• Rappel (car rien n’a changé)  : Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques Julien Rebucci - lesinrocks 13/06/16
    https://www.lesinrocks.com/2016/06/13/actualite/actualite/a

    L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été « bloquée » par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

    Et si dans un futur très proche, les laboratoires pharmaceutiques n’avaient plus besoin de faire pression ou d’exercer un lobbying assidu pour éviter que l’on ne plonge le nez dans leurs bilans financiers ? Eh bien ce futur est peut-être encore plus proche qu’on le croit. L’ONG Médecins du Monde (MDM) aurait dû, en théorie, lancer une grande campagne d’affichage, ce lundi 13 juin, pour dénoncer le prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies comme l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. Une campagne "choc" comme l’ont signalé plusieurs médias lundi matin.

    Mais il n’en sera rien. Tout simplement car aucun diffuseur n’a voulu prendre le risque de l’afficher – et par extension de se fâcher éventuellement avec un grand laboratoire. Tel est l’extrait du "conseil" transmis par l’ l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) à la société Médiatransports, que nous nous sommes procuré.

    Le zèle de l’ARPP
    MDM et Médiatransports ont pourtant travaillé ensemble à plusieurs reprises. Ils ont même remporté un prix ensemble, il y a moins d’un an. Comme de coutume, pour cette campagne, l’ONG a envoyé les visuels de sa nouvelle campagne à la régie commerciale du "leader de l’affichage transport". Ces derniers vont étonnamment demander conseil à l’ARPP qui n’a qu’un avis consultatif, en aucun cas contraignant, comme dans le domaine audiovisuel.

    L’ARPP pointe trois raisons : la "référence a des maladies graves" qui "pourrait être perçue comme choquante par le public", des "allégations chiffrés" qui ne sont pas sourcées sur les affiches et , surtout, l’ARPP écrit en première justification :

    « Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le risque de réactions négatives que pourrait susciter l’axe de communication choisi, de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. En effet les entreprises ainsi mises en causes pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice et décider d’agir en ce sens. »

    Suite à l’avis défavorable de l’ARPP, Médiatransports renvoie un avis négatif à Médecins du Monde. Mais cela ne s’arrête pas là. L’ONG va alors solliciter d’autres afficheurs, parmi lesquels JC Decaux ou le réseau d’affichage Insert. Aucun ne donnera suite et pour cause : le "conseil" de l’ARPP a été "circularisé", c’est-à-dire envoyé à toutes les sociétés. Une pratique habituelle, mais qui aurait pu être bloquée par Médiatransports.

    "Le prix de la vie"
    Pour sa campagne intitulée "Le prix de la vie", MDM voulait, au travers de dix affiches, alerter sur les prix prohibitifs de certains médicaments et mettre l’accent sur la méthode des laboratoires pour en fixer les prix.

    Selon MDM, les prix des médicaments sont fixés en fonction de la capacité maximale des Etats à payer pour avoir accès au traitement. En gros, plus un Etat est riche, plus le prix du médicament sera élevé. Pour justifier ces tarifs parfois hallucinants (le Glivec, utilisé pour soigner la leucémie est vendu 40 000 euros par an et par patient), les laboratoires avancent trois explications : la recherche coûte cher, le bénéfice thérapeutique est grand, et les coûts de production sont importants.

    Or, pour MDM, aucun de ces arguments ne tient la route.

    ”Les coûts de recherche et développement sont surestimés et les montants réels restent confidentiels et une grande partie est de toute façon financée par l’argent public à travers des bourses ou des crédits d’impôt de recherche.”

    Concernant le deuxième argument, MDM explique que 74 % des médicaments mis sur le marché lors des 20 dernières années n’apportaient que peu de bénéfices thérapeutiques et ironise en expliquant qu’"un airbag vaudrait dans ce cas le prix d’une vie". Enfin pour le troisième argument, MDM s’appuie sur une équipe de chercheurs de Liverpool qui a estimé que le coût de production du sofosbuvir (traitement contre l’hépatite C) s’élevait à 75 euros pour 3 mois avec un prix de revente de 41 000 euros annuel, soit 400 fois plus cher.

    Cette situation fait que les médecins sont parfois obligés de confier aux malades qu’il existe des médicaments pour les soigner mais que les traitements coûtent trop cher. L’Etat est donc obligé de "sélectionner" à partir de quel stade il peut prendre en compte un traitement, souvent lorsque la maladie est presque trop avancée. A cet égard, le 25 mai dernier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, le ministère de la Santé à annoncé l’accès prochain à un traitement pour tous.

    Une pétition adressée à Marisol Touraine
    Une pétition va être adressée au même moment par l’ONG, à la ministre de la Santé Marisol Touraine.

     #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #fric #publicité #ARPP


  • Plainte pour fichage de 35000 patientes atteintes d’un cancer

    Une grande solitude, la CNIL met cinq mois à répondre !
    https://souriez.info/Plainte-pour-fichage-de-35000

    RGPD une illusion de protection ?

    L’association Souriez vous êtes filmé·es s’insurge de tout fichage qui stocke des éléments confidentiels de santé dans une base de données de surcroit non déclarée et accessible à n’importe qui ainsi que du traitement réservé à sa plainte par la CNIL.

    Suite à la découverte de la page internet* sur laquelle le professeur Aubard du CHU de Limoges se vante avec moults détails d’avoir fiché 35000 patientes atteintes d’un cancer l’association Souriez vous êtes filmés a porté plainte auprès de la CNIL en décembre dernier.

    Plainte déposée le 11 décembre 2018

     : L’Association « Souriez vous êtes filmé.es » dépose plainte auprès de la CNIL concernant le fichier constitué par le Pr Aubard, fichier non déclaré à vos services. Nous vous demandons de nous tenir au courant de l’avancée de cette plainte. En effet, le Pr Aubard déclare sur le site de FileMaker (qui en profite pour faire sa publicité) avoir créé le fichage de plus de 35000 patientes avec un accès à 372 utilisateurs et pour chaque patiente ses coordonnées, ses informations d’état civil et familiales, ainsi que ses antécédents médicaux et chirurgicaux https://www.filemaker.com/fr/soluti... voir PDF de la page en Pièce jointe Extrait « Chaque intervenant doit pouvoir entrer dans la base ce qu’il a fait. Ca commence par le médecin en passant par la secrétaire, la sage-femme, l’infirmière, l’aide soignante, bref tout le service. Pour vous donner une idée, j’ai à ce jour donné 372 codes d’accès, il y a donc 372 utilisateurs de ma base de données », explique le Pr Aubard. Il ajoute : « Au fil des années, j’ai tout développé, ce qui m’a pris beaucoup de temps. Actuellement, il n’y a pas d’équivalent ! Si une nouveauté apparaît dans la spécialité, je l’intègre immédiatement dans mon fichier. »
    Réponse de la CNIL

    La CNIL, après avoir été relancée pour instruire la plainte enregistrée, nous répond par courrier le 7 mai 2019, soit près de 5 mois plus tard :

    « Dans le cadre de l’instruction de votre plainte, nous vous informons que nous adressons ce jour un courrier aux services du CHU de Limoges pour les interroger sur les différents points soulevés par celle-ci au regard du réglement Général sur la protection des Données (RGPD) applicable depuis le 25 mai 2018 »
    Qui est le Pr Aubard

    Le Pr Aubard qui se vante dans l’entretien d’avoir constitué de son propre chef le fichier des 35000 patientes non pas grippée mais atteinte d’un cancer est chef du service gynécologie-obstétrique au sein de l’hôpital de la mère et de l’enfant - CHU de Limoges. Le professeur Aubard apparait également comme signataire du texte qui comparait les femmes à des juments lors du congrès national des gynécologues obstétriciens https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/au-congres-des-gynecologues-une-diapositive-compare-les-femmes-a-des-ju

    La peur des informaticiens du CHU

    En toute ignorance du droit informatique des patientes, le Pr Aubard ajoute dans l’interview où il expose ses méthodes de fichage des données confidentielles de 35000 femmes « Cette flexibilité et cette réactivité font peur aux informaticiens du CHU, qui ont beaucoup de mal à admettre que les médecins aient besoin de cela pour utiliser à plein un dossier informatique médicale. »

    L’association Souriez vous êtes filmés considère tout commentaire comme superflu.

