d. sensible Nerv der Zunge, dießem vollkommensten Theile des Darmkanals, dießem Organe des Darmsinnes, wie Oken so sinnreich den Geschmack nennt. Endlich wie der vagus den glossopharyngeus als Hülfsnerven zur Zunge, so schickt der trigeminus den ophthalmicus als Hülfsnerven zur Nase und dem Auge.

    Es bleibt mir jezt noch die Analogie der drei höheren Sinnesnerven mit den Spinalnerven nachzuweisen. Der acusticus und olfactivus sind als hintere Wurzeln zu betrachten, deren vordere avortirt ist. Die Analogie, woraus ich dieß schließe, liefert der hypoglossus, dessen hintere bey d. Fischen, Fröschen und manchen Saügethieren vorkommende Wurzel, bey dem Menschen avortirt, während nur die vordere sich entwickelte. Das Umgekehrte ist bey dem acusticus u. olfactivus der Fall; Nur die hintere Wurzel entwickelt sich und die vordere avortirt.

    Für beyde wird die motorische Wurzel durch den facialis ersetzt. Für den acusticus erklärt sich dieß leicht, wenn man bedenkt, in welchem Verhältniß der, dem facialis entsprechende Deckelast der Fische zu der Kiemenhöhle steht. Oken hat nämlich nachgewiesen, das Ohr mit Ausnahme des Labyrinths, sey nur eine metamorphosirte Kiemenhöhle und so sieht man leicht, daß die Fäden, welche der facialis bey Vögeln und Saügethieren dem äußeren und inneren Ohr giebt, das Verhältniß des Deckelastes zur Kiemenhöhle wiederholen. —

    In dem Sehnerven und den Muskelnerven des Auges treten endlich beyde Wurzeln als isolirte Nerven auf, die hintere als zweites, die vordere als 3. 4. u. 6. Paar, indem dieße letzteren der vierten Modification <III,4> entsprechend isolirte Nervenstämme bilden. Das 3. u. 6. Paar gehen aus demselben Markstrang hervor, das eine vor dem anderen, und bilden zwei Fäden einer Wurzel, von denen das eine etwas eher als das andere aus dem Mark tritt. Das vierte Paar macht dagegen größere Schwierigkeiten, doch sein Verhalten bey manchen Fischen hebt sie gröstentheils. Es entspringt bey den Cyprinen u. dem Hecht vom aüßeren Rand der vorderen Pyramidenstränge folglich vom nämlichen Markstrang wie das dritte und sechste.

    In dem Augenmuskelnerv erreicht der Nerv als solcher seine höchste Entfaltung, er verhält sich, um ein Beyspiel zu geben, zu den übrigen Nerven wie der Huf zu der Hand des Menschen. Was in dem ersteren noch verbunden liegt, gliedert sich in der letzteren im schönsten Verhältniß ab. Dieße Entwicklung fällt mit der Bedeutung des Auges zusammen, von dem Oken wahrhaftig mit Recht sagt, es sey das höchste Organ, die Blüthe oder vielmehr die Frucht aller organischen Reiche.

    So wären denn 6 Paar Schädelnerven gefunden: 1.) der Riechnerv 2.) der Sehnerve mit dem 3. 4. u. 6. Paar. 3.) der trigeminus. 4.) d. acusticus. 5.) der vagus. 6.) der hypoglossus.

    Ihre rechte Begründung kann übrigens dieße Eintheilung der Schädelnerven erst durch ihre Vergleichung mit den Schädelknochen erhalten. Dieße jedoch auszuführen und nachzuweisen, wie ich dießen 6 Paaren 6 Schädelwirbel, entsprechend, gefunden zu haben glaube, erlaubt die Zeit nicht.

    Vergleicht man endlich die Schädelnerven untereinander, so findet man, daß sie sich in zwei Gruppen theilen. Die eine, gebildet vom acusticus und opticus, dießen Nerven des Schalls und des Lichts, ist der reinste Ausdruck des animalen Lebens; die andere, bestehend aus dem hypoglossus, vagus, trigeminus und olfactivus erhöht das vegetative zum animalen Leben. So werden wir uns des Actes der Verdauung und <IV,1> der Respiration durch den vagus bewußt, so wird die Zunge als ein wesentlicher Bestandtheil des Verdauungskanals durch den Einfluß des hypoglossus ein dem Willen unterworfenes Organ, und damit ein wahres Glied des Kopfes; so entwickeln sich Geschmack und Geruch, als die Sinne des Darm und des Athemsystems, unter dem Einflusse des trigeminus und des olfactivus. Die Nerven dießer letzteren Gruppe unterscheiden sich jedoch dadurch nicht wesentlicher von den übrigen Spinalnerven, als die Lendennerven, welche zu den Organen der Zeugung gehn. Die ersteren verhalten sich zur Verdauung und Respiration, wie die letzteren zu den Geschlechtsverrichtungen. Außerdem sind ja alle Spinalnerven durch ihren Einfluß auf die Respirationsbewegungen ebenfalls an das vegetative Leben geknüpft.

