• Smashphone !
    https://lundi.am/Smashphone

    Les experts de la question (ici la chercheuse Anne Cordier) disqualifient ainsi toute tentative d’intrusion dans leur pré-carré (c’est nous qui soulignons) : « Les détracteurs des réseaux sociaux sont en réalité des détracteurs des ados, de l’éducation, de la recherche, celle qui se construit patiemment, rigoureusement, avec des protocoles répliqués. Ils jouent de cet amalgame et nourrissent une panique morale qui leur est profitable. »

    En renvoyant toute critique non scientifique au domaine de l’irrationnel, au mieux celle de parents trop paniqués qui n’ont rien compris, au pire celles de journalistes du Figaro prêts à faire feu de tout bois pour que progresse la réaction, ces scientifiques suppriment le débat (ou se le gardent pour eux) : il faudrait leur laisser le temps de terminer leurs études, puis de rejoindre d’obscurs conseils convoqués par le(ur)s dirigeants afin qu’ils puissent, à l’aune de leur compréhension incomparable du phénomène, éclairer la société en préconisant des mesures que ces mêmes dirigeants reprendront, ou non, à leur compte. La même Anne Cordier préconise ainsi d’attendre qu’elle et ses collègues aient statué avant de prendre des mesures conséquentes : « Si demain le consensus scientifique considère que les réseaux sociaux sont addictifs, alors effectivement, on basculera dans une tout autre discussion. Mais il faut dans un premier temps que les experts statuent sur cette question. »

    Ce prétexte du manque d’études scientifiques (sans parler de la production d’études bidons) pour délayer le passage à l’action est maintenant bien connu : il a servi à retarder l’interdiction du plomb et de l’amiante, la prise en compte du changement climatique dans l’agenda politique, à fabriquer du doute quand à la nocivité de la clope, et sert encore aujourd’hui de prétexte contre le bannissement du glyphosate.

    Cet article s’emploie donc à une critique du smartphone selon d’autres procédés que ceux de l’exercice pur de la rationalité scientifique : outre l’existence de preuves scientifiques (car il y en a quand même quelques unes), des enquêtes journalistiques, des sondages, notre propre expérience, le principe de précaution, l’intuition, la détestation de la situation actuelle, l’amour de la critique critique ou l’empathie pour ses concitoyens ont été des carburants très efficaces pour l’écriture de ce texte.

    Au risque de décevoir les personnes en recherche de cohérence d’impartialité, les processus décrits ne sont pas tous cohérents, ni observables en même temps chez un même usager de smartphone, et n’opèrent pas tous dans la même direction ou selon une même logique. Et puisqu’on ne manque pas de discours, d’articles, d’œuvres, de penseurs, de dirigeants politiques et économiques (sans parler du fonctionnement matériel même de la société) qui légitiment l’usage du smartphone, cet article est uniquement à charge.

    #smartphone #critique_techno #recherche #journalisme et #Anne_Cordier #acceptabilité

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • Les « rotatives de la colère »Sur Les feuilles de l’après-mai de Jean-François Hamel
    https://abasbruit.org/2026/05/01/les-rotatives-de-la-colere-sur-les-feuilles-de-lapres-mai-de-jean-francoi

    Les « années 68 », comme d’autres périodes insurrectionnelles, ont été marquées par la prolifération des #écritures de la contestation et la croyance en la puissance de l’écrit. Jean-François Hamel revisite l’histoire de ce moment…

    #Anarchives #insurrections #Mai_68 #spectres

  • GitHub Copilot is moving to usage-based billing - The GitHub Blog
    https://github.blog/news-insights/company-news/github-copilot-is-moving-to-usage-based-billing

    TL;DR: Today, we are announcing that all GitHub Copilot plans will transition to usage-based billing on June 1, 2026.

    Instead of counting premium requests, every Copilot plan will include a monthly allotment of GitHub AI Credits, with the option for paid plans to purchase additional usage. Usage will be calculated based on token consumption, including input, output, and cached tokens, using the listed API rates for each model.

    This change aligns Copilot pricing with actual usage and is an important step toward a sustainable, reliable Copilot business and experience for all users.

    To help customers prepare, we are also launching a preview bill experience in early May, giving users and admins visibility into projected costs before the June 1 transition. This will be available to users via their Billing Overview page when they log in to github.com.

    Va falloir cracher au bassinet les zamis :-)

  • La #France continue d’alimenter largement la machine génocidaire : un #rapport accablant

    Un rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, dont Le Monde a publié des extraits lundi soir, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026. Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté.

    Le document de 66 pages, intitulé « Les dessous des #exportations_militaires françaises vers Israël », se veut aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.

    Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de #matériel_militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales ». Les principaux exportateurs français recensés sont #Sermat, #ADR, #Effbe_France, #Eurolinks, #Savimex, #Safran, #Thales, #Cimulec, #Amphenol_Air_LB, #Radiall, #Aubert_&_Duval, #Vishay_MCB et #Hutchinson. Du côté israélien, #Elbit_Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.

    Plus de 90 % des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de France, ont été acheminées par la compagnie aérienne israélienne #El_Al. L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour « le transit de #fret_militaire américain entre l’Amérique du Nord et Israël » : « Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de #Lockheed_Martin [entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité] et de bases aériennes aux Etats-Unis à destination d’Israël, la majorité (79 %) étant acheminée vers la base aérienne militaire de #Nevatim. » Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub parisien de la société américaine de fret aérien #FedEx, le plus important hors des Etats-Unis.

    Parmi les industriels contactés par Le Monde, Thales, dont le rapport d’Urgence Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, #drones, #systèmes_C4I (les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et #radars au sol d’#Elbit_Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois : « Depuis le 7 octobre 2023, Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers ».

