• L’ Europe à la reconquête de la biodiversité | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078695-000-A/l-europe-a-la-reconquete-de-la-biodiversite

    La réintroduction de grands mammifères sauvages comme solution à la restauration d’écosystèmes menacés. Un tour d’Europe des programmes engagés.

    Un peu partout sur la planète, les signaux sont alarmants : de nombreuses espèces végétales et animales disparaissent. Né aux États-Unis dans les années 1990, le rewilding (littéralement le « ré-ensauvagement ») représente un espoir pour la préservation de la biodiversité. Expérimentée dans ce pays, la réintroduction des loups dans le parc du Yellowstone a ainsi permis de restaurer un écosystème à bout de souffle. Suivant cet exemple, leur retour dans la forêt polonaise de Bialowieza, l’une des dernières forêts primaires européennes, d’où ils avaient disparu depuis les années 1920, donne déjà des signes encourageants. Aux Pays-Bas, le polder d’Oostvaardersplassen accueille désormais des troupeaux de chevaux koniks, d’aurochs de Heck et de cerfs, trois espèces d’herbivores complémentaires qui jouent un rôle non négligeable dans le développement de la flore et des populations d’insectes et d’oiseaux. Depuis 2014, des bisons, issus de zoos ou de réserves, ont quant à eux été réintroduits dans les monts Tarcu, dans les Carpates roumaines. Au Royaume-Uni, la gestion de la réserve naturelle d’Otmoor, située à 20 kilomètres de l’aéroport de Londres, a, elle, permis d’enrayer le déclin de deux espèces d’oiseaux : le chevalier gambette et le courlis cendré.

    Bénéfices
    Guidé par des acteurs (scientifiques, spécialistes de l’environnement…) engagés dans différents programmes de réintroduction de grands mammifères, ce tour d’Europe permet d’appréhender, sur le terrain, les bénéfices de la #mégafaune pour la préservation d’une grande variété d’#écosystèmes.

    Disponible du 04/05/2019 au 11/06/2019
    Prochaine diffusion le jeudi 16 mai à 10:40

    #réensauvagement #rewilding
    @odilon de très belles cartes qui m’ont fait pensé à tes œuvres !


  • L’ Europe à la reconquête de la biodiversité | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078695-000-A/l-europe-a-la-reconquete-de-la-biodiversite

    Un peu partout sur la planète, les signaux sont alarmants : de nombreuses espèces végétales et animales disparaissent. Né aux États-Unis dans les années 1990, le #rewilding (littéralement le « #ré-ensauvagement ») représente un espoir pour la préservation de la biodiversité. Expérimentée dans ce pays, la réintroduction des loups dans le parc du Yellowstone a ainsi permis de restaurer un #écosystème à bout de souffle. Suivant cet exemple, leur retour dans la #forêt polonaise de Bialowieza, l’une des dernières forêts primaires européennes, d’où ils avaient disparu depuis les années 1920, donne déjà des signes encourageants. Aux Pays-Bas, le polder d’Oostvaardersplassen accueille désormais des troupeaux de chevaux koniks, d’aurochs de Heck et de cerfs, trois espèces d’herbivores complémentaires qui jouent un rôle non négligeable dans le développement de la flore et des populations d’insectes et d’oiseaux. Depuis 2014, des bisons, issus de zoos ou de réserves, ont quant à eux été réintroduits dans les monts Tarcu, dans les Carpates roumaines. Au Royaume-Uni, la gestion de la réserve naturelle d’Otmoor, située à 20 kilomètres de l’aéroport de Londres, a, elle, permis d’enrayer le déclin de deux espèces d’oiseaux : le chevalier gambette et le courlis cendré.

    Bénéfices
    Guidé par des acteurs (scientifiques, spécialistes de l’environnement…) engagés dans différents programmes de réintroduction de grands mammifères, ce tour d’Europe permet d’appréhender, sur le terrain, les bénéfices de la mégafaune pour la préservation d’une grande variété d’écosystèmes.

    https://twitter.com/brutnaturefr/status/1126735620024356864
    #grand_mammifère #mégafaune


  • Ours, loups, éléphants : demain, un monde sans grands animaux terrestres ? - Sciencesetavenir.fr
    https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/biodiversite/ours-loups-elephants-demain-un-monde-sans-grands-animaux-terrestres

