#ménopause

  • Et si la #ménopause n’était qu’une construction sociale, un enjeu de #pouvoir ? - j’ai piscine avec Simone
    https://www.jaipiscineavecsimone.com/et-si-la-menopause-netait-quune-construction-sociale-un-enjeu-

    C’est le fait que bien avant d’être physiologiquement stérile, les femmes arrêtent de faire des enfants. A partir de 40/45 ans la norme pour une femme c’est de continuer d’être féconde mais de ne plus avoir d’enfants. C’est une norme qui est tout a fait construite dans les discours médicaux, qui appellent les grossesses à partir de 40 ans, les grossesses “à risque”, “tardives”. Il existe une rhétorique du risque qui les cataloguent comme indésirables. Une norme qui enjoint les femmes à se déprendre de la fécondité bien avant d’être physiologiquement stériles. Cette #norme est intéressante car elle ne concerne pas les hommes, les paternités qu’elles aient 45 ans ou 60 ans ne sont pas étiquetées comme tardive, à risque, déviantes ou à éviter.

  • Un âge critique. La #ménopause sous le regard des médecins des XVIIIe et XIXe siècles
    http://journals.openedition.org/clio/1471

    Si l’on possède peu de témoignages sur la manière dont les #femmes du XIXe siècle ont vécu le vieillissement, les discours des médecins sur cette question abondent. La ménopause est décrite par eux comme une période particulièrement dangereuse qui, à l’instar de la puberté, bouleverse toute l’économie de la femme. Au nombre des maladies qui sont susceptibles de l’assaillir lorsque s’interrompt le mécanisme régulateur que représentait la menstruation s’ajoute la blessure narcissique que provoque la perte de sa féminité et l’entrée dans l’âge de décrépitude. Plus encore, la femme perdant avec la faculté d’engendrer sa vocation sociale (la maternité), cette période, souvent qualifiée d’âge critique ou d’âge dangereux, s’annonce comme une véritable mort sociale. Privée de sa capacité de séduction, fragilisée par la révolution physiologique qui s’opère en elle, la femme, encouragée à se retirer d’un monde où elle ne peut plus briller, est plus que jamais assignée à la sphère privée.

    #histoire #historicisation
    #misogynie #violence_médicale #gynécologie

  • Les graisses hydrogénées favorisent le #cancer du sein
    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2008/04/15/9153-graisses-hydrogenees-favorisent-cancer-sein

    15/04/2008

    Personne pour l’instant n’a vraiment réussi à comprendre pourquoi le cancer du sein explosait autant dans les pays riches depuis une trentaine d’années. Ainsi, malgré une légère pause depuis deux ans due à un moindre recours aux hormones de la #ménopause , on observe en France depuis 1980 une croissance annuelle de 2,4 % du nombre de nouveaux cas, pour aboutir en 2005 à plus de 49 000 cancers diagnostiqués. Certes, les traitements hormonaux de la ménopause, le fait d’avoir moins d’enfants, de les avoir plus tard, de ne pas allaiter sont des facteurs de risque clairement établis. L’obésité serait également un promoteur, mais l’effet de différents ingrédients alimentaires n’avait jusqu’à présent pas vraiment été étudié.

    Les résultats montrent que le risque de cancer du sein augmente avec la teneur dans le sang d’acides gras trans, reflet de la consommation de produits alimentaires industriels. Ainsi, il apparaît que les femmes ayant des taux élevés d’acides trans dans le sang ont deux fois plus de risques d’avoir un cancer du sein par rapport à celles qui ont le taux le plus bas. « Nous ne pouvons que recommander une diminution de la consommation des produits contenant des acides gras trans d’origine industrielle, expliquent les auteurs. Les acides trans devraient être clairement indiqués sur l’étiquetage des produits qui en contiennent. »

    #industrie_alimentaire

  • Le sang des règles : éternel #tabou ? (1/5)

    Quatre cents fois dans la vie dʹune femme, la paroi de lʹutérus se déchire et le sang coule pendant plusieurs jours. Cette période physiologique normale, symbole de fertilité, reste pourtant entachée de croyances, de honte ou de douleurs. Avec à la clé des maladies comme lʹendométriose trop longtemps ignorée. Pourquoi les règles, de leur arrivée à leur disparition, restent-elles encore un sujet tabou ?

