• Revenus versés par #Big_Pharma. A partir de 12 on a un foyer épidémique de conflits d’intérêts
    http://www.francesoir.fr/amp/article/societe-sante/top-13-des-revenus-annuels-recents-verses-par-lindustrie-pharmaceutique?_

    La crise récente a fait ressortir les polarités ainsi les décisions parfois surprenantes de #médecins qui tiennent aussi des rôles consultatifs ou exécutifs dans les hautes instances ( #Conseil_Scientifique, #Haut_Conseil_de_la_Santé_Publique )

    Le Professeur Perronne a rappelé avoir mis en place un système de déclaration des conflits d’intérêts avant toute prise de décisions, allant jusqu’à exclure les personnes des décisions ou débats si besoin est.

    Début 2020, le collectif Data+Local recoupait les données de la base Transparence Santé, mise en place après le scandale du #Médiator. Les 30 000 praticiens répartis en 32 CHU du territoire se sont partagés plus de 92 millions, auxquels s’ajoutent quelque 78 millions d’euros versés au titre notamment de conventions passées entre les #CHU et les laboratoires. Tout cela ne prend bien sûr pas en compte les aides versées aux associations de victimes et ou patients.
     
    Voici le Top 13 du classement des revenus récents versés par l’industrie pharmaceutique

    N°1 . La Palme d’Or revient au Pr François Raffi de Nantes. 541.729 €, dont 52.812 € de #Gilead . Est-ce un hasard si on nous apprend que le coup de téléphone anonyme pour menacer #Didier_Raoult, s’il persistait avec l’ #hydroxychloroquine, est parti du téléphone portable du service d’infectiologie du CHU de Nantes, dont François Raffi est chef de service ? Sûrement une pure coïncidence.

    N°2. Le Pr Jacques Reynes de Montpellier. 291.741 €, dont 48.006 € de Gilead et 64.493 € d’ #Abbvie . Or Jacques Reynes a été sollicité par Olivier Véran pour piloter l’essai clinique du protocole Raoult à Montpellier alors qu’il est en même temps le coordinateur national de deux études sur le remdesivir pour le compte de Gilead. Il n’avait sûrement pas eu le temps d’envoyer au Ministre sa Déclaration publique d’intérêts ( #DPI ).

    N°3. La Pr Karine Lacombe de Paris - Saint Antoine. 212.209 €, dont 28.412 € de Gilead . Elle est sur la dernière marche du podium, mais l’essentiel est d’y être. Il n’y a pas que le podium avec les Ministres à Matignon.

    N°4. Le Pr Jean Michel Molina de Paris - Saint Louis. 184.034 €, dont 26.950 € de Gilead et 22.864 € d’Abbvie . Or Jean-Michel Molina est co-auteur d’un article publié dans Médecine et Maladies Infectieuses sur quelques cas, pour dire que l’hydroxychloroquine ne marche pas. Médecine et Maladies Infectieuses est le journal officiel de la #SPILF (Société de Pathologie infectieuse de Langue Française).

    N°5. Le Pr Gilbert Deray de Paris. 160.649€ . Une belle somme pour un néphrologue qui très présent sur les plateaux télés. Attention le #remdesivir peut être très toxique pour les reins.

    N°6. Le Pr Jean-Paul Stahl de Grenoble. 100.358 €, dont 4.552 € d’Abbvie . A noter que cette somme n’a pas été déclarée sur sa DPI. Or Jean-Paul Stahl est rédacteur en chef du journal Médecine et Maladies Infectieuses. C’est lui qui a comparé le #Plaquénil au papier toilette.

    N°7. Le Pr Christian Chidiac de Lyon. 90.741 €, dont 16.563 € de Gilead . Or Christian Chidiac est président de la Commission Maladies transmissibles du Haut Conseil de la Santé Publique qui a rendu le fameux Avis interdisant l’hydroxychloroquine, sauf aux mourants et demandant d’inclure les malades dans les essais officiels (donc #Discovery). Son adjointe, la Pr Florence Ader, citée ci-dessous, est l’investigatrice principale de Discovery. Pure coïncidence.

    N°8. Le Pr Bruno Hoen de l’Institut Pasteur. 82.610 €, dont 52.012 € de Gilead . A noter que sur sa DPI, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Or Bruno Hoen a attaqué l’équipe de Marseille dans un courriel du 18 mars 2020, partagé avec tous les #infectiologues .

    N°9. Le Pr Pierre Tattevin de Rennes. 79.956 €, dont 15.028 € de Gilead . A noter que sur sa DPI, comme son prédécesseur, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Ca doit être le surmenage. Or Pierre Tattevin est président de la SPILF. Cette Société savante a attaqué l’hydroxychloroquine pour encourager les inclusions dans Discovery, ainsi que dans les autres études par tirage au sort avec des groupes de patients non traités (études randomisées).

    N°10. Le Pr Vincent Le Moing de Montpellier. 68.435 €, dont 4.776 € de Gilead et 9.642 € d’Abbvie . Or Vincent Le Moing pilote, avec son patron Jacques Reynes cité ci-dessus, l’essai clinique de Montpellier.

    N°11. Le Dr Alain Makinson de Montpellier. 63.873 €, dont 15.054 € de Gilead . Or Alain Makinson participe à l’étude de Montpellier avec Jacques Reynes et Vincent Le Moing. Un beau trio. Montpellier est très bien représentée.

    N°12. François-Xavier Lescure de Paris – Bichat. 28.929 €, dont 8.621 € de Gilead . Or François-Xavier Lescure est l’adjoint de notre célèbre Yazdan Yazdanpanah qui est dans le #Conseil_scientifique #Covid-19. Il a publiquement critiqué l’équipe de Marseille pour discréditer l’hydroxychloroquine. Il est co-auteur de l’étude très contestable sur le remdésivir de Gilead, publiée dans le New England Journal of Medicine. Or cette étude n’a aucune méthodologie.

