• Peut-on être féministe et engager une femme de ménage ?

    Quand on se libère de nos tâches domestiques, à qui incombent-elles ? La question — et, surtout, la réponse – m’a fait faire de l’insomnie.

    C’est la faute de #Caroline_Dawson. Dans son magnifique premier roman, Là où je me terre (Éditions du remue-ménage), la professeure de sociologie raconte l’immigration canadienne d’une famille qui fuit le Chili de Pinochet. Si chacun des chapitres m’a happée, ce sont les passages au sujet de la mère, une femme de ménage, qui m’ont le plus bouleversée.

    https://www.lapresse.ca/maison/chroniques/2021-09-25/peut-on-etre-feministe-et-engager-une-femme-de-menage.php
    #féminisme #femmes_de_ménage #ménage #tâches_domestiques #femmes

    • Là où je me terre

      Valparaíso, décembre 1986, tremblement de terre entre les quatre murs d’une maison. Un homme et une femme annoncent à leurs enfants qu’il faut tout laisser derrière et fuir le Chili de Pinochet. C’est Noël, la petite Caroline a sept ans et elle aura la nausée durant tout le voyage.

      La fillette atterrit à Montréal. En plus de la neige dehors, il y a le tapis rouge vin de l’hôtel Ramada qui accueille les personnes réfugiées en attente de papiers. Il y a aussi Passe-Partout qui semble s’adresser à elle à travers le téléviseur. Après le premier appartement à Montréal-Nord, la classe d’accueil de madame Thérèse qui lui apprend le français, les enfants qui se moquent de ses cheveux et de sa boîte à lunch, la misère des rues d’Hochelaga, il y aura tout ce temps passé dans les banques où ses parents font des ménages. Entre l’exil, les fantômes du passé et le jeu des différences, la petite Caroline camouflera sa furieuse envie de vivre pour ne plus détonner et devenir une immigrante modèle.

      Mais comment apprend-on à ne plus s’effacer ? Peut-on embrasser une nouvelle culture sans renier ses origines ? Lumineux et vivant, Là où je me terre sonde la possibilité d’aimer et de lutter sans ne plus avoir à fuir.

      https://www.editions-rm.ca/livres/la-ou-je-me-terre

      #livre

    • D’ailleurs, pourquoi est-ce aux femmes de réfléchir à ces questions ? Pourquoi mes amies et moi,on se questionne là-dessus, mais aucun des chums du groupe ne le fait ? Comme si c’était aux femmes de nettoyer et que, lorsqu’elles ne pouvaient pas y arriver, c’était à elles de gérer la culpabilité qui vient avec l’embauche de quelqu’un…

      Caroline Dawson, autrice de Là où je me terre

      Ca me rappel un homme qui m’expliquait fièrement que la personne qui fait son ménage etait un homme de ménage. C’est certes l’expression d’une recherche de sortir des stéréotypes sexistes autour du ménage mais en même temps c’est un revenu qu’une femme n’aura pas et qu’un homme aura. Ca fait que ca me chiffonnait quand même. C’était un homme célibataire à l’époque, alors il s’occupait de son personnel de ménage lui même, mais une fois en couple c’est Mme qui a pris ces choses là en charge.

      A une époque j’ai demandé à mon ex qui employait une femme de ménage, de me payé ce qu’il donnait à sa femme de ménage pour que je fasse le travail, ca m’aurait fait un peu d’argent et je n’aurais pas été dérangé pendant mon travail par la présence d’une inconnue. Il n’a jamais accepté. L’idée lui semblait comique. Pourtant il acceptait de payé une inconnue pour faire ce travail, et donc il reconnaissait que c’etait bien un travail, mais moi je devait le faire gratos sans aucune limite d’horaires, juste par amour.

    • Je dirait que c’est plus que souvent qu’on nous présente cette malédiction pivot de l’oppression, comme un truc souhaitable pour les femmes. J’ai pas lu le livre de Mona, seulement écouté quelques entretiens mais je ne pense pas que je lirait celui là. « Réinventer l’amour » ca me fait un peu comme si je devait « réinventer la servitude ». En tant que mégère je préférè inventer le désamour.

    • @mad_meg Je comprends :)

      Mais j’essaie de voir à quelles conditions on pourrait sortir de la servitude justement. A cette occasion j’ai découvert « Love Actually » que je n’avais jamais vu. L’une des histoires racontées dans le film est celle d’un écrivain anglais qui tombe amoureux de son employée de maison portugaise et qui l’épouse. Ce qui veut dire qu’elle va continuer à faire le même travail, mais sans être payée... So romantic !

      Par ailleurs je n’en peux plus des termes dans lesquels ce problème est posé, en gros : « ces odieuses féministes blanches et riches qui se libèrent en se déchargeant du travail domestique sur des femmes pauvres et racisées ». Alors que souvent ces féministes vivent avec un homme. Mais lui n’est accusé d’exploiter personne, personne n’envisage que le travail ménager puisse être aussi le sien et que lui aussi s’en décharge sur une femme pauvre.

    • à paraître fin octobre aux éditions divergences La volonté de changer - les hommes, la masculinité et l’amour - Bell Hooks
      https://www.editionsdivergences.com/livre/la-volonte-de-changer-les-hommes-la-masculinite-et-lamour

      Si pour beaucoup d’hommes, le féminisme est une affaire de femmes, Bell Hooks s’attelle ici à démontrer le contraire. La culture patriarcale, pour fabriquer de « vrais hommes », exige d’eux un sacrifice. Malgré les avantages et le rôle de premier choix dont ils bénéficient, ces derniers doivent se faire violence et violenter leurs proches pour devenir des dominants, mutilant par là-même leur vie affective. La volonté de changer est un des premiers ouvrages féministes à poser clairement la question de la masculinité. En abordant les préoccupations les plus courantes des hommes, de la peur de l’intimité au malheur amoureux, en passant par l’injonction au travail, à la virilité et à la performance sexuelle, #Bell_Hooks donne un aperçu saisissant de ce que pourrait être une masculinité libérée, donc féministe.

  • La #pauvreté des enfants au niveau local : cartographie communale

    En #Belgique, plus d’un enfant sur six vit sous le #seuil_de_pauvreté, mais cette pauvreté n’est pas répartie de la même façon dans toutes les communes. Actuellement, seule la #Flandre dispose d’un outil de mesure de la pauvreté des enfants au niveau communal : le #Kansarmoede_Index. Afin de mieux cerner le phénomène, la Fondation Roi Baudouin a chargé l’Université de Mons en 2018 de cartographier les facteurs de risque de pauvreté des enfants sur l’ensemble du pays et à l’échelon communal.

    Vous trouverez ci-dessous six cartes représentant la Belgique avec, pour chacune d’elles, les données de chaque commune relatives à un indicateur de risque de pauvreté des enfants. Ces cartes sont interactives : en les parcourant avec la souris, vous verrez apparaître à l’écran les chiffres pour chaque commune.

    Les cinq premières cartes présentent cinq indicateurs indirects de risque de #pauvreté_des_enfants. Ils portent sur l’ensemble de la Belgique et mesurent des facteurs de (haut) #risque_de_pauvreté dans les #ménages avec enfants de 0 à 18 ans, mais pas la pauvreté des enfants en tant que telle. Il faut donc les interpréter avec précaution. Les cartes sont individuelles, mais complémentaires : c’est en prenant en compte plusieurs indicateurs indirects qu’on obtient une meilleure image du risque de pauvreté couru par les enfants de chaque commune.

