• Les réseaux sociaux russes, lanceurs d’alerte de la catastrophe de #Norilsk

    Le 3 juin, le président russe Vladimir Poutine a déclaré l’#état_d’urgence au niveau fédéral, après la fuite le 29 mai d’au moins 20 000 tonnes de #diesel dans une rivière du Grand Nord. La catastrophe a été provoquée par l’effondrement d’un réservoir de la #centrale_thermique de Norilsk, en #Sibérie orientale.

    À Vladimir Potanine, dirigeant de l’entreprise en cause Norilsk Nickel (premier producteur de nickel au monde), le chef du Kremlin a adressé les reproches suivants : « Pourquoi les agences gouvernementales n’ont-elles été mises au courant que deux jours après les faits ? Allons-nous apprendre les situations d’urgence sur les réseaux sociaux ? »

    Ce sont en effet des vidéos postées par des citoyens sur les #réseaux_sociaux qui ont alerté les autorités sur le drame. Depuis des années en Russie, ils constituent un canal de communication important pour les experts et les écologistes qui cherchent à alerter sur les #catastrophes_industrielles et les conséquences du #changement_climatique. Cela offre à la #société_civile une mine d’informations et un espace où s’expriment les critiques sur le manque d’action et d’anticipation de l’État et des entreprises face à ces situations d’urgence.

    Cette nouvelle catastrophe a suscité grâce aux réseaux une attention médiatique nouvelle, pour ces régions isolées où des drames écologiques se jouent régulièrement.
    https://www.youtube.com/watch?v=0kakLGwXGzM&feature=emb_logo

    Un temps précieux perdu

    Précisons que la catastrophe du 29 mai est particulièrement préoccupante. Plus encore que le pétrole, le diesel est extrêmement toxique et les sauveteurs de #Mourmansk, spécialisés dans la #dépollution, ne sont arrivés sur place que 40 heures après la catastrophe du fait du délai entre la survenue de l’#effondrement et l’alerte. Un retard qui n’a permis de récupérer qu’une infime quantité de diesel.

    La majeure partie du carburant a coulé au fond de la rivière #Ambarnaïa et déjà atteint le #lac_Piassino. Le #carburant est en train de se dissoudre dans l’#eau ce qui rend sa collecte difficile et il n’est pas non plus envisageable de le brûler, ce qui libérerait des substances toxiques en quantité trop importante.

    L’#Arctique ne compte par ailleurs ni route ni réservoir pour collecter les #déchets. En construire près des zones polluées est impossible, la #toundra étant marécageuse et impraticable. Les sites de déversement ne sont donc atteignables que par hélicoptère et l’été dans l’Arctique étant très court, le temps presse.

    Rappelons que le #Grand_Nord fait continuellement la triste expérience de la #pollution par le #pétrole, lors de son exploitation et de son acheminement.

    Succession de catastrophes

    La région de Norilsk n’en est en effet pas à son premier #désastre_écologique. Dans cette zone industrielle, les #rivières revêtent déjà toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, non seulement à cause des #hydrocarbures mais également d’autres #activités_industrielles (rejets de #métaux_lourds et de #dioxyde_de_souffre de la #mine de #nickel et du centre industriel métallurgique).

    Convoquée à l’occasion de la fuite massive, la mémoire d’Internet met en lumière les catastrophes passées. En 2016, la rivière #Daldykan à Norilsk avait elle aussi pris un aspect rouge. Les autorités locales et fédérales et les médias locaux avaient alors gardé le silence pendant plusieurs jours. Après avoir nié l’accident, #Norilsk_Nickel avait fini par l’admettre une semaine plus tard tout en assurant que le phénomène ne présentait aucun danger pour l’#environnement. Sous la pression de la société civile locale, images à l’appui, les autorités avaient été poussées à ouvrir une enquête.

    Et il y a seulement trois mois, le 4 mars, dans la même région, près de 100 tonnes de diesel se répandaient dans les glaces de la rivière #Angara après la rupture d’un #pipeline.

    Ces catastrophes lointaines, qui surviennent dans des régions peu peuplées, n’attirent généralement pas l’attention médiatique. Celle de Norilsk, par son ampleur et sa portée internationale, suscite une prise de conscience nouvelle.

    État incapable et entreprises négligentes

    La catastrophe réveille les débats sur les réseaux sociaux russes autour de la gestion du risque environnemental et l’absence totale de responsabilisation des entreprises polluantes en Russie. Les principes de pollueur-payeur, de prévention et de précaution, si difficiles à faire appliquer en France, n’y existent tout simplement pas.

    Les monstres de l’industrie (pétrole, gaz naturel et divers métaux) échappent au contrôle de l’État. Pour preuve, les services d’inspection fédéraux n’ont même pas été admis sur place par les vigiles de Norilsk Nickel, comme l’a déploré Svetlana Radionova, la responsable du Service fédéral de contrôle des ressources naturelles et de la protection de l’environnement, le 30 mai dernier sur son compte Facebook.

    Cette fuite constitue pourtant la plus grande catastrophe environnementale qu’a connue l’Arctique. Dans cette région, la #décomposition_biologique des produits issus du pétrole est extrêmement lente et pourrait prendre au moins 10 ans. Un drame qui aura des répercussions sur les milieux arctiques, déjà très vulnérables : comme l’expliquait en 2018 la géographe Yvette Vaguet,« Les #lichens peuvent nécessiter jusqu’à 30 ans pour repousser et un saule nain peut ici être vieux d’un siècle ».

    Fonte du #permafrost et catastrophes industrielles

    Depuis des années, des chercheurs spécialistes de l’Arctique tentent d’alerter via les réseaux sociaux, faute d’une prise de conscience dans la classe politique. On ne compte plus les dommages causés par le changement climatique aux écosystèmes : les feux de forêt se multiplient, la couverture neigeuse diminue fortement et l’épaisseur de la glace dans la #mer_de_Kara rétrécit de plus en plus rapidement – elle a commencé cette année à fondre un mois plus tôt que d’habitude.

