• Rima Hassan et la génération Palestine
    Chronique d’Emilie Nicolas | 1 avril 2026 | Le Devoir
    Anthropologue, l’autrice est chroniqueuse au Devoir, à Radio-Canada et à CBC.
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/968822/rima-hassan-generation-palestine

    En novembre 2024, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese, entame une visite au Canada. Elle doit donner une série de conférences dans les universités, en plus de rencontrer des groupes de défense des droits en privé. B’nai Brith lance une campagne de dénonciation de sa venue au pays. Selon le groupe de pression pro-israélien, Albanese « défend des groupes terroristes responsables de la mort de Canadiens et d’Israéliens », et endosse « l’antisémitisme et la violence ». B’nai Brith met donc de la pression sur la direction de chacune des universités où elle doit prendre la parole pour tenter — sans succès — de faire annuler ses prises de parole. Le groupe en profite, sur ses réseaux sociaux, pour « presser le gouvernement d’empêcher les orateurs pro-terreur et antisémites d’entrer au Canada, et de reconsidérer le rôle du Canada à l’ONU, étant donné le rôle d’agences comme l’UNRWA qui encouragent l’antisémitisme ».

    J’ai eu l’occasion de rencontrer Francesca Albanese en privé à Montréal en novembre 2024. Je vous annonce formellement aujourd’hui les conclusions de mon enquête : elle ne mord pas. Assez de gens hautement plus qualifiés que moi en sont venus à la même conclusion, si bien qu’elle est pressentie pour un prix Nobel de la paix.

    Vendredi dernier, B’nai Brith célèbre. L’eurodéputée française Rima Hassan est empêchée d’entrer au Canada, après que des « informations » ont été fournies à l’agence frontalière par le groupe. Il met aussi de la pression sur l’Université Concordia pour faire annuler une conférence qui doit se tenir en virtuel, car « le Canada n’est pas une plateforme pour ceux qui justifient le terrorisme et glorifient la violence ». Or, Rima Hassan, pas plus que Francesca Albanese, ne fait l’objet d’aucun procès ou d’aucune condamnation en justice qui viendrait appuyer la grave nature des accusations lancées. Il lui est arrivé, à propos du Hamas, d’avancer que les peuples colonisés ont droit à la résistance en droit international, tout en condamnant les prises d’otages et les attaques contre les civils du 7 octobre 2023.

    À titre de chroniqueuse, j’ai été invitée à participer à un panel, mardi soir, à la suite d’une allocution que Rima Hassan a dû tenir en virtuel, sur les résistances contre l’extrême droite et le fascisme. Et nous nous sommes entretenues au téléphone pendant plus d’une heure, mardi matin. Vite comme ça, les conclusions de cette deuxième enquête, c’est que Rima Hassan ne mord pas non plus. (...)

    • Honte à la justice française qui cède aux génocidaires ! La loi Yadan n’a pas été votée mais elle s’applique déjà.

      Le député * Matthias Renault [ RN, énarque et ancien magistrat financier ] annonce saisir la procureure de la République de Paris après une publication de l’eurodéputée LFI Rima Hassan évoquant Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans l’attentat de l’aéroport de Lod en 1972. Dans un message publié sur X, Rima Hassan citait Okamoto :
      « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. »
      Or Kōzō Okamoto est l’un des auteurs de l’attaque terroriste menée le 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod (aujourd’hui Ben Gourion), qui a fait 26 morts et plus de 80 blessés parmi les civils.
      Dans son courrier adressé au parquet de Paris, le député [ RN ] estime que cette publication pourrait relever de l’article 421-2-5 du code pénal, qui sanctionne l’apologie publique d’actes de terrorisme, notamment lorsqu’elle est diffusée en ligne.
      📌La justice devra désormais déterminer si la publication constitue une simple citation dans un contexte politique ou une valorisation d’un auteur d’attentat terroriste.

      https://x.com/SlMONWEINBERG/status/2037553432651759893

      « Soutien à Rima Hassan. Dans son tweet, elle a simplement partagé une citation de Kōzō Okamoto. Elle n’a pas glorifié ou soutenu des actes dont il pourrait être l’auteur.
      Pendant ce temps, ceux qui soutiennent à longueur de plateaux télés le génocide à Gaza ne sont pas inquiétés. »Camille @K1000Journalist

      * Prise de positions dudit personnage :

      En janvier 2025, à la suite d’une enquête évoquant un monopole de certification halal au profit de la Grande mosquée de Paris pour des exportations vers l’Algérie, il adresse un signalement à la procureure de la République de Paris. Il s’interroge sur l’attribution d’un opérateur unique et qualifie le mécanisme de droit de douane « de fait » imposé aux exportateurs, obligatoire et payant. Il estime qu’un tel montage pourrait relever de l’extorsion et souligne la dimension de souveraineté et de sécurité liée aux circuits de financement.

      En juillet 2025, dans le cadre de la polémique liée à des messages antisémites attribués à une étudiante gazaouie accueillie en France, il interpelle les autorités sur les procédures de sélection et de « criblage » avant entrée sur le territoire. Il questionne explicitement les protocoles de sécurité ayant permis l’arrivée de la jeune femme, l’affaire conduisant le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à reconnaître une défaillance et à annoncer une enquête interne.

      En novembre 2025, en écho aux manifestations au Royaume-Uni, il affiche un drapeau français à la fenêtre son bureau de l’Assemblée nationale, ce qui suscite des discussions internes sur les règles applicables et la conduite à tenir. Le député revendique un geste de nature patriotique, tandis que l’administration de l’Assemblée « tergiverse » sur la réponse à apporter. L’épisode est présenté comme un différend de protocole et de symboles au sein de l’institution.