    1. Les bénéficiaires d’un #revenu_d’intégration_sociale (#RIS) ou équivalent (eRIS) en charge d’un ménage

    Cet indicateur met en évidence le pourcentage de familles bénéficiaires du RIS ou eRIS dans chaque commune et parmi les ménages avec enfants. Plus une commune compte de bénéficiaires d’un RIS ou eRIS en charge d’un ménage, plus le risque de pauvreté des enfants est élevé.

    2. Les revenus moyens par ménage

    Cet indicateur donne une approximation de la richesse des ménages dans chaque commune. Plus l’indicateur est élevé, plus faible est le risque de pauvreté des enfants.

    3. La part des #mineurs vivant dans un ménage sans revenu du travail

    Vivre dans un ménage sans revenu du travail est l’indicateur indirect le plus fiable du risque de pauvreté des enfants. Plus cet indicateur est élevé, plus nombreux sont les enfants à risque de pauvreté.

    4. La part des ménages vivant dans un logement public social

    Cet indicateur doit être interprété avec précaution. Même si les enfants vivant dans un logement public social sont plus à risque de pauvreté, un taux élevé de ménages vivant dans un logement public social peut aussi refléter une stratégie communale active de lutte contre la précarité des familles.

    5. Le type de ménage – focus sur les ménages monoparentaux

    Vivre dans une famille monoparentale, dont le parent est le plus souvent une femme seule, augmente le risque de pauvreté des enfants. Toutefois, cet indicateur doit être interprété avec prudence car certains parents seuls disposent de revenus suffisamment élevés, d’un réseau social ou d’autres types de ressources qui protègent leur(s) enfant(s) du risque de pauvreté.

    6. Le dernière carte présente le Kansarmoede Index (Index de risque de pauvreté), le seul indicateur direct de la pauvreté des enfants développé par l’organisme flamand Kind en Gezin et disponible uniquement pour la Flandre. Cet indicateur fournit le pourcentage d’enfants entre 0 et 3 ans qui vivent dans un ménage défavorisé. Le pourcentage de risque de pauvreté est calculé sur la base de six domaines : le revenu mensuel de la famille, le niveau d’éducation des parents, le niveau de stimulation de l’enfant, la situation professionnelle des parents, la qualité du logement et la santé. Les familles sont considérées comme à risque de pauvreté lorsque leur situation est impactée négativement dans trois des six domaines. Plus cet indicateur est élevé, plus les familles sont à risque de pauvreté.

    https://www.kbs-frb.be/fr/cartographie_pauvreteinfantile

    #cartographie #Belgique #pauvreté #enfants #enfance #visualisation #chiffres #statistiques #pauvreté_des_enfants #communes #indicateurs

    via @suske

  • Un gars, une fille : portrait du mâle en couple - Les couilles sur la table - Binge Audio
    https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/un-gars-une-fille-portrait-du-male-en-couple

    Au-delà des singularités de chaque couple, quels sont les schémas de comportements masculins les plus répandus ? Comment se mettent-ils en place, comment les expliquer ?

    Jean-Claude Kaufmann, sociologue, analyse depuis trente ans ce qu’est le couple hétérosexuel aujourd’hui. Dans plusieurs de ses ouvrages, il élabore des « idéaux-types masculins », c’est à dire des comportements, des attitudes, des positions caractéristiques de la masculinité. Pas des comportements obligatoires, mais des grandes tendances : par exemple, l’idéal-type de « l’homme-enfant » ou de « l’élève coupable ».

    Son dernier livre, « Pas ce soir », est une enquête sur le consentement sexuel en couple : il montre qu’un schéma dans lequel l’homme a beaucoup plus de désir sexuel que sa conjointe est très répandu, même si bien sûr la situation inverse existe ; toute la question étant de savoir pourquoi, et comment le couple se débrouille avec ce déséquilibre. Qui finit par se forcer ? Qui pense avoir le droit de contraindre l’autre ? Qui se tait ? Comment est-ce qu’on en parle, et surtout pourquoi est-ce que le plus souvent, on en parle pas ?

    Parce que les points de désaccord entre Victoire Tuaillon et Jean-Claude Kaufmann sont nombreux, le ton de cet épisode est assez différent des précédents.

    #couple #sexualité #ménage #sociologie #audio

    Si vous n’avez jamais entendu un sociologue expliquer qu’il s’en fout de la théorie et de citer des théoriciennes (donc il a dû avoir sa thèse en ne citant aucune théorie, c’est comme ça qu’on fait quand on est un #grand_homme), qui prétend à la neutralité mais qui exprime toujours un biais androcentré (et très complaisant envers les hommes), c’est ici.

    il faut impliquer les hommes

    les femmes doivent se faire « ethnographes » pour comprendre comment leur mec fonctionne et espérer les changer (éthologue, à ce compte)

    disponible pour le désir

    mais celui de qui ?

    Il utile le mot « caresse » pour un geste dont il admet qu’il est perçu comme une agression. Le tout après avoir décrit un viol conjugal avec une focalisation complaisante sur l’homme qui te fait comprendre pourquoi il a des besoins.

    C’est une horreur, j’ai pas pu finir. Si y’en a qui documentent le #masculinisme dans toutes ses versions, ici égalitariste en théorie, welcome !

  • (Comment) retourner faire le ménage pour les autres en période de #déconfinement ? – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/travail-menage-covid19-deconfinement

    La première situation est celle de Mélanie, une femme française âgée de 43 ans, qui travaille depuis quinze ans comme aide à domicile chez les personnes âgées dépendantes. Elle vit en Île-de-France. Mélanie travaille par l’intermédiaire d’une agence spécialisée, qui l’emploie en mode prestataire : c’est-à-dire qu’elle est salariée de cette agence. Pendant le confinement, Mélanie a été en chômage partiel. Cette décision a été prise entre elle et son mari, alors même que l’entreprise la poussait à continuer ses services auprès des six foyers dans lesquels elle se rend. « On était très incitées à continuer à voir nos petits vieux…mais moi, j’étais mal à l’aise avec ça, car il n’y avait pas de masques, pas de protection » dit-elle.

    #domesticité

  • Les nouvelles règles de la plaisance en Finistère étonnent les gens de mer - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/les-nouvelles-regles-de-la-plaisance-en-finistere-etonnent-les-gens-de-


    Illustration François Destoc

    Les plaisanciers sont de nouveau autorisés à naviguer en Finistère, mais en famille ou en solitaire. Interdiction de faire appel à un équipier ou de renforcer l’équipage en cas de sortie familiale. Il va falloir faire preuve d’une grande prudence en ce tout début de saison.

    Le préfet du Finistère a autorisé les plaisanciers à reprendre la mer des ports et des lieux de mouillage autorisés par ses services. Dans l’article 2 de son arrêté, il est indiqué que « les activités de plaisance à un autre titre que commercial et professionnel, sont réservées à la pratique individuelle ou à celle des personnes regroupées au sein d’un même domicile ». En clair, on ne peut plus embarquer un complice de pêche ou un équipier à la voile sur son bateau personnel. Idem pour les sorties familiales. Impossible de faire appel à un équipier supplémentaire.

    Transposition terrestre
    Ces nouvelles dispositions imposent la plus grande prudence de la part des usagers qui doivent, encore plus que d’habitude pour une reprise des activités nautiques (a fortiori après deux mois de confinement), s’assurer de la qualité de leur matériel, du niveau de leurs compétences et de leur forme physique.

    Dans le milieu des gens de mer, cette nouvelle règle du jeu a quelque peu étonné. Des marins expérimentés évoquent « une décision surprenante », « une obligation terrestre transposée au monde maritime », « un traitement inégalitaire par rapport aux dispositions appliquées à terre ».

