• Micheal Olenick: Helicidine - French Miracle Snails | naked capitalism
    https://www.nakedcapitalism.com/2019/01/micheal-olenickhelicidine-french-miracle-snails.html

    #Médecine #France versus #états-unis

    I don’t miss the pharma ads. Or expensive medicines that hardly work. Or the convoluted private medical insurance schemes which probably wouldn’t pay for my miracle snail snot. Or regulators that approve addictive narcotics and other poisons which can be used to make crystal meth while they ignore ancient and more effective snail snot . And one other thing I don’t miss: my cough. Inexpensive all natural Helicidine has all but entirely eliminated it.


  • Révision de la carte hospitalière du projet de loi Buzyn
    http://www.leparisien.fr/societe/sante-le-projet-de-loi-buzyn-prevoit-bien-la-fin-du-numerus-clausus-11-01

    Le gouvernement veut se donner 18 mois pour modifier par ordonnances le #statut des #hôpitaux de proximité, dont il entend notamment « redéfinir les missions ». Sans #chirurgie ni #maternité, ces établissements se recentreraient sur la #médecine générale, la gériatrie et la réadaptation. Leur « labellisation » débuterait en 2020, avec un objectif de 500 à 600 hôpitaux de proximité en 2022.

    #santé #France


  • Le délitement sans fin de la médecine scolaire
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/02/le-delitement-sans-fin-de-la-medecine-scolaire_1700758

    Un élève qui peine en classe simplement parce qu’il a besoin de lunettes. Un autre qui n’arrive pas à entrer dans les apprentissages parce qu’en fait, il entend mal. En principe, tous les enfants de 6 ans, à leur arrivée au CP, doivent être auscultés par un médecin scolaire pour un bilan de #santé. C’est obligatoire. « Sauf que seuls 24,88 % des enfants ont effectivement fait ce bilan, avec des écarts entre départements allant de 0,8 % à 100 %», déplore Marianne Barré, la secrétaire générale du SNMSU-Unsa, le syndicat majoritaire représentant les médecins scolaires.

    Elle a devant les yeux les résultats de la dernière enquête menée par son syndicat et soupire : « En réalité, je me demande si ces études ont un quelconque intérêt. On empile les rapports établissant l’état catastrophique de la #médecine_scolaire. Mais rien ne change. Pire, la situation se dégrade encore. » Le nombre de médecins scolaires vient de tomber sous la barre des 1 000 : ils sont 976 professionnels en activité pour… 12,5 millions d’élèves. « Certains départements n’ont aujourd’hui plus du tout de médecin scolaire, comme l’Indre par exemple », déplore Patricia Colson, du Snamspen Sgen-CFDT (deuxième syndicat représentatif). Un tiers des postes de médecins scolaires ne sont pas pourvus, et même un sur deux en Seine-Saint-Denis, par exemple.

    En octobre 2017, l’Académie de médecine avait rendu un rapport « sur la situation alarmante de la médecine scolaire en France », faisant état par endroits d’un seul médecin censé prendre en charge 46 000 élèves… Les conséquences de cette pénurie, très concrètes, touchent en premier lieu les enfants de familles défavorisées. Ceux-là mêmes dont les parents connaissent déjà de telles difficultés pour payer la nourriture et un logement qu’ils n’ont ni le temps ni les moyens de faire les démarches pour aller voir un médecin de ville. En France, 14 % de la population (soit 8,8 millions de personnes) vit sous le seuil de pauvreté, dont des enfants. 1,2 million d’entre eux sont dans une très grande précarité, selon un rapport qui fait autorité datant de 2015 (1). L’école est censée être un refuge pour ces enfants. « Evidemment, les écoles en #éducation prioritaire et dans les territoires ruraux sont nos priorités, mais nous ne parvenons même plus à couvrir nos priorités », constate Marianne Barré avec amertume.

    Le plan pauvreté, annoncé début septembre par Emmanuel Macron, l’a déçue. « Il n’y a pas grand-chose nous concernant, si ce n’est cette idée de faire appel à la médecine générale pour le bilan de santé à 6 ans. Ce n’est absolument pas une solution. Ce bilan de santé est surtout important pour les enfants de milieux défavorisés, et tout l’intérêt justement était que l’examen se fasse à l’école, sans que les parents n’aient à faire de démarche ni avancer les frais. » Patricia Colson : « Les médecins généralistes sont débordés, ils n’arrivent déjà pas à assurer toutes leurs missions, alors comment pourraient-ils prendre en charge aussi la médecine scolaire ? » Elle pointe aussi le manque de formation spécifique pour détecter les pathologies induites par l’école, type stress, peur de l’échec, harcèlement… « Nos métiers sont complémentaires. Ils doivent le rester. Il faut rendre notre métier attractif. En revalorisant les salaires, mais pas seulement. Cela passe aussi par redonner du sens, que l’on puisse accomplir nos missions de prévention. Aujourd’hui, l’état de pénurie est tel, que c’est impossible. »


  • #Food_matters

    Food Matters examines how the food we eat can help or hurt our health. Nutritionists, naturopaths, doctors, and journalists weigh in on such topics as organic food, food safety, raw foodism, and nutritional therapy.

    J’ai regardé ce #film (sans avoir lu aucune critique au préalable, juste parce que le titre m’intriguait) :
    https://www.foodmatters.com/films
    #documentaire

    ... et je dois dire que je suis pas mal perplexe... est-ce que quelqu’un l’a vu ? Une opinion ?

    #nutrition #médecine #santé #you_are_what_you_eat #alimentation #sols #agriculture #industrie_agro-alimentaire #raw_food #crudisme #Paul_Kouchakoff #superfood #vitamines #vitamine_C #Linus_Paulin #Gerson_Therapy #maladies_cardio-vasculaires #végétarisme #industrie_pharmaceutique #big-pharma #édition_scientifique #science #dépression #santé_mentale #eau #boire #cancer #chimiothérapie #médecine_orthomoléculaire

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    Médecine orthomoléculaire

    La médecine orthomoléculaire se propose de soigner les personnes par l’apport optimal de substances naturellement connues de l’organisme, par opposition à l’utilisation de molécules à effets thérapeutiques créées par l’humain. Cette thérapeutique n’est pas validée par la communauté médicale et est considérée comme inefficace.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_orthomol%C3%A9culaire

    #Max_Gerson

    Max Gerson (18 octobre 1881 - 8 mars 1959) était un médecin américain d’origine allemande qui a développé la #thérapie_de_Gerson, un régime alimentaire comme traitement du cancer, qui prétend pouvoir guérir le cancer et la plupart des maladies chroniques dégénératives.

    Gerson a décrit son approche dans le livre A Cancer Therapy : Results of 50 Cases. The National Cancer Institute a évalué ces allégations pour conclure que ce traitement n’apportait pas de bénéfices.

    Après la mort de Gerson, sa fille Charlotte Gerson a continué de promouvoir la thérapie via la fondation « Gerson Institute » en 1977

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Gerson

    Une mention est faite aussi de la #Campaign_for_the_truth_medicine, dont on trouve très peu d’info sur la toile...


  • Guérisseurs et sorciers bretons au banc des accusés – Annick Le Douget (édité par Annick Le Douget)
    http://annick.ledouget.fr/index.php/2018/02/24/nouveaute-le-livre-guerisseurs-et-sorciers-bretons-au-banc-des-accus

    Guérisseurs et sorciers bretons au banc des accusés Finistère, 1800-1950

    À partir de 1803, la médecine, la pharmacie ou l’art des accouchements ne peuvent plus être exercés sans diplôme. La médecine populaire passe alors dans la clandestinité. Guérisseurs, rebouteux, sorciers de campagne et autres empiriques se retrouvent au banc des accusés, rejoints par les matrones, ces accoucheuses de campagne, et, un peu plus tard, par les sœurs de charité.

    Mais le banc des accusés n’est pas celui de l’infamie, tant s’en faut. La population reste attachée à la médecine populaire, conforme à ses traditions, et elle soutient sans faillir les « praticiens de l’ombre ». D’ailleurs, elle n’a guère le choix, car la campagne du Finistère est à peu près un désert médical au 19e siècle !

    Les témoignages sur les divers modes traditionnels de soin, extraits des archives judiciaires, défient souvent l’imagination. Mais qu’ils fassent frémir ou qu’ils prêtent à sourire, ils sont tous émouvants, car ils expriment les angoisses de la mort et sont forts des croyances et des espoirs partagés. La maladie n’est jamais éloignée du mauvais sort, et les procès de sorciers au petit pied dévoilent aussi un champ inattendu de pratiques superstitieuses.

    Ce cheminement dans le passé sanitaire de notre région donne à voir la difficile médicalisation des campagnes. Et en laissant la parole aux gens du peuple, l’étude permet, par le biais de la santé et de l’intime, de pénétrer l’univers mental des Bretons et d’affiner nos connaissances sur la vie et la culture de nos aïeux.

