• Présidentielle américaine : « J’ai peur que nous allions au bord d’une guerre civile à cause de Facebook »
    https://information.tv5monde.com/info/presidentielle-americaine-j-ai-peur-que-nous-allions-au-bord-d

    Tim Kendall, un ancien dirigeant de Facebook, a témoigné devant des membres du Congrès le 27 septembre 2020. Mark Zuckerberg sera entendu à son tour le 28 octobre prochain. La question posée par les sénateurs consiste à savoir si Facebook crée de la division dans la population, au point de pousser à une potentielle guerre civile. Explications et entretien avec Dominique Boullier, sociologue et spécialiste de l’économie de l’attention.

    Tim Kendall : « Les médias sociaux nous déchirent »
    Tim Kendall a travaillé pour Facebook de 2006 à 2010 en tant que responsable de « la monétisation » du réseau. Il est donc un acteur important de la mise en place des outils incitatifs publicitaires, les fameux algorithmes et interfaces qui enferment chaque membre du réseau dans une « bulle informationnelle ». Ces systèmes renforcent les opinions, modifient les émotions et forcent chacun à rester connecté le plus possible, à prendre parti, à s’indigner ou à croire en des théories radicales.

    Kendall a donc témoigné le 27 septembre dernier (vidéo complète en anglais sur le site, Tim Kendall à 48:05) pour répondre aux préoccupations des responsables politiques face aux déchainements de haine et d’agressivité, de polarisation politique — uniques dans l’histoire américaine récente — qui font rage sur les réseaux sociaux depuis le début de la campagne électorale. Le titre de cette audition était sans ambiguïté : « Extrémisme dominant : le rôle des médias sociaux dans la radicalisation de l’Amérique. »

    Lors de cette audition, l’ancien cadre dirigeant de Facebook a établi un parallèle entre les procédés de l’industrie du tabac et ceux exploités par Facebook pour rendre les gens dépendants : « Les fabricants de tabac ont ajouté de l’ammoniac aux cigarettes pour augmenter la vitesse à laquelle la nicotine parvenait au cerveau. La capacité de Facebook à fournir du contenu incendiaire à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière ; c’est leur ammoniac. »

    Mais Kendall a aussi mis en garde sur les effets délétères que ces outils généraient dans la société : « Les services de médias sociaux, que moi et d’autres avons construits au cours des 15 dernières années ont servi à déchirer les gens entre eux à une vitesse et une intensité alarmantes. À tout le moins, nous avons érodé notre compréhension collective — au pire, je crains que nous nous poussions au bord d’une guerre civile. »

    Dans l’une de ses interventions, Tristan Harris finit par dresser un constat terrible : « Nous sommes passés d’un environnement technologique basé sur des outils à un environnement technologique de dépendance et de manipulation. Les médias sociaux ne sont pas des outils en attente d’être utilisés. Il ont leurs propres objectifs et il ont leurs propres moyens de les poursuivre, en utilisant votre psychologie contre vous-même. »
    L’implosion de la société par les réseaux sociaux ?

    Une possible implosion de la société — par une confrontation aveugle entre des franges de populations manipulées par les algorithmes — est donc l’une des issues que Tim Kendall et Tristan Harris envisagent sérieusement en conclusion du documentaire diffusé sur Netflix, tout comme lors de leur témoignage au Congrès américain. Cette possibilité d’implosion est prise très au sérieux par la plupart des observateurs et des spécialistes des réseaux sociaux, qui estiment qu’elle est probablement déjà en cours et craignent qu’elle ne se propage à travers le monde. Le réseau est global, les algorithmes sont les mêmes partout sur la planète et leurs effets sont similaires…

    TV5MONDE : Twitter et Facebook, par exemple, génèrent des effets similaires sur leurs utilisateurs, avec une montée en puissance de l’agressivité, des discours haineux et polarisés, sans nuances et souvent partisans. Comment l’expliquez-vous ?

    D.B : La polarisation n’est pas liée à la méchanceté intrinsèque des émetteurs, elle est liée à la valorisation par ces plateformes de certaines expressions pour des raisons de réactivité. Ces réseaux ont été positionnés comme ça. Il y a la partie algorithme qui est en jeu, mais il a aussi la partie design de l’interface en valorisant votre réaction, en vous facilitant votre réactivité. Je donne une exemple simple, lié à la captologie, avec Twitter : si on vous oblige à prendre un élément d’un tweet, à en créer un nouveau dans lequel vous devez coller votre élément pour pouvoir enfin reposter, vous avez tout un temps, plusieurs activités, qui ralentissent votre réaction et qui du coup introduisent un tout petit peu de réflexion et de hiérarchisation. Là, on élimine tout ça et on crée ce bouton retweet.

    J’ai travaillé longtemps dans les années 90 sur les interfaces numériques pour les améliorer et permettre leur appropriation par les utilisateurs, et aujourd’hui on se rend compte que ça a été retourné dans l’autre sens : les nouvelles interfaces ont facilité l’appropriation du comportement des utilisateurs par les plateformes. C’est une perversion de l’activité scientifique d’une part et de la finalité de tout ça d’une autre. Au bout du compte le principe qui a été retenu est « ne vous préoccupez de rien, laissez-nous vous guider ». En réalité, on vous emmène vers la posture cognitive qui est la plus rentable pour l’entreprise puisque c’est celle-là qui va augmenter les taux d’engagement pour les plateformes publicitaires.

    On a oublié les apéros Facebook, d’avant les années 2010, avec une horizontalité, une convivialité qui a disparu. Ce modèle a dérivé largement à cause de ses motivations économiques par les placements publicitaires. Il pourrait encore favoriser ces aspects là, même s’il le fait un peu avec les groupes Facebook, qui leur permettent d’organiser leurs activités, de se coordonner, comme ça a été le cas pour les printemps arabes. Ce qu’il faut mettre à bas c’est le modèle économique puisque le design est fait en fonction de ce modèle économique. Alors que si on organisait un espace de même type mais fait pour faciliter les rencontres, permettre de la modération, valoriser ceux qui présentent des contenus enrichis, ce serait totalement différent. Ce sont donc des finalités différentes.

    TV5MONDE : Y a-t-il des solutions pour éviter cette radicalisation via les plateformes et la possible implosion des sociétés ultra-connectées ?

    D.B : Il faut casser ce qu’on appelle les chaînes de contagion de ces réseaux. Il faut conserver bien entendu ces outils d’expression, on ne peut pas l’enlever aux gens. Les utilisateurs vont s’exprimer radicalement, dire des bêtises, il y aura des fake news, des propos de haine, on est bien d’accord, mais simplement il ne faut pas que ça se propage à la vitesse à laquelle ça se propage. On est donc obligé de mettre en place des mécanismes qui ralentissent cette propagation, qui obligent les gens à hiérarchiser. Il faut arrêter les réflexes, les réactions instantanées par retweet ou partage, like, etc. On pourrait par exemple dire « vous avez droit à 10 tweets et retweets dans la journée ou 24 heures », puis un seul, pareil pour les posts et partages Facebook ou les « j’aime ».

    A ce moment là vous allez avoir des individus obligés de choisir. Et quand on choisit — les gens ne sont pas complètement idiots — on évite le plus inutile.

    #Facebook #Médias_sociaux #Démocratie #Dominique_Boullier

  • #MEGHAN_MURPHY : Si nous ne pouvons pas toutes nous entendre, débarrassons-nous au moins du vitriol en ligne.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/10/07/si-nous-ne-pouvons-pas-toutes-nous-entendre-debarrassons-nous-au-

    Je suis d’accord. Et ce n’est pas seulement sur internet. Les luttes intestines et les divisions ne sont pas nouvelles pour le féminisme, pas plus que les problèmes de contrôle, les différences politiques, les commérages et la jalousie. Mais les comportements qui accablent les mouvements politiques et les êtres humains ont été amplifiés et rendus plus toxiques par les médias sociaux. Il est très facile de tweeter quelque chose sous le coup de la colère ou par désir de se stimuler l’ego ou de s’envoyer une injection de dopamine, facile de s’amuser en ligne comme on ne le ferait jamais dans la vie à propos de comportements et d’activités des autres qui ne sont pas d’ancrage dans la réalité. Les médias sociaux engendrent la division, le drame, la polarisation et l’hyperbole. Comme si nous avions besoin de plus d’aide pour y arriver.

