• Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/04/amnesty-international-calls-states-to-stop-predatory-era-taking-hold

    La situation des droits humains dans le monde, ainsi que les autres documents publiés cette année par Amnesty International, détaillent des crimes de droit international généralisés et une multiplication des attaques contre le système de justice internationale, qui portent gravement atteinte aux fondements sur lesquels reposent les droits humains au niveau mondial. 

    Israël a poursuivi son #génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, et a maintenu le système d’#apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s, tout en accélérant l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et en prenant des mesures en vue d’une annexion. Les autorités israéliennes ont de plus en plus autorisé ou encouragé les colons à attaquer et terroriser les Palestinien·ne·s en toute impunité, et de hauts responsables de l’État ont encensé et glorifié la violence contre les Palestinien·ne·s, y compris les arrestations arbitraires et la torture des détenu·e·s. 

    Les #États-Unis ont procédé à plus de 150 exécutions extrajudiciaires en bombardant des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, et ont commis un acte d’agression contre le Venezuela en janvier 2026.

    La #Russie a intensifié ses attaques aériennes contre des infrastructures civiles essentielles en Ukraine, tandis que l’armée du Myanmar a utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civil·e·s, dont des enfants. 

    Les #Émirats_arabes_unis ont alimenté le conflit au #Soudan en fournissant de l’armement #chinois de pointe aux Forces d’appui rapide, qui ont pris le contrôle de la ville d’El Fasher en octobre après l’avoir assiégée pendant 18 mois et ont commis des massacres de civil·e·s et des violences sexuelles. En République démocratique du #Congo (RDC), le groupe armé #M23, avec l’aide active du #Rwanda, a pris les villes de Goma et de Bukavu et a tué illégalement des civil·e·s et torturé des détenu·e·s. 

    […]

    Israël a intensifié ses attaques contre le #Liban.

    Entre la mort de plus de 100 #enfants tués par une frappe états-unienne illégale sur une école en #Iran et les attaques dévastatrices de toutes les parties contre des infrastructures énergétiques, le conflit a mis en danger la vie et la santé de millions de civil·e·s et menace de provoquer de vastes préjudices civils et environnementaux, prévisibles et durables, avec des conséquences sur l’accès à l’énergie, aux soins de santé, à l’alimentation et à l’eau dans cette région déjà agitée, ainsi qu’ailleurs dans le monde. 

    En Afghanistan, les talibans ont intensifié leurs politiques prédatrices contre les femmes, avec de nouvelles interdictions les privant d’éducation, de travail et de liberté de circuler, tandis qu’en Iran les autorités ont massacré des manifestant·e·s en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies. 

    En 2025, les États-Unis, Israël et la Russie ont encore affaibli les mécanismes internationaux d’obligation de rendre des comptes, et en particulier la Cour pénale internationale (CPI). Le gouvernement de Donald Trump a pris des sanctions contre des membres du personnel de la CPI, des organisations collaborant avec elle et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, et la Russie a délivré des mandats d’arrêt contre des responsables de la CPI. Plusieurs autres États se sont retirés du Statut de Rome et des traités interdisant les armes à sous-munitions et les mines antipersonnel ou ont annoncé leur intention de le faire. 

    La grande majorité des États ont refusé ou se sont montrés incapables de dénoncer systématiquement les actes prédateurs commis par les États-Unis, la Russie, Israël ou la Chine, ou de négocier des solutions diplomatiques. L’Union européenne et la plupart des pays européens ont cédé lâchement face aux attaques états-uniennes contre le droit international et les mécanismes multilatéraux. Ils n’ont pas pris de mesures dignes de ce nom pour faire cesser le génocide israélien ou mettre un terme aux transferts irresponsables d’armes et de technologies alimentant des crimes de droit international dans le monde entier. Ils ne se sont pas non plus montrés disposés à promulguer des lois pour faire barrage aux sanctions des États-Unis et protéger les personnes visées par celles-ci, notamment les juges et les procureurs de la CPI.

