• Métaphysique de la polyspatialité
    https://laviedesidees.fr/Metaphysique-de-la-polyspatialite.html

    À propos de : Yogev Zusman, L’espace aléatoire, Puf,. On a renoncé, depuis deux siècles, à la #métaphysique de l’espace, considérant que c’était désormais un objet réservé aux sciences. À tort, explique Yogev Zusman : l’espace est encore un objet philosophique à part entière, et il l’est d’autant plus qu’il est fondamentalement multiple.

    #Philosophie #réchauffement_climatique #hasard #histoire_des_sciences #espace

    • Mehdi Belhaj Kacem : « Nous vivons la première guerre civile mondiale, un génocide non conventionnel », 16 novembre 2021
      https://www.apar.tv/societe/mehdi-belhaj-kacem-signe-la-lettre-ouverte-politique-la-plus-violente-du-21eme-

      Michel Houellebecq, devant un parterre de VIP de l’art contemporain, a dit que j’étais le seul écrivain de sa génération aussi bon que lui. J’ai été le premier philosophe à avoir droit à un colloque à 39 ans à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, qui a produit 90% des grands philosophes en France depuis deux siècles, alors que je suis un parfait autodidacte (bac+0). Alain Badiou m’a publiquement présenté il y a quinze ans comme l’un des deux philosophes les plus doués de ma génération, et l’anthropologue de renommée internationale David Graeber, mort prématurément l’année dernière à Venise, disait partout autour de lui que j’étais le plus grand philosophe vivant, et beaucoup de monde pense comme lui.

      [...] « Il n’y a pas eu de "pandémie", et ce sont les chiffres officiels qui le disent. Tapez "morts covid" sur Google, vous tomberez sur le chiffre, au jour où je vous écris, de 4 800 000 de la population mondiale, c’est-à-dire environ 0,04 % de celle-ci, ce qui est dérisoire. C’est d’autant plus dérisoire quand on connaît la moyenne d’âge des victimes : 84 ans. »

      sur... FranceSoir, le 15 décembre 2021, un entretien vidéo de 43 mn

      « le nouveau totalitarisme » en place, [vise] « sciemment à rendre les gens fous » et qui promeut le transhumanisme.

      Le "plus doué de sa génération" rappelle les dithyrambe en l’honneur de Raoult.

      #intellectuels #droitisation

  • Raymond Ruyer, l’impatience métaphysique
    https://laviedesidees.fr/Raymond-Ruyer-l-impatience-metaphysique.html

    Pour Raymond Ruyer, la #Philosophie devait s’intéresser à tout, et au Tout. À l’écart des grands courants de son temps, il tenta de redorer le blason du vitalisme et du panpsychisme, jusqu’à affirmer l’existence de normes et de valeurs absolues.

    #métaphysique #sciences #biologie #Portraits
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210425_ruyer-2.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210425_ruyer-2.pdf

  • Moi moi moi
    http://www.laviedesidees.fr/Moi-moi-moi.html

    La question de savoir ce que nous sommes a beau être aussi vieille que nous, elle n’en demeure pas moins l’objet de discussions animées entre métaphysiciens et philosophes de l’esprit. Chose pensante, personne, animal, inexistence : quel est ce je qui parle pour nous ?

    Livres & études

    / #métaphysique, identité, #corps

    #Livres_&_études #identité

  • L’enquête philosophique
    http://www.laviedesidees.fr/L-enquete-philosophique.html

    Qu’est-ce qu’une enquête philosophique ? Claudine Tiercelin, professeur au Collège de France, discute des mécanismes d’acquisition et de révision de nos croyances et montre qu’en #métaphysique comme en politique, la notion de vérité nous est indispensable.

    Essais & débats

    / #pragmatisme, vérité, #démocratie, métaphysique

    #Essais_&_débats #vérité

  • Une critique de la cosmologie du big bang
    http://www.larevuedesressources.org/une-critique-de-la-cosmologie-du-big-bang,2912.html

    « Ainsi, c’est l’énergie d’un vide inexistant qui va être à l’origine de l’explosion et de l’expansion. Comment s’effectue cette transformation de l’énergie du vide en rayonnements ? Comment le vide peut-il de lui-même susciter du rayonnement ? Comment ces fluctuations virtuelles peuvent-elles devenir réelles ? Et comment délimiter l’étendue de ce vide plein d’énergie si l’espace n’est pas ? Et qu’est-ce que l’énergie « en tant que telle » sinon du pur mouvement qui ne peut s’exprimer que par un corps ? » La (...)

