• Pour la rupture écologique : écorégions, le projet radical de Mélenchon | Claire Lejeune, Julien Théry
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/pour-la-rupture-ecologique-ecoregions-le-projet-radical-de-melenchon-clair

    Pour rompre avec la logique suicidaire du productivisme, LFI propose un nouveau découpage régional conditionné par l’objectif de la transition écologique. Les éco-régions seront définies en relation avec les équilibres environnementaux

    #Écologie #Politique

    • à 21’

      On n’a pas encore tranché le sujet de la cartographie à ce stade. Et donc la carte qui a été présentée par Jean-Luc Mélenchon, c’est une des hypothèses possibles. Mais il pourrait aussi y avoir une cartographie qui suive les bassins versants de rivières, et donc ça correspondrait davantage à 23-24 écorégions qu’à 13...

      Claire Lejeune est en charge du dossier à LFI

    • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et LFI proposent de « restructurer les régions françaises autour des fleuves » – franceinfo
      https://www.franceinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/jean-luc-melenchon-et-lfi-veulent-restructurer-les-regions-autour-des-fle

      Dans le projet imaginé par le binôme, les limites des nouvelles collectivités seraient calquées sur celles des 24 sous-bassins qui structurent la métropole. « Les fleuves, les rivières et les affluents déterminent des formes de paysage et des géologies spécifiques. Mais aussi différents types d’organisation de l’activité et de l’installation humaine, justifie Claire Lejeune. Ça donne donc une cohérence en termes de protection des rivières et des fleuves tout le long de leurs tracés. »

    • Hello ! ah non, je n’ai pas suivi ni étudié leur projet, mais il faudrait que je le fasse et que je confronte leurs idées avec mon petit background de géographie régionale. J’ai passé les 5 années de mes études de géo avec des géographes qui discutaient de la taille pertinent et des paramètres qui faisait une région la plus gouvernable. Et on a fait plu d’une analyse multifactorielle :-) sur cette question, en fait complètement fascinante et qui me donne une idée pour un billet visionscarto d’ailleurs.

      Merci pour l’inspiration !

    • J’essaie de mettre ci-dessous quelques idées, un peu en vrac (veuillez en excuser) et rapidement...

      L’origine de cette idée est intéressante. Le concept de #biorégion (pensé comme #bassin_versant) est né aux Etats-Unis à la fin des années 1970 sous la plume de #Peter_Berg et #Raymond_Dasmann. C’est le texte fondateur du #biorégionalisme (aujourd’hui très à la mode en Italie, par ailleurs, voir notamment #Alberto_Magnaghi) :
      https://cascadiaunderground.org/reinhabiting-california

      Le mouvement biorégionaliste se rattache à la #deep_ecology, qui a connu des dérives racistes... en effet, on tombe vite dans « tout ce qui est de la biorégion est bon, tout ce qui vient de l’extérieur est mauvais », pour la faune et la flore, mais aussi pour les êtres humains.

      Personnellement, je ne pense pas que la solution est dans les « bonnes frontières », je ne pense pas que les « bonnes frontières » existent, les découpages sont toujours arbitraires, toujours « artificiels », la question est politique, et ce qui doit guider c’est le projet commun à l’intérieur du découpage choisi et en lien (de manière non coloniale, non violente, non extractiviste, etc.) avec les autres territoires.

      Des chercheureuses ont fait des analyses critiques intéressantes du concept.

      Meredith fait une critique en 6 points du biorégionalisme, dont le danger des dérives fascistes :

      The micro-regional focus of bioregionalism is a small unit of physical space, typically a watershed region. In bioregional discourse, natural systems become metaphors for cultural coherence. However, when we look for laws embedded in the natural world, those that are found do not then reveal themselves as principles which apply to systems of culture. Further, within most individuals, the sense of regional identity spans several scales because our past narratives and present affiliations span several localities. Humans are not immersed in singular niches, nor is the bioregionalist an existential, primordial localist, for his or her choice has been crafted.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13668790500115755

      Olsen en a également fait une critique dans un autre article scientifique :
      The Perils of Rootedness : On Bioregionalism and Right Wing Ecology in Germany

      https://www.jstor.org/stable/43324334

      Sur les #frontières_artificielles (en Afrique) l’édifiante analyse de #Camille_Lefebvre :
      https://seenthis.net/messages/868129#message868130

      Et aussi cet autre article édifiant de Gonon et Lasserre :
      Une critique de la notion de frontières artificielles à travers le cas de l’Asie centrale

      Depuis la disparition de l’URSS, en 1991, l’Asie centrale est partagée entre cinq États. Complexes, ses frontières sont passées brutalement du statut de frontières intérieures à celui de frontières internationales. Certains auteurs n’hésitent pas à recourir à la catégorie de « frontière artificielle » pour les décrire. Pourtant, ce concept est fort réducteur et contestable, tout autant que celui de « frontière naturelle » : tous les deux renvoient à des représentations très idéologiques des frontières étudiées. Par ailleurs, l’histoire des tracés témoigne des préoccupations qui ont présidé au découpage de l’Asie centrale à l’époque soviétique : elle révèle des critères de gestion qui ne font pas des frontières de l’Asie centrale des tracés ontologiquement différents des autres frontières du monde. Les États nouvellement indépendants d’Asie centrale ont, certes, hérité de frontières complexes, mais la question de leur gestion pacifique relève beaucoup plus des volontés politiques des gouvernements que d’une prétendue nature artificielle des tracés.

      https://www.erudit.org/fr/revues/cgq/2003-v47-n132-cgq720/008090ar

      >> En gros, je pense que c’est une illusion et une idée simpliste celle de croire qu’on peut résoudre les problèmes écologiques (mais également sociaux et politiques) juste en déplaçant les frontières.

      #écorégions

    • Une réponse plus structurée de #Frédéric_Giraut :

      Le géographe Frédéric Giraut réagit aux « écorégions » promues par Jean-Luc Mélenchon : « Le biorégionalisme ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs »

      La proposition du candidat « insoumis » à l’élection présidentielle de redessiner la carte de France autour de 13 nouvelles zones s’inscrit dans une tradition de pensée qui fait primer les données naturelles et de supposés héritages culturels sur les réalités sociales et économiques, estime le géographe dans une tribune au « Monde ».

      La proposition de revoir le gabarit et la taille moyenne des régions françaises n’apparaît pas comme exaltante pour une campagne électorale présidentielle, sauf à la lier à une philosophie du rapport à l’#environnement. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon en s’inscrivant dans un courant idéologique états-unien, celui du biorégionalisme.
      En effet, c’est dans le contexte américain, c’est-à-dire d’une société de pionniers, qu’a été formalisé dans les années 1970 ce courant de réforme radicale et utopiste, antimoderne et anti-urbain. Il propose de substituer au découpage en Etats fédérés, largement fondé sur des blocs géométriques constitués au fur et à mesure de la conquête, un découpage naturel censé être également plus proche des cadres de peuplement amérindiens.
      Il s’agit, autrement dit, de retrouver une logique territoriale organique pour effacer le cadre abstrait imposé par la colonisation, et fonder une société régionale solidaire, en harmonie avec les cadres de vie à préserver. La figure la plus fameuse d’une telle écorégion est la #Cascadia, qui réunirait des espaces de la côte Pacifique jusqu’au cœur des Rocheuses à cheval sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. C’est donc aussi le cadre national qui est remis en cause dans une sorte de panaméricanisme de petites éco-nations.

      Ce courant de pensée utopiste, jamais repris par les grands partis, postule l’#autarcie comme idéal social et environnemental. Il a certainement le mérite de pousser à prendre en compte les #bassins_versants [ensembles naturels drainés par un fleuve ou une rivière avec les crêtes ou les lignes de partage des eaux comme frontières] et les massifs comme des entités incontournables pour une gestion environnementale, au-delà du seul aménagement des fleuves par les grands travaux, et de mettre en débat les logiques productivistes, extractivistes et fonctionnalistes. Mais il ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs. C’est bien là sa limite fondamentale, y compris pour les projets politiques transformateurs, décoloniaux et écologistes.

      En Europe, la #régionalisation, ou division des territoires en régions, a combiné références historiques héritées et aires de polarisation des grandes villes, ceci aussi bien dans les systèmes fédéraux, régionalistes que centralisés. Le biorégionalisme reste cantonné aux questions de gestion des ressources naturelles, avec notamment les agences de l’eau françaises (ex-agences de bassins) qui constituent un modèle et se déclinent au niveau local en périmètres de contrats de rivière ou de milieu.

      Mais vouloir faire du bassin versant l’alpha et l’oméga de l’#organisation_territoriale régionale promeut cette figure « naturelle » hors de sa fonction actuelle. Elle devient alors une alternative radicale à l’organisation territoriale fondée sur des solidarités historiques et culturelles et sur des réalités fonctionnelles (emplois, transports, échanges économiques, fournitures de grands équipements) autour de #métropoles étendues et polarisantes. Ce deuxième point était au centre de la définition initiale des périmètres de régions françaises.
      Les « #métropoles_d’équilibre », dotées de grands équipements aux grandes heures de l’#aménagement_du_territoire, trônaient alors au cœur de régions polarisées, dont les dénominations ne s’interdisaient plus des références aux provinces historiques. L’agrandissement-fusion des régions en 2016 a éloigné le lien systématique à la métropole chef-lieu, mais le cadre de référence reste celui des solidarités historiques qui ont pu construire des bassins économiques couplé aux logiques métropolitaines.