    Les scientifiques sont d’accord pour dire qu’une nouvelle « #extinction_de_masse » a commencé, qui voit des espèces de toutes sortes et de toutes tailles disparaître 100 fois plus vite que la normale. La mégafaune est victime de risques multiples liées à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’#élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique. « La première menace à laquelle fait face la faune d’Afrique est que nous la mangeons », note Paul Funston, directeur du programme lions de l’ONG Panthera. Une situation décrite dans certaines zones comme « le syndrome de la savane silencieuse ». « Certaines zones protégées ont l’air totalement intactes, les bois, les oiseaux, les abeilles, tout est là. Mais les grands mammifères ont disparu, parce qu’ils ont été mangés », poursuit Funston, notant l’augmentation de la population sur le continent. Pour Michael Knight, qui dirige le groupe de l’IUCN chargé des rhinocéros africains, « l’#Afrique ne correspond plus au rêve de paysages ouverts où courent des #animaux_sauvages », insiste-t-il. Et dans 50 ans, « les défis vont être dix, ou peut-être cinquante fois, plus difficiles ». Pour Paul Funston, la solution viendra d’investissements stratégiques dans des #parcs_nationaux, alors que des études montrent un lien entre les sommes investies au km2 et les taux de survie des espèces protégées.

    Quelle perspective déprimante #gestion_de_la_nature #aménagement_du_territoire #prédation #extinction_de_masse #mégafaune #grands_ mammifères #it_has_begun #on_en_est_là


  • L’énigme du massacre des hippopotames nains | Dans les pas des archéologues
    http://archeo.blog.lemonde.fr/2015/08/18/lenigme-du-massacre-des-hippopotames-nains
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    C’est enfin le cas à Chypre où l’homme semble faire une arrivée fracassante il y a 12 500 ans : la première preuve de sa présence sur l’île le trouve pris sur le fait. A Aetokremnos, au sud de l’île, il laisse en effet derrière lui les restes d’un ou de plusieurs festins qu’on ne peut qualifier que de pantagruéliques : des centaines d’hippopotames nains, visiblement en partie rôtis au feu de bois. Les malheureux quadrupèdes ne semblent d’ailleurs pas avoir survécu à ces chasses faramineuses. Après, l’espèce s’éteint. Dans tous les autres sites de l’île occupés ensuite par les hommes, il n’y a plus aucune trace d’hippopotames nains.

    La mise en évidence de ce « massacre originel » est donc cruciale pour établir la responsabilité humaine dans cette extinction. C’est la thèse défendue depuis une vingtaine d’années par l’archéologue américain Alan Simmons de l’université du Nevada à Las Vegas, à la tête de l’équipe qui fouilla le site à la fin des années 1980. Mais de nouvelles analyses et datations réalisées au Muséum national d’histoire naturelle à Paris, sous la direction d’Antoine Zazzo du CNRS, battent en brèche cette hypothèse. Selon les résultats de l’équipe, le festin n’aurait tout simplement pas eu lieu… et les hippopotames pourraient bien s’être éteints naturellement quelques siècles avant l’arrivée de l’homme.

    Dans le livre présentant les résultats de son équipe, pourtant, Alan Simmons est formel. Les premiers Chypriotes connus ont laissé des pierres taillées et des restes de repas − coquillages, poissons et oiseaux − au-dessus d’un imposant tas d’ossements, souvent brûlés (les restes du festin), sur une surface qui ne dépasse pas quelques dizaines de mètres-carrés : par endroits, les archéologues ne voyaient plus les sédiments, mais pratiquement que des os.

    Mais dès le début, les critiques ne sont pas tendres avec les hypothèses d’Alan Simmons. Le principal reproche concerne l’absence totale des traces caractéristiques que laissent habituellement les outils tranchants des hommes préhistoriques sur les os des animaux qu’ils dépècent. En outre, les petites pierres taillées présentes sur le site ne semblent pas vraiment adaptées à la découpe en série d’aussi gros animaux. Pire, aucun des chasseurs ne semble s’être jamais hasardé à casser les os des hippopotames pour en extraire la nourrissante moelle, un comportement franchement inhabituel.

    Qu’à cela ne tienne, réplique Alan Simmons, les premiers Chypriotes étaient sans doute d’excellents bouchers, qui dépeçaient artistement leurs animaux, sans laisser de traces. Ou la graisse abondante des hippopotames empêchait leurs outils de parvenir jusqu’à l’os. A moins que ces hommes n’aient rôti leurs proies en entier, à la broche, ce qui leur aurait évité d’avoir à les dépecer. Alan Simmons signale aussi que des ethnologues ont décrit des populations capables de dépecer des éléphants avec des petits éclats de pierre taillée.

