• En Ethiopie, la France partagée entre business et défense des droits humains

    Pillages, possibles crimes de #guerre, destructions de sites historiques : les témoignages en provenance du #Tigré, province en guerre depuis le 4 novembre, sont très inquiétants. La France reste pourtant discrète, et espère préserver ses chances sur un marché prometteur.

    L’ambassadeur a un échange « constructif » avec le ministre de l’éducation, l’ambassadeur a un échange « productif » avec le conseiller spécial du premier ministre sur les questions économiques, l’ambassadeur est « très honoré » de recevoir le ministre de l’énergie pour évoquer la participation française à plusieurs grands projets… Sur les réseaux sociaux de l’ambassade de France à Addis-Abeba, c’est #business_as_usual.

    Pour qui suit au quotidien le calvaire des habitants du Tigré – région où l’armée éthiopienne et ses alliés sont en guerre depuis le 4 novembre –, les photos de ces rencontres policées dans la capitale, où l’on discute #qaffaires, lovés dans de confortables canapés, semblent prises dans un monde parallèle.

    Loin, très loin, d’un Tigré littéralement à feu et à sang, où plus de deux millions de personnes ont dû fuir leur habitation, où l’on manque d’eau, d’électricité, de nourriture et de médicaments, où il est probable que la famine soit utilisée comme arme de guerre par les belligérants et où les humanitaires peinent toujours à accéder alors que 2,3 millions de personnes auraient besoin d’aide, selon les évaluations des ONG.

    Les affrontements y opposent le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) à l’armée fédérale éthiopienne, soutenue par des milices nationalistes amhara et des troupes érythréennes.

    « Nous recevons des rapports concordants à propos de violences ciblant certains groupes ethniques, d’assassinats, de pillages massifs, de viols, de retours forcés de réfugiés et de possibles crimes de guerre », a indiqué le 15 janvier le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, qui a annoncé par la même occasion la suspension de 88 millions d’euros d’aide destinée au gouvernement éthiopien.

    Dès le 13 novembre, la haute-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet évoquait elle aussi de possibles crimes de guerre et appelait à la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour le vérifier. À la veille de sa prise de fonction, le nouveau secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est lui aussi inquiété publiquement de la situation.

    Une voix manque cependant à ce concert d’alertes : celle de la France. Le Quai d’Orsay n’a produit qu’un seul communiqué concernant le Tigré, le 23 novembre 2020. Il tient en quatre phrases convenues sur la dégradation de la situation humanitaire et la condamnation des « violences à caractère ethnique ». Exploit diplomatique, le mot « guerre » n’y apparaît pas ; celui de « crimes de guerre » encore moins. Il ne comporte ni interpellation des belligérants – qui ne sont d’ailleurs même pas cités –, ni appel à une enquête indépendante sur d’éventuelles violations des droits humains. Les mêmes éléments de langage étaient repris trois jours plus tard à l’occasion de la visite en France du ministre des affaires étrangères éthiopien Demeke Mekonnen.

    « Gênant, au minimum »

    Cette étrange pudeur française commence à interroger, voire à agacer certains alliés européens ainsi que nombre de chercheurs spécialisés sur l’Éthiopie – qui s’emploient, depuis deux mois et demi, à récolter les bribes d’informations qui parviennent du Tigré malgré la coupure des communications par les autorités.

    « J’ai des échanges réguliers avec l’#ambassade_de_France à Addis-Abeba depuis novembre. Je les ai questionnés sur leur position vis-à-vis du gouvernement éthiopien, et je les ai sentis très embarrassés », raconte le chercheur indépendant René Lefort, pour qui la #complaisance française vis-à-vis du gouvernement d’Abiy Ahmed Ali est incompréhensible : « Je crois qu’ils ne comprennent pas ce qu’est ce pays et ce qui s’y passe. »

    Au-delà des questions morales posées par le fait d’apporter un soutien tacite à un gouvernement qui a couvert ou laissé faire des violations des droits humains au Tigré, le soutien à #Abiy_Ahmed est une erreur d’analyse politique selon René Lefort : « Les Français parient tout sur lui, alors que son autorité personnelle est faible et que sa ligne politique n’est soutenue que par une minorité d’Éthiopiens. »

    La réserve française est en tout cas interprétée par l’armée fédérale éthiopienne et ses alliés comme un soutien de Paris. Le sociologue Mehdi Labzae était au Tigré, dans la région d’Humera, jusqu’à la mi-décembre : « Dans les zones conquises par les nationalistes amhara, se présenter comme Français facilite les relations avec les combattants, qui considèrent le gouvernement français comme un allié. Les déclarations françaises, ou leur absence, laissent penser que la réciproque est vraie », relève le chercheur, post-doctorant à la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH). « Avec un ambassadeur à Addis qui fait comme si de rien n’était… Je trouve cela gênant, au minimum. »

    Selon une source diplomatique étrangère, la France ne se contente pas de rester discrète sur la situation au Tigré ; elle freine également les velléités des membres de l’Union européenne qui voudraient dénoncer plus ouvertement l’attitude des autorités éthiopiennes et de leurs alliés érythréens. Une attitude « parfois frustrante », déplore cette source.

    Interrogée par Mediapart sur cette « frustration » de certains alliés européens, l’ambassade de France à Addis-Abeba nous a renvoyé vers le Quai d’Orsay, qui n’a pas répondu sur ce point (voir boîte noire).

    Refus de répondre sur la création d’une commission d’enquête

    À ses partenaires européens, mais aussi aux chercheurs et humanitaires avec qui ils échangent, les services diplomatiques français expliquent que les accusations d’exactions visant l’armée éthiopienne et ses alliés ne « sont pas confirmées ». Il en va de même concernant la présence de troupes érythréennes sur place – cette présence a pourtant été confirmée à la fois par les autorités de transition du Tigré et par un général de l’armée éthiopienne.

    Une position difficilement tenable. D’abord parce que le gouvernement éthiopien empêche, en bloquant les communications avec le Tigré et en limitant l’accès des humanitaires, la récolte de telles preuves. Ensuite parce que, malgré ce blocus, les faisceaux d’indices s’accumulent : « Nous avons des informations qui nous viennent des ONG, d’équipes des Nations unies qui parlent off the record, de citoyens européens qui se trouvent toujours au Tigré ; nous avons aussi des listes de victimes, et de plus en plus de photos et vidéos », autant d’informations auxquelles l’ambassade de France a eu accès, explique un diplomate en poste à Addis-Abeba.