    #médecine #lettres #iatrocratie #révolte

  • « Le Normal et le Pathologique » de Georges Canguilhem par le philosophe Thierry Hoquet
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-souffle-de-la-pensee/thierry-hoquet-philosophe-sur-le-normal-et-le-pathologique-de-georges-ca

    Comment la lecture de Canguilhem a-t-elle permis au philosophe Thierry Hoquet de penser la vie, non pas sous sa forme politique ou vécue, mais sous sa forme biologique ? On plonge avec lui dans "Le Normal et le Pathologique", un classique qui s’intéresse à la #maladie, à la #santé et aux #normes.

    En lisant Darwin, Thierry Hoquet s’est mis à chercher des réponses sur la manière dont des différences pathologiques pouvaient produire de nouvelles normes. Le texte du philosophe et médecin Georges Canguilhem (1904-1995), Le Normal et le Pathologique, s’est alors imposé comme une référence importante, qui l’a marqué tant par sa puissance théorique que pour ses multiples anecdotes.

    Pourquoi avoir choisi Georges Canguilhem et « Le Normal et le Pathologique » ?

    Comment, pour un philosophe, souligne Thierry Hoquet, s’ouvrir à autre chose qu’à la #philosophie ? Personne ne veut être un philosophe enfermé dans sa tour d’ivoire et "Canguilhem lui, nous invite ici à ne pas jouer simplement avec les mots, avec les idées, à ne pas simplement flotter dans un éther dilué, mais à rencontrer l’être et les choses, ce qui est essentiel". L’œuvre de #Canguilhem a pour particularité de revaloriser le discours de la #biologie sur le #vivant : "il nous montre qu’il existe des bases matérielles, physiologiques très claires de l’existence vitale qui déterminent ce que l’on vit et ce que l’on ressent".

    Pour Canguilhem, il y a des malades, quand pour les médecins, il y a des maladies
    Au fond, pourquoi y a-t-il de la #médecine ? Thierry Hoquet nous explique que c’est parce qu’on espère qu’on peut intervenir ; la santé n’est jamais définie a priori, mais toujours a posteriori. Il faut avoir été #malade pour comprendre ce qu’est que la santé, et si on se soigne, selon Canguilhem, c’est par une volonté prométhéenne de s’arracher à l’ordre naturel, de maintenir la vie grâce à nos artifices. "C’est un concept presque politique à appliquer à l’organisme, qui vient de cette idée que finalement, le corps est une sorte de totalité harmonieuse qui peut être perturbée, et qu’il faut rétablir dans ses équilibres".

    "Il n’y a pas de santé parfaite"

    Canguilhem commente beaucoup ce qu’il appelle "la sagesse du corps", expression qui recouvre ces mécanismes grâce auxquels le #corps parvient à se maintenir dans un état stable, constant. Selon lui, il n’y a pas de santé parfaite puisque la #maladie fait irrémédiablement partie de la vie. En revanche, ce qui est intéressant aussi, c’est la capacité à se rétablir : "Il y a des pages magnifiques de Canguilhem sur le sentiment de l’avoir échappé belle, d’avoir été comme au bord du gouffre." On comprend alors que la santé n’est pas uniquement "le silence des organes", expression que le philosophe emprunte au chirurgien René Leriche, mais qu’elle a aussi une capacité normative : "être en bonne santé, c’est être capable de vivre à différents rythmes. Dès lors, la maladie correspond pour Canguilhem à une restriction des allures vitales du malade".

    #radio #audio #normal #pathologique

  • ASCO 2026 : Un tournant historique pour le cancer du pancréas et l’espoir d’un monde sans VIH
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4901

    ASCO 2026 : Le congrès de tous les espoirs contre le cancer et le VIH Un médicament oral qui double la survie face au cancer du pancréas et une injection deux fois par an efficace à 100% pour prévenir le VIH : le grand rendez-vous mondial de l’oncologie, qui se tient actuellement à Chicago, vient de secouer le monde médical avec deux découvertes historiques. Découvrez comment la médecine moderne est en train de redéfinir les frontières du soin. — > Lire la suite ---> Sports / Santé

    / #USA,_Maison_Blanche,_CIA, Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes

    #Sports_/_Santé #Sciences_&_Savoir
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/asco_2026_un_tournant_historique_pour_le.mp3

  • Monde académique 1/5 - Le privé fait la leçon

    Les #coupes_budgétaires sont drastiques depuis des années dans les universités suisses. En 2027, 2,4 milliards de francs devront être coupés. Or qui dit moins de #soutien_public, dit augmentation des #taxes_d'études et augmentation des #financements_privés. Quels risques pour la #liberté_académique ? Alors que l’Université de Fribourg inaugure un centre financé par la Mobilière, une manifestation a lieu, à Genève, contre l’#austérité qui vise le monde académique.

    https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/monde-academique-1-5-le-prive-fait-la-lecon-29250571.html
    #ESR #université #privatisation #Suisse #facs
    #audio #podcast

  • 5 millions d’enfants meurent chaque année : de quoi ? Et où peut-on encore agir ?
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4894

    Santé mondiale · Données & Analyses

    5 millions d’enfants meurent chaque année : de quoi, et où peut-on encore agir ?