    L’Italie et la Hongrie ont refusé d’arrêter sur leur territoire des personnes se trouvant sous le coup de mandats de la #CPI, et l’Allemagne, la #France et la Pologne ont laissé entendre qu’elles feraient de même

    «  Les dirigeant·e·s mondiaux ont jusqu’à présent fait preuve d’une trop grande soumission face aux attaques contre le droit international et le système multilatéral. Leur silence et leur inaction sont inexcusables. C’est une faillite morale, qui n’aboutira à rien d’autre qu’à une retraite, une défaite et l’effacement de décennies de gains durement acquis en matière de droits humains.

    Faire des concessions excessives aux agresseurs revient à jeter de l’huile sur un feu qui nous brûlera toutes et tous et réduira en cendres l’avenir des générations futures  », a déclaré Agnès Callamard. 

    «  Certaines personnes pourraient être tentées de balayer d’un revers de la main le système bâti ces 80 dernières années, affirmant qu’il n’est rien d’autre qu’une illusion. Cela reviendrait à faire peu de cas des avancées acquises de haute lutte en matière de reconnaissance des droits universels, notamment l’adoption de nombreuses conventions internationales et lois nationales protégeant contre la discrimination raciale et la violence à l’égard des femmes, consacrant les droits des travailleuses et travailleurs et des syndicats, et reconnaissant ceux des peuples autochtones. Ce serait oublier les solutions apportées à la pauvreté, le renforcement des droits reproductifs et la justice mise en œuvre quand les États choisissent de respecter la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme. 

    «  Les prédateurs politiques et économiques, ainsi que celles et ceux qui les aident, déclarent la mort du système multilatéral non pas parce qu’il est inefficace, mais parce qu’il ne sert pas leurs objectifs d’hégémonie et de contrôle. La bonne réponse ne consiste pas à proclamer que ce système est une illusion ou est irréparable, mais à s’attaquer à ses lacunes, à cesser de l’appliquer de façon sélective et à continuer de le transformer pour qu’il soit pleinement en mesure de défendre tout le monde avec la même détermination.  »

  • Parlons du Congo

    Je suis ravie de vous annoncer la sortie du premier épisode du podcast Parlons du Congo, soutenu par l’UMR 8586 Prodig.

    Avec deux collègues, Valéry Ntwali, doctorant en sciences politiques et Emma Belmonte, journaliste indépendante, nous avons lancé ce podcast pour expliquer à un public non spécialiste l’histoire, les acteurs et les enjeux de cette #guerre qui ravage l’est de la #RDC depuis près de 30 ans. Pendant 12 épisodes, nous échangerons avec des chercheurs et chercheuses en sciences sociales spécialistes de ce conflit, des journalistes et des acteurs de la société civile pour aborder différents aspects de cette guerre encore trop peu médiatisée.

    Dans la première partie de ce premier épisode, nous revenons sur la #guerre_civile au #Rwanda puis sur le #génocide des #Tutsis pour comprendre comme cette histoire va croiser celle des groupes armés présents depuis longtemps à l’est de la RDC, qui s’appelle alors le #Zaïre. Nous racontons comment l’#Ouganda, le Rwanda et le #Burundi s’appuient sur #Laurent-Désiré_Kabila pour former l’#AFDL et renverser #Mobutu, puis comment cette alliance éclate pour donner lieu à la Deuxième Guerre du Congo.

    Dans la partie 2 de l’épisode 1, nous partirons de la Deuxième Guerre du Congo, pour comprendre comment on en arrive à la situation actuelle, avec un focus particulier sur l’histoire du #Mouvement_du_23 Mars ou #M23.

    Voici le lien pour écouter l’épisode, sur toutes les plateformes d’écoute : https://linktr.ee/parlonsducongopodcast

    Si vous êtes sur Instagram, nous faisons également des posts pour expliquer l’histoire de personnages historiques ou d’éléments d’analyses importants pour comprendre cette guerre (@parlons_du_congo).

    https://linktr.ee/parlonsducongopodcast
    #podcast #audio
    #Congo #République_démocratique_du_Congo
    ping @karine4

  • Les « #minerais_de_sang » du #numérique, clé de la guerre en #RDC

    Au Congo, le mouvement armé #M23 soutenu par le Rwanda s’est emparé de la ville de Goma, capitale d’une province riche en #minerais_stratégiques. Indispensables aux #smartphones, ils alimentent ce #conflit meurtrier et écocidaire.