      Dès lors, quel serait l’enjeu de refonder un découpage régional sur le principe biorégional ? Changer d’échelle pour concevoir la #transition_écologique impérative ? Mais cela est plus une question de changement institutionnel que de découpage, et nécessiterait plutôt d’instaurer des sortes de puissantes régions-Länder sur le modèle allemand ou régions-generalidades sur le modèle espagnol. Ceci en supprimant les départements et en instaurant une tutelle sur les municipalités. Ce n’est pas dans le projet mélenchonien.

      La #coopération_métropolitaine dans le viseur

      S’agit-il de mettre les logiques environnementales au cœur des politiques publiques ? Mais la question centrale est la question énergétique et, sauf à croire que l’on reviendra à l’âge des grands travaux hydrauliques et nucléaires de la source à l’embouchure des fleuves comme priorité d’aménagement, les enjeux sont avant tout métropolitains, qu’il s’agisse du logement et des systèmes de mobilités décarbonées.

      Or, dans le découpage esquissé en écorégions, les cadres départementaux subsistent et des espaces métropolitains sont éclatés entre plusieurs régions, comme la métropole lyonnaise et la partie française de l’aire genevoise notamment, ou restent coupés de leur arrière-pays comme Nantes, ou encore sont dissous dans un gigantesque ensemble comme la région parisienne rattachée aux confins normands bien éloignés de la Seine.

      Outre ces aspects liés au découpage, une telle réforme attaquerait avant tout l’idée de gouvernement métropolitain, qui a déjà tant de mal à exister en France. La proposition mélenchonienne rejoint, par cet aspect, la vision territoriale de la droite et de l’extrême droite, qui ont également la coopération métropolitaine dans le viseur. Ceci pour des raisons très différentes : promotion de clubs de communes nanties, refus des solidarités dans l’allocation des ressources et de la localisation des équipements, et plus fondamentalement croyance dans l’idéologie de la fragmentation concurrentielle des aires urbaines par « communautés d’intérêts » avec recours massif aux services privés à la carte.

      A d’autres échelles, on sait la pensée de Jean-Luc Mélenchon adepte de concepts « réalistes », qui expliquent les logiques géopolitiques par les seuls rapports de force et les supposées légitimités culturelles de grandes puissances. Particulièrement celui de « zone tampon légitime » pour certains impérialismes, à condition qu’ils s’appuient sur l’argument de la proximité culturelle et historique.

      Ainsi, le Donbass et une bonne partie des pays baltes pour la Russie ou Taïwan pour la Chine, et leurs millions de citoyens, pourraient légitimement basculer dans les pires dictatures en exercice à l’issue de « conférences des frontières ». Celles-ci étant forcément dominées par ces mêmes concepts réalistes censés fonder les principes de légitimité indépendamment du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On pense alors aux funestes expériences qui constituent les modèles : Berlin (1885), Yalta (1945) ou récemment Dayton pour la Bosnie-Herzégovine (1995) et ses déplacements de population.

      La campagne sera territoriale à toutes les échelles, et certaines convergences paradoxales sont à noter. A la social-démocratie maintenant de décliner son projet territorial et environnemental loin des facilités simplificatrices qui pourraient dissoudre les rares cadres métropolitains de redistribution et de planification de la transition, et loin du fantasme mortifère des zones tampons impérialistes légitimes.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/22/le-geographe-frederic-giraut-reagit-aux-ecoregions-promues-par-jean-luc-mele

    • Je ne suis pas sur qu’une fois au pouvoir, ils veuillent le faire.

      Et si j’ai bien compris, c’est pas un découpage uniquement selon les bassins versants (t’as vu la gueule des formes que ca fait), ca prend en compte plus de critères (comme les bonnes vieilles distances aux sous préfectures, mais de nos jours, on s’en fout. Et puis on accepte que les gens fassent 200km pour un hôpital, alors ... (troll) ).
      C’est plus dans le cadre d’une grande décentralisation. Si des régions doivent s’auto gérer, alors autant de pas leurs donner de contraintes trop artificielles.
      Déjà, ils veulent garder les départements (pas vu d’avis contraire). Or les départements de Napoléon ont souvent leurs limites sur les courts d’eau, donc ca contredit la création de zone par bassin versant.

      Je suis surpris que ca prenne une tournure fasciste directement. A croire que tout peut devenir fasciste quand c’est utilisé par des fascistes. Limite vs frontière...

      Mais je pense qu’ils vont dérouler tout le programme de la FI au fil des mois avant les elections, surtout pour montrer qu’ils ont bossé.
      Et ils commencent par les sujets sûrement les moins névralgiques. Y’en a au moins 40... on a le temps.
      https://melenchon2027.fr/livrets-2022

    • Pour moi l’objectif 1 de ce projet, c’est de faire rallier EELV rapidement pour enfoncer le clou de « la gauche c’est nous et c’est nous qu’on a une dynamique de rassemblement », pour le vote utile y compris législatives. Objectif électoral à court terme.

      L’objectif 2, c’est de faire sauter les baronnies LR et PS et que LFI (+ verts) gagnent une poignée de régions. C’est un projet qui va pousser encore plus le PS à s’allier avec LR pour les achever. Une telle refonte entraînerait au passage le rebrassage de gouvernance des agences de l’eau, ARS, CA d’hôpitaux, chambres consulaires, PNR, ONF, etc... Sans compter que la redéfinition des compétences régionales entraîne un redispatching de compétences sur les autres échelons (départements : lycées, formation et développement économique par ex...). Objectif électoral à moyen et long terme.

      Le reste c’est les objectifs tertiaires, mais de façade (résilience et régénération, air, santé...) Objectifs politiques. Mise en œuvre et efficacité pas garantie, c’est un euphémisme.

      M’enfin dans le contexte de verrouillage socio technique et politico économique dans lequel nous baignons et qui nous mène à l’extinction, je trouve ça sympa des gens qui veulent faire (un peu) bouger les lignes du business as usual. Pas de quoi sauter au plafond, mais sympa.

  • Le niveau des océans monte mystérieusement et la fonte des glaces n’explique pas tout
    https://www.slate.fr/sciences/niveau-oceans-monte-mystere-abysses-rechauffement-glace-fonte-dilatation-profo

    Le thermomètre grimpe, les glaces fondent et l’océan monte. Jusque-là, la mécanique semblait claire. Mais depuis environ une décennie, les capteurs installés aux quatre coins du globe affichent un bilan qui ne tombe pas juste. En clair, la mer monte plus vite que la somme des facteurs connus et surveillés. Ce trou dans la hausse du niveau moyen de la mer laisse les chercheurs perplexes : qu’est-ce qui peut pousser l’eau à monter ainsi ?

    Pour trouver la réponse, il a fallu se tourner vers les abysses. Une équipe internationale, menée par l’océanographe Anny Cazenave, vient de publier une étude relayée par The Debrief. Le constat est sans appel : les couches océaniques situées au-delà de 2.000 mètres de profondeur se réchauffent et se dilatent, contribuant de manière significative à la montée des eaux.

    • L’affaissement des sols fait plus que doubler l’élévation du niveau marin
      https://cartonumerique.blogspot.com/2026/05/laffaissement-des-sols-fait-plus-que.html

      L’étude montre que l’affaissement des sols double la montée relative de la mer sur les côtes peuplées. Le risque littoral naît donc autant du sol qui descend que de l’#océan qui monte. L’étude distingue la montée absolue de la mer et la montée relative, celle que vivent les habitants. Quand le sol s’affaisse sous les #villes, les deltas ou les plaines côtières, la mer gagne plus vite sur les territoires, les infrastructures et les quartiers exposés. Les chercheurs croisent GNSS, marégraphes, altimétrie satellite, InSAR et modèles géophysiques. Ces données couvrent près de 65% de la population côtière mondiale et rendent enfin visibles les affaissements très locaux des #métropoles et des deltas. Le résultat est saisissant. Entre 1995 et 2020, les populations côtières ont vécu en moyenne 6 mm/an de montée relative du niveau marin. Ce rythme dépasse d’environ deux fois la seule montée climatique absolue, car les sols s’enfoncent là où les densités sont fortes. La subsidence touche d’abord les espaces densément habités. 71% de la population côtière mondiale vit dans des régions qui s’affaissent. 55% subissent au moins 1 mm/an de subsidence et 43% au moins 2 mm/an, ce qui accélère concrètement l’exposition.

      Les points chauds se concentrent dans les grandes villes et les deltas d’Asie et d’Afrique. Jakarta s’affaisse en moyenne de 13,7 mm/an, Tianjin de 13,5 mm/an, Bangkok de 8,5 mm/an, Lagos de 6,7 mm/an et Alexandrie de 4 mm/an. Les deltas confirment cette géographie du risque. Le Gange-Brahmapoutre s’affaisse de 5,4 mm/an, le Nil de 7,8 mm/an, le Yangzi de 2,7 mm/an et le Mékong de 5,6 mm/an. Ces basses terres concentrent populations, cultures, ports, routes et vulnérabilités. On retiendra que le risque littoral n’est pas seulement produit par le climat, mais aussi par les usages du sous-sol, comme le pompage d’eau, de pétrole ou de gaz. Mesurer et réduire la subsidence devient donc essentiel pour adapter les côtes.