    • XIXe. Médecines clandestines en Bretagne - Histoire - LeTelegramme.fr (25/02/2018)
      https://www.letelegramme.fr/histoire/xixe-medecines-clandestines-en-bretagne-20-02-2018-11859947.php


      En Bretagne, il existait une fontaine pour chaque problème ou chaque maladie.
      Photo Archives départementales du Finistère/2FI31/178

      Depuis le début du XIXe siècle, la justice s’est employée à poursuivre les guérisseurs traditionnels, particulièrement en Basse-Bretagne. En étudiant plusieurs procès finistériens, l’écrivain Annick Le Douget éclaire sous un jour nouveau la société rurale bretonne de l’époque.

      C’est en 1803 que la loi organise l’exercice de la médecine et le conditionne désormais à l’obtention de diplômes. Il s’agit alors de lutter contre les désordres de la Révolution et les charlatans. Cependant, très vite, ces mesures se retournent contre les médecines traditionnelles et populaires, les seules auxquelles a alors accès une partie de la population bas-bretonne. Comme le souligne Annick Le Douget dans son livre (*), jusqu’au milieu du XXe siècle, les départements des Côtes-du-Nord, du Finistère et du Morbihan restent très sous-médicalisés, à l’exception de Brest et Lorient, grâce à la Marine et à l’administration pénitentiaire.
       
      Croyances populaires
      Depuis des lustres, les Bretons, en cas de maladie, s’en remettent à leurs saints, qu’ils ont particulièrement nombreux, la plupart n’étant d’ailleurs pas reconnus par l’Église. La maladie est d’abord perçue comme un châtiment divin. À l’occasion de l’épidémie de choléra de 1832, Émile Souvestre écrit que les gens s’écriaient : « Dieu nous a touchés de son doigt ! Dieu nous a livrés au démon ! » Les saints ont chacun une spécialité médicinale. On peut également leur faire bénir les chevaux, comme à Goudelin, ou le beurre, comme à Spézet. Quelques-uns ont une vocation généraliste, à l’instar de saint Diboan qui préserve de la douleur. Des pratiques religieuses mais pas toujours catholiques. Ainsi, on croit au pouvoir des pierres, comme les anciennes stèles gauloises, aux formes oblongues qui sont censées favoriser la fertilité des jeunes femmes. On utilise des grimoires et des livres magiques ou l’on fait appel à « Saint-Yves-de-Vérité » pour souhaiter la mort de quelqu’un.
       
      Rebouteux, bandagistes, uromantes
      Au XIXe siècle, la justice commence à lutter contre les pratiques traditionnelles, saisie notamment par les officiers de santé et les médecins qui y voient une concurrence déloyale. Les différents procès, analysés par Annick Le Douget, permettent de dresser un étonnant florilège de guérisseurs plus ou moins sérieux.
      Ainsi, les rebouteux se distinguent par une certaine force physique et la capacité à remettre les membres en place. D’autres, comme Yves Tourmen, dénoncé à La Feuillée en 1854, sont bandagistes. Il prétend guérir les hernies grâce à des bandages. Les guérisseurs d’Urlou soignent certains rhumatismes, les problèmes de jambes ou la goutte. 
      C’est particulièrement le cas de la « sorcière de Carhaix ». En 1907, la veuve Merle, âgée de 75 ans, est condamnée pour avoir provoqué une sévère hémorragie sur l’un de ses patients. On trouve aussi des spécialistes de la rage ou, plus étonnant, des jugeurs d’urine. Ces « uromantes » peuvent déceler des traces de diabète, de grossesse ou de problèmes rénaux dans les liquides. Les coupeurs de feu sont spécialisés dans les brûlures. À côté des guérisseurs traditionnels, Annick Le Douget relève la présence de nombreux affabulateurs, particulièrement actifs dans les foires et les marchés. Vers 1850, à Saint-Ségal, un certain « Louis-Philippe » vend du « louzoù San Sebastian », « le médicament de saint Sébastien », un mélange d’absinthe et d’anis censé guérir plusieurs maux. En fait, un charlatan. Dans les marchés, on trouve également de nombreux opticiens, plus ou moins sérieux.
       
      Mages et sorcières
      Plus inquiétants, on recense également des cas de mages et de sorcières auxquels on prête des pouvoirs magiques, dont celui d’intercéder auprès des puissances surnaturelles. Énigmatique, tantôt bienfaisant ou malfaisant, le sorcier est alors une figure familière dans les campagnes bretonnes. « Mais en tout cas, note Annick Le Douget, pour la justice, dégagée de tout discours sorcellaire la cause est entendue : c’est simplement un délinquant coupable d’escroquerie, délit puni d’un emprisonnement de un à cinq ans, jusqu’à dix ans en cas de récidive. » Comme l’historienne le remarque fort justement, les procès révèlent surtout l’état d’angoisse et de superstition de la société rurale.
      L’ouvrage d’Annick Le Douget révèle les dangers de ces médecines traditionnelles. Nombre de patients succombent aux traitements, d’où les procès. Mais elle relève également le fort soutien dont les guérisseurs disposent dans la population. À plusieurs reprises, les notables prennent parti pour eux et les témoignages en leur faveur sont légion. Quant aux accusés, ils ont beau jeu de proclamer que ce sont les patients qui viennent vers eux et qu’ils refusent d’être payés pour leurs « dons ». Sans être laxiste, la justice se montre d’ailleurs généralement clémente.
      Au-delà du seul aspect juridique ou médicinal, le travail d’Annick Le Douget se révèle une passionnante étude sociologique sur la Bretagne rurale des XIXe et XXe siècles.


  • « Accès des femmes aux postes hospitalo-universitaires : il est temps de passer à l’action »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/28/acces-des-femmes-aux-postes-hospitalo-universitaires-il-est-temps-de-passer-

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon ceux du Conseil national de l’Ordre des médecins (consultables en ligne), en 2016, 54 % de la population des médecins de 35-50 ans étaient des femmes. Comparativement, en 2017 et 2018, sur 366 nominations à un poste de professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), 104 (soit 28 %) concernaient des femmes. Ces mêmes années, sur 298 nominations à un poste de maître des conférences – praticien Hospitalier (MCU-PH), 113 (soit 38 %) concernaient des femmes.

    Dans certaines disciplines, l’écart de nomination entre les hommes et les #femmes est particulièrement marqué : anesthésie, #médecine intensive-réanimation, psychiatrie, rhumatologie, médecine Interne, gastro-entérologie et hépatologie, #chirurgie thoracique, plastique, orthopédique, et vasculaire, ou #gynécologie-obstétrique notamment.

    #paywall #sexisme


  • Je vois régulièrement passer des trucs pseudo-scientifiques mélangeant quantique, médecine, spiritualité… Je cherche des liens autour de ce sujet. Si vous en avez d’autres…

    La page wikipédia dédiée :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mysticisme_quantique

    Une retranscription d’une conférence de 2006 au Québec :
    https://www.sceptiques.qc.ca/activites/conferences/Mai-2006

    #physique_quantique #mysticisme #pseudo-science #médecine_alternative


  • #Violences_gynécologiques : fin de partie(s) ?

    Pensée depuis plus de vingt ans en Amérique latine, la question des violences gynécologiques commence à peine à émerger en France. Un ramdam bien mérité qui fera peut-être date dans l’histoire des luttes anti-sexistes. Voyage en #gynécologie, une discipline où soignant rime un peu trop souvent avec maltraitant.

    « Elle va patienter pour la péridurale. Elle a voulu un gosse à 16 ans, elle va comprendre » ; « Vous savez où est votre point G ? Je peux vous aider à le trouver si vous voulez » ; « La pilule ne vous convient pas ? Dans ce cas on se reverra pour une IVG ou un suivi de grossesse. » Voici un florilège de paroles de soignants, de sages-femmes et de gynécologues. Des propos heurtants, parfois suivis d’actes plus brutaux encore, preuves de l’existence d’une réalité peu reluisante : celle des violences gynécologiques.

    En France, le sujet a longtemps été éludé, jusqu’à ce qu’une poignée de femmes s’empare de la question en 2014. En 24 heures, sous l’impulsion du hashtag #Payetonuterus, pas moins de 7 000 témoignages sont recueillis. L’année suivante, la polémique enfle après la parution d’une note de la faculté de médecine de Lyon-Sud qui révèle que des touchers vaginaux ont été réalisés par des étudiants en médecine sur des patientes endormies. Il faudra attendre 2017 et des milliers de témoignages pour que l’État commence à réagir : en juillet, le gouvernement charge le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) de rédiger un rapport sur l’ampleur du phénomène. Un an plus tard [1], à la publication, le constat est sans appel : la gynécologie a tendance à faire preuve de trop de complaisance face à un modèle patriarcal pas aussi élimé qu’il n’y paraît.