    C’est un tournant dans la guerre qui ravage l’est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis trente ans. Dimanche 26 janvier, des combattants du #Mouvement_du_23_mars (M23), un #groupe_armé antigouvernemental, appuyés par 3 000 à 4 000 soldats rwandais, sont entrés dans Goma, la capitale de la province du #Nord-Kivu où vivent un million de personnes.

    Au cœur de ce conflit, les « minerais de sang » — #coltan, #nickel, #étain et #or — indispensables à la fabrication des équipements électroniques et notamment des smartphones. Reporterre fait le point avec #Fabien_Lebrun, chercheur en sociologie et auteur de Barbarie numérique. Une autre histoire du monde connecté (L’Échappée, octobre 2024).

    Reporterre — Quel est le lien entre le conflit à l’est de la RDC et les minerais utilisés pour fabriquer nos smartphones ?

    Fabien Lebrun — Au cœur de cette guerre se trouvent les minerais de sang, aussi appelés #minerais_de_conflits : le coltan, le nickel, l’étain et l’or. Le coltan est transformé en #tantale, indispensable à la fabrication des #condensateurs pour smartphones : sans ce #métal très résistant à la chaleur et à la corrosion qui permet la miniaturisation des composants, les téléphones chaufferaient tellement qu’ils pourraient prendre feu. Or, les deux tiers des réserves mondiales de coltan se trouvent dans et à l’est du Congo. L’Afrique des Grands Lacs — Congo et #Rwanda confondus — en assure la moitié de la production mondiale.

    L’est du Congo est également riche en #cassitérite, dont provient l’étain indispensable pour les soudures des circuits électroniques ; en #wolfram, ou #tungstène, qu’on retrouve dans les vibreurs et les haut-parleurs des téléphones portables ; et en or, dont l’industrie numérique siphonne 10 % de l’extraction mondiale pour la fabrication de ses #cartes_mères et ses circuits imprimés. Depuis la première guerre de 1996, ces minerais occupent une place dans ce qu’on peut appeler une #économie_de_guerre, une économie militarisée qui perdure à ce jour.

    Depuis avril dernier, les rebelles du M23 contrôlent la zone minière de #Rubaya, qui fournit 15 % du coltan mondial. Quel intérêt stratégique y trouvent-ils ?

    En contrôlant administrativement la zone, le M23 peut élaborer tout un système de #taxes et ainsi financer le conflit. D’après un rapport de l’ONU, le groupe exporte désormais 120 tonnes de coltan par mois et les taxes qu’il prélève sur la production lui assurent un revenu d’environ 800 000 dollars mensuels. D’un point de vue économique et financier, les intérêts sont importants.

    Le M23 est soutenu par l’armée rwandaise. Depuis plusieurs années, le président de la RDC Félix Tshisekedi accuse le Rwanda de convoiter ses #ressources en #minerai. Quel rôle ont ces ressources dans l’aggravation des tensions géopolitiques dans la région ?

    Ces #métaux sont, si ce n’est la principale cause, au moins un déterminant important dans l’#instabilité de la #région_des_Grands_Lacs. L’exploitation et la commercialisation de ces minerais de sang structurent l’#économie, l’#industrie et la #politique de la région. Elles produisent une rente qui enrichit les #élites et favorise la #corruption.

    On parle beaucoup du Rwanda, plaque tournante pour ces minerais indispensables aux équipements électroniques, mais l’Ouganda et dans une moindre mesure le Burundi sont aussi dans le coup. L’État congolais lui-même est en partie responsable de la situation : 2 000 kilomètres séparent Goma de la capitale, Kinshasa, et les institutions étatiques y sont absentes.

    Quelles sont les conséquences humaines et écologiques de l’#industrie_minière pour les habitants du Nord-Kivu ?

    Depuis le milieu des années 1990, début de la révolution numérique, le coût humain et écologique de ce conflit autour des minerais de sang est démentiel. Avant même le regain de #violence des trois dernières semaines, les analystes parlaient de plusieurs millions de #morts, de 7 millions de #déplacés dans des conditions terribles et de 4 millions de réfugiés qui ont fui le Congo. Près de 30 millions de Congolais sont en situation de #malnutrition aiguë.

