• ADN business : la face cachée des tests grand public | Documentaire | ARTE
    https://www.youtube.com/watch?v=d1gJGUatrpY

    Faux positifs, monétisation des données génétiques... Enquête sur les dessous du boom des tests ADN vendus par des entreprises privées, qui ont déjà attiré 50 millions d’utilisateurs dans le monde.

    Les Américaines #Ancestry ou #23andMe, l’Israélienne #MyHeritage… Depuis une vingtaine d’années, une kyrielle de start-up surfent sur la révolution du séquençage du génome pour proposer au grand public des kits de tests ADN personnels, disponibles en quelques clics sur Internet. Près de 50 millions de personnes dans le monde ont déjà succombé à leur promesse : découvrir, grâce à des gouttes de salive, les secrets que recèleraient nos gènes. Un marché aujourd’hui gigantesque, dont le chiffre d’affaires s’élève à 2 milliards de dollars par an. Si nombre d’utilisateurs, notamment aux États-Unis, y voient un simple moyen de connaître l’origine géographique de leurs ancêtres, de retrouver de lointains cousins ou d’identifier leur vulnérabilité génétique à telle ou telle pathologie, ces technologies – et le business qu’elles sous-tendent – posent des questions vertigineuses. Les résultats de ces tests sont-ils fiables ? Et surtout, que devient la précieuse manne de données génétiques et personnelles collectées par les entreprises ?

    Cette enquête le montre : derrière un habile discours marketing se cache un business opaque, scientifiquement et éthiquement hasardeux. Réalisés à la chaîne, les tests ADN à vocation médicale mènent à de fréquents faux positifs – à l’image de cet utilisateur auquel on a diagnostiqué à tort deux mutations gravissimes – et laissent dubitatifs les généticiens. Mais le danger majeur concerne l’inquiétante absence de protection des données personnelles, potentiellement revendues au bon vouloir des entreprises. En Nouvelle-Zélande, les assurances santé privées exigent désormais de leurs clients la divulgation des résultats des analyses, ouvrant la voie à une véritable discrimination génétique… Avec sa loi bioéthique, la France est aujourd’hui l’un des rares pays au monde à interdire ces tests « récréatifs » sur son territoire. S’appuyant sur des éclairages d’experts, chercheurs et avocats – mais aussi sur les édifiants témoignages de clients de ces entreprises –, ce documentaire révèle les dessous d’un marché florissant, s’interroge sur le futur de la médecine et souligne la fragilité de notre vie privée à l’ère numérique.

    ADN business : la face cachée des tests grand public
    Documentaire d’Olivier Toscer (France, 2024, 1h30mn)

    #arnaques #ADN #funfact #business_medical #Anne_Wojcicki #Angelina_Jolie #Islande #main_basse_sur_les_genes #donnees_personnelles #donnees_medicales #donnees_hyper_sensibles #capitalisme #soutirer_des_donnees #assurances #data

  • “maInVANO – Immagini della Matematica”, ad #ariano_irpino si avvicina la proclamazione del vincitore
    https://informareonline.com/mainvano-immagini-della-matematica-ad-ariano-irpino-si-avvicina-la-

    Domenica 2 agosto 2026, durante la serata conclusiva dell’Ariano International Film Festival, sarà proclamato il vincitore della seconda edizione del concorso fotografico dedicato al dialogo tra arte visiva e pensiero scientifico. Si avvicina la proclamazione del vincitore della seconda edizione di “maInVANO – Immagini della Matematica”, il concorso fotografico inserito nell’ambito dell’Ariano International Film Festival, […] L’articolo “maInVANO – Immagini della Matematica”, ad Ariano Irpino si avvicina la proclamazione del vincitore proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #film_festuval #Fotografia #mainvano

  • Les coûts de rénovation du site François-Mitterrand de la BnF estimés à 527,6 millions €
    https://actualitte.com/article/132405/bibliotheque/les-couts-de-renovation-du-site-francois-mitterrand-de-la-bnf-estimes-a-

    Rapporteur spécial des crédits de la mission « Médias, livres et audiovisuel », le sénateur Jean-Raymond Hugonet (Essonne, Les Républicains) s’est penché sur la politique immobilière de la Bibliothèque nationale de France. Il relève, une nouvelle fois, le « mur d’investissement » que constitue la rénovation du site François Mitterrand, mais s’interroge également sur l’avenir du site de l’Arsenal, dans le 4e arrondissement parisien.

    Publié le :

    01/07/2026 à 12:28

    Antoine Oury

    D’une valeur brute de 1,49 milliard € au 31 décembre 2024, le patrimoine immobilier de la Bibliothèque nationale de France se classe au 7e rang, parmi les établissements publics nationaux et les opérateurs de l’État. Il compte 7 implantations principales, dont le site François-Mitterrand — Tolbiac (13e arrondissement de Paris, 200.455 m2), le Quadrilatère Richelieu (2e arrondissement, 26.155 m2), la Bibliothèque de l’Arsenal (4e arrondissement, 7706 m2) ou encore le Centre technique de conservation de Bussy-Saint-Georges (11.177 m2).
    Un problème de place

    Aussi imposant soit-il, ce parc immobilier se heurte au gigantisme d’une mission centrale de la BnF, le dépôt légal, qui fait croitre ses collections d’environ 6 kilomètres linéaires par an. Outre la production des éditeurs, l’établissement fait face au développement de l’autoédition, « qui représente désormais environ un quart des livres imprimés entrant par dépôt légal », souligne le sénateur Jean-Raymond Hugonet.

    Pour limiter ces conséquences physiques et matérielles, il recommande « de substituer, lorsque cela est possible, le dépôt d’un fichier numérique au dépôt physique des publications imprimées, en particulier pour l’autoédition et la presse régionale ». A priori, ce dépôt légal numérique est en bonne voie : Florence Philbert, directrice générale des médias et des industries culturelles, indiquait en avril dernier au Sénat que sa mise en œuvre était espérée dès le 1er janvier 2027.

    La construction du centre de conservation d’Amiens doit aussi répondre à cet impératif d’espace. L’ouverture de cet équipement est prévue pour 2026, tandis que son coût est estimé à 116,4 millions €. Le sénateur estime cependant que son financement doit être sécurisé : 3,1 millions € supplémentaires s’ajoutent à la facture, tandis que l’obtention des financements européens n’est pas finalisée et que les recettes liées à des cessions immobilières sont potentiellement surévaluées.
    Éviter d’aller dans le mur (d’investissement)

    Déjà pointé à plusieurs reprises par les parlementaires, notamment par Jean-Raymond Hugonet lui-même, le « mur d’investissement » que représente la rénovation du site François-Mitterrand — Tolbiac reste toujours aussi imposant. D’après le rapport du sénateur, « le site arrive au bout d’un cycle technique » et l’état des installations atteint même « un niveau critique ».
    Tableau extrait du rapport de Jean-Raymond Hugonet
    Tableau extrait du rapport de Jean-Raymond Hugonet

    Citant les outils d’analyse de la BnF pour l’année 2025, il avance que « 25 % des équipements du site sont en état “très critique” et 30 % en état “critique”, soit un taux de criticité de 55 %, incompatible avec la garantie d’un bon fonctionnement ». Dès 2029, 70 % des équipements pourraient présenter des niveaux critiques ou très critiques, « avec possibilité de fermeture partielle ou totale du site ».

    D’après les témoignages recueillis par le sénateur, des pièces sont même « récupérées sur des équipements en panne pour réparer des installations plus stratégiques ». L’état des infrastructures de la BnF et ses besoins budgétaires sont pointés depuis plusieurs années déjà par les syndicats, et l’intersyndicale BnF CGT – SUD annonce d’ailleurs un mouvement de grève, ce vendredi 3 juillet, pour dénoncer des « destructions d’emplois », des « pertes importantes en termes de rémunérations » et des « conditions de travail dégradées ».

    Jean-Raymond Hugonet chiffre les besoins financiers, pour la rénovation du site François-Mitterrand – Tolbiac, à 527,6 millions €. Les urgences restent une dette de maintenance accumulée de 88 millions € dès 2025, « à laquelle s’ajouteraient 112 millions d’euros supplémentaires entre 2027 et 2029, soit un besoin cumulé de l’ordre de 200 millions d’euros sur cinq ans ». En 2029 seulement, 77,6 millions € couvriraient les besoins de renouvellement et de gros entretien correctif.

    Or, les moyens alloués sont dérisoires face aux enjeux : la loi de finances 2026 prévoit 23,7 millions € en autorisations d’engagement et 12,8 millions € en crédits de paiement pour le site François-Mitterrand au titre du patrimoine immobilier... Le fonds de roulement de la BnF, pour sa part, n’est plus suffisant et se trouve même « proche de son niveau prudentiel ». Pour le sénateur, il est donc urgent d’élaborer la trajectoire budgétaire pluriannuelle de la rénovation du site François-Mitterrand et de regarder en face les défis à l’horizon...

    Toujours sur le site François-Mitterrand — Tolbiac, il recommande par ailleurs d’adapter les objectifs de réduction de la consommation d’énergie aux spécificités de l’activité de la BnF, en prenant en compte les contraintes liées à la conservation des documents (température et hygrométrie).

    #Maintenance #Service_public #Economie

  • De Cuba à la Calabre : les #missions_médicales en temps de crise

    Des médecins cubains contribuent à pallier la grave pénurie de personnel soignant en Calabre, en Italie, où les hôpitaux souffrent d’un manque criant de personnel et d’années de sous-investissement.

    Cependant, les missions médicales internationales de Cuba sont la cible d’une campagne de plus en plus virulente menée par des politiciens américains. Le gouvernement américain accuse les brigades médicales cubaines de « travail forcé », tandis que Cuba affirme que ses médecins participent bénévolement à des missions à l’étranger et fournissent des soins de santé essentiels aux populations défavorisées du monde entier.

    Depuis les années 1960, des professionnels de santé cubains ont œuvré dans plus de 150 pays. Aujourd’hui, des centaines de médecins cubains travaillent en Calabre, en Italie, où les autorités locales reconnaissent leur rôle déterminant dans la prévention des fermetures d’hôpitaux et l’amélioration de l’accès aux soins.