    La position française est difficilement tenable, enfin, parce que si elle tenait tant aux faits, la France ne se contenterait pas de refuser de condamner les crimes tant qu’ils ne sont pas « confirmés » : elle plaiderait pour la création d’une commission d’enquête indépendante qui permettrait, enfin, de les établir et de pointer les responsabilités respectives du TPLF, de l’armée éthiopienne et de ses alliés.

    Paris est dans une position idéale pour le faire, puisque la France vient d’être élue pour siéger au Conseil des droits de l’homme des Nations unies durant trois ans. Elle pourrait donc, aux côtés d’autres États membres, demander une session extraordinaire du Conseil sur l’Éthiopie (l’accord d’un tiers des 47 États qui composent le Conseil est nécessaire) qui déciderait de la création d’une commission d’enquête sur le Tigré.

    Or, interrogé par Mediapart sur son soutien à la création d’une telle commission, le Quai d’Orsay n’a pas souhaité répondre (voir boîte noire). Il assure avoir « appelé à plusieurs reprises les autorités éthiopiennes à faire la lumière sur les allégations de crimes et autres violations des droits de l’homme », sans toutefois préciser par quel canal.

    Hypothétique médiation

    Lors d’entrevues en privé, des diplomates de l’ambassade et du Quai d’Orsay assurent que cette absence de #dénonciation publique est volontaire et stratégique. Elle viserait à ne pas froisser le gouvernement éthiopien publiquement afin de « maintenir un canal de communication » pour mieux le convaincre en privé et, éventuellement, jouer un rôle de médiateur pour trouver une issue au conflit.

    « Des diplomates français m’ont dit, en résumé : “On reste discrets parce que si un jour il y a une #médiation à faire, le gouvernement pourrait se tourner vers nous” », indique René Lefort. Une analyse « totalement erronée », selon le chercheur : « Non seulement [le premier ministre] Abiy Ahmed Ali ne veut absolument pas d’une médiation, mais surtout, même s’il en acceptait le principe, je ne vois pas pourquoi il irait chercher la France plutôt que les États-Unis, l’Union européenne ou encore l’ONU. » Accessoirement, même si le gouvernement éthiopien souhaitait que la France soit médiatrice, il n’est pas dit que son principal adversaire, le TPLF, accepte le principe d’une médiation par un État qui a passé les derniers mois à multiplier les signes d’amitié envers Addis-Abeba et pourrait donc difficilement prétendre à la neutralité.

    Un (quasi-) #silence public pour mieux faire avancer les dossiers en privé : l’hypothèse est également avancée par l’ancien ambassadeur français en Éthiopie Stéphane Gompertz. « Il est possible que nous privilégions l’action en coulisses, qui peut être parfois plus efficace que de grandes déclarations. C’est d’ailleurs généralement l’option privilégiée par la #diplomatie française. » À l’appui de cette idée, l’ancien ambassadeur – qui fut aussi directeur Afrique au Quai d’Orsay – évoque des tractations discrètes mais couronnées de succès menées en 2005 afin de faire libérer des figures d’opposition.

    Si telle est la stratégie française actuellement, ses résultats sont pour l’instant peu concrets. Le quasi-silence français semble en réalité avoir d’autres explications : ne pas gâcher l’#amitié entre Emmanuel Macron et le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali et, surtout, ne pas compromettre les #intérêts_commerciaux français dans un pays vu comme économiquement prometteur et politiquement stratégique.

    Lune de miel

    Lors de sa nomination en 2018, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali fait figure d’homme de paix et de chantre de la démocratie. Ses efforts de réconciliation avec l’Érythrée voisine lui valent le prix Nobel de la paix ; ses réformes sur la liberté de la presse ou la libération de prisonniers politiques lui attirent l’estime de nombreux chefs d’État étrangers.

    Est-ce une affaire de style ? Le fait qu’ils soient tous les deux jeunes, étiquetés comme libéraux, revendiquant une certaine manière de casser les codes ? Emmanuel Macron et Abiy Ahmed semblent en tout cas particulièrement s’apprécier. L’anecdote veut que lors d’une visite de #Macron à Addis-Abeba en 2019, Abiy Ahmed ait tenu à conduire lui-même la voiture amenant le président français à un dîner officiel.

    Lorsque le premier ministre éthiopien a pris ses fonctions, « les Allemands, les Français, l’UE, tout le monde a mis le paquet sur les aides, tout le monde s’est aligné sur lui. Sauf que, le temps passant, le malaise a grandi et la lune de miel a tourné au vinaigre, analyse une source dans les milieux économiques à Addis-Abeba. Les autres États ont rapidement déchanté. Pas les Français, pour qui la lune de miel a continué. »

    De fait, la transformation du Prix Nobel en chef de guerre ne semble pas avoir altéré sa belle entente avec le président français. Deux semaines après le début des hostilités au Tigré, et alors qu’Abiy Ahmed s’apprêtait à lancer un assaut « sans pitié » sur la ville de Mekele et ses 400 000 habitants, #Emmanuel_Macron qualifiait le premier ministre éthiopien de « role model ». Quelques semaines plus tard, toujours engagé dans ce conflit, Abiy Ahmed Ali trouvait le temps de souhaiter un prompt rétablissement à son « bon ami » Macron, atteint du Covid.

    Pour cette source, le facteur économique et commercial est essentiel : « Les Français sont restés très positifs parce qu’ils se positionnent clairement sur le secteur économique en Éthiopie : ils n’ont pas d’intérêt politique fort, ça n’est pas leur zone d’influence. Mais les #intérêts_économiques, eux, sont importants et sont grandissants. C’est potentiellement un #marché énorme. »

    Marché jugé prometteur

    Pour le conquérir, Paris a employé les grands moyens. En mars 2019, Emmanuel Macron s’est rendu en Éthiopie avec le ministère des affaires étrangères #Jean-Yves_le_Drian et sept patrons français pour y signer une flopée d’#accords visant à « promouvoir l’#attractivité de l’Éthiopie auprès des #investisseurs_français ».

    Les entreprises françaises intéressées par ce marché en voie de #libéralisation ne sont pas des moindres : #Orange (qui compte bien profiter de la privatisation de la compagnie nationale #Ethio_Telecom), le groupe #Castel (qui à travers sa filiale #BGI détient déjà 55 % des parts du marché de la #bière), #Bollore_Logistics ou encore #Canal+, qui compte développer une offre de #télévision locale.

