• Procès du Mediator : « Georges, il faut retirer ton signalement ! »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/16/proces-du-mediator-georges-il-faut-retirer-ton-signalement_6015664_3224.html

    Alerté par les dénominateurs communs entre ces #médicaments [l’Isoméride et le Pondéral, également commercialisés par les laboratoires #Servier et retirés du marché en 1997 pour cause d’effets secondaires majeurs] et le #benfluorex, la substance chimique active du #Mediator, le cardiologue décide de faire un signalement au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Marseille. Le « cas Chiche », qui établit pour la première fois un lien entre valvulopathie et prise de Mediator, est jugé « plausible » par le centre marseillais. L’information est transmise début 1999 à Paris.

    C’est peu dire que les laboratoires Servier n’apprécient pas l’initiative de ce fâcheux trublion marseillais. Entendu comme témoin, mardi 15 octobre, au procès du Mediator, le cardiologue raconte la suite de l’histoire. « J’ai eu zéro accusé de réception du centre national de #pharmacovigilance, mais j’en ai eu trois de Servier ! »

    #pouvoirs_publics #défaillance #France

  • En Suisse, la pénurie de médicaments inquiète sérieusement Natalie Bougeard/gma - 30 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10747576-en-suisse-la-penurie-de-medicaments-inquiete-serieusement-.html

    Les ruptures d’approvisionnement de médicaments se suivent et s’intensifient d’année en année. La situation devient un enjeu de santé publique et ce phénomène mondial n’épargne pas la Suisse.
    Il y aurait actuellement 588 médicaments en rupture d’approvisionnement en Suisse, selon Enea Martinelli, pharmacien-chef du groupement d’hôpitaux fmi (Frutigen, Meiringen et Interlaken).

    Excédé par une situation de plus en plus difficile à gérer, celui-ci a créé une base de données. https://www.drugshortage.ch/index.php/uebersicht-2 « Je souhaite fournir de la transparence et une vision globale », explique-t-il.

    Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un équivalent temps plein est désormais dédié à la gestion des ruptures de stock. « Nous surveillons une centaine de médicaments sur les 2000 que nous utilisons, dont 15 pour lesquels le manque serait extrêmement problématique », révèle Pascal Bonnabry, pharmacien-chef des HUG. « Ces dix dernières années, le problème a été multiplié par 20. La situation s’empire et on ne voit pas tellement le bout du tunnel », admet-il.

    Annoncer les ruptures de stocks
    Les substances les plus touchées par la pénurie sont notamment les antibiotiques, les analgésiques, les anticancéreux et les vaccins. Des produits en grande majorité anciens et peu chers.

    La Confédération aussi surveille le phénomène et oblige depuis 2015 les entreprises du secteur à annoncer les ruptures de stocks. Cela ne s’applique toutefois qu’à une liste restreinte de substances, les médicaments dits vitaux. Une liste que certains acteurs aimeraient voir élargie : elle devrait être revue d’ici la fin de cette année.

    Baisse des coûts de production
    La multiplication des ruptures d’approvisionnement s’explique par les stratégies de baisses des coûts de production mises en oeuvre par les fabricants. Des choix industriels qui ont mené au fractionnement et à l’éparpillement de la chaîne de production.

    « Dans les années 90, la production des médicaments était courante en Europe. Par la baisse des prix successives, la production s’est d’abord déplacée en Europe de l’Est, puis en Asie. La Suisse n’est plus capable de fabriquer ses propres antibiotiques, ses propres vaccins, depuis 15 ans. Nous sommes totalement dépendants de la production non-européenne », dénonce Salvatore Volante, expert en pharmacologie et en santé publique.

    Selon un récent rapport français, 80% des substances actives utilisées dans des médicaments commercialisés dans l’Union européenne viennent de pays hors de l’UE. Pour la Suisse, les données manquent et l’opacité règne. Une entreprise a toutefois communiqué ses chiffres. « Chez nous, 50% des substances actives viennent de Chine ou d’Inde », explique Andreas Bosshard, directeur de Mepha Suisse.

    Armée en renfort
    La Confédération a mis en place des stocks obligatoires pour certaines substances. Des stocks qui ont dû être utilisés 29 fois en 2017 et 2018. Les capacités militaires de la Suisse sont même appelées à la rescousse. « La pharmacie de l’armée développe, pour certains médicaments, une production afin qu’en cas d’urgence nous puissions avoir recours à une production indigène », détaille Ueli Haudenschild, de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays. « La situation me préoccupe parce que ces ruptures de stocks demandent beaucoup d’efforts. Mais nous ne sommes pas dans une situation dangereuse », estime-t-il.

    Mais à quel prix ? Les traitements de substitution sont parfois plus chers que celui en rupture, s’approvisionner à l’étranger s’avère souvent également plus onéreux. Le coût engendré par ces pénuries est difficile à calculer. Salvatore Volante ose cette estimation : « Cela va très vite se chiffrer, pour la Suisse, à environ 50 à 70 millions de francs. »

    La pénurie de médicaments est un problème de santé publique mondial. Aux Etats-Unis, des chiffres récents estiment que ces ruptures de stock coûtent aux hôpitaux américains 359 millions de dollars par année. « Pour faire face au problème il faudrait une coopération internationale, diversifier le nombre d’usines et rapatrier les capacités de production en Europe », estime Herbert Plagge, membre de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA). 