    Chaque année, 4,7 millions d’enfants de moins de cinq ans perdent la vie avant d’avoir eu la chance de grandir. Derrière ce chiffre vertigineux, une réalité qui révolte : la majorité de ces morts sont évitables. Une analyse comparative mondiale, pays par pays, révèle des inégalités criantes et des leviers d’action concrets. 4,7 enfants de Humanité

    / #edito, Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes, Sciences & Savoir, #Data_-_Données

    #Humanité #Afrique,_Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #Sciences_&_Savoir

  • Ärzteschaft will Cannabis wieder verbieten lassen
    https://overton-magazin.de/top-story/aerzteschaft-will-cannabis-wieder-verbieten-lassen

    Les associations de médecins confirment leur caractère ultra réactionnaire en se prononçant contre la législation en vigeur. La légalisation partielle du cannabis risque effectivement de créer quelques failles dans le filet omniprésent de contrôle qu’ils entretiennent et défendent sans scrupules.

    24.5.2026/vin Stephan Schleim - Auf dem jüngsten Ärztetag wurden auch härtere Regeln für medizinisches Cannabis gefordert.

    Letzte Woche fand in Hannover der 130. Deutsche Ärztetag statt. Dort diskutieren Vertreterinnen und Vertreter der Landesärztekammern medizinische Themen. Rund 250 waren es dieses Mal. Und ganz oben auf der Agenda standen suchtmedizinische und drogenpolitische Themen.

    Das Beschlussprotokoll vom 15. Mai umfasst stolze 740 Seiten. Darin kommt 36-mal das Wort „Alkohol“ und gar 54-mal „Cannabis“ vor. Vor allem über letzteres Thema wurde ordentlich gestritten.
    Konsummuster

    Wir erinnern uns, dass mit dem damaligen SPD-Gesundheitsminister Karl Lauterbach gerade ein erfahrener Mediziner und Wissenschaftler für die 2024 erreichte Teillegalisierung kämpfte: Der Cannabiskonsum stieg trotz Verboten seit Jahren, wodurch sich die Gesundheitsrisiken und Kriminalität erhöhten.

    Die Justiz wurde – trotz der Ausnahmen für „geringe Mengen“ zum Eigenbedarf – mit schließlich über 500.000 Verfahren pro Jahr belastet. Für den bloßen Besitz drohten bis zu fünf Jahre Freiheitsstrafe, das gleiche Strafmaß wie für Körperverletzung.

    Diese Strafandrohung konnt nicht verhindern, dass sich der Cannabiskonsum in Deutschland von 2012 bis 2021 von 4,5 auf 8,8 Prozent fast verdoppelte. Das bezieht sich auf Erwachsene, die die Substanz mindestens einmal im Jahr gebrauchten. Bei den starken Konsumierenden verdreifachte sich der Konsum sogar von 0,5 auf 1,5 Prozent.

    In den USA hatte der Cannabiskonsum um 1980 seinen Höhepunkt. Er fiel dann stark ab, um seit den 1990ern vor allem bei den jungen Erwachsenen wieder zu steigen. Bei den Minderjährigen ist die Droge in jüngerer Zukunft aber weniger beliebt.

    Aufgrund der starken Kommerzialisierung, auch mit fragwürdiger Werbung von Cannabis zum Beispiel zur Krebsheilung oder als Vorbeugung gegen Demenz, hat es in manchen Regionen in den USA inzwischen sogar Alkohol als die am häufigsten gebrauchte Substanz überholt. Der Konsum von Alkohol und Tabakprodukten ist weltweit sowieso seit Jahren rückläufig.

    Doch wie man es auch dreht und wendet: Der Konsum psychoaktiver Substanzen, angefangen beim Kaffee und anderen koffeinhaltigen Getränken, ist gesellschaftlich verbreitet und somit „normal“. Und da haben wir noch gar nicht von der steigenden Verwendung von Schmerzmitteln oder dem extremen Anstieg bei den Psychopharmaka gesprochen – so werden heute zum Beispiel Substanzen, die gegen Depressionen helfen sollen, elfmal so häufig verschrieben wie noch in den 1980ern. Trotzdem (oder darum?) scheinen die Probleme mit depressiven Störungen immer größer zu werden.
    Wissenschaft dafür, Wissenschaft dagegen?

    Angesichts dieser Ausgangslage ist fraglich, ob die Fokussierung auf eine einzelne Substanz in drogenpolitischen Diskussionen sinnvoll ist. Dennoch haben die Delegierten der Ärzteschaft jetzt vor allem Cannabisprodukte aufs Korn genommen und dazu auf dem Ärztetag mehrere Beschlüsse verabschiedet.

    Mit gleich zweien davon wird der Gesetzgeber dazu aufgefordert, „die Teillegalisierung von Cannabis zurückzunehmen“ (Beschlüsse II-4 und II-20). Vor allem mit Blick auf den allseits bemühten Kinder-, Jugend- und Gesundheitsschutz sei „die Teillegalisierung von Cannabis ein Fehler“. Dass man in der Verbotsphase vor dem 1. April 2024 kein tragfähiges Konzept hatte, besser mit dem Substanzkonsum umzugehen, wird hier verschwiegen.

    Nach all der Evidenz, die Lauterbach und seine Mitstreiter für die Teillegalisierung anführten, verwies man hier auf „eine aktuelle Studie aus Bayern“, die den Anstieg von psychischen Problemen im Zusammenhang mit Cannabis dokumentiere.

