• Près de 600 migrants portés disparus en Libye, alerte l’OIM

    Les autorités libyennes disent avoir libéré 600 personnes, dont des femmes et des enfants, détenus dans un établissement sous le contrôle du ministère de l’Intérieur. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) s’inquiète du sort de ces migrants volatilisés.

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué avoir perdu la trace de 600 migrants en Libye. « Des femmes et des enfants de tous âges font partie des disparus, ce sont des personnes vulnérables », a alerté Safa Msehli, porte-parole de l’OIM, contactée par InfoMigrants jeudi 20 février.

    Ce groupe de migrants était enfermé dans un établissement sous le contrôle du ministère de l’Intérieur libyen à Tripoli depuis début janvier, après avoir été intercepté en mer Méditerranée et débarqué en Libye par les garde-côtes.

    L’OIM indique ne jamais avoir eu l’autorisation d’accéder à ce #centre. « Ce que nous savons c’est que le gouvernement libyen dit avoir libéré les 600 migrants, mais nous n’avons #aucun_signe_de vie d’eux. Nous sommes très inquiets. Nous avons demandé des éclaircissements aux autorités libyennes », a précisé Safa Msehli.


    https://twitter.com/ONUmigration/status/1230168903348891651?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Bombardements d’un port de débarquement des migrants

    Sur place, la situation humanitaire continue de se détériorer, 10 mois après le début de l’offensive du maréchal Khalifa Haftar sur Tripoli, a prévenu l’OIM.

    Dernier incident en date, quelques heures à peine avant un débarquement de migrants interceptés en Méditerranée mardi : le port maritime de Tripoli ainsi que celui d’al-Chaab, un port secondaire, ont été la cible de plus de 15 roquettes. C’est la première fois que ces ports sont ciblés par de si lourds bombardements.

    « La Libye ne peut pas attendre », a réagi Federico Soda, chef de la mission de l’OIM en Libye, dans un communiqué. Dans un appel à la communauté internationale émis après cet incident, l’organisation enjoint plus spécifiquement l’Union européenne à réagir au plus vite en prenant « des mesures concrètes pour s’assurer que les vies sauvées en mer soient acheminées vers des ports sûrs, et pour mettre fin au système de détention arbitraire ».

    L’OIM plaide pour « un mécanisme de débarquement rapide et prévisible, dans lequel les États méditerranéens prennent une responsabilité égale pour trouver un port sûr aux personnes secourues ». Il demande aussi la reconnaissance des « efforts de sauvetage des navires des ONG opérant en Méditerranée » et une levée « de toute restriction et tout retard dans le débarquement ».

    Au moins 1 700 migrants ont été interceptés et renvoyés en Libye par les garde-côtes libyens depuis le début de la nouvelle année, selon l’OIM.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/22909/pres-de-600-migrants-portes-disparus-en-libye-alerte-l-oim
    #disparitions #IOM #OIM #Libye #asile #migrations #réfugiés #disparitions #gardes-côtes_libyens #sauvetage (?) #Méditerranée #push-back #refoulements #Mer_Méditerranée

    @sinehebdo... c’est aussi un nouveau mot ?
    #migrants_volatilisés

  • Libye : l’UE lance une #opération_navale pour contrôler l’#embargo sur les #armes, pas pour sauver des migrants

    Prenant la suite de l’opération Sophia, une nouvelle mission navale va être mise en place par l’Union européenne (UE) d’ici le printemps. Des navires vont être déployés pour empêcher les livraisons d’armes à l’est des côtes libyennes. Mais ces navires n’ont pas vocation à intervenir dans le sauvetage de migrants en mer Méditerranée.

    « L’Union européenne va déployer des navires dans la zone à l’est de la Libye pour empêcher le trafic d’armes », a annoncé lundi 17 février le chef de la diplomatie italienne Luigi di Maio. La nouvelle opération aura des moyens aériens et satellitaires ainsi que des navires, précise le correspondant de RFI à Bruxelles, Pierre Bénazet.

    Toutefois, il a ajouté que la mission, loin des routes migratoires actuelles, serait arrêtée si elle « devait provoquer un afflux de bateaux de migrants » dans la zone où elle sera déployée.

    Ce compromis a permis de « lever les réticences » de plusieurs pays européens, a commenté le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn.

    En effet, lundi matin, Josep Borrell le chef de la diplomatie européenne ne pensait pas arriver à un accord pour que l’opération Sophia soit relancée, « l’unanimité est nécessaire » et « si nous ne l’obtenons pas, nous ne pouvons pas aller de l’avant », regrettait-il.

    L’opération faisait face notamment à un veto de l’Autriche, qui refusait de reprendre les opérations navales, estimant qu’il s’agissait d’"un billet d’entrée en Europe pour des milliers de migrants clandestins." Une position partagée par l’Italie.

    « Ce fut une très longue et très difficile discussion et à la fin, nous avons trouvé une solution médiane », a reconnu Josep Borrell, au sortir d’une réunion à Bruxelles avec les ministres européens des Affaires étrangères. « La zone d’actions pour la nouvelle mission navale ne sera pas celle de Sophia, qui couvrait toutes les côtes de la Libye. Elle sera concentrée à l’Est, là où les passages d’armes se font », a-t-il précisé.

    L’Europe « doit être capable de faire de la politique européenne »

    Décidé en 2015, le mandat de l’opération Sophia a été prolongé jusqu’au 31 mars 2020. La nouvelle opération visant uniquement un meilleur contrôle de l’embargo libyen sur les armes devrait prendre la suite. Son nom de baptême n’est pas encore décidé.

    Les navires européens de Sophia avaient été retirés de la Méditerranée au printemps 2019 à la suite du refus de l’Italie de laisser les migrants sauvés en mer débarquer sur son territoire.

    « Je ne peux pas imaginer qu’un pays comme l’Autriche dise non en fin de compte », a ajouté le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn. « Je comprends que l’Europe ne soit parfois pas capable de faire de la politique mondiale, mais elle doit être capable de faire de la politique européenne. »
    https://twitter.com/sunderland_jude/status/1229438296318717958?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12
    Plusieurs ONG de défense des migrants ont, pour leur part, manifesté leur indignation à l’image de Judith Sunderland, directrice adjointe chez Human Rights Watch pour les divisions Europe et Asie centrale. « L’UE remplace Sophia par une mission navale VRAIMENT loin [des routes migratoires] pour éviter d’avoir à secourir quiconque. Je travaille sur les politiques migratoires européennes depuis des années et pourtant je suis toujours CHOQUÉE par tant d’inhumanité explicite », a-t-elle écrit sur Twitter.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/22832/libye-l-ue-lance-une-operation-navale-pour-controler-l-embargo-sur-les
    #Libye #asile #migrations #réfugiés #sauvetage (non... en fait...) #Méditerranée #Mer_Méditerranée #opération_Sophia

  • Mar Menor: deep story of a disaster
    https://datadista.com/medioambiente/desastre-mar-menor/eng

    This is how the lagoon was polluted after three decades of laws being broken, half-truths about where irrigation water came from and an underground chaos of canals, desalination plants and discharge points that was first fostered and then left to grow without control.

    #espagne #méditerranée #désastre #narration_cartographique

  • Des vies sauvées par l’UE ?
    –-> Question reçue via la mailing-list Migreurop :

    Dans son "Rapport d’avancement sur la mise en œuvre de l’agenda européen en matière de migration » d’octobre 2019, la Commission européenne se félicite de ce que l’UE, parmi les « progrès clefs » enregistrés depuis 2015, a pu « sauver des vies : près de 760’000 sauvetages en mer et le sauvetage de plus de 23’000 migrants dans le désert nigérien depuis 2015 ».

    Déjà, dans un bilan d’étape de décembre 2018, elle affirmait :
    « Sauver des vies : par son action, l’UE a contribué à sauver près de 730’000 personnes en mer depuis 2015 ».

    QUESTIONS :
    Savez-vous quel est le mode de calcul de la Commission pour arriver à ces chiffres ? S’agit-il des chiffres fournis par Frontex sur ses opérations ? Additionnés éventuellement à ceux de EunavforMed / Sofia (quand elle intervenait encore en mer) ? Comptabilise-t-elle aussi les chiffres fournis par les Etats membres ?

    –-> Les deux rapports mentionnés dans le messages sont ci-dessous...

    –----------

    Rapport décembre 2018 :
    Un changement radical dans la gestion des migrations et de la sécurité des frontières

    À son entrée en fonctions, la #Commission_Juncker a fait des questions migratoires et de la #sécurité_des_frontières des priorités absolues de son mandat de cinq ans, consciente que les États membre devaient, ensemble, relever ces #défis_communs. Peu de temps après est survenue la #crise_des_réfugiés la plus grave que le monde ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale, entraînant pour l’#Union_européenne des répercussions immédiates et profondes. La Commission, aux côtés des États membres, a accéléré les travaux pour faire face à chaque nouveau #défi à mesure qu’ils se présentaient, tout en jetant les bases d’une nouvelle manière, plus pérenne, de gérer les migrations et la sécurité des frontières dans l’UE. Il en a résulté plus de #progrès en l’espace de quatre ans que cela n’a été possible au cours des vingt années précédentes. Le chemin qui reste à parcourir ne devrait pas faire sous-estimer ce qui a été accompli.


    https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20190306_managing-migration-factsheet-step-change-migration-management-bor

    Communication octobre 2019
    Rapport d’avancement sur la mise en œuvre de l’#agenda_européen_en_matière_de_migration


    https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20191016_com-2019-481-report_fr.pdf

    #frontières #UE #EU #asile #migrations #réfugiés #vies_sauvées #gestion_des_migrations #Méditerranée #Mer_Méditerranée #désert #Sahara #Niger
    #rapport #bilan #commission_européenne
    #statistiques #calculs
    #même_pas_honte #hypocrisie

    Est-ce que quelqu’un a des réponses ? @reka @karine4 @simplicissimus @fil @isskein ?

    #sauvetage

    • Je sais pas si ça peut aider (les chiffres semblent bizarre par rapport aux tiens), Frontex, dans son rapport d’activité 2019 affirme avoir secouru 54800 personnes. Le pictogramme est une bouée, mais il n’est pas vraiment précisé « en mer ». Moi je m’interroge sur le cas Libyien : si le centre de coordination des secours en mer dit à Frontex de débarquer les migrants à Tripoli, difficile d’appeler cela un secours.
      Régis

  • #387. #Numéro_387 disparu en Méditerranée

    C’est l’histoire d’un médecin grec qui collectionne des pendentifs et des bracelets. C’est l’histoire d’une Italienne qui se bat depuis 15 ans pour « faire parler les corps ». C’est l’histoire de celles et ceux qui veillent les migrants oubliés. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, 5083 personnes ont trouvé la mort en 2016 en tentant de rejoindre l’Europe par la mer. 5 083 noms, dont la grande majorité se diluent dans les eaux si bleues de la Méditerranée. Que deviennent ces #morts ? Qui les nomme ? Comment font les mères, les frères, pour tenter de retrouver leurs disparus ? Numero 387 nous emmène dans cette quête de l’#identité.


    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/52256_1
    #film #documentaire #film_documentaire #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #Méditerranée #identification #cadavres #corps #décès

  • Forages illégaux à Chypre : l’Union européenne va-t-elle sanctionner la Turquie ?
    https://www.latribune.fr/economie/international/forages-illegaux-a-chypre-l-union-europeenne-va-t-elle-sanctionner-la-turq

    L’Union européenne a mis en garde la Turquie contre tout forage illégal d’hydrocarbures en Méditerranée orientale, notamment dans les eaux de Chypre.

    L’Union européenne a mis en garde la Turquie contre tout forage illégal d’hydrocarbures en Méditerranée orientale, notamment dans les eaux de Chypre, avant l’ouverture de la conférence internationale de Berlin pour tenter de pacifier la Libye. Le ministère turc des Affaires étrangères a pourtant annoncé dimanche l’arrivée d’un bateau, le Yavuz, au sud de l’île pour y mener des activités de forage. "Tous les membres de la communauté internationale doivent s’abstenir de toute action susceptible de porter atteinte à la stabilité et à la sécurité régionales", a rappelé le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué diffusé samedi. « L’intention de la Turquie de lancer de nouvelles activités d’exploration et de forage dans l’ensemble de la région va malheureusement dans le sens opposé », a-t-il déploré.

    L’UE s’est mise en mesure de prendre des sanctions ciblées contre « les personnes ou les entités qui sont responsables d’activités de forage non autorisées d’hydrocarbures en Méditerranée orientale ou qui sont impliquées dans ces activités ». Une liste est en préparation et pourrait être discutée au cours de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE lundi à Bruxelles. Les sanctions consisteront en une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE et un gel des avoirs. De plus, il sera interdit de prêter des fonds aux personnes et aux entités inscrites sur la liste. De son côté, Chypre a accusé dimanche la Turquie de « se transformer en Etat pirate en Méditerranée orientale », selon un communiqué de la présidence. « La Turquie persiste en suivant la voie de l’illégalité (au regard du droit) internationale », selon le texte.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui participe à la conférence de Berlin, a rejeté les « ultimatums » de l’Union européenne. Il a rappelé que la Turquie abritait quelque quatre millions de réfugiés, en majorité syriens, et qu’elle pourrait leur ouvrir les portes vers l’Europe. L’implication turque dans le conflit en Libye est dictée par des facteurs géopolitiques et par des motivations d’ordre économique. Ainsi, des gisements d’hydrocarbures en Méditerranée orientale aiguisent l’appétit de la Turquie mais aussi celui d’autres pays riverains comme la Grèce, l’Egypte, Chypre et Israël.

    • İsrail’e Yavuz’la mesaj
      https://www.yenisafak.com/gundem/israile-yavuzla-mesaj-3522446


      Bölge ile ilgili harita
      (carte de la région)

      Doğu Akdeniz’de, Yunanistan ve Mısır’la birlikte hareket eden İsrail’e, Türkiye’den Kıbrıs’ın güneyinde net mesaj geldi. Kıbrıs adası çevresinde arama ve sondaj faaliyetlerine devam eden Türkiye, Yavuz sondaj gemisinin Ada’nın güneyindeki ‘G’ ruhsat sahasına gönderdi. Konuya ilişkin Dışişleri Bakanlığı Sözcüsü Hami Aksoy, “Yavuz sondaj gemimiz, geçtiğimiz cuma günü KKTC hükümetinin 2011 yılında Türkiye Petrolleri’ne verdiği ruhsatlar çerçevesinde, üçüncü sondaj faaliyetini gerçekleştirmek üzere Ada’nın güneyindeki ‘G’ ruhsat sahasına intikal etmiştir” dedi. İntikalin, Yunanistan, Güney Kıbrıs ve İsrail arasında 2 Ocak’ta imzalanan EastMed Boru Hattı projesinden ve Kahire’de toplanan Doğu Akdeniz Gaz Forumu kuruluş bildirgesinin imzalanmasından hemen sonra gelmesi dikkat çekti. Her iki inisiyatifin başını da İsrail’in çektiği biliniyor. Yavuz hamlesi, Türkiye’nin İsrail’e karşı kararlılık gösterisi olarak değerlendirildi.