    Une échelle de la #violence

    « Les violences gynécologiques, ce sont une continuité d’actes qui vont de la remarque jugeante à la blague déconsidérante, du geste intrusif ou non consenti au geste violent. Jusqu’à l’agression sexuelle. Tout ça fait partie d’une forme de domination masculine qui rend possible un contrôle social du corps de la femme », explique Nina Faure, réalisatrice du documentaire Paye (pas) ton gynéco [2]. Cette approche graduelle de la question permet de faire la lumière sur ce sujet. Pointer du doigt ces violences ne revient pas à affirmer que tous les gynécologues sont des violeurs en puissance, ni même qu’ils sont volontairement malveillants, mais c’est soutenir l’idée qu’il existe une forme de #sexisme_latent, bien ancré dans les représentations des professionnels de la gynécologie.

    Hiérarchiser ces agissements, c’est aussi permettre aux femmes de prendre conscience du fait qu’il n’y a pas que les actes qui sont violents. Les mots lâchés ou les climats instaurés font partie intégrante de ces maltraitances. C’est ce qu’explique Sophie [3], rencontrée au cours d’une projection du film de Nina Faure : « Comme beaucoup de femmes, je suis souvent sortie de chez mon gynécologue en me disant que cela ne s’était pas très bien passé, qu’il y avait quelque chose qui grinçait sans pour autant mettre la main dessus. Se dire qu’il y a eu de la violence, c’est une nouvelle étape. »
    Une affaire d’hommes

    « Pour vraiment comprendre les tenants et les aboutissants de ces violences, on ne peut pas faire l’économie de l’histoire de la médecine occidentale, explique Nina Faure. Du fait qu’elle se soit construite sur des bûchers, entre hommes, après que la plupart des femmes ayant un savoir médical sur le corps féminin et la gynécologie ont péri pendant la chasse aux sorcières entre le XIVe et le XVIIe siècle. La médecine moderne s’est construite sans elles. Et cela éclaire ce qu’il se passe aujourd’hui. »

    À partir du XVIe siècle, l’Église et l’État ont accusé les matrones d’entraver les politiques natalistes et de propager une forme d’anti cléricalisme en pratiquant des avortements et en donnant aux femmes l’accès à des techniques de contraception. D’une transmission exclusivement féminine et orale des savoirs populaires, la gynécologie a peu à peu glissé dans le domaine des sciences, essentiellement tenu par des hommes. Au XVIIe siècle, dans la droite ligne des politiques natalistes et pour faire face au taux élevé de mortalité infantile, ce ne sont pas les médecins mais « les barbiers [qui] entrèrent dans les chambres des femmes en couche. Ils étaient désignés, non pas pour leurs compétences médicales, mais parce qu’ils possédaient les outils nécessaires. [...] Les barbiers scièrent donc les bassins des mères, expulsant du corps de femmes laissées pour mortes des nouveau-nés bien vivants. » [4]
    Non, c’est non

    Depuis, la donne a changé. Les femmes demeurent sous-représentées dans les instances décisionnelles mais elles constituent tout de même la moitié des obstétriciens [5] et 94 % des praticiens en gynécologie médicale. Les violences gynécologiques seraient donc essentiellement l’œuvre de femmes. « Les violences gynécos et obstétricales sont des violences systémiques et concernent donc tout le monde dans une certaine mesure. Elles sont le fruit de la domination sexiste, mais aussi du paternalisme médical qui est indissociable de l’enseignement reçu en médecine et des pratiques de soin », explique Héloïse de Bearn, étudiante en master d’« éthique du soin et recherche » à Toulouse.

    C’est en fait une double peine qui est infligée aux femmes. À une forme de domination d’un sexe sur l’autre vient s’ajouter celle du soignant sur le soigné, l’un détenant le savoir et la technique, l’autre étant maintenu dans l’ignorance. Pour Héloïse de Bearn, « le pouvoir que les médecins se donnent repose en grande partie sur leur savoir. Ne pas expliquer aux patientes relève donc d’une stratégie de maintien de la domination. Le problème, c’est que le consentement doit être éclairé et repose donc sur une compréhension par les patientes des examens et soins proposés. »

    C’est cette question du consentement qui cristallise les tensions. Beaucoup de gynécologues maintiennent qu’obtenir l’accord d’une patiente avant tout acte n’a pas de sens, sous prétexte qu’une femme qui entre dans leur cabinet « sait ce qu’il va lui arriver ». Sauf que, dans bien des cas, les touchers vaginaux, les épisiotomies [6] et autres palpations mammaires, réalisés de façon quasi systématique, ne sont pas nécessaires. De nombreux témoignages de patientes pointent un réel défaut de prise en compte de leur avis. Comme celui de cette femme qui se souvient, avec douleur, de son accouchement : « Arrivée en salle de travail, lorsqu’on me pose une perfusion, j’accepte mais je précise que c’est le seul acte médical que je souhaite, car j’ai déjà deux accouchements par voie basse non médicalisés derrière moi et que ce troisième bébé est plus petit que les précédents. Que nenni, à peine mes jambes écartées, on me perce la poche malgré mes demandes d’attendre au moins encore quelques contractions que ça se fasse tout seul, et on me fait l’épisiotomie dans la foulée. » [7] Cette impasse sur le consentement place pourtant les médecins en faute vis-à-vis de la loi Kouchner (2002), qui insiste sur le fait qu’« aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne ».
    Un imaginaire à la peau dure

    Certains professionnels et spécialistes des violences gynécologiques soulèvent aussi l’existence d’un imaginaire collectif particulièrement sexiste. Pour Marie-Hélène Lahaye, juriste, blogueuse et auteure du livre Accouchement, les femmes méritent mieux [8], l’examen gynécologique conseillé dans l’année qui suit le premier rapport sexuel se rapprocherait peu ou prou du rite initiatique. Elle explique : « L’appropriation collective du corps des femmes est un principe de base du patriarcat qui considère qu’avant d’appartenir [au] mari, le corps des femmes appartient à d’autres personnes, en particulier à une autorité supérieure. La forme la plus extrême de ce principe est le droit de cuissage que le seigneur aurait pratiqué en déflorant lui-même les jeunes épouses de ses serfs lors de leur nuit de noces. Bien que les historiens doutent de l’existence réelle de cette pratique moyenâgeuse, le fait qu’elle ait perduré dans la mémoire collective jusqu’à nos jours montre la puissance symbolique de ce rite. L’examen gynécologique imposé par l’autorité médicale à toutes les jeunes filles aux prémices de leur vie sexuelle, voire comme condition pour accéder à une contraception, donc à la sexualité, se rapproche étonnamment de ce principe. » [9]

    Selon Clara de Bort, directrice d’hôpital et auteure du blog En jupe !, les touchers vaginaux répétés, notamment lors des accouchements, véhiculeraient par ailleurs l’idée que « lorsqu’une femme a été pénétrée une fois, elle peut l’être [sans limites] ».
    Des consultations à part

    La banalisation des violences gynécologiques serait également liée au fait que le caractère singulier de cette consultation est bien souvent nié. Face à la caméra de Nina Faure, le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, Israël Nisand, refuse de parler de pénétration pour un toucher vaginal. Son prédécesseur à ce poste, Bernard Hédon, estime même que ce toucher n’est pas un examen invasif.

    La réalisatrice a, quant à elle, un tout autre point de vue : « Le problème, c’est que, spontanément, on aimerait bien que le médecin puisse faire complètement abstraction du corps qu’il a en face de lui. Mais ce n’est pas parce que c’est vrai pour le médecin que c’est vrai pour nous : mon sexe ne change pas de nature quand je passe la porte d’un cabinet. Il ne devient pas un pied ou une épaule. Ce qui compte, c’est quel point de vue est reconnu comme légitime ? » Elle ajoute : « D’ailleurs, ce n’est pas vrai qu’ils l’oublient. Une étudiante en médecine me disait que face à un enseignant qui lui tenait ce discours, elle avait demandé pourquoi les étudiants ne s’exerçaient pas les uns sur les autres comme c’est le cas par exemple pour les prises de sang. Personne n’avait répondu. »
    Surveiller et punir

    Le rapport du HCE s’attarde également sur la tendance constante à réduire l’appareil génital féminin à sa fonction reproductrice. Savoir que la première représentation anatomique complète du clitoris date de 1998 et que cette même représentation a dû attendre 2017 pour être publiée dans un manuel scolaire, donne un aperçu du tabou qui règne sur la sexualité et le plaisir féminin. Pour Coline Gineste [10], la gynécologie « sert désormais à surveiller et corriger les comportements contre-productifs aux yeux de la société. Or qu’y a-t-il de plus contre-productif qu’une femme qui n’enfante pas ? Une sexualité détachée de la procréation, qui ne viserait que le plaisir, désorganiserait la société, mettrait en question la pérennité du peuple, elle doit donc être maîtrisée, normativisée, disciplinée. [...] La gynécologie, alors qu’elle devient sur le papier un champ de libération des personnes de sexe féminin, dans la pratique que l’on en fait s’avère être un organe de contrôle de la sexualité féminine. »

    Cela s’illustre assez bien lorsqu’un gynécologue refuse à une femme n’ayant pas encore d’enfant de lui poser un DIU [11] en cuivre sous prétexte qu’il exposerait la patiente à des risques infectieux pouvant mener à une stérilité, ou lorsqu’un médecin refuse de ligaturer les trompes d’une femme qui en fait pourtant la demande. « Encore une fois, il s’agit de dire : “ Ce n’est pas à vous les femmes de décider ni de ce que vous faites, ni de comment vous le faites. ” Le fait d’émettre des jugements permanents nous dépossède de notre autonomie et de notre capacité à décider par nous-mêmes. On va d’ailleurs souvent chez le gynécologue non pas pour avoir des conseils avisés mais en culpabilisant. Pourtant on n’est pas chez le médecin comme chez le curé, on n’est pas là pour confesser nos péchés », assène Nina Faure.