      En janvier 2026, il signe un amendement contre le financement par le contribuable de « structures idéologiques et militantes » citant en exemple les Rencontres trans musicales qui seraient un festival de musique d’artistes transgenres, alors que ce n’est pas le cas, et lui vaut d’être moqué dans plusieurs médias.https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-depute-rn-matthias-renault-verse-dans-le-ridicule-en-essayant-d-at

    • https://www.franceinfo.fr/politique/la-france-insoumise/l-eurodeputee-lfi-rima-hassan-placee-en-garde-a-vue-pour-apologie-du-terr

      Lors de cette garde à vue, une petite quantité de drogue de synthèse a été découverte dans le sac de l’eurodéputée, rapporte par ailleurs à franceinfo une source proche du dossier. Selon cette même source, Rima Hassan a expliqué aux enquêteurs avoir acheté du CBD à Bruxelles, et que la drogue lui avait été donnée à son insu. Sa garde à vue a été étendue aux faits de « transport », « détention », « usage de stupéfiants » et « refus de se soumettre aux relevés signalétiques ».

    • Régis de Castelnau :

      Coucou les amis magistrats !
      Eh bien dites donc, quand il s’agit de faire plaisir à Netanyahu et Ben Gvir, vous faites progresser la jurisprudence. Voilà que le procureur fait mettre en garde à vue une parlementaire sans respecter son immunité issue de la Constitution. Et ce sur un signalement d’un député du RN devenu le petit télégraphiste zélé des génocidaires israéliens. On imagine que pour le remercier, Ben Gvir va lui offrir le pin’s avec le nœud coulant.
      Alors on convoque Rima Hassan, qui commet l’erreur de se rendre à la convocation, on fouille son sac (!!!!!!) et on prétend y avoir trouvé de la drogue. Et on prévient la presse. Astuce ! Comme ça on prétend qu’il y a un flagrant délit et que l’immunité parlementaire ne fonctionne pas. Décidément vous êtes créatifs quand il s’agit de complaire à Netanyahu.
      Jusqu’où allez-vous déshonorer ?

      https://x.com/R_DeCastelnau/status/2039723747750363282

    • Rima Hassan. @RimaHas
      12:40 AM · 3 avr. 2026
      https://x.com/RimaHas/status/2039835443722645981

      Je réserve l’ensemble de mes déclarations à la conférence de presse que mon avocat et moi tiendrons demain après-midi.

      Pendant toute la journée, sur la base de fuites illégales, j’ai dû subir des accusations m’imputant la possession de plusieurs drogues. Ces accusations sont totalement fausses : seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels, ce qui est parfaitement légal et que j’utilise à des fins médicales.

      Mon avocat engagera des poursuites pour diffamation contre toute personne ayant propagé ou relayé ces fausses rumeurs.

    • Rima Hassan :

      Quelques éléments importants avant la conférence de presse de 17h :

      • C’est toutes les procédures pour lesquelles j’ai été auditionnée jusqu’à présent en audition libre qui ont été classées sans suite, 13 sur 16 au total en grande majorité des plaintes déposées par le lobby pro israélien en France ciblant mes opinions politiques sur le génocide à Gaza et la Palestine. (Plainte de Bellamy classée, appel au soulèvement à Sciences po classée, légitimité de la lutte armée à Gaza et sur l’action du Hamas classée et toutes les autres qui s’y assimilent 13 sur 16 donc ).

      • Sur les 3 procédures restantes encore ouvertes
      – celle d’hier sur la citation de Kozo Okamoto qui donnera lieu à une audience le 7 juillet ✌️
      – et les 2 auditions de ce matin (sur le one by one de l’article faisant référence aux activités du Hamas contre les milices affiliées à l’Etat islamique soutenues et financées par Israël à Gaza, plainte là aussi déposée par l’organisation juive européenne OJE et l’organisation juive française OJF, puis une plainte déposée par le collectif d’extrême droite Némésis pour un post en collab d’un collectif étudiant qui dans sa publication a relayé un tag ciblant Némésis , post qui a été supprimé par ce même collectif étudiant le même jour à ma demande).

      • Enfin sur la question de la drogue, j’avais sur moi du CBD hier en me rendant à ma garde à vue utilisé à des fins médicales, sur les 2 CBD que j’avais l’un a été testé conforme à ce qui se vend légalement, et le deuxième selon les enquêteurs contenait des traces de drogue de synthèse qui aurait été ajoutée à la résine de CBD, jai fait savoir où j’avais acheté légalement ce CBD. Des vérifications sont simplement en cours sur l’origine de ce CBD pour corroborer mes déclarations. J’ai aussi effectué un test urinaire qui a confirmé la seule présence de faible trace de THC dû à la consommation du CBD ce qui a été confirmé par le médecin. Toutes les informations qui font référence à la détention de drogues sont fausses et ont été sciemment relayées dans le seul but de me nuire dans le cadre des procédures dont je fais l’objet et je me réserve la possibilité d’engager des poursuites en ce sens.

      Merci pour tous les mots de soutien et de solidarité.

      https://x.com/RimaHas/status/2040020134287282629

    • Dans l’extrait, [ où intervient le minable Paul Larrouturu ] on comprend bien que le journaliste a imaginé sa séquence et cherche LA phrase. Peut être même que ça l’arrange que R. Hassan l’ai renvoyé à l’audience du 7 juillet, ça permet de dire dans son reportage « elle n’a pas voulu répondre ».

      Il ne porte que peut d’intérêt au fond de l’affaire, à savoir, est ce que c’est de « l’apologie du terrorisme » de citer le responsable d’un attentat dans un tweet (vrai question, intéressante, qui en plus aura permis de parler de cette histoire méconnue de Kozo Okamoto)

      Autre moment tendu : l’échange avec un journaliste de BFM qui défend la couverture de sa chaîne télé alors qu’on lui dit qu’elle a diffusé des fake news et a contribué à l’acharnement médiatique injustifié de Rima Hassan.

      C’est pas tout à fait la même dynamique : un journaliste se sent obligée de portée secours au média qui l’embauche. Alors que la vraie question c’est : BFM a été en boucle sur cette affaire, quitte à raconter de la D, parce que c’est son fond de commerce / son modèle économique.