      KKTC RUHSAT SAHASI
      Dışişleri Bakanlığı Sözcüsü Aksoy Yavuz’un ‘G” ruhsat sahasına intikale ilişkin, “Yavuz sondaj gemimiz, geçtiğimiz cuma günü KKTC hükümetinin 2011 yılında Türkiye Petrolleri’ne verdiği ruhsatlar çerçevesinde, üçüncü sondaj faaliyetini gerçekleştirmek üzere Ada’nın güneyindeki ‘G’ ruhsat sahasına intikal etmiştir. Bu sahada Ada’nın ortak sahibi olarak Kıbrıs Türklerinin de en az Kıbrıs Rumları kadar hakları vardır. Burada petrol ve doğal gaz bulunması halinde iki taraf da gelirleri birlikte paylaşacaktır” ifadelerini kullandı.

      LAF OLSUN DİYE VERMEDİK
      KKTC Başbakan Yardımcısı ve Dışişleri Bakanı Kudret Özersay, Yavuz’un ‘G’ bölgesine intikaline ilişkin KKTC’nin Türkiye Petrolleri Anonim Ortaklığı’na (TPAO) verdiği tüm lisans alanlarında kazı yapılacağını belirterek “Bu lisansları laf olsun diye vermedik.” dedi. KKTC’nin bu adımı atacağını aylar öncesinden duyurduğunu anımsatan Özersay, Doğu Akdeniz’de en erken zamanda doğal gaz konusunda ilgili bütün tarafların iş birliği yapmasının kaçınılmaz olduğunu söyledi.

      LEVİATHAN VE TAMAR’A SINIR KOMŞUSU
      Yavuz sondaj gemisinin intikal ettiği ‘G’ bölgesi, Kıbrıs adasının güneydoğusunda bulunuyor ve İsrail’in Doğu Akdeniz’deki iki önemli doğal gaz sahası, Leviathan ve Tamar’ın bulunduğu deniz alanına sınırdaş konumda yer alıyor. Yavuz’un bölgeye gönderilmesi, Türkiye’yi, 2020 yılı askeri istihbarat raporunda “tehdit” listesine alan ve EastMed boru hattı projesinde ısrarcı olan İsrail yönetimine bir cevap niteliği taşıyor.

      KORSAN GEMİ KOVALANDI
      Aralık ayında İsrail’in Kanal 13 adlı televizyonu haberinde Türk donanmasının Doğu Akdeniz’de, Kıbrıs adası açıklarında korsan arama çalışması yapmak isteyen bir İsrail gemisini engellediğini belirtmişti. Kanal 13 muhabiri Barak Ravid Twitter hesabından paylaştığı mesajda, iki hafta önce ortak bir proje üzerinde çalışan İsrailli ve Güney Kıbrıslı araştırmacıları taşıyan İsrail’e ait “Bat Galim” isimli araştırma gemisinin, Türk Deniz Kuvvetlerine ait bir gemi tarafından Doğu Akdeniz’den çıkarıldığını öne sürmüş ve adını açıklamadığı İsrailli bir yetkiliye dayandırdığı mesajında, Türk Deniz Kuvvetlerine ait geminin Bat Galim’e telsiz yoluyla ulaşarak bölgeden ayrılması emrini verdiğini iddia etmişti. İsrail gemisinin kovalandığı bölgenin Yavuz’un intikal ettiği ‘G’ alanı olduğu iddialar arasındaydı.

      AB’ye ders gibi cevap
      Öte yandan Türk Dışişleri Bakanlığı, Avrupa Birliği’nin Yavuz gemisinin Kıbrıs adasının güneyine intikalini hedef alan açıklamasına da sert tepki gösterdi. Dışişleri Bakanlığı Sözcüsü Hami Aksoy, Yavuz sondaj gemisinin KKTC ruhsat sahalarındaki üçüncü sondaj faaliyetine ilişkin AB açıklamasına, Kıbrıs Türk makamlarının hidrokarbon kaynaklarının ve gelirlerinin hakça paylaşımına yönelik 13 Temmuz 2019 tarihinde yaptığı önerinin halen geçerli ve çözüm için önemli bir fırsat olduğunu belirtti. Aksoy, “AB, ülkemizin ve Kıbrıs Türklerinin Doğu Akdeniz’deki haklarının gasp edilmesine 2003’ten beri sessiz kalmıştır. Yaptığı hiçbir açıklamada Kıbrıs Türklerine değinmemiş, Kıbrıs Türklerinin varlığını ve haklarını yok saymıştır. AB öncelikle birlik dayanışması kisvesiyle bu gerçeklikten uzak, ön yargılı, çifte standartlı politikalarını sona erdirmelidir. Kıbrıs Türklerinin Ada’nın doğal kaynakları üzerindeki hakları garanti altına alınıncaya ve 13 Temmuz 2019 önerisi çerçevesinde bir işbirliği mekanizması kurulana değin Ada’nın güneyinde de Kıbrıs Türklerinin haklarını korumaya devam edeceğimizden kimse şüphe duymamalıdır” değerlendirmesini yaptı.

    • Yavuz 8. bölgeye geçti: «Türkler burnumuzun dibini kazıyor» - Dünya Haberleri
      https://www.cnnturk.com/dunya/yavuz-8-bolgeye-gecti-turkler-burnumuzun-dibini-kaziyor

      Yavuz gemisi, Akdeniz’de Kıbrıslı Rumların parselleyip kiraladığı 8 numaralı bölgede sondaja başlıyor. Rum yönetimi, “Türkler burnumuzun dibini kazıyorlar” diye telaşlandı.

      Kıbrıs adasının batısında çalışmalarını tamamlayan Yavuz sondaj gemisi, Kıbrıslı Rumların 13 parsele ayırarak İtalyan ENI ve Fransız Total ortaklığına kiraladığı 8 numaralı parselle kesişen bölgede kazı yapacak. Yavuz’un Rumların kiraladığı parselde çalışma başlatması Rum yönetiminin, “Türkiye el koyuyor, burnumuzun dibini kazacaklar” paniğine yol açtı. Yavuz, Ada’nın güneyinde KKTC’nin verdiği ruhsat çerçevesinde çalışma yürütecek.

      Enerji Bakanı Fatih Dönmez’in geçen hafta ilan ettiği Yavuz’un yeni görev yeri “Lefkoşa-1” parselinin ‘neresi’ olduğu Rumların paniğiyle ortaya çıktı. Türk tarafının “Lefkoşa-1” adı verdiği parsel, Rumların adanın güneyini 13 parsele ayırdığı bölgenin tam orta yerinde yer alan ve İtalyan ENI ve Fransız Total’in bu yıl sondaj yapmayı planladığı 8 numaralı parsel ile üst üste geliyor. Rumların tek yanlı parsellemesine tepki olarak KKTC’nin de parsellediği ve ‘G’ bölgesinde yer alan Lefkoşa -1 parseli, Limasol kentinin yaklaşık 180 kilometre güneyinde yer alıyor. KKTC’nin parseli, Rumların 8 numaralı parselinin yaklaşık 3’te 2’si ile kesişiyor. Yavuz, 24 Mayıs’a kadar sondaj yapacak.

      AKSOY: 8 NUMARADA
      Dışişleri Bakanlığı Sözcüsü Hami Aksoy da AB’nin “Türkiye Yavuz’u doğu Akdeniz’de yeni bir göreve gönderdi” açıklamasına yanıt verirken Yavuz’un cuma günü üçüncü sondaj faaliyeti için 8 numara ruhsat sahasına intikal ettiğini belirtti. Bu sahada Kıbrıs Türklerinin de en az Kıbrıs Rumları kadar hakkı olduğunu vurgulayan Aksoy, petrol ve doğalgaz bulunursa iki tarafın geliri paylaşacağını vurguladı.

  • Irregular migration into EU at lowest level since 2013

    The number of irregular border crossings detected on the European Union’s external borders last year fell to the lowest level since 2013 due to a drop in the number of people reaching European shores via the Central and Western Mediterranean routes.

    Preliminary 2019 data collected by Frontex, the European Border and Coast Guard Agency, showed a 6% fall in illegal border crossings along the EU’s external borders to just over 139 000. This is 92% below the record number set in 2015.

    The number of irregular migrants crossing the Central Mediterranean fell roughly 41% to around 14 000. Nationals of Tunisia and Sudan accounted for the largest share of detections on this route.

    The total number of irregular migrants detected in the Western Mediterranean dropped approximately 58% to around 24 000, with Moroccans and Algerians making up the largest percentage.

    Eeastern Mediterranean and Western Balkans

    Despite the general downward trend, the Eastern Mediterranean saw growing migratory pressure starting in the spring. It peaked in September and then started falling in accordance with the seasonal trend. In all of 2019, there were more than 82 000 irregular migrants detected on this route, roughly 46% more than in the previous year.

    In the second half of 2019, irregular arrivals in the region were at the highest since the implementation of the EU-Turkey Statement in March 2016, although still well below the figures recorded in 2015 and early 2016 with the situation before the Statement.

    Some persons transferred from the Greek islands to the mainland appear to have continued on the Western Balkan migratory route. There has been an increase in detections on the Greek-Albanian border after the start of the Frontex joint operation in May. In the second half of the year, a significant number of detections was reported on the EU borders with Serbia.

    In total, around 14 000 irregular crossings were detected at the EU’s borders on the Western Balkan route last year – more than double the 2018 figure.

    On the Eastern Mediterranean route and the related Western Balkan route, nationals of Afghanistan and Syria accounted for over half of all registered irregular arrivals.

    Top nationality

    Overall, Afghans were the main nationality of newly arrived irregular migrants in 2019, representing almost a quarter of all arrivals. The number of Afghan migrants was nearly three times (+167%) the figure from the previous year. Roughly four out of five were registered on the Eastern Mediterranean route, while nearly all the rest on the Western Balkan route.

    The most recent available data also suggest a higher percentage of women among the newly arrived migrants in 2019. In the first ten months of last year, around 23% of migrants were women compared with 19% in 2018. EU countries counted approximately 14 600 migrant children younger than 14 in the January-October period, almost one thousand more than in all of 2018.

    https://frontex.europa.eu/media-centre/news-release/flash-report-irregular-migration-into-eu-at-lowest-level-since-2013-n

    ......

    Et comme dit Catherine Teule via la mailing-list Migreurop, qui a signalé cette info :

    Bravo Frontex !!!! ( et ses partenaires des pays tiers).
    Enfin, pas tout à fait puisque certaines « routes » ont enregistré des augmentations de flux à la fin de l’année 2019...

    #statistiques #chiffres #asile #migrations #réfugiés #Europe #2019 #frontières_extérieures #Frontex #Méditerranée #Balkans #route_des_Balkans #réfugiés_afghans

    • Parallèlement...
      Migrants : l’Europe va doubler ses opérations d’aide en matière d’asile

      Le bureau européen d’appui en matière d’asile « va voir ses déploiements opérationnels doubler en 2020 » pour atteindre 2000 personnes sur le terrain.

      L’agence européenne de l’asile a annoncé ce mardi le doublement de ses opérations en 2020, en particulier pour renforcer sa présence en #Grèce, à #Chypre et à #Malte, où l’afflux de migrants a explosé en 2019.

      Le #bureau_européen_d'appui_en_matière_d'asile (#EASO) « va voir ses déploiements opérationnels doubler en 2020 » pour atteindre 2000 personnes sur le terrain, fruit d’un #accord signé en décembre avec ces pays ainsi que l’#Italie, a souligné l’agence dans un communiqué.

      « Chypre, la Grèce et Malte verront un doublement du #personnel_EASO tandis que les déploiements en Italie seront réduits à la lumière des changements de besoins de la part des autorités » de ce pays où, à l’inverse, les arrivées par la Méditerranée ont été divisées par deux entre 2018 et 2019.

      Très loin des flux migratoires au plus fort de la crise en 2015, 110 669 migrants et réfugiés ont rallié l’Europe après avoir traversé la mer en 2019 selon les chiffres publiés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de l’ONU. Soit dix fois moins que le million de personnes arrivées en 2015.

      L’an dernier, la Grèce a accueilli 62 445 de ces exilés, contre 32 742 l’année précédente. Le petit État insulaire de Malte a vu débarquer 3405 personnes, soit deux fois plus que les 1445 de 2018, tandis que 7647 migrants sont arrivés à Chypre (4307 en 2018).

      Avec quelque 550 agents en Grèce, EASO prévoit donc « trois fois plus d’assistants sociaux » et une aide plus ciblée « pour aider à la réception dans les #hotspots » comme celui de #Lesbos, où plus de 37 000 personnes s’entassent dans des conditions souvent indignes. À Chypre, les 120 personnels européens auront surtout pour mission d’aider les autorités à enregistrer et traiter les demandes d’asile.

      « Le corridor le plus meurtrier »

      La réduction du soutien européen en Italie s’explique par la chute des arrivées dans ce pays (11 471 en 2019, 23 370 en 2018, 181 000 en 2016) qui avait un temps fermé ses ports aux bateaux secourant les migrants en mer en 2019.

      Cette route de Méditerranée centrale entre l’Afrique du Nord et l’Italie « reste le corridor le plus meurtrier », a encore précisé l’OIM, qui a recensé 1283 décès connus en Méditerranée (centrale, orientale et occidentale) l’an dernier, contre près de 2.300 l’année précédente. « Comme pour Malte, EASO restera fortement impliqué dans (le processus de) #débarquement ad hoc » des bateaux portant secours aux migrants sur cette route, a ajouté le bureau européen.

      https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/migrants-l-europe-va-doubler-ses-operations-d-aide-en-matiere-d-asile_21136

  • Plus de 300 migrants clandestins interceptés au large des côtes algériennes en 24 heures

    Plus de 300 candidats à l’émigration clandestine en Europe ont été interceptés au large des côtes algériennes depuis le début de l’année, selon les chiffres publiés par le MDN.

    Hier vendredi, 151 harragas ont été interceptés par les garde-côtes algériens au large d’#Oran, #El_Tarf, #Chlef et #Tipaza. « Des éléments des garde-côtes et de la gendarmerie nationale ont mis en échec des tentatives d’émigration clandestine de 151 personnes à Oran, El Tarf, Chlef et Tipaza tandis que 21 immigrants clandestins de différentes nationalités ont été interceptés à Tindouf et Djanet », indique le MDN dans un communiqué publié ce samedi.

    Jeudi, 150 autres harrages avaient été arrêtés alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune. Cette opération a été menée par des détachements des Garde-côtes au large d’Annaba, El-Kala (wilaya d’El Tarf), Mostaganem, Oran et Ain Témouchent.

    En 2019, l’armée a mis en échec « 3053 tentatives d’émigration clandestine » et sauve « 331 personnes », selon son bilan annuel publié hier vendredi par le MDN.

    https://www.tsa-algerie.com/plus-de-300-migrants-clandestins-interceptes-au-large-des-cotes-algerie
    #Algérie #migrations #émigration #statistiques #chiffres #Méditerranée

  • Privatised Push-Back of the #Nivin

    In November 2018, five months after Matteo Salvini was made Italy’s Interior Minister, and began to close the country’s ports to rescued migrants, a group of 93 migrants was forcefully returned to Libya after they were ‘rescued’ by the Nivin, a merchant ship flying the Panamanian flag, in violation of their rights, and in breach of international refugee law.

