• Paris et Rome adoptent « une position commune » sur la répartition des migrants en Europe

    Les pays de l’UE devront participer au « #mécanisme_automatique » de répartition, voulu par MM. Macron et Conte, sous peine de pénalités financières.

    Après des mois de brouille franco-italienne, le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, se sont déclarés d’accord, mercredi 18 septembre, pour mettre en place un « mécanisme automatique » de répartition des migrants.

    Après deux ans de dissensions sur cet épineux dossier, ils défendront désormais au sein de l’Union européenne (UE) « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué M. Macron.
    Lors d’une conférence de presse commune, ils ont aussi réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile. Le dirigeant italien a souligné que l’Italie ne « laisserait pas les trafiquants décider des entrées sur le territoire », mais aussi jugé qu’il fallait « gérer ce phénomène », quand l’ancien ministre de l’intérieur Matteo Salvini, patron de la Ligue, refusait tout débarquement de migrants.
    La France solidaire

    Regrettant de son côté « l’injustice » vécue par les Italiens, Emmanuel Macron a répété que l’UE n’avait pas été suffisamment solidaire envers l’Italie. « La France est prête à évoluer sur ce point dans le cadre de la remise à plat des accords de Dublin », qui confient actuellement aux pays d’arrivée la charge du traitement des demandes d’asile, a-t-il dit. « Je ne mésestime pas ce que le peuple italien a vécu », a expliqué M. Macron, mais « la réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli mais dans une solution de coopération européenne efficace. »

    Plusieurs ministres de l’intérieur de l’UE (dont les ministres français, allemand et italien) doivent se réunir lundi à Malte pour discuter de ce dossier.

    Les deux dirigeants n’ont toutefois pas évoqué devant la presse certaines des demandes de l’Italie venant en complément de la future répartition automatique des migrants en Europe. Parmi ces points qui restent à éclaircir figurent la répartition non seulement des demandeurs d’asile mais aussi des migrants économiques ainsi que la rotation des ports de débarquement, qui devrait intégrer des ports français. Fermés aux ONG secourant les migrants, les ports italiens se sont entrouverts ces derniers jours en laissant notamment débarquer sur l’île de Lampedusa 82 rescapés.
    Un sommet bilatéral programmé

    La visite du président français, la première d’un dirigeant européen depuis l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle coalition en Italie, visait d’abord à rétablir de bonnes relations entre les deux pays, après une année de tensions avec les leaders de la précédente coalition populiste au pouvoir, notamment sur la question migratoire.

    Le chef de l’Etat français n’a passé qu’une soirée dans la capitale italienne, enchaînant un court entretien avec son homologue, Sergio Mattarella, et un dîner de travail avec le premier ministre, Giuseppe Conte, récemment reconduit à la tête d’un nouvel exécutif où le Mouvement cinq étoiles (M5S) est cette fois associé au Parti démocrate (centre gauche) et non à la Ligue (extrême droite).

    Entre l’Italie et la France existe « une amitié indestructible », a assuré le président français dont le déplacement à Rome a permis de programmer, pour 2020 en Italie, un sommet bilatéral, rendez-vous annuel lancé en 1983 mais qui n’avait pas été mis à l’agenda l’an passé pour cause de tensions entre les deux pays.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/19/paris-et-rome-vont-defendre-une-position-commune-sur-la-repartition-des-migr
    #répartition #asile #migrations #réfugiés #France #Italie #solidarité #UE #EU #Europe #Dublin #règlement_dublin #coopération #ports

    L’accent est mis aussi sur les #renvois... évidemment :

    ils ont aussi réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile.

    #machine_à_expulsion

    Et évidemment... zéro prise en compte des compétences, envies, liens, attachements que les migrants/réfugiés pourraient exprimer et qui pourraient être prises en compte dans le choix du pays de leur installation...
    #paquets_postaux

    ping @isskein @karine4

    • Société.L’Italie obtient un accord pour la “redistribution” des migrants

      Lundi 23 septembre, à Malte, les ministres de l’Intérieur de plusieurs pays européens ont trouvé un accord pour mettre en place un mécanisme de répartition des migrants qui arrivent dans les ports méditerranéens. Un succès politique pour le nouveau gouvernement italien.

      https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/societe-litalie-obtient-un-accord-pour-la-redistribution-des-

    • Société.L’Italie obtient un accord pour la “redistribution” des migrants

      Lundi 23 septembre, à Malte, les ministres de l’Intérieur de plusieurs pays européens ont trouvé un accord pour mettre en place un mécanisme de répartition des migrants qui arrivent dans les ports méditerranéens. Un succès politique pour le nouveau gouvernement italien.

      https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/societe-litalie-obtient-un-accord-pour-la-redistribution-des-

    • Déplacement à Rome après la mise en place du nouveau gouvernement italien

      Deux semaines seulement après la mise en place du nouveau gouvernement italien, le Président Emmanuel Macron est le premier Chef d’État à se rendre à Rome pour un dîner de travail avec Giuseppe Conte, Président du Conseil des ministres italien. Cette rencontre était précédée d’un entretien avec Sergio Mattarella, Président de la République italienne.
      La visite en Italie du Président de la République était importante, tant sur le fond, dans le contexte d’un agenda européen chargé après les élections européennes, que sur le plan symbolique.

      (Re)voir la déclaration conjointe à la presse du Président de la République et du Président du Conseil des ministres italien, à l’issue de leur rencontre :

      https://www.youtube.com/watch?v=fUXMEP3Kifg

      Déclaration conjointe à la presse du Président de la République et du Président du Conseil des ministres italien

      Merci beaucoup Monsieur le Président du Conseil, cher Giuseppe.

      Je n’ai que très peu de choses à rajouter et rien à retrancher de ce qui vient d’être dit à l’instant par le Président du Conseil. Je suis très heureux d’être ici parmi vous, très heureux d’être aujourd’hui à Rome quelques jours après la formation de votre nouveau gouvernement.

      Je viens de m’entretenir à l’instant avec le Président de la République, Sergio MATTARELLA, après les entretiens que nous avons eu au printemps dernier, lors des commémorations des 500 ans de la mort de Léonard DE VINCI en France, et je suis heureux de vous retrouver ici, cher Giuseppe, à Rome dans ces responsabilités.

      Ma présence aujourd’hui, c’est d’abord la volonté marquée de travailler ensemble pour la relation bilatérale et pour le projet européen, vous l’avez parfaitement rappelé. C’est aussi un message fort et clair envoyé au peuple italien d’amitié de la part du peuple français. Votre Président l’a dit il y a quelques mois, cette amitié est indestructible. Parfois nous ne sommes pas d’accord, il se peut qu’on se dispute, il se peut qu’on ne se comprenne pas mais toujours on se retrouve. Et je crois que nous en sommes là et que la volonté du peuple français est véritablement de travailler avec le peuple italien et de réussir pleinement. Vous l’avez dit Monsieur le Président à l’instant, notre souhait est de renforcer, et nous venons de l’évoquer ensemble, la coopération bilatérale et européenne et je veux revenir simplement sur quelques sujets.

      Le premier évidemment c’est le sujet des migrations. Sur ce sujet je ne mésestime pas ce que depuis 2015 le peuple italien vit, ce que l’Italie a subi, et là aussi avec beaucoup parfois de malentendus, d’incompréhensions, d’injustices qui ont été vues, perçues, et qui ont suscité de la colère. Je crois très profondément, comme vous l’avez dit, que la réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli, la provocation nationaliste mais la construction de solutions et de coopérations européennes réelles et efficaces.

      D’abord, nous vivons une situation, aujourd’hui, qui n’est plus celle de 2015 parce qu’il y a eu un très gros travail qui a été mené pour prévenir avec les États d’origine, pour mieux travailler avec beaucoup de partenaires africains, la situation que nous avons pu connaître alors. Mais ce que nous voulons faire ensemble, c’est poursuivre ce travail. Nos ministres de l’Intérieur se retrouveront dans quelques jours pour travailler sur la base de notre échange. Ils élargiront leur discussion à d’autres collègues européens, je pense en particulier à leur collègue maltais et à l’ensemble des pays de la rive Sud, et ils se retrouveront précisément à Malte, et ils poursuivront ainsi le travail que nous avons pu lancer à Paris au mois de juillet dernier, incluant aussi plusieurs organisations internationales.

      Notre approche doit répondre à trois exigences auxquelles je crois pouvoir dire que nous sommes l’un et l’autre attachés. La première, c’est une exigence d’humanité. On ne peut résoudre, ce conflit, en le faisant aux dépens des vies humaines ou en acceptant des personnes bloquées en mer ou des scènes de noyade que nous avons trop souvent vécues. La deuxième, c’est la solidarité, et c’est ce qui a manqué bien trop souvent en Europe. Je l’ai dit, l’Union européenne n’a pas fait suffisamment preuve de solidarité avec les pays de première arrivée, notamment l’Italie, et la France est prête à évoluer sur ce point dans le cadre de la remise à plat des accords de Dublin. Je souhaite que nous puissions ensemble travailler à une solution nouvelle, plus forte et plus solidaire. Et puis le troisième principe, c’est celui de l’efficacité. Les désaccords politiques ont conduit à une approche qui est, au fond, très inefficace, inefficace pour prévenir les arrivées, inefficace aussi pour gérer ce qu’on appelle les mouvements secondaires, parce qu’avec notre organisation actuelle, nous avons au fond trop de non-coopération entre les États membres, et du coup une situation où beaucoup de femmes et d’hommes qui ont pris tous les risques pour quitter leur pays se retrouvent sur la rive de l’Europe, errent de pays en pays, où les responsabilités sont renvoyées des uns aux autres et où nous sommes collectivement inefficaces à bien protéger ceux qui ont le droit à l’asile et à pouvoir renvoyer au plus vite ceux qui n’y ont pas droit.

      S’agissant des sauvetages en mer et des débarquements, vous l’avez évoqué, Monsieur le Président du Conseil, je suis convaincu que nous pouvons nous mettre d’accord sur un mécanisme européen automatique de répartition de l’accueil des migrants coordonné par la Commission européenne, qui permette de garantir à l’Italie ou à Malte, avant une arrivée, que ses partenaires puissent prendre en charge rapidement toutes les personnes débarquées, et avoir une organisation beaucoup plus solidaire et efficace, comme je viens de le dire, plus largement.

