• #Djihadisme : l’importance de ne pas surréagir
    https://www.les-crises.fr/djihadisme-l-importance-de-ne-pas-surreagir

    Le 16 octobre 2020, notre pays a été frappé une fois de plus – encore une fois de trop – par un attentat djihadiste épouvantable, qui a coûté la vie à Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie à Conflans sainte Honorine. Au-delà de la portée symbolique évoquée maintes fois ces derniers jours dans le débat public (l’assassinat […]

    #Médias #Terrorisme #Médias,_Djihadisme,_Terrorisme

  • #Covid-19 : le choix des maux
    https://joellepalmieri.org/2020/10/20/covid-19-le-choix-des-maux

    La chose est maintenant claire. En utilisant le terme « couvre-feu » pour qualifier le 14 octobre 2020 l’ensemble des mesures gouvernementales liées à l’aggravation de la crise sanitaire en #France, le Président de la République continue de banaliser ses choix militaristes. Ce parti pris a été relevé : Macron utilise une locution qui a marqué l’Histoire du … Lire la suite →

    #Humeurs #Afrique #Allemagne #Andrée_Michel #Belgique #Domination #Espagne #Europe #Italie #Luttes #Média #Militarisation #Résistance #Royaume_uni #Violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

  • Assassinat de Samuel Paty : “Il faut trouver un moyen de limiter les partages pulsionnels sur les réseaux sociaux” | Interview d’Olivier Ertzscheid
    https://www.telerama.fr/idees/assassinat-de-samuel-paty-il-faut-trouver-un-moyen-de-limiter-les-partages-

    Spécialiste en sciences de l’information et de la communication, Olivier Ertzscheid pointe l’incapacité politique à comprendre les enjeux des échanges numériques, et la propension structurelle des réseaux sociaux à diffuser la haine. Il appelle à une réflexion large, des concepteurs aux régulateurs et aux utilisateurs des outils de communication virtuels.

    Huit jours. C’est le temps qui s’est écoulé entre l’allumage de la mèche et l’explosion de la charge. Entre le virtuel et le réel. Entre la vidéo d’un parent d’élève prenant nommément à partie Samuel Paty, le professeur d’histoire-géo de sa fille, et l’assassinat barbare de celui-ci, décapité près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine par un individu qui, il y a deux semaines encore, ignorait jusqu’à son existence.
    Abonné Assassinat de Samuel Paty : “Être musulman, c’est respecter l’autre dans sa dignité absolue” Youness Bousenna 8 minutes à lire

    Pendant ces huit jours, jusqu’à leur épouvantable culmination, l’enseignant a été la cible d’une campagne de dénigrement, à l’intensité centuplée par les réseaux sociaux, en public et en privé, en messages et en boucle. Avec l’aide de Facebook, WhatsApp ou Snapchat, la vindicte populaire a même franchi les frontières géographiques pour arriver jusqu’en Algérie. On n’en a rien su. Ou trop tard. Qu’aurait-il fallu faire pendant ces huit jours, aussi courts qu’interminables ?

    Dans cet embrasement, le problème n’est pas l’anonymat, déjà pris pour cible par certains responsables politiques désarmés, mais la foule et son viatique numérique. Comme un précipité des passions les plus tristes de l’époque, cet attentat vient rappeler que la raison voyage toujours moins vite que le bruit, et repose, dans les pires conditions possibles, cette question aussi vitale qu’indémêlable : comment rendre vivables nos conversations en ligne ? Comment faire pour que, a minima, on n’en meure pas ?

    Pour Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Nantes, auteur du Monde selon Zuckerberg (éditions C&F, 2020), la solution s’écrit lentement : à l’urgence omnipotente des plateformes, il faut réussir à opposer un peu de friction et une certaine lenteur.

    En de pareilles circonstances, pourquoi accuse-t-on systématiquement les réseaux sociaux ?
    Il y a un effet de visibilité sur les réseaux sociaux, particulièrement dans la temporalité d’un attentat : ce que les gens disent de l’événement en ligne est immédiatement observable. Par un effet de raccourci intellectuel paresseux, il est facile de se raconter cette fable selon laquelle les réseaux sociaux seraient seuls responsables. C’est ainsi qu’on remobilise en catastrophe la loi Avia contre les discours de haine, alors qu’elle a été censurée par le Conseil constitutionnel et ferait plus de mal que de bien.
    Hommage à Samuel Paty : un pays sur une ligne de crête
    Valérie Lehoux 3 minutes à lire

    Quel regard portez-vous sur les déclarations de certains responsables politiques, notamment Xavier Bertrand, qui saisissent ce moment pour réclamer la fin de l’anonymat en ligne ?
    Il faut d’abord rappeler qu’il est totalement hors sujet de convoquer l’anonymat par rapport à ce qui s’est passé à Conflans-Sainte-Honorine. En dehors du compte Twitter qui a publié la photo de la tête décapitée de Samuel Paty, tous les acteurs de la chaîne sont identifiés. En vérité, ce réflexe pavlovien traduit deux choses : une incapacité politique à comprendre ce qui se joue sur les espaces numériques, et la tentation d’un discours liberticide, la volonté d’une prise de contrôle, d’une hyper-surveillance. À cet égard, certains de nos responsables politiques ne sont visiblement pas sortis du syndrome sarkozyste, qui décrivait Internet comme un « Far West » à civiliser.

    Difficile toutefois d’escamoter la part de responsabilité des réseaux sociaux. Le problème ne se situe-t-il pas dans leur architecture ?
    La finalité de ces espaces est de générer une rente attentionnelle, d’être un réceptacle publicitaire pour déclencher des actes d’achat, qu’il s’agisse de produits ou d’opinions. Je considère aujourd’hui les réseaux sociaux comme des espaces « publicidaires », c’est-à-dire qu’ils tuent toute possibilité d’un discours qui ne soit pas haineux. Tant qu’on ne changera pas ce modèle, économique et politique, on ne résoudra rien. Revenons vingt ans en arrière : quand Sergey Brin et Larry Page, les fondateurs de Google, ont créé PageRank, l’algorithme de leur moteur de recherche, ils ont expliqué leur démarche, en arguant que les autres moteurs – contrairement au leur – étaient biaisés et dangereux pour la démocratie. Regardons où ça nous a menés…
    “La vidéo du parent d’élève qui a déclenché cette spirale infernale a été partagée par de grands comptes, très suivis. Pas nécessairement parce qu’ils adhèrent au fond, mais parce que c’était facile.”

    Qu’aurait-il fallu faire pendant les huit jours qui ont séparé la mise en ligne de la première vidéo d’un parent d’élève et l’assassinat de Samuel Paty ?
    Dans un monde idéal, où les plateformes seraient soucieuses de produire des espaces de discours régulés, nous aurions pu mettre en place des mécanismes de friction afin de briser les chaînes de contamination. La vidéo du parent d’élève qui a déclenché cette spirale infernale a été partagée par de grands comptes, très suivis. Pas nécessairement parce qu’ils adhèrent au fond, mais parce que c’était facile. Ça ne coûte rien cognitivement et ça rapporte beaucoup socialement.