    Les #intérêts_commerciaux français sont nombreux et variés. La #modernisation du #réseau_électrique éthiopien ? #Alstom (36 millions d’euros en 2011). La fabrication des #turbines de l’immense #barrage_hydroélectrique de la Renaissance ? Alstom encore (250 millions d’euros en 2013), qui désormais lorgne sur des projets ferroviaires. Le #bus « à haut niveau de service » qui desservira la capitale éthiopienne ? Les Français de #Razel-Bec (la filiale travaux publics du groupe #Fayat), qui ont remporté le marché en 2020.

    Peu après sa prise de poste, en octobre, l’ambassadeur français #Rémi_Maréchaux se félicitait : « Le nombre d’#entreprises_françaises en Éthiopie a doublé en cinq ans. Nous sommes prêts à travailler ensemble pour davantage d’investissements français. »

    #Contrats_militaires

    Dernier domaine stratégique pour les Français : la #coopération_militaire et les ventes d’#armes. Le dossier était en haut de la pile lors de la visite d’Emmanuel Macron en 2019. La ministre #Florence_Parly, qui était également du voyage, a signé un #accord_de_défense avec son homologue éthiopienne ainsi qu’une lettre d’intention « pour la mise en place d’une composante navale éthiopienne avec l’accompagnement de la France ».

    Une aubaine pour les fabricants d’armes et d’#équipements_militaires français, qui n’ont pas tardé, selon la presse spécialisée, à se manifester pour décrocher des contrats. Parmi eux, #Airbus, qui aimerait vendre des #hélicoptères de combat à l’Éthiopie. Le groupe a pu compter pour défendre ses intérêts sur l’attaché de défense de l’ambassade française à Addis-Abeba (jusque septembre 2020) #Stéphane_Richou, lui-même ancien commandant d’un régiment d’hélicoptères de combat.

    L’#armée de l’air éthiopienne a validé l’offre d’Airbus pour l’acquisition de 18 #hélicoptères_militaires et deux avions-cargos en octobre 2020, mais cherchait toujours des financements. Le déclenchement de la guerre au Tigré – où ces hélicoptères pourraient être utilisés – a-t-il conduit Airbus ainsi que le ministère des armées à reporter, voire annuler cette vente ?

    Ni Airbus ni le ministère n’ont souhaité nous répondre à ce sujet.

    Les affaires se poursuivent en tout cas entre la filiale civile d’Airbus et le gouvernement éthiopien : le 9 novembre, #Ethiopian_Airlines réceptionnait deux Airbus A350-900 pour sa flotte. Le 20 novembre encore, l’ambassadeur français à Addis-Abeba se félicitait d’une rencontre avec le PDG de la compagnie aérienne éthiopienne et ajoutait « Airbus » en hashtag.

    https://twitter.com/RemiMarechaux/status/1329829800031252481

    Quant à la coopération militaire France-Éthiopie, elle semble se poursuivre normalement si l’on en juge cette offre d’emploi de professeur de français à destination de militaires et policiers éthiopiens émise en décembre par la Direction de la coopération de sécurité et de défense du Quai d’Orsay (un contrat d’un an à pourvoir au 1er octobre 2021).

    Interrogé le 19 janvier sur le projet de création d’une #marine_éthiopienne, sur d’éventuelles livraisons d’armes récentes à l’Éthiopie et, plus généralement, sur la coopération militaire avec l’Éthiopie et le fait de savoir si l’évolution de la situation au Tigré était susceptible de la remettre en question, le ministère des armées a fait savoir 48 heures plus tard qu’il ne pourrait pas répondre « étant donné [les] délais ». Mediapart a proposé au ministère de lui accorder un délai supplémentaire pour fournir ses réponses. Le ministère n’a plus donné suite.

    Trop tard ?

    Le ministère des affaires étrangères, lui, n’a répondu à aucune des cinq questions précises que lui avait soumises Mediapart sur la présence de troupes érythréennes, les possibles crimes de guerres commis au Tigré et la coopération militaire avec l’Éthiopie notamment (voir boîte noire).

    Sa réponse condamne toutefois en des termes plus précis que par le passé les exactions commises au Tigré. La France est « profondément préoccupée » par la situation humanitaire sur place, « ainsi que par les allégations de violations des droits de l’homme », indique le Quai d’Orsay, avant d’appeler à la cessation des hostilités et au respect du droit international humanitaire par « toutes les parties au conflit ». Mais est-ce suffisant, et surtout n’est-ce pas trop tard ?

    Les dernières informations en provenance du Tigré évoquent des massacres qui auraient fait plusieurs centaines de morts. Plusieurs vidéos portent sur de possibles tueries dans la ville et l’église d’Aksoum, de la fin novembre à début décembre. Selon l’organisation belge Europe External Programme with Africa (EEPA) ainsi qu’un témoin interrogé par Le Monde, les troupes érythréennes y auraient tué plus de 750 personnes. Dans une interview mise en ligne le 17 janvier, une femme qui se dit témoin direct de ces tueries explique en amharique que « la ville entière, du dépôt de bus au parc, était recouverte de corps ».

    Les attaques et destructions concernent également des sites historiques inestimables ou jugés sacrés. La mosquée de Negash (site d’établissement des premiers musulmans éthiopiens, du temps du prophète Mahomet), datant du VIIe siècle, a été partiellement détruite et pillée. Le plus vieux monastère d’Éthiopie, le monastère orthodoxe de Debre Damo (VIe siècle), a également été attaqué.

    Enfin, Mediapart a pu consulter un témoignage de première main concernant un massacre commis dans l’église Maryam Dengelat – creusée dans la roche entre le VIe et le XIVe siècle par les premiers chrétiens d’Éthiopie –, qui estime que 80 personnes ont été tuées par l’armée érythréenne, parmi lesquelles des prêtres, des personnes âgées et des enfants. Ce témoignage fournit une liste comportant les noms de 35 victimes.

    « Si ces informations étaient confirmées, cela commencerait à ressembler à une stratégie d’anéantissement, non seulement du TPLF, mais du Tigré en tant qu’identité historique et territoriale », commente le chercheur Éloi Ficquet, de l’EHESS.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/210121/en-ethiopie-la-france-partagee-entre-business-et-defense-des-droits-humain
    #Ethiopie #France #armement #commerce_d'armes #vente_d'armes

  • Le Village - fanzine
    https://zine-le-village.fr

    « La #justice transformatrice ne cherche pas seulement à transformer le comportement d’une personne qui cause du mal. Elle cherche aussi à transformer la manière dont les #communautés parlent de mal et de guérison, à dissoudre la souffrance comme expérience individuelle isolée et à penser la guérison au niveau collectif et structurel. » — Avery Alder — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?9HBEzQ&quot ; title="Permalink">Permalink</a>

    #accountability #community #médiation #partage_collegues #réparer

  • Observatoire des #non-recours aux droits et services

    Objectifs

    Dans les domaines des #prestations_sociales, de la #santé, de l’insertion sociale et professionnelle, de l’#autonomie, de la #médiation_sociale, des déplacements, de la lutte contre les #discriminations

    - Observer des situations de non-recours, mesurer leur importance, caractériser les populations concernées, enquêter sur les causes.
    – Analyser les limites de l’#intégration_sociale par les politiques publiques au regard des phénomènes de non-recours.
    – Diffuser les connaissances, les données et les méthodes d’identification et d’évaluation du non-recours.
    – Accueillir la réalisation de stages, de mémoires de Master et de recherches doctorales ; servir de support à des séjours scientifiques dans le cadre de collaborations internationales.