    Les régions de Russie à permafrost, cette combinaison de glace et de terre qui représente environ 60 % de la masse terrestre du pays, ne peuvent plus supporter la même charge que dans les années 1980. Or la plupart des structures construites à l’époque soviétique pour l’exploitation des ressources n’ont jamais été remplacées, alors même que le problème est connu de longue date.

    Dans la région de Norilsk, la fonte du permafrost entraîne donc l’affaissement des installations, comme l’avait déjà alerté un rapport du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, publié en 2018. La catastrophe du 29 mai en est la conséquence directe, provoquée par l’effondrement d’un des piliers du réservoir que la compagnie n’avait jamais remplacé depuis 1985.

    La #faune et la #flore du Grand Nord menacées

    Parmi les avertissements adressés par les chercheurs sur les réseaux sociaux, une préoccupation revient régulièrement, celle des effets du changement climatique et des activités humaines sur la faune et la flore du Grand Nord.

    La région de #Taimyr, dont Norilsk est la capitale, a déjà déploré la disparition d’un emblématique renne sauvage : en l’espace de 15 ans, 40 % des animaux du plus grand troupeau sauvage de rennes au monde ont disparu.

    En cette période de crue printanière, le diesel répandu par la catastrophe va imprégner tous les pâturages de #cerfs de la plaine inondable. Or la #chasse – au #cerf notamment – constitue avec la #pêche le principal moyen de subsistance des peuples indigènes de Taimyr. Sur les sites et les pages Internet où échangent ces populations, l’inquiétude est palpable. Gennady Shchukin, chef de la communauté #Dolgan, militant et adjoint du conseil de district #Dolgano-Nenets, a d’ailleurs publié sur les réseaux sociaux une lettre adressée au président Poutine et à différents hauts fonctionnaires pour réclamer une enquête publique et transparente et faire part de sa préoccupation.

    « Les cerfs ne survivront pas lorsqu’ils traverseront la rivière. Le diesel se déposera sur le corps de l’animal. Il ne survivra pas à l’hiver. L’animal ne pourra pas se débarrasser de ce film, et il ne pourra pas se réchauffer. Nous ne pourrons pas non plus vendre cette viande car elle aura une odeur de diesel. Les cerfs mourront et se décomposeront dans cette mer de diesel, dans la toundra. Le même sort attend les oiseaux et les poissons de l’Arctique. »

    Une autre voix, celle d’Alexander Kolotov, président de l’ONG écologiste Plotina.Net, résume ainsi la situation.

    « Je pense qu’un déversement de diesel de cette ampleur montre que nous ne disposons pas actuellement de technologies suffisamment sophistiquées pour faire face à des catastrophes d’une telle ampleur. Et cela soulève la question suivante : dans quelle mesure devrions-nous continuer à envahir et vouloir dompter l’Arctique, si nous ne pouvons faire face à la catastrophe ? »

    Sur l’Internet russe, des informations circulent, des alertes sont lancées, des critiques sont adressées. On y découvre effectivement les situations d’urgence… mais aussi l’histoire des catastrophes industrielles d’une région, leurs effets à long terme et l’incurie de l’État en la matière.

    https://theconversation.com/les-reseaux-sociaux-russes-lanceurs-dalerte-de-la-catastrophe-de-no
    #peuples_autochtones

  • Sicilia, il dramma del petrolchimico siracusano

    A nord di #Siracusa l’inquinamento industriale si insinua da decenni nel suolo e nelle falde acquifere, si diffonde nell’aria e contamina il mare. Si teme una deflagrazione di tumori, già da anni in eccesso, e una propagazione di inquinanti nel Mediterraneo. Viaggio nel labirinto di una storia dai risvolti inquietanti. Un giallo siciliano di cui si rischia di parlare molto nel 2020.

    Fabbriche, ciminiere e cisterne di greggio si estendono a macchia d’olio. Il polo petrolchimico a nord di Siracusa è una spina nel fianco dell’Italia. E del Mediterraneo. Venti chilometri di costa, un territorio e una baia imbottiti di sostanze contaminanti e nocive. Dall’insediamento negli anni cinquanta della prima raffineria, la zona è oggi stravolta dall’inquinamento e il governo costretto a correre ai ripari. Nello scorso novembre il ministro dell’ambiente Sergio Costa si è precipitato sul territorio: «Per far sì che si avvii, finalmente, il processo di bonifica». La fretta governativa è percepita come il segnale di una catastrofe.

    A gennaio, senza perdere tempo, è stata istituita una «direzione nazionale delle bonifiche». Per risolvere «una situazione inchiodata da troppi anni», spiega Costa. Subito dopo, a febbraio, una commissione ministeriale dava il via ai sopralluoghi nelle fabbriche. «Per valutare le emissioni in acqua e in aria» e dare speranza alla popolazione, che da decenni convive con tre impianti di raffinazione, due stabilimenti chimici, tre centrali elettriche, un cementificio e due aziende di gas. Quattro centri urbani sono i più esposti all’inquinamento: Augusta, Melilli, Priolo e Siracusa, circa 180 000 abitanti, di cui 7000 dipendono dall’attività industriale.
    Disillusioni e tradimenti

    A volte nell’aria i miasmi tossici sono da capogiro. Su questi è intervenuto un anno fa il procuratore aggiunto Fabio Scavone, inchiodando le fabbriche petrolchimiche a seguito di due anni di inchiesta. «Superavano i limiti di emissioni inquinanti nell’atmosfera», conferma allargando le braccia. Nel suo ufficio della procura di Siracusa avverte: «Ci sarà un processo». Si rischia di parlare molto nel 2020 del petrolchimico siracusano.

    Troppi anni di disillusioni e tradimenti insegnano però a non coltivare grandi speranze. In questo periodo convulso affiorano alla mente spettacolari capovolgimenti, a cominciare dall’archiviazione negli anni 2000 dell’inchiesta «Mare Rosso» sullo sversamento di mercurio da EniChem nella baia di Augusta. Più tardi si scoprì che il procuratore incaricato dell’inchiesta intratteneva uno «strettissimo rapporto di amicizia» con l’avvocato dell’azienda.