    N°13. La Pr Florence Ader de Lyon. 11.842 € , dont 3.750 € de Gilead . Or Florence Ader est l’investigatrice principale de Discovery.

    A partir de douze, ça commence à faire un foyer épidémique !
    #coronavirus

    • « pure coïncidence »
      c’est vrai que ya pas du tout de magouille avec la politique locale et de conflit d’intérêt à l’IHU…
      en 2018 déjà… https://marsactu.fr/conflit-dinterets-a-la-tete-de-linstitut-de-recherche-pour-le-developpement
      https://marsactu.fr/homme-de-reseaux-et-enfant-terrible-de-la-recherche-enquete-sur-le-systeme-
      https://seenthis.net/messages/860606 etc etc

      bref ce genre « d’argumentation » (lol) ne fait rien avancer sur ce qui est vrai ou pas
      (sachant comme l’ont rappelé des dizaines de gens, qu’à peu près toute la recherche scientifique entière de nos jours est financé en partie par des grands groupes : ce qui compte c’est justement la reproductibilité et le fait de pouvoir être juger par les autres, et non juste par soi-même et son équipe, c’est ça qui permet que peu importe qui finance, on peut savoir si c’est valable ou pas)

    • Faudrait éviter de référencer France-Soir comme si c’était un média qui sort des infos. France-Soir n’existe plus : ses quatre derniers journalistes ont été licenciés en octobre 2019. Depuis c’est un blog qui reprend toutes les foutaises crado et complotistes qui traînent pour essayer de faire du clic.

      Là, c’est juste la reprise d’une fadaise qui circule dans la raoultsphère, comme si ça faisait un quelconque argument en faveur de leur chloromerde.

      France-Soir — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/France-Soir#Les_derni%C3%A8res_offres_de_reprise_et_la_liquidation

      Le 19 octobre 2019, il est annoncé que les quatre journalistes de la rédaction seront licenciés pour motif économique39,40. Malgré ces licenciements, France Soir ambitionne de poursuivre l’alimentation de son site web en continuant d’y intégrer des contenus. Le 21 octobre 2019, les licenciements sont confirmés et l’appellation « site d’information » de France-Soir est désormais publiquement dénoncée comme fallacieuse par la journaliste Sonia Devillers.

    • Un des aspects, d’ailleurs, de cette recherche frénétique des conflits d’intérêt, comme seul et unique excuse au fait d’avoir publié des « études » qui ont fait ricaner l’ensemble de leurs pairs, c’est que les petits salopards de la secte raoultienne, y compris l’IHU même, n’ont plus que le doxxing comme méthode d’argumentation sur les RS. Parce que la secte a décrété, comme l’a d’ailleurs soutenu Perronne récemment (lequel, espérons-le, va en payer quelque conséquence), que tous ceux qui les contredisent sont des vendus à Gilead.

      Donc il serait légitime de lever le pseudonymat de toute personne qui démonte les arguments de l’IHU sur internet, puisqu’elle est par principe corrompue (et faute de démontrer quoi que ce soit, ça permet ensuite de lancer les meutes de tarés avec les menaces de mort contre elle et sa famille).

      Vraiment, tous les gens que la secte n’a pas réussi à vaguement compromettre, histoire qu’ils soient regroupés dans cette saloperie de France-Merde, désormais, c’est systématique : levée de l’anonymat (doxxing - même un communiqué de presse de l’IHU a fait ça pour Damien Barraud) et derrière, menaces personnelles.

      Encore aujourd’hui, dans les flux twitter j’en ai vu plusieurs utiliser l’argument : dis-nous ton nom, pour qu’on aille vérifier que tu ne travailles pas pour Gilead, et sinon on refuse tes arguments en bloc.

    • La mythomanie, ou la confession du criminel acculé par la police qui cherche à passer entre les gouttes, sont un modèle, toujours prendre appui sur un morceau de réel admis comme tel (une vérité ou un fait d’évidence plus ou moins partagé) pour faire passer le reste. Outre l’argument big pharma (réel) servi à toutes les sauces faisandées possibles, on se souviendra des vidéos qui montraient ce qu’il en était du dépistage de masse (argument plus que sérieux pour une critique la politique française de « lutte contre la pandémie ») à l’IHU Marseille : un foutage de gueule intégral (augmentation inéluctable de la proportion de faux négatifs vu les conditions de réalisation de test PCR, promiscuité garantie, réduction des risques zéro, etc).

  • Mediator : les ex-cadres de l’agence du médicament « retournés » par Servier - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060320/mediator-les-ex-cadres-de-l-agence-du-medicament-retournes-par-servier

    Le procès aborde la question du « trafic d’influence » imputé au producteur du Mediator. D’anciens hauts responsables de l’agence du médicament sont jugés pour avoir reçu des milliers d’euros en échange de conseils donnés à Servier, notamment pour obtenir des autorisations de mise sur le marché. La police sanitaire a maintenu celle du coupe-faim jusqu’en 2009, malgré ses dangers.

    Charles Caulin a présidé la stratégique commission d’autorisation de mise sur le marché de 1993 à 2003, quand elle a voté à plusieurs reprises le renouvellement de l’autorisation de vendre le Mediator, malgré l’émergence de ses dangers (voir Mediator : les occasions manquées de l’administration d’éviter les morts). Qu’est-ce qui pousse le médecin, alors âgé de 65 ans, à travailler comme consultant pour Servier dès janvier 2004, sans même attendre le délai légal de trois ans ? « J’avais décidé de passer de l’autre côté. Je voulais voir comment développer de nouveaux médicaments et accéder à une autorisation de mise sur le marché », affirme-t-il à la barre, le 5 mars.

    Sa mission consiste à aider les laboratoires à obtenir les précieux sésames. Alors, pour ce faire, qui de mieux qualifié que celui qui les délivrait ? Ce changement de carrière est lucratif. Charles Caulin perçoit 50 000 euros par an grâce aux contrats passés avec Servier via la société de sa femme, FC Consulting. Les juges devront déterminer si ces montants perçus s’apparentent à des rétrocommissions.