      Pour être justes et efficaces, il nous faut donc partout pouvoir défendre le droit d’asile, qui fait partie, bien souvent, de nos Constitutions, c’est le cas de la France, qui fait partie de nos textes les plus fondamentaux, je pense justement au texte de la Convention européenne des droits de l’homme.Et donc protéger le droit d’asile, c’est aussi nous assurer que celles et ceux qui n’y ont pas droit sont reconduits le plus rapidement possible vers leur pays d’origine. C’est notre volonté commune d’avoir, au niveau européen, une plus grande harmonisation du droit d’asile, plus de coopération et une politique plus efficace de réadmission vers les pays d’origine lorsque les cas ne relèvent pas de l’asile. Au total, je crois que nous avons aujourd’hui une fenêtre d’opportunité pour parachever, relancer sur certains points, plus fondamentalement, le travail de remise à plat sur le plan des migrations et de l’asile en Europe aujourd’hui.

      La discussion que nous avons eue ces derniers jours et que nous venons d’avoir avec le Président du Conseil, comme la discussion que nous avons eue avec plusieurs de nos partenaires, en tout cas, me rend déterminé et volontariste sur ce sujet à vos côtés. Je crois, là aussi, que nous pourrons défendre une position commune avec la nouvelle Commission européenne pour que tous les pays participent, sous une forme ou une autre, à la solidarité européenne en la matière, ou bien soient pénalisés financièrement.

      Le deuxième sujet extrêmement important que nous avons discuté et qui est au cœur non seulement de l’agenda bilatéral mais de l’agenda européen, c’est celui de la croissance, de la création d’emplois, du contexte macroéconomique. Le Président du Conseil l’a évoqué. Nous voyons tous les chiffres en Europe, et si aujourd’hui, la croissance se tient à peu près, elle est en deçà de ce que nous avons pu connaître parce qu’il y a les incertitudes géopolitiques, parce qu’il y a la conflictualité commerciale mondiale, parce qu’il y a un ralentissement en Chine qui pèse sur plusieurs économies de la zone euro, parce qu’il y a aussi sans doute une coordination de nos politiques économiques qui n’est plus adaptée.

      Je veux, en la matière, ce soir, et le faire ici a un sens tout particulier, rendre hommage au travail de Mario DRAGHI, et tout particulièrement à ses dernières décisions. Une fois encore avec beaucoup de courage et de clairvoyance, le Président de la Banque centrale européenne a pris les décisions qui convenaient, mais il a aussi fait des déclarations qui convenaient, même si certains ne veulent pas entendre. Je le dis avec force, il a, à mes yeux, raison. La politique monétaire, depuis 2012, a fait le maximum de ce qu’elle pouvait faire pour préserver la situation européenne, éviter la déflation et nous éviter le pire. Il appartient aujourd’hui aux chefs d’État et de gouvernement de prendre leurs responsabilités en ce qui concerne leur budget propre comme en ce qui concerne les décisions que nous aurons à prendre au niveau européen, pour avoir une véritable politique de relance et de demande intérieure. Certains États membres ont des marges de manœuvre, et je salue d’ailleurs les annonces récentes à cet égard des Pays-Bas, qui ont décidé d’un plan d’investissements d’avenir dans lequel, je dois dire, je me retrouve, 50 milliards d’investissements sur les années qui viennent.

      J’attends avec impatience les décisions des autres États membres, et je pense que les décisions budgétaires que nous aurons collectivement à prendre doivent tenir compte de ce contexte macroéconomique et être au rendez-vous de l’investissement, de la relance. Nous en avons besoin parce que nous avons des défis éducatifs en matière de recherche, en matière stratégique, qui sont fondamentaux. Et je crois que nous pouvons garder le sérieux qui relève de nos traités, nous pouvons garder la politique de réformes qui relève de chaque pays, mais que nous devons conduire, et nous pouvons garder la lucidité sur le contexte macroéconomique qui est le nôtre, et refuser, en quelque sorte, que notre continent rentre dans la stagnation et plutôt s’arme pour préparer son avenir.

      Nous avons évoqué, avec le Président du Conseil, plusieurs autres sujets, évidemment la politique culturelle et les coopérations culturelles entre nos pays. Nous avons des échéances à venir extrêmement importantes : l’exposition Léonard DE VINCI, les expositions RAPHAËL qui vont être l’objet d’échanges, de partenariats entre nos deux pays et qui sont au cœur, je crois, de ce regard réciproque, de cette fierté que nous portons ensemble.

      Nous avons évoqué et nous allons travailler ce soir sur les sujets climatiques. Là aussi, nous croyons l’un et l’autre dans un agenda ambitieux sur le plan européen d’investissement, d’une banque climatique qui doit être au cœur du projet de la prochaine Commission, d’un prix du CO2 qui doit aussi prendre en compte ce défi et d’une stratégie neutralité carbone à l’horizon 2050, pour laquelle nous espérons finir de convaincre les derniers partenaires réticents. C’est cette même stratégie que nous allons défendre ensemble à New York lors du sommet climat, puis au moment où nous aurons à prendre nos engagements pour le Fonds vert dans les prochaines semaines.

      Enfin, le Président du Conseil l’a évoqué, sur plusieurs sujets internationaux, là aussi, nous avons conjugués nos efforts et nos vues. Et je crois que le sujet de la crise libyenne, qui nous a beaucoup occupé ces dernières années, fait l’objet aujourd’hui d’une vraie convergence franco-italienne, vraie convergence parce que nous avons su travailler ensemble pour passer des messages à nos partenaires. Je veux saluer la rencontre que vous avez eue avec le Président AL-SARAJ cet après-midi, et avec une conviction pleinement partagée : l’issue ne peut être trouvée que par le compromis politique et les discussions. C’est ce que nous avons d’ailleurs porté ensemble lors du G7 de Biarritz en défendant l’idée d’une conférence internationale pour la Libye incluant toutes les parties prenantes et une conférence inter-libyenne permettant cette réconciliation de toutes les parties au sein de la Libye. Vous avez rappelé ce point à l’instant. Et à ce titre, l’initiative portée par nos deux ministres des Affaires étrangères dans quelques jours à New York, rassemblant l’ensemble de leurs homologues concernés, est, à mes yeux, la mise en œuvre très concrète de cette volonté et sera, comme vous l’avez dit, une étape importante.

      Voilà sur quelques-uns des sujets importants de coopération économique, culturelle, industrielle, sur les sujets de défense dont nous allons continuer à parler dans quelques instants, sur les sujets européens, la volonté qui est la nôtre d’œuvrer ensemble. Dans quelques semaines, nous nous retrouverons autour de la table du Conseil pour parler de ces sujets et de quelques autres, et je me réjouis, Monsieur le Président du Conseil, de la perspective que vous avez ouverte d’un prochain sommet entre nos deux pays au début de l’année prochaine, qui se tiendra donc en Italie, qui nous permettra de poursuivre ce travail commun et de poursuivre aussi les travaux que nous avions lancé pour un traité du Quirinal, et donc pour parachever aussi toutes les coopérations communes entre nos deux pays. Je vous remercie.

      https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/09/18/deplacement-a-rome-apres-la-mise-en-place-du-nouveau-gouvernement-italien

    • The “#temporary_solidarity_mechanism” on relocation of people rescued at sea - what does it say?

      Germany, France, Italy and Malta have drafted a declaration (http://www.statewatch.org/news/2019/sep/eu-temporary-voluntary-relocation-mechanism-declaration.pdf) establishing a “predictable and efficient temporary solidarity mechanism” aimed at ensuring the “dignified disembarkation” of people rescued at sea in the Mediterranean. If those rescued are eligible for international protection they will be relocated to a participating EU member state within four weeks, while ineligible persons will be subject to “effective and quick return.”

      See: Joint declaration of intent on a controlled emergency procedure - voluntary commitments by member states for a predictable temporary solidarity mechanism (23 September 2019: http://www.statewatch.org/news/2019/sep/eu-temporary-voluntary-relocation-mechanism-declaration.pdf)

      The mechanism set out in the declaration is designed to address “the need to protect human life and provide assistance to any person in distress,” whilst preventing the emergence of any new irregular maritime routes into the EU. All signatories will be obliged to call on other EU and Schengen Member States to participate. Offers - or refusals - to do so are expected (https://www.dw.com/en/five-eu-interior-ministers-want-quotas-for-shipwrecked-refugees/a-50539788) to come at the Justice and Home Affairs Council in Luxembourg on 8 October.

      The mechanism

      Signatories to the declaration will have to ensure that persons rescued on the high seas are disembarked “in a place of safety”. Member states may also “offer an alternative place of safety on a voluntary basis”. Where rescue is carried out by a state-owned vessel, disembarkation will take place in the territory of the flag State.

      Following disembarkation, participating states should provide “swift relocation, which should not take longer than 4 weeks”, a process which will be coordinated by the European Commission - as has been the case with recent voluntary relocations (https://www.thejournal.ie/ireland-migrants-ocean-viking-4779483-Aug2019) following rescue at sea.

      The declaration requires participating states to declare pledges for relocation prior to disembarkation and “as a minimum, security and medical screening of all migrants and other relevant measures.” This should be based on “standard operating procedures, building on and improving existing practices by streamlining procedures and the full use of EURODAC,” the EU database of asylum-seekers’ fingerprints, with “support of EU Agencies, e.g. on EURODAC registration and initial interviewing.”

      It is unknown to which standard operating procedures the text refers (Statewatch has previously published those applicable in the Italian ’hotspots’ (http://statewatch.org/news/2016/may/it-hotspots-standard-operating-procedures-en.pdf)), nor what precisely “streamlining procedures” may entail for individuals seeking international protection.

      EU agencies Europol, Frontex and the European Asylum Support Office (EASO) are present in the Greek hotspots, where detainees are not provided (https://flygtning.dk/system/siden-blev-ikke-fundet?aspxerrorpath=/media/5251031/rights-at-risk_drc-policy-brief2019.pdf) with either interpreters or adequate information on removal procedures; and those in Italy, where the EU’s own Fundamental Rights Agency has identified (https://fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2019-opinion-hotspots-update-03-2019_en.pdf) a number of serious problems.

      States may cease participation in the mechanism in cases of “disproportionate migratory pressure,” to be calculated using two rather vague criteria: “limitations in reception capacities or a high number of applications for international protection.” There is no further detail on how these will be determined.

      The mechanism will be valid for no less than six months and may be renewed, although it could be terminated “in the case of misuse by third parties”, a term with no further explanation. Furthermore, if within six months the number of relocated people rises “substantially”, consultations between participating member states will begin - during which “the entire mechanism might be suspended.”