    Il s’agit justement de l’un des points proposés par le gouvernement français. Celui-ci a publié cet été un plan d’action pour lutter contre les pénuries d’approvisionnement, en proposant notamment de mettre en place des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent en Europe. Une démarche dont la Suisse pourrait également profiter.

    #santé #médicaments #big_pharma #mondialisation #multinationales #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #économie #pénuries #prix #santé #fric #capitalisme #argent_public #armée #femmes #hommes #enfants

    • Le cas des génériques
      Parmi les médicaments touchés par les pénuries d’approvisionnement, on retrouve des médicaments originaux peu chers, mais aussi beaucoup de génériques. Les génériques coûtent, en moyenne, deux fois plus en Suisse que dans les pays voisins. Le Conseil fédéral a donc proposé en août au Parlement d’introduire un système de prix de référence pour ces médicaments, ceci afin de baisser le prix de certains d’entre eux.

      « Si on fait ça, alors les situations de ruptures de stock seront encore plus graves qu’aujourd’hui », réagit Andreas Bosshard, le directeur de Mepha Suisse. Cette mesure inquiète aussi les pharmaciens. Le prix des produits est un point central pour les coûts de la santé, comme l’explique Stefan Grösser, de la HES Berne, qui mène une étude sur les ruptures de stocks en Suisse : « Un des résultats de notre étude, c’est qu’on devrait regarder encore plus attentivement le prix des médicaments et la fixation des tarifs, au vu des effets qu’elles auront finalement sur le système global. Le prix, c’est le point central, le point critique du #système. »

  • Une femme s’est présentée à l’hôpital avec le #sang complètement bleu
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/une-femme-s-est-presentee-a-lhopital-avec-le-sang-completement-bleu_362

    C’est un cas peu commun auquel les médecins du Miriam Hospital (Providence, États-Unis) ont eu affaire. Une femme de 25 ans s’est en effet présentée aux urgences avec le sang complètement bleu. Ils rapportent ce cas le 19 septembre 2019 dans le New England Journal of Medicine.

    #médecine #médicaments

  • #cancer_du_sein : La pénurie de Femara due à une « stratégie délibérée » . . . . . . . .
    Les ruptures de stock de Femara, un médicament contre le cancer du sein, ne sont « pas un hasard » mais sont dues à une « stratégie délibérée de l’industrie pharmaceutique », estime jeudi le PTB dans un communiqué.

    « Ni Novartis, le producteur du Femara, ni le grossiste Febelco, qui en opère la distribution, ne donnent d’explication claire quant à la pénurie actuelle de ce médicament, tout simplement parce que ce n’est pas justifiable », estime la spécialiste santé du parti, Sofie Merckx.

    En juillet, Marleen Pollet, une patiente atteinte de cancer du sein, avait déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de l’indisponibilité du Femara. La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD) avait alors affirmé que le problème serait résolu pour le 26 juillet. Or aujourd’hui, il n’y a toujours aucune solution et le Femara n’est toujours pas disponible, affirme le PTB.

    Le parti d’extrême gauche exige désormais que le gouvernement prenne d’urgence les mesures nécessaires pour remédier aux ruptures de stocks actuelles. « Nous appelons la ministre à examiner attentivement chaque cas de pénurie et à prendre immédiatement les mesures qui s’imposent », insiste Mme Merckx.

    « La manière dont les firmes pharmaceutiques et les grossistes-distributeurs créent et exploitent des pénuries afin d’augmenter leurs profits est devenue un modèle commercial en soi. C’est à la ministre de s’attaquer à cette situation, si nécessaire par la voie juridique », poursuit-elle.
    . . . . . . . . .

    #femmes #santé #discrimination #femme #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #cancer #pénurie organisée #argent #fric #flouze #artiche #marge #bénéfices . . . .

  • Maladie à #virus #Ebola : deux ‎#médicaments très efficaces identifiés
    https://www.who.int/fr/news-room/detail/12-08-2019-update-on-ebola-drug-trial-two-strong-performers-identified

    Les coauteurs d’un essai thérapeutique effectué en République démocratique du #Congo (RDC) concernant la maladie à virus Ebola ont annoncé des progrès qui offriront aux patients de meilleures chances de survie. Deux des quatre médicaments testés sont plus efficaces pour traiter la maladie à virus Ebola. Dorénavant, ce seront les seuls médicaments que les futurs patients recevront.

    Rappel sur le #ZMapp, un des médicaments testé dans l’essai thérapeutique en question et considéré comme le plus efficace avant lui,
    https://seenthis.net/messages/282954

    #Ebola en passe de devenir une maladie curable grâce à deux traitements
    https://www.nouvelobs.com/sante/20190813.OBS17134/ebola-en-passe-de-devenir-une-maladie-curable-grace-a-deux-traitements.ht

    Les traitements REGN-EB3 et mAb114 « sont les premiers médicaments qui, dans le cadre d’une étude scientifique solide, ont clairement montré une diminution significative de la mortalité chez les personnes atteintes du virus Ebola », a souligné auprès de l’AFP Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses et des allergies, qui fait partie du NIH.

    Ces deux traitements sont des anticorps monoclonaux qui agissent en neutralisant la capacité du virus à affecter d’autres cellules.

