• Autorité politique, autorité morale
    https://laviedesidees.fr/James-Hankins-Virtue-Politics-Soulcraft-Statecraft.html

    À propos de : James Hankins, Virtue Politics. Soulcraft and Statecraft in #Renaissance Italy, Cambridge. Historien de la Renaissance, James Hankins livre une somme considérable et jette un éclairage nouveau sur le contenu politique de l’humanisme italien, de Boccace et Pétrarque jusqu’à #Machiavel. Une réflexion majeure sur le fondement moral de la légitimité gouvernementale.

    #Philosophie #Histoire #humanisme #vertu
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200928_lemauff.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200928_lemauff.docx

  • Autorité politique, autorité morale
    https://laviedesidees.fr/Autorite-politique-autorite-morale.html

    À propos de : James Hankins, Virtue Politics. Soulcraft and Statecraft in #Renaissance Italy, Cambridge. Historien de la Renaissance, James Hankins livre une somme considérable et jette un éclairage nouveau sur le contenu politique de l’humanisme italien, de Boccace et Pétrarque jusqu’à #Machiavel. Une réflexion majeure sur le fondement moral de la légitimité gouvernementale.

    #Philosophie #Histoire #humanisme #vertu
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200928_lemauff.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200928_lemauff.docx

  • Didier Raoult, le pari risqué d’Emmanuel Macron
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/05/24/didier-raoult-le-pari-risque-d-emmanuel-macron_6040579_823448.html

    Avant sa rencontre avec le « druide », M. Macron a fait mine d’interroger ses proches. Son cabinet se montre sceptique. Les déplacements présidentiels sont restreints, la communauté scientifique ferraille, faut-il vraiment faire l’honneur d’une visite à Didier Raoult, et sur son terrain ? Sa conseillère santé est contre. Emmanuel Macron teste l’idée sur Richard Ferrand. Pas dupe, le président de l’Assemblée nationale lui répond : « T’as décidé d’y aller, pourquoi tu me poses la question ? » De fait, le chef de l’Etat a pris sa décision. Sur les réseaux sociaux, le Marseillais est devenu la coqueluche des « gilets jaunes » et de ceux qui détestent Paris. La droite locale l’encense. Raison de plus pour aller braconner sur ces terres-là.

    • Emmanuel Macron face à la peur des outsiders
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/05/24/emmanuel-macron-face-a-la-peur-des-outsiders_6040568_823448.html

      L’émergence d’une figure populiste hors des partis traditionnels inquiète l’Elysée, observe dans sa chronique, Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».

      Chronique. « Ça fout la trouille. » C’est un puissant conseiller de l’exécutif qui le dit. Au sommet de l’Etat, l’hypothèse de l’émergence d’une figure populiste hors parti, est un véritable objet d’inquiétude, dans la perspective de 2022, alors que la défiance contre le pouvoir s’est encore épaissie pendant la crise sanitaire. « Un Zemmour, un Raoult, un Hanouna, pourquoi pas une Elise Lucet, qui incarnent chacun à leur manière cette rupture entre le peuple et les élites, peuvent faire irruption dans le jeu et tenter de poursuivre la vague de dégagisme de 2017 » , veut ainsi croire un poids lourd du gouvernement.

      A l’Elysée, la fiction Baron noir, qui met en scène un professeur blogueur, Christophe Mercier, cristallisant soudain la colère des Français, est d’ailleurs dans toutes les têtes. Certains conseillers sont d’autant plus troublés que la série écrite par Eric Benzekri, et tournée au palais, a imaginé une présidente élue sur un axe central (« La France unie ») hors des partis traditionnels, un positionnement proche de celui de Macron. « Le président redoute notamment qu’un François Ruffin, par exemple, fasse la passerelle entre extrême gauche et extrême droite, confie un stratège du chef de l’Etat. Pour lui, c’est un Christophe Mercier potentiel. D’ailleurs, Ruffin fait du Mercier, il se filme dans sa cuisine… »

      D’où l’attention particulière portée à des figures populaires, se posant en défenseur du peuple contre les élites. Il y a quelques jours, M. Macron a appelé Jean-Marie Bigard, par l’intermédiaire de Patrick Sébastien. L’humoriste, soutien des « gilets jaunes », avait critiqué le gouvernement, peu avant le déconfinement. « J’en ai marre de voir des guignols nous diriger » , s’indignait-il sur Instagram, en plaidant pour la réouverture des « bistrots » . L’humoriste a assuré que le chef de l’Etat lui avait donné « raison » , en lui promettant un « échéancier » .

      Forte impopularité

      Le 9 avril, Macron avait également créé la surprise en rendant visite à Didier Raoult, défenseur de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. L’infectiologue controversé s’en était félicité, louant un « homme intelligent » qui « comprend tout » . M. Macron l’avait qualifié de « grand scientifique » . « En allant le voir, il a délégitimé sa posture », positive un proche du président. Dans un registre différent, le chef de l’Etat a décroché son téléphone le 1er mai pour appeler Eric Zemmour, agressé dans la rue. L’information a fuité dans Valeurs actuelles. « Entre un Bigard, un Zemmour, un Raoult ou un Philippe de Villiers [à qui Macron a promis la réouverture du Puy du Fou, en Vendée], il y a un lien : la France populaire », note un conseiller.