    Au-delà du conflit, le bilan écologique est dévastateur. Les terres du Nord-Kivu, fertiles et qui auraient pu bénéficier à l’agriculture locale, ont été saccagées par les activités minières. L’#air est pollué d’effluves toxiques.

    « À certains endroits, il n’y a plus de vie aquatique »

    L’industrie minière est aussi en partie responsable de la destruction de la #forêt du bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical mondial crucial dans la lutte contre le changement climatique. Les espèces en voie d’extinction qui y vivent — gorilles des montagnes, bonobos, rhinocéros — sont massacrés par les groupes armés qui contrôlent les activités minières.

    Mais la première victime de l’extractivisme est l’#eau, comme l’explique l’ingénieure à SystExt Aurore Stéphant. Cela se vérifie au Congo, avec des centaines de kilomètres de cours d’eau contaminés aux #métaux_lourds — plomb, cadmium, etc. Le fleuve Congo est touché, ainsi que les #nappes_phréatiques. À certains endroits, il n’y a plus de #vie_aquatique.

    L’appétit des États occidentaux et des #multinationales de la tech pour ces ressources n’est pas étranger à ce désastre…

    Cela fait des décennies que la #responsabilité de l’#industrie_numérique dans la déstabilisation de la RDC est pointée du doigt. Mi-décembre, le président de la RDC a porté #plainte contre #Apple pour recel de #crime_de_guerre, blanchiment de faux et #tromperie des consommateurs.

    Déjà, en 2019, l’organisation internationale Right Advocates avait lancé une action collective contre Apple, #Microsoft, #Tesla, #Google et #Dell, qu’elle accusait de profiter du #travail_d’enfants dans les mines de cobalt congolaises. Malheureusement, la plainte n’avait pas abouti.

    « La production de masse de la #Playstation 2 de #Sony avait entraîné une ruée vers les activités minières »

    En 2016, Amnesty International et Afrewatch accusaient de grandes marques électroniques comme Apple, #Samsung et Sony d’acheter du cobalt à des négociants s’approvisionnant dans des mines où travaillent des enfants.

    En 2000, la flambée des prix du coltan, alimentée par la production de masse de la Playstation 2 de Sony, avait entraîné une ruée vers les activités minières à l’est de la RDC avec des conséquences très néfastes pour les communautés.

    Or, les États appuient bien souvent ces multinationales. En février, Bruxelles et Kigali signaient un accord pour un approvisionnement « durable » de l’Union européenne en minerais critiques. Alors qu’on sait très bien que 90 % des minerais de sang qui sortent du Rwanda proviennent du Congo !

    Peut-on parler de #néocolonialisme ?

    L’extractivisme est la pratique coloniale historique par excellence. Dès le XVIᵉ siècle, les conquistadors ont pillé l’or et l’argent des Amérindiens, qu’ils ont exterminés. Cet épisode a été un tournant pour l’enrichissement des États occidentaux et la naissance du capitalisme et de la mondialisation.

    Les activités minières, polluantes, génératrices de conflits sociaux, d’usages des terres et de l’eau, étaient sorties de nos imaginaires. Mais depuis trente ans, on assiste à un regain de l’extractivisme pour alimenter la #révolution_numérique.

    Il est évident que l’accord qui permet à l’Union européenne de piller la RDC en passant par le Rwanda est typiquement néocolonial. De même que la #mainmise de la #Chine sur le cobalt et le #cuivre congolais. On pourrait parler de #technocolonialisme.

    Que faudrait-il faire pour aider la région du Nord-Kivu à s’apaiser ?

    Nous ne pourrons pas diminuer la pression minière dans la région des Grands Lacs sans décroissance minérale et métallique. Pour être solidaires avec les Suds, il faudra forcément acheter moins et favoriser des appareils plus durables et mieux réparables.