    Une observation productrice d’#outils utiles pour la #recherche et l’#action

    – Requêtes #statistiques sur des bases de données constituées.
    - Dispositifs ad hoc de suivi/évaluation au sein de structures administratives ou associatives.
    - Enquêtes qualitatives suivant plusieurs techniques : entretien individuel ou collectif, focus group, groupe de qualification mutuelle.
    – Ateliers de #témoignages.

    Une #observation articulée à des recherches pour de nombreux organismes

    le CNRS, l’ANR, la CNAMTS, la CNSA, la DGCS, la DREES-MIRe/ONPES, le PUCA, l’INPES, le PREDIT, l’INCA, …

    Axes de questionnement

    Pourquoi des individus ou des populations ne recourent pas, volontairement ou non, à l’#offre_publique.
    Que ce soit dans des rapports directs aux services prestataires (services publics, associations, entreprises), à des acteurs intermédiaires (organisés ou non organisés) ou dans la participation à des actions collectives soutenant l’accès aux droits.

    Pourquoi et comment les institutions se saisissent des phénomènes de non recours à l’offre publique. Renouvellement du contenu de l’offre publique et organisation spatiale des pratiques sociales (autour de logiques de contrat, d’incitation et de responsabilisation, de proximité, d’accessibilité et de mobilité) ; développement d’outils de connaissance des phénomènes de non-recours ; mise en œuvre de dispositifs d’information, d’expression de la demande sociale, de (re)mise en capacité des individus, de lutte contre les discriminations, de construction d’intérêts collectifs.

    Une démarche scientifique fondée sur l’observation

    L’#invisibilité des phénomènes de non-recours demande d’articuler trois types de recherche dans une démarche scientifique interdisciplinaire.


    https://odenore.msh-alpes.fr
    #précarité #recherche-action #droits #accès_aux_droits

    • Collectif SOIF de connaissances

      Renforcer les liens entre la recherche, la formation des professionnels et les #pratiques de terrain dans le champ sanitaire et social

      Le secteur de l’#action_sociale connaît actuellement de profondes évolutions et remises en question, illustrées notamment par les débats menés dans le cadre des Etats Généraux du #Travail_Social. L’une des questions centrales concerne l’articulation, au niveau des territoires, entre les pratiques de terrain, la formation – continue ou initiale – des professionnels, et la recherche scientifique dans les différents domaines d’intervention. Le cloisonnement trop souvent observé des divers acteurs concernés mène en effet à une certaine incohérence entre les besoins identifiés, les réponses apportées par les structures, et les contenus de formation.

      Le Plan d’action en faveur du travail social et de l’#intervention_sociale présenté en conseil des ministres le 21 octobre 2015 prend en compte ces enjeux, en fixant notamment les objectifs suivants :

      – Inscrire progressivement le travail social dans un parcours conduisant à des grades universitaires.
      - Reconnaître l’intervention sociale comme un champ de recherche.
      - Garantir la qualité des formations et des diplômes d’Etat, via notamment un cahier des charges partagé Etat-Régions.

      http://www.collectif-soif.fr/le-collectif

  • WHO/Europe | Migration and health - Refugee nurse Ahmed Ahmed: working together to prevent COVID-19 infections in Turkey
    https://www.euro.who.int/en/health-topics/health-determinants/migration-and-health/news/news/2020/6/refugee-nurse-ahmed-ahmed-working-together-to-prevent-covid-19-infections-

    "To address the health risks caused by COVID-19, I became part of a contact tracing team, helping patients recall everyone whom they had been in close contact with during the time they were infectious. We handled each case with care and precision. I worked side by side with Turkish colleagues towards the common goal of identifying COVID-19 patients, interviewing them in a quick and efficient manner, performing tests, recording data in health information systems, and informing them that they may have been infected.“During these 2 months, I worked as a nurse but also assisted as a translator when we were interviewing Arabic-speaking patients. If on average an interview took 3 minutes with my mediation, without someone who could communicate with patients in their mother tongue, I believe visits would have taken considerably more time.“Being able to communicate freely without any language barriers and in a non-judgmental way is of the essence during contact tracing, especially as identifying possibly infected individuals is a time-sensitive matter. The sooner people are identified, the fewer people are at risk.“It felt rewarding to reach COVID-19 positive individuals in a timely manner, because I know we were actively preventing the spread of the disease within communities, thereby protecting the health of hundreds of people.“During work I did not think about my refugee status, I did not feel separate from the common efforts of the Turkish health system. I was part of a united team with my Turkish colleagues. We kept each other motivated and encouraged one another to remain in high spirits. I do still miss seeing my colleagues’ smiles at work though, which are now covered by masks and protective equipment

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#sante#personnelsoignant#infirmier#syrie#turquie#mediation

  • échanges de pratiques - Sigma formation
    http://www.sigma-formation.fr/r/28/les-reunions-d-echanges-de-pratiques

    Nous vous proposons depuis le mois d’Avril des visioconférences "ECHANGES DE PRATIQUES EN VISIO" Ces rencontres d’une durée de 40 minutes sont proposées le mardi et le jeudi à 14h pour une durée de 40mn. cette page regroupe les infos pour y accéder, des compte rendus et les autres ressources proposées en BdR pour adultes relais — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?Y70YOQ&quot ; title="Permalink">Permalink</a>

    #Adultes-relais #analyse #confinement #corona #Mediation #partage_collegues #quartiers #social #travail

  • #StopCovid une application qui vous veut du bien ?
    https://framablog.org/2020/04/22/stopcovid-une-application-qui-vous-veut-du-bien

    On continue notre dossier StopCovid, avec cette fois la (re)publication d’un billet de Loïc Gervais, médiateur numérique, formateur et citoyen engagé. Il partage ici son ressenti en tant que professionnel de la #médiation numérique sur l’application StopCovid. [Article paru originellement … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Santé #inclusion #LoïcGervais #solutionnisme

  • [OHNE TITEL] OHNE TITEL X-PLORE l’exposition #point_de_croix de #laetitia_bica
    http://www.radiopanik.org/emissions/ohne-titel/ohne-titel-xplor-l-exposition-point-de-croix-de-laetitia-bica

    Ce dimanche, nous explorons l’exposition Point de croix Laetitia Bica à l’ISELP, institut dédié à l’art contemporain.