      At the same time, the text calls for “advance on the reform of the Common European Asylum System,” which should provide a binding and permanent mechanism - if the member states can ever agree on such rules.

      The announcement on the signing of the declaration by the four member states was welcomed by Amnesty International. Eva Geddie, Director of the European Institutions Office, said (https://www.amnesty.eu/news/malta-asylum-seeker-disembarkation-deal-shows-a-more-humane-approach-is-poss): “We hope this mechanism will put an end to the obscene spectacle of people left stranded on boats for weeks waiting to know where, or even if, they can disembark.” The President of the European Parliament also welcomed the news (https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20190923IPR61761/sassoli-migration-agreement-respects-fundamental-principles-of-ep-pr). The devil, however, may be in the detail.

      Return as a priority

      Return “immediately after disembarkation,” where applicable, is one of the commitments set out in paragraph 4. This seems to imply that some form of asylum assessment will take place at sea, an idea that has previously been dismissed (https://www.ecre.org/italys-proposed-idea-of-hotspots-at-sea-is-unlawful-says-asgi) as illegal and unworkable.

      Return is emphasised as a priority again in paragraph 7, which recalls the operational support role of both Frontex and the International Organisation for Migration (IOM) in “the effective and quick return of those not eligible to international protection in the EU”.

      The use of “appropriate leverages, to ensure full cooperation of countries of origin,” is encouraged. Using aid and trade policy as ’incentives’ for non-EU states to readmit their own nationals has for some years now been high on the policy agenda.

      Doublethink ahoy

      The declaration also sets out certain requirements for “all vessels engaged in rescue operations”, including “not to send light signals or any other form of communication to facilitate the departure and embarkation of vessels carrying migrants from African shores” and:

      “not to obstruct the Search and Rescue operations by official Coast Guard vessels, including the Libyan Coast Guard, and to provide for specific measures to safeguard the security of migrants and operators.”

      Whether ’rescue’ by the Libyan Coast Guard is compatible with “the security of migrants” is doubtful - return to Libya means a return to inhumane and degrading conditions and there is clear evidence (https://www.glanlaw.org/single-post/2018/05/08/Legal-action-against-Italy-over-its-coordination-of-Libyan-Coast-Guard-pull) of the Libyan Coast Guard knowingly endangering the lives of migrants in distress at sea.

      EU governments are well aware of these issues. A recent document (http://www.statewatch.org/news/2019/sep/eu-libya.htm) sent to national delegations by the Finnish Presidency of the Council highlighted that:

      Another major issue is that of migrants and refugees rescued or intercepted at sea being transferred to detention centres and the lack of traceability, transparency and accountability… The Libyan government has not taken steps to improve the situation in the centres. The government’s reluctance to address the problems raises the question of its own involvement."

      Beefing up the Libyan Coast Guard and aerial surveillance

      The increasing role of the Libyan Coast Guard - and the maritime agencies of other states such as Morocco - is being deliberately enhanced by the EU. Finance and training is being provided whilst national governments are placing increasing pressure on private rescue operations (http://www.statewatch.org/news/2019/sep/es-mo-sar.htm).

      Any member state that signs up to the declaration will be making a commitment to continue “enhancing the capacities of coast guards of southern Mediterranean third countries,” at the same time as encouraging “full respect of human rights in those countries.”

      One key means for assisting with the activities of non-EU coast guard agencies is “EU-led aerial surveillance”:

      “in order to ensure that migrant boats are detected early with a view to fight migrant smuggling networks, human trafficking and related criminal activity and minimizing the risk of loss of life at sea.”

      The EU’s Operation Sophia now has no boats and is largely relying on aerial surveillance to carry out its work. A recent internal Operation Sophia document seen by Statewatch says that:

      “Aerial assets will be used to enhance maritime situational awareness and the information collected will only be shared with the responsible regional Maritime Rescue Coordination Centres (MRCC).”

      That is likely to be the Libyan MRCC. According to a March 2019 letter (http://www.statewatch.org/analyses/no-344-Commission-and-Italy-tie-themselves-up-in-knots-over-libya.pdf) from the European Commission to Frontex’s Executive Director, the Italian MRCC also acts as a “communication relay” for its Libyan counterpart.

      Member states are urged to contribute assets to these surveillance operations. It is noteworthy that the declaration contains no call for states to provide vessels or other equipment for search and rescue operations.

      http://www.statewatch.org/news/2019/sep/eu-relocation-deal.htm

  • La #Suisse renvoie à nouveau des réfugiés vers des #zones_de_guerre

    La Suisse a repris en mars dernier les renvois de réfugiés politiques vers des zones de guerre, indique dimanche le SonntagsBlick. Le journal se réfère à un document interne du Secrétariat d’Etat aux migrations.

    « Après une suspension de presque deux ans, le premier #rapatriement sous #escorte_policière a eu lieu en mars 2019 », est-il écrit dans le document publié par l’hebdomadaire alémanique.

    En novembre dernier, le Secrétariat d’Etat aux migrations (#SEM) a également expulsé un demandeur d’asile en #Somalie - une première depuis des années. Le SEM indique dans le même document que la Suisse figure parmi les pays européens les plus efficaces en matière d’exécution des expulsions : elle atteint une moyenne de 56% des requérants d’asile déboutés renvoyés dans leur pays d’origine, alors que ce taux est de 36% au sein de l’Union européenne.
    Retour des Erythréens encore « inacceptable »

    L’opération de contrôle des Erythréens admis provisoirement - lancée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga lorsqu’elle était encore en charge de la Justice - n’a pratiquement rien changé à leur situation, écrit par ailleurs la SonntagsZeitung : sur les 2400 dossiers examinés par le SEM, seuls quatorze ont abouti à un retrait du droit de rester. « Il y a plusieurs facteurs qui rendent un ordre de retour inacceptable », déclare un porte-parole du SEM dans le journal. Parmi eux, l’#intégration avancée des réfugiés en Suisse garantit le droit de rester, explique-t-il.

    Réfugiés « voyageurs » renvoyés

    La NZZ am Sonntag relate pour sa part que le SEM a retiré l’asile politique l’année dernière à 40 réfugiés reconnus, parce qu’ils avaient voyagé dans leur pays d’origine. La plupart d’entre eux venaient du #Vietnam. Il y a également eu quelques cas avec l’Erythrée et l’Irak. Les autorités suisses avaient été mises au courant de ces voyages par les #compagnies_aériennes, qui ont l’obligation de fournir des données sur leurs passagers.

    https://www.rts.ch/info/suisse/10381705-la-suisse-renvoie-a-nouveau-des-refugies-vers-des-zones-de-guerre.html
    #efficacité #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #guerres #machine_à_expulsions #statistiques #chiffres #UE #EU #Europe #Erythrée #réfugiés_érythréens #voyage_au_pays #machine_à_expulser

    • La Suisse bat des #records en matière de renvois

      La Suisse transfère nettement plus de personnes vers d’autres Etats-Dublin que ce qu’elle n’en reçoit. Parfois aussi vers des Etats dont la situation de sécurité est précaire, comme l’#Afghanistan et la #Somalie.

      La Suisse a renvoyé près de 57% des demandeurs d’asile. Dans l’Union européenne, cette valeur s’élève à 37%. Aucun autre pays n’a signé autant d’accord de réadmission que la Suisse, soit 66, a rappelé à Keystone-ATS Daniel Bach, porte-parole du SEM, revenant sur une information du SonntagsBlick. De plus, elle met en oeuvre de manière conséquente l’accord de Dublin, comme le montre un document de l’office, daté du 11 avril.

      Cet accord fonctionne très bien pour la Suisse, peut-on y lire. Elle transfère sensiblement plus de personnes vers d’autres Etats-Dublin que ce qu’elle n’en reçoit. Les renvois vers des Etats dont la situation de sécurité est précaire, comme l’Afghanistan et la Somalie, sont rares, précise le document. L’hebdomadaire alémanique en conclut que la Suisse renvoie « à nouveau vers des régions de guerre ». Ce que contredit le SEM.

      La Suisse s’efforce d’exécuter, individuellement, des renvois légaux vers ces pays, précise le document du SEM. Et de lister un vol extraordinaire vers l’Irak en 2017, un renvoi sous escorte policière vers la Somalie en 2018 et vers l’Afghanistan en mars 2019.

      L’Afghanistan n’est pas considéré entièrement comme zone de guerre. Certaines régions, comme la capitale Kaboul, sont considérées comme raisonnables pour un renvoi, d’autres non. Cette évaluation n’a pas changé, selon le porte-parole. La même chose vaut pour la Somalie. Le SEM enquête sur les dangers de persécution au cas par cas.

      La Suisse suit une double stratégie en matière de renvoi. Elle participe à la politique européenne et aux mesures et instruments communs d’une part. D’autre part, elle mise sur la collaboration bilatérale avec les différents pays de provenance, par exemple en concluant des accords de migration.

      https://www.letemps.ch/suisse/suisse-bat-records-matiere-renvois
      #renvois_Dublin #Dublin #accords_de_réadmission

    • Schweiz schafft wieder in Kriegsgebiete aus

      Reisen nach Somalia und Afghanistan sind lebensgefährlich. Doch die Schweiz schafft in diese Länder aus. Sie ist darin Europameister.

      Der Trip nach Afghanistan war ein totaler Flop. Die ­Behörden am Hauptstadt-Flughafen von Kabul hatten sich quergestellt und die Schweizer Polizisten gezwungen, den Asylbewerber, den die Ordnungshüter eigentlich in seine Heimat zurückschaffen wollten, wieder mitzunehmen. Nach dieser gescheiterten Ausschaffung im September 2017 versuchte die Schweiz nie wieder, einen abgewiesenen Asylbewerber gegen seinen Willen nach Afghanistan abzuschieben.

      Erst vor wenigen Wochen änderte sich das: «Nach fast zweijähriger Blockade konnte im März 2019 erstmals wieder eine polizeilich begleitete Rückführung durchgeführt werden», so das Staatssekretariat für Migration (SEM) in einem internen Papier, das SonntagsBlick vorliegt.

      Ausschaffungen sind lebensgefährlich

      Die Entwicklung war ganz nach dem Geschmack der neuen Chefin: «Dank intensiver Verhandlungen» sei die «zwangsweise Rückkehr nach Afghanistan» wieder möglich, lobte Karin Keller-Sutter jüngst bei einer Rede anlässlich ihrer ersten 
100 Tage als Bundesrätin.