    *Entretien disponible à l’adresse suivante https://www.filemaker.com/fr/solutions/customers/stories/aubard.html

    #plainte_CNIL #RGPD #fichage #médecine #cancer #sexisme_medical #femmes #CNIL #delirium_informatique #épée_dans_l'eau #solitude_du_militant #lanceur_d'alerte


  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...


  • Le choix de la « spé » – L’EXTERNE
    https://lexterne.wordpress.com/2019/06/01/le-choix-de-la-spe

    Ce système tordu induit une #hiérarchie des spécialités : c’est plus prestigieux d’avoir une spécialité que l’on ne peut avoir que si l’on est « bien classé ». C’est donc mieux d’être radiologue que d’être pédiatre. Le fait que l’exercice des deux métiers soit radicalement différent semble secondaire. Quelles sont donc les spécialités qui partent en premier ? On y trouve généralement l’ophtalmologie, la dermatologie, la radiologie : des spécialités très bien rémunérées avec une bonne qualité de vie. Mais aussi la médecine interne, la néphrologie, les maladies tropicales : des spécialités hospitalières prestigieuses. En « bas de classement » on retrouve la psychiatrie, la #médecine générale, la santé publique, la médecine du travail. Plus de postes ouverts, des salaires plus bas, des intérêts plus « sociaux » et moins prestigieux.



  • Affaire Vincent Lambert : des juges valident l’acharnement thérapeutique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210519/affaire-vincent-lambert-des-juges-valident-l-acharnement-therapeutique

    Dans une décision surprenante, la cour d’appel de Paris contredit le Conseil d’État, et demande à ce que Vincent Lambert, en état végétatif depuis 2008, soit de nouveau alimenté et hydraté.

    #France #Médecine,_fin_de_vie,_sante,_Euthanasie,_hopital,_Loi_Leonetti,_Ethique,_soins_palliatifs,_Vincent_Lambert,_Affaire_Lambert,_Justice,_sedation,_acharnement_thérapeutique,_Reims,_cour_d’appel_de_Paris


  • Quand France Télécom se débarrassait des « fruits trop mûrs ou pourris »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210519/quand-france-telecom-se-debarrassait-des-fruits-trop-murs-ou-pourris

    Lors de la neuvième journée du procès France Télécom, une médecin du travail, Monique Fraysse-Guiglini, a fait le tableau glaçant des effets sur la santé du plan de restructuration à l’œuvre dans l’entreprise entre 2007 et 2009. Les ex-dirigeants minimisent toujours.

    #JUSTICE #médecin_du_travail,_Didier_Lombard,_social,_procès,_France_Telecom,_suicides


  • La fabrique des #corps
    https://www.franceculture.fr/emissions/series/la-fabrique-des-corps

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    Le corps au cœur du Deuxième Sexe

    Nous fêtons cette année le 70ème anniversaire de la publication du #Deuxième_Sexe par #Simone_de_Beauvoir, un ouvrage sociologique et philosophique fondateur, notamment par la place qu’il accorde à l’analyse du façonnement du corps féminin.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-14-le-corps-au-coeur-du-deuxieme-sexe
    #femmes #corps_féminin #livre

    "Le roi est nu !"

    Comment la #monarchie a-t-elle joué avec l’ambiguïté de son incarnation dans un corps fait de chair et d’os, un corps à la fois banal et extraordinaire ? L’autorité perdure-t-elle quand le roi vieillit, quand il est malade ? Et qu’en est-il des corps « nobles » qui l’entourent et lui font face ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-24-le-roi-est-nu

    L’#Antiquité, de chair, de marbre et de chants

    Longtemps grande absente des études historiques sur le corps, l’Antiquité revient aujourd’hui sur le devant de la scène : par le biais de la #virilité, du #genre, ou de la #médecine les historien-ne-s se sont penchés sur les #sens, l’#environnement_sensoriel, la #sensibilité des civilisations antiques.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-34-lantiquite-de-chair-de-marbre-et-de-chants

    Militer, avorter, légaliser (1972-1975)

    L’histoire de l’avortement n’est pas qu’une histoire du droit ; c’est aussi une histoire des corps et des techniques. Naviguant entre la #clandestinité et l’#illégalité, les pratiques ont rapidement et profondément évolué au cours des années 1970, en même temps que les militantismes...

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-44-militer-avorter-legaliser-1972-1975
    #résistance #avortement #droits_des_femmes #légalisation #AVG #militantisme


  • #Doctolib : un géant de la #santé qui commence à inquiéter
    https://www.francetvinfo.fr/sante/professions-medicales/doctolib-un-geant-de-la-sante-qui-commence-a-inquieter_3447979.html

    Succès fulgurant pour la #start-up de prise de rendez-vous médicaux : en cinq ans, la société affiche une valorisation de plus d’un milliard d’euros. Mais cette réussite pose la question de l’impact que peut avoir un tel acteur, devenu incontournable.

    #numérique #ap-hp #concurrence #RGPD #données_personnelles #monopole #médecine #secrétariat_médical


  • Le certificat médical envoyé par WhatsApp est contesté Jean-Marc Heuberger, Noémie Guignard, Cynthia Gani/boi - 14 Mai 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10433116-le-certificat-medical-envoye-par-whatsapp-est-conteste.html

    Il est désormais possible de se faire délivrer un certificat médical via WhatsApp en Suisse. Si ce service est pratique pour les patients, qui ne doivent pas se déplacer chez le médecin pour des maladies bénignes, sa fiabilité est toutefois controversée.

    Il suffit de répondre à quelques questions sur le site allemand Au-Schein et quelques heures plus tard le patient reçoit un certificat pour un arrêt maladie de maximum trois jours sur sa messagerie WhatsApp. Le tout pour 11 francs.

    Selon le fondateur de Au-Schein Can Ansay, le site allemand reçoit déjà trois demandes de patients suisses chaque jour. Pour l’instant, le certificat n’est délivré que pour les refroidissements, mais devrait être étendu aux grippes intestinales et au mal de dos à l’avenir. Le site ne devrait être traduit en français qu’à l’automne.

    « La consultation par écrit ne suffit pas »
    Alors que la télémédecine se développe depuis une quinzaine d’années en Suisse, cette nouvelle forme de diagnostics à distance est vue d’un oeil sceptique par les milieux médicaux helvétiques.