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles-eternel-tabou-15?id=8766450

    #règles #sang #tabou #femmes #menstruations

    Cet épisode sur l’#endométriose :
    ÊTRE FEMME DANS LA DOULEUR

    Chaque mois, la paroi interne de lʹutérus appelée endomètre est éliminée sʹil nʹy a pas de grossesse. En cas dʹendométriose, une maladie qui touche une femme sur dix, ce tissu se disperse dans le corps et se fixe sur dʹautres organes. Cela entraine inflammations, saignements et douleurs très intenses. Cʹest aussi une cause dʹinfertilité et de fausses couches. Cette maladie est encore mal connue, y compris dans le monde médical, ce qui explique que des femmes restent des années à souffrir pendant leurs règles sans diagnostic.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles-eternel-tabou-25?id=8769302#?station=a9e7621504c6959e35c3ecbe
    #douleur

    #TAMPONS ET #SERVIETTES, LES FEMMES MONTENT AU CRÉNEAU

    Quelle est la composition des tampons et des serviettes hygiéniques ? Au Parlement, Valérie Piller Carrard interpelle le Conseil fédéral à ce sujet. En effet, de récents tests du magazine français « 60 millions de consommateurs » ont fait état de traces de polluants dans les protections périodiques. Et les fabricants ne donnent toujours pas la composition et le mode de fabrication de ces objets usuels, car ce ne sont pas des dispositifs médicaux.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles-eternel-tabou-35?id=8772239#?station=a9e7621504c6959e35c3ecbe
    #pesticides #roundup

    La fin dʹun cycle

    Quelle nouvelle période sʹouvre avec la ménopause ? Les femmes sont-elles libérées des douleurs de règles, des changements dʹhumeur ou au contraire gênées par les symptômes physiologiques ou les mythes colportés autour de lʹarrêt de la fertilité ? Elise, Michelle et Birgit de lʹassociation CorpsEmoi se retrouvent pour créer un atelier de femmes autour de la ménopause. Lʹanthropologue de la santé, Josiane MʹBarga a comparé le vécu des femmes suisses et celui des femmes camerounaises.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-sang-des-regles--eternel-tabou-45?id=8774971#?station=a9e7621504c6959e35c3ecb
    #ménopause

    Il y a 5 épisodes, il est possible de les écouter sur le site de Vacarme de la RTS

  • 2005 - La pilule contraceptive est officiellement classée cancérigène

    http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/sante/epidemiologie/cancersein/risq_cancer_sein/pilulcansein

    http://rfi.fr/actufr/articles/068/article_37908.asp (07/08/2005)

    "Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), dépendant de l’OMS, vient de classer la pilule contraceptive parmi les produits cancérogènes du « groupe 1 », ceux dont l’action est « certaine »" d’après RFI actualités.

    Un groupe de 21 chercheurs venant de 8 pays différents rendent publics les réésultats suivant : la pilule diminue le risque de cancer de l’ovaire et de l’endomètre, mais augmente celui du sein, du col de l’utérus et du foie.

    Les hormones œstrogènes contenues dans chaque comprimé sont responsables de ce risque plus élevé. En effet elles sont plus concentrées dans la pilule contraceptive que lorsqu’elles sont libérées par les ovaires naturellement.

    http://www.amessi.org/Cancer-la-pilule-contraceptive-officiellement-classee-cancerigene

    http://www.cancer.ca/fr-ca/prevention-and-screening/be-aware/artificial-hormones/birth-control-pill/?region=qc

    Les femmes qui prennent la pilule ont un risque un peu plus élevé de cancers du sein, du col de l’utérus et du foie, ainsi qu’un risque accru de maladies cardiovasculaires (principalement chez les fumeuses).

    Read more : http://www.cancer.ca/fr-ca/prevention-and-screening/be-aware/artificial-hormones/birth-control-pill/?region=qc#ixzz4nyh2S8bK

    En 2012 - 1 femme sur 11 a eu un cancer du sein
    En 2017 - 1 femme sur 9 aura un cancer du sein
    Pour la suite, il est prévu qu’une femme sur 8 aura un cancer du sein, en trente ans, ce cancer a augmenté de 130%

    Les cancers du sein sont aussi plus fréquents chez les fumeuses, près des centrales nucléaires et chez des femmes ayant subi de nombreuses mammographies …

    Ça se soigne très bien nous dit-on, mutiler les femmes après les avoir empoisonner, est le seul #protocole_médical au point.

    #tout_va_bien #feminicide #cancer

    • « Les représentants du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM) et de la Société Française de Gynécologie (SFG) craignant une lecture caricaturale des données scientifiques rappelées par le CIRC, tiennent à faire la déclaration suivante :

      Face à l’augmentation des cancers du sein sous pilule relevée par les travaux du CIRC, les responsables du CNGOF, de la FNCGM et de la SFG soulignent que celle-ci est faible et que ce risque disparaît dix ans après la fin de l’utilisation de cette contraception. »

      #assassins

    • Le traitement de la ménopause également considéré à risque

      Jusqu’à présent, l’hormonothérapie oestro-progestative de la ménopause était considérée par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), comme peut-être cancérogène pour la femme. Aujourd’hui, ce traitement est classé dans la catégorie des cancérogènes, dans la mesure où il augmenterait les risques de cancer du sein et de celui de l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus), mais seulement selon certains schémas de prescription.