      Lui-même plongé dans une forte impopularité, dont personne ne semble pour le moment profiter dans le champ politique traditionnel, le président de la République fait le choix de « traiter » ces figures plutôt que de les ignorer. Une façon de montrer qu’il considère ce qu’elles représentent. « Il sent la marmite qui bout, tente de reconquérir ces gens-là, même en transgressant » , observe le sondeur Jérôme Fourquet. Même constat du côté du spécialiste de l’opinion Jérôme Sainte-Marie, qui note que le chef de l’Etat s’emploie ainsi à « capter la popularité » de ces « porte-parole de la contestation » .
      S’il prend le risque de leur donner une aura plus grande encore, le chef de l’Etat fait au contraire le pari que cette stratégie contribuera à leur faire perdre une partie de leur pouvoir d’attraction auprès des « antisystèmes ». En 1907, le viticulteur Marcelin Albert, surnommé le « Rédempteur », était devenu le porte-voix des vignerons d’Argeliers, pendant la grande crise viticole du Midi. Jusqu’au jour où Georges Clemenceau l’avait reçu à Paris. Le leader s’était retrouvé soudain conspué par la foule qui l’avait adoré.

  • #Althusser lecteur de #Machiavel : la pratique politique en question
    http://revueperiode.net/althusser-lecteur-de-machiavel-la-pratique-politique-en-question

    Penseur de la conjoncture, Machiavel fut le premier authentique théoricien de la révolution. Telle est, en substance, l’hypothèse althussérienne mise en lumière par Julien Pallotta dans cet article. Ayant saisi la division de la société en classes antagonistes et la position que lui-même ne pouvait manquer d’occuper dans ce conflit, le Machiavel d’Althusser se présente comme le précurseur de Marx ; comme le penseur de la fondation révolutionnaire, prolongée dans une théorie et une pratique du gouvernement. Sur ce second aspect, la réactualisation althussérienne du machiavélisme, incarnée à ses yeux par Lénine et le Parti, pose question. Comment transposer Machiavel dans une situation où l’enjeu n’est plus de « faire durer » l’État, mais de le conduire à son auto-abolition ? Au-delà de la prise du pouvoir, (...)

    #Uncategorized

  • Les femmes préfèrent les narcissiques et les manipulateurs - News Psycho - Doctissimo
    http://news.doctissimo.fr/Psycho/Les-femmes-preferent-les-narcissiques-et-les-manipulateurs-47113

    Les hommes #narcissiques, #machiavéliques et #psychopathes feraient davantage craquer les femmes ! Ces révélations étonnantes sont le fruit d’une étude menée par des chercheurs polonais et finlandais auprès de 2370 femmes.

    Ils se sont intéressés à un package de trois traits de personnalité dits « sombres » : le narcissisme associé à l’égoïsme, la fierté et le manque d’empathie ; le machiavélisme lié au manque de moralité, la manipulation et l’ego ; le caractère psychopathe que l’on retrouve chez les personnes dures, impulsives, sans remords et asociales.

    Pour les besoins des travaux, 2.370 femmes ont observé des photos d’hommes présentés en binôme avec des visages évoquant ces traits de caractère.

    A l’issue du visionnage, la plupart des participantes ont été attirées par des hommes avec des caractéristiques fortes psychopathes, machiavéliques ou narcissiques alors qu’une minorité d’entre elles n’y était pas sensible.

    Le Dr Minna Lyons et ses collègues ont cherché à comprendre cette attirance pour les hommes paraissant dominants, agressifs ou malhonnêtes.

    Au regard des histoires de couple de ces femmes, ils ont constaté que la préférence pour les profils narcissiques serait liée aux bonnes capacités reproductives de ces hommes : en effet, les femmes ont donné naissance à plus d’enfants que celles attirées par d’autres profils. Même constat chez les femmes séduites par les hommes à tendance machiavélique.

    En revanche, l’attirance pour les psychopathes s’est révélée sans effet sur le nombre d’enfants.

    • Women’s reproductive success and the preference for #Dark_Triad in men’s faces - Evolution and Human Behavior
      http://www.ehbonline.org/article/S1090-5138(16)30001-0/abstract

      Abstract
      Women’s preference for male partners that signal either genetic or parenting advantages for their progeny are predicted to be favoured by natural selection. However, currently there are few studies on how such mate preferences are associated with women’s reproductive success. We examined whether preferences for the Dark Triad personality traits (i.e., Machiavellianism, narcissism, and psychopathy) in men’s faces were related to reproductive success in contemporary women. Because out of three Dark Triad features narcissism is most clearly associated with social success and physical and psychological health benefits in men, we predicted that women’s preference for narcissism could be most strongly related to their reproductive success. In line with this, we found that women with preference for high narcissistic men’s faces gave birth to more offspring while controlling for their age, sexual openness (sociosexuality) and self-rated health. Moreover, women with strong preference for Machiavellian male faces reported fewer offspring than their same-aged peers with weak preference, whereas preference for psychopathic men’s faces was unrelated to women’s current number of offspring. These findings suggest that in modern society, women’s preference for some of the Dark Triad traits in men may be related to their reproductive success.