      #subsidence
      https://seenthis.net/messages/1172824

  • Faire barrage aux travaux du Drac

    Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
    Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.

    Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.

    Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.

    En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.

    Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).

    Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.

    Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.

    Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).

    Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».

    Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
    Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.

    Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?

    Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».

    La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.

    Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
    Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?

    Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydro­logique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?

    Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».

    Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.

    **

    Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)

    86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.

    https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html

    #rivière #Drac #Grenoble #Isère #castors #budget #coût

  • Mouvement #Post-Urbain

    Le Mouvement pour une société écologique du post-urbain est né fin 2020 suite à la publication de l’ouvrage Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine (Passager clandestin). Après plusieurs moments de rencontres et d’échanges (Vigen, mars 2021, Villarceaux, mai 2021), il a organisé les premiers Etats généraux du post-urbain en octobre 2021 dans le Limousin, une semaine post-urbaine en mars 2022 à Paris, un débat Habiter la terre, ménager la Terre, en juin de la même, un séminaire sur les Biorégions post-urbaines en septembre à Villarceaux, l’An II des Etats généraux en octobre 2022 dans les Cévennes, les Assises du post-urbain dans les Deux-Sèvres en 2023, et un premier séminaire bilan en novembre 2023.

    https://www.post-urbain.org
    #écologie #urbain #rural #villes #campagnes

  • Frédéric Gilli, économiste : « A Paris, l’idéal de transformation urbaine, souvent caricaturé comme “la ville bobo”, rencontre manifestement un électorat »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/24/frederic-gilli-economiste-a-paris-l-ideal-de-transformation-urbaine-souvent-

    ... la ville est l’une des plus riches de France (80 % des bureaux de vote parisiens comptent parmi les 10 % les plus aisés du pays). Pourtant, le fait est là. Si l’on y ajoute les voix recueillies par Sophia Chikirou (La France insoumise), le « bloc gauche » atteint même un niveau inédit : 60 %. Alors que le bilan de l’équipe sortante était moqué, ce résultat peut surprendre. Il appelle une triple lecture, sociale, territoriale et démocratique.

    [...]

    Cette question démocratique est l’un des enjeux décisifs à l’issue du scrutin. Dans la capitale, au premier tour, l’abstention atteignait 60 % dans les 200 bureaux de vote les plus pauvres… Avec l’oubli de la banlieue, l’invisibilisation de pans entiers de la population parisienne est un élément central du péril démocratique qui fragilise nos villes et nos élus.

    #Paris #riches #métropole #grand_Paris #gauche #abstention #populaire

    https://justpaste.it/kycod

  • L’IA est une menace pour 5 millions de salariés en France, selon une étude
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/18/l-ia-une-menace-pour-5-millions-de-salaries-en-france_6672064_3234.html

    La généralisation de l’intelligence artificielle dans les entreprises menace particulièrement les métiers les plus rémunérés, selon une étude de la Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents.

    Eliott Jabès l’assume : il a décidé de stopper les recrutements de développeurs pour sa start-up de commerce en ligne Stockly en raison des gains de productivité offerts par l’intelligence artificielle (IA). L’entrepreneur préfère renforcer la formation de ses 100 salariés. « On a vu au quatrième trimestre 2025, notamment avec la dernière version de Claude, un vrai saut en matière de productivité. Alors qu’elle augmentait jusqu’alors de 10 % à 50 % selon les cas avec les différents outils d’IA, là on a pu multiplier ce gain par deux ou trois », affirme l’entrepreneur.

    Cet exemple reste, pour le moment, une exception en France. Mais il résonne avec tous les plans de réductions d’effectifs, réalisés ces derniers mois, liés à l’essor de cette technologie dans le monde. Fin 2025, pour le seul mois d’octobre, les employeurs américains ont annoncé 153 000 licenciements, dont 31 000 étaient justifiés par le recours à l’IA, selon le cabinet de reclassement Challenger, Gray & Christmas.

    A l’heure actuelle, 3,8 % de l’emploi est fragilisé par le déploiement de l’IA générative, selon une étude de la compagnie d’assurance-crédit Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM) à paraître le 1er avril. « Cette estimation se base sur ce que vivent aujourd’hui les entreprises françaises : on déploie des chatbots, on se sert d’un modèle de langage plus ou moins encadré », décrit Aurélien Duthoit, économiste chez Coface et coauteur de l’étude.

    #paywall

  • Soutenez Métropolitiques !
    https://metropolitiques.eu/Soutenez-Metropolitiques-2266.html

    Chères lectrices, chers lecteurs, Amies et amis de #Métropolitiques, Au moment où Métropolitiques se prépare à fêter ses 15 ans et où les questions touchant au vivre-ensemble et à la préservation de notre planète exigent plus que jamais notre clairvoyance, notre revue a besoin de vous et de votre soutien financier pour maintenir son existence, poursuivre son développement et explorer chaque jour plus finement les enjeux territoriaux et urbains. Après 15 ans d’existence, Métropolitiques et Métropolitiques

    / #hide

  • Espoirs et défis d’un changement écologiste à #Lyon
    https://metropolitiques.eu/Espoirs-et-defis-d-un-changement-ecologiste-a-Lyon.html

    Depuis 2020, les #écologistes et leurs alliés dirigent Lyon et sa #métropole. L’exercice de ce premier mandat révèle que les changements promis pendant la campagne électorale se sont heurtés à des difficultés institutionnelles et politiques. À l’occasion du scrutin municipal de mars-juin 2020, les commentateurs ont à maintes reprises évoqué une « vague verte » pour qualifier les changements de majorité apparus dans plusieurs villes. Lyon fit alors figure d’emblème, notamment parce que la ville #Essais

    / métropole, #élections, #élections_municipales, #alternance, #ancrage_local, écologistes, Lyon

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-cadiou.pdf

  • La Zone à Patates, une ZAD en périurbain
    https://metropolitiques.eu/La-Zone-a-Patates-une-ZAD-en-periurbain.html

    L’utilisation du foncier dans les espaces périurbains est sous tension. À Pertuis, dans le Vaucluse, la création d’une zone d’activité économique sur des terres agricoles engendre des formes nouvelles de #mobilisation. « Qui ose encore bétonner des terres destinées à nourrir ? » ; « Qui sème le béton aura bientôt la dalle » ; « béton = inondation »… C’est avec ces slogans – et bien d’autres ! – que plusieurs centaines de personnes ont défilé dans la zone d’activités et les espaces agricoles de #Terrains

    / #périurbain, mobilisation, #zone_à_défendre, #conflit, #agriculture, #Marseille, #métropole

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_fonticelli.pdf

  • Le Département et la Région suspendent leur coopération avec le Mucem à Marseille
    Par Victor Tillet | Publié le 12/12/25
    https://www.laprovence.com/article/culture-loisirs/16297158671168/le-departement-et-la-region-suspendent-leur-cooperation-avec-le-mucem-a-

    Dénonçant respectivement « l’importation du conflit » israélo-palestinien et « le diktat antisémite », Martine Vassal et Renaud Muselier ont annoncé sur X cette décision. Elle fait suite à la rupture du partenariat entre le musée national et Digital Realty.

    C’est le début d’une tempête autour du Mucem. Ce jeudi 11 décembre, le musée national annonçait la rupture de son partenariat avec un de ses mécènes : l’entreprise américaine Digital Realty, qui exploite quatre centres de données à Marseille. Et est par ailleurs associée à la compagnie israélienne d’immobilier Mivne Real Estate, qui porte de son côté des projets dans des colonies israéliennes situées en Cisjordanie et dans le Golan syrien. La coalition de collectifs marseillais « Divest from Digital Realty » l’accuse ainsi de soutenir la colonisation de ces territoires.

    En marge de cette annonce, Ariel Kenig, responsable des mécénats au Mucem, justifiait ainsi la fin du partenariat entre le Mucem et Digital Realty : « Cette décision a pour but de permettre au musée de poursuivre ses missions de service public et d’accueil des artistes dans un contexte apaisé. » Sauf que quelques heures plus tard, dans la soirée de jeudi, la sphère politique a vite mis à mal cette quiétude recherchée.
    Sur le réseau social X, Renaud Muselier et Martine Vassal ont annoncé chacun à leur tour la suspension de toute coopération avec le Mucem. Premier à dégainer, le président de la Région écrivait : « Quelle tristesse pour ce musée dont je fus le président du jury… La paix durable au Proche-Orient doit être l’objectif commun, et cette décision est une soumission au diktat antisémite ! Dès lors, la Région Sud suspend toute coopération potentielle avec cet établissement. »

    De son côté, la présidente du Département et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, pointait : « Quand le militantisme antisémite s’infiltre dans l’un des emblèmes de Marseille. Importer le conflit du Proche-Orient au Mucem est insupportable et inadmissible. Le Département et la Métropole suspendent toute collaboration . » (...)