    Réduire notre demande en métaux rares va aussi impliquer d’avoir des outils moins rapides, moins performants. C’est tout notre quotidien numérique et la numérisation à marche forcée qui sont à revoir.

    https://reporterre.net/Les-minerais-de-sang-du-numerique-cle-de-la-guerre-en-RDC
    #République_démocratique_du_congo #Congo #extractivisme #minerais #pollution

  • Dans l’est du #Congo, « la guerre régionale est déjà là »
    https://afriquexxi.info/Dans-l-est-du-Congo-la-guerre-regionale-est-deja-la

    Dans l’#est_du_Congo, « la guerre régionale est déjà là »
    Entretien · La tension n’a cessé de monter entre la République démocratique du Congo et le "Rwanda ces derniers mois, et la situation humanitaire, à la frontière, est dramatique. Mais quelle est précisément la situation sur le terrain ? Qui fait quoi, et au nom de quels intérêts ? Au-delà des fantasmes et des exagérations, le chercheur Onesphore Sematumba explique les tenants et les aboutissants de ce conflit meurtrier.

    #M23 #Goma

  • Les « minerais de sang » en question
    http://survie.org/billets-d-afrique/2014/239-octobre-2014/article/les-minerais-de-sang-en-question-4823

    Dans une récente lettre ouverte, un groupe d’experts de la région des Grands Lacs appellent à ne pas analyser les conflits qu’au prisme de l’exploitation des minerais. Selon eux, il s’agit souvent d’un « moyen de financement pour des opérations armées, afin de mener ces luttes, et non une fin en soi. » Par ailleurs, ils pointent que les minerais ne sont qu’une ressource parmi d’autres exploitées par les différents groupes armés et l’armée congolaise et rappellent que le M23 n’a, par exemple, jamais (...)

    #239_-_octobre_2014

    / #République_Démocratique_du_Congo, #Brèves_d'Afrique_et_d'ailleurs

  • Machineguns in the Mist - ZAM
    http://www.zammagazine.com/chronicle/chronicle-10/161-machineguns-in-the-mist

    DR Congo | The ‘Virunga’ movie shows the rangers of the gorilla reserve in the DRC as heroes. The real picture is far more complex.

    In the movie, the Park Rangers are adored by all the parks’ inhabitants: whether animal or human, all are grateful for the selflessly provided protection of their beautiful environment. In reality, the environmentalist Belgian commando-trained army is just one of the problems local people face when trying to make ends meet.

    The rebel army M23 also takes tourists to see gorillas

  • RDC : Un an après le M23, quel bilan ? - Afrique - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20141105-rdc-an-apres-le-m23-quel-bilan-nord-kivu-fdlr-monusco-adf/?ns_campaign=nl_AFRIQUE051114&ns_mchannel=newsletter&ns_source=emailvision&ns_li

    http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2013-11-06T144502Z_2015330996_GM1E9B61R0D01_RTRMADP_3_CONGO-DEMOCRATIC-REBEL

    Il y a un an, l’armée congolaise assistée de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) mettait fin à la rébellion du M23, ce groupe armé qui pendant un an et demi avait occupé toute une partie du Nord-Kivu. Une victoire historique pour les FARDC, qui pour Kinshasa devait marquer un tournant dans la lutte contre les groupes armés. Mais, un an après, le vide laissé par le M23 au Nord-Kivu s’est vite rempli ; des dizaines de groupes armés continuent de menacer les populations civiles.

    #rdc #M23

  • Martin Kobler : en RDC, « la réconciliation prendra du temps » - ONU / RDC - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20140203-martin-kobler-rdc-reconciliation-rdc-adf-nalu-mai-mai?ns_campaign=nl_AF

    Les représentants des onze signataires de l’accord-cadre sur la paix et la sécurité en RDC se sont retrouvés à Addis-Abeba, en marge du sommet de l’Union africaine qui s’est tenu en fin de semaine dernière. Un plan d’action prioritaire a été adopté pour s’assurer que les Etats tiennent les engagements pris lors de la signature de cet accord-cadre, parrainé par les Nations unies il y a un an. Car, malgré la défaite des rebelles du M23 en novembre, de nombreux groupes nocifs subsistent, dans les Kivus, mais aussi au Katanga comme l’explique Martin Kobler, le chef de la Monusco, la mission des Nations unies en RDC, invité de Nicolas Champeaux.