    Afin de comprendre les enjeux de ce débat politique, une équipe de Belly of the Beast s’est rendue dans le sud de l’Italie pour s’entretenir directement avec des médecins cubains, des patients italiens, des professionnels de santé et des représentants du gouvernement.

    https://www.youtube.com/watch?v=OWuf2I6Xhok


    #Cuba #Calabre #médecins #santé #vidéo #Polistena #Lamezia_Terme #Roberto_Occhiuto #hôpitaux #système_de_santé #main-d'oeuvre #mafia #ndrangheta #infiltration_mafieuse #urgences #Locri #Serre_San_Bruno #missions #missions_à_l'étranger #Roccella_Jonica #Italie #Italie_du_sud

  • Police : Les formes contemporaines du contrôle social
    https://mediarezo.net/police-les-formes-contemporaines

    La Revue des 360 derniers articles publiés sur le Mediarezo concernant la police à partir des sites qui y sont référencés regroupe plusieurs type de médias : des médias militants documentant les événements et les mobilisations en temps réel ; des médias d’analyse les replaçant dans des dynamiques politiques plus larges ; des archives historiques fournissant une profondeur temporelle ; et enfin les sources spécialisées ou institutionnelles qui apportent des données factuelles et (…) #Maintien_de_l'ordre

  • Tech legend Stewart Brand on Musk, Bezos and his extraordinary life: ‘We don’t need to passively accept our fate’ | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2026/feb/25/tech-legend-stewart-brand-on-musk-bezos-and-his-extraordinary-life-we-d
    https://i.guim.co.uk/img/media/fa0c51ed084609737d1e738562928169ab0d071d/417_0_4167_3333/master/4167.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    He was at the heart of 1960s counterculture, then paved the way for the libertarian mindset of Silicon Valley. At 87, Brand is still keen to ensure the world is maintained properly – not just today, but for the next 10,000 years
    Steve Rose
    Steve Rose
    Wed 25 Feb 2026 13.00 CET
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    Stewart Brand thinks big and long. He thinks on a planetary scale – as suggested by the title of his celebrated Whole Earth Catalog – and on the longest of timeframes, as with his Long Now Foundation, which looks forward to the next 10,000 years of human civilisation. He has had a lifelong fascination with the future, and anything that could get us there faster, from space travel to psychedelic drugs to computing. In fact, he was arguably the bridge between the San Francisco counterculture of the 60s and present-day Silicon Valley: in his commencement speech at Stanford University in 2005, Steve Jobs eulogised the Whole Earth Catalog and Brand’s philosophy, and echoed its farewell mantra: “Stay hungry. Stay foolish.”

    You could say that Brand has also lived big and long. He is now 87 years old, in the final chapters of an eventful and adventurous life that has crossed paths with some of the most consequential events and figures of his era. He has been a writer, an editor, a publisher, a soldier, a photojournalist, an LSD evangelist, an events organiser, a future-planning consultant, even a government adviser (to the California governor Jerry Brown in the late 70s). “There was a time when people asked me, ‘What do you do?’ I said, ‘I find things and I found things,’” says Brand, as in he is a founder. He is speaking from a library where he likes to work in Petaluma, California, not far from his houseboat in Sausalito. “I’m always searching for good stuff to recommend, and good people.”
    Stuart Brand in 2021, by his big mechanical clock
    Brand while he was building ‘the clock of the long now’, designed to keep accurate time for 10,000 years. Photograph: San Francisco Chronicle/Hearst Newspapers/Getty Images

    In light of his epic life, Brand’s latest project hinges on what sounds like the most mundane topic imaginable: maintenance. It is “not automatically an exciting concept,” Brand readily admits, but once he started thinking about it, he realised you could view just about everything in terms of it, and a lot could be revealed by doing so: “Maintenance is what keeps everything going. It’s what keeps life going.”

    His new book is titled Maintenance: Of Everything, Part One. It is the first of a planned 13 instalments, Brand explains, and it deals with the most literal, material forms of maintenance. Subsequent instalments will investigate everything from buildings to communities, institutions to the human body, plus planetary and environmental maintenance. So perhaps not such a departure after all in terms of long, big thinking. “I fell into it realising it was a tremendously ambitious thing, because I was going to be writing about a range of things I know nothing about,” he jokes.

    #Maintenance #Stewart_Brand

  • Chardet 7.0 : X48 En Perf, Licence MIT Contestée
    https://pausehardware.com/chardet-7-perfs-ia-licence-mit

    Le #mainteneur de #chardet a publié la version 7.0 d’un des détecteurs d’#encodage les plus utilisés de l’#écosystème #Python, après une #réécriture complète en cinq jours appuyée par l’outil #Claude Code. Ars Technica rapporte un gain de performances maximal de 48 fois par rapport à la 6.0, mais l’onde de choc ne vient pas que du #bench : le changement de #licence, de la #LGPL vers la #MIT, a déclenché une #contestation frontale de l’#auteur initial.

    (...)

    La #Free_Software_Foundation, par la voix de Zoë Kooyman, estime qu’un modèle ayant ingéré le code original ne peut prétendre à une salle blanche. Bruce Perens alerte sur une #rupture #économique pour l’#industrie logicielle, d’une ampleur qu’il compare à l’imprimerie. En filigrane, c’est la #soutenabilité des projets historiques et la #gouvernance des licences qui sont questionnées.

    Si les gains réels de #performance se confirment en #production, chardet 7.0 deviendra un cas d’école autant technique que légal. Entre optimisation spectaculaire, ambition d’atterrir dans la #stdlib et bascule vers MIT, le projet cristallise une tension irréconciliée pour l’instant : utiliser l’#IA comme accélérateur sans brouiller la chaîne de droits, dans un cadre où ni les outils ni la #jurisprudence ne sont stabilisés.

  • Faire de chaque cour d’école une aventure
    https://metropolitiques.eu/Faire-de-chaque-cour-d-ecole-une-aventure.html

    À partir d’expériences de transformation de cours d’écoles conduites dans le #Val-de-Marne, Julie-Amadéa Pluriel défend les apports de la méthodologie du projet de #paysage pour réinsérer les écoles dans leur territoire et anticiper l’entretien des cours végétalisées. À l’été 2020, plusieurs communes du Val-de-Marne font part de leur besoin d’être accompagnées par le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) sur des projets de transformation de cours d’école. La #Terrains

    / #école, #concertation, #végétalisation, #espaces_verts, #cour_d'école, #enfants, Val-de-Marne, #Île-de-France, paysage, #projet_de_paysage, #éducation, (...)

    #maintenance
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-pluriel4.pdf

  • « Je pensais que l’affaire était aux oubliettes » : sept ans après, neuf #CRS jugés pour des #violences contre des « #gilets_jaunes » dans un #Burger_King à #Paris
    https://www.franceinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/je-pensais-que-l-affaire-etait-aux-oubliettes-sept-ans-apres-neuf-crs-jug

    Les images montrant des membres des #forces_de_l'ordre frappant des #manifestants dans un fast-food, le 1ᵉʳ décembre 2018, ont marqué les esprits. Leur #procès s’ouvre lundi à Paris, plus de sept ans après, un « délai insatisfaisant », selon le ministère de la Justice.

    Je crois que Darmanin a souhaité se foutre ouvertement de nos gueules cassées.

  • croyait que ce pseudo-débat était fini, pfuit, zou, aux oubliettes, enterré ! Mais non, elle avait nonobsté (sic !) à quel point réac’ rime avec morbac et qu’il n’y a donc pas moyen de s’en débarrasser.

    Si votre dictateuse préférée dit ça c’est parce qu’elle est tout à l’heure incidemment tombée sur le billet d’une baderne chouinant encore sur l’écriture dite inclusive. Non non, vous ne rêvez pas, des années plus tard il y a des ceusses qui sont toujours en boucle là-dessus ! Et ouin-ouin que ce n’est pas beau (non mais allô, quoi ! Et leurs tronches ? Iels ont vu leurs tronches ?), et ouin-ouin que Molière fait des loopings dans sa tombe (alors que de toute manière il y a Gai-Luron et Belle Lurette que quasiment plus personne n’est capable de lire le français du XVIIᵉ), et ouin-ouin que les aveugles ne peuvent pas lire les points médians (en plus iels prennent les miraud·e·s pour des imbéciles ! Et d’ailleurs depuis quand se tracassent-iels des bigleuseux ? Sur le principe c’est un peu comme avec les pauvres sur qui les bourges crachent à longueur de temps mais dès qu’on parle d’accueillir des migrant·e·s iels beuglent « Occupons-nous de nos SDF d’abord ! »), ouin-ouin le masculin c’est le neutre (bah non, les mââââââles cisgenres hétéros ne sont ni la norme par défaut ni la mesure de toute chose), ouin-ouin il n’y a pas que les pronoms dans la vie alors pour le reste comment qu’on fait (au cours de ses 3788501669871402 derniers dazibaos la taulière de ce flux SeenThis semble avoir montré qu’on peut TOUT écrire en inclusif sans aucune faute ni incohérence syntaxique) ouin-ouin ceci, ouin-ouin cela, ouin-ouin patin-couffin, ouin-ouin et cætera.

    Naaaaaaan, la vieille Garreau va vous le dire, elle, ce qui met réellement au court-bouillon la rate de cette bande de chnoques : c’est qu’iels ont peur qu’avec l’écriture inclusive on s’aperçoive enfin qu’en fait toustes les thuriféraires du « c’était mieux avant » ne maîtrisent pas du tout le français, qu’iels sont incapables d’accorder correctement un participe passé et qu’iels ne distinguent même pas un pronom personnel d’un pronom impersonnel. Ah c’est pratique, hein, de passer tout au mascu ; sous couvert de « la belle langue », ça permet surtout de camoufler ses incompétences !

    Allez hop, envoyons donc tout ça casser des cailloux en Sibérie.

    #ÇaVaÊtreLHeureDeVosGouttesMadameGarreau.

  • #Dénatalité, manque de main d’œuvre : pourquoi la France a besoin d’immigration

    Tandis que la France a fortement limité le nombre de #régularisations, l’Espagne en a annoncé ce mardi 500 000. Une solution absente du débat français malgré une #économie atone.

    Il aura donc fallu plus de dix ans de politique migratoire européenne répressive, des dizaines de milliers de noyades en mer d’hommes, de femmes et d’enfants cherchant à fuir la guerre ou la misère, pour que l’on comprenne enfin que l’immigration, soigneusement encadrée, est sans doute la clé de la puissance économique et donc politique de l’Europe. Les chiffres ne trompent pas : le nombre d’enfants par femme ne cesse de diminuer dans l’Union européenne. La France par exemple, on l’a appris récemment, a enregistré pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale moins de naissances que de décès en 2025. Et cette tendance devrait se poursuivre au vu de l’état actuel du monde.

    Alors que faire ? Décroître tranquillement ou profiter des compétences et de l’énergie de celles et ceux qui frappent à la porte, désireux de travailler là où il y a des postes à pourvoir ? Alors que le Medef, en France, pousse à ouvrir davantage le pays à seule fin de récupérer de la main-d’œuvre, la confédération allemande des syndicats s’est récemment félicité qu’Angela Merkel ait accueilli en 2015 quelque 1,2 million de réfugiés. Dix ans plus tard, 69 % ont un emploi et participent à la croissance de l’Allemagne. Aussi la confédération appelle-t-elle à en admettre davantage encore « pour continuer à prospérer ». C’est exactement ce qui pousse aujourd’hui le gouvernement espagnol à adopter un plan de régularisation d’environ 500 000 sans-papiers. Ce n’est pas par bonté d’âme mais pour donner de l’élan à l’économie du pays.