    Nous y sommes reçus par l’artiste ainsi que Pierre Arese, commissaire et chargé des missions pédagogiques à l’ISELP.

    Ces dernières années ont été marquées par une prise de conscience sociale, environnementale avec pour conséquence une plus grande prise de parole, des manifestations accrues.

    Nous assimilons tous ces moments marquants de manière différente, selon notre culture, notre sexe ou encore notre âge.

    Laetitia Bica, photographe, met cela en avant à travers les yeux de deux générations,des élèves de 4ème primaire de l’école Baron Steens et les pensionnaires de la Maison de repos et de soins « Aux Ursulines ». Après 7 semaines de workshops - et surtout de rencontres, de moments (...)

    #ateliers #médiation #iselp #ursullines #ateliers,médiation,iselp,point_de_croix,laetitia_bica,ursullines
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/ohne-titel/ohne-titel-xplor-l-exposition-point-de-croix-de-laetitia-bica_08280__1.m

  • #Livre-blanc - Prendre au sérieux la société de la #connaissance

    Ce Livre Blanc est le fruit de quatre années de rencontres, de séminaires préparatoires, de colloques, d’auditions, de focus groups. Plus de 1.500 personnes y ont contribué depuis 2012. Il est représentatif de ce que l’on nomme « la #société_de_la_connaissance_par_le_bas ». Il se justifie d’autant plus que la confiance de tous nos interlocuteurs dans l’apport des démarches scientifiques comme de la #formation_supérieure dans la construction de notre futur commun est avérée. Ce Livre Blanc est une contribution à l’analyse. Il propose des pistes d’amélioration des politiques publiques. Il vise à définir l’horizon d’actions pour les acteurs concernés : le législateur, l’exécutif, les acteurs de la société civile, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, et les collectivités

    https://inra-dam-front-resources-cdn.wedia-group.com/ressources/afile/397900-528c0-resource-livre-blanc-alliss-prendre-au-serieux-la-societe-de-la-connaissance.pdf
    #capacitation #savoir #université #innovation_élargie #recherche #société_civile

    –---

    Ce Livre Blanc a été envoyé par email dans une des listes militantes contre la réforme retraites et contre la LPPR, le 25.01.2020. Avec ce commentaire :

    Dans le cadre de l’#OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a pour mission d’informer le Parlement), en mars 2017, cette association avait présenté son Livre Blanc « Prendre au sérieux la société de la connaissance »

    https://inra-dam-front-resources-cdn.wedia-group.com/ressources/afile/397900-528c0-resource-livre-blanc-alliss-prendre-au-serieux-la-societe-de-la-connaissance.pdf
    Livre blanc envoyé ensuite à tous les candidats à la présidentielle

    https://usbeketrica.com/article/le-tiers-etat-de-la-recherche-envoie-ses-doleances-aux-candidats

    L’idée est simple : les #associations seraient devenues un acteur incontournable de la recherche mais souffrent d’un manque de #reconnaissance, et surtout d’un manque de #moyens !

    Le SNCS-FSU avait réalisé une lecture critique de ce Livre Blanc de 2017, à laquelle j’avais participée, que je vous transmets ci-dessous (le secrétaire général du SNCS-FSU avait réussi à se faire inviter à l’ OPECST, pour soulever, depuis la salle - et non à la tribune - nos inquiétudes) :

    1/ Ce document intègre une vision limitée des acteurs qui produisent de la #recherche_publique, comme en témoigne la définition de "Recherche" p. 8 : "les chercheurs professionnels, aussi appelés les scientifiques" = or pour faire fonctionner l’appareil public de recherche, on a besoin d’entre un tiers et de la moitié d’Ingénieurs, Techniciens et Administratifs (#ITA), qui ici sont totalement négligés, voire considérés comme remplaçables par des citoyens bénévoles ou des doctorants salariés par ces associations.

    Il repose aussi sur une vision très stigmatisée de la recherche publique, avec des termes péjoratifs répétés de manière régulière comme "confinée en laboratoire", "approches académiques surplombantes", "la République des savants", "silos disciplinaires"...

    C’est à se demander s’ils veulent travailler avec des scientifiques...

    2/ Ce document repose à l’inverse sur une vision idéalisée des gentils citoyens, qui seraient animés d’un même but, faire progresser la recherche fondamentale, d’un souci du bien commun, liée à leur curiosité et à leur engagement, sur des « causes communes ».

    Or, si des « amateurs » éclairés peuvent participer à l’observation de faits naturels (les oiseaux, la flore, ou les patients à l’égard de leur maladie et traitement), ou éventuellement certains faits sociaux avec les personnes concernées (pauvreté comme ATD-QuartMonde, transport), ce n’est pas réplicable dans tous les domaines.

    Sur d’autres « #causes_communes » plus discutées (égalité femmes-hommes et LGBT, avortement, racisme et immigration, origine du monde, OGM…), des amateurs éclairés avec des valeurs politiques ou religieuses pourraient même s’investir « contre » le développement de la recherche publique fondamentale.

    Loin de l’angélisme de ce document, des associations peuvent aussi détournées de leur but original par des organisations marchandes (les multinationales adorent les fondations) pour faire du #lobbying et influencer sur les problématiques « importantes », ou privilégier leur pérennité à la #vérité_scientifique (notamment quand les emplois en dépendent).

    Surtout, la production de connaissances ne doit pas être orientée que sur des « causes », même louables, pour poursuivre sa propre logique de #découverte_scientifique, on est bien là sur une #recherche_orientée, même sur des buts nobles.

    3/ Ce document intègre un parti-pris totalement idéologique selon lequel seules les associations (donc le privé non lucratif) seraient mieux à même de jouer le rôle de #médiation entre recherche et sociétés, notamment les #collectivités_territoriales, que des structures publiques. Et ces associations seraient le « tiers-Etat » de la recherche, au sens surtout de « pas assez financée » et ayant besoin de #subventions_publiques.