      Afghanistan, das sich im Krieg mit Taliban und Islamischem Staat (IS) befindet, gilt als Herkunftsland mit prekärster Sicherheitslage. Ausschaffungen dorthin sind höchst umstritten – anders gesagt: lebensgefährlich.

      Auch der Hinweis des Aussendepartements lässt keinen Zweifel: «Von Reisen nach Afghanistan und von Aufenthalten jeder Art wird abgeraten.» Diese Woche entschied der Basler Grosse Rat aus humanitären Gründen, dass ein junger Afghane nicht nach Österreich abgeschoben werden darf – weil er von dort in seine umkämpfte Heimat weitergereicht worden wäre.
      Erste Rückführung nach Somalia

      Noch einen Erfolg vermeldet das SEM: Auch nach Somalia war im November wieder die polizeiliche Rückführung eines Asylbewerbers gelungen – zum ersten Mal seit Jahren.

      Somalia fällt in die gleiche Kategorie wie Afghanistan, in die Kategorie Lebensgefahr. «Solange sich die Lage vor Ort nicht nachhaltig verbessert, sollte die Schweiz vollständig auf Rückführungen nach Afghanistan und Somalia verzichten», warnt Peter Meier von der Schweizerischen Flüchtlingshilfe.

      Das SEM hält dagegen: Wer rückgeführt werde, sei weder persönlich verfolgt, noch bestünden völkerrechtliche, humanitäre oder technische Hindernisse. Ob es sich bei den Abgeschobenen um sogenannte Gefährder handelt – also um potenzielle Terroristen und ­Intensivstraftäter – oder lediglich um harmlose Flüchtlinge, lässt das SEM offen.
      56 Prozent werden zurückgeschafft

      Was die beiden Einzelfälle andeuten, gilt gemäss aktuellster Asylstatistiken generell: Wir sind Abschiebe-Europameister! «Die Schweiz zählt auf europäischer Ebene zu den effizientesten Ländern beim Wegweisungsvollzug», rühmt sich das SEM im besagten internen Papier. In Zahlen: 56 Prozent der abgewiesenen Asylbewerber werden in ihr Herkunftsland zurückgeschafft. Der EU-Durchschnitt liegt bei 36 Prozent.

      Die Schweiz beteiligt sich nämlich nicht nur an der europäischen Rückkehrpolitik, sondern hat auch direkte Abkommen mit 64 Staaten getroffen; dieses Jahr kamen Äthiopien und Bangladesch hinzu: «Dem SEM ist kein Staat bekannt, der mehr Abkommen abgeschlossen hätte.»

      Zwar ist die Schweiz stolz auf ihre humanitäre Tradition, aber nicht minder stolz, wenn sie in Sachen Ausschaffung kreative Lösungen findet. Zum Beispiel: Weil Marokko keine Sonderflüge mit gefesselten Landsleuten akzeptiert, verfrachtet die Schweiz abgewiesene Marokkaner aufs Schiff – «als fast einziger Staat Europas», wie das SEM betont. Oder diese Lösung: Während die grosse EU mit Nigeria seit Jahren erfolglos an einem Abkommen herumdoktert, hat die kleine Schweiz seit 2011 ihre Schäfchen im Trockenen. Das SEM nennt seinen Deal mit Nigeria «ein Musterbeispiel» für die nationale Migrationspolitik.
      Weniger als 4000 Ausreisepflichtige

      Entsprechend gering sind die Pendenzen im Vollzug. Zwar führen ­Algerien, Äthiopien und Eritrea die Liste der Staaten an, bei denen Abschiebungen weiterhin auf Blockaden stossen. Aber weniger als 4000 Personen fielen Ende 2018 in die Kategorie abgewiesener Asylbewerber, die sich weigern auszureisen oder deren Heimatland sich bei Ausschaffungen querstellt. 2012 waren es beinahe doppelt so viele. Nun sind es so wenige wie seit zehn Jahren nicht mehr.

      Zum Vergleich: Deutschland meldete im gleichen Zeitraum mehr als 200’000 ausreisepflichtige Personen. Diese Woche beschloss die Bundesregierung weitere Gesetze für eine schnellere Abschiebung.

      Hinter dem Bild einer effizienten Schweizer Abschiebungsmaschinerie verbirgt sich ein unmenschliches Geschäft: Es geht um zerstörte Leben, verlorene Hoffnung, um Ängste, Verzweiflung und Not. Rückführungen sind keine Flugreisen, sondern eine schmutzige Angelegenheit – Spucke, Blut und Tränen inklusive. Bei Sonderflügen wird unter Anwendung von Gewalt gefesselt, es kommt zu Verletzungen bei Asylbewerbern wie Polizisten. Selten hört man davon.
      Gezielte Abschreckung

      Die Schweiz verfolge eine Vollzugspraxis, die auf Abschreckung ziele und nicht vor Zwangsausschaffungen in Länder mit prekärer Sicherheits- und Menschenrechtslage haltmache, kritisiert Peter Meier von der Flüchtlingshilfe: «Das Justizdepartement gibt dabei dem ­innenpolitischen Druck nach.»

      Gemeint ist die SVP, die seit Jahren vom Asylchaos spricht. Das Dublin-System, das regeln soll, welcher Staat für die Prüfung eines Asylgesuchs zuständig ist, funktioniere nicht, so einer der Vorwürfe. «Selbst jene, die bereits in einem anderen Land registriert wurden, können oft nicht zurückgeschickt werden», heisst es im Positionspapier der SVP zur Asylpolitik.

      Das SEM sieht auch das anders: «Für kaum ein europäisches Land funktioniert Dublin so gut wie für die Schweiz», heisst es in dem internen Papier. Man überstelle deutlich mehr Personen an Dublin-Staaten, als man selbst von dort aufnehme. Die neusten Zahlen bestätigen das: 1760 Asylbewerber wurden im letzten Jahr in andere Dublin-Staaten überstellt. Nur 885 Menschen nahm die Schweiz von ihnen auf.

      «Ausnahmen gibt es selbst bei 
besonders verletzlichen Personen kaum», kritisiert die Flüchtlings­hilfe; die Dublin-Praxis sei äusserst restriktiv.

      Das Schweizer Abschiebewesen hat offenbar viele Seiten, vor allem aber ist es gnadenlos effizient.

      https://www.blick.ch/news/politik/erste-abschiebungen-seit-jahren-nach-afghanistan-und-somalia-schweiz-schafft-w

  • Renvoi des demandeurs d’asile : vive les #cancres !

    Les cantons « punis » par Karine #Keller-Sutter pour leur manque de zèle dans le renvoi des requérants d’asile #déboutés ont de multiples arguments pour résister, écrit Aldo Brina, du Centre social protestant


    https://www.letemps.ch/opinions/renvoi-demandeurs-dasile-vive-cancres
    #renvois #expulsions #asile #migrations #Suisse #sanctions #classement #cantons #réfugiés #efficacité #punition #machine_à_expulsion

  • Report to the EU Parliament on #Frontex cooperation with third countries in 2017

    A recent report by Frontex, the EU’s border agency, highlights the ongoing expansion of its activities with non-EU states.

    The report covers the agency’s cooperation with non-EU states ("third countries") in 2017, although it was only published this month.

    See: Report to the European Parliament on Frontex cooperation with third countries in 2017: http://www.statewatch.org/news/2019/feb/frontex-report-ep-third-countries-coop-2017.pdf (pdf)

    It notes the adoption by Frontex of an #International_Cooperation_Strategy 2018-2020, “an integral part of our multi-annual programme” which:

    “guides the Agency’s interactions with third countries and international organisations… The Strategy identified the following priority regions with which Frontex strives for closer cooperation: the Western Balkans, Turkey, North and West Africa, Sub-Saharan countries and the Horn of Africa.”

    The Strategy can be found in Annex XIII to the 2018-20 Programming Document: http://www.statewatch.org/news/2019/feb/frontex-programming-document-2018-20.pdf (pdf).

    The 2017 report on cooperation with third countries further notes that Frontex is in dialogue with Senegal, #Niger and Guinea with the aim of signing Working Agreements at some point in the future.

    The agency deployed three Frontex #Liaison_Officers in 2017 - to Niger, Serbia and Turkey - while there was also a #European_Return_Liaison_Officer deployed to #Ghana in 2018.

    The report boasts of assisting the Commission in implementing informal agreements on return (as opposed to democratically-approved readmission agreements):

    "For instance, we contributed to the development of the Standard Operating Procedures with #Bangladesh and the “Good Practices for the Implementation of Return-Related Activities with the Republic of Guinea”, all forming important elements of the EU return policy that was being developed and consolidated throughout 2017."

    At the same time:

    “The implementation of 341 Frontex coordinated and co-financed return operations by charter flights and returning 14 189 third-country nationals meant an increase in the number of return operations by 47% and increase of third-country nationals returned by 33% compared to 2016.”

    Those return operations included Frontex’s:

    “first joint return operation to #Afghanistan. The operation was organised by Hungary, with Belgium and Slovenia as participating Member States, and returned a total of 22 third country nationals to Afghanistan. In order to make this operation a success, the participating Member States and Frontex needed a coordinated support of the European Commission as well as the EU Delegation and the European Return Liaison Officers Network in Afghanistan.”

    http://www.statewatch.org/news/2019/feb/frontex-report-third-countries.htm
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers
    #Balkans #Turquie #Afrique_de_l'Ouest #Afrique_du_Nord #Afrique_sub-saharienne #Corne_de_l'Afrique #Guinée #Sénégal #Serbie #officiers_de_liaison #renvois #expulsions #accords_de_réadmission #machine_à_expulsion #Hongrie #Belgique #Slovénie #réfugiés_afghans

    • EP civil liberties committee against proposal to give Frontex powers to assist non-EU states with deportations

      The European Parliament’s civil liberties committee (LIBE) has agreed its position for negotiations with the Council on the new Frontex Regulation, and amongst other things it hopes to deny the border agency the possibility of assisting non-EU states with deportations.

      The position agreed by the LIBE committee removes Article 54(2) of the Commission’s proposal, which says:

      “The Agency may also launch return interventions in third countries, based on the directions set out in the multiannual strategic policy cycle, where such third country requires additional technical and operational assistance with regard to its return activities. Such intervention may consist of the deployment of return teams for the purpose of providing technical and operational assistance to return activities of the third country.”

      The report was adopted by the committee with 35 votes in favour, nine against and eight abstentions.