    The migrants’ boat was first sighted in the Libyan Search and Rescue (SAR) Zone by a Spanish surveillance aircraft, part of Operation EUNAVFOR MED – Sophia, the EU’s anti-smuggling mission. The EUNAVFOR MED – Sophia Command passed information to the Italian and Libyan Coast Guards to facilitate the interception and ‘pull-back’ of the vessel to Libya. However, as the Libyan Coast Guard (LYCG) patrol vessels were unable to perform this task, the Italian Coast Guard (ICG) directly contacted the nearby Nivin ‘on behalf of the Libyan Coast Guard’, and tasked it with rescue.

    LYCG later assumed coordination of the operation, communicating from an Italian Navy ship moored in Tripoli, and, after the Nivin performed the rescue, directed it towards Libya.

    While the passengers were initially told they would be brought to Italy, when they realised they were being returned to Libya, they locked themselves in the hold of the ship.

    A standoff ensured in the port of Misrata which lasted ten days, until the captured passengers were violently removed from the vessel by Libyan security forces, detained, and subjected to multiple forms of ill-treatment, including torture.

    This case exemplifies a recurrent practice that we refer to as ‘privatised push-back’. This new strategy has been implemented by Italy, in collaboration with the LYCG, since mid-2018, as a new modality of delegated rescue, intended to enforce border control and contain the movement of migrants from the Global South seeking to reach Europe.

    This report is an investigation into this case and new pattern of practice.

    Using georeferencing and AIS tracking data, Forensic Oceanography reconstructed the trajectories of the migrants’ vessel and the Nivin.

    Tracking data was cross-referenced with the testimonies of passengers, the reports by rescue NGO WatchTheMed‘s ‘Alarm Phone’, a civilian hotline for migrants in need of emergency rescue; a report by the owner of the Nivin, which he shared with a civilian rescue organisation, the testimonies of MSF-France staff in Libya, an interview with a high-ranking LYCG official, official responses, and leaked reports from EUNAVFOR MED.

    Together, these pieces of evidence corroborate one other, and together form and clarify an overall picture: a system of strategic delegation of rescue, operated by a complex of European actors for the purpose of border enforcement.

    When the first–and preferred–modality of this strategic delegation, which operates through LYCG interception and pull-back of the migrants, did not succeed, those actors, including the Maritime Rescue Co-ordination Centre in Rome, opted for a second modality: privatised push-back, implemented through the LYCG and the merchant ship.

    Despite the impression of coordination between European actors and the LYCG, control and coordination of such operations remains constantly within the firm hands of European—and, in particular, Italian—actors.

    In this case, as well as in others documented in this report, the outcome of the strategy was to deny migrants fleeing Libya the right to leave and request protection in Italy, returning them to a country in which they have faced grave violations. Through this action, Italy has breached its obligation of non-refoulement, one of the cornerstones of international refugee law.

    This report is the basis for a legal submission to the United Nations Human Rights Committee by Global Legal Action Network (GLAN) on behalf of an individual who was shot and forcefully removed from the Nivin.

    https://forensic-architecture.org/investigation/nivin
    #Méditerranée #rapport #Charles_Heller #asile #frontières #migrations #réfugiés #mer_Méditerranée #push-back #push-backs #refoulement #refoulements #privatisation #Italie #Libye #operation_sophia #EUNAVFOR_Med #gardes-côtes_libyens #sauvetage #Misrata #torture #privatised_push-back #push-back_privatisé #architecture_forensique #externalisation #navires_marchands #Salvini #Matteo_Salvini

    Pour télécharger le rapport :
    https://content.forensic-architecture.org/wp-content/uploads/2019/12/2019-12-18-FO-Nivin-Report.pdf

    –-----

    Sur le cas du Nivin, voir aussi, sur seenthis, ce fil de discussion :
    https://seenthis.net/messages/735627

    • Migrants refoulés en Libye : l’Italie accusée d’embrigader la marine marchande

      En marge du Forum mondial sur les réfugiés, plusieurs ONG ont annoncé mercredi saisir un comité de l’ONU dans l’espoir de faire cesser les refoulements de migrants vers la Libye .

      De son identité il n’a été révélé que ses initiales. SDG a fui la guerre au Soudan du Sud. En novembre 2018, avec une centaine d’autres migrants embarqués sur un canot pour traverser la Méditerranée, il est secouru par un cargo battant pavillon panaméen, le Nivin. Mais l’équipage, suivant ainsi les instructions des autorités italiennes, ramène les naufragés vers la Libye et le port de Misrata. Les migrants refusent de débarquer, affirmant qu’ils préfèrent mourir sur le navire plutôt que de retourner dans les centres de détention libyens.

      Il s’ensuit un bras de fer d’une dizaine de jours. Finalement, les Libyens donnent l’assaut et les migrants sont débarqués de force. SDG est blessé, puis emprisonné et maltraité. Il restera avec une balle en plastique dans la jambe pendant six mois. Le jeune homme est aujourd’hui à Malte, où il a pu déposer une demande d’asile. Il a finalement réussi la traversée, à sa huitième tentative.

      C’est en son nom que plusieurs ONG ont déposé une plainte contre l’Italie mercredi auprès du Comité des droits de l’homme de l’ONU. Cet organe, composé de 18 experts, n’émet que des avis consultatifs. « Cela ira plus vite que devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Nous visons l’Italie, car le comité de l’ONU ne se prononce que sur les violations commises par des Etats, nous ne pourrions attaquer l’Union européenne », justifie Violeta Moreno-Lax, de l’ONG Global Legal Action. L’Italie, en première ligne face à l’arrivée de boat people, avait déjà été condamnée par la CEDH en 2012 pour le refoulement de migrants en Libye. « Depuis, Rome fait tout pour contourner cet arrêt », dénonce la juriste.

      « Le choix impossible des équipages »

      L’une des tactiques, ont exposé les ONG lors d’une conférence de presse, est d’embrigader la marine marchande pour qu’elle ramène les naufragés en Libye. « La décision de l’ancien ministre de l’Intérieur Matteo Salvini de fermer les ports italiens aux navires de sauvetage en juin 2018 a créé une onde de choc en Méditerranée, décrit le chercheur suisse Charles Heller, qui documente la disparition de migrants en mer. Les autres pays européens ont retiré leurs bateaux, parce qu’ils risquaient d’être bloqués faute de ports où débarquer les migrants. Ce sont donc les navires marchands qui sont appelés à remplir le vide. Ces équipages sont face à un choix impossible. Soit ils se conforment aux instructions des autorités maritimes italiennes et violent le droit de la mer, qui oblige les marins à débarquer les naufragés vers un port sûr. Soit ils résistent et s’exposent à des poursuites judiciaires. Dans les faits, beaucoup de navires évitent de porter secours aux embarcations en détresse. »

      Ces derniers mois, Charles Heller a recensé 13 navires marchands qui ont refoulé des migrants en Libye. Parmi ces cas, deux tentatives n’ont pas réussi, les naufragés se rebellant contre un retour en Libye. « Il faut comprendre qu’une fois débarqués en Libye, les migrants sont détenus de façon totalement arbitraire. Les centres sont inadaptés, la nourriture est insuffisante, les maladies comme la tuberculose y font des ravages et les disparitions ne sont pas rares, en particulier les femmes », détaille Julien Raickman, le chef de mission de Médecins sans frontières en Libye.


      https://www.letemps.ch/monde/migrants-refoules-libye-litalie-accusee-dembrigader-marine-marchande

    • Migranti, un report accusa l’Italia: «Respingimento illegale dei 93 salvati dal mercantile Nivin e riportati in Libia con la forza»

      Le prove in un documento della Forensic Oceanography presso la Goldsmith University of London. Nell’ultimo anno, chiamando navi commerciali a soccorrere barche in difficoltà, sarebbero stati 13 i casi analoghi.

      «Qui MRCC Roma. A nome della Guardia costiera libica per la salvezza delle vite in mare vi preghiamo di procedere alla massima velocità per dare assistenza ad una barca in difficoltà con circa 70 persone a bordo. Vi preghiamo di contattare urgentemente la Guardia costiera libica attraverso questo centro di ricerca e soccorso ai seguenti numeri di telefono». Ai quali rispondono sempre gli italiani.

      Un dispaccio del centro di ricerca e soccorso di Roma delle 19.39 del 7 novembre del 2018 dimostra che a coordinare l’operazione di salvataggio di un gruppo di migranti poi riportati in Libia dal mercantile Nivin battente bandiera panamense fu l’Italia. In 93, segnalati prima da un aereo di Eunavformed, poi dal centralino Alarmphone, furono presi a bordo dal Nivin e, con l’inganno, sbarcati con la forza a Misurata dall’esercito libico dopo essere rimasti per dieci giorni asserragliati sul ponte del mercantile. Picchiati, feriti, rinchiusi di nuovo nei centri di detenzione in un paese in guerra.

      Un respingimento di massa illegittimo, contrario al diritto internazionale, che sarebbe stato dunque coordinato dall’Italia secondo una strategia di salvataggio delegato ai privati per applicare il controllo delle frontiere. Un «modello di pratica» che - secondo un rapporto redatto da Charles Heller di Forensic Oceanography, ramo della Forensic Architecture Agency basata alla Goldsmiths University of London - l’Italia e l’Europa avrebbero applicato ben 13 volte nell’ultimo anno, in coincidenza con la politica italiana dei porti chiusi.

      Caso finora unico, alcune delle persone riportate in Libia sono state rintracciate nei centri di detenzione da Msf che ne ha raccolto le testimonianze che - incrociate con i documenti e le risposte alle richieste di informazione date da Eunavformed e dalla stessa Guardia costiera libica - hanno consentito di ricostruire quello che viene definito nello studio «una pratica ricorrente di respingimenti, una nuova modalità di soccorso delegato ai privati» che verrebbe attuato quando le motovedette della guardia costiera libica, come avvenne nel caso del 7 novembre 2018, sono impegnate in altri interventi. «Impegnandosi in questa pratica - è l’accusa del report - l’Italia usa violenza extraterritoriale per contenere i movimenti dei migranti e viola l’obbligo di non respingimento». Per questo il Glan, l’organizzazione di avvocati, accademici e giornalisti investigativi Global Legal Action Network ha presentato una denuncia contro l’Italia al Comitato per i diritti umani delle Nazioni Unite per conto di uno dei migranti riportati indietro. E’ la prima volta che accade.

      La partenza
      Nella notte tra il 6 e 7 novembre 2018 dalla costa di Zlitan parte un gommone con 93 persone a bordo di sette nazionalità diverse. C’è anche una donna con un bimbo di quattro mesi. Alle 15.25 del 7 novembre la barca viene avvistata in zona Sar libica da un aereo spagnolo dell’operazione Sophia che - secondo quanto riferito da Eunavformed - «dichiara che non c’erano assetti navali nelle vicinanze». Tramite il quartier generale della missione che, in quel momento, era sulla nave San Marco della marina italiana, l’informazione con le coordinate navali della posizione della barca viene passata al centro di ricerca e soccorso di Roma che le trasmette a quello libico. Il commodoro libico Masoud Abdalsamd riferisce che le motovedette libiche sono impegnate in altre attività e il gommone continua la sua navigazione.

      La richiesta di soccorso
      Due ore dopo, alle 17.18, dal gommone un primo contatto con il centralino Alarm Phone che comunica le coordinate al centro di soccorso di Roma e monitora la zona: non ci sono navi vicine e l’unica Ong presente, la Mare Jonio, è a Lampedusa. Roma ( che era già informata) chiama Tripoli, la guardia costiera libica identifica la Nivin, un mercantile già in rotta verso Misurata ma le manca l’attrezzatura per comunicare e dirigere la Nivin e chiede a Roma di farlo «a suo nome». Da quel momento è MRCC a prendere in mano il coordinamento, dà istruzioni al comandante della Nivin e dirige il soccorso.

      L’arrivo dei libici
      Alle 21.34, un dispaccio del centro di ricerca e soccorso dei libici annuncia la presa del coordinamento delloperazione ma la comunicazione parte dallo stesso numero nella disponibilità della Marina italiana sulla nave di stanza a Tripoli. Alle 3.30 la Nivin soccorre i migranti. Saliti a bordo i marinai li tranquillizzano dicendo loro che saranno portati in Italia. Ma quando vedono arrivare una motovedetta libica i migranti capiscono di essere stati ingannati, rifiutano il trasbordo e si barricano sulla tolda della nave. I libici dopo un poò rinunciano e la Nivin prosegue verso Misurata dicendo ai migranti di essere in rotta verso Malta. Un’altra bugia.

      Lo sbarco a Misurata
      I migranti rimangono asserragliati anche quando la nave entra nel porto libico. Ci resteranno dieci giorni chiedendo disperatamente aiuto ai media internazionali con i telefoni cellulari. Il 20 novembre l’intervento di forza dei militari libici armati pone fine alla loro odissea. Alcuni migranti vengono picchiati, feriti, ricondotti nei centri di detenzione dove alcuni di loro vengono intercettati dall’equipe di Medici senza frontiere che raccoglie le loro testimonianze che si incrociano perfettamente con i documenti recuperati.

      Il ruolo dell’Italia
      Ne viene fuori un quadro che combacia perfettamente con quanto già evidenziato da un’inchiesta in via di conclusione della Procura di Agrigento coordinata dal procuratore aggiunto Salvatore Vella. Un quadro in cui l’Italia, nonostante gli accordi con la Libia, prevedono un ruolo di semplice assistenza e supporto tecnico alla Guardia costiera libica, di fatto svolge - tramite la nave della Marina militare di stanza a Tripoli - svolge una funzione di centro di comunicazione e coordinamento «dando un contributo decisivo - si legge nel report - alla capacità di controllo e coordinamento che ha saldamente in mano».
      «Quando i libici non sono in grado di intervenire - è l’accusa di Forensic Oceanography - Roma opta per una seconda modalità, quella del respingimento privato attraverso le mavi mercantili che - secondo un recente report semestrale di Eunavformed - ha prodotto 13 casi nell’ultimo anno con un aumento del 15-20 per cento».

      https://www.repubblica.it/cronaca/2019/12/18/news/migranti_l_italia_dietro_il_respingimento_dei_93_salvati_dal_mercantile_n

  • Des #pêcheurs pris dans un étau

    « La mer c’est la liberté. Aujourd’hui nous sommes emprisonnés à même l’eau » déplore Slah Eddine Mcharek, président de l’Association Le Pêcheur pour le développement et l’environnement[1] à #Zarzis. Leurs projets sont ambitieux : protection des ressources aquatiques, développement d’une pêche durable et responsable et défense de la pêche artisanale. Mais les obstacles sont de taille : pris entre la raréfaction des ressources halieutiques, les menaces à leur sécurité, la réduction de leur zone de pêche et la criminalisation du sauvetage des migrants en mer, les pêcheurs se retrouvent enserrés dans un véritable étau.

    Au-delà de la petite ville de Zarzis et de ses plages où se côtoient hôtels de luxe, corps de naufragés et pêcheurs en lutte, le récit de Slah Eddine rappelle l’importance de la justice migratoire et environnementale.

    La mer, déchetterie nationale

    Depuis quelques années, un phénomène prend de l’ampleur : les rejets de déchets plastiques envahissent les rives et encombrent les zones où travaillent les pêcheurs. Faute d’un système opérationnel de collecte des ordures ménagères et de sensibilisation aux risques liés à la pollution des eaux par le plastique, ces déchets s’entassent dans les canaux de la ville avant de se disperser dans la mer, au point que les pêcheurs réclament l’interdiction des sacs plastiques.