    Nous sommes tous et toutes victimes de cette dérive – c’est pratiquement inévitable. Une chose que nous a apprise le film The Social Dilemma, c’est que les médias sociaux sont conçus à cette fin : ces entreprises et ces applications visent à nous attirer et nous retenir sur Twitter, Instagram, Facebook, Tinder… (Choisissez votre poison.) Ils veulent que nous revenions sans cesse, en quête d’engagement et de validation. Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre nous choisissent ce qu’ils veulent écrire en ligne non pas en fonction de l’intérêt, de la productivité, de la nécessité ou même de la véracité de leurs propos, mais en fonction de l’intérêt qu’ont les gens à accumuler des « likes », des abonnés et des retweets. Nous sommes accros, et l’attrait de la forme particulière de validation que nous trouvons en ligne semble trop grand pour être ignoré au profit de la classe, du tact, de la stratégie ou de l’éthique. Nous en sommes venus à rechercher par-dessus tout ces poussées temporaires d’attention, de flatterie ou de brassage de merde, et il est clair que cela fait un gâchis au sein du féminisme.

    Les médias sociaux engendrent la division, le drame, la polarisation et l’hyperbole. Comme si nous avions besoin de plus d’aide pour y arriver.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2020/10/05/if-we-cant-all-get-along-lets-at-least-cut-the-online-vitriol
    #médias_sociaux #division_féministe #féminisme_radical #misogynie #pollution_des_médias #alliance_féministe

  • Des chaînes TV de milliardaires misent sur le fascisme
    https://ricochets.cc/Des-chaines-TV-de-milliardaires-misent-sur-le-fascisme.html

    "L’extrême droite est la roue de secours du capitalisme en crise, cela n’a rien de nouveau" Illustration : TÉLÉ LEPEN Les chaînes des milliardaires misent sur le fascisme - Les grandes chaines de télévision sont au service de l’extrême droite, et font ouvertement campagne pour Le Pen. Encore une preuve dans le dernier numéro du Canard Enchainé : Dans un article titré « Télé Le Pen », le journal raconte que le patron de la chaine d’info BFM TV a rencontré Marine Le Pen et ses proches pour « aplanir leurs (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions

  • Les projections de radio saint fé
    https://ricochets.cc/Les-projections-de-radio-saint-fe.html

    Animatrices, animateurs, auditrices, auditeurs, mordu.e.s de la radio ou tout simplement curieux.ses, bonjour ! Vous êtes chaleureusement invité.e.s à la toute première séance du CINECLUB RSF des mordu.e.s de radio !

    PROJECTION A L’HYDRE

    ce dimanche 27 septembre à 18H30 #1-Radio lorraine coeur d’acier, la parole libérée, 2009

    un magnifique documentaire d’isabelle Cadière, à voir absolument ! Longwy, fin des années 1970, la sidérurgie lorraine et son monde s’écroule, la CGT lance une radio pirate (si !) (...) #Les_Articles

    / #Crest, Vidéos, films..., #Audio, #Médias_et_expressions

    #Vidéos,_films...

  • La cigarette électronique réduit drastiquement l’exposition aux toxiques du tabac - Observatoire de la prévention
    https://observatoireprevention.org/2020/09/18/la-cigarette-electronique-reduit-drastiquement-lexposition-a

    "N’importe quelle étude qui prétend montrer un impact négatif de la cigarette électronique sur la santé fait les manchettes, même celles qui sont de qualité médiocre et publiées dans des journaux de second ordre, tandis que les études qui rapportent plutôt un effet positif sont tout simplement ignorées, même lorsqu’elles sont très solides scientifiquement et publiées dans des journaux médicaux prestigieux. Ce déséquilibre fait en sorte que la population est informée seulement des risques potentiels associés à la cigarette électronique, sans savoir qu’il existe en parallèle toute une littérature qui montre que ces dispositifs ont des effets positifs sur la santé des fumeurs." — (...)

    #désinformation #médias #santépublique #sciences #vape

  • #Théoule-sur-Mer (06) : nouveau fait-divers permettant la confluence des droites
    https://fr.squat.net/2020/09/21/theoule-sur-mer-06-nouveau-fait-divers-permettant-la-confluence-des-droite

    Toujours plus d’ordre, être intraitable avec les « indésirables »… ces mots polis de l’information couvent des représentations souvent racistes, masquées par des débats aseptisés (ici : la violation du droit de propriété et ses conséquences). On le sait : depuis quelques temps, la thématique sécuritaire est revenue en force dans le débat public. La société serait plus […]

    #Alpes-Maritimes #lois #médias

  • Linky/Disjoncteurs : ça peut fumer !
    https://ricochets.cc/ENEDIS-rappel-LINKY-DANGER-disjoncteur-incompatibilite.html

    ENEDIS admet ce jour (15 septembre 2020) des failles de sécurité sur les compteurs Linky, incompatibles avec certains types de disjoncteurs.. Certains disjoncteurs ne supportent pas le Linky . L’incompatibilité entre les deux équipements pourrait mettre à risque la sécurité des biens et des personnes. Plutôt que de déposer le Linky et le remplacer par un compteur classique, qui ont largement démontré leur fiabilité, ENEDIS propose l’inverse. Dès lors, on s’interroge : à part quelques cas de pose (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions, #Technologie

  • ENEDIS rappelle LINKY : DANGER pour les PERSONNES
    https://ricochets.cc/ENEDIS-rappel-LINKY-DANGER.html

    ENEDIS admet ce jour (15 septembre 2020) des failles de sécurité sur les disjoncteurs Linky. Les Pieds Nickelés se prennent les pieds dans le tapis. N’importe qui - sauf les Gourous de la religion des « hautes technologies », 5G, IA et autres baudruches gonflées comme des crapauds, comprend que plus c’est complexe, moins c’est fiable. Et ce n’est qu’un début ! Sans vergogne, ENEDIS précise : Ce message vous est personnel, il n’a pas vocation à être transféré.!!! Ben voyons : la sécurité publique est en (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions, #Technologie

  • Should journalists rethink objectivity? Stanford professors weigh in - The Stanford Daily
    https://www.stanforddaily.com/2020/08/20/should-journalists-rethink-objectivity-stanford-professors-weigh-in

    By Zadie Winthrop on August 20, 2020

    “Journalists need to be overt and candid advocates for social justice, and it’s hard to do that under the constraints of objectivity,” said Ted Glasser, communications professor at Stanford, in an interview with The Daily.

    The murder of George Floyd and the racial reckoning that followed have opened a conversation around journalistic objectivity. Glasser believes journalists must step away from the blanket idea of objectivity to achieve social change — but not everyone agrees with him. Many journalists are now asking: Can journalism contribute to social change while maintaining its objectivity?

    Objectivity became a prominent journalistic principle in the 1920s. According to the Bill Kovach and Tom Rosenstiel’s book, “The Elements of Journalism: What Newspeople Should Know and the Public Should Expect,” objectivity emerged because the country’s faith in science was growing, so Americans felt journalism should also be a scientific process discerning objective truths rooted in facts and evidence.

    According to Matthew Pressman, journalism assistant professor at Seton Hall University, objectivity caught on after massive newspaper closures throughout the U.S. Since there were fewer papers, wrote Pressman, each one had to serve larger audiences and thus more diverse viewpoints. To stay afloat, newspapers embraced objectivity as an effort to keep a wider audience happy.