    « Pourquoi passez-vous par FC Consulting et pas directement par Servier ? S’il n’y a pas de problème, doit-on se cacher ? », l’interroge Martine Verdier, avocate des victimes. « Je ne me cachais pas. J’avais décidé de changer de vie en 2003. On me disait toujours : “Pour vous, c’est facile, vous êtes derrière votre bureau à dire oui ou non pour commercialiser tel ou tel produit.” Je voulais savoir comment ça se passait pour développer un nouveau médicament. En 2003, je n’avais pas du tout la notion que je n’en avais pas le droit », tente-il pour se justifier.

    Les foutaises répondues aux juges sont impressionnantes

    De 2001 à 2009, il touche près de 1,2 million d’euros, soit plus de 12 000 euros par mois pour ses conseils avisés à Servier. Une somme « déterminée par Monsieur Servier », que Jean-Michel Alexandre qualifie lui-même d’« extrêmement généreuse ». « Si j’avais eu à facturer au nombre de jours travaillés, ce montant aurait été inférieur », a admis le ponte de la pharmacologie. En tout et pour tout, il a rédigé 60 rapports de quatre pages chacun pour le laboratoire orléanais… Ce qui revient à un tarif de plus de 4 800 euros la page.

    Cette générosité à retardement récompense-t-elle son aveuglement concernant les risques du Mediator passés sous ses radars du temps où il était censé les déceler ? « Je nie tout rapport préférentiel avec Monsieur Servier et avoir eu une attitude particulière pour le traitement du Mediator. Je n’ai pas eu de bienveillance ni de connivence particulière sur le Mediator. Si je n’ai pas réussi à vous convaincre, je m’y emploierai jusqu’à mon dernier souffle », s’est-il défendu.

    Foutaises sur foutaises

    Le couple a ainsi un pied dans l’agence, un pied chez Servier. De quoi être bien renseigné des deux côtés. Pour autant, Éric Abadie ne mentionne le lien qui unit sa femme à Servier dans aucune déclaration de liens d’intérêts. Cette fois, Marie-Ève Abadie ne se présente pas au prétoire en robe noire, mais vêtue d’une grande cape tout aussi sombre. Habituée par le passé à plaider, le 2 mars, elle a été entendue comme prévenue, seule. Éric Abadie, décédé en avril 2019, était poursuivi pour prise illégale d’intérêts, elle, pour recel de ce délit.

    Elle a admis devoir à son mari une mise en relation qui a marqué un tournant dans sa carrière en la propulsant sur la voie de la défense des entreprises pharmaceutiques. « Grâce à lui, j’ai rencontré le secrétaire général du Snip », grand pourvoyeur de clients. Pour autant, elle affirme que son époux ne savait pas qu’elle travaillait pour Servier jusqu’à ce que le scandale du Mediator n’éclate. « Nous avions un style de vie très cloisonné concernant nos activités professionnelles », assure-t-elle.

    Aux juges d’instruction, Éric Abadie avait donné la même version : « Je n’ai jamais été particulièrement intéressé par ce que faisait ma femme », s’était-il justifié. Servier était pourtant un client important du cabinet de Marie-Ève Abadie : en tout, elle a facturé 87 889 euros au laboratoire de 2004 à 2008, ce qui revient à plus de 1 800 euros par mois.

    À l’époque où Jean-Michel Alexandre était son patron, Éric Abadie l’avait présenté à son épouse. Sentant le vent tourner, en 2011, Jean-Michel Alexandre a le réflexe de demander à Me Abadie s’il doit prendre un avocat. Elle lui recommande deux confrères, après lui avoir expliqué qu’il était impossible qu’elle assure sa défense puisqu’elle a été l’avocate de Servier.

    Alors l’une des procureures, Cristina Mauro, lâche : « Vous voyez là une situation de conflit d’intérêts potentiel, à juste raison, mais vous n’en percevez pas une quand il s’agit de vos fonctions d’avocate de Servier et de celles occupées par votre propre mari au sein de l’agence du médicament ! » Particulièrement incisive depuis que la partie trafic d’influence a démarré, ses multiples questions ont le don d’agacer sérieusement du côté des actuels avocats de la firme.

    #Big_pharma #Servier #Médiator #Conflits_intérêt #Régulation #Agence_médicament

  • Catherine Lemorton : « Les élus et les firmes se claquaient la bise… »
    https://www.prescrire.org/Fr/218/1902/58460/0/PositionDetails.aspx

    La question de l’influence de la firme #Servier est évoquée au procès #Mediator°. Comment l’influence des firmes se manifeste-t-elle au Parlement ? Éléments de contexte avec Catherine Lemorton, pharmacienne depuis 1984 et députée de 2007 à 2017. (Février 2020)

    #conflit_d'intérêt #santé #pharma #corruption

  • Lyon Sud : les dérapages nauséabonds du docteur Freyer | Mediacités
    https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/05/22/lyon-sud-les-derapages-nauseabonds-du-docteur-freyer

    Devant des amphis bondés de la faculté de médecine, il brocarde la lutte contre l’#homophobie ou le #racisme, tient des propos #misogynes ou encore nie le scandale du #Mediator. Enregistrements à l’appui, Mediacités révèle le contenu des cours que le cancérologue Gilles Freyer dispense aux étudiants de première année. Avec la bienveillance de sa hiérarchie.