    #Controverses

    / #Astrophysique, #Métaphysique

  • La question de l’unité entre physique et philosophie
    http://www.larevuedesressources.org/la-question-de-l-unite-entre-physique-et-philosophie,2911.html

    La science est née avec l’invention de l’outil et au siècle de l’atome et du numérique, elle n’a pas changé de nature quant à sa méthode et son but : comprendre, transformer et s’approprier la nature. ___________________ Il n’y a d’ailleurs pas de spécificité quant à « l’esprit scientifique » ni de méthode particulière — hors l’usage des #Mathématiques — qui consiste à élaborer des hypothèses, à les vérifier et à capitaliser les expériences dans un savoir qui n’a cessé de croître. La science s’est simplement (...)

    #Agora

    / #Heidegger, #Philosophie_et_Sciences_de_l'homme, Mathématiques, #Métaphysique, #Sciences, #Aristote, Emmanuel (...)

    #Emmanuel_Kant

  • #Heidegger penseur de la régression
    http://www.larevuedesressources.org/heidegger-penseur-de-la-regression,2896.html

    Un grand penseur exprime l’Esprit de son époque. Avec Heidegger, nous vivons et expérimentons chaque jour ces temps de détresse, sans salut individuel ou collectif, depuis la mort de Dieu et celle de Marx. Heidegger est donc bien celui qui a clos une étape de la #Métaphysique et pris la relève de l’hégélianisme accusé d’avoir théorisé les tragédies totalitaires du siècle passé. La « pensée de l’Être » a inspiré la plupart des penseurs de la « french théorie » tels que Derrida, Levinas, Foucault et Deleuze (...)

    #Inactuelles

    / Heidegger, #Philosophie_et_Sciences_de_l'homme, Métaphysique

  • Pourquoi « moi » ?
    http://www.laviedesidees.fr/Pourquoi-moi.html

    De quoi parlé-je quand je dis « je » ? Pourquoi, en philosophie, passe-t-on du « je » au « moi », #sujet dont l’existence ne fait pas de doute ? Pour répondre à ces questions, dit V. Descombes, il faut une grammaire philosophique, qui explique comment on passe du pronom au substantif.

    Livres & études

    / subjectivité, #Descartes, sujet, #métaphysique

    #Livres_&_études #subjectivité

  • La subjectivation condition du bonheur réel ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/100797/subjectivation-condition-bonheur-reel

    En préambule de sa Métaphysique du bonheur réel, Alain Badiou met en garde : chez lui comme chez Platon et Spinoza dont il revendique l’héritage, le bonheur est « l’affect du vrai » et partant n’est pas du côté de la facilité. Conception exigeante s’il en est, le bonheur selon Badiou implique que l’individu fasse le choix de se subjectiver (de devenir autre en lui-même), donc de s’extraire de la médiocrité de la satisfaction. Si le chemin y conduisant est escarpé, le bonheur demeure, du moins en droit, accessible à tous, puisque « tout individu dispose, plus ou moins secrètement, de la capacité de devenir Sujet ».

    Le premier mérite de cette conception est de prendre l’exact contre-pied de la tendance contemporaine à réduire le bonheur à une forme d’acceptation de l’existence ou de contentement né de l’accomplissement de certains désirs socialement prédéterminés, dont la liste non-exhaustive inclurait le couple épanoui, le travail intéressant et la vie sociale bien remplie. La perspective de Badiou sur le bonheur, qui fait passer l’opposition conceptuelle fondamentale entre bonheur et satisfaction, s’inscrit dans un programme critique. En s’élevant contre ces conceptions molles du bonheur, le philosophe cherche à montrer que non seulement celles-ci confondent le bonheur avec son simulacre qu’est la satisfaction, mais servent également le maintien de l’ordre établi. La satisfaction, en effet, tend à étouffer la possibilité qu’advienne le sujet et, par là même, le bonheur réel.