    Aubert & Duval vend des tubes en acier équipant des #obusiers ou des #tanks à Elbit Systems mais se défend en jurant que « la licence d’exportation de #matériel_de_guerre accordée par l’Etat français prévoit explicitement que le produit final (…) soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles d’Israël ».

    Le ministère des armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société Sermat vers Israël, avait révélé le média en ligne Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation. Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’#alternateurs et de moteurs électriques pour des drones d’Elbit Systems.

    Le cas d’Eurolinks, qui fabrique des #maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de Dispose et de Marsactu, Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers CGT de Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport d’Urgence Palestine fait état « d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois ».

    De fait, l’Etat français n’a pas annulé la licence d’Eurolinks. Celle-ci « ne donne pas droit à l’#armée_israélienne d’utiliser ces composants », avait déclaré en mars 2024 Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par Israël.

    (…)

    « Le décalage entre la politique officielle de la France et la réalité de sa #chaîne_d’approvisionnement, où des #composants ont permis l’armement de drones au-dessus de Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité », estiment Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, qui invoquent, notamment, le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la France en 2013, selon lequel « un Etat Partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…) s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. »

    https://europalestine.com/2026/04/07/la-france-continue-dalimenter-largement-la-machine-genocidaire-un-rap
    #Israël #armes #armement #complicité

    • Rapport : Les dessous des exportations militaires françaises vers Israël

      « ARMER UN GÉNOCIDE » : UN RAPPORT D’INVESTIGATION RÉVÈLE L’AMPLEUR DE LA COMPLICITÉ FRANÇAISE DANS L’ARMEMENT D’ISRAËL

      Le Palestinian Youth Movement et Urgence Palestine publient aujourd’hui un rapport d’investigation inédit documentant, pour la première fois de manière exhaustive et datée, l’implication directe de l’État français et de ses entreprises dans l’armement d’Israël depuis le 7 octobre 2023.

      Les faits sont les suivants : 525 cargaisons d’équipements et de composants militaires ont été expédiées depuis des entreprises françaises vers des filiales d’Elbit Systems — premier fournisseur de l’armée d’occupation israélienne. 117 vols FedEx transportant des composants de chasseurs F-35 produits par Lockheed Martin ont transité par l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à destination de la base aérienne israélienne de Nevatim. Aucune de ces exportations, aucun de ces transits, n’ont pu avoir lieu sans l’aval complice ou le silence coupable de l’État français.

      Ce rapport documente ce que la société palestinienne affirme depuis plus de 70 ans : le système colonial israélien et ses guerres génocidaires ne peuvent exister sans la chaîne capitaliste mondiale et la complicité active des gouvernements occidentaux. Les données réunies ici en apportent la preuve matérielle, expédition par expédition, entreprise par entreprise. Sans les amortisseurs de choc d’Effbe, Elbit ne peut pas stabiliser ses systèmes de ciblage. Sans les panneaux avioniques de Thales, ses drones et systèmes de surveillance ne peuvent pas fonctionner. Sans les visières de Savimex et les composants de FedEx, les F-35 ne décollent pas. Sans les alternateurs et actionneurs de Sermat, les drones Hermes 900 ne peuvent pas tuer. Sans les tubes de canons d’Aubert & Duval, les obusiers SIGMA ne tirent pas. Sans les 9,94 millions de liens de munitions d’Eurolinks, les fusils-mitrailleurs à Gaza ne tirent pas en rafale.

      Ce rapport vient également mettre en évidence deux ans de mensonges d’État. Alors que le droit international interdit clairement tout transfert d’armements ou de composants militaires dès lors qu’un risque génocidaire est reconnu, les données du rapport établissent sans ambiguïté que les entreprises françaises ont continué d’alimenter des armes offensives qui ne relèvent en aucune façon du double usage.

      Au regard des informations exposées dans ce rapport, le Palestinian Youth Movement et Urgence Palet demandent :

      Un embargo total et la suspension immédiate de toutes les autorisations d’exportation et de transit de matériels militaires et de composants à destination d’Israël, conformément aux articles 6.3 et 7 du Traité sur le Commerce des Armes et aux ordonnances de la CIJ de 2024.

      La révocation de toutes les licences d’exportation en cours accordées aux entreprises françaises documentées dans ce rapport.

      L’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante sur les autorisations délivrées par la CIEEMG depuis le 7 octobre 2023.

      La mise en place d’un mécanisme public et contraignant de traçabilité de l’usage final de tout composant exporté vers Israël.

      Des sanctions pénales contre les entreprises qui en conscience participent à cette chaîne d’armement.

      https://www.urgence-palestine.com/rapport-les-dessous-des-exportations-militaires-francaises-vers-i

  • Recul des écolos aux élections municipales : une analyse de leur échec dans certaines grandes villes et de leur faiblesse en général :
    https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/pourquoi-les-ecologistes-sont-ils-les-perdants-des-elections-municipale
    pour laquelle l’analyste invité évoque

    - une mauvaise gestion des communes que les Verts avaient gagnées il y a six ans ;
    – un problème de gouvernance, les Écologistes peuvent être de bons adjoints, mais pas forcément de bons maires ;
    – et un déclin de l’écologie dans les préoccupations des Français

    Pour les équipes ayant gagné une mairie, ça semble matière à creuser afin de leçons tirer.
    #municipales #elections #ecolo #verts #mairie #gouvernance

  • ne croit pas que, comme le prétend le poète, dix-sept ans soit l’âge auquel on n’est pas sérieuseux ; elle si elle devait le définir elle dirait plutôt que c’est celui dont on ne guérit jamais », pontifiait la subclaquante remâchant pour la cent milliardième fois ses souvenirs frelatés tout en faisant de grands moulinets avec la main.