    Faculté de médecine Lyon Sud : la doyenne tente de sauver le soldat Freyer | Mediacités
    https://www.mediacites.fr/complement-denquete/lyon/2019/07/01/faculte-de-medecine-lyon-sud-la-doyenne-tente-de-sauver-le-soldat-freyer

    #pharma #enseignement #médecine #mandarins
    #paywall

  • Au procès du Mediator, les « négligences » de l’ANSM à la barre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/12/au-proces-du-mediator-les-negligences-de-l-ansm-a-la-barre_6018817_3224.html

    « Il a été établi que l’ANSM n’avait pas, à compter des premières alertes de 1995 et jusqu’en 2009, accompli les diligences normales compte tenu de la nature de sa mission, de ses compétences, du pouvoir et des moyens dont elle disposait », peut-on lire dans l’ordonnance qui renvoie l’agence devant le tribunal, aux côtés du laboratoire.
    Face à face

    Servier et ANSM ont beau se trouver côte à côte sur les bancs des prévenus, ils sont en réalité face à face. Les avocats du laboratoire et ceux de l’agence ne cessent de se contrecarrer depuis l’ouverture des débats, chacun s’évertuant à souligner la responsabilité de l’autre dans l’affaire.

    Une distinction est d’ores et déjà établie : contrairement au laboratoire, l’agence doit répondre d’une faute non intentionnelle. Alors que Servier est jugé pour « tromperie », « escroquerie », « trafic d’influence » et « homicides involontaires par violations manifestement délibérées », l’ANSM l’est uniquement pour « homicides involontaires par négligence », ce que l’on pourra considérer comme déjà bien assez infamant pour une autorité censée, précisément, faire en sorte que les citoyens prenant des médicaments n’en meurent pas.

    Il sera par exemple intéressant de comprendre les bizarreries autour du renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Mediator. En 1995, alors que Servier demande à pouvoir vendre son médicament avec l’indication « adjuvant du régime du diabète », l’ANSM émet un avis défavorable, et écrit : « Cette indication n’est pas justifiée. En conséquence, aucune mention des propriétés pharmacologiques en relation avec cette indication ne peut être acceptée. »

    Deux ans plus tard, en août 1997, une employée de l’ANSM, Arielle North, écrit au groupe Servier qu’il peut « maintenir les mentions concernant l’indication thérapeutique du diabète » sur l’étiquette du Mediator, qui continuera donc à être vendu pour une indication fallacieuse. Arielle North viendra témoigner le 14 novembre.

    L’agence va devoir s’expliquer sur sa passivité, voire sa bienveillance, vis-à-vis de Servier. Sa « réponse insuffisante aux comportements fautifs » du groupe pharmaceutique, écrivent les juges d’instruction, « peut s’expliquer, en partie, par le vaste réseau d’influence tissé par les laboratoires Servier sur de nombreux responsables, agents et experts des autorités de santé », une influence qui « n’a pu que pervertir la nature et l’efficience du contrôle confié aux autorités ». Ce volet, celui des conflits d’intérêts entre le laboratoire et l’administration publique, constituera, au printemps 2020, le dernier chapitre du procès du Mediator.

    #Médiator #Conflits_intérêt #ANSM #Régulation #Indépendance _scientifique

  • « Combien avez-vous été rémunéré par #Servier ? » : au procès du #Mediator, le défilé des consultants du laboratoire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/02/combien-avez-vous-ete-remunere-par-servier-au-proces-du-mediator-le-defile-d

    Toute la semaine, il a été question de « néoglucogenèse » et des « récepteurs 5-HT2B », des « ramifications cylindraxiles » et de l’« accolement des vésicules à la membrane des boutons synaptiques des neurones », des « enzymes monoamines oxydases », de la « valve tricuspide » qu’il ne faut évidemment pas confondre avec les valves « aortique et mitrale », ou encore du « captage de glucose » dont il est – mais faut-il le préciser ? – « fantaisiste de penser qu’il est contrôlé par la pyruvate kinase ».

    La formidable complexité des débats qui caractérise le procès du Mediator a atteint un pic au cours de la bataille d’#experts qui occupe pour quelques jours encore la 31e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

    A tel point que Me Charles Joseph-Oudin, avocat de plusieurs centaines de parties civiles, a fini par se demander tout haut si elle n’était pas savamment orchestrée par la défense, dans « une stratégie du trouble » destinée à instiller l’idée « que les choses sont beaucoup plus complexes que ce que le bon sens nous a jusqu’ici permis de comprendre ».

    Stéphane Horel sur Twitter :
    "#Mediator
    Me Charles Joseph-Oudin à Jean-Pol Tassin, (ex #Inserm et #Collège_de_France) :
    – "Pouvez-vous préciser le montant des honoraires que vous avez perçu de la part de Servier ?
    – TTC ?
    – Comme vous voulez.
    – Depuis 2011, de l’ordre de 300 000 euros." /
    Twitter
    https://twitter.com/stephanehorel/status/1190930652658569216

    #conflit_d'intérêt #criminel #corruption #institutions

  • Procès du Mediator : « Georges, il faut retirer ton signalement ! »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/16/proces-du-mediator-georges-il-faut-retirer-ton-signalement_6015664_3224.html

    Alerté par les dénominateurs communs entre ces #médicaments [l’Isoméride et le Pondéral, également commercialisés par les laboratoires #Servier et retirés du marché en 1997 pour cause d’effets secondaires majeurs] et le #benfluorex, la substance chimique active du #Mediator, le cardiologue décide de faire un signalement au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Marseille. Le « cas Chiche », qui établit pour la première fois un lien entre valvulopathie et prise de Mediator, est jugé « plausible » par le centre marseillais. L’information est transmise début 1999 à Paris.

    C’est peu dire que les laboratoires Servier n’apprécient pas l’initiative de ce fâcheux trublion marseillais. Entendu comme témoin, mardi 15 octobre, au procès du Mediator, le cardiologue raconte la suite de l’histoire. « J’ai eu zéro accusé de réception du centre national de #pharmacovigilance, mais j’en ai eu trois de Servier ! »

    #pouvoirs_publics #défaillance #France

  • Ouverture du #procès #Mediator : que peut-on en attendre ?
    https://francais.medscape.com/voirarticle/3605285

    Pour rappel, en #France, le Mediator a été retiré du marché en 2009, soit 6 ans après l’Espagne, 12 ans après la Suisse et plus de 30 ans après la Belgique.

