• X-VR-SPAMCAUSE decoder
    https://gist.github.com/lkraider/9530798a695586fc1580d0728966f6f0

    Un petit script #python pour décoder l’entête X-VR-SPAMCAUSE des #mails marqués comme #SPAM, bien utile car tous les outils en ligne à ce sujet ne sont plus disponibles cf https://wiki.visionduweb.fr/index.php?title=Installer_Exim#D.C3.A9crypter_le_contenu_de_la_vari

    def decode(msg):
       text = []
       for i in range(0, len(msg), 2):
           text.append(unrot(msg[i: i + 2]))
       return str.join('', text)


    def unrot(pair, key=ord('x')):
       offset = 0
       for c in 'cdefgh':
           if c in pair:
               offset = (ord('g') - ord(c)) * 16
               break
       return chr(sum(ord(c) for c in pair) - key - offset)

     
    if __name__ == '__main__':
       import sys
       print(decode(sys.argv[1]))

  • #Liberté, #exigence, #émancipation. Réinstituer l’#Université

    Les strates successives de #réformes subies par l’Université depuis vingt ans, même si elles ne sont pas dénuées d’incohérences, reposent sur un socle politique et idéologique relativement précis [1]. Celui-ci trouve notamment son articulation dans les travaux de sociologie des établissements d’enseignement supérieur par Christine Musselin [2] ou dans le rapport Aghion-Cohen de 2004 [3] sur “éducation et croissance”[4]. Pour une part, ce socle reprend les théories de la #croissance par l’#innovation et la “#destruction_créatrice” inspirées de #Joseph_Schumpeter [5] , surtout pertinentes pour la #recherche. Le socle intellectuel présidant aux réformes récentes combine cet héritage avec une vision de l’#aménagement_du_territoire fondée sur la partition entre des #métropoles intelligentes et concurrentielles et un vaste hinterland tributaire du #ruissellement_de_croissance, ce qu’Olivier Bouba-Olga et Michel Grossetti [6] appellent la « #mythologie_CAME » (#compétitivité-#attractivité-#métropolisation-#excellence). Dans cette perspective, hormis quelques cursus d’élite, les formations universitaires doivent surtout offrir des gages “d’#employabilité” future. Au fil des reconversions professionnelles, le “portefeuille de #compétences” initial se verra étoffé par des #certificats_modulables attestant de quelques #connaissances_spécialisées, ou de “#savoir-faire” dont certains relèveront probablement surtout du conditionnement opérationnel. Dans le même temps, #évaluation et #valorisation sont devenus les termes incontournables et quasi indissociables de la formulation d’une offre “client” qui débouche sur une organisation par marché(s) (marché des formations diplômantes, des établissements, de l’emploi universitaire…). Dans les variantes les plus cohérentes de ce programme, ces #marchés relèvent directement du #Marché, d’où la revendication d’une #dérégulation à la fois des #frais_d’inscription à l’université et des #salaires des universitaires.

    Sortir l’Université de l’ornière où ces réformes l’ont placée impose de construire un contre-horizon détaillé. Les mots d’ordre défensifs de 2008 et 2009 n’avaient sans doute que peu de chances d’arrêter la machine. Aujourd’hui, la demande d’une simple abrogation des dispositions prises à partir de 2007 ne serait pas à la hauteur des changements internes que ces politiques ont induits dans l’Université. On ne saurait de toute façon se satisfaire d’une perspective de restauration de l’ancienne Université. C’est en ce sens que nous parlons de ré-institution ou de refondation.

    Émanciper qui, de quoi, pour quoi faire

    Il est impératif de prendre comme point de départ la question des finalités sociales et politiques de l’Université. Si la référence à la notion d’émancipation est indispensable à nos yeux, elle ne suffit pas non plus à définir un nouvel horizon. La capacité du discours réformateur néolibéral à assimiler et finalement dissoudre le projet émancipateur n’est plus à prouver, y compris en matière scolaire : le recours à la notion de compétence, du primaire à l’université, renvoie ainsi, cyniquement, à une idée généreuse de pédagogies alternatives visant à libérer l’institution scolaire de ce qui était perçu comme un carcan autoritaire transformant les élèves en singes savants. Cet idéal scolaire émancipateur systématiquement dévoyé a pris des formes multiples et parfois contradictoires, et ce n’est pas ici le lieu de les analyser. Au moins depuis Boltanski & Chiapello [7], on sait qu’il ne faut pas sous-estimer la capacité du management à digérer la “critique artiste du capitalisme”, pour mettre en place un nouveau modèle de néolibéralisme autoritaire. L’auto-entrepreneur·euse de soi-même assujetti·e aux normes de valorisation par le marché est pour nous un épouvantail, mais il s’agit d’une figure d’émancipation pour certains courants réformateurs.

    L’émancipation n’est jamais une anomie : c’est un déplacement collectif et consenti de la nature des normes et de leur lieu d’exercice. Poser la question de la finalité émancipatrice de l’#enseignement_supérieur, c’est demander qui doit être émancipé de quoi et pour quoi faire. Ce “pour quoi faire”, en retour, nous renvoie au problème du comment, dans la mesure où devant un tel objectif, c’est sans doute la détermination du chemin qui constitue en soi le seul but atteignable.

    L’#autonomie_étudiante

    À première vue, la réponse à la question « qui » est tautologique : il s’agit d’émanciper les étudiant·es — mais comme on va le voir, si l’on pose l’existence d’un cycle auto-amplificateur entre étudiant·es et enseignant·es, cela pose aussi la question de l’émancipation de l’ensemble des universitaires. Il importe de souligner que les étudiant·es ne sont pas forcément « la jeunesse », ni la jeunesse titulaire du baccalauréat. Quant à savoir de quoi il s’agit de les émanciper, la réponse est d’abord : du déterminisme par le milieu social, culturel et géographique d’origine [8]. Cela représente à la fois un enjeu démocratique et un enjeu social majeur.

    L’Université doit être librement et gratuitement accessible à toute personne détenant le baccalauréat à tout âge de la vie ; tout établissement universitaire doit proposer une voie d’accès, le cas échéant via une propédeutique, aux personnes ne détenant pas le baccalauréat mais désirant entamer des #études_supérieures ; l’#accès gratuit à l’Université et à son ouverture intellectuelle et culturelle ne doit pas être conditionné à l’inscription à un cursus diplômant.

    Ce programme impose la mise en œuvre parallèle d’une politique d’#autonomie_matérielle des étudiant·es. Nous souscrivons à l’essentiel des propositions formulées par le groupe Acides [9] en faveur d’un “#enseignement_supérieur_par_répartition”, c’est-à-dire d’un système socialisé d’#accès_aux_études, pour qu’elles soient menées dans les meilleures conditions de réussite. Nous proposons que l’#allocation_d’autonomie_étudiante soit versée de droit pour trois ans, prolongeables d’un an sur simple demande, à toute personne inscrite dans une formation diplômante de premier cycle, avec possibilité de la solliciter pour suivre une formation universitaire non-diplômante, mais aussi une formation de deuxième ou de troisième cycle. Pour ces deux derniers cycles, toutefois, ce système nous semble devoir coexister avec un dispositif de pré-recrutement sous statut d’élève-fonctionnaire dans les métiers d’intérêt général que la collectivité a vocation à prendre en charge : médecine et soins infirmiers, enseignement primaire et secondaire, recherche scientifique, aménagement du territoire et transition écologique…

    Pour une #géographie de l’#émancipation_universitaire

    Ces premiers éléments nécessitent de se pencher sur ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler “le #paysage_universitaire”. Il faut ici distinguer deux niveaux : un niveau proprement géographique, et un niveau sociologique qui conduit immanquablement à poser la question des différents cursus post-bac hors universités, et notamment des grandes écoles.

    Au plan géographique, il est nécessaire de s’extraire de la dichotomie mortifère entre des établissements-monstres tournés vers la compétition internationale et installés dans des métropoles congestionnées, et des universités dites “de proximité” : celles-ci, à leur corps défendant, n’ont pas d’autre fonction aux yeux des réformateurs que d’occuper une jeunesse assignée à résidence géographiquement, socialement et culturellement [10]. Le #maillage_territorial actuel est dense, du fait de l’héritage de la dernière vague de création d’#universités_de_proximité. Pour autant, il s’organise selon une structure pyramidale : l’héritage évoqué est en effet corrigé par une concentration des investissements au profit de quelques établissements hypertrophiés. A contrario, nous préconisons une organisation en réseau, dont les cellules de base seraient des établissements de taille moyenne, c’est-à-dire ne dépassant pas les 20.000 étudiants. Nous avons besoin d’universités à taille humaine, structurées en petites entités autonomes confédérées. Ces établissements doivent offrir aux étudiants des perspectives d’émancipation vis-à-vis du milieu d’origine et de la sclérose intellectuelle qui frappe le pays ; ils doivent permettre une recherche autonome, collégiale et favorisant le temps long.

    Pour cela, nous proposons un plan en deux temps. D’une part, un surcroît d’investissement doit être consenti vers des pôles de villes moyennes pour en faire, non des “universités de proximité” centrées sur le premier cycle, mais des établissements complets proposant également une activité scientifique de pointe et exerçant une attraction nationale, afin de décentrer le système universitaire actuellement structuré par l’opposition entre métropoles et hinterland. D’autre part, nous préconisons d’installer trois à cinq nouvelles universités dans des villes moyennes ou des petites villes, à bonne distance des métropoles, en prenant appui sur le patrimoine bâti abandonné par l’État et sur les biens sous-utilisés voire inoccupés appartenant aux collectivités. Certaines #villes_moyennes voire petites disposent en effet d’anciens tribunaux, de garnisons ou même des bâtiments ecclésiastiques qui tombent en déshérence. Notons qu’il ne s’agit pas seulement de les transformer en laboratoires et en amphithéâtres : au bas mot, notre pays a aussi besoin d’une centaine de milliers de places supplémentaires de cités universitaires à très brève échéance.

    L’#utilité_sociale de l’enseignement supérieur ne se réduit pas à “former la jeunesse” : cette nouvelle géographie ne saurait être pensée sur le mode du phalanstère coupé du monde. Au contraire, les #universités_expérimentales doivent être fondues dans la ville et dans la société. La refondation de l’Université s’accompagne donc d’un projet urbanistique. L’#architecture de l’université doit être pensée en sorte que les #campus soient des #quartiers de la ville, avec les services publics et privés nécessaires à une intégration vivante de ces quartiers dans le #territoire. Les lieux de vie universitaires doivent inclure des écoles maternelles, primaires et secondaires, des commerces, des librairies, des théâtres, des zones artisanales et des quartiers d’habitation pour celles et ceux qui feront vivre ces lieux. Les bibliothèques universitaires et les bibliothèques municipales des villes universitaires doivent être rapprochées, voire fusionnées.