    Diese Zahlen – das sollte die Ärzteschaft eigentlich wissen – dokumentieren aber nur, dass sich Mediziner häufiger mit solchen Problemen befassen. Das kann schlicht daran liegen, dass nach Aufhebung des Verbots mehr Menschen mit Drogenproblemen Hilfe suchen. Das ist eigentlich eine gute Sache, wird hier aber gegen die Teillegalisierung angeführt.
    Stichwort Jugendschutz

    Außerdem wurde bedauert, dass nun weniger Jugendliche wegen Cannabiskonsums von den Gerichten zu therapeutischen Maßnahmen verurteilt würden. Dabei ist das Mittel für Minderjährige in Deutschland nach wie vor verboten.

    Die Ärztinnen und Ärzte seien daran erinnert, dass das strafrechtliche Verbot das schärfste und letzte Mittel des liberalen Rechtsstaats ist. Zur verfassungsrechtlichen Prüfung gehört auch, dass eine Maßnahme erforderlich ist. Das ist sie aber nur dann, wenn es keine milderen, (mindestens) gleich geeigneten Mittel zum Erreichen eines Zwecks gibt.

    Ob man also den Cannabiskonsum für alle Bürgerinnen und Bürger verbieten dürfte, um Minderjährige anders zu behandeln, ist damit fraglich. Schon ein Blick ins Nachbarland Niederlande ist hier aufschlussreich: Während der Besitz von geringen Mengen für den Eigenbedarf bei Erwachsenen in der Regel nicht strafrechtlich verfolgt wird, kommt es bei Jugendlichen immer zur Anzeige.

    Gesetzlich ist das sehr einfach zu regeln. Aber damit käme man auf die größere Frage, ob Drogenverbote überhaupt funktionieren. Wie wir oben schon sahen, stieg der Cannabiskonsum trotz der Verbote. Abwasseruntersuchungen in mehreren Städten dokumentierten zudem, dass die Teillegalisierung im Allgemeinen wenig änderte. Zur Erinnerung:

    „Aussagekräftiger als die auf Selbstauskünften beruhenden Befragungen sind Abwasseruntersuchungen. Diese hat man in elf Städten unmittelbar vor (Dezember bis März 2024) und nach (Mai 2024 bis Mai 2025) der Entkriminalisierung vorgenommen. Das Ergebnis ist ein Unentschieden: Zwar nahm der Cannabiskonsum in Chemnitz, Magdeburg, Nürnberg und Rostock leicht zu. Doch in Frankfurt am Main, Potsdam und Saarbrücken änderte sich nichts und in Dresden, Greifswald, Hannover und Mainz nahm der Konsum sogar leicht ab.“ (im Menschenbilder-Blog im September 2025)
    Medizinisches Cannabis

    Ginge es nach der Ärzteschaft, würde auch der medizinische Konsum von Cannabisprodukten wieder eingeschränkt. Seit der Streichung der Substanz aus der Verbotsliste des Betäubungsmittelgesetzes, dominieren hier große Online-Anbieter und -Apotheken den Markt.

    Es gab zwar ein paar Urteile wegen Verstößen gegen das Heilmittelwerbegesetz. Doch an der prinzipiellen Möglichkeit, durch das Ausfüllen einer Frageliste Cannabis von pharmazeutischer Qualität bestellen zu können, hat sich bisher nichts geändert. Das ist auch der CDU unter Führung der heutigen Gesundheitsministerin ein Dorn im Auge, die hierzu eine Gesetzesänderung vorbereitet.

    Die Ärzteschaft kritisiert passend hierzu: „Die Vermutung liegt nahe, dass auch Freizeitkonsumierende Cannabis über z. B. telemedizinische Plattformen und mit ihnen kooperierende Versandapotheken beziehen, die den Erwerb teilweise nur durch die Beantwortung eines Fragebogens möglich machen“ (Beschluss II-2). Die Verwendung dieser Produkte als Genussmittel gilt hier automatisch als „Missbrauch“.

    Allerdings geben mit 82 Prozent mehr als vier von fünf Konsumierenden an, Cannabis als Mittel zur Entspannung zu verwenden. Die Ärzteschaft sollte nicht ignorieren, dass Stress- und Burnout-Beschwerden immer mehr zunehmen. Daher lässt sich meiner Meinung nach keine harte Grenze zwischen medizinischem und Freizeitkonsum ziehen.

    Auch das Erleben schöner Gefühle, mit 64 Prozent der zweithäufigste genannte Grund, gehört zu einem guten und gesunden Leben dazu. Wer das bezweifelt, der möge sich in Erinnerung rufen, wie die Ärzteschaft selbst, in Form der Verfassung der Weltgesundheitsorganisation, den Zustand der Gesundheit definiert. (Nämlich als vollständiges, auch psychosoziales Wohlbefinden.) Dazu kommt die medizinische Verwendung von Cannabis im engeren Sinn, etwa um besser zu schlafen, Schmerzen zu behandeln oder das spezifische Leiden einiger Krankheiten zu lindern.
    Autonomie oder Bevormundung?

    Ein (wieder) erschwerter Zugang zu medizinischem Cannabis dreht sich damit auch um die Frage der Autonomie oder Bevormundung. Inwieweit sollen, dürfen und können die Menschen selbst über ihren Konsum psychoaktiver Substanzen entscheiden?