      Après réexamen des études les plus récentes sur les hormones de la ménopause, les auteurs soulignent que : « Les études épidémiologiques montrent de façon concordante l’accroissement du risque de cancer du sein chez les utilisatrices actuelles ou récentes. Ce risque augmente avec la durée d’utilisation et est supérieur à celui que courent les femmes utilisant une hormonothérapie basée sur les œstrogènes seuls. »

      #gynécologie #ménopause #contraception #hormones #œstrogènes #progestérone

  • #Femmes, 50 ans ? Le nouvel âge ingrat - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/2017/03/20/femmes-50-ans-nouvel-age-ingrat

    Le deuxième événement est extérieur. A 52 ans, Elodie se sépare. « C’était une bonne chose, je vivais une relation toxique avec un manipulateur qui ne cessait de me mettre à l’épreuve. » Soulagement donc, sauf que la suite n’est pas rose. « De retour sur le marché de la séduction, je suis tombée à la renverse. Dans la rue, les transports publics et les soirées, j’ai tout à coup réalisé que je possédais un superpouvoir : l’#invisibilité. Désormais, plus aucun homme ne me voit. Dans le train par exemple, la plupart des hommes fixent leur portable, et s’ils lèvent les yeux, ils me passent à travers. Je vous assure : une femme quinquagénaire devient subitement invisible ! » Ensuite, poursuit la jolie Elodie, les sites de rencontre ne relèvent pas le niveau. « Les hommes de mon âge visent et conquièrent sans problème des femmes de dix, quinze ans de moins. Dès lors, sur les sites, j’étais soit approchée par des très jeunes garçons, de 25 ans, qui veulent se faire une MILF pour frimer auprès des copains. Soit par de vieux types avec qui je ne partage rien. » C’est qu’Elodie aime la musique électronique et court les concerts. « Une histoire qui se résume à l’enchaînement classique dîner, ciné ? C’est pas mon truc ! »

    #âgisme @beautefatale

    • Les hommes cis hétéros savent très bien ce que vivent les femmes. Parceque les femmes de 50 ans ne sont pas vraiment invisibles sinon on s’en servirait massivement dans l’armée pour des attaques ultra discrètes. Moi j’en voie des femmes de 50 ans alors je peu pas croire que les hommes cis hétéros de 50 ans soient déficients de la vue seulement pour ces femmes là. Ces hommes ne veulent simplement pas de femmes qui leur soient égales et ils font tout pour cela dans un parfait déni.

      Jusqu’à 50 ans, l’être humain est tourné vers l’extérieur. Il construit ses vies professionnelle, personnelle et sociale et existe essentiellement dans le regard de l’autre. Du coup, il est dans une énergie constante de séduction. Dès 50 ans, explique Christophe Fauré, le mouvement s’inverse. L’être humain se tourne vers lui-même et cherche à satisfaire ses propres aspirations.

      Cet effet joue aussi et surtout sur les homme et leurs habitudes de dominant qui sont de plus en plus importantes et décomplexés. A 50 ans les hommes ont accumulé beaucoup de privilèges par rapport aux femmes et leurs capacité de domination sont à leur apogée. De mon experience de harcelement de rue les hommes agés sont les plus agressifs et les plus crades. C’est aussi à cet age qu’ils se mettent à pontifier sur tout et cherchent des femmes jeunes, plus précaires, qui ne sont pas en position de contrarié leurs vues et qui vont aussi pouvoir s’occuper d’eux gratuitement pour leurs fin de vie.
      Voire les articles d’Antisexisme sur l’impuissance comme model de beauté. Ce que les hommes trouve beau, séduisant chez une femme c’est qu’elle soit impuissante face à eux. https://antisexisme.net/2016/01/02/impuissance-01
      Pour les différences d’age dans les couples j’ai trouvé ceci ;


      https://www.franceinter.fr/societe/anatomie-de-la-difference-d-age-dans-les-couples

      De mon point de vue devenir invisible auprès des hommes dans l’espace publique c’est une amélioration. Ce qui est ingrat surtout dans la 50 aine pour les femmes c’est le taux de chômage et le minimum vieillesse auquel il faut se préparé. Les patrons (qui sont plus nombreux à être des hommes) sont aussi étrangement aveugles aux CV des femmes de 50 ans...
      http://www.huffingtonpost.fr/margaux-gilquin/chomage-longue-duree-seniors_b_9679608.html