      When the Council reaches its position on the proposal, the two institutions will enter into secret ’trilogue’ negotiations, along with the Commission.

      Although the proposal to reinforce Frontex was only published last September, the intention is to agree a text before the European Parliament elections in May.

      The explanatory statement in the LIBE committee’s report (see below) says:

      “The Rapporteur proposes a number of amendments that should enable the Agency to better achieve its enhanced objectives. It is crucial that the Agency has the necessary border guards and equipment at its disposal whenever this is needed and especially that it is able to deploy them within a short timeframe when necessary.”

      European Parliament: Stronger European Border and Coast Guard to secure EU’s borders: http://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20190211IPR25771/stronger-european-border-and-coast-guard-to-secure-eu-s-borders (Press release, link):

      “- A new standing corps of 10 000 operational staff to be gradually rolled out
      - More efficient return procedures of irregular migrants
      - Strengthened cooperation with non-EU countries

      New measures to strengthen the European Border and Coast Guard to better address migratory and security challenges were backed by the Civil Liberties Committee.”

      See: REPORT on the proposal for a regulation of the European Parliament and of the Council on the European Border and Coast Guard and repealing Council Joint Action n°98/700/JHA, Regulation (EU) n° 1052/2013 of the European Parliament and of the Council and Regulation (EU) n° 2016/1624 of the European Parliament and of the Council: http://www.statewatch.org/news/2019/feb/ep-libe-report-frontex.pdf (pdf)

      The Commission’s proposal and its annexes can be found here: http://www.statewatch.org/news/2018/sep/eu-soteu-jha-proposals.htm

      http://www.statewatch.org/news/2019/feb/ep-new-frontex-libe.htm

  • La machine à expulser surchauffe… En 8 jours au moins 100 arrestations sur nos routes migratoires, 50 incarcérations dans nos centres fermés

    Entre le 4/01/2019 et le 11/01/2019 (8 jours) au moins 100 migrants ont été arrêtés à #Zeebruges, #Anvers, sur des parkings et dans des camions, dans les trains (même étant porteurs de ticket de voyage) principalement sur la route vers la côte …
    50 personnes selon nos chiffres ont été mises en centre fermé . 18 sont depuis libérées grâce à un recours en extrême urgence devant le CCE (conseil du contentieux) contre leur enfermement et/ou leur Ordre de quitter le territoire. D’autres libérations vont suivre.

    Le personnel des centres continue à faire le sale boulot de collabo, commandé par leur patron, l’Office des Étrangers.
    Les assistant.e.s sociaux continuent à les menacer d’expulsion dès leur arrivée au centre et leur font croire que si iEls prennent un avocat iEls risquent de ne pas être libéré.e.s.
    Malheureusement certain.e.s croient ce que l’AS leur dit. Résultat : iEls restent dans le centre sans avocat et sont après quelques semaines expulsé.e.s vers leur pays Dublin, ou pire sont expulsé.e.s vers leur pays d’origine après plusieurs mois de détention.

    Ainsi, après 8 mois d’incarcération, une femme et un homme ont déjà subi une expulsion de force et avec escorte ces derniers mois vers l’Éthiopie. La dernière a été expulsée de force ce lundi 07/01/2019. À ce jour (13/01/2019) nous n’avons pas encore de nouvelles de son arrivée à Addis-Abeba !

    Plusieurs autres sont menacé·e·s d’expulsion vers l’Éthiopie, pays avec lequel l’Office a trouvé vraisemblablement un accord secret pour faciliter ces expulsions. Une personne a déjà subi 2 tentatives d’expulsion et est dans une état déplorable, la troisième tentative arrivera rapidement. Tenez-vous prêt·e·s ! http://www.gettingthevoiceout.org/comment-arreter-une-expulsion
    Il semble que la compagnie ETHIOPIAN AIRLINES est la compagnie qui collabore à ces expulsions.

    http://www.gettingthevoiceout.org/la-machine-a-expulser-surchauffe-en-8-jours-au-moins-100-arresta
    #machine_à_expulsion #Belgique #asile #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #rétention #détention_administrative #Ethiopie #réfugiés_éthyopiens

  • Le directeur de #Frontex appelle à accélérer les #expulsions de migrants

    Le directeur de l’agence européenne des garde-frontières et garde-côtes (Frontex) exhorte les Etats membres à appliquer plus systématiquement les décisions d’expulsions de migrants et à harmoniser leurs règles, sans quoi l’Europe envoie selon lui un encouragement « implicite » à traverser la Méditerranée.

    Le directeur de l’agence européenne des garde-frontières et garde-côtes (Frontex) exhorte les Etats membres à appliquer plus systématiquement les décisions d’expulsions de migrants et à harmoniser leurs règles, sans quoi l’Europe envoie selon lui un encouragement « implicite » à traverser la Méditerranée.

    Dans un entretien à paraître jeudi dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra, Fabrice Leggeri appelle globalement les pays européens à durcir et à coordonner la gestion des frontières extérieures communes.

    « Tant qu’on n’arrivera pas à augmenter l’efficacité des éloignements, les gens verront des clandestins créer dans certains quartiers une forme de société parallèle, fonctionnant sur une économie noire, comme des ’bulles’ où la loi ne s’applique pas », estime-t-il.

    « Les Etats membres doivent prendre davantage de décisions effectives d’éloignement, qui soient mieux mises en oeuvre », dit-il.

    En France , 18.000 expulsions ont eu lieu l’an dernier, dont près de 15.000 forcées (en hausse de 14% par rapport à 2016) et 86.000 personnes ont été refoulées aux frontières, pour la plupart dans les Alpes-Maritimes.

    Lors d’un Conseil européen, les Vingt-Huit se sont engagés le 29 juin notamment à renforcer les frontières de l’UE et à créer des « plateformes de débarquement » hors d’Europe et des « centres contrôlés » d’accueil sur le sol européen.

    Pour Fabrice Leggeri, les plateformes situées dans des pays tiers, décriées par les ONG et par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) comme contraires au droit d’asile, représentent une piste valable.

    « Il n’est pas question de revenir sur le devoir de sauvetage des gens. La vraie question est : pour les débarquer où ? Pourquoi systématiquement en Europe ? Après, il n’est pas non plus question de refouler les gens vers des pays ’non sûrs’. L’enjeu est donc de mettre en place des plateformes de débarquement respectueuses du droit, qui permettent aux personnes d’avoir accès à l’asile », estime-t-il.

    En vue de coordonner les expulsions par avion, l’agence Frontex est en train de mettre au point « un système informatique d’échange de données nommé Irma qui dira en temps réel combien d’irréguliers d’un pays, par exemple des Pakistanais, vont avoir bientôt une décision effective d’éloignement de l’Union, ce qui nous permettra de planifier l’envoi d’un charter vers le Pakistan », explique-t-il.

    Selon l’OIM, 63.142 réfugiés ont traversé la Méditerranée cette année pour rejoindre l’Europe, soit environ deux fois moins qu’à la même période l’an dernier. Au moins 1.500 personnes ont péri dans cette traversée.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/220818/le-directeur-de-frontex-appelle-accelerer-les-expulsions-de-migrants
    #asile #migrations #renvois #réfugiés #UE #Europe #EU

    #machine_à_expulsion #machine_à_expulser = les tags que j’ai utilisés sur seenthis pour parler de cette envie d’expulser à tous les coup !

    • Ah mais de quoi il se mêle ce gugusse ?

      « Tant qu’on n’arrivera pas à augmenter l’efficacité des éloignements, les gens verront des clandestins créer dans certains quartiers une forme de société parallèle, fonctionnant sur une économie noire, comme des ’bulles’ où la loi ne s’applique pas »,

      Qu’il s’occupe de ses frontières, qu’il parle de son boulot de merde, ça suffit déjà hein. Ces propos pseudo descriptivo prémonitoires qu’il se les garde, merde. C’est un fonctionnaire ? Depuis quand ça a le droit de jeter de la merde sur le fumier un fonctionnaire ? Quelqu’un connait un endroit où on peut demander à l’Europe que le mec s’occupe de sa popotte et s’abstienne de ces vagissements décérébrés et fascisants ?
      #enerve #devoir_de_reserve #sanction

    • España es el tercer país de la UE que más dinero recibe para deportar migrantes

      Casi mil millones de euros destina la Comisión Europea a los países para «acciones relacionadas con el retorno de inmigrantes irregulares». Es decir, para deportaciones.

      Así se desprende de la respuesta del comisario de Migración, Dimitris Avramopouluos, a una pregunta formulada por la portavoz de IU en el Parlamento europeo, Marina Albiol, preguntaba por la cantidad empleada en garantizar la llegada legal y segura de personas; la información desglosada por Estados miembros y por receptor final de los fondos y por los mecanismos para supervisar que las personas migrantes no son encarceladas, perseguidas o torturadas tras haber sido deportadas desde la UE.

      Avramopouluos, que responde a algunas cuestiones con más concreción que a otras, afirma que «en el marco del Fondo de Asilo, Migración e Integración, los Estados miembros disponen en sus programas nacionales, para el periodo 2014-2020, de 737 millones de euros para acciones que refuercen el Sistema Europeo Común de Asilo, incluida la prestación de servicios a los solicitantes de asilo y la recepción de los mismos. Además, 53 millones de euros están destinados a apoyar la migración legal desde terceros países a los Estados miembros. Asimismo, se han asignado a los Estados miembros 872 millones de euros en fondos adicionales para apoyar el reasentamiento de los beneficiarios de protección internacional procedentes de terceros países a los Estados miembros».

      Además, Avramopouluos explica que "en el marco del Fondo de Asilo, Migración e Integración, se asignan 943 millones de euros como parte de los programas nacionales de los Estados miembros para acciones relacionadas con el retorno. Por lo que se refiere al número de retornos en 2017, la cifra oficial de Eurostat es de 188 905 inmigrantes irregulares devueltos de manera efectiva a terceros países en 2017 por todos los Estados miembros de la UE. Esta cifra incluye tanto los retornos voluntarios como los forzosos.

      «Las deportaciones son uno de los elementos centrales de las políticas xenófobas de la UE y esto queda claro cuando vemos que se gastan 70 millones de euros más en deportaciones que en programas de reasentamiento», reflexiona Marina Albiol: «Su objetivo es reducir el número de migrantes a toda costa y para ello no dudan en realizar deportaciones forzosas, para las que a menudo se utiliza violencia o sedaciones. Devuelven a esas personas a la violencia y la miseria de la que huyeron, o incluso las deportan a terceros países, por los que hayan transitado en su camino hacia la UE, pero con los que no tengan ningún tipo de vínculo».