    Combien de plaisanciers vont partir seuls en mer alors qu’ils ont l’habitude de naviguer à deux voire à plusieurs selon certaines conditions et certains lieux de pêche ? En famille, les compétences et les bras seront-ils suffisants sans l’appoint d’un équipier adulte supplémentaire, si le vent monte ou un événement de mer se produit ?

    Les pêcheurs plaisanciers savent qu’à deux à bord, l’alerte est facilitée, les gestes qui sauvent encore possibles. La logique de la sécurité sanitaire s’oppose-t-elle à celle de la sécurité en mer ?

    Augmentation des sorties en solo
    Pour les services préfectoraux sollicités, il n’y a aucun débat en la matière. Ces dispositions concernent « le contexte sanitaire du moment dicté par la menace d’un virus planétaire ».

    La question se pose tout de même, selon l’amiral Frédéric Damlaimcourt, délégué départemental de la SNSM en Finistère. « Ce n’est pas la décision qu’on aurait pu attendre ». « Il s’agit, de fait, d’une ouverture restreinte de la pratique, et l’on peut craindre une augmentation des sorties en solitaire pas toujours maîtrisées ». De son côté, la préfecture maritime de l’Atlantique insiste sur les règles de sécurité à ne pas négliger, « particulièrement en début de saison, avec un matériel et un organisme pas rodé ».

    Pas les mêmes règles qu’à terre
    Pour le patron de la SNSM finistérienne, il faut bien mesurer les risques en cas de sortie en solo ou avec des enfants non-amarinés. « Dans le doute, il vaut mieux renoncer à certaines sorties tant que l’arrêté s’applique ». L’amiral Frédéric Damlaimcourt observe, cette fois-ci à titre personnel, « que l’on est autorisé à inviter ses voisins pour boire un verre, jusqu’à dix personnes, en appliquant les gestes barrières, mais que l’on ne peut pas avoir ces mêmes voisins sur son bateau, en prenant les mêmes précautions ».

    Espace de liberté, autrefois, la mer fait aujourd’hui l’objet de mesures renforcées de distanciation. Comme indiqué dans l’article 6, « le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Rennes ».

    • A quel moment on fait partie d’une famille ? quand on s’est marié·e avec un·es des membres, ou qu’on a produit un ou plusieurs enfants, faut-il en plus vivre advitam avec eux ? Est-ce qu’on peut divorcer le lendemain de la noce, et si on refuse le mariage, juste coucher un soir ?
      Merci Monsieur le préfet de m’expliquer ce qui semble être une vision très moralo sexuelle du covid : si les membres d’un même groupe ont une sexualité socialement acceptable ils n’ont pas besoin de se protéger.
      #moralocovid
      #famille_obligatoire
      #excès_de_pouvoir

  • Brésil : avec le confinement, la bourgeoisie découvre les tâches ménagères
    Chantal Rayes, Libération, le 8 mai 2020
    https://www.liberation.fr/planete/2020/05/08/bresil-avec-le-confinement-la-bourgeoisie-decouvre-les-taches-menageres_1
    https://medias.liberation.fr/photo/1311886-000_mvd6495604.jpg?modified_at=1588859211&width=960

    Non que l’on épie le voisinage, mais il faut bien le dire, le spectacle de la bourgeoisie blanche brésilienne s’adonnant aux tâches ménagères, ça accroche le regard. Samedi soir, dans un bel immeuble en béton brut. Chiffon à la main, une jeune femme, de celles qui sont nées pour être servies, s’attaque aux vitres de la cuisine, pendant que son conjoint passe la serpillière. Ils auront résisté jusqu’au bout, avant de se résoudre, Covid-19 oblige, à se passer de l’armada de domestiques à leur service. Et c’est un choc culturel pour ces 11% de foyers qui emploient les 6,5 millions de travailleurs domestiques du Brésil. En grande majorité des travailleuses, de couleur.

    La « domestica » est si ancrée dans l’imaginaire national qu’elle a son jour à elle (le 27 avril) dans le calendrier brésilien des commémorations. Souvent, l’intéressée elle-même trouve inconcevable que madame, monsieur nettoient les WC, fussent-ils les leurs. Plus maintenant. Le confinement a radicalement changé le mode de vie. Du moins provisoirement. La bourgeoisie découvre cette pièce de la maison où elle ne mettait jamais les pieds : la buanderie. La lessive, le ménage, « ça irrite les mains », justifie Ligia Kogos, la dermato des riches de São Paulo, dont la clinique reste ouverte malgré la quarantaine. Seuls 2% des Brésiliens disposent d’un lave-vaisselle. A quoi bon, quand on a la bonne ? « Si j’avais su… » soupire D., un cadre qui termine ses journées derrière l’évier. Dans le partage des tâches (l’autre nouveauté du confinement), madame se charge du linge, mais a aboli le repassage. Maintenant qu’on s’y colle, on est moins exigeant. On s’équipe. Sur Google, les recherches sur les aspirateurs robot ont quadruplé. Et dire que Cleide trouvait la bonne trop « lente »… « Je me rends compte du temps que ça prend, les tâches domestiques », confie candidement cette pédiatre à la Folha de S. Paulo, tandis que Mayra, cadre, avoue se sentir « mal » dans son rôle de patronne, qui « semble dériver de notre passé esclavagiste ».

    Selon un sondage, 70% des foyers ayant recours au travail domestique y ont renoncé en raison de la quarantaine, mais seulement 39% d’entre eux ont maintenu la paye de la bonne (un chiffre probablement surévalué), pendant que les 30% restants ont licencié leur employée. Sans indemnités, puisque l’écrasante majorité des domesticas – mais aussi des diaristas, les femmes de ménage à la journée, encore plus précarisées – n’est pas déclarée. Reste un bon 30% de patrons qui, Covid-19 ou pas, ne se passent pas de la bonne, confinée avec eux. Telle cette domestica décédée à Rio, après avoir été infectée par sa patronne revenue d’Italie, qui n’avait pas jugé bon de la prévenir de son état de santé. L’affaire avait fait grand bruit, poussant les syndicats à appeler à « libérer la bonne ». D’autres services jugés essentiels par les riches ont été maintenus. Tel le gardiennage de leurs immeubles ultra-sécurisés ou encore ces hommes de ménage qui nettoient les parties communes et vont d’étage en étage pour retirer la poubelle…

    #coronavirus #Brésil

    • J’étais en confinement dans une famille petite-bourgeoise qui reçoit chaque semaine pendant une demi-journée une dame noire qui nettoie leur maison... Au début, toute la charge de travail s’est retrouvée sur la maman, bien sûr, et il a fallu se mettre autour d’une table pour partager les tâches. Et là les deux filles (17 et 19 ans), qui n’avaient jamais fait plus de ménage que range ta chambre, débarrasse la table et vide le lave-vaisselle, ont appris à voir les tâches domestiques et à prendre leur part (ce que le papa savait déjà faire). C’était assez classe, belle expérience pour tout le monde. Sauf que personne n’a réussi à soulager la maîtresse de maison du rangement quotidien des parties communes, qui est un truc un peu trop fin.
      #ménage #inégalités #emploi_domestique #service

      J’avais déjà lu des trucs sur cette épidémie en deux temps dans des écrits de militant·es du Brésil : classes aisées mondialisées qui ramènent le virus dans leurs valises hypermobiles puis classes populaires incapables de se confiner (logements exigus et nécessité de sortir bosser).