      ( Edit : Dans la suite de la discutions il s’avère que ce que je dit là est faux aujourd’hui. Voire le message de @simplicissimus plus bas )

      Pour revenir à la séduction amoureuse, les hommes qui ne voient pas ces femmes de 50 ans, il vaut mieux s’en tenir loin, puisque que ce sont ceux qui cherchent des femmes qu’ils vont pouvoir dominé.
      https://www.youtube.com/watch?v=sVW5V14UGks

    • @mad_meg

      Les patrons (qui sont plus nombreux à être des hommes) sont aussi étrangement aveugles aux CV des femmes de 50 ans...

      Ils le sont également des CV d’hommes de plus de cinquante ans. Là pour le coup, je me demande s’il n’y a pas égalité (encore que je sois presque sûr que des chiffes vont balayer cet espoir). Quand tu as cinquante ans dans une entreprise, tu passes dans une autre dimension.

      Et sinon dans l’article je relève également ceci :

      Spécialiste du deuil, ce psychiatre et psychothérapeute français n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, la crise des 50 ans est aussi déstabilisante que l’adolescence. Mieux, selon le spécialiste, le sentiment général de bien-être atteint son niveau le plus bas à cet âge et remonte après ! La grande différence entre l’homme et la femme, poursuit le psychiatre, c’est que la femme, soumise à la ménopause, y est confrontée sans délai, alors que l’homme, intact physiquement, peut se bercer d’illusions à 50 ans.

      Intact physiquement , vraiment ?

      Ben je sais pas les autres, mais moi à cinquante deux ans, je ne suis plus tout à fait le jeune homme que j’ai peut-être été.

    • Pour le taux de chomage des femmes de 50ans j’ai pas trouvé le chiffre précis comparé aux hommes de la même tranche d’age mais j’ai souvenir qu’il y a une nette différence en défaveur des femmes. J’ai trouvé ceci mais trop technique pour moi. Peut être que @simplicissimus y comprendra quelquechose mais ca dépasse mes compétences en statistiques :
      http://www.journaldunet.com/economie/magazine/1038148-chomage/#chomeurs-age-sexe
      L’écart de revenu et de niveau de vie est de plus en plus fort entre les femmes et les hommes avec l’age.
      http://www.inegalites.fr/spip.php?article972

      Pour l’aspect physique les femmes ont le même pbl que les hommes + un changement brutal avec la ménopause + les maltraitances médicales de genre, tel que la non connaissances des symptômes d’infarctus ect...
      http://www.feroce.co/symptomes-avc-femmes

      Ca me fait pensé à une chose que j’ai toujours entendu par rapport à ca. Une désaprobation des femmes qui n’assument pas leur age sois disant. Pour les femmes qui « s’habillent encore comme des ados » et qui devraient s’habiller en vieille dame (jupes longue, vetements sobres et discrets...). Ca m’a toujours heurté d’entendre ca et c’est toujours très vivace.
      par exemple ce site de conseil vestimentaires pour les femmes de 50 ans indique :

      En portant la jupe au genou, vous êtes certaine de ne pas vous tromper. Les femmes de plus de 5 pieds 4 pouces peuvent également la porter sous le genou, tandis que les plus petites peuvent opter pour des modèles un peu plus courts qui se portent au dessus.

      Le col roulé ou le col châle sont de bonnes alternatives pour les femmes de plus de 50 ans.

      Qu’il soit de couleur contrastante ou de la même couleur que votre tenue, le veston est souvent la touche finale qui fait toute la différence ! On peut même se permettre un brin de folie. Ayez une touche d’originalité dans le choix du tissu, de la texture ou de la couleur.

      À partir d’un certain âge, pas de décolleté plongeant ! Une encolure ronde convient mieux aux petites poitrines tandis que les femmes à poitrines fortes devraient privilégier les encolures en V (plutôt que carrée) et éviter les encolures montantes.

      https://www.lebelage.ca/sante-et-mieux-etre/beaute/conseils-mode-pour-femmes-de-50-ans-et-plus?page=all

    • Ce que je pense aussi sur le sujet c’est que les femmes affrontent avec beaucoup de courage cette période qu’elles regardent en face, ont le courage de l’appeler par son nom, la ménopause (qu’elles vivent toutes très différemment, de façon plus ou moins agréable d’après ce que j’en comprends), quand les hommes n’ont évidemment pas le courage, même pas entre eux, surtout pas entre eux, de parler d’un déclin tout à fait similaire, même s’il semble plus progressif (et quand je dis plus progressif, je me demande même si je ne dis pas cela pour me rassurer moi-même), alors que c’est quand même assez flagrant.