    But some, like political science assistant professor Hakeem Jefferson, consider objectivity in its current practice to be less focused on determining objective truths and more focused on giving equal weight to different viewpoints so the journalist appears fair.

    “[Journalists] are so hell-bent on being ‘objective’ for both sides … they can’t tell the truth,” Jefferson said.

    Jefferson described journalists having to “pretend racial inequality isn’t normatively bad” or “Black people in this country [don’t] face a criminal justice system that’s grossly unequal” to appear objective in their reporting. Unsurprisingly, Jefferson said, journalists fail in their duty to be truth-tellers because of their duty to be objective.

    The ethical guidelines of McClatchy, a publishing company which operates 30 newspapers nationally, state employees should avoid social media actions that “could call into question” their and their organization’s objectivity. Some McClatchy journalists wanted to support Black Lives Matter on social media, but feared the action could cost them their job. To that, a McClatchy vice president tweeted, “expressing that Black lives matter is not a political statement. It is a fundamental truth. It is not a violation of social media policy to tell the world that Black lives matter.”

    The dilemma between “truth” and “objectivity” has brought attention to a new principle: “moral clarity.” New Yorker staff writer Masha Gessen suggests in the piece “Why Are Some Journalists Afraid of ‘Moral Clarity?’” that journalists should seek moral clarity instead of the opinion A vs. opinion B reporting that Jefferson sees as what passes for objectivity today. Gessen adopts the definition of moral clarity from Susan Neiman, the author of a book on moral clarity.

    According to Neiman, moral clarity arises after a writer assesses the facts and context of a particular situation, makes a moral judgment about it and includes that judgment in his or her article. With moral clarity, a journalist could make statements that, say, the criminal justice system is unfair to Black people or that racism is bad because the journalist holds that these claims are, at their root, fact-based claims — despite political polarization that could lead one to see the statements as biased.

    Wesley Lowery, who has served as a national correspondent for the Washington Post, has been a prominent voice in the moral clarity versus objectivity debate.

    Lowery wrote in a tweet, “American view-from-nowhere, “objectivity”-obsessed, both-sides journalism is a failed experiment…The old way must go. We need to rebuild our industry as one that operates from a place of moral clarity.”

    Even so, Janine Zacharia, a communications lecturer at Stanford, is not persuaded by arguments for moral clarity. She told The Daily that she believes abandoning objective reporting would not be good for journalism. She gave an example where a journalist wants to write a story about white nationalists. If the prospective subjects of the article were to Google the journalist and see their past work or social media paint negative opinions about white nationalism, those subjects may not be willing to be interviewed for the story, fearing that the story would not be fairly written. Under such premises, Zacharia said, the stories and issues that journalists could bring attention to would dwindle.

    Similarly, Communications Professor Fred Turner said in an interview with The Daily that objective reporting can be an impactful way to achieve social change. Turner argues that journalists in the 1960s, ostensibly working under the guidelines of objectivity, exposed the world to protests against the Vietnam War. In doing so, Turner said, journalists helped the anti-war movement grow.

    Turner believes the same thing is happening today with the Black Lives Matter movement.

    “Each time people see one of these killings or see the protests,” Turner said, “it stops being a purely local matter and becomes a matter of public concern, and then it becomes something that we can all take action on.”

    Journalists, he said, are partially to thank for spreading these stories. Because journalists report what they see, whether positive or negative, journalism is “by definition an activist occupation,” Turner said. Turner does not believe objectivity restricts journalists’ abilities to engage in social change. On the contrary, he said, “you must be objective — and that’s the key to your ability to be an activist for democracy: calling things as you see them, and staying objective, and staying out of the fray.”

    Glasser disagreed. For him, objectivity and social justice are in conflict, and he urged that journalism “free itself from this notion of objectivity to develop a sense of social justice.”

    Jefferson said that objectivity is not often practiced equitably. In the real world, he said, only “people of color, queer people, women, and so on have their commitment to objectivity questioned.” This discrimination happens, he said, because society perceives objectivity as neutral, and people don’t associate straight, white men with identities that interfere with neutrality.

    “There’s this assumption that if you really want objective journalism, just give me a staid, white person,” Jefferson said.

    But that, Jefferson said, is obviously wrong: Like everyone else, a white man “comes to his work as a journalist with attitudes, beliefs, preferences and identities … that structure his own thinking about the world.”

    #Journalisme #Médias #Objectivity #Black_Lives_Matter

  • Biosphere 2: Das Menschenexperiment unter Glas
    https://diasp.eu/p/11642797

    Biosphere 2: Das Menschenexperiment unter Glas

    https://1e9.community/t/biosphere-2-das-menschenexperiment-unter-glas/5186

    Vor fast 30 Jahren startete in der Wüste von #Arizona ein unvergleichliches Experiment. Acht Menschen ließen sich in einer überdachten Nachbildung verschiedener Biotope einsperren. Der Versuch sollte beweisen, dass es möglich ist, auf anderen Planeten eine neue Erde zu schaffen. Doch schon bald wurde die Luft knapp und das #Experiment zum Skandal. Denn hinter der Biosphere 2 standen nicht #Wissenschaftler, sondern eine #Theatergruppe. Und dann kam auch noch Trump-Berater #Steve_Bannon.

    Von Michael Förtsch

    Es sind Szenen wie aus einem #Science-Fiction-Film. Acht Menschen in futuristischen Overalls stehen aufgereiht vor einem riesigen Gebäude, das an ein (...)

    • ... einem riesigen Gebäude, das an ein überdimensioniertes Gewächshaus erinnert. Hinter den Glasscheiben lassen sich Schlingpflanzen, Palmen und andere exotische Gewächse erspähen. Während Medienvertreter mit Filmkameras und Fotoapparaten um die Leute in den Overalls herumschwirren, gehen diese durch eine enge Stahlluke ins Innere des Gebäudes. Sie winken noch einmal, um sich zu verabschieden, als ob sie eine lange Reise antreten würden. Dann schwingt hinter ihnen eine dicke Stahltür zu, die mit einem Ruck an einem Hebel verschlossen wird. Sie durchquere eine Luftschleuse. „Es ist ein unglaublicher Moment“, sagt ein Mann aus der Gruppe. „Die Zukunft beginnt hier.“

      Obwohl diese Bilder, die nur noch in VHS-Qualität zu finden sind, sehr an eine Hollywood-Filmproduktion erinnern, sind sie echt. Tatsächlich ließen sich Anfang der 1990er-Jahre acht Menschen auf ein wahnwitziges Experiment ein. In der Wüste von Arizona ließen sie sich in die Biosphere 2 einschließen, eine unter Glas und Stahl eingeschlossene Kunstwelt, die eine zweite Erde simulieren sollte – in Vorbereitung und der Hoffnung, irgendwann auf Raumschiffen und anderen Planeten Mini-Versionen unsere Heimatwelt aufbauen zu können. Jedoch verlief das Experiment alles andere als problemlos – und brachte die Probanden, ihre körperliche und ihre geistige Gesundheit an den Rand des Zusammenbruchs.

      Es ist ein unglaublicher Moment. Die Zukunft beginnt hier.

      Heute scheint das kuriose und einst weltweit mit Interesse verfolgte Projekt vergessen – oder höchstens als spektakulärer Fehlschlag in der kollektiven Erinnerung. „Ich hatte jedenfalls nichts davon gewusst – bis ich mit meiner Recherche anfing“, sagt Matt Wolf gegenüber 1E9, der mit Spaceship Earth eine umfangreiche Dokumentation über die Geschichte von Biosphere 2 gedreht hat. Tatsächlich wird erst in Rückschau klar, wie gewagt, sonderbar und zugleich auch wegweisend der Versuch war. Entsprungen ist die Idee nämlich keiner wissenschaftlichen Fachgruppe oder einer Universität, sondern etwas, das manche durchaus als Theatertruppe oder Sekte bezeichnen könnte.