      (accès payant)

  • Prémonitoire : la philosophe Simone Weil (1909-1943) sur ceux qui ont abandonné la lutte (et dans le sillage desquels s’inscrivent nos “socialistes” d’aujourd’hui).

    NB : Weil, fine connaisseuse de l’œuvre du penseur florentin, a toujours vu en Machiavel – comme Gramsci avant elle – le théoricien des luttes populaires et minoritaires, non un technicien du pouvoir.

    http://www.goodreads.com/work/quotes/15335368-crits-historiques-et-politiques


    Photo : Simone Weil en Espagne, aux côtés de camarades républicains, après son retour du front, 1936.

    On peut tout trouver dans les rangs de la social-démocratie, sauf des esprits véritablement libres. La doctrine est cependant souple, sujette à autant d’interprétations et modifications qu’on voudra ; mais il n’est jamais bon d’avoir derrière soi une doctrine, surtout quand elle enferme le dogme du progrès, la confiance inébranble dans l’histoire et dans les masses. Marx n’est pas un bon auteur pour former le jugement ; Machiavel vaut infiniment mieux.

    #Simone_Weil #philosophie #socialisme #social-démocratie #Machiavel

  • Excellentissime :-)

    « BHL recalé au bac de philosophie pour avoir réécrit Machiavel »

    http://www.acrimed.org/article4730.html

    Le botulisme — le recours aux références imaginaires — est une maladie chronique dont souffre Bernard-Henri Lévy. Dans la nuit du 20 au 21 juillet, elle l’a de nouveau frappé, cette fois sur Twitter, avec cette déclaration, sans flagornerie aucune, à l’attention de Manuel Valls :

    Entre une « brosse à reluire » et un philosophe, aucune confusion n’est possible, bien qu’on puisse se risquer à les comparer : le cirage est à la brosse à reluire ce que la référence est au philosophe. Parvenu ici au sommet de la déférente rebellitude, BHL a donc puisé dans son stock de citations approximatives… et découvert que pour Machiavel la loyauté serait « la vertu la plus rare – celle des princes », et celle de Manuel Valls… qui se serait sans doute passé de ce compliment perfide.

    En effet, de lointains souvenirs de lycée nous ont laissé penser que, selon Machiavel, la loyauté peut passer pour une vertu, mais que la véritable vertu consiste à ne pas en faire un usage inconsidéré. Et, vérification faite, nous ne nous trompions pas.

    #BHL #Machiavel #philo #politique #Manuel_Valls #dip

  • Why has Israel embraced al-Qaida’s branch in Syria? | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/content/why-has-israel-embraced-al-qaidas-branch-syria/14619
    https://electronicintifada.net/sites/electronicintifada.net/files/styles/original_800w/public/epalive709502.jpg?itok=ZCJwz909

    Une compilation rigoureuse des preuves de l’#alliance #Israel/#al-qaeda

    Once it became undeniable, Israel confessed it was treating fighters, but claimed that they were moderates.

    But after al-Nusra captured and ejected UN peacekeepers in the Golan Heights last August, there was no longer any doubt that al-Nusra was the dominant force among opposition fighters in the area.

    Since then, Ynet has resorted to whitewashing al-Nusra’s connections to al-Qaida. Citing unnamed Israeli officials, the publication claims that al-Nusra’s members are “simply local residents who joined the organization to benefit from the logistical and financial support it offers them.”

    Retired Brigadier General Michael Herzog, a former chief of staff for Israel’s defense minister, told The Wall Street Journal that “Nusra is a unique version of al-Qaida. They manage to cooperate with non-Islamist and non-jihadi organizations in one coalition … They are totally focused on the war in Syria and aren’t focused on us. But when Hizballah and Iran and others are pushing south, they are very much focused on us.”

    Israeli soldiers have also been seen providing Syrian opposition fighters dominated by al-Nusra with material aid.

    Dozens of interactions between Israel and opposition fighters, as far back as 2012, have been documented by the UN Disengagement Observer Force (UNDOF), the peacekeeping mission responsible for monitoring the 1974 ceasefire line between Israeli and Syrian forces in the Golan Heights.

    The UN has good reason to observe these interactions closely.

    In August last year, al-Nusra detained 43 UN peacekeepers and seized their equipment, prompting the UN to evacuate many of its soldiers to the Israeli-occupied side of the ceasefire line.

    Quarterly UNDOF reports since the pullback reveal an ongoing pattern of Israeli coordination with those armed groups.

    According to the December 2014 report, UNDOF observed two Israeli soldiers “opening the technical fence gate and letting two individuals pass from the [Syrian] to the [Israeli] side” on 27 October. Unlike most fighters seen entering the Israeli side, these individuals were not wounded and the purpose of their visit remains a mystery.

    UNDOF “sporadically observed armed members of the opposition interacting” with the Israeli military across the ceasefire line, the report states.

    The next UNDOF report, released in March, notes that UN forces witnessed Israeli soldiers delivering material aid to armed Syrian opposition groups.

    “During the evening of 20 January, in the area north of observation post 54, UNDOF observed two trucks crossing from the [Syrian] side to the [Israeli] side, where they were received by IDF [Israeli military] personnel,” the report states. “The trucks were loaded with sacks before returning to the [Syrian] side.”

    The coordination between Israel and armed opposition groups continued into May, according to the June UNDOF report.