    Or la plus-value des associations en matière de production de savoirs, par rapport à la fonction publique de recherche, reste à démontrer, car les associations sont des petites structures de moyen terme, moins pérennes, très dépendantes de leurs financeurs, qui peuvent difficilement porter des infrastructures de long terme comme des bases de données ou des appareillages coûteux, ou des bibliothèques spécialisées. Une association soutenue par une Région peut être fragilisée en cas de changement de majorité politique.

    Le document signale d’ailleurs lui-même cette fragilité :

    En 2015, les élections régionales ont mis un terme aux initiatives locales pour se concentrer sur le #transfert_technologique (p. 55) Dans les exemples développés, des associations, comme #TelaBonica, ont pris le relais d’activités de recherche désinvesties par la recherche publique. Ces "associations" reposent d’ailleurs sur de larges financements publics, comme TelaBonica :

    http://www.tela-botanica.org/page:partenaires_financiers?langue=fr

    D’autres exemples cités, comme les #FabLab, ne produisent pas de la recherche, même s’ils peuvent réaliser de l’#innovation et faire de la transmission des savoirs scientifiques.

    Nombre d’exemples cités auraient pu tout autant être développés dans des structures publiques de recherche, sous la forme de projets participatifs. Le passage concernant les collectivités territoriales est très problématique : pour l’instant, les universités et EPST, implantés dans toutes les régions, avaient construit des liens avec les collectivités territoriales, via des financements des structures publiques, de colloques ou de doctorants en #CIFRE ou post-docs financés. D’où sort l’idée, qui ne s’appuie sur aucun chiffre, que le lien entre recherche et collectivités territoriales est inexistant ? A part que dans certaines régions, les laboratoires publics et les universités ont été progressivement fragilisés et sous-financés !

    Il faut donc que ce modèle, qui s’est développé à petite échelle et sous certaines conditions "bonnes", voire "idéales", notamment dans le champ de l’#éducation_populaire_scientifique ne soit pas étendu sans réflexion, sur les effets pervers encore non anticipés, surtout quand ils demandent que leur soient ouverts de nouveaux droits collectifs :

    – demande d’avoir des sièges dans les conseils scientifiques et instances scientifiques des EPST et universités (avec effet sur les problématiques légitimes ou pas, financées ou pas) : de quelles instances précisément ? et à quelle association précisément ?

    – demande de reconnaissance du travail scientifique "bénévole" de collecte de données (qui peut à terme justifier de ne pas remplacer des postes d’Ingénieurs et de techniciens dans les laboratoires publics et donc que le travail associatif se fasse en substitution du travail des fonctionnaires), qui serait validée par des seules "normes qualité" ; or le contrôle doit se faire par les pairs, dans la proximité, pour éviter toute dérive de données fausses, bidonnées et non vérifiables !

    – demande d’un budget de l’ESR de 110 M€ ciblé sur des associations à but scientifique, ce qui donne des emplois dérivés vers ces structures, avec 1.000 thèses en CIFRE, un programme ANR, une extension du Crédit Impôt Recherche aux associations, un service civique étudiant scientifique... Et puis quoi encore ?

    Ce Livre blanc n’a jamais été discuté largement avec la communauté scientifique et ses instances représentatives. On ne peut pas plaider pour des sciences participatives et citoyennes, sans demander l’avis aux scientifiques, ça ne marche pas que dans un sens !

    5/ Enfin, on peut se demander pourquoi la coordination du Libre Blanc de 2017 n’était portée que par certains acteurs de l’ESR, alors que #Alliss se présente comme une « plateforme de travail et de coopération » entre établissements d’enseignement supérieur et de recherche et acteurs de la société civile, associations, syndicats, entreprises.

    #RAP #PAR

  • Les Métacartes Numérique Éthique : un outil qui fait envie !
    https://framablog.org/2019/12/14/les-metacartes-numerique-ethique-un-outil-qui-fait-envie

    Les médiatrices du numérique, les animateurs d’ateliers-découverte du libre et les pros de la formation le savent : nous manquons d’outils pour décrire l’intérêt, les notions et les pratiques qui permettent de mettre plus d’éthique dans nos vies numériques. Cet article … Lire la suite­­

    #Carnets #Contributopia #Communaute #contributopia #Degooglisons #Éducation #éthique #GAFAM #Hygiene_numerique #Internet #médiation #Metacartes #numerique

  • Interpréter les récits de demande d’asile : une perspective légitimiste et militante du statut de réfugié

    Cet article montre comment les #interprètes bénévoles qui oeuvrent en association font exister un modèle associatif particulier proche de la #médiation et se constituent en acteurs périphériques dans la mise en oeuvre des politiques de l’asile. Réfugiés ou en attente de régularisation, ils sont recrutés pour leurs connaissances juridiques et sociales, en plus de leurs compétences linguistiques. Une enquête ethnographique réalisée entre 2014 et 2019 au sein de Solidarité Asile (une association locale de soutien aux demandeurs d’asile) nous a permis de mettre en lumière deux stratégies de médiation adoptées par les interprètes dans le travail d’écriture des récits de demande d’asile. En fonction de leur parcours et de leur conception du statut de réfugié, ils n’appréhendent pas leur rôle de la même manière : certains adoptent une vision légitimiste de l’asile en considérant que tous les exilés ne peuvent prétendre au statut de réfugié ; tandis que d’autres sont plus militants et prennent l’initiative de reconstruire l’histoire du requérant pour la faire correspondre aux impératifs juridiques. La conception de leur rôle dans et en dehors de la scène associative, leur rapport à l’#association et aux demandeurs d’asile de leur pays d’origine, ainsi que la manière dont ils s’identifient au statut de réfugié sont des variables expliquant leur positionnement dans un pôle plutôt qu’un autre.

    https://www.erudit.org/fr/revues/lsp/2019-n83-lsp04994/1066089ar
    #récit #réfugiés #asile #migrations #France #statut_de_réfugié

  • La soirée du 6 juin, Où les dieux grecs s’invitent au collège Rosa Parks
    https://clg-rparks-nantes.loire-atlantique.e-lyco.fr/carousel/la-soiree-du-6-juin-ou-comment-hermes-sinvite-au-college-rosa-parks

    Cette année, l’ensemble des élèves de 6° débute leur journée par une heure de médiation culturelle. Ce temps est l’occasion de développer, à partir de la lecture de mythes grecs, des compétences (capacité notamment à chercher, se concentrer, à écouter, à argumenter, à écrire) indispensables à la réussite de tous.
    Ce dispositif fut aussi l’occasion de leur faire vivre des temps « extra »ordinaires : visite culturelle, ateliers d’écriture avec une écrivaine, réalisation de productions artistiques (cabinet de curiosité), participation à un film.