    Negli anni 2010 arriva una nuova amara delusione, questa volta sul fronte delle bonifiche, «attese da tempo e mai eseguite», sottolinea Cinzia Di Modica, leader del movimento Stop Veleni. L’attivista rammenta con stizza gli interventi promessi dall’ex ministra forzista dell’Ambiente Stefania Prestigiacomo, i finanziamenti predisposti e i progetti in partenza. «Ma tutto svanì come per incanto».

    Perfino il più battagliero degli agitatori locali, don Palmiro Prisutto, arciprete di Augusta, non si spiega come possano esser spariti i 550 milioni di euro messi a disposizione per le bonifiche.

    Il parroco si è allora incaricato di tenere la luce puntata sugli effetti dell’inquinamento. Da sei anni, ogni 28 del mese, legge durante l’omelia i nomi delle vittime di tumore: sono un migliaio in questo scorcio del 2020. Intitolata «Piazza Martiri del cancro», la lista è composta «con il contributo dei fedeli che mi segnalano i decessi avvenuti in famiglia», ci racconta nella penombra della sua chiesa. "Ognuno di noi conta almeno una vittima tra i parenti

    Nelle statistiche, quelle ufficiali, la cittadina di Augusta rassegna i più alti tassi di «incidenza tumorale», ovvero l’apparizione di nuovi casi. Seguono, in un macabro ordine, Priolo, Siracusa e Melilli. In tanti chiamano ormai questi luoghi il «quadrilatero della morte». Si muore «in eccesso» di carcinoma ai polmoni e al colon, denuncia nel giugno 2019 un rapporto del ministero della Salute. A sorpresa si registra anche l’apparizione negli uomini di tumori al seno.

    Rischi dentro e fuori

    «La tendenza nazionale va invece verso una diminuzione di casi e di mortalità», osserva Anselmo Madeddu, direttore del Registro dei tumori della provincia di Siracusa. Nella sua sede, l’esperto ci svela un dato preoccupante: ad Augusta, Priolo e Melilli, dove si registrano 20% di tumori in più rispetto al resto della provincia, donne e uomini sono colpiti in misura quasi uguale. «Un’incidenza ubiquitaria», la definisce il direttore. È come se l’impatto dei contaminanti sulla salute avesse ormai uguale esito dentro e fuori dagli stabilimenti. Un risultato sorprendente già osservato in uno studio del 2013 «su lavoratori della stessa fabbrica, esposti esattamente agli stessi fattori prodottivi e quindi di rischio», spiega il direttore. «I lavoratori residenti nel quadrilatero mostravano un’incidenza tumorale doppia rispetto ai colleghi pendolari, che abitavano altrove».

    È arrivata oggi la conferma, conclude Madeddu, che il rischio di ammalarsi di cancro si sta pericolosamente trasferendo dai soli impianti alla totalità del territorio. Il direttore fa cogliere la gravità della situazione usando un paradosso: «Se con un colpo di bacchetta magica cancellassimo tutte le industrie, avremmo le stesse incidenze tumorali, poiché noi oggi stiamo osservando i risultati delle esposizioni di trenta o quarant’anni fa».

    Per l’esperto le bonifiche devono essere «immediate», per evitare una deflagrazione delle malattie di cancro. Lo ha capito il ministro dell’ambiente Costa, scegliendo di confrontarsi con un «disastro gigantesco», valuta Pippo Giaquinta, responsabile della sezione Legambiente di Priolo. Nei decenni la contaminazione «si è insinuata dappertutto», nel suolo e nelle falde acquifere, si è diffusa nell’aria ed ha avvelenato il mare.
    Una montagna di sedimenti nocivi

    Ma è nella rada di Augusta che oggi si concentra l’attenzione governativa. «Già nel primo metro, indica Sergio Costa, troviamo mercurio, idrocarburi pesanti, esaclorobenzene, diossine e furani». L’Istituto superiore per la protezione e la ricerca ambientale ha censito più di tredici milioni di metri cubi di sedimenti nocivi. Dimensioni che equivalgono alla somma di quattrocento palazzi di ventiquattro piani ciascuno! Un gigantesco impasto tossico che fa crescere i timori di una propagazione nel Mediterraneo.

    Per il mercurio il dato ufficiale è di 500 tonnellate sversate nel mare, dal 1959 al 1980, dall’ex Montedison, poi EniChem. Una quantità accertata dalla Procura di Siracusa. È probabile che nei decenni successivi circa altre 250 tonnellate abbiano raggiunto i fondali. Fa allora impallidire il parallelo con la catastrofe della baia giapponese di Minamata, negli anni settanta. La biologa marina Mara Nicotra tuona: «Nella rada di Augusta si parla di quantità ben superiori alle 400 tonnellate sversate nel mare del Giappone, che provocarono all’epoca circa duemila vittime». Al disastro umano e ambientale di Minamata l’Onu ha dedicato una Convenzione sul mercurio.

    La preoccupazione riguarda anche il consumo di pesce. Concentrazioni da record di mercurio sono state rilevate nei capelli delle donne in stato di gravidanza che si nutrivano di specie ittiche locali. Nel 2006 la Syndial, ex EniChem, decise di risarcire più di cento famiglie con bambini malformati con 11 milioni di euro in totale. Destò scalpore all’epoca l’esborso spontaneo della somma. Nessun tribunale aveva pertanto emesso una sentenza di risarcimento.

    Lo scandalo delle malformazioni da mercurio non è però bastato a bloccare la minaccia. Malgrado il divieto di pesca, lo scorso 6 marzo, nel porto di Augusta, la polizia marittima ha scoperto una rete clandestina di circa 350 metri. «L’ennesima», sottolinea la Capitaneria di Porto. La pesca di frodo non si arresta, e non si sa dove finisce il pesce contaminato.