    La start-up concurrente bernoise eedoctors, qui propose des consultations médicales par vidéo-conférence sur son smartphone, estime qu’un contact par écrit ne suffit pas à assurer la fiabilité d’un diagnostic à distance.

    « Par vidéo, on peut voir le patient. C’est vraiment important que le médecin ait une perception du patient, de voir où il en est et comment est son état », indique Pascal Fraenkler, directeur de eedoctors, mardi dans le 19h30.

    Certificats « inacceptables » pour les employeurs
    Côté employeurs, on n’est pas prêt à accepter de tels certificats : « Déclarer qu’un employé qui consulte sous cette forme-là est incapable de travailler, c’est inacceptable du point de vue du droit du travail », juge Olivia Guyot Unger, du service juridique de la section genevoise de la Fédération des entreprises romandes. Celle-ci souligne que WhatsApp n’offre par ailleurs pas toutes les garanties nécessaires concernant la protection des données médicales.

    Ces critiques sont rejetées par le fondateur de Au-Schein. Can Ansay assure qu’un médecin reconnu se penche sur chaque cas avant d’établir le certificat. Et que les quelque 5000 certificats déjà délivrés en Allemagne ont été acceptés par les employeurs.

    #Allemagne #Suisse #whatsapp #Santé #médecine #médecins  #données    #profiling   #bigdata   #internet

    • Suisse : Les règles en matière de certificats médicaux
      La loi ne précise pas à partir de combien de jours de maladie les entreprises peuvent exiger un certificat médical.

      Les sociétés suisses sont de plus en plus nombreuses à exiger un certificat dès le premier jour d’absence pour freiner d’éventuels abus. D’autres employeurs attendent cinq jours ou plus, mais la norme en Suisse est plutôt de trois jours.

      Le médecin qui établit un certificat médical engage sa responsabilité. Si elle a un doute, l’entreprise peut faire appel à son médecin conseil. Et s’il s’avère qu’il s’agit d’un certificat de complaisance, l’employeur et l’assureur peuvent agir pénalement et civilement contre le médecin.

      Le document doit respecter le secret médical, donc il ne doit pas contenir de diagnostic.


  • #Émilie_Dubreuil : « Je pensais que j’étais transgenre »
    http://tradfem.wordpress.com/2019/05/13/je-pensais-que-jetais-transgenre

    Une dizaine d’études ont été menées à travers le monde et arrivent sensiblement aux mêmes résultats : la majorité des enfants qui vivent une dysphorie de genre se réconcilient avec leur sexe biologique à la puberté.

    On parle ici de « désistance ». Le mot n’est pas très français, mais c’est celui utilisé dans le vocabulaire spécialisé.

    Et toujours dans une vaste majorité, ces jeunes se révèlent homosexuels.

    Ces recherches divisent les spécialistes de la question, qui se disputent à coup d’études, publiées principalement par la revue scientifique International Journal of Transgenderism. Le ton y est plus ou moins courtois, ce qui est plutôt singulier dans le monde sobre des revues scientifiques.

    Une des critiques les plus retentissantes de ces études va même jusqu’à suggérer de ne carrément pas faire d’études longitudinales et de seulement écouter les enfants. Elle s’attaque aussi à l’étymologie des mots « persistance » et « désistance » entrés dans le jargon. Ces mots, dit cette critique, seraient péjoratifs.

    En Suède, un chercheur a été jusqu’à publier une étude dont la conclusion est pour le moins originale en science : il demande à ses collègues d’arrêter de se chicaner ! « Les enfants et leurs familles n’ont pas besoin de cliniciens qui s’engueulent, mais de traitements responsables basés sur des données solides », résume-t-il.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://ici.radio-canada.ca/info/2019/05/transgenre-sexe-detransitionneurs-transition-identite-genre-orientation/#

    • Elle et son ex-mari avaient accepté sans problème l’affirmation de leur fille de 11 ans lorsqu’elle leur a dit qu’elle était un garçon. Des mois plus tard, alors qu’aux nouvelles, on discute de la déclaration de Donald Trump « Just grab them by the pussy », l’adolescente déclare à sa mère :

      « Tu vois, c’est pour ça que je ne voulais pas être une femme, c’est incroyable comment on traite les femmes dans notre société ! »

      « Je lui ai demandé pourquoi elle parlait au passé », me raconte Brie Jontry de son appartement au Nouveau-Mexique. « Elle m’a dit qu’elle ne se sentait pas vraiment comme un gars, mais qu’elle trouvait que le monde était bien hostile aux femmes et qu’elle a pensé que ce serait mieux alors d’être un gars. Tout cela est si complexe. »

      Depuis trois ans, cinq médecins ont quitté le Gender Identity Development Service (GIDS) de Londres. Ils racontent au Times que beaucoup de jeunes gais et lesbiennes victimes d’intimidation croient que le fait de changer de sexe va leur éviter de subir les affres de l’homophobie. Et, selon leurs dires, cela touche particulièrement les jeunes lesbiennes. Les cliniciens s’inquiètent du fait qu’on mette sous traitement, potentiellement, beaucoup d’enfants tout simplement homosexuels et mal dans leur peau au point de se dire qu’il faudrait la changer. Des médecins racontent même que parmi les employés de la clinique, certains faisaient de l’humour noir en disant : « Il n’y aura plus de gais. » (There would be no gay people left)

      Néanmoins, ce lien entre homophobie intériorisée et identité de genre préoccupe. L’an dernier, des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont voulu savoir si l’intimidation homophobe avait une influence sur l’identité de genre. Résultat : plus les jeunes étaient victimes d’homophobie (insultes, rejet, etc.), plus ils avaient tendance à vouloir changer de sexe.

      Tradfem a déjà traduit les témoignages intéressants d’une mère dont la fille reçoit des injonctions à transitionner car elle n’est pas assez féminine et une lesbienne butch qui s’inquiète de l’orientation des lesbiennes peu féminines vers la transidentité. Comme si la définition de la féminité devenait plus étriquée. C’est ce que font les autorités iraniennes : mieux vaut trans que gay... C’est inquiétant.

    • Au début, c’est formidable. Il se sent bien. Il s’habille désormais en femme. Il change son nom.

      « Je n’ai jamais eu autant de libido qu’à ce moment-là, c’était super chouette. C’était un projet, un rêve de devenir un nouvel être humain, j’étais euphorique. »

      Et puis le médecin qui le traite lui offre de passer à une autre étape : il subit l’ablation des testicules. Et là, rien ne va plus. Tout d’un coup, Jay n’est plus capable d’éjaculer. Ce problème va déclencher de l’anxiété et une grosse remise en question. Il sombre dans une dépression profonde et entreprend une thérapie.

      Chez son psychologue, Jay se rend compte qu’il a pris une mauvaise route. « J’étais gai et je ne l’acceptais pas. C’était aussi simple que ça. Je n’ai jamais été une femme. J’ai voulu me faire croire et j’ai fait croire à tout le monde que j’étais une femme parce que l’idée de changer de peau quand on n’est pas bien dans la sienne est tellement séduisante ! »

      « Aujourd’hui, j’ai des seins et un pénis, mon visage est peut-être celui d’une femme, ou d’un homme », soupire Jay, qui dit en plus subir la haine d’anciens amis transgenres pour avoir exprimé ses regrets. Il n’ose même plus se rendre à la piscine, effrayé à l’idée de montrer son corps aux autres.