    Israel appears determined to keep the nature of these interactions as low key as possible, something Sidqi Maqt, a Druze resident of the Golan Heights, understands better than most.

    In February, Maqt was arrested by Israeli intelligence for posting photos and videos to his Facebook page of Israeli army interactions with armed opposition groups. Maqt paid particular attention to documenting encounters he believed demonstrated the Israeli army’s alliance with al-Nusra.

    Released in 2012 after serving 37 years in prison for engaging in armed resistance against Israel’s occupation of the Golan Heights, Maqt is once again behind bars. He has been charged with “espionage, assisting an enemy during wartime and contact with a foreign agent,” according to Al Jazeera.

    On top of providing al-Nusra with material aid and punishing those who expose it, Israel has launched airstrikes almost exclusively against forces fighting al-Nusra.

    On 18 January, for example, an Israeli air strike on a convoy near Quneitra killed six members of Hizballah and a general in the Iranian Revolutionary Guard.

    Days later, rockets landed in the Golan Heights, according to UNDOF. The Israeli army retaliated by shelling a location it said was the source of the fire.

    A Syrian army official, however, told the UN that “terrorists” had fired the rockets and that the Syrian army planned to target their positions. The UN relayed this message to the Israeli army, which responded with airstrikes against two Syrian army artillery positions.

    Bashar al-Assad, the Syrian president, has said that some in Syria joke, “How can you say that al-Qaida doesn’t have an air force? They have the Israeli air force.”

    While Assad’s policies, including the bombardments that have devastated cities and towns forcing millions to flee their homes, have contributed to the chaos and vacuum that has enabled extremist groups to flourish in some areas, Israel’s actions on behalf of those groups grant credence to his claim.

  • PHILOSOPHIE - (Re)lire #Machiavel : actualité d’une pensée politique aussi incontournable que méconnue - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    http://www.nonfiction.fr/article-7432-philosophie____relire_machiavel__actualite_dune_pensee_polit

    La pensée machiavélienne a été mise à l’honneur samedi 7 février 2015, au Théâtre de l’Odéon. « Machiavel : les vertus du cynisme » a été le thème de cette deuxième séance du cycle « politiques de la pensée » : une « rencontre philosophique » préparée et animée par Raphaël Enthoven, (assisté de Julien Tricard) et en présence de Jean-Louis Fournel. Cette « rencontre » nous invite à nous pencher sur l’œuvre d’un philosophe des plus influents mais sans doute aussi des plus méconnus, du fait d’une sédimentation d’interprétations diverses et successives.

  • Le "rapport" qui veut réduire les aides au logement... est un PowerPoint imprécis

    J’ai voulu consulter le rapport dont l’objectif est de faire des économies sur les aides au logement. Il a été publié par Les Échos qui l’ont révélé. À lire les articles qui en parlait, il semblait très sérieux. N’était-il pas réalisé par trois organismes d’Etat : le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) ?

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/30/economies-un-rapport-veut-refondre-les-aides-au-logement_4567045_4355770.htm

    Surprise, ce "rapport" est en fait un simple fichier PowerPoint.

    http://fr.slideshare.net/lesechos2/map-logement-conclusions

    J’ai regardé plus en détail l’une des conclusions de ce pseudo-rapport : celle concernant la réduction des critères d’attribution des aides au logement.

    L’objectif est précisément chiffré : une économie de 341 millions d’euros en 2017.

    Le pseudo-rapport propose une mesure pour y parvenir :

    Resserrer les critères d’éligibilité aux aides en rendant inéligibles à celles-ci : les logements dépassant un plafond à définir de surface par unité de consommation, les logements dépassant un plafond à définir (par zone) de loyer au m², les ménages dont le patrimoine est supérieur à un certain seuil .

    (Diapositive numéro 24 / page 25 du document. C’est moi qui souligne.)

    J’aimerais savoir comment on fait pour économiser précisément 341 millions d’euros avec des mesures aussi vagues.

    Le document fait certes référence à une annexe qui n’est pas publiée, mais cela ne répond pas à la question de comment on obtient un chiffre précis avec des mesures totalement imprécises.

    Ce document a été cité de nombreuses fois dans les médias. Il va servir à justifier et étayer les mesures d’austérité qui sont envisagées dans l’aide au logement. Pourtant, ce n’est pas un rapport mais un PowerPoint et il est absolument imprécis sur les montants. À la lecture des articles, on pense à un travail sérieux, c’est un fait un document approximatif.

    Pourtant, la conséquence sera très concrète sur la vie de dizaines de milliers de personnes. Au même moment, la Fondation Abbé Pierre publiait son 20e rapport sur « L’État du mal-logement en France ».

    http://www.fondation-abbe-pierre.fr/20e-reml

    20 ans après, elle ne s’imaginait pas devoir dresser un aussi dur constat de la situation actuelle. Une occasion de s’interroger sur les blocages structurels, sociaux ou idéologiques, qui produisent aujourd’hui une situation toujours aussi pénible pour plusieurs millions de nos concitoyens, dont plus de 3,5 millions sont mal logés ou même en errance...

    Combien de nouvelles personnes vont être mises à la rue à cause de ce pseudo-rapport ? Je n’ai pas lu de chiffres à ce sujet dans le PowerPoint.