      Es begann mit John

      Zwei Jahre reiste der Ingenieur, Metallurg und Harvard-Absolvent John Polk Allen Anfang der 1960er-Jahre durch die Welt. Er hatte eine durchaus erfolgreiche Karriere bei Forschungs- und Industrieunternehmen wie dem Battelle Institute, der Allegheny Ludlum Steel Corporation und der Development and Resources Corporation begonnen. Aber er gab sie auf, um stattdessen die Ursprünge und Lehren von Stammeskulturen in Nepal, Thailand, Singapur, Vietnam, den Philippinen und anderen Ecken der Welt zu studieren. Als er wieder in die USA zurückkehrte, wollte er nicht in sein altes Leben zurück, sondern sich Kunst, Kultur, dem Leben und der Erde verschreiben.

      Daher kaufte Allen 25 Kilometer südlich von Santa Fe in New Mexico ein billiges Stück Land, wo er fortan mit Gleichgesinnten alternative Kultur-, Gesellschafts- und Lebensformen erforschen wollte. Tatsächlich entstand auf dem trockenen Boden binnen weniger Jahre die sogenannte Synergia Ranch , ein wilder Mix aus Ökodorf und Gegenkultur -Kommune, der insbesondere durch die von Allen gegründete Gruppe namens Theatre of All Possibilities einiges Aufsehen erregte. Das Theatre of All Possibilities war, wie der Dokumentarfilmer Matt Wolf beschreibt, „zu Anfang wirklich eine Theater- und #Aktionskunst -Gruppe“.

      Die Truppe wurde von John Allen selbst geleitet, und zwar, je nachdem, wer über die Jahre befragt wurde, entweder mit sanfter Hand oder unbarmherziger Härte . Allen schrieb Stücke und erdachte Performances, die die Mitglieder aufführten und organisierte Vorträge von Wissenschaftlern, Philosophen und Denkern, denen alle beiwohnten. Aber nach und nach habe sich die Gruppe „in immer praktischere Unternehmungen verstrickt“, wie Wolf erzählt. Oder, wie Mark Nelson, einer von Allens Weggefährten in der Dokumentation sagt: „#Kunst? #Geschäft? #Ökologie? #Technologie? Wir wollten das alles tun!“

      In der Zeit zwischen den Vorstellungen machte die Truppe daher das öde Land der Synergia Ranch fruchtbar, konstruierte eine Halle nach Vorbild der Buckminster-Fuller-Kuppeln und ging dann nach Oakland, Kalifornien um ein Schiff zu konstruieren: die rund 25 Meter lange RV Heraclitus . Die wurde unter Leitung der zu dieser Zeit gerade einmal 19-jährigen Margret Augustine aus einem Holzrahmen, Ferrozement, Metallschrott und einem alten Dieselmotor gebaut. Keiner der Beteiligten hatte Erfahrung. Dennoch stach das Schiff 1975 in See. Mit ihr segelte das Theatre of All Possibilities, das zwischenzeitlich für seine Forschungsprojekte die seriöser klingende Stiftung Institute for Ecotechnics gegründet hatte, um die Welt – und startete allerorten allerlei Projekte.

      Die Mitglieder riefen eine Kunstgalerie in London ins Leben, errichteten ein Hotel in Kathmandu, betrieben eine Viehfarm in Australien, arbeiteten mit der Universität von Mumbai, pflanzten Bäumen und beackerten erfolgreich eine Farm in Puerto Rico. Sie beobachteten Wale in der Antarktis, sammelten Forschungsdaten über die Tiere im Amazonas und dokumentierten Korallenriffe in den Tropen. „Wir tourten um die Welt“, sagt Allen in der Dokumententation Spaceship Earth. „Wir waren überall.“

      […]

      #arts #théâtre #expérience #futurisme #hollywood #médias
      #confinement #isolement #science
      #biosphère #oxygène
      #autarcie #autosuffisance #utopie #dystopie

      #auf_deutsch

  • Triste journée pour la liberté de la presse à Paris le 12 septembre
    https://ricochets.cc/Triste-journee-pour-la-liberte-de-la-presse-a-Paris-le-12-septembre.html

    En France, 12 septembre 2020, des journalistes aussi sont la cible de la répression, de la terreur d’Etat planifiée, dans le silence des pantoufles ? 📷 REPORTERS SANS LIBERTÉS 📷 Triste journée pour la liberté de la presse hier à Paris. Au moins trois journalistes ont été interpellés et placés en GAV. Un autre a été frappé sans raison. Si on ajoute à cela un streetmedic blessé, des citoyens verbalisés pour un autocollant d’un parti politique... Ou encore les plus de 200 interpellations... On se dit qu’on est (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, #Médias_et_expressions

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/posts/3309448229091327
    https://www.revolutionpermanente.fr/Malgre-la-repression-des-milliers-de-Gilets-jaunes-defilent-a-P

  • Police partout, liberté nulle part.
    https://ricochets.cc/Police-partout-liberte-nulle-part.html

    On a vandalisé un café associatif de Crest, brisé des vitres. Dessus étaient affichées en particulier le « journal viral » de Ricochets, normalement distribué à l’intérieur ou pendant les marchés. Le « journal viral » présentait notamment la gestion tantôt inefficace, tantôt calamiteuse de la pandémie en France. J’ai digéré ce journal en prenant conscience de la gravité des événements que l’ont vivaient en ce début de confinement et du renforcement de la coercition étatique. Tout cela donc réduit en fumée par des (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers, #Médias_et_expressions

  • Dans les smartphones des collégiens | Making-of
    https://making-of.afp.com/dans-les-smartphones-des-collegiens

    Vaulx-en-Velin- Scènes de torture, débats enflammés sur le blasphème, obsession pour la répression de la minorité ouïghoure en Chine : en passant presque trois mois avec des collégiens français, je ne pensais pas découvrir de telles choses dans leurs smartphones sur leurs pratiques informationnelles. Et être si loin d’eux.

    Avec ma consoeur du journal Le Monde, Delphine Roucaute, nous avons effectué cette année “une résidence” au sein du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin, une zone d’éducation prioritaire près de Lyon, dans le sud-est de la France. Deux heures par semaine, soit 118 heures de rencontres et ateliers avec quelque 275 élèves, surtout des jeunes âgés de 14-15 ans.

    Au fil de l’eau, les débats devenaient plus constructifs. “Cette proximité élèves/journalistes a permis de faire sauter les cadenas, d’ouvrir la parole. J’en ressors convaincue qu’il faut instaurer des temps d’échange autour de l’actualité dans toutes les matières”, même scientifiques, analyse Flore Charbouillot, la professeure-documentaliste du collège qui fut, avec une dizaine d’autres, un moteur essentiel dans cette aventure. Finalement, nos objectifs sont bien ceux-là : aider ces adolescents à accepter la parole contradictoire, à débattre, à avoir envie de s’informer. Pour être des citoyens éclairés.

    Il nous manque les relais, leurs canaux. Car ils s’informent entre eux et sans filtre. Les Gafa investissent pour l’éducation aux médias, le gouvernement a pris la mesure du problème. Mais quelles actions sont vraiment efficaces ? Nous, journalistes bénévoles d’Entre les lignes sommes convaincues que la rencontre est essentielle et que le numérique ne remplacera jamais la force du témoignage et du débat.

    Le fact checking est utile mais ce ne sont pas des formats vers lesquels ils se tournent spontanément. Plutôt que de contrer, il faudrait attiser leur envie de creuser, par eux-mêmes, certains sujets. Pour cela, il faut être réactif. S’appuyer sur la viralité du post d’un rappeur ou d’un footballeur sur les Ouïghours, pour tenter de réagir sur leurs canaux et leur parler du sujet. Faut-il avoir de très jeunes journalistes ? Des relais chez les influenceurs ? Des vigies sur Snapchat ? Des narrations différentes comme ce podcast sur notre résidence ?