    Aux déchets ménagers s’ajoute le problème des rejets industriels. Slah Eddine déploie une carte du bassin méditerranéen et pointe du doigt le sebkhet el melah (marais salant) des côtes de Zarzis. Le salin appartient à Cotusal, vestige colonial d’une filiale française qui a exploité pendant longtemps les ressources salines de la Tunisie, dans le cadre de concessions avantageuses qui n’ont pas été renégociées depuis l’indépendance[2]. L’exploitation du sel dans cette région, en plus de saliniser les terres agricoles, rejette des produits de traitement du sel dans la mer. Surtout, les eaux zarzisiennes sont polluées par les rejets du Groupe Chimique Tunisien, notamment le phosphogypse, et par les eaux usées non traitées par l’ONAS (Office National de l’Assainissement). Cette dernière ne remplit pas sa mission de traitement des eaux industrielles et ménagères, notamment sur l’île de Djerba. Une partie des eaux est traitée de manière inefficace et insuffisante, l’autre non traitée du tout.

    Un équilibre écologique rompu

    Pour les êtres vivants qui habitent ces eaux, les rejets industriels mêlés aux déchets et eaux usées ne peuvent faire que mauvais mélange. « La mer est devenue des toilettes à ciel ouvert » s’indigne Slah Eddine, pointant cette fois du doigt deux poissons dessinés sur une affiche. L’un est le loup de mer et l’autre la dorade. « Là où les usines rejettent leurs eaux, ces poissons n’y vivent plus » explique-t-il. La contamination de ces eaux rompt un équilibre essentiel à la survie de la faune et la flore maritimes.

    Dans ces eaux, la reproduction marine est difficile sinon impossible, entraînant la disparition de plusieurs espèces de poissons et notamment les espèces cartilagineuses. Les éponges souffrent quant à elles du réchauffement climatique et présentent depuis quelques années des signes de maladies, au désespoir des familles qui vivent de leur commerce. Ainsi, en 2017, suite à la montée des températures (24°C à 67m de profondeur !), de nombreuses éponges sont mortes, par leur fragilité aux changements du milieu ou par une épidémie favorisée par cette augmentation de température[3].

    L’accumulation des pollutions a fini par asphyxier toute forme de vie dans les eaux proches de Djerba et Zarzis et notamment dans le golfe quasi fermé de Boughrara. Les pêcheurs estiment que 90 % des poissons et mollusques auraient disparu en dix ou vingt ans, privant beaucoup de personnes, notamment des jeunes et des femmes, d’un revenu stable. Mais alors que les pêcheurs de Gabès reçoivent des compensations à cause de la pollution et viennent pêcher sur les côtes de Zarzis, les pêcheurs zarzisiens ne reçoivent rien alors qu’ils sont aussi affectés.

    Plus au nord, sur les côtes sfaxiennes, c’est un autre phénomène qui s’est produit deux fois cette année, en juin puis en novembre, notamment à Jbeniana : la mer est devenue rouge, entrainant une forte mortalité de poissons. Le phénomène a été expliqué par la présence de microalgues eutrophisant la mer, c’est-à-dire la privant de son oxygène. Mais la version officielle s’arrête là[4], la prolifération de ces microalgues n’a pas été expliquée. Or, des phénomènes similaires sont connus à d’autres endroits de la planète, notamment dans le golfe du Mexique où la prolifération des algues est due à l’excès d’engrais phosphaté et azoté qui se retrouve dans la mer, ou du rejet d’eaux usées, qui produisent des concentrations trop importantes de matières organiques[5]. Il est donc fort probable que les rejets concentrés en phosphate du Groupe Chimique Tunisien à Gabès et Sfax, d’autres rejets industriels et ménagers et/ou des rejets d’engrais agricoles par les oueds soient à l’origine du phénomène.

    Le coût de Daesh

    Alors que certaines espèces disparaissent, d’autres se multiplient en trop grand nombre. Le crabe bleu, surnommé « Daesh » par les pêcheurs de la région du fait de son potentiel invasif et destructeur, en est le meilleur exemple. Cette espèce, apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès[6], a rapidement proliféré au large des côtes, se nourrissant des poissons qui jusque-là constituaient le gagne-pain des pêcheurs du coin. « Daesh détruit tout : les dorades, les crevettes, les seiches …. Tous les bons poissons ! » s’exclame-t-il. La voracité du crabe bleu a aggravé les problèmes économiques de bien des pêcheurs. Si la chair de cette espèce invasive fait le bonheur de certains palais et qu’un marché à l’export est en plein développement en direction de l’Asie et du Golfe, les habitants de Zarzis qui vivent de la pêche artisanale, eux, ne s’y retrouvent pas. « Un kilo de loup ou de dorade se vend 40 dinars. Un kilo de crabe bleu, c’est seulement 2 dinars ! » affirme un pêcheur de l’association.

    Le calcul est vite fait, d’autant plus que les crabes bleus font assumer aux pêcheurs un coût du renouvellement du matériel beaucoup plus important, leurs pinces ayant tendance à cisailler les filets. « Avant l’arrivée de Daesh, nous changions les filets environ deux fois par an, maintenant c’est quatre à cinq fois par ans ! » se désole l’un d’entre eux.

    Bloqués dans un Sahara marin

    Comme le martèlent les pêcheurs, « la zone de pêche de Zarzis est devenue un Sahara, un véritable désert ». Suite au partage international de la Méditerranée, les pêcheurs zarzisiens sont cantonnés dans des eaux côtières, qui se vident de poisson suite aux désastres écologiques et à la surpêche.

    « Avant 2005 et le dialogue 5+5[7] on pouvait accéder à des zones de pêche intéressantes, mais depuis les autres pays ont agrandi leur territoire marin ». En effet, c’est en 2005 que la Libye met en place sa zone de pêche exclusive, interdisant ainsi l’accès aux pêcheurs tunisiens. La Tunisie met elle aussi en place sa zone économique exclusive[8], mais, à la différence de la zone libyenne[9], elle autorise des navires étrangers à y pêcher. Les chalutiers égyptiens sont particulièrement présents, et s’ajoutent aux chalutiers tunisiens (de Sfax notamment) qui ne peuvent plus pêcher dans les eaux poissonneuses libyennes. Il arrive même que ces chalutiers pénètrent dans les eaux territoriales, en toute impunité. En plus des désastres écologiques, les eaux du sud tunisien se vident ainsi de leurs poissons à cause de la surpêche.

    Limites des différentes zones maritimes tunisiennes[10] :

    Or, les frontières officielles ne semblent pas délimiter la zone où les pêcheurs tunisiens peuvent réellement travailler, cette dernière étant manifestement beaucoup plus restreinte et empiétée par la zone libyenne. Sur la carte maritime qu’il a déployée devant lui, Slah Eddine matérialise la zone où les pêcheurs de Zarzis peuvent pêcher de manière effective et montre en resserrant ses doigts l’évolution de la zone de pêche libyenne au détriment de la zone tunisienne. Mais alors, pourquoi ce déplacement de frontière maritime n’apparaît dans aucun texte ou accord international[11] ? Y a-t-il des accords cachés ? Les garde-côtes libyens s’arrogent-ils le droit de pénétrer les eaux tunisiennes ? Ou les pêcheurs tunisiens auraient-ils intégré l’obligation de ne pas pénétrer une zone tampon pour ne pas craindre pour leur sécurité ?

    Les pêcheurs sous les feux des groupes armés libyens

    Au-delà des problèmes économiques auxquels ils doivent faire face, les pêcheurs de Zarzis sont confrontés à de graves problèmes de sécurité dans les eaux où ils naviguent. Alors que les bateaux de pêche libyens ne se gênent pas, selon Slah Eddine, pour venir exploiter les eaux tunisiennes, il n’existe aucune tolérance pour les pêcheurs tunisiens qui s’aventurent en dehors de leur zone. Ces dernières années, le pêcheur ne compte plus les cas d’agressions, de saisies de bateaux, de menaces et prises d’otages, par les groupes armés, et parmi eux les gardes côtes officiels libyens, équipés par les programmes européens de lutte contre la migration non réglementaire.

    En 2012, un pêcheur tunisien mourrait ainsi sous les balles tirées d’une vedette côtière libyenne tandis que les 18 autres membres de l’équipage étaient faits prisonniers à Tripoli[12]. En 2015, quatre bateaux de pêche tunisiens qui avaient pénétré les eaux libyennes étaient également pris en otage par des groupes armés libyens et acheminés au port d’El Zaouira[13]. Les attaques ont eu lieu jusque dans les eaux tunisiennes, comme en février 2016 lorsque treize chalutiers tunisiens avec soixante-dix marins à bord ont été arraisonnés et emmenés dans le même port, la partie libyenne exigeant alors une rançon contre leur libération[14]. L’année suivante, en 2017, des pêcheurs libyens de Zaouira menaçaient de kidnapper tous les marins tunisiens qu’ils rencontreraient en mer en représailles au contrôle d’un chalutier libyen dans le port de Sfax par la garde maritime tunisienne. Depuis, les prises d’otage se multiplient. Enième épisode d’une saga sans fin, la dernière attaque libyenne date de septembre dernier.

    L’insécurité ne touche pas que les pêcheurs de Zarzis, mais tous les pêcheurs tunisiens qui naviguent à proximité des zones frontalières : au Sud-Est, ce sont les feux des groupes libyens qui les menacent ; au Nord-Ouest, ceux de la garde côtière algérienne. Le 31 janvier de cette année, un pêcheur originaire de Tabarka et âgé de 33 ans a été tué par les autorités algériennes alors que son bateau avait pénétré les eaux territoriales de l’Algérie[15]. « Le danger est partout ! », « on se fait tirer dessus ! », s’exclament les pêcheurs de l’Association. Entre deuil et colère, ils dénoncent l’absence de réponse ferme des autorités tunisiennes contre ces agressions et se font difficilement à l’idée qu’à chaque départ en mer leur vie puisse être menacée.

    Les autres damnés de la mer

    Comme tout marin, les pêcheurs de Zarzis doivent porter assistance aux bateaux en détresse qu’ils croisent sur leur chemin. Et des bateaux en détresse, ce n’est pas ce qui manque au large de Zarzis. Le hasard a fait que leur zone de pêche se trouve sur la route des migrants qui fuient la Libye sur des embarcations de fortune et les accidents sont fréquents dans ces eaux dangereuses. Porter secours aux survivants, prendre contact avec le Centre de Coordination des Sauvetages en Mer, ramener les corps de ceux pour lesquels ils arrivent trop tard afin de leur offrir une sépulture digne, c’est aussi cela, le quotidien des pêcheurs de Zarzis. L’effroi et la colère de l’impuissance lorsque des cadavres se prennent dans les filets pêche, l’inquiétude et le soulagement lorsque le pire est évité et que tout le monde arrive à bon port.

    Sauver des vies lorsqu’il est encore temps, c’est avant tout un devoir d’humanité pour ces hommes et ces femmes de la mer. La question ne se pose même pas, malgré les heures de travail et l’argent perdus. Pour être plus efficaces dans leurs gestes et secourir le plus grand nombre, plus d’une centaine de pêcheurs de Zarzis ont suivi en 2015 une formation de 6 jours sur le secours en mer organisée par Médecins sans frontières[16]. Alors que les politiques européennes de criminalisation des ONG menant des opérations de recherche et de secours en mer ont laissé un grand vide en Méditerranée, les pêcheurs tunisiens se retrouvent en première ligne pour les opérations de sauvetage. Aussi, quand ils partent en mer, prévoient-ils toujours de l’eau et de la nourriture en plus, des fois qu’un bateau à la dérive croise leur chemin.

    Des sauveurs que l’Europe veut faire passer pour des criminels

    Au-delà d’un devoir d’humanité, porter secours aux embarcations en détresse est une obligation inscrite dans le droit international maritime et en particulier dans la Convention internationale sur la Sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), qui s’applique à tous les navires. Le texte prévoit l’obligation pour tous les Etats de coordonner leurs secours et de coopérer pour acheminer les personnes dans un lieu sûr[17], où la vie des survivants n’est plus menacée et où l’on peut subvenir à leurs besoins fondamentaux.

    Aussi, lorsque l’équipage de Chameseddine Bourrasine croise lors l’été 2018 une embarcation avec 14 migrants à la dérive, c’est sans hésitation qu’il décide de leur porter secours. Mais alors que les rescapés menacent de se suicider s’ils sont ramenés en Tunisie et qu’il ne saurait être question de les livrer aux garde-côtes de Libye où c’est l’enfer des geôles qui les attend, le capitaine décide d’appeler la garde côtière du pays sûr le plus proche, à savoir l’Italie. Après plusieurs tentatives de contact restées sans réponse, il décide alors de remorquer le bateau vers l’Italie pour débarquer les migrants dans un lieu où ils seront en sécurité[18]. Accusé avec son équipage de s’être rendu coupable d’aide à l’immigration dite « clandestine », ce sauvetage coûtera aux 7 marins-pêcheurs 22 jours d’incarcération en Sicile.

    Si le procès s’est résolu par un non-lieu, les pêcheurs de Zarzis restent dans le collimateur des autorités italiennes. « Nous les pêcheurs tunisiens, l’Italie voudrait nous contrôler et encore limiter la zone dans laquelle nous pouvons pêcher » se désole Slah Eddine, « les Italiens nous surveillent ! ». Il évoque aussi la surveillance d’EUNAVFOR Med, également appelée Sophia, opération militaire lancée par l’Union européenne en 2015 en Méditerranée pour, selon les mots de la Commission « démanteler le modèle économique des passeurs et des trafiquants d’êtres humains »[19]. Si l’opération militaire les surveille de près lorsqu’il s’agit du secours en mer, lorsqu’il est question d’attaques par des milices libyennes, Sophia détourne le regard et abandonne les pêcheurs tunisiens à leur sort.

    Les harraga de demain ? [20]

    « On ne peut plus, ce n’est plus possible, il n’y a plus rien », répètent les pêcheurs, acquiesçant les paroles par lesquelles Slah Eddine vient de présenter leur situation. Entre les eaux polluées, les problèmes économiques, le fléau de Daesh, les poissons qui ne se reproduisent plus, les éponges malades, les attaques libyennes, les pressions italiennes et européennes, être un pêcheur en Tunisie, « ce n’est plus une vie ». Leurs fils à eux sont partis pour la plupart, en Europe, après avoir « brûlé » la mer. Ils savent que dans cette région qui vit surtout de la pêche, il n’y a pas d’avenir pour eux.

    Et puis il y a ceux qui, privés de toute autre source de revenus, sont contraints à se reconvertir dans des activités de passeurs. Nés dans des familles où la pêche se transmet de père en fils, ils connaissent la mer, ses vents, tempêtes, marées et courants. Ils savent où se procurer des bateaux. Lorsque ces loups de mer sont à la barre, le voyage est plus sûr pour celles et ceux risquent la traversée vers l’Europe à bord d’un rafiot. Alors que les harragas tunisiens sont de plus en plus systématiquement déportés lorsqu’ils sont arrêtés par les autorités italiennes[21], certains passeurs ont troqué leur clientèle tunisienne pour une clientèle subsaharienne, de plus en plus nombreuse à mesure que leur situation en Libye se dégrade. Faute de voies régulières pour les migrants, la demande de passage vers l’Europe augmente. Et faute de ressources alternatives pour les pêcheurs, l’offre se développe.