    #mal-logement #logement #austérité #APL #SDF

    • Ça marche dans l’autre sens : on décide des « économies à réaliser » et ensuite on définit des critères qui permettent de réaliser les économies visées, tout en prenant soin de légitimer les choix faits (logement trop grands pour des familles dont les enfants ont quitté le domicile, étudiants « trop bien soutenus » ce qui favorise la cherté des loyers, allocataires disposant par ailleurs d’un « patrimoine ») en mettant à profit et en renforçant la concurrence de tous contre tous dans l’accès à « la richesse ». La libido sciendi quelconque, le commun (qui n’a pas à exister) peut et doit être encagée dans un « Pourquoi toi (Rom, chômeur, vieux, taulard, etc.) et pas moi (smicard, imposable, etc.) ? »

      Que la barbare Vallaud Belkacem puisse déclarer que les enfants n’ont pas à poser de #questions dans les palais de la découverte dont son ministère à la charge ne se comprend pas sans l’adjonction d’un discours des #experts qui induit une série de questions licites (et dangereuses), avec lesquelles viennent « nécessairement » des réponses en terme d’#organisation_de_la_rareté, de commandement. Les post poujadistes qui fleurissent partout nous en apprenant assez sur la discipline intellectuelle -c’est à dire l’imbécilité méchante - et affective -avec l’orientation surdéterminée de tous les ressentiments inévitablement produit par ce monde - qui prévaut dans de nombreux secteurs de la société des « #individus ».

      #guerre_sociale #machiavélisme_austéritaire

  • Nicolas Machiavel (1469-1527) et Simone Weil (1909-1943), même combat, même scienza. Un éclairage croisé, à quatre siècles d’intervalle, sur un événement fondateur et méconnu.

    La Révolte des Ciompi. Un soulèvement prolétarien à Florence au XIVe siècle - Textes de Nicolas Machiavel et Simone Weil

    http://www.collectif-smolny.org/article.php3?id_article=1691

    http://www.librairie-quilombo.org/IMG/arton4945.gif?1360261192

    En 1378, les Ciompi, les plus pauvres des ouvriers de l’industrie de la laine, ébranlèrent par leur révolte l’édifice social du capitalisme naissant à Florence. La bourgeoisie, incapable de savoir de quoi ce petit peuple débraillé était réellement capable, déploya rapidement sa violence répressive, montrant ainsi qu’elle estimait les Ciompi capables de tout, et qu’il fallait donc les réduire à rien.

    Par la simple chronique des faits, Machiavel atteste dans ses Histoires florentines que ce popolo minuto s’est dûment organisé, ce qui conduira Simone Weil à voir dans ces événements la première manifestation d’une révolution prolétarienne.

    #Ciompi #Machiavel #Simone_Weil #histoire #Florence

  • Scientists Consider Repurposing Robots for Ebola - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2014/10/23/science/scientists-consider-repurposing-robots-for-ebola.html

    “As was the case in Fukushima, the Ebola crisis in Africa has revealed a significant gap between robot capabilities and what is needed in the realm of disaster relief and humanitarian assistance,” said Gill A. Pratt, a roboticist who is a program manager at the federal Defense Advanced Research Projects Agency. “We have a moral obligation to try and select, adapt and apply available technology where it can help, but we must also appreciate the difficulty of the problem.”

    Many of the countries experiencing the worst of the Ebola epidemic are in no position to deploy robots. But rudimentary models are widely used in medical settings in the United States, and already nervous hospital administrators are reaching out to manufacturers.

    #robots #santé

  • Comment les cigarettiers ont roulé le monde entier - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2014/03/17/comment-les-cigarettiers-ont-roule-le-monde-entier_987837

    Non sans effroi, l’auteur détaille comment le fameux plan Marshall, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, devient une magnifique opportunité d’exporter la #cigarette. « Entre 1947 et 1951, la valeur totale des biens expédiés vers le continent, par le biais du plan Marshall, atteignit quelque 13 milliards de dollars… dont un milliard grâce au tabac. Près d’un tiers des financements liés à l’alimentation dans le plan est affecté au #tabac. » Comme le note Robert N. Proctor, il n’y avait pourtant eu « aucune demande des Européens ».

    #cancer #marketing #livre #histoire

  • Par le meilleur spécialiste américain de Machiavel, un universitaire marxiste (Chicago) attaqué par ses pairs aux Etats-Unis pour sa lecture, jugée trop radicale, de l’oeuvre du penseur italien. Selon McCormick, il faut tout simplement écarter les élites du pouvoir et ne le confier qu’au peuple. L’égalité (matérielle) est la condition de la liberté. CQFD.

    « Defending the People from the Professors » – John P. McCormick

    http://www.artoftheory.com/mccormick-machiavellian-democracy

    For some years now, while presenting parts of a book on Machiavelli and democratic theory across North America, I’ve been consistently surprised by the level of hostility it provokes among academics—even, or especially, among self-avowedly progressive or “radical” scholars. Machiavellian Democracy (Cambridge UP, 2011), traces previously neglected democratic strains in Machiavelli’s political writings: I elaborate his argument that the few, not the many, pose the principal threat to liberty in republics, and articulate his institutional prescriptions for empowering common citizens to constrain the behavior of elites and rule directly over public policy.