      Tout ça c’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que des différences de manière de travailler / de déontologie ont été exposées de manière crue, en public et en direct. Pour moi c’est hyper positif :
      Pour une fois, les journalistes ont montré autre chose qu’une petite corporation bourgeoise/parisienne qui se soutien coûte que coûte (j’exagère à peine).

      Les médias, les journalistes, n’ont pas la même ligne éditoriale, ne répondent pas aux mêmes exigences, ne sont pas soumis aux mêmes pressions et impératifs économiques.

      Ça veut pas dire qu’il y d’un côté les bons et de l’autre les mauvais, ça veut dire que « les journalistes » ou « les médias » ça veut pas dire grand chose, que c’est pas un ensemble homogène. Et vu la défiance (méritée) envers nous, ce genre d’épisode permet de montrer tout ça.

      Bref, force à la journaliste Khadija Toufik, soutenez la presse indépendante !
      https://x.com/Theo_Bouh/status/2040150406441914548

    • Quand sa consœur Khadija Toufik qui risque sa vie sur le terrain l’interpelle sur le génocide perpétré par Netanyahou, Paul Larrouturou la prend de haut et affiche un sourire insolent. C’est vrai qu’il y a de quoi se marrer...

      Paul Larrouturou m’a demandé, de façon arrogante, « qui je suis » lorsque je l’ai interpellé sur le génocide à Gaza, alors qu’il posait les mauvaises questions à Rima Hassan. Je suis grande reporter indépendante de terrain. J’ai couvert les crimes israéliens en Palestine et je n’ai pas vu grand monde en Cisjordanie occupée, qui est pourtant accessible contrairement à Gaza. Les grands médias doivent se remettre en question et poser les bonnes questions.
      Pourquoi personne n’évoque le terrorisme de Benyamin Netanyahou, recherché par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans un contexte d’occupation illégale au regard du droit international ? C’est tout le sujet aujourd’hui ! Les médias ont une responsabilité ! Khadija Toufik

    • « C’est ce qu’on appelle une masterclass : bravo !

      Avec l’usage pervers de la parole, il faut toujours être clair comme le fait le député ici. »
      https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=icSZ2jf-pbs

      Franceinfo m’invite pour parler des dépendances de nos armées vis-à-vis de l’étranger.
      Je me retrouve à commenter la garde à vue de #RimaHassan, juste après un conseiller municipal LR présenté comme « politologue ».
      Le service public mérite mieux que ce propagandisme à la CNEWS.

      Le recadrage ferme et salutaire au tout début de la vidéo de 00:00 à 02:01 ! Excellente remise en place du service public !

    • Même la barbouzerie demande du professionnalisme. C’est pourquoi il faut remercier l’amateurisme du cabinet du ministre de la Justice dont le porte-parole a téléphoné de tous côtés pour commenter le déroulement de la garde à vue de Rima Hassan. « Le Canard enchaîné » l’a entendu ! Peut-être le conseiller bavard en lisait-il le déroulement grâce à un code d’accès sur le matériel de ceux qui sur place en relevaient le contenu. Je dis sans doute. Car je n’ai pas pu le voir moi-même, quoique j’habite le quartier du commissariat où Rima Hassan a été détenue. Mais j’ai été très sensible au message sicilien que cette proximité m’adressait peut-être. J’ai dit : peut-être. Tout avait été calculé aux petits oignons par monsieur Nuñez et ses potes au ministère de la Justice. Peut-être, aussi. Patatras ! L’ivresse de l’action, le flot de l’adrénaline et hop, le dérapage ! On aurait trouvé de la drogue dans le sac de Rima ! De la drogue ! Rima Hassan « pro terroriste et camée » comme dit le subtil David Lisnard pour l’insulter sans vergogne, tout président de l’Association des maires de France qu’il est censé être encore. « Des maires » peut-être, mais pas de tous puisqu’il n’a pas eu le temps ni le réflexe de prendre contact avec ses collègues de la Seine-Saint-Denis grossièrement insultés par l’officialité médiatique. Mais revenons au sujet. Bien sûr, il n’y avait pas de drogue ni rien qui y ressemble dans le sac de Rima. Seulement un produit légal à usage médical dont Rima a aussitôt donné la facture et la carte de visite du lieu d’achat. Mais d’ailleurs imagine-t-on sérieusement qu’une personne se droguant viendrait au commissariat avec ses produits le jour d’une garde à vue ? Donc pas de drogue. Mais grâce à la fuite organisée au ministère et au circuit barbouzard de diffusion de « l’information » ce fut un déchaînement. Tous les rigolos de la presse audiovisuelle et leurs compères abrutis de haine anti-insoumise dans la presse écrite régionale se sont lâchés. Habitués à recopier les infos données par la police moyennant on ne sait quoi, ils n’ont rien vérifié, rien discuté. Bilan pour tous ces pieds nickelés : l’Arcom est saisie et les plaintes pleuvent sur les auteurs des articles diffamatoires. Il fallait en voir plus d’un se tortiller sur les plateaux de télé pour diminuer leur responsabilité et combien de chaînes de télé continuer d’afficher des bandeaux ambigus pour créer de la confusion. Quant au barbouze du ministère, c’est une première : l’inspection générale lui tombe dessus. Sans précèdent : une enquête pour un viol du secret de l’instruction. Nous savons à quel point c’est incroyable vu comment ont été traitées plus d’une d’entre nous dans des conditions identiques. La justice n’a jamais ni poursuivi une seule personne responsable de ce délit ni puni une seule fuite. Personnellement, je suis convaincu que personne ne le sera, comme d’habitude. Ce sera parfait car le ridicule dans toute cette affaire est promis à se montrer bientôt encore plus crûment.