    #Education_médias_information #Journalisme #Adolescents

  • Forget TikTok. China’s Powerhouse App Is WeChat. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/09/04/technology/wechat-china-united-states.html

    Ms. Li said. “It felt like if I only watched Chinese media, all of my thoughts would be different.”

    Ms. Li had little choice but to take the bad with the good. Built to be everything for everyone, WeChat is indispensable.

    For most Chinese people in China, WeChat is a sort of all-in-one app: a way to swap stories, talk to old classmates, pay bills, coordinate with co-workers, post envy-inducing vacation photos, buy stuff and get news. For the millions of members of China’s diaspora, it is the bridge that links them to the trappings of home, from family chatter to food photos.

    Woven through it all is the ever more muscular surveillance and propaganda of the Chinese Communist Party. As WeChat has become ubiquitous, it has become a powerful tool of social control, a way for Chinese authorities to guide and police what people say, whom they talk to and what they read.

    As a cornerstone of China’s surveillance state, WeChat is now considered a national security threat in the United States. The Trump administration has proposed banning WeChat outright, along with the Chinese short video app TikTok. Overnight, two of China’s biggest internet innovations became a new front in the sprawling tech standoff between China and the United States.

    While the two apps are lumped in the same category by the Trump administration, they represent two distinct approaches to the Great Firewall that blocks Chinese access to foreign websites.

    The hipper, better-known TikTok was designed for the wild world outside of China’s cloistering censorship; it exists only beyond China’s borders. By hiving off an independent app to win over global users, TikTok’s owner, ByteDance, created the best bet any Chinese start-up has had to compete with the internet giants in the West. The separation of TikTok from its cousin apps in China, along with deep popularity, has fed corporate campaigns in the United States to save it, even as Beijing potentially upended any deals by labeling its core technology a national security priority.

    Though WeChat has different rules for users inside and outside of China, it remains a single, unified social network spanning China’s Great Firewall. In that sense, it has helped bring Chinese censorship to the world. A ban would cut dead millions of conversations between family and friends, a reason one group has filed a lawsuit to block the Trump administration’s efforts. It would also be an easy victory for American policymakers seeking to push back against China’s techno-authoritarian overreach.

    WeChat started out as a simple copycat. Its parent, the Chinese internet giant Tencent, had built an enormous user base on a chat app designed for personal computers. But a new generation of mobile chat apps threatened to upset its hold over the way young Chinese talked to one another.

    The visionary Tencent engineer Allen Zhang fired off a message to the company founder, Pony Ma, concerned that they weren’t keeping up. The missive led to a new mandate, and Mr. Zhang fashioned a digital Swiss Army knife that became a necessity for daily life in China. WeChat piggybacked on the popularity of the other online platforms run by Tencent, combining payments, e-commerce and social media into a single service.

    It became a hit, eventually eclipsing the apps that inspired WeChat. And Tencent, which made billions in profits from the online games piped into its disparate platforms, now had a way to make money off nearly every aspect of a person’s digital identity — by serving ads, selling stuff, processing payments and facilitating services like food delivery.

    While the Chinese government could use any chat app, WeChat has advantages. Police know well its surveillance capabilities. Within China most accounts are linked to the real identity of users.

    Ms. Li was late to the WeChat party. Away in Toronto when it exploded in popularity, she joined only in 2013, after her sister’s repeated urging.

    It opened up a new world for her. Not in China, but in Canada.

    She found people nearby similar to her. Many of her Chinese friends were on it. They found restaurants nearly as good as those at home and explored the city together. One public account set up by a Chinese immigrant organized activities. It kindled more than a few romances. “It was incredibly fun to be on WeChat,” she recalled.

    Now the app reminds her of jail. During questioning, police told her that a surveillance system, which they called Skynet, flagged the link she shared. Sharing a name with the A.I. from the Terminator movies, Skynet is a real-life techno-policing system, one of several Beijing has spent billions to create.

    Wary of falling into automated traps, Ms. Li now writes with typos. Instead of referring directly to police, she uses a pun she invented, calling them golden forks. She no longer shares links from news sites outside of WeChat and holds back her inclination to talk politics.

    Still, to be free she would have to delete WeChat, and she can’t do that. As the coronavirus crisis struck China, her family used it to coordinate food orders during lockdowns. She also needs a local government health code featured on the app to use public transport or enter stores.

    “I want to switch to other chat apps, but there’s no way,” she said.

    “If there were a real alternative I would change, but WeChat is terrible because there is no alternative. It’s too closely tied to life. For shopping, paying, for work, you have to use it,” she said. “If you jump to another app, then you are alone.”

    #WeChat #Chine #Surveillance #Médias_sociaux

  • Fall Nawalny: „Putins Gift, Putins Anschlag“
    https://diasp.eu/p/11591824

    Fall Nawalny: „Putins Gift, Putins Anschlag“

    Die Berichterstattung zum Fall Nawalny ist extrem unseriös: Unschuldsvermutung? Logik? Gesunder Menschenverstand? All das erscheint überflüssig, wenn es um Meinungsmache gegen die russische Regierung geht. Die Berichte ergehen sich in abwegigen Spekulationen, sie sind teils gefährlich und kriegstreiberisch. Von Tobias Riegel.

    Zum Verständnis des Vorgangs um den russischen Politiker Alexej Nawalny muss immer wieder betont werden: Im Gegensatz zur Darstellung in westlichen Medien ist Nawalny in Russland politisch irrelevant. Die „Deutsche Welle“ ordnet die Chancen des nationalistisch orientierten Nawalny russlandweit „im niedrigen einstelligen Bereich“ ein. Die in den letzten Tagen in deutschen Medien massiv wiederholte Formulierung vom „wichtigsten (...)

  • Mâles blancs quinquagénaires et plus si affinités. Merci @libe d’illustrer à quel point ces mecs représentent le passé. (Parce qu’on voit bien avec cette couv que vous n’avez toujours rien compris à demain).

    https://twitter.com/histgeoblog/status/1300310033574645761
    #couverture #couv #médias #journalisme #presse #hommes #où_sont_les_femmes #femmes #invisibilisation #Libé #présidentielle #politique #France #image

    La couv en question :

    La réponse en image :

    ping @isskein

    signalé par @reka @albertocampiphoto

  • Suite aux censures massives par Facebook de pages et groupes contestataires aux USA
    https://ricochets.cc/Suite-aux-censures-massives-par-Facebook-de-pages-et-groupes-contestataire

    Suite aux censures massives par Facebook de pages et groupes contestataires, les protestations grandissent : Etats-Unis : Facebook censure les pages anarchistes et antifascistes - Des centaines d’auteurs, éditeurs et activistes ripostent - Dès le début du mouvement de révolte qui a suivi la mort de George Floyd, le président Donald Trump a concentré ses accusations et menaces à l’encontre des « anarchistes » et « antifa », responsables, selon lui, des centaines de manifestations et émeutes qui ont éclaté (...) #Les_Articles

    / #Médias_et_expressions

    https://lundi.am/Etats-Unis-Facebook-censure-les-pages-anarchistes-et-antifascistes
    https://www.change.org/p/stand-with-anarchist-publishers-banned-by-facebook
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290819/facebook-aneantit-l-audience-d-une-partie-de-la-gauche-radicale?page_artic

  • Facebook funnelling readers towards Covid misinformation - study | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2020/aug/19/facebook-funnelling-readers-towards-covid-misinformation-study
    https://i.guim.co.uk/img/media/905ac886c6dc0f5a3d40eb514637a8cdf0255873/0_5_4703_2822/master/4703.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Facebook had promised to crack down on conspiracy theories and inaccurate news early in the pandemic. But as its executives promised accountability, its algorithm appears to have fuelled traffic to a network of sites sharing dangerous false news, campaign group Avaaz has found.

    False medical information can be deadly; researchers led by Bangladesh’s International Centre for Diarrhoeal Disease Research, writing in The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, have directly linked a single piece of coronavirus misinformation to 800 deaths.