    #Machiavel #US #McCormick

  • Sur la nocivité de « ceux qui possèdent » :

    De Nicolas Machiavel, dans le Livre I, chapitre 5, de ses Discours sur la première décade de Tite-Live (écrits entre 1512 et 1520, publiés en 1531 et interdits par l’Eglise de 1559 jusqu’à la fin du XIXe siècle) :

    « L’une ou l’autre [des deux grandes classes qui composent toute société : les élites et le peuple] peut être la cause des plus grands troubles. Cependant il apparaît qu’ils sont le plus souvent causés par ceux qui possèdent [les élites] , parce que la crainte de perdre provoque des mouvements aussi vifs que le désir d’acquérir. L’homme ne croit s’assurer ce qu’il tient déjà qu’en acquérant de nouveau ; et d’ailleurs ces nouvelles acquisitions sont autant de moyens de force et de puissance pour abuser ; mais, ce qui est encore plus terrible, les manières hautaines et l’insolence des riches et des élites excitent dans l’âme de ceux qui ne possèdent pas, non seulement le désir de posséder, mais le plaisir secret de dépouiller de leur richesse et de leurs honneurs ceux qu’ils voient en faire un si mauvais usage ».

    CQFD

    #Machiavel #philo #disunione

  • #Berlin, ville de la « domestication » et de la « normalisation » de la « société » par la « culture » selon le philosophe #Francesco_Masci dans son essai "L’ordre règne à Berlin" (titre emprunté à un article de #Rosa_Luxemburg) paru aux éditions Allia

    Extrait de Berlin Babylon de Hubertus Siegert
    http://www.youtube.com/watch?v=opA73140gA4


    http://www.lerideau.fr/francesco-masci/6983
    Francesco, quel est le point de départ de ce livre ? Pourquoi la ville de Berlin ?

    Parce que la nouvelle théorie de la #modernité que j’ai essayé de construire dans mes livres précédents était très bien illustrée par cette #ville. L’Ordre règne à Berlin est différent de mes autres livres, surtout le premier (Superstitions, NDLR), dans lequel il y a encore des échos un peu littéraires presque #postromantiques, surtout dans sa composition par fragments. Mais il n’y a aucune rupture théorique. Depuis mon premier livre je travaille à construire une nouvelle lecture de la #modernité et de son évolution avec comme point de départ l’idée que la culture n’est pas une victime désignée d’une quelque force néfaste et obscurantiste, mais qu’elle participe à la « mise en #ordre » du #monde, qu’elle est une force de conservation plus qu’une force #révolutionnaire.

    C’est un #discours qui n’est pas facile à saisir, parce que les gens ont un automatisme : on pense culture, donc on pense forcément à quelque chose de séparé de la #société et meilleur que celle-ci. Il est difficile de comprendre que l’on puisse avoir un regard neutre sur la culture moderne et son histoire qui en arriverait à la conclusion d’une participation active de la « #machine_culture » à l’#organisation sociale. Je voulais rompre avec l’illusion bicentenaire d’abord romantique, puis #avant-gardiste et enfin #adornienne et aussi #debordienne, d’un #pouvoir exorbitant d’ordre presque #religieux attribué aux #images et aux #événements, le pouvoir de sauver un monde a priori jugé mauvais.

    Ce que j’ai essayé de démontrer de manière théorique dans mes autres livres, c’est l’emprise de ce que j’appelle la culture absolue sur le réel. J’appelle « #culture_absolue » la machine de #reproduction d’événements ou d’images #autoréférentielles, qui forment l’unique milieu où les individus sont capables de se connaître et de se reconnaitre. Ce #processus de #substitution d’un monde constitué d’#images et d’événements à une #réalité potentiellement #conflictuelle est au centre même de notre modernité, une modernité qui est essentiellement culturelle, c’est-à-dire qui est en train de réaliser les promesses de ses origines grâce à la culture, d’une manière « imaginaire ». La modernité est en train de réaliser ses promesses originaires, l’#émancipation de l’individu vis-à-vis d’une société totale, la promesse aussi d’un sujet entier ayant une maîtrise totale sur le monde, mais elle les réalise dans un espace #aseptisé et séparé de celui de la contrainte #factuelle, du monde de la #technique qui continue pourtant bel et bien à exister.

    Ces promesses n’ont pas réalisé par le #politique. Le politique, entendu comme le principe conflictuel de l’#opposition ami/ennemi, à ne pas confondre avec une technique d’organisation que j’appelle la politique. Toute la complexité d’une conflictualité permanente (on peut rappeler par exemple les tumultes des factions des villes de la #Renaissance italienne chéries par #Machiavel), cette conflictualité a été, au cours de la modernité, progressivement écartée, évacuée (sauf dans les moments où elle réapparait dans l’histoire comme hyperviolence). Elle a été remplacée par des conflits imaginaires moralement polarisés qui ne franchissent jamais l’au-delà de cet horizon de la culture absolue dedans lequel ils sont renfermés.