  • #Sous-traitance = #maltraitance dans nos facs et labos

    La sous-traitance – en particulier pour les personnels de s#écurité, de #ménage, d’#accueil et de restauration – est de plus en plus importante dans l’enseignement supérieur et la recherche (#ESR). De manière structurelle, les conditions de travail de ces travailleurs et travailleuses sont catastrophiques : salaires extrêmement faibles, travail dissimulé, marchandage, sanctions et licenciements abusifs, endettement des salarié·es auprès des entreprises…
    Les #multinationales comme #Elior, #Eurest ou #Derichebourg qui gèrent la #restauration ou le #nettoyage de nombreux sites publics de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) ont à plusieurs reprises été dénoncées pour leur pratiques d’exploitation éhontées de travailleur·ses sans-papiers ou de licenciement abusif. A cela s’ajoute le racisme, le mépris de classe, la xénophobie et le sexisme de leurs employeurs et de la communauté scientifique, qui se traduit par l’absence de reconnaissance et d’estime pour leur travail, par l’indifférence à leurs conditions de travail, par leur exclusion des espaces collectifs professionnels et, dans de nombreux cas, par des insultes, du harcèlement moral, des agressions physiques et des violences sexuelles (sur les discriminations et violences racistes et sexistes structurelles dans l’ESR, lire cet article : http://lmsi.net/Vos-asterisques-sont-trop-etroits-pour-nos-vecus).

    GESTION DU COVID-19 = MISE EN DANGER DE MORT

    Si de nombreuses personnes salariées de l’ESR, ont eu accès au télétravail, les employé·es de la sous-traitance travaillent quotidiennement sur les sites qui sont restés ouverts, notamment pour faire du travail inutile dans le contexte de pandémie. Certain·es doivent même travailler davantage : « Profiter de l’absence des cadres pour faire le ménage de printemps dans les bureaux » !
    Ils et elles travaillent sans information fiable sur le COVID-19 et sans matériel approprié, en prenant les transports en commun pendant de longues heures afin de rejoindre leur lieu de travail. D’ordinaire déjà, nous dénonçons l’hypocrisie des directions d’établissements qui se défaussent de leur responsabilité d’employeur en laissant des entreprises exploiter jusqu’à l’os ces salarié·es dans les universités. Avec la pandémie actuelle de COVID-19, nous considérons que cette indifférence est criminelle.

    Les travailleuses et travailleurs de la sous-traitance dans l’ESR, très souvent employé·es en CDD et en temps partiel contraint, travaillent dans la peur vis-à-vis de leurs supérieur·es hiérarchiques, ce qui rend difficile l’exercice de leur droit de retrait ou de recours syndicaux. Ils et elles sont également très isolé·es du fait du traitement inégalitaire (travail sur site versus télétravail ou dispense de travail) entre travailleur·ses dans les universités et laboratoires, et trouvent peu de soutien pour dénoncer leur exploitation ainsi que les risques qu’ils et elles doivent prendre. Ce traitement inégalitaire est une évidence dans la gestion de la division du (non-)travail dans cette période de crise. Dans un même corps de métiers sur les sites de l’École normale supérieure (sécurité, ménage, etc.), les agent·es des entreprises de sous-traitance sont mobilisé·es pour travailler sur site alors que les collègues « avec statuts », et les étudiant·es, obtiennent des aménagements et des accords pour rester confiné·es à leur domicile.

    JUSTICE POUR LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES

    Ainsi, la pandémie actuelle ne rend que plus saillantes les inégalités préexistantes. De nombreux travailleurs et travailleuses précarisé·es poursuivent le travail pour assurer la chaine d’approvisionnement ou encore le ramassage des ordures. Cela révèle au grand jour les inégalités, entre ceux et celles à qui l’on ordonne de se présenter à leur poste de travail, et ceux et celles que l’on encourage à se mettre en télétravail pour respecter le confinement (voir cette lettre d’un ouvrier du BTP adressée à la Ministre du Travail). Les premièr·es, à qui l’on fait prendre tous les risques au service des second·es, à qui on demande de rester chez soi. De la même façon, la classe dirigeante s’entête à assurer une « continuité » de la production qui n’a de sens que pour les actionnaires, exposant directement les plus précaires comme en témoignent nombre de travailleurs et travailleuses contraint·es à travailler malgré la pandémie. Cela est insupportable !

    Néanmoins, malgré les circonstances exceptionnelles, la contestation sociale demeure forte ! Le personnel de ménage de l’hôpital de Lewisham de Londres s’est mis en grève le 12 mars pour protester contre le non-paiement des salaires ainsi que contre le manque de mesures et de matériel de protection face au coronavirus. L’université londonienne de SOAS a enregistré son premier cas de COVID-19 le 6 mars mais n’a pris aucune mesure de fermeture de l’établissement et de protection. La direction s’est vue dénoncée pour avoir envoyé deux agents du ménage nettoyer une pièce très probablement contaminée par le coronavirus sans aucune protection ni information. Le personnel de ménage de cette université, mais aussi d’un hôpital de Nantes, ont porté leurs revendications, notamment contre la sous-traitance et le mépris que celle-ci exprime. L’action collective, l’exercice du droit de retrait et du droit d’alerte, la grève et la solidarité restent les leviers des travailleurs et travailleuses comme l’ont montré les grèves de mars dernier en Italie, où le gouvernement a décrété la fermeture des industries et activités non-essentielles le 22 mars 2020, suite à des mouvements de grève contre l’obligation de travailler dans un contexte de pandémie meurtrière.

    Ici, nous souhaitons rappeler aux directions d’établissement leur responsabilité pénale et leur faire comprendre que nous ferons tout notre possible pour que leurs actes aient des conséquences, pour elles et eux aussi.
    Nous souhaitons aussi rappeler aux camarades de lutte de l’ESR le sort de ces travailleurs et travailleuses, hier méprisé·es, aujourd’hui sacrifié·es. Soutenons-les de toutes nos forces !

    Face à cette situation indigne, nous exigeons immédiatement :

    Le dépôt d’un droit d’alerte par les représentant·es du personnel auprès du CHSCT en raison du danger imminent qu’encourent les employé·es de la sous-traitance.

    Le recensement des employé·es de sous-traitance qui travaillent et l’évaluation de leurs conditions de travail pendant le confinement.

    Puisque personne doit se retrouver contraint à fournir un travail non-essentiel en temps de pandémie, tous et toutes doivent recevoir leur paie et leur autorisation d’arrêt de travail.

    Cette situation révoltante nous montre que l’on doit construire la lutte pour :

    L’internalisation des travailleur·ses en sous-traitance dans l’ESR, notamment pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération de ce personnel essentiel à la mission pédagogique et scientifique hors-confinement ;

    La #régularisation des personnes sans #titre_de_séjour et l’obtention d’un titre de séjour de longue durée pour les employé·es de la sous-traitance.

    Nous appelons également à la création de collectif de soutien aux employé·es de la sous-traitance dans tous les sites universitaires et de recherche pour rendre visible et soutenir leurs revendications individuelles et collectives.

    https://universiteouverte.org/2020/04/07/sous-traitance-maltraitance-dans-nos-facs-et-labos
    #externalisation #université #facs #France #travail #exploitation
    #coronavirus #covid-19 #confinement

  • Le harcèlement sexuel en milieu professionnel : l’exemple du métier d’employée domestique
    #travail #genre #harcèlement #sexualité

    https://sms.hypotheses.org/23570

    À partir d’octobre 2017, le hashtag #Meeto s’est répandu sur la toile de manière virale. Inventé en 2006 par la travailleuse sociale Tarana Burke, sa reprise par Alyssa Milano a permis de dénoncer et de rendre publiques les agressions sexuelles d’Harvey Weinstein. Décliné dans de nombreuses langues, il a permis de lever le voile sur la banalité du harcèlement sexuel dans les milieux professionnels.