    C’est bien sûr pain bénit pour l’extrême droite qui, en Allemagne comme en France ou en Espagne, ne cesse de brandir les spectres de la délinquance et de la criminalité, les associant systématiquement à l’immigration. On ne va pas verser dans l’angélisme, il y a des cas particuliers problématiques, mais les études montrent que, globalement, il n’y a pas de cause à effet entre l’immigration et le niveau moyen de délinquance. Tout dépend des conditions d’accueil : plus elles sont dégradées, plus le risque de délinquance augmente. L’Europe s’est construite depuis des décennies sur l’immigration, cela doit continuer à être sa force.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/denatalite-manque-de-main-doeuvre-pourquoi-la-france-a-besoin-dimmigratio
    #migrations #immigration #démographie #travail #main-d'oeuvre
    ping @reka @karine4

    • J’entendais des trotskistes qui disaient : le manque de jeunes à long terme, faut faire avec. Pas besoin d’immigration en masse. Ca ne doit pas être la boussole pour ce PB. Ca n’est pas un PB. Ni non plus demander un boost de natalité. On adaptera les pensions, les consommations...
      Car c’est encore une fois se considérer dans une concurrence avec le reste du monde (qui n’a pas ces problèmes)
      (en très gros)

  • Au Chili, l’angoisse des immigrés après la victoire de l’extrême droite à la présidentielle : « Tout le monde a peur »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/27/au-chili-l-angoisse-des-immigres-apres-la-victoire-de-l-extreme-droite-a-la-

    Au Chili, l’angoisse des immigrés après la victoire de l’extrême droite à la présidentielle : « Tout le monde a peur »
    Par Angeline Montoya (Antofagasta (Chili), envoyée spéciale)
    Le soir du dimanche 14 décembre, devant l’écran de télévision annonçant la victoire du candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle chilienne, José Antonio Kast, le mari d’Isarela (le prénom a été modifié à la demande du témoin) s’est effondré. « Il va falloir refaire nos valises », a-t-il soufflé. Le couple est péruvien, mais habite au Chili depuis onze ans, à Antofagasta, ville de 400 000 habitants à 1 300 kilomètres au nord de Santiago. Ici, 19,3 % de la population est étrangère.
    Depuis 2019, le permis de séjour temporaire d’Isarela, 51 ans, a expiré. Elle a demandé sa prolongation, sans succès. « On me dit que je dois attendre, mais, quand dans trois mois Kast sera au pouvoir, est-ce que je ne vais pas être arrêtée et expulsée ? », s’inquiète-t-elle. Son mari, lui, n’a aucun papier. « Il a fait de la prison au Pérou. Il a purgé sa peine, mais ils ne veulent rien savoir », explique-t-elle.
    José Antonio Kast a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière le thème central de sa campagne. « Si vous ne partez pas de manière volontaire, nous vous expulserons avec ce que vous avez sur le dos, et vous ne pourrez plus jamais revenir au Chili », a-t-il lancé, avec des accents trumpiens, dans ses clips adressés aux 336 000 migrants en situation irrégulière. José Antonio Kast a asséné que les sans-papiers devaient quitter le pays avant sa prise de fonctions, le 11 mars 2026, puis demander un visa au consulat s’ils souhaitaient revenir. Il oublie que le Chili n’a plus de consulat au Venezuela, premier pays d’origine des migrants, et que beaucoup ont construit leur vie ici, eu des enfants chiliens, le droit du sol s’appliquant. Or un retour n’est possible qu’au bout de cinq ans, après un séjour irrégulier. Catholique et fervent défenseur de la famille, José Antonio Kast n’a pourtant pas hésité à affirmer que les parents étrangers sans papiers d’enfants chiliens seraient expulsés s’ils ne partaient pas volontairement, quitte à être séparés de leurs enfants, confiés à l’Etat. Dès les jours qui ont suivi sa victoire, il a pris langue avec ses homologues argentin, bolivien, péruvien, équatorien, panaméen, salvadorien (tous de droite) pour mettre en place un « corridor humanitaire » de retours forcés.
    Le président élu a aussi menacé : « A un moment ou à un autre, vous aurez affaire à l’autorité, lors d’un contrôle routier ou dans un établissement de santé ou d’éducation. » Alors ici, « tout le monde a peur, certains n’osent même plus se rendre à leur travail », confie Isarela. Son mari avait envisagé une régularisation, mais tout est désormais suspendu, de peur d’une arrestation.
    Jusqu’en 2021, Isarela travaillait dans un supermarché, de 8 heures à 23 heures. Mais la loi s’est durcie. Autrefois, un contrat pouvait être obtenu avec un visa touristique, puis transformé en titre de séjour. Depuis 2022, il faut avoir obtenu ce dernier en amont. Sans résidence valide, elle ne peut plus travailler légalement, elle garde des enfants ou fait des ménages. « J’ai toujours travaillé, je ne veux que ça », dit-elle dans un soupir. Le couple vit à Los Arenales, un immense campamento (bidonville) à 15 kilomètres au nord du centre-ville d’Antofagasta, au pied d’une colline aride. Ce quartier informel est né en 2015, lorsque des familles chiliennes et péruviennes ont occupé 11 hectares de terres publiques. Entre 2018 et 2021, avec l’arrivée massive de migrants, surtout vénézuéliens, la population a doublé, passant de 1 000 à 2 200 familles, dont plus de 85 % sont étrangères.
    Presque tous travaillent, mais ils ne peuvent assumer les loyers très élevés d’Antofagasta, « la perle du Nord », capitale minière du Chili, coincée entre l’océan Pacifique et le désert d’Atacama. Les très bons salaires de l’industrie minière (cuivre et lithium surtout) ont fait exploser les prix : au moins 420 euros pour un deux-pièces de 35 mètres carrés, quand le salaire minimum atteint à peine 500 euros. Alors, en 2015, Isarela et son mari ont planté une tente sur une petite parcelle et y ont bâti leur maison sur deux niveaux. « On est mieux ici que dans un studio minuscule », glisse-t-elle.
    Le paradoxe de cette région est qu’elle cumule le plus grand nombre de bidonvilles et l’un des taux de pauvreté les plus élevés du pays, tout en affichant le produit intérieur brut (PIB) par habitant le plus élevé du Chili, 41 000 euros, proche de celui de la France. Les travailleurs des mines font des rotations de sept jours de travail et sept de repos : ils ne vivent pas de manière permanente à Antofagasta, mais cela a suffi à tendre le marché immobilier.
    (...)Ces dernières années, plusieurs vagues de régularisations ont eu lieu, notamment sous le président Sebastian Piñera (droite) : 325 000 entre 2018 et 2022. En 2023, le gouvernement de Gabriel Boric (gauche) a lancé un processus de recensement volontaire des migrants irréguliers : 182 000 personnes s’y sont soumises. « Beaucoup pensaient être régularisés après ça, mais rien n’est venu, s’indigne Elizabeth Andrade, la dirigeante du bidonville. On avait pourtant prévenu que cette autodénonciation pouvait servir à des expulsions. Que va devenir cette liste avec Kast ? »
    De plus en plus de voix s’élèvent pour demander au président Boric de régulariser les migrants avant la fin de son mandat. Le 18 décembre, plus de 100 organisations de la société civile lui ont adressé une lettre en ce sens, invoquant un « devoir éthique ». Braulio Jatar Alonso, journaliste vénézuélien et ancien prisonnier politique du régime de Nicolas Maduro, l’a exhorté : « Président Boric, vous les avez enregistrés. C’est votre responsabilité historique de les régulariser. »
    Elizabeth Andrade, Péruvienne de 58 ans arrivée au Chili en 1996, vit à Los Arenales depuis sa création. Elle y a fondé Rompiendo Barreras (« Briser les barrières »), une organisation d’autogestion pour le logement digne. Avec d’autres femmes migrantes originaires d’autres pays du continent, elle a créé un jardin d’enfants, deux écoles, obtenu l’électricité, l’eau potable, l’extension d’une ligne de bus et la priorisation du quartier pour le logement social. « Quand je repense aux ordres d’expulsion du début… », glisse-t-elle en souriant. Rompiendo Barreras veut à présent construire ce qu’elle appelle « la première ville latino-américaine du Chili », en participant à toutes les étapes du projet, qui doit se faire sur place. Fin 2024, le ministère du logement a alloué plus de 700 millions de dollars (soit environ 594 millions d’euros) à l’élaboration d’un plan directeur d’urbanisation. « Mais si Kast fait des coupes budgétaires comme il l’a promis, ces projets ne peuvent-ils pas être remis en cause ? », s’interroge Elizabeth Andrade, lauréate du Prix national des droits humains en 2022. Le président élu a annoncé une réduction de 6 milliards de dollars des dépenses publiques, sans préciser les secteurs concernés.
    A l’annonce de la victoire de José Antonio Kast, Elizabeth Andrade a envisagé de quitter le pays, malgré ses papiers en règle. « Les migrants redoutent qu’il fasse comme Trump : passer des accords avec le président salvadorien, Nayib Bukele, pour envoyer les migrants dans ses geôles, dit-elle. Mais j’ai aussi peur des persécutions contre les organisations sociales. On cherche déjà à créer des réseaux d’entraide, au cas où il faudrait se cacher. » Selon une étude de la Fondation porCausa, la population migrante a contribué en 2024 à 10,3 % du PIB chilien, alors qu’elle représente 8,7 % de la population. Le rapport souligne aussi que la migration a été responsable de 50 % de la croissance économique du pays entre 2013 et 2023.

    #Covid-19#migrant#migration#chili#politiquemigratoire#immigration#extremedroite#economie#maindoeuvre#sante

  • Open Source Developers Are Exhausted, Unpaid, and Ready to Walk Away
    https://itsfoss.com/news/open-source-developers-are-exhausted

    The foundation of modern software is cracking under the weight of burnout.

    Sourav Rudra

    Sourav Rudra
    19 Nov 2025
    4 min read
    8 commentaires

    Your favorite apps run on code maintained by exhausted volunteers. The databases powering your company? Built by developers working double shifts. Those JavaScript frameworks everyone depends on? Often shepherded by a single person, unpaid, drowning in demands.

    A new report reveals just how bad things have gotten. Sentry funded this research through their Open Source Pledge initiative. Miranda Heath, a psychologist and PhD student at The University of Edinburgh, conducted the study.