    • Victoire : le Mucem ne renouvelle pas son partenariat avec Digital Realty, complice de la colonisation israélienne en Palestine
      12/12/25
      https://www.bdsfrance.org/victoire-le-mucem-ne-renouvelle-pas-son-partenariat-avec-digital-realty

      (...) La campagne BDS France accueille avec une grande satisfaction l’annonce d’une victoire importante obtenue après plusieurs mois de mobilisation de la part de collectifs militants et associatifs, écologiques et d’artistes : le Mucem – Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, à Marseille – ne renouvellera pas en 2026 son partenariat de mécénat avec le géant étasunien des data centers, Digital Realty, mis en cause pour sa complicité avec la colonisation israélienne. (...)

      #BDS

    • – Je pense que la critique du génocide israélien, ainsi que la mise en scène d’un soutien hystérique à Israël, sont désormais les marqueurs les plus nets de la fracture politique entre la gauche et la droite (et la bourgeoisie barbarisée). Même plus que l’opposition entre soutiens et opposants aux « grands hommes artistes » accusés de violer des femmes. Donc la radicalisation des imputations d’antisémitisme à chaque fois qu’il s’agit d’Israël, ça va devenir industriel.

      – Mais au-delà, je me demande à quel point ça n’est pas ici un élément de la culture war de la droite contre toutes ces institutions (musées, centres culturels, associations…) qu’elle accuse d’être un peu trop « woke » à son goût. Le Mucem promeut une vision de la Méditerranée qui ne correspond vraiment pas au bon gros suprémacisme françaouis et anti-islam qui fleurit par ailleurs dans la région. Son approche critique de l’histoire coloniale scandalise régulièrement la droite nostalgique de l’Empire.

      Sur TripAdvisor, la lecture des mauvaises notes est un vrai bonheur : ça te me dénonce le marxisme culturel qui critique la colonisation (qui n’est pas un crime, je te le rappelle, contrairement à ces Européens qui pratiquent l’àpoilisme hippie).

      The typical discourse of cultural Marxism against the colonizing company of Europe, truffled in some interesting detail, but an eye to the bundle, an exhibition completely dedicated to naturism! Not to the “natural spaces” as we thought when we entered the room but “naturist spaces”, that is, hippie communities of people who go in balls. It was going into the room and out. I suppose it will be a phenomenon of great importance in the development of Mediterranean culture and in my ignorance I cannot see it.

      Our visit was the day after the opening of the Olympic Games. We were on notice. We were not surprised at all to see this display of moral and artistic decline in a France lost to the cause.

      Je me demande donc à quel point cette imputation soudaine d’antisémitisme, ça n’est pas un moment pratique, tout à fait trumpien, pour régler ses comptes avec un musée qui devrait un peu plus célébrer l’œuvre civilisatrice de la colonisation française tout autour de la Méditerranée.

    • Ce racisme est pas « simplement » pro-israélien. Il a ici plus qu’ailleurs ses propres raisons d’être anti Arabe. Marseille, c’est une « ville arabe » (oui, elle est aussi juive, corse, comorienne, etc.). Ce que vilipendent droite et extrême droite (autant dire département et région), pendant que d’autres, Arabes ou pas, apprécient Marseille aussi pour son arabité, ou/et la place prise par des minorités (d’écart en écart, la dernière en date, de plus en plus visible, pourrait être dite queer d’allure).

      Quant au superbe Mucem, c’est vrai qu’il a quelque de gauche, et de national. C’est l’étalon du musée de la pédagogie à la papa, au risque de rester fermé à la création et à la pensée en train de se faire. L’été dernier, pénultième muséification de Di Rosa, de l’art issu et inspiré du populaire, avec sa touche locale, ancrée et... paternelle (les appelants à canards fabriqués par le père pour l’étang de Thau). Oui, ça se veut pas colonial, un peu écolo, anti-discrimination. la charte Netflix, mais comme à l’époque où Netflix avait pas les budgets d’HBO et ne pouvait que se faire doubler.

      Pour sa part, la ville avait monté, hors les murs, sur le Vieux Port, une expo qui documentait les rafles et destructions de 1943 que j’avais aimé.
      https://www.marseille.fr/mairie/les-vieux-quartiers-apres-destruction

      Avec un musée national, des feuilletons en prime time, la CGA CGM, des vedettes du show biz, Marseille reste "la verrue de l’Europe" (©NSADP) ?

      #Marseille #diktat_pro_israélien

    • A Marseille, le MuCEM lâché par plusieurs collectivités territoriales, sur fond de conflit israélo-palestinien
      https://www.lemonde.fr/culture/article/2025/12/16/le-mucem-lache-par-plusieurs-collectivites-territoriales-sur-fond-de-conflit

      La région #PACA, le département des Bouches-du-Rhône et la #Métropole_Aix-Marseille-Provence protestent contre la rupture par le musée d’un contrat avec un mécène, #Digital_Realty, accusé d’avoir des activités liées aux colonies en Cisjordanie. Une prise de position qui prend un tour politique à quelques mois des élections municipales.

      Siégeant au conseil d’administration du MuCEM sans voix délibérative, les collectivités ne sont pas des financeurs de premier plan de l’établissement, dont le budget s’élève à 22 millions d’euros. Elles font valoir, pour justifier leur prise de position, leur participation financière à hauteur de 40 % lors de la construction du musée et, depuis son ouverture, une aide de 550 000 euros en dix ans de la région et la mise à disposition des panneaux d’affichage électronique de la Métropole valorisée à hauteur de 100 000 euros. (...) Pour les observateurs marseillais, la #droite locale chercherait avant tout à reconquérir une communauté juive phocéenne de plus en plus courtisée par le Rassemblement national sur fond de montée de l’antisémitisme. Ni Renaud Muselier, président du conseil régional de PACA, ni Martine Vassal, présidente du département et de la Métropole, ni la mairie de Marseille n’ont donné suite à nos sollicitations.

      (...) Face à l’escalade [des actions de scandalisation de ce mécénat], la direction de l’établissement a interrogé Digital Realty sur la nature de ses intérêts dans les territoires palestiniens. Elle a aussi saisi le ministère de la culture, sa tutelle, qui lui a confirmé que les activités de cette société américaine ne contreviennent pas à la charte de mécénat des musées nationaux.

      [...]
      Le musée et son mécène ont fini par acter la fin de leur partenariat. « Cette décision vise à ce que le musée poursuive ses missions de service public dans un contexte apaisé », fait savoir un représentant de Digital Realty France. Le calcul, il est vrai, est rapide : si le soutien financier de la société américaine – environ 100 000 euros par an – n’est pas négligeable, il reste marginal au regard des 22 millions de budget de l’établissement. De son côté, Digital Realty, qui a déjà investi 400 millions dans quatre centres de données à Marseille, et prévoit d’en créer un cinquième pour un investissement de 300 millions d’euros, a préféré couper court à une polémique susceptible de ternir son image et de peser sur ses affaires.

      [...]

      ... la direction du MuCEM a répondu au CRIF : il ne s’agit pas d’une rupture, mais d’une « décision conjointe » du musée et du mécène. « Elle n’est ni unilatérale, ni brutale, ni idéologique », surligne Pierre-Olivier Costa, rappelant que, depuis huit mois, les activités du musée sont régulièrement interrompues par des militants, « sans d’ailleurs que le CRIF ne s’en soit ému à l’époque ».
      « Comme vous le voyez, ajoute le président du MuCEM, nous n’avons en rien cédé à la pression venant de groupes d’activistes. » Mais lorsque artistes et chercheurs menacent de boycotter le musée, ce dernier n’a pas d’autre choix. « Nous touchons là au cœur même de la mission qui est la nôtre : faire dialoguer artistes, chercheurs et publics dans la sérénité, la sécurité et la confiance. »

      https://justpaste.it/dhosb

      #Mucem #mécénat #RN #français_juifs #élections

  • Teck Lee LRT station - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Teck_Lee_LRT_station
    Singapour bat Berlin - délai de 20 ans pour ouvrir une station de metro. Ce n’est pas une nouvelle interessante en soi, mais elle contredit le mythe de l’efficacité asiatique et des dictatures en comparaison avec les démocraties occidentales.

    Plans for an LRT in Punggol were first unveiled in August 1996, with SBS Transit (then Singapore Bus Service) appointed as the PGLRT’s operator in May 1999. Construction of the PGLRT began in June 2000 and was completed in June 2004, with the LTA transferring operations to SBS transit in December. After the opening of Samudera station in 2017, Teck Lee was the last station to be opened. Fixed half-height platform screen doors were installed in Teck Lee along with other LRT stations in December 2017. In May 2024, SIT announced that the station would open in August, though later retracted their statement. As announced in July, Teck Lee opened on 15 August 2024, nearly 20 years after it finished construction.