    Ces partages sont perdus dans un brouillard d’intentionnalité. Prenons l’exemple de la mosquée de Pantin : elle a d’abord diffusé la vidéo du père de famille puis, quelques heures après l’attentat, l’a finalement supprimée en exprimant ses regrets et en appelant aux rassemblements de soutien. Le temps de l’éditorialisation a complètement disparu, plus personne ne sait pourquoi tel ou tel contenu est relayé. Or les réseaux sociaux mettent en proximité des communautés qui ne s’entendent pas. Et parfois, ce mécanisme d’hystérisation déclenche chez quelqu’un une pulsion.
    “Dans une démocratie de deux milliards d’habitants comme Facebook, il n’est pas normal qu’il n’y ait pas de haltes, de ralentissements.”

    Faudrait-il renvoyer les discours de haine dans la sphère privée, au risque de favoriser un phénomène de balkanisation, de morcellement, qui nous empêcherait de repérer les départs d’incendie ?
    Facebook et consorts ont fait le choix de mettre en avant le partage privé dans ce qu’on appelle le « dark social » [c’est-à-dire le trafic de l’ombre, constitué d’informations échangées hors de la sphère publique, NDLR]. Il y a chez les plateformes une volonté de capter les moments d’agitation de surface pour alimenter des conversations privées.

    Il y a une clé pour comprendre le problème de la hiérarchisation entre espaces publics et interpersonnels : le design d’interface. Comme le formulait Lawrence Lessig [professeur de droit à Harvard et théoricien de l’Internet libre, NDLR] en 1999, « le code, c’est la loi », et ceux qui le fabriquent ne peuvent pas faire l’économie d’une profonde réflexion éthique. Ce n’est pas anodin de voir aujourd’hui un très grand nombre d’ingénieurs de la Silicon Valley regretter leurs créations, qu’il s’agisse du bouton j’aime ou du scrolling infini.

    On le voit, ce débat oppose l’urgence de la réaction à la lenteur, salutaire. Comment les réconcilier ?
    Dans une démocratie de deux milliards d’habitants comme Facebook, il n’est pas normal qu’il n’y ait pas de haltes, de ralentissements. Je ne dis pas qu’il faut rationner le nombre de contenus qu’on peut relayer quotidiennement sur les réseaux sociaux, ou qu’il faut instaurer un permis à points, mais il faut trouver un moyen de limiter les partages pulsionnels. Dans mes cours, j’oblige par exemple mes étudiants à recréer des liens hypertextes pour qu’ils produisent un effort intellectuel même minime avant de les envoyer. Pour autant, on ne peut pas uniquement blâmer l’utilisateur.

    Nous sommes dans un espace-temps qui nous sort de notre posture lucide, et personne ne se regarde en train d’utiliser les réseaux sociaux, pas plus qu’on ne s’observe en train de visionner un film au cinéma. Il faut travailler sur un cycle, qui va de la conception des plateformes – le premier levier – à l’éducation, en passant par la régulation. À condition de ne pas tout attendre du design (design utilisateur, ou UX design, ndlr), du politique ou de l’internaute, on peut y arriver.

    #Olivier_Ertzscheid #Samuel_Paty #Médias_sociaux

  • Présidentielle américaine : « J’ai peur que nous allions au bord d’une guerre civile à cause de Facebook »
    https://information.tv5monde.com/info/presidentielle-americaine-j-ai-peur-que-nous-allions-au-bord-d

    Tim Kendall, un ancien dirigeant de Facebook, a témoigné devant des membres du Congrès le 27 septembre 2020. Mark Zuckerberg sera entendu à son tour le 28 octobre prochain. La question posée par les sénateurs consiste à savoir si Facebook crée de la division dans la population, au point de pousser à une potentielle guerre civile. Explications et entretien avec Dominique Boullier, sociologue et spécialiste de l’économie de l’attention.

    Tim Kendall : « Les médias sociaux nous déchirent »
    Tim Kendall a travaillé pour Facebook de 2006 à 2010 en tant que responsable de « la monétisation » du réseau. Il est donc un acteur important de la mise en place des outils incitatifs publicitaires, les fameux algorithmes et interfaces qui enferment chaque membre du réseau dans une « bulle informationnelle ». Ces systèmes renforcent les opinions, modifient les émotions et forcent chacun à rester connecté le plus possible, à prendre parti, à s’indigner ou à croire en des théories radicales.

    Kendall a donc témoigné le 27 septembre dernier (vidéo complète en anglais sur le site, Tim Kendall à 48:05) pour répondre aux préoccupations des responsables politiques face aux déchainements de haine et d’agressivité, de polarisation politique — uniques dans l’histoire américaine récente — qui font rage sur les réseaux sociaux depuis le début de la campagne électorale. Le titre de cette audition était sans ambiguïté : « Extrémisme dominant : le rôle des médias sociaux dans la radicalisation de l’Amérique. »

    Lors de cette audition, l’ancien cadre dirigeant de Facebook a établi un parallèle entre les procédés de l’industrie du tabac et ceux exploités par Facebook pour rendre les gens dépendants : « Les fabricants de tabac ont ajouté de l’ammoniac aux cigarettes pour augmenter la vitesse à laquelle la nicotine parvenait au cerveau. La capacité de Facebook à fournir du contenu incendiaire à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière ; c’est leur ammoniac. »

    Mais Kendall a aussi mis en garde sur les effets délétères que ces outils généraient dans la société : « Les services de médias sociaux, que moi et d’autres avons construits au cours des 15 dernières années ont servi à déchirer les gens entre eux à une vitesse et une intensité alarmantes. À tout le moins, nous avons érodé notre compréhension collective — au pire, je crains que nous nous poussions au bord d’une guerre civile. »

    Dans l’une de ses interventions, Tristan Harris finit par dresser un constat terrible : « Nous sommes passés d’un environnement technologique basé sur des outils à un environnement technologique de dépendance et de manipulation. Les médias sociaux ne sont pas des outils en attente d’être utilisés. Il ont leurs propres objectifs et il ont leurs propres moyens de les poursuivre, en utilisant votre psychologie contre vous-même. »
    L’implosion de la société par les réseaux sociaux ?

    Une possible implosion de la société — par une confrontation aveugle entre des franges de populations manipulées par les algorithmes — est donc l’une des issues que Tim Kendall et Tristan Harris envisagent sérieusement en conclusion du documentaire diffusé sur Netflix, tout comme lors de leur témoignage au Congrès américain. Cette possibilité d’implosion est prise très au sérieux par la plupart des observateurs et des spécialistes des réseaux sociaux, qui estiment qu’elle est probablement déjà en cours et craignent qu’elle ne se propage à travers le monde. Le réseau est global, les algorithmes sont les mêmes partout sur la planète et leurs effets sont similaires…

    TV5MONDE : Twitter et Facebook, par exemple, génèrent des effets similaires sur leurs utilisateurs, avec une montée en puissance de l’agressivité, des discours haineux et polarisés, sans nuances et souvent partisans. Comment l’expliquez-vous ?

    D.B : La polarisation n’est pas liée à la méchanceté intrinsèque des émetteurs, elle est liée à la valorisation par ces plateformes de certaines expressions pour des raisons de réactivité. Ces réseaux ont été positionnés comme ça. Il y a la partie algorithme qui est en jeu, mais il a aussi la partie design de l’interface en valorisant votre réaction, en vous facilitant votre réactivité. Je donne une exemple simple, lié à la captologie, avec Twitter : si on vous oblige à prendre un élément d’un tweet, à en créer un nouveau dans lequel vous devez coller votre élément pour pouvoir enfin reposter, vous avez tout un temps, plusieurs activités, qui ralentissent votre réaction et qui du coup introduisent un tout petit peu de réflexion et de hiérarchisation. Là, on élimine tout ça et on crée ce bouton retweet.