    She reviewed academic literature, analyzed 57 community materials, and talked to seven OSS developers directly. Some had burned out. Others managed to avoid it. Some walked away entirely.

    Her findings track with open source infrastructure breaking down. The pressure points are nearly identical.

    Before we dive in, you have to know there is one major limitation with this report. Most analyzed materials came from white male developers. Miranda notes that marginalized groups likely experience additional burnout factors the research missed.
    Burnout in Open Source: A Structural Problem We Can Fix Together | Open Source Pledge
    Burnout is affecting the entire Open Source ecosystem. Here’s what we could do to make things better.
    Open Source Pledge
    The Three Faces of Burnout

    Firstly, you have to understand that burnout isn’t just being tired. It has three distinct characteristics that feed off each other.

    The motivational component hits first. Developers lose the ability to push through tasks. What once felt manageable becomes impossible to start. They avoid work entirely.

    Then comes the affective breakdown. Emotional regulation fails. Developers become easily frustrated, irritated, and overwhelmed. They snap at users. They withdraw from communities.

    The cognitive shift follows. People mentally distance themselves from their work. They express negativity and cynicism towards it. Dark humor becomes a coping mechanism. “Fix it, fork it, f*ck off” becomes the phrase of choice.

    The numbers are brutal. A 2023 survey found 73% out of 26,348 developers experienced burnout at some point. Another survey showed 60% of OSS maintainers considered leaving entirely.

    Burnout is a predictor of quitting. When developers burn out, they walk away.
    Burnout is Slow Death

    Miranda found six interconnected factors driving maintainers to the edge.

    Difficulty Getting Paid: Sixty percent of OSS maintainers receive no payment whatsoever (according to the Tidelift survey). They work full-time jobs, then maintain critical infrastructure for free. The double shift wrecks their mental and physical health and steals time from friends/family. Loneliness follows.

    Crushing Workload: Popular package maintainers drown in requests. They are often solo. Finding quality contributors is nearly impossible. Email overload alone can trigger burnout.

    Maintenance Feels Unrewarding: Developers love creating. They hate the repetitive, mind-numbing maintenance work. It takes time away from what they actually enjoy (coding). There is no creativity, no learning, just repetitive work.

    Toxic Community Behavior: Users demand features like customers. They shame maintainers publicly when bugs appear. Good work goes unrecognized. Mistakes get amplified. The entitlement exhausts them.

    Toxicity exists between developers too. The majority of OSS collaboration happens remotely. No face-to-face contact. No conflict resolution training. No formal support structures or governance unless teams build them.

    This makes team toxicity both more likely and harder to fix, and the isolation aspect only makes everything worse.

    Hyper-responsibility: Developers feel crushing obligation to their communities. They can’t say no, and stepping back feels like betrayal. The guilt compounds the stress.

    Pressure to Prove Oneself: Developers need portfolios for jobs. They constantly prove themselves to the community and potential employers. The performance pressure never stops. Fear of losing reputation keeps them working past healthy limits.

    GitHub makes it worse. Achievements, badges, contribution graphs. It gamifies the work. Developers feel compelled to maintain streaks and numbers. The metrics become the measure of worth.

    These factors reinforce each other. No pay for OSS means working a full-time job on top of it. The double shift means longer hours. Longer hours kill patience. Less patience breeds toxicity. Toxicity drives contributors away. Fewer contributors means more work.
    What Needs to Change

    The report offers four clear recommendations.

    Pay OSS developers reliably. Not donations or tips. Predictable income through decentralized funding that preserves maintainer autonomy. Foster recognition and respect too.

    Community leaders must encourage better behavior, and platforms like GitHub should educate users about the humans behind the code.

    Grow the community through better education and mentorship programs. Make it easier for newcomers to contribute quality work. Financial support helps here too.

    And finally, advocate for maintainers. OSS powers critical infrastructure. Burnout puts that at risk. Advocacy bodies need to make governments aware. That awareness can bring funding and real solutions.

    And, I will be honest, this hits close to home. I fully understand what’s happening. Burnout literally robs you of any motivation or energy to do the things you love. It doesn’t just slow you down. It kills the joy entirely.

    The fix isn’t complicated. Treat maintainers like the humans they are, not free infrastructure. Companies profiting from open source need to contribute financially (at the very least).

    Employers should give developers dedicated time for OSS work. Users must remember there is a person on the other end of that issue thread. Fellow developers need to call out toxicity when they see it.

    Burnout prevention starts with basic human decency.

    #Logiciel_libre #Maintenance #Burn_out

  • Armes soniques : bientôt la fin du déni ?
    https://www.blast-info.fr/articles/2025/armes-soniques-bientot-la-fin-du-deni-ZEtRvuTFRgWEjeR5u04odw

    Élodie Emery 16.11.2025

    Utiliser le #son comme une #arme, ce n’est plus de la science-fiction. Les armes #soniques existent. Des États les utilisent sur le terrain #militaire, mais aussi pour le #maintien_de_l_ordre. Le 15 mars dernier, lors d’une manifestation massive dans la capitale serbe, #Belgrade, la foule s’est fendue en deux. Un son étrange a provoqué un mouvement de panique. Journaliste indépendante, Élodie Emery a mené l’enquête. Un article publié en collaboration avec La Chronique, le magazine mensuel d’Amnesty International.

    (...)

    Le #canon_à_son #LRAD, pour #Long_Range_Acoustic_Device, est classé parmi les «  #armes_non_létales_à_énergie_dirigée  », aux côtés du #gaz_lacrymogène et de la #grenade_assourdissante. Aux États-Unis, les policiers l’ont utilisé en 2009 lors du sommet du G20 à #Pittsburgh, puis en 2014 à #Ferguson pour #disperser des #rassemblements contre les violences policières. Les images de l’époque sont éloquentes : des manifestants fuient en se bouchant les #oreilles, visages crispés, certains désorientés, d’autres à genoux. Les effets physiologiques du LRAD, mal documentés, sont loin d’être anodins. Soumis au modèle #450X qui crache jusqu’à 145 #décibels (au-dessus du seuil de la douleur humaine), des manifestants rapportent maux de tête, vertiges, troubles respiratoires, oppression thoracique, accélération du rythme cardiaque. Le LRAD 2000, plus puissant, émet au-delà de 160 dB, un niveau sonore qui peut provoquer l’éclatement d’un #tympan… Plusieurs manifestants américains ont déposé des plaintes, certains évoquant des #séquelles durables.

    (...)

  • Le crepe del “modello Saluzzo” dove i braccianti non diventano cittadini

    Nella località cuneese l’intervento istituzionale ha fatto sì che venissero superati gli insediamenti informali. Il sistema di accoglienza è efficace per le aziende ma non per chi vuole restare sul territorio. E il Pnrr è un’occasione persa

    Sembra una domenica come le altre, passeggiando nel verde del parco Gullino di Saluzzo (CN). Dei bambini giocano su scivoli e giostrine, nella parte più riparata alcuni ragazzi fanno un piccolo mercato. Qualche minima mercanzia, esposta anche per fermarsi a chiacchierare in quello che è l’unico spazio comune a disposizione dei lavoratori stagionali della zona, il comparto agricolo della frutta del cuneese. A guardarsi intorno adesso viene difficile pensare che fino a inizio settembre su questo stesso prato c’erano un centinaio di persone a dormire su sacchi a pelo e giacigli improvvisati di cartone. Come Odeh e Mamadou, un signore di 65 anni tornato da tempo a lavorare nelle campagne dopo la chiusura delle fabbriche.

    I due quest’estate rischiavano di dormire per strada nonostante Saluzzo sia il Comune capofila di una rete di accoglienza diffusa piuttosto strutturata che coinvolge tra gli altri la prefettura di Cuneo, la Regione Piemonte e dodici Comuni, per un totale di 246 posti letto. “Non sono sufficienti perché la stagione è molto lunga. La diffusione della rete consente di non avere grandi assembramenti ma non di eliminarli completamente -commenta il sindaco di Saluzzo Franco Demaria-. Restano i lavoratori marginali che lavorano pochi giorni e solo nei picchi della raccolta”.

    Come dire: non è niente in confronto a situazioni che si verificano in altre zone o rispetto al passato, quando in paese sorgeva un accampamento informale fatto di tende, legno e lamiere con dentro oltre cinquecento persone. O quando nel 2018 il Comune aveva adibito una ex caserma a centro di accoglienza, ribattezzata ironicamente “Guantanamo” dai lavoratori migranti. È però qualcosa su cui riflettere quando si parla di “modello Saluzzo” perché nonostante gli sforzi portati avanti e le risorse investite non si arriva a coprire il fabbisogno di abitazioni dei tanti lavoratori che accorrono nella piana.

    La stagione nel cosiddetto marchesato parte a maggio con i piccoli frutti, poi la pesca, il picco estivo con la raccolta della mela cuneese e si spinge fino a novembre con le varietà di mela invernali. Stagione lunga, anche se intervallata, e con condizioni di lavoro sostanzialmente buone, con paghe che oscillano tra i sette e gli otto euro all’ora, al netto delle tante giornate non registrate in busta paga. Fattori che attirano sul territorio più di diecimila lavoratori stagionali, oltre tremila da Paesi dell’Africa subsahariana, con 12mila contratti registrati nel raggio di 20 chilometri. Il problema principale per tutti è la casa, non disponibile o offerta a prezzi fuori mercato. L’unica soluzione proposta sono le accoglienze diffuse, organizzate seguendo i “flussi di lavoro”, vero punto di forza di questo modello per alcuni mentre nodo del problema secondo altri. Si accede durante i periodi di raccolta se si è già in possesso di un contratto di lavoro, ma senza poter prendere la residenza necessaria al rinnovo del permesso di soggiorno e utile per la nomina di un medico di base.

    Per i servizi socio-sanitari molti, oltre 300 solo quest’anno, si rivolgono all’ambulatorio della Caritas peraltro non riconosciuto dall’Asl regionale e non in grado di rilasciare prescrizioni. L’ottica è quella del workfare, impostato sul conteggio delle braccia utili in azienda a cui fornire un riparo, un sistema di intermediazione con le aziende e poco più. In cambio il lavoratore paga un contributo di 1,50 euro al giorno, l’azienda che lo recluta quattro. “Tanti soldi -racconta Omar, un lavoratore burkinabé che dorme nella ‘diffusa’ di Saluzzo- in stanza siamo in tre, se li conti sono cinquecento euro, si potrebbe prendere una casa vera”. Non è una questione di comodo per uno che da otto anni ritorna a lavorare qui.