    Si l’injonction à la norme est souvent mal vécue, elle l’est d’autant plus pour les femmes qui se trouvent à l’intersection de plusieurs formes de stigmatisation : « Tous les rapports de domination qui traversent la société s’expriment dans un cabinet gynécologique. La violence de ces rendez-vous se décuple quand on est homo, trans, racisée, handicapée, obèse... », renchérit Nina Faure.

    D’après de multiples témoignages, quand il s’agit d’accompagner une patiente lesbienne, beaucoup de gynécologues sont encore englués dans un imaginaire complètement déconnecté des réalités et largement emprunt d’homophobie. Certains considèrent d’ailleurs que les rapports entre femmes ne constituent pas de vraies relations sexuelles. Cela se corse davantage quand la patiente est un homme trans. La plupart des gynécologues sont complètement déboussolés face à la prise en charge de cette patientèle. Les personnes handicapées ou obèses se heurtent, elles aussi, à des barrières qui rendent parfois infranchissable la porte du cabinet gynécologique. Quant aux femmes racisées et allophones, elles sont souvent démunies face à l’impossibilité de communiquer avec leur interlocuteur. D’autres sont parfois soumises à des jugements largement teintés d’ethnocentrisme.
    Une quatrième vague féministe ?

    Face à ces violences, les langues se délient peu à peu dans l’espoir d’équilibrer un peu la balance. « Cette libération de la parole, c’est une tentative collective de créer une nouvelle intégrité physique. On essaie d’exister en agrandissant l’espace de liberté autour de ce point », se réjouit #Nina_Faure. La création du site #Gyn&co (https://gynandco.wordpress.com) fait partie des initiatives qui vont dans ce sens. Cette plate-forme collaborative propose une cartographie des soignants dont la prise en charge est considérée moins paternaliste et plus inclusive. Certaines femmes font également le choix de se tourner vers l’#auto-gynécologie, aussi appelée #self-help. Elles réinvestissent leur corps en apprenant à en connaître le fonctionnement. Certaines réalisent elles-mêmes leurs frottis dont elles envoient le prélèvement à un laboratoire. D’autres deviennent expertes dans la pose de DIU. Un collectif, dont fait partie Nina Faure, s’attelle en ce moment à l’actualisation et la réédition d’un ouvrage phare des années 1970, Notre corps, nous-mêmes, dont la parution est prévue pour septembre 2019. Une quatrième vague féministe ? Force est de constater que les déferlantes se multiplient et s’abattent avec fracas sur une digue du patriarcat de plus en plus friable. Mais toujours debout.

    http://cqfd-journal.org/spip.php?page=pages_mobiles&squelette_mobile=mobile/article&id_article=2459
    #femmes #médecine #sexisme

    • Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical - Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme

      Depuis plusieurs années, les témoignages de femmes se multiplient dénonçant un suivi gynécologique porteur d’injonctions sexistes, des actes médicaux non nécessaires pendant l’accouchement voire des violences sexuelles dans le cadre du suivi gynécologique et obstétrical. Ces témoignages, partagés sur Twitter, des tumblrs, des blogs ou dans les médias ont notamment émergé, en France, après le lancement du hashtag #PayeTonUtérus, fin 2014, mentionné par plus de 7000 tweets en 24 heures. Les faits dénoncés par les femmes ont été regroupés sous l’appellation « violences gynécologiques et obstétricales », expression, apparue en Amérique latine aux débuts des années 2000, qui a permis de faire émerger une réflexion féministe sur la spécificité des maltraitances subies, par les femmes, dans le cadre de la relation de soins. Dans ce contexte, la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a saisi en juillet 2017 le Haut conseil à l’égalité d’un rapport sur ce sujet, avec pour objectifs de « mesurer et objectiver le phénomène en identifiant précisément la nature des problématiques soulevées » et de « mettre en exergue les différents leviers à mobiliser », autant en termes de besoins de formation des professionnel.le.s concerné.e.s, que sur l’évolution des pratiques souhaitables dans le suivi gynécologique et obstétrical.

      https://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/184000411-les-actes-sexistes-durant-le-suivi-gynecologique-

      #rapport

    • C’est parce que si c’est une pénétration sans aucun intérêt lubrique de la part de la personne qui pénètre, l’autre (qui n’est après tout que le lieu de l’intervention) n’est pas censée comprendre ça autrement, ressentir des sensations pénibles en lien avec sa vie sexuelle. L’autre n’est pas censée comprendre autre chose que ce que le médecin met dans l’acte parce que c’est lui qui dit ce qui se passe. Voilà, c’est un peu l’idée, que les femmes n’ont pas de sensibilité particulière dans leurs organes génitaux, outre le désagrément que peut constituer une intervention dans des muqueuses, qu’elles ne sont qu’un corps et pas des êtres complets avec une histoire, un avenir dans lequel ces organes sexuels pourraient être investis (quelle bizarre idée !) d’une affectivité propre à l’humanité.

      #sensiblerie, vraiment.

    • Oui @aude_v tout à fait d’accord
      J’ajoute que c’est l’expression du fait que les médecins et leurs représentant·es adoptent le point de vue du violeur et non celui de la victime.
      Dans les sondages qui questionnent les violeurs, ils répondent souvent qu’ils le font pour « remettre une personne à sa place »- le but est d’humilier et briser la victime pas de prendre du plaisir pour l’agresseur. Il y a aussi des violeurs qui violent pour que ca leur porte chance, ou qui croient que ca leur soigne le VIH, tous ces mecs n’ont pas de motivation sexuelles, tout comme les médecins.
      La question du viol n’est pas de savoir si l’agresseur a bien bandé et quelle était l’intensité du plaisir sexuel qu’il a éprouvé. La question c’est le fait qu’une personne a été pénétré sans son consentement.
      C’est ce qu’essaye de faire comprendre la personne qui parle à Nisan dans le docu « Paye (pas) ton gyneco » mais le vieux violophile n’y arrive toujours pas.


  • Des universités japonaises pénalisaient les filles trop douées - Les Echos Start
    https://start.lesechos.fr/continuer-etudes/etudier-a-letranger/des-universites-japonaises-penalisaient-les-filles-trop-douees-13667.

    Le ministère de l’Education avait lancé, à l’automne dernier, un grand #audit des #concours_d'entrée de tous les établissements, publics comme privés, après la mise à jour de pratiques discriminatoires au sein de l’#Université_médicale_de_Tokyo. La prestigieuse fac avait admis en août que son comité de sélection s’arrangeait pour que les #filles ne représentent jamais plus de 30 % du nombre d’élèves reçus au sein de chaque promotion. Certains candidats garçons recevaient ainsi des points bonus sur la seule justification de leur #genre.
    Des efforts de justification

    Cette stratégie de discrimination avait, selon la direction de l’université, été mise en place pour contenir les pénuries de médecins dans les hôpitaux du pays. L’établissement expliquant que les femmes devenues médecins peinaient souvent à accepter les lourdes conditions de travail exigées pour ces postes et étaient même tentées de démissionner pour se consacrer à leurs familles après le mariage.

    Après avoir été, à leur tour, dénoncé publiquement par le ministère de l’éducation, d’autres universités ont tenté de justifier, à leur tour, les pénalités appliquées à toutes les candidates. Un effort qui a été souvent moqué par les réseaux sociaux.

    #sexisme #discrimination #médecine #Japon


  • Scandale aux Pays-bas : des morceaux de corps humains vendus à prix d’or Pascale Bollekens - 14 Décembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/sante/detail_scandale-aux-pays-bas-des-morceaux-de-corps-humains-vendus-a-prix-d-or?i

    C’est un business juteux que nos collègues de la télévision publique néerlandaise viennent de dénoncer dans « Nieuwsuur » un magazine d’actualité. Nos confères ont mené l’enquête jusqu’aux Etats-Unis. Là-bas, chaque année, des milliers d’Américains, acceptent de donner, après leur mort, leur corps à des entreprises privées. Ces sociétés proposent aux familles des donneurs de prendre en charge les frais de funérailles. Elles revendent ensuite des parties de corps à des centres de recherche ou des facultés d’anatomie.