      « Changer de sexe, cela devait me libérer, mais ça a fait l’inverse. J’ai une dépendance aux hormones pour le reste de ma vie. J’ai des chaleurs comme une femme ménopausée et je n’ai pas de relations sexuelles », dit-il.

      « Pourquoi personne ne m’a aidé à m’accepter comme un homme gai efféminé ? »

      – Jay

      #consentement #médecine

    • « Les évaluations ne vont pas aider à prévenir les détransitions. On ne peut pas prédire l’évolution du genre. Les évaluations sont très stéréotypées, basées sur des comportements clichés, binaires. Elles découragent une exploration libre et honnête », dit-elle. « Elles peuvent même pousser quelqu’un à mentir et à donner des réponses toutes faites au clinicien pour obtenir la transition voulue », ajoute-t-elle.

      La majorité des intervenants estime que le nombre de ceux qui regrettent leur transformation est trop peu élevé pour qu’on remette en question cette approche affirmative qui a fait ses preuves auprès des enfants dysphoriques.

      « Ce que nous constatons généralement chez les ados, c’est que le très faible pourcentage qui décident de revenir vers une expression de genre qui correspond au genre assigné à la naissance le font, non pas parce qu’il y a eu erreur, mais parce qu’ils vivent un rejet familial ou qu’ils sont la cible de transphobie », soutient par courriel la psychologue montréalaise Françoise Susset, membre, elle aussi, du Pediatric and Adolescent Gender Dysphoria Affirmative Working Group.

    • Jesse déplore les effets de la testostérone sur son corps. « J’ai des séquelles importantes autant physiquement que mentalement. Aujourd’hui, cette idée de changer de corps, qu’on dit progressiste, me semble paradoxalement rétrograde. Il y a de la place dans notre société pour des gens qui ne se conforment pas à leur genre biologique, mais qui peuvent être différents, non binaires, sans prendre des médicaments toute leur vie. »

      Il dépose donc un projet de recherche sur la désistance à la petite Université Bath Spa. La réponse : le sujet n’est pas politiquement correct.

      Le psychologue a décidé de poursuivre l’Université, ce qui a suscité quelque intérêt dans les médias britanniques et a valu à James Caspian des dizaines d’appels et de courriers électroniques acerbes. « Les activistes trans craignent que ces histoires-là fassent reculer les droits des jeunes trans », explique Caspian. Et cela, il le comprend, et il compatit, car il connaît les épreuves traversées par les personnes transgenres.

      Mais il invoque le serment d’Hippocrate. « Nous ignorons les voix de ces gens qui disent qu’on leur a fait du mal en leur prescrivant une transition qui s’est avérée non souhaitable. »

      C’est pour cela qu’il juge qu’il faut essayer d’avoir plus d’empathie pour ces jeunes qui changent d’idée.

      « Mes collègues me disent de m’abstenir de publier sur le sujet, car la question transgenre est une sorte de nouveau tabou. »

      La plupart des détransitioneurs à qui nous avons parlé nous ont raconté avoir été très militants lors de leur période trans. « C’est nous contre eux », raconte Jay. « Mes amis trans et moi, on s’encourageait à dénoncer tout ce qui pouvait être perçu comme une discrimination, à attaquer ceux qui utilisaient le mauvais pronom, à traiter de “transphobe” quiconque posait des questions. Ironiquement, je fais aujourd’hui partie de ce qu’ils considèrent comme un ennemi de la cause. »



    • Jean-Claude Métraux, La #migration comme métaphore

      Le livre de Jean-Claude Métraux prend pour objet « les gens de la mer », que sont les migrants arrivés au Nord, venus des trois autres points cardinaux. Mais l’auteur l’a écrit pour « les gens de la terre », c’est-à-dire ses collègues, ceux qui, comme lui, sont des professionnels de la santé et de l’aide sociale. Et que veut-il leur dire, à ses collègues ? Trois choses : les trois parties du livre.

      2Que nous ferions bien de ne pas oublier que « nous sommes tous des migrants » (spatiaux ou temporels), que toute migration comporte une perte, donc un deuil, qui n’est pas facile à faire et que d’ailleurs, nous-mêmes, nous n’avons pas toujours réussi à mener à bien. C’est la première partie : Nous sommes tous des migrants.

      3Qu’avec notre esprit formaté par la modernité occidentale, nous nous croyons toujours supérieurs aux gens des autres cultures (même lorsque nous prétendons le contraire) et que cela nous a toujours empêché de traiter comme il faudrait les migrants venus vivre chez nous. C’est la seconde partie : Relents d’orientalisme.

      4Et qu’il nous faudrait donc apprendre à les traiter autrement. S’appuyant sur sa longue pratique professionnelle, l’auteur développe quelques idées sur la manière dont il faudrait s’y prendre. C’est la troisième partie : Paroles précieuses. Voyons tout cela d’un peu plus près.

      5Dans sa première partie, l’auteur revient sur la théorie du deuil qu’il avait déjà proposée dans son livre précédent : Deuils collectifs et création sociale1. L’individu est confronté au problème du deuil quand, en se déplaçant dans l’espace ou dans le temps, il subit la perte de « quelque chose » auquel il était attaché. Il vivait dans et il était d’un monde ; il vit maintenant, et il essaie d’être, dans un autre. L’auteur propose une phénoménologie de ce passage en suivant les étapes : quitter un monde où il vivait et dont il était, passer, entrer, vivre et, si possible, être dans un autre. De l’un à l’autre, il subit des pertes : « perte de toi », « perte de soi », « perte de sens », dont il devra « faire son deuil ». L’auteur s’intéresse aux conditions et aux processus qui favorisent la réussite d’un tel deuil.

      6Les conditions. Le deuil est réussi quand la personne parvient, non seulement à vivre, mais à être de son nouveau monde. Pour être d’un monde, il faut lui appartenir, ce qui implique d’être reconnu par les autres comme étant « des nôtres ». Certaines conditions favorisent cette intégration créatrice, que l’auteur oppose aussi bien à l’assimilation qu’à la ghettoïsation, ou, ce qui est pire encore, à la double marginalisation. Être intégré de cette manière, bien sûr, dépend d’abord de l’accueil reçu : se sentir en sécurité, valorisé, voir sa culture et ses droits respectés, tout cela renforce l’estime de soi, indispensable à l’intégration. Mais d’autres conditions sont bien utiles : ne pas se sentir seul (importance des compagnons d’errance), rester en communication avec ceux qu’on a quittés, migrer par étapes progressives, avoir un projet d’avenir et, bien entendu, apprendre la culture du pays d’accueil (notamment sa langue).

      7Les processus. L’auteur décompose le processus du deuil en étapes, comme il l’avait fait, plus extensivement, dans son livre précédent : phase de refus et de fermeture (l’individu soit nie la perte, soit cherche à ressusciter l’objet perdu) ; phase de reconnaissance de l’irréversibilité de la perte ; phase dépressive ou d’ouverture (avec sentiment de culpabilité et idéalisation de l’objet perdu) ; phase de création (il se dote d’un nouveau récit de la perte : narration). Ce processus peut se bloquer en cours de route : il peut y avoir congélation et même fossilisation du deuil.