    Ebola Is Now Curable. Here’s How the New Treatments Work | WIRED
    https://www.wired.com/story/ebola-is-now-curable-heres-how-the-new-treatments-work

    The monoclonal antibody cocktail produced by a company called Regeneron Pharmaceuticals had the biggest impact on lowering death rates, down to 29 percent, while NIAID’s monoclonal antibody, called mAb114, had a mortality rate of 34 percent. The results were most striking for patients who received treatments soon after becoming sick, when their viral loads were still low—death rates dropped to 11 percent with mAb114 and just 6 percent with Regeneron’s drug, compared with 24 percent with ZMapp and 33 percent with Remdesivir.

    #bonne_nouvelle #santé

  • Most New Drugs Show No Evidence of Added Benefit
    https://www.medscape.com/viewarticle/915796_print

    The investigators note that almost all of these medications were approved by the European Medicines Agency for use throughout Europe.

    “Thus our results also reflect the outcome of European drug development processes and policies,” they write.

    They suggest that the situation has come about because regulators still allow placebo-controlled studies even though health technology assessment bodies have long recommended active controlled trials, which provide more useful information.

    Of the 125 drugs lacking data on added benefit in the analysis, 64 had no studies vs an active comparator.

    For another 42 drugs, studies compared the drug with an active comparator — but the comparator was inappropriate for such reasons as off-label drug use or inappropriate dosing regimens. The remaining 19 new drugs were tested against an appropriate comparator (standard care) but did not show an advantage.

    The investigators acknowledge the argument that drugs can be approved without showing “added benefit” data to allow speedy access to new products, with the promise of future comparative studies. However, they note, such promises are often never fulfilled.

    A critical and well known problem with post-marketing studies is they often do not happen .... Globally, regulators do little to sanction non-compliant companies,” the researchers write.

    “High levels of uncertainty about treatment benefit jeopardize quality care and impede decision making, particularly on highly priced drugs in economically strained situations,” they add.

    New drugs: where did we go wrong and what can we do better? | The BMJ
    https://www.bmj.com/content/366/bmj.l4340

    #dépense_publiques #austérité_sélective #pharma #innovation #médicaments #santé pseudo#régulation #complicité #états #europe

  • Apothekerpräsident Friedemann Schmidt will nicht mehr gegen die Onlinekonkurrenz ankämpfen
    https://www.berliner-zeitung.de

    Am Mittwoch beschließt das Bundeskabinett das lange umstrittene Apothekengesetz – offizieller Titel: „Gesetz zur Stärkung der Vor-Ort-Apotheken“. Anlass ist die unterschiedliche Behandlung von Versand- und Vor-Ort-Apotheken. Während Onlineanbieter wie Doc Morris aus den Niederlanden deutschen Kassenpatienten bei verschreibungspflichtigen Medikamenten Rabatte und Boni geben dürfen, ist das den anderen Apotheken untersagt. Deshalb wollte die Union auf Druck der Apothekerlobby den Versandhandel ganz verbieten. Gesundheitsminister Jens Spahn (CDU) ist nun aber einen anderen Weg gegangen. Der Präsident der Bundesvereinigung Deutscher Apothekerverbände, Friedemann Schmidt, ist dennoch zufrieden.

    Herr Schmidt, der Versandhandel mit rezeptpflichtigen Medikamenten bleibt erlaubt – anders als im Koalitionsvertrag vereinbart. Das ist doch eine klare Niederlage für Sie, oder?

    Ach, Sieg und Niederlage sind hier nicht die richtigen Kategorien. Die Bundesregierung wählt nun ein anderes Mittel, um das Ziel zu erreichen, das wir beide haben: Den Erhalt und die Stärkung der Apotheken vor Ort für eine flächendeckende Versorgung der Menschen. Da ergibt es keinen Sinn, mit dem Kopf durch die Wand zu wollen. Man muss Kompromisse machen, wenn man verhindern will, dass Lösungen gleich wieder von einer nächsten Bundesregierung kassiert werden.

    Aber noch vor einiger Zeit hieß es in Ihrem Verband, ein Verbot des Versandhandels sei alternativlos.

    Wir haben lernen müssen, dass es für eine Generation, zu der auch unser Bundesgesundheitsminister gehört, nicht mehr vorstellbar ist, den Onlinehandel zu verbieten. Er gehört zum Alltag einfach dazu. Es gibt in Politik und Gesellschaft keine Mehrheit für ein Verbot. Deshalb sind wir zu dem Schluss gekommen, uns hier nicht weiter zu verkämpfen.

    Auf Druck Ihres Verbands sieht der Gesetzentwurf nun vor, dass ausländische Versandapotheken wie Doc Morris deutschen Kunden keine Boni oder Rabatte mehr geben dürfen. Was haben Sie gegen Wettbewerb?

    Gar nichts. Aber die Arzneimittelversorgung von Versicherten ist kein Ort für einen Wettbewerb um Preise. Es ist auch im Interesse der Patienten, dass rezeptpflichtige Medikamente überall dasselbe kosten. Es wäre doch fatal, wenn die Patienten auf dem Land, wo kaum Wettbewerb herrscht, mehr zahlen müssten als Menschen in der Stadt. Deshalb wird nun richtigerweise festgelegt, dass sich bei der Versorgung der gesetzlich Versicherten alle an die einheitlichen Preise halten müssen, auch Versender aus dem Ausland.

    Diese Vorgabe war schon einmal vom Europäischen Gerichtshof kassiert worden. Was macht Sie sicher, dass die Regelung nun Bestand haben wird?