    Ce sont des personnalités, femmes célèbres du monde du cinéma, de la musique, du sport, qui ont fait de ce hashtag un symbole féministe, permettant à la peur « [de] changer de camp ». Au regard de cet unanimisme, la situation d’autres femmes, notamment du milieu populaire new-yorkais, semble avoir rencontré moins d’échos, si l’on songe par exemple à l’affaire du « Sofitel ». Elle a opposé, en 2011, Nafissatou Diallo une femme de chambre de l’hôtel de luxe à un homme politique français (Dominique Strauss-Kahn), alors directeur du Fonds Monétaire International (...)

  • La révolution sera féministe

    Une création de Charlotte Bienaimé
    Un podcast à soi Un podcast à soi — Numéro 9

    Femmes en lutte dans l’Histoire, à #Carrefour et sur la #ZAD

    https://www.arteradio.com/son/61660140/la_revolution_sera_feministe_9

    « C’est chaque fois les femmes qui s’excusent, jamais les mecs, ou très peu. Il faut que j’arrête de m’excuser de prendre la parole et me sentir légitime de le faire. »

    Juste nécessaire contrepoint en ce moment :)

    #Féminisme #féminisme_en_lutte #facilitations #lutte #chansons_de_lutte #ni_dieu_ni_mec #radio

  • “Premières de corvée” : le livre qui donne la parole aux travailleuses domestiques - Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com/2019/08/16/livres/livres/premieres-de-corvee-le-livre-qui-donne-la-parole-aux-travailleuses-domes

    Dans votre livre, on découvre que la France n’a pas ratifié la convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail, qui vise à protéger les travailleur·se·s domestiques. Pourquoi ?

    Cette convention non-contraignante mentionne l’accès à la santé au travail. Si la France s’engageait à mieux protéger la santé des travailleuses domestiques, il faudrait, par exemple, revenir sur le mouvement d’allègement de la médecine du travail, qui va de pair avec la libéralisation du marché de l’emploi. Pour les travailleuses domestiques, la santé au travail est pourtant centrale : elles souffrent de problèmes de dos ou du syndrome du canal carpien, propre à de nombreuses professions féminisées, et inhalent régulièrement des produits chimiques. En règle générale, la pénibilité des emplois féminins est beaucoup moins reconnue par les autorités.

    #ménage #travailleuses #exploitation #emploi_domestique

  • Men do see the mess – they just aren’t judged for it the way women are
    https://theconversation.com/men-do-see-the-mess-they-just-arent-judged-for-it-the-way-women-are

    On a typical day, men spend a third as much time cleaning as women.

    Does that make women beacons of cleanliness, while men are genetically unable to see the messiness in their midst?

    This myth is a common explanation for why men don’t do as much housework as women. Men walk into a room and apparently can’t see the dust bunnies gathering on the floor or the piles of laundry stacked up on the couch.

    It lets men off the hook for not doing their fair share of the household cleaning.

    But in a recent study we show that men aren’t dirt-blind – they can see mess just as well as women. They are simply less severely penalized for not keeping their spaces neat and tidy.

    #ménage #genre #inégalités #travail_domestique

  • Flexibiliser le travail et produire des vies illégales

    En France, l’#ubérisation trouve des ressources dans les migrations. Ce phénomène est ici analysé et décrit par un ressortissant de Guinée qui vit à Grenoble depuis 2016, co-auteur d’une recherche-création entre géographie, art et droit.

    Si les migrations vers l’Europe et la France occupent les discours politiques et médiatiques, leurs modalités d’exploitation par le travail y sont bien moins évoquées. Les vies rendues illégales constituent une réserve de #main-d’œuvre exploitable et hyperflexible, dans un contexte précisément de flexibilisation et d’ubérisation du travail, notamment par le développement des applis de VTC ou de #livraison. Dans leurs travaux portant sur les liens entre migrations et travail, Sandro Mezzadra et Brett Neilson précisent que « la flexibilité, qui fabrique de la #précarité, est devenue la norme », tandis que les migrations forment « un terrain crucial d’expérimentation pour de nouvelles formes de "capture" du travail ».

    Cette exploitation du travail en #France, de vies rendues illégales, s’inscrit dans des formes d’exploitations plus larges de la force de travail, notamment d’entreprises européennes et françaises en Guinée pour l’extraction de ressources minières, qui entraînent des destructions sociales et environnementales et des migrations. Autrement dit, les liens entre migrations et exploitation de la force de travail se comprennent depuis un continuum qui dépasse très largement les frontières nationales, et s’inscrit dans des rapports en grande partie hérités de la #colonisation.

    #Pathé_Diallo, ressortissant de Guinée qui réside à Grenoble depuis 2016, décrit cette relation entre migration, exploitation et ubérisation dans le cadre d’une œuvre de création et de recherche intitulée Bureau des dépositions (1), à laquelle participent plusieurs géographes.

    « C’est un cercle vicieux »

    « Les Etats font exprès de ne pas délivrer des papiers à tout le monde pour que d’autres puissent exploiter les #sans-papiers dans des conditions difficiles, sur certains #chantiers ou dans les sites touristiques de ski en montagne, ou dans les travaux de #ménage. Depuis quelques mois à Grenoble, des personnes exploitées et sans papiers font de la #livraison de nourriture sur des #vélos. Ils sont mal payés et la cible de #Uber et des Etats, qui autorisent que le #droit_du_travail soit réduit à rien. C’est comme si les personnes donnaient toute leur énergie pour ne rien avoir.

    « C’est comme dans le domaine de la #sécurité. Dans la sécurité, c’est 12 voire 15 euros de l’heure pour la nuit. Celui qui te sous-traite va te payer 7 ou 8 euros par heure. Toi tu es sur le terrain. C’est parfois mieux que rester toute la journée à ne rien faire. Dans l’attente des papiers, beaucoup deviennent fous. Etre exploité devient préférable pour ne pas rester assis, passer toute la journée sans rien faire pendant des années, sans savoir quand le papier viendra. Ce sont les Etats et les entreprises qui se servent de la #main-d’œuvre qui sont responsables, en n’autorisant pas à travailler. C’est un #cercle_vicieux : pour se régulariser, il faut du travail ; pour avoir du travail, il faut des papiers.

    « Créer un syndicat sans-papiers permettrait de réduire le taux de chômage. En France, la #clandestinisation des travailleurs permet de réduire le #coût_du_travail, aux bénéfices des patrons et de leurs sous-traitants qui ainsi échappent à l’impôt.

    « Il faut respecter l’homme. C’est l’homme qui fait le papier, pas le papier qui fait l’homme.