    Or, nous dit Badiou, c’est précisément la fonction de la philosophie que de faire advenir le bonheur réel. La philosophie se trouve définie comme une révolte contre les opinions dominantes. Cette révolte est dite à la fois orientée vers la réalisation d’un bonheur universel, soucieuse de rationalité et porteuse d’une part de risque. Or le monde contemporain, dans son organisation même, opposerait des obstacles de taille à ces quatre composantes de la philosophie. Il serait d’abord inapproprié à la révolte, dans la mesure où il se présente lui-même comme le lieu où se trouve réalisée la plus grande liberté possible. Soumis au règne de la communication, « dont le principe assumé est l’incohérence », il serait également inapproprié à la rationalité. En outre, l’argent, donc l’universalité monétaire, se présenterait comme la seule universalité possible. Enfin, en imposant aux individus de se soumettre au calcul de leur sécurité, le monde contemporain semble également inapproprié au risque.

    #Alain_Badiou #Métaphysique_du_bonheur_réel

  • Philosophie du mal, Jean-Clet Martin
    http://blogs.mediapart.fr/edition/bookclub/article/270215/jean-clet-martin-philosophie-du-mal

    Dans le livre de Jean-Clet Martin, il ne s’agit donc pas #du_mal au sens moral mais du mal comme #expérience, comme « passion » – une expérience moins subjective que #métaphysique de l’altérité, de l’autre, du différent. Vivre devient expérimenter le mal, rencontrer un Autre qui force mon changement, une différence qui me fait violence. Le livre de Jean-Clet Martin est, à sa manière, un livre violent, recherchant la place où il pourrait être une altérité qui nous fait violence, l’altérité d’une pensée qui, par-delà les évidences néolibérales, l’abjection actuelle de la pensée commune, politique, philosophique, pose de manière brute, immédiate, la question pourtant la plus ancienne de la philosophie, qu’il faut alors entendre dans toute sa force et sa radicalité : comment vivre ?

    Il n’y a pas de philosophie sans la position de cette question, c’est cette question que les philosophes ne cessent de poser, de faire varier. Ce qu’est la philosophie est inséparable d’un certain type de vie mais surtout d’une urgence, d’une nécessité de la question : faire de la philosophie, c’est demander comment vivre, et si cette question du meilleur mode de vie a pu être répétée et recevoir des réponses, il y a surtout une nécessité par laquelle elle s’impose plus qu’elle n’est posée, une urgence violente et critique, à chaque fois actuelle. La violence de cette question vient de l’#actualité avec laquelle elle s’impose, ne cesse de s’imposer, sans médiation, à chacun, philosophe ou pas, qui fait alors l’expérience de cette question. La #philosophie commencerait par la conscience de l’urgence de cette question, la conscience de son actualité, de sa nécessité.

  • La renaissance de la #métaphysique
    http://www.laviedesidees.fr/La-renaissance-de-la-metaphysique.html

    E. Anscombe et P. Geach renouent avec la métaphysique d’Aristote et de saint Thomas, en s’appuyant sur la #philosophie_analytique du langage : nous devons chercher à déterminer ce qui existe réellement et non nous limiter, comme le prône la philosophie moderne, à la connaissance de nos représentations.

    Livres & études

    / métaphysique, philosophie analytique

    #Livres_&_études

  • Grandeurs et misères du #matérialisme – Intelligence du matérialisme de Benoît Schneckenburger
    http://diffractions.info/2013-12-06-grandeurs-et-miseres-du-materialisme-intelligence-du-mater

    « Je ne demande pas l’immortalité, l’ubiquité, l’omniscience. Je ne demande pas que la société "me donne le bonheur" ; je sais que ce n’est pas là une ration qui pourrait être distribuée à la mairie ou au Conseil ouvrier du quartier, et que, si cette chose existe, il n’y a que moi qui puisse me la faire, sur mes mesures, comme cela m’est arrivé et comme cela m’arrivera sans doute encore. »

    #philosophie #politique #revue_littéraire #Benoît_Schnenckenburger #épicurisme #idéalisme #Jean-Luc_Mélenchon #marxisme #métaphysique #philosophie_politique #rationalisme

  • #Walter_Benjamin et #Theodor_W._Adorno. Critique salvatrice et #Utopie.
    http://www.larevuedesressources.org/walter-benjamin-et-theodor-w-adorno-critique-salvatrice-et-uto

    Les grands novateurs de l’#Essai au #XXe_siècle qui influencèrent la postmodernité et renouvelèrent l’essai sur l’art, du moins ce qu’on en pense généralement, furent principalement, excepté Georg Lukács, les théoriciens sociologues du mouvement de l’école de Francfort, ainsi nommé à cause du projet marxiste de l’Institut de recherche sociale fondé en 1923 dans cette ville, qui les rassembla jusqu’à sa fermeture par le pouvoir nazi en 1933 (en fait un ajournement car le mouvement poursuivra son activité à (...)