    Geht man mit der Mehrheit der Delegierten auf dem Ärztetag, dann reicht die Autonomie hier nicht sehr weit: Man müsse „den besonderen Risiken von Medizinalcannabis im Therapieverlauf gerecht“ werden und darum, erstens, mindestens einmal pro Quartal persönlichen Patienten-Arzt-Kontakt haben und, zweitens, ein umfassenderes Versandverbot einführen (Beschluss II-12).

    Das wirft aber die Frage auf, inwiefern hier ein legitimes Ziel verfolgt wird: Wie wir schon sahen, wird Cannabis ohnehin konsumiert, ganz unabhängig von seinem rechtlichen Status. Die Online-Anbieter nutzen eher das Unvermögen des Gesetzgebers aus, eine praktikable Regelung einzuführen.

    Nicht jeder hat die Geduld, erst eine Pflanze zu züchten. Da schon eine davon schnell mehr als die zulässigen 50 Gramm für den Besitz zu Hause abwirft, werden diese Personen zudem wieder schnell kriminalisiert. Sie müssten die überschüssige Ernte eigentlich sofort unbrauchbar machen und vernichten. Viele dürften davon Freunden und Bekannten etwas abgeben – was allerdings illegal ist und von Verbotsbefürwortern zum Schwarzmarkt gezählt wird, selbst wenn hierfür gar nicht bezahlt wird.
    Hausgemachte Probleme

    Den Anbauvereinigungen wurden durch die komplexen Regeln und behördliche Maßnahmen vor Ort viele Steine in den Weg gelegt. Ich warnte schon vor der Teillegalisierung vor einem „Bürokratiemonster„. Heute kritisieren dann Drogenpolitiker, dass die Vereinigungen nur einen Bruchteil der Nachfrage bedienen können und es weiterhin einen Schwarzmarkt gibt. So beißt sich die Katze in den eigenen Schwanz.

    Die große Beliebtheit der Online-Anbieter belegt vor allem den großen Bedarf in der Erwachsenenbevölkerung an sicherem und qualitativ hochwertigem Cannabis. Wenn Ärzteschaft und Verbotspolitiker hier den Zugang wieder einschränken, wird es mit zwangsweise zu neuen Problemen kommen.

    Zudem ist nach über zwei Jahren nicht ersichtlich, was verpflichtende, persönliche Informationsgespräche mit dem Arzt verbessern würden – außer deren Einnahmen, versteht sich. Zumindest dem Anschein nach gehen heute schon die allermeisten Konsumierenden vernünftig mit ihren Cannabisprodukten um.

    Ob die geplante Einschränkung der Telemedizin überhaupt mit EU-Wettbewerbsrecht und der Berufsfreiheit vereinbar ist, ist außerdem fraglich. Hier zeichnen sich komplexe Gerichtsverfahren ab. Und die Online-Anbieter haben inzwischen gut verdient.
    Gutes Ende oder Odyssee?

    Der Deutsche Ärztetag hat in der Sache natürlich keine gesetzgeberische Kompetenz. Diese liegt hier beim Bundestag und nachrangig dem Bundesrat. Es ist aber abzusehen, dass man auch in der parlamentarischen Debatte auf die genannten Beschlüsse verweisen wird: „Schaut her, die Ärztinnen und Ärzte fordern sogar noch schärfere Regeln!“ Zumindest die Unionsparteien und die AfD dürften sich daher über Steilvorlage der Mediziner aus Hannover freuen.

    Ob die Drogengesetzgebung irgendwann zu einem guten Ende kommen wird oder eine Odyssee bleibt, muss sich zeigen. Dass Verbote hier in der Regel nicht funktionieren und oft nachteilige Effekte haben, wurde auch von Delegierten auf dem Ärztetag angemerkt. Die Beschlüsse zeigen aber, dass dies nicht die Sichtweise der Mehrheit ist – jedenfalls nicht der dort vertretenen Ärztinnen und Ärzte.

    Es sei noch einmal daran erinnert, dass die Prohibitionspolitik die Probleme zu oft vergrößert hat. Dabei stand ein Cannabisverbot erst gar nicht zur Debatte und wurde vor rund 100 Jahren erst durch einen diplomatischen Kuhhandel beschlossen.

    Bei den Opioiden ist die Bilanz noch einmal ernüchternder, da viele Ärztinnen und Ärzte jahrelang an deren Verbreitung mitverdient haben. Richtig tödlich wurde das aber erst, als die Politik in den USA auf das gesellschaftlich-medizinische Problem mit Verboten reagierte. Vielen in die Abhängigkeit getriebenen, früheren Patienten blieben dann nur noch illegale und gefährlichere Quellen. Wie glaubwürdig ist es da, jetzt vor dem – eher geringen – Abhängigkeitsrisiko von Cannabis zu warnen?
    Vor der eigenen Haustür kehren

    In etwa zeitgleich mit dem Bericht über den 130. Ärztetag erschien im Deutschen Ärzteblatt ein Interview mit Katja Just, der kommissarischen Direktorin des Instituts für Klinische Pharmakologie an der Aachener Uniklinik. Zu problematischem Dauerkonsum von Medikamenten heißt es darin:

    „Auch andere Arzneimittel finden sich oftmals in der Dauermedikation, ohne ausreichende Evidenz, zum Teil konträr zu aktuellen Leitlinienempfehlungen und auch unabhängig von der vom Patienten empfundenen Wirksamkeit. Dies betrifft typischerweise Benzodiazepine und Z-Substanzen, kann aber auch diverse Analgetika, etwa Opioide in der Dauermedikation bei bestimmten Schmerzentitäten, betreffen.“ (Univ.-Prof. Dr. med. Katja Just)

    Schlaf-, Schmerz- und angstlösende Mittel, die weder im Einklang mit der Evidenz und den Richtlinien, noch den Bedürfnissen der Patientinnen und Patienten verschrieben werden – die Ärzteschaft könnte dieses Problem mit Substanzkonsum direkt und selbst lösen. Und auch die Politik könnte sich darauf besinnen, ob es keine dringlicheren Probleme gibt, als gegen die psychoaktive Wahl von gut 10 Prozent der erwachsenen Bevölkerung zu kämpfen.