    J’ai travaillé longtemps dans les années 90 sur les interfaces numériques pour les améliorer et permettre leur appropriation par les utilisateurs, et aujourd’hui on se rend compte que ça a été retourné dans l’autre sens : les nouvelles interfaces ont facilité l’appropriation du comportement des utilisateurs par les plateformes. C’est une perversion de l’activité scientifique d’une part et de la finalité de tout ça d’une autre. Au bout du compte le principe qui a été retenu est « ne vous préoccupez de rien, laissez-nous vous guider ». En réalité, on vous emmène vers la posture cognitive qui est la plus rentable pour l’entreprise puisque c’est celle-là qui va augmenter les taux d’engagement pour les plateformes publicitaires.

    On a oublié les apéros Facebook, d’avant les années 2010, avec une horizontalité, une convivialité qui a disparu. Ce modèle a dérivé largement à cause de ses motivations économiques par les placements publicitaires. Il pourrait encore favoriser ces aspects là, même s’il le fait un peu avec les groupes Facebook, qui leur permettent d’organiser leurs activités, de se coordonner, comme ça a été le cas pour les printemps arabes. Ce qu’il faut mettre à bas c’est le modèle économique puisque le design est fait en fonction de ce modèle économique. Alors que si on organisait un espace de même type mais fait pour faciliter les rencontres, permettre de la modération, valoriser ceux qui présentent des contenus enrichis, ce serait totalement différent. Ce sont donc des finalités différentes.

    TV5MONDE : Y a-t-il des solutions pour éviter cette radicalisation via les plateformes et la possible implosion des sociétés ultra-connectées ?

    D.B : Il faut casser ce qu’on appelle les chaînes de contagion de ces réseaux. Il faut conserver bien entendu ces outils d’expression, on ne peut pas l’enlever aux gens. Les utilisateurs vont s’exprimer radicalement, dire des bêtises, il y aura des fake news, des propos de haine, on est bien d’accord, mais simplement il ne faut pas que ça se propage à la vitesse à laquelle ça se propage. On est donc obligé de mettre en place des mécanismes qui ralentissent cette propagation, qui obligent les gens à hiérarchiser. Il faut arrêter les réflexes, les réactions instantanées par retweet ou partage, like, etc. On pourrait par exemple dire « vous avez droit à 10 tweets et retweets dans la journée ou 24 heures », puis un seul, pareil pour les posts et partages Facebook ou les « j’aime ».

    A ce moment là vous allez avoir des individus obligés de choisir. Et quand on choisit — les gens ne sont pas complètement idiots — on évite le plus inutile.

    #Facebook #Médias_sociaux #Démocratie #Dominique_Boullier

  • Dix-sept ans de multitude
    https://laviedesidees.fr/Alvaro-Santana-Acuna-Ascent-to-Glory.html

    À propos de : Álvaro Santana Acuña, Ascent to Glory. How One Hundred Years of Solitude Was Written and Became a Global Classic, Columbia University Press. Un sociologue étudie l’histoire de l’écriture et l’accès à la célébrité de Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez. Il met en lumière la dimension collective du processus et souligne le rôle des médiateurs culturels dans la fabrique de ce classique de la #littérature du XXe siècle.

    #Arts #media
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201015_marquez.docx

  • #MEGHAN_MURPHY : Si nous ne pouvons pas toutes nous entendre, débarrassons-nous au moins du vitriol en ligne.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/07/si-nous-ne-pouvons-pas-toutes-nous-entendre-debarrassons-nous-au-

    Je suis d’accord. Et ce n’est pas seulement sur internet. Les luttes intestines et les divisions ne sont pas nouvelles pour le féminisme, pas plus que les problèmes de contrôle, les différences politiques, les commérages et la jalousie. Mais les comportements qui accablent les mouvements politiques et les êtres humains ont été amplifiés et rendus plus toxiques par les médias sociaux. Il est très facile de tweeter quelque chose sous le coup de la colère ou par désir de se stimuler l’ego ou de s’envoyer une injection de dopamine, facile de s’amuser en ligne comme on ne le ferait jamais dans la vie à propos de comportements et d’activités des autres qui ne sont pas d’ancrage dans la réalité. Les médias sociaux engendrent la division, le drame, la polarisation et l’hyperbole. Comme si nous avions besoin de plus d’aide pour y arriver.

    Nous sommes tous et toutes victimes de cette dérive – c’est pratiquement inévitable. Une chose que nous a apprise le film The Social Dilemma, c’est que les médias sociaux sont conçus à cette fin : ces entreprises et ces applications visent à nous attirer et nous retenir sur Twitter, Instagram, Facebook, Tinder… (Choisissez votre poison.) Ils veulent que nous revenions sans cesse, en quête d’engagement et de validation. Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre nous choisissent ce qu’ils veulent écrire en ligne non pas en fonction de l’intérêt, de la productivité, de la nécessité ou même de la véracité de leurs propos, mais en fonction de l’intérêt qu’ont les gens à accumuler des « likes », des abonnés et des retweets. Nous sommes accros, et l’attrait de la forme particulière de validation que nous trouvons en ligne semble trop grand pour être ignoré au profit de la classe, du tact, de la stratégie ou de l’éthique. Nous en sommes venus à rechercher par-dessus tout ces poussées temporaires d’attention, de flatterie ou de brassage de merde, et il est clair que cela fait un gâchis au sein du féminisme.

    Les médias sociaux engendrent la division, le drame, la polarisation et l’hyperbole. Comme si nous avions besoin de plus d’aide pour y arriver.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/10/05/if-we-cant-all-get-along-lets-at-least-cut-the-online-vitriol
    #médias_sociaux #division_féministe #féminisme_radical #misogynie #pollution_des_médias #alliance_féministe

  • Des chaînes TV de milliardaires misent sur le fascisme
    https://ricochets.cc/Des-chaines-TV-de-milliardaires-misent-sur-le-fascisme.html

    "L’extrême droite est la roue de secours du capitalisme en crise, cela n’a rien de nouveau" Illustration : TÉLÉ LEPEN Les chaînes des milliardaires misent sur le fascisme - Les grandes chaines de télévision sont au service de l’extrême droite, et font ouvertement campagne pour Le Pen. Encore une preuve dans le dernier numéro du Canard Enchainé : Dans un article titré « Télé Le Pen », le journal raconte que le patron de la chaine d’info BFM TV a rencontré Marine Le Pen et ses proches pour « aplanir leurs (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions

  • Crise sanitaire : la carte des plans sociaux
    Mediapart

    Depuis le printemps, l’économie française est violemment secouée. Mediapart s’est engagé dans un décompte des conséquences sociales de la récession et publie la carte de près de 50 000 emplois menacés ou condamnés, dans 56 départements, à l’horizon 2021.

    Le pire de la #criseSociale est à venir. Certes, les chiffres du chômage dévoilés le 25 septembre ne sont guère reluisants (lire notre article), mais les effets du confinement, puis du plongeon de l’activité économique, ne sont pas encore complètement visibles sur le terrain.

    De fait, les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), les offres de reprise ou les mises en liquidation entraînant des #licenciements ne prendront véritablement effet que dans les semaines et les mois qui viennent. Mais les chiffres sont cependant déjà là, et derrière ceux-ci, des hommes et des femmes condamnés à perdre leur emploi.