    La question des #Grandes_Écoles

    Les politiques de différenciation entre établissements de recherche et de proximité croisent la problématique des grandes écoles, mais ne se confond pas avec elle : en atteste l’échec du projet de fusion de Polytechnique avec l’université d’Orsay-Saclay, ou la survivance d’une myriade d’écoles d’ingénieur·es et de commerce proposant des formations indigentes avec un taux d’employabilité équivalent à celui d’une licence d’une petite université de proximité. La refondation esquissée ici sera compromise tant que la question de la dualité Université / Grandes Écoles n’aura pas été réglée. On ne fera pas l’économie d’une instauration effective du monopole de l’Université sur la collation des grades. Cela implique une montée en puissance des #capacités_d’accueil, c’est-à-dire du nombre d’établissements, des moyens récurrents et des postes d’universitaires titulaires dans tous les corps de métier, de façon à pouvoir atteindre une jauge de 600.000 étudiant·es par promotion de premier cycle, 200.000 étudiant·es par promotion de deuxième cycle, 20.000 étudiant·es (rémunéré·es !) par promotion de troisième cycle, soit un total d’environ 2,4 millions d’étudiant·es. Précisons qu’il y avait en 2019-2020 1,6 millions d’étudiants à l’Université, 600.000 dans d’autres établissements publics, majoritairement des lycées (CPGE, BTS), et 560.000 dans le secteur privé. Le chiffre de 2.4 millions d’étudiants à l’Université correspond donc à une estimation basse des effectifs une fois le monopole universitaire sur la collation des grades rétabli.

    Dans le détail, l’application de ce programme signifie que les formations d’ingénieurs pourront et devront être assurées à l’Université, avec un pré-recrutement dans certains domaines, l’écologie notamment ; les sections de technicien supérieur (STS) seront soit rattachées aux instituts universitaires de technologie (IUT) existants, soit constituées en IUT. Pour ce qui est des écoles de commerce, on pourra se contenter de supprimer la reconnaissance de leurs diplômes dans les conventions collectives et les concours de la Fonction publique. L’Institut d’Études Politiques de Paris doit devenir une université de droit commun. Les IEP de Province et les antennes régionales de l’IEP Paris ont vocation à intégrer l’université la plus proche sous la forme d’une UFR de sciences politiques, tandis que la Fondation Nationale des Sciences Politiques doit être dissoute, et son patrimoine transféré, par exemple à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme [11].

    La question des #Écoles_Normales_Supérieures (#ENS), initialement pensées pour pré-recruter des enseignants et des chercheurs au service de l’Université, peut être résorbée par l’extension de ce pré-recrutement à travers le pays, le décentrage vis-à-vis de Paris et Lyon, la construction de cités étudiantes dotées de bibliothèques et la mise en place de formations expérimentales par la recherche interdisciplinaire. Les ENS seraient ainsi rendues caduques du fait de l’extension à l’Université du mode de fonctionnement qui était censé être le leur.

    Une fois privées de leur débouché de principe, on peut se demander quelle utilité resterait aux #classes_préparatoires : beaucoup fermeraient, mais certaines pourraient être maintenues pour aider au maillage territorial à un niveau de propédeutique, si l’on souhaite rétablir une sorte de trivium occupant les trois ou quatre premiers semestres, fonction que le DEUG assurait jadis. En tout état de cause, la licence elle-même ne pourra être obtenue qu’à l’Université.

    Que faire des #cursus ?

    Cela nous amène au problème de l’organisation des enseignements et des cursus, lequel nous impose de faire retour à la question initiale : émanciper qui, de quoi, comment et pour quoi faire ? Pour nous, l’existence de l’Université comme institution d’enseignement distincte du lycée se justifie par un lien spécifique entre la formation universitaire et la #recherche_scientifique. L’enseignement secondaire a pour fonction de transmettre des savoirs déjà stabilisés, ce qui n’est pas exclusif d’un aperçu de l’histoire complexe de cette consolidation, ni même des contradictions subsistant dans les corpus enseignés. La formation universitaire a ceci de spécifique qu’elle ne dissocie jamais totalement la production, la transmission et la critique des #savoirs. Par conséquent, seul le niveau propédeutique, encore essentiellement consacré à l’acquisition de bases communément admises d’une discipline, peut à la rigueur être dispensé hors Université, dans la mesure où il ne donne pas lieu à la collation d’un grade.

    Inversement, la licence (ou le titre qui pourrait lui succéder) impose un saut qualitatif avec une première confrontation aux réalités de la recherche scientifique, entendue comme pratique collégiale de la dispute argumentée, sur une problématique construite par la communauté au vu d’un état de la recherche. Aucune licence ne devrait pouvoir être accordée sans une première expérience en la matière, ne serait-ce qu’en position d’observation. Cette première expérience doit prendre des formes différentes selon les disciplines : stage d’observation en laboratoire, brève étude de terrain, traduction commentée… assortis de la rédaction d’un état de l’art. De ce fait, un #cursus_universitaire doit reposer sur un enseignement dispensé par des scientifiques ayant une activité de recherche. On peut penser qu’en-deçà de deux tiers du volume horaire d’enseignement assuré directement par des scientifiques titulaires, le caractère universitaire d’un cursus est remis en jeu. Reconnaître ce seuil aurait également le mérite de limiter réglementairement le recours aux #vacataires et contractuel·les, qui s’est généralisé, tout en laissant une marge suffisamment importante pour offrir aux doctorant·es qui le souhaitent une première expérience de l’enseignement, et en ménageant une place à des intervenant·es extérieur·es qualifié·es dont le point de vue peut être utile à la formation.

    S’agissant des formes d’#enseignement, nous ne croyons pas qu’il soit possible de s’abstraire dès le premier cycle d’une présentation argumentée et contradictoire de l’#état_de_l’art sur les grandes questions d’une discipline. Le #cours_magistral garde donc une pertinence, non comme instrument de passation d’un savoir déjà établi, mais comme outil de liaison entre transmission et critique des savoirs existants. La dimension expérimentale et créative de la formation doit toutefois monter en puissance au fur et à mesure que cette phase propédeutique initiale approche de son terme. De même, la forme du #séminaire_de_recherche doit avoir sa place dans le ou les derniers semestres de licence, et ce quel que soit le cursus.

    Nous ne nous inscrivons pas dans la distinction binaire entre cursus professionnalisants et non-professionnalisants. Cette question de la qualification nous paraît relever d’une pluralité de pratiques qui doit être réglée à l’échelle des disciplines et des mentions. Pour tenir les deux bouts, l’Université doit proposer un éventail de formations présentant des degrés divers d’imbrication avec la recherche finalisée et non-finalisée, des formes plurielles d’application, et des objectifs professionnels différents. Elle doit être conçue comme une grande maison rassemblant la diversité des formations supérieures ; à cet égard, elle ne doit pas reproduire l’opposition des trois baccalauréats (général, technologique et professionnel), ni leur hiérarchie.

    #Disciplines et #indiscipline

    La progression chronologique des cursus et leur cohérence académique ont une importance particulière. Nous persistons à penser que la connaissance scientifique a une dimension historique et cumulative, qui inclut aussi une part de contradictions. C’est ce qui fait l’importance de l’initiation à la notion d’état de la recherche. De ce fait, la temporalité des cursus doit être pensée en conformité avec une progression intellectuelle, pédagogique et scientifique, et non réduite à une combinaison de modules qu’il faudrait faire entrer au chausse-pied dans des maquettes obéissant à des contraintes essentiellement administratives. De là découlent plusieurs conséquences, qui s’appliquent aussi aux cursus interdisciplinaires et expérimentaux que nous appelons de nos vœux. Tout d’abord, les contraintes bureaucratiques ne doivent pas conduire à malmener la #temporalité_pédagogique des étudiant·es. Cela signifie en particulier que l’allocation d’autonomie étudiante en licence devra pouvoir être portée à quatre ans sur simple demande.

    Sur le plan de l’organisation de l’offre de cours, l’insistance sur la #progression_pédagogique et intellectuelle implique de définir quels enseignements fondamentaux doivent impérativement être validés pour permettre le succès dans les étapes ultérieures de la formation. Cela pose la question de la “compensation” des sous-disciplines entre elles : dans sa forme la plus radicale, ce dispositif permet notamment de passer à l’année supérieure si l’on obtient une moyenne générale supérieure à 10/20, sans considération des enseignements non-validés. Il ne nous semble pas pertinent d’abolir toute forme de compensation, car ce dispositif procède assez logiquement de l’idée qu’un cursus n’est pas une juxtaposition de certificats, mais représente l’agencement cohérent d’enseignements obéissant à une structure systématique. En revanche, nous pensons que pour chaque cursus, un bloc disciplinaire doit être dégagé, à l’échelle duquel un niveau minimal doit être atteint par l’étudiant·e pour être en situation de bénéficier des enseignements ultérieurs. Pour augmenter les chances de succès des étudiant·es après une première tentative infructueuse, les enseignements fondamentaux du premier cycle doivent être répétés à chaque semestre.

    On touche ici à un équilibre délicat : en effet, l’exigence d’une progression pédagogique cohérente, qui requiert un cadrage disciplinaire national, ne doit pas être mise au service d’une conception privilégiant la pure transmission au détriment de la production, de la critique et de la reconfiguration des savoirs et in fine des disciplines elles-mêmes. La discipline représente un stade socialement stabilisé de la pratique scientifique, mais elle émerge à partir d’un réseau social (au sens littéral du terme) de scientifiques, qui développent un jargon, des modèles de pensée, des revues, des conférences, dans une dialectique de l’évolution et de la conservation. Les maquettes de cursus et les instances d’élaboration du cadrage national doivent donc impérativement maintenir le caractère évolutif des disciplines, ainsi que la possibilité de leur hybridation, de leur scission ou de leur fusion.

    Si le contact avec la production et la critique des savoirs, au niveau licence, peut se réduire à une simple observation, il n’en va pas de même en master. Tout master, y compris ceux qui préparent à l’enseignement secondaire et ceux qui ouvrent le droit au titre d’ingénieur, doit inclure une part significative de séminaires de recherche et/ou de séjours en laboratoires et de terrains d’analyse. Considérant la définition que nous donnons de la recherche scientifique comme pratique argumentative contradictoire empiriquement étayée, reposant sur un état de l’art et faisant appel à un appareil probatoire objectivable, il nous semble que la mobilité des étudiants d’un établissement ou d’un laboratoire vers un autre doit être encouragée. Cela passerait par la mise en place de dispositifs d’accompagnement financier et logistique pour favoriser une pratique démocratique de la peregrinatio étudiante. En particulier, elle peut être systématisée dans les cursus donnant lieu à un pré-recrutement sous statut d’élève-fonctionnaire.

    Échapper à la Tour d’Ivoire

    La finalité sociale d’une refondation de l’enseignement supérieur ne doit pas se réduire à la formation initiale des corps mettant en œuvre l’accès aux droits fondamentaux (soin, santé environnementale, génie civil, justice, éducation…). Plus généralement, le rôle de l’Université excède la question de l’émancipation “des étudiant·es” au sens d’un groupe social à la recherche d’une formation précise ou d’une qualification. À la crise environnementale qui frappe la terre entière selon des modalités différentes s’ajoute en France une crise sociale et démocratique profonde. L’objectif de refondation de l’Université est une étape de la réponse politique à cette triple crise.

    Nous devons satisfaire trois exigences : la première est l’autonomie intellectuelle et matérielle maximale de la jeunesse ; la deuxième nécessité est la réévaluation de l’utilité sociale des savoirs et des qualifications, contre les hiérarchies actuelles : il s’agit d’aller vers une organisation où un·e bachelier·e professionnel·le maîtrisant les bonnes techniques agro-écologiques ne se verra plus placé.e socialement et scolairement en-dessous d’un·e trader·euse polytechnicien·ne, ni un·e professeur·e des écoles en-dessous d’un·e publicitaire. Le troisième objectif, par lequel nous souhaitons terminer cette contribution, est l’octroi d’une formation scientifique, technique et artistique de qualité pour le plus grand nombre, condition nécessaire à un traitement démocratique et contradictoire des grands problèmes scientifiques, techniques et écologiques du moment.