      Je mets à la suite de ce post le relevé des « affaires » déclenchées contre Rima Hassan. Et les non-lieux qui vont avec. Treize sur seize ! Et quoique le déclenchement vienne des mêmes personnes, jamais une sanction pour abus de recours comme d’autres parmi nous en ont connu. On va voir la suite. Ni la justice ni la police ne sont acquises de la cave au grenier aux manipulateurs de tout ce harcèlement. Rappelons-le : les informations sur les manquements dans l’affaire de Lyon sont venues de la police elle-même. Les non-lieux rendus à propos des mises en cause de Rima Hassan sont des décisions de justice prises par des juges. Il ne faut pas désespérer de notre pays. Mais plus vite viendra la libération, mieux ce sera. Rendez-vous en 2027.

      L’affaire « barbouze contre Rima Hassan » ne fait que commencer. On peut promettre ici d’autres épisodes savoureux.

      Et nous n’oublions pas l’affaire de Lyon où police, justice et médias se sont bien tenus par la barbichette pour produire un récit sans rapport avec les faits. Ils ont manqué à tous leurs devoirs en laissant faire le jour de la rixe à laquelle participait Quentin Deranque et dont il est mort. Tout cela pour pouvoir coller à Rima une responsabilité dont les barbouzes savaient de façon documentée qu’elle était innocente. Et cela alors que le même ministère et celui de l’Intérieur connaissaient minute par minute la situation. Et même la photographiait. Et n’ont pas apporté assistance à personne en danger. Vous allez voir, chers lecteurs, comme la suite va être intéressante dans ce domaine aussi !

      Encore une histoire de pieds nickelés macronistes. « Non à la loi Yadan » ! Une pétition utile collecte les signatures sur le site de l’Assemblée nationale. Plus de six cent mille personnes ont déjà signé. Il s’agit de contrer le vote de la proposition de loi présentée par madame Yadan, députée des Français de l’étranger. Son texte vise à rendre obligatoire l’approbation de la politique du gouvernement israélien en assimilant toute critique de celui-ci à de l’antisémitisme. Ce texte devait être voté à la sauvette par une modification de l’ordre du jour de l’Assemblée jeudi dernier. Ce coup tordu a été démasqué par Mathilde Panot, la présidente du groupe parlementaire insoumis. En effet Yadan avait envoyé un mail à divers « amis » pour qu’ils soient présents le jour du vote alors même que celui-ci n’avait été ni décidé ni même demandé ! Le lièvre étant levé, nul ne peut plus l’arrêter. La loi a bénéficié de la conjonction de plusieurs composants caractéristiques du moment. D’abord l’indignation de savoir que quelqu’un pouvait manipuler l’ordre du jour de l’Assemblée de la veille pour le lendemain. Ensuite le dégoût suscité par la loi sur la peine de mort pour les résistants palestiniens en Israël. Enfin la nouvelle vague de crimes de guerre au Liban.

      En effet et pour ne citer que cela, il faut dire combien, au lendemain du vote de la loi raciste de la Knesset (Chambre parlementaire en Israël) sur la peine de mort réservée aux Palestiniens, nombre de parlementaires commencent à prendre la mesure de ce que représente moralement et politiquement le « soutien inconditionnel » que la loi Yadan rendrait obligatoire. Beaucoup ont déjà regretté publiquement même leur conduite passée sur le sujet et reconnu le génocide. On a vu récemment de hauts décideurs socialistes dénoncer le génocide et les autres crimes de guerre de l’armée de Netanyahu comme un tout. C’est le cas d’Olivier Faure pour ne citer que la figure du repenti la plus spectaculaire. Je crois que cette fois-ci beaucoup vont encore changer de camp. Certes leur sincérité est voisine de zéro et leur opportunisme au top niveau. Peu importe. Ce qui compte, c’est le résultat. C’est-à-dire l’isolement croissant du gouvernement Netanyahu devenu désormais quasi absolu en France. Par exemple, le groupe socialiste a retourné sa veste et décidé de ne pas voter la loi. Cela même si Guedj, Hollande et Grégoire étaient ses premiers signataires et le restent. En tous cas le texte de la pétition expose avec une grande clarté les raisons rationnelles de la signer.

      « Ce projet de loi, porté par Caroline Yadan, prétend lutter contre de nouvelles formes d’antisémitisme.

      Cependant, lorsque l’on lit l’exposé des motifs, on remarque un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme). On peut lire par exemple : « Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble. »

      Cet amalgame opéré par Caroline Yadan n’est pas innocent. En effet, en 2025, un tribunal correctionnel a relaxé une personne accusée d’antisémitisme pour avoir soutenu la cause palestinienne. Ce même tribunal a énoncé : “La référence à Israël ou au sionisme, défini comme un mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif en Palestine, ne peut, à elle seule, être interprétée comme visant la communauté juive dans son ensemble”.

      On peut donc craindre que ce projet de loi ne cherche à contrer ces relaxes et à obliger les juges à opérer cet amalgame entre antisémitisme et antisionisme afin de faire taire toute critique contre Israël.

      Cet amalgame est scandaleux pour trois raisons :

      – Il représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne. Si ce projet de loi devait être voté, des slogans pacifistes comme « l’égalité et la liberté pour tous de la mer au Jourdain » pourraient faire l’objet de condamnations judiciaires. Le travail des journalistes et des chercheurs.e.s pourrait également s’en retrouver censuré.

      – Il appuie indirectement la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international.

      – Il dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou alors que nombre d’entre elleux critiquent ouvertement (et à juste titre) cette politique mortifère.

      Oui, il faut lutter contre l’antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations. Mais pas en muselant la liberté d’expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benjamin Netanyahou.

      https://melenchon.fr/2026/04/10/meme-la-barbouzerie-demande-du-professionnalisme

    • https://www.acrimed.org/Rima-Hassan-et-la-drogue-fiasco-mediatique

      Jeudi 2 avril 2026, trop pressées de taper sur l’une de leurs cibles favorites, de nombreuses rédactions ont propagé des fausses informations à propos de la garde à vue de la députée européenne LFI Rima Hassan, distillées au goutte-à-goutte et en direct par leurs sources policières. Ce naufrage médiatique illustre à merveille la dynamique du journalisme de préfecture, enclenchée par des services « police-justice » n’ayant aucun mal à fouler au pied les principes élémentaires du journalisme, pour peu que leur source fût la police.