    #Friedrich_Wilhelm_Nietzsche #Sociologie #Franz_Kafka #Millénarisme #Métaphysique #Christian_Schärf # Sonia_Goldblum #Traçés #École_de_Francfort #ENS_Éditions #Montaigne

  • Comment reconnaitre ce qui est « sublime » ? Rencontre Passionnante avec l’historien de l’art Paul Ardenne spécialiste de l’art contemporain et la galériste Barbara Polla.
    http://www.youtube.com/watch?v=vwnqyygOWJ0

    http://www.artemedia.fr/2012/06/24/le-sublime-par-barbara-polla-et-paul-ardenne

    « Est sublime ce qui, par cela seul qu’on peut le penser, démontre une faculté de l’âme qui dépasse toute mesure des sens » (Kant, Critique de la Faculté de Juger). Le sublime associe la beauté et son ombre. Toujours, il déborde le beau. Il ne se donne pas à voir. On évoque Quasimodo, ou La Jambe noire de l’Ange. Sublime ? Il y a dans ce mot une ambiguïté étymologique riche de doute : s’agit-il de limis, oblique, de travers — ou de limen, la limite, le seuil, celui que l’on ne saurait outrepasser ? La Jambe noire de l’Ange est, quant à elle, de travers.

    Chez Kant, le sublime se légitime par la révélation de l’homme à lui-même en tant qu’être libre. Cette profondeur métaphysique suppose l’absence d’artifice et une sorte de perfection sensible qui conduit au vertige. Chez Kant encore, l’homme est un spectateur prenant conscience, à travers un phénomène lui étant étranger — l’art par exemple —, de lui-même. Avec #Burke, l’homme devient, insidieusement, à la fois producteur (d’une œuvre d’art...) et spectateur. Le sublime glisse hors de l’homme et se manifeste alors dans l’artifice lui-même.

    #Wittgenstein, lui, nous rappelle que « ce dont on ne peut parler, il faut le taire. » Ce sont l’art et la terreur qui nous donnent alors à voir ce dont on ne peut parler. Telle la Guérison du Diacre Justinien, réalisée par Côme et Damien, deux frères jumeaux d’origine arabe, médecins « anargyres » (sans argent) convertis au christianisme. Fra Angelico, en silence, nous donne à voir l’un des miracles posthumes des jumeaux anargyres. Le diacre Justinien avait la jambe en perdition. Saint Côme et Saint Damien lui greffèrent, pendant son sommeil, la jambe d’un éthiopien qui venait d’être enseveli au Cimetière de Saint Pierre. C’est la Jambe noire de l’Ange, scène peinte par Fra Angelico au titre de La Guérison du diacre Justinien (1438-1440 ; Musée San Marco, Florence).

    #Paul_Ardenne #Histoire #Art #Esthétique #peinture #Cinéma #Littérature #Musique #Être #Choses #Philosophie #Métaphysique #Nature #Culture #Moralisme #Hegel #Kant #Nietzsche... #Pasolini #Eisenstein #sublime #Vidéo

  • « Forme et objet un traité des choses » un livre ardu et passionnant (pour qui aime la philo et les vertiges métaphysiques) du philosophe #Tristan_Garcia paru aux éditions PUF
    Une leçon magistral des travaux qui ont donnés naissance au livre
    http://vimeo.com/24514566

    Cet exposé introduisant à la révision que nous proposons de certains concepts (ceux de « chose », de « forme », de « possible », par exemple) et à l’introduction de termes nouveaux que nous nous efforçons de construire (comme ceux de « chance » et de « prix ») sera illustré d’exemples vivants et de discussions avec d’autres savoirs destinés à sensibiliser à l’importance concrète des problèmes apparemment abstraits qui seront les nôtres : comment désubstantialiser tout à fait notre monde, pour regagner des choses à connaître, sur lesquelles agir et au milieu desquelles être ? Comment débarrasser de résidus « compacts » les objets et l’univers que nous découpons autour de nous et au sein duquel nous nous découpons nous-mêmes, sans pour autant hériter d’un environnement postmoderne, habité seulement de flux, d’événements, d’actes sans aucun support objectif ? Comment quitter le cosmos classique compact sans embrasser le monde moderne vide ? En recherchant, comme nous espérons y inciter, un modèle de choses toujours pleines d’autre chose que d’elles-mêmes et emplissant toujours autre chose qu’elles-mêmes, c’est-à-dire en renonçant au soi, à la substance antique et classique comme au self creux d’aujourd’hui. »
    Tristan Garcia.