    Pages from the top 10 sites peddling inaccurate information and conspiracy theories about health received almost four times as many views on Facebook as the top 10 reputable sites for health information, Avaaz warned in a report.

    “This suggests that just when citizens needed credible health information the most, and while Facebook was trying to proactively raise the profile of authoritative health institutions on the platform, its algorithm was potentially undermining these efforts,” the report said.

    A relatively small but influential network is responsible for driving huge amounts of traffic to health misinformation sites. Avaaz identified 42 “super-spreader” sites that had 28m followers generating an estimated 800m views.

    A single article, which falsely claimed that the American Medical Association was encouraging doctors and hospitals to over-estimate deaths from Covid-19, was seen 160m times.

    This vast collective reach suggested that Facebook’s own internal systems are not capable of protecting users from misinformation about health, even at a critical time when the company has promised to keep users “safe and informed”.

    “Avaaz’s latest research is yet another damning indictment of Facebook’s capacity to amplify false or misleading health information during the pandemic,” said British MP Damian Collins, who led a parliamentary investigation into disinformation.

    “The majority of this dangerous content is still on Facebook with no warning or context whatsoever … The time for [Facebook CEO, Mark] Zuckerberg to act is now. He must clean up his platform and help stop this harmful infodemic.”

    Some of the false claims were directly harmful: one, suggesting that pure alcohol could kill the virus, has been linked to 800 deaths, as well as 60 people going blind after drinking methanol as a cure. “In India, 12 people, including five children, became sick after drinking liquor made from toxic seed Datura (ummetta plant in local parlance) as a cure to coronavirus disease,” the paper says. “The victims reportedly watched a video on social media that Datura seeds give immunity against Covid-19.”

    Beyond the specifically dangerous falsehoods, much misinformation is merely useless, but can contribute to the spread of coronavirus, as with one South Korean church which came to believe that spraying salt water could combat the virus.

    “They put the nozzle of the spray bottle inside the mouth of a follower who was later confirmed as a patient before they did likewise for other followers as well, without disinfecting the sprayer,” an official later said. More than 100 followers were infected as a result.

    Among Facebook’s tactics for fighting disinformation on the platform has been giving independent fact-checkers the ability to put warning labels on items they consider untrue.

    Zuckerberg has said fake news would be marginalised by the algorithm, which determines what content viewers see. “Posts that are rated as false are demoted and lose on average 80% of their future views,” he wrote in 2018.

    But Avaaz found that huge amounts of disinformation slips through Facebook’s verification system, despite having been flagged up by factcheck organisations.

    They analysed nearly 200 pieces of health misinformation which were shared on the site after being identified as problematic. Fewer than one in five carried a warning label, with the vast majority – 84% – slipping through controls after they were translated into other languages, or republished in whole or part.

    “These findings point to a gap in Facebook’s ability to detect clones and variations of fact-checked content – especially across multiple languages – and to apply warning labels to them,” the report said.

    Two simple steps could hugely reduce the reach of misinformation. The first would be proactively correcting misinformation that was seen before it was labelled as false, by putting prominent corrections in users feeds.

    Recent research has found corrections like these can halve belief in incorrect reporting, Avaaz said. The other step would be to improve the detection and monitoring of translated and cloned material, so that Zuckerberg’s promise to starve the sites of their audiences is actually made good.

    A Facebook spokesperson said: “We share Avaaz’s goal of limiting misinformation, but their findings don’t reflect the steps we’ve taken to keep it from spreading on our services. Thanks to our global network of fact-checkers, from April to June, we applied warning labels to 98m pieces of Covid-19 misinformation and removed 7mpieces of content that could lead to imminent harm. We’ve directed over 2bn people to resources from health authorities and when someone tries to share a link about Covid-19, we show them a pop-up to connect them with credible health information.”

    #Facebook #Fake_news #Désinformation #Infodemics #Promesses #Culture_de_l_excuse #Médias_sociaux

  • The Second Act of Social-Media Activism | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/culture/cultural-comment/the-second-act-of-social-media-activism

    Un article passionnant qui part des analyses de Zeynep Tufekci pour les reconsidérer à partir des mouvements plus récents.

    Some of this story may seem familiar. In “Twitter and Tear Gas: The Power and Fragility of Networked Protest,” from 2017, the sociologist Zeynep Tufekci examined how a “digitally networked public sphere” had come to shape social movements. Tufekci drew on her own experience of the 2011 Arab uprisings, whose early mobilization of social media set the stage for the protests at Gezi Park, in Istanbul, the Occupy action, in New York City, and the Black Lives Matter movement, in Ferguson. For Tufekci, the use of the Internet linked these various, decentralized uprisings and distinguished them from predecessors such as the nineteen-sixties civil-rights movement. Whereas “older movements had to build their organizing capacity first,” Tufekci argued, “modern networked movements can scale up quickly and take care of all sorts of logistical tasks without building any substantial organizational capacity before the first protest or march.”

    The speed afforded by such protest is, however, as much its peril as its promise. After a swift expansion, spontaneous movements are often prone to what Tufekci calls “tactical freezes.” Because they are often leaderless, and can lack “both the culture and the infrastructure for making collective decisions,” they are left with little room to adjust strategies or negotiate demands. At a more fundamental level, social media’s corporate infrastructure makes such movements vulnerable to coöptation and censorship. Tufekci is clear-eyed about these pitfalls, even as she rejects the broader criticisms of “slacktivism” laid out, for example, by Evgeny Morozov’s “The Net Delusion,” from 2011.

    “Twitter and Tear Gas” remains trenchant about how social media can and cannot enact reform. But movements change, as does technology. Since Tufekci’s book was published, social media has helped represent—and, in some cases, helped organize—the Arab Spring 2.0, France’s “Yellow Vest” movement, Puerto Rico’s RickyLeaks, the 2019 Iranian protests, the Hong Kong protests, and what we might call the B.L.M. uprising of 2020. This last event, still ongoing, has evinced a scale, creativity, and endurance that challenges those skeptical of the Internet’s ability to mediate a movement. As Tufekci notes in her book, the real-world effects of Occupy, the Women’s March, and even Ferguson-era B.L.M. were often underwhelming. By contrast, since George Floyd’s death, cities have cut billions of dollars from police budgets; school districts have severed ties with police; multiple police-reform-and-accountability bills have been introduced in Congress; and cities like Minneapolis have vowed to defund policing. Plenty of work remains, but the link between activism, the Internet, and material action seems to have deepened. What’s changed?

    The current uprisings slot neatly into Tufekci’s story, with one exception. As the flurry of digital activism continues, there is no sense that this movement is unclear about its aims—abolition—or that it might collapse under a tactical freeze. Instead, the many protest guides, syllabi, Webinars, and the like have made clear both the objectives of abolition and the digital savvy of abolitionists. It is a message so legible that even Fox News grasped it with relative ease. Rachel Kuo, an organizer and scholar of digital activism, told me that this clarity has been shaped partly by organizers who increasingly rely on “a combination of digital platforms, whether that’s Google Drive, Signal, Messenger, Slack, or other combinations of software, for collaboration, information storage, resource access, and daily communications.” The public tends to focus, understandably, on the profusion of hashtags and sleek graphics, but Kuo stressed that it was this “back end” work—an inventory of knowledge, a stronger sense of alliance—that has allowed digital activism to “reflect broader concerns and visions around community safety, accessibility, and accountability.” The uprisings might have unfolded organically, but what has sustained them is precisely what many prior networked protests lacked: preëxisting organizations with specific demands for a better world.