    • Pour l’andropause, j’ai l’impression que les hommes n’en parlent pas et prennent du viagra souvent en cachette. Sur le sujet de l’andropause j’ai trouvé ca :
      http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/7431-andropause-chez-l-homme-symptomes

      sur la consommation de viagra :
      http://www.planetoscope.com/lamour/1364-consommation-mondiale-de-viagra.html

      Il y a pas mal de campagne de sensibilisation aux problèmes erectiles masculins on en parle quant même un peu mais sans prononcé le mot andropause. Ce n’est jamais l’occasion de remettre en cause le sexe non pénétratif. Pourtant au niveau confort de vie tout le monde y gagnerait. Les femmes qui ont les vagins secs à cause de la ménopause et l’espérance de vie des hommes qui s’exposent à des problèmes grave à cause du viagra qui agit sur le fonctionnement du cœur.

    • Merci à vous tous @mad_meg @aude_v @philippe_de_jonckheere pour vos liens, la qualité et la sincèrité de vos commentaires. J’ai beaucoup de plaisir à vous lire. Au fait j’ai commencé la lecture d’ Une fuite en Egypte .

      Récapitulatif des symptômes de l’andropause :

      Une baisse de la libido.
      Des érections moins rigides et moins fréquentes.
      Des épisodes de sudation indépendants d’une dépense physique.
      Une fatigabilité plus fréquente, une récupération physique plus
      laborieuse après efforts.
      Des troubles du sommeil.
      Une nervosité accrue, une irritabilité plus fréquente.
      Une tendance dépressive.
      Une diminution de la masse musculaire.
      Une augmentation du périmètre abdominal.
      Une fragilité osseuse.
      Des douleurs musculaires et articulaires plus fréquentes.
      Une régression de la pilosité.

      Cela ressemble en de nombreux points à la ménopause.

    • Merci @marielle :)
      Pour l’andropause je suis surprise de la ressemblance avec la ménopause. Avec quant même il me semble une monté progressive qui change pas mal la manière de vivre les choses.
      Sur la ménopause il y a quelques ressources sympas sur #radiorageuses
      Ici une disscution sur le sujet :
      http://radiorageuses.net/spip.php?article687
      et là des témoignages :
      http://radiorageuses.net/spip.php?article106
      #radio #ménopause #andropause