    Pour démêler les fils de cette controverse, le mieux serait de dater directement les os des hippopotames. Mais le climat de Chypre joue ici un bien mauvais tour aux paléontologues : le collagène de l’os n’y subsiste jamais. Sans lui, impossible d’obtenir des dates fiables au carbone 14. On peut bien s’essayer à dater ce qui reste de l’os ou des dents, mais rien n’y fait : ils sont en général contaminés par le carbone du sol où ils reposaient, d’où des dates complètement faussées.

    Reste une seule possibilité, qu’a exploitée l’équipe du Muséum : les os calcinés. Ces derniers ont en effet la particularité quand ils brûlent à plus de 600°C de recristalliser, ce qui les rend beaucoup plus résistants aux contaminations du sol. Prélevant de nouveaux échantillons en 2009, l’équipe applique la méthode aux os d’hippopotames calcinés du site. Résultat : leurs dates sont presque identiques à celles des charbons du feu. Les deux événements seraient donc contemporains, et Simmons aurait raison ? Sans doute pas, car des expériences menées alors par l’équipe montrent que les os brûlés dans un feu de bois captent une grande partie du carbone que celui-ci génère. Ils peuvent donc paraitre beaucoup plus récents qu’ils ne sont en réalité. Rien à faire, le problème semble insoluble. Mais les chercheurs vont recevoir alors une aide inattendue.

    A gauche le phénomène de turquoise osseuse sur un des os d’hippopotames. A droite, un os normal - Jean-Denis Vigne

    Car en prélevant les échantillons pour leurs datations, les chercheurs sont frappés par un détail intrigant : plusieurs de ces os ont une teinte bleu-vert, pâle mais bien visible. Ils se lancent alors dans des analyses pour essayer d’en comprendre l’origine. Réalisées au Muséum et au Louvre, ces dernières ne vont pas tarder à identifier le coupable : des ions à base de manganèse.

    Le phénomène est en fait connu depuis longtemps : il s’agit de la turquoise osseuse. Au Moyen Âge, des moines s’étaient aperçus que lorsqu’ils déterraient des os anciens puis les faisaient brûler, ces derniers prenaient une teinte bleu-vert. Des artisans les taillaient ensuite pour en faire des bijoux, des ornements, etc.

    L’explication du phénomène, sur laquelle s’étaient déjà penchés les savants du XVIIIe siècle comme Réaumur, est la suivante. C’est en fait le manganèse, fréquemment présent dans le sol, qui migre peu à peu dans l’os au cours des siècles, essentiellement en surface. Une fois brûlé, il s’incorpore à l’os sous forme d’un ion qui donne une couleur bleu-vert. C’est bien ce qui se passe sur le site chypriote, ainsi que vont le confirmer les analyses.

    Autrement dit, les os des hippopotames ont passé un certain temps dans le sol avant d’être brûlés… Et vu la concentration en manganèse que les chercheurs ont relevée, ils y étaient sans doute déjà depuis plusieurs siècles quand ils ont été brûlés. Loin d’avoir chassé les hippopotames, les hommes seraient en fait tombés sur ce tas d’os sans doute à moitié enterré. Le bois étant plutôt rare à cette époque sur l’île, ils auraient utilisés les os comme combustible d’appoint pour leurs feux − les os brûlent bien, quoique moins longtemps que le bois.

    Bref, la coexistence de l’homme et des hippopotames nains n’est pas prouvée sur le site. Or c’était le seul cas connu à Chypre… Cela ne prouve pas que l’homme n’ait jamais chassé les hippopotames, ni qu’il n’ait contribué en rien à leur disparition. Mais comparé aux moas ou aux dodos, le dossier d’accusation est ici bien mince.

    Le climat de plus en plus aride qui régnait alors à Chypre depuis la fin de la période glaciaire a sans doute joué un rôle important dans l’extinction des hippopotames. En fait, Aetokremnos est loin d’être un cas isolé : il existe une trentaine de grottes ou d’abris à Chypre qui renferment ce genre d’accumulations d’os d’hippopotames. Ces derniers venaient peut-être y chercher désespérément de la fraîcheur et surtout le peu d’eau ruisselant des parois − les hippopotames ont besoin de s’hydrater très régulièrement.

    #extinction #paléontologie #megafaune #hippopotame_nains
    cc @raul @alvilda