    Wenn es um Gerichtsentscheidungen geht, kann man sich natürlich nie sicher sein. Aber die Regierung hat das Gesetz gut begründet. Boni und Rabatte für Versicherte haben in unserem System, wo Behandlungen oder verschriebene Medikamente direkt mit den Kassen abgerechnet werden, nichts zu suchen.

    Die Apotheken bekommen im Gegenzug für die Aufgabe ihres Widerstandes 150 Millionen Euro mehr. Was haben die Versicherten davon?

    Das eine hat mit dem anderen nichts zu tun. Künftig können Apotheken bestimmte pharmazeutische Dienstleistungen anbieten und mit den Kassen abrechnen. Das wichtigste Projekt dabei ist der Medikationsplan, der von den Apothekern für die Versicherten kostenfrei angelegt und gepflegt werden kann. Damit können wir den Patienten zum Beispiel helfen, dass es nicht zu gefährlichen Wechselwirkungen von verschiedenen Medikamenten kommt. Das wird gerade in Zeiten, wo die Menschen älter werden und an mehreren Krankheiten gleichzeitig leiden, immer wichtiger.

    Künftig sollen Apothekerauchimpfen dürfen. Die Ärzte sehen das kritisch.

    Das war eher ein Wunsch von Spahn, aber wir nehmen die Herausforderung gern an. Der Minister verweist zu Recht darauf, dass die Impfraten in Ländern, wo das heute schon möglich ist, deutlich höher sind. Außerdem geht es um eine Entlastung der Ärzte. Alle Einzelheiten, also wie zum Beispiel die Fortbildung der Apotheker gestaltet wird, sollen in Pilotprojekten geklärt werden. Ich bin mir sicher, dass wir uns mit den Ärzten schon einigen werden.

    Das Gespräch führte Timot Szent-Ivanyi.

    Friedemann Schmidt, Jahrgang 1964, ist seit 2013 Präsident der Bundesvereinigung Deutscher Apothekerverbände. Der gebürtige Leipziger studierte Pharmazie in Greifswald und betreibt seit 1990 eine Apotheke in seiner Heimatstadt. Neben seiner Tätigkeit im Verband und der Apotheke moderierte Schmidt auch Fernsehsendungen zu gesundheits- und gesellschaftspolitischen Themen. Schmidt ist verheiratet und hat drei Kinder.

    #Allemagne #médicaments #commerce #disruption #pharmaciens

  • « On nous condamne à souffrir » : face à la #pénurie des #médicaments, la colère des patients
    https://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/on-nous-condamne-a-souffrir-face-a-la-penurie-des-medicaments-la-colere

    Les tensions d’approvisionnement de médicaments se sont amplifiées ces dernières années, en raison de multiples facteurs. En plus de la hausse de la demande mondiale, il y a le prix de vente de certains traitements jugés peu attrayants par les laboratoires ou les intermédiaires, mais aussi une politique de « flux tendu » visant à limiter les stocks et des sites de production parfois localisés très loin de la France. "Avec cette actualité, nous, malades chroniques, on se rend compte que nous n’avons aucune sécurité dans l’approvisionnement de nos médicaments", déplore Laurence Carton.

    #business

  • Le nombre de médicaments indisponibles ne cesse d’augmenter en Belgique Eric Steffens -9 Juillet 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/07/09/le-nombre-de-medicaments-indisponibles-ne-cesse-daugmenter

    459 médicaments ne sont pas disponibles dans notre pays actuellement. C’est l’Ordre des pharmaciens qui l’annonce et l’information est relayée par le journal Het Nieuwsblad. Il s’agit notamment d’anticoagulants et de certains types d’antibiotiques. L’indisponibilité de médicaments n’a cessé d’augmenter ces derniers mois et n’a jamais été aussi importante. . . . .

    A la fin de l’année dernière l’Association pharmaceutique belge mettait déjà en garde concernant l’indisponibilité de certains types de médicaments dans notre pays. À l’époque, il y avait environ 410 médicaments qui n’étaient plus disponibles, mais depuis il y en a déjà 50 autres. C’est un record. Il s’agit notamment d’anticoagulants, de certains types d’antibiotiques et de diurétiques utilisés pour traiter, entre autres, l’insuffisance cardiaque complexe.

    L’indisponibilité temporaire peut avoir plusieurs raisons. Parfois il s’agit d’une pénurie de matières premières, parfois le processus de production prend beaucoup de temps parce qu’il est très compliqué, ou un médicament est rejeté après la production parce qu’il ne répond pas aux exigences de qualité. Mais parfois, d’après l’L’Association Pharmaceutique Belge, cela peut être aussi une raison commerciale. « Parfois, la cause peut être trouvée dans la manière dont les producteurs et les distributeurs gèrent la distribution de médicaments sur les différents marchés internationaux », explique Lieven Zwaenepoel de l’Association Pharmaceutique Belge.