  • Vous n’êtes pas sans savoir que Jean-Luc Mélenchon s’est encore comporté comme un vrai stalinien en ce sens qu’il n’a accordé sa conférence de presse qu’aux « nouveaux médias » comme ils disent dans les « vrais médias » (accaparés par quelques milliardaires).

    Florilège :

    La « méthode trumpienne » de Jean-Luc Mélenchon face aux médias suscite un tollé (Le Figaro)

    Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qualifie de « totalitaire et complotiste » le rapport de La France insoumise à la presse
    L’exclusion des grands médias par Jean-Luc Mélenchon lors d’une conférence de presse fait réagir jusqu’au sein du gouvernement, qui redoute une remise en cause du pluralisme de l’information. (Le Monde)

    « Nous invitons qui nous voulons »… Reporters sans frontières recadre Jean-Luc Mélenchon
    pluralisme•L’ONG Reporters sans frontières « appelle l’ensemble des forces politiques à respecter sans réserve le travail des journalistes et l’accès, pour toutes et tous, à une information libre et pluraliste » (20minutes). L’ONG RSF dont le président fut un certain temps un certain ... Robert Ménard)

    La bonne presse selon Jean-Luc Mélenchon
    Tout à sa stratégie d’inversion accusatoire, le leader insoumis entreprend avec les journalistes, à grands coups de démagogie et de populisme, ce qu’il fait avec les électeurs : il les sélectionne, il les filtre (L’Opinion)

    Et ce dernier « opus » d’apparence bienveillante (le HuffPost était invité) mais qui n’est pas le moins insidieux :
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/on-a-assiste-a-l-etonnante-et-inhabituelle-conference-de-presse-de-je

    Disons-le franchement : l’idée de dédier un créneau spécifique à des journalistes moins en vue, de consacrer deux heures à des créateurs de contenu politique sur les réseaux sociaux, de faire une place aux médias émergents est tout à fait louable et peut même se révéler intéressante, pour peu que les questions posées soient différentes de celles qui le sont habituellement. Et certaines l’ont été : Jean-Luc Mélenchon n’a pu s’empêcher d’exprimer une certaine surprise quand une influenceuse lui a demandé s’il n’était pas temps de « tirer le programme plus à gauche ».

    Mais le cadre était tellement inhabituel qu’il nous a désarçonnés. Cherchant sans doute à imiter les conférences de presse élyséennes, Jean-Luc Mélenchon avait tenu à ce que neuf députés de La France insoumise soient assis près de lui comme s’ils étaient ses ministres. On trouvait là Manuel Bompard, Aurélie Trouvé, Éric Coquerel ou Nadège Abomangoli, mutiques. S’il est vrai que les questions n’ont pas été filtrées, que le tribun n’a pas lui-même choisi à quels journalistes il répondait et qu’un panel large de sujets a pu être abordé, la plupart des questions posées étaient relativement complaisantes.

    Il est désormais acté que le « pluralisme de l’information », ce sont les #médias_aux_ordres (des milliardaires) qui en transcendent le mieux les « valeurs »

    Je vous mets tout de même en lien la conclusion de JLM ... pour respecter le « pluralisme » et atténuer un peu toute cette « brutalisation ».

    https://melenchon.fr/2026/02/24/la-tortue-vous-dit-bien-des-choses

    #emballement_médiatique #shitstorm

    • Après le 12 février, les groupuscules locaux nationalistes révolutionnaires s’organisent et ont déjà perpétrés un certain nombre de vandalismes et de menaces à l’encontre de lieux dans l’agglomération. Petit inventaire et appel à vigilance face à leur volonté de vengeance.
      https://rebellyon.info/Attaques-en-serie-de-l-extreme-droite-34316

      Samedi 21 février, une manifestation a été appelée par des groupes d’extrême-droite à Lyon au départ de Jean Jaurès dans le 7e arrondissement de Lyon à 15h. L’appel des organisation aurait été très large au niveau national et aurait également à international des groupes pour les rejoindre avec des appels clairs à « reprendre la ville ». La manifestation prendra vraisemblablement la direction de la Guillotière.

    • Je connais une femme de 88 ans qui vit à Lyon, elle n’est pas du tout sénile mais devant sa télé un peu trop souvent. Elle me remerciait de la prévenir de rester chez elle samedi et qu’en écoutant les infos elle n’avait pas saisi que la personne tué était d’extrême droite néonazi.
      wala wala

      Pour ces récupérations politiciennes honteuses c’est toujours le premier qui parle qui a raison, puis soit il y a inflexion du récit, soit contextualisation et pour les plus honnêtes, remise en question de ce que les médias ont voulu dans le même temps colporter et masquer.

    • Ce 21 février, l’extrême droite doit défiler à Lyon en hommage au militant néofasciste Quentin Deranque. L’organisatrice de cette marche, Aliette Espieux est, selon StreetPress, une proche des milieux radicaux, mariée au néonazi violent Eliot Bertin.
      https://www.streetpress.com/sujet/1771517300-lyon-organisatrice-marche-pour-quentin-deranque-mariee-neona

      Le sinistre de l’intérieur autorise la marche organisée par les fafs demain à Lyon. Cette manif, qui devrait rassembler selon son estimation « 2 000 à 3 000 personnes », sera encadrée par un « dispositif policier extrêmement important ». Ses poulets pourront rendre hommage à l’un des leurs tout en étant payé par l’argent des contribuables.
      https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/mort-de-quentin-deranque-laurent-nunez-ne-demande-pas-linterdiction-de-la-m


      #dessin_de_presse Soph’

    • Les Macronards vont-ils oser nous demander de « faire barrage » pour la prochaine ?