    Jusque là, tout est légal. Mais nos confrères ont poussé la porte de l’une d’entre elles. Et là, les règles de ce business semblent pour le moins floues. Chez Science Care, ces morceaux de corps rapportent des millions de dollars. Selon, les journalistes de « Nieuwsuur », une tête rapporterait 500 dollars, un avant-bras 250 dollars et un torse, pas moins de 2000 dollars.

    Un journaliste de Reuters, aurait même réussi à acheter en ligne, deux têtes après quelques échanges de mails. Apparemment, les familles des défunts n’avaient pas été prévenus de ces découpes de corps et du commerce que l’on en ferait. Ils sont sous le choc.

    En 10 ans, 500 têtes arrivées aux Pays-Bas
    L’exportation de corps humains est légale, en 10 ans, 500 têtes sont ainsi arrivées aux Pays-Bas, par bateau ou par avion dans des containers réfrigérés comme des marchandises classiques pour être distribuées dans toute l’Europe. 

    Selon la télé néerlandaise, leur pays joue un rôle important dans ce commerce. Deux centres universitaires, L’hôpital AMC d’Amsterdam et l’hôpital Erasmus de Rotterdam en auraient acheté pour certains cours aux étudiants de médecine.

    Morceaux de corps à vendre en Belgique ?
    En Belgique, les facultés de médecine ont-elles ou ont-elles eu recours à ce type d’achats. Pierre Bonnet, Professeur d’anatomie à la faculté de médecine de l’université de Liège et chirurgien urologue au CHU du Sart-Tilman, affirme avec force, qu’il n’a jamais vendu ou acheté de morceaux de corps pour former ses étudiants. « Une question d’éthique et de déontologie » poursuit-il « chez nous, les corps qui servent aux cours pratiques des futurs médecins ou chirurgiens, proviennent de dons de corps pour la science. Ils ne quittent jamais la faculté et encore moins en morceaux, ils sont ensuite restitués à la famille si elle le demande ».

    Mais il a déjà entendu parler de recours à des corps reconstitués entre autres à l’Ircad, un centre de recherche en cancérologie digestive à Strasbourg ou en Allemagne. La pratique semble exister. Il sait qu’il a été possible d’acheter des morceaux de corps pour étudier, par exemple, des fractures maxilo-faciales.

    Aux Pays-Bas, le gouvernement vérifie toutes les règles douanières. Il s’engage à renforcer ces règles si de graves manquements sont constatés. Un projet de loi est sur les rails pour protéger nos voisins du nord de telles pratiques. Dans le reportage, l’hôpital d’Amsterdam annonce avoir arrêté d’acheter de nouvelles têtes.

    #violence_médicale #corps #capitalisme #fric #commerce #mort #médecine #médecine #cadavre #beurk #Pays_Bas (trés bas) #nécrophilie


    • Ce n’est cependant pas le seul sujet de controverse puisque, dans le programme de cette journée, deux conférences portaient des intitulés extrêmement douteux : “Ces prétendues violences obstétricales : les enjeux juridiques” et “Comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels”.

      http://m.cheekmagazine.fr/wtf/cngof-femmes-juments-polemique

      https://twitter.com/osezlefeminisme/status/1070989604805857282/photo/1

      Il semble que les conférences aient été renommées mais pas annulées. La seconde « comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels » est une conférence de Nisan lui même. Le fait qu’il parle d’attouchements est deja Le signe d’un déni. Attouchement n’est pas un terme juridique on ne peu pas porter plainte pour attouchement mais pour agression sexuel.

      #violence_médicale #animalisation #deshumanisation #humour #culture_du_viol #sexisme #misogynie

    • Je reste stupéfaite que cette grosse merde de #Nisand ait été gardé à son poste par ses pairs, qu’ils et elles ne se rendent toujours pas compte que ce personnage les dessert me glace.
      Par leur silence, ils et elles contribuent à l’œuvre de destruction des femmes soutenue par cette ordure, c’est juste inconcevable.
      #réification #défécation_de_nisan
      Je note également ici pour que d’autres femmes qui feraient des recherches sur #Yves_Aubard_gynécologue_au_CHU_de_Limoges sachent à quoi s’en tenir.

      #CNGOF

    • Ce que je veux dire, c’est que ce malfaisant est toujours président du CNGOF, d’ailleurs c’est avec ce titre qu’il présente les excuses du « Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français » concernant cette affaire qu’il nomme « une diapositive … sortie de son contexte »

      07 décembre 2018
      A propos d’une citation moyenâgeuse inappropriée
      Intervention officielle du Président du CNGOF du 7 décembre 2018

      Chers Amis et Collègues,
      Lors de la présentation de la Recommandation pour la pratique clinique Protection périnéale hier après-midi dans cette salle, une diapositive citant un texte ancien de 999 a choqué de nombreuses personnes. Sortie de son contexte, elle peut faire croire que celui qui l’a présentée en valide le sens, ce qui n’est pas le cas.

      Quoi qu’il en soit, je souhaite très officiellement dire au nom du CNGOF que toute notre profession est arc-boutée sur la défense des femmes, de leur santé et de leur dignité. Je prie donc tous ceux qui ont pu être choqués par l’affichage inapproprié de cette phrase moyenâgeuse d’accepter les excuses du CNGOF qui, bien sûr, regrette cet acte déplacé.

      Nous sommes navrés, nous qui sommes réunis pour améliorer nos pratiques professionnelles, de ce qui -à tout le moins- est considéré par nous comme une atteinte à l’image des femmes.

      Professeur Israël Nisand

    • Quelques informations supplémentaires sur ce médecin qui signe la diapositive et se fout complètement du #droit_des_patientes à leurs #données_médicales #données_sensibles et #données_personnelles puisqu’il s’est créé un fichage perso et une base de données complète des femmes soignées dans son service. Base à laquelle il se vante d’avoir donné accès à plus de 372 utilisateurs.
      #la_cnil_mais_pour_quoi_faire ?

      « Chaque intervenant doit pouvoir entrer dans la base ce qu’il a fait. Ça commence par le médecin en passant par la secrétaire, la sage-femme, l’infirmière, l’aide soignante, bref tout le service. Pour vous donner une idée, j’ai à ce jour donné 372 codes d’accès, il y a donc 372 utilisateurs de ma base de données », explique le Pr Aubard. Il ajoute : « Au fil des années, j’ai tout développé, …

      https://www.filemaker.com/fr/solutions/customers/stories/aubard.html

      « En ce qui concerne la structure de la base FileMaker, on trouve le noyau de la base qui est le dossier administratif de la patiente et dans lequel on retrouve ses coordonnées, ses informations d’état civil et familiales, ainsi que ses antécédents médicaux et chirurgicaux », explique le professeur Aubard.

      … alternatives au fichage ? nein.

      Aujourd’hui, grâce à FileMaker, l’intégralité du dossier médical d’une patiente est informatisé, il n’y a plus du tout de papier dans le service. La base de données est conséquente puisqu’elle compte environ 35 000 patientes.

      #bétail #technobéat #médecine

    • Hallucinant, je croyait que le croisement des infos était interdit et que le dossier médical était confidentiel.
      Donc ce mec file l’adresse et les données perso de 35000 femmes à « tout le service ».


  • Pourquoi vous ne savez presque rien du clitoris ou de l’endométriose ? - FRUSTRATION - Corps médical vs corps des femmes

    https://www.frustrationlarevue.fr/pourquoi-vous-ne-savez-presque-rien-du-clitoris-ou-de-lendometrio

    Quel est ce corps caverneux, mesurant entre 11 et 15 centimètres au repos, uniquement dédié au plaisir, composé de plus de 8 000 terminaisons nerveuses, de la forme d’un papillon ou d’un poulpe, capable de produire plusieurs orgasmes consécutifs ? Le clitoris. Ce grand machin, enserrant le vagin et l’urètre, qui a souvent été limité, dans les manuels scolaires et les cours d’anatomie, à sa partie externe, petite, et ne rendant pas du tout compte de sa taille ni de sa fonction dans le plaisir des femmes.

    Vous ne le saviez pas ? Ne vous inquiétez pas, plus de 90 % des jeunes filles ne le savent pas non plus, une fille sur quatre de 16 ans ignore qu’elle a un clitoris.

    L’homme, quel étalon !

    Le clitoris est une illustration de ce que l’on ne connaît le corps des femmes qu’en comparaison à celui des hommes : c’est à l’aune du corps de ceux-ci qu’a été déterminée la norme anatomique. En conséquence, les différences physiques des femmes ont largement été analysées comme étant des défaillances. Des dysfonctionnements. Des monstruosités à cacher, des tabous à taire. Cela semble évident lorsque l’on évoque les règles ou le clitoris, autour desquels subsiste le halo de la honte pour celle qui les évoque. Ces différences ont induit des normes culturelles à l’effet considérable : beaucoup de cultures dans le monde ont cherché à dissimuler les particularités physiques des femmes et s’en sont servies comme prétextes pour les exclure et les dominer.