    #tansport #Singapour #construction #bureaucratie #metro #wtf

  • Carnets de villes – #Montpellier
    https://metropolitiques.eu/Carnets-de-villes-Montpellier.html

    Montpellier, #métropole aux aspirations internationales, connaît l’une des plus fortes croissances démographiques du pays. Les transformations spectaculaires de cette ville méditerranéenne sont également dues à une politique urbaine ambitieuse, dont les grands projets donnent lieu à des controverses. Nous en parlons avec Yann Legouis, architecte et habitant de Montpellier. Émission : Carnets de villes Montpellier, vers où et jusqu’à quand ? Où commence la métropole, quelles limites et quels bords #Podcasts

    / Montpellier, métropole, #littoral, #Méditerranée, #croissance_urbaine, #politiques_publiques, #architecture, (...)

    #urbanisme

  • Entscheidung zur S-Bahn Berlin ist gefallen : Was jetzt auf Steuerzahler und Fahrgäste zukommt
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/entscheidung-zur-s-bahn-berlin-ist-gefallen-was-jetzt-auf-steuerzah

    La privatisation des chemins de fer allemands a provoqué l’effondrement du systéme de S-Bahn de Berlin entre 2008 et 2010. Les social-démocrates et chrétiens-démocrates et surtout les verts ne connaissaient alors qu’une solution au problème : il fallait privatiser davantage. Les conséquences de cette politique ne sont pas surprenantes. La crise des transports en commun continue, les profits du privé augmentent et le coût pour le contribuable augmente. Dans ce secteur semi-publique les salaires baissent et la qualité de service diminue.

    En Europe on connaissait les résultats de cette politique depuis les années 1980 de Margaret Thatcher. La situation actuelle en France et Allemagne n’est donc pas arrivée par hasard ou à cause de politiciens incapables. Elle est le résultat intentionné de la transformation néolibérale des sociétés europénnes. Tant que la transformation belliqueuse de « nos » démocraties n’aura pas atteint un stade comme en Ukraine, former la résistance au néolibéralisme sera une affaire qui profitera á tout le monde.

    Ironie de l’histoire - la rame de S-Bahn sur la photo de 1978 montre un modèle ET 165 construit entre 1928 et 1932. Ces trains ont fonctionné sans problème pendant 65 ans, depuis leurs mis en service sous la république de Weimar, pendant les Jeux Olympiques nazies de 1936, à travers la guerre, sous les bombes, pendant l’époque du démontage et de la pénurie, puis après la disparition du mur de Berlin. En RDA ils ont été modernisés au fur et à mesure et des versions améliorées pourraient continuer á servir encore aujourd’hui si les dirigeants de la Deutsche Bahn AG ne suivaint pas la logique capitaliste d’une entreprise privée.

    https://de.m.wikipedia.org/wiki/S-Bahn_Berlin#Entwicklung_ab_1990

    Bis etwa 2006/2007 galt die S-Bahn als eines der zuverlässigsten und beliebtesten S-Bahn-Systeme Europas. In den folgenden Jahren war ein stetiger Leistungsrückgang zu beklagen, der in den Jahren 2008, 2009 und 2010 mit gravierenden Leistungseinbrüchen als „S-Bahn-Krise“ seinen Höhepunkt fand. Die Gründe lagen in einem Zusammenwirken von überzogenen Rationalisierungen in Folge des vom Mutterkonzern ausgeübten Renditedrucks, daraus resultierenden Wartungsdefiziten, einem Managementversagen der damaligen S-Bahn-Geschäftsführung unter Tobias Heinemann sowie Konstruktionsmängeln der neuen Fahrzeuge.

    Le temps de vie prévu pour les rames modernes sous le capitalisme est de trente ans, mais après dix ans leur fiabilité diminue car la maintenance technique suit également la logique capitaliste qui empêche leur entretien régulier suite á la politique du laissez-faire typique pour Berlin. Désormais les rails seront gérés par une entreprise privée, gestion lignes par plusieurs et la maintenance technique encore par d’autres entreprises privées. La complexité et les contraintes financières pour ces entreprises provoqueront forcément de graves accidents dans l’avenir.

    1.9.2025 von Peter Neumann - Fest steht, wer den milliardenschweren Auftrag für elf Linien bekommt. SPD und Fahrgastverband begrüßen die Entscheidung, Kritiker fürchten hohe Kosten.

    Kritiker sagen, dass die Entscheidung zur Zukunft der Berliner S-Bahn schon seit Jahren feststeht. Nun wurde sie dem Vernehmen nach den Beteiligten in aller Form mitgeteilt: Die Deutsche Bahn (DB) soll weiterhin die S-Bahn-Züge auf den Nordsüd-Linien und auf der Ost-West-Strecke in der Innenstadt betreiben, Siemens und Stadler sollen auch die künftige S-Bahn-Generation liefern. Die Reaktionen fallen unterschiedlich aus.

    „Eine gute Entscheidung für die Metropolregion Berlin-Brandenburg“, sagt der Berliner SPD-Politiker Sven Heinemann. „Sie sichert Arbeitsplätze und Wirtschaftskraft.“ Auch Fahrgäste profitieren, denn sie bekommen neue Züge. Kritiker entgegnen, dass die Entscheidung die Steuerzahler teuer zu stehen kommt. „Ich erwarte, dass die Kosten schockieren werden“, entgegnet Lukas Iffländer, Vizebundesvorsitzender des Fahrgastverbands Pro Bahn. „Das wird sich die DB vergolden lassen“, befürchtet er.

    So stellten sich Planer bei Bombardier (heute Alstom) 2020 die neue S-Bahn-Generation für Berlin vor. Die Simulation eines Zuges der Linie S5 im Bahnhof Hackescher Markt zeigt, wie die Lackierung aussehen könnte. Visualisierung: Bombardier/Alstom

    Es ist ein Nine Eleven der besonderen Art: Im bislang größten Vergabeverfahren für den Nahverkehr in Berlin und Brandenburg endet am 11. September eine wichtige Etappe.

    Bis dahin sind die Bieter an ihre Angebote gebunden, und bis dahin dürfen Firmen, die bei der Ausschreibung unterlagen, Widerspruch gegen die Vergabe-Entscheidung einlegen. Weil die Frist noch läuft, gibt es noch keine offizielle Unterrichtung der Öffentlichkeit darüber, wer die neuen Verträge für die S-Bahn erhalten soll. Doch nach übereinstimmenden Berichten ist die Entscheidung zur Zukunft des größten deutschen S-Bahn-Systems gefallen. Am Freitagabend bekamen die Beteiligten Bescheid. Viele sind es nicht – was nach Einschätzung von Kritikern eines der Probleme darstellt.

    In dem Verfahren geht es darum, wer mindestens 1400 S-Bahn-Wagen liefert, sie 30 Jahre instand hält sowie in den Teilnetzen Stadtbahn und Nordsüd auf elf Linien 15 Jahre lang betreibt. Dem Vernehmen soll nach das Konsortium DB/Siemens/Stadler den Zuschlag bekommen. Die Fahrzeuge sollen Eigentum des Landes Berlin werden. Zuletzt hieß es, dass der Einsatz der neuen Generation am 17. Februar 2031 auf der S9 und am 28. April 2031 auf der S8 startet. Nach der Abnahme der Züge wird die Landesanstalt Schienenfahrzeuge Berlin Eigentümer. Das Gesamtvolumen ist über die Jahre größer geworden. War bisher von elf bis zwölf Milliarden Euro die Rede, geht es nun um 15 Milliarden Euro – jeweils zur Hälfte für die Züge und die Wartung sowie für den Betrieb.

    War das Vergabeverfahren für die S-Bahn Berlin nur ein „Scheingefecht“?

    Die Ausschreibung gilt als eine Reaktion auf die S-Bahn-Krise, die 2009 erste Höhepunkte erreichte und Fahrgästen Zugausfälle bescherte. Der Teilnahmewettbewerb, die Präqualifikation, startete am 20. Juli 2020. Ab dem 30. November 2022 konnten Bieter verbindliche Angebote abgeben. Doch die Anforderungen wurden mehrmals verändert. Deshalb wurde die Abgabefrist 24-mal verschoben, zuletzt bis zum 27. März 2025.

    Dem Vernehmen nach nahm außer dem Konsortium um die DB nur ein einziges Unternehmen ebenfalls an der Ausschreibung teil: Der französische Schienenfahrzeughersteller Alstom gab ein Angebot für die neuen S-Bahn-Züge und deren Wartung ab. Doch offenbar beteiligte sich kein Eisenbahnverkehrsunternehmen, das als Betreiber der Alstom-Fahrzeuge infrage käme. Die DB steht dafür nicht zur Verfügung. Ohne einen solchen Partner hängt das Angebot der Franzosen, die mit dem Standort Hennigsdorf in der Hauptstadtregion vertreten sind, quasi in der Luft.

    Dabei sei der unterlegenen Bieterin Alstom am Wochenende bestätigt worden, das günstigste Angebot für die Fahrzeuge abgegeben zu haben. Doch anders als das Konsortium um die DB habe das Unternehmen kein Gesamtangebot abgegeben, das sich auch auf den Fahrbetrieb bezieht. Andere Firmen haben sich Berichten zufolge nicht beteiligt. Sie ahnten wohl schon, dass es sich um ein „Scheingefecht“ handelte.