    • Je peux vous faire part de mon expérience personnelle de ménopausée :)
      La plus grande souffrance pour moi a été de me voir partir en vrille comme ça, pour un oui ou pour un non. Je dis de me voir parce que je ne me reconnaissais pas. Enfin, pour un oui ou pour un non, j’avais quelques raisons mais ces accès étaient très violent. Je suis quelqu’une d’hyper sensible, à fleur de peau, mais avec le temps on temporise, on relativise, on réagit moins vivement. Donc pendant deux ou trois ans je suis partie parfois en vrille et pendant ces accès j’ai pu dire des horreurs à des gens (pas beaucoup) qui avaient pu me contrarier. J’étais irascible, voilà le mot juste, irascible. Après ces accès j’étais très malheureuse parce que je ne pensais pas ces horreurs, je regrettais amèrement de les avoir dites et en plus je ne me reconnaissais pas. Sans doute aussi je traversais une période difficile dans ma vie personnelle qui n’avait rien à voir avec la ménopause. Cela exacerbait sans doute les choses. Quand ces accès ont cessé j’étais vraiment soulagée (et peut-être pas seulement moi).
      Point de vue corporel, mon corps bougeait beaucoup, j’avais l’impression parfois d’être bouffie de l’intérieur. Pas d’avoir grossi mais d’être enflée, bouffie c’est le mot. J’en ai parlé avec une copine bien plus jeune qui commence à avoir des symptômes, elle ressentait la même chose. On peut ressentir un petit cela à l’approche des règles mais dans une moindre mesure je trouve. Voilà donc cette période très inconfortable où j’avais l’impression que mon corps bougeait tout le temps a duré au moins cinq ans.
      J’ai eu quelques bouffées de chaleur mais rien de trop prégnant. Depuis jeune j’ai eu régulièrement des suées qui me prenaient la nuit, je me réveillais trempée des pieds à la tête et frissonnante, drap et oreiller mouillés. C’était donc pas pire.
      Voilà, tout cela est maintenant terminé, corps et humeur sont stabilisés. Je n’ai pas grossi, mis à part que j’ai pris une taille de soutien gorge mais j’ai tendance à penser que c’est le relâchement des tissus :)
      Du côté de la libido, le clito fonctionne bien mais je m’assèche à l’intérieur.
      Sur l’invisibilité par rapport au regard des hommes, je crois que ça me fait des vacances. Non pas que j’étais particulièrement séduisante mais ma personnalité pouvait attirer et ça m’a posé des problèmes. Je dis ça, je ne sais pas au juste mais j’ai eu des problèmes. Et puis j’ai eu tellement de déboires dans ma vie amoureuse que j’ai plus ou moins renoncé à rencontré quelqu’un. A côté de cela, la solitude ne me pèse pas tant que beaucoup, je crois.
      Voilà, je crois que j’ai fait le tour.
      Maintenant j’ai pris un petit coup de mou en début d’année en réalisant que j’avais 56 ans. Jusque là vieillir ne m’avait pas vraiment atteint mais cette année ça m’a fait un drôle d’effet. Et pour plusieurs raisons. La première, et ça j’ai pu en discuter avec d’autres personnes qui ressentent pareil, c’est qu’on a une représentation des personnes de plus de 50 ans qui ne correspond pas au ressenti qu’on a de sa propre personne. C’est clair et net. Ensuite, on fait beaucoup moins de choses dans sa journée et dans sa vie en général, on peut se sentir un peu frustré. Ou alors il faut prendre des produits. Je n’en prends pas. Et contrairement à certaines personnes qui se réveille de plus en plus tôt le matin en vieillissant, moi c’est plutôt l’inverse surtout l’hiver. Mais en ce moment ça va, je me réveille sans réveil un peu avant 7 h, comme avant.
      L’aspect le plus difficile pour moi maintenant, c’est la question professionnelle. Déjà que je suis infoutue de « mettre en avant mes compétences » je sens bien que mon âge (et aussi mon sexe) me pénalisent lourdement professionnellement parlant. Pour être franche, je ne sais comment cela va se terminer. J’ai de plus en plus de mal à décrocher des contrats, avec mon statut d’artiste j’ai droit à rien, célibataire, pareil, et pour couronner le tout j’ai toujours 16 trimestres de cotisations retraite dans la vue (merci la Cipav). Là je n’ai pas payé mes cotisations depuis juillet 2016 à la MDA ni pour la complémentaire vieillesse obligatoire. Je vais demander l’étalement de ce que je dois. Bizarrement, j’arrive à rester relativement sereine en me disant que je peux tenir un mois ou deux de plus et après on verra.

    • Pour le taux de chômage des plus de 50 ans, j’avais ce même souvenir, mais il est ancien et ne correspond plus aux chiffres actuels où depuis quelques années le taux de chômage des hommes de plus de 50 ans est devenu supérieur à celui des femmes.

      Bon, à prendre avec modération parce que, si je ne m’abuse le taux de chômage est relatif aux actifs. Et le taux d’activité des femmes de plus de 50 ans doit être inférieur à celui des hommes. Mais je n’ai pas trouvé de taux par tranche d’âge.

      série longue (et détaillée) à télécharger là
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/2388200?sommaire=2045174
      (pour ceux que ça intéresse, on y trouve aussi le détail par tranches d’âge de 5 ans)

    • Merci @odilon pour ton témoignage. Il est précieux et j’espère que tu va trouvé à nouveau du travail qui te laisse un répis. Pour les bouffées de chaleurs ca me rassure, j’en ai comme toi depuis très longtemps. Par contre pour le caractère irascible je n’ose pas imaginé ce que ca va donné avec mon tempérament quant ca va me tombé dessus...

      Merci @simplicissimus je devais avoir des statistiques anciennes aussi en tête. Je vais édité mon message pour rétablir la vérité.

    • Merci @odilon de ton témoignage. C’est vrai que la ménopause est un tabou, alors que c’est pourtant le même type de transformation que le homard adolescent dont parle Dolto. Une espèce de période de mutation qui vous surprend et vous inflige le grand #hasbeen si on en profite pas pour se féliciter d’avoir franchi le mur reproductif qui vous rend à vous même. (tant pis si j’écris mal)

      Pour rebondir sur l’invisibilité, la plupart des femmes de plus de 50 ans avec qui j’en parle l’on bien remarqué. (Surtout les copines actrices) Pas forcément qu’elles en souffrent, ça leur fait plutot des vacances de ne plus être vu. Mais quand même, non seulement ce sont la plupart des hommes qui deviennent aveugles mais aussi les plus jeunes (femmes ou hommes) que l’on a habitué à rester en troupeau et à considérer les adultes comme désagréables qui ne vous captent plus du tout, même pas du mépris, juste de l’inintérêt. Et ça m’a amusé de voir qu’une des seules qui ne l’a pas remarqué est une executive-woman sans une ride et toujours souriante qui à 50 ans en parait 30 !