    • Puisqu’elles ont d’un statut d’infériorisées dans l’ensemble du corps social, les femmes ont fait l’objet d’expérimentations scientifiques que les hommes ont subies dans une moindre mesure : elles n’ont pas seulement été ignorées par la médecine, elles ont aussi été maltraitées. En témoigne par exemple le nombre de lobotomies – exploratoires plus souvent que curatives. Le 30 août 2017, une étude de la revue Nature démontre que 84 % des lobotomies pratiquées en France, en Belgique et en Suisse entre 1935 et 1985 l’ont été sur des femmes. Avec des conséquences considérables sur leur personnalité et leur santé.

      La méconnaissance du corps des femmes n’est pas due au hasard ou à la flemme. Quand il a été utile pour la médecine, qui avait besoin de cobaye, de se pencher sur des corps féminins, cela a été possible. Cette maltraitance résulte bien entendu de la position dominante des hommes dans la société – et dans les professions médicales – qui avaient et ont toujours un pouvoir immense sur le corps des femmes, disposant de leur sexualité, de leurs organes reproductifs et de leur liberté.

      J’avais trouvé une étude sur la pratique des électrochocs au Canada (les chiffres sont introuvables en France) et en particulier utilisé comme mesure punitive par le personnel psychiatrique à l’encontre des femmes et qui est utilisé aussi pour effacer les souvenir des traumatismes vecus par les femmes et les renvoyés à leurs foyer.
      c’est ici : https://seenthis.net/messages/143771

      Intéressant de voire que la médecine ne fait des expériences sur les femmes que lorsque ces expériences sont profitables aux hommes (par exemple en obstétrique et génétique pour leur garantir des fils et en psychiatrie-psychologie pour leur facilité la domination sur les femmes).
      Par rapport à la contraception, qui a été expérimenté sur des femmes, le fait que la pilule ait été commercialisé pour les femmes malgré le fait qu’elle donnait le cancer et faisait baisser la libido, alors que ce sont ces mêmes raisons qui justifient l’absence de commercialisation de la pilule masculine.
      La plus grande espérance de vie des femmes (très récentes liée aux mesures d’hygiène pratiqué depuis la fin du XIX lors des accouchements) par rapport à l’espérance de vie des hommes est toujours montré comme un scandale.

      Dans le livre « Cobayes humains - Le grand secret des essais pharmaceutiques », Sonia Shah parle longuement des testes sur les femmes enceintes séropositives afin d’évité la contamination du fœtus. Dans ce cas là les testes pratiqués sur les femmes l’étaient au bénéfice des enfants qu’elles portent et non pour elles-mêmes.

      –----

      Gynécologie – À quand une andrologie ?

      Que l’on imagine ces sévices subis par des hommes, convoqués une fois par an, pour qu’ils prennent une contraception qui leur convienne (et donc mangent des hormones quotidiennes et prennent une part de la responsabilité de l’enfantement), se voient rappeler qu’ils ne doivent pas fumer, qu’ils ont pris du poids, puis qu’on leur inflige un doigt permettant de vérifier le tonus de leur prostate, sans les prévenir bien sûr. Qu’on les laisse nus, barboter devant des spécialistes qui commenteraient leurs parties. Qu’on leur découpe, parfois à vif, le périnée, sans le leur demander. Impossible à imaginer, n’est-ce pas ? On se dit tout de suite qu’il s’agirait d’une société barbare. Il est temps que l’on ait le même niveau d’exigence pour l’intégrité physique des femmes que pour celle des hommes.

      Et encore, parmi les femmes, certaines souffrent plus que d’autres.

      #mégèrisme #andrologie #racisme #classisme #médecine #violence_médicale #violence_gynecologique


  • The health of Palestinians is a global responsibility
    Richard Horton, The Lancet, 392:P1612 (2018)
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)32773-9/fulltext

    The health of Palestinians
    Rita Giacaman, The Lancet, 392:P2268 (2018)
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)32934-9/fulltext

    Traduction du second article en français : La santé des Palestiniens
    Rita Giacaman, The Lancet, 392:P2268 (2018)
    https://www.aurdip.org/la-sante-des-palestiniens.html

    #Palestine #Recherche #Science #Santé #Médecine #Apartheid #BDS #Boycott_universitaire


  • New York hospitals illegally billed rape survivors for their rape kits, then sent debt-collectors after them / Boing Boing
    https://boingboing.net/2018/11/30/insult-to-injury.html

    New York State Attorney General Barbara Underwood has concluded that seven New York hospitals illegally billed rape survivors for their rape kits, at least 200 times, for sums ranging from $46 to $3,000, and then sent collections agents after survivors who could not pay.

    New York law requires hospitals to bill the state’s Office of Victim Services for rape kits; in addition to ensuring that rape kits are available regardless of ability to pay, the rule clears an impediment to reporting rape: women who bill their insurance for rape kits may fear stigma from their employers or families.

    The seven hospitals did not comply with the law, nor did they inform the survivors of their rights — another legal obligation.

    #USA #femmes #viol #santé #médecine #iatrocratie


  • Vers une plus forte baisse du remboursement de l’homéopathie.
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/11/27/nofakemed-leur-croisade-contre-l-homeopathie_5389472_1650684.html

    La situation est inédite. Jusqu’ici, malgré moult offensives d’une partie du corps médical pointant l’absence de preuves d’efficacité des granules et le statut dérogatoire de leur mise sur le marché, le soufflé était toujours retombé. Un seul ministre de la santé (Jean-François Mattei, en 2003) avait touché au remboursement de ces traitements très populaires , faisant passer la prise en charge de 65 % à 35 %.

    Quelqu’un aurait-il la suite après le #paywall ?
    #médical #médecines_douces introduction du hash #Nofakemed


  • « Implant Files » : révélations internationales sur les implants médicaux - France Culture
    https://www.franceculture.fr/dossiers/implant-files-revelations-internationales-sur-les-implants-medicaux

    Série de 5 articles sur les implants médicaux : faillite à tous les niveaux !
    (ou « dans le milieu médical BigPharma n’est qu’une des facettes de l’abandon de l’intérêt des patients »...)

    La vidéo de présentation de l’investigation « Implant files » (par l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ)) : https://www.dailymotion.com/video/x6xsyny

    Présentation de la base de données « International Medical Devices Database (IMDD) » : https://medicaldevices.icij.org/p/about

    #implant #corruption #médecine #fail #open_data #ICIJ


  • Le CHUV s’engage contre le sexisme visant les étudiantes en médecine ptur - 26 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/10023603-le-chuv-s-engage-contre-le-sexisme-visant-les-etudiantes-en-medecine.ht

    Une enquête menée par un collectif d’étudiantes en médecine montre qu’elles sont nombreuses à subir diverses formes de harcèlement sexuel. Le CHUV lance lundi une campagne d’affichage contre le sexisme et une ligne d’écoute.

    Se faire appeler « Chouchou » par son chef, s’entendre dire qu’"il faut deux femmes pour faire le travail d’un homme" ou recevoir des propositions chargées de sous-entendus graveleux...

    C’est encore en 2018 le lot de nombreuses jeunes femmes médecins dans les hôpitaux romands, notamment au CHUV, dénonce le collectif d’étudiantes en médecine Clash (Collectif de lutte contre les attitudes sexistes en milieu hospitalier) dans un communiqué diffusé lundi.

    Soixantaine de témoignages
    Le groupe d’étudiantes a adressé 800 questionnaires aux étudiants en médecine et aux médecins en formation.
    Il a reçu près de 200 réponses, dont une soixantaine de témoignages forts de personnes vivant des situations assimilables à du harcèlement sexuel.

    La palette des comportements décrits va de la main sur l’épaule tout au long de la journée à des propos très crus tels que « si vous n’êtes pas déjà enceinte, je peux y remédier ».

    Le collectif Clash a interpellé la direction du centre hospitalier vaudois avec ses conclusions. Le directeur général du CHUV Pierre-François Leyvrat a déclaré à la RTS avoir été « sidéré » à la découverte des résultats : « je ne pensais pas que des (...) futures collègues puissent être aussi maltraitées dans les services », a-t-il déploré.

    Souvent des supérieurs hiérarchiques
    « Il apparaît que les comportements incriminés sont essentiellement le fait d’hommes envers des femmes, et que ces hommes ont souvent une fonction d’encadrement ou d’accompagnement », a pour sa part relevé le Directeur des ressources humaines du CHUV Antonio Racciatti dans le 12h30 de la Première.

    En raison de leur statut de personnes en formation, les personnes qui en font l’objet manquent souvent de ressources pour faire face. « Il y a encore dans la profession une tendance à dénigrer les femmes et il faut changer cela », a affirmé Antonio Racciatti.

    Stratégies d’évitement
    D’autant que cette situation peut réorienter voire détruire des carrières, estime la direction du CHUV. L’ambiance sexiste régnant dans certains services conduirait des étudiantes en médecine à éviter certaines spécialités.