    Or ce n’est ni la « main invisible » ni une quelconque fatalité qui poussent ces pêcheurs au départ ou à la diversification de leurs activités, mais le mélange entre le modèle de développement polluant et incontrôlé, l’inaction des autorités tunisiennes en matière de protection de l’environnement, et le cynisme des politiques migratoires sécuritaires et meurtrières de l’Union européenne.

    https://ftdes.net/des-pecheurs-pris-dans-un-etau
    #environnement #sauvetage #Méditerranée #pêche #développement #émigration #Cotusal #pollution #plastique #colonialisme #sel #salines #phosphogypse #Groupe_Chimique_Tunisien #eaux_usées #reproduction_marine #poissons #éponges #Djerba #mollusques #Gabès #Jbeniana #microalgues #phosphate #crabe_bleu #Libye #différend_territorial #zone_économique_exclusive #surpêche #asile #migrations #réfugiés #criminalisation #Chameseddine_Bourrasine #EUNAVFOR_Med #Operation_Sophia #harraga

    #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

  • Un total de 655 personas han muerto o desaparecido en rutas migratorias de acceso a España en 2019, según una ONG

    El Colectivo Caminando Fronteras ha contabilizado 655 personas muertas y desaparecidas en su monitoreo anual del derecho a la vida en las rutas migratorias de acceso a España —Estrecho, #Mar_de_Alborán, Islas Canarias y ruta argelina—. Sin embargo, Caminando Fronteras ha alertado de que las cifras reales de muertes y desapariciones de personas migrantes que intentaron acceder a España en 2019 son «bastante superiores» a las recogidas por organismos oficiales.

    https://www.europapress.es/epsocial/migracion/noticia-total-655-personas-muerto-desaparecido-rutas-migratorias-acceso-
    #mourir_aux_frontières #Espagne #frontières #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #Mer_Méditerranée #Canaries #îles_Canaries #Etroit_de_Gibraltar #décès #morts

  • Echange de #drapeaux

    A Palazzo delle Aquile l’equipaggio della #AlanKurdi che pochi giorni fa ha salvato 61 persone. Ho donato loro la bandiera della città di #Palermo e da oggi accompagnerà la nave nelle missioni di salvataggio nel #Mediterraneo #iosonopersona

    https://twitter.com/LeolucaOrlando1/status/1203703743654563841

    Il capitano Doll mi ha donato la bandiera di #Sea_Eye, che sarà esposta sulla facciata di Palazzo delle Aquile sino a quando la #AlanKurdi lascerà Palermo il 16 dicembre. Tutti noi dobbiamo gratitudine a chi salva vite nel Mediterraneo poiché «chi salva una vita salva il mondo»

    https://twitter.com/LeolucaOrlando1/status/1203703764970065923

    #drapeau #sauvetage #Méditerranée #asile #migrations #réfugiés #Leoluca_Orlando #Palerme #villes-refuge

    Ajouté à cette métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145#message766825

    ping @isskein @karine4

  • The General Court of the European Union ruled that Frontex does not have to disclose information regarding their border operations (https://fragdenstaat.de/en/blog/2019/11/27/frontex-judgement-luxemburg-transparency). A joint lawsuit by two freedom of information activists specifically addressed the names, flags and types of ships used by Frontex (the European Border and Coast Guard Agency) in operation #Triton in the central Mediterranean. One of the lawyers in the process commented that the verdict takes for granted Frontex’s speculations about the disadvantages of even the most simple public knowledge about its missions, and noted that European law requires a critical examination of Frontex’s arguments, which was unfortunately missing. Prosecutors are considering an appeal to the Court of Justice.

    Reçu via Inicijativa dobrodosli, mail du 04.11.2019.

    #Frontex #asile #migrations #réfugiés #frontières #transparence (well...) #Méditerranée #justice
    ping @karine4 @isskein

  • Israeli singers form bridge to Arab countries
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2019/12/israel-morocco-egypt-bahrain-jordan-zehava-ben-sarit-hadad.html

    Israeli journalists attending the Regional Economic Conference in Bahrain in June were surprised to find local music stores selling CDs by Israeli artists such as Eyal Golan, Sarit Hadad and Moshe Peretz. What these performers all have in common is that their music, which is often noted for its vocal trills, is described in Israel as Middle Eastern or Mediterranean. The singers are often accompanied by local instruments like the oud, a short-necked, lute-like string instrument, and the darbuka, a goblet-shaped hand drum.

    Israeli Middle Eastern music has long been popular in Arab countries, including the Palestinian territories, finding an audience in the latter part of the previous century. The singer Zehava Ben performed in 1996 in Jericho. Once considered the most popular Israeli singer in the Arab world, Ben has performed in many of the Arab states as well. In 2008, she entertained the idea of concerts in Lebanon and Gaza, but the Israeli security services stopped her from doing so. The pop singer Sarit Hadad performed in Jordan in 1997 under the name Sirit Hadad Mutra Beit Al Carmel, and while there, she even recorded an album of songs in Arabic.

    Israel is considered a foreign transplant in the Middle East, largely because of its different culture, but Israel has a large population of Mizrahim, Jews from Arab lands, who immigrated in the 1950s and 1960s. The current estimate is that they and their descendants make up between one-quarter and one-third of Israel’s Jewish population, but accurate figures are difficult to calculate. The Mizrahim tend to sustain a connection to the native language of their parents’ generation, usually the Arabic dialect of their countries of origin.

    The singer-songwriter Avihu Medina is behind some of the biggest hits on the Israeli Middle Eastern music scene. He told Al-Monitor that he sometimes thinks that Israeli Middle Eastern music is more popular in the Arab world than it is in Israel. A Yemeni Jew born in 1948, Medina took part in the fight to add this style of music to the Israeli soundtrack. Before that, Israeli music had been dominated for decades by music editors and opinion makers who preferred Western genres and traditional music from Eastern Europe, mostly Russian and popular in the 1950s and 1960s in Israel. They disparaged Middle Eastern music, even though, as Medina pointed out, oriental music was much more connected to the region than the music promoted by the decision-makers.

    #israël #pillage #spoliation #méditerranée #accaparement #dépossession #spoliation

  • Migranti, sentenza del Tribunale: «I respingimenti sono illegali»

    Chi li subisce può chiedere i danni e presentare domanda di protezione.

    I respingimenti sono illegali e chi li subisce ha diritto a vedersi risarcire il danno, ma soprattutto a presentare domanda di protezione internazionale in quel Paese. E’ una sentenza importante quella emessa nei giorni scorsi dal tribunale civile di Roma che, accogliendo un ricorso dell’Asgi e da Amnesty international Italia, ha deliberato che un gruppo di migranti soccorsi da una nave militare italiana nel 2009 e respinti hanno diritto al risarcimento del danno e all’ ingresso in territorio italiano per presentare domanda di asilo.

    I fatti sono del 27 giugno 2009 quando un gommone con 89 persone a bordo (quasi tutti eritrei) partito dalla Libia fu intercettato da una nave militare italiana con il motore in avaria ma i migranti vennero tutti riportati in Libia. Il ministro dell’Interno era Roberto Maroni che disse: «Svolta storica contro i clandestini, è un nuovo modello di contrasto in mare per chi cerca di arrivare illegalmente». Nel 2016 per loro conto Asgi e Amnesty international Italia hanno presentato ricorso al tribunale civile di Roma che il 28 novembre scorso ha emesso questa sentenza destinata a costituire un importante precedente.

    https://www.repubblica.it/cronaca/2019/12/03/news/migranti_sentenza_del_tribunale_i_respingimenti_sono_illegali_-242483557
    #Italie #justice #dédommagement #push-back #refoulement #Libye #Méditerranée #jurisprudence #migrations #asile #réfugiés

    • Riconosciuto il diritto ad entrare in Italia a chi è stato respinto illegittimamente in Libia

      Importante sentenza del Tribunale civile di Roma. Grande la soddisfazione di Amnesty International Italia e ASGI: “Il giudice ha applicato l’articolo 10 della costituzione italiana”.

      Lo ha chiarito il 28 novembre 2019 il Tribunale di Roma che, applicando l’art. 10 della Costituzione italiana, a seguito di un’azione promossa da Amnesty International Italia con il supporto di Asgi e curata da un collegio di difensori, fra cui gli avvocati Cristina Laura Cecchini e Salvatore Fachile, ha accertato il diritto di entrare sul territorio dello Stato allo scopo di presentare domanda di riconoscimento della protezione internazionale per 14 cittadini eritrei respinti in Libia il 1° luglio 2009 dalla Marina militare italiana oltre al diritto a risarcimento dei danni subiti.

      Questa sentenza storica riguarda quanto avvenuto tra il 2009 e il 2010 quando, a seguito della conclusione dell’Accordo con la Libia, l’Italia ha effettuato numerosi respingimenti. Tale prassi era stata ritenuta illegittima già dalla Corte europea per i diritti umani con la sentenza Hirsi Jamaa e altri c Italia, ma, nonostante la condanna all’Italia, molti richiedenti asilo sono rimasti in attesa del giusto risarcimento e, soprattutto, senza la possibilità di accedere a una forma di protezione.

      La base di tale decisione, individuata dalla giudice Dott.ssa Velletti, della I Sezione del Tribunale civile di Roma emessa nell’ambito del procedimento RG 5615/2016 – si trova nell’art 10 comma 3 della Costituzione che riconosce allo straniero il diritto di asilo e che deve ritenersi applicabile anche quando questi si trovi fuori dal territorio dello Stato per cause a esso non imputabili.

      La sentenza è estremamente rilevante e innovativa laddove riconosce la necessità di “espandere il campo di applicazione della protezione internazionale volta a tutelare la posizione di chi, in conseguenza di un fatto illecito commesso dall’autorità italiana si trovi nell’impossibilità di presentare la domanda di protezione internazionale in quanto non presente nel territorio dello Stato, avendo le autorità dello stesso Stato inibito l’ingresso, all’esito di un respingimento collettivo, in violazione dei principi costituzionali e della Carta dei diritti dell’Unione europea.”

      È evidente da tali poche righe la rilevanza e l’attualità della decisione e la sua potenziale ricaduta anche in termini numerici su tutti coloro a cui sia impedito nel proprio paese l’effettivo esercizio delle libertà democratiche garantite dalla Costituzione e che, nel tentativo di entrare nel territorio dello stato per fare richiesta di asilo politico, sono quotidianamente respinti attraverso prassi illegittime dell’autorità italiana nelle zone di confine terrestri e marittime e di transito nei porti e negli aeroporti.

      In particolare, la decisione apre uno scenario estremamente interessante in relazione alle politiche di esternalizzazione della frontiera e di gestione della rotta mediterranea attuata attraverso la collaborazione con le autorità libiche.
      È evidente, infine, che ove fosse accertata una responsabilità delle autorità italiane nell’attuazione dell’insieme di misure che ha trasformato i respingimenti in una progressiva delega alla Libia per il blocco dei migranti, con i medesimi risultati in termine di mancato accesso alla protezione, migliaia di persone potrebbero essere interessate dai principi contenuti nella sentenza.

      https://www.asgi.it/asilo-e-protezione-internazionale/asilo-costituzione-italiana-migranti
      #constitution

    • Diritto d’asilo: importantissima sentenza del Tribunale civile di Roma

      Con una sentenza del Tribunale civile di Roma è stato riconosciuto il diritto ad entrare in Italia a chi è stato respinto illegittimamente in Libia.

      Questa sentenza storica riguarda quanto avvenuto tra il 2009 e il 2010 quando, a seguito della conclusione dell’Accordo con la Libia, l’Italia ha effettuato numerosi respingimenti. Tale prassi era stata ritenuta illegittima già dalla Corte europea per i diritti umani con la sentenza Hirsi Jamaa e altri c Italia, ma, nonostante la condanna all’Italia, molti richiedenti asilo sono rimasti in attesa del giusto risarcimento e, soprattutto, senza la possibilità di accedere a una forma di protezione.

      La base di tale decisione, individuata dalla giudice Dott.ssa Velletti, della I Sezione del Tribunale civile di Roma emessa nell’ambito del procedimento RG 5615/2016 – si trova nell’art 10 comma 3 della Costituzione italiana che riconosce allo straniero il diritto di asilo e che deve ritenersi applicabile anche quando questi si trovi fuori dal territorio dello Stato per cause a esso non imputabili.

      La sentenza è estremamente rilevante e innovativa laddove riconosce la necessità di “espandere il campo di applicazione della protezione internazionale volta a tutelare la posizione di chi, in conseguenza di un fatto illecito commesso dall’autorità italiana si trovi nell’impossibilità di presentare la domanda di protezione internazionale in quanto non presente nel territorio dello Stato, avendo le autorità dello stesso Stato inibito l’ingresso, all’esito di un respingimento collettivo, in violazione dei principi costituzionali e della Carta dei diritti dell’Unione europea.”

      È evidente da tali poche righe la rilevanza e l’attualità della decisione e la sua potenziale ricaduta anche in termini numerici su tutti coloro a cui sia impedito nel proprio paese l’effettivo esercizio delle libertà democratiche garantite dalla Costituzione e che, nel tentativo di entrare nel territorio dello stato per fare richiesta di asilo politico, sono quotidianamente respinti attraverso prassi illegittime dell’autorità italiana nelle zone di confine terrestri e marittime e di transito nei porti e negli aeroporti.

      In particolare, la decisione apre uno scenario estremamente interessante in relazione alle politiche di esternalizzazione della frontiera e di gestione della rotta mediterranea attuata attraverso la collaborazione con le autorità libiche. È evidente, infine, che ove fosse accertata una responsabilità delle autorità italiane nell’attuazione dell’insieme di misure che ha trasformato i respingimenti in una progressiva delega alla Libia per il blocco dei migranti, con i medesimi risultati in termine di mancato accesso alla protezione, migliaia di persone potrebbero essere interessate dai principi contenuti nella sentenza.

      La sentenza del Tribunale di Roma arriva a seguito di un nostro ricorso promosso con il supporto di Asgi e curato da un collegio di difensori, fra cui gli avvocati Cristina Laura Cecchini e Salvatore Fachile.

      Con la sentenza del 28 novembre il tribunale ha accertato il diritto di entrare sul territorio dello stato allo scopo di presentare domanda di riconoscimento della protezione internazionale per 14 cittadini eritrei respinti in Libia il 1° luglio 2009 dalla Marina militare italiana oltre al diritto a risarcimento dei danni subiti.

      https://www.amnesty.it/diritto-asilo-tribuna-roma

  • Évacués au #Rwanda, les #réfugiés de #Libye continuent de rêver d’#Europe - RFI

    Par Laure Broulard

    Un jeune réfugié dans le centre de transit de Gashora au Rwanda.
    © FFI/Laure Broulard

    Publié le 03-11-2019 Modifié le 03-11-2019 à 07:25

    Le Rwanda accueille depuis quelques semaines des #demandeurs_d’asile évacués de Libye, dans le cadre d’un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et l’#Union_africaine signé le mois dernier. Un programme d’urgence présenté comme une réponse à la crise des quelque 4 700 réfugiés et migrants bloqués dans ce pays en guerre. Reportage.