    « Enfin on n’en guérit jamais… à moins de devenir un·e social·e-traître·sse évidemment », poursuivit-elle in petto en se rappelant que le mâche-laurier à l’origine de la formule était la parfaite illustration de cet adage.

    #MaisFaitesLaTaire.

  • Tech legend Stewart Brand on Musk, Bezos and his extraordinary life: ‘We don’t need to passively accept our fate’ | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2026/feb/25/tech-legend-stewart-brand-on-musk-bezos-and-his-extraordinary-life-we-d
    https://i.guim.co.uk/img/media/fa0c51ed084609737d1e738562928169ab0d071d/417_0_4167_3333/master/4167.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    He was at the heart of 1960s counterculture, then paved the way for the libertarian mindset of Silicon Valley. At 87, Brand is still keen to ensure the world is maintained properly – not just today, but for the next 10,000 years
    Steve Rose
    Steve Rose
    Wed 25 Feb 2026 13.00 CET
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    Stewart Brand thinks big and long. He thinks on a planetary scale – as suggested by the title of his celebrated Whole Earth Catalog – and on the longest of timeframes, as with his Long Now Foundation, which looks forward to the next 10,000 years of human civilisation. He has had a lifelong fascination with the future, and anything that could get us there faster, from space travel to psychedelic drugs to computing. In fact, he was arguably the bridge between the San Francisco counterculture of the 60s and present-day Silicon Valley: in his commencement speech at Stanford University in 2005, Steve Jobs eulogised the Whole Earth Catalog and Brand’s philosophy, and echoed its farewell mantra: “Stay hungry. Stay foolish.”

    You could say that Brand has also lived big and long. He is now 87 years old, in the final chapters of an eventful and adventurous life that has crossed paths with some of the most consequential events and figures of his era. He has been a writer, an editor, a publisher, a soldier, a photojournalist, an LSD evangelist, an events organiser, a future-planning consultant, even a government adviser (to the California governor Jerry Brown in the late 70s). “There was a time when people asked me, ‘What do you do?’ I said, ‘I find things and I found things,’” says Brand, as in he is a founder. He is speaking from a library where he likes to work in Petaluma, California, not far from his houseboat in Sausalito. “I’m always searching for good stuff to recommend, and good people.”
    Stuart Brand in 2021, by his big mechanical clock
    Brand while he was building ‘the clock of the long now’, designed to keep accurate time for 10,000 years. Photograph: San Francisco Chronicle/Hearst Newspapers/Getty Images

    In light of his epic life, Brand’s latest project hinges on what sounds like the most mundane topic imaginable: maintenance. It is “not automatically an exciting concept,” Brand readily admits, but once he started thinking about it, he realised you could view just about everything in terms of it, and a lot could be revealed by doing so: “Maintenance is what keeps everything going. It’s what keeps life going.”

    His new book is titled Maintenance: Of Everything, Part One. It is the first of a planned 13 instalments, Brand explains, and it deals with the most literal, material forms of maintenance. Subsequent instalments will investigate everything from buildings to communities, institutions to the human body, plus planetary and environmental maintenance. So perhaps not such a departure after all in terms of long, big thinking. “I fell into it realising it was a tremendously ambitious thing, because I was going to be writing about a range of things I know nothing about,” he jokes.

    #Maintenance #Stewart_Brand

  • Municipales 2026 : 10 candidats #VSS réélus ou en tête
    https://bonpote.com/municipales-2026-candidats-vss-violences-sexuelle

    Au premier tour des municipales 2026, onze candidats au cœur d’affaires de violences sexistes et sexuelles (VSS) ont été réélus ou portés en tête des suffrages. Choquant, et pourtant, rien de surprenant.

    D’abord, les auteurs de VSS se trouvent dans tous les pans de la société et dans tous les milieux sociaux. Ce sont nos pères, nos frères et donc… nos maires. Ensuite, le viol est intrinsèquement une affaire de pouvoir et de domination.

    Cette série de victoires électorales rappelle l’ancrage au cœur même de nos institutions de ce qu’on appelle la “culture du viol”, un terme qui désigne à la fois la prévalence des violences sexuelles mais aussi l’impunité, le déni voire la tolérance à leur égard ou encore la tendance collective à minimiser la culpabilité des agresseurs.

  • Chardet 7.0 : X48 En Perf, Licence MIT Contestée
    https://pausehardware.com/chardet-7-perfs-ia-licence-mit

    Le #mainteneur de #chardet a publié la version 7.0 d’un des détecteurs d’#encodage les plus utilisés de l’#écosystème #Python, après une #réécriture complète en cinq jours appuyée par l’outil #Claude Code. Ars Technica rapporte un gain de performances maximal de 48 fois par rapport à la 6.0, mais l’onde de choc ne vient pas que du #bench : le changement de #licence, de la #LGPL vers la #MIT, a déclenché une #contestation frontale de l’#auteur initial.

    (...)

    La #Free_Software_Foundation, par la voix de Zoë Kooyman, estime qu’un modèle ayant ingéré le code original ne peut prétendre à une salle blanche. Bruce Perens alerte sur une #rupture #économique pour l’#industrie logicielle, d’une ampleur qu’il compare à l’imprimerie. En filigrane, c’est la #soutenabilité des projets historiques et la #gouvernance des licences qui sont questionnées.

    Si les gains réels de #performance se confirment en #production, chardet 7.0 deviendra un cas d’école autant technique que légal. Entre optimisation spectaculaire, ambition d’atterrir dans la #stdlib et bascule vers MIT, le projet cristallise une tension irréconciliée pour l’instant : utiliser l’#IA comme accélérateur sans brouiller la chaîne de droits, dans un cadre où ni les outils ni la #jurisprudence ne sont stabilisés.