    Une présentation de l’ouvrage :
    http://www.lesinrocks.com/2011/12/10/livres/forme-et-objet-un-traite-des-choses-tristan-garcia-en-grand-metaphysicie

    “Comment élaborer un modèle nouveau de découpage des choses, des choses autour de nous, des choses en nous, de nous parmi les choses ?” : tel est le pari de ce traité, dont la première partie, baptisée “Formellement”, est un tour de force réflexif, dépouillé de toute référence explicite à l’histoire de la philosophie (à l’inverse de la seconde partie, “Objectivement”, nourrie de ses lectures savantes). Plutôt qu’une “métaphysique de l’accès”, qui vise à penser notre accès aux choses, Tristan Garcia se propose de “penser les choses” et de développer ce qu’il appelle une “ontologie plate” des choses, c’est-à-dire une pensée qui ne hiérarchise pas les entités du monde à partir de substances ou de principes transcendantaux, mais qui présuppose “une égale dignité ontologique à tout ce qui est individé”. N’importe quelle chose, stricto sensu, en vaut une autre. Il faut ainsi prêter une attention égale à tout ce qui est quelque chose, quoi que ce soit.

    #Philosophie #Métaphysique #Substance #Chose #Phénoménologie #Sujet #Être #Histoire #Structuralisme #Dialectique #Peinture #Art #Politique #Economie #Marchandise #Travail #Modernité #Hegel #Pascal #Descartes #Marx...
    #Livre #Audio

  • « C’est précisément cette double intention de critique et de sauvetage qui constitue l’essence de la métaphysique. La polarité entre d’un côté, la rationalité critique et, de l’autre, le pathos du sauvetage, voilà ce qui a constitué l’essence de la métaphysique tout au long de l’Histoire, tout au long de l’histoire de la métaphysique. Il faudrait définir la métaphysique comme l’effort de la pensée pour sauver ce que, en même temps, elle dissout. » T.W. Adorno, Métaphysique. Concepts et problèmes, trad. Ch. David, Paris, Payot, 2006, p. 54

  • Henri Guillemin livre son « arrière-pensée » (entretien avec Guy Peeters publié dans Le Soir des 20 et 21 novembre 1977) :

    http://www.spa-entouteslettres.be/hgarriere-pensee.html

    Extrait :