      Le plus triste dans tout ça, c’est que l’absence totale de cultures historique et politique couplées à la résignation me dit que c’est plié pour 2027.
      Ce passage lu sur cette page :

      https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-quentin-militant-identitaire-agresse-a-lyon/reportage-ca-va-etre-le-bordel-a-lyon-le-quartier-de-la-croix-rousse-redo

      La marche organisée à l’appel de l’ultradroite se tient samedi 21 février. La préfecture a finalement accepté de l’autoriser sur un parcours d’à peine plus d’un kilomètre jusqu’au lieu où a été tabassé Quentin Deranque, jeudi 12 février dernier, avant de succomber à ses blessures deux jours plus tard. Pour éviter les débordements, en marge, ou après, la préfecture interdit en revanche toute autre manifestation sur un périmètre très large, dont les pentes de la Croix-Rousse. Dans ce quartier emblématique, certains habitants redoutent quand même des violences après la marche et s’étonnent que, même très courte, la manifestation ait été autorisée.

      La Croix-Rousse, ancien quartier ouvrier où est née la révolte des canuts, est toujours le bastion de la mouvance antifa. Sur les murs sont placardées des affiches « Éteignons la flamme », le groupuscule qui a pris le relais de la Jeune Garde, dissoute en juin dernier. Le parcours autorisé se situe bien plus loin, mais cela n’empêche pas deux habitantes de penser que le quartier peut être « ciblé parce que c’est un quartier de bobos. Ça va être le bordel. Ceux qui sont cagoulés ou pas, tout le monde va casser n’importe quoi et on l’a déjà vu ».
      Evelyne, à qui il est arrivé de voter Rassemblement national, et Alice, qui donne des cours de français à des sans-papiers, ne sont pas d’accord sur la décision d’autoriser le défilé. « Le maire de Lyon n’était pas pour cette marche, mais le ministre de l’Intérieur a donné son autorisation, ça va péter. Ils annoncent 2 000 à 3 000 personnes quand même », dit Alice. « Alors il vaut mieux que ça soit cadré, répond Evelyne, mais ils l’auraient fait quand même. » "Non, peut-être pas autant, et ça n’aurait pas eu le même impact, quoi qu’il en soit", reprend Alice.
      En revanche, si cela avait été une marche dépolitisée à l’appel de la famille, elles auraient éventuellement pu y aller ensemble. Mais ce défilé-là, organisé par des ultras de droite, même l’électrice du RN n’ira pas. « J’aurais été une gamine de 20 ans, oui j’y serais allée, pas de souci. Mais à mon âge, non. Je n’ai pas envie de me retrouver dans la violence. » Pour Evelyne, la violence est une défaite collective.
      Alice, avec son cœur à gauche, rumine, elle, contre les insoumis : « La façon dont ils se sont défendus, je trouve que ça ne tient pas la route. Ils creusent leur tombe avec leurs paroles. Le RN devient un parti de braves gens alors qu’on sait, surtout à Lyon, que ce n’est pas ça. » Samedi après-midi, Évelyne va rester chez elle tandis qu’Alice va regarder une série pour ne pas voir le défilé, même pas à la télé.

      Ce #gouverne-ment et ses #médias_aux_ordres sont une vraie #porcherie

      https://www.youtube.com/watch?v=FpH0gre8AQw

    • Alice Cordier et des jeunes femmes membres du collectif identitaire #Némésis en tête de cortège.
      https://information.tv5monde.com/france/lyon-lultradroite-encadre-lhommage-au-camarade-quentin-deranqu

      Qu’est-ce que le collectif identitaire Némésis ?
      https://f24.my/Bk4N


      et vice-versa...

      L’hiver dernier Retailleau félicitait Alice Cordier et ses copines
      https://www.ouest-france.fr/politique/bruno-retailleau/bruno-retailleau-felicite-le-collectif-dextreme-droite-nemesis-dont-il-

      « Je voudrais féliciter la jeune dame », a-t-il lancé, alors qu’il s’adressait à Alice Cordier, directrice du collectif d’extrême droite. « Bravo pour votre combat, vous savez que j’en suis très proche », a-t-il ajouté. Le ministre était interpellé par la jeune femme, une habituée des médias réactionnaires, qui lui demandait la dissolution de la Jeune Garde antifasciste, organisation fondée en 2018.

      Des députés LFI s’indignent

      « Voilà comment Retailleau, ministre de l’intérieur, s’adresse à un collectif d’extrême droite violent et raciste », a écrit sur le même réseau social l’insoumise Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale. « Vraiment, comment ne pas censurer ce gouvernement ? », a interpellé la députée LFI de Paris Sarah Legrain. « Alors Bruno Retailleau assume ouvertement être d’extrême droite (si ce n’était déjà pas assez clair) et il faut le combattre comme tel », a posté Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse.

  • En rapport avec : https://seenthis.net/messages/1158155

    Que s’est-il passé à Lyon le 12 février ? Ce que l’on sait des événements trois jours après les faits
    https://contre-attaque.net/2026/02/15/que-sest-il-passe-a-lyon-le-12-fevrier-ce-que-lon-sait-des-evenement

    Un déroulé confus

    Dans ses nombreuses interventions, Némésis a raconté tout et n’importe quoi sur le déroulé : une fois Quentin aurait été poignardé, une autre il aurait reçu des coups au sol et serait tombé dans le coma, ou encore il serait rentré chez lui et serait senti mal plus tard… Aucune de ces versions n’est attestée, et celle des coups de couteau est une invention pure et simple, qui a pourtant été largement reprise par les médias mainstream.

    TF1 a diffusé le 14 février une courte vidéo prise par un riverain montrant la fin d’une bagarre : trois personnes sont violemment frappées au sol. Il n’y a aucun élément permettant d’attribuer l’appartenance des individus sur les images, et il manque le début de l’altercation. Ce témoin explique « Ça a commencé avec deux groupes qui s’affrontaient, qui se faisaient face-face » avec « une vingtaine » de personnes de chaque côté, autour de 17h. Il s’agirait donc bien d’une rixe entre deux groupes, dont l’un aurait abandonné trois de ses membres après avoir perdu.