  • Élections municipales : l’intense campagne de lobbying d’Airbnb auprès des maires
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/090326/elections-municipales-l-intense-campagne-de-lobbying-d-airbnb-aupres-des-m

    À quelques jours des élections #municipales, #Airbnb boit du petit-lait. Lundi 2 mars, la matinale de France Inter a offert dans sa chronique « Un monde nouveau » un nouvel écho aux chiffres de l’enquête Terram, réalisée par le sondeur chouchou des médias #Jérôme_Fourquet. Une étude publiée en novembre, qui montre le rôle trop sous-estimé de la plateforme américaine dans la « revitalisation des campagnes ».

    Ainsi, au-delà des images désormais bien connues de villes envahies par les valises à roulettes où les habitant·es ne parviennent plus à se loger, « on observe des évolutions en profondeur et pas seulement pour le pire », note la journaliste Mathilde Serrell sur France Inter. Airbnb, c’est aussi « une offre touristique dormante qui s’est réveillée : montagne, tourisme vert ou patrimonial, tourisme de festival et d’événements ». Dans ces zones rurales, « cela a permis de créer de l’attractivité et parfois de garder la boulangerie et de garder les commerces de proximité ouverts ».

    À aucun moment il ne sera précisé sur #France_Inter – où Jérôme Fourquet a eu les honneurs de la matinale en novembre sur cette enquête – ou dans Le Figaro qui y a consacré une double page, que le think tank Terram n’est pas tout à fait « indépendant ». Créé en 2024, Terram a pour partenaire-mécène Airbnb, et l’une des lobbyistes les plus influentes de l’entreprise, Myassa Djebara, ex-conseillère du porte-parole du gouvernement, est également membre de son conseil d’administration (lire encadré).
    Les élections municipales sont une échéance décisive – et redoutée – pour la plateforme américaine. Depuis l’adoption de la loi Echaniz-Le Meur l’an dernier, sur laquelle elle a tenté de peser de tout son poids, les #maires disposent en effet d’une batterie d’outils pour endiguer le développement de ces #locations_touristiques : limitation à quatre-vingt-dix jours maximum du nombre de nuitées autorisées dans la résidence principale, quota de locations dans certains quartiers, obligation de compenser chaque bien mis sur Airbnb par un #logement dans la location classique, etc.
    Accusée d’être responsable de la crise du logement dans les métropoles et les zones touristiques, la firme américaine vit désormais sous la menace de réglementations potentiellement très restrictives.

    Image terroir
    Convaincu d’avoir atteint un plafond dans de nombreuses villes ou communes victimes du surtourisme, Airbnb a misé sur son développement dans des villes moyennes, voire dans les communes rurales, autour de l’engouement pour un « tourisme vert » ou plus « authentique ».
    L’enjeu est bien sûr économique puisque la firme espère y trouver des relais de croissance si le marché des grandes villes venait à se refermer. Il relève aussi de la communication : en cultivant son image « terroir », Airbnb veut dissiper l’image d’une firme emblématique d’un capitalisme urbain prédateur. Et faire oublier, au passage, son statut d’exilé fiscal, elle qui s’est domiciliée en Irlande pour que les bénéfices de son activité en France – une activité estimée à 25 milliards d’euros pour l’ensemble des plateformes où Airbnb domine largement – échappent à l’impôt. 

    Pour parler de la France des territoires oubliés, celle que voudrait désormais incarner la plateforme née en Californie, Jérôme Fourquet est la personnalité idéale. L’homme des best-sellers sur l’archipellisation de la France est prisé des médias pour ses cartes décalées, présentées avec la mine grave et accompagnées de flopées de chiffres. Qu’importe si le monde académique s’étrangle de ses raccourcis et de ses orientations idéologiques pas toujours assumées.

    https://justpaste.it/nclyz

    #fondation_du_patrimoine #mécénat #lobbying

    • [...]

      Pour pénétrer ces territoires, Airbnb a arrosé tout un tas de structures, avec les édiles, notamment ruraux, en ligne de mire. Elle a versé depuis 2022 près de 7 millions d’euros dans son partenariat avec la Fondation du patrimoine pour aider au financement de « 200 projets qui contribuent au développement touristique dans les territoires, en particulier ruraux, et à la revitalisation des villages de France ». Restauration d’une église, d’un vieux château, d’un lavoir… C’est récemment le maire de Plouzané (Finistère) qui a reçu, sous les caméras, un chèque de 400 000 euros grâce à ce partenariat pour restaurer le phare du Petit Minou. Un site retenu par la Mission patrimoine de Stéphane Bern. Une obole à nos territoires pour la firme qui n’a jamais payé ses impôts - ou une infime partie - en France, laquelle représente pourtant son deuxième marché juste après les États-Unis.

      Airbnb finance aussi le fonds « Montagnes durables » de l’association Essentiem, dirigée par le responsable des partenariats stratégiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Là aussi, elle distribue des chèques par projet et annonce offrir, par exemple, 25 000 euros pour des projets de « rénovation énergétique de structures touristiques d’intérêt général ».

      Airbnb est aussi devenu partenaire du Tour de France pour « encourager la découverte des richesses de nos régions ». « De nombreux membres de la communauté Airbnb proposeront également des Expériences Airbnb authentiques mettant en avant les spécificités et spécialités régionales », assure la firme dans un communiqué.

      Cela tombe bien, Airbnb a commandé avant l’été un sondage à l’Ifop – l’institut de Jérôme Fourquet – qui montre que « la gastronomie des terroirs » est un des facteurs de choix des destinations pour les Français. Dernière démonstration de solidarité à l’égard des maires, après la tempête Nils et les inondations qui ont ravagé la Gironde, Airbnb a signé un partenariat avec les sapeurs-pompiers de France et délivré aux sinistrés des coupons de logement gratuit dans une trentaine de communes.