    Warum verschreiben sie dann selbst so viele Medikamente mit Abhängigkeitspotenzial entgegen den Richtlinien?

    Der Artikel wurde zuerst auf dem Blog „Menschen-Bilder“ des Autors veröffentlicht. Zum Thema siehe vom Autor: „Die Cannabis-Protokolle. Medizin, Politik und Wissenschaft auf dem Prüfstand“. Zuletzt erschien von ihm das Bucprononçant contre spektiven aus der Depressions-Epidemie. Was Depressionen sind und wie man sie behandelt“.

    #Allemagne #médecins #cannabis #iatrocratie

  • L’ail est-il vraiment efficace contre les moustiques ?
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4890

    L’ail, l’arme fatale contre les moustiques ? Ce que dit (vraiment) la science. Chasser les vampires, d’accord, mais qu’en est-il des moustiques ? Si la croyance populaire lui prête des pouvoirs magiques, la science révèle une réalité bien plus surprenante : l’ail n’agit pas par son odeur... mais par son goût ! Découvrez les dernières découvertes de 2026, l’efficacité réelle de ce superaliment et nos recettes maison pour passer un été serein. Lire l’article. High-tech / Sciences

    / Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes, #Ecologie,_environnement,_nature,_animaux

    #High-tech_/_Sciences #Sciences_&_Savoir
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/l_ail_est-il_vraiment_efficace_contre_les_moustiques.mp3

  • KI-Schreibassistent beim Arzt erfindet Befunde – und ist trotzdem im Einsatz
    https://www.telepolis.de/article/KI-Schreibassistent-beim-Arzt-erfindet-Befunde-und-ist-trotzdem-im-Einsatz

    Bientôt une intelligence artificielle hallucinera ton disgnostique. Ton médecin sera content car il ne sera plus obligé de perdre du temps avec la documentation.

    16.5.2026 von Matthias Lindner - In Ontario dokumentierten KI-Schreibassistenten falsche Medikamente und erfanden Befunde. Auch in Deutschland drängen solche Systeme in Praxen.

    Ihr Arzt könnte gerade etwas in Ihre Akte schreiben, das Sie nie gesagt haben. Nicht aus Nachlässigkeit, nicht aus Zeitdruck – sondern weil eine künstliche Intelligenz es erfunden hat.

    Das klingt vielleicht etwas abwegig – ist es aber nicht: Künstliche Intelligenz spielt auch im Gesundheitswesen von Deutschland eine immer größere Rolle, und aus Kanada, genauer: aus der kanadischen Provinz Ontario, liegen Erfahrungswerte vor, die nicht gerade beruhigend wirken.

    KI-Systeme, die Arzt-Patienten-Gespräche mitschreiben und automatisch Notizen für die Patientenakte erstellen, haben dort systematisch Inhalte halluziniert, falsche Medikamente eingetragen und zentrale Gesundheitsprobleme schlicht unterschlagen. Die Systeme sind trotzdem im Einsatz – bei rund 5.000 Ärztinnen und Ärzten. Und vergleichbare Technologie steht auch in deutschen Arztpraxen kurz vor dem Durchbruch.

    Der Befund stammt aus einem Sonderbericht der Rechnungsprüferin von Ontario vom Mai 2026, der die KI-Nutzung im öffentlichen Dienst der Provinz untersucht. Ein ganzes Kapitel widmet sich dem sogenannten AI-Scribe-Programm des Gesundheitsministeriums, über das auch CBC berichtete.

    Im Rahmen eines Beschaffungsverfahrens wurden 20 KI-basierte Transkriptionssysteme getestet. Die Evaluatoren spielten simulierte Gespräche zwischen fiktiven Ärzten und Patienten ein und ließen medizinische Fachkräfte die Originalaufzeichnungen mit den KI-generierten Notizen vergleichen. Das Ergebnis ist ein Katalog des Versagens, der Fragen aufwirft – nicht nur für Kanada.

    Neun der 20 Systeme halluzinierten: Sie erfanden Informationen oder machten Vorschläge zu Behandlungsplänen, die im Gespräch nie zur Sprache kamen. In manchen Fällen vermerkte die KI etwa, es seien keine Tumore gefunden worden – obwohl das Thema Tumore überhaupt nicht besprochen wurde.