    Berlin, qui gardait des restes de cette #division éminemment politique, division inscrite dans la chair même de la ville (le #Mur, mais pas seulement), résume parfaitement l’histoire de ce passage à la culture absolue comme mode de #gestion d’une #société. En vingt ans, depuis la chute du Mur, toute l’histoire et la réalité de la ville a été non seulement effacée, mais transformée dans son essence même, avec une prise de #contrôle absolue de son #territoire, comme nulle part ailleurs en #Occident, par un #imaginaire #abstrait et #allogène.

    Quand je parle d’une #réorganisation du territoire même de la ville par la culture, je ne parle pas de la #production d’événements culturels. Bien sûr, il y a des nombreuses #institutions culturelles à Berlin, les #galeries, les #musées, les #fondations, mais ce ne sont pas elles qui font de Berlin la ville où la culture absolue s’est chargée de l’organisation sociale. C’est plutôt une prise de pouvoir d’ordre ontologique

    #Culture #Philosophie #Pensée_critique #Esthétique #Technique #Histoire #Urbanisme #Relégation #Allemagne #Einstürzende_Neubauten #Musique #Film #Berlin_Babylon #Hubertus_Siegert #Vidéo #Allia #livre

  • Une excellente analyse, dans le non moins excellent ’Jacobin Magazine’, qui rappelle que Machiavel, loin d’être un technicien du pouvoir, fut avant l’heure un théoricien de la lutte des classes ("conflitto tra gli umori", dans son langage), de la souveraineté populaire et de l’égalité. Le Prince (comme les Discours sur la première décade de Tite-Live, moins connu), est un manuel à l’usage des peuples — auxquels il dévoile les mécanismes de la domination exercée par un despote ou par l’oligarchie —, et non le bréviaire de la tyrannie.

    « What Would Machiavelli Do ? », by Chris Maisano

    The popular imagination gets Machiavelli all wrong — he was a patron saint of class struggle and a staunch republican.

    http://jacobinmag.com/2013/06/what-would-machiavelli-do

    Like Karl Marx and Adam Smith, Machiavelli is one of those canonical thinkers who are much more widely quoted than read. Far from being the evil courtier of popular imagination, in The Discourses in particular Machiavelli emerges a theorist of class struggle and an advocate of democratic control of the elites by the people in a republican polity.

    As the political theorist John McCormick describes him:

    Machiavelli excoriates previous writers for denigrating popular judgment and participation, and for extolling the supposedly superior governing capacities of princes and patricians. Departing from the opinion of these writers, Machiavelli argues that well-ordered republics structure themselves such that common people contain, contest and control the behavior of political and economic elites, and they place ultimate judgment over legislation and political punishment in the hands of the many and not the few. More specifically, like Rome, they establish magistracies for which wealthy and prominent citizens are ineligible, like the tribunes of the plebs, and they empower the people to veto public policies and indict individuals that threaten the common good — a common good unabashedly determined from the perspective of the people and not the elite.

    The main lessons from The Discourses are that “the few always act in favor of the few,” and that the ambitions of the rich are so destructive that they must be vigorously suppressed in order to maintain the egalitarian foundations of republican liberty.

    #Machiavel #idées #science_politique #philosophie #Italie #Renaissance

  • Une édition rassemblant le chapitre des Histoires florentines de Machiavel consacré à la révolte des ouvriers de la laine (Ciompi) à Florence, en 1378, et le texte de la philosophe Simone Weil sur le sujet (qui voit dans ce soulèvement populaire « l’aîn [é] des insurrections prolétariennes » ), vient de paraître. Excellente initiative, qui fournit l’occasion de (re)découvrir cet événement majeur dans l’histoire de la cité toscane, et qui hante encore les esprits. On peut facilement trouver les deux textes sur le Net.

    La Révolte des Ciompi - Un soulèvement prolétarien à Florence au XIVe siècle. Textes de Simone Weil et Nicolas Machiavel (Smolny/CMDE Editions, février 2013).

    http://www.collectif-smolny.org/article.php3?id_article=1691

    Quatrième de couverture :

    En 1378, les Ciompi, les plus pauvres des ouvriers de l’industrie de la laine, ébranlèrent par leur révolte l’édifice social du capitalisme naissant à Florence. La bourgeoisie, incapable de savoir de quoi ce petit peuple débraillé était réellement capable, déploya rapidement sa violence répressive, montrant ainsi qu’elle estimait les Ciompi capables de tout, et qu’il fallait donc les réduire à rien.

    Par la simple chronique des faits, Machiavel atteste dans ses Histoires florentines que ce popolo minuto s’est dûment organisé, ce qui conduira Simone Weil à voir dans ces événements la première manifestation d’une révolution prolétarienne.

    La postface inédite d’Emmanuel Barot éclaire comment ces deux auteurs permettent d’alimenter une réflexion - qui reste incontournable - autour de la définition et de l’affirmation du sujet révolutionnaire.