      Au-delà de ces campagnes marketing et de ces petits cadeaux saupoudrés sur les petites communes, Airbnb a mené auprès des maires (dont la majorité sont généralement réélus quand ils et elles se représentent) un patient travail de conviction. Une équipe est spécialement consacrée à ce lobbying discret mais déterminé, comme a pu le constater Mediapart auprès de différentes équipes municipales.
      Pour approcher les maires, Airbnb dispose d’un appât de taille : des millions de données qu’elle est la seule à posséder sur ses « hôtes », le détail des biens mis en location, leur localisation fine, le nombre précis de nuitées…

      « Nous rencontrons les maires pour les aider à faire du sur-mesure », nous confiait récemment un des responsables « affaires publiques » d’Airbnb en ouvrant son ordinateur sur le système « Panda », pour Portail d’accès national aux données Airbnb.

      L’élu peut visualiser, rue par rue, les offres dans sa ville avec des détails très précis sur le nombre de nuits réservées, les prix pratiqués, le profil des hôtes, etc. De quoi l’aider à comprendre l’ampleur du phénomène et le coût politique de sa réglementation. La manne de la taxe de séjour collectée par la plateforme et reversée aux communes fait partie des arguments qui pèsent.

      Dans les métropoles gagnées par le #surtourisme, Airbnb a opté pour un lobbying plus fin allant jusqu’à accompagner les maires désireux de réglementer. Ainsi « Airbnb retire les annonces de logements entiers qui ne comportent pas de numéro d’enregistrement », avance l’entreprise quand on l’interroge sur la manière dont elle accepte de participer à la régulation. « Les offres sont souvent très concentrées dans les villes. On leur montre aussi les zones où il n’est pas nécessaire de mettre des quotas », souligne un de leurs lobbyistes, quand la loi permet désormais aux maires de mettre en place dans certains quartiers un nombre maximal d’offres de location à ne pas dépasser.

      Pour les communes rurales, Airbnb passe par leurs relais institutionnels habituels. L’entreprise a ainsi lancé différents partenariats avec l’Association des #maires_ruraux de France (AMRF, concerne les communes de moins de 3 500 habitant·es), et verse 100 euros à l’association pour toute nouvelle annonce dans leurs communes. L’entreprise a aussi encouragé une offre locative tournée vers le télétravail dans des petites communes rurales. « Nombreuses sont les communes rurales qui sont désormais équipées de la fibre et ont investi dans des infrastructures de qualité, comme des espaces de coworking, pour accueillir famille et jeunes actifs sur des périodes plus longues. Il faut les faire connaître ! », se réjouissait récemment Cédric Szabo, président de l’AMRF (mis en congé depuis le 8 février) dans un communiqué.

      L’équipe « affaires publiques », qui compte une dizaine de personnes, s’est renforcée à l’approche des élections municipales et s’est réparti le territoire en quelques grandes zones. « Chaque membre de cette équipe est responsable de territoires spécifiques, ce qui lui permet d’acquérir une connaissance approfondie des réalités locales, notamment des dynamiques touristiques et des enjeux propres à chaque territoire », nous confirme la firme états-unienne.

      Ces lobbyistes d’Airbnb issus de la macronie

      Mathieu di Christo
      Cet ancien du cabinet d’Éric Dupond-Moretti, où il était en charge des programmes immobiliers – les prisons en l’occurrence –, fait partie des équipes qui sillonnent le territoire pour rencontrer les maires et les convaincre de ne pas adopter des règlementations trop restrictives.

      Myassa Djebara
      De juillet 2022 à octobre 2023, elle était conseillère du porte-parole du gouvernement Olivier Véran. C’est aussi une figure clé du parti En marche (devenu Renaissance) depuis sa création.

      Auxence Moulin
      Lui aussi membre de l’équipe affaires publiques, il était en charge des relations avec les #élu·es au sein d’En marche, un carnet d’adresses qui compte à l’approche des élections municipales.

      Les élus clés ont aussi été identifiés. Quand Christian Estrosi, à Nice (Alpes-Maritimes), où Airbnb est la plus présente après Paris, lance l’idée d’un encadrement plus strict de la plateforme dans sa ville où la crise du logement fait rage, les équipes d’Airbnb le rencontrent pour le convaincre, datas à l’appui, de faire du « sur-mesure » et de ne limiter la plateforme que dans quelques quartiers. À Paris et Marseille, où les municipalités ont des réglementations très strictes, les équipes d’Airbnb ne perdent plus trop leur temps. « J’avais des échanges réguliers avec eux. Quand ils ont compris qu’on allait réduire à quatre-vingt-dix jours l’autorisation de louer dans les résidences principales, je n’ai plus eu de nouvelles », sourit l’adjoint au logement de Marseille Patrick Amico.

      À l’inverse, le maire d’Enghien-les-Bains (Val-d’Oise) a été lui particulièrement choyé et a pu bénéficier des données du système Panda pour mieux comprendre les besoins touristiques dans sa ville. Il faut dire que Philippe Sueur est aussi le président de l’Association nationale des #élus_des_territoires_touristiques (Anett).
      En novembre 2025, l’Anett a publié un baromètre – largement diffusé dans les médias – montrant que 82 % des maires des communes concernées jugent que les meublés du type Airbnb ont « un impact positif sur l’économie locale ». Deux tiers d’entre eux constatent par ailleurs que réguler à outrance la location de meublés touristiques a peu d’effet sur la création de logements permanents. Une présentation des chiffres ultra favorable à la firme qui omettait de mettre en avant que 60 % des maires de ces communes ne veulent pas plus de touristes. L’enquête a été réalisée par le cabinet Protourisme et l’UNPLV… dont Airbnb est un des principaux membres. Ce qui, là encore, n’est jamais mentionné dans les reprises de la presse.