    #ouvertureculturelle #médiation #EMI

  • Des imaginaires des lieux de savoir aux pratiques des lieux de projet par Anne Cordier
    "À l’heure où grande est la tentation au spatialisme, consistant à considérer le lieu documentaire comme un espace architectural déterminant en soi les comportements et les pratiques individuels et collectifs, contribuant à vider en quelque sorte de ses substances le lieu documentaire, il me parait fondamental de réaffirmer la place complexe de ces lieux dans l’histoire d’une culture de l’information à la fois collective et individuelle, en se plaçant du point de vue des acteurs. Qui plus est, une focale contemporaine excessive sur le dit "numérique" empêche de penser les hybridations des médiations des savoirs, et des pratiques informationnelles des acteurs, profondément situées dans des espaces documentaires investis pour des besoins propres, besoins inscrits dans un parcours biographique auquel il convient de restituer son épaisseur. Ainsi je propose à travers cette contribution de nous intéresser à ce que ces lieux de savoir font à la mémoire collective et individuelle des acteurs en matière de rapport à l’information, à la documentation et à l’activité informationnelle, interrogeant par là-même le rôle des différentes médiations des savoirs identifiées dans ce processus. Comment, à travers une investigation au plus près d’acteurs, saisir les « lieux de savoir » (Jacob, 2007) comme des espaces actifs de la mémoire documentaire et informationnelle des individus ? Dans un premier temps, j’exposerai le cadre théorique dans lequel se déploie ma recherche. Celle-ci, inscrite en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), s’intéresse à l’appréhension par des publics ciblés de l’organisation des savoirs sous-tendue par la mise en place et la réception des dispositifs documentaires. Dans un second temps, je présenterai les enjeux méthodologiques de cette recherche récente, qui fait du lieu documentaire un lieu d’enquête visant à activer la mémoire documentaire et informationnelle des acteurs. Dans un troisième temps, je mettrai en exergue quelques éléments "
    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01858301

    #CDI #espace #culureDelInformation #médiationdesSavoirs #SIC

  • Chroniques françaises , par Toni Negri
    14 Décembre 2018

    Nous proposons ici la traduction d’une contribution rédigée par Antonio Negri au lendemain du discours d’Emmanuel Macron du 10 décembre dernier. Il s’agit d’un texte d’analyse (...) qui avance (...) des pistes de lecture intéressantes, notamment pour ce qui est des clivages classe/peuple, de l’impossibilité de médiation et de l’épuisement de la gouvernance, mais aussi de la question de la socialisation du salaire et de l’enjeu de la prolifération des foyers des luttes.

    http://www.platenqmil.com/blog/2018/12/14/chroniques-francaises

    #giletsjaunes #fédéralisme #municipalisme #macron #salaire #salaire_social #classe #peuple #multitude #médiation #représentativité #néolibéralisme #Macron #giletsjaunes #gilets_jaunes #Negri

    • Commentaire d’une camarade #intermittente : "Si Toni Negri lisait la page de la #CIP IDF, il aurait su le soir même qu’il n’y a pas d’augmentation du #SMIC et que la « prime d’activité », comme son nom l’indique, est idéologiquement très marquée (les pauvres sont des fainéants, etc)."

    • « Pas de coup de pouce, mais un revenu en hausse » dans L’iMmonde est incomplet mais pas que
      https://seenthis.net/messages/743277
      Si d’autres ont vu mieux...

      Negri, il plane grave sur le SMIC (entre autre chose), comme tous ceux qui oublient que le SMIC mensuel n’est plus le salaire minimum effectif, qu’il a été remplacé pour des millions d’actives et actifs par un SMIC horaire un temps de travail annualisé.
      En revanche lorsqu’il intègre la #prime_d'activité -aussi marquée soit-elle par le travaillisme- au #salaire social, il vise juste et à un endroit tout à fait négligé par l’analyse sociale (un aveuglement pallié par la nostalgie du CNR). Il y a pas de lecture possible de l’évolution des #droits_sociaux (au dela de l’emploi) sans partir du fait que cette prime finance en même temps (si si) des emplois et employeurs et la reproduction de la forme de travail, que c’est un rapport politique, pas juste une diversion conjoncturelle ou une anomalie à résorber. Comment fonctionne cette #individualisation du salaire social ? Quel mixte d’intégration (au modèle d’emploi, précaire et mal payé et/ou à la figure du cas’sos ; le rouage ou le déchet, telle est l’alternative offerte), de coercition (aiguillon de la faim, inséreurs, proprio, #dette) et de #punition (désocialisation, culpabilité, contrôle) présente-t-elle ?
      Je ne sais pas si ça se lit sur le site de la cip, mais on y trouve de nombreux papiers sur la nécessité de ne pas en rester à la #cotisation_sociale gagée sur la durée d’emploi et les salaires pour financer un #droit_au_chômage). On peut tout savoir du #salaire_social si on s’en tient à l’imaginaire des idéologues de la gauche formol (tel Friot qui exclue du salaire social le RSA, le minimum vieillesse, les bourses et tout droit financé par l’#impôt...), on peut continuer de se poser des questions comme certains secteurs syndicaux tout en ayant de moins en moins de prise au conflit capital travail, et puis on peut aller chercher des réponses chez les #Gilets_jaunes, dans la #grève_sociale expérimentale en cours... Les réponses de l’État sont à tout le moins un élément à prendre en compte dans un programme d’#enquête. Tout comme la réforme un instant reporté du droit aux chômage où les #chômeurs en activité à temps réduit seront en première ligne : diminuer les #allocations_chômage versée de 1,3 milliard est leur projet.

  • Chiapas/zapatistes : Réparer plutôt qu’enfermer
    http://www.alternativelibertaire.org/?Chiapas-zapatistes-Reparer-plutot-qu-enfermer

    Outre sa complète gratuité et l’absence de corruption, la justice autonome diffère profondément de la justice constitutionnelle. Il s’agit d’une justice de médiation qui réunit les parties, les écoute et enquête lorsque c’est nécessaire, puis les invite à trouver un accord permettant de parvenir à une réconciliation.

    La chercheuse mexicaine Paulina Fernández Christlieb a longuement étudié ce système qui consiste à « raisonner avec les personnes, les prendre en compte […] afin que les deux parties soient satisfaites  » et qu’ainsi la situation soit «  résolue ». Il est clair que ce rôle médiateur repose sur une légitimité reconnue par toutes et tous et sur une autorité morale incitant puissamment à rechercher un accord. Les instances en charge de la justice n’ont pas pour logique de déterminer des délits et des peines, mais de «  trouver une bonne solution pacifique » aux problèmes portant atteinte à la vie collective, en pansant la blessure [1].