    “Certo che mi lamento: la cucina ha pochi fuochi, si aspetta per mangiare fino a mezzanotte e non si riposa abbastanza per andare nei campi alle quattro e mezzo del mattino. Ma non ci sono case altrimenti mi fermerei pure qui”. Lui è uno dei “fortunati”, perché i 40 posti forniti da Saluzzo sono all’interno dell’ex casa del custode del cimitero, in posizione periferica ma non troppo. Sessanta invece sono a Cuneo, lontani quaranta minuti in macchina e gli altri 88 in campi container, di cui 39 a Lagnasco, installati tra il cimitero e un’azienda. All’interno di vari edifici restano 46 posti sparsi tra altri tre Comuni, in zone lontane dagli abitati, di solito in corrispondenza di cimiteri o di caselli ferroviari. Lo si potrebbe chiamare “cinismo istituzionale”, considerando che in realtà l’accoglienza organizzata coinvolge almeno altri 984 lavoratori, ospitati direttamente all’interno delle aziende, solitamente le più grandi, in container noleggiati o cascine a uso agricolo che in deroga, una volta risistemate, possono ospitare i braccianti.

    “Dal nostro punto di vista una cosa ottima e ben fatta -commenta Davide Giraudo della Flai Cgil di Saluzzo- perché sappiamo dove sono i lavoratori e come vengono trattati”. La realtà è che non ci sono strumenti per controllare le accoglienze fornite dai datori di lavoro, finanziate in parte anche con fondi pubblici e il cosiddetto modello Saluzzo si regge in pratica sull’ospitalità in azienda. Mentre gli esclusi dal sistema si arrangiano come possono, si sistemano al parco Gullino, oppure si rivolgono alla Caritas che mette a disposizione 24 posti in dormitorio e altri 18 in container. Si poteva agire diversamente con i circa 1,7 milioni di euro di fondi dedicati dal Piano nazionale di ripresa e resilienza (Pnrr) alla fuoriuscita dagli insediamenti irregolari, di cui Saluzzo e i Comuni firmatari del protocollo sono tra i pochi fortunati beneficiari. Ma i soldi verranno utilizzati per aggiungere sei posti in più all’edificio attuale nella stessa Saluzzo, confermare i dieci posti attivati quest’anno in via sperimentale a Revello (CN) e aumentare di ulteriori 36 posti gli attuali campi container. L’impressione è che tutti vogliano i lavoratori ma nessuno i migranti.

    “C’è un fortissimo disagio abitativo, le case mancano, il mercato è molto chiuso e discriminatorio. Noi abbiamo faticato tantissimo a trovare degli alloggi, ci abbiamo messo un anno a trovare questo posto a Revello”, racconta Giovanni D’ambrosio, referente di Mediterranean Hope. È uno dei motivi che ha spinto la Ong attiva anche nella piana di Rosarno ad aprire il suo ostello: “Vogliamo fornire una stabilità, anche se temporanea, a persone che spesso sono protagoniste di una migrazione circolare”. Ma l’incapacità dell’accoglienza istituzionale di coprire tutto il fabbisogno non è l’unico problema. “Le persone non sono legittimate a fermarsi sul territorio, anzi in qualche modo sono incentivate ad andarsene, il tipo di approccio pubblico è sempre quello dell’invisibilizzazione, del fatto che loro non possono immaginarsi di stare sul territorio perché una volta che finisce la stagione se ne devono andare”.

    Tra coloro che cercano di cambiare la situazione ci sono anche alcuni giovani che, attraverso l’associazione Makala, hanno adibito un’abitazione a luogo di ospitalità per sette persone finanziandola con piccoli corsi ed eventi aperti al territorio. “Chi si ferma da noi ha un anno di tempo per capire come restare qui”, raccontano. Anche se si tratta di una goccia nel mare il loro esempio è tanto più prezioso perché nato in maniera spontanea da persone che, guardandosi intorno, hanno colto meglio delle istituzioni qual è il problema principale del modello: il territorio resta impermeabile e chi arriva non ha il tempo di ambientarsi perché deve andar via. Il marchesato è così una terra di confine che si mantiene sulla linea tra ciò che è dovuto e ciò che è necessario a tutti per vivere. Non è una questione di cortesia: se ci si occupa davvero di fornire ai lavoratori luoghi dove andare a dormire non si può basare un modello di accoglienza sul calcolo della forza lavoro. Così si considerano i lavoratori migranti come pura componente essenziale al riprodursi dell’attività aziendale e non come persone depositarie di sogni, bisogni e aspirazioni che vanno al di là di una paga e un tetto sulla testa.

    https://altreconomia.it/le-crepe-del-modello-saluzzo-dove-i-braccianti-non-diventano-cittadini
    #exploitation #agriculture
    #Italie #migrations #travail #Pinerolo #main-d'oeuvre #caporalato #hébergement #logement #SDF #sans-abris #modello_Saluzzo #modèle_Saluzzo #parco_Gullino_di_Saluzzo #parco_Gullino #fruits #pommes

    voir aussi:
    Blueberries. Cronache dalle piantagioni saluzzesi
    https://seenthis.net/messages/1011769

  • L’année 2005 – un ami de 20 ans... Joyeux anniversaire Sarko 😆

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/261025/pensee-decoloniale-2005-une-annee-charniere

    Michel Kokoreff rappelle le caractère inédit des révoltes de 2005 : la longueur de l’épisode et l’absence de leader. Mais également le fait que la violence institutionnelle dénoncée alors n’a jamais été réglée depuis. « Jusqu’à aujourd’hui, on traite les effets mais jamais les causes. Et d’une certaine manière, le mouvement de l’été 2023 après la mort de Nahel [Merzouk] a été un écho de même échelon national, même s’il a été plus court et plus sauvagement réprimé qu’en 2005. »

    La réponse politique en 2005 est à cet égard éloquente, puisqu’elle puise d’abord, pour éteindre le feu, dans l’arsenal législatif mobilisé durant la guerre d’Algérie. Le premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin, annonce le 7 novembre 2005 l’application de la loi de 1955, soit l’état d’urgence utilisé pour éteindre l’insurrection algérienne. Il se gardera d’employer le terme, tout comme le président de la République Jacques Chirac, relève l’historienne Sylvie Thénault, et évoquera simplement un « couvre-feu ». Le dispositif n’avait pas été utilisé depuis 1985 – en Nouvelle-Calédonie.

    • Utiliser cet outil, « alors que le débat sur le passé colonial français et son héritage au présent occupe l’espace public, n’était-il pas maladroit ? », interroge de manière rhétorique Sylvie Thénault. Sarah Mazouz partage cette analyse. Le télescopage est dans tous les cas bavard, puisqu’il confirme en quelque sorte « la persistance des catégories de perception des personnes racisées comme étant en fait des colonisées, ou en tout cas qui méritent le même traitement que leurs ascendants colonisés », pointe la chercheuse.

      Face à cela, et dans un contexte de surenchère à droite entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, payante électoralement, l’antiracisme se recompose. L’année 2005 marque en effet le moment de la création de collectifs antiracistes comme le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) ou la Brigade anti-négrophobie.

    • Vingt ans plus tard, et alors qu’en juin 2023 Nahel Merzouk, 17 ans, est tué à bout portant par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre (Hauts-de-Seine), Pierre Tevanian juge pour sa part que la situation et les termes du débat n’ont guère évolué. La police reste « intouchable », l’islamophobie s’exprime au quotidien.

      « Les élites n’ont toujours pas compris qu’il fallait parler d’égalité et de lutte contre la discrimination, et surtout agir !, regrette-t-il. Au moment de la mort de Nahel, on a vu les mêmes sorties culturalistes culpabilisantes sur les parents irresponsables qu’en 2005, les mêmes éléments de langage et les mêmes grilles de lecture déconnectées de toute explication sociale, mais repolitisées à droite du côté de la morale, du culturalisme et de l’ethnicisation. »

      Le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH), fondé par Gérard Noiriel avec l’historienne Michèle Riot-Sarcey et l’historien Nicolas Offenstadt dans le prolongement de la pétition de 2005, existe toujours. Signe que les instrumentalisations de l’histoire qu’ils dénoncent se poursuivent.

    • La diagonale de la rage. #Michel_Kokoreff - éditions divergences.
      https://www.editionsdivergences.com/livre/la-diagonale-de-la-rage

      page 91 : "Comme pour relativiser la gravité des incidents et prendre ses distances avec son tonitruant ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, qui jette de l’huile sur le feu en traitant les deux morts de « délinquants », il indique (de Villepin) : « En France, pendant ces deux semaines (sic), personne n’est mort. » On ne peut donc pas parler d’émeutes, selon lui, mais de « troubles sociaux » (re-sic). Il annonce dans la foulée une série de mesures sociales autour du thème de « l’égalité des chances », inspirées par le plan de cohésion sociale porté par Jean-Louis Boorlo.

      D’où découlera le CPE avec le succès que l’on sait. La suite dans le chapitre I de ce bouquin : Les quartiers populaires comme laboratoire politique et comme territoire d’expérimentation du #maintien_de_l'ordre

      Agé de 11 ans, Sidi-Ahmed Hammache avait pris une balle qui ne lui était pas destinée en juin 2005. Après ce drame, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait promis de « nettoyer au Kärcher la cité des 4000 » à La Courneuve.
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/22/mort-de-sidi-ahmed-en-toile-de-fond-une-banale-histoire-d-amour_1109752_3224

      Sociologie des émeutes autre livre de Kokoreff que je n’ai pas lu.
      https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/sociologie-des-%C3%A9meutes-9782228902762

      Depuis l’automne 2005, la société française vit au rythme des émeutes. Dans certains espaces urbains, la situation peut à tout moment dégénérer. Que s’est-il donc réellement passé, lorsque des quartiers paupérisés, stigmatisés et racialisés se sont subitement embrasés ? Que nous disent ces émeutes ? S’appuyant sur les témoignages d’élus, de policiers, d’émeutiers et de travailleurs sociaux, ainsi que sur les résultats de plusieurs enquêtes de terrain, ce livre revient sur des événements qui ne furent pas les mêmes partout, qui avaient des précédents et qui eurent des suites, dont les manifestations anti-CPE. Ce faisant, il met en perspective les transformations de la France contemporaine, pointant au passage les mensonges d’État en matière de sécurité sur fond d’emballement médiatique.

  • Et si l’immigration était un #projet_de_société positif et accueillant ?

    Le #Québec peut être cette nation qui sait conjuguer son désir d’affirmation tout en ouvrant les bras.

    Dans un contexte mondial où l’on assiste à la montée des mouvements antidroits et des pratiques autoritaires, dont le principal « #ennemi » est les personnes migrantes, la joute oratoire sur l’immigration à laquelle nous assistons à #Québec a de quoi nous inquiéter.

    Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) nous dit en substance que l’immigration est une #menace, et qu’il y en a trop. Une partie de l’opposition surenchérit. Ce faisant, on induit la population en erreur avec toutes sortes de #chiffres douteux, faisant monter un sentiment anti-immigrant empreint de #préjugés, discriminatoire. Cela nourrit un #climat_social polarisé et délétère.

    Plusieurs commentateurs ont critiqué l’escalade du #discours_anti-immigrants entre la CAQ et le Parti québécois (PQ). Il est important de comprendre qu’il s’agit là d’un #discours qui s’inscrit dans une logique portée par les #mouvements_antidroits, dont font aussi partie les mouvances identitaires. Alors à qui profite ce discours, et à quels desseins ? Cela ressemble à une #politisation opportuniste et électoraliste de l’immigration.

    Ces jours-ci se tiennent des consultations sur la planification de l’immigration au Québec. Le gouvernement a déjà annoncé son intention de réduire considérablement le nombre d’immigrants temporaires et permanents. De nombreux intervenants seront entendus jusqu’au 30 octobre. Plusieurs représentent des secteurs économiques qui emploient des travailleuses et des travailleurs étrangers. Il y a donc fort à parier que ces intervenants plaideront l’importance de maintenir un bon niveau d’immigration, notamment temporaire, pour assurer des besoins immédiats en main-d’œuvre.

    Amnistie ne se prononce pas sur le nombre de personnes immigrantes qu’un État souhaite accueillir. Toutefois, nous rappelons que pour tout programme d’immigration, les États, dans ce cas-ci le Québec, ont l’obligation de le déployer en tout respect et en toute protection des droits de ces personnes, et en respect du #droit_international.

    Ce qui inquiète Amnistie, c’est donc la #rhétorique_négative à l’égard de l’#immigration mise de l’avant pour justifier sa réduction, la façon dont c’est fait et les effets sur les personnes concernées. Nous sommes également inquiets de la tendance privilégiant une #immigration_temporaire au détriment de l’#immigration_permanente qui s’est accentuée ces dernières années.

    La CAQ promet depuis son élection en 2018 une réduction importante du nombre de personnes immigrantes au Québec. Cependant, pour répondre aux demandes des employeurs, le gouvernement n’aura eu de cesse de faire appel à un nombre accru de migrants temporaires, grossissant ainsi le bassin d’une population vulnérable.

    Les élus — de la CAQ et du PQ, principalement — déplorent souvent la forte augmentation du nombre de résidents non permanents, laissant entendre qu’il s’agirait d’un phénomène subi par le Québec et imposé par le fédéral. Or, c’est le #Programme_des_travailleurs_étrangers_temporaires (#PTET), sur lequel Québec a le plein contrôle, qui a connu l’augmentation la plus forte depuis 2018, soit 651 %.

    Cette augmentation record montre notre dépendance à l’égard de la main-d’œuvre temporaire pour des besoins permanents dans nombre de secteurs économiques. Les #employeurs comme le gouvernement doivent donc se demander si c’est vraiment d’une immigration temporaire dont ils ont besoin et qu’ont-ils à gagner à ce que ces personnes demeurent prisonnières d’un statut précaire ? Est-il plus pratique d’avoir recours à une immigration temporaire plus malléable, et en quelque sorte jetable ? Le projet est-il de bâtir une société basée sur un #marché_du_travail à deux vitesses, où certaines personnes ne peuvent se prévaloir de tous leurs droits en raison de leur statut migratoire précaire ?

    Les personnes migrantes travaillant au Québec dans le cadre du PTET sont précarisées en raison de leur #statut et des conditions inhérentes à leur #permis_de_travail fermé, qui les lie à un seul employeur. C’est ce qu’a confirmé l’enquête d’Amnistie internationale publiée en début d’année, qui conclut que la conception même du PTET exposait les travailleuses et travailleurs migrants à l’#exploitation et à une #discrimination systémique, ce qui place le #Canada et le Québec en situation de violation de leurs obligations internationales en matière de protection des droits de la personne.

    Lors de son passage au Canada en 2024, le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Tomoya Obokata, avait d’ailleurs dénoncé le PTET, qui, selon lui, alimente des « formes contemporaines d’esclavage ».

    À cela, ni le gouvernement ni aucun autre parti n’a réagi ni proposé de rectifier la situation. Comme si ces personnes ne comptaient pas ou n’étaient pas des êtres humains à part entière ?

    Tous les partis semblent préférer discourir sur la « #capacité_d’accueil », chacun y allant de son chiffre « magique ». Cela fait des années que la notion de « capacité d’accueil » est utilisée pour laisser entendre une limite objective dans la société et dans l’infrastructure sociale du Québec en matière d’immigration. Les personnes migrantes sont ainsi blâmées pour les manquements des politiques gouvernementales des dernières décennies dans nos services sociaux, la crise du logement et — pourquoi pas — le déclin du français. Ce discours favorise la #discrimination, présentant l’immigration comme un défi à craindre et à contenir plutôt que comme une #richesse dont la société québécoise tire de grands bénéfices.

    Lors des consultations sur la planification de l’immigration en 2023, plusieurs intervenants, dont Amnistie internationale, ont critiqué le discours négatif entourant la notion de « capacité d’accueil » et son absence d’assise scientifique. Le professeur sociologue-démographe Victor Piché, de l’Université Laval, proposait alors de parler de « #volonté_d’accueil » : si on augmente cette dernière, on augmente notre « capacité d’accueil », disait-il en résumé.

    Le Québec a la « #capacité_d’accueillir » une vision positive de l’immigration, où chaque personne peut jouir pleinement de ses droits et contribuer à enrichir sa société d’accueil. Le Québec peut être cette nation qui sait conjuguer son désir d’affirmation tout en ouvrant les bras pour accueillir des personnes venues de tous les horizons, avec toute l’humanité qu’on lui connaît.

    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/926868/si-immigration-etait-projet-societe-positif-accueillant
    #discours #narration #migrations #temporaire #main-d’oeuvre #travail #économie #précarisation #vulnérabilité #vulnérabilisation

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  • Lagrasse, une abbaye coupée en deux | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/lagrasse-une-abbaye-coupee-en-deux-2882441

    À Lagrasse, commune des montagnes occitanes, l’abbaye vit divisée depuis plus de deux siècles. Dans la partie publique, l’ancien maoïste Jean-Michel Mariou a cofondé le Banquet du livre. Dans l’aile privée, des chanoines sont accusés de proximité avec l’extrême droite ; parmi eux, le père Michel.

    Lagrasse est un village de 500 habitants, niché dans les montagnes occitanes, près de Carcassonne. Située non loin du village, l’abbaye Sainte-Marie hébergeait originellement des moines bénédictins entre le VIIIe et le XVIIIe siècle. À la Révolution, sa revente comme bien national entraine sa division physique en deux parties. Aujourd’hui, la partie privée est occupée par une communauté de chanoines traditionalistes, et ce, depuis 2004.

    (…)

    Jean-Michel aborde également à notre micro le sujet des financements de la restauration de l’abbaye, qui selon lui émanent en partie des groupes Dassault, Bouygues et surtout de l’homme d’affaires Vincent Bolloré et participeraient d’un projet politique d’extrême-droite. Il mentionne aussi la publication d’un livre (Trois jours et trois nuits. Le grand voyage des écrivains à Lagrasse, Fayard, 2021) édité par Nicolas Diat, proche de milieux ultraconservateurs, chez Fayard, propriété de Vincent Bolloré, dont les droits d’auteurs sont reversés aux chanoines pour la restauration de l’abbaye.

    #corbières #lagrasse #main_basse_sur_les_monuments #extreme_droite

  • L’esprit « Canal Plus » saboté Les compromissions de la Hollandie
    https://www.off-investigation.fr/esprit-canal-plus-sabote-les-compromissions-de-la-hollandie

    Durant son mandat, François Hollande aura laissé opérer l’un des plus spectaculaires saccages éditoriaux de l’histoire des #Médias français : Canal Plus. | photomontage Off Investigation Le média le plus impacté par les compromissions de François Hollande est très certainement Canal Plus. En appuyant sans réserve la montée de Vincent Bolloré au capital de Vivendi, puis en détournant le regard quand ce dernier menaçait l’indépendance éditoriale de la chaîne cryptée, le président socialiste aura laissé opérer l’un des plus spectaculaires saccages éditoriaux de l’histoire des médias français. (Extrait de "L’Élysée (et les oligarques) contre l’info", Jean-Baptiste Rivoire, Les liens qui libèrent, […]Lire la suite : L’esprit « Canal Plus » saboté Les compromissions de la (...)

    #Enquêtes #Main_basse_sur_la_presse #Séries #A

  • Bernard Arnault, « rouleau compresseur » à l’attaque de Complément d’Enquête
    https://www.off-investigation.fr/bernard-arnault-rouleau-compresseur-a-lattaque-de-complement-enque

    Benoît Duquesne et Tristan Waleckx | Visuel DR. Bernard Arnault, homme le plus riche de France, parfois du monde, n’aime pas que les journalistes enquêtent sur ses affaires. À partir de 2013, les journalistes de Complément d’enquête Benoit Duquesne et Tristan Waleckx ont fait les frais des méthodes agressives du PDG de LVMH et ses limiers. « Main basse sur la presse », notre feuilleton d’été à retrouver chaque vendredi Série extraite de « L’Elysée (et les oligarques) contre l’info », JB. Rivoire, Les Liens qui libèrent, 2022 Après avoir pris le contrôle des Échos et du Parisien, Bernard Arnault va faire exercer contre une émission […]Lire la suite : Bernard Arnault, « rouleau compresseur » à l’attaque de Complément (...)

    #Enquêtes #Main_basse_sur_la_presse #Médias #Séries #A

  • Visualised : Europe’s population crisis

    Anti-immigration politics is on the rise across Europe. France’s National Rally and Germany’s Alternative für Deutschland (AfD) each have significant representation in their country’s legislatures, meanwhile the UK’s Reform party is topping the polls.

    But the rise of the far-right could speed up the population decline of Europe, projections show, creating economic shocks including slower growth and soaring costs from pensions and elderly care.

    Those wanting to shut Europe’s borders must contend with a stark demographic reality: the continent’s native population is expected to fall sharply over the next century in an era of low birth rates.

    Experts warn that European societies will age more quickly without immigration, bringing forward a host of economic challenges as workforces shrink and care burdens grow.

    “Most politicians on the centre-left and centre-right recognise that immigration is needed to ease demographic pressures,” said John Springford, an associate fellow at the Centre for European Reform thinktank. “They have sought to focus on tougher – and often inhumane – asylum rules in the hope that stricter border enforcement will provide political cover for higher regular immigration.