    « Cela ne correspond pas toujours aux besoins de la population. Il y a aussi des motifs économiques derrière tout cela. »

    Les problèmes qui peuvent être causés par cette pénurie ne doivent pas être sous-estimés, ajoute l’Association. « Cela mène à des problèmes quotidiens », estime Lieven Zwaenepoel. « Nous devons renvoyer des clients chez eux tous les jours et chercher toutes sortes de solutions. Nous y parvenons souvent, mais parfois pas. Et puis cela constitue un problème pour la santé de ces personnes. »

    Ces problèmes ne sont pas nouveaux, ils existent depuis des mois. Il y a environ deux mois, une nouvelle loi est entrée en vigueur dans notre pays pour lutter contre le manque de médicaments. La loi oblige les grossistes à vendre des médicaments en Belgique en cas de pénurie et à ne pas les exporter à l’étranger. Mais il faut encore un arrêté d’application pour que la loi soit appliquée, mais cette loi subit déjà les critiques de toute façon ", explique Lieven Zwaenepoel. « Il reste donc à voir si elle sera maintenue. De plus, la loi n’offre qu’une solution pour une partie de la pénurie causée par les exportations ». En outre, il est plus probable que des mesures seront nécessaires au-delà du niveau belge. . . . . . .

    #santé #médicaments #big_pharma #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #france #médicament #pénurie #fric

  • Pénurie de médicaments : le dangereux business de l’industrie pharmaceutique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070719/penurie-de-medicaments-le-dangereux-business-de-l-industrie-pharmaceutique

    La ministre de la santé doit annoncer ce lundi un plan anti-pénurie de médicaments. Il y a urgence : la France connaît douze fois plus de ruptures de stock de remèdes vitaux qu’il y a dix ans. La raison ? Les laboratoires délaissent les médicaments les moins rentables et sous-traitent en Asie, où les chaînes sont souvent stoppées pour défaut de qualité.

    #Santé #médicaments,_Big_Pharma,_Agnès_Buzyn,_pénurie_de_médicaments,_A_la_Une

  • Le Royaume-Uni serre la vis face aux influenceurs Cléa Favre/gma - 4 Juillet 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10554064-le-royaume-uni-serre-la-vis-face-aux-influenceurs.html

    Le Royaume-Uni a légiféré mercredi sur les publications sponsorisées des influenceurs. Le pays considère comme des célébrités toutes les personnes qui ont plus de 30’000 abonnés sur les réseaux sociaux et leur interdit toute publicité pour des médicaments.

    La publication d’une instagrameuse est au coeur de cette affaire. Celle-ci a posté une image la représentant en pyjama avec sur sa table de nuit un médicament pour favoriser le sommeil.

    Il s’agit d’une publicité pour le laboratoire Sanofi, qui soutient que la démarche est parfaitement légale : avec 32’000 followers, la personne en question ne peut pas être considérée comme une célébrité.

    Il faut savoir qu’au Royaume-Uni, une célébrité ne peut pas faire de la publicité pour un médicament. Mais le verdict du régulateur est tombé mercredi et il contredit le laboratoire : avec 30’000 followers, on est une star d’un point de vue légal.

    Auto-régulation en Suisse
    Les pays légifèrent de plus en plus face aux influenceurs qui exercent leur activité en pleine zone grise. On ne sait pas toujours si la recommandation vient du coeur de la star tant admirée, ou si ses conseils sont plutôt dictés par son porte-monnaie et un partenariat dûment rémunéré.

    Face à ce manque de transparence, les Etats réagissent différemment. Aux Etats-Unis, ce n’est pas le nombre de followers qui fait l’influenceur, mais le lien financier qui existe avec la marque évoquée dans un contenu.

    En Suisse, c’est le règne de l’auto-régulation. Il existe bien des recommandations de la Commission suisse pour la loyauté, mais il n’y a pas de sanctions. Et les abus sont nombreux, selon l’aveu même d’un communicant. Aujourd’hui, le marché de l’influence reste encore très petit en Suisse, où il n’y a presque que des micro-communautés. La question du nombre de followers n’est peut-être pas encore très pertinente et ne le sera peut-être jamais dans un pays de cette taille.

    #publicité #influenceurs #marketing #instagram #médias_sociaux #manipulation #publicité #fric #youtube #Web #médicaments

  • Rappel (car rien n’a changé)  : Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques Julien Rebucci - lesinrocks 13/06/16
    https://www.lesinrocks.com/2016/06/13/actualite/actualite/a

    L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été « bloquée » par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

    Et si dans un futur très proche, les laboratoires pharmaceutiques n’avaient plus besoin de faire pression ou d’exercer un lobbying assidu pour éviter que l’on ne plonge le nez dans leurs bilans financiers ? Eh bien ce futur est peut-être encore plus proche qu’on le croit. L’ONG Médecins du Monde (MDM) aurait dû, en théorie, lancer une grande campagne d’affichage, ce lundi 13 juin, pour dénoncer le prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies comme l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. Une campagne "choc" comme l’ont signalé plusieurs médias lundi matin.

    Mais il n’en sera rien. Tout simplement car aucun diffuseur n’a voulu prendre le risque de l’afficher – et par extension de se fâcher éventuellement avec un grand laboratoire. Tel est l’extrait du "conseil" transmis par l’ l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) à la société Médiatransports, que nous nous sommes procuré.

    Le zèle de l’ARPP
    MDM et Médiatransports ont pourtant travaillé ensemble à plusieurs reprises. Ils ont même remporté un prix ensemble, il y a moins d’un an. Comme de coutume, pour cette campagne, l’ONG a envoyé les visuels de sa nouvelle campagne à la régie commerciale du "leader de l’affichage transport". Ces derniers vont étonnamment demander conseil à l’ARPP qui n’a qu’un avis consultatif, en aucun cas contraignant, comme dans le domaine audiovisuel.