      8Dans la seconde partie de son ouvrage, l’auteur nous propose une remarquable mise en perspective historique, appuyée sur des sources empiriques très complètes et intéressantes. Nos experts scientifiques et nos politiciens, tout imprégnés de culture occidentale moderne, qu’ils croient supérieure à toutes les cultures qui l’ont précédée, sont non seulement « complices » entre eux, mais incapables de concevoir une politique d’accueil des migrants, qui favoriserait vraiment leur « intégration créatrice » dans nos sociétés. Leur modèle a été et est resté le « modèle des déficits » : les migrants sont définis par ce qui leur manque ; ils sont priés de guérir de leur « pathologie » et de combler leurs lacunes (en langue, en qualifications, en valeurs et en normes de comportement). En clair, ils sont invités à « s’intégrer », dans le sens de « s’assimiler ».

      9De telles prémisses induisent chez la plupart des professionnels des attitudes et des conduites de déni de reconnaissance et d’objectivation de leurs « clients », qui ne peuvent aboutir qu’à l’échec des objectifs que, dans leurs discours, ils prétendent cependant vouloir atteindre. On a bien noté un changement important dans les discours à partir des années 1960 – on a remplacé quelques mots devenus péjoratifs par d’autres plus respectueux – mais dans la pratique, rien n’a véritablement changé dans la politique concrète des États, des « experts » et des professionnels.

      10Enfin, dans la troisième partie, l’auteur nous propose une attitude envers la personne en migration. Dans un beau texte très vivant, très imagé et concret, bourrés d’exemples vécus, dans lequel il s’implique lui-même, l’auteur nous explique, en se fondant sur sa propre expérience, comment il pense que devrait se dérouler la relation entre le « professionnel » et… qui ? – on ne sait plus comment le nommer : « l’usager », « le client », « l’ayant droit », « le bénéficiaire » ? Pour soutenir son argumentation, il s’appuie sur un excellent exposé de la théorie du don et de celle de la reconnaissance.

      11L’idée principale est que certaines paroles données, reçues, rendues sont plus « précieuses » que d’autres pour aboutir au résultat espéré : la réussite du processus de deuil et l’intégration créatrice de la personne concernée. Ce sont des paroles qui reconnaissent la personne, qui le respectent, qui lui font confiance, qui croient en ses capacités, qui lui permettent de partager les confidences du thérapeute, ses émotions, sa compétence limitée, ses préjugés, son impuissance. Bref, des paroles qui permettent à celui qui les reçoit de « rendre quelque chose », de rester debout, sans s’humilier, de garder la tête haute, de rester digne. Des « paroles qui soignent » l’identité blessée de l’autre.

      12Un dernier mot, qui concerne l’écriture : le livre de Jean-Claude Métraux est de la prose qui ressemble à de la poésie – à moins que ce soit l’inverse –, et qui rend le texte facile et agréable à lire. Parfois cependant, comme c’est souvent le cas avec les paraboles, il faut interpréter, décoder l’analogie, et l’on n’est pas sûr alors d’avoir compris tout ce qu’on s’imagine qu’il fallait comprendre. Mais faut-il tout comprendre d’un seul coup ? Ne vaut-il pas mieux laisser en réserve une partie du sens pour le méditer de temps en temps : mais qu’est-ce qu’il a bien pu vouloir dire avec cette histoire de grenouille disséquée dont on voit encore battre le cœur ?

      13Deux remarques critiques cependant. La première concerne la différence entre la migration spatiale et la migration temporelle. L’approche de l’auteur me paraît convenir fort bien à la première ; j’en suis moins sûr pour ce qui est de la seconde. Être un Indien d’Amérique vivant à Genève, ou être un vieillard parmi les jeunes, dans un monde qui « n’est plus comme dans le temps », me semblent être deux situations assez différentes, malgré leurs similitudes. Le migrant temporel perd le contact avec une culture parce qu’elle a, à jamais, disparu (les gens du village, leur langue, la vie rurale), mais il reste dans le cadre social et physique qu’il a toujours connu ; le migrant spatial perd le contact avec une culture, qui continue d’exister et avec le cadre dans lequel elle se situe. Le premier garde la continuité avec le passé (ceux de sa génération) et le présent (ses enfants et petits-enfants) : il peut au moins discuter et se disputer avec eux ! Ne sont-ce pas là deux pertes très différentes ?

      14La seconde observation concerne l’ « intégration créatrice », que l’auteur propose dans sa typologie (p.92) et qu’il définit par le « sens partagé », tant avec la communauté d’accueil qu’avec celle d’origine. Mais, en supposant même que cette intégration réussisse, quelle est l’importance de la domination sociale dans son processus de deuil ? Peut-on parler d’intégration créatrice si le migrant rejoint les rangs d’une catégorie sociale elle-même dominée dans la communauté d’accueil ?

      15Quoi qu’il en soit, le livre de Jean-Claude Métraux constitue, sans doute aucun, un excellent apport à une meilleure compréhension du migrant, susceptible d’aider le professionnel de bonne volonté à mieux faire son travail.


      https://journals.openedition.org/lectures/6934
      #livre



  • Doctor in Australia suspended over rape comments on Singapore online forum HardwareZone - CNA
    https://www.channelnewsasia.com/news/world/hardwarezone-rape-posts-doctor-suspended-australia-tribunal-1148935

    HOBART, Tasmania: A doctor will begin his suspension from practice in Australia on Tuesday (Apr 30) after he posted “inappropriate and offensive statements” on online forums, including Singapore’s HardwareZone.com.

    Dr Christopher Lee Kwan Chen will not be able to practise for the next six weeks, following disciplinary hearings by the Tasmanian Health Practitioners Tribunal in March. The tribunal released its decision on Apr 16, stating that the 31-year-old will start his suspension period two weeks after the decision.

    Dr Jekyll et Mr Troll
    #culture_du_viol #violence_verbale #médecine #Singapour #Australie #sexisme


  • L’ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques axillaires dans le cancer du sein
    https://www.cochrane.org/fr/CD004561/lablation-chirurgicale-des-ganglions-lymphatiques-axillaires-dans-le-cance

    Question de la revue

    Cette revue visait à comparer les bénéfices de l’ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques des aisselles avec les préjudices potentiels associés à cette procédure chirurgicale. La revue a également cherché à savoir si l’élimination complète de tous les ganglions des aisselles pourrait être remplacée par des procédures dans lesquelles seul un petit nombre de ganglions lymphatiques sont retirés.

    .....

    La #radiothérapie par rapport à la lymphadénectomie axillaire
    Quatre essais portant sur 2585 participants comparaient la RT seule à la lymphadénectomie axillaire (avec ou sans RT). Des preuves de haute qualité indiquaient que la survie globale était réduite chez les femmes traitées avec la radiothérapie seule par rapport à celles traitées par lymphadénectomie axillaire (HR 1,10, IC à 95 % 1,00 à 1,21 ; 2469 participants ; quatre études), et la récidive locale était moins probable chez les femmes traitées par radiothérapie par rapport à celles traitées par lymphadénectomie axillaire (HR 0,80, IC à 95 % 0,64 à 0,99 ; 22 256 personne-années de suivi ; quatre études). Le risque de métastases à distance était similaire pour la radiothérapie seule et pour la lymphadénectomie axillaire (HR 1,07, IC à 95 % 0,93 à 1,25 ; 1313 participants ; une étude), et il n’était pas possible d’établir si le lymphœdème était moins susceptible de survenir après la RT seule par rapport à la lymphadénectomie axillaire (RC 0,47, IC à 95 % 0,16 à 1,44 ; 200 participants ; une étude).