    Fünf verlorene Jahre: SPD-Politiker kritisiert frühere Grünen-Senatorin

    Politische Akteure hatten, unterstützt von der Eisenbahn- und Verkehrsgewerkschaft EVG, deutlich gemacht, dass es aus ihrer Sicht das Beste wäre, wenn die DB weiterhin alle S-Bahnen in der Region betreibt, um einen einheitlichen Betrieb zu gewährleisten. Auch Linke-Politiker warnten davor, dass eine „Zerschlagung der S-Bahn“ drohe.

    „Offiziell kennt das Parlament noch nicht alle Details oder konkrete Namen“, gibt der Berliner Sozialdemokrat Sven Heinemann zu bedenken. Wenn die Berichte zuträfen, wäre es aber eine gute Entscheidung. „Alle genannten Beteiligten kommen aus der Region“, erklärt der Abgeordnete. „Die Fahrgäste werden neue attraktive Fahrzeuge nutzen können und mehr Verbindungen bekommen. Und sie werden weiterhin weitgehend einen S-Bahn-Betrieb aus einer Hand haben. Die S-Bahn wird kein Experimentierfeld. Damit es dann auch 2031 so kommt, muss neben den Fahrzeugen die Infrastruktur fit gemacht werden.“ Der Infrastrukturbetreiber DB InfraGO müsse viele Hausaufgaben erledigen. „Darauf werden wir drängen“, versprach der Haushaltspolitiker.

    Das Vergabeverfahren hat 2016 begonnen. Die fünf Jahre unter Verkehrssenatorin Regine Günther (Grüne) seien „verlorene Jahre“ gewesen. Sonst hätten erste Fahrzeuge schon Ende dieses Jahres zur Verfügung stehen können, rechnet Sven Heinemann vor.

    Ein historisches Foto von der Berliner S-Bahn: Ein Zug der Baureihe 275 steht im Oktober 1978 am S-Bahnhof Beusselstraße unweit vom Westhafen zur Abfahrt bereit. Heute ist der Ring wieder eine stark befahrene Strecke. Burkhard Wollny/Sammlung Sven Heinemann

    Christfried Tschepe, der Vorsitzende des Berliner Fahrgastverbands IGEB, zeigte sich trotzdem erleichtert. „Der Fahrgastverband begrüßt es, dass endlich eine Entscheidung vorliegt. Mit der Vergabe an die S-Bahn Berlin der Deutschen Bahn ist die Fortführung des Fahrbetriebs gesichert“, teilte Tschepe der Berliner Zeitung mit. „Hinsichtlich der Ausschreibung für die Beschaffung und Instandhaltung neuer Fahrzeuge setzen wir auf eine zügige Einigung mit dem unterlegenen Anbieter Alstom. Gleichzeitig muss geprüft werden, ob und wie der bestehende Fahrzeugbestand für einen längeren Einsatz als ursprünglich vorgesehen modernisiert werden kann.“ Es geht um die Baureihe 480.

    Wie berichtet erwägt Alstom, die Entscheidung vor der Berliner Vergabekammer zu rügen und notfalls vor das Kammergericht zu ziehen – was die Umsetzung um Jahre verzögern könnte. „Wir sind es leider inzwischen schon gewohnt, nicht nur in Berlin, sondern deutschlandweit, dass nach Ausschreibungen im Mobilitätsbereich geklagt wird“, bemängelt Heinemann. Er hofft, dass dieses Verfahren zügig entschieden wird, denn neue S-Bahnen würden dringend gebraucht. „Es kann nicht sein, dass eine Ausschreibung und damit verbundene Leistungen um Jahre verzögert werden können“, ärgert sich der Abgeordnete. „Und ich habe keine Lust, als Haushälter deswegen dann noch mal einen dreistelligen Millionenbetrag in alte Fahrzeuge stecken zu müssen.“

    Kammergericht äußert rechtliche Bedenken gegen die Ausschreibung

    Dass es dazu kommen könnte, hätten sich die Verantwortlichen allerdings selbst zuzuschreiben, sagen Kritiker. Es war absehbar, denn als Alstom in diesem Verfahren erstmals vor Gericht zog (und unterlag), äußerte die Vorsitzende Richterin des Vergabesenats des Kammergerichts ernste rechtliche Bedenken. „Es ist ein Fakt, dass das Berliner Kammergericht im März 2024 diese Ausschreibung in zentralen Punkten als vergaberechtswidrig eingestuft hat“, bekräftigt Firmensprecher Andreas Floréz. „Bei einer Vergabe dieser Dimension muss sichergestellt sein, dass echter Wettbewerb stattfindet und sich dadurch das beste S-Bahn-Angebot zum besten Preis durchsetzt. Dies ist ein ordnungspolitisches Gebot und im Sinne der Steuerzahler und Fahrgäste.“

    Auch Pro-Bahn-Bundesvize Lukas Iffländer befürchtet, dass die neuen S-Bahn-Verträge die Steuerzahler teuer zu stehen kommen könnten. „Der Senat hat es geschafft, mit diesem Vergabeverfahren das Schlechteste aus den Welten Staatsbahn und Wettbewerb zusammenzuführen“, kritisiert er. „Wir stehen als Fahrgastverband Pro Bahn für klare Entscheidungen“ – entweder echter Wettbewerb oder Kommunalisierung, wo der Senat bei den Berliner Verkehrsbetrieben (BVG) allerdings zeige, dass er es nicht kann. Nordrhein-Westfalen habe mit dem Rhein-Ruhr-Express gezeigt, wie Wettbewerb gehen kann. „Im Vergleich zum vorherigen Betrieb durch die DB sind Pünktlichkeit, Fahrzeugverfügbarkeit und Kundenzufriedenheit deutlich gestiegen.“

    Fahrgastverband Pro Bahn befürchtet Kürzungen des Zugangebots

    Bei Pro Bahn macht man sich Sorgen, dass bei einer zu teuren Vergabe angekündigte Verbesserungen wegfallen könnten oder sogar Kürzungen drohen, sagt Iffländer. „Das sehen wir gerade bundesweit, selbst dort, wo man mit echtem Wettbewerb signifikante Einsparungen erzielen konnte, wird es jetzt zunehmend teurer, und die Regionalisierungsmittel des Bundes wachsen nicht schnell genug mit“, erklärt der Experte.

    Jan Görnemann, Geschäftsführer des Bundesverbands Schienennahverkehr BSN, sieht eine „unsägliche Allianz aus SPD und der Gewerkschaft EVG“. Natürlich könnten auch Unternehmen wie MTR aus Hongkong oder Transdev S-Bahnen in Berlin betreiben. „Sachlich besteht das S-Bahn-Netz in Berlin aus drei Subnetzen, es gibt heute nur wenige Schnittpunkte oder Mischabschnitte“, erklärt Görnemann.

    Wichtige Entscheidung zur S-Bahn in Berlin steht bevor: Warum das Drama
    Verband fordert beim nächsten Mal einen echten Wettbewerb

    Ein anderer Bahnexperte ergänzt, dass keine Partei in Berlin für einen fairen Wettbewerb und marktgerechte Kosten bei der S-Bahn eingetreten sei.

    In dem Vergabeverfahren hätten die Verantwortlichen die Preiserwartungen für die neuen S-Bahnen und die Fahrzeuginstandhaltung auf Grundlage der teuren Baureihe 483/484 angesetzt – aus seiner Sicht zu hoch, so der Experte. „Wenn der Erwartungswert für die Fahrzeuge und die Instandhaltung realistisch eingeschätzt worden wären, dann hätte das Gesamtangebot des Konsortiums wegen Unwirtschaftlichkeit des Fahrzeugloses abgelehnt werden müssen. Dann hätte eine S-Bahn aus französisch-ostdeutsch-polnischer Produktion das Rennen gemacht.“

    Matthias Stoffregen vom Verband Mofair befürchtet, dass die Gewinnerunternehmen „erheblichen Spielraum bekommen, dem Steuerzahler mehr als nötig abzuknöpfen. Das zeigt erneut, wie absurd das Verfahren ist. Berlin hätte es von Anfang an machen können wie 14 andere Bundesländer auch, und wir hätten alle ein günstigeres und besseres Produkt bekommen.“ Was anders? „Vergabeverfahren so zu strukturieren, dass wirklicher Wettbewerb entsteht“, erklärt Stoffregen.

    Aber bei der Berliner S-Bahn wird es ein solches Verfahren so schnell nicht mehr geben.

    DR-Baureihe ET 165
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/DR-Baureihe_ET_165
    Triebwagen der S-Bahn Berlin, Baujahre 1928–1932

    Triebwagen der S-Bahn Berlin, Baujahre 1928–1932
    Die ET 165, später Baureihe 275 (DR), ab 1993 475, waren elektrische Triebwagen, die von 1928 bis 1932 für die Berliner S-Bahn gebaut wurden. Sie waren bis 1997 im Einsatz und wurden bis 2004 mit Ausnahme einiger Museumsgarnituren verschrottet. Nach der Berliner Stadtbahn wurden sie auch Stadtbahner genannt.