    [...]

    Après ce premier procès pénal, le procureur de la République et les prévenus peuvent faire appel (les #victimes ne peuvent pas faire appel), ce qui peut prendre environ un an et demi.

    Après, un pourvoi en cassation pourrait survenir, ce qui n’est pas rare sur ce type de dossier. Il prendrait plusieurs années.

    Il ne serait pas étonnant qu’il faille dix ans pour avoir une estimation définitive du sujet.

  • #Irène_Frachon : « L’affaire du #Mediator, c’est un crime industriel, pas une petite erreur ni un accident ! » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/irene-frachon-laffaire-du-mediator-cest-un-crime-industriel-pas-une-petite-

    Voilà un an qu’Irène Frachon n’a pas pris de vacances. En accord avec son employeur, le CHU de Brest, la pneumologue de 56 ans a prévu de regrouper ses jours de congé, à partir de ce lundi, pour suivre au long cours le procès du Mediator, ce « moment de vérité » espéré par les victimes. Avant de s’imposer une diète médiatique pendant l’audience, celle qui avait mis en lumière le scandale grâce à son livre Mediator. Combien de morts ? en 2010, a accepté de revenir sur son combat contre un laboratoire tout-puissant et son sinistre cortège d’indifférents.

  • Irène Frachon : « Servier était plus puissant que l’Agence du médicament »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220919/irene-frachon-servier-etait-plus-puissant-que-l-agence-du-medicament

    La pneumologue, lanceuse d’alerte dans l’affaire du Mediator, attend depuis dix ans le jugement au pénal du laboratoire Servier. Et depuis douze mois, elle ne prend plus aucun congé pour pouvoir assister aux audiences.

    #JUSTICE #Mediator,_Agence_du_médicament,_Servier,_Irène_Frachon,_A_la_Une

  • L’ostéoporose au coeur d’un scandale découvert à Lausanne RTS - Christophe Ungar - Juliette Galeazzi - 25 Janvier 2018
    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9271208-l-osteoporose-au-coeur-d-un-scandale-decouvert-a-lausanne.html

    Des médecins lausannois se sont battus pour faire reconnaître un effet secondaire grave du Prolia, un traitement contre l’ostéoporose, révèle mercredi une enquête de l’émission 36,9. Face à eux, le géant pharmaceutique Amgen.

    Tous les matins, Pierrette doit prendre de puissants antidouleurs pour tenir le coup. A 58 ans, sa colonne vertébrale est brisée. La faute au Prolia, un médicament qu’elle a commencé à prendre début 2011 pour lutter contre l’ostéoporose sévère dont elle souffrait, comme une femme sur deux après 50 ans.


    _ La vidéo est lisible depuis la France sur le site de la RTS _

    Les problèmes ont plus précisément commencé au moment où - sa masse osseuse s’étant amélioré - elle a arrêté le traitement. Sont alors apparues des douleurs de plus en plus handicapantes, jusqu’au diagnostic final : onze fractures de vertèbres.

    Un lien établi dès 2015
    « A partir de l’été 2015, on a commencé à suspecter un effet secondaire dramatique », se souvient Olivier Lamy, médecin-chef au Centre des maladies osseuses du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Aussi appelé effet rebond, ce type d’effet secondaire longtemps insoupçonné concernerait une centaine de personnes en Suisse.
    Dans l’émission 36,9 de la RTS mercredi, le spécialiste lausannois revient sur les différentes étapes qui l’ont mené à un bras de fer contre le géant américain Amgen pour faire reconnaître cet effet rebond.

    J’avais l’impression d’être au tribunal dans la peau d’un accusé. C’est apparemment leur stratégie
    Olivier Lamy, médecin-chef au CHUV

    Car, même s’il est du devoir des médecins de signaler de possibles effets secondaires d’un médicament, au nom de la pharmacovigilance, la firme a très mal pris cette démarche. Après avoir mis sur le marché en 2010 un médicament prometteur, l’entreprise semble avoir tout fait pour décourager l’équipe lausannoise d’en parler librement.

    Alerte entendue par Swissmedic
    La compagnie, dont le siège européen est situé à Zoug, a également refusé de répondre, même par écrit, aux questions de la RTS, se bornant à dire sa « grande surprise » d’apprendre l’existence de telles fractures à l’arrêt du traitement dont un des avantages est d’être injecté une seule fois tous les six mois.

    On est de nouveau face à une affaire qui rappelle celle du Mediator, ces affaires où on a essayé de dissimuler des problèmes et de mettre la poussière sous le tapis
    Thierry Buclin, responsable du service de pharmacovigilance au CHUV

    L’alerte lancée par Olivier Lamy et ses collègues a toutefois été entendue par Swissmedic, l’autorité suisse de surveillance des médicaments. En 2017, la notice du Prolia change enfin. Les dangers liés à l’arrêt du Prolia sont clairement indiqués et l’usage à titre préventif du médicament déconseillé, selon le professeur Lamy.
    « Le Prolia reste un médicament efficace ; ce qui est délicat, c’est l’arrêt du traitement », résume Olivier Lamy, qui souligne que celui-ci doit absolument être pris en charge par un spécialiste pour parer la survenue de fractures.
    Pour Pierrette, et la centaine de cas similaires recensés en Suisse, il est déjà trop tard.

    #santé #médicaments #femmes #ostéoporose #Prolia #Amgen #pharma #big_pharma #Suisse #Mediator #laboratoires_pharmaceutiques

    Le Prolia était déja évoqué par Grommeleur et Fil en 2013
    https://seenthis.net/messages/111492

  • Emmanuelle Bercot filme le #Mediator à cœur ouvert
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221116/emmanuelle-bercot-filme-le-mediator-coeur-ouvert

    Un film d’Emmanuelle Bercot, La Fille de Brest, met en scène l’affaire du Mediator et le rôle unique d’Irène Frachon, lanceuse d’alerte sans retour. La technicité du sujet pouvait faire craindre une œuvre estimable mais ennuyeuse. C’est tout le contraire.