      De esos 943 millones de euros, España es el tercer país, con 116,1 millones, que más dinero recibe para deportaciones. El primero es Reino Unido –219,4 millones–, seguido de Grecia –132,8 millones–.

      «Que el Estado español sea el tercer estado europeo que más fondos recibe para las deportaciones demuestra el papel de alumno aventajado que tiene en la aplicación de las políticas de la Europa Fortaleza», prosigue Albiol: «El Gobierno de Sánchez ya ha demostrado con sus acciones que no va a promover ningún tipo de cambio en las políticas migratorias españolas, caracterizadas por las violaciones de derechos humanos en la frontera de Ceuta y Melilla y en los Centros de Internamiento».

      «Estas políticas –continúa Albiol– son además un enorme negocio para unas pocas empresas privadas que, como Air Europa, se lucran con esta industria criminal. Esos 116 millones de euros que de momento ha recibido el Estado español para realizar deportaciones es dinero del conjunto de contribuyentes que viven o trabajan en la Unión, también de personas migrantes en situación administrativa irregular. Sin embargo, las autoridades europeas no tienen reparo en dar ese dinero a empresas privadas para que estas apliquen unas políticas que están dictadas por la extrema derecha».

      https://www.eldiario.es/desalambre/Espana-tercer-UE-deportar-migrantes_0_817868523.html

      –->En 2017, 943 millions were assigned for deportations, says the European Commissioner of Migration Avramopouluos, answering the MEP Marina Albiol (IU). Of this 943 million Euros, Spain is the third country, with 116,1 millions, which more money receives for deportations. The first one is United Kingdom -219,4 million-, followed by Greece -132,8 million-.

      #Espagne

    • Come funzionano i rimpatri e cos’è emerso in due anni di controlli

      Nel 2015 i rimpatri di cittadini stranieri espulsi perché secondo la legge erano in Italia irregolarmente sono stati 5.505. Nel 2018 – fino al 31 ottobre – sono stati 5.306, circa 530 persone al mese.

      Nonostante un investimento cospicuo del governo italiano in questo tipo di procedure e l’intenzione più volte annunciata d’incrementarle, il numero delle persone rimpatriate rimane piuttosto basso e in diminuzione rispetto agli anni precedenti.

      I motivi sono diversi e riguardano i costi delle operazioni e la mancanza di accordi bilaterali di riammissione con i paesi di origine, se si fa eccezione di alcuni come la Tunisia, il Marocco, la Nigeria.

      L’integrità della persona

      Dai primi mesi del 2016, l’ufficio del Garante nazionale dei diritti delle persone detenute o private della libertà personale monitora i voli di rimpatrio perché siano rispettati i diritti di chi è coinvolto in queste operazioni. “L’integrità della persona e la sua dignità sono il perno intorno al quale gira il nostro sistema”, dice il Garante nazionale Mauro Palma, presentando al senato il rapporto su due anni di attività.

      “Nella nostra attività abbiamo cercato di avere uno sguardo critico su operazioni spesso problematiche, che mettono in gioco la sofferenza esistenziale delle persone”, continua Palma. “Quello che a noi preme è che siano rispettati i diritti fondamentali anche in una situazione in cui la persona è allontanata dal territorio nazionale”, aggiunge. Per spiegare il sistema di garanzie giuridiche che sono fondamentali in ogni democrazia, Palma evoca il caso della nave Diciotti della guardia costiera italiana che in agosto non è stata autorizzata a entrare nel porto di Catania dal ministero dell’interno per diversi giorni. Il garante all’epoca aveva definito “inaccettabile” la situazione.

      “Ci sono state molte polemiche negli ultimi tempi, ma per noi la ragione giuridica ha il primato sulla ragione politica”, conclude Palma, che con il suo ufficio ha monitorato nei due anni passati 22 voli di rimpatrio forzato organizzati tramite charter, di cui 15 per la Tunisia e sette per la Nigeria. Non sono ancora cominciati, invece, i monitoraggi sui voli di linea.

      L’Italia era stata richiamata dall’Unione europea nel 2014 per non essersi adeguata alla direttiva rimpatri 115 del 2008 e per non avere adottato un sistema di controllo e monitoraggio dei voli di rimpatrio. Nel 2016 il sistema è stato istituito ed è stato affidato al Garante nazionale, che si avvale della collaborazione dei garanti regionali, in particolare per monitorare le fasi precedenti alla partenza nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) o le procedure durante gli scali aeroportuali.

      Come funzionano i rimpatri
      Appena il Garante nazionale ha notizia di un volo di rimpatrio decide senza preavviso se operare dei controlli, come è successo il 10 gennaio 2018 quando ha deciso di monitorare un charter organizzato da Frontex che sarebbe partito qualche giorno dopo da Roma diretto a Lagos, in Nigeria, con circa 50 cittadini nigeriani a bordo, tra cui cinque cittadini nigeriani espulsi dal Belgio e un altro espulso dalla Svizzera.

      Il garante regionale della Puglia, Pietro Rossi, con due collaboratori è andato al Cpr di Bari il 17 gennaio alle 17 per esaminare tutti i fascicoli delle 25 persone in lista per il rimpatrio. Poiché era emerso che due persone in procinto di essere espulse non avevano ancora una situazione definitiva, il responsabile del Cpr ha deciso di sospendere il loro rimpatrio. Alle 21 è stata annunciata la partenza per 24 persone, ma senza specificare la destinazione finale del loro viaggio.

      Dopo alcuni controlli di sicurezza, gli effetti personali che erano stati sequestrati al momento dell’ingresso nel Cpr sono stati messi all’interno di sacchetti di plastica di solito usati per l’immondizia, e su ogni sacchetto è stato affissa un’etichetta di carta con una scritta identificativa. I migranti non erano stati informati che i loro averi sarebbero stati consegnati ai poliziotti, per questo durante la fase preparatoria c’è stata molta tensione.

      Alle persone che erano in procinto di partire erano stati consegnati anche dei panini per il viaggio, ma senza informarli che sarebbe stato l’unico pasto distribuito per le successive sette ore: molti di loro l’hanno consumato subito, rimanendo a digiuno per le ore successive. I 24 cittadini nigeriani sono stati fatti salire su un pullman che li ha portati al Cpr di Ponte Galeria, a Roma, dove sono arrivati alle 9 del giorno successivo. A Ponte Galeria intanto tre donne sono state informate della loro imminente partenza: una di loro era una richiedente asilo in fase di ricorso. Quando la donna ha detto al Garante di aver fatto ricorso e ha mostrato la certificazione, il funzionario ha segnalato la situazione ai responsabili del Cpr e ha insistito perché si sospendesse il rimpatrio per non incorrere in una violazione dei diritti fondamentali.

      La donna era infatti molto giovane e proveniva dallo stato di Edo, da dove provengono molte delle donne nigeriane vittime di tratta. Anche per questo motivo il Garante ha raccomandato ai funzionari di considerare una sospensione. All’aeroporto di Fiumicino intanto era arrivato il charter affittato da Frontex con a bordo alcuni nigeriani trasferiti dal Cpr di Torino e gli altri arrivati dal Belgio e dalla Svizzera.

      Il volo è decollato da Roma Fiumicino intorno alle 13, con momenti di tensione. Sul volo sono state imbarcate 38 persone, cittadini nigeriani espulsi dall’Italia, di cui 36 uomini. Dieci provenivano dal Cpr di Torino, 24 da Bari, due da Brindisi e due donne dal Cpr di Roma, mentre altri cinque – tre uomini e due donne – erano stati espulsi dal Belgio, e uno dalla Svizzera. Sull’aereo erano presenti 115 poliziotti di scorta, due medici e due infermieri. Tutto il personale impiegato nell’operazione a bordo dell’aereo non era armato, né in divisa. E non erano presenti né interpreti né mediatori culturali.

      Tre forme di espulsione
      Quando un cittadino straniero soggiorna in maniera irregolare sul territorio italiano può essere espulso in tre modi diversi: attraverso il ritorno volontario, attraverso il rimpatrio con mezzi propri o infine attraverso l’accompagnamento coatto nel paese di origine. Secondo la direttiva europea 115/2008 sui rimpatri, dovrebbero essere favoriti i ritorni volontari, ma in realtà quasi tutti gli irregolari sono espulsi con un foglio di via che gli ordina di lasciare il paese con mezzi propri nell’arco di pochi giorni.

      Gli accompagnamenti coatti nel paese di origine sono pochi perché arrivano a costare anche ottomila euro per persona e perché per ogni rimpatriato devono essere impiegati almeno due agenti di sicurezza. I rimpatri forzati avvengono di solito usando dei voli commerciali o con dei voli charter ad hoc, in alcuni casi organizzati da Frontex. I voli charter partono da Roma, da Palermo o da Torino, si tratta di aerei noleggiati dal ministero dell’interno che sono impiegati per questo tipo di operazioni. Con i voli charter monitorati dal garante sono state rimpatriate collettivamente un minimo di undici persone e un massimo di 43 sullo stesso volo.

      I voli per la Nigeria partono da Roma e arrivano a Lagos, mentre i voli per la Tunisia partono da Roma e fanno un primo scalo a Palermo o a Lampedusa, poi sempre uno scalo a Palermo per un colloquio con il console prima di arrivare ad Hammamet. Il prefetto Massimo Bontempi, direttore della direzione centrale immigrazione e polizia di frontiera, ha detto che sul territorio nazionale, a partire dal 1 gennaio 2018 fino al 4 novembre 2018, la polizia ha individuato 28.659 immigrati irregolari: 6.820 sono stati respinti alla frontiera, mentre 5.323 sono stati rimpatriati in maniera forzata (669 casi sono stati monitorati dal garante). In tutto nel 2018 ci sono state 1.100 operazioni di rimpatrio, di cui 63 con voli charter, in cui sono stati impiegati 7.261 operatori. Dati in linea con le operazioni condotte nello stesso periodo dell’anno precedente (2017).

      Le critiche e le raccomandazioni del garante
      Il Garante ha da poco inviato alla polizia un rapporto che raccoglie le osservazioni e le raccomandazioni formulate in seguito alle operazioni di rimpatrio monitorate tra il dicembre del 2017 e il giugno del 2018. In particolare ha riscontrato una mancanza di comunicazione con le persone che subiranno il rimpatrio, e l’assenza sui voli di mediatori e traduttori in grado di informarle durante le diverse fasi del viaggio.