    Face à ces conclusions, le centre hospitalier vaudois a décidé de lancer une campagne de sensibilisation contre le sexisme et le harcèlement sexuel.

    Des affiches relatant certains propos inappropriés récoltés par les étudiantes vont être placardées dans tous les services. Une nouvelle antenne d’écoute téléphonique est également mise en service dès lundi afin de libérer la parole des étudiants. Toute une série de sanctions, allant de l’avertissement au licenciement, sont prévues en cas d’abus.

    #sexisme #harcèlement #CHUV #Suisse #médecine #mandarins #femmes


  • Violences gynécologiques et obstrétriques
    http://www.radiopanik.org/emissions/du-pied-gauche/violences-gynecologiques-et-obstretriques

    Ce mercredi, nous parlerons des différentes formes de violences gynécologiques et obstrétriques, qu’elles soient verbales ou physiques, qu’elles se passent pendant un rendez-vous gynécologique ou lors d’un accouchement...Nous verrons comment les pratiques évoluent au sein du corps médical et soignant et quelles sont les recommandations des intervenantes pour le futur.

    Les invitées :

    Mélanie Dechalotte, journaliste-documentariste, autrice de plusieurs documentaires radiophoniques sur le sujet, dont Maltraitance gynécologique et autrice du Livre noir de la gynécologie (First éditions, 2017).

    Marie-Hélène Lahaye, créatrice et animatrice du blog Marie, accouche-là et autrice du livre Accouchement. Les femmes méritent mieux ( Michalon, 2018)

    Annick Faniel, fociologue, formatrice spécialisée (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/du-pied-gauche/violences-gynecologiques-et-obstretriques_05746__1.mp3



  • Commentaire sur twitter :

    Étudiant en médecine, j’étais très impressionné par ce corridor de l’#Hôpital_Notre-Dame avec les photos des médecins décédés. Aujourd’hui, je me dis « Il est où, le mur d’hommage aux infirmières, préposés.e.s, physio, ergo, pharmaciens ? »

    https://twitter.com/LussiD/status/1058419394131431424

    #invisibilité #invisibilisation #hommes #femmes #médecine #hôpitaux #hommages #travail #genre #classe_sociale



  • Quatre hôpitaux, privatisés, se sont déclarés en faillite aux Pays-Bas Antoine Mouteau/kkub - 27 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9949646-quatre-hopitaux-privatises-se-sont-declares-en-faillite-aux-pays-bas.htm

    Aux Pays-Bas, quatre hôpitaux ont été déclarés en faillite mercredi. Privatisés, aux mains de compagnies d’assurance, les établissements ont été contraint de fermer leurs portes ces deux dernier jours.
    Depuis, des centaines d’employés se sont retrouvés sans emploi et des patients transférés en urgence dans d’autres établissements. Le paiement des salaires d’octobre n’est pas garanti. La situation provoque la colère d’une partie des Néerlandais contre de la classe politique du pays.

    Le système de santé des Pays-Bas, complètement privatisé, est aux mains des compagnies d’assurances depuis 2006.

    Refus d’injecter des fonds
    L’objectif de la privatisation du système était la réduction des coûts de la santé. En renforçant la concurrence pour offrir des garanties à meilleur prix aux assurés, les compagnies ont négocié au plus serré avec les hôpitaux.

    Sous le joug de l’assurance Zilveren Kruis, les quatre hôpitaux en cessation de paiement ont été acculés par le refus de cette compagnie de débloquer des crédits malgré l’urgence.

     #santé #privatisation #services_publics #santé #hôpital #médecine #privatisations  #it_has_begun @sinehebdo (Si c’est pas de la #collapsologie , ça y ressemble !)


  • Le Sénat lance la reconnaissance de l’herboristerie
    https://reporterre.net/INF-Les-senateurs-rehabilitent-les-herbes-medicinales-Au-Senat-les-simpl

    C’est un sujet discret. Pourtant les #plantes_médicinales intéressent de plus en plus les Français. Il était temps que des parlementaires s’en emparent et lancent le débat, notamment sur le métier d’herboriste. À l’initiative du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), une mission d’information sur le « développement de l’herboristerie et des plantes médicinales, une filière et des métiers d’avenir » a été constituée en avril dernier au Sénat. Le 25 septembre, à la suite d’auditions et de tables rondes auprès d’une centaine d’acteurs, producteurs, cueilleurs, herboristes, pharmaciens, médecins… la mission d’information a adopté un rapport final, présenté par Joël Labbé (RDSE, Morbihan). Il comporte 39 propositions autour de trois axes : le développement de la filière, la réglementation, les plantes médicinales dans le système de santé.

    #herboristerie #botanique #médecine


  • The First Native American to Receive a Medical Degree | JSTOR Daily
    https://daily.jstor.org/the-first-native-american-to-receive-a-medical-degree

    The three-story, Craftsman-style building on the Omaha Indian Reservation in Nebraska might seem unremarkable. It’s fallen into disrepair over years of vacancy and neglect. Yet the 1913 structure is the Dr. Susan LaFlesche Picotte Memorial Hospital, named for the first Native American to be licensed to practice medicine in the United States. It was built without federal funds, the capstone to Picotte’s career dedicated to indigenous health.

    The hospital is on the National Trust’s 2018 list of “America’s 11 Most Endangered Historic Places.” This follows a recently launched effort, supported by the Omaha tribe, to fundraise and restore the hospital as a museum. This momentum and visibility may finally give the building, and Picotte’s legacy, the historic attention they deserve.

    #médecine #femmes #nations_premières #historicisation


  • Peter #Gotzsche dénonce l’industrie pharmaceutique - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=SCLZmFgTRyE


    Ce médecin danois, lanceur d’alerte sur de nombreux sujets a cofondé Cochrane, organisme indépendant pour organiser l’information sur la recherche médicale, qui était reconnu pour son sérieux et son indépendance.

    Cependant, il y avait déjà eu un financement de Cochrane controversé en mai dernier par la fondation Gates
    https://healthimpactnews.com/2018/gates-foundation-buys-cochrane-integrity-for-1-15-million-the-deat

    Et voilà qu’il y a quelques semaines Gotzsch a été expulsé du conseil de gouvernance. Sur wikipedia :

    Quatre membres du conseil de gouvernance ont démissionné à la suite de cela. Certains suspectent que l’organisation a cédé à des pressions de l’industrie pharmaceutiquer. Selon BMJ EBM Spotlight, cette expulsion n’a été possible que grâce à une manœuvre bureaucratique : Peter Gøtzsche a été renvoyé de la salle de conférence avant le vote, ce qui a permis à une minorité, 6 personnes sur les 13 que comportent normalement le conseil d’administration, de voter l’expulsion de Peter Gøtzsche (6 pour, 5 contre, 1 abstention).

    Plus d’informations ici, https://www.nouvelles-du-monde.com/collaboration-cochrane-pour-le-dr-peter-gotzsche

    Cette décision intervient des semaines après que lui et ses collègues aient sévèrement critiqué une revue Cochrane du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), la décrivant comme incomplète et biaisée.

    Gøtzsche a par le passé été un critique virulent du dépistage par #mammographie du #cancer du sein, arguant que les bénéfices sont surestimés et que les risques potentiels sont sous-estimés.
    Il a également plaidé contre l’utilisation généralisée des médicaments psychotropes, affirmant qu’ils sont extrêmement nocifs à long terme et n’apportent que peu d’avantages.
    Ces dernières années, cependant, il s’est prononcé contre les examens scientifiques du vaccin contre le VPH.
    En 2016, son centre a déposé une plainte contre l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour son traitement des problèmes de sécurité concernant les vaccins anti-HPV.

    Suite à cette éviction il a publié une lettre de 3 pages, qu’on peut lire ici http://healthimpactnews.com/2018/the-end-of-scientific-integrity-cochrane-collaboration-expels-crit

    I regret to inform you that I have been expelled from membership in the Cochrane Collaboration by the favourable vote of 6 of the 13 members of the Governing Board.

    No clear reasoned justification has been given for my expulsion aside from accusing me of causing “disrepute” for the organization.

    This is the first time in 25 years that a member has been excluded from membership of Cochrane.

    This unprecedented action taken by a minority of the Governing Board is disproportionate and damaging to Cochrane, as well as to public health interests.

    As a result of this decision, and a number of broader issues concerning the inadequate governance of Cochrane, in accordance with its principles and objectives, four other members of the Board have resigned.

    As a result, the Cochrane Collaboration has entered an unchartered territory of crisis and lack of strategic direction. A recovery from this dire situation would call for the dissolution of the present board, new elections and a broad-based participatory debate about the future strategy and governance of the organization.

    In just 24 hours the Cochrane Governing Board of thirteen members has lost five of its members, four of which are centre directors and key members of the organization in different countries.

    Recently the central executive team of Cochrane has failed to activate adequate safeguards, not only technical ones (which are usually very good) to assure sufficient policies in the fields of epistemology, ethics and morality.