    What’s distinct about the current movement is not just the clarity of its messaging, but its ability to convey that message through so much noise. On June 2nd, the music industry launched #BlackoutTuesday, an action against police brutality that involved, among other things, Instagram and Facebook users posting plain black boxes to their accounts. The posts often included the hashtag #BlackLivesMatter; almost immediately, social-media users were inundated with even more posts, which explained why using that hashtag drowned out crucial information about events and resources with a sea of mute boxes. For Meredith Clark, a media-studies professor at the University of Virginia, the response illustrated how the B.L.M. movement had honed its ability to stick to a program, and to correct those who deployed that program naïvely. In 2014, many people had only a thin sense of how a hashtag could organize actions or establish circles of care. Today, “people understand what it means to use a hashtag,” Clark told me. They use “their own social media in a certain way to essentially quiet background noise” and “allow those voices that need to connect with each other the space to do so.” The #BlackoutTuesday affair exemplified an increasing awareness of how digital tactics have material consequences.

    These networks suggest that digital activism has entered a second act, in which the tools of the Internet have been increasingly integrated into the hard-won structure of older movements. Though, as networked protest grows in scale and popularity, it still risks being hijacked by the mainstream. Any urgent circulation of information—the same memes filtering through your Instagram stories, the same looping images retweeted into your timeline—can be numbing, and any shift in the Overton window means that hegemony drifts with it.

    In “Twitter and Tear Gas,” Tufekci wrote, “The Black Lives Matter movement is young, and how it will develop further capacities remains to be seen.” The movement is older now. It has developed its tactics, its messaging, its reach—but perhaps its most striking new capacity is a sharper recognition of social media’s limits. “This movement has mastered what social media is good for,” Deva Woodly, a professor of politics at the New School, told me. “And that’s basically the meme: it’s the headline.” Those memes, Woodley said, help “codify the message” that leads to broader, deeper conversations offline, which, in turn, build on a long history of radical pedagogy. As more and more of us join those conversations, prompted by the words and images we see on our screens, it’s clear that the revolution will not be tweeted—at least, not entirely.

    #Activisme_connecté #Black_lives_matter #Zeynep_Tufekci #Mèmes #Hashtag_movments #Médias_sociaux

  • Histoire que vous ayez PEUR, très PEUR, et rien d’autre !
    « ...Le nombre de cas graves passe de 380 à ....381 ..! »

    https://pbs.twimg.com/media/EeM6ztcWoAAtdEb?format=jpg

    Source : https://twitter.com/spetsnagirl/status/1288938587778621440
    et aussi : https://seenthis.net/messages/869838 , mais avec une interprétation différente.

    Augmentation de 1. A quand les 2 masques obligatoires ?
    #santé #pandémies #pandémie #grippe #covid-19 #coronavirus #panique #épidémie #propagande #enfumage #manipulation #médias #médias #merdias

  • #Pandémie : Le déchainement ! Vaccination en Marche (...forcée) Stratégie du choc
    Grâce aux travail de l’#OMS de la #banque_mondiale et de #bill_gates, tout passe et devient crédible dans la bouche du pire personnage de l’histoire.
    On se croirait dans le bunker qui abrite la cellule de crise de l’Élysée. Le narratif de ce qu’on vit réellement actuellement.
    Je veux qu’ils se jettent sur le vaccin, comme un passager du Lolita Express lorsqu’il voit passer un enfant.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=4kfCJjDBGAA

    #propagande #enfumage #manipulation #histoire #médias #vaccins #internet #réseaux_sociaux #médias #merdias #masques #muselière #Didier_Raoult #Lancet #argent #santé #gros_sous #capitalisme #big_pharma #laboratoires_pharmacetiques #confinement #pandémies #pandémie #grippe #covid-19 #coronavirus #panique #big_pharma #épidémie #EnMarche

    • Le Bunker de la dernière rafale

      https://www.youtube.com/watch?v=FFbyNaAAfZw

      Le Bunker de la dernière rafale est un court métrage français réalisé par Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, sorti en 1981.

      Synopsis : Une équipe de militaires dérangés est confinée dans un bunker. Lorsque l’un d’eux découvre un compteur qui défile à rebours, tous sont affolés. Que se passera-t-il à la fin du décompte ? C’est dans cette ambiance lourde de tension qu’ils sombreront tous, peu à peu, dans la plus profonde des folies.Métaphore de la peur inconsidérée qu’a l’homme de l’inconnu, le très peu de paroles de ce court-métrage, lui confère une certaine universalité.

      Fiche technique :
      Réalisation : Marc Caro & Jean-Pierre Jeunet
      Scénario : Gilles Adrien, Marc Caro & Jean-Pierre Jeunet
      Production : Zootrope
      Son : Marc Caro
      Photographie : Marc Caro, Jean-Pierre Jeunet & Spot
      Montage : Marc Caro & Jean-Pierre Jeunet
      Pays d’origine : France
      Format : noir et blanc - 1,66:1 - mono - 35 mm
      Genre : court métrage, science-fiction
      Durée : 26 minutes
      Date de sortie : 1981 (France)
      Distribution : Jean-Marie de Busscher - Marc Caro - Patrice Succi - Gilles Adrien - Spot - Vincent Ferniot - Thierry Fournier - Zorin - Eric Caro - Jean-Pierre Jeunet - Bruno Richard - Hervé di Rosa

      #Cinéma #court_métrage

  • Palestinien fais-toi naturaliser ouïghour !
    https://www.legrandsoir.info/palestinien-fais-toi-naturaliser-ouighour.html

    La campagne actuellement conduite par les Etats-Unis, et ses idiots utiles, pour nous inquiéter sur le sort des Ouïghours est détestable car elle nous oblige à rejoindre le coin, celui des méchants. Ne pas accepter sans preuves les propos tenus par les chargés de propagande de Trump devient une complicité de crime. Pourtant, pour avoir été le témoin de tant de faux drames, inventés pour le seul maintien du monopole colonialiste étasunien sur le monde, que je me sens obligé de faire part de mon expérience du mensonge.

    Surprenante cette campagne « en soutien au peuple Ouïghour » le jour où, avec l’approbation de Falstaff-Dupond, l’aigle qui couve le nid de la Justice depuis la colonne Vendôme, l’Assemblée vient de voter une sorte d’annulation à vie des droits de tout condamné pour terrorisme. Libéré, peine purgée, l’abruti de vingt ans qui a cru libérer la Syrie en rejoignant Daech, restera à jamais un homme sans liberté. Mais remarquons que les députés qui viennent de voter ce texte, réhabilitant la « relègue » et la double peine, sont par ailleurs des amis de la liberté. Liberté pour la minorité ouïghoure essentiellement de culture musulmane chinoise, mais pas de liberté possible en France pour celui que la justice qualifie de « terroriste ». Si Pékin a la fasciste audace de demander des comptes aux très nombreux Ouïghours qui ont rejoint, eux aussi, Daech et al Nosra en Syrie, puis sont rentrés à la maison : c’est un crime contre l’humanité. En revanche, quand Dupond-Moretti et ses amis sécuritaires applaudissent à leur loi toute neuve et honteuse, c’est l’expression « d’une avancée du droit ». Bon : le Chinois est jaune et très méchant, le Français est blanc et très gentil. D’ailleurs ce n’est pas lui qui crèverait des yeux à coup de LBD.


    Longtemps la désignation officielle, par les EU ou l’OTAN, d’une minorité opprimée m’a bien énervé. J’étais surpris que des citoyens généreux et intelligents, ne soient pas étonnés que des humanistes du calibre de Nixon, Reagan, les deux Bush, puis Trump et Netanyahou leur désignent un ennemi à combattre, un oppresseur de minorités. Dans ma vie prolongée, il m’est assez facile, pour l’avoir constaté, de compter ce genre d’utilisation de la misère et de l’oppression comme un outil de guerre de l’impérialisme.