      Inoltre non sempre la partenza è comunicata in anticipo, come invece dovrebbe avvenire, in modo che il migrante possa avvertire i familiari e gli avvocati o comunque persone di fiducia. Queste comunicazioni dovrebbero riguardare tutte le diverse fasi del viaggio, anche gli eventuali scali. Le persone soggette a rimpatrio dovrebbero essere informate delle “diverse fasi del viaggio, dei tempi di permanenza negli scali, del luogo e l’orario di arrivo, della possibilità di utilizzo di misure coercitive in caso di necessità”.

      Secondo il Garante, il ricorso a misure coercitive nel corso delle operazioni di rimpatrio forzato dovrebbe essere solo una “misura di ultima istanza” e “solo in casi di stretta necessità per coloro che rifiutano o si oppongono all’allontanamento, o ancora in caso di serio pericolo di fuga o di danno all’integrità fisica della persona o di terze persone”. Dovrebbe quindi essere evitato l’uso sistematico della coercizione.

      Il Garante raccomanda di eseguire visite mediche su chi sarà rimpatriato, soprattutto se il viaggio deve svolgersi in ore notturne e prevede diversi spostamenti. Deve essere accertata la sua età, soprattutto quando esiste il dubbio che possa trattarsi di un minorenne, poiché questo caso si rischia di “violare i diritti fondamentali dei minori garantiti dalle convenzioni internazionali”.
      In particolare si dovrebbe applicare la legge Zampa sui minori stranieri non accompagnati e andrebbero messe in atto tutte le garanzie a questo riguardo.

      Il Garante chiede di incoraggiare il rimpatrio volontario e di fare ricorso ai rimpatri forzati solo in via eccezionale, molto costosi sul piano materiale e umano e ad alto rischio di violazione dei diritti fondamentali.

      Il Garante ha chiesto di monitorare le persone rimpatriate anche dopo l’arrivo nel paese di origine e a questo scopo ha sottolineato la necessità di creare una rete internazionale di organizzazioni che possano compiere questi controlli anche una volta “che il rimpatriato è sceso dalla scaletta dell’aereo”.

      https://www.internazionale.it/bloc-notes/annalisa-camilli/2018/11/13/rimpatri-forzati-garante-monitoraggio
      #statistiques #chiffres #2015 #2016 #2017 #2018

  • Les pistes du gouvernement #Macron pour #expulser_plus de migrants

    Dans une #note, les services du Premier ministre détaillent les grandes lignes du projet de #loi immigration. Au programme : augmenter la #durée_de_rétention, limiter l’accueil des étrangers malades, favoriser une #immigration_choisie...

    https://www.streetpress.com/sujet/1515595779-projet-loi-asile-immigration
    #France #expulsions #renvois #it_has_begun #machine_à_expulsion #asile #migrations #réfugiés #sans-papiers

    Pour lire la note :
    https://fr.scribd.com/document/368843108/Pre-sentation-Pojet-Loi-Asile-immigration

    cc @isskein

    • Débouter plus vite pour éloigner plus

      Le projet de loi Collomb « Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » avait été annoncé dès juillet 2017, dans le cadre d’un plan gouvernemental intitulé « Garantir le droit d’asile, mieux maîtriser les flux migratoires ».

      Quel que soit l’ordre des objectifs affichés, le texte qui va être débattu au Parlement en avril n’a rien d’une grande refonte du droit des étrangers. D’une part, il s’inscrit dans la stricte continuité des précédents, en glissant dans la réglementation en vigueur toute une série de dispositions qui peuvent paraître anodines mais seront lourdes de conséquences en termes de privation de droits. D’autre part, ce projet de loi ne traite finalement que d’un seul sujet : comment accélérer au maximum le traitement des demandes d’asile et expulser, le plus rapidement possible, le plus de gens possible. Rien ne figure dans le texte concernant les conditions d’accès au territoire français, les procédures d’obtention et de renouvellement des titres de séjour, les moyens d’aider à l’intégration, la régularisation des sans-papiers, les mineur·e·s isolé·e·s… Le projet de loi se contente de quelques nouvelles dispositions présentées comme destinées à attirer davantage de compétences rares et de personnes étrangères susceptibles d’investir dans l’économie nationale…

      Alors que le candidat à la présidence de la République Emmanuel Macron avait salué le courage politique de la chancelière Angela Merkel décidant, en 2015, d’accueillir en Allemagne un million de migrants, le président élu, et tout son gouvernement avec lui, rejouent la scène « fermeté et humanité » comme tous les ministres de l’intérieur depuis Pasqua… D’accueil, il n’est pas question, sinon selon la logique du tri cherchant à ne laisser passer que les « bons » migrants : celles et ceux qui sont « éligibles à l’asile » et sauront échapper à tous les pièges d’une procédure menée tambour battant. Pas plus, on l’aura compris, qu’il n’est question d’un droit d’asile « garanti » et rendu « plus effectif ».

      Le gouvernement assure que les demandeurs d’asile seront mieux accueillis grâce à la création de 7 500 nouvelles places d’hébergement en 2018-2019, et que 5 000 places seront ouvertes pour les réfugiés. Toutefois, on ne sait pas quelle sera la nature de ces « places », dans un dispositif d’« accueil » qui n’a cessé de se complexifier : CADA, HUDA, CAO, CPH, CPA, CHUM, CAES, CPO, PRAHDA [1]… On ne sait pas non plus comment va être réglée la question du retard considérable pris dans l’enregistrement des demandes d’asile, qui prive de fait d’hébergement comme d’accompagnement, durant des mois entiers, des personnes dont la loi dit qu’elles devraient en bénéficier.

      Pour le reste, non seulement le projet de loi ne tente en rien de résoudre les problèmes induits par l’application du règlement Dublin dont sont victimes des milliers de personnes demandant l’asile, ballottées d’un pays à l’autre, mais il renforce les possibilités de les assigner à résidence, voire de les enfermer. Le numéro de Plein droit d’octobre 1992 portait en couverture cette interrogation : « Droit d’asile : suite et… fin ». En 1999, la revue titrait « Asile(s) degré zéro ». En 2015, au moment où le Parlement discutait de la dernière réforme de l’asile, la revue semblait dire avec son titre « Naufrage de l’asile » qu’on avait touché le fond. S’enfonce-t-on un peu plus avec la loi Collomb ? Certes, on peut toujours imaginer pire en termes de droits rendus ineffectifs, de recours impossibles à mettre en œuvre, de délais si raccourcis que nul ne pourra les respecter, bref, de mille et une mesures qui permettent de rendre encore plus performante la machine à expulser. Cette énième réforme (pas moins de dix lois ont été adoptées au cours des dix dernières années !) semble surtout destinée à afficher une détermination sans faille à « mieux maîtriser l’immigration ». Une énième opération de communication, en somme, à l’usage des Français auxquels on refuse, une fois de plus, un débat serein, éclairé de nombreux rapports et études, et de l’expérience concrète que font de plus en plus de citoyennes et citoyens, confrontés à des migrant·e·s en transit ou installé·e·s près de chez eux.

      Car, l’incurie des pouvoirs publics dans l’accueil a pour effet de générer des rencontres et de faire naître, dans nombre de régions, des collectifs, des associations, des réseaux qui inventent de multiples formes de soutien à des migrant·e·s. Toutes n’ont pas un discours politique constitué. Mais toutes découvrent des situations aberrantes, des dénis de droits insupportables.

      Près de 500 d’entre elles ont signé, en juin 2017, un « Appel à un changement radical de politique migratoire en France » [2]. Cette tribune n’ayant suscité aucune réaction de la présidence de la République, une centaine des organisations signataires ont décidé, à la rentrée 2017, de lancer des États généraux des migrations. Conçue comme un processus au long cours, cette initiative a commencé de se déployer dans de nombreuses régions où des assemblées locales vont recenser les constats, critiques, revendications des acteurs de terrain à qui les responsables politiques comme les médias concèdent peu de visibilité et, souvent, qu’ils ne veulent pas voir.

      http://www.gisti.org/spip.php?article5886

  • Gobierno mexicano deporta a un centenar de migrantes cubanos

    TAPACHULA, Chiapas, 12 de agosto de 2016.-Bajo un estricto dispositivo de seguridad, el gobierno de México inició este viernes la repatriación de unos cien inmigrantes cubanos que en los últimos 15 días se entregaron voluntariamente al Instituto Nacional de Migración (INM) de la ciudad de Tapachula, para solicitar un salvoconducto que les permita trasladarse libremente a Estados Unidos.


    https://movimientomigrantemesoamericano.org/2016/08/12/gobierno-mexicano-deporta-a-un-centenar-de-migrante
    #Mexique #migrations #Cuba #migrants_cubains #expulsion #renvoi

    • México devolvió a su país 80 mil migrantes en seis meses

      México ha detenido de diciembre a mayo 80 mil personas y las ha devuelto a su lugar de origen, además de que en este periodo 24 mil personas solicitaron refugio en el país y de seguir esta tendencia a fin de año serán 60 mil, indicó el gobierno mexicano para argumentar al estadunidense las acciones que ha realizado en materia migratoria.

      En el documento donde se detalla la posición de México en materia migratoria presentado este día en la conferencia que se realizó en la embajada mexicana en Washington, se detalla que el país ha trabajado para abordar el aumento de los flujos migratorios desde Centroamérica para lo cual ha ofrecido la opción de solicitar el estatus de refugiado, se adaptó el marco legal para ofrecer tarjetas regionales a aquellos que desean quedarse o a quienes buscan trabajar en los estados del sur, así como aumentando las acciones de control migratorio en la frontera sur de México y el istmo de Tehuantepec.

      Sin estos esfuerzos, los flujos de migrantes que llegan a la frontera de Estados Unidos podrían ser mayores. “Sin los esfuerzos de México, un cuarto de millón de migrantes adicionales llegarían a la frontera de Estados Unidos en 2019”.

      Agregó que desde diciembre de 2018 hasta mayo de 2019, México ha detenido alrededor de 400 personas por actos delictivos relacionados con el tráfico de migrantes. Indicó que desde diciembre pasado, México, siguiendo sus principios humanitarios, permitió el ingreso de ciertos migrantes centroamericanos afectados por la implementación unilateral por parte del Gobierno de Estados Unidos de la Sección 235 (b)(2)(C) de la Ley de inmigración y naturalización.