    « L’exploitation des sans-papiers en Europe entre en écho avec l’exploitation de la main-d’œuvre dans les #mines en #Guinée. Ce sont les mêmes personnes qui exploitent et ce sont les mêmes personnes qui sont exploitées. Un mineur d’or ou de bauxite, en Guinée, peut parvenir à rejoindre la France pour travailler dans des conditions plus précaires encore que la mine. Dans les mines, les patrons sont souvent étrangers. Tout ce qui est exploitable en Guinée est exporté en tant que matière première à l’extérieur : Canada, Etats-Unis, pays d’Europe, comme la France, l’Allemagne… Dans la mine, il y a beaucoup de pollution, qui entraîne des maladies : sinusite, cancer du foie… La poussière mélangée aux produits chimiques crée des colonnes de plusieurs kilomètres, ce qui pollue les cours d’eau. L’eau est puisée par les populations. Les employés des mines ne sont pas bien payés. »


    https://www.liberation.fr/debats/2019/10/02/flexibiliser-le-travail-et-produire-des-vies-illegales_1754677
    #travail #exploitation #illégalisation #asile #migrations #réfugiés #flexibilisation #tourisme #extractivisme #continuum_colonial #post-colonialisme #économie

    ping @albertocampiphoto @reka @karine4

    • Sfruttamento e caporalato tra i migranti della #gig_economy

      #Deliveroo, #Uber_eats, #Glovo, #Just_Eat, da quando le #app di consegna a domicilio sono diventate una realtà di uso quotidiano per migliaia di potenziali fattorini si sono spalancate le porte della «gig economy», i cosiddetti lavoretti gestiti tramite applicazioni per #smartphone. A Milano due terzi di loro sono migranti e sebbene portino in spalla lo zaino delle più famose app di consegna a domicilio, raccontano di non lavorare direttamente con le piattaforme e di avere degli intermediari. Ora anche la Procura di Milano ha annunciato l’apertura di un’indagine conoscitiva sulle condizioni di lavoro dei rider e sulle imprese che ne gestiscono le consegne - con un’attenzione particolare alla sicurezza stradale e al possibile impiego di fattorini stranieri senza i documenti per lavorare e potenzialmente soggetti a caporalato. Lorenzo Pirovano ci fa conoscere la loro quotidianità.

      Michael non era mai riuscito a lavorare in Italia. Ospite di un centro di accoglienza straordinaria a cinquanta chilometri da Milano, aveva passato gli ultimi due anni sospeso tra l’attesa del verdetto sul suo status di rifugiato e la complicata ricerca di un impiego. “Il responsabile della casa non voleva che lavorassimo, soffrivo a starmene fermo e aspettare chissà cosa”.

      Poi nel 2017 a Milano è arrivato il boom delle app di consegna a domicilio in bicicletta (Deliveroo, Uber eats, Glovo e Just Eat) e per migliaia di potenziali fattorini si sono spalancate le porte della gig economy (i cosiddetti “lavoretti” gestiti tramite applicazioni per smartphone).

      Da allora, ogni mattina, cubo termico sulle spalle e mountain bike accessoriata, centinaia di migranti come Michael raggiungono Milano e pedalano per le sue strade nella speranza di effettuare più consegne possibili. “Ci sono giorni che lavoro undici ore” rivela Michael, 33 anni e una fuga dalla Liberia passando per l’inferno libico. “Ma alla fine del mese non ho mai portato a casa più di 600 euro”.

      Michael e i suoi colleghi sono i “migranti della gig economy” che rappresenterebbero quasi due terzi dei rider che effettuano consegne a domicilio per le strade della città. Molti di loro sono ospitati nei Cas (Centri di accoglienza straordinaria) disseminati nell’hinterland milanese o nelle province attigue. Alcuni, come Michael, ne sono appena usciti e condividono una stanza in periferia. Secondo i dati raccolti dall’Università degli Studi di Milano la maggior parte risiederebbe in Italia da più di due anni.

      Come tutti i ‘ciclofattorini’, anche i migranti devono fare i conti con un contratto di lavoro occasionale che riconosce poco più di tre euro a consegna, senza un minimo orario e senza chiare coperture contributive e assicurative. Nonostante questo il settore delle consegne a domicilio si sostiene principalmente sulla loro manodopera, grazie alle permeabili barriere all’entrata (in molti casi non è necessario sostenere un colloquio), alla necessità di guadagno immediato e alla dimostrata possibilità di lavorare anche se sprovvisti di documenti. Molti di loro ammettono di non conoscere i propri diritti di lavoratori, altri raccontano di non avere scelta, trattandosi dell’unica occupazione trovata. Raramente si rivolgono ai sindacati e anche Deliverance, il sindacato auto organizzato dei ciclofattorini milanesi, fa fatica a coinvolgerli. “Rivendichiamo tutti gli stessi diritti ma esiste una spessa barriera linguistica e culturale” ammette Angelo, membro e portavoce del collettivo.

      La settimana scorsa la Procura di Milano aveva annunciato l’apertura di un’indagine conoscitiva sulle condizioni di lavoro dei rider e sulle imprese che ne gestiscono le consegne, con un’attenzione particolare alla sicurezza stradale e al possibile impiego di fattorini stranieri senza i documenti per lavorare. “Che ci sia un’inchiesta in corso, seppur con colpevole ritardo, è una buona notizia” commenta Angelo. “Che non si trasformi però in una caccia alle streghe tra la categoria di lavoratori più vulnerabili, quella dei migranti”.
      “Riceviamo la metà della cifra visualizzata sull’app”

      Sotto Porta Ticinese, nei pressi della Darsena, trovano riparo una decina di rider con gli occhi fissi sullo smartphone in attesa di una consegna da effettuare. Attorno a una delle sue colonne si raccolgono alcuni nigeriani mentre al centro, seduti sugli scalini, un drappello di giovani ragazzi chiacchiera in bambara. Uno di loro approfitta della pausa per togliersi le scarpe, stendere un lenzuolo, inginocchiarsi e pregare.

      Molti di loro, sebbene portino in spalla lo zaino delle più famose app di consegna a domicilio, raccontano di non lavorare direttamente con le piattaforme e di ricevere la paga da alcune aziende italiane.

      L’occhio dei magistrati milanesi potrebbe così cadere anche sulla catena di intermediari che connette i rider in bicicletta all’app da cui ricevono i soldi.

      L’avvento della gig economy – che in origine doveva portare a una totale disintermediazione del lavoro – ha infatti ricreato dinamiche già conosciute: alcune legali, come l’attività delle imprese di intermediazione; altre illegali, come il “subaffitto dei profili” e, appunto, l’impiego di manodopera irregolare.

      Uber eats – costola del colosso Uber, valutato 75 miliardi di dollari e conosciuto in tutto il mondo per il servizio privato low cost di trasporto passeggeri – è attiva a Milano principalmente grazie a due imprese (Flash Road City e Livotti SRL) che si avvalgono della sua applicazione per gestire e spartirsi il lavoro di centinaia di fattorini migranti. “Queste imprese non fanno ufficialmente parte di Uber eats ma il rapporto di collaborazione c’è” raccontano alcuni loro lavoratori, “il risultato è che alla fine del mese puoi ricevere anche solo la metà dell’importo che visualizzi sull’applicazione”

      L’intermediazione infatti ha un costo elevato, un prezzo che però molti migranti sono pronti a pagare per afferrare, come ammettono loro stessi, “un’opportunità unica di lavorare, soprattutto per chi non ha i documenti”.

      Lo schema è semplice: Uber mette l’applicazione, il sistema di pagamento e il marchio al servizio di queste imprese, mentre loro si occupano delle relazioni coi ristoranti e del rapporto con i lavoratori. “Dalle cifre visualizzate sull’app bisogna togliere la nostra parte, ma questo lo diciamo chiaramente ai nostri dipendenti” spiega il rappresentante di un’impresa intermediaria. Così il margine di guadagno per il rider si abbassa notevolmente, come testimoniato da Michael e da altri suoi colleghi stranieri.
      Possibilità e trucchi

      Intermediazione o no, il lavoro tramite app si è convertito in una possibilità anche per chi non ha le carte in regola per lavorare, come dimostrano i primi controlli della Procura di Milano che su una trentina di rider ha individuato tre migranti senza i documenti.