    #Berlin #S-Bahn #privatisation #transport #métropoles #urbanisme #néolibéralisme

  • Sentiers d’été 2025
    https://metropolitiques.eu/Sentiers-d-ete-2025.html

    Métropolitiques prend ses quartiers d’été. En attendant la reprise de nos publications le 8 septembre, nous vous proposons un parcours parmi les thèmes et articles publiés cette année. Bonne lecture et bon été ! Au jardin Le bonheur au jardin : villégiature et maisons de campagne autour de Paris au XIXe siècle, de Isabelle Rabault-Mazières. Les femmes aux jardins : cultures vivrières et émancipation. Regards croisés France–Russie, de Camille Robert-Boeuf. Émancipation et résilience : les jardins à #Métropolitiques

    / Sentiers d’été

    #Sentiers_d'été

  • La ville en négatif
    https://metropolitiques.eu/La-ville-en-negatif.html

    Dans Anti installation, Jordi Ballesta et Geoffroy Mathieu associent la géographie et la #photographie pour rendre visibles un ensemble d’espaces rendus inhabitables et surveillés. Ils montrent comment ces interstices constituent en réalité des « opérations urbaines », allant de l’enrochement à l’excavation. Cela ressemble aux champs de bataille auxquels les images d’actualité habituent nos regards. Des sols retournés, troués, striés. D’étranges pierriers, des chantiers à l’arrêt, des simulacres de #Commentaires

    / photographie, #territoire, #métropole, #migrations, #réfugiés, #gens_du_voyage, sécurité, #surveillance, prévention (...)

    #sécurité #prévention_situationnelle
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_gaudin12.pdf

  • Squats, bidonvilles, foyers : habiter les marges
    https://souriez.info/Squats-bidonvilles-foyers-habiter-les-marges

    A l’occasion de la sortie du numéro d’été du journal Le Chiffon, discussion autour du thème de son dossier principal : « Habiter les marges ». Avec nous Simon Dautheville et Noé Sotto, deux membres de la rédac, et un invité, Igor Babou, anthropologue qui a participé à la vie collective d’un squat de Noisy-le-Sec, puis de Pantin, le « LEØ » ("Laboratoire écologie Ødéchet"), qui avait fait l’objet d’un reportage dans Le Chiffon n°3 (2021). Ce lieu, après une belle bataille, a été expulsé en (…) #Les_Amis_d'Orwell

    https://www.lechiffon.fr/laboratoire-ecologique-zero-dechet-avec-nos-actions-de-recup-on-ramasse-la
    https://www.lechiffon.fr/avec-jean-baptiste-eyraud-dal-panorama-critique-de-la-lutte-pour-le-logeme
    https://www.lechiffon.fr/tous-les-numeros
    https://www.eterotopiafrance.com/catalogue/l-ecologie-aux-marges
    https://www.labozero.org

  • Pourquoi la Chine investit des milliards dans une science que personne ne connaît… mais dont dépend toute notre technologie
    https://sciencepost.fr/pourquoi-la-chine-investit-des-milliards-dans-une-science-que-personne-n

    Dans la guerre technologique qui oppose la #Chine aux États-Unis, tous les regards se tournent souvent vers les semi-conducteurs, les métaux rares ou encore l’intelligence artificielle. Mais derrière ces sujets brûlants se cache une discipline méconnue, pourtant absolument stratégique : la #métrologie, c’est-à-dire la science de la mesure de précision.

    En mai 2025, Pékin a dévoilé un plan d’action ambitieux pour révolutionner sa métrologie d’ici 2030, avec un objectif clair : devenir leader mondial dans ce domaine technique et discret, mais essentiel au fonctionnement de notre monde moderne.

    La métrologie, clé de voûte de la technologie moderne

    Derrière chaque puce électronique, chaque satellite, chaque traitement médical ou capteur climatique, se cache un système de mesure. Sans une précision extrême dans les unités, les normes et les méthodes de calibration, aucune technologie ne peut fonctionner de manière fiable. La métrologie, c’est ce qui garantit qu’un nanomètre est bien un nanomètre, et qu’un processeur fonctionne comme prévu à l’échelle atomique.

    Mais voilà : à mesure que les technologies deviennent plus complexes – circuits miniaturisés, mesures quantiques, biocapteurs – les besoins en précision explosent. Et c’est précisément là que la Chine veut frapper fort.

    Un plan 2030 à haute intensité technologique

    Le plan chinois, publié par l’Administration d’État pour la régulation du marché, vise à combler les « points sensibles » dans les capacités de mesure du pays. Il prévoit :

    Le développement de plus de 50 technologies fondamentales de métrologie

    La création de 20 références mondiales de mesure

    La conception de 100 instruments et matériaux de référence innovants

    Mais ce n’est pas tout. Pékin mise notamment sur la métrologie quantique, un domaine de pointe qui utilise les propriétés de la physique quantique pour atteindre des précisions impossibles à obtenir avec les technologies classiques. Cela concerne par exemple :

    Les gyroscopes quantiques pour la navigation sans GPS

    Les peignes de fréquences optiques miniatures, capables de mesurer des fréquences lumineuses avec une précision extrême

    Les mesures à l’échelle nanométrique des puces électroniques, cœur des systèmes informatiques avancés

    Autrement dit, la Chine prépare les règles de mesure du monde technologique de demain.

    La métrologie au cœur de la rivalité sino-américaine

    Ce plan ne sort pas de nulle part. Il intervient dans un contexte géopolitique tendu où les États-Unis ont renforcé les restrictions à l’exportation des semi-conducteurs les plus avancés vers la Chine, invoquant des enjeux de sécurité nationale. En réponse, Pékin a imposé des restrictions sur l’exportation de plusieurs terres rares, des matériaux essentiels à l’électronique, à la défense et aux énergies vertes.

    Dans cette guerre froide technologique, la métrologie est devenue un outil de souveraineté scientifique. Sans elle, pas de fabrication fiable de puces, pas de contrôle qualité dans l’IA, et pas d’innovation compétitive dans les domaines stratégiques.

    Les États-Unis l’ont bien compris : leur propre programme CHIPS for America, lancé en 2022, inclut également des investissements massifs dans la recherche métrologique.

    Une bataille pour l’invisible… mais décisive

    Si l’on parle peu de métrologie, c’est parce qu’elle agit dans les coulisses. Mais ses enjeux sont énormes. Elle concerne des domaines aussi variés que :

    Le commerce mondial (normes de mesure)

    La santé (dispositifs médicaux précis)

    La surveillance du climat

    La défense nationale

    L’alimentation et la justice

    En investissant massivement dans cette science, la Chine ne cherche pas simplement à rattraper un retard : elle veut fixer les standards techniques mondiaux. Car celui qui contrôle les normes… contrôle la technologie.

  • L’expérience du « #test_climat » dans les métropoles québécoises
    https://metropolitiques.eu/L-experience-du-test-climat-dans-les-metropoles-quebecoises.html

    Au #Québec, les grands projets d’aménagement font l’objet de « tests-climat », en amont des processus de décisions. Comment certains mouvements d’opposition se saisissent-ils de cet outil scientifique afin de remettre en question les choix menant à leur réalisation ? Au Québec, ces dernières années, la notion de test climat a été évoquée par plusieurs acteurs et paliers gouvernementaux. En 2018, la ministre de l’Environnement de la province du Québec promettait que les projets industriels d’importance #Débats

    / test climat, Québec, #transition_écologique, #métropole, #Canada, #trajectoire_climatique

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_murer_etal.pdf

  • À l’ombre d’Istanbul : les transformations territoriales de la « province » turque
    https://metropolitiques.eu/A-l-ombre-d-Istanbul-les-transformations-territoriales-de-la-provinc

    Vue de France, la #Turquie est souvent réduite à la mégapole d’Istanbul. En s’intéressant à la « province » turque, le dossier met en lumière la diversité des processus de #métropolisation dans ce pays, entre centralisation étatique, initiatives locales et inscription dans des réseaux transnationaux. ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ « Il existe une autre Turquie au-delà d’Istanbul et d’Ankara, une Turquie qui n’est pas aussi sous-développée qu’on le suppose souvent. Elle reste assez fragmentée et, bien qu’il y #Dossiers

    / À la Une, #Empire_ottoman, Turquie, #capitalisme, #néolibéralisme, métropolisation, #territoire, #périphérie, (...)

    #mobilité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_intro_dossier_turquie.pdf

  • Panne de métro à Lille - Quatrième jour

    Depuis le jeudi 15 mai 2025, en fin de matinée, aucune rame ne circule entre les 18 stations habituellement desservies, du CHU - Eurasanté au stade Pierre Mauroy.
    . . . . .
    Source et blabla : https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/panne-de-metro-a-lille-comment-se-rendre-au-match-losc-re

    #métro #Lille #transports #transports_en_commun #transports_publics #mobilité #M.E.L #MEL

  • Le président de Tisséo, adjoint de Jean-Luc Moudenc, renvoyé devant le tribunal pour des soupçons de favoritisme – Observatoire Anticor
    https://observatoire.anticor.org/2025/02/01/le-president-de-tisseo-adjoint-de-jean-luc-moudenc-renvoye-dev

    Le président de Tisséo, adjoint de Jean-Luc Moudenc, renvoyé devant le tribunal pour des soupçons de favoritisme

    Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Collectivités, Jean-Michel Evin, l’ancien DGS de Tisséo, ainsi que plusieurs responsables seront jugés pour prise illégale d’intérêt et favoritisme. En cause : un marché public confié sans appel d’offres à la société Algoé. Le budget est passé de 150 000 € à 4,30 M€.