    Pour donner corps à ces drames à chaque fois singuliers, et les rendre visibles, #Mediapart a décidé de recenser au plus près chaque #planSocial lancé depuis le début de la crise sanitaire, au printemps. Nous ne prétendons pas à l’exhaustivité, mais les près de 50 000 #emplois concernés (48 394 exactement) au sein de 136 entreprises, dans 56 départements, que nous avons comptabilisés se rapprochent fort des prévisions émises par le gouvernement à la mi-septembre....

    https://www.mediapart.fr/journal/france/270920/crise-sanitaire-la-carte-des-plans-sociaux

  • Les projections de radio saint fé
    https://ricochets.cc/Les-projections-de-radio-saint-fe.html

    Animatrices, animateurs, auditrices, auditeurs, mordu.e.s de la radio ou tout simplement curieux.ses, bonjour ! Vous êtes chaleureusement invité.e.s à la toute première séance du CINECLUB RSF des mordu.e.s de radio !

    PROJECTION A L’HYDRE

    ce dimanche 27 septembre à 18H30 #1-Radio lorraine coeur d’acier, la parole libérée, 2009

    un magnifique documentaire d’isabelle Cadière, à voir absolument ! Longwy, fin des années 1970, la sidérurgie lorraine et son monde s’écroule, la CGT lance une radio pirate (si !) (...) #Les_Articles

    / #Crest, Vidéos, films..., #Audio, #Médias_et_expressions

    #Vidéos,_films...

  • « Ensemble, défendons la liberté » : l’appel inédit d’une centaine de médias français
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/23/ensemble-defendons-la-liberte-l-appel-inedit-d-une-centaine-de-medias-franca

    A l’initiative de Riss, directeur de la publication de « Charlie Hebdo », des représentants de journaux français se sont réunis pour débattre des menaces qui pèsent sur la liberté d’expression. Plus d’une centaine de médias, dont « Le Monde », signent et publient une « lettre ouverte à nos concitoyens ».

    Tu pourras chercher, il n’y a pas de mention de Assange ou de Wikileaks.

    J’ai pas de mot pour qualifier cette cécité.

    • Propagande ? Pédagogie du consentement ? Société du « pestacle » ?

      Mettez-vous bien ça dans le crâne, les « intellos gauchiasses » : ce n’est pas la surveillance de la NSA états-unienne (et consorts) qui pose problème : c’est « le séparatisme »...

    • En intrusion, quelques innommables ci-dessous :

      Les médias signataires de l’appel :
      Alliance de la presse d’information générale, BFMTV, Canal+, Challenges, Charlie Hebdo, CNews, Courrier international, Europe 1, France Télévisions, L’Alsace, L’Angérien libre, L’Avenir de l’Artois, L’Echo de l’Ouest, L’Echo de la Lys, L’Equipe, L’Essor savoyard, L’Est-Eclair, L’Est républicain, L’Express, L’Hebdo de Charente-Maritime, L’Humanité, L’Humanité Dimanche, L’Indicateur des Flandres, L’Informateur Corse nouvelle, L’Obs, L’Opinion, L’Union, La Charente libre, La Croix, La Dépêche du Midi, La Nouvelle République, La Renaissance du Loir-et-Cher, La Renaissance lochoise, La Savoie, La Semaine dans le Boulonnais, La Tribune républicaine, La Vie, La Vie corrézienne, La Voix du Nord, Le Bien public, Le Canard enchaîné, Le Courrier français, Le Courrier de Gironde, Le Courrier de Guadeloupe, Le Courrier de l’Ouest, Le Courrier picard, Le Dauphiné libéré, Le Figaro, Le Journal d’ici, Le Journal des Flandres, Le Journal du dimanche, Le Journal du Médoc, Le Journal de Montreuil, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine libre, Le Messager, Le Monde, Le Parisien, Le Pays gessien, Le Phare dunkerquois, Le Point, Le Progrès, Le Républicain lorrain, Le Réveil de Berck, Le Semeur hebdo, Le Télégramme, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Les Echos, Les Echos du Touquet, LCI, Libération, Libération Champagne, M6, Marianne, Midi libre, Monaco Matin, Nice Matin, Nord Eclair, Nord Littoral, Ouest France, Paris Match, Paris Normandie, Presse Océan, Radio France, RMC, RTL, Sud Ouest, Télérama, TF1, Var Matin, Vosges Matin.

      #aaarg !

    • L’encadrement des journalistes pendant les manifs ? « Une atteinte à la liberté d’informer », selon une quarantaine de SDJ
      https://www.20minutes.fr/arts-stars/medias/2867775-20200922-encadrement-journalistes-pendant-manifs-atteinte-liberte-

      ... le document [« schéma national du maintien de l’ordre »]« rappelle » que « le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après la sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou des membres d’associations ».

      Un « feu vert accordé par le ministre de l’Intérieur aux forces de l’ordre pour empêcher les journalistes de rendre pleinement compte des manifestations, y compris de leurs dispersions ou de leurs dérapages », selon les rédactions.

      Maintien de l’ordre : journalistes et observateurs [sont et ] pourront être interpellés en couvrant des manifs
      https://www.liberation.fr/france/2020/09/18/maintien-de-l-ordre-l-interieur-confirme-sa-doctrine-dure_1799862

      Notre confrère David Dufresne a effectué un travail très sérieux en documentant 117 cas de journalistes empêchés de travailler par les forces de l’ordre depuis un an et demi. Pour le SNJ, c’est 200 journalistes qui sont concernés.

      #media #maintien_de_l'ordre

    • Quand Le Monde et les autres traitent de la liberté d’informer à l’étranger, ce sont des articles. Quand ça se passe en France, ce sont des tribunes. S’ils pouvaient diffuser ça en billets de blogs, peut-être bien qu’ils le feraient.

      « Le nouveau schéma du maintien de l’ordre porte atteinte à la liberté d’informer »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/22/le-nouveau-schema-du-maintien-de-l-ordre-porte-atteinte-a-la-liberte-d-infor

      Tribune. Dans son nouveau « Schéma national du maintien de l’ordre », destiné à l’usage des policiers et gendarmes et rendu public le 17 septembre, le ministère de l’intérieur reconnaît la nécessité

    • une autre pétition par ici :
      https://www.leravi.org/petitions/le-ravi-en-cassation

      Éditer un journal libre est décidément un sport de combat. le Ravi, le mensuel pas pareil dédié à l’enquête et à la satire en Provence-Alpes-Côte d’Azur, poursuit sa lutte judiciaire face à l’acharnement de l’Odel Var. La direction de cet organisme parapublic en charge des centres de loisirs, dirigé par un élu LR, mène en effet un procès bâillon entravant la liberté d’informer du journal.

      https://www.acrimed.org/Le-Ravi-en-plein-proces-baillon

      #en_slip

  • Observatoire des #non-recours aux droits et services

    Objectifs

    Dans les domaines des #prestations_sociales, de la #santé, de l’insertion sociale et professionnelle, de l’#autonomie, de la #médiation_sociale, des déplacements, de la lutte contre les #discriminations

    - Observer des situations de non-recours, mesurer leur importance, caractériser les populations concernées, enquêter sur les causes.
    – Analyser les limites de l’#intégration_sociale par les politiques publiques au regard des phénomènes de non-recours.
    – Diffuser les connaissances, les données et les méthodes d’identification et d’évaluation du non-recours.
    – Accueillir la réalisation de stages, de mémoires de Master et de recherches doctorales ; servir de support à des séjours scientifiques dans le cadre de collaborations internationales.