    #France #Culture-Idées #Agence_du_médicament #Médecine #sante

  • Irène Frachon : « Le #Mediator, c’est l’histoire d’un déni sans fin »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211116/irene-frachon-le-mediator-c-est-l-histoire-d-un-deni-sans-fin

    Irène Frachon, arrivant au tribunal de Nanterre, le 14 mai 2012 © REUTERS/Charles Platiau Pneumologue au CHU de Brest, Irène Frachon a révélé au grand public une catastrophe sanitaire, celle du Mediator, que le monde médical s’acharnait à nier depuis plus d’une décennie. Mais son combat solitaire est loin d’être terminé. Six ans après la révélation du scandale, le procès du laboratoire Servier n’a toujours pas eu lieu et le groupe pharmaceutique mène une guerre de tranchées pour limiter les réparations dues aux milliers de victimes. Entretien.

    #France #Médecine #médicament

  • #Irène_Frachon : « Avec le Mediator, j’ai déterré un charnier »
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/11/20/irene-frachon-avec-le-mediator-j-ai-deterre-un-charnier_5034550_1651302.html

    A l’occasion de la sortie du film d’Emmanuelle Bercot « La fille de Brest », mercredi 23, inspiré de son parcours, la pneumologue revient sur ce qui l’a menée à lancer le scandale du #Médiator.

    #lanceur_d'alerte

    • C’est très étonnant, mon ancien médecin m’a prescrit cette saloperie il y a une dizaine d’années comme régulateur timique quand je travaillais de nuit et que mon appétit était complètement détraqué-décalé. Ce qui ne m’a rien apporté et que j’ai donc fini par lâcher au bout d’un an (j’ai donc pris de cette saloperie pendant un an).

      Curieusement c’est une pneumologue qui a fini par trouver le moyen de m’aider avec cette histoire d’appétit détraqué, décalé et qui me conduisait à l’obésité : apnées du sommeil, appareillage, observance excellente, fin du problème, ou presque.

      Quand j’ai entendu parler du scandale du médiator , j’avais changé de médecin traitant, je me suis ouvert au nouveau médecin des prescriptions passées, examens cardio vasculaires en règle, diverses explorations, le poison n’a apparemment pas causé de dégats. En revanche je n’ai pas aimé la solidarité inter professionnelle entre les deux médecins, la nouvelle indiquant qu’elle aurait peut-être prescrit la même chose (même si c’est une parole honnête, pas si courante dans la profession, celle de la reconnaissance d’une erreur, même putative, même théorique)

      Ce dont je me souviens aussi, ce sont les reproches de quelques proches, mais comment cela se fait qu’en étant pas diabétique je prenais un tel médicament ?, comme si c’était de ma faute de suivre une prescription médicale !

      Aujourd’hui quand je lis sur le sujet, cela me donne des fièvres rétrospectives, quand bien même chaque nouvel examen dans la région du coeur rend le même son de cloche, j’ai un coeur de centenaire, d’ancien grand sportif.

      De même que je n’aime pas beaucoup entendre le mot amiante, c’est-à-dire la matière dont était construite toute la structure du bâtiment Erasme aux Arts Déco. Mais là aussi trente ans plus tard, il semble que je sois encore passé au travers des gouttes, et je nai pas non plus entendu parler de cancers parmi les anciens des Arts Déco, en tout cas pas de cancers liés à l’amiante.

      Et je ne peux toujours pas donner mon sang parce que j’ai vécu en Angleterre pendant les années de vache folle.

      Je me demande combien de bombes à retardement j’ai en moi comme cela. J’aurais du faire démineur, je pense que j’ai un certain talent pour survivre aux bombes à retardement.

  • #Médiator : la responsabilité de l’Etat confirmée
    http://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/affaire-mediator/mediator-la-responsabilite-de-l-etat-confirmee_1031165.html

    Ce n’est que la seconde fois que la responsabilité de l’Etat est reconnue dans un scandale sanitaire, la première remontant à l’affaire du sang contaminé. Utilisé par cinq millions de personnes en France pour ses propriétés coupe-faim, le Mediator® est à l’origine de graves lésions des valves cardiaques et pourrait être responsable à long terme de 2.100 décès.

    L’enquête est terminée depuis avril 2014 mais il n’y a pas de date de procès fixée à ce jour, en raison de plusieurs recours de Servier concernant la procédure. Les avocats du laboratoire contestent tout, pour retarder au maximum la procédure. La pneumologue Irène Frachon, qui a mis au jour en 2007 le scandale, a dénoncé le 6 août « le cynisme et la cruauté des avocats » du laboratoire Servier face aux demandes d’indemnisation des victimes.

    Si la justice désigne l’Etat comme responsable, alors que dans le même temps les avocats de #Servier agissent avec cynisme pour ne pas indemniser leurs victimes et disculper Servier est-ce que ce sera à l’Etat qu’il va incomber de payer et non à cette saloperie de #laboratoire_pharmaceutique ? voila voila comme dirait monolecte …

  • Les données de santé bientôt libérées ?
    http://www.marianne.net/Les-donnees-de-sante-bientot-liberees_a239427.html
    http://www.marianne.net/photo/art/default/983263-1165393.jpg?v=1402317582

    Depuis des mois, nombre d’observateurs réclament une plus grande ouverture des données de santé. Pour l’heure, seule l’Assurance maladie détient ces précieuses informations, indispensables pour une véritable surveillance sanitaire. Peut-être plus pour très longtemps : le Conseil d’Etat vient de valider l’autorisation d’exploitation des feuilles de soins donnée à une PME bretonne, Celtipharm......