    #toulouse #corruption #métro_toulousain #magouilles #appel_d'offres #fils_a_papa

    • Procès de Tisséo pour la ligne C du métro à Toulouse : inéligibilité et prison avec sursis requis
      https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/proces-de-tisseo-pour-la-ligne-c-du-metro-a-toulouse-ineligibilite-et-prison-av

      Tout ce petit monde compromis et mangeant dans la gamelle Tisséo va s’en tirer avec un peu de sursis … Ce sont les usagers usagers qui payeront l’augmentation du billet dû à cette #mafia_toulousaine.

      Procès de Tisséo pour la ligne C du métro à Toulouse : inéligibilité et prison avec sursis requis

      Ce mardi 13 mai 2025, 2e jour du procès de #Tisséo jugé pour avoir favorisé une entreprise dans le chantier de la ligne C du métro, la procureure requiert de la prison avec sursis.
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      La procureure de la République demande aux juges, ce mardi 13 mai 2025, de déclarer l’ensemble des prévenus coupables.
      La procureure de la République demande aux juges, ce mardi 13 mai 2025, de déclarer l’ensemble des prévenus coupables. (©Maréva Laville / Actu Toulouse)
      Par Maréva Laville Publié le 13 mai 2025 à 12h36

      Les avocats et huit prévenus étaient vent debout face au tribunal correctionnel, lundi 12 mai 2025, contre les délits de favoritisme qui leur sont reprochés. Pour cette deuxième journée d’audience du procès de Tisséo — le réseau de transports en commun de l’agglo de Toulouse —, son président Jean-Michel Lattes, et son ancien directeur général des services Jean-Michel Evin, poursuivis pour avoir favorisé l’entreprise lyonnaise Algoé et deux autres entreprises dans le cadre du chantier de la ligne C du métro, doivent affronter les réquisitions de la procureure de la République de Toulouse. Et elles sont loin de jouer en leur faveur, nourrissant une « image désastreuse », selon l’avocate générale, des politiques, mais aussi de Tisséo « et son devoir d’exemplarité ». Résumé.

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      « Cela dessert la confiance des citoyens dans la politique »

      Ce mardi 13 mai 2025, la procureure Véronique Benlafquih a notamment commencé son réquisitoire en pointant du doigt ce « bloc contre l’accusation » mené lundi.

      Ils ont un intérêt bien compris à ne pas trahir les personnes avec qui ils sont en affaires. Mais cela dessert la confiance que les citoyens peuvent avoir dans la politique que de voir qu’on gère ses petites affaires entre amis. C’est désastreux en termes d’image.
      Véronique Benlafquih
      Procureure de la République adjointe

      « Petites affaires » d’un montant de 4,32 millions d’euros tout de même, cumulés entre 2015 et 2018 sur un marché à bons de commande unique. Durant ces quatre ans, la Chambre régionale des comptes a reproché à l’ancien directeur général des services de Tisséo, Jean-Michel Evin, en qualité de représentant de Jean-Michel Lattes, d’avoir signé un fort nombre de bons de commande associant des missions qui n’étaient pas initialement mentionnées et de lots qui auraient dû faire l’objet de plusieurs marchés publics, et donc d’une mise en concurrence.

      Il est aussi reproché à Jean-Michel Evin d’avoir conservé son poste à la surveillance du marché public conclu avec le cabinet Algoé, alors que son fils avait été embauché en tant qu’alternant puis salarié en CDI. Il s’agirait là de deux délits, de favoritisme et de prise illégale d’intérêts.
      L’ensemble des prévenus « coupables » pour la Procureure

      Pour ces infractions pénales, la procureure de la République n’a pas requis les peines maximales, ce mardi 13 mai 2025 matin, mais elles restent bien conséquentes pour l’ensemble des prévenus qu’elle estime coupables.

      Les deux hommes essentiellement visés ? Jean-Michel Lattes, actuel président de Tisséo mais aussi vice-président à Toulouse Métropole et adjoint au maire de Toulouse, ainsi que Jean-Michel Evin, ex-DGS de Tisséo, démissionnaire en 2018, quelques mois après les observations de la Cour régionale des comptes.
      Deux ans d’inéligibilité pour l’actuel président de Tisséo

      Pour ces deux « responsables » au niveau hiérarchique élevé et pour Tisséo Collectivités, « le plus gros responsable du désastre », juge l’avocate générale, Véronique Benlafquih requiert une peine de deux ans d’inéligibilité. Rappelons que Jean-Michel Lattes est un proche du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc… et que les élections municipales sont dans moins d’un an.

      La peine prononcée à l’encontre du président de Tisséo, également docteur en droit, s’accompagne de huit mois de prisons avec sursis simple. S’ajoute aussi d’une amende de 10 000 euros pour avoir « contribué à l’appauvrissement de Tisséo. » « Tisséo aurait pu faire des économies si plusieurs marchés publics avaient été passés pour faire jouer la concurrence », s’explique l’avocate générale.
      Même sort pour l’ex-DGS de Tisséo, en poste à la métropole de Montpellier

      Quant à son ancien bras-droit, Jean-Michel Evin, ex-DGS actuellement en poste aux mobilités de Montpellier, il est, lui aussi, privé de droit d’éligibilité pendant une durée de deux ans. A contrario de Jean-Michel Lattes, il écope toutefois d’une peine de prison plus élevée : 12 mois assortis d’un sursis simple et 10 000 euros d’amende, pour avoir signé la quasi-totalité des bons de commande du marché entre Tisséo et Algoé, et pour avoir conservé son rang alors que son fils, Antoine Evin, était salarié dans la société qui aurait été favorisée.

      Le fils Evin, pour recel de prise illégale, est quant à lui mis à l’amende de 3 000 euros. Pour la symbolique.

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      Tisséo épinglé pour son « devoir d’exemplarité »

      Autre symbolique, plus forte cette fois-ci : Tisséo et la société Campana, unique sous-traitant d’Algoé « camouflés dans une feuille de route floue », encore poursuivi.

      Pour le réseau de transport en commun toulousain, la procureure de la République requiert une amende de 400 000 euros dont 300 000 euros avec sursis « pour prévenir la récidive puisque Tisséo passe énormément de marchés publics ».

      Il y a un devoir d’exemplarité quand on manie des fonds publics de telle ampleur. Il est du devoir de Tisséo Collectivités de se comporter de manière absolument intègre !
      Véronique Benlafquih
      Procureure de la République

      Pour Campana, société amenée sur le marché avec Algoé par Tisséo, il est requis une amende de 50 000 euros d’amende ferme pour son travail de concertation sous-traité par Algoé, qui aurait dû être mis en concurrence.
      Même amende que Tisséo pour le cabinet favorisé

      Enfin, Algoé. Le cabinet d’étude lyonnais, qui aurait participé à une réunion avec Tisséo en amont de l’appel d’offres datant de la mi-2015, n’est pas en reste. « Il n’y a pas de raison qu’on lui accorde un sort différent. Les deux sociétés [Tisséo et Algoé, NDLR] ont fonctionné ensemble », déclare la procureure de la République. Elle requiert alors, aussi, 400 000 euros d’amende dont 300 000 euros avec sursis, soit 100 000 euros d’amende ferme.

      Enfin, Gaël Villotitch, à l’époque responsable de la mission chez Algoé, il est demandé par l’avocate générale 12 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour recel de favoritisme et pour avoir embauché le fils Evin. Effet miroir de la peine de Jean-Michel Evin, signataire des bons de commande côté Tisséo.
      La décision rendue en juin

      L’audience est mise en délibérée. Le verdict sera rendu lundi 16 juin 2025 à 14 heures.

  • Banlieues populaires, « banlieues chéries » : imaginaires, révolutions et réalités sociales du XIXe siècle à nos jours
    https://metropolitiques.eu/Banlieues-populaires-banlieues-cheries-imaginaires-revolutions-et-re

    À l’occasion de l’ouverture de l’exposition « Banlieues chéries » du Musée de l’histoire de l’immigration, Métropolitiques publie un extrait de son catalogue, où Emmanuel Bellanger met en lumière l’histoire sociale et politique des représentations des banlieues populaires. Vertes, bleues, noires et rouges, les banlieues sont une déclinaison de couleurs, de teintes et de nuances. Au commencement, prédominaient dans les environs de la #capitale les « banlieues vertes », rurales, paysannes et maraîchères, dont #Essais

    / capitale, #histoire, #métropole, #banlieue, #quartiers, #quartiers_populaires, #exposition

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-bellanger_banlieues_cheries.pdf

  • « Un projet complètement démentiel » : ils contestent l’installation de la #clinique_du_Parc à #Sablassou aux portes de #Montpellier - midilibre.fr
    https://www.midilibre.fr/2025/02/10/un-projet-completement-dementiel-en-pleine-enquete-publique-ils-contestent

    Des élus écologistes de la #Métropole de Montpellier ont invité le 7 février dernier le député de Charente-Maritime Benoît Biteau, sur les terres maraîchères du Sablassou à #Castelnau-le-Lez, où est prévue l’implantation de la clinique du Parc.