      Quant au viagra, j’ai un pote qui en prenait, pour la petite histoire il pleurait que je n’ai pas envie ce jour là alors que sa pilule lui coutait si chère et qu’il l’avait déjà avalé. Je l’ai foutu dehors.

  • La vieillesse est féminine – qui s’en soucie ? - Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2004-1-page-31.htm

    De fait, les femmes âgées sont omniprésentes dans notre société ; cependant, leur apparition est marginale dans la science et dans le discours public. Les études genre ont elles aussi très longtemps négligé le sujet des « femmes âgées ». Ce thème n’est nulle part mentionné dans le plan d’action de la conférence mondiale de Pékin. Il n’y est fait référence aux femmes âgées que de manière indirecte, par exemple en lien avec les thèmes du commerce, de la santé ou de la pauvreté. Du point de vue des politiques d’égalité, il n’existe aucune mesure visant en propre les femmes âgées. Ce fait entre en contradiction flagrante avec le changement démographique de ces dernières décennies : au cours du siècle écoulé, l’espérance de vie des femmes est passée d’une moyenne de 48 ans à 82,5 ans aujourd’hui ; elle est significativement plus élevée que celle des hommes. Dans la tranche d’âge des 65-69 ans, les femmes sont déjà majoritaires, et plus l’âge avance plus ce phénomène de la « féminisation de la vieillesse » prend de l’ampleur. Les femmes représentent la grande majorité (84 %) des personnes de plus de 94 ans.
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    L’appartenance de genre influence notre vie de façon multiple de son commencement à son terme et les représentations de la manière dont les femmes et les hommes doivent se comporter sont un régulateur social important notre vie durant (Perrig-Chiello, 2001a). Ce constat devrait faire du thème des « femmes âgées » un objet brûlant des études genre, d’autant plus si l’on ajoute que la relation entre les hommes et les femmes devient tout à fait disproportionnée avec la vieillesse, en raison du fait que certaines différences se renforcent tandis que d’autres perdent de leur évidence, et du fait que les attentes en termes de rôles genrés sont tantôt diffuses, tantôt stéréotypées à l’extrême - étant donné l’ignorance des faits réels ou l’absence de volonté de les connaître.
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    Au vu de ce qui précède, on pourrait donc s’attendre à ce que les questions se rapportant aux femmes constituent, dans le champ de la gérontologie au moins, un élément essentiel de l’autodéfinition de cette discipline. Il n’en va cependant pas ainsi, même si l’on ne peut reprocher à la gérontologie d’être aveugle au genre. De fait, jusqu’aux années 80, la gérontologie s’est elle aussi orientée en fonction de critères masculins. Par la suite, on observe un effort croissant d’intégration de la catégorie du genre dans la recherche. Mais il s’agit avant tout d’un repérage ponctuel de biais masculins, d’un constat d’absence d’une perspective de genre ou de distorsion de cette dernière, plutôt que d’une confrontation méthodique et théorique avec une véritable perspective de genre au sein de la gérontologie.

    • Divers états des lieux scientifiques montrent que, dans de nombreuses cultures, les femmes âgées sont très souvent la cible du mépris et des moqueries de leur environnement en raison de leur âge. Dans le sens commun populaire aussi, la femme âgée est souvent laide et porte-malheur (Fooken, 1994). En histoire culturelle, des témoignages dressent un portrait très négatif des femmes âgées. Les arts figuratifs nous les montrent avant tout comme des êtres ayant perdu leurs charmes féminins et tout attrait sexuel. C’est ce que révèle par exemple l’examen par la gérontologue Insa Fooken (1994) de 100 000 images (photothèque Herziana à Rome), dont 1 % seulement représente des femmes âgées – la plupart du temps comme repoussoirs mettant en valeur des femmes jeunes et belles. En outre, l’image des femmes âgées est souvent associée à la thématique du pouvoir et du contrôle : sorcières, prophétesses, sibylles, entremetteuses, matrones, etc. La position traditionnelle des femmes âgées en tant que gardiennes et médiatrices d’un savoir spécifique, le plus souvent de la médecine populaire, a toujours été perçue comme menaçante. Selon Fooken, les attitudes misogynes et agressives envers les femmes âgées peuvent être interprétées comme le résultat de sentiments ambivalents (peur et admiration) face à leur « pouvoir inquiétant ».
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      La féministe Nett (1982) postule que le statut inférieur des personnes âgées s’explique par le fait que la plupart d’entre elles sont des femmes (agism as byproduct of sexism). Leur statut marginal est le résultat d’une socialisation qui assigne aux femmes le devoir existentiel de « plaire ». Certes, les femmes âgées représentent une majorité dans notre société, mais une majorité silencieuse et par conséquent inquiétante. Leur socialisation féminine leur a appris qu’elles n’ont pas leur place dans la sphère publique. Comme elles ne se profilent ni ne se sont profilées publiquement, elles ne sont en conséquence guère perçues de manière différenciée, elles font aux « autres » l’effet d’un groupe homogène, anonyme et menaçant. Autrement dit, un groupe qui offre une excellente surface de projection aux peurs et aux agressions de notre société.
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      On pourrait allonger à plaisir la liste des résultats de recherches documentant la discrimination multiforme frappant les femmes âgées : par exemple en abordant la question de la dynamique de l’identité de genre à un âge avancé (ceci en contradiction avec le stéréotype courant faisant des femmes âgées des êtres asexués) ou celle de savoir pourquoi les femmes âgées, contrairement aux hommes âgés, ne sont pas considérées comme sages ni comme particulièrement créatives (Cf. Perrig-Chiello, 2001b).