    L’impressione è che gli atti inquinanti e lesivi della salute sfuggano al controllo. «A Priolo, nel 2018, una centralina accanto ad un asilo pubblico ha registrato per ben due volte sforamenti di emissioni di arsenico, ma si è saputo solo a distanza di un anno», sbuffa Giorgio Pasqua, deputato del Movimento 5 Stelle al parlamento regionale siciliano. In un bar della suggestiva marina di Ortigia, patrimonio dell’Unesco a pochi chilometri dal petrolchimico, ci racconta la sua odissea legislativa per ottenere «un sistema integrato con sensori e centraline per il monitoraggio ambientale». Dopo una lunga battaglia il dispositivo, in vigore da aprile, «permetterà infine di reagire in poche ore, e di capire subito quale impianto industriale è all’origine delle emissioni nocive». Fino ad oggi, lamenta il deputato, la verità è che «abbiamo tenuto un occhio chiuso, se non tutti e due» sull’inquinamento atmosferico.
    Le grandi fabbriche si difendono

    Soltanto negli ultimi mesi la giustizia e la politica hanno inviato chiari segnali di contrasto. A novembre il ministro Costa non ha nemmeno concesso una visita di cortesia al presidente di Confindustria Siracusa. Diego Bivona usa parole forti, «il territorio è diventato inospitale», e denuncia il «clima luddista» che si sarebbe insinuato, secondo lui, nella politica, un fenomeno «che esercita pressioni nei confronti anche della magistratura».

    Lo sfogo del portavoce del petrolchimico avviene a microfoni aperti nella sede dell’organizzazione. Avverte che le industrie hanno fin qui «mostrato una grande resilienza», ma «potrebbero un giorno andarsene con danni importanti in termini di impiego». L’avvertimento è chiaro, a forza di tirare la corda si spezza. Fa notare che «l’Eni e le altre aziende non investono più nel territorio da dieci anni, se non per adeguamento a normative ambientali» e che, nel 2013, «il gruppo italiano Erg ha venduto la sua raffineria» alla multinazionale russa Lukoil. Il cambio della guardia con le aziende italiane è stato ultimato nel 2018, quando il gigante algerino Sonatrach è subentrato a Esso Italia.

    Il presidente di Confindustria Siracusa si dice anche stupito dalla «cecità di chi guarda esclusivamente alle grandi fabbriche e non vede l’inquinamento generato dalla molteplici attività che si svolgono nel territorio». Sottolinea che nelle parcelle private occupate dall’industria «è stato realizzato il 68% delle bonifiche». Pure l’adeguamento degli impianti dichiara il presidente, «è in avanzato stato di completamento» riguardo alle prescrizioni del ministero dell’Ambiente, mentre «non sono accettabili» i limiti previsti nel recente Piano regionale della qualità dell’aria, su cui è pendente un ricorso, «in quanto si basa su dati di emissioni obsoleti».

    «Le fabbriche si oppongono a tutto», deplora il sindaco di Augusta Cettina Di Pietro, una delle figure politiche in prima linea nella lotta contro l’inquinamento. Lo scorso anno la pentastellata si è allineata sulle posizioni del presidente di centrodestra della Regione Sicilia, Nello Musumeci, in contrasto con Confindustria sul tema dell’inquinamento atmosferico. «Ma è una battaglia impari». Nel suo ufficio, dove il sole di marzo fatica a crearsi uno spiraglio, la prima cittadina si mostra lucida sull’esito della lotta: «Il territorio non è ancora pronto a fronteggiare il fenomeno, gli enti e le municipalità sono sprovvisti di personale qualificato». Lo squilibrio balza agli occhi nei tavoli di discussione: «Spesso ci ritroviamo in tre, io, un assessore e un consulente; dall’altra parte, un esercito di avvocati ed esperti».

    Al potere politico e giudiziario incombe oggi il compito di spezzare lo stato di paralisi in cui da anni sprofonda il territorio. «Fin qui non ci è riuscito nessuno», ricorda però Pippo Giaquinta, storico attivista di Legambiente a Priolo. «Capiremo nei prossimi mesi se si continuerà a scrivere un nuovo capitolo di questo interminabile dramma, o se riusciremo a mettere un punto finale».

    https://www.tvsvizzera.it/tvs/inquinamento_sicilia--il-dramma-del-petrolchimico-siracusano/45639136

    –-> Reportage de #Fabio_Lo_Verso et @albertocampiphoto (@wereport)

    #cancer #pétrochimie #industrie_pétrochimique #pollution #Sicile #Italie #pollution_industrielle #Méditerranée #raffinerie #Augusta, #Melilli #Priolo #Siracusa #Mare_Rosso #mercure #EniChem #Stop_Veleni #don_Palmiro_Prisutto #Palmiro_Prisutto #Piazza_Martiri_del_cancro #toponymie #toponymie_politique #décès #morts #quadrilatero_della_morte #rada_di_Augusta #métaux_lourds #Montedison #Minamata #Syndial #malformations #pêche #poissons #pollution_des_eaux #pollution_des_sols #pollution_atmosphérique #pollution_de_l'air #Erg #Lukoil #Sonatrach #Esso_Italia

    –-> quantité de mercure déversée dans la mer :

    Per il mercurio il dato ufficiale è di 500 tonnellate sversate nel mare, dal 1959 al 1980, dall’ex Montedison, poi EniChem. Una quantità accertata dalla Procura di Siracusa. È probabile che nei decenni successivi circa altre 250 tonnellate abbiano raggiunto i fondali.

  • I dieci comandamenti - Pane nostro - 18/11/2018 - video - RaiPlay
    https://www.raiplay.it/video/2018/11/I-Dieci-Comandamenti-Pane-nostro-96445708-8e60-4c80-a309-c81b4f885f15.html

    "L’articolo 4 della Costituzione riconosce a tutti i cittadini il diritto al lavoro. Fino a che punto però è lecito accettare ogni condizione pur di lavorare? Si può vivere se quello che ci viene offerto è avvelenato? «Pane nostro» è un viaggio nel lavoro che non lascia scelta. Augusta, Priolo, Melilli sono il simbolo del ricatto occupazionale. In questo tratto di costa a due passi da Siracusa patrimonio UNESCO, si trova il più grande insediamento petrolchimico d’Europa, promessa di benessere e progresso. La storia purtroppo è andata diversamente. Oggi questa lingua di terra è tra le più inquinate d’Europa. Mutazioni genetiche nei pesci, malformazioni neonatali e cancro sono lo scenario di morte di questo pezzo di Sicilia contaminato. Tra denunce inascoltate e assenza delle istituzioni, pochi sono quelli che riescono a far sentire la propria voce. Don Palmiro Prisutto è una di queste. In assenza di un registro tumori è lui che da anni aggiorna la triste lista dei morti di cancro."