    « Les arrière-pensées qui m’animent. Eh bien, vous employez ce mot sans doute parce que moi-même je l’ai utilisé dans mon livre sur Jaurès. C’était une phrase de Jaurès lui-même qui m’avait déclenché. Cette phrase, je l’ai trouvée au chapitre X de son livre sur L’armée nouvelle, écrit entre 1910 et 1911, et je me permets de la citer ici puisque je la sais par cœur : « J’ai sur le monde, si cruellement ambigu, une arrière-pensée sans laquelle la vie de l’esprit me semblerait à peine tolérable à la race humaine. » Un point. Donc, nous avons de l’aveu même de Jean Jaurès une affirmation que derrière son entreprise politique, il y a une arrière-pensée métaphysique puisqu’il s’agissait bien d’une explication du monde. Cette arrière-pensée de Jaurès, elle n’était pas difficile à définir, étant donné que lui-même avait écrit son livre De la réalité du monde sensible en 1892, livre dont il a dit en janvier 1910 à la Chambre : « Je n’en renie pas une syllabe et il est resté la substance même de ma pensée. » J’étais donc autorisé par Jaurès lui-même à découvrir cette arrière-pensée à laquelle il a fait allusion. D’autre part, lorsque j’ai fait ce travail sur Jaurès, j’avais déjà moi-même une autre arrière-pensée qui était qu’il n’était pas le seul à avoir une arrière-pensée politique. Prenons le cas de Robespierre. Robespierre est quelqu’un qui est critiqué, qui est haï, qui est détesté par des tas de gens, et qui, même du côté de ceux qui se prétendent ses héritiers, a un aspect de sa pensée que l’on masque le plus souvent possible, c’est-à-dire la Fête de l’Être Suprême qu’il avait organisée. Comme si on lui « pardonnait » ce côté périmé de sa pensée. Or, un homme comme Robespierre était un homme qui considérait que la modification des structures économiques et politiques d’une Cité n’avait d’intérêt que dans la mesure où elle permettait un développement de l’individu. Je n’en veux pour preuve qu’un discours dont la date m’échappe maintenant (je crois début 1794) sur les « Principes d’un gouvernement républicain » où Robespierre ose dire cette phrase qui me touche tellement : « Ce que nous voulons, c’est une organisation de la Cité où toutes les âmes s’agrandiront » — vous entendez bien. Il s’agit donc bien d’un prolongement de la réforme structurelle, de la réforme politique, de la réforme sociale en vue d’un développement de l’individu. « Où toutes les âmes s’agrandiront... » Il faut savoir qu’un homme comme Robespierre était extrêmement influencé par la pensée de Jean-Jacques Rousseau. Et, à mon sens, on ne peut comprendre le Contrat social de Rousseau si on ne se réfère pas à la Profession de foi du vicaire Savoyard. Il y a un certain chapitre du Contrat social qui s’appelle « Le Législateur ». Ce législateur, il ne s’en explique pas ; c’est un texte qui demeure obscur et volontairement réservé sous la plume de Jean-Jacques. Mais, il est facile de comprendre, quand on a lu sa Correspondance et qu’on a pénétré sa pensée, que pour lui ce législateur n’est pas autre chose que Jésus-Christ. La pensée politique et sociale de Jean-Jacques Rousseau repose sur une métaphysique, il ne cessera pas de l’exprimer depuis ses premier et deuxième Discours — deuxième discours qui porte en épigraphe un vers latin de l’auteur Perse : « Quem te Deus esse jussit, disce » ; ça veut dire : « Homme, apprends ce que Dieu veut que tu sois ». Cette épigraphe à elle seule montre que Jean-Jacques Rousseau est préoccupé de la destinée de la personne humaine, qu’il veut permettre à l’homme d’accomplir sa destination, et que, dans sa pensée, cette destination dépasse le plan temporel et va jusqu’au plan spirituel et même surnaturel.

    « Trois exemples, trois grands penseurs — Jaurès, Robespierre et Rousseau — auxquels on pourrait adjoindre Hugo et Lamartine, ce Lamartine qui, en février 1848, alors qu’il se lance dans la politique violente écrit : « C’est la bataille de Dieu que nous entreprenons. »

    « De quoi s’agit-il ? Il s’agit de donner à l’être humain une vue du monde qui lui permettrait de dépasser le désespoir. Je dis bien désespoir, parce que, quand je pense à Tolstoï — autour de ses 50 ans, un homme comblé, un homme qui avait six beaux enfants, qui avait une femme qui l’aimait et qui le désirait, qui était le plus grand écrivain de son temps et qui le savait — je vois un homme sur le bord du désespoir et du suicide parce qu’il n’arrivait pas à répondre à une question qui lui paraissait fondamentale et pour laquelle il n’y avait pas de réponse : « À quoi ça sert ? Qu’est-ce que c’est que la vie ? Nous sommes condamnés à mort, mais c’est une absurdité que cette mort, étant donné que nous avons un esprit capable de concevoir des tas de choses, et puis, tout à coup, il n’y a plus rien. » Tolstoï, au terme de cette année 1878, a eu une illumination, il a cru avoir compris, et cet homme qui était désespéré a cessé de l’être. Aujourd’hui, vous le voyez, il y a des quantités de jeunes qui sont attirés vers le suicide. Le suicide des jeunes en Occident ne cesse pas de croître. Parce que — je les comprends tellement bien — on leur présente une vue du monde qui ne serait qu’une jouissance, qui ne serait qu’une utilisation de leur sexe ou de leur argent, et ils finissent forcément par un mur du fond. Je comprends très bien que notre mode de vie débouche sur l’absurdité, et c’est justement pourquoi je suis tellement attaché à la pensée métaphysique qui est la mienne, parce qu’elle seule — il me semble — est capable de délivrer la jeunesse de ce désespoir vers lequel elle va obligatoirement, forcément, foncièrement.