    Ce dernier point impose un double mouvement. L’imbrication de l’Université dans la ville doit également concerner les formations elles-mêmes. L’Université doit être sa propre “#université_populaire”, dispensant des enseignements ouverts à toutes et tous. Cela peut se faire pour partie sous la forme d’une #formation_continue gratuite ; l’argent actuellement versé au titre de la formation continue serait alors converti en cotisations patronales à l’enseignement supérieur “par répartition”. Mais au-delà des formations continues, l’Université doit continuer de proposer des formations scientifiques non diplômantes et des cours libres à destination des publics intéressés, et étoffer cette offre lorsqu’elle existe.

    Réinstituer une #communauté_universitaire

    Ce plan suppose une émancipation des universitaires, en particulier des corps enseignants, qui soit l’œuvre des universitaires eux-mêmes. Or après vingt années de fabrication managériale du consentement, le refus ou la difficulté de penser la science et ses modalités de production, de réception et de critique prévalent dans l’esprit d’un grand nombre d’enseignant·es-chercheur·euses. Répondre en détail à ce défi imposerait un retour sur les #politiques_de_recherche qu’il s’agit de reconstruire, et sur l’organisation collective de l’#autonomie_du_monde_savant, avec ses conditions budgétaires et statutaires notamment. Cette affirmation ne relève pas du mot d’ordre catégoriel mais de la nécessité intellectuelle : une recherche scientifique de qualité, participant du libre exercice de la #disputatio ou discussion argumentée et orientée vers la recherche de la vérité, demande des garanties matérielles contre toute tentative d’intimidation ou toute dépendance vis-à-vis de donneur·euses d’ordres, de financeur·euses extérieur·es ou tout·e collègue plus puissant·e et susceptible de prendre ombrage d’un travail. La #liberté_académique a ses conditions de réalisation, et la première est d’offrir aux universitaires un statut pérennisant leur indépendance [12].

    La #précarisation objective et subjective des emplois universitaires et scientifiques change la nature de leur métier, et par ricochet, l’essence même de la recherche, et des formations dispensées à l’Université. En droit, cette protection statutaire s’étend à tous les corps de métier vitaux à l’exercice des missions universitaires. Pour nous, les personnes concernées ne sont pas des “personnels des universités” : elles sont l’Université en tant que communauté de pratiques et de buts. Aujourd’hui, une sphère bureaucratico-managériale s’est constituée par accrétion d’une partie de ces corps de métier (au premier rang desquels certain·es enseignant·es-chercheur·euses). Cette sphère se trouve de fait dans une situation de sécession vis-à-vis du reste de l’Université. Ses prébendes reposent sur la dépossession pratique des agent·es qui constituent la sphère académique. Pour le dire autrement : la sphère gestionnaire des universités se construit sur la négation de l’idée d’Université, et la reconstruction de celle-ci passera nécessairement par le démantèlement de celle-là.

    Le réarmement rationaliste critique a des implications pour l’organisation même de l’Université, qui doit être intégralement revue dans le sens d’une gestion collégiale à échelle humaine, avec rotation des responsabilités, réduction maximale de la division du travail, reconnaissance de la valeur de tous les métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche, protection contre les différentes formes de harcèlement et d’intimidation, qu’elles émanent de l’intérieur ou de l’extérieur de l’institution. Cette auto-administration au plus près du terrain doit être redoublée par des garanties nationales en termes de péréquation territoriale et disciplinaire et par la présence d’instances démocratiques de coordination en réseau, selon le principe d’équilibre territorial énoncé plus haut. Les prérogatives accaparées par les bureaucraties depuis vingt ans doivent être reprises démocratiquement, à la fois au sommet (au niveau du pilotage national), et au niveau de l’organisation du fonctionnement des établissements.

    Il y a quelques années, un dirigeant d’université parisienne déplorait que son établissement, alors occupé par des étudiants, soit devenu un “capharnaüm” avec “de la violence, de la drogue, du sexe même” — il y aurait beaucoup à dire sur la hiérarchie des maux que construit cette formule. Signalons simplement que l’Université promue par ces dirigeants est une maison qui rend fou, pleine de violence, de CAME et de souffrance. L’avenir démocratique du pays dépend en partie de notre capacité à leur opposer une vision de l’Université comme tiers-lieu plein de controverses argumentées, d’invention intellectuelle et de #plaisir.

    [1] L’objet de cette contribution n’est pas de récapituler la littérature abondante consacrée à la critique de l’existant ou à la documentation des réformes. Pour une synthèse informée, on se reportera notamment à l’ouvrage de Chr. Granger La destruction de l’Université française (La Fabrique, 2015). On lira également avec intérêt, pour ce qui est des questions de formation, L’Université n’est pas en crise de R. Bodin et S. Orange (Le Croquant, 2013) et La Société du concours d’A. Allouch (Le Seuil, 2017). Le séminaire « Politique des Sciences » et la revue Contretemps Web proposent également des suivis analytiques intéressants de la mécanique réformatrice sur la moyenne durée. Pour une critique des premières étapes du programme réformateur, on lira notamment les travaux de Chr. Charle et Ch. Soulié, comme Les ravages de la « modernisation » universitaire en Europe (Paris : Syllepse, 2007) et La dérégulation universitaire : La construction étatisée des « marchés » des études supérieures dans le monde (Paris : Syllepse, 2015).

    [2] Chr. Musselin, Le Marché des universitaires. France, Allemagne,États-Unis, Paris, Presses de Sciences Po, 2005 ; Chr. Musselin, La grande course des universités,Paris, Presse de Sciences Po, 2017.

    [3] Ph. Aghion, É. Cohen (avec É. Dubois et J. Vandenbussche). Éducation et croissance. Rapport du Conseil d’Analyse Économique, 2004. https://www.cae-eco.fr/Education-et-croissance.html

    [4] Il faudrait également analyser sur la durée la production de think tanks et de revues proches des milieux réformateurs. Citons par exemple plusieurs rapports de l’Institut Montaigne : J.-M. Schlenker, Université : pour une nouvelle ambition, avril 2015 ; G. Babinet & E. Husson (dir.), Enseignement supérieur et numérique : connectez-vous !, juin 2017 ; R. McInness (dir.), Enseignement supérieur et recherche : il est temps d’agir !, avril 2021. On pourra également prendre connaissance avec intérêt du dossier « Universités : vers quelle autonomie ? » paru dans Esprit en décembre 2007, sous la codirection d’Yves Lichtenberger, Emmanuel Macron et Marc-Olivier Padis.

    [5] On pourrait contester l’interprétation que Philippe Aghion, notamment, donne de Schumpeter, en objectant que les théories de celui-ci sont pensées pour l’innovation industrielle et prennent pour point de départ le profit lié au cycle de la marchandise. L’application de tels modèles à un capitalisme de crédit faisant une place importante à la dette étudiante représente une rupture par rapport au cadre initial de Schumpeter, rupture dont les tenants et aboutissants en terme d’économie politique gagneraient à être explicités par les économistes défendant de ce nouveau modèle.

    [6] O. Bouba-Olga et M. Grossetti, “La mythologie CAME (Compétitivité, Attractivité, Métropolisation, Excellence) : comment s’en désintoxiquer ?”, 2018. hal-01724699v2

    [7] L. Boltanski et E. Chiapello, Le Nouvel Esprit du Capitalisme, Paris, Gallimard, 1999.

    [8] La réflexion politique de RogueESR étant articulée autour des notions d’autonomie et de liberté, nous employons de préférence le terme d’ »émancipation », à la fois pour sa dimension simultanément collective et individuelle, pour sa capacité à désigner l’autoritarisme réformateur comme adversaire central, et pour sa faculté à souligner qu’il ne s’agit pas d’offrir l’éducation à celles et ceux qui en sont privés, mais aussi de libérer celle-ci. Mais au moins pour ce qui est de son premier volet, ce programme d’émancipation rejoint la problématique de la « démocratisation » posée par le Groupe de Recherches pour la Démocratisation Scolaire.

    [9] D. Flacher, H. Harari-Kermadec, L. Moulin. “Régime par répartition dans l’enseignement supérieur : fondements théoriques et estimations empiriques », Économie et Institutions, 2018. DOI : 10.4000/ei.6233

    [10] Le projet de “collège de premier cycle” de l’université Paris-Saclay a montré que le même établissement peut parfois jouer tour à tour les deux rôles via des dispositifs de différenciation interne.

    [11] Assurément, ces changements, qui n’affecteront qu’une minorité d’étudiant·es, se heurteront à une résistance considérable compte tenu du rôle que les corps concernés jouent dans l’appareil d’Etat. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous récusons l’idée qu’une refondation de l’enseignement supérieur pourrait se faire sur la seule base de revendications catégorielles ou à plus forte raison strictement budgétaires : le concept d’Université, pour être réalisé, demande une articulation à un programme de ré-institution plus large de la société.

    [12] Cela implique un plan de rattrapage pour l’emploi titulaire, à destination des universitaires précaires qui assurent aujourd’hui des tâches fondamentales dans tous les corps de métiers. Dans la mesure où le chiffre de 15.000 postes parfois avancé est manifestement insuffisant puisqu’inférieur à ce que nécessiterait le simple maintien des taux d’encadrement tels qu’ils étaient en 2010, nous ne nous avancerons pas sur un chiffrage : celui-ci devra être réalisé a posteriori, sur la base d’un audit des besoins qui en définisse le plancher – et non le plafond. Pour un chiffrage des besoins, voir https://tinyurl.com/2jmfd5k9. Le collectif Université Ouverte a également publié des éléments de chiffrage : https://tinyurl.com/4uptvran

    https://mouvements.info/liberte-exigence-emancipation-reinstituer-luniversite

  • Comment un clic peut-il polluer autant ?
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/12326607-podcast-comment-un-clic-peutil-polluer-autant.html

    Saviez-vous qu’envoyer un mail avec une pièce jointe d’un mega revient à allumer une ampoule de 60W pendant 25mn ? Dans le Point J, Solange Ghernaouti, professeure à l’Université de Lausanne, détaille l’impact environnemental de nos activités numériques.

    « Il y a d’abord les coûts de fabrication des équipements ; l’extraction des terres rares et des matériaux, la production et le transport des marchandises. Et puis la consommation en énergie des appareils et des serveurs », note la spécialiste des questions numériques.

    Des coûts dont les consommatrices et consommateurs n’ont pas forcément conscience. « On n’a pas encore compris le lien entre l’usage, la praticité et le plaisir que l’on peut avoir en utilisant nos outils numériques et les impacts sur l’environnement », déplore Sonia Ghernaouti.

    Comment limiter cet impact ?
    Des pratiques plus locales sont-elles envisageables dans le monde très globalisé du numérique ?

    https://rts-aod-dd.akamaized.net/ww/12333491/6e7f696d-de63-3f60-897c-e598a0fe59ba.mp3

    #pollution #équipement #environnement #climat #pollutions_ #eau #écologie #multinationales #décrypter #smartphone #PC #MAC #communication #internet #facebook #mail #wifi #opérateurs #télécommunications

  • Ça ne va pas régler grand chose, certes, mais ça fait bien plaisir de voir ce petit fumier se faire moucher.