    #italie #pollution #Méditerranée #Sicile #Mercure #Pétrochimie

  • La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau

    La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et
    les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche
    pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

    « Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la
    croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

    Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

    Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

    – Lire la suite de l’article de Virginie Montet - Agence France-Presse
    à Washington sur le site du quotidien Canadien Le Devoir, 21 août
    2019 ;

    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/560999/la-banque-mondiale-tire-la-sonnette-d-alarme-sur-la-pollution-de-l-eau-une

    • @reka pour la photo

      Même la Banque Mondiale ?! OK, alors je l’ajoute à la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      –---------------------------------------------------------
      Le texte en entier pour éviter le 1/2 #paywall :

      La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau
      Virginie Montet, Le Devoir, le 21 août 2019

      La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

      Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

      Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

      Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

      « Non seulement une diminution de la pollution ne va pas de pair avec la croissance économique, mais l’éventail de polluants tend à augmenter avec la prospérité d’un pays », note le document.

      Ainsi, aux États-Unis, un millier de nouveaux produits chimiques sont déversés dans l’environnement chaque année, soit trois nouveaux types de produits chaque jour.

      La Banque mondiale appelle dans ce rapport à mieux savoir mesurer la qualité de l’eau dans le monde et à ce que cette information soit systématiquement diffusée au public. « Les citoyens ne peuvent pas agir s’ils ne sont pas informés de la situation », dit le rapport.

      Il rappelle que plus de 80 % des eaux usées dans le monde — 95 % dans certains pays en développement — sont déversées dans l’environnement sans être traitées.

      « Peu de pays en développement surveillent correctement la qualité de l’eau », déplorent aussi les auteurs.

      La Banque mondiale estime qu’il y a « un besoin urgent pour d’importants investissements dans des usines de traitement des eaux, spécialement dans les régions très peuplées ».

      Parmi les polluants les plus répandus et dangereux, le rapport cite l’azote qui, utilisé dans les fertilisants pour l’agriculture, se répand dans les rivières, les lacs et les océans, se transformant en nitrates. Ceux-ci sont responsables d’une destruction de l’oxygène dans l’eau (hypoxie) et de l’apparition de zones mortes.

      Les dépôts d’azote oxydé peuvent être fatals aux enfants, affirme le rapport, comme dans le cas du syndrome du bébé bleu, où trop de nitrates ingérés par l’eau potable entraînent un manque d’oxygène dans le sang.

      Une étude menée dans 33 pays en Afrique, en Inde et au Vietnam a montré que les enfants exposés à de hauts niveaux de nitrates pendant leurs trois premières années grandissaient moins.

      « Une interprétation de ces conclusions suggère que les subventions pour financer les engrais entraînent des dommages pour la santé humaine qui sont aussi grands, peut-être même plus grands, que les bénéfices qu’ils apportent à l’agriculture », ajoute le rapport.

      La salinité des eaux dans les zones côtières de faible altitude, sur des terres irriguées et en zone urbaine, a aussi des impacts nocifs pour la santé, notamment celle des enfants et des femmes enceintes.

      Le problème est particulièrement aigu au Bangladesh, où 20 % de la mortalité infantile dans les régions côtières est attribuée à l’eau salée.

      La pollution par les microplastiques est aussi détectée désormais dans 80 % des sources naturelles, 81 % des eaux du robinet municipales et dans 93 % des eaux embouteillées, relève encore la Banque mondiale. Elle regrette qu’on ne dispose pas encore de suffisamment d’informations pour déterminer le seuil à partir duquel ces polluants sont inquiétants pour la santé.

      Au rang des polluants dangereux figurent aussi les métaux lourds comme l’arsenic, qui contamine les eaux de régions où il y a une activité minière comme au Bengale — en Inde —, dans le nord du Chili ou en Argentine.

      Le plomb en fait partie avec « l’exemple grave et récent de Flint au Michigan » (nord des États-Unis). En 2014, en changeant son approvisionnement en eau à partir de la rivière Flint au lieu du lac Huron, la ville a utilisé une eau plus acide qui a corrodé les tuyaux de plomb, exposant la population à une intoxication à ce métal. Chez les enfants, le plomb peut altérer le développement du cerveau.

  • Dans les Yvelines, la #pollution des sols au plomb menace la santé des enfants
    https://reporterre.net/Dans-les-Yvelines-la-pollution-des-sols-au-plomb-menace-la-sante-des-enf

    pendant plus d’un siècle, la plaine de « Triel-Carrières », tout comme celle d’Achères (#Yvelines) et de Pierrelaye (Val-d’Oise), ont accueilli les eaux usées de la capitale toute proche. À partir de 1895, elles ont servi d’égout géant à Paris, d’abord sans retraitement des eaux jusqu’en 1995 puis avec un retraitement partiel jusqu’en 2006, quand l’activité s’est définitivement arrêtée. Mais le #sol des trois plaines conserve de ces 111 ans d’épandage une marque indélébile. Il est gravement pollué par un cocktail de métaux lourds : mercure, arsenic, zinc, cadmium, manganèse, cuivre ou encore #plomb. Cette dernière substance inquiète particulièrement car elle fait planer sur la population avoisinante le spectre du #saturnisme.

  • L’héritage toxique de #Metaleurop. Les silences d’#Évin-Malmaison.