    #assurance_maladie
    #données_personnelles
    #médiator
    #médicaments
    #santé
    #veille_sanitaire

  • Mediator : les résultats 4 ans après la fin de l’étude Regulate confirment sa toxicité sur les valves aortiques | Le Quotidien du Medecin
    http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/cardiologie-vasculaire-hta/mediator-les-resultats-4-ans-apres-la-fin-de-l-etude-regulate

    Le suivi des patients de l’étude Regulate qui fut l’un des éléments ayant conduit à la suspension du Mediator en 2009, pendant 4 années supplémentaires, « confirme la toxicité du benfluorex au niveau des valves aortiques » assure le Pr Philippe Moulin (chef du service d’endocrinologie, hôpital Louis Pradel, de Lyon), investigateur principal de l’essai international.

    « Cette étude montre également qu’un pourcentage faible mais significatif de patients antérieurement exposés au benfluorex progresse vers une valvulopathie « faible à modérée » plus fréquemment après exposition au benfluorex qu’à la pioglitazone. En revanche, chez les patients qui n’avaient pas développé de valvulopathie aortique à la fin d’une année d’exposition au benfluorex, il n’existe pas d’élément en faveur d’une aggravation ultérieure après 4 ans de suivi » poursuit le Pr Moulin.
    1 900 pages dans les mains de l’ANSM

    C’est en substance les trois principales conclusions de l’étude de suivi Regulate initiée par les laboratoires Servier en accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et le comité scientifique de l’étude. Un rapport de 1 900 pages est actuellement entre les mains de l’Agence. Ces résultats devraient faire l’objet d’une publication dans la littérature internationale au même titre que Regulate à 1 an publié dans Plos One*. Les conclusions du rapport seront transmises aux comités d’expertises après évaluation par l’ANSM.

    Pour rappel : le benfluorex (Mediator) a été suspendu du marché en 2009 notamment après les résultats de l’étude Regulate menées chez des patients diabétiques de type 2. Regulate, essai randomisé conduit en double aveugle comparait l’efficacité et la sécurité de deux antidiabétiques oraux, le benfluorex à celle de la pioglitazone. À l’issue de cette étude qui comprenait un suivi échographique systématique centralisé, les fuites aortiques étaient significativement plus fréquentes dans le groupe benfluorex par rapport au groupe pioglitazone (odds ratio : 15,52).

    Une étude de suivi systématique a donc été organisée à l’issue de quatre années de suspension du traitement, basée essentiellement sur le suivi échographique avec lecture centralisée, et adjudication en aveugle des événements médicaux.

    À l’issue du suivi analysant toutes les échographies disponibles en intention de traiter, le taux de fuites aortiques reste plus élevé chez les patients qui ont été assignés au groupe benfluorex par rapport à ceux qui ont reçu la pioglitazone (odds ratio : 1,52).

    En comparant les résultats de l’échographie finale de Regulate et l’échographie effectuée après 4 années de suspension de traitement entre les groupes anciennement exposés au benfluorex ou à la pioglitazone, il n’apparaît pas d’augmentation significative globale du taux de régurgitation aortique ; cependant, les émergences de régurgitations aortiques légères et modérées (signifiant une aggravation d’un grade de sévérité) – sont plus fréquentes dans le groupe benfluorex : 11,1 % contre 4,8 % pour la pioglitazone, soit un odds ratio à 2,46.
    Pas d’atteintes sévères

    Il n’a pas été observé de valvulopathie sévère ni d’atteintes significatives des autres valves, tricuspide et mitrale. Un petit nombre de patients du groupe pioglitazone a pu prendre transitoirement du Mediator, puisqu’il était resté disponible en fin d’étude dans d’autres pays, mais ce biais de contamination a été pris en compte et n’affecte pas les conclusions principales de l’étude de suivi.

    Dr Anne Teyssédou-Mairé

    #santé
    #médiator
    #toxicité
    #valves-aortiques

  • Après le drame du Mediator, que les élites de la santé se réveillent !
    http://www.marianne.net/Apres-le-drame-du-Mediator-que-les-elites-de-la-sante-se-reveillent%C2%A0_

    http://www.marianne.net/photo/art/default/973551-1153603.jpg?v=1378480426

    Le drame du Mediator a déclenché au sein du système sanitaire français, et au-delà, une onde de choc d’une intensité et d’une amplitude inédites. Les faits : le deuxième laboratoire pharmaceutique français (Servier) a maintenu sur le marché, pendant plus de dix ans, le Mediator en dissimulant aux prescripteurs et aux consommateurs la présence d’un poison mortel dans sa composition. Par contre, l’Agence française du médicament était informée de la présence ce poison.

    Une instruction pénale est sur le point d’aboutir. Elle permettra à la justice de déterminer les culpabilités, à la suite de multiples mises en examen visant aussi bien des dirigeants du laboratoire que des personnalités politiques ou des responsables de santé publique. Les délits visés sont, outre la tromperie aggravée, l’escroquerie et l’homicide involontaire, des suspicions de prises illégales d’intérêts, notamment par ceux-là mêmes qui exerçaient la mission de « gendarmes » du médicament.

    C’est pourquoi, une fois le drame révélé, de nombreuses dispositions ont été prises pour renforcer la police sanitaire, le contrôle et la transparence des liens d’intérêts des experts missionnés par l’autorité publique, ainsi que la protection des désormais fameux « lanceurs d’alerte ». Ces mesures sont plus souvent des demi-mesures, comme peut être qualifié le « Sunshine Act », récemment décrété, qui n’impose aucune transparence sur les contrats souvent juteux liant médecins et industriels et se contente de toiletter modestement l’ancienne loi dite « anticadeaux ».

    Or, les contrats de consultance avec des médecins, souvent universitaires, constituent parfois des compléments de rémunération très significatifs. L’expérience du Mediator a montré combien ces contrats pouvaient affecter la faculté de jugement médical et la lucidité sur la dépendance, même induite par cette prise d’intérêt. Les dérives observées chez des professeurs réputés - à la rigueur tout juste connus - démontrent la puissance envoûtante de la consultance occulte, puisque personne, pas même l’ordre des médecins qui en est réglementairement informé, n’est en droit de les rendre publiques.