    D’autres témoins confirment cette version à Médiapart : une femme parle d’« au moins une vingtaine d’hommes » qui se battent. « Ils se sont jetés au milieu de la rue, ça n’a vraiment duré que cinq minutes en tout. Ils ont balancé un fumigène jusqu’à notre porte, il y avait de la fumée partout ». Cela ressemble à un affrontement entre deux groupes, comme il y en a souvent à Lyon, qui aurait mal fini. Mais pas un guet-apens ni un meurtre prémédité comme on l’entend partout.

    Une zone d’ombre persiste. Selon plusieurs médias, Quentin a été pris en charge à 19h40, à plusieurs kilomètres de la scène diffusée sur TF1. Plus de deux heures se sont donc écoulées, car la vidéo montre une bagarre en plein jour, et à 19h40 il fait nuit noire. Quentin serait donc rentré chez lui avec ses amis, et aurait fait un malaise bien plus tard. En effet, les urgences de l’hôpital Saint-Joseph Saint Luc de Lyon se trouvent à proximité de la bagarre filmée, et il ne s’y est pas rendu. À tel point que Le Monde écrivait le 13 février que « cet événement n’a pas été spécialement signalé, ni mis en relation avec des incidents ».

    Soit la vidéo montre un autre affrontement, ce qui est courant à Lyon, et la personne frappée au sol n’est pas Quentin. Soit ses amis ne lui ont pas porté assistance alors qu’il était gravement blessé pendant des heures. Quelle que soit la version, Quentin n’a pas été « laissé pour mort ».

    Il y a un peu plus de 2,6 km entre le lieu de la rixe (14 rue Victor Lagrange) où, soit disant, Quentin D. aurait été agressé par des « antifas » et le Quai Fulchiron

    #Lyon #extrême-droite #médias_aux_ordres #fascisation

    • Un témoin du passage à tabac des fafs indique qu’ils se sont ensuite relevés et ont explicitement refusé d’aller à l’hosto, comme le proposait un ou des riverains. Tous deux sont partis à pied (journal Fr cul de 8h le 16/2).
      Notre catho tradi a secoué sa commotion cérébrale sur plusieurs bornes et ça s’est mal terminé.

  • Sandrine Rousseau raconte n’importe quoi sur le climat
    https://www.telerama.fr/television/sandrine-rousseau-raconte-n-importe-quoi-sur-le-climat-7016606.php

    MA VIE AU POSTE — En rappelant une vérité scientifique (la consommation de viande est une des premières causes du réchauffement climatique), Sandrine Rousseau s’est logiquement attirée les foudres des experts de CNews. Mais BFMTV aussi s’est empressée de dénoncer l’indécence de la députée écolo.

    #médias_aux_ordres #malveillance #propagande #crétins_abyssaux

  • COVID-1984 – L’envolée
    https://lenvolee.net/covid-1984

    Depuis des mois, les citoyens de ce pays vivent dans un système liberticide. Il ne faut pas se demander pourquoi, mais comment ils en sont arrivés là. Car ce qui importe, c’est la méthode qui a amené à ce résultat. En effet, pandémie et attentats sont les deux outils qui ont permis ce basculement brutal de la société et des libertés dans un régime ressemblant de façon troublante à un #système_carcéral. Au fond, la main-basse de l’idéologie du « tout-sécuritaire » sert une cause bien plus obscure que celle d’une société soit-disant protectrice et bienveillante vis-à-vis de ses citoyens face à une pandémie. Les états d’urgence – sanitaire et attentats – que nous vivons actuellement ne sont que des prétextes opportuns pour mieux asseoir le pouvoir de la classe dirigeante ; pour transformer, avec succès, notre pays en un #État_policier et militaire. D’une certaine manière, nous leur avons laissé carte blanche, par une forme de consentement volontaire, pour mater toute protestation ou opposition à l’instauration de ce régime totalitaire que nul n’a le droit de contester aujourd’hui. Lorsqu’un pays est dirigé fermement par des lois, décrets ou règlements, toutes aussi liberticides les unes que les autres, lorsque les citoyens sont soumis à une autorité sans autre forme d’opposition ou de débat politique, c’est que nous sommes déjà dans une forme de dictature qui ne veut pas dire son nom. La peur est l’arme la plus efficace pour obtenir la soumission, voire même l’adhésion de tout un peuple. Ainsi, par un effet presque naturel, on neutralise toute rébellion ; et si cela ne suffit pas, la machine répressive se met en route par la dissuasion : amendes, sanctions, menaces, culpabilité, opprobre… incitant les derniers récalcitrants à baisser la tête.

    Cette pression et ce #contrôle_social se sont mis en place en quelques années selon une stratégie et un agenda bien réfléchi ; cela a juste été accéléré en quelques mois par la CoVid-19. Mais le véritable commencement de cette transition vers un régime autoritaire, outre la mise en place de Vigipirate en 1995 et autres états d’urgences et les #lois_liberticides votées durant les années qui suivirent, débute avec l’épisode du soulèvement des gilets jaunes, qui a été le premier vrai basculement vers un État qui utilise sans complexe la répression et de la violence policière pour briser un mouvement populaire. Car le gouvernement de l’époque, face à la puissance de ce mouvement, a tremblé et compris qu’il fallait agir et se donner les moyens pour que cela ne se reproduise plus.