    Une observation productrice d’#outils utiles pour la #recherche et l’#action

    – Requêtes #statistiques sur des bases de données constituées.
    - Dispositifs ad hoc de suivi/évaluation au sein de structures administratives ou associatives.
    - Enquêtes qualitatives suivant plusieurs techniques : entretien individuel ou collectif, focus group, groupe de qualification mutuelle.
    – Ateliers de #témoignages.

    Une #observation articulée à des recherches pour de nombreux organismes

    le CNRS, l’ANR, la CNAMTS, la CNSA, la DGCS, la DREES-MIRe/ONPES, le PUCA, l’INPES, le PREDIT, l’INCA, …

    Axes de questionnement

    Pourquoi des individus ou des populations ne recourent pas, volontairement ou non, à l’#offre_publique.
    Que ce soit dans des rapports directs aux services prestataires (services publics, associations, entreprises), à des acteurs intermédiaires (organisés ou non organisés) ou dans la participation à des actions collectives soutenant l’accès aux droits.

    Pourquoi et comment les institutions se saisissent des phénomènes de non recours à l’offre publique. Renouvellement du contenu de l’offre publique et organisation spatiale des pratiques sociales (autour de logiques de contrat, d’incitation et de responsabilisation, de proximité, d’accessibilité et de mobilité) ; développement d’outils de connaissance des phénomènes de non-recours ; mise en œuvre de dispositifs d’information, d’expression de la demande sociale, de (re)mise en capacité des individus, de lutte contre les discriminations, de construction d’intérêts collectifs.

    Une démarche scientifique fondée sur l’observation

    L’#invisibilité des phénomènes de non-recours demande d’articuler trois types de recherche dans une démarche scientifique interdisciplinaire.


    https://odenore.msh-alpes.fr
    #précarité #recherche-action #droits #accès_aux_droits

    • Collectif SOIF de connaissances

      Renforcer les liens entre la recherche, la formation des professionnels et les #pratiques de terrain dans le champ sanitaire et social

      Le secteur de l’#action_sociale connaît actuellement de profondes évolutions et remises en question, illustrées notamment par les débats menés dans le cadre des Etats Généraux du #Travail_Social. L’une des questions centrales concerne l’articulation, au niveau des territoires, entre les pratiques de terrain, la formation – continue ou initiale – des professionnels, et la recherche scientifique dans les différents domaines d’intervention. Le cloisonnement trop souvent observé des divers acteurs concernés mène en effet à une certaine incohérence entre les besoins identifiés, les réponses apportées par les structures, et les contenus de formation.

      Le Plan d’action en faveur du travail social et de l’#intervention_sociale présenté en conseil des ministres le 21 octobre 2015 prend en compte ces enjeux, en fixant notamment les objectifs suivants :

      – Inscrire progressivement le travail social dans un parcours conduisant à des grades universitaires.
      - Reconnaître l’intervention sociale comme un champ de recherche.
      - Garantir la qualité des formations et des diplômes d’Etat, via notamment un cahier des charges partagé Etat-Régions.

      http://www.collectif-soif.fr/le-collectif

  • La cigarette électronique réduit drastiquement l’exposition aux toxiques du tabac - Observatoire de la prévention
    https://observatoireprevention.org/2020/09/18/la-cigarette-electronique-reduit-drastiquement-lexposition-a

    "N’importe quelle étude qui prétend montrer un impact négatif de la cigarette électronique sur la santé fait les manchettes, même celles qui sont de qualité médiocre et publiées dans des journaux de second ordre, tandis que les études qui rapportent plutôt un effet positif sont tout simplement ignorées, même lorsqu’elles sont très solides scientifiquement et publiées dans des journaux médicaux prestigieux. Ce déséquilibre fait en sorte que la population est informée seulement des risques potentiels associés à la cigarette électronique, sans savoir qu’il existe en parallèle toute une littérature qui montre que ces dispositifs ont des effets positifs sur la santé des fumeurs." — (...)

    #désinformation #médias #santépublique #sciences #vape

  • Pensons tous ensemble
    https://laviedesidees.fr/Charles-Girard-Deliberer-entre-egaux-ideal-democratique.html

    À propos de : Charles Girard, Délibérer entre égaux. Enquête sur l’idéal démocratique, Vrin. Le projet d’une #démocratie délibérative est-il irréaliste ? Contre l’assimilation désabusée de la démocratie à un ensemble de procédures de vote visant à satisfaire les intérêts du plus grand nombre, Charles Girard soutient que la #délibération est un idéal pertinent pour une société d’égaux.

    #Politique #media #égalité #réseaux_sociaux

    • En #démocratie, la décision politique n’est pas un « point d’arrêt » qui se réduirait « au choix arbitraire d’une volonté souveraine », écrivaient Charles Girard et Bernard Manin dans une tribune publiée par Le Monde- au début de l’été 2020. Les deux philosophes nous rappelaient ainsi qu’aucune situation d’urgence ne dispense les représentants de leur devoir de justification des orientations prises. Cette justification ne se confond pas avec un simple exercice de pédagogie, mais doit permettre de mettre en balance « les biens et les maux » impliqués dans toute décision, afin que les mesures prises ne soient pas soustraites au contrôle de la délibération collective.

      Autrement dit, ce n’est pas parce que nous sommes dans une pandémie que nous gouvernant peuvent prendre n’importe quelle décision, n’importe comment…

  • Pensons tous ensemble
    https://laviedesidees.fr/Girard.html

    À propos de : Charles Girard, Délibérer entre égaux. Enquête sur l’idéal démocratique, Vrin. Le projet d’une #démocratie délibérative est-il irréaliste ? Contre l’assimilation désabusée de la démocratie à un ensemble de procédures de vote visant à satisfaire les intérêts du plus grand nombre, Charles Girard soutient que la #délibération est un idéal pertinent pour une société d’égaux.

    #Politique #media #égalité #réseaux_sociaux

  • #Théoule-sur-Mer (06) : nouveau fait-divers permettant la confluence des droites
    https://fr.squat.net/2020/09/21/theoule-sur-mer-06-nouveau-fait-divers-permettant-la-confluence-des-droite

    Toujours plus d’ordre, être intraitable avec les « indésirables »… ces mots polis de l’information couvent des représentations souvent racistes, masquées par des débats aseptisés (ici : la violation du droit de propriété et ses conséquences). On le sait : depuis quelques temps, la thématique sécuritaire est revenue en force dans le débat public. La société serait plus […]

    #Alpes-Maritimes #lois #médias

  • Linky/Disjoncteurs : ça peut fumer !
    https://ricochets.cc/ENEDIS-rappel-LINKY-DANGER-disjoncteur-incompatibilite.html

    ENEDIS admet ce jour (15 septembre 2020) des failles de sécurité sur les compteurs Linky, incompatibles avec certains types de disjoncteurs.. Certains disjoncteurs ne supportent pas le Linky . L’incompatibilité entre les deux équipements pourrait mettre à risque la sécurité des biens et des personnes. Plutôt que de déposer le Linky et le remplacer par un compteur classique, qui ont largement démontré leur fiabilité, ENEDIS propose l’inverse. Dès lors, on s’interroge : à part quelques cas de pose (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions, #Technologie

  • ENEDIS rappelle LINKY : DANGER pour les PERSONNES
    https://ricochets.cc/ENEDIS-rappel-LINKY-DANGER.html

    ENEDIS admet ce jour (15 septembre 2020) des failles de sécurité sur les disjoncteurs Linky. Les Pieds Nickelés se prennent les pieds dans le tapis. N’importe qui - sauf les Gourous de la religion des « hautes technologies », 5G, IA et autres baudruches gonflées comme des crapauds, comprend que plus c’est complexe, moins c’est fiable. Et ce n’est qu’un début ! Sans vergogne, ENEDIS précise : Ce message vous est personnel, il n’a pas vocation à être transféré.!!! Ben voyons : la sécurité publique est en (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions, #Technologie

  • Should journalists rethink objectivity? Stanford professors weigh in - The Stanford Daily
    https://www.stanforddaily.com/2020/08/20/should-journalists-rethink-objectivity-stanford-professors-weigh-in

    By Zadie Winthrop on August 20, 2020

    “Journalists need to be overt and candid advocates for social justice, and it’s hard to do that under the constraints of objectivity,” said Ted Glasser, communications professor at Stanford, in an interview with The Daily.