    Le centre de #Gashora est en pleine effervescence. Situé dans la région du #Bugesera, au sud de #Kigali, il accueillait auparavant des réfugiés venus du #Burundi. Aujourd’hui, des équipes s’affairent pour rénover et agrandir les structures afin d’héberger les quelque 500 réfugiés évacués de Libye que le Rwanda a promis d’accueillir dans un premier temps.

    Les 189 demandeurs d’asile déjà arrivés sont logés dans de petites maisons de briques disséminées dans les bois alentour. Un groupe de jeunes en jogging et baskets se passent la balle sur un terrain de volley. D’autres, le regard fuyant, parfois égaré, sont assis sur des bancs à l’ombre.

    « Je n’ai pas encore réalisé mon rêve »

    #Rodouane_Abdallah accepte de parler aux journalistes, arrivés en groupe dans un bus acheminé par le gouvernement rwandais. Originaire du Darfour, ce jeune homme de 18 ans au regard doux a posé le pied en Libye en 2017. Il a tenté sept fois de traverser la #Méditerranée. Il a survécu par miracle.

    Aujourd’hui, il se souvient encore de toutes les dates avec précision : le nombre de jours et d’heures passées en mer, les mois en détention. Deux ans entre les mains de geôliers ou de passeurs. « Là bas, vous êtes nourris seulement une fois par jour, vous buvez l’eau des toilettes, vous ne pouvez pas vous doucher et vous devez travailler gratuitement sinon vous êtes battus », se souvient-il.

    Rodouane est aujourd’hui logé et nourri à Gashora. Il bénéficie également de soins médicaux et psychologiques. Cependant, il voit le Rwanda comme une simple étape : « Je suis heureux d’avoir eu la chance de pouvoir venir ici. C’est mieux qu’en Libye. Mais je ne suis pas arrivé à la fin de mon voyage, car je n’ai pas encore réalisé mon rêve. Je veux aller en Europe et devenir ingénieur en informatique », assure-t-il. Ce rêve, cette idée fixe, tous la martèlent aux journalistes. Pourtant les places en Europe risquent d’être limitées.

    « #Emergency_Transit_Mechanism »

    Dans le cadre de l’Emergency Transit Mechanism (#ETM), le nom donné à ce programme d’évacuation d’urgence, les réfugiés de Gashora ont aujourd’hui plusieurs possibilités. Ils peuvent soit faire une demande d’asile dans un pays occidental, soit rentrer chez eux si les conditions sécuritaires sont réunies, soit bénéficier d’un processus de #réinstallation dans un pays tiers sur le continent africain. Les mineurs non accompagnés pourraient ainsi rejoindre leur famille et les étudiants s’inscrire dans des universités de la région selon le #HCR.

    « Ils ont beaucoup souffert pour atteindre l’Europe, c’est donc un objectif qui est encore très cher à leur cœur. Mais maintenant qu’ils sont au Rwanda, nous essayons d’identifier avec eux toute une palette de solutions », explique #Élise_Villechalane, chargée des relations extérieures du HCR au Rwanda.

    Mais la démarche inquiète déjà certains réfugiés : « Les pays européens dépensent beaucoup d’argent pour nous éloigner de la mer Méditerranée. Et si c’est pour cela qu’on a été amenés ici, ce serait honteux. La seule chose que je pourrais faire serait de retourner en Libye et de tenter de traverser la Méditerranée », explique un jeune Érythréen, qui préfère garder l’anonymat.

    Une solution viable ?

    Le Rwanda n’est pas le premier pays à mettre en place ce type de mécanisme. Le Niger a lui aussi lancé un ETM en 2017. Depuis, environ 2 900 réfugiés y ont été évacués de Libye. Environ 1 700 d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux à ce jour. Aujourd’hui, l’Union africaine et le HCR appellent d’autres pays africains à suivre l’exemple. Mais certaines ONG sont sceptiques quant à la viabilité du système.

    Au #Niger, le traitement des dossiers est long, ce qui crée des tensions. Le Mixed Migration Center, un centre de recherche indépendant, rapporte que des réfugiés auraient ainsi attaqué un véhicule du HCR en signe de protestation dans le centre de transit d’Hamdallaye en juin dernier.

    Plus généralement, #Johannes_Claes, chef de projet Afrique de l’Ouest au MMC, dénonce une externalisation des obligations des pays occidentaux en matière de droit d’asile : « Avec ce type schéma, l’UE délègue une part de sa responsabilité au continent africain. C’est d’autant plus cynique quand on sait que l’Union européenne finance les garde-côtes libyens qui interceptent les migrants avant de les envoyer en centre de #détention », explique-t-il.

    Du côté des signataires de l’accord, on présente le projet sous un jour différent : « Ce qui compte aujourd’hui, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leurs dossiers soient traités. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire », indique Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine.

    Début septembre, au moment de la signature de l’accord, #Vincent_Cochetel, l’envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée, assurait à Reuters que la plus grande partie du financement de ce mécanisme d’évacuation d’urgence viendrait de l’Union européenne. Il est depuis revenu sur ces déclarations. Pour le moment, c’est le HCR qui assure la totalité du financement de l’opération.

    http://www.rfi.fr/afrique/20191103-rwanda-refugies-libye-hcr-ua

    ping @cdb_77 —> je me demande encore comment organiser les messages seenthis. En fait, j’aime bien tes métalistes et je me demande si je peux ajouter direct par commenaire ? Mais pas sûre que je connais assez bien ton système. Sinon je te marque et t’ajoutes toi même ? Ou bien je fais mes métalistes à moi...mais peut-être moins efficace qu’essayer de faire ensemble ? ...voilà, j’aime vraiment bien le seenthis et je suis toujours en train d’essayer de comprendre comment faire. En tout cas j’ai du temps maintenant pour m’en investir plus ;)

    • Tout à fait d’accord, j’ai voulu dire cela, c’est parce que je connais pas encore très bien le vocabulaire SeenThis. Alors les métalistes (=liste avec fils de discussion) c’est très bien si tu organises cela, je ne veux pas m’impliquer. Ma question était si je peux ajouter des infos aux fils de discussion (= liste regroupé avec articles autour du même sujet) ? Parce que pour les fils, peut-être possible que je ne choissis pas le bien et j’ai peur de faire de désordre dans ton système. T’es d’accord que j’essaie ? Si cela te dérange tu me le dis ? Et pour l’article là-haut, si tu l’as déjà mis, pourquoi le triangle n’est pas rempli (y a-t-il un autre indice, si oui, je te marque plus ;) ) ?

    • ...oh lala impossible que c’est rempli, j’ai passé trop de temps devant mon ordi alors, n’importe quoi, mieux que je pars checker les structures autonomes...

      Allez, je commence à ajouter alors !

  • #De_l'autre_côté

    Hamza est un jeune tunisien résolu à quitter son pays par tous les moyens. De moyen, il n’en a qu’un seul : payer des passeurs pour traverser la méditerranée sur un minuscule bateau de pêche plein à craquer, et rejoindre clandestinement l’Europe et la France.
    Pourtant Hamza a des attaches, une compagne, une famille, des amis avec qui il a lutté durant les révolutions arabes. Mais il aspire a autre chose qu’une vie de misère, il veut aller au-delà de ce qu’il connaît, affronter le réel, croire que la vie a autre chose à lui offrir. Il n’est pas naïf, il sait que les risques sont grands, et minces les espoirs d’une vie meilleure, mais il veut voir par lui-même. Cette traversée est une expérience intime.
    Car Hamza est un rêveur et toujours ses images mentales, ses espoirs, ses peurs viennent se mêler à la réalité extérieure, la contaminer, lui offrir une échappatoire et un but à poursuivre. Si sa situation est particulière, ses aspiration sont universelles. Qui n’a jamais rêvé de partir, de se réinventer ?
    Le danger pour lui n’est pas simplement de mourir noyé, de se voir terrassé par la faim, d’être renvoyé d’où il vient, de ne pas trouver de logement, de travail, mais également de se voir privé de ce qui fonde sa condition d’homme : ses #espoirs, ses #craintes, son #imaginaire.

    http://enfantsrouges.com/les-titres/isturiale/de-lautre-cote
    #BD #livre #migrations #Tunisie #Méditerranée #Lampedusa #migrants_tunisiens #printemps_arabe

  • Le 2 novembre 2019, l’#accord de #2017 entre #Italie et #Libye se renouvellera automatiquement...

    Des ONG en Italie essaie de l’arrêter...
    NO al rinnovo del #Memorandum Italia – Libia

    INTERSOS chiede programma di ricerca e salvataggio europeo e canali di ingresso regolari
    Il 2 novembre, in mancanza di un intervento del Governo, scatterà la proroga automatica del memorandum d’intesa siglato nel febbraio del 2017 con la Libia. Accordo sulla base del quale, l’Italia continua a sostenere con milioni di euro la cosiddetta Guardia Costiera libica e i centri di detenzione in Libia.
    Come organizzazione umanitaria operativa a Tripoli e nel Sud della Libia con programmi di aiuto e protezione per i minori, chiediamo con forza che il Governo italiano annulli il memorandum del 2017 e i precedenti accordi con il Governo libico e che, fatti salvi gli interventi di natura umanitaria, non vengano rifinanziati quelli di supporto alle autorità libiche nella gestione e controllo dei flussi migratori.
    Nelle relazioni con la Libia per la gestione dei flussi migratori è il momento della discontinuità. Occorre un nuovo inizio, che rimetta al centro la ricerca di soluzioni finalizzate alla tutela della vita delle persone e del diritto internazionale che ne è garanzia. Chiediamo che si stabilisca un programma efficace di ricerca e salvataggio in mare a livello europeo e che si prevedano canali di ingresso regolari, in modo che le persone non siano più costrette ad affidarsi ai trafficanti.
    Quanto accaduto in questi anni non può non essere preso in considerazione. È dimostrato come i finanziamenti italiani siano andati a sostegno anche di veri e propri criminali, come il trafficante di esseri umani Bija, sottoposto a sanzioni dal Consiglio di Sicurezza ONU per i crimini contro l’umanità su cui indaga la Corte penale internazionale.
    È dimostrato come i migranti intercettati in mare dalla Guardia Costiera libica e riportati forzatamente in Libia vengano rinchiusi nei centri di detenzione, in condizioni disumane, e siano sistematicamente sottoposti a torture, stupri e violenze. Quando tentano di opporsi al ritorno in Libia, gli ufficiali libici non esitano a sparare e a uccidere.
    Come dichiarato dalle Nazioni Unite, dal Consiglio d’Europa e dalla Commissione europea nonché dalla stessa magistratura italiana, la Libia non può in alcun modo essere considerato un Paese sicuro e dunque le persone che tentano di fuggire non possono essere rimandate in quel Paese. Lo vietano il diritto internazionale e la nostra Costituzione. I respingimenti “delegati” dalle autorità italiane alla Guardia costiera libica comportano esattamente le stesse violazioni per le quali l’Italia è già stata condannata dalla Corte europea dei diritti dell’uomo nel 2012.

    https://www.intersos.org/intersos-no-al-rinnovo-del-memorandum-italia-libia

    –--------

    Plus d’informations sur le memorandum de 2017 sur ce fil :
    https://seenthis.net/messages/600874

    Et plus en général sur l’#externalisation_des_frontières en Libye :
    https://seenthis.net/messages/705401

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #Méditerranée

    ping @isskein

    • Memorandum. Accordo Italia-Libia sui migranti: il mistero dei 5 miliardi (per Tripoli)

      Equipaggiamenti, elicotteri, gommoni, milizie.... Nessuno sa quanti soldi siano partiti dalle cancellerie europee verso Tripoli, né quanti altri prenderanno la stessa via. Un segreto ben custodito.

      È il segreto meglio custodito sui rapporti con la Libia. Nessuno sa esattamente quanti soldi siano partiti dalle cancellerie europee verso Tripoli, ne quanti altri prenderanno la via del deserto libico. Perciò, fermare il rinnovo automatico del Memorandum italo-libico significa anche rischiare di mettere a nudo una contabilità da svariati miliardi di euro.

      Nel corso del colloquio con Avvenire il guardacoste e presunto trafficante Abdurahman al Milad, nome di battaglia Bija, aveva accennato a una «trattativa di anni» tra Italia e Tripoli poi approfondita nella lunga intervista a «l’Espresso». Bija sapeva quel che diceva. Proprio nel 2008, infatti, il trattato di amicizia firmato da Gheddafi e Berlusconi prevedeva che l’Italia impiegasse cinque miliardi di dollari in aiuti. Un impegno mai rimangiato. In cambio, Tripoli si sarebbe impegnata a intensificare i pattugliamenti in mare e via terra per fermare i migranti.

      Nonostante tutte le accertate violazioni dei diritti umani, nel 2012 l’Italia aveva rinnovato l’accordo con Tripoli, ribadito poi con il Memorandum del 2017 e che verrà prorogato per altri tre anni senza condizioni. Di certo c’è che negli ultimi anni Roma ha elargito ai libici almeno 150 milioni solo per la cosiddetta Guardia costiera e per “migliorare” le condizioni dei diritti umani. Risultato: per l’Onu e per l’Ue i campi di prigionia sono irriformabili, e vanno tutti chiusi. Milioni di euro degli italiani letteralmente spariti tra le dune, non meno di quanto non avvenga con i fondi europei. A Tripoli sanno di impugnare il coltello dalla parte del manico.

      Il 20 marzo del 2017 il premier libico al Sarraj ha presentato una lista della spesa mai ritoccata. Valore, oltre 800 milioni di euro: 10 navi, 10 motovedette, 4 elicotteri, 24 gommoni, 10 ambulanze, 30 fuoristrada, 15 automobili accessoriate, almeno 30 telefoni satellitari ed equipaggiamento militare non sottoposto all’embargo sulle armi votato dall’Onu. Nello stesso periodo il governo italiano assicurava che entro il 2020 sarebbero stati investiti oltre 280 milioni solo per le autorità marittime.

      C’è poi il capitolo milizie. Un contratto, visionato da «Avvenire», riporta l’accordo tra il governo riconosciuto dall’Onu e le principali milizie anti Haftar. Ci sono poi benefit a costo zero. L’Europa ha ritirato gli assetti navali dell’operazione Sophia, così proprio da Zawyah - ha rivelato ieri Euronews – continuano a operare senza alcun rischio di ispezione le 236 navi sospettate di essere coinvolte nel traffico di carburante.

      https://www.avvenire.it/attualita/pagine/i-soldi-a-tripoli-accordo-migranti

    • Italy to renew anti-migration deal with Libya

      Foreign minister says deal has reduced number of arrivals and deaths at sea

      Italy is to renew its deal with the UN-backed government in Libya under which the Libyan coastguard stops migrant boats at sea and sends their passengers back to the north African country, where aid agencies say they face torture and abuse.

      The foreign minister, Luigi Di Maio, told the lower house of parliament it would be “unwise for Italy to break off its agreement with Libya on handling asylum seekers and combating human trafficking”.

      The deal was agreed in February 2017 in an attempt to stem the flow of refugees and migrants to Sicily’s shores. Italy agreed to train, equip and finance the Libyan coastguard, including providing four patrol vessels.