    Le premier confinement de mars 2020 a été une véritable expérience pour le pouvoir : cinquante-cinq jours d’enfermement total à l’échelle d’une nation sans aucune protestation… c’est là qu’ils ont pris conscience – non sans surprise – qu’ils pouvaient agir sur nos libertés fondamentales avec une facilité déconcertante grâce aux chocs provoqués par l’épidémie et la peur. Quels outils fantastiques ! Quelle victoire de voir la soumission de toute une population. Cela leur a ouvert des possibilités infinies sur un changement total de notre régime, et ils ne se sont pas privés d’en abuser ; et ainsi, de transformer le pays en système carcéral. C’est sans précédent. La liberté a quasiment disparu pour être remplacée par un système autoritaire et dominateur qui gère les citoyens comme on gère la population pénale. #Confinement, #couvre-feu, #parloirs dans les Ehpad, promenade soumise à autorisation, entrave à la liberté d’aller et venir, #surveillance_policière, toute manifestation, regroupement ou réunion interdites, privation des lieux et activités culturelles, plus de liberté d’expression, port du masque obligatoire adulte et enfant, fermeture administrative de commerces… Toutes ces injonctions autoritaires, vous ne les trouvez que dans un seul lieu : La prison !

    Nous sommes aujourd’hui dans une société qui applique un véritable modèle carcéral, et le pouvoir et ses sbires se comportent comme s’ils dirigeaient un établissement pénitentiaire. Lois, décrets, règlements : plus de place au bon sens, à la concertation ou à l’intelligence… Le système applique des règles, des méthodes, parfois absurdes, à tous sans aucun discernement, sans réflexion ni recul sur la situation. Le pays est aux mains de fonctionnaires, véritables matons, qui obéissent et appliquent la loi de façon aveugle et froide. Nos libertés individuelles sont entravées sans que nous puissions agir : c’est la définition même de ce qu’est un prisonnier. Ils nous persuadent, avec la complicité de #médias_aux_ordres, que l’abandon de nos libertés est la seule solution pour s’en sortir ; le mécanisme est si efficace que plus rien ne les arrêtera. Cela est bien plus grave que la Covid-19 ou quelques attentats. Les citoyens subissent un enfermement et une privation de liberté, et ils ont accepté leurs propres chaînes sans réagir car on leur a fait croire que c’était pour le bien commun et l’intérêt général du pays.

    Non ! Tout cela n’est qu’un leurre. Covid-19, attentats, état d’urgence, chocs, peurs… ne sont que des leviers providentiels pour faire basculer la société dans une sorte de néodictature dite « intelligente », puisque masquée par une démocratie de façade.

    Que vous le vouliez ou non nous sommes tous des prisonniers et le pays une prison.
    #Laurent_Jacqua

    #lenvolée

  • Notre-Dame-des-Landes : Circulez y’a rien à voir ! | Syndicat National des Journalistes de France Télévisions
    http://snj-francetv.fr/notre-dame-des-landes-circulez-ya-rien-a-voir

    – Notre-Dame-des-Landes –
    Circulez y’a rien à voir !
    « 200 caméras de la gendarmerie sur le terrain », annonce fièrement Gérard Collomb sur LCI.
    Tranquillement, le ministre de l’intérieur assume le fait d’avoir écarté des journalistes professionnels pour montrer au public des images "contrôlées" de l’évacuation des Zadistes de Notre-Dame-des-Landes.
    « Ce que nous voulions, c’est qu’il puisse y avoir de la part des spectateurs un jugement qui soit objectif », déclare notamment le premier flic de France pour justifier cette atteinte à la liberté de la presse.
    Sur place nos confrères ont vu ces "collègues" filmer des équipes de journalistes professionnels. Equipés de leurs tenues de sécurité, comme tous les autres CRS, certains de ces gendarmes arboraient des dossards de presse. Ne reculant devant aucun moyen, les gendarmes ont également utilisé des drones qui ont fourni des vues aériennes, mises gracieusement à la disposition des médias.
    Lors de leur arrivée sur les lieux, nos confrères (les vrais) ont été parqués en bord de route puis évacués de la zone, sous escorte, avec interdiction de filmer. Certains sont parvenus à regagner la ZAD par des chemins de
    traverse, ils ont été contrôlés, menacés, interdits d’accès.
    Le SNJ France Télévisions condamne très fermement cette dérive qui consiste à fournir, sous prétexte de sécurité, des images "clés en main" et totalement aseptisées des opérations "sensibles" du gouvernement.
    Le SNJ France Télévisions regrette qu’en diffusant les images de la gendarmerie, la direction de France Télévisions cautionne indirectement cette censure imposée à nos équipes sur le terrain.
    L’Elysée a fait le choix d’une information contrôlée, au mépris de la profession de journaliste, au mépris des citoyens qui ont droit à une information libre et indépendante.
    Au moment où le gouvernement lance un projet de loi contre les "fake news", il serait nettement contradictoire qu’il en fabrique lui-même.
    Paris, le 11 avril 2018



    © Pacôme Le Mat – journaliste France Télévisions

    #nddl #fake #médias_aux_ordres #censure

  • http://www.cubainformacion.tv/index.php/lecciones-de-manipulacion/71244-isaben-por-que-el-huracan-matthew-causo-500-muertes-en-haiti-2

    ¿Saben por qué el huracán Matthew causó 500 muertes en Haití, 20 en EEUU y ninguna en Cuba? Los medios apuntan... a Dios

    José Manzaneda, coordinador de Cubainformación.- El huracán Matthew, el más potente que ha atravesado el Caribe en los últimos diez años (1), ha causado entre quinientas (2) y mil muertes en Haití (3), cuatro en República Dominicana (4) y veinte en EEUU (5), según datos aún provisionales.

    La magnitud de la catástrofe –la cifra de personas fallecidas, los daños materiales- es sin duda el argumento informativo esencial. Pero hay un hecho al que, a pesar de su relevancia, los medios no han prestado la menor atención: que, el mismo huracán, con la misma fuerza destructora, no haya causado víctimas mortales… en Cuba (6). Explicar el porqué de este hecho debería ser un deber de la prensa internacional, en virtud del interés general. Pero una vez más, su falta de independencia política lo ha impedido.

    #médias_aux_ordres #Cuba