    Procès Bygmalion : le parquet démolit la « farce » de Nicolas Sarkozy - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170621/proces-bygmalion-le-parquet-demolit-la-farce-de-nicolas-sarkozy

    Une peine d’un an de prison dont six mois avec sursis a été réclamée ce jeudi 17 juin contre l’ancien président-candidat pour le truquage de ses comptes de campagne 2012. « Le paradoxe de cette affaire, c’est que les moins malhonnêtes sont les hommes d’affaires », a cinglé un des magistrats.

    Après cinq semaines de débats, les représentants du parquet prononcent leur réquisitoire à deux voix dans l’affaire des comptes de campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, ce jeudi 17 juin, au tribunal correctionnel de Paris. « Dans cette campagne, l’important, ce n’était pas de respecter le plafond de dépenses, c’était de gagner les élections. L’argent ne compte pas, c’est l’UMP qui paye », attaque la procureure Vanessa Perrée.

    Malgré la loi faite pour faire respecter l’égalité des candidats, « aucun plafond de dépenses n’est fixé, on ajoute des meetings, on fait appel à une deuxième agence de communication, sans feuille de route ni cahier des charges. Le directeur de campagne est inexpérimenté, il y a une dispersion des responsabilités, aucun circuit clair pour les devis, des engagements de dépenses erratiques... », énumère la magistrate.

    « C’est Nicolas Sarkozy qui a souhaité accélérer le rythme de la campagne », poursuit Vanessa Perrée. On passe de 15 meetings à 44, avec une augmentation des demandes de prestations. « Des demandes incroyables, il fallait que ça pète, a déclaré Franck Attal » (un ancien de Bygmalion).

    Loges, jets privés, trains spéciaux, buffets, images et signal haute définition, écrans géants, nombre de techniciens doublé, rien n’était trop beau pour le président candidat, expose la procureure. « Il en fallait toujours plus, a déclaré Sébastien Borivent » (lui aussi ancien de Bygmalion).

    Pour la procureure, la fraude a démarré fin février 2012. On fait alors prendre en charge les dépenses de campagne par l’UMP au lieu de l’association de financement du candidat, et on émet ensuite de fausses factures pour dissimuler une partie importante de ces dépenses pharaoniques, résume-t-elle. « Une seconde fraude est ensuite mise en place, avec l’effacement de 3,5 millions d’euros de prestations du compte de campagne », rappelle également la magistrate. Les alertes des experts-comptables ont été ignorées.

    « Ceux qui sont ici ne sont pas de simples exécutants », avertit Vanessa Perrée en regardant les prévenus (Nicolas Sarkozy et Bastien Millot sont absents). Elle fustige tous ceux, en dehors de Jérôme Lavrilleux, Guy Alvès, Franck Attal et Sébastien Borivent, qui ont assuré n’avoir aucune responsabilité dans la fraude et avoir servi de fusibles. « C’est l’ignorance généralisée. Le déni. Une signature n’a aucune valeur. Personne n’est en charge des finances », moque-t-elle.

    « Le meeting de Villepinte à 6 millions d’euros ? Ils signaient d’un œil distrait, disent-ils. Mais leurs fonctions et leur formation rendent impossible leur défense », tranche la procureure. Du côté de l’UMP et de l’équipe de campagne, les mines des prévenus s’allongent. Quant aux dénégations de Nicolas Sarkozy, la magistrate les qualifie ironiquement de « farce », le terme qu’avait utilisé l’ancien chef de l’État, mardi, à la barre du tribunal, pour nier l’existence d’une fraude lors de sa campagne 2012.

    Que les dirigeants de Bygmalion se soient enrichis a posteriori en se versant des dividendes n’est que marginal, n’est pas délictueux, et n’explique pas l’explosion des coûts de la campagne, poursuit Vanessa Perrée. « La fraude ne peut se faire qu’en interaction avec l’UMP et l’équipe de campagne. » Par ailleurs, explique-t-elle, les marges pratiquées par Bygmalion étaient dans la moyenne et toutes les factures des sous-traitants ont été vérifiées. Il n’y avait pas de détournements ni de trésor caché à Bygmalion, contrairement aux déclarations pleines de sous-entendus de Nicolas Sarkozy.

    Nicolas Baïetto se lève à son tour. Le procureur détaille « l’œuvre collective » du truquage du compte de campagne. Côté UMP, équipe de campagne et experts-comptables, le procès a été un « cortège de dénégations infinies ». Les anciens de Bygmalion, eux (à l’exception de Bastien Millot), ont assumé leurs responsabilités. « Le paradoxe de cette affaire, c’est que les moins malhonnêtes sont les hommes d’affaires », cingle le magistrat.

    La décision de frauder venait en premier lieu de l’équipe de campagne et de l’UMP. « Les dirigeants de Bygmalion ont accepté en commun de prendre part à ce système, avec des risques et avec des profits », explique Nicolas Baïetto.

    Vanessa Perrée reprend la parole. Elle éreinte les « dénégations absurdes » des anciens cadres dirigeants de l’UMP, Éric Cesari, Fabienne Liadzé et Pierre Chassat, qui ont élaboré en commun, selon elle, le système de fausses factures. Quant à Jérôme Lavrilleux, qui « reconnaît avoir eu un rôle dans ce système de fraude », il ne dit pas tout. Il a notamment assuré avoir caché la fraude à Jean-François Copé, alors patron de l’UMP. « Ses déclarations visent peut-être à protéger ceux qu’il sert ou qu’il affectionne », lance la procureure.

    Les experts-comptables Pierre Godet et Marc Leblanc, qui disent n’avoir rien vu, tout comme le directeur de campagne, Guillaume Lambert, ainsi que Philippe Briand et Philippe Blanchetier, alors mandataire financier et trésorier de l’association de financement, en prennent également pour leur grade.

    Quant à Nicolas Sarkozy, « lui ne regrette visiblement rien, il n’est venu qu’à une audience alors que toutes le concernaient », lance Vanessa Perrée. Elle fustige sa « désinvolture vis-à-vis de ses coauteurs, vis-à-vis du tribunal, et comme pour la gestion de ses comptes de campagne ».

    Pour la procureure, l’infraction de financement illégal de campagne est caractérisée. « Il y a eu dépassement, Nicolas Sarkozy en a eu connaissance. Il est le signataire et le seul responsable de son compte de campagne. Il était informé des notes d’alerte et il a donné des instructions contraires. C’est sa volonté, de dépasser le plafond autorisé. Sa responsabilité pénale est engagée, résume la magistrate. C’est son choix, d’augmenter les meetings. C’est lui qui décide de leur nombre et de leur format. »

    Vanessa Perrée rappelle que Nicolas Sarkozy « briguait un second mandat, signait des décrets et des traités » en tant que chef de l’État et que, dès lors, il ne pouvait pas signer son compte de campagne « les yeux fermés », comme il l’a déclaré. Dire qu’il ne s’occupait ni du budget ni des finances de la campagne, et qu’il avait beaucoup délégué, cela ne suffit pas à l’exonérer de toute responsabilité aux yeux du parquet.

    « Que Nicolas Sarkozy ne se présente pas comme un prince ennemi de la fraude, mais qu’il assume ce que ses équipes ont fait pour lui, lance la magistrate. Il ne peut pas se défausser sur d’autres de sa responsabilité. Cela ne correspond pas aux devoirs de la charge qu’il briguait. » « En dopant sa campagne, il n’a pas respecté le principe d’égalité des candidats. »

    Au terme d’un peu plus de quatre heures de réquisitoire, des peines sont réclamées contre les 14 prévenus, tous coupables aux yeux du parquet.

    Les anciens de Bygmalion d’abord. 18 mois de prison avec sursis, une amende de 100 000 euros et une interdiction de gérer pendant trois ans sont demandés contre Franck Attal, Sébastien Borivent et Guy Alvès. Quant à Bastien Millot, déjà condamné par ailleurs et qui nie en bloc, le parquet requiert une peine de deux ans de prison, dont un avec sursis, et 150 000 euros d’amende.

    Les anciens de l’UMP suivent. Deux ans de prison avec sursis sont demandés contre Pierre Chassat, trois avec avec sursis contre Fabienne Liadzé et quatre ans avec sursis contre Éric Cesari. Des amendes et des peines d’interdiction de droit de vote et d’éligibilité sont également demandées contre eux trois. Le parquet demande par ailleurs une peine de trois ans de prison avec sursis et une amende contre Jérôme Lavrilleux.

    Contre les experts-comptables Pierre Godet et Marc Leblanc, et l’avocat Philippe Blanchetier, des peines de prison avec sursis et une interdiction temporaire d’exercer sont demandées.

    Le parquet réclame trois ans de prison avec sursis, une amende et une interdiction de droit de vote et d’éligibilité contre Philippe Briand. Une peine de quatre ans de prison avec sursis et une amende sont par ailleurs réclamées contre le préfet Guillaume Lambert.

    Quant à Nicolas Sarkozy, qui encourt une sanction moindre que celles des autres prévenus, le parquet requiert contre lui un an de prison, dont six mois avec sursis. L’ancien chef de l’État est le seul prévenu, avec Bastien Millot, contre qui de la prison ferme est réclamée. Il n’en a décidément pas fini avec la justice.

    #sarkozy #mailfaiteurs

  • Les ultra-riches au cœur du problème climatique
    https://www.les-crises.fr/les-ultra-riches-au-coeur-du-probleme-climatique

    Source : BBC, Roger Harrabin, 13-04-2021 Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

    Selon un rapport, les gens riches de la planète doivent changer radicalement leur mode de vie pour lutter contre le changement climatique. Selon ce rapport, les 1 % des personnes les plus riches du monde produisent deux fois plus d’émissions de carbone que les 50 % les plus pauvres, selon l’ONU. À eux seuls, les 5 % les plus riches – ceux qu’on appelle « les élites pollueurs » – ont contribué pour 37 % de la croissance des émissions entre 1990 et 2015. Les auteurs veulent dissuader les conducteurs de SUV et les habitués des transports aériens – et persuader les gens aisés de bien isoler leurs maisons.Lire la (...)

    • Mais pourquoi free bloque t’il l’envoi de la lettre d’information du PARDEM, Le Parti de la Démondialisation ?

      Depuis le 25 Avril 2021, les adresse free ne la reçoivent plus. La #mondialisation c’est donc obligatoire !
      Il est vrai que le programme de ce petit parti politique peut difficilement être accusé d’extrémisme de droite.

      On remarquera que l’option permettant de traiter les mails #indésirables a disparu du webmail de free.

      https://www.pardem.org

      I.- Annuler toutes les « réformes » néolibérales prises ces quarantes dernières années.
      II.- Reconquérir la souveraineté de la France dans les domaines politique, militaire et diplomatique, en sortant de l’Union européenne, de l’OTAN, en démondialisant pour bâtir de nouvelles relations internationales fondées sur le co-développement.
      III.- Reconquérir la souveraineté monétaire et financière en sortant de l’euro, en démantelant les marchés financiers en France, en organisant le dépérissement de la Bourse et en faisant défaut sur la dette publique pour pouvoir la restructurer. 
      IV.- Reconquérir la souveraineté économique et industrielle par le retour à la nation des grands groupes industriels, de services et médiatiques, par des mesures protectionnistes dans le cadre rénové de la Charte de La Havane de 1948, pour une mutation écologique, sociale et démocratique des modes de production, de distribution et de consommation.
      V.- Reconquérir la souveraineté fiscale condition nécessaire pour faire basculer le partage de la valeur ajoutée en faveur du travail et construire des politiques d’égalité. 
      VI.- Instaurer le droit opposable à l’emploi effectif permettant l’emploi pour tous, l’État étant l’employeur en dernier ressort.
      VII.- Restaurer, refonder et élargir la Sécurité sociale et tous les services publics pour garantir la justice sociale.
      VIII.- Bien vivre dans une société qui préserve la biodiversité et les ressources fossiles, tout en assurant son autonomie alimentaire par le développement de l’agriculture paysanne, et son autonomie énergétique par une sortie progressive du nucléaire.
      IX.- Refonder l’instruction publique, développer la recherche, promouvoir la langue et la culture françaises.
      X.- Reconstruire l’État républicain pour garantir l’intérêt général et les libertés publiques, la démocratie, la laïcité, et l’indépendance de la justice.