    Andere Systeme ordneten eigenständig Blutuntersuchungen an oder überwiesen Patienten zur Therapie, ohne dass ein Arzt dies auch nur angedeutet hätte. Zwölf der 20 Systeme dokumentierten falsche Medikamente – etwa ein anderes Präparat als tatsächlich verschrieben. Und 17 der 20 getesteten Lösungen ließen wichtige Details zu psychischen Problemen der Patienten weg, wie The Register berichtete. Sechs Systeme ignorierten psychische Probleme vollständig oder teilweise.
    Genauigkeit zählte bei der Vergabe kaum

    Was die Sache verschärft: Die Fehler waren kein Ausschlusskriterium. Laut dem Bericht der Rechnungsprüferin Shelley Spence war die Gewichtung der Prioritäten im Beschaffungsprozess grotesk schief. Ob ein Anbieter eine lokale Niederlassung in Ontario unterhielt, machte zum Beispiel 30 Prozent der Gesamtbewertung aus. Die Genauigkeit der medizinischen Notizen floss dagegen mit gerade einmal 4 Prozent ein.

    Bias-Kontrollen – also Prüfungen, ob das System bestimmte Patientengruppen systematisch benachteiligt – zählten 2 Prozent. Bedrohungs-, Risiko- und Datenschutzbewertungen weitere 2 Prozent. Die SOC-2-Typ-2-Konformität, ein Standard für Datensicherheit, brachte zusätzliche 4 Prozentpunkte.

    Zusammengenommen machten Genauigkeit, Bias-Kontrolle und Sicherheitsvorkehrungen also nur einen Bruchteil der Gesamtbewertung aus. „Unangemessene Gewichtungskriterien könnten dazu führen, dass Anbieter ausgewählt werden, deren KI-Tools ungenaue oder verzerrte medizinische Unterlagen erstellen oder keinen ausreichenden Schutz für sensible personenbezogene Gesundheitsdaten bieten“, heißt es im Bericht.

    Einige Anbieter legten nicht einmal Prüfberichte von Dritten, Zertifizierungen oder Bedrohungsrisikobewertungen vor – vier dieser Systeme wurden dennoch zugelassen.

    Die politische Reaktion folgte dem üblichen Muster: Der Beschaffungsminister Stephen Crawford erklärte gegenüber CBC, die Fehler seien „während der Testphase“ aufgetreten, Ärzte überwachten „jeden Aspekt“ der KI-Nutzung.

    Eine Sprecherin der Gesundheitsministerin betonte, es gebe „keine bekannten Berichte über Patientenschäden“. Die Systeme seien freiwillig und setzten die Einwilligung der Patienten voraus. Der Vorsitzende der Grünen in Ontario, Mike Schreiner, nannte die Ergebnisse dagegen „zutiefst beunruhigend“.

    Das Problem ist strukturell – nicht regional

    Es wäre bequem, die Ontario-Affäre als kanadische Eigenheit abzutun. Doch die Befunde decken sich mit internationaler Forschung. Eine im Fachjournal JMIR Medical Informatics veröffentlichte Pilotstudie der University of California in Davis untersuchte ein einzelnes Ambient-AI-Scribe-System unter realen Klinikbedingungen.

    Über zwei Monate nutzten 31 Ärztinnen und Ärzte die Technologie für 7.545 Kliniknotizen. Von 356 detailliert ausgewerteten Notizen enthielten 18 Prozent versehentliche Auslassungen, 11,5 Prozent Halluzinationen und 9,3 Prozent fälschlich hinzugefügte Informationen. Zwar bewerteten die Autoren 94,7 Prozent der Notizen als frei von signifikanten Fehlern – doch 5,3 Prozent enthielten Fehler mit potenziell ernstem oder unmittelbarem Schadensrisiko.

    Besonders alarmierend: Fast 15 Prozent aller KI-generierten Notizen wurden von den Ärzten gar nicht editiert, also unverändert in die Patientenakte übernommen. Der Editieranteil variierte zwischen einzelnen Medizinern erheblich – von 1,9 bis 69,3 Prozent der KI-generierten Wörter. Das bedeutet: Manche Ärzte prüften gründlich, andere winkten offenbar durch.

    In Ontario verfügt laut Audit keines der zugelassenen Systeme über einen verpflichtenden Bestätigungsmechanismus, der Ärzte zur Prüfung zwingt, bevor eine Notiz in die Akte wandert.

    Haftungsrechtlich bleibt die Verantwortung nach kanadischem Medizinrecht bei der behandelnden Ärztin oder dem Arzt. Wer eine halluzinierte KI-Notiz ungeprüft übernimmt und daraus ein Behandlungsfehler resultiert, müsste sich wegen einer möglichen Verletzung der Sorgfaltspflicht verantworten.

    Ergänzend könnten Ansprüche gegen den Softwareanbieter geltend gemacht werden, wenn ein nachweislicher Produktmangel vorliegt. Ob das in der Praxis funktioniert, steht auf einem anderen Blatt.

    Eine in JMIR Medical Informatics publizierte ethische Analyse argumentiert, dass KI-Schreibassistenten nicht bloß passive Transkriptionstools sind, sondern als „epistemische Agenten“ agieren: Sie selektieren, gewichten und arrangieren Informationen aktiv.

    Das Papier warnt vor „kognitivem Deskilling“ – dem schleichenden Verlust klinischer Urteilsfähigkeit durch Übervertrauen in die Maschine – sowie vor einer Aushöhlung der Arzt-Patienten-Beziehung, wenn narrative Nuancen aus Gesprächen systematisch herausgefiltert werden.