    La dernière mouture remonte à la supercherie des « Printemps Arabes ». C’est dans un entretien avec le New York Times , qu’un haut diplomate EU en a livré le secret : « Plutôt que de dépenser des milliards en cadeaux et en armement, il suffit d’investir 500 millions auprès d’internautes d’un pays dont on veut changer le régime pour que monte en force une révolte, souvent légitime. C’est une grosse économie en dollars et en sang versé. » La recette ? Former des jeunes (arabes par exemple), ou des « ONG », à toutes les subtilités de l’Internet et à celles aussi des réseaux sociaux. Actuellement la pendule étasunienne est donc calée à l’heure de Pékin. Très bien. Mais retrouvons la mémoire pour nous rappeler que l’opposant maximo à la Chine, avant les JO de 2008, n’était autre que Robert Ménard et sa déshonorante association Reporters Sans Frontières. Une engeance recevant des fonds de la NED, instrument de propagande de Washington.

    Repartons plus loin dans le temps. Qui se souvient des petits Biafrais atrocement maigres, montrés (déjà) aux journaux par Kouchner qui, aidé d’intellectuels espions du SDECE, mettait au point une idéologie qui allait conduire à la fin des guerres de libérations, non oblitérées par l’Occident : « Le droit d’Ingérence ». Ah les Biafrais ! Cette ethnie englobée dans l’odieux Nigéria ! S’ériger en république autonome était tout à fait légitime. Pourtant le nerf de la révolte n’était pas la liberté mais le pétrole, le sous-sol biafrais est d’un noir d’huile. Faute de derricks à Colombey, De Gaulle ne s’est pas honoré en activant là-bas une sécession conduite par des généraux corrompus. Et nous avons pleuré ces enfants mourant pour « la liberté de leur peuple ». Alors qu’on les faisait crever pour obtenir de terribles photos qui, au bout de l’horreur entraîneraient la baisse du prix du litre de « super ». De 1962 à 1975, Johnson et Nixon ont soutenu la liberté des Méos et de leurs combattants, armés (par eux). Coincés entre Chine, Vietnam et Laos, ces royalistes étaient très utiles pour lutter contre le communisme. Le Vietnam tombé, cette cause naguère essentielle, celle des Méos a disparu des programmes. En Afghanistan viendra, plus tard, la déification de l’islamiste puis le soutien apporté à un incontestable combattant de la démocratie : Ben Laden.

    La recette reste bonne, activer une ethnie comme on met une bûche au feu. Cette pratique marche d’autant mieux qu’entre-temps le droit-de-l’hommisme, concept néo-libéral, a été forgé sous le marteau de Kouchner. Avec une telle arme le scrupule de détruire un État disparaît. Au nom du droit, le leur, les démolisseurs peuvent bombarder sans mauvaise conscience, comme ils le firent en Serbie. L’épisode historique des valeureux « rebelles tchétchènes », dont on nous a longuement loué mérites et qualités dans les journaux, au tournant de 1990, a finalement érigé la charia en 1999. Ce qui indique un amour sans murailles pour la démocratie et la liberté. Des journalistes ont alors crapahuté dans les montagnes, de concert avec ces fous de Dieu, mais en oubliant de prévenir les lecteurs de leur véritable but : le califat. Nous avons donc pleuré là aussi. Constater la nature mortifère de ces rebelles justifie-t-il les crimes de guerre commis contre eux ou contre la population ? Atrocités commises par des Russes ou par le dictateur Bassaïev ? Non. Mais que l’on vienne alors nous expliquer pourquoi la France est en guerre pour préserver l’Afrique de l’ouest des mains de Daech... Alors que Poutine, lui, était prié de faire bon ménage avec la charia, dans un état de la Fédération de Russie ?

    Mon métier a voulu que, pour un temps plus ou moins long, mais toujours « sur le terrain », j’ai vu l’Occident dénoncer les crimes des autres sans jamais regarder les siens. Deux exemples de massacres, utilisés comme arme de propagande, ont été pour moi l’objet de reportages éclairants sur la puissance du mensonge. Le premier se déroule en février 1991 dans le Kurdistan irakien. Sous l’effroyable feu de « la coalition internationale », Saddam Hussein se retire du Koweït. Dans le nord de l’Irak les peshmergas, combattants kurdes, prennent en main la population et parviennent aisément à convaincre les familles que l’heure du crime est de retour : Saddam va se venger sur leur peuple. En liaison avec Washington, avec James Baker, mais aussi l’immanquable Kouchner et la naïve Danielle Mitterrand, les peshmergas poussent la population vers les montagnes. Puis la confinent là-haut dans des conditions de survie difficiles. Ainsi créé, l’abcès de fixation qui est un « drame humanitaire » justifie une zone d’interdiction de vol pour les avions du raïs et un opprobre international. Heureusement « le génocide » annoncé n’a jamais eu lieu et, selon de dignes témoins, jamais envisagé par Saddam. Les Kurdes, une fois de plus dans leur interminable errance, ont été utilisés comme un argument cynique de géopolitique. Le fond n’étant pas de leur donner un meilleur avenir. C’est depuis Bagdad, Erbil, Kirkouk, Souleymanieh que j’ai vécu, les yeux ouverts, ce moment où l’on faisande l’histoire.

    Un ultime exemple avec l’escroquerie médatico-politique, celle du Kosovo. En 1999, le « monde libre » nous annonce que le Kosovo, province serbe majoritairement peuplée d’Albanais, est un lieu de martyre. Avec tueries de masse, camps de concentration et toutes horreurs de la barbarie. Edwy Plenel, alors directeur du quotidien Le Monde , nous annonce « 700 000 fantômes » au Kosovo. Pour parler sans métaphore, 700 000 morts. Selon le porte-parole de l’Otan le stade de Pristina, la capitale de la province, a été transformé en camp comme Santiago sous Pinochet. La propagande se nourrit de clichés.

    Arrivant par miracle jusqu’à ce Stadium, j’ai la surprise de le voir éclairé par des phares de voitures, avec des joueurs de foot à l’entrainement. Pendant des jours, du matin au soir, j’ai cherché les 700 000 morts de Plenel. Pas de trace. L’essentiel des victimes étaient mortes sous les bombes et missiles de l’Otan, tirés par des avions de chasse confondant des files de tracteurs avec des colonnes de chars serbes. Qui n’existaient d’ailleurs pas.

    En dehors de leur mortelle incursion au sein de Daech en Syrie, je ne connais rien des Ouïghours, je n’en dirai donc rien. Au contraire de ceux qui parlent mais ne savent rien. Je rappelle seulement la litanie de quelques mensonges, forgés à Washington au nom de l’America First. Un maître du monde soucieux de ne rien perdre de sa force coloniale bétonnée par le mensonge démocratique. Pour conclure, comment peut-on croire en une rumeur mondialisée, celle des Ouïghours martyrisés alors que les Palestiniens, niés, volés, bafoués, emprisonnés, torturés, continuent de l’être dans l’indifférence de ceux qui attaquent aujourd’hui Pékin. Nous laissant croire que démocratie et liberté ne sont pas leur objectif premier. Souvenez-vous enfin d’une autre offensive, avec BHL, Clooney et toute la troupe d’Hollywood sur le « drame du Darfour », l’objectif étant de détourner la douleur de l’opinion de la Palestine vers un morceau du Soudan. Que les amis droit-de-l’hommistes se souviennent, s’ils sont en panne de noble cause : en 1982 l’ONU a déclaré que le massacre de Sabra et Chatila était un "acte de génocide"... et rien n’est c’est passé après ce crime imprescriptible. Si j’étais un citoyen de Gaza je demanderais ma naturalisation ouïghoure, et mon sort intéresserait enfin le monde. Celui qui compte.

    
Tant qu’elle reste sélective l’indignation n’est rien.

    Jacques-Marie BOURGET

    #minorité #minorité_opprimée #oppression #ouïghours #ouïghour #minorités #Palestine #Palestiniens #Gaza #Daech e#al_nosra #Printemps_Arabes #internautes #ong #robert ménard #RSF #NED #Biafra #bernard_kouchner #Vietnam #Afghanistan #ben_laden #droit-de-l’hommisme #Serbie #daech #Irak #danielle_mitterrand #Kosovo #edwy_plenel #bhl #Darfour #propagande #enfumage #manipulation #histoire #médias