      Ante ello, desde el pasado 29 de mayo, México ha aceptado 8 mil 835 migrantes retornados en espera de una audiencia de asilo en los tribunales de Estados Unidos. Sumado a ello, hay 18 mil 778 personas que esperan en un puerto de entrada fronterizo de Estados Unidos, dentro del territorio mexicano, para presentar sus solicitudes de asilo debido a la implementación de un sistema de metering.

      Reiteró que la imposición de aranceles junto con la decisión de cancelar los programas de ayuda en los países del norte de Centroamérica podrían tener un efecto contraproducente y no reducirían los flujos migratorios. “Las tarifas podrían causar inestabilidad financiera y económica, lo que significa que México podría reducir su capacidad para abordar los flujos migratorios y ofrecer alternativas a los nuevos migrantes que han llegado recientemente al país”.

      “La propuesta de México es trabajar junto con Estados Unidos y el resto de la comunidad internacional, particularmente con los países involucrados en el tránsito del flujo, con el objetivo final de reducir la migración forzada al acelerar el desarrollo económico y el bienestar de El Salvador, Guatemala y Honduras. México cree que solo esto abordará las causas fundamentales de la migración y brindará una respuesta integral”.

      Aseveró que el país continuará trabajando con Estados Unidos para abordar temas de interés común. “Tenemos fe en el diálogo y en la política como un instrumento para evitar una confrontación costosa e innecesaria. Creemos que nuestros países pueden llegar a un acuerdo sobre cómo enfrentar un asunto en el que nuestros enfoques difieren. Nuestra dignidad mexicana se fundamenta en varios pilares y el actuar a partir de principios profundamente arraigados con un límite claro a lo que se puede negociar es uno de ellos”.

      https://www.jornada.com.mx/ultimas/2019/06/03/mexico-devolvio-a-su-pais-80-mil-migrantes-en-seis-meses-9535.html
      #machine_à_expulsions

    • Mexico Cracks Down on Migrants, After Pressure From Trump to Act

      They arrived at dusk, dressed for combat, pouring from government vehicles. A phalanx of military and police personnel swarmed a small hotel in the center of Tapachula, this scrappy city near Mexico’s border with Guatemala. Their target: undocumented migrants.

      Agents rushed door to door, hauling people away, while migrants shouted or ran out the back, scampering over the rooftops of neighboring homes, witnesses said.

      It was one of several raids here last week to sweep up migrants, part of a broad Mexican crackdown against the surge of Central Americans and others streaming toward the United States. In recent weeks, the Mexican authorities have been breaking up migrant caravans and setting up round-the-clock roadblocks along common routes north.

      Detentions and deportations in Mexico are multiplying quickly, sowing fear among the many thousands of Central Americans and others crowding the migrant shelters and budget hotels here in southern Mexico, most of them hoping to reach the American border.

      “So scary,” said one Cuban migrant at the hotel. “The fear never goes away.”

      The Mexican government has been under intense pressure from President Trump to block the tens of thousands of undocumented migrants trudging north each month. With the American authorities unable to stop illegal immigration into the United States, Mr. Trump has taken aim at countries in the region — including Guatemala, Honduras and El Salvador, the origins of most of the migration — threatening punishment unless they to do more.

      Last week, Mr. Trump stunned officials and business leaders on both sides of the American border by promising tariffs on all Mexican imports unless Mexico stopped undocumented migrants from crossing into the United States.
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      Migrants in the lobby of Santa Teresa de Jesus Hotel in Tapachula. Last week this hotel was the site of a raid by the Mexican authorities that detained seven Cubans.CreditDaniele Volpe for The New York Times
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      In Washington on Monday, Mexico’s foreign minister, Marcelo Ebrard, warned that the tariffs would simply undermine Mexico’s existing efforts to control migration.

      “Tariffs could cause financial and economic instability,” weakening the Mexican government’s ability to solve the problem, Mr. Ebrard said. He and other officials are holding talks with the Trump administration this week to defuse the situation, but they warned that Mexico could respond with retaliatory measures of its own.

      President Andrés Manuel López Obrador of Mexico insists that his country has been doing its part already, arguing that the crisis stems from a complex array of social and political problems across the region that would take billions in international investment — not punitive measures — to fix.

      But their recent enforcement efforts aside, Mexican officials admit that their southern border is highly porous, with thousands of migrants slipping across every month through hundreds of known illegal crossings.

      Along the Suchiate River, which marks part of the border between Mexico and Guatemala, scores of rafts cross within view of an official border bridge. Made of wooden planks lashed to tire inner tubes, they float back and forth throughout the day, openly carrying undocumented migrants, local residents and black-market goods.

      According to the raftsmen, the recent crackdown by the Mexican authorities has not affected their illegal traffic. Marvin Garcia, a veteran raftsman, said that at just the crossing he works, more than 150 undocumented migrants had crossed during a recent two-day period.

      As for the Mexican border patrol and other security forces, “they spin through from time to time, nothing more,” he said, adding, “They don’t do anything.”

      Despite the pressure from Mr. Trump, Mexican officials have insisted that they will not “militarize” their southern border by building a border wall or saturating it with security forces.

      Analysts say Mexico doesn’t have the resources to harden its 700-mile-long border with its Central American neighbors, especially since the nation is already stretched thin dealing with record levels of violence throughout the country.

      And even if the Mexican government tried to fortify its southern border, analysts contend, it would probably not be enough to stop the unremitting surge.

      In April, more than 109,000 people were apprehended at or near the southwest border of the United States, the highest monthly total since 2007. Many were traveling in families, which have continued to arrive in historic numbers despite Mr. Trump’s various efforts to stop the flow.

      The mass migration was underway when Mexico’s president, Mr. López Obrador, took office on Dec. 1. But as a populist and lifelong champion of the poor, he campaigned on a platform of protecting migrants’ human rights, vowing to reject what he called the heavy-handed, enforcement-first approach of his predecessors.

      At first, his administration opened its arms to migrants, broadcasting abundant work opportunities in Mexico and starting a program that gave expedited, yearlong humanitarian visas to just about everyone who applied. Officials also let the large and frequent migrant caravans entering from Central America to move relatively unimpeded across Mexican territory.

      In the first four months of his administration, deportations fell 38 percent compared with the last four months of his predecessor’s term. But the permissiveness encouraged more migration from Central America, with many seeking to use Mexico as a thruway to the United States.

      In late March, Mr. Trump threatened to close the border with Mexico to thwart migration. He also moved to cut off aid to the Central American countries sending most of the migrants to the United States.

      Mexico appeared to respond quickly, with detentions and deportations jumping almost immediately.

      In April, nearly 15,000 migrants were deported by Mexico, up from about 9,100 in March, according to government statistics. The monthly tally climbed even higher in May. Over the last two months, the López Obrador administration deported 67 percent more migrants than its predecessor did during the same period in 2018.

      “The López Obrador administration clearly wants to create a different approach to managing migration that treats migrants more humanely,” said Andrew Selee, president of the Migration Policy Institute in Washington. “But faced by the exponential growth in the flow and the pressure from the Trump administration to stop it, they have mostly fallen back on an enforcement-only approach, like previous Mexican administrations.”

      The Mexican government has not entirely abandoned its efforts to accommodate migrants and absorb them into the nation’s fabric. It has sought to expand eligibility for work and visitor visas for Central Americans. And some migrants’ advocates say it has done a better job than past administrations of promoting its asylum program, which is on track to receive about 60,000 applications this year, about double the number last year.

      Many thousands of migrants, often as a last resort to avoid deportation, have applied for visas or asylum in Mexico. But the rush has overwhelmed the government’s migration agencies, which are crumpling under the weight of severe backlogs and budget cuts. Despite the relentless increase in migration in recent months, the division that handles enforcement, the National Migration Institute, suffered a 23 percent reduction in its budget this year.

      The delays are evident here in Tapachula, the main city in this part of Mexico and a major way station for migrants en route from Central America to the north.

      Thousands of migrants fill the city’s shelters and budget hotels, or crowd cheap rooming houses, waiting months for a resolution to their applications.

      Karina Orellana, 24, her partner, Jorge Alberto Martínez, 43, and Mr. Martínez’s nephew, David Martínez, 25, arrived here from El Salvador a week ago expecting to be received with open arms by the Mexican government. They planned to apply for refuge in Mexico and relocate to the northern state of Nuevo León, where they heard there were jobs.

      They were not expecting the enforcement crackdown or the long bureaucratic delays. Mexican officials told them their asylum petitions could take at least five months to process.

      “The news says one thing and the reality is different,” said Ms. Orellana, who was staying with companions at the Jesús El Buen Pastor del Pobre y El Migrante shelter, where nearly 600 people are crammed into a space fit for about 250.

      The long waits have driven some migrants to give up and hit the northbound trail again.

      “Many are asking, ‘When does the train pass?’” said Rosibel López Gómez, the manager of the Jesús El Buen Pastor shelter, referring to the cargo train known as The Beast, which many migrants board illegally to cross Mexico.

      Some have resorted to contracting smugglers. In fact, the Mexican crackdown and Mr. Trump’s efforts to restrict immigration have benefited the migrant-smuggling industry and the corrupt Mexican officials who abet it, analysts say.

      Mr. López Obrador and officials in his delegation to Washington say they are optimistic about reaching a deal with the Trump administration. The Mexican president suggested over the weekend that he was willing to “reinforce” the government’s migration-control strategies — as long as human rights were not violated.

      But on Monday, Mexico’s ambassador to the United States, Martha Bárcena, said there was a limit to the Mexicans’ flexibility in the negotiations. “And the limit is Mexican dignity,” she said.

      Mr. López Obrador has for months been pushing a strategy to address the migration crisis by attacking the root problems that are compelling people to leave their homelands.

      Supporters of the approach hope the United States will become a major donor and participant. But Mr. Trump has instead moved to cut aid to the three Central American countries that send most of the migrants trying to cross the United States’ southwest border.

      Last week, the Trump administration signed a two-year agreement to deploy up to 80 agents from the Department of Homeland Security to Guatemala to help train its law enforcement officials and conduct investigations aimed at stemming illegal migration.

      But analysts wonder whether the American offer will extend much further.

      “López Obrador is right that the only long-term solution for stopping out-migration from Central America is to invest in security and prosperity in the countries of origin,” Mr. Selee said. “But it’s unclear whether his government will put serious resources into this, and even less clear if the Trump administration will help.”

      https://www.nytimes.com/2019/06/03/world/americas/mexico-migration-crackdown.html

      #externalisation