      Une communication parfaitement maîtrisée pour Airbnb, qui a toujours refusé de communiquer ses données aux chercheurs indépendants. Parce qu’après tout, on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

    • Jérôme Fourquet : faux sociologue mais vrai réactionnaire
      https://www.acrimed.org/Jerome-Fourquet-faux-sociologue-mais-vrai

      Que la question porte sur les débats budgétaires, l’insécurité, les goûts culinaires des Français ou la musique country, les médias aiment s’entourer de sondeurs qui leur permettent, prétendent-ils, d’objectiver « ce que pensent les Français ». Portrait de l’un des plus éminents d’entre eux, le sondologue de l’Ifop Jérôme Fourquet.

  • Les #chtites #maisons_solidaires, des tiny houses pour lutter contre le #mal-logement

    Des citoyens avec l’envie d’aider les sans-abri ont créé une association il y a 8 ans à #Lille. Le concept ? En louant leur chambre d’amis à des touristes, ils financent des tiny houses, des petites maisons destinées à accueillir des personnes sans logement. Pour accélérer leur action, l’#association a lancé une campagne de financement participatif.

    En 2018, un groupe de citoyens frustrés de ne pas pouvoir partager ses chambres d’amis avec des personnes sans logement a l’idée de les proposer à des touristes. L’argent récolté avec ces locations sert à financer de petits logements, des « tiny houses ». Il y en a déjà cinq sur la métropole lilloise, à #Saint-Maurice-Pellevoisin, habitées par des personnes en difficulté ou d’autres faisant le choix de vivre sobrement. Une #mixité_sociale pour favoriser aussi l’insertion.

    L’argent, le nerf de la guerre

    Une tiny house à fabriquer coûte environ 40 000 euros. L’association Les #chtites_maisons_solidaires a donc lancé une campagne de #financement_participatif de 60 000 euros, ce qui permettrait aussi de financer deux salariés : une spécialisée en urbanisme et le deuxième qui participe à la construction des logements. « On reçoit des loyers et on finance des jobs qui font du bien à la planète ! », lâche Christophe Thomas, président de l’association.

    Les deux prochaines petites maisons devraient être installées à #Lambersart. Dans le concept de l’association, elles seront louées à des touristes le temps d’être rentabilisées avant d’être loués à loyer très réduit à des personnes sans logement.

    "On commence par les louer à des touristes. On estime qu’il faut sept ans pour que la « tiny » soit payée. Tous les dons raccourcissent cette durée", complète enthousiaste Christophe Thomas. L’association s’est choisi un slogan : « Votre aventure, leur avenir ».
    Des appels aux dons

    L’association ne manque pas de projet pour récolter un peu d’argent. Une tiny house a été installée à Ambleteuse, dans le Pas-de-Calais pour récolter des fonds et, bientôt, un camping-car sera loué sur des Tiers-lieux de la région pour héberger des vacanciers.

    Christophe Thomas lance un appel à « l’hôte solidaire qui voudrait rejoindre notre équipe, le locataire bienfaiteur qui cherche une nuit insolite sur la Côte d’Opale ou sur les tiers lieux des Hauts-de-France... Ou, tout simplement, un donateur qui veut aider notre action ».

    Tout don ou mécénat permet à l’association de faire grandir son ambition : créer de l’habitat léger, écologique et adapté aux sans-abri.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/les-chtites-maisons-solidaires-des-tiny-houses-pour-lutte
    #tiny_house #logement #solidarité #sans-abrisme #SDF #tourisme #tourisme_solidaire

  • Où sont Maisy et Shannon ?
    https://www.visionscarto.net/ou-sont-maisy-et-shannon

    En septembre 2008 à Maniwaki (Québec), Shannon Alexander et Maisy Odjick, deux adolescentes anishnabées de 16 et 17 ans disparaissent sans laisser de traces. Elles n’ont à ce jour jamais été retrouvées. En 2011, Emmanuelle Walter découvre, via un communiqué des Nations unies, la surreprésentation des femmes autochtones du Canada parmi les victimes de meurtres, phénomène dont il n’est à l’époque jamais question au Québec et peu au Canada anglais. Plus tard, elle décide de s’appuyer sur la (…) Billets

    #Billets_

  • Violette Perrotte, directrice générale de la Maison des femmes : « Naître femme est dangereux pour la santé, c’est révoltant »
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2026/02/22/violette-perrotte-directrice-generale-de-la-maison-des-femmes-naitre-femme-e

    « J’abordais le sujet des violences faites aux femmes uniquement sous le prisme de la santé. J’ai élargi mon regard. »

    https://archive.ph/IOxFL

    #people #santé #VSS #femmes #maison_des_femmes

  • « Il s’est transformé de façon très insidieuse, sans que je le voie » : le désarroi des parents face à leur fils masculiniste
    https://www.lemonde.fr/intimites/article/2026/02/21/un-soir-mon-fils-me-dit-c-est-quand-meme-ton-role-de-nous-servir-le-desarroi

    Le #masculinisme progresse dans toutes les couches de la société française, selon le dernier « Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France », publié en janvier par le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes. On y apprend notamment que 23 % des hommes de plus de 15 ans adhèrent au « sexisme hostile », défini comme « un sexisme violent, qui se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes ».

    Chez les 15-24 ans, le baromètre du sexisme – outil statistique sur lequel s’appuient les auteurs – indique que l’écart de genre s’est encore creusé : 81 % des femmes de 15 à 24 ans considèrent qu’il est « désavantageux d’être une femme dans la société actuelle », contre 57 % des hommes du même âge, tandis que 23 % des hommes de 15 à 24 ans pensent qu’il est désavantageux d’être un homme, contre 10 % des femmes du même âge. Mais le rapport insiste sur le fait que la progression du sexisme est loin de ne concerner que la jeunesse : plus l’âge augmente, moins il est perçu comme un problème social. « Certains ados sont peut-être perdus, mais les hommes de 40-50 ans ne sont pas plus doués quand il s’agit de la sphère intime et affective », insiste Aziga Billot, psychiatre à Toulouse et chercheuse au Centre de ressources en santé mentale pour la prévention des processus de radicalités violentes d’Occitanie.