    • Pour ma part, après une mastectomie partielle et le retrait des ganglions sentinelles, deux ganglions se sont avérés métastasés. Les médecins ont donc décidé de faire une #lymphadénectomie sur laquelle l’analyse n’a trouvé aucun ganglion touché. Mais cette deuxième opération m’a rendue handicapée du bras opéré. En six mois, à force d’élongations et de dos crawlé j’ai réussi à éliminer la corde qui se formait à l’aisselle. Après un an et demi et malgré la rééducation et des massages quotidiens, je n’ai pas retrouvé la sensibilité de la face postérieure de mon bras et de mon aisselle, les nerfs ont été sectionnés. J’ai toujours des douleurs de l’épaule à la main, surtout quand je conduis, je n’arrive pas à tenir une bouteille pour verser de l’eau. J’ai appris à me servir de mon bras et de ma main non opéré.
      J’apprends donc par cette étude que les bénéfices semblent équivalents sans lymphadénectomie. Mais comme d’habitude, les douleurs qui pourraient être évitées aux femmes ne sont pas évoquées dans l’étude. Je n’ai pas été prévenue avant par le chirurgien qu’il y avait un risque que les nerfs soient sectionnés et que je ne sente plus mon bras. Après l’opération, comme je m’en plaignais en pleurant il m’a répondu « Mais qu’est-ce que ça aurait été si je vous l’avais dit » comme si sa parole était plus puissante que mon vécu.
      #patriarcat #consentement


  • Démographie médicale

    Cela fait plusieurs mois que je suis emmerdée parce que ma vue de vioque a bougé (mes bras s’allongent, donc), ce qui m’empêche de lire les ingrédients de merde et les clauses d’assurances, mais que dans mon coin, le RDV avec un ophtalmologue, ce n’est pas loin d’un an. Globalement, je n’ai aucune idée de ce que je ferai dans un an, par contre, il y a de fortes chances que je sois plus ou moins en misère de couverture sociale.

    Donc, j’ai cherché à trouvé plus rapide, en pensant aux métropoles à CHU, où il y a beaucoup plus de médecins… mais aussi nettement plus de patients, ce qui fait qu’on a encore des délais qui excèdent mon horizon mutualiste.

    Sur la grosse métropole à 1h30 d’autoroute, il y a des RDV à un mois ou deux, mais il ne faut pas aimer ton argent, c’est pratiquement que chez les gus à dépassement d’honoraire. Et puis, je voudrais y aller avec ma fille qui a le même souci et qui est scolarisée… à 4 heures de là.

    Pour la métropole 2 (où est scolarisée ma fille, ce qui est plus pratique), pas de RDV avant… décembre… en secteur 2 uniquement. Comme chez moi, donc !

    Puis j’ai plutôt tenté de penser comme un toubib… et j’ai cherché un RDV pour deux pendant les vacances de Pâques dans la station thermale et balnéaire plein de vieux riches la plus proche de chez nous (la vraiment plus proche est pleine de vieux de classe moyenne : plus de MG que sur tout le reste du département, mais pas de spécialistes !), deux heures de route encore.

    Paf, au moins 3 ophtalmos en secteur 1 avec un créneau… le lendemain (merde, trop rapide, nos vacances ne commencent que demain soir !).

    Donc, j’ai eu l’embarras du choix pour la semaine prochaine…

    Ce qui m’emplit en même temps d’une profonde amertume quand à la gestion de la #démographie médicale dans ce pays !
    #médecin #santé #tourisme_médical


  • #MSF dénonce la #complicité_de_fait du #gouvernement français avec les trafiquants d’êtres humains en #Libye | #Médecins_sans_frontières
    https://www.msf.fr/communiques-presse/msf-denonce-la-complicite-de-fait-du-gouvernement-francais-avec-les-trafiquants-

    De nombreux éléments, dont le dernier rapport des #Nations_unies publié en décembre 2018, ont établi les relations troubles entre autorités officielles et trafiquants en Libye, au point que le chef d’une unité de #garde-côtes #libyen a été visé en juin dernier, fait tangible, par des sanctions du Conseil de Sécurité de l’#ONU pour trafic d’êtres humains. La France se compromet en choisissant d’appuyer ces garde-côtes et en annonçant par la voix de sa ministre des Armées, Mme Parly, la donation de six bateaux pour soutenir leurs activités. « Le gouvernement français entretient le système criminel qu’il prétend dénoncer, un système extrêmement violent qui viole les droits humains les plus fondamentaux », déclare Pierre Mendiharat.


  • Medizinischer Dienst: Zur Objektivität verpflichtet
    https://www.aerzteblatt.de/archiv/27580/Medizinischer-Dienst-Zur-Objektivitaet-verpflichtet

    Keine „Zweckgutachten“ für Auftraggeber

    Der frühere Vertrauensärztliche Dienst (VäD), der den Landesversicherungsanstalten zugeordnet war, wurde ab 1. Januar 1989 als Medizinischer Dienst der Kran­ken­ver­siche­rung (MDK) vom Gesetzgeber neu organisiert und in Form einer Arbeitsgemeinschaft in die Trägerschaft der jeweiligen Landesverbände der gesetzlichen Krankenkassen übergeben. Die Finanzierung erfolgt durch eine Umlage, die von den Trägern nach der Anzahl der Versicherten aufgebracht wird.

    Seit Einführung der Pflegeversicherung zum 1. Januar 1995 werden je 50 Prozent der Kosten von der Kranken- und der Pflegeversicherung ge-tragen.

    Der Medizinische Dienst der Spitzenverbände der Krankenkassen (MDS), Essen, bringt seine sozialmedizinische und pflegefachliche Kompetenz auf Bundesebene ein und soll für eine koordinierte Zusammenarbeit der Medizinischen Dienste untereinander und mit den Krankenkassen sorgen. Er berät bei grundsätzlichen Fragen zur Wirtschaftlichkeit und Wirksamkeit von Behandlungsmethoden und entwickelt Begutachtungsanleitungen.

    Rolle des Vertrauensarztes

    Die Tradition des Vertrauensarztes der Krankenkassen reicht weit zurück. Sie wurde 1925 erstmals gesetzlich geregelt, und 1934 erfolgte die Zuerkennung des Beamtenstatus aus der Überlegung heraus, die Unabhängigkeit der Vertrauensärzte gegenüber den Krankenkassen zu stärken. Tatsächlich geriet der VäD jedoch durch die Kriegs- und Nachkriegssituation lange Zeit in den Geruch des rigorosen „Gesundschreibers“. Die Überprüfung der Arbeitsunfähigkeit blieb jahrzehntelang seine Hauptaufgabe.

    Erst 1969 nach Einführung der arbeitsrechtlichen Lohnfortzahlung durch die Arbeitgeber auch für Arbeiter verringerte sich die Zahl der zu untersuchenden Arbeitsunfähigen drastisch.