      The deal, due to expire on Saturday, will be renewed automatically unless one of the parties opts out. Di Maio said: “The document can be amended but it is undeniable that it has reduced the number of arrivals and deaths at sea.”

      Sources close to the Italian government said amendments should include evacuation programmes to resettle asylum seekers and measures to ensure the presence of humanitarian organisations in Libyan detention centres. It is not clear whether Tripoli would agree to such changes.

      Médecins Sans Frontières said the proposed changes would serve only to “perpetuate policies of rejection and detention” in Libya.

      “The only possible solution is to completely overcome the arbitrary detention system and end the support offered to the Libyan authorities that feed suffering, violations of international law and the odious work of smugglers,” said Marco Bertotto, MSF’s head of advocacy.

      Early in October the Italian newspaper Avvenire revealed that a man described as one of the world’s most notorious human traffickers attended a series of meetings in Italy in May 2017 between Italian officials and a Libyan delegation to discuss controls on migration flows from north Africa. The alleged trafficker, Abd al-Rahman Milad, nicknamed Bija, is a captain of the Libyan coastguard.

      https://www.theguardian.com/world/2019/oct/31/italy-to-renew-anti-migration-deal-with-libya

    • L’Italie renouvelle son accord controversé sur les garde-côtes libyens

      Malgré de nombreuses critiques, l’accord controversé signé en 2017 entre l’Italie et la Libye a été renouvelé mercredi 30 octobre par le chef de la diplomatie italienne. Soutenu par l’Union européenne, le texte prévoit une aide financière et la formation des garde-côtes libyens pour bloquer les départs de migrants.

      L’annonce a été faite au Parlement mercredi 30 octobre par le chef de la diplomatie italienne Luigi di Maio. L’Italie renouvelle l’accord controversé signé avec la Libye en 2017 afin de stopper les départs de migrants depuis les côtes libyennes. Le texte prévoit, une nouvelle fois, une aide financière et la formation des garde-côtes libyens.

      « Une réduction de l’assistance italienne [à la Libye] pourrait se traduire par une suspension de l’activité des garde-côtes libyens, avec pour conséquence : davantage de départs, des tragédies en mer et une détérioration des conditions des migrants dans les centres d’accueil », a justifié le ministre des Affaires étrangères. « Le texte fonctionne » et « personne ne peut nier qu’il a permis de passer de 170 000 débarquement [de migrants en 2016] à 2 200 en seulement deux ans ».

      L’accord est ainsi prolongé pour trois ans à partir du 2 novembre.

      Face aux critiques, Luigi di Maio a promis que le gouvernement « travaille pour améliorer » les termes de l’accord : selon le chef de la diplomatie, Rome va chercher à « impliquer davantage les Nations unies et la société civile dans l’amélioration de l’assistance aux migrants » en élargissant l’accès des ONG aux centres de détention libyens, à augmenter les fonds pour le rapatriement vers les pays d’origine quand ils sont considérés comme sûrs comme la Tunisie et pour financer des projets de coopération.

      « La seule solution humanitaire possible est de mettre un terme au système de détention arbitraire »

      Médecins sans frontières (MSF) ne croit pas en ces « modifications envisagées ». C’est du « maquillage humanitaire » car elles sont « difficilement réalisables » estime Marco Bertollo de MSF/Italie dans un communiqué. Le gouvernement italien dit « vouloir améliorer la situation mais en réalité, on perpétue des politiques de renvoi et de détention », a-t-il encore insisté.

      MSF a ainsi demandé à l’Italie et à la communauté internationale de « cesser d’apporter un soutien aux autorités et aux garde-côtes libyens qui ne fait qu’alimenter les souffrances, les violations des droits de l’Homme et l’odieuse activité des trafiquants d’êtres humains, à terre et en mer ».

      L’ONG est présente en Libye et fournit une assistance médico-humanitaire aux migrants présents dans les centres de détention. « La seule solution possible est de mettre un terme au système de détention arbitraire », et d’évacuer les migrants et réfugiés, a ajouté MSF, soulignant que le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
      L’accord italo-libyen avait été négocié par Marco Minniti, un ancien communiste passé par les services secrets, et devenu ministre de l’Intérieur en décembre 2016, du gouvernement de Paolo Gentiloni (en place jusqu’au printemps 2018). Fort de vieux contacts en Libye, il avait signé un « mémorandum » avec les autorités de Tripoli mais aussi avec des milices pour bloquer les migrants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/20545/l-italie-renouvelle-son-accord-controverse-sur-les-garde-cotes-libyens

    • Italy’s Libyan Conundrum: The Risks of Short-Term Thinking

      In early November, Italy decided not to withdraw from the memorandum of understanding (MoU) it signed with Libya’s UN-backed Government of National Accord (GNA) in February 2017. The MoU established a framework for cooperation between Libya and Italy “in the development sector, combating illegal immigration, human trafficking and contraband, and strengthening border security”. Although it covers several topics, the agreement is widely interpreted as having been negotiated with a single aim: to reduce the number of irregular migrants travelling from Libya to Europe. But the MoU also includes political commitments that have often been overlooked.

      On migration, the agreement committed Italy to provide training and equipment to the Libyan Coast Guard, as well as to co-fund projects (with the European Union) to improve conditions in Libya’s migrant detention centres, which currently hold an estimated 4,400 people. The debate on the MoU has revolved around these practical implications of the arrangement more than anything else.

      However, despite much fanfare, the MoU is largely a political symbol – and should be treated as such. Aside from prompting Italy to hand several ships over to the Libyan Coast Guard, the MoU had few practical consequences. Indeed, the Italian authorities began to empower the coast guard long before the MoU was signed: the force intercepted roughly the same number of migrants – 15,000 – and brought them back to Libya in 2016 and 2017, the year the MoU was signed. Although there was a sudden drop in migrant departures from Libya in mid-July 2017, this was primarily due to many Libyan militias’ decision to hold migrants in formal and informal detention centres for longer periods.

      Overall, independently from the MoU, the strategy put in place by Italy and the EU since 2016 has been effective at convincing Libyan militias to stop or defer migrant departures. These departures fell by 80 percent in the first year of the strategy and are now down by 95 percent since 2016. Thus, the decline in departures has persisted throughout 2019 even as Libya spiralled into civil war again, with the forces of general Khalifa Haftar directly attacking the Libyan capital.

      Yet the fact that European cooperation with militias has achieved its main aim should not obscure two important facts. Firstly, the deals Italy and the EU have struck with militias may have both reduced the flow of irregular migrants and protected energy infrastructure – including the GreenStream natural gas pipeline, which connects Italy to Libyan oil and natural gas facilities – but they have not co-opted the groups at the political level. As such, the militias do not operate under any kind of national reconciliation plan or a disarmament, demobilisation, and reintegration process, but have gained the upper hand over their European partners. They do not appear to be willing to engage in talks designed to bring them back under state control.

      Secondly, in dealing with militias as potential political actors, Italy and the EU have failed to make them more responsive to requests that they protect the human rights and dignity of people they hold in detention. Despite engaging in intensive contact and frequent training and capacity-building activities with the militias, Italy and the EU have failed to convince these groups to change the way in which they conduct interceptions at sea or manage detention centres. Crucially, the militias have been unwilling or unable to sideline some of their most brutal members.

      By prioritising short-term gains in irregular migration and energy security, Italy and the EU have helped create an unsustainable security and political situation. This could jeopardise the progress they have made, as the volatile situation in Libya requires constant European monitoring (and, sometimes, action). It is hard for Italy and the EU to create a sustainable solution to a single policy problem when they decouple it from broader efforts to restore stable political and security conditions in Libya.

      While their attempts to co-opt militias are not inherently wrong, Italy and the EU should have approached the task very differently. They should have worked to support Libya’s central authorities, providing them with the tools they needed to negotiate with strong militias while keeping them in check. Instead, European deals with militiamen have speeded up the process but have also helped strengthen already powerful local actors relative to the central government. In this way, Italy and the EU have inadvertently delegitimised the GNA.

      Meanwhile, instead of protecting vulnerable people from abuse, European support has empowered non-state actors to subject them to further human rights violations. Renewed conflict in Libya has made it even more difficult for international institutions – particularly the International Organization for Migration (IOM) and the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) – to return to work safely in the Tripolitania or Fezzan regions.

      The evidence suggests that Rome is abandoning its attempts to play a constructive, visible role in Libya. For example, it appears to have chosen to talk with Haftar more closely. The Italian government had a muted response to Haftar’s recent launch of several airstrikes on Misrata airport (where an Italian military hospital is located), suggesting that its relationship with the general is becoming more ambiguous. Similarly, when Haftar’s forces allegedly bombed a detention centre in Tajoura, in Tripoli, in early July – killing at least 60 migrants there – Rome mildly condemned the attack and took no action against its perpetrators.

      This apparent rapprochement between Italy and Haftar is taking place long after other international actors – such as Egypt, Russia, the United Arab Emirates, and especially France – developed a privileged relationship with the general. In this way, Italy risks losing credibility among both those who support the general and the remaining international allies of president Fayez al-Sarraj’s GNA. Indeed, most observers appear to have interpreted Rome’s willingness to talk with Haftar’s supporters as a tacit admission that its earlier strategy – of supporting Sarraj and the UN mission in Libya – was failing.

      To remedy the situation, Italy should seize on discussions on the MoU to establish much clearer political guidelines for its Libya strategy. Rome should use the renegotiation of the MoU to foster national dialogue and reconciliation, demonstrating that it still supports the GNA. And, if Italy really wants to improve its relations with Haftar, it should use the MoU talks to do so within a larger diplomatic context.

      Italy should use its support for Sarraj’s government to push for much more credible commitments to human rights protections in Libya. Rome has been at the forefront of the European effort to help migrants stuck in Libya, working consistently with international organisations to establish humanitarian corridors to Europe, emergency evacuations to Niger and Rwanda, and assisted voluntary returns to countries of origin. Italy should pursue such efforts within a broader EU framework, systematically involving other European partners and the Libyan authorities.

      Finally, Italy and the EU need to continue to look for long-term political solutions in Libya. For several years, policy experts have advocated for a pragmatic national dialogue in the country. This dialogue should include pivotal actors such as militias, despite their involvement in human rights abuses. It is imperative that Italy and the EU communicate the need for this kind of realistic approach to European voters. However, they should also ensure that their attempts to involve militias in national reconciliation come with conditions that contribute to the goal of disarming these groups and turning them into exclusively political actors.

      It is in Italy’s national interest to bring peace and stability to Libya. But it should do so with a set of clear goals in mind. Italy should focus on long-term stability, not short-term gains. It should not necessarily shy away from controversial decisions, but acknowledge that experts’ criticism of its approach has often been accurate. And Italy should make its utmost efforts to ensure that, during this painstaking and complex process, civilians in Libya do not pay for its mistakes.

      https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/italys-libyan-conundrum-risks-short-term-thinking-24469

    • Proposition pour un nouveau accord Italie-Libye :

      https://www.avvenire.it/c/attualita/Documents/Avvenire-%20memorandum.pdf

      Commentaire de Sara Prestianni via la mailing-list Migreurop :

      Pas beaucoup de nouveautés par rapport a celui de 2017, entre autres:
      – continuité dans la collaboration avec le “gardes cotes libyennes”
      – dangereuse référence à l’art 19 du #MoU de 2008, qui prévoyait l’installation d’un système de contrôle à la frontière sud «Sempre in tema di lotta all’immigrazione clandestina, le due Partì promuovono la realizzazione di un sistema di controllo delle frontiere terrestri libiche, da affidare a società italiane in possesso delle necessarie competenze tecnologiche. Il Governo italiano sosterrà il 50% dei costi, mentre per il restante 50% le due Parti chiederanno all’Unione Europea di farsene carico, tenuto conto delle Intese a suo tempo intervenute tra la #Grande Giamahiria e la ’Commissione Europea.»
      – nommer les camps d’enfermement libyens “centres d’accueil”

      #memorandum_of_understanding #contrôles_frontaliers #frontières #privatisation #Gran_Giamahiria_Araba_Libica_Popolare_Socialista #Jamahiriya_arabe_libyenne

    • La Commissaire appelle l’Italie à suspendre ses activités de coopération avec les garde-côtes libyens et à intégrer des mesures de protection des droits de l’homme dans la future coopération relative aux migrations

      Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères de l’Italie, Luigi Di Maio, rendue publique aujourd’hui, la Commissaire appelle le Gouvernement italien à intégrer des garanties en matière de droits de l’homme dans le mémorandum d’entente entre l’Italie et la Libye.

      Tout en prenant note des discussions en cours qui visent à améliorer le respect des droits de l’homme dans l’avenir, la Commissaire appelle l’Italie à tenir compte de la réalité qui prévaut actuellement sur le terrain en Libye et à suspendre ses activités de coopération avec les garde-côtes libyens qui entraînent le renvoi en Libye des personnes interceptées en mer.

      Dans ce contexte, la Commissaire attire l’attention du gouvernement sur les principales garanties dont doit être assortie toute coopération avec des pays tiers dans le domaine migratoire pour que les droits de l’homme soient effectivement respectés. Rappelant sa recommandation intitulée « Sauver des vies. Protéger les droits. Combler le manque de protection des réfugiés et des migrants en Méditerranée » (recommandation en Italien),

      elle souligne la nécessité d’évaluer les risques d’atteinte aux droits des migrants et des demandeurs d’asile que présente toute activité de coopération relative aux migrations, de concevoir des stratégies d’atténuation de ces risques, de mettre en place des mécanismes de suivi indépendants et d’établir un système de recours effectif.

      Dans sa lettre, la Commissaire indique aussi qu’elle continuera à appeler les États membres du Conseil de l’Europe à se montrer plus solidaires avec les pays qui, comme l’Italie, sont en première ligne face aux mouvements migratoires dirigés vers l’Europe, et à mieux coopérer pour préserver la vie et protéger les droits de l’homme des personnes en mer, y compris en prenant leur part de responsabilité pour assurer des moyens de sauvetage suffisants et un débarquement rapide des personnes secourues.

      https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/commissioner-urges-italy-to-suspend-co-operation-activities-with-libyan-coast-g

  • La ministra #Lamorgese vuole un nuovo codice di condotta per le ong

    Un nuovo codice di condotta per le ong: sarebbe questa la proposta della ministra dell’interno #Luciana_Lamorgese che il 25 ottobre ha convocato al Viminale le organizzazioni non governative attive nei soccorsi nel Mediterraneo centrale. La proposta ha sorpreso gli operatori umanitari, che avevano già sottoscritto un altro controverso codice di condotta nell’estate del 2017 al termine di una lunga campagna di criminalizzazione che li accusava di essere “taxi del mare”. Durante l’incontro, la ministra Lamorgese ha accusato le navi di soccorso delle ong di essere un fattore di attrazione (#pull_factor) per i migranti che scappano dalla Libia a bordo di imbarcazioni e gommoni.

    L’accusa di pull factor è particolarmente rilevante, perché era stata usata sia contro la missione umanitaria governativa Mare nostrum nel 2013 da parte di alcuni governi europei sia contro le navi umanitarie alla fine del 2016 e ha costituito il nucleo centrale intorno al quale si sono articolate tutte le accuse contro le ong del mare negli ultimi anni. Tuttavia è stata smentita da numerosi studi e ricerche universitarie come quella dell’università Goldsmith di Londra e quella di Matteo Villa dell’Istituto per gli studi di politica internazionale (Ispi). Secondo lo studio dell’università Goldsmith, le partenze dalla Libia sono aumentate nei primi quattro mesi del 2015, per esempio, quando in mare non c’erano navi di soccorso, né militari né civili.