    L’ARPP pointe trois raisons : la "référence a des maladies graves" qui "pourrait être perçue comme choquante par le public", des "allégations chiffrés" qui ne sont pas sourcées sur les affiches et , surtout, l’ARPP écrit en première justification :

    « Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le risque de réactions négatives que pourrait susciter l’axe de communication choisi, de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. En effet les entreprises ainsi mises en causes pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice et décider d’agir en ce sens. »

    Suite à l’avis défavorable de l’ARPP, Médiatransports renvoie un avis négatif à Médecins du Monde. Mais cela ne s’arrête pas là. L’ONG va alors solliciter d’autres afficheurs, parmi lesquels JC Decaux ou le réseau d’affichage Insert. Aucun ne donnera suite et pour cause : le "conseil" de l’ARPP a été "circularisé", c’est-à-dire envoyé à toutes les sociétés. Une pratique habituelle, mais qui aurait pu être bloquée par Médiatransports.

    "Le prix de la vie"
    Pour sa campagne intitulée "Le prix de la vie", MDM voulait, au travers de dix affiches, alerter sur les prix prohibitifs de certains médicaments et mettre l’accent sur la méthode des laboratoires pour en fixer les prix.

    Selon MDM, les prix des médicaments sont fixés en fonction de la capacité maximale des Etats à payer pour avoir accès au traitement. En gros, plus un Etat est riche, plus le prix du médicament sera élevé. Pour justifier ces tarifs parfois hallucinants (le Glivec, utilisé pour soigner la leucémie est vendu 40 000 euros par an et par patient), les laboratoires avancent trois explications : la recherche coûte cher, le bénéfice thérapeutique est grand, et les coûts de production sont importants.

    Or, pour MDM, aucun de ces arguments ne tient la route.

    ”Les coûts de recherche et développement sont surestimés et les montants réels restent confidentiels et une grande partie est de toute façon financée par l’argent public à travers des bourses ou des crédits d’impôt de recherche.”

    Concernant le deuxième argument, MDM explique que 74 % des médicaments mis sur le marché lors des 20 dernières années n’apportaient que peu de bénéfices thérapeutiques et ironise en expliquant qu’"un airbag vaudrait dans ce cas le prix d’une vie". Enfin pour le troisième argument, MDM s’appuie sur une équipe de chercheurs de Liverpool qui a estimé que le coût de production du sofosbuvir (traitement contre l’hépatite C) s’élevait à 75 euros pour 3 mois avec un prix de revente de 41 000 euros annuel, soit 400 fois plus cher.

    Cette situation fait que les médecins sont parfois obligés de confier aux malades qu’il existe des médicaments pour les soigner mais que les traitements coûtent trop cher. L’Etat est donc obligé de "sélectionner" à partir de quel stade il peut prendre en compte un traitement, souvent lorsque la maladie est presque trop avancée. A cet égard, le 25 mai dernier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, le ministère de la Santé à annoncé l’accès prochain à un traitement pour tous.

    Une pétition adressée à Marisol Touraine
    Une pétition va être adressée au même moment par l’ONG, à la ministre de la Santé Marisol Touraine.

     #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #fric #publicité #ARPP

  • Pourquoi la France est en pénurie de cortisone - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/pourquoi-la-france-est-en-penurie-de-cortisone-23-05-2019-8078436.php

    Comment s’explique cette pénurie ? L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) reconnaît « des tensions d’approvisionnement ces dernières semaines ». Les industriels du secteur pharmaceutique, qui ont été convoqués le 9 mai, évoquent, eux, « des retards pris dans la production des spécialités ». Certains observateurs estiment que les laboratoires traînent des pieds pour les délivrer, les marges sur ces #médicaments étant insuffisantes à leurs yeux.

    #voilà_voilà #cortisone #big_pharma #santé

  • L’OMS se prononce pour la transparence sur les prix des médicaments
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2019/05/28/l-oms-se-prononce-pour-la-transparence-sur-les-prix-des-medicaments_5468786_

    « Négocier équitablement pour la santé de la population »

    Pour James Love, de l’ONG Knowledge Ecology International, l’un des meilleurs experts sur la propriété intellectuelle, le « texte retenu ne comporte plus comme la version initiale une référence explicite à la transparence sur les coûts de recherche et développement et sur les dépenses de marketing. C’est une autre victoire qu’il nous faudra remporter. »

    Néanmoins, il souligne le pas en avant accompli : « En établissant une norme sur la transparence des prix émanant d’une agence des Nations unies, cette résolution va changer beaucoup de choses. » Pauline Londeix abonde dans le même sens en remarquant que « l’OMS a maintenant un mandat pour aider les Etats membres qui le souhaitent à mettre en place des mesures permettant davantage de transparence ».
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les médicaments coûtent trop cher car la recherche clinique est inefficiente

    De son côté, la responsable de la politique de la campagne d’accès aux traitements de l’ONG Médecins sans frontières, Gaëlle Krikorian, insiste sur le fait que la résolution constitue un « premier pas bienvenu pour corriger le déséquilibre du pouvoir existant actuellement au cours des négociations entre acheteurs et vendeurs de médicaments, en donnant aux gouvernements l’information dont ils ont besoin pour négocier équitablement et de manière responsable pour la santé de leur population ». Elle estime toutefois que la transparence sur les prix ne suffit pas et qu’elle doit s’étendre aux coûts de production, aux marges et aux investissements.