    The murder of George Floyd and the racial reckoning that followed have opened a conversation around journalistic objectivity. Glasser believes journalists must step away from the blanket idea of objectivity to achieve social change — but not everyone agrees with him. Many journalists are now asking: Can journalism contribute to social change while maintaining its objectivity?

    Objectivity became a prominent journalistic principle in the 1920s. According to the Bill Kovach and Tom Rosenstiel’s book, “The Elements of Journalism: What Newspeople Should Know and the Public Should Expect,” objectivity emerged because the country’s faith in science was growing, so Americans felt journalism should also be a scientific process discerning objective truths rooted in facts and evidence.

    According to Matthew Pressman, journalism assistant professor at Seton Hall University, objectivity caught on after massive newspaper closures throughout the U.S. Since there were fewer papers, wrote Pressman, each one had to serve larger audiences and thus more diverse viewpoints. To stay afloat, newspapers embraced objectivity as an effort to keep a wider audience happy.

    But some, like political science assistant professor Hakeem Jefferson, consider objectivity in its current practice to be less focused on determining objective truths and more focused on giving equal weight to different viewpoints so the journalist appears fair.

    “[Journalists] are so hell-bent on being ‘objective’ for both sides … they can’t tell the truth,” Jefferson said.

    Jefferson described journalists having to “pretend racial inequality isn’t normatively bad” or “Black people in this country [don’t] face a criminal justice system that’s grossly unequal” to appear objective in their reporting. Unsurprisingly, Jefferson said, journalists fail in their duty to be truth-tellers because of their duty to be objective.

    The ethical guidelines of McClatchy, a publishing company which operates 30 newspapers nationally, state employees should avoid social media actions that “could call into question” their and their organization’s objectivity. Some McClatchy journalists wanted to support Black Lives Matter on social media, but feared the action could cost them their job. To that, a McClatchy vice president tweeted, “expressing that Black lives matter is not a political statement. It is a fundamental truth. It is not a violation of social media policy to tell the world that Black lives matter.”

    The dilemma between “truth” and “objectivity” has brought attention to a new principle: “moral clarity.” New Yorker staff writer Masha Gessen suggests in the piece “Why Are Some Journalists Afraid of ‘Moral Clarity?’” that journalists should seek moral clarity instead of the opinion A vs. opinion B reporting that Jefferson sees as what passes for objectivity today. Gessen adopts the definition of moral clarity from Susan Neiman, the author of a book on moral clarity.

    According to Neiman, moral clarity arises after a writer assesses the facts and context of a particular situation, makes a moral judgment about it and includes that judgment in his or her article. With moral clarity, a journalist could make statements that, say, the criminal justice system is unfair to Black people or that racism is bad because the journalist holds that these claims are, at their root, fact-based claims — despite political polarization that could lead one to see the statements as biased.

    Wesley Lowery, who has served as a national correspondent for the Washington Post, has been a prominent voice in the moral clarity versus objectivity debate.

    Lowery wrote in a tweet, “American view-from-nowhere, “objectivity”-obsessed, both-sides journalism is a failed experiment…The old way must go. We need to rebuild our industry as one that operates from a place of moral clarity.”

    Even so, Janine Zacharia, a communications lecturer at Stanford, is not persuaded by arguments for moral clarity. She told The Daily that she believes abandoning objective reporting would not be good for journalism. She gave an example where a journalist wants to write a story about white nationalists. If the prospective subjects of the article were to Google the journalist and see their past work or social media paint negative opinions about white nationalism, those subjects may not be willing to be interviewed for the story, fearing that the story would not be fairly written. Under such premises, Zacharia said, the stories and issues that journalists could bring attention to would dwindle.

    Similarly, Communications Professor Fred Turner said in an interview with The Daily that objective reporting can be an impactful way to achieve social change. Turner argues that journalists in the 1960s, ostensibly working under the guidelines of objectivity, exposed the world to protests against the Vietnam War. In doing so, Turner said, journalists helped the anti-war movement grow.

    Turner believes the same thing is happening today with the Black Lives Matter movement.

    “Each time people see one of these killings or see the protests,” Turner said, “it stops being a purely local matter and becomes a matter of public concern, and then it becomes something that we can all take action on.”

    Journalists, he said, are partially to thank for spreading these stories. Because journalists report what they see, whether positive or negative, journalism is “by definition an activist occupation,” Turner said. Turner does not believe objectivity restricts journalists’ abilities to engage in social change. On the contrary, he said, “you must be objective — and that’s the key to your ability to be an activist for democracy: calling things as you see them, and staying objective, and staying out of the fray.”

    Glasser disagreed. For him, objectivity and social justice are in conflict, and he urged that journalism “free itself from this notion of objectivity to develop a sense of social justice.”

    Jefferson said that objectivity is not often practiced equitably. In the real world, he said, only “people of color, queer people, women, and so on have their commitment to objectivity questioned.” This discrimination happens, he said, because society perceives objectivity as neutral, and people don’t associate straight, white men with identities that interfere with neutrality.

    “There’s this assumption that if you really want objective journalism, just give me a staid, white person,” Jefferson said.

    But that, Jefferson said, is obviously wrong: Like everyone else, a white man “comes to his work as a journalist with attitudes, beliefs, preferences and identities … that structure his own thinking about the world.”

    #Journalisme #Médias #Objectivity #Black_Lives_Matter

  • Biosphere 2: Das Menschenexperiment unter Glas
    https://diasp.eu/p/11642797

    Biosphere 2: Das Menschenexperiment unter Glas

    https://1e9.community/t/biosphere-2-das-menschenexperiment-unter-glas/5186

    Vor fast 30 Jahren startete in der Wüste von #Arizona ein unvergleichliches Experiment. Acht Menschen ließen sich in einer überdachten Nachbildung verschiedener Biotope einsperren. Der Versuch sollte beweisen, dass es möglich ist, auf anderen Planeten eine neue Erde zu schaffen. Doch schon bald wurde die Luft knapp und das #Experiment zum Skandal. Denn hinter der Biosphere 2 standen nicht #Wissenschaftler, sondern eine #Theatergruppe. Und dann kam auch noch Trump-Berater #Steve_Bannon.

    Von Michael Förtsch

    Es sind Szenen wie aus einem #Science-Fiction-Film. Acht Menschen in futuristischen Overalls stehen aufgereiht vor einem riesigen Gebäude, das an ein (...)