    “But radical right parties are increasingly challenging the mainstream consensus. Those countries that manage to hold the line against demands to cut working-age immigration will be in a stronger position economically in the long run.”

    The latest projections produced by Eurostat, the EU’s official statistics agency, suggest that the bloc’s population will be 6% smaller by 2100 based on current trends – falling to 419 million, from 447 million today.

    But that decline pales in comparison with Eurostat’s scenario without immigration. The agency projects a population decline of more than a third, to 295 million by 2100, when it excludes immigration from its modelling.

    Eurostat’s baseline projections assume countries will maintain their average net migration levels from the past 20 years, but the Guardian has examined figures also published by the agency with this assumption left out.

    Likewise, the UK’s Office for National Statistics publishes population projections that include a zero net migration scenario.

    Italy, France and Germany, where anti-immigration politicians have recently made inroads, would face big population declines in a zero-immigration scenario.

    Italy’s prime minister, Giorgia Meloni, has made cracking down on migration a priority in her first term, but her country has one of the lowest fertility rates in Europe and its population would more than halve by the end of the century under zero immigration.

    In Germany, where the anti-immigration AfD came second in this year’s federal election, the population could shrink from 83 million to 53 million over the next 80 years if its borders were completely closed.

    And in France, where the National Rally won the first round of legislative elections last summer after campaigning for restrictions on incoming people, a zero-immigration scenario would mean a population fall from 68 million to 59 million.

    Only a handful of EU states would notice little difference from closed borders: Romania, Latvia and Lithuania, all countries that have experienced a net outflow of people.

    Instead, in most of Europe, populations would not only shrink in the absence of current immigration levels, but also become older as the number of working-age people fall relative to elderly people.

    Today, 21% of the EU population is aged 65 or over. In Eurostat’s baseline scenario, this proportion will rise to 32% by 2100, but in the agency’s zero-immigration scenario, it will increase further, to 36%.

    Those studying Europe’s changing age pyramid say this will put countries under increasing economic pressure.

    “The main consequences will be slower growth because the labour force will shrink, and higher tax burdens, because pension spending and the demand for health and elderly care will rise,” said Springford.

    Indeed, much of the EU is already seeing this, with tax burdens – as expressed through tax revenue as a percentage of GDP – climbing in counties such as France, Italy, Germany and Spain in recent decades.

    The health and social care industries will become increasingly important for managing an ageing Europe, and many health systems in the EU are already dependent on immigrant doctors or nurses.

    “More people are going to require care, though that does depend on how healthy people are in old age, and how much care they need,” said Alan Manning, a professor of economics at the London School of Economics.

    “You also have the other side of the equation that because of fewer children, because of low fertility rates, you need fewer people in education and childcare. So what we need to be doing, in some sense, is redistributing people who were caring for children to caring for old people.”

    At the same time, experts stress that immigration is not a silver bullet for Europe’s demographic challenges, instead suggesting it is one of many solutions, or at least a way to ease the transition to an older society.

    “Increasing immigration levels will not solve these demographic problems on their own – the levels required to do so would be very large, and there are only so many migrants who are willing to move,” said Springford.

    “But they would help, as would raising employment rates of working-age people, pushing back the age of retirement, reforming pensions and shifting the burden of taxation from labour income to wealth, especially property.”

    Manning added: “For immigration to help, it’s got to be that immigrants are actually in work, and many European countries have quite low employment rates among a lot of immigrants. So you can’t take that as a given. If you had an immigrant who came in and didn’t work and then needed support, for welfare, that wouldn’t make things better, that would make things worse. So it’s really important that they’re going to be in work, and that has been problematic in some cases.”

    Within national borders, rural areas will bear the brunt of the EU’s coming population decline. Over the next 80 years, more villages could suffer the same fate as Camini in southern Italy.

    The village is one of many in the Calabria region where the population declined sharply later in the 20th century as younger residents moved elsewhere for opportunities.

    Camini has recently become the site of a project that is resettling refugees, in an attempt to bring the community back from extinction. It was cited in a recent Council of Europe report written by the Labour MP Kate Osamor that examined the potential of immigration to alleviate the challenges of an ageing population.

    “I was watching the place slowly dying. The houses were just falling down because no one was living in them,” said Rosario Zurzolo, who was born in Camini and is now the president of the cooperative running the resettlement project, Eurocoop Servizi.

    So far, 50 refugees have settled permanently in Camini under the scheme, bringing the village population to 350, while a further 118 refugees are being temporarily hosted. A symbolic achievement for the scheme was the recent re-opening of the local school.

    Zurzolo says Camini can act as a model to help revitalise other European regions experiencing population decline.

    Serena Franco, who is also part of the Camini project and presented evidence to the Council of Europe for its report, added: “They’re bringing knowledge, and now we are starting to grow with them and to make new things, new processes, new jobs as well that would be impossible without them.”

    https://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2025/feb/18/europes-population-crisis-see-how-your-country-compares-visualised

    #cartographie #démographie #visualisation #Europe #crise_démographique #migrations #déclin_démographique #ressources_pédagogiques #hôpitaux #santé #travail #main-d'oeuvre #retraites

    ping @reka @karine4

  • « #Violences_urbaines » : en douce, le ministère de l’Intérieur interdit les journalistes en manifestation

    Le ministère de l’Intérieur vient de sortir son « #Schéma_national_des_violences_urbaines », véritable mode d’emploi d’action-réaction des forces de l’ordre durant #émeutes. Au passage, le document valide l’interdiction de la presse lors de ces évènements.

    Juin 2023, la France entière est en proie à des émeutes urbaines, en réaction à l’assassinat de Nahel Merzouk, abattu à bout portant par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre. Le ministère de l’intérieur a observé et pensé, depuis deux ans, un futur #plan_d’action pour guider les policiers sur le terrain lors d’émeutes ou de manifestations un peu trop vivaces.

    L’aspect imprévisible de ces émeutes « a mis les services de la police nationale sous tension et mis en lumière la nécessaire adaptation des moyens urbains, matériels et des doctrines d’emploi. » explique en préambule, ce document de 52 pages, constitués de tableaux, de graphiques, de modes d’opérations détaillés. On y trouve un modèle de procès-verbal, de la cartographie des opérations, des tableaux de suivi des effectifs, un modèle des transmissions, des fiches techniques en veux-tu en voilà.

    Une zone d’ombre pour empêcher les journalistes d’informer

    Ce Schéma national des violences urbaines, tel est son titre, semble avoir été conçu comme « un guide pratique pour la gestion des violences urbaines. » Ni plus ni moins. Les phases de préparations au terrain, du rétablissement de l’#ordre_public et les démarches à effectuer une fois l’ordre rétabli, y sont méticuleusement détaillées.

    Au passage, il y est indiqué noir sur blanc qu’il est inutile de faire des #sommations au préalable, partant du principe que la police intervient dans le cadre de la #légitime_défense, l’#état_de_nécessité, la #dissipation_de_l’attroupement et le code de la #sécurité_intérieure relatif à l’usage des armes par les policiers et les gendarmes. La mission de protection des citoyens et des territoires exclut pourtant la presse.

    Le syndical SNJ-CGT attire l’attention sur un paragraphe dédié à la connaissance du cadre juridique des violences urbaines, où il est rappelé que l’intervention de la police durant les violences urbaines « s’inscrit dans un cadre juridique particulier, qui doit être connu et maîtrisé par l’ensemble des effectifs intervenants ». Une partie affligeante concerne donc la presse « … la prise en compte du statut des journalistes telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre, ne trouve pas à s’appliquer dans un contexte de violences urbaines, » dit notamment le texte.

    Contactée par L’Humanité, Soraya Morvan-Smith, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, alerte sur l’importance de ce document publié à la veille des contestations sociales du 10 septembre. « Le ministère de l’Intérieur dit que le document a vocation à répondre à toutes les situations de violences urbaines, jusqu’aux émeutes insurrectionnelles, caractérisées par une très haute intensité. Cela ouvre la porte à un usage dérogatoire à peu près dans toutes les manifestations. Et pose la question : Un journaliste est-il interdit d’avoir accès à certaines zones en France ? Certaines zones qui sont sur la voie publique, quand même. Pour nous c’est une grave attente à la #liberté_d’informer. »

    D’autant, reprend-elle, « n’oublions pas que les journalistes sont devenus une cible lors de manifestations, y compris des casseurs, mais aussi des personnes qui critiquent les médias et qui vont vouloir en découdre avec les symboles de ce que représente la presse. Rappelons que le travail des journalistes est d’informer de façon factuelle ce qui se passe dans les moments difficiles. Là, une zone d’ombre est créée, qui permet éventuellement à la police de se lâcher, de faire leur métier sans aucun contre-pouvoir. C’est extrêmement dangereux et c’est aussi grave pour la sécurité des journalistes parce que ça peut les mettre en danger. En fait, ils peuvent être tabassés par la police, par des gens présents lors des manifestations. Il peut y avoir des arrestations de journalistes présents alors qu’ils exercent leur métier. C’est hyper inquiétant en réalité. »

    Les syndicats de journalistes se saisissent du document du ministère de l’Intérieur. Plusieurs organisations de défenses des libertés et des droits, RSF et la Fédération européenne internationale du journalisme ont été alertées.

    « Nous devons vraiment peser de tout notre poids sur ce qui nous paraît vital, c’est un recul pour notre société démocratique, » conclut la syndicaliste.

    https://www.humanite.fr/medias/emeutes-urbaines/violences-urbaines-en-douce-le-ministere-de-linterieur-interdit-les-journal
    #journalisme #presse #interdiction #manifestations

  • Réflexions stratégiques autour de « Bloquons tout » à partir du 10 septembre
    https://ricochets.cc/Reflexions-strategiques-autour-de-Bloquons-tout-a-partir-du-10-septembre-8

    La réflexion stratégique est un volet important, notamment parce qu’elle oblige à se poser des questions de fond type : quels sont nos objectifs, vu l’ennemi et nos objectifs de quels moyens et tactiques se doter, que retenir des luttes précédentes, quelles sont nos forces actuelles et potentielles ?, etc. Le top étant d’arriver à conjuguer stratégie et improvisation, organisation et spontanéité, déroulement de tactiques et adaptation permanente. Certains articles tentent des (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, débordements..., Révolution , #Luttes_sociales, Mouvement du 10 septembre (...)