    Les Etats opposés à la résolution ont choisi de ne pas empêcher son adoption par consensus en votant contre, mais l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Hongrie, notamment, ont annoncé qu’ils s’en dissociaient. Ces trois pays n’ont donc pas l’intention de la mettre en œuvre.

    #Santé_publique #Médicaments

  • Un test de toxicité désormais obligatoire avant une chimiothérapie au #5-FU
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-test-de-toxicite-desormais-obligatoire-avant-une-chimiotherapie-au

    Administrées à environ 80.000 personnes chaque année, ces chimiothérapies peuvent être très toxiques si le patient n’a pas la capacité de les éliminer. Un test préalable est désormais obligatoire.

    Les #chimiothérapies à base de 5-FU, qui peuvent entraîner des effets toxiques très rares mais parfois mortels chez certaines personnes, ne pourront désormais être administrées qu’après la réalisation d’un test de toxicité, a annoncé l’Agence du médicament (ANSM) le 29 avril. Une décision attendue de longue date par l’Association francophone de défense des victimes du 5-FU et analogues présentant un déficit en DPD, qui déplorait que ce test ne soit pas réalisé de façon systématique. Chaque année, environ 80.000 personnes atteintes d’un cancer sont traitées par ce médicament mais toutes ne bénéficiaient pas de ce test jusqu’à maintenant.

    Utilisé depuis plus de soixante ans, le 5-Fluoro-Uracile (5-FU) et ses dérivés comptent parmi les médicaments les plus prescrits dans le traitement des tumeurs cancéreuses (sein, ORL, système digestif). Ces médicaments puissants - ils empêchent la synthèse d’ADN dans les cellules cancéreuses - peuvent être très toxiques pour certains patients. La cause ? Un déficit ou l’absence totale d’une enzyme du foie (la DPD), chargée d’éliminer le 5-FU. Sans DPD, une dose de 5-FU peut être fatale. Administrer du 5-FU à un patient sans savoir s’il possède ou non l’enzyme revient donc à jouer à la roulette russe.

    L’anticancéreux 5-FU a provoqué 133 décès et 1500 intoxications graves en 10 ans
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-anticancereux-mortel-pour-certains-malades

    #cancer

  • Réflexion émise en 2017 concernant les #prix astronomiques des #médicaments aux #Etats-Unis
    https://seenthis.net/messages/634973#message634999

    "Ce qui est de premier abord curieux c’est que les compagnies d’assurance, quand même « puissantes », n’opposent pratiquement pas de résistance."

    Why Do Americans Pay More for Drugs ? by Robin Feldman - Project Syndicate
    https://www.project-syndicate.org/commentary/america-pharma-companies-weak-price-competition-by-robin-feldman-

    At the center of the system are “pharmacy benefit managers” (PBMs), who represent health-insurance plans in drug-price negotiations with pharmaceutical companies. Because health insurers pay PBMs based on the discounts they secure, these intermediaries should in theory try to negotiate the lowest possible drug prices for their clients. But in practice, established drug companies offer PBMs financial incentives to favor their higher-priced drugs and block cheaper competitors.

    "#auto-régulation" #capitalisme

    • Campagne permanente des pharmas sur ce thème, qui oublie systématiquement qu’une des causes principales de ce marché frauduleux (et criminel) réside dans les prix inabordables des vrais produits.
      #brevets

  • Les #femmes dangereusement oubliées dans la conception des objets du quotidien - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/02/28/les-femmes-dangereusement-oubliees-dans-la-conception-des-objets-du-quoti


    Et ne parlons pas des #médicaments, eux aussi pratiquement exclusivement conçus et testé par et pour des hommes !

    Ces lacunes vont bien au-delà de l’inconfort. Exemple parlant : le matériel de chantier est lui aussi conçu autour du corps de l’homme. Les vêtements professionnels – harnais, lunettes de protection, masques anti-poussière, etc. – ne sont pas adaptés à la morphologie des femmes. Ces dernières ne profitent donc pas des mêmes conditions de sécurité. Taille des briques, des outils à mains ou des sacs de ciment sont eux aussi identiques, ne facilitant par la tâche des femmes devant les utiliser. Caroline Criado-Perez rapporte aussi un cas tragique où ce matériel inadapté a été fatal à une policière britannique. En 1997, elle a été poignardée et assassinée alors qu’elle pénétrait dans un appartement à l’aide d’un bélier hydraulique. Gênée par son gilet pare-balles, elle l’avait enlevé pour utiliser le bélier. Autre cas : une policière a dû en 1999 subir une réduction mammaire à cause des effets du port de son gilet. Malgré les plaintes déposées depuis vingt ans, les choses ont peu évolué. Beaucoup se plaignent du manque de place pour les seins, qui en plus de l’inconfort, fait remonter le gilet, laissant les femmes sans protection au niveau du ventre.

  • «ENVOYE SPECIAL». Etats-Unis : les médicaments antidouleur tuent plus que les armes à feu
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/video-mort-sur-ordonnance-aux-etats-unis-les-medicaments-antidouleur-tu

    Des Américains ordinaires qui s’écroulent en pleine rue, au supermarché, au volant de leur voiture… victimes d’overdose. Intoxiqués aux #opioïdes par des médicaments antidouleur prescrits et vendus en toute légalité. « Envoyé spécial » diffuse le 21 février un document exceptionnel sur ce qui est devenu une véritable épidémie aux Etats-Unis.