    « Il s’agit pour moi, de découvrir ce que nous sommes, ce que l’individu est dans sa substance. Et c’est là que je suis profondément d’accord avec un homme comme Jaurès qui dit : « L’humanité n’a de valeur que comme expression de l’infini » ; avec Pascal qui affirme que « l’homme passe infiniment l’homme » ; avec Jean-Jacques Rousseau qui croit que « notre vrai moi n’est pas tout entier en nous ».

    « Ma certitude fondamentale, c’est que ce qui nous constitue dans notre substance même, c’est une revendication. L’individu humain est fait d’une vibration, d’une espérance. Ce qui me frappe d’ailleurs beaucoup, c’est que les physiciens contemporains voient se modifier d’une manière extraordinaire leur conception de la matière. Autrefois, chez Épicure et chez Lucrèce, la matière, c’étaient de petits atomes, pondérables, qui avaient une densité et qui tombaient. Aujourd’hui, quand on parle de matière, on parle de plus en plus d’une section de cette matière — l’atome se décompose — et on en arrive à une espèce d’idée que la matière ne serait qu’une vibration, une énergie. Eh bien, je me demande si la personne humaine, au fond, dans sa substance, n’est pas elle-même une vibration et une énergie. Quand je vous parlais de la réclamation, c’est tout de même vrai que, nous tous, nous désirons quelque chose, nous sommes aspirés par quelque chose ; nous voudrions ce que nous appelons dans un bredouillage : Dieu, une solidarité, amour, tendresse, bonté. Nous voulons quelque chose qui réponde à une demande de nous-mêmes, à une espèce de mise en demeure du monde de nous satisfaire, parce que nous ne sommes pas satisfaits.

    « Or, pour aimer et désirer quelque chose, il faut déjà avoir une certaine connaissance, au moins un pressentiment de ce quelque chose. On ne peut pas désirer ce dont on n’a pas d’idée. Cette réclamation, elle est non seulement viscérale mais elle est en elle-même la preuve que ce quelque chose que nous désirons existe. C’est là que j’aime à citer une phrase de Lamartine, qui est dans Utopie, écrit en 1838 : « Cette aspiration qui prouve une atmosphère ». De même qu’il n’y a de poumons que parce qu’il y a une atmosphère concrète, de même ce qui est le fond de nous-mêmes, cette revendication, ce cri vers quelque chose, prouve que ce quelque chose existe. Ce quelque chose, je l’appelle Dieu ; Teilhard de Chardin parlait de l’Oméga ; nous appelons cela aussi, dans un vocabulaire misérable, le Bien, la Solidarité, etc.

    « Voilà, dans mes conférences et dans mes livres, j’essaie de donner à ceux qui m’écoutent ou me lisent l’idée que la vie ne se ferme pas sur elle-même, que la mort est un transfert d’existence, que nous sommes bien autre chose qu’un carrefour de réflexes et de reflets — ce que prétendent les structuralistes. Il y a en nous un noyau qui nous permet de dire je ; et ce qui nous permet de dire je, c’est le contact que nous avons avec cet infini dont nous dépendons et qui nous a créé. »

    Écouter aussi « Ma conviction profonde », dont voici le début :

    Entendu ; je jouerai le jeu. Je ne l’ai jamais fait. Le prosélytisme n’est pas mon fort, mais puisqu’on m’interroge, les yeux dans les yeux, je ne me déroberai pas.
    J’ai essayé de bien réfléchir, posément, de me prendre en mains, de me rassembler. Il ne s’agit pas de discourir, mais d’atteindre et de livrer le noyau de moi-même.
    ....Tant pis. Avec tout ce que je puis d’intelligence et de bonne volonté, la voici, ma conviction.
    Peut-on vivre sans une idée précise de ce que c’est la vie, du sens que ça peut avoir, cette course à la mort ?
    .... Et si l’on me demande à présent : "Alors pratiquement, la vie, d’après vous, c’est pourquoi faire ?"je dirai c’est de tâcher, si je suis incapable de faire grand bien, c’est de tâcher, oui, au moins, de ne pas faire de mal ; de travailler, comme je peux, dans mon coin, à dire ce qui me semble vrai ; et d’essayer, enfin, d’être bon, de ne pas me tromper sur le sens de ce mot : aimer.

    http://www.youtube.com/watch?v=VMblvGKDAIE&list=PL3FE0F0801FEAED00&index=113&feature=plpp_video

    #Henri_Guillemin #Guillemin #politique #spiritualité #métaphysique