    Le 16 janvier 2003 est annoncée la fermeture du site de Metaleurop Nord. Treize années après, les habitant.es et les travailleur.ses resté.es sur le carreau payent toujours la note d’un désastre social et écologique. Les territoires déjà sinistrés économiquement doivent encore faire face au coût sanitaire et environnemental de leur passé industriel. Arsenic, bismuth, cuivre, argent, mercure... Au-delà du catalogue des métaux lourds et des substances toxiques, ce qui reste de Metaleurop, c’est l’amertume d’une population délaissée par les pouvoirs publics.


    http://labrique.net/index.php/thematiques/droit-a-la-ville/837-l-heritage-toxique-de-metaleurop-les-silences-d-evin-malmaison
    #pollution #santé #désindustrialisation #métaux_lourds #mines #matières_premières
    cc @albertocampiphoto @daphne @marty

  • En #Guyane, le #mercure et le #plomb enfin placés sous haute surveillance
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200118/en-guyane-le-mercure-et-le-plomb-enfin-places-sous-haute-surveillance

    passage de sauts (rapides) périlleux sur le Maroni pour les pirogues de fret © MB Alors que les villageois amérindiens de l’intérieur de la Guyane sont hautement menacés par les contaminations au mercure liées aux ravages de l’orpaillage, de nouvelles enquêtes révèlent de sévères expositions des populations au plomb. La #contamination par les #métaux_lourds devient « un enjeu majeur pour la population de la Guyane ».

    #France #orpaillage #pollution #santé_publique

  • Le plus grand potager collectif de Wallonie pollué aux #métaux_lourds

    Depuis 1926, des centaines de familles modestes d’un quartier populaire de #Liège se nourrissent de légumes qui poussent sur un sol fortement contaminé en plomb, cuivre, zinc, cadmium, mercure, arsenic et hydrocarbures. Selon une étude de risques commanditée par le Logis social, propriétaire du terrain, l’hypothèse d’une « menace grave » pour la santé humaine « ne peut être écartée ». Des analyses de légumes sont en cours.


    http://www.levif.be/actualite/belgique/le-plus-grand-potager-collectif-de-wallonie-pollue-aux-metaux-lourds/article-normal-694909.html
    #pollution #agriculture_familiale #agriculture_urbaine #santé #Belgique
    cc @albertocampiphoto @marty @daphne

  • « Zone rouge », enquête sur un demi-siècle d’une pollution couverte par l’Etat, les boues rouges de Gardanne
    https://reporterre.net/Zone-rouge-enquete-sur-un-demi-siecle-d-une-pollution-couverte-par-l-Eta

    L’#enquête racontée par ce film montre comment, depuis 1963, #Péchiney puis les autres propriétaires de l’usine d’#alumine de Gardanne (Rio Tinto Alcan et aujourd’hui Alteo) sont parvenus à obtenir de l’État une autorisation de rejet de leurs #déchets en #Méditerranée et à détourner l’opinion publique de la #pollution imposée également à terre. La production dans la cité industrielle des Bouches-du-Rhône a commencé en 1893. À grand renfort de #soude et d’#eau, l’alumine est extraite de la #bauxite par le procédé #Bayer. Résidu de ce procédé d’#extraction, une #boue_rouge, chargée de soude, d’#arsenic et de #métaux_lourds, en quantité considérable. En 1963, Péchiney demandait à l’État de pouvoir déverser ses effluents au fond de la mer. Elle proposait de le faire grâce à un pipe-line de 50 km débouchant dans la fosse de #Cassidaigne, au large des calanques de Cassis.

  • #Pollution en #Macédoine : à #Bitola, alerte aux #métaux_lourds

    Arsenic, cobalt, zinc, cuivre, fer, mercure... Selon une récente étude environnementale, la zone autour de la centrale thermique REK Bitola (sud-ouest de la Macédoine) contient de fortes concentrations de métaux lourds et radioactifs, provoquant des maladies parmi la population exposée.


    https://www.courrierdesbalkans.fr/Bitola-presence-de-metaux-lourds-dans-l-air-et-les-sols
    cc @albertocampiphoto

  • Sans gluten, c’est plus de métaux lourds.
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/sans-gluten-c-est-plus-de-metaux-lourds,79593?xtor=RSS-31


    Le riz, source importante d’arsenic

    Les personnes consommant des aliments sans gluten sont plus imprégnées de métaux lourds, selon une étude américaine publiée dans la revue Epidemiology. Cause possible, la farine de riz, substitut majeur aux farines classiques dans ces produits.

    L’étude en Pdf, rubrique « research letter »
    http://journals.lww.com/epidem/toc/9000/00000

  • #Environnement : ces #métaux_lourds qui polluent les #sols et les rivières de #Macédoine

    Une récente étude menée par l’Institut de chimie, de sciences naturelles et de mathématiques de Skopje a révélé l’ampleur de la pollution industrielle qui touche la Macédoine. Les chercheurs ont ainsi identifié seize zones particulièrement contaminées par les métaux lourds.

    http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/macedoine-dechets-industriels-pollution.html
    #pollution

  • Bourgogne : des citoyens défient la multinationale Harsco Minerals

    Depuis 2009, la multinationale #Harsco_Minerals France recycle le crassier #sidérurgique de Sauvigny-les-Bois (Bourgogne), pour en extraire des #métaux onéreux. Mais cette activité génère des #nuages_de_poussières sur la commune limitrophe d’Imphy. Inquiets pour leur #santé, les riverains comptent lancer une procédure, avec un ténor du barreau de Paris.

    http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Environnement/Bourgogne-des-citoyens-defient-la-multinationale-Harsco-Minerals
    #pollution #métaux_lourds

    bravo @daphne

  • Ne plus mourir des métaux lourds, par Denise Schneider (*)
    http://www.eauxglacees.com/Ne-plus-mourir-des-metaux-lourds

    Des années 70 à l’aube des années 2000, des intoxications massives au métaux lourds et au plomb, provenant des rejets d’installations industrielles ont tué des centaines de personnes en France. Les tragédies de Bourg Fidèle (Ardennes), de Noyelles Godeault (Pas-de Calais), tuent encore aujourd’hui des enfants gravement intoxiqués par ces rejets qui restent présents dans tous les compartiments de l’environnement. A Villefranche-sur-Saône, à Toulouse, dans le Loiret, à Bruxelles..., les métaux lourds (...)

  • Intoxication aux métaux lourds : une pollution invisible ?

    http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/environnement-et-sante/metaux-lourds-607390

    Les métaux lourds ont été massivement utilisés dans l’industrie et en agriculture. Ils sont toujours présents dans notre environnement et représentent un danger sur le long terme en s’accumulant dans les os et dans les organes au fil du temps. Quels risques représentent-ils, et comment diminuer les sources de contamination ?