  • Aurions-nous tout faux au sujet de la #dépression ? - ★ ZINZIN ZINE ★
    http://www.zinzinzine.net/tout-faux-depression.html

    Annotations :

    L’exception du deuil semblait avoir créé une faille dans l’affirmation voulant que les causes de la dépression seraient déjà scellées dans votre crâne. Cela laissait entendre qu’il existait des causes dans l’environnement extérieur, et qu’elles devaient être appréhendées et résolues dans cet environnement. Ce fut un débat que la #psychiatrie traditionnelle (à quelques exceptions près) ne voulu pas avoir. Donc, iels répondirent d’une manière simple – en réduisant petit à petit l’exception du deuil. À chaque nouvelle édition du manuel, iels réduisirent la période de deuil permise avant d’être étiqueté·e comme souffrant de maladie mentale – jusqu’à ce qu’elle ne soit plus que de quelques mois et pour ensuite finir par disparaître complètement. (...)

    #travail #médicaments #Science

    • Mais alors, que ce passe-t-il réellement ? Lorsque j’ai interviewé des spécialistes des sciences sociales du monde entier – de São Paulo à Sydney, en passant par Los Angeles et Londres – j’ai commencé à entrevoir un tableau inattendu. Nous savons tou·tes que chaque être humain·e a des besoins physiques de base : en nourriture, en eau, en logement, en air pur. Il s’avère que, de la même manière, tou·tes les humain·es ont certains besoins psychologiques fondamentaux. Nous avons besoin de sentir que nous avons une place dans le monde. Nous avons besoin de nous sentir valorisé·es. Nous avons besoin de sentir que nous sommes bon·nes à quelque chose. Nous avons besoin de nous sentir securisé·es vis-à-vis de l’avenir. Et de plus en plus d’éléments montrent que notre culture ne répond pas à ces besoins psychologiques pour beaucoup de gens, probablement la plupart. J’ai appris que, de manières très différentes, nous avons fini par être déconnecté·es des choses dont nous avons vraiment besoin, et cette profonde déconnexion est le moteur de cette épidémie de dépression et d’anxiété qui nous entoure.

    • Il s’avère que si vous n’avez aucun contrôle sur votre travail, vous êtes beaucoup plus susceptible de devenir stressé·e – et surtout, déprimé·e. Les humain·es ont un besoin inné de sentir que ce qu’iels font, au jour le jour, est significatif. Lorsque vous êtes contrôlé·e, vous ne pouvez pas créer un sens à votre travail.

    • Il y a certes des facteurs sociaux et de travail dans de nombreux cas de dépressions, mais en faire l’explication centrale et la solution évidente qui va marcher pour tou·tes, c’est se foutre de la gueule du monde.

  • #Santé. #Médicaments : une #pénurie en bande organisée | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/sante-medicaments-une-penurie-en-bande-organisee-666799

    « Près de 40 % des médicaments finis commercialisés dans l’UE proviennent de pays tiers », pointe ainsi l’Agence européenne du médicament. De même, 35 % des matières premières utilisées dans la fabrication des médicaments en France dépendent de seulement trois pays : l’Inde, la Chine et les États-Unis. Une situation de « perte d’indépendance sanitaire préoccupante » pour la France et l’Europe, a convenu, en octobre dernier, un rapport du Sénat consacré au sujet.« La cause numéro 1, c’est la financiarisation de la production de médicaments, appuie Alain-Michel Ceretti. Pour la Bourse, le médicament est une industrie comme les autres, qui doit dégager du profit, et donc rationaliser au maximum. Ce qui veut dire deux choses : délocaliser la production dans des pays à bas coûts et travailler avec le minimum de stocks. » Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’à la moindre difficulté, la pénurie s’installe. Parfois, pour longtemps. En 2017, la durée moyenne des ruptures constatées pour les médicaments considérés comme essentiels était de quatorze semaines, vingt-cinq pour les vaccins. Pour le Sinemet, du laboratoire MSD (Merck), les malades de Parkinson devaient se préparer à… sept mois (!) sans leurs cachets, à compter de septembre dernier, pour cause de mise en conformité de l’usine de production, aux États-Unis.

  • Generic drug price-fixing investigation expands to 300 drugs and 16 companies - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/business/economy/investigation-of-generic-cartel-expands-to-300-drugs/2018/12/09/fb900e80-f708-11e8-863c-9e2f864d47e7_story.html

    “This is most likely the largest #cartel in the history of the United States,” Nielsen said. He cited the volume of drugs in the schemes, that they took place on American soil and the “total number of companies involved, and individuals.”

    L’action de Teva chute après des allégations de fraude à la fixation de prix | The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/laction-de-teva-chute-apres-des-allegations-de-fraude-a-la-fixatio

    Des responsables des compagnies de médicaments, notamment Mylan et Dr. Reddy aux côtés de Teva, auraient développé un jargon pour communiquer sur la division du marché, appelé le « bac à sable », pour « un schéma de fixation des prix illégal d’envergure », selon le journal.

    « Ecraser le marché » était l’expression utilisée quand une société vendait des médicaments à des prix inférieurs à ceux qui étaient convenus et l’on s’assurait que tous les concurrents obtenaient une « part équitable » des profits.

    #génériques #médicaments #combines autant pour l’"#auto-régulation du marché" #états-unis