      #free #censure #internet #fait_divers #surveillance #france #médias #mail #messagerie #liberté_d'expression #démocratie #liberté

  • De la #paperasse à la #numérasse

    Chronique d’une ex-signeuse de documents en milieu universitaire, en commentaire de l’intervention de Gilles Babinet sur #PerriScope, la quotidienne @LCI sur l’actualité économique & sociale

    Le #numérique permet de libérer du temps en évitant la paperasse… il y a beaucoup à dire là-dessus. Je vais parler uniquement de ce que je connais très bien, de l’intérieur : l’administration universitaire. En 20 ans de responsabilités diverses qui impliquent des tâches d’administration, j’ai effectivement vu disparaître une grande quantité de « paperasse ». Mais uniquement au sens propre du terme : le #papier. Il y a d’ailleurs encore de la marge avant d’avoir éliminé le papier complètement. Mais la disparition de cette paperasse s’est accompagnée de l’apparition d’une non moins grande quantité de ce qu’on pourrait appeler « numérasse » (ou « #digitalasse » pour ceux qui persistent à dire « digital » au lieu de « numérique »). La numérasse peut prendre des formes diverses. La forme #excel + #mail est la plus virulente, mais la forme « #application dédiée, vous allez voir c’est pratique il y a juste à cliquer » fait également partie du paysage.

    Documents papier, #documents_numériques

    Prenons l’exemple d’une directrice de structure universitaire impliquant d’avoir à signer un certain nombre de documents, la plupart du temps par délégation de signature des tutelles de la dite structure.

    La paperasse, c’est prendre 10 minutes dans la journée pour aller physiquement au secrétariat signer des choses variées préparées soigneusement par des personnels dont c’est le métier, rassemblées dans un parapheur, avec de petites notes en post-it là où il y a quelque chose d’important à regarder avant de signer. On profite du voyage pour dire bonjour, parler du temps qu’il fait ou des projets du prochain week-end, et régler en deux mots des questions importantes pour la structure, qui autrement auraient nécessité un coup de téléphone ou un mail. Ensuite on peut se consacrer au reste de ses activités, enseignement ou recherche, l’esprit libre, sans se soucier d’avoir oublié de valider quelque chose d’important ou urgent, grâce à la confiance qu’on a dans les personnels compétents.

    La numérasse, c’est jongler entre des clics réguliers dans les bonnes applications, des mails asynchrones de demande de validation dans d’autres applications, des cases à cocher dans des fichiers excel reçus par mail et à renvoyer, etc. Il faut une discipline de fer pour ne pas se disperser complètement en essayant de suivre le rythme, tout en ne risquant pas d’oublier un clic important. Les applications dédiées ont des interfaces toutes plus imaginatives les unes que les autres, on s’y connecte avec ses identifiant/mot de passe de l’université X, ou de l’université Y, ou du CNRS, ou avec un compte dédié de l’application. Il peut s’agir d’ordres de mission, de validation des plannings de congés, d’avis sur des demandes de formation, de validation de devis avant commandes, de feuilles de temps des projets européens (une application par tutelle), de contrats de travail, d’avis sur des dépôts de projet ou des cumuls d’activités, de conventions de stages, de certification des commandes, … Parfois, même avec de l’habitude, on doit demander à une personne compétente ce que signifie la chose à valider (coucou l’interface Geslab pour la certification des commandes). Quand on a bien cliqué dans toutes ces applications au doux nom poétique de Hamac, Safia, Tempo, Agate, Sirhus, SAM, Sinchro, Geslab, etc., on peut parcourir ses mails pour ne pas oublier un fichier excel à renvoyer d’urgence en ayant rempli une ligne. Le pompon revient au #fichier_excel utilisé comme #formulaire, avec des cases fusionnées à remplir par un paragraphe de texte un peu long.

    Il est utopique de penser que tout cela puisse faire gagner du temps à la personne qui signe en bout de chaîne. Dans le contexte que je décris ici, cela a simplement servi à embaucher moins de personnels administratifs, en faisant faire une partie de leur travail, beaucoup moins bien, par les chercheurs et enseignants-chercheurs. Alors j’espère vraiment que quelqu’un, quelque part, a effectivement gagné du temps. Parce que moi non.

    Interdire Excel

    Ce qui ferait vraiment gagner du temps à tout le monde, c’est l’interdiction d’excel. Et ce n’est pas une boutade. Cet outil est un accélérateur phénoménal de questionnaire bureaucratique inexploitable car préformaté, et donc rempli, n’importe comment. Toute personne ayant vu de près les fichiers excel HCERES à 6 ou 7 onglets saura de quoi je parle. Le délire de la mise en chiffres couplé à la méconnaissance des fonctionnalités d’excel produit ce qu’on pourrait presque considérer comme des performances artistiques.

    Je veux bien croire que dans d’autres domaines de l’administration (que je ne connais pas de l’intérieur) le numérique soit tout rose et fasse gagner un temps précieux à au moins une personne. Mais il subsiste un doute. La #bureaucratie ne disparaît pas miraculeusement par l’intervention divine du numérique. Tout au contraire, tout se passe comme si la fluidité tant vantée du numérique supprimait tout frein naturel à la croissance incontrôlée de la bureaucratie.

    Et pour finir j’espère ne pas avoir donné à quelqu’un l’idée d’une startup pour développer un outil à base d’IA qui rassemblerait toutes les applications et les mails, pour finalement remplacer le parapheur. Le #parapheur est une très belle invention d’interface humain/humain, tout à fait lowtech, qu’il serait désolant d’abandonner.

    https://academia.hypotheses.org/31293
    #administration #administration_universitaire #université #facs #France

  • Si comme moi vous avez un jour la faiblesse d’installer Teams sur votre Linux, autant savoir ;-)

    Meeting #Teams ce soir. Tentative de connexion à 18h59. #Microsoft décide à cet instant de m’envoyer un « code de sécurité » par #mail. Ce mail tombe dans ma boite perso à 19h19. Ma connexion n’a donc été possible que 20 minutes après ma tentative initiale, après avoir reçu le mail en question.

    Je ne vais pas rentrer dans le détail des #licences et systèmes d’authentification utilisés par Microsoft. Avoir installé cette application sur mon système Linux est une incohérence que j’assume par souci de convivialité avec mes contemporains en cette période de #vidéoconférences... A noter aussi : j’ai dû « me connecter » avec un « #compte_Microsoft » , ce n’est donc pas gratuit vu que d’après les #CGU mes #données_personnelles sont devenues un produit qu’ils peuvent exploiter... Ce n’est donc pas une solution à imposer à nos contemporains, qu’on se le dise.

    • Carrément !
      J’ai des mails qui disparaissent dans des trous intergalactiques de l’internet ! Il suffit que j’inscrive un nom de domaine précis dans le corps du texte, même pas en destinataire ou envoyeur donc. Domaine qui n’est rien de plus qu’une librairie indépendante en ligne, que j’envoie ce mail avec le smtp de free et hop blocage total, impossible de franchir, mon mail est déclaré en spam. Je ne sais pas depuis combien de temps, qui quoi comment, les mails n’arrivent même pas à la boite mail pour y être reconsidérés, ils sont éliminés en cours de route, pof, disparus sans laisser de traces.
      Après avoir insisté de nombreuses fois hier auprès de free qui ne comprenait pas ce que j’écrivais, même en suivant leur protocole d’envoi d’un mail que je ne peux pas envoyer (oui, c’est marrant ça) (ça a été assez rapide en fait, mais depuis quand ça plantait, mystère) je confirme que je reçois aujourd’hui les mails provenant de la dite librairie. Preuve qu’il y a eu levée d’un blocage. L’enfer.

      Et donc ce ne sont plus les spams qui bousillent internet mais les algorithmes aux logiques marchandes à #IA bas du front qui filtre n’importe quoi n’importe comment avec des critères totalement opaques. Je viens de consacrer plusieurs heures à décrypter le pourquoi d’un blocage sans avoir aucune réponse sauf absurde, par soustractions, essais variés et divers j’isole un problème énorme car j’imagine que la solution actuelle n’est que temporaire et un stade supplémentaire de l’anéantissement de l’internet ouvert à tout·es.

      #stupidité_artificielle

  • Un #serveur de #mail complet et moderne (part. 2)

    Il y a quelques temps, je vous proposais un tuto pour mettre en place un serveur de mail avec la plupart des fonctionnalités classiques (webmail, antispam avec Rpsamd, etc.)
    Suite à de nombreuses demandes, questions, etc., je vous propose dans cette partie 2 de configurer votre zone DNS de manière plus précise afin d’éviter certains désagréments dus à une mauvaise configuration (#Dmarc, #SPF, #DKIM, ...)

    https://www.citizenz.info/-serveur-mail-complet-et-moderne-part-2
    https://www.citizenz.info/-serveur-mail-complet-et-moderne

  • #Thunderbird survivra aux licenciements #Mozilla

    Open Source : Malgré les rumeurs, le client de messagerie Thunderbird de Mozilla sera toujours maintenu par Mozilla.

    Récemment, Mozilla a licencié près d’un quart de son personnel, une mauvaise nouvelle pour son navigateur web Firefox. Mais certains se sont aussi interrogés sur l’avenir du Thunderbird, le client de messagerie électronique de Mozilla, Thunderbird, qui compte 25 millions d’utilisateurs. Pas d’inquiétude, Thunderbird est sauf.

    Ali Taghavi, directeur de la communication d’entreprise de Mozilla, confirme que « Thunderbird n’est pas touché par les licenciements ». En janvier de cette année, Thunderbird a commencé à opérer à partir d’une nouvelle filiale à part entière de la Fondation Mozilla, MZLA Technologies Corporation.

    https://www.zdnet.fr/actualites/thunderbird-survivra-aux-licenciements-mozilla-39908305.htm

    #mail #logiciel_libre #open_source

    • Plusieurs infos intéressantes :

      En janvier de cette année, Thunderbird a commencé à opérer à partir d’une nouvelle filiale à part entière de la Fondation Mozilla, MZLA Technologies Corporation.

      Selon Statista, 18 % de tous les utilisateurs de courrier électronique utilisent encore des clients de messagerie électronique de bureau.

      Enfin, si vous pensez que le courrier électronique est en train de mourir à cause de la concurrence de programmes comme Teams, Slack et Zoom, détrompez-vous. Statista et The Radicati Group constatent tous deux que le nombre d’utilisateurs du courrier électronique ne cesse de croître.