    #Machiavel #Simone_Weil #Florence #Italie #histoire #Ciompi

  • JOLY, Maurice – Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (Dialogues 18 à 25) | Litterature audio.com
    http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/joly-maurice-–-dialogue-aux-enfers-entre-machiavel-et-montesquieu-

    Les vingt-cinq entretiens du Dialogue aux enfers entre #Machiavel et #Montesquieu_ sont destinés à éclairer la pensée de Machiavel que l’on considère généralement comme un cynique et un manipulateur. Il est vrai qu’il dit dans _Le Prince : « Sur cela s’est élevée la question de savoir s’il vaut mieux être aimé que craint, ou être craint qu’aimé ? On peut répondre que le meilleur serait d’être l’un et l’autre. Mais, comme il est très difficile que les deux choses existent ensemble, je dis que, si l’une doit manquer, il est plus sûr d’être craint que d’être aimé. » Mais Nietzsche le porte aux nues : « Le Prince, de Machiavel, traité brillantissime sur l’exercice du pouvoir, mériterait d’être mieux lu par ceux qui nous gouvernent. » Il ne serait pas seulement cynique, mais le père du pragmatisme en politique.

    Que penser de cette constatation désabusée : « Chacun sait combien il est louable, pour un prince, de garder la foi et de procéder rondement et sans finesse. Mais l’expérience de ces temps-ci nous montre qu’il n’est arrivé de faire de grandes choses qu’aux princes qui ont fait peu de cas de leur parole et qui ont su tromper les autres ; alors que ceux qui ont procédé loyalement s’en sont toujours mal trouvés à la fin. » ?

    Ce long dialogue fictif, ce duel théâtral enfin clos est encore source de réflexion en 2013…

    http://sd-36232.dedibox.fr/Maurice_Joly_-_Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_H
    http://sd-36232.dedibox.fr/Maurice_Joly_-_Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_N
    http://sd-36232.dedibox.fr/Maurice_Joly_-_Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_D
    http://sd-36232.dedibox.fr/Maurice_Joly_-_Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_O
    Les dialogues précédents : http://seenthis.net/messages/102118

    #Maurice_Joly

  • JOLY, Maurice – Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (Dialogues 09 à 17) | Litterature audio.com
    http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/joly-maurice-%e2%80%93-dialogue-aux-enfers-entre-machiavel-et-mont

    Suite des huit premiers dialogues, cette nouvelle sélection (Dialogues 9 à 17) illustre bien comment Napoléon III (jamais nommé) a su manipuler la presse, l’opinion publique, les milieux ouvriers, syndicaux, et économiques, en un mot le peuple français. Tout ce que dit #Montesquieu défendant la souveraineté de la nation est réfuté par #Machiavel montrant combien il est facile de détourner les plus nobles notions au service d’un seul homme

    « Les hommes aspirent tous à la domination, et il n’en est point qui ne fût oppresseur, s’il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d’autrui à leurs intérêts »

    Le douxième dialogue sur la presse est un chef-d’œuvre de « machiavélisme ». « Dans les pays parlementaires, c’est presque toujours par la presse que périssent les gouvernements, eh bien, j’entrevois la possibilité de neutraliser la presse par la presse elle-même. [...] À l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de politique intérieure ou extérieure. J’excite ou j’endors les esprits, je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant les circonstances. [...] Les masses consentent à être inactives, mais à une condition, c’est que ceux qui les gouvernent leur donnent le spectacle d’une activité incessante, d’une sorte de fièvre ; qu’ils attirent constamment leurs yeux par des nouveautés, par des surprises, par des coups de théâtre. Mes principes, mes idées, mes actes seraient représentés avec l’auréole de la jeunesse, avec le prestige du droit nouveau en opposition avec la décrépitude et la caducité des anciennes institutions. »

    http://sd-36232.dedibox.fr/Maurice_Joly_-_Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_C

    #Maurice_Joly

    http://sd-36232.dedibox.fr/Maurice_Joly_-_Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_S

    http://sd-36232.dedibox.fr/Maurice_Joly_-_Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_S

    Les huit premiers dialogues : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/joly-maurice-dialogue-aux-enfers-entre-machiavel-et-montesquieu-di

    • C’est a partir de ce texte qu’a été inventé le « protocole des sages de sions » dont se servent tous les antisémites. Pour ceux que l’histoire intéresse, mais qui la préfère en BD, vous pouvez voir l’invention de cette chose dans cette BD : http://www.mediafire.com/?w0sfryaudgv192v
      Le Complot : L’histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion de Will Eisner (Préface de Umberto Eco)

      Comment un texte inventé de toutes pièces peut-il circuler depuis cent ans et provoquer des revirements politiques fracassants ? Will Eisner retrace avec génie toute l’histoire de ce faux « complot juif » monté au début du XXe siècle pour attiser l’antisémitisme régnant en Europe et en Russie : les Protocoles des Sages de Sion justifient les pires intentions, et leur diffusion connaît un succès retentissant avant et pendant la Première Guerre mondiale. Un journaliste britannique du Times découvre la supercherie en 1921 : les Protocoles sont une copie presque conforme d’un obscur traité anti-bonapartiste, les Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, écrit par un dissident
      français en exil. Les « auteurs » des Protocoles n’ont eu qu’à remplacer les bonapartistes par les Juifs et le mot « France » par « le monde »... On connaît donc la vérité mais rien n’y fait : les Protocoles sont utilisés par Hitler, le Ku Klux Klan et trouvent encore aujourd’hui des millions de lecteurs dans les pays arabes. Surpris par le destin insolite de ce plagiat, Eisner nous raconte son histoire avec un coup de crayon très expressif, drôle et noir, ironique et inquiétant. Des cadrages audacieux, d’impressionnantes pages titres, pour mieux dénoncer un mensonge qui sert la haine et l’antisémitisme.