    #pollution #métaux_lourds #santé

  • Les Amérindiens navajo inquiets par la pollution de rivières dans l’ouest des Etats-Unis
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2015/08/12/inquietude-des-amerindiens-navajo-apres-la-pollution-de-rivieres-dans-l-oues

    Plus de 11 millions de litres d’#eau chargée de #métaux_lourds et d’#arsenic se répandent depuis une semaine dans plusieurs rivières de l’ouest des Etats-Unis, teintant l’eau d’une couleur orangée. Cet épisode de pollution, dû à une mauvaise manipulation d’employés de l’Agence de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency - #EPA) dans une mine d’or abandonnée, laisse craindre d’importants dégâts au niveau local, tant écologiques qu’économiques.

    Au fil des jours, la couleur s’est ternie, mais les #déchets_liquides continuent à se diffuser. L’état d’urgence a été déclaré dans le Colorado, au Nouveau-Mexique et dans la #réserve_indienne de Navajo Nation. Plusieurs villes ont cessé d’utiliser l’eau des rivières et ont interdit l’accès aux rives. Les questions se concentrent désormais sur les effets de cette #pollution sur la #santé et les #ressources_agricoles.

  • La nourriture des rats de laboratoire fausse les #études de #santé_publique, affirme Gilles-Eric Séralini
    http://reporterre.net/La-nourriture-des-rats-de-laboratoire-fausse-les-etudes-de-sante-publiqu

    Le pesticide le plus présent dans l’#alimentation, le #Roundup, a été détecté dans 9 des 13 échantillons analysés. 11 d’entre-eux présentaient également des traces d’OGM. “Le lien entre les #OGM et les #pesticides est grand, rappelle Gilles-Eric Séralini. Dans 80 % des plantes transgéniques, elles sont modifiées pour être des éponges à Roundup. Les 20 % restant ont été modifiés pour produire leur propre pesticide”.

    Les régimes alimentaires français des #rats_de_laboratoires étaient ceux présentant le plus fort taux de #métaux_lourds, contenant du mercure et de l’arsenic.

    Avec les #PCB et les #dioxines présents également dans les régimes, “les rats ont 40 % de risque supplémentaire de développer des #maladies_chroniques avec ces nourritures qu’avec des nourritures saines”, commente M. #Séralini.

    • Pour ceux qui ont des rats domestiques, on apprend assez vite qu’ils finissent pour 90% d’entre eux avec des tumeurs cancéreuses. L’explication probable mais non vérifiée est qu’ils seraient tous issus de lignées nés dans des laboratoire d’essais sur animaux et ont subi des expérimentations irrémédiables pour leur descendance.

      http://www.proanima.fr

  • Trois fois plus de mercure à la surface des océans depuis le début de l’ère industrielle
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/08/trois-fois-plus-de-mercure-a-la-surface-des-oceans-depuis-le-debut-de-l-ere-

    En janvier 2013, à Genève, 130 pays ont signé une convention visant à réduire la pollution au mercure, métal toxique qui s’accumule dans la chaîne alimentaire et qui affecte le système nerveux et le développement. L’objectif est d’en limiter drastiquement les émissions.

    Mais l’environnement est déjà durablement contaminé, à commencer par le milieu marin. Une étude internationale (Etats-Unis, France, Pays-Bas), publiée jeudi 7 août dans la revue Nature, montre que la concentration de mercure dans les eaux de surface de quasiment tous les océans a triplé du fait des rejets d’origine humaine.

    Pour arriver à cette conclusion, Carl Lamborg de l’Institut océanographique Woods Hole du Massachusetts et ses collègues ont utilisé pour la première fois des mesures directes, dans le but de quantifier le « mercure anthropique », par opposition au mercure naturellement émis par l’activité volcanique terrestre et sous-marine.

    Le reste de l’article derrière #paywall.

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    Deux recensions (en anglais) de cette étude…

    Mercury levels in surface ocean have tripled | Science/AAAS | News
    http://news.sciencemag.org/environment/2014/08/mercury-levels-surface-ocean-have-tripled

    The calculations suggest that the ocean contains about 60,000 to 80,000 tons of mercury from pollution, with almost two-thirds residing in water shallower than a thousand meters, the team reports online today in Nature. Mercury concentration in waters shallower than 100 meters has tripled compared with preindustrial times, they found, whereas mercury levels in intermediate waters have increased by 1.5 times. Higher mercury concentrations in shallower waters could increase the amount of toxin accumulating in food fish, exposing humans to greater risk of mercury poisoning, Lamborg says. Countries ringing the North Atlantic Ocean, where the mercury concentration is among the highest recorded in the study, may be particularly vulnerable.
    (…)
    The findings contradict previous thought that the Gold Rush of the 1850s was a major source of mercury to the oceans. Lamborg says his results suggest mercury from past gold mining in the United States might have been deposited in nearby soils instead of in the ocean.

    La revue Science donne la parole à l’auteur, Carl Lamborg, et lui fait dire qu’en fait on ne sait pas très bien quel est l’impact réel, ainsi qu’à un spécialiste n’ayant pas participé à l’étude. Qui a plutôt l’air de relativiser : il faut poursuivre la recherche…

    Even with these data, researchers still can’t ascertain the impact of rising levels of mercury on marine fish, and on the people who consume them, Lamborg notes. That’s because scientists still don’t know precisely how inorganic mercury transforms into toxic methyl mercury.
    (…)
    [David] Streets points out that more research is needed to paint a better picture of the mercury cycle. “There are still big gaps in our understanding of how mercury moves between air, soil, and water, and between different parts of the world,” he says. “This paper is a good estimate of mercury in oceanic water, but it’s only part of the bigger picture.

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    L’article grand public de Nature, qui publie l’étude originale, est nettement plus alarmiste, fournit des chiffres qui font peur et fait dire au même Lamborg que le mécanisme tampon qui stocke une grande partie du mercure dans des zones où il est moins directement nocif pour le vivant est peut-être en train de disparaitre.