    • ... einem riesigen Gebäude, das an ein überdimensioniertes Gewächshaus erinnert. Hinter den Glasscheiben lassen sich Schlingpflanzen, Palmen und andere exotische Gewächse erspähen. Während Medienvertreter mit Filmkameras und Fotoapparaten um die Leute in den Overalls herumschwirren, gehen diese durch eine enge Stahlluke ins Innere des Gebäudes. Sie winken noch einmal, um sich zu verabschieden, als ob sie eine lange Reise antreten würden. Dann schwingt hinter ihnen eine dicke Stahltür zu, die mit einem Ruck an einem Hebel verschlossen wird. Sie durchquere eine Luftschleuse. „Es ist ein unglaublicher Moment“, sagt ein Mann aus der Gruppe. „Die Zukunft beginnt hier.“

      Obwohl diese Bilder, die nur noch in VHS-Qualität zu finden sind, sehr an eine Hollywood-Filmproduktion erinnern, sind sie echt. Tatsächlich ließen sich Anfang der 1990er-Jahre acht Menschen auf ein wahnwitziges Experiment ein. In der Wüste von Arizona ließen sie sich in die Biosphere 2 einschließen, eine unter Glas und Stahl eingeschlossene Kunstwelt, die eine zweite Erde simulieren sollte – in Vorbereitung und der Hoffnung, irgendwann auf Raumschiffen und anderen Planeten Mini-Versionen unsere Heimatwelt aufbauen zu können. Jedoch verlief das Experiment alles andere als problemlos – und brachte die Probanden, ihre körperliche und ihre geistige Gesundheit an den Rand des Zusammenbruchs.

      Es ist ein unglaublicher Moment. Die Zukunft beginnt hier.

      Heute scheint das kuriose und einst weltweit mit Interesse verfolgte Projekt vergessen – oder höchstens als spektakulärer Fehlschlag in der kollektiven Erinnerung. „Ich hatte jedenfalls nichts davon gewusst – bis ich mit meiner Recherche anfing“, sagt Matt Wolf gegenüber 1E9, der mit Spaceship Earth eine umfangreiche Dokumentation über die Geschichte von Biosphere 2 gedreht hat. Tatsächlich wird erst in Rückschau klar, wie gewagt, sonderbar und zugleich auch wegweisend der Versuch war. Entsprungen ist die Idee nämlich keiner wissenschaftlichen Fachgruppe oder einer Universität, sondern etwas, das manche durchaus als Theatertruppe oder Sekte bezeichnen könnte.

      Es begann mit John

      Zwei Jahre reiste der Ingenieur, Metallurg und Harvard-Absolvent John Polk Allen Anfang der 1960er-Jahre durch die Welt. Er hatte eine durchaus erfolgreiche Karriere bei Forschungs- und Industrieunternehmen wie dem Battelle Institute, der Allegheny Ludlum Steel Corporation und der Development and Resources Corporation begonnen. Aber er gab sie auf, um stattdessen die Ursprünge und Lehren von Stammeskulturen in Nepal, Thailand, Singapur, Vietnam, den Philippinen und anderen Ecken der Welt zu studieren. Als er wieder in die USA zurückkehrte, wollte er nicht in sein altes Leben zurück, sondern sich Kunst, Kultur, dem Leben und der Erde verschreiben.

      Daher kaufte Allen 25 Kilometer südlich von Santa Fe in New Mexico ein billiges Stück Land, wo er fortan mit Gleichgesinnten alternative Kultur-, Gesellschafts- und Lebensformen erforschen wollte. Tatsächlich entstand auf dem trockenen Boden binnen weniger Jahre die sogenannte Synergia Ranch , ein wilder Mix aus Ökodorf und Gegenkultur -Kommune, der insbesondere durch die von Allen gegründete Gruppe namens Theatre of All Possibilities einiges Aufsehen erregte. Das Theatre of All Possibilities war, wie der Dokumentarfilmer Matt Wolf beschreibt, „zu Anfang wirklich eine Theater- und #Aktionskunst -Gruppe“.

      Die Truppe wurde von John Allen selbst geleitet, und zwar, je nachdem, wer über die Jahre befragt wurde, entweder mit sanfter Hand oder unbarmherziger Härte . Allen schrieb Stücke und erdachte Performances, die die Mitglieder aufführten und organisierte Vorträge von Wissenschaftlern, Philosophen und Denkern, denen alle beiwohnten. Aber nach und nach habe sich die Gruppe „in immer praktischere Unternehmungen verstrickt“, wie Wolf erzählt. Oder, wie Mark Nelson, einer von Allens Weggefährten in der Dokumentation sagt: „#Kunst? #Geschäft? #Ökologie? #Technologie? Wir wollten das alles tun!“

      In der Zeit zwischen den Vorstellungen machte die Truppe daher das öde Land der Synergia Ranch fruchtbar, konstruierte eine Halle nach Vorbild der Buckminster-Fuller-Kuppeln und ging dann nach Oakland, Kalifornien um ein Schiff zu konstruieren: die rund 25 Meter lange RV Heraclitus . Die wurde unter Leitung der zu dieser Zeit gerade einmal 19-jährigen Margret Augustine aus einem Holzrahmen, Ferrozement, Metallschrott und einem alten Dieselmotor gebaut. Keiner der Beteiligten hatte Erfahrung. Dennoch stach das Schiff 1975 in See. Mit ihr segelte das Theatre of All Possibilities, das zwischenzeitlich für seine Forschungsprojekte die seriöser klingende Stiftung Institute for Ecotechnics gegründet hatte, um die Welt – und startete allerorten allerlei Projekte.

      Die Mitglieder riefen eine Kunstgalerie in London ins Leben, errichteten ein Hotel in Kathmandu, betrieben eine Viehfarm in Australien, arbeiteten mit der Universität von Mumbai, pflanzten Bäumen und beackerten erfolgreich eine Farm in Puerto Rico. Sie beobachteten Wale in der Antarktis, sammelten Forschungsdaten über die Tiere im Amazonas und dokumentierten Korallenriffe in den Tropen. „Wir tourten um die Welt“, sagt Allen in der Dokumententation Spaceship Earth. „Wir waren überall.“

      […]

      #arts #théâtre #expérience #futurisme #hollywood #médias
      #confinement #isolement #science
      #biosphère #oxygène
      #autarcie #autosuffisance #utopie #dystopie

      #auf_deutsch

  • Triste journée pour la liberté de la presse à Paris le 12 septembre
    https://ricochets.cc/Triste-journee-pour-la-liberte-de-la-presse-a-Paris-le-12-septembre.html

    En France, 12 septembre 2020, des journalistes aussi sont la cible de la répression, de la terreur d’Etat planifiée, dans le silence des pantoufles ? 📷 REPORTERS SANS LIBERTÉS 📷 Triste journée pour la liberté de la presse hier à Paris. Au moins trois journalistes ont été interpellés et placés en GAV. Un autre a été frappé sans raison. Si on ajoute à cela un streetmedic blessé, des citoyens verbalisés pour un autocollant d’un parti politique... Ou encore les plus de 200 interpellations... On se dit qu’on est (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, #Médias_et_expressions

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/posts/3309448229091327
    https://www.revolutionpermanente.fr/Malgre-la-repression-des-milliers-de-Gilets-jaunes-defilent-a-P

  • Marzocchi, un géant de l’anarchisme, PAR SYLVAIN BOULOUQUE | L’OURS
    https://www.lours.org/marzocchi-un-geant-de-lanarchisme