    –—

    Martin Kobler, chef de la Monusco - RFI

    http://www.rfi.fr/emission/20140203-minusco-rdc-martin-kobler-?ns_campaign=nl_AFRIQUE030214&ns_mchannel

    « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, la fin militaire du M23. Il faut maintenant construire la paix. C’est le but de cet accord-cadre, pas de regarder en arrière. »

    #rdc #m23

  • En RDC, des familles fuient les zones contrôlées par les rebelles du FDLR - RDC - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20131204-rdc-familles-fuient-zones-controlees-rebelles-fdlr?ns_campaign=nl_AFRIQ

    Une fuite interminable, permanente

    Au Nord-Kivu alors que l’ONU, après la défaite militaire du M23, promet de s’attaquer aux autres groupes rebelles actifs dans l’est de la RDC, la société civile du territoire de Lubero annonce l’arrivée de plus de 500 familles, ces derniers jours. Ce sont les habitants des zones contrôlées par les FDLR, les rebelles hutus rwandais, qui figurent en tête de liste des groupes armés que la Monusco et les FARDC se sont promis de combattre. Des populations qu’il faut protéger, pour les autorités du Lubero.

    #rdc #grand_lacs #m23 #congo_kinshasa

  • Après 20 ans de guerre et 5 millions de mort (statistique à minima)... et bien, les combats reprennent.

    Impossible paix en RDC

    –—

    La MONUSCO en « état d’alerte » devant la reprise des combats dans l’est de la RDC entre l’armée et le M23

    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=31386&Cr=monusco&Cr1=

    5 octobre 2013 – La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) s’est déclarée vendredi « extrêmement préoccupée » et en « état d’alerte » devant la reprise des hostilités entre les Forces armées congolaises et le groupe rebelle armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    « J’exhorte les deux parties à un maximum de retenue. J’appelle le M23 à retourner à la table des négociations, à Kampala », dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler, dans un communiqué de presse.

    #rdc #grands_lacs

  • Dans l’est du Congo, les viols comme armes de guerre
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/07/16/dans-l-est-du-congo-les-viols-comme-armes-de-guerre_3448206_3212.html

    « L’#enfer se trouve dans le #Kivu », résume une femme, le regard fixe, hanté par des images d’horreur qu’elle n’a encore osé décrire qu’à son « sauveur », le docteur #Denis_Mukwege, directeur de l’#hôpital de Panzi, à Bukavu.

    Plus de 40 000 #femmes violées ont été opérées à Panzi depuis lors, sur les 500 000 #victimes répertoriées en #RDC depuis 1996. « Rien à voir avec des agissements individuels, ou un fait culturel congolais ! affirme le #médecin. Les #viols sont planifiés, organisés, mis en scène. Ils correspondent à une stratégie visant à traumatiser les familles et détruire les communautés, provoquer l’exode des populations vers les villes et permettre à d’autres de s’approprier les #ressources_naturelles du pays. C’est une arme de #guerre. Formidablement efficace. »

    Et puis, constatant la généralisation des viols, pratiqués par à peu près tous les #groupes_armés – rebelles #hutu et combattants #maï-maï, #soldats #rwandais, insurgés du #M23 et forces congolaises – il a alerté les #ONG, la #Maison_Blanche, le #Conseil_de_l'Europe, les chancelleries. Il s’est exprimé à la tribune de l’#ONU, a brandi des chiffres, des photos, des témoignages.

    Rien de décisif n’a suivi

    #violence #inaction #afrique #enfance #maltraitance

    #plo

  • Congo : du sang dans les portables
    http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/article/congo-du-sang-dans-les-portables #guerre #afrique

    Dans l’est du #Congo, les combats qui opposent l’armée du dictateur Joseph #Kabila et les seigneurs de la guerre du « #M23 » ont pour enjeu le contrôle des mines de #tantalite. Sans cette matière première, qui s’échange à 500 € le kilo, impossible de fabriquer des téléphones portables – et les deux camps en présence n’ont donc aucun scrupule à terroriser la population pour asseoir leur contrôle d’un tel Eldorado

    [...]