    L’Ispi, che raccoglie i dati delle partenze dalla Libia dal 2014 e li mette in relazione con la presenza di navi di soccorso, ha escluso in maniera categorica che ci sia una relazione tra le partenze e la presenza delle navi. In un’intervista recente il ricercatore #Matteo_Villa aveva detto a Internazionale: “Dal 1 gennaio al 24 settembre 2019 sono partite dalla Libia una media di 46 persone al giorno in presenza di navi di soccorso e 45 persone al giorno in assenza di navi di soccorso. Un numero identico di persone”.

    Le crisi in mare
    All’incontro al Viminale, a cui hanno partecipato anche funzionari del ministero dell’interno, del ministero degli esteri e del Comando generale delle capitanerie di porto, erano presenti rappresentanti delle ong Medici senza frontiere, Mediterranea, Open Arms, Pilotes Volontaires, Sea Eye, Sea Watch e Sos Meditérranée che hanno portato alla ministra le loro richieste: rimettere al centro l’obbligo del soccorso in mare, evitare ritardi, omissioni di intervento e mancanza di comunicazione sulle imbarcazioni in difficoltà, sospendere la collaborazione con la cosiddetta guardia costiera libica che intercetta le persone in mare e le riporta indietro in Libia, violando il diritto internazionale, definire con l’Europa un sistema strutturale e condiviso di sbarco in un vicino porto sicuro, evitando giorni di stallo e attesa in mare in condizioni di difficoltà.

    Nel secondo governo Conte le crisi in mare sono continuate, ma sono durate in media di meno rispetto al primo governo Conte, quando il ministro dell’interno era Matteo Salvini: la crisi più lunga durante il Conte 1 è durata venti giorni, secondo i dati raccolti dall’Ispi. Mentre nel Conte 2 la crisi più lunga è durata undici giorni.

    Le ultime crisi in mare hanno riguardato la Ocean Viking, di Medici senza frontiere e Sos Meditérranée, che è attraccata nel porto di Pozzallo dopo undici giorni di stallo in mare; la nave Alan Kurdi, ancora in mare dopo sei giorni con 90 persone a bordo; e la nave Open Arms, che ha recentemente soccorso 15 persone.

    Il nuovo codice di condotta
    Il primo codice di condotta, imposto alle ong nell’estate del 2017, era un regolamento di tipo amministrativo, firmato dalla maggior parte delle ong attive in quel momento. Il codice vietava, tra le altre cose, alle navi umanitarie di entrare nelle acque territoriali libiche, di spegnere i transponder delle navi, di fare segnali luminosi e di fare trasbordi. Gli operatori umanitari giudicarono la maggior parte di quelle norme inutili, perché già previste dalle normative marittime internazionali e in generale dannose perché avrebbero potuto rallentare gli interventi di soccorso e rafforzare nell’opinione pubblica italiana l’idea che le ong stessero agendo non in linea con le leggi internazionali e che non si stessero coordinando con le autorità.

    Nella bozza di accordo di Malta – redatta dai ministri dell’interno di Italia, Germania, Francia, Malta e Finlandia alla fine di settembre del 2019 – è stata inglobata una parte delle regole del codice di condotta italiano del 2017. Questo elemento confermerebbe la volontà dell’attuale ministero dell’interno italiano di imporre un nuovo codice di condotta alle ong, in una situazione che però è radicalmente cambiata rispetto al passato, perché nel frattempo a coordinare i soccorsi non c’è più la Centrale operativa della guardia costiera italiana (Mrcc), come avveniva invece nel 2017. La Libia nel 2018 ha proclamato l’istituzione di una propria zona di ricerca e soccorso (Sar), che gli è stata concessa dalle autorità marittime internazionali. Nella bozza dell’accordo di Malta infatti si chiede alle ong di non interferire con l’attività della cosiddetta guardia costiera libica.

    E infine anche i libici hanno redatto un proprio codice di condotta per le ong, che è stato consegnato alle autorità italiane il 9 ottobre e che è allo studio di guardia di finanza, marina militare e guardia costiera. Il codice libico non è un semplice regolamento come quello italiano, bensì è un decreto firmato dal presidente Fayez al Serraj sulle “regole di comportamento relativo al lavoro delle organizzazioni internazionali e non governative nell’area Sar libica”. Il codice libico impone alle ong che vogliono operare nella Sar libica di coordinarsi obbligatoriamente con la Centrale operativa di Tripoli e di registrarsi presso le autorità dello stato nordafricano.

    Il codice, inoltre, impone alle navi umanitarie di chiedere l’autorizzazione a Tripoli per operare soccorsi e inoltre stabilisce il diritto dei guardacoste libici di salire a bordo delle imbarcazioni per motivi di ordine legale o inerenti alla sicurezza e di sequestrare le navi e portarle in Libia nel caso che sia riscontrata una violazione del codice libico. Uno scenario particolarmente allarmante e in contrasto con le leggi internazionali, se si considera che le ong finora hanno rifiutato quasi sempre il coordinamento dei soccorsi da parte della Libia, un paese considerato non sicuro. Resta quindi da capire in che modo il nuovo codice di condotta italiano terrà conto delle regole stabilite dai libici.

    https://www.internazionale.it/bloc-notes/annalisa-camilli/2019/10/31/lamorgese-codice-condotta-ong
    #code_de_conduite #code_de_conduite_bis (après celui de #Minniti, #2017) #ONG #sauvetage #asile #migrations #frontières #Méditerranée

  • Les opérations de #sauvetage en #Méditerranée rejetées à deux voix près

    Le 24 octobre, le Parlement européen a voté contre une #résolution appelant l’UE à intensifier les opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée. Le texte a été rejeté par les groupes de centre droit et libéraux. Un article d’Euroefe.

    La résolution, lancée et soutenue par les députés sociaux-démocrates (S&D), a finalement été rejetée à une très faible majorité de deux voix au sein d’un hémicycle qui compte 750 eurodéputés.

    Le président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, le socialiste espagnol Juan Fernández López Aguilar, a déclaré que « trop de personnes perd[ai]ent la vie en Méditerranée » et a qualifié la situation d’« urgente ».

    « Notre système doit être réformé d’urgence », a plaidé Juan Fernández López Aguilar, ajoutant : « Si nous voulons agir de manière responsable, la recherche et le sauvetage ne peuvent être laissés aux seules #ONG et nous ne devons en aucune manière criminaliser l’aide humanitaire. »

    Les sociaux-démocrates se sont engagés à poursuivre la lutte en faveur d’« un mécanisme qui permette une #répartition plus équitable et plus durable entre les États membres des personnes sauvées en mer, et dont la solidarité et la justice sont les principes directeurs », expliquent-ils dans un communiqué de presse.

    Au nom d’OXFAM, Raphael Shilhav a déclaré que « l’Europe se doit de procéder à des opérations de recherche et de sauvetage plus nombreuses et mieux organisées en Méditerranée pour sauver des vies humaines ».

    Il a rappelé que « plus de 1000 femmes, hommes et enfants se sont noyés ou ont disparu en Méditerranée cette année seulement ». « L’’Europe doit tout mettre en œuvre pour éviter de nouvelles tragédies », a-t-il souligné.

    https://www.euractiv.fr/section/affaires-publiques/news/les-operations-de-sauvetage-en-mediterranee-rejetees-a-deux-voix-pres
    #EU #UE #parlement_européen #honte #asile #migrations #réfugiés #décès #morts
    ping @reka

  • Malte permet à des garde-côtes libyens d’entrer dans sa zone de sauvetage pour intercepter des migrants

    Une embarcation de migrants a été interceptée vendredi dernier dans la zone de recherche et de sauvetage maltaise par une patrouille de garde-côtes libyens. Les 50 personnes qui se trouvaient à bord ont été ramenées en Libye. Pour la première fois, Alarm phone a pu documenter cette violation du #droit_maritime_international. Le HCR a ouvert une #enquête.

    L’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé mardi 22 octobre l’ouverture d’une enquête après que les autorités maltaises ont laissé des garde-côtes libyens intercepter une embarcation de migrants en détresse qui se trouvait dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR) maltaise.

    Alarm phone, une organisation qui permet aux bateaux de migrants en difficultés de demander de l’aide, a retracé mercredi 23 octobre, dans un communiqué, le déroulé des événements qui ont conduit à l’emprisonnement des 50 migrants dans le centre de #Tarik_al_Sika, à #Tripoli.

    Tout commence le vendredi 18 octobre, en début d’après-midi, quand Alarm phone reçoit un appel de détresse d’un bateau surchargé. Environ 50 personnes, dont des femmes et des enfants, se trouvent à bord de ce rafiot en bois. Les coordonnées GPS que les migrants envoient à Alarm Phone indiquent qu’ils se trouvent dans la SAR zone maltaise.

    La plateforme téléphonique transmet alors la position de l’embarcation aux centres de coordination des secours en mer de Malte (#RCC) et de Rome (#MRCC). Malte ne tarde pas à répondre : “Nous avons reçu votre email. Nous nous occupons de tout", indique un officier maltais.

    Enfermement à Tripoli

    Dans les heures qui suivent, Alarm phone tente de garder le contact avec le RCC de Malte et le MRCC de Rome mais ne reçoit plus de réponse. À bord, les migrants donnent de nouvelles coordonnées GPS à l’organisation : ils se trouvent toujours dans la SAR zone maltaise. Le dernier contact entre Alarm phone et l’embarcation a lieu à 17h40.

    Quelques heures plus tard, le #PB_Fezzan, un navire appartenant aux garde-côtes libyens, a intercepté l’embarcation de migrants dans la zone de recherche et sauvetage de Malte. Les équipes d’Alarm phone apprennent, par un officier du RCC de Malte, qu’un hélicoptère des Forces armées maltaises avait été impliqué dans l’opération, en "supervisant la situation depuis les airs".

    Le PB Fezzan est ensuite rentré à Tripoli avec les migrants à son bord. Tous ont été placés dans le centre de détention de Tarik al Sika.

    Violation des conventions internationales et du principe de non-refoulement

    En ne portant pas secours à cette embarcation, le RCC de Malte a violé à la fois le droit de la mer et le principe de non-refoulement établi dans la Convention européenne des droits de l’Homme et celle relative au statut international de réfugiés.

    Le HCR a ouvert une enquête afin de déterminer pour quelles raisons Malte n’a pas porté secours à l’embarcation, a indiqué mardi Vincent Cochetel, l’envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, à l’agence Associated press (AP).

    Selon lui, "des preuves existent que Malte a demandé à des garde-côtes libyens d’intervenir" dans sa propre zone de recherche et sauvetage le 18 octobre. "Le problème est que les migrants ont été débarqués en Libye. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une violation des lois maritimes. Il est clair que la Libye n’est pas un port sûr", a-t-il ajouté.

    Vincent Cochetel a également affirmé qu’il ne s’agissait pas de la première fois que Malte se rendait coupable d’une telle non-assistance.

    "Malte est particulièrement peu coopérant"

    Contacté par InfoMigrants, Maurice Stierl, membre d’Alarm phone, rappelle qu’il n’est pas rare que les garde-côtes européens ne remplissent pas leurs obligations. "Ce cas est particulièrement dramatique mais ce n’est pas une surprise pour nous tant nous avons vu [des autorités européennes] se dérober à leurs responsabilités", assure-t-il.

    "Malte est particulièrement peu coopérant ces dernières semaines. Quand nous les appelons, soit ils sont injoignables, soit ils ne nous communiquent pas d’informations sur les modalités de la mission de sauvetage qu’ils vont lancer", s’agace l’activiste.

    Malte n’est pas le seul pays européen à rechigner à secourir des migrants en Méditerranée centrale, précise Maurice Stierl. "Nous avons aussi eu de mauvaises expériences avec d’autres États membres dont le MRCC de Rome […] C’est un problème européen."

    https://twitter.com/alarm_phone/status/1187265157937991680?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    https://www.infomigrants.net/fr/post/20377/malte-permet-a-des-garde-cotes-libyens-d-entrer-dans-sa-zone-de-sauvet
    #migrations #réfugiés #zone_SAR #SAR #gardes-côtes_libyens #sauvetage #asile #migrations #réfugiés #frontières #Méditerranée #pull-back #Mer_Méditerranée

  • Changement climatique : les scientifiques s’inquiètent des effets sur le bassin méditerranéen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/11/changement-climatique-les-scientifiques-s-inquietent-des-effets-sur-le-bassi

    Des sécheresses extrêmes et des inondations dues à des pluies intenses (sauf en été), des populations rendues plus vulnérables, surtout les plus âgées, des déserts qui avancent au sud de l’Europe et sur les rives qui lui font face. Et encore : érosion des sols, disparition de terres agricoles et de biodiversité, dégradation des forêts, recrudescence d’incendies, espèces invasives, multiplication des pathogènes et des pollutions… Voilà les conclusions de la synthèse rédigée à partir des contributions de plus de 80 scientifiques de vingt pays (qui forment le réseau Medecc) et de plusieurs centaines d’études.

    #climat #Méditerranée

  • 5 Years Alarmphone

    For our anniversary, we are publishing a booklet, reflecting on our activities and experiences supporting thousands of travellers in the Mediterranean. It is available in three languages (English, German, French) and can be downloaded for free:

    https://alarmphone.org/en/publications/anniversary-booklets

    #alarm_phone #rapport #booklet #migration #méditerranée #sauvetage

  • Il memoriale voluto dal pescatore-eroe per ricordare la strage di Lampedusa

    A Lampedusa è stato inaugurato il memoriale ideato da Vito Fiorino per le ricordare tutte le vittime della strage del 3 ottobre 2013, con il supporto dell’associazione #Gariwo. Durante l’inaugurazione l’abbraccio tra i superstiti e i pescatori di vite umane che quel giorno salvarono i superstiti del naufragio dove morirono 366 persone


    http://www.vita.it/it/article/2019/10/03/il-memoriale-voluto-dal-pescatore-eroe-per-ricordare-la-strage-di-lamp/152843
    #mémoriel #mémoire #Lampedusa #3_octobre_2013 #monument #migrations #asile #réfugiés #naufrage #Méditerranée #Vito_Fiorino #mourir_en_mer

  • "#Atlantique" de #Mati_Diop, un film sur « la #jeunesse fantôme, disparue en mer »

    La réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop est la première réalisatrice noire à avoir été sélectionnée puis primée en compétition au Festival de Cannes. « Atlantique », son premier long métrage couronné du Grand Prix du Jury, sort en salles mercredi 2 octobre en France. Un film bouleversant qui montre le drame de l’immigration depuis l’autre côté, depuis la place de celles et ceux qui restent.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/19896/atlantique-de-mati-diop-un-film-sur-la-jeunesse-fantome-disparue-en-me
    #celles_qui_restent #ceux_qui_restent #film #mourir_en_mer #morts #décès #Méditerranée #asile #migrations #réfugiés

    Bande annonce :
    https://www.youtube.com/watch?v=8AMmbssjtQk