      Et une question qui tue :

      L’audience de Thunderbird ne va donc pas s’étioler. La véritable question est la suivante : Thunderbird, désormais semi-indépendant, parviendra-t-il à prospérer lui aussi ?

  • Was E-mail a Mistake? | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/tech/annals-of-technology/was-e-mail-a-mistake

    The problem is that some of the computers might crash. If that happens, the rest of the group will end up waiting forever to hear from peers that are no longer operating. In a synchronous system, this issue is easily sidestepped: if you don’t hear from a machine fast enough, you can assume that it has crashed and ignore it going forward. In asynchronous systems, these failures are more problematic. It’s difficult to differentiate between a computer that’s crashed and one that’s delayed. At first, to the engineers who studied this problem, it seemed obvious that, instead of waiting to learn the preference of every machine, one could just wait to hear from most of them. And yet, to the surprise of many people in the field, in a 1985 paper, three computer scientists—Michael Fischer, Nancy Lynch (my doctoral adviser), and Michael Paterson—proved, through a virtuosic display of mathematical logic, that, in an asynchronous system, no distributed algorithm could guarantee that a consensus would be reached, even if only a single computer crashed.

    A major implication of research into distributed systems is that, without synchrony, such systems are just too hard for the average programmer to tame. It turns out that asynchrony makes coördination so complicated that it’s almost always worth paying the price required to introduce at least some synchronization. In fact, the fight against asynchrony has played a crucial role in the rise of the Internet age, enabling, among other innovations, huge data centers run by such companies as Amazon, Facebook, and Google, and fault-tolerant distributed databases that reliably process millions of credit-card transactions each day. In 2013, Leslie Lamport, a major figure in the field of distributed systems, was awarded the A. M. Turing Award—the highest distinction in computer science—for his work on algorithms that help synchronize distributed systems. It’s an irony in the history of technology that the development of synchronous distributed computer systems has been used to create a communication style in which we are always out of synch.

    Anyone who works in a standard office environment has firsthand experience with the problems that followed the enthusiastic embrace of asynchronous communication. As the distributed-system theorists discovered, shifting away from synchronous interaction makes coördination more complex. The dream of replacing the quick phone call with an even quicker e-mail message didn’t come to fruition; instead, what once could have been resolved in a few minutes on the phone now takes a dozen back-and-forth messages to sort out. With larger groups of people, this increased complexity becomes even more notable. Is an unresponsive colleague just delayed, or is she completely checked out? When has consensus been reached in a group e-mail exchange? Are you, the e-mail recipient, required to respond, or can you stay silent without holding up the decision-making process? Was your point properly understood, or do you now need to clarify with a follow-up message? Office workers pondering these puzzles—the real-life analogues of the theory of distributed systems—now dedicate an increasing amount of time to managing a growing number of never-ending interactions.

    Last year, the software company RescueTime gathered and aggregated anonymized computer-usage logs from tens of thousands of people. When its data scientists crunched the numbers, they found that, on average, users were checking e-mail or instant-messenger services like Slack once every six minutes. Not long before, a team led by Gloria Mark, the U.C. Irvine professor, had installed similar logging software on the computers of employees at a large corporation; the study found that the employees checked their in-boxes an average of seventy-seven times a day. Although we shifted toward asynchronous communication so that we could stop wasting time playing phone tag or arranging meetings, communicating in the workplace had become more onerous than it used to be. Work has become something we do in the small slivers of time that remain amid our Sisyphean skirmishes with our in-boxes.

    There’s nothing intrinsically bad about e-mail as a tool. In situations where asynchronous communication is clearly preferable—broadcasting an announcement, say, or delivering a document—e-mails are superior to messengered printouts. The difficulties start when we try to undertake collaborative projects—planning events, developing strategies—asynchronously. In those cases, communication becomes drawn out, even interminable. Both workplace experience and the theory of distributed systems show that, for non-trivial coördination, synchrony usually works better. This doesn’t mean that we should turn back the clock, re-creating the mid-century workplace, with its endlessly ringing phones. The right lesson to draw from distributed-system theory is that useful synchrony often requires structure. For computer scientists, this structure takes the form of smart distributed algorithms. For managers, it takes the form of smarter business processes.

    #Mail #Communication_asynchrone #Management #Culture_numérique

  • La boite de réception à plusieurs mains
    Trier, discuter et répondre en équipe à tous vos contacts.

    L’email n’a pas été conçu pour les collectifs

    L’email a été conçu pour des personnes seules  : une boite mail = une personne. Sauf que bien souvent un mail ce n’est pas une personne  : c’est une association, c’est une équipe, c’est une entreprise, c’est un collectif ou encore une famille.

    https://mazurka.app

    #outil_collaboratif

  • Quels sont les coûts liés à l’utilisation de frameworks JavaScript pour le développement Web ? Une analyse des sites utilisant React, Vue.js ou Angular
    https://javascript.developpez.com/actu/303519/Quels-sont-les-couts-lies-a-l-utilisation-de-frameworks-JavaS

    S’invitant dans le débat, Tim Kadlec, un développeur qui aide les organisations à améliorer les performances de leurs sites, estime pour sa part qu’il n’y a « pas de moyen plus rapide de ralentir un site que d’utiliser un tas de JavaScript », et c’est justement ce que font les frameworks JavaScript : utilisez beaucoup plus de JavaScript. Mais « le truc avec JavaScript », poursuit-il, « c’est que vous finissez par payer une taxe sur les performances pas moins de quatre fois », dit-il. Les quatre taxes auxquelles il fait allusion sont :
    – le coût de téléchargement du fichier sur le réseau ;
    – le coût de l’analyse et de la compilation du fichier non compressé une fois téléchargé ;
    – le coût d’exécution du JavaScript ; et
    – le coût de la mémoire.

    Avec des graphes comparatifs de divers paramètres tels que « Quantité de JavaScript servi », « Temps de traitement CPU »

    Pour illustration de cette lenteur et du peu d’importance donnée à l’UX par les développeurs, voir par exemple le backoffice de #Mailjet ou #Gandi_v5 qui sont des modèles de lenteur totalement désespérant et rebutant pour l’utilisateur... (en plus d’un manque d’ergonomie flagrant sur toutes les fonctionnalités un peu avancées)

    Et conséquence non évoquée ici, le coût écologique lié à l’utilisation de ces framework doit être non négligeable...

    L’article original (En) : https://timkadlec.com/remembers/2020-04-21-the-cost-of-javascript-frameworks

    #lenteur #framework_javascript #web_dev #fail

    • Un commentaire précise qu’il faut quand même pas juste prendre en compte le premier chargement, ça n’a pas de sens, car pour là où c’est utilisé, c’est généralement pour des choses qu’on utilise plusieurs fois, où on a un compte, etc. Donc une fois le premier chargement, une grosse partie est déjà en mémoire du navigateur, que ce soit le JS et la plupart des éléments d’interface.

    • Pour le premier chargement, ça dépend à quel utilisateur on s’adresse mais si la première impression qu’on a en arrivant sur un site c’est sa lenteur, ça fait mauvais genre. De plus le cache ne dure pas indéfiniment, en plus du fait que le fichier JS peut inclure autre chose que la librairie du framework et donc demander à être téléchargé de nouveau à chaque màj du code.
      C’est amusant de voir les commentaires sur le site developpez, certains semblent penser qu’on ne peut pas faire de site/app sans ces frameworks... Cela explique sûrement que tant de sites ou d’applications Web soient si lourds.
      Pour moi le pire que j’ai vu (en tant qu’utilisateur) c’est le site d’Arrêts sur image, qui utilise Angular. Une aberration. Ils ont optimisé un poil depuis le lancement donc c’est moins pire aujourd’hui mais ça reste une erreur technique majeure à mon sens.

    • Ah bah pour un site de média éditorial, essentiellement fait de texte avec quelques images et vidéos, ça n’a aucun putain de sens… Normalement c’est pour de l’applicatif, des trucs où ça doit mettre jour des données en direct, etc. C’est ce que je disais plus haut, normalement quand on l’utilise c’est pour de l’appli, où t’as un compte, où ya du fonctionnel (pour l’interface d’admin d’un média éditorial à la limite, mais pas sa partie publique). Pour juste du texte et des commentaires dessous… hu

    • C’est tout le problème, les développeurs connaissent tel ou tel framework et se mettent à l’utiliser partout, sans discernement. Dans les commentaires sur Développez, il y en a même un qui explique que sans framework Javascript son appli ne serait pas jolie ! Et même pour les applis, sauf besoins très spécifiques, j’ai quelques doutes sur l’utilité de ces machineries, l’auteur du texte initial a raison, le Javascript de base (ou jQuery) peut faire beaucoup de choses. Bien sûr ça suppose de passer un peu plus de temps à coder (et de se confronter à des choses peut-être plus complexes au premier abord), encore que la maintenance sera probablement beaucoup plus légère ensuite.
      Je précise par ailleurs que j’ai déjà utilisé Angular de manière assez intensive, je suis loin d’être un anti-framework primaire.

  • En Inde, un Etat marxiste se heurte au pouvoir central dans la lutte contre le virus
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/24/en-inde-un-etat-marxiste-se-heurte-au-pouvoir-central-dans-la-lutte-contre-l


    Dépistage du coronavirus à Ernakulam, dans l’Etat indien de Kerala, le 6 avril 2020. STRINGER / REUTERS

    Le Kerala se targue d’avoir maîtrisé la propagation du Covid-19 par le déblocage de fonds publics et la mise en place d’un confinement drastique.

    Entrée mercredi 22 avril dans sa cinquième semaine de confinement, l’Inde avance à tâtons face au coronavirus. Le géant d’Asie du Sud, en dépit d’une population de plus de 1,3 milliard d’habitants, ne déplore actuellement que 22 728 cas recensés de contamination et seulement 723 morts. Lundi 20 avril, certaines activités ont pu reprendre, au bon vouloir de chacun des vingt-huit Etats et des huit territoires fédérés qui composent le pays. En fonction, aussi, de la progression de la pandémie dans chacun des 736 districts administratifs qui découpent son territoire.

    Certains endroits sont érigés en modèle. Ainsi de Bhilwara, une ville d’un demi-million d’habitants située à une centaine de kilomètres au nord-est d’Udaipur (Rajasthan), l’un des premiers foyers infectieux où l’application d’un confinement extrêmement strict a permis de stopper très rapidement la propagation du virus. Ainsi également de Goa, petit Etat de 2 millions d’habitants sur la côte ouest du sous-continent, où sept personnes avaient été déclarées positives et où les autorités ont annoncé dimanche 19 avril qu’il n’y avait « plus aucun malade du Covid-19 » .

    Mais c’est le Kerala, dernière région de l’Inde à être dirigée par un gouvernement marxiste, qui est cité en exemple par un grand nombre d’experts. Dans cet Etat de l’extrême sud de 35 millions d’habitants, connu pour afficher le taux d’alphabétisation le plus élevé du pays (94 % contre une moyenne nationale de 74 %), mais aussi la plus forte densité de population (860 habitants au kilomètre carré, contre 382 en moyenne en Inde), les pouvoirs publics ont réussi à contrôler la pandémie et à rapidement aplatir la courbe des contaminations, grâce à une anticipation précoce : chaque Kéralais infecté n’a jusqu’ici transmis le virus qu’à 0,4 personne, alors qu’en moyenne un Indien infecté en contamine 2,6 autres.