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Révolution_ #Mouvement_du_10 septembre_2025
    https://lundi.am/Vers-le-10-septembre-ou-la-puissance-de-l-indetermine
    https://lundi.am/Tout-bloquer-mieux-que-la-greve
    https://lundi.am/Le-coup-d-apres-7017
    https://lundi.am/10-septembre-tout-bloquer-et-bien-viser
    https://lundi.am/En-attendant-le-10-septembre-une-miraculeuse-exception

    • Fighting Back, Staying Free
      https://fr.crimethinc.com/2025/08/28/a-demonstrators-guide-to-operational-security-fighting-back-staying-f

      Il fut un temps où seuls ceux qui avaient l’intention de participer à des manifestations conflictuelles à haut risque devaient se préoccuper de la surveillance et de la sécurité. Aujourd’hui, la surveillance et le #maintien_de_l'ordre deviennent beaucoup plus invasifs et arbitraires. Même si vous n’enfreignez jamais aucune loi, l’État peut néanmoins chercher à faire de vous un exemple. Toute personne susceptible de participer à une manifestation à un moment donné devrait se familiariser avec les protocoles de sécurité que les militants radicaux ont mis au point au fil des ans.

      Si vous êtes novice en matière de manifestation, ne vous laissez pas intimider par toutes ces considérations. Plus il y aura de gens dans la rue, plus tout le monde sera en sécurité. Rien n’est plus dangereux que de rester isolé et passif, laissant l’État policier venir nous chercher un par un. Ce guide explique simplement comment maximiser votre sécurité lorsque vous participez à une manifestation.

      https://expansive.info/Newsletter-du-R2R-du-03-09-2025-Bloquer-le-pays-Ravitailler-le-mouvement

    • Hasardeuse prédiction. Remarques sur l’article de #Serge_Quadruppani « Vers le 10 septembre ou la puissance de l’indéterminé » publié dans Lundi matin du 2 septembre 2025. Et épinglé ci-dessus par @ricochets
      https://blog.tempscritiques.net/archives/5226

      Une dernière remarque sur « la puissance de l’indéterminé ».

      Face à une formulation à première vue insolite à propos d’une journée d’action, arrivé au terme de l’article, le lecteur peut comprendre que l’auteur vise d’abord la composition sociale du mouvement qu’il appelle de ses vœux. Et plus précisément ce qu’au temps de la lutte des classes on nommait la composition de classe d’une lutte ; la pureté prolétarienne plus ou moins grande des insurgés ou des grévistes. Une époque, nous le savons, définitivement révolue.

      S. Quadruppani met en garde contre tout a priori puriste dans la composition de classe des acteurs du 10 septembre. Cette indétermination fera la force du mouvement. S’il y a mouvement, sans doute. Mais elle peut aussi faire sa faiblesse.

      Car l’indéterminé en histoire comme en philosophie et dans les sciences, l’indéterminé, c’est le vague, le flou, l’imprécis, l’inconnu ; toutes choses antinomiques (je n’écris pas contradictoires) avec le mot d’ordre : « Bloquons tout ».

      Un mot d’ordre, quant à lui, bien déterminé, bien décidé.
      Le cours des prochaines journées de septembre tranchera ou subira cette antinomie.

      Jacques Guigou
      6 septembre 2025

  • From borders to workplaces: How Europe is reinventing immigration control

    European governments are shifting from border enforcement to workplace restrictions. New research shows Austria, Germany, Ireland, and the UK now use job tests, wage thresholds, and employer lock-ins to limit migrant competition.

    When immigration makes the news in Europe, the focus is usually on borders. In the UK, headlines dwell on “small boats,” while across the EU, the debate often centers on asylum seekers crossing frontiers. Yet a quieter change has been unfolding — not at the border, but in the workplace.

    A recent study published by the London School of Economics titled The return of the state: how European governments regulate labour market competition from migrant workers shows how Austria, Germany, Ireland, and the United Kingdom have steadily tightened the rules that govern how migrants present in the country access jobs. Instead of relying only on border control, governments are introducing restrictions that decide who can be hired, on what terms, and at what pay.

    What restrictions look like

    The study identifies three main types of barriers that now shape the employment of migrants after they have entered the country:

    – Job vacancy tests — employers must first prove that no local worker is available before hiring someone from abroad.
    – Pay and qualification thresholds — migrants are often required to meet higher-than-average wages or education levels to ensure they do not undercut local labor.
    – Employer lock-in periods — many new arrivals are tied to one employer for at least a year before they can switch jobs.

    Asylum seekers face additional rules, such as waiting months before being permitted to work.

    Four countries, four paths — but converging outcomes

    Despite their different histories, the four countries studied ended up with strikingly similar systems.

    - Austria launched the Red-White-Red Card in 2004, combining vacancy checks with salary thresholds and binding skilled workers to one employer for at least a year.
    - Germany replaced its Aliens Law with a new residency framework in 2005 and later introduced the EU Blue Card, imposing wage floors and job tests, with skilled workers locked into their first employer for two years.

    - Ireland, once a country of emigration, imposed some of the strictest conditions: eight weeks of job advertising before a migrant can be hired, steep salary thresholds of 32,000-64,000 euros, and one-year employer ties.
    - The United Kingdom introduced a points-based visa system in 2008. Employers provided only statements that no locals were available, but workers remained tied to their sponsors. Salary thresholds applied, and the highly skilled Tier 1 visa was closed in 2011.

    By 2020, Austria and Ireland — which had few restrictions in the 1990s — had caught up with Germany and the UK. Even highly skilled workers, once thought to be exempt, were now subject to vacancy tests and salary floors.

    Beyond economic models and EU rules

    These changes challenge two common explanations.

    One argument, rooted in the “Varieties of Capitalism” framework, suggested liberal market economies like the UK and Ireland would stay more open, while coordinated economies like Austria and Germany would be more protective. In reality, all four converged on the same restrictive path.

    Another view is that the European Union drives migration policy. While Brussels has set minimum standards — such as waiting times for asylum seekers — most workplace restrictions were designed and enforced nationally.

    Instead, domestic politics mattered most. The EU’s enlargement in 2004 and 2007 sparked concern about job competition. In response, governments introduced stricter rules on access to employment, particularly in lower-skilled sectors.

    Attracting skilled labor from abroad

    While tightening access to jobs for migrants inside the country, European governments are, however, also launching schemes to draw in top talent.

    In the United Kingdom, the number of authorized sponsors for the skilled worker visa reached 110,500 in 2024 — reflecting continued demand — while the government is drafting reforms to attract high-ability professionals in artificial intelligence, life sciences, clean energy, and biosciences, as outlined in its upcoming immigration white paper.

    Germany has launched the new Opportunity Card, a points-based scheme that allows people to come and look for jobs in shortage sectors, with particular outreach to workers from India and African countries such as Kenya.

    Ireland continues to issue employment permits targeted at critical skills in areas such as IT and finance, while Austria promotes its Red-White-Red Card, a points-based system that gives preference to highly qualified migrants in shortage professions.
    The wider European tension

    The national policies examined by the LSE study mirror a broader contradiction across Europe: economies face growing labor shortages, but political debates continue to cast immigration as a problem to be “solved.”

    Last week the European Central Bank President Christine Lagarde noted that foreign-born workers make up only nine percent of the EU workforce but have accounted for half of all job growth since 2022. From hospitals to building sites, many industries depend on them.

    Yet anti-immigrant parties and populist rhetoric have raised the political stakes. In Germany, officials warn of looming labor shortages while asylum seekers face new restrictions. In the UK, the Labour government has pledged tougher visa salary rules despite warnings from employers that cuts in foreign recruitment will cripple care, construction, and hospitality.

    Governments often reach for workplace restrictions because they are politically useful. They are less visible than border fences, but they allow leaders to claim they are protecting local workers while still supplying some labor to employers.

    Economic consequences of protectionism

    The study cautions that this approach carries significant economic risks. By limiting migrant access to jobs, governments risk worsening shortages in care work, construction, agriculture, and other key industries.

    Strict wage thresholds and job tests also reduce flexibility, the study points out. Workers cannot easily move into roles where demand is greatest, slowing economic responsiveness. Over time, these barriers threaten growth, undermine competitiveness, and intensify the problems of aging populations.

    Employers may benefit in the short term when migrants are tied to contracts, but the wider economy loses out on the mobility and dynamism that come with a flexible labor force.

    From borders to labor markets

    The study concludes that Europe has shifted from controlling migration mainly at the border to managing it inside the labor market. This represents a new kind of protectionism: instead of shutting the door, states regulate the terms of entry into jobs.

    Politically, these measures are attractive because they offer an “easy win.” Governments can say they are shielding local workers without sparking business opposition. Employers often tolerate the extra bureaucracy, and some even welcome the stability of tied contracts. But migrants face reduced rights, limited freedom, and weaker bargaining power.

    The bigger lesson is that far from losing control to global markets or EU institutions, national governments remain firmly in charge. They are actively reshaping migration to balance economic needs, political pressures, and worker protection.

    Ever changing rules

    Europe’s migration debate is no longer just about who crosses its borders. Increasingly, it is about what kind of work migrants are allowed to do once they arrive, and under what terms.

    The shared path taken by Austria, Germany, Ireland, and the UK underscores this shift. States are using employment rules to manage migration in ways that are less visible but just as powerful as border controls. Europe may still look like a fortress, but it is one with many gates — and the rules governing those gates are being quietly rewritten.

    https://www.infomigrants.net/en/post/66644/from-borders-to-workplaces-how-europe-is-reinventing-immigration-contr

    #mobile_borders #hostile_environment #environnement_hostile #travail #migrations #contrôles_migratoires #frontières #lieu_de_travail #Allemagne #Autriche #marché_du_travail #restrictions #asile #demandeurs_d'asile #préférence_nationale #Rot-Weiß-Rot_Karte #Rot-Weiss-Rot_Karte #main_d'oeuvre #discours #rhétorique #statistiques #chiffres #protectionnisme #risque_économique #salaires

    ping @reka @karine4 @_kg_

    • The return of the state: how European governments regulate labour market competition from migrant workers

      What is the role of the market economy and of the European Union in shaping policies that limit migrants’ access to the labour market? While much of the existing research has examined the development of border policies in Europe, less attention has been given to post-entry measures regulating the employment of Third Country Nationals. We examine the role of different market economies and the European Union in devising lesser-known measures that target migrant labour market competition. Focusing on the period from 1990 to 2020, we analyse four case studies: Austria, Germany, Ireland, and the United Kingdom. We hypothesize that these migrant labour market competition measures (MCM) have emerged in ways that challenge both the marketization of migration thesis and predictions from theories of EU immigration policymaking and varieties of capitalism (VoC). While the European Union’s influence partially explains the adoption of some selective policies, the emergence of MCM transcends the VoC framework. Furthermore, contrary to marketization claims, states have sought to address labour market concerns about competition from migrants by adopting selective, rather than indiscriminate, regulatory approaches. We argue that the interplay between selectivity and measures restricting migrant labour market competition has become central to understanding how states regulate migration in the European Union.

      https://comparativemigrationstudies.springeropen.com/articles/10.1186/s40878-025-00433-3#Sec4