    Une vague antiféministe comme nous en avons vécu d’autres, par le passé ? « Le masculinisme n’a rien de nouveau, on peut le faire remonter à l’Antiquité, analyse Sylvie Tenenbaum, psychothérapeute et autrice du livre Le Péril masculiniste (HarperCollins, 256 pages, 19,90 euros ; version numérique 12,99 euros). Mais nous sommes face à une forme très radicale, avec l’apparition de #gourous qui vendent une image de la masculinité complètement faussée à des ados en pleine construction identitaire… Ça, c’est très nouveau. »

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  • Autoconstruire pour rester libre !

    Une maison efficace, nourricière, rapide et facile à construire, pas chère, qui n’artificialise pas les sols, en paille porteuse et matériaux écologiques, parfaitement isolée et chaleureuse.

    https://www.terrevivante.org/boutique/livres/maison-ecologique/autoconstruire-pour-rester-libre
    #autoconstruction #maison #architecture #paille #livre #construction

  • « Les politiques publiques qui se dessinent confortent le mouvement de financiarisation du logement amorcé il y a deux décennies »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/13/crise-du-logement-le-detricotage-de-la-loi-sru-permet-aux-maires-d-exclure-d

    Déjà affaibli par la baisse des aides publiques en 2017, le #logement_social est à nouveau menacé. Les attaques ne sont pas frontales, ce qui les rend plus dangereuses. La première est sémantique. Elle tente de généraliser la notion de logement « abordable », terme flou sans définition juridique qui s’adresse à un autre ensemble flou, les « classes moyennes ». Certains élus se servent du mot « abordable » pour confondre à dessein le logement social, très réglementé notamment dans ses attributions, avec le logement intermédiaire aux loyers plafonnés, mais dont le fonctionnement se rapproche de la location privée. L’idée en vogue dans la dernière série de gouvernements consiste à défendre la comptabilisation des logements intermédiaires dans les quotas de logements sociaux obligatoires, faisant mécaniquement baisser le taux de logements aux #loyers les plus bas.

    Cette idée, déjà présente dans un texte de juin 2024 effacé par la dissolution, a refait surface dans la proposition de loi dite « CHOC », adoptée au sénat le 20 janvier. Le texte est porté par la sénatrice (Les Républicains) des Alpes-Maritimes Dominique Estrosi Sassone, fine connaisseuse du logement, qui n’agit pas au hasard. Il contient un article offrant au maire un droit de veto sur le choix des candidats au logement social. S’il fallait un signe de plus que l’offensive est lancée : un décret en date du 29 janvier vient d’autoriser une liste de villes à viser 20 % au lieu de 25 % de logements sociaux, en fonction d’une tension du marché dont rien ne démontre qu’elle soit apaisée.
    Lecture plus politique
    Urbanistes et scientifiques, comme nombre d’associations, alertent sans relâche sur la profondeur de la crise et la menace que constitue le mal-logement pour la cohésion sociale. Tous et toutes recommandent de soutenir et d’accélérer la production de logements sociaux, en répartissant les efforts sur le parc ancien, à rénover ou à transformer, et sur la construction neuve qui demeure nécessaire. Comment comprendre alors ces attaques contre le logement social, qu’elles proviennent des élus ou des habitants et habitantes eux-mêmes ?

    [...]

    (...) au-delà, le mouvement de dilution du logement social dans le logement abordable se prête à une lecture plus politique. Il offre aux #maires une possibilité légale de maîtrise du peuplement, ou plutôt de dépeuplement, par l’exclusion ou l’interdiction d’accès à des ménages considérés comme non rentables ou indésirables, pour le dire clairement les plus #pauvres et les #immigrés.

    https://archive.ph/jtVtk

    #financiarisation_du_logement

  • Faire de chaque cour d’école une aventure
    https://metropolitiques.eu/Faire-de-chaque-cour-d-ecole-une-aventure.html

    À partir d’expériences de transformation de cours d’écoles conduites dans le #Val-de-Marne, Julie-Amadéa Pluriel défend les apports de la méthodologie du projet de #paysage pour réinsérer les écoles dans leur territoire et anticiper l’entretien des cours végétalisées. À l’été 2020, plusieurs communes du Val-de-Marne font part de leur besoin d’être accompagnées par le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) sur des projets de transformation de cours d’école. La #Terrains

    / #école, #concertation, #végétalisation, #espaces_verts, #cour_d'école, #enfants, Val-de-Marne, #Île-de-France, paysage, #projet_de_paysage, #éducation, (...)

    #maintenance
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-pluriel4.pdf

  • Les #maires de #Seine-Saint-Denis représentent-ils la population ?
    https://metropolitiques.eu/Les-maires-de-Seine-Saint-Denis-representent-ils-la-population.html

    Alors que des recherches montrent l’accentuation de la distance sociale qui sépare les élu·es des populations qu’ils doivent représenter, qu’en est-il dans le département populaire de Seine-Saint-Denis ? L’article souligne que ce sont majoritairement des hommes blancs des classes supérieures qui exercent le pouvoir politique. ---- À l’approche des #élections_municipales de mars 2026, la revue Métropolitiques a souhaité publier une série d’articles questionnant les enjeux socio-politiques de #Terrains

    / élections municipales, #banlieue, #quartiers_populaires, Seine-Saint-Denis, #ouvriers, #Parti_communiste, maires, #immigration, élus (...)