    « Enquêtes extrêmement rigoureuses »

    Pour l’instant, la région n’a enregistré que 437 cas, 70 % des patients ont guéri et deux seulement sont morts. C’est pourtant ici que les premières contaminations de l’Inde ont été repérées, dès le 30 janvier, chez des étudiants qui rentraient de Wuhan, berceau chinois de la pandémie. « La préparation est la clé de notre succès et la leçon à tirer de notre expérience », a longuement expliqué il y a quelques jours au journal Indian Express le ministre des finances du Kerala, Thomas Isaac.

    « Notre force majeure est notre système de santé publique. Il a connu ces dernières années une augmentation de 40 milliards de roupies [485 millions d’euros] des investissements en infrastructures et en équipements, et il a bénéficié de la création de 5 775 postes », rappelle ce membre du comité central du Parti communiste indien (marxiste).

    « Le Kerala est un modèle parce qu’il a fixé très haut la barre des tests de #dépistage et mené dès le début des #enquêtes extrêmement rigoureuses de traçage des personnes ayant pu être en contact avec les contaminés, pour casser les chaînes de contagion » , estime Amit Singh, chercheur d’origine indienne spécialiste des droits de l’homme à l’université de Coimbra, au Portugal. Le gouvernement local, ajoute-t-il, a immédiatement instauré des quarantaines « plus longues qu’ailleurs » (28 jours au lieu de 14), imposé le confinement avant que Delhi ne le généralise à tout le pays, construit des hébergements d’urgence « pour les travailleurs migrants bloqués » sur place et distribué « des millions de plats cuisinés » à ceux qui en avaient besoin.

    Dès le 19 mars, le chef de l’exécutif local, Pinarayi Vijayan, a débloqué 2,4 milliards d’euros de crédits pour soutenir l’hôpital public, verser les petites retraites avec deux mois d’avance et rembourser les prêts à la consommation des plus démunis. Ramenée à chaque habitant, cette enveloppe représente cinq fois plus que ce que le premier ministre Narendra Modi mobilisera une semaine plus tard, à travers un plan d’urgence national doté de 20 milliards d’euros.

    Capacité de réaction

    Le Kerala a en fait tiré les enseignements de deux événements survenus chez lui coup sur coup en 2018 : une épidémie de nipah, virus sans vaccin ni traitement transmis par la chauve-souris, qui avait semé la terreur dans les villages, et des inondations dramatiques qui avaient détruit 20 000 logements durant la mousson.

    La capacité de réaction de la population avait alors été testée à grande échelle. Elle s’était avérée d’autant plus efficace qu’au Kerala, le système des « panchayats » fonctionne à l’extrême. Ces #assemblées_locales, comparables à des communautés de communes, ont la possibilité de prendre des décisions au plus près du terrain, sans avoir à en référer à la capitale, Trivandrum.

    Tout ceci irrite au plus haut point la droite nationaliste et centralisatrice au pouvoir à Delhi. Lundi 20 mars, alors que les communistes kéralais venaient de décider de la réouverture des ateliers de confection, salons de coiffure, restaurants et librairies, ainsi que de la reprise des transports publics par autobus, le gouvernement Modi leur a aussitôt intimé l’ordre de faire marche arrière et d’attendre ses consignes.

    La semaine précédente, le climat s’était déjà tendu entre les deux parties à propos de la situation de la diaspora indienne vivant aux Emirats arabes unis (3,3 millions d’ouvriers du BTP et d’employés de maison, dont un tiers originaires du Kerala). M. Vijayan dénonce les conditions de confinement et de quarantaine « inadéquates » offertes sur place à cette population. Avec l’appui des autorités de Dubai, il demande à M. Modi d’organiser des rapatriements, en vain. Selon nos informations, Delhi avait envisagé fin mars de faire revenir par avion 26 000 ressortissants indiens mais y a finalement renoncé, en raison du risque de contagion que ces derniers représenteraient à leur arrivée en Inde.

    #Covid_19 #investissement_collectif #maillage_local (sans smartphones)

  • Modoboa - Accueil
    https://modoboa.org/fr

    Une solution pour rapidement déployer et administrer un serveur de messagerie complet, compatible avec les dernières normes et optimisé pour la distribution et la protection de la réputation.

    Modoboa is a #mail hosting and management platform including a modern and simplified Web User Interface. It provides useful components such as an administration panel or a webmail.

    Modoboa integrates with well known software such as Postfix or Dovecot. A SQL database (MySQL, PostgreSQL or SQLite) is used as a central point of communication between all components.

    Modoboa is developed with modularity in mind, expanding it is really easy. Actually, all current features are extensions.

    It is written in #Python 3 and uses the Django, jQuery and Bootstrap frameworks.

    https://github.com/modoboa/modoboa

  • Se soigner tout·es pour se soigner mieux - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Se-soigner-tout-es-pour-se-soigner-mieux

    La santé est un bien commun et ça nous éclate au visage aujourd’hui : une personne mal soignée est une personne qui peut en infecter d’autres. Les maladies infectieuses sont moins présentes aujourd’hui dans le paysage sanitaire des pays riches et ont été remplacées par les maladies chroniques (qui nécessitent d’autres politiques de prévention). Mais les voilà de retour avec notamment ce coronavirus qui engage les gouvernements à mettre en place des mesures, y compris coercitives, pour freiner sa propagation.

    #santé #politique #bien_commun #communs #étranger

    • #CMU #AME #sécu #migrants #asile #santé_publique #coronavirus

      Revenons à notre droit au soin pour les personnes étrangères en séjour irrégulier. « Les bénéficiaires de l’AME souffrent plus fréquemment que les autres assurés de pathologies infectieuses graves, telles que la tuberculose, les affections hépatiques, ou le VIH (3) », ne serait-ce que parce qu’ils et elles viennent de ces pays plus pauvres où les maladies infectieuses sont plus présentes. Restreindre leur accès à la médecine de ville et aux soins tout court, c’est retarder la prise en charge et laisser les malades attendre des situations plus aiguës pour consulter, soit parce qu’une consultation hospitalière est plus lourde qu’en ville, soit parce que ces soins ne sont dispensés gratuitement que lorsque leur « absence mettrait en péril le pronostic vital (3) ». Des prises en charge rapides sont d’autant plus efficaces et moins coûteuses. Elles bénéficient à la santé de l’ensemble de la population.

      Au-delà de la décence qui interdit de laisser crever autrui devant sa porte, au-delà de la mesquinerie des calculs à court terme sur la santé publique dans nos pays sous gouvernance néolibérale, il y a cet intérêt-là, plus fort que tout : c’est ensemble que nous serons en bonne santé. Ou non. Et le raisonnement vaut aussi pour d’autres biens communs.

    • Autre exemple de comment les #maillons_faibles sur lesquels chie le libéralisme sont la clef de la bonne santé globale d’une société...

      En ce moment à Singapour, les chiffres de contamination explosent. C’est dû aux conditions de logement des travailleurs migrants.

      Coronavirus : Letter on dorm cases xenophobic, says Shanmugam, Singapore News & Top Stories - The Straits Times
      https://www.straitstimes.com/singapore/letter-on-dorm-cases-xenophobic-shanmugam

      While the average number of cases in the local community has stayed stable in recent days, the number of cases in dormitories has soared to the hundreds and now forms the majority of new cases.

      This is primarily due to communal living and is not just a question of personal habits, Mr Shanmugam told Zaobao.

      “Personal habits are extremely important: washing of hands, keeping yourself clean,” he said.

      “But when you put people together, when they sleep in the same room, they cook together and they are in close proximity over a long period of time, of course there will be high levels of transmission, just like we know (there are) also transmissions in households.”

      Instead of pointing fingers, Singaporeans should be coming together to take care of the foreign workers here, he added, as he credited them for helping to build Singapore’s Housing Board flats and infrastructure and keeping the country clean.

      Réponse des autorités : signaler ces cas à part pour mettre sur le compte de la moralité de « ces gens-là » les contaminations !

      [Sent by Gov.sg]

      COVID-19: 22 Apr update

      New cases: 1,016
      – Imported: 0
      – Cases in community: 17 (15 S’poreans/PRs, 2 Work Passes)
      – Work Permit holders (residing outside dormitories): 32
      – Work Permit holders (residing in dormitories): 967

      cc @reka et @cdb_77

    • Singapore socialite Jamie Chua apologises for ‘insensitive’ Instagram post
      https://cnalifestyle.channelnewsasia.com/trending/singapore-socialite-jamie-chua-apologises-insensitive-

      The local socialite, who has more than one million followers on Instagram, had posted on her IG stories about a “disturbing nightmare” she had.

      “I’m sooooo tired today. Woke up at 3.47 am from a disturbing nightmare, dreamt of Indian workers dorm and they were all rushing into my house. Been so affected by the recent cases, I’ve (sic) suffering from mild anxiety,” she wrote in the now-deleted post. “I think I may need another coffee to stay awake today.”

      The original post is no longer available and has since been replaced by the same photo, this time with the offending portion removed and a “self isolation” sticker in its place instead.

      Chua made another post on her Instagram stories later that same day to apologise, writing: “I would like to apologise for a post I made earlier today. While my intention was solely to share how this pandemic has taken a toll on my mental well-being, I realise that it was insensitive and ignorant.”

      #xénophobie #racisme

  • Louis-Philippe Véronneau: Archiving 20 years of online content
    https://veronneau.org/archiving-20-years-of-online-content.html

    Last Spring at work I was tasked with archiving all of the digital content made by Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), a student union federation that was planned to shut down six months later.

    Now that I’ve done it, I have to say it was quite a demanding task: ASSÉ was founded in 2001 and neither had proper digital archiving policies nor good web practices in general.

    The goal was not only archiving those web resources, but also making sure they were easily accessible online too. I thus decided to create [a meta site](https://asse-solidarite.qc.ca) regrouping and presenting all of them.

    All in all, I archived:

    – a Facebook page
    – a Twitter account
    – a YouTube account
    – multiple ephemeral websites
    – old handcrafted PHP4 websites that I had to partially re-write
    – a few crummy Wordpress sites
    – 2 old phpBB Forum using PHP3
    – a large Mailman2 mailing list
    – a large Yahoo! Group mailing list

    Here are the three biggest challenges I faced during this project:

    ## The Twitter API has stupid limitations

    [...]

    ## Does anyone ever update phpBBs?

    [...]

    ## Archiving mailing lists

    [...]

    #archivage #internet #web #phpbb #twitter #mailman

  • Beta – Caliopen
    https://www.caliopen.org/beta

    Le projet de messagerie unifiée Caliopen passe en version Beta : https://www.caliopen.app
    Principe de base : un outil web basé sur des serveurs « de confiance » qui agrège les comptes IMAP/short blogging/SMS/autres... dans une interface unique. Donne une estimation du niveau de confidentialité de chaque message par un « indice confidentialité » (PI).
    j’avoue que pour l’instant je n’y ai connecté qu’une adresse mail qui ne traite que des messages peu confidentiels/privés...
    ...et que j’hésite fortement à envoyer ma clé privée PGP sur le serveur !

    Sur la (lente) histoire du développement du projet : https://www.nextinpact.com/news/103914-caliopen-difficile-gestation-dune-messagerie-unifiee-open-source.