    Bundesgesetzblatt Teil I1969Nr. 67 vom 30.07.1969
    https://www.bgbl.de/xaver/bgbl/media/49176E7A86765EA543A4775C20F915AD/bgbl169s0946_13605.pdf

    Nachdem die Krankenkassen eine immer entscheidendere Rolle im Gesundheitswesen spielten, wurde auch der Bedarf an sozialmedizinischer Kompetenz immer größer. Die Konsequenz war, dass dieser Bereich des ärztlichen Sachverstandes von den Krankenkassen zur Beratung genutzt und systematisch ausgebaut wurde. Die Einzelfallbegutachtung hinsichtlich der Arbeitsfähigkeit trat stark in den Hintergrund. Sie hat für den niedergelassenen Arzt aber immer noch dann Bedeutung, wenn der Arbeitgeber Zweifel an der Erkrankung seines Arbeitnehmers anmeldet.

    Gelegentlich können unterschiedliche Meinungen zwischen den beiden Arztgruppen auftreten, die sich oftmals durch ein Gespräch beilegen lassen.

    Mit Einführung der Pflegeversicherung zum 1. Januar 1995 hat die dem MDK übertragene individuelle Begutachtung eine neue Dimension erreicht, wobei jedoch auch zahlreiche erfahrene Pflegekräfte eingebunden sind. Auch hier ergibt sich gelegentlich Konfliktstoff mit dem behandelnden Arzt. Die Beratung hinsichtlich neuer oder unkonventioneller Untersuchungs- und Behandlungsmethoden, Hilfsmittel und Rehabilitationsmaßnahmen war schon von jeher eine Domäne des MDK.

    Gestärkte Position des MDK

    Die gesetzgeberischen Initiativen der letzten Jahre haben dem MDK weiterreichende Kompetenzen eingeräumt. Er soll in stärkerem Umfang als bisher zur Beratung der Krankenkassen genutzt werden, besonders bei der medizinischen Steuerung der Leistungen der GKV unter Berücksichtigung der Leistungsspektren der Krankenhäuser mit Überprüfung der Notwendigkeit der Krankenhausbehandlung zur Vermeidung von Fehlbelegungen.

    Dementsprechend wurde dem MDK ein generelles Zugriffsrecht auf sämtliche Unterlagen, auch der Krankenunterlagen mit Nutzung elektronisch gespeicherter externer Daten, zugestanden (§§ 275; 276 SGB V). Nicht nur die Beurteilung von Wirtschaftlichkeit, Notwendigkeit und Zweckmäßigkeit erbrachter Leistungen, sondern auch deren Qualität wurde auf den MDK übertragen.

    Nachdem die Krankenkassen vom Gesetzgeber verpflichtet wurden, ihre Versicherten im Zusammenhang mit vermuteten Behandlungsfehlern zu unterstützen, ist auch dadurch dem MDK ein zusätzliches Betätigungsfeld erwachsen. Es ist eine umfassend konzipierte Großinstitution geschaffen worden, die als zentrales Steuerungsinstrument im Gesundheitssystem gedacht ist. Für den niedergelassenen Arzt hat sie erhebliche Bedeutung, ist sie doch Schnittstelle zwischen Krankenkassen, Patienten, Krankenhäusern und behandelnden Ärzten.

    Neutralität des Gutachters

    Die Ärzte des MDK sind ausschließlich als Gutachter tätig. Es zeigt sich auch hier, ähnlich wie in anderen Bereichen der ärztlichen Gutachtertätigkeit, wie dringend erforderlich dabei die Neutralität und Objektivität ist. Der Vorwurf einer einseitigen Parteinahme zugunsten des Auftraggebers ist nicht neu und reicht weit in die Zeiten des VäD zurück. Er ist heute nicht pauschal gerechtfertigt. Die Zusammenarbeit mit dem MDK ist aus Sicht eines langjährig niedergelassenen Arztes positiv.

    Trotzdem gibt es immer wieder Stimmen aus unterschiedlichen Richtungen, die – zumindest in Einzelfällen – Zweifel an der Unparteilichkeit des MDK äußern. Das Problem wurde auch früh erkannt, und es wurde 1998 ein Kodex für die Gutachter der MDK-Gemeinschaft geschaffen, der das Spannungsfeld zwischen Auftraggeber, Versicherten, Leistungserbringern, anderen Anbietern, gesetzlichen Grundlagen und Erkenntnissen von Forschung und Wissenschaft thematisiert und dem MDK die Aufgabe zuweist, in einer nicht interessengeleiteten Begutachtung die „sozialmedizinische Wahrheit“ zu finden.

    Auch die Ärzte des MDK sind nach § 275 Abs. 5 SGB V nur ihrem ärztlichen Gewissen unterworfen und nur an die Regeln der ärztlichen Kunst gebunden. Allerdings arbeitet der MDK auftragsbezogen in der Funktion eines Dienstleisters und sieht sich mit der Forderung konfrontiert, sich mit der grundsätzlichen Rolle der Gesetzlichen Kran­ken­ver­siche­rung identifizieren zu müssen.

    Es muss vonseiten der übrigen Ärzteschaft auf das Erfordernis hingewiesen werden, die Ärzte des MDK bei der Umsetzung des hohen Zieles einer unabhängigen medizinisch-fachlichen Bewertung, die frei von jeglichen äußeren Interessen ist, zu unterstützen. Eine Einflussnahme irgendwelcher Gruppierungen auf eine medizinische Begutachtung sollte unter allen Umständen verhindert werden.

    Gerade die erweiterte Kompetenz des MDK erfordert ein hohes Maß an Unabhängigkeit und Neutralität der begutachtenden Ärzte, um nicht zum Spielball verschiedener
    Interessengruppen zu werden. Sie benötigen den Respekt ihrer ärztlichen Kollegen aus Praxis und Krankenhaus ebenso wie die Autorität bei ihren Entscheidungen gegenüber Patienten und Krankenkassen. Beides ist aber nur durch strikte Objektivität zu erreichen. Andernfalls könnte ein Krankenkassenangestellter allein über Genehmigung oder Ablehnung beantragter Leistungen entscheiden.

    Nur der kompetente sozialmedizinische Gutachter des MDK mit der erforderlichen Unabhängigkeit kann sowohl die Wünsche der Patienten als auch die durch die Gesetze vorgegebenen Interessen der Solidargemeinschaft adäquat berücksichtigen. Dies liegt im Interesse der gesamten Ärzteschaft.

    Dr. med. Wolfgang Hausotter
    Facharzt für Neurologie und Psychiatrie
    – Sozialmedizin – Rehabilitationswesen –
    Martin-Luther-Straße 8
    87527 Sonthofen/Allgäu

    Gesetz zur Wiederherstellung des Berufsbeamtentums – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Gesetz_zur_Wiederherstellung_des_Berufsbeamtentums

    Das Gesetz zur Wiederherstellung des Berufsbeamtentums, kurz Berufsbeamtengesetz (BBG), wurde nach der Machtübernahme der Nationalsozialisten am 7. April 1933 erlassen und erlaubte es den neuen Machthabern im Deutschen Reich, jüdische und politisch missliebige Beamte aus dem Dienst zu entfernen. Ziele des unter Federführung von Wilhelm Frick veröffentlichten Gesetzes waren die Verwirklichung der rassenpolitischen und antikommunistischen/faschistischen Ziele der NSDAP und die Gleichschaltung des öffentlichen Dienstes.