    D’où une critique radicale de la prison, qui ne résout rien et aggrave les problèmes – elle affecte la vie de toute une famille et constitue une école du crime. S’il arrive qu’une personne puisse être enfermée lorsqu’elle met en danger autrui (si elle est en état d’ébriété par exemple) ou pendant l’enquête la concernant, il n’existe pas de condamnation à une peine de prison.

    #Chiapas #zapatisme #prison #médiation

  • – Viens chez moi, j’habite chez les livres et les revues !
    – Ils racontent de belles histoires ?
    – Non, mais il y a de l’Histoire. Et aussi de la Géographie, de la Sociologie, de l’Anthropologie, des Sciences de l’information et de la communication, de l’économie... Tu pourras te promener dans plus de 300 articles.
    – Je peux entrer ?
    – Bien sûr, c’est par là : http://sms.hypotheses.org

    #histoire, #géographie, #économie, #information, #communication, #politique, #anthropologie, #sciences, #sciences_humaines, #sciences_sociales, #SHS, #recherche, #chercheur, #médiation, #vulgarisation, #gratuit

  • #Notre-Dame-des-Landes : les expertises des médiateurs sont plutôt favorables aux opposants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121217/notre-dame-des-landes-les-expertises-des-mediateurs-sont-plutot-favorables

    L’aéroport de #Nantes-Atlantique © Reuters Les expertises jointes en annexe du #rapport des médiateurs remis mercredi au premier ministre ont été publiées par erreur, puis retirées, lundi 11 décembre. Sans préjuger du contenu du rapport final, certains documents, que Mediapart a pu consulter, remettent en cause les arguments pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    #France #Aéroport #Emmanuel_Macron #médiation #NDDL

  • #Notre-Dame-des-Landes: des expertises plutôt favorables aux opposants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121217/notre-dame-des-landes-des-expertises-plutot-favorables-aux-opposants

    L’aéroport de #Nantes-Atlantique © Reuters Les expertises jointes en annexe du #rapport des médiateurs remis mercredi au premier ministre ont été publiées par erreur, puis retirées, lundi 11 décembre. Sans préjuger du contenu du rapport final, certains documents, que Mediapart a pu consulter, remettent en cause les arguments pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    #France #Aéroport #Emmanuel_Macron #médiation #NDDL

  • Notes anthropologiques (IV)

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-IV

    Freud propose une fiction de l’origine de l’humanité fondée sur le renoncement à la jouissance : après la révolte des fils et le meurtre du père, les frères s’entendent pour renoncer à la jouissance immédiate des femmes de la horde, et faire de l’échange des sœurs une règle de la vie sociale (c’est l’interdit de l’inceste). Dans cette fiction nous pouvons bien deviner tout le poids de la religion patriarcale et d’une époque où les femmes ne sont pas considérées comme sujet social au même titre que les hommes. En fait au départ de l’humain, ce ne sont pas seulement les hommes qui renoncent à la jouissance immédiate des femmes, ce sont aussi les femmes qui renoncent à la jouissance immédiate des hommes. Mais, là, nous nous éloignons de Freud et de notre époque.

    Avec la dictature de l’argent, qui commande un rapport immédiat au monde, la jouissance, que ce soit celle d’une marchandise, d’un homme ou d’une femme, revient sur le tapis et, avec elle, la mise en question de ce qui faisait notre humanité : le renoncement à la jouissance immédiate. (...)

    #psychanalyse #anthropologie #jouissance #marchandise #argent #médiation

  • Notre-Dame-des-Landes
    Prise de position de l’assemblée
    des occupant·e·s à propos de la médiation

    http://lavoiedujaguar.net/Notre-Dame-des-Landes-Prise-de

    À toutes celles et ceux qui luttent encore et toujours
    contre l’aéroport et son monde,

    Face à notre détermination commune, le gouvernement peine à ne pas perdre la face. Il tente de faire croire à une médiation qui n’est que poudre aux yeux, destinée à nous endormir, alors que l’enjeu n’est certainement pas là.

    Le débat politique n’a pas lieu, escamoté par une approche “strictement technique”. Faut-il une profusion d’expert·e·s en tout genre pour constater que le béton ne se mange pas ? (...)

    #Notre-Dame-des-Landes #ZAD #gouvernement #médiation #occupant·e·s

  • par Liliane Audet et Christelle RenouxLes visites sensorielles, une autre façon d’appréhender l’art !
    http://www.nectart-revue.fr/nectart-4-liliane-audet-christelle-renoux

    Au #Québec, le musée d’art contemporain des Laurentides et la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval ont mené des réflexions, en matière d’art contemporain, sur les approches de médiation les plus adaptées et le rôle du médiateur en fonction des contextes d’exposition. En 2015, elles se sont étendues au contexte international, à travers la #Biennale_de_Venise. Cet article analyse les points de comparaison entre les expertises de #médiation_culturelle italienne et québécoise (interactions, partage de réflexions, etc.). Il s’attache à explorer le rôle du médiateur et la place du #visiteur dans le cadre de ce grand événement de tourisme culturel. Comment les publics sont-ils accompagnés afin de favoriser leur expérience de groupe ? Y a-t-il des approches et des outils de médiation à privilégier pour (...)

    #Enjeux_culturels #Nectart_#4 #art_contemporain #exposition #visite_sensorielle

  • #Paysage, médiation paysagère et « bon état écologique » de la haute vallée de la sèvre niortaise

    Notre thèse propose, sur la base des résultats d’une expérimentation menée dans la haute vallée de la #Sèvre_niortaise, une contribution à la théorisation de ce que pourrait être une pratique de la #médiation_paysagère appliquée à l’#action_environnementale. La #médiation est ici comprise comme une démarche aidant les politiques publiques à assumer la complexité de la question environnementale, ainsi qu’à placer l’#environnement a portée de démocratie et de projet concerté.

    http://cdg.revues.org/621

  • La médiation familiale met les #femmes #victimes de #violence conjugale en danger | Simon Lapierre
    http://quebec.huffingtonpost.ca/simon-lapierre/mediation-familiale_b_9142810.html

    Nous nous interrogeons sur la pertinence et la nécessité d’une telle journée, considérant que la médiation familiale est maintenant devenue une pratique incontournable, obligatoire. Il semble néanmoins important de souligner, en cette journée, que cette pratique présente aussi certains dangers, notamment pour les femmes victimes de violence conjugale. Ces dangers sont généralement passés sous silence...