      I rappresentanti delle imprese di intermediazione negano però di impiegare migranti senza permesso di soggiorno. Uno di loro sostiene che “a volte siamo noi stessi ad aiutarli nella pratica per rinnovare il permesso”, mentre Uber e Glovo hanno invece ammesso di non essere in grado di garantire che tutti i rider attivi sulle loro applicazioni abbiano i requisiti per lavorare. “Da parte nostra c’è tutto l’impegno affinché ad operare sulla piattaforma ci siano solo corrieri che hanno i requisiti per farlo” ha dichiarato un rappresentante di Uber in Italia. Glovo aveva dichiarato che “il rischio esiste, ma ogni giorno cerchiamo di monitorare meglio la situazione”.

      Nonostante le quasi inesistenti barriere all’entrata, l’offerta di lavoro supera la domanda e molti aspiranti rider non vengono accettati dalle app. Per un migrante la probabilità di veder approvata la propria candidatura si assottiglia, soprattutto quando non conosce la lingua o non ha i documenti in regola. Nascono così dei meccanismi di reclutamento nascosti che riducono al minimo il margine di guadagno del rider, ultimo anello di una catena fatta anche di trucchi e inganni.

      Pietro, giovane egiziano, si era candidato a lavorare in alcune delle app attive a Milano, senza successo. Poi un amico gli ha proposto una scorciatoia. «Mi ha dato un numero di telefono dicendomi che c’era un account disponibile. Così ho telefonato ad H. ed è iniziata la mia esperienza come rider».

      Pietro ha iniziato quindi a lavorare con il “profilo” di un’altra persona, ricevendo ogni mese i soldi direttamente da H. al netto della sua “trattenuta”. “H. fa così con tutti i profili che affitta. Per farti lavorare si prende il 10% di ogni consegna” racconta. “Non so da dove venga il profilo che uso e non conosco gli altri rider che lavorano in questa maniera”.
      “Molti migranti vogliono lavorare ma non possono”

      “I richiedenti asilo sono una piccola minoranza tra i migranti presenti sul territorio italiano” spiega Pietro Massarotto, avvocato volontario del Naga, associazione milanese che dal 1987 si occupa di cittadini stranieri, soprattutto di quelli privi di permesso di soggiorno e dei richiedenti asilo. “Nella maggior parte dei casi abbiamo a che fare con migranti “ordinari”, il cui permesso di soggiorno dipende strettamente dal lavoro svolto”.

      Consegnare a domicilio tramite le app, seppure senza garanzie e con margini di guadagno assai risicati, può diventare fondamentale per mantenersi “in regola” ed evitare la condizione praticamente irreversibile di irregolarità. Questa, nel caso venga raggiunta per il diniego della richiesta di asilo o per la mancanza di un impiego regolare, si converte nella necessità urgente di trovare alternative per poter sostenersi economicamente. “Qui va sfatato il mito del cittadino straniero che non vuole lavorare” precisa Massarotto. “È vero il contrario: spesso non viene messo nelle condizioni di lavorare”.

      Le risposte della politica sono proseguite però sulla via di un accesso più duro allo status di migrante regolare. “Purtroppo le politiche di gestione dell’immigrazione stanno determinando e determineranno sempre più un incremento esplosivo dei soggetti senza permesso di soggiorno, che per ovvie ragioni lavorano lo stesso”.
      “Fare il rider è meglio di niente”

      Omar è uno dei tanti che di mattina lascia il “campo” dove vive per tornarci solo dopo mezzanotte. Ci sono giorni in cui il bottino è talmente magro da coprire appena il prezzo del biglietto. Viene dal Gambia, ha 22 anni e uno sguardo perso nel vuoto. “Ogni giorno prendo il treno e torno a casa per questo cazzo di lavoro” si sfoga indicando lo zaino termico. È rimasto senza permesso di soggiorno e insieme a quello ha perso la speranza di costruirsi una nuova vita in Italia. “Vorrei impegnarmi in altro, ma qui se non hai i documenti non puoi fare nulla”. A chiedergli se è felice annuisce poco convinto: “fare il rider è meglio di niente, diciamo così. Meglio di niente.”

      https://openmigration.org/analisi/sfruttamento-e-caporalato-tra-i-migranti-della-gig-economy
      #Italie #rider

    • Un vaste #réseau_d’exploitation de chauffeurs #VTC sans papiers démantelé dans les #Hauts-de-Seine

      Cinq personnes soupçonnées d’avoir exploité illégalement une centaine de travailleurs non déclarés ont été mises en examen et écrouées.

      Les chauffeurs ne percevaient qu’« une infime partie des prestations effectuées » et commandées par le biais d’applications comme #Uber, #Kapten, #Bolt ou #Heetch. Cinq hommes soupçonnés d’avoir exploité illégalement une centaine de #travailleurs_non_déclarés, pour la plupart sans papiers et employés comme chauffeurs de voiture de transport avec chauffeur (VTC) ont été mises en examen et écrouées, vendredi 21 février, a annoncé le parquet de Nanterre dans un communiqué.

      Elles ont été mises en examen pour « aide au séjour irrégulier, blanchiment, exécution d’un travail dissimulé, recel, traite des êtres humains commise à l’égard de plusieurs personnes, faux en écriture, faux et usage de faux documents administratifs et abus de biens sociaux », le tout « en bande organisée », a précisé le parquet.

      « Horaires très larges sous la pression »

      Ces cinq hommes sont soupçonnés d’avoir monté deux sociétés au travers desquelles ils employaient une centaine de chauffeurs « travaillant avec des horaires très larges sous la pression de leurs employeurs qui arguaient de leur situation précaire » pour les contraindre à obéir.

      La majorité des profits générés étaient perçus par les cinq hommes. « Les premières investigations ont démontré le caractère particulièrement lucratif de ce trafic, générant des mouvements financiers à hauteur de centaines de milliers d’euros », a précisé le parquet.

      Quelque 195 000 euros ont été saisis sous forme d’argent liquide et de voitures de luxe. Les deux sociétés détenaient une cinquantaine de véhicules. D’après les enquêteurs de la sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière (SDLII) et de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) chargée de l’enquête, « ce trafic se déroulait depuis au moins deux années ».

      https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/02/22/un-vaste-reseau-d-exploitation-de-chauffeurs-vtc-sans-papiers-demantele-dans

  • Creil : malheureux en amour, il s’en prend à la police avec une hache - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/creil-60100/creil-malheureux-en-amour-il-s-en-prend-a-la-police-avec-une-hache-08-08-

    L’histoire aurait pu tourner au drame. Ce mercredi, aux alentours de 15h30, un homme âgé d’une quarantaine d’années a été interpellé par des policiers, hache à la main, alors qu’il se dirigeait vers le commissariat de Creil. L’épilogue d’une affaire qui avait commencé samedi, avec la plainte de sa femme pour violences. Ce Creillois, inconnu des services de police, est par ailleurs agent de surveillance de la voie publique (ASVP) à la ville de Paris.

    Ce mercredi, pensant que sa femme est encore au commissariat, il décide de s’y rendre armé d’une hache. Alors qu’il est en route, ses enfants préviennent les policiers de son intention. L’homme a été intercepté route de Vaux. « Il a tenté de mettre un coup à un fonctionnaire qui, heureusement, a pu l’éviter, détaille le commissaire Olivier Beauchamp. Il était particulièrement virulent, il a fallu six hommes et du gaz lacrymogène pour parvenir à le maîtriser. »

    Visiblement instable, l’homme criait « Tuez-moi ! » aux policiers présents. « Il s’agit d’une personne qui a perdu pied car ça ne se passe pas bien dans son ménage, estime le commissaire. Ce n’est pas une raison pour s’attaquer aux policiers avec une hache. » L’homme a été placé en garde à vue.

    Tant que cet homme « malheureux en amourrrr » s’attaquait à son « ménage » tout allait bien mais si il s’en prend aux flics alors là rien ne va plus. Je présume que le mec n’avait pas un nom à consonances africaine car sinon les poulets ne parlerait pas de lui avec une telle ampathie.