    Transparency, open debate, criticism and expanded participation are tools that guarantee the reduction of uncertainty of reviews and improve the public perception of the democratic scientific process.

    These are conditions and tools that cannot be eliminated, as has happened recently, without placing into serious doubt the rigorous scientific undertaking of Cochrane and eroding public confidence in Cochrane´s work.

    My expulsion should be seen in this context.

    There has also been a serious democratic deficit. The role of the Governing Board has been radically diminished under the intense guidance of the current central executive team and the Board has increasingly become a testimonial body that rubber-stamps highly finalized proposals with practically no ongoing in-put and exchange of views to formulate new policies. On dozens of issues the Board can only vote yes or no with very little opportunity to amend or modify the executive team´s proposals.

    This growing top-down authoritarian culture and an increasingly commercial business model that have been manifested within the Cochrane leadership over the past few years threaten the scientific, moral and social objectives of the organization.

    Many Cochrane centres have sustained negative pressure and a lack of productive dialogue with the CEO of the central office.

    Upon alerting the Cochrane leadership of these worrisome tendencies that negatively affect the operability and social perception of our scientific work, the Nordic Cochrane Centre has received a number of threats to its existence and financing.

    Many of the directors or other key staff of the oldest Cochrane centres in the world have conveyed their dissatisfaction with the senior central staff’s interactions with them.

    While the declared aims of interactions with the central office is to improve the quality of our work, the heavy-handed approach of some of the central staff has sometimes created a negative environment for new scientific initiatives, open collaboration and academic freedom.

    There has also been criticism in Cochrane concerning the over-promotion of favourable reviews and conflicts of interest and the biased nature of some scientific expert commentary used by the knowledge translation department of Cochrane.

    At the same time, Cochrane has been giving less and less priority and importance to its civic and political commitment to promoting open access, open data, scientific transparency, avoiding conflicts of interest and, in general, not promoting a public interest innovation model.

    I feel that these issues are intricately related to providing “better evidence” as the Cochrane motto professes.

    Recently the Cochrane executive leadership has even refused to comment publicly on new health technology policies, open access policies and other key advocacy opportunities despite the fact that an auditing of Cochrane fulfilment of objectives has shown a total failure to comply with Cochrane advocacy objectives.

    There is stronger and stronger resistance to say anything that could bother pharmaceutical industry interests. The excuse of lack of time and staff (around 50) is not credible.

    There has also been great resistance and stalling on the part of the central executive team to improving Cochrane´s conflict of interest policy.

    A year ago, I proposed that there should be no authors of Cochrane reviews to have financial conflicts of interests with companies related to the products considered in the reviews.

    This proposal was supported by other members of the Board, but the proposal has not progressed at all.

    The Cochrane executive leadership almost always uses the commercial terms of “brand”, “products” and “business” but almost never describes what is really a collaborative network with the values of sharing, independence and openness.

    To the chagrin of many senior leaders in Cochrane, the word “Collaboration”, which is part of our registered charity name, was deleted from communications about Cochrane.

    Nevertheless, it is precisely “collaboration” that is the key to what distinguished Cochrane from other scientific organisations where competition is at the forefront.

    The collaborative aspect, social commitment, our independence from commercial interests and our mutual generosity are what people in Cochrane have always appreciated the most and have been our most cherished added-value.

    Often it is forgotten that we are a scientific, grass-roots organisation whose survival depends entirely on unpaid contributions from tens of thousands of volunteers and substantial governmental support throughout the world.

    We make a substantial contribution to people’s understanding and interpretation of scientific evidence on the benefits and harms of medical interventions, devices and procedures that impact the population.

    Our work informs government legislation globally, it influences medical guidelines and drug approval agencies. Therefore, the integrity of the Cochrane Collaboration is paramount.

    We pride ourselves on being global providers of “trusted evidence” on a foundation of values such as openness, transparency and collaboration.

    However, in recent years Cochrane has significantly shifted more to a business – a profit-driven approach.

    Even though it is a not-for-profit charity, our “brand” and “product” strategies are taking priority over getting out independent, ethical and socially responsible scientific results.

    Despite our clear policies to the contrary, my centre, and others, have been confronted with attempts at scientific censorship, rather than the promotion of pluralistic, open scientific debate about the merits of concrete Cochrane reviews of the benefits and harms of health care interventions.

    Because of this moral governance crisis of the Cochrane Collaboration, I decided to run for a seat on the Governing Board and was elected in early 2017, with the most votes of all 11 candidates. It was considered an achievement, especially since I was the only one who had questioned aspects of our leadership.

    Regrettably today, I have been expelled because of my “behaviour”, while the hidden agenda of my expulsion is a clear strategy for a Cochrane that moves it further and further away from its original objectives and principles.

    This is not a personal question. It is a highly political, scientific and moral issue about the future of Cochrane.

    As most people know, much of my work is not very favourable to the financial interests of the pharmaceutical industry. Because of this Cochrane has faced pressure, criticism and complaints.

    My expulsion is one of the results of these campaigns. What is at stake is the ability of producing credible and trustworthy medical evidence that our society values and needs.

    Peter C Gøtzsche
    Professor, Director, MD, DrMedSci, MSc
    Nordic Cochrane Centre
    Rigsho

    Ce vaccin contre le HPV est d’ailleurs cité comme vaccin très problématique par le chercheur spécialiste de l’aluminium, dans le documentaire L’aluminium, les vaccins et les deux lapins https://seenthis.net/messages/725164

    Il est temps que les gens s’informent de manière indépendante sans céder aux pressions des vendus qui les accusent de complotisme. Il y a un très gros problème de fiabilité sur les vaccins et leurs adjuvants.

    #lanceur_d_alerte #Gøtzsche #vaccins #HPV #industrie_pharmaceutique #big_pharma #médicaments #indépendance #recherche #médecine #lobbys


  • The Unlikely Politics of a Digital Contraceptive | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/tech/annals-of-technology/the-unlikely-politics-of-a-digital-contraceptive

    In August, the F.D.A. announced that it had allowed a new form of contraception on the market: a mobile app called Natural Cycles. The app, which was designed by a Swedish particle physicist, asks its users to record their temperature with a Natural Cycles-branded thermometer each morning, and to log when they have their periods. Using a proprietary algorithm, the app informs its users which days they are infertile (green days—as in, go ahead, have fun) and which they are fertile (red days—proceed with caution), so that they can either abstain or use a backup method of birth control. In clearing the app as a medical device, the F.D.A. inaugurated “software application for contraception” as a new category of birth control under which similar products can now apply to be classified. The F.D.A.’s press release quotes Terri Cornelison, a doctor in its Center for Devices and Radiological Health, who said, “Consumers are increasingly using digital health technologies to inform their everyday health decisions and this new app can provide an effective method of contraception if it’s used carefully and correctly.”

    On touche vraiment au grand Ogin’importe quoi.

    In January, a single hospital in Stockholm alerted authorities that thirty-seven women who had sought abortions in a four-month period had all become pregnant while using Natural Cycles as their primary form of contraception. The Swedish Medical Products Agency agreed to investigate. Three weeks ago, that agency concluded that the number of unwanted pregnancies was consistent with the “typical use” failure rate of the app, which they found to be 6.9 per cent. During the six-month investigation, six hundred and seventy-six additional Natural Cycle users in Sweden reported unintended pregnancies, a number that only includes the unwanted pregnancies disclosed directly to the company.

    Berglund’s story—a perfect combination of technology, ease, and self-discovery, peppered with the frisson of good fortune and reliance on what’s natural—has helped convince more than nine hundred thousand people worldwide to register an account with Natural Cycles. But the idea of determining fertile days by tracking ovulation, known as a fertility-awareness-based method of birth control, is anything but new. Fertility awareness is also sometimes called natural family planning, in reference to the Catholic precept that prohibits direct interventions in procreation. The most familiar form of fertility awareness is known as the rhythm method. First designated in the nineteen-thirties, the rhythm or calendar method was based on research by two physicians, one Austrian and one Japanese. If a woman counted the number of days in her cycle, she could make a statistical estimate of when she was most likely to get pregnant. Those methods evolved over the years: in 1935, a German priest named Wilhelm Hillebrand observed that body temperature goes up during ovulation. He recommended that women take their temperature daily to determine their fertile period.

    Plenty of doctors remain unconvinced about Natural Cycles. “It’s as if we’re asking women to go back to the Middle Ages,” Aimee Eyvazzadeh, a fertility specialist in San Francisco, said. Technology, she warned, “is only as reliable as the human being behind it.” Forman, from Columbia, said that “one of the benefits of contraception was being able to dissociate intercourse from procreation.” By taking a pill or inserting a device into an arm or uterus, a woman could enjoy her sexuality without thinking constantly about what day of the month it was. With fertility awareness, Forman said, “it’s in the opposite direction. It’s tying it back together again. You’re having to change your life potentially based on your menstrual cycle. Whereas one of the nice benefits of contraception is that it liberated women from that.”

    #Médecine #Hubris_technologique #Contraception #Comportements