    #caliopen #vie_privée #messagerie_unifiée #mail

  • #Degooglisation : question - Beaucoup de mes contacts ne reçoivent pas les mails que j’envoie depuis l’une ou l’autre adresse dégooglisée. Ces mails sont soit totalement bloqués soit atterrissent dans les spams, m’obligeant à garder un adresse google en back up. Avez-vous déjà rencontré le problème, comment faites vous pour le régler/contourner le retour à ggl. Merci #seenthis.

    • Figurez-vous que cette semaine, j’étais absent, et c’est le moment que hotmail a choisi pour griller l’IP d’un de mes serveurs.

      Dans ce cas là, mes utilisateurs reçoivent ce gentil message... et ils comprennent que leur mail n’a pas été transmis, ce qui est plutôt positif, entre nous...

      bounced (host eur.olc.protection.outlook.com[XX.XX.XX.XX] said: 550 5.7.1 Unfortunately, messages from [XX.XX.XX.XX] weren’t sent. Please contact your Internet service provider since part of their network is on our block list (S3140). You can also refer your provider to http://mail.live.com/mail/troubleshooting.aspx#errors. [PU1APC01FT014.eop-APC01.prod.protection.outlook.com] (in reply to MAIL FROM command))

      Mais les utilisateurs, ils se tournent alors vers moi. Et ils me disent que ça ne va pas. Et j’en ai plusieurs des utilisateurs...

      Microsoft, qui gère Hotmail, a mis en place des outils pour aider à résoudre ces blocages. Et on finit par obtenir le déblocage. J’étais absent, je n’ai pas réussi à débloquer rapidement... il a fallu 4 jours... c’est énorme. Et il a fallu s’y reprendre à 3 fois.

      D’expérience, chez Google, ils peuvent refuser de prendre en charge un message pendant plusieurs heures/jours. Mais ils finissent en général par l’accepter. C’est le cas lorsque trop de messages ont été transmis en même temps depuis un serveur particulier, et que ces messages sont louches ou trop nombreux à la fois.

      Free, c’est plus opaque. Ils bloquent... avec un délai de 24 heures ou plus. Puis ils débloquent... et ils rebloquent, parce qu’ils considèrent que c’est toujours du spam... Les mails du serveur SeenThis vers Free ont été bloqués pendant plusieurs mois de ce fait, ils étaient remis... avec plusieurs jours/semaines de retard. Jusqu’à ce que mes mails de demande de prise en compte de la spécificité du serveur transmis à l’adresse dédiée à ces demandes aboutissent... sans pour autant qu’un quelconque échange avec un humain ait eu lieu.

      Mon problème le plus cruel est celui que je rencontre au quotidien avec les mails transmis chez Microsoft (tous les utilisateurs Office 365). J’ai des utilisateurs hébergés sur mes infras Linux qui ont un mal fou à communiquer avec Microsoft. Et pour cause, il y a des filtres sur des critères impossibles à deviner... et qui font que certains noms de domaines expéditeurs ont leurs mails qui passent systématiquement en « courrier indésirable » quand ils arrivent sur Office 365. Pire... apparemment, parfois, des mails n’arrivent tout simplement pas. Dans ces cas là, je demande les détails techniques à mon utilisateur... heure, expéditeur, destinataire, et je vérifie dans les logs. Et systématiquement, je transmet à mon client les accusés de réception de la part de Microsoft. Le mail en question a bien été reçu par Office 365, mais il a été ensuite... effacé ? Je n’en sais rien. Et le support Microsoft ne veut/peut pas répondre. Quand j’en cause avec un humain, c’est forcément la faute de mes IP dont la réputation est mauvaise... des accusations sans éléments factuels...

      Le monde du mail est une jungle où chacun expérimente les solutions les plus absurdes en décidant qu’il est légitime de supprimer des mails sans avertir personne.

      Quand je suis parano, j’en viens à penser qu’il s’agit d’une stratégie volontaire. Un de mes clients, qui n’en pouvaient plus de devoir demander à ses interlocuteurs d’aller dans le dossier des Courriers indésirables, a fini par me demander à être migré chez Office 365. C’est une aberration à mon sens. Mais c’est comme cela que de plus en plus de mes clients vont chez Microsoft. Je gagne toujours de l’argent, mais ça m’écœure.

      Anecdote : en même temps que je vous cause de mes déboires de messagerie Internet, j’ai des logs en visualisation :

      «relay»: «tigre.interieur.gouv.fr»,
      «to»: «secretariat-prefet@rhone.pref.gouv.fr»,

      Les préfectures ont un serveur de messagerie dont le nom de domaine est « tigre ». Comme le surnom de Clémenceau ?

    • Très juste @gastlag, outil utile entre gens civilisés. Si on a 10/10 et que les mails ne passent pas, c’est qu’on ne peut pas faire grand chose.
      Et c’est bien mon problème systématiquement 10/10 (car SPF, DKIM, DMARC, pas d’image, pas d’url, pas de signature à rallonge...) et Office 365 qui te marque « SPAM » dans l’entête reçu.

    • Pour un conseil complémentaire à Gastlag, c’est qu’il faut demander à ton hébergeur d’activer SPF et DKIM sur ton domaine. Et de lui demander à vérifier que ses IP d’émission de mails sont bien « vertes » sur les principales listes noires. Pour les admins de serveur qui ne connaitraient pas, on utilise ces deux outils :
      https://rblwatcher.com
      https://mxtoolbox.com/blacklists.aspx

      Le second, sachez que c’est celui vers lequel le support Microsoft renvoie quand il vous explique que vos mails ne peuvent pas fonctionner, parce que l’IP qui héberge votre site Web est dans le rouge sur une des 70 listes disponibles (l’IP du site de ma société n’est pas utilisée pour envoyer des mails, d’où l’aspect incongru de la réponse du support...)

    • J’ai des potes qui utilisent une adresse gmail (si, si :-D). A une époque je n’avais plus que 7/10 au test, à cause d’une config que j’avais pétée en déménageant le serveur (spf je crois)... Après correction, malgré le retour du 10/10 évoqué plus haut, les mails de mon serveur arrivaient encore dans leurs SPAM... Retroussage de manches, adresses de test, etc. La « solution » super facile : les contacter pour qu’ils retirent/effacent du dossier SPAM tous les mails légitimes qui s’y trouvent et tous ceux que je leur avais envoyé en particulier...
      Hotmail fonctionne parfois, parfois pas... J’ai tenté d’y voir plus clair avec une voisine. A priori, il faut suivre un peu les services qui listent les serveurs/IP spammeurs et réagir à chaque fois puis attendre... Je fais ça de temps en temps du coup (et je pense sérieusement à basculer les mails sur un service dédié...). Mais là aussi il semble qu’on dépende du fait d’avoir des mails dans les dossiers SPAM du destinataire...

    • J’ai des potes qui utilisent une adresse gmail (si, si :-D). A une époque je n’avais plus que 7/10 au test, à cause d’une config que j’avais pétée en déménageant le serveur (spf je crois)... Après correction, malgré le retour du 10/10 évoqué plus haut, les mails de mon serveur arrivaient encore dans leurs SPAM... Retroussage de manches, adresses de test, etc. La « solution » super facile : les contacter pour qu’ils retirent/effacent du dossier SPAM tous les mails légitimes qui s’y trouvent et tous ceux que je leur avais envoyé en particulier...
      Hotmail fonctionne parfois, parfois pas... J’ai tenté d’y voir plus clair avec une voisine. A priori, il faut suivre un peu les services qui listent les serveurs/IP spammeurs et réagir à chaque fois puis attendre... Je fais ça de temps en temps du coup (et je pense sérieusement à basculer les mails sur un service dédié...). Mais là aussi il semble qu’on dépende du fait d’avoir des mails dans les dossiers SPAM du destinataire...

  • Official imapsync migration tool ( release 1.921 )
    https://imapsync.lamiral.info

    Un outil en ligne de commande (+ interface web possible) pour faire des transferts ou backup de boites mail. Devrait fonctionner sous Linux / Mac / Windows
    Installation et doc : https://imapsync.lamiral.info/#install
    Interface web basée sur cet outil : https://i005.lamiral.info/X
    Le repo git : https://github.com/imapsync/imapsync

    #mail #outil #imap #synchronisation #sauvegarde #imapsync

  • YunoHost est un outil qui vous permet d’installer et d’utiliser facilement votre propre serveur. • YunoHost
    https://yunohost.org

    Une distrib Linux (basée sur Debian) spécifique pour de l’auto-hébergement. Avec une interface graphique, AMP + letsencrypt, un serveur de mail, gestion LDAP des users...

    Le but de YunoHost est de rendre accessibles au plus grand nombre l’installation et l’administration d’un serveur, sans délaisser la qualité et la fiabilité du logiciel.
    Tous les efforts sont faits pour simplifier le déploiement sur le plus d’appareils possible et dans toutes les conditions (chez soi, sur son serveur dédié ou sur un VPS).

    #auto-hébergement #debian #linux #yunohost #mail

  • 11 543 employés de Microsoft se retrouvent submergés par une chaîne d’e-mails indésirables RTBF - 25 Janvier 2019
    https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_11-000-employes-de-microsoft-se-retrouvent-submerges-par-une-chaine-d-e-
    https://www.businessinsider.fr/us/microsoft-employee-github-reply-all-email-storm-2019-1

    Jeudi, le personnel de Microsoft a dû faire face à une avalanche de courriers électroniques. Des milliers d’employés malchanceux ont été pris dans une chaîne d’e-mails indésirables.

    Tout a commencé quand un employé a envoyé un message à tous ceux qui aident à gérer le compte GitHub de Microsoft, révèle le site Business Insider https://www.businessinsider.fr/us/microsoft-employee-github-reply-all-email-storm-2019-1 . Ironie du sort, ce message original avait pour but de prévenir le personnel comment changer leurs paramètres GitHub pour obtenir moins de notifications.

    GitHub est le site très populaire de partage open-source de codes pour programmeurs. Même avant son acquisition en 2018 pour 7,5 milliards de dollars, Microsoft utilisait déjà régulièrement ce site. Étant donné que Microsoft est le plus grand contributeur aux projets open-source sur GitHub, il n’est pas surprenant que ce message ait atteint plus de 11 000 personnes. 11.543, pour être. Ce chiffre provient d’une vidéo qu’un utilisateur a publiée sur Youtube pour aider ses collègues.
    https://www.youtube.com/watch?v=WHf4S2qsak0


    Selon des messages Twitter, il n’a pas fallu longtemps avant que le message ne se transforme en un véritable fiasco. Certaines personnes ont commis une erreur capitale : ils ont répondu à tout le monde pour demander d’être retiré de la chaîne.

    Ce n’est pas la première fois que ce genre d’incident se produit. En 1997, le géant américain de l’informatique a déjà été confronté à un problème similaire. Microsoft avait créé une liste d’e-mails comprenant environ 25.000 employés, le groupe Bedlam DL3. De très nombreuses ont répondu à ce courriel commun

    Que faire si cela vous arrive ?
    Si vous êtes également ajouté par erreur dans une chaîne d’e-mails, le site de The New York Times a un simple conseil pour vous :

    « Si je suis ajouté par erreur sur une chaîne d’e-mails, devrais-je cliquer sur » Répondre à tous « pour demander à être retiré ? Non ».

    Si vous répondez, vous allez alimenter la chaîne qui risque de se transformer en une véritable apocalypse. À bon entendeur…

    #microsoft #messagerie #mail #mails #email #baltringue (celui qui a envoyé le message, et celui qui a créé cette liste de destinataires) #révolte #GitHub