    #amour #ménage

    • « malheureux en amourrrr » après que sa femme est portée plainte pour #violences
      Entre temps le titre est devenu "Creil : furieux après une plainte de sa femme, il s’en prend à la police avec une hache" mais l’url rappelle le premier titre
      #sexisme

  • "#Fatima" de #Philippe_Faucon

    « Fatima est femme de ménage dans un quartier de Lyon. Elle est séparée de son mari et habite seule avec leurs deux filles, âgées de 15 et 18 ans. Elle maîtrise mal le français, qu’elle continue d’apprendre aux cours d’alphabétisation, entre ses journées de travail. Elle vit avec frustration cette séparation par la langue avec ses filles, nées en France. Fatima est également habitée par la crainte que ses filles ne puissent connaître autre chose que le parcours de relégation sociale qui a été le sien… »

    http://static-cdn.arte.tv/cdnp-cinema/sites/default/files/styles/sdl_editor_image/public/thumbnails/image/fatima.png?itok=LaAANqwE
    http://cinema.arte.tv/fr/article/fatima-de-philippe-faucon-0
    #film #cinéma #intégration #langue #deuxième_génération #secondos #ménage #alphabétisation #analphabétisme #illetrisme #femmes #migrations #travail #travail_domestique #travail_au_noir

  • Vent de révolte au #Vatican : « Des nonnes travaillent comme des esclaves pour le compte de certains prélats »

    De trop nombreuses religieuses, qui effectuent le #ménage ou des tâches subalternes pour le compte de cardinaux, d’évêques et de paroisses locales travaillent dans des conditions proches de l’esclavage, rapporte jeudi l’Osservatore Romano. L’information publiée par le quotidien officiel du Vatican s’inscrit dans le cadre du mouvement de lutte contre les violences faites aux femmes qui a pris naissance à Hollywood (#MeToo, ndlr.) et qui a désormais largement dépassé les frontières de l’industrie cinématographique.

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_vent-de-revolte-au-vatican-des-nonnes-travaillent-comme-des-esclaves-pou
    #nonnes #résistance #révolte #esclavage_moderne (@reka) #travail #exploitation

  • Suppression partielle de la taxe d’habitation : une réforme en trompe l’œil…
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2017/10/suppression-partielle-de-la-taxe.html

    Impôt très injuste depuis sa mise en application en 1974 par le gouvernement de Pierre Messmer et son ministre de l’Économie et des Finances, Valéry Giscard d’Estaing, la taxe d’habitation méritait d’être réformée mais il est regrettable qu’elle ne soit pas réaménagée de façon plus sérieuse. Cette taxe va être supprimée sur une période de trois ans pour 80 % des #ménages en compensation de la hausse de la CSG mais à rebours du discours officiel, cette réduction partielle ne va pas réduire les inégalités… La taxe d’habitation est l’une des quatre taxes perçues au profit des #collectivités territoriales avec la taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties (dont, entre autres, les terres affectées à une exploitation agricole) et la contribution économique territoriale. Ces (...)

    #euros #revenu #taxe_habitation

  • Des chaussettes et des hommes – Binge Audio
    http://www.binge.audio/des-chaussettes-et-des-hommes

    Titiou Lecocq, journaliste, cohabite avec ses deux garçons (Têtard et Curly) et leur père (Monsieur Chaussette).

    Durant deux ans, elle a enquêté sur un sujet injustement méprisé – les tâches ménagères – et signe “Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale” (Fayard).

    https://soundcloud.com/lescouilles-podcast/des-chaussettes-et-des-hommes


    #féminisme #famille #ménage

    • Excellent
      En écoutant cet entretien, je me suis dis qu’un reportage photos sur des intérieurs d’hommes et femmes célibataires serait une bonne idée pour illustrer le propos de titiou lecoq sur l’investissement de l’intérieur par les hommes et les femmes.
      @val_k, je crois que tu est de Nantes, ca te tenterais ?
      #quinettoieleschiottes ?

    • Oui et non, disons : celleux qui veulent un truc repassé : repassent (y compris les enfants à partir d’un certain âge).

      Je sais pas comment tu fais, moi tshirts bah si je repasse pas, c’est tout froissé aussi, ça se voit et c’est moche (surtout si on doit voir des gens pendant le travail toussa). M’enfin j’aime les chemises aussi, et donc faut y passer, j’y passe, et repasse. :)

      Pour le fils, sauf exception, je ne repasse jamais, dans tous les cas ça va finir froissé parce que école et parce qu’il laisse souvent des trucs en boule la nuit, pas plié ou accroché. Mais je lui ai déjà expliqué : si a un moment il veut avoir des habits tout lisse sans plis (et ça peut éventuellement arriver avec le collège l’année prochaine, regard des autres, dragues, ou autre…) : il apprend à repasser, comme moi.

    • Arghh ça me semble complètement fou de repasser des vêtements :), pour moi c’est une énorme perte de temps. En plus les vêtements se défroissent vite quand on les porte (et accessoirement on s’en fout qu’ils soient froissés, enfin moi je m’en fous).
      J’écoute l’émission et je peux pas m’empêcher de penser, presque à mon corps défendant : misère de la vie de couple.

  • A Madrid, les femmes de ménage disent « basta » à la précarité
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/09/a-madrid-les-femmes-de-menage-disent-basta-a-la-precarite_4966821_3234.html

    « Notre travail a toujours été dur, précaire et mal payé, mais depuis la crise et la réforme du travail, je n’avais jamais vu, en vingt et un ans de profession, un tel niveau d’exploitation, affirme Isabel Rodriguez, fondatrice du groupe des Kellys de Barcelone. Les nouvelles femmes de chambre ont perdu tous les droits que nous avions conquis au fil des années : congés payés, libération de certains week-ends, plannings en avance… Aujourd’hui, elles sont souvent à la libre disposition des chefs d’établissement. »

    En cause, l’externalisation de plus en plus fréquente des services de nettoyage des hôtels à des entreprises de services qui cassent les prix. « Avec la réforme du travail, les grands hôtels ont licencié à bas coût leur personnel de nettoyage ou de blanchisserie et fait jouer la concurrence d’entreprises externes pour réduire les coûts au détriment du respect des conventions collectives et des droits des travailleurs », résume l’avocat Alex Tisminetsky, du collectif Ronda. Spécialiste en droit du travail, il conseille les Kellys et se bat pour obtenir la reconnaissance de leurs maladies professionnelles (lumbago, sciatiques, etc.) par la sécurité sociale.

    « La dernière mode est de nous payer par chambre, pour 1,80 euro. On sait à quelle heure on commence mais pas à quelle heure on finit, ajoute encore Isabel Rodriguez. Pendant ce temps, les chaînes hôtelières font des millions de bénéfices. Mais nous ne sommes pas au tiers-monde ! »

    #femmes #ménage #lutte #exploitation #précarité

  • Un présentateur de « C dans l’air » travaille aussi pour #Total
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120416/un-presentateur-de-c-dans-l-air-travaille-aussi-pour-total

    Thierry Guerrier, sur la plateau de C dans l’air #Thierry_Guerrier remplace Yves Calvi à C dans l’air, sur le service public, quelques semaines par an. Parallèlement, il vit de ses activités auprès de diverses entreprises et touche même un salaire mensuel en travaillant pour Total, ce qui ne fait pas sauter au plafond les médias pour qui il travaille.

    #France #conflits_d'intérêts #France_5 #France_Télévisions #Jérôme_Bellay #Journalisme #Maximal_Productions #ménages #Michel_Field