    #Allemagne #médecine #histoire #nazis #fonctionnaires #Beamte


  • Pourquoi cette campagne ? - À notre santée
    http://anotresantee.olf.site

    Toutes les femmes, toutes les filles, ont des anecdotes à raconter sur leur parcours de soin, leurs rencontres avec différent.e.s professionnel.le.s de santé… Des anecdotes drôles, parfois un peu absurdes, de bonnes expériences mais aussi beaucoup trop souvent des souvenirs de gêne, de malaise, de violences commises contre elles par les professionnel.le.s rencontré.e.s dans le cadre de soins.

    La santé est un élément très important, central dans le vie de chacune. A ce titre, il s’agit d’un enjeu majeur qui concerne bien évidemment les professionnel.le.s de santé, mais aussi (et tout autant) les personnes soignées, c’est-à-dire tout le monde !

    Pendant plusieurs siècles, les médecins se sont réservés les connaissances médicales, les laissant seuls experts de la santé de tout.e.s. Ça n’a pas toujours été le cas, et nous pensons que cela doit changer. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seules, puisque ces dernières années nous avons vu émerger un nouveau mouvement de réappropriation de la santé : les soigné.e.s estiment avoir davantage leur mot à dire dans la manière dont elles et ils sont pris.e.s en charge. Elles et ils revendiquent le droit d’avoir un regard critique sur ce que propose la.le professionnel.le, le droit d’exprimer leur refus et que celui-ci soit respecté le cas échéant. Nous pensons qu’il est important que la santé soit une question discutée par l’ensemble de la société et non pas seulement entre professionnel.le.s initié.e.s. Que que nous soyons praticien.ne.s ou soigné.e.s (ou les deux), nous sommes tout.e.s concerné.e.s !

    Nous constatons des différences préjudiciables à notre santé entre la prise en charge des filles et des femmes et celle des garçons et des hommes. Nous sommes moins prises au sérieux, nos douleurs sont moins bien prises en charge, nous sommes parfois méprisées et jugées sur nos choix de vie. Souvent, ces problématiques ne concernent pas uniquement le domaine médical mais interagissent également avec ce que nous vivons au quotidien comme c’est le cas pour les exemples ci-dessus. Les maladies que nous développons ainsi que leurs symptômes sont également moins bien connues, ce qui nous contraint à errer en quête d’un diagnostic parfois pendant plusieurs années, à être moins bien soignées, à nous automédiquer… bref, à cumuler les risques de sous-diagnostic et de mauvaise prise en charge quand nous sommes malades.


  • Kreatur n°5 - Mieux soigner le corps des #femmes | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/088132-001-A/kreatur-n-5

    Face à la #médecine, les femmes et les hommes ne sont pas égaux. Diagnostic mal posé, douleurs minimisées voire ignorées, car la norme, c’est le #corps masculin. Celui des femmes est encore trop considéré comme « physiologiquement pathologique ». Comment faire bouger les choses ? Kreatur pose cette question avec Murielle Salle, historienne et Bettina Pfleiderer, professeure médecine « genrée ».


  • L’histoire de M., première personne #intersexe au monde à porter #plainte pour #mutilations

    Dès les premiers jours de sa vie, on lui injecte des #hormones. Entre 1980 et 1993, iel subit cinq #interventions_chirurgicales lourdes. M. devra suivre des traitements à vie et ne pourra pas avoir d’enfant.


    http://www.slate.fr/story/175530/histoire-m-premiere-personne-intersexe-plainte-mutilations
    #LGBT #LGBTIQ #genre #justice


  • La salle d’attente : les vies suspendues des blessés de la « Marche du retour » à Gaza
    Médecins sans Frontières, le 3 avril 2019
    https://www.msf.fr/actualites/docu-la-salle-d-attente-les-vies-suspendues-des-blesses-de-la-marche-du-retour-a

    Portraits de 3 patients suivis par nos équipes à Gaza et leurs conditions de vie suite aux blessures reçues lors de ces manifestations :
    https://www.youtube.com/watch?v=c_lFqQFzvOU

    #Gaza #Nakba #Marche_du_Retour #Palestine #blessures #blessés #reportage #Médecins_sans_Frontières


  • Drug Sites Upend Doctor-Patient Relations: ‘It’s Restaurant-Menu Medicine’ - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/04/02/technology/for-him-for-hers-get-roman.html

    On the sites, people self-diagnose and select the drug they want, then enter some personal health and credit card information. A doctor then assesses their choice, with no in-person consultation. If approved, the medicine arrives in the mail days or weeks later.

    The sites invert the usual practice of medicine by turning the act of prescribing drugs into a service. Instead of doctors making diagnoses and then suggesting treatments, patients request drugs and physicians serve largely as gatekeepers.

    Much like Uber, which argues that it is not a transportation company even as it connects drivers and passengers, the drug sites argue that they are tech platforms, not health providers. The sites connect consumers — and often process their payments — to doctors who may prescribe drugs and pharmacies that can ship the medications.

    To comply with state laws, the doctors work for separate companies that cater to the sites. The doctors are typically paid for each health consultation, or by the hour, not the number of prescriptions written. The sites generate revenue for themselves by charging service or processing fees to consumers, the doctors or both.

    The new wave of sites that market drugs directly to consumers began popping up several years ago, promising to streamline medical care with software.

    Several gained traction with cheeky TV commercials, billboard ads and social media feeds featuring sexual imagery like cactuses. They use slick packaging, wrapping doses of Viagra in condom-size envelopes or sending chocolate along with birth control pills.

    The premise is so attractive to investors that Hims and Ro have raised nearly $100 million each. They have also tapped experts for advice, including Dr. Joycelyn Elders, a former surgeon general who is a medical adviser to Ro, and men’s health specialists at leading hospitals.

    Dr. Elders said she had signed on to advise Ro to promote accurate information about sexual health.

    The Food and Drug Administration generally prohibits pharmaceutical companies from marketing medicines for unapproved uses, as they have not been federally vetted for safety and effectiveness. Over the last decade, Pfizer and Johnson & Johnson have each paid fines of more than $2 billion to settle government charges of illegally marketing unapproved drug uses.

    Doctors are permitted to practice medicine as they see fit, including prescribing drugs for unapproved uses. Mr. Ip of Kick noted that doctors regularly prescribed propranolol to treat anxiety.

    #Big_pharma #Médecine #Pharmacie #Internet #Le_fric_avant_tout


  • #Cristina_Cattaneo, il medico legale che disse di #Stefano_Cucchi: «E’ morto di fame»

    La scienziata stimata da molti e dal curriculum impeccabile viene chiamata da varie Procure. Oggi analizza anche il decesso di #Imane_Fadil. Ma fu lei a firmare la prima perizia secondo la quale sul corpo martoriato di Stefano non c’era traccia di vertebre fratturate di recente

    http://m.espresso.repubblica.it/plus/articoli/2019/03/29/news/e-stefano-era-morto-di-fame-1.333092?preview=true
    #médecine_légale