    Marzocchi, un géant de l’anarchisme, PAR SYLVAIN BOULOUQUE

    Cette biographie d’Umberto Marzocchi offre une véritable traversée du XXe siècle au sein du mouvement libertaire international. A propos de : Giorgio Sacchetti, Umberto Marzocchi 1900-1986. Sans frontière, Les éditions libertaires, 2020, 306 p., 15 €

    L’étude consacrée à ce militant anarchiste d’origine italienne est passionnante et à la hauteur du biographié. Né à Florence en 1900, Umberto Marzocchi adhère à l’Union syndicale italienne – l’équivalent de la CNT – en 1917. L’espoir révolutionnaire et insurrectionnel du bienno rosso (les « deux années rouges ») de 1919-1920 s’effondre face à la montée du fascisme. Pour le contrer, Umberto Marzocchi participe aux groupes antifascistes les Arditi del Popolo, et tente une nouvelle insurrection qui est un nouvel échec. Pourchassé, contraint à l’exil, il s’installe en France. S’il s’intéresse aux débats sur les formes et l’organisation du mouvement libertaire, son action principale se tourne vers l’œuvre de solidarité et d’entraide envers les réfugiés transalpins.

    Antifasciste
    L’antifascisme chevillé à l’âme et au corps, Marzocchi tente avec les frères Rosselli de créer de nouveaux groupements avant de partir se battre en Espagne où il participe à la fondation de la centurie de la colonne Durruti. Entre les combats, il croise George Orwell fin 1936, en témoigne une photo parue dans la revue Ahora. Amer, Marzocchi constate l’élimination des anti-staliniens, Andrès Nin, et surtout de Camilio Berneri et Francesco Barberi, reçue comme véritable coup de massue par les antifascistes libertaires italiens. Il revient en France avant la Retirada, puis, après avoir combattu dans la légion étrangère, plonge dans la Résistance en participant aux maquis.

    Après 25 ans d’exil et de combats, il refranchit les Alpes en 1945 et reconstruit le mouvement libertaire italien, dans lequel il joue un rôle pionnier, aidant à sa structuration à la fois comme animateur, orateur et homme de plume. Il y défend le principe d’un anarchisme organisé, indépendant des puissances et des blocs. Organisateur infatigable, il rassemble dans les années 1960 les anarchistes de par le monde lors de nombreux congrès. L’un d’entre eux est resté particulièrement célèbre, tenu à Carrare en 1968, où il renvoya Daniel Cohn-Bendit, qui accusait les libertaires cubains d’être des agents de la CIA, à ses chères études. À l’image de la situation italienne, Marzocchi refusait le verbiage marxisant des jeunes militants préférant la clarté de l’expression libertaire tout en dénonçant la violence d’État, comme lors de la « mort accidentelle » de l’anarchiste Giuseppe Pinelli.

    Transmettre
    L’espoir soulevé par la fin du franquisme le fait se rendre en Espagne en 1977 où il est arrêté et emprisonné pour participation à une réunion anarchiste clandestine… Libéré, il reprend son activité de militant en Italie et en Europe, où il transmet le flambeau aux jeunes générations. Les auteurs et éditeurs des versions française et italienne de cette biographie se sentent un peu ses héritiers, façonnés par la rencontre avec ce géant de l’anarchisme, d’une culture, d’une modestie et d’une gentillesse peu communes, un militant peu ordinaire.

    Sylvain Boulouque

    #Marzocchi #anarchisme #antifascisme #média #édition #anarchie

  • La société des fausses nouvelles
    https://laviedesidees.fr/La-societe-des-fausses-nouvelles.html

    À propos de : Cailin O’Connor et James Owen Weatherall, The Misinformation Age, Yale University Press. Comment les fausses nouvelles se propagent-elles dans les #Sociétés démocratiques et pourquoi ne se dissipent-elles pas une fois démasquées ? Contre les lectures psychologiques, deux philosophes montrent que la désinformation est un mal social, auquel n’échappent pas les plus rationnels d’entre nous.

    #media #illusion #réseaux_sociaux
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200909_bouchard.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200909_bouchard.pdf

    • Plus surprenant encore, la réfutation des théories du complot et des fausses nouvelles peut s’avérer contreproductive. Même si l’objectif des journalistes est de rectifier les faits, déboulonner les fake news tend à en augmenter la portée et à les faire connaître à un plus large public. O’Connor et Weatherall recommandent d’ailleurs aux grands médias d’information d’abandonner le fact-checking et de laisser cette tâche aux sites spécialisés . Les journalistes feraient mieux de s’en tenir aux vraies nouvelles ayant un réel intérêt et d’éviter d’amplifier la portée des fake news, selon les auteurs.

    • D’aucuns seront tentés par un diagnostic « rationaliste » du problème. Selon cette lecture, ce qui permet à la #désinformation de se répandre, ce sont les travers rationnels et psychologiques des individus. Que ce soit par paresse, par incapacité ou par manque de temps, trop peu d’entre nous traitent l’information de manière suffisamment critique. Les fausses nouvelles resteraient lettre morte si chacun de nous faisait preuve de plus de vigilance et de responsabilité intellectuelle.

      Selon O’Connor et Weatherall, un tel diagnostic est, au mieux, incomplet. L’une des leçons de The Misinformation Age est que la désinformation est fondamentalement un mal social. C’est bien souvent en raison de facteurs sociaux, et indépendamment de la bonne ou mauvaise volonté des individus, que les fausses croyances se propagent.

      Il n’est bien sûr pas inutile de cultiver de bonnes habitudes intellectuelles. L’arrogance, les préjugés et l’ignorance volontaire des individus facilitent certes le travail des propagandistes. Toutefois, la désinformation ne dépend pas de tels travers cognitifs et intellectuels pour faire ses ravages. Elle peut très bien se répandre en exploitant les mécanismes par lesquels même les membres rationnels et raisonnables d’une communauté partagent l’information. Amener les individus à penser de manière plus critique et logique ne suffira donc pas à mettre fin à l’ère de la désinformation. Il faudra plutôt cibler les mécanismes sociaux qui sous-tendent la transmission des croyances et qui sont exploités par la désinformation.

    • les mécanismes sociaux qui sous-tendent la transmission des croyances

      Il faut plutôt intervenir auprès des mécanismes sociaux

      Mais donc, ya quoi, hormis la cadre de la production scientifique et la production journalistique ? (les deux évoquées dans la recension) Quels sont ces mécanismes sociaux qui participent à augmenter la transmission de croyances ?

    • Et le biais de confirmation, et le confusionnisme résultant de la perte de confiance générale due au mensonge comme seul mode de gouvernement.

      Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir, mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.

      Hannah Arendt

    • @sombre : pas d’analyse et je le regrette. Ils ont parlé de cette loi sur les canaux officiels de mi-juillet à fin août, sans jamais définir qui et quoi elle concerne. Comme si c’était évident.
      L’évidence, de mon côté, et ce qui m’a poussé à émettre cette supposition sur la communauté concernée, c’est que nos élites sont en plein séparatisme vis à vis du reste de la population, et qu’elles font beaucoup d’efforts pour disposer des armes pour éteindre toute velléité de séparatisme vis à vis de leurs objectifs et de leurs besoins.

    • Il semblerait (enfin à ce qu’on en dit dans les « journaux ») que la loi cible plutôt les séparatismes religieux et bien évidemment l’Islam principalement, quoique les Amish aient aussi du soucis à se faire ...