      #genre #femmes #vieillesse #ménopause #âgisme #gérontologie #féminisme

  • « La voix de mon beau-fils m’agace à en pleurer » : 10 000 femmes parlent de ménopause - Rue89 - L’Obs
    http://rue89.nouvelobs.com/2016/05/04/voix-beau-fils-magace-a-pleurer-10-000-femmes-parlent-menopause-263

    En français, il n’y a presque rien sur le sujet. En anglais, on trouve quelques blogs de bonne qualité (The Perimenopause Blog, Menopause Goddess). Sur Facebook, je découvre deux groupes importants :

    « Menopause », tenu par Jane Atherton, qui bosse dans les soins cosmétiques et entretient une communauté de clientes potentielles (17 000 personnes).
    Et, plus intéressant, « Menopause Misery », un groupe fermé sur lequel plus de 10 000 femmes se parlent quotidiennement.

    « Menopause Misery », qu’on pourrait traduire par « Ménopause-Cafard », est un groupe interdit aux hommes. Il est composé, en grande partie, de femmes entre 45 et 70 ans. Des femmes trentenaires sont là aussi parce qu’elles ont fait une hystérectomie (retrait de l’utérus qui peut s’accompagner d’une ablation des ovaires). Voir défiler tous ces visages de femmes dans un âge fragile est émouvant.

    #menopause #tabou #femmes

    • Des femmes trentenaires sont là aussi parce qu’elles ont fait une hystérectomie

      Quelle #méconnaissance que la ménopause, par exemple on peut très bien être ménopausée à 35 ans, c’est arrivé à une voisine qui la pauvre en est devenue folle. Elle avait choisi de travailler pour offrir aux futurs enfants qu’elle aurait un avenir meilleur, et puis la ménopause est arrivée comme une sentence.
      Il y a dans le 2em sexe de Beauvoir, un passage super où elle parle des femmes ménopausées qui ne sont plus assujetties à un rôle de reproductrices et deviennent des êtres à part entière, la ménopause comme une résurrection. Je crois que c’est dans les premiers chapitres, au moment où elle tente de circonscrire ce qu’est une femme.

    • Oui l’hystéréctomie ne provoque pas la ménopause, seulement l’arrêt des menstruations. C’est l’ovarectomie qui cause la ménopause.

      J’ai relu le deuxième sexe il y a peu ca à été très désagréable pour moi. Je n’avais pas le souvenir d’autant de misogynie quant je l’avais lu à mes 15 ans. Par contre c’est vrai que la partie sur la définition de femme est amusante.

      Sur le sujet des femmes et du vieillissement dans une perspective féministe, je viens de trouvé ceci qui devrais t’intéresser :
      http://seenthis.net/messages/486966

    • Je comprends que tu n’es pas appréciée la relecture, en même temps on doit resituer son contexte avec une 1ere parution en #1949 ! merci pour le lien.

    • Et les symptômes les plus tabous sont évoqués : sang qui « sent la viande rouge », sueur du vagin et sous la poitrine, seins qui se remettent à produire du lait sous l’effet du traitement hormonal. Une membre témoigne :

      « J’ai arrêté ma crème à la progestérone il y a six jours et aujourd’hui, toute la journée, j’ai eu l’impression d’avoir un téléphone en train de vibrer dans mon vagin. »

      Plusieurs racontent qu’elles ne peuvent plus supporter la présence de leur mari dans la pièce ou dans leur lit, parce que le corps de l’autre génère trop de chaleur et d’agitation. Elles dorment sur le canapé.