    #santé
    #Médicament
    #Mediator
    #Servier

    • Il est pratiquement impossible d’obtenir des données épidémiologiques un peu précises dans ce pays. Le principal organisme collecteur d’information (la Sécu) n’a pas l’air de vouloir (ou d’être en mesure de) faire le boulot de traitement des données.
      Si tu remarques autour de toi des coïncidences médicales de nature à dépasser la simple probabilité statistique, tu te rends compte qu’il n’y a absolument rien de prévu pour, sans spécialement sonner le tocsin, juste poser la question d’une possible anomalie localisée.

    • Le traitement des données pourrait se faire à partir de la carte Vitale , mais là on va se heurter aux données confidentielles qui « seraient susceptibles » d’alimenter la(les) base(s) de données ie : entreprises, assurances , mutuelles ,,,,,

    • Ah voila @uston, ce que les industries attendent depuis 1978 (#safari), la stratégie est en place pour obliger au recroisement des donnés avec un seul identifiant et bien entendu faire croire aux gens que c’est inévitable, si c’est pour leur santé…
      #fumisterie #danger #données_personnelles
      La stratégie d’escalade du violeur est en place depuis 35 ans avec insistance pour rendre ridicules les refus de sa proie.
      Pourtant ça fait très longtemps que les données de santé (donc confidentielles) qui transitent par la CPAM (sécu) ou la carte vitale sont traités par des entreprises privées. Juste, ils attendent que vous en vouliez plus.

  • Cinq nouvelles mises en examen dans le dossier du #Mediator
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/22/cinq-nouvelles-mises-en-examen-dans-le-dossier-du-mediator_3451085_3224.html

    Cette fois-ci, ce sont quatre médecins qui ont été membres de la commission d’autorisation de mise sur le marché (AMM), qui dépend de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, anciennement Afssaps).

    Charles Caulin, ancien président de la commission d’AMM à l’Afssaps entre 1993 et 2003 a ensuite travaillé comme consultant pour Servier…

    le médicament pourrait faire entre 1 300 et 1 800 morts à long terme.

    #médecine #corruption #Afssaps

    Justement, on parlait d’#AMM concernant le Vioxx et le Celebrex… http://www.seenthis.net/messages/158698

  • Baclofène : l’espoir de guérir l’alcoolisme rend fous les docteurs | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/04/22/baclofene-lespoir-guerir-lalcoolisme-rend-fous-les-docteurs-241652

    Il y a désormais une religion du Baclofène, avec son prophète, ses miraculés, ses renégats. Le dogme est défendu avec une telle force, et la cause est tellement belle, que chercher les preuves de l’efficacité et de l’innocuité du médicament passe pour de l’hérésie.

    Quiconque doute que le Baclofène puisse vaincre l’alcoolisme est immédiatement soupçonné d’être aux mains de ce ceux qui craignent de perdre le « marché » des alcooliques.

    Culpabilisant de n’avoir pu soigner leurs patients jusque-là, des docteurs se trouvent embarqués dans cette croisade pour sauver des vies. Pensez : l’alcool « c’est 120 morts par jour », alors pourquoi prendre le temps de vérifier encore et encore l’efficacité et les effets secondaires de ce médicament ?

    La passion l’emporte sur la raison scientifique. Les médecins oublient que guérir un ou plusieurs patients n’est pas éradiquer une maladie. Pris dans une forme de paranoïa, les défenseurs de ce traitement supposé miraculeux en viennent à dénoncer un complot, un « crime » des autorités qui ne l’autorisent pas encore, une « affaire Médiator à l’envers ».

    #alcoolisme #Baclofène #lobby #médicament #Mediator #essais_cliniques

  • Mediator : le rapport du Sénat aurait été modifié pour Servier - Yahoo ! Actualités
    http://fr.news.yahoo.com/mediator-le-rapport-du-s%C3%A9nat-aurait-%C3%A9t%C3%A9-modifi%C3%A9-2

    Mediator : le rapport du Sénat aurait été modifié pour Servier
    Reuters
    PARIS (Reuters) - Un rapport du Sénat sur le Mediator a été modifié à l’avantage des laboratoires Servier après une intervention d’un expert médical présenté comme proche du numéro deux du groupe pharmaceutique, rapporte Le Figaro mardi sur son site internet.
    Le quotidien se fonde sur des retranscriptions d’écoutes téléphoniques de dirigeants des laboratoires Servier pratiquées dans le cadre de l’instruction judiciaire en cours sur le Mediator, médicament qui aurait fait de 500 à 2.000 morts en France entre 1976 et 2009.
    La conversation que reproduit Le Figaro aurait eu lieu le 24 juin entre Jean-Philippe Seta, directeur opérationnel de Servier, et Claude Griscelli, professeur de génétique et membre du Conseil d’Etat.
    Ce dernier dit avoir été sollicité par Marie-Thérèse Hermange, rapporteur UMP de la mission d’enquête du Sénat, pour relire le rapport des sénateurs avant sa publication.
    « Je me suis fichu des choses nulles qui n’avaient pas d’importance mais bien sûr j’ai regardé des phrases clé qui concernait la responsabilité de Servier (...). Et donc j’ai fait changer pas mal de choses », déclare Claude Griscelli à Jean-Philippe Seta, selon la retranscription dont Le Figaro reproduit des extraits.
    Le médecin dit avoir « beaucoup insisté » pour contester la validité d’une étude établissant à 500 le nombre de décès imputés au Mediator.
    « J’ai par contre accentué beaucoup les reproches que l’on peut faire à l’Afssaps », ajoute-t-il en allusion à l’Agence française du médicament.
    Jean-Philippe Seta réagit ainsi : « Décidément, je n’ai même pas besoin de te donner des conseils, tu anticipes, c’est parfait. »
    Bertrand Boucey pour le service français

    Décidément, que ne ferait-on pas au nom du pognon... Je vais vomir et je reviens.
    #rhaaa, #mediator, #Servier