    #élus_locaux
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-bacque-lafaye.pdf

  • Les #maires de #Seine-Saint-Denis représentent-ils la population ?
    https://metropolitiques.eu/Municipales-2026-quelle-representation-politique.html

    Alors que des recherches montrent l’accentuation de la distance sociale qui sépare les élu·es des populations qu’ils doivent représenter, qu’en est-il dans le département populaire de Seine-Saint-Denis ? L’article souligne que ce sont majoritairement des hommes blancs des classes supérieures qui exercent le pouvoir politique. ---- À l’approche des #élections_municipales de mars 2026, la revue Métropolitiques a souhaité publier une série d’articles questionnant les enjeux socio-politiques de #Terrains

    / élections municipales, #banlieue, #quartiers_populaires, Seine-Saint-Denis, #ouvriers, #Parti_communiste, maires, #immigration, élus (...)

    #élus_locaux
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-bacque-lafaye.pdf

  • « Je pensais que l’affaire était aux oubliettes » : sept ans après, neuf #CRS jugés pour des #violences contre des « #gilets_jaunes » dans un #Burger_King à #Paris
    https://www.franceinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/je-pensais-que-l-affaire-etait-aux-oubliettes-sept-ans-apres-neuf-crs-jug

    Les images montrant des membres des #forces_de_l'ordre frappant des #manifestants dans un fast-food, le 1ᵉʳ décembre 2018, ont marqué les esprits. Leur #procès s’ouvre lundi à Paris, plus de sept ans après, un « délai insatisfaisant », selon le ministère de la Justice.

    Je crois que Darmanin a souhaité se foutre ouvertement de nos gueules cassées.

  • Places en #Ehpad, #autonomie, #emplois… La mise en garde de la Drees sur le #vieillissement de la #population

    Selon le service statistique du ministère de la Santé, d’ici vingt-cinq ans, il faudra créer des centaines de milliers de places en Ehpad et embaucher massivement du personnel dans le secteur du grand âge

    La population française vieillit, et le service statistique du ministère de la Santé (#Drees) alerte sur le fait que si les prochains gouvernements ne se saisissent pas du sujet, il va devenir impossible de gérer ce virage démographique.

    Une étude de la Dress, dévoilée jeudi 5 février, montre que d’ici vingt-cinq ans en France, il y aura 23 millions de personnes de plus de 60 ans contre 18 millions en 2021. Parmi elles, 750 000 de plus qu’aujourd’hui ne seront plus autonomes.

    Le service statistique du ministère de la Santé estime qu’il faudra créer 365 000 places supplémentaires dans les Ehpad et embaucher entre 150 000 et 200 000 personnes dans les #maisons_de_retraite et dans le secteur de l’#aide_à_domicile pour gérer le vieillissement de la population.

    À ce jour, moins de la moitié des 50 000 embauches promises par Emmanuel Macron lors de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2022 ont eu lieu.

    https://www.franceinfo.fr/societe/prise-en-charge-des-personnes-agees/places-en-ehpad-autonomie-emplois-la-mise-en-garde-de-la-drees-sur-le-vie
    #démographie #France #projections #statistiques #chiffres #personnes_âgées

  • croyait que ce pseudo-débat était fini, pfuit, zou, aux oubliettes, enterré ! Mais non, elle avait nonobsté (sic !) à quel point réac’ rime avec morbac et qu’il n’y a donc pas moyen de s’en débarrasser.

    Si votre dictateuse préférée dit ça c’est parce qu’elle est tout à l’heure incidemment tombée sur le billet d’une baderne chouinant encore sur l’écriture dite inclusive. Non non, vous ne rêvez pas, des années plus tard il y a des ceusses qui sont toujours en boucle là-dessus ! Et ouin-ouin que ce n’est pas beau (non mais allô, quoi ! Et leurs tronches ? Iels ont vu leurs tronches ?), et ouin-ouin que Molière fait des loopings dans sa tombe (alors que de toute manière il y a Gai-Luron et Belle Lurette que quasiment plus personne n’est capable de lire le français du XVIIᵉ), et ouin-ouin que les aveugles ne peuvent pas lire les points médians (en plus iels prennent les miraud·e·s pour des imbéciles ! Et d’ailleurs depuis quand se tracassent-iels des bigleuseux ? Sur le principe c’est un peu comme avec les pauvres sur qui les bourges crachent à longueur de temps mais dès qu’on parle d’accueillir des migrant·e·s iels beuglent « Occupons-nous de nos SDF d’abord ! »), ouin-ouin le masculin c’est le neutre (bah non, les mââââââles cisgenres hétéros ne sont ni la norme par défaut ni la mesure de toute chose), ouin-ouin il n’y a pas que les pronoms dans la vie alors pour le reste comment qu’on fait (au cours de ses 3788501669871402 derniers dazibaos la taulière de ce flux SeenThis semble avoir montré qu’on peut TOUT écrire en inclusif sans aucune faute ni incohérence syntaxique) ouin-ouin ceci, ouin-ouin cela, ouin-ouin patin-couffin, ouin-ouin et cætera.

    Naaaaaaan, la vieille Garreau va vous le dire, elle, ce qui met réellement au court-bouillon la rate de cette bande de chnoques : c’est qu’iels ont peur qu’avec l’écriture inclusive on s’aperçoive enfin qu’en fait toustes les thuriféraires du « c’était mieux avant » ne maîtrisent pas du tout le français, qu’iels sont incapables d’accorder correctement un participe passé et qu’iels ne distinguent même pas un pronom personnel d’un pronom impersonnel. Ah c’est pratique, hein, de passer tout au mascu ; sous couvert de « la belle langue », ça permet surtout de camoufler ses incompétences !

    Allez hop, envoyons donc tout ça casser des cailloux en Sibérie.

    #ÇaVaÊtreLHeureDeVosGouttesMadameGarreau.