    Humans have tripled mercury levels in upper ocean : Nature News & Comment
    http://www.nature.com/news/humans-have-tripled-mercury-levels-in-upper-ocean-1.15680

    But study co-author Carl Lamborg, a marine geochemist at Woods Hole Oceanographic Institution in Massachusetts, says that the deep water’s ability to sequester mercury may soon be exhausted. Humans are on track to emit as much mercury in the next 50 years as they did in the last 150 years, he notes.

    You’re starting to overwhelm the ability of deep water formation to hide some of that mercury from us, with the net result that more and more of our emissions will be found in progressively shallower water,” Lamborg adds. That increases the odds that mercury levels in key food species will rise, increasing humans’ exposure. 

    Between 5–10% of US women of childbearing age already have blood mercury levels that that increase the risk of neurodevelopmental problems in their children, and an estimated 1.5 million–2 million children are born in the European Union each year with mercury exposure levels associated with IQ deficits. Wildlife and marine life is not spared either. Studies have found that mercury levels compromise the reproductive health and fertility of some fish and birds.

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    L’étude, du moins son résumé.

    A global ocean inventory of anthropogenic mercury based on water column measurements : Nature : Nature Publishing Group
    http://www.nature.com/nature/journal/v512/n7512/full/nature13563.html

    Mercury is a toxic, bioaccumulating trace metal whose emissions to the environment have increased significantly as a result of anthropogenic activities such as mining and fossil fuel combustion. Several recent models have estimated that these emissions have increased the oceanic mercury inventory by 36–1,313 million moles since the 1500s. Such predictions have remained largely untested owing to a lack of appropriate historical data and natural archives. Here we report oceanographic measurements of total dissolved mercury and related parameters from several recent expeditions to the Atlantic, Pacific, Southern and Arctic oceans. We find that deep North Atlantic waters and most intermediate waters are anomalously enriched in mercury relative to the deep waters of the South Atlantic, Southern and Pacific oceans, probably as a result of the incorporation of anthropogenic mercury. We estimate the total amount of anthropogenic mercury present in the global ocean to be 290 ± 80 million moles, with almost two-thirds residing in water shallower than a thousand metres. Our findings suggest that anthropogenic perturbations to the global mercury cycle have led to an approximately 150 per cent increase in the amount of mercury in thermocline waters and have tripled the mercury content of surface waters compared to pre-anthropogenic conditions. This information may aid our understanding of the processes and the depths at which inorganic mercury species are converted into toxic methyl mercury and subsequently bioaccumulated in marine food webs.

    avec cette illustration


    dont je comprends que les plus fortes concentrations se trouvent en profondeur dans le Pacifique (le « confinement » évoqué plus haut).

    Et le gag que j’imagine pas tout à fait fortuit du graphique 1a où les points mesurés aux Bermudes sont représentés par des… triangles !

  • Quoi de mieux que l’#agriculture_urbaine ou le #jardinage_urbain pour nourrir les villes à l’avenir ?

    Mais les #sols des #villes peuvent être pollués notamment par des #métaux_lourds, ce qui représente un problème de #santé_publique si la production dans les villes augmente.

    Je viens de tomber sur un livre qui adresse ce problème sous l’angle de la #permaculture et du « grassroot activism » (je n’ai pas de traduction qui me vient à l’esprit) :

    Earth Repair : A Grassroots Guide to Healing Toxic and Damaged Landscapes de Leila Darwish.

    How can we, the grassroots, work with the power of living systems to truly heal and transform toxic and damaged landscapes into thriving, healthy, and fertile places once more? How can we respond to environmental disasters in accessible and community empowering ways?

    Earth Repair explores a host of powerful grassroots bioremediation techniques to assist with the recovery of the lands that nourish us, and to support the work many of us do everyday to grow healthy food and medicine amidst the polluted and damaged soils of our backyard gardens, community commons, and wild lands.

    J’ai survolé et les techniques ont l’air intéressantes, passant par l’action des #bactéries, #plantes et #champignons pour pomper, supprimer ou neutraliser les composants à risque.

    Il faudrait vraiment que les personnes intéressées par la permaculture en France (et ailleurs) montent un projet pour se pencher sur la question, par exemple :
    – Grille d’analyse générale de risque (par exemple aux US le plomb dans la peinture a été interdit en 1976 donc gros risque près des murs des maisons construites avant)
    – Cartes des pollutions si elles sont disponibles
    – Méthodologies et adresses pour faire des analyses de sol
    – Fiches par contaminants : quels types ou parties de légumes sont moins affectées, techniques de rémédiations, risques, provenance ...
    – etc ?

    Site internet : http://earthrepair.ca
    Des infos intéressantes, comme les fiches sur les contaminants : http://earthrepair.ca/resources/contaminants

    #pollution

  • Pollution Rising, Chinese Fear for Soil and Food
    http://www.nytimes.com/2013/12/31/world/asia/good-earth-no-more-soil-pollution-plagues-chinese-countryside.html?_r=0

    One-sixth of China’s #arable land — nearly 50 million acres — suffers from soil #pollution, according to a book published this year by the Ministry of Environmental Protection. The book, “Soil Pollution and Physical Health,” said that more than 13 million tons of crops harvested each year were contaminated with heavy metals, and that 22 million acres of farmland were affected by #pesticides.

    But the government has refused to divulge details of the pollution, leaving farmers and consumers in the dark about the levels of contaminants in the food chain. The soil survey, completed in 2010, has been locked away as a “state secret.”

    (...)

    Hunan officials are eager to expand the nonferrous metals industry. In a development plan for the five years ending in 2015, officials have pledged to increase the industry’s revenue by an annual rate of 18 percent, and have approved 80 new projects that have a total investment of under $10 billion.

    Given the nationwide health risks, some environmental officials in Beijing have praised recent experiments done by scientists that show certain plants could help clean the soil by absorbing poisons. Still, there has been no sign of action on the State Council’s announced goal for comprehensive monitoring and treatment of soil pollution. Many farmers working their ravaged lands remain fearful and fatalistic.

    #metaux_lourds #terres #agriculture #eau