    Deutsche Praxen stehen vor denselben Fragen

    Während Ontario seine Lehren zieht, drängt vergleichbare Technologie auf den deutschen Markt.

    Der Praxissoftwareanbieter medatixx hat gemeinsam mit dem dänischen Unternehmen Corti das Produkt x.scribe entwickelt, einen KI-Schreibassistenten, der das Arzt-Patienten-Gespräch in Echtzeit transkribiert und strukturierte Dokumentationsvorschläge erstellt. Seit Februar 2026 ist x.scribe für die Praxissoftware x.isynet und x.vianova verfügbar; weitere Programme sollen folgen. Auf der Gesundheitsmesse DMEA im April wurde das System vorgeführt.

    Medatixx betont, dass Ärztinnen und Ärzte den Dokumentationsvorschlag vor der Übernahme in die Patientenakte anpassen und ergänzen könnten. Die von Corti entwickelten Sprachmodelle seien speziell für medizinische Inhalte trainiert und erfüllten alle Datenschutzanforderungen.

    Das sind zunächst Herstellerversprechen – keine unabhängig geprüften Befunde. Ein obligatorischer Bestätigungsmechanismus, wie ihn die Rechnungsprüferin in Ontario fordert, wird nicht erwähnt.

    Die Deutsche Gesellschaft für Innere Medizin (DGIM) erklärte auf ihrem Jahreskongress im April 2026, KI beginne „den klinischen Alltag konkret zu verändern“.

    Jens Kleesiek, Leiter des Instituts für Künstliche Intelligenz in der Medizin am Universitätsklinikum Essen, warnte zugleich: „Ohne digitale Unterstützung werden wir die steigenden Anforderungen in der Versorgung künftig nicht mehr bewältigen können.“

    Das klingt nach einem Dilemma – die Systeme werden gebraucht, aber ihr Reifegrad ist fragwürdig.

    Regulatorisch unterscheidet sich die Ausgangslage in Europa deutlich von Ontario. KI-Scribes verarbeiten Gesundheitsdaten, die unter Art. 9 der Datenschutz-Grundverordnung (DSGVO) fallen und besonders geschützt sind. Anbieter müssen Datenschutz-Folgenabschätzungen durchführen und technische Schutzmaßnahmen nachweisen.

    Je nach Funktionsumfang kann ein KI-Schreibassistent zudem als Medizinprodukt unter die europäische Medical Device Regulation (MDR) fallen – dann werden CE-Kennzeichnung, klinische Bewertung und Post-Market-Surveillance zur Pflicht.

    Viele Anbieter beschränken ihre Systeme offiziell auf „Dokumentationsunterstützung“, um nicht in höhere MDR-Risikoklassen zu rutschen.

    Der bereits in Kraft getretene EU AI Act dürfte KI-Systeme im Gesundheitswesen als Hochrisiko-Anwendungen einstufen und weitere Vorgaben zu Risikomanagement, Daten-Governance und menschlicher Aufsicht machen.

    Ob diese Regeln in der Praxis greifen, muss sich zeigen. In Ontario existierten ebenfalls Vorgaben – Ärzte sollten KI-Notizen manuell prüfen, die Nutzung erfordert Patienteneinwilligung. Trotzdem fehlte es an Mechanismen, um die Regeln auch durchzusetzen. Es gibt keinen technischen Zwang zur Überprüfung und keine standardisierte Messmethode für Halluzinationsraten in klinischer Dokumentation.
    Vertrauen auf Knopfdruck gibt es nicht

    Die zentrale Lektion aus Ontario ist keine technische, sondern eine politische: Wenn Beschaffungsverfahren die Genauigkeit medizinischer KI mit vier Prozent gewichten und die lokale Büropräsenz mit 30 Prozent, dann sind die Prioritäten eindeutig – und eindeutig falsch.

    Spence formulierte zehn Empfehlungen an die Regierung, neun davon wurden laut CBC akzeptiert. Sie zielen auf striktere Evaluations- und Governance-Prozesse mit höherem Gewicht für Sicherheit und Datenschutz.

    Für Deutschland heißt das: Bevor KI-Schreibassistenten flächendeckend in Praxen und Kliniken einziehen, braucht es unabhängige, standardisierte Tests – nicht nur Herstellerversprechen und Messevorführungen.

    Wie ein Telepolis-Bericht kürzlich zeigte, kann KI im Gesundheitswesen durchaus nützlich sein, etwa bei der Prüfung von Wechselwirkungen zwischen Medikamenten. Doch der Nutzen entfaltet sich nur unter klaren Regeln für Verantwortlichkeit, Qualitätsmessung und Fehlerkultur. Eine KI, die Befunde erfindet, ist kein Werkzeug zur Entlastung – sie ist ein Risiko, das sich in jeder einzelnen Patientenakte materialisieren kann.

    Die Rechnungsprüferin Spence berichtete gegenüber CBC, sie habe bei einem eigenen Arztbesuch ein KI-Schreibsystem im Einsatz erlebt. „Ich habe so etwas gesagt wie: ’Bitte schauen Sie sich das Transkript an, wenn Sie fertig sind’“, erzählte sie. Ob ihr Arzt es getan hat, sagte sie nicht.

    #médecine